L’entraînement à glycogène bas consiste à enchaîner deux séances sans manger de glucides. L’organisme utilise ainsi beaucoup plus de graisses et devient plus économe en glucides pendant l’effort. Explications et mode d’action avec le docteur Fabrice Kuhn.

On parle souvent des bénéfices de l’entraînement à jeun pour brûler des graisses. Mais il existe une stratégie beaucoup plus efficace, et particulièrement utile en préparation marathon ou ultra-trail : l’entraînement à glycogène bas (ou train low, complete high en anglais).

Deux séances pour vider vraiment son glycogène musculaire

Cette méthode, encore peu connue, a été validée par plusieurs chercheurs spécialisés en nutrition à travers le monde, notamment en France à l’INSEP ces dernières années. Ce n’est pas un hasard si de plus en plus de champions la pratiquent désormais. Dans La Science de l’Endurance (édition Thierry Souccar), le médecin du sport Fabrice Kuhn, co-auteur de l’ ouvrage passionnant qu’on vous recommande vivement, y dédie tout un chapitre.

Quel est le principe de cet entraînement à glycogène bas ? Il s’agit d’enchaîner deux séances pour vider son glycogène musculaire, le carburant du muscle. Ce que ne permet pas une séance à jeun le matin, où seul le glycogène hépatique (stocké dans le foie) est partiellement épuisé.

Or, c’est la baisse du glycogène musculaire qui favorise la progression. Le but ici sera de pousser l’organisme à s’adapter afin qu’il devienne capable d’utiliser beaucoup plus de graisses comme carburant. Ainsi, il deviendra en parallèle plus économe en glucides durant un effort long. L’intérêt vous l’aurez compris, c’est de s’éviter le mur du marathon ou le gros coup de bambou sur ultra-trail.

Voir aussi notre article Mur du marathon : comment éviter la panne sèche ?

Les règles à respecter avec l’entraînement à glycogène bas

L'entraînement à glycogène bas consiste à enchaîner deux séances sans manger de glucides
©Adobestock. La première séance de cet enchaînement visant le glycogène bas pourra être un fractionné long sur la piste.

En pratique, on s’y prend comme suit. Après une première séance de qualité, on ne mange pas de glucide au repas qui suit (zéro féculents, pas de fruits ni de légumes, éventuellement juste un peu de protéines) avant d’enchaîner sur une deuxième séance quelques heures plus tard.

A la condition d’être un coureur déjà aguerri, on peut tester cet enchaînement matin et soir (biquotidien). Dans ce cas, on prendra un bon petit déjeuner à 7h avant de faire une première séance à 10h de fractionné long (exemple éprouvé : 5 x 5’aussi vite que possible avec 2’ de récup ’entre les séries), le repas du midi se résumera à deux œufs, ensuite on repartira sur une autre séance vers 17h, courue cette fois en endurance fondamentale (autour de 75% de la FCM). On peut aussi faire cela en enchainant une séance à pied et une séance à vélo ce qui rendra l’enchaînement moins traumatisant.

Autre possibilité, l’enchaînement soir-matin dit sleep low (un peu plus efficace, mais plus contraignant). Même protocole : une première séance de qualité (fractionné long), un dîner avec juste un peu de protéines, une bonne nuit de sommeil, puis une deuxième séance à jeun le lendemain matin, en endurance fondamentale (le vélo sera aussi une bonne option !).

Répartir différemment ses apports glucidiques sur la journée

Attention, on ne consommera pas de glucides entre ses deux séances, mais il faudra bien surcharger ses autres repas de la journée en glucides.

Vu que l’enchaînement est exigeant, on recommande d’embarquer avec de quoi manger juste au cas où lors deuxième séance en endurance. Et l’on augmentera progressivement sa durée, insiste Fabrice Kuhn. Commencez par 30 minutes pour aller jusqu’ à 1h et au-delà. Avec dans ce cas, la possibilité de se réalimenter en cours de route. Cela permettra de bénéficier des mêmes effets physiologiques, en allant encore un peu plus loin.

Point important : il ne s’agira pas de baisser ses apports glucidiques, mais de les répartir de manière différente sur une journée. Ces apports doivent rester identiques à ce dont on a l’habitude. En clair, on consomme juste zéro glucides entre les deux entraînements et on surcharge en glucides les autres repas de sa journée.

Comment intégrer cet entraînement à glycogène bas dans sa préparation marathon ?  

Testez-là d’abord une dizaine de semaines en amont de votre préparation marathon, histoire de voir comment votre organisme va réagir. Ensuite, effectuez-là une fois par semaine pendant six semaines, de S-8 à S-2 semaines avant votre marathon, sans le faire les 15 derniers jours dédiés à l’affûtage, insiste Fabrice Kuhn, adepte de cet entraînement.

Voir aussi notre article Endurance : que manger pour durer ?



Malgré le temps gris et humide, Paris était à la fête pour ce plus grand semi-marathon de France. Ce Semi de Paris s’achève par un nouveau record de participation avec 47 856 finishers. En vedette, Mehdi Frère s’est classé 2eme de la course, troublant l’habituelle domination kenyane.

Premier temps fort de l’année running, le Harmonie Mutuelle Semi de Paris a lancé la saison en fanfare. 47 856 finishers, c’est un nouveau record de participation pour l’évènement orchestré par A.S.O, labellisée « Grande Cause Nationale 2024« . Depuis des années, ce semi « capital » constitue un galop d’essai privilégié sur la distance.

Semi de Paris : un score record de femmes, et de débutants

©ASO-André Ferreira

Avec cette année, un score record de « débutants ». En effet, 44% des engagés s’alignaient pour la toute première fois sur les 21,097 kilomètres (soit 2% de plus de que l’an dernier. C’est près d’un concurrent sur deux, souvent des femmes d’ailleurs (48%) et/ou des jeunes (30% de seniors).

Le pourcentage de féminines continue de grimper. Elles représentent désormais 40% des participants, soit trois points de plus qu’en 2023. Encore un score inédit au crédit de ce Semi de Paris !

Les motivations des uns et des autres sont aussi diverses que variées. Mais pour chacun, l’aventure restera unique, vécu dans l’allégresse. Car Paris était bien à la fête ce premier dimanche de mars. Malgré le ciel bien gris et l’atmosphère humide.

©ASO-Aurélien Vialatte

La Bastille prise d’assaut

47 856 coureurs ont terminé le Harmonie Mutuelle Semi de Paris, le plus populaire de France, et même d'Europe !
©ASO-Aurélien Vialatte

Tous les 3 à 4 kilomètres, des groupes de musiciens ont redonné le tempo. Sur la Rue Rivoli, autour de l’Hôtel de Ville, au fil des quais de Seine, en haut de l’avenue de Gravelle ou de la rue de Charenton, deux passages redoutés, les encouragements du public ont bien aidé.

Puis autour de la Bastille, l’ovation a duré toute la matinée. Après le coup de pétard inaugural, à 8h, sur le boulevard Saint-Germain, les premiers ont franchi la ligne d’arrivée place de la Bastille une heure plus tard. Mais à cette heure-là, de l’autre côté de la Seine, l’essentiel du peloton se massait encore dans les différents SAS de départ. Avec une dernière « vague » lancée à 11h30.

Mehdi Frère costaud en deuxième position

Harmonie Mutuelle Semi-Marathon de Paris - KOECH Bernard (vainqueur), FRERE Mehdi (2ème), OKOMBO Jorum (3ème)
Mehdi Frère, à droite, termine 2eme de ce Semi de Paris 2024. ©ASO-Louis Legon

Chez les hommes, c’est le Kenyan Bernard Koech, de 36 ans, qui s’est imposé en 1h00’45’’. Le Français Mehdi Frère, qui s’est mêlé à la bataille jusqu’au bout, termine deuxième. Son chrono en 1h01’15, confirme sa très bonne forme actuelle, de bon augure en cette année olympique. Le podium est complété par le Kenyan Jorum Okumbo (1h02’02’’).

Les autres Français présents ont tenu leurs rangs avec de belles performances. Trois autres athlètes trustent les places d’honneur. Emmanuel Levisse se classe 4e en 1h02’11’’ juste devant Donovan Christien (1h02’28) et Florian Carvalho (1h04’53).

Fadouwa Ledhem, première française

Anaïs Quemener était sur le Semi de Paris, après son marathon de Séville quinze jours plus tôt.
Anaïs Quemener a enchaîné ce Semi de Paris quinze jours après son marathon de Séville record.©ASO-Louis Legon

Chez les femmes, la Roumaine Joan Chelimo Melly, qui présentait une des meilleures références sur la distance l’emporte en 1h06’58’’. Le reste du podium est 100% kenyan, avec Veronica Loleo, 2e en 1h07’45’’ et Jesphine Jepleting 3e en 01:09:11. A noter le tir groupé français de trois championnes tricolores. Toutes battent leur record personnel. Fadouwa Ledhem devant en 1h09’59 », suivie de Manon Trapp (1h10’56 ») et Anaïs Quemener (1h11’54 »). Elles terminent respectivement 4e, 5e et 6e de la course. 

Consultez les résultats complets du Semi de Paris 2024.



Le Semi de Paris attend 47 000 concurrents ce dimanche 3 mars dans l’Est de la capitale. Les meilleurs français seront de la fête, notamment Hassan Chahdi, Mehdi Frère, Manon Trapp ou encore Fadouwa Ledhem. Village, SAS de départ, consignes, retrouvez les dernières infos.

Incontournable, le Harmonie Mutuelle Semi de Paris connaît cette année un engouement sans précédent. Avec un score record de 47 000 engagés, les inscriptions étaient closes dès décembre, soit un mois et demi plus tôt que l’an dernier. Labellisé « Grande Cause Nationale », ce semi le plus populaire de France, comptera 44% de coureurs s’élançant pour la première fois sur 21.1 km. Et toujours plus de femmes, qui représentent désormais 42% du peloton.

C’est votre premier semi-marathon ? Lisez notre article : bien gérer son allure sur semi.

Les Français au rendez-vous, Mehdi Frère en tête

Mehdi Frère termine premier Français du Marathon de Paris en 2h11'.
Mehdi Frère avait terminé premier Français du Marathon de Paris en 2023, en 2h11′. ©DR

Fête populaire, ce Semi de Paris s’annonce aussi très disputé. Cette année, le plateau élite fera la part belle aux athlètes tricolores. L’an dernier Jimmy Gressier avait raflé la troisième place, troublant l’habituelle domination africaine.

Les Kenyans Bernard Koech (record en 59’10’’) et Victor Kipruto (60’04’’) promettent de jouer les premiers rôles. Mais des Français pourraient à nouveau s’immiscer dans le peloton de tête.

A commencer par Mehdi Frère, épatant en 2h05’43’’ sur le marathon de Valence en décembre. Le gendarme de la garde républicaine qui possède un record en 1h00’32’’ sur semi (Valence 2022) retrouvera Hassan Chahdi. Forfait pour blessure sur le marathon de Dubaï en janvier, l’athlète de Voiron reprendra un dossard sur ce semi, affichant un record en 1h01’21’’ sur la distance. Son camarade Florian Carvalho (1h00’58’’) sera aussi de la partie, de même qu’Emmanuel Roudolff-Levisse, qui a bouclé le semi de Barcelone en 62’05 » il y a deux semaines. N’oublions pas Christien Donovan qui fera sa première incursion pour lui sur semi-marathon.

Manon Trapp attendue sur le Semi de Paris

Manon Trapp - championnat de France de 10 km 2019
Manon Trapp, sur le championnat de France de 10 km en 2019 ©Julien Crosnier / KMSP

Côté féminin, la Roumaine Joan Melly (65’04’’) figure en haut de la liste avec les Kenyanes Jesphine Jepleting (66’57’’) et Veronica Loleo (68’03’’).

Côté tricolore, Manon Trapp pour bien créer la surprise. La Savoyarde, triple championne de cross-country espère battre son record en 1h11’26’’, tout en restant focalisée sur son prochain objectif marathon. En décembre, pour son premier 42.195 km, elle avait fait sensation en 2h25’48’’. Elle prévoit de s’aligner à nouveau sur la distance le mois prochain. Le nouveau record de France de Méline Rollin en tête et les Jeux olympiques en ligne de mire.

Même rêve olympique pour Fadouwa Ledhem (2h25’50’’ au marathon Valence), qui passera aussi par ce semi de Paris avant de s’aligner sur marathon à Londres ou Rotterdam vraisemblablement, le mois prochain.

Par les championnes, citons aussi Anaïs Quemener, première française l’an dernier sur ce semi (1h11’59’’). De retour de son marathon record à Séville (2h28’48’’), l’athlète Salomon sera aux côtés de Marjolaine Nicolas, qui avait notamment bouclé l’épreuve en 1h13’20’’.

Village du Semi de Paris et retrait des dossards

Semi de Paris, affluence village

En attendant le départ ce dimanche 3 mars, le village du Semi de Paris a ouvert ses portes. Après quelques éditions à la Villette, il reprend ses quartiers au parc floral de Paris (métro Château de Vincennes). Aujourd’hui, il sera ouvert jusqu’à 20 h. Demain samedi, il ouvrira de 10 h à 19h. Cette journée s’annonce dense en termes d’affluence.

Aussi, afin d’éviter de poireauter trop longtemps, il est recommandé de s’y rendre plutôt en fin d’après-midi. Attention, à partir de 18h30, l’entrée et la sortie ne seront possibles que par l’accès Pyramide.

Pour récupérer votre dossard d’ici demain soir, il faudra présenter le QR code envoyé par mail, sa carte d’identité et son certificat médical (si vous ne le l’avez pas déjà validé en ligne).

Un proche peut récupérer votre dossard à votre place. Dans ce cas, la tierce personne devra se présenter avec une copie de votre pièce d’identité, votre QR code imprimé et votre certificat au besoin.

Sur ce salon, une quarantaine d’exposants seront présents alors que des conférences et animations seront proposées. Il sera notamment possible d’y personnaliser votre dossard et des pancartes pour vos supporters au Fan Corner.

Semi de Paris, programme du village

Jour J, consignes et SAS de départ

Dimanche matin, le départ sera donné sur le Boulevard Saint-Germain cette annnée. La première vague, celle des élites, partira à 8h, mais le dernier SAS s’élancera lui à 11h. Pas forcément besoin de vous lever à l’aube donc !

L’accès se fait en métro par la ligne 10 (Cluny-la-Sorbonne, Maubert-Mutualité, Cardinale Lemoine), la ligne 7 (Sully-Morland, Pont Marie), la ligne 1 (Saint-Paul), les RER A et D (Gare de Lyon).

Mais avant de rallier le départ, vous devrez peut-être passer par les consignes pour déposer des affaires. Ces consignes gratuites sont situées de l’autre côté de la Seine, sur le Boulevard de la Bastille. Elles seront accessibles à partir de 7h dimanche. Attention, les sacs dépassant les dimensions 45x36x20cm ne seront pas acceptés. 

N’oubliez pas de prendre le temps nécessaire pour poser vos affaires et rallier ensuite votre SAS (environ 15 minutes à pied). Après avoir déposé votre sac, à Bastille vous pourrez vous rendre à pied au départ. Pour cela, empruntez le Quai Henri IV, le Pont de Sully, le Quai de Béthune, le Quai de Tournelle et enfin le Quai de Montebello. Un balisage sera installé pour vous guider.

Semi de Paris, plan de départ

Horaires & accès aux SAS de départ

Une fois sur place, tout près du départ, pour accéder à votre SAS arrivez minimum 30 minutes à l’avance par rapport à l’heure de départ. Histoire d’éviter les coups de stress. L’accès se fait par les rues suivantes, en fonction de votre objectif :

  • Sas Handisport : rue du Cardinal Lemoine – Départ à 7h58
  • Sas Elite / Préférentiel : rue du Cardinal Lemoine – Départ à 8h  
  • Sas Rouge (objectif moins de 1h35) : rue de Poissy –  Départ à 8h20
  • Sas Jaune (objectif 1h35) : rue de Pontoise – Départ à 8h20
  • Sas Bleu (objectif 1h40) : rue des Bernardins –  Départ à 8h30   
  • Sas Violet (objectif 1h45) : rue Frédéric Sauton –   Départ à 8h46
  • Sas Vert (objectif 1h50) : rue Saint Jacques – Départ à 9h19
  • Sas Gris (objectif 2h) : rue Saint Jacques – Départ à 10h06
  • Sas Rose (objectif 2h10) : rue Saint Jacques- Départ à 11h01

Après cela, vous n’aurez plus qu’à courir, avec l’Est de la capitale à vos pieds. Bonne course !



Coros complète sa gamme d’accessoires avec ce brassard capteur de fréquence cardiaque. Plébiscité depuis sa sortie, l’accessoire s’avère aussi précis qu’une ceinture thoracique, sans la gêne au niveau de la poitrine, avec une belle simplicité d’utilisation en prime.

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Nous avons déjà eu l’occasion de mettre en avant les vertus du brassard cardio : précision des données, facile à mettre en place, pas de gêne au niveau de la poitrineCoros va plus loin en proposant un modèle simple d’utilisation et très intuitif. Vous ne trouverez aucun bouton d’allumage sur le brassard Coros Monitor HR.

Le brassard cardio Coros est bien plus précis qu'une prise de fréquence cardiaque au poignet, plus agréable qu'une ceinture thoracique et très intuitif à utiliser.

Le capteur détecte les montres Coros appairées se trouvant à proximité et se connecte automatiquement. Il n’y a donc aucun risque d’oublier d’allumer le capteur.

Le brassard se règle facilement à la taille du bras et ne bouge pas même sous une veste. La marque recommande de porter le brassard sur le biceps, capteur vers l’extérieur du bras. Il est très confortable et la partie en tissu peut être changée lorsqu’elle est trop distendue. Après plusieurs mois d’utilisation je n’ai constaté aucune usure prématurée.

Brassard cardio Coros, précis sur la piste

Le brassard cardio Coros est bien plus précis qu'une prise de fréquence cardiaque au poignet, plus agréable qu'une ceinture thoracique et très intuitif à utiliser.

Comme pour les ceintures cardio la précision est au rendez-vous, notamment sur les séances de fractionnés et les changements brutaux d’intensité.

Il faudra environ 2h pour charger le brassard et vous pourrez compter sur une quarantaine d’heure d’autonomie en activité.

Le Coros HR Monitor n’est compatible qu’avec la norme Bluetooth. Mais il pourra fonctionner avec des appareils d’autres marques que Coros qui supportent la connectivité Bluetooth). Par ailleurs, il est possible de coupler le brassard avec trois appareils simultanément. C’est très pratique pour les séances sur home trainer par exemple.

Prix : 79€

Le + La simplicité d’utilisation et le confort Le – Une recharge par port USB-C. Si vous possédez une montre Coros, le Pod 2 et le brassard cela fait trois chargeurs différents.

Voir notre test de la nouvelle montre cardio-GPS Coros Pace 3, première de sa catégorie.

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Manon Trapp, 23 ans, avait frappé fort à Valence, bouclant son premier marathon en 2h25’48’’ malgré une entorse. La Savoyarde de 23 ans compte bien s’attaquer au nouveau record de France de Méline Rollin et décrocher le troisième et dernier ticket pour les Jeux olympiques de Paris. Dans le cadre de sa préparation marathon, elle est attendue sur le semi de Paris le 3 mars.

Manon Trapp, en bref. 23 ans, licenciée au club Entente Savoie Athlé, court depuis 2017, a obtenu dix médailles d’or nationales, dont quatre sur cross (2019-2021-2022-2023), 2 sur 10 km route, 1 sur 5 km route (2023), 3 sur piste (2019-2022-2023). Elle est détentrice du record de France junior de semi-marathon.

Avec votre performance en 2h25’48’’ sur le marathon de Valence vous avez réalisé le démarrage le plus rapide de l’histoire sur marathon. Racontez-nous ce premier marathon…

Manon Trapp : « Au début, j’ai suivi la masse de coureurs en faisant attention à mon attitude, mes sensations et mon allure. Puis au 10ème kilomètre, au moment du ravitaillement, je suis tombée dans une bousculade, et je me suis fait une entorse. En voyant le peloton partir et moi, à terre, boiter, je me suis dit que c’était foutu.

J’étais désespérée mais d’un coup, c’est comme si mon passé de judoka (Manon, ceinture noire, a pratiqué 11 ans de judo en compétition, NDLR) avait ressurgi. En judo, je me suis déjà relevée de nombreuses chutes et j’ai continué le combat. Là, c’était la même chose. Je me suis dit que malgré les aléas, je devais finir mon marathon. Réaliser mon objectif, peu importe le chrono. »

Manon Trapp, triple championne de France de cross.
Manon Trapp a décroché 4 titres nationaux sur cross ces dernières années. ©Jean-Marie Hervio-KMSP – FFA

C’est-à-dire qu’après votre chute et malgré une entorse, vous avez donc réussi à repartir pour 30 kilomètres ?!

« Oui, j’ai réussi à me remettre dans la course. J’ai éprouvé à nouveau des coups de moins bien, puis je me suis sentie mieux à partir du 31ème kilomètre. J’ai finalement réussi à être régulière et à faire les minima ! A l’arrivée, j’ai éprouvé énormément de gratitude. J’avais envie de dire merci à tout le monde. A mes proches, mon équipe… Et aussi à moi-même, pour être restée forte du début de ma préparation jusqu’au franchissement de la ligne, malgré les moments de doutes, et lorsque j’étais dans le dur. »

Pensiez-vous du coup réussir les minima olympiques (2h26’50’’) avec une si belle marge ?

« Non ! En me fixant l’objectif de faire les minima sur mon premier marathon, j’avais bien sûr des peurs, des doutes. J’appréhendais le mur du 35e kilomètre. Je ne savais pas non plus si je serais capable de tenir 42 km à l’allure prévue… Dans le même temps, j’avais une bonne intuition. Mais faire une minute de moins avec mon entorse, cela a été une grande surprise à l’arrivée. » 

Manon Trapp, à l'entraînement, chez elle en Savoie.
Manon Trapp, à l’entraînement, chez elle en Savoie. ©Mathilde L’Azou

Manon Trapp, vous figuriez troisième sur la liste des qualifiées pour le marathon olympique au 30 janvier. Mais à Séville mi-février, la performance de Méline Rollin qui a battu le record de France en 2h24’12 » a redistribué les cartes. Avec elle, Mekdes Woldu (2h24’44 ») et Mélody Julien (2h25’01 ») figurent désormais en tête du bilan. La période de sélection court jusqu’au 30 avril. Cela vous laisse une occasion de revenir dans la course olympique…

« J’y crois toujours, oui. J’ai bien prévu de courir un marathon courant avril mais je ne sais pas encore lequel. Je ne suis pas encore décidée à 100%. »

Manon Trapp, à l'entraînement, chez elle en Savoie.
Manon Trapp, de retour chez elle en Savoie après un stage au Kenya, s’alignera sur le Semi-marathon de Paris le 3 mars. ©Mathilde L’Azou.

Vous aurez le record de France de Méline Rollin 2h24’12 » en tête ?


« Je vais essayer de faire mieux et je pense pouvoir en être capable. Mais on n’est jamais sûr de rien sur un marathon, il faut rester humble. Je ferai tout pour en tout cas ! »

Courir le marathon olympique, Manon Trapp, ce serait pour vous…

« Tout simplement extraordinaire, une étape importante de ma carrière de coureuse. »

Vous êtes jeune, qu’est-ce qui vous a donné envie de basculer sur marathon, distance d’expérience, dit-on ?

« Je savais qu’au fond de moi le marathon était fait pour moi. Cette distance est en accord avec ma personnalité. Il y a une dimension d’exploration, à la fois géographique et mentale je dirai.

Lorsque j’ai vu que des filles plus jeunes que la ‘norme’, se mettaient au marathon alors qu’on me disait que c’était une distance plutôt réservée à l’après-carrière, j’ai dit à mon coach que je voulais tenter ma chance. Le parcours très exigeant des J.O de Paris 2024 avec du dénivelé m’a motivé. C’est un défi que j’ai envie de relever maintenant. »

Manon Trapp - championnat de France de 10 km 2019
Manon Trapp, championne de France sur 10 km en 2019, deux ans seulement après ses premières compétitions. ©Julien Crosnier / KMSP

Deux ans après avoir commencé à courir en 2017, vous remportiez le championnat de France de 10 km. Depuis, les titres se sont enchaînés, notamment quatre victoires nationales en cross… C’est un début de carrière éclair !

« Tout est allé très vite en effet depuis que j’ai démarré. J’ai vite progressé mais j’ai encore des choses à apprendre. Ce qui est certain c’est que ça a été une aventure passionnante. Et ce n’est que le début ! La course à pied a pris de plus en plus d’importance dans ma vie. Elle m’a aidé à construire ma personnalité, mes valeurs, la personne que je suis aujourd’hui. »

A part courir très très vite, qu’est-ce que vous faites dans la vie ?

« J’ai décidé, après avoir obtenu mon diplôme de master 2 en géographie, de prendre une année pour optimiser mes chances d’aller aux Jeux Olympiques. J’ai la chance d’avoir mes parents qui me soutiennent dans mon projet, et financièrement. Travailler à côté de ma préparation marathon aurait engendré beaucoup trop de fatigue. Sur mon temps libre, je suis également bénévole à l’association Mountain Riders, qui œuvre pour la transition écologique des territoires de montagne. »

Quel sera votre premier objectif 2024 ?

« Cette année, j’ai zappé la saison de cross avec un peu de nostalgie, mais on ne peut pas tout faire. Je me prépare pour le semi-marathon de Paris (3 mars) où j’aimerai bien battre mon record (1h11’23’’, NDRL). »



Le 27 avril, au cœur de la forêt de Fontainebleau, Médecins Sans Frontières organise la première édition de WE S’PORT MSF, un événement sportif et solidaire mêlant escalade, VTT et trail, à effectuer en binôme.

Trois sports, deux coéquipiers, une expérience unique, c’est le concept de WE S’PORT MSF. Avec ce nouvel événement annoncé pour le 27 avril, Médecins Sans Frontières met sur pied un challenge solidaire d’un nouveau genre. L’épreuve se disputera en binôme au cœur de la forêt de Fontainebleau, alternant trois sports outdoor emblématiques de cet écrin de nature aux portes de Paris.

Escalade, VTT &trail

Autour de la base de loisirs de Buthiers, il faudra grimper les fameux blocs de grès de Fontainebleau. Parmi les 45 blocs, la difficulté évoluera en fonction de la hauteur et de l’exposition. Pendant qu’un coéquipier grimpera, l’autre pédalera sur un circuit de 16 km en VTT bien bosselé. Enfin, suivra un trail tracé sur une boucle de 12,5 km. Cette épreuve finale se courra en binôme avec quelques portions techniques (150 mètres de dénivelé) et une belle variété de terrains (terre, sable et rochers).

Se défier en soutenant les actions de Médecins sans Frontières

Le 27 avril, au cœur de la forêt de Fontainebleau, Médecins Sans Frontières organise la première édition de WE S’PORT MSF, un événement sportif et solidaire mêlant escalade, VTT et trail, à effectuer en binôme.

Au-delà de l’expérience sportive, l’enjeu se veut aussi solidaire. Car l’objectif est de collecter un maximum de dons pour soutenir l’action de Médecins Sans Frontières. Ainsi, il faudra avoir collecté auprès de son entourage minimum 650 euros par équipe afin de participer.

A titre d’exemple, un don de 10 € contribue au financement de 41 boîtes de traitement contre le paludisme adapté aux enfants. Un don de 50€ permet d’offrir 7 kits de suture pour les opérations chirurgicales de MSF. Ensuite, l’inscription coûtera 30 euros par équipe. Pour cette première, 150 binômes sont attendus.

Toutes les infos sur www.wesportmsf.frhttp://Toutes les infos sur www.wesportmsf.fr



Kiprun, la marque running et trail de Decathlon lance sa première paire maximaliste. Avec son épaisse semelle, la KS900.2 priorise l’amorti et le confort pour avaler les kilomètres sans dommage.

Pour Kiprun, qui compte intégrer le top 5 mondial sur le segment de la chaussure performance à court terme, l’année 2024 s’annonce palpitante. La marque trail/running de Decathlon enchaînera les lancements de paires performance ces prochains mois.

Première de la série, la KS900.2, disponible depuis quelques jours. Pas de doute quant à la vocation « confort » de cette nouveauté. A l’œil, le volume de sa semelle la classe en catégorie maximaliste. Pour bien protéger des chocs : 33 mm de mousse à l’avant-pied et 39 mm à l’arrière. C’est un niveau d’amorti jamais vu chez Kiprun !

Semelle rehaussée amorti optimisé, raideur diminuée

Cette innovation de la gamme KS (pour Kiprun Stability) se destine à tous les runneurs. Quel que soit leur gabarit et leur fréquence d’entraînement, principalement pour des sorties longues ou de récupération.

Pour la concevoir, l’équipe lilloise s’est appuyée sur la KS900 plébiscitée depuis 2022. Le cahier des charges était de gagner en confort et en protection afin de permettre à chacun d’avaler les kilomètres sans dommage.

« Les avis clients étaient très bons sur le modèle originel KS900, avec une note 4,55/5. Mais nous avons écouté les commentaires des utilisateurs. Notamment le souhait d’avoir plus d’amorti tout particulièrement sur l’avant du pied avec une hauteur de semelle rehaussée. Grâce à une nouvelle géométrie de notre semelle, désormais un peu plus épaisse, nous avons aussi diminué la raideur de 50% à l’avant-pied par rapport à la première KS900. Cela qui signifie que l’on doit mettre moins de pression sur la mousse pour avoir le même amorti », détaille Matthias Valkeniers, chef de produit chaussures performance de Kiprun. 

Pour la première fois, Kiprun a développée avec la KS900.2 une paire spécifiquement adaptée à la morphologie du pied féminin.
Kiprun KS900.2, une première paire spécifique pour les femmes.

Une paire spécifiquement adaptée aux pieds des femmes. Avec cette première KS900.2 maximaliste, Kiprun s’est lancé un autre challenge en développant un taillant spécifiquement adapté aux besoins des runneuses. A pointure comparable, la version féminine comporte un talon plus fin que sur le modèle masculin et une zone métatarse plus serrée, calquée sur l’anatomie du pied féminin.

Amorti MFoam, la mousse « matelas » 

L’autre caractéristique qui interpelle, c’est justement la mousse à l’aspect alvéolé. Kiprun a utilisé la nouvelle technologie d’amorti MFoam en EVA light introduite sur sa KS900 light, paire vedette sortie l’an dernier.

M pour “Mattress” signifiant “matelas”, et “Foam” pour “mousse”. L’équipe connaît désormais bien cet amorti, bien plus moelleux et plus dynamique que l’ancienne mousse maison (Kalensole), avec une belle durabilité estimée autour de 1000 kilomètres.

Sur cette nouvelle KS900.2, l’aspect douillet qui s’exprime par le design est raccord avec les sensations. Le pied bénéficie ainsi d’une pose douce avec un effet ‘coussin moelleux’ agréable sur les séances longues en endurance.

Nouveau mesh façon chausson

Méline Rollin, nouvelle recordwoman de France sur marathon apprécie la Kiprun KS900.2 sur ses sorties longues et footing de récup.
Méline Rollin, nouvelle recordwoman de France sur marathon apprécie la Kiprun KS900.2 sur ses sorties longues et footing de récup.

Et cette texture inspirée du matelas a été travaillée de la semelle à la tige pour envelopper le pied comme un chausson. Notamment grâce à nouveau composant mesh très élastique, qui redéfinit la notion de confort pour la marque. « Tous nos testeurs ont souligné l’effet waouh de ce nouveau mesh. Pour optimiser encore le confort, nous avons ajouté un talon 3D heel counter, qui donne beaucoup de maintien au pied  », explique Matthias Valkeniers.

Coureur et testeur avisé, le chef de produit ne tarit pas d’éloge sur cette nouveauté, qu’apprécient aussi tout particulièrement les athlètes de la team. Comme par exemple Méline Rollin. La championne qui vient tout juste de de décrocher le nouveau record de France sur marathon la porte volontiers à l’entraînement en footing de récupération ou sur des sorties longues depuis de longs mois déjà.

Des testeurs enthousiasmés par cette Kiprun KS900.2

La Kiprun KS900.2 est la première paire maximaliste de la marque trail/running de Decathlon. Avec son épaisse semelle, la KS900.2 priorise l’amorti et le confort pour avaler les kilomètres sans dommage.

Kiprun a par ailleurs validé les promesses de sa paire « tout confort » auprés d’un panel de testeurs. « Cette KS900.2 a rencontré un vif succès lors de nos différents tests d’usage et de longues durées réalisés avec des coureurs externes à Decathlon. Elle a d’ailleurs obtenu le meilleur score de toute la gamme KS ! La note globale s’élève à 8.4/10 pour les hommes et 8.8/10 pour les femmes. 

Comme points positifs, 90% parlent de l’amorti maximal sur l’avant-pied et du confort d’accueil du nouveau mesh, avec 80% de recommandation d’achat. Sachant que les testeurs que nous sollicitons sont très exigeants, cela nous laisse espérer d’excellents avis clients ! » s’enthousiasme Matthias Valkeniers. Qui n’a pas peur de dire : « vu le niveau de confort et d’amorti, cette KS900.2 que nous vendons à 140 € chez Decathlon est d’une qualité comparable à des modèles tournant autour de 200 euros chez la concurrence. »

Pour sûr, si la marque française fait désormais course égale avec les grands équipementiers mondiaux côté technologies, elle garde une nette longueur d’avance sur le rapport qualité/prix. Sa nouvelle super shoes en carbone KD900X-LD (180 €) attendue début avril ne fera que le confirmer.



Morhad Amdouni et Méline Rollin ont frappé très fort sur le Marathon de Séville, explosant les deux records de France en 2h0347’ et 2h24’12’’. Les deux champions prennent la tête des qualifiés pour le marathon olympique des 10 et 11 août prochains.  

Quel dimanche de rêve pour l’athlétisme français ! Après le Marathon de Valence affichant neuf français sous les minima olympiques, le Marathon de Séville et son circuit rapide promettait d’être palpitant. Nos athlètes s’y sont pressés ce 18 février pour décrocher les derniers tickets olympiques. Et ce marathon andalous s’est achevé en apothéose. On ne pouvait espérer course plus parfaite, avec les deux records de France masculin et féminin actualisés.

Morhad Amdouni, patron du marathon français en 2h03’47’’

Morhad Amdouni a battu de record de france en 2h03'47'' sur le Marathon de Séville
Chrono stratosphérique en 2h03’47 » pour Morhad Amdouni, sur le Marathon de Séville. ©Juan José Úbeda / Zurich Maratón de Sevilla)

Morhad Amdouni d’abord, qui confirme. Le patron du marathon tricolore, c’est bien lui ! A Valence en décembre, le recordman de France (2h05’22’’, Paris 2022) avait cédé du terrain. Classé quatrième Français derrière Mehdi Frère (2h05’43’’), Nicolas Navarro (2h05’53’’) et Félix Bour (2h06’46’’), il ne faisait pas partie des trois athlètes prioritaires de la sélection olympique. Le Corse devait sortir un gros chrono à Séville pour assurer sa place sur les Jeux de Paris 2024.

Le contrat est plus que rempli. Car l’athlète de 35 ans a explosé son propre record de France de plus d’une minute et 35 secondes. En 2h03’47’’, il termine deuxième, à dix secondes de l’Ethiopien Deresa Geleta. Avec cette nouvelle marque, Morhad Amdouni frôle d’une poignée de secondes le record d’Europe, possession du Belge Bashir Abdi (2h03’36’’).

L’Ethiopien Deresa Geleta Sulfata remporte le Marathon de Séville en 2h03’27 » ©Juan José Úbeda / Zurich Maratón de Sevilla)

La victoire s’est envolée dans les 7 derniers kilomètres…

De retour d’un stage au Kenya, le fondeur du Val d’Europe Montévrain Athlétisme s’est fait métronome, calé à 2’55’’ par kilomètre. Passé au semi en 1h01’47’’ au sein d’un groupe de trois coureurs, il n’a vu la victoire s’envoler que dans les sept derniers kilomètres, lorsque l’Éthiopien Geleta a définitivement pris le lead. Dents serrées, regard porté droit devant, le grand Morhad n’a rien lâché. Il s’offre ainsi une magnifique deuxième place sur ce marathon espagnol affichant une densité folle, qui fut le théâtre de six autres records nationaux ce jour.

Le deuxième français, Abderrazak Charik avait aussi en tête le chrono 2h06’46’’ de Félix Bour qui faisait autorité jusqu’alors. Bien lancé, le jeune Dunkerquois a perdu du terrain après le 25e kilomètre. Il rend toutefois une belle copie, en 2h08’42’’, à peine cinq secondes au-dessus de son record établi à Amsterdam en octobre dernier.

De son côté, Yohan Durand (Dordogne Athlé) n’a pas rallié l’arrivée, après être passé au semi-marathon en 1h04’09’’. Le Grenoblois Duncan Perrillat, champion de France en titre sur la distance, termine troisième Français, en 2h13’05 ».

Méline Rollin détrône Christelle Daunay

Méline Rollin a battu le record de France de marathon à Séville.
Elle exulte, Méline Rollin, nouvelle recordwoman de France sur marathon ©Juan José Úbeda / Zurich Maratón de Sevilla)

Côté féminin, Méline Rollin confirme également l’étendue de son talent. En octobre dernier, elle était passée à 25 secondes des minima olympiques. Mais elle n’a pas fait une croix pour autant sur Paris 2024, ces Jeux représentant à ses yeux, « la cerise sur le gâteau » après son démarrage éclair sur marathon. La coureuse du Grac Athlé de 25 ans devait aussi sortir un gros chrono sur ce marathon de Séville.

Car à Valence, Mekdes Woldu (2h24’44’’), Mélody Julien (2h25’01’’) et Manon Trapp (2h25’48’’) avaient passé haut les minimas, prenant toutes trois la tête du bilan féminin au 30 janvier.

Imperturbable, la jeune championne Kiprun, a bien tapé du poing sur la table. Lancée sur des bases de 2h23’30’’, elle a passé le semi en 1h11’49’’, puis a maintenu la cadence à 3’26’’ lors des quinze derniers kilomètres.

Elle termine à la 8e place féminine. En 2h24’12’’, Méline Rollin efface pour dix secondes le record de Christelle Daunay, qui trônait tout en haut des tablettes nationales depuis 2009.

Quelques minutes plus tard, Anais Quemener coupait la ligne en 2h28’43’’, abaissant son record de dix-huit secondes malgré un contexte familial délicat. Margaux Sieracki, attendu pour son premier marathon, a quant à elle dû abandonner peu après le trentième kilomètre.

Résultats du Marathon de Séville

Femmes

  1. Azmera Gebru (ETH) 2:22:14
  2. Josephine Chepkoech (KEN) 2:22:40
  3. Magdalyne Masai (KEN) 2:22:51

Hommes

  1. Deresa Geleta Sulfata (ETH) 02:03:27
  2. Morhad Amdouini (FRA) 02:03:47
  3. Gashau Ayale (ISR) 02:04:53

Les résultats complets du Marathon de Séville



Pour réussir un semi-marathon, il faut être tonique et rapide, tout en ayant suffisamment d’endurance pour tenir 21 kilomètres. Voici l’éventail des séances qui vont vous aider à améliorer ces capacités.

La sortie longue en préparation d’un semi-marathon

C’est l’incontournable pour construire votre foncier. Elle va forger votre endurance et votre capacité à durer, car vous mettrez 1h30, 2h ou plus, pour boucler leur semi ! Ces longues sorties devront être effectuées au moins en partie sur bitume, car vous devrez habituer votre organisme à cette surface dure.

Au fil de votre préparation, elle s’allongera. De 1h25 au début, jusqu’à 1h45 à 2h à la fin en fonction de votre chrono objectif. Quel que soit votre niveau, vous aurez intérêt à y introduire des portions à allure spécifique en fin de préparation.

Une bonne alternative pour cette sortie longue : enchaîner course à pied et vélo ou vice et versa. Cela permettra d’allonger vos sorties sans traumatisme grâce à ce sport porté. Si vous n’avez pas de bonnes conditions pour rouler
à vélo, le home trainer fera très bien l’affaire.

L’idéal est de commencer par le vélo. Vous attaquerez ainsi votre longue sortie à pied avec une pré-fatigue. Cela accoutumant à celle que vous ressentirez à la fin de votre semi. Si votre emploi du temps est trop contraint, vous pouvez aussi séparer les deux activités (une le matin, une l’après-midi), voire opter pour une séance de biquotidien.

La séance « d’éducatifs course »

Sur semi-marathon, il faut tonique, rapide et endurant. Découvrez les séances clés pour réussir votre semi.
©Puma


Avant tout travail de fractionné, pour acquérir une foulée tonique et efficace, il faut entraîner vos pieds. Cela passe par des séances adaptées et spécifiques, pour atterrir en plante et rebondir vers l’avant. Après un bon échauffement, cela consiste à enchaîner des lignes droites avec divers exercices. Des foulées bondissantes, des montées de genoux, des talons fesses, et même des montées d’escaliers. Prenez alors les marches une à une, en fréquence et en montant les genoux. Ou bien deux à deux en poussant au maximum vers le haut… et alterner !

La séance de Vitesse Maximale Aérobie (VMA) spéciale semi-marathon

Sur semi-marathon, il faut tonique, rapide et endurant. Découvrez les séances clés pour réussir votre semi.
©Puma


Pour faire simple, votre VMA correspond à la vitesse maximale que vous êtes capable de tenir sur environ 6 minutes.
Elle détermine en quelque sorte votre cylindrée, et par suite votre aisance à maintenir des vitesses inférieures sur des durées
plus longues. Sur votre semi, vous allez courir à une allure correspondant à plus ou moins 85% de votre VMA. Donc plus elle sera élevée, plus vous irez vite, c’est mathématique.

On la développe en début de préparation. Comptez 2 séances par semaine si vous vous entraînez au moins 4 fois. Ensuite, vous la maintiendrez en conservant une séance hebdomadaire. Sur chaque séance, vous devez parcourir au total 2,5 à 5 km, à 100 % votre VMA.

Ce total sera découpé en fractions courtes, entre lesquelles vous récupérerez en trottinant durant un temps équivalent à celui de votre effort. Vous progresserez dans la préparation en allongeant les fractions. Faites par exemple 12 x 150 m pour commencer. Puis 10 x 200 m, 8 x 300 m, 10 x 300 m, 8 x 400 m, 10 x 400 m, et 12 x 400 m. Vous pouvez aussi mixer les distances en travaillant le fractionné en pyramide. Un exemple : 150 m + 200 m + 300 m + 400 m + 300 m + 200 m + 150 m.

La séance de côtes

Et pourquoi ne pas tester la séance de côte en continu en préparation marathon ?
©Garmin

Ce travail vous permettra une musculation dans le geste, un renforcement de vos membres inférieurs. Il faudra l’effectuer de préférence en début de préparation, en parallèle avec la VMA, Commencez par des côtes courtes que vous mettrez environ 40 secondes à gravir. Le pourcentage doit dépasser les 5 %. Cela afin que l’effet « montée » se fasse sentir, mais ne pas excéder les 15 % afin que vous puissiez toujours courir.

La récupération se fait en revenant à votre point de départ en trottinant. Commencez par 10 répétitions, puis augmentez progressivement jusqu’à 20, réparties sur 2 séries avec 2 min de récupération sur le plat entre les 2.

Si vous avez des montées plus longues près de chez vous, passez ensuite progressivement à des côtes d’1 min, 1 min 30 sec, voire même 2 min, en gardant une bonne tonicité de foulée.

La séance spécifique semi-marathon

Sur semi-marathon, il faut tonique, rapide et endurant. Découvrez les séances clés pour réussir votre semi.
©Puma

Celle-ci se court à la vitesse de votre prochain objectif. C’est la cerise sur le gâteau, qui vient parachever votre préparation. Son but est de vous apprendre à maîtriser votre allure de compétition. En sollicitant votre organisme à cette allure, vous lui permettez de s’adapter et de retarder l’apparition des processus physiologiques limitant votre performance.

Si vous avez un temps de référence récent sur semi, calculez la vitesse moyenne que vous avez tenue en mn/km, et basez-vous sur celle-ci en y soustrayant quelques secondes.

C’est votre premier semi ? Vous avez sans doute déjà couru un 10 km (nous vous conseillons de commencer par cette plus courte distance ! ). Basez-vous donc sur la vitesse moyenne sur 10 km en mn/km et rajoutez-y environ 15 secondes, pour savoir à quelle vitesse vous devez fractionner. Cela doit correspondre à 80 à 85 % de votre VMA. Vous commencerez par 5 à 8 x 1000 m, puis 3 à 4 x 2000m, puis 2 à 3 x 3 000m, entrecoupés de récupérations trottées de 2 à 3 min. Idéalement, ces fractions se feront sur une route bornées tous les kilomètres, ou sur un chemin stabilisé étalonné. QU



La 45e édition de Marseille-Cassis s’annonce pour le 27 octobre. Mais avant de s’aligner au départ dans 8 mois, le premier grand-rendez à ne pas louper, c’est l’ouverture des inscriptions le 20 février.

Marseille-Cassis, c’est donc reparti … et la SCO Sainte Marguerite ainsi que la Ville de Cassis, co- organisateurs de l’évènement, donnent à nouveau rendez-vous cette année à 20 000 runners. Comme l’an dernier, les inscriptions ouvriront le 20 février à 10h en ligne sur le site de la course.

En 2023, les trois quarts des 20 000 dossards étaient attribués en quatre jours seulement. Pour s’assurer sa place, mieux vaudra donc ne pas rater le coche !

3 sessions pour s’inscrire pour Marseille-Cassis entre le 20 février et le 22 février

Après l'ascension du col de la Gineste, le plateau de Carpiagne s'ouvre au 10ekm.
Après l’ascension du col de la Gineste, le plateau de Carpiagne s’ouvre au 10ekm de Marseille-Cassis. ©DR

La mécanique mise en place par Marseille-Cassis pour s’inscrire compte trois sessions distinctes :

Premier temps, pour les inscriptions pour les groupes. Elles sont réservées aux entreprises, associations et clubs sportifs. Avec réservation de 20 à 100 dossards maximum, au prix unitaire de 75 euros. Ouverture le mardi 20 février à 10h exclusivement en ligne sur www.marseille-cassis.com.

Deuxième session réservée aux licenciés FFA. Le dossard est affiché à 65 euros, à partir du mercredi 21 février à 9h au jeudi 22 février 2024 à 9h. Attention, cette session sera limitée à 1500 places.

Enfin, les inscriptions individuelles. Elles démarreront le jeudi 22 février à 10h en ligne sur le site de la course. Les Marseillais pourront également se rendre au siège de la SCO Sainte Marguerite  (1 boulevard de la Bugette) uniquement le jeudi 22 février à partir de 10h, au prix de 70 euros.

Après cette période d’inscription, l’organisation mettra en place un système d’achat, revente et transfert de dossards. Vu l’engouement que suscite cette classique provençale cette « bourse aux dossards » fera des heureux d’ici à l’automne prochain.

Lire notre repérage du parcours de Marseille-Cassis, en 5 points clés



Le Marathon de Séville, prévu ce dimanche 18 février, affiche une densité inédite. Parmi les 250 élites en lice, les Français Morhad Amdouni, Abderrazak Charik, Yohan Durand, Benjamin Choquert, Duncan Perrillat ou encore Méline Rollin courront en quête des derniers tickets pour les Jeux olympiques.

Le Marathon de Séville annonce la composition internationale la plus solide au monde, avec plus de 250 élites attendus ce dimanche 18 février.

En lice, une armada africaine qui se battra pour le record de l’épreuve, les meilleurs espagnols rassemblés pour le championnat national, mais aussi les meilleurs européens en quête du passeport olympique pour Paris 2024. Après Valence en décembre, Séville et son parcours ultra rapide est l’une des dernières occasions pour tenter les minima avant le 30 avril.

Marathon de Séville : dix athlètes sous les 2h06′

© Marathon de Séville – 2023 Juan Jose Ubeda & Team.

Dans la capitale andalouse, dix athlètes sous 2h06 et vingt sous les 2h08’ seront présents. L’Éthiopien Asrar Hiyrden, vainqueur en 2022 et actuel recordman du parcours en 2h04’43’’ affrontera Gadisa Birhanu Shumie, vainqueur 2023 en 2h04’59’. L’Érythréen Okubay Tsegay, crédité d’un 2h05’20’’ à Berlin en 2023 et l’Israélien Ayale (2h05’33 »), qui a réalisé le record national à Séville l’an dernier, figurent aussi parmi les favoris.

Coté Français, il y aura de la concurrence au plus haut niveau. Certes un peu moins que sur le dernier Marathon de Valence début décembre où cinq tricolores avaient réussi le chrono qualificatif masculin (2h08’10 »). Parmi eux, Mehdi Frère (2h05’43’’) et Nicolas Navarro (2h05’53’’) en tête du bilan français sont désormais assurés de participer au marathon olympique le 10 août prochain.

Reste donc une troisième et dernière place pour les Jeux, qui sera bataillée sur ce Marathon de Séville. Pour cela, les candidats devront courir sous le solide chrono de Félix Bour (2h06’46 » à Valence), actuellement détenteur du troisième quota.

Morhad Amdouni attendu autour 2h05′ sur le Marathon de Séville

Morhad Amdouni signe le record de France du Marathon à Paris en 2h05'22''.
Morhad Amdouni, recordman de France du marathon (2h05’22, Paris 2022′)

Morhad Amdouni est clairement le tricolore le plus costaud annoncé à Séville. Après son chrono un peu décevant en 2h06’55’’ à Valence, le recordman de France (2h05’22’’, Paris 2022), fraîchement rentré d’un stage au Kenya est en forme. Et compte bien briller haut sous le soleil espagnol. Sous les 2h05 ? Peut-être…

Comme lui, deux autres champions ont choisi d’enchaîner les deux marathons phares d’Espagne à deux mois d’intervalle, les JO en ligne de mire. Benjamin Choquert, crédité d’un 2h07’42’’ en décembre dans la « Cuidad del running » et Yohan Durand dont le record en 2h09’21’’ date de Paris, en 2021.

L’athlète Asics qui sort d’une longue période de blessure, avait abandonné son marathon « retour » à Valence en décembre dernier. Mais il s’est remobilisé autour de cet objectif andalous, affichant un récent chrono en 1h04’14’’ sur semi, réalisé à Séville justement, le 27 janvier.

Abderrazak Charik en embuscade

Le Dunkerquois Abderrazak Charik, 26 ans, tentera de décrocher les minima olympique sur le Marathon de Séville.
Abderrazak Charik a déjà couru le Séville, son 2eme marathon en 2h10’33 » en 2023. ©Asics-Albin Durand

Autre champion très attendu, le talentueux Abderrazak Charik. Le Dunkerquois de 26 ans pourrait bien créer la surprise sur ce circuit sévillan qu’il a découvert l’an dernier. Il avait d’impressionné à Amsterdam en octobre dernier en bouclant son troisième marathon en 2h08’37’’, dans le vent, sous la pluie et sur un circuit moins performant que celui de Séville.

Lui aussi sera dans les starting-blocks avec un « RP » tout frais sur semi. En effet, le coureur Asics a explosé son record sur 21km avec un excellent 1h01’43’’ signé à Séville, il y a trois semaines. Lui aussi pense fort à Paris 2024, une olympiade qui serait tout un symbole pour lui.

Parmi les engagés figurent aussi Valentin Witz, solide pour son premier marathon en 2h10’ et Duncan Perrillat, actuel champion de France (2h12’13’’).

Méline Rollin retentera aussi sa chance

Méline Rollin a couru son deuxième marathon à Amsterdam en 2h26’55’’. Cette nouvelle pépite du demi-fond français n'a pas fini de briller…
Méline Rollin a couru son deuxième marathon à Amsterdam en octobre 2023 en 2h26’55’’. ©Kiprun

Quant à la liste de départ féminine, la Namibienne Helalia Johannes, sera la plus capée, avec son record en 2h19’52’’.

Deux Françaises s’aligneront aussi en rêvant du ticket olympique. Comme chez les hommes, il ne reste à présent qu’un seul quota sur trois. Mekdes Woldu (2h24’44’’) et Mélody Julien (2h25’01’’) bénéficient du statut d’athlètes prioritaires. Manon Trapp, sous les 2h26’50’’ requis (2h25’48’ à Valence) est déjà très bien placée, et prévoit de recourir ce printemps.

En attendant, Méline Rollin retentera sa chance ce dimanche en Andalousie. En octobre à Amsterdam, la coureuse Kiprun était passée à 5 secondes du chrono qualificatif sur son deuxième marathon.

A ses côtés Margaux Sieracki, créditée d’un 1h11’01’’ sur semi-marathon courra son premier 42 km sur les bords du Guadalquivir.

Le coup d’envoi du Marathon de Séville sera donné ce dimanche 18 février à 8h30. Avant le départ, le peloton observera symboliquement 42 secondes de silence en hommage à Kelvin Kiptum, brutalement décédé il y a quelques jours dans un accident de la route au Kenya.

Vous pourrez suivre en direct la course sur la chaîne Eurosport 2 dès 8h15 ou sur la chaîne Youtube de l’évènement : https://www.youtube.com/@MaratonDeSevilla/featured.



Abderrazak Charik, 26 ans a explosé son record sur semi-marathon en 1h01’43’’ à Séville le 27 janvier. Le Dunkerquois sera au départ du Marathon de Séville ce dimanche 18 février, avec l’espoir de passer haut les minima olympiques. Le Dunkerquois, en forme pourrait bien créer la surprise…

CV sportif d’Abderrazak. 8 sélections en équipe de France, athlète ASICS, licencié au Racing Multi Action, 28’36’’ sur 10 km (Langueux, 2021), 1h01’43’’sur semi (Séville, 2024), champion d’Europe de cross par équipe en 2016 (junior), premier marathon en 2021 en 2h13 (Paris, 2021)

En octobre dernier, votre chrono en 2h08’35’’sur votre troisième marathon vous a fait entrer dans une nouvelle dimension…

« Oui, clairement, c’est ma plus belle performance, ma première course à niveau international. Ce chrono qui m’ouvre énormément de portes, j’en suis fier car j’ai eu tout ça à la sueur de mon front. Cela confirme mes choix et la trajectoire que j’ai prise. Et comme je suis jeune, c’est encourageant pour la suite ! »

Le Dunkerquois Abderrazak Charik, 26 ans, tentera de décrocher les minima olympique sur le Marathon de Séville.
©Asics-Albin Durand

Vous êtes passé à 25 secondes des minima pour les jeux de Paris 2024. Comment l’avez-vous vécu sur le coup ?

« C’est un peu frustrant, c’est sûr mais je ne suis pas du tout déçu de ma course car je n’avais aucune indication du temps que je pouvais réaliser à partir de 34e km, où le lièvre nous a lâché. Sur la fin, j’avais les jambes. Trois semaines après mon échec à Berlin, où j’étais parti trop confiant sur les bases de 2h06’, j’étais cette fois sur une allure que je me savais capable de tenir. J’avais écrit un chrono sur ma main juste en dessous des 2h09’. Je ne m’étais pas rendu compte que j’allais plus vite. Maintenant, je sais que je peux faire mieux. Les 25 secondes qui m’ont manquées, cela représente 130 mètres, c’est-à-dire presque rien. Il y avait de la pluie et du vent, le parcours n’était pas forcément le plus roulant à Amsterdam. Tous un tas de détails font que je n’ai pas pu m’exprimer à 100% pour l’instant sur marathon. »

La prochaine étape c’est donc ces minima sur le Marathon de Séville (18 février) en visant plus haut que le chrono de Félix Bour (2h06’46 ») actuellement troisième sur la liste…

« Oui. J’ai un coup à jouer mais il va falloir sortir un très gros chrono pour décrocher cette troisième place sachant que Morhad Amdouni, qui a un potentiel en 2h04-2h05, a l’air d’être en très grande forme. En tout cas, je pense qu’il y a vraiment moyen d’aller chercher mon record personnel à Séville. Si je termine entre 2h07’45’’ et 2h07’’, il n’y aura vraiment pas de quoi être déçu et je ne pourrais qu’être fier de moi. Après, si je fais un chrono sous les 2h07’, alors là, ce serait « waouh ». Mais je reste lucide, 2h06’, c’est une autre dimension. En tout cas, je ne me mets aucune pression, surtout que j’ai fait une préparation courte, sans cycle bien construit, sans stage en altitude. Mais j’ai confiance en mon travail. Je suis plutôt bien, après que vont donner mes jambes le jour J, je n’en ai aucune idée…

La préparation s’est bien passée ?

« En fait, j’ai fait une prépa en dernière minute. J’ai commencé mi-décembre pour courir mi-février, cela fait 8 semaines, c’est court. Au fil des semaines, je sentais que j’étais plutôt pas mal, que soit sur les sorties longues et les gros blocs le week-end, tout passait tranquillement. Du coup, j’ai décidé de m’inscrire en dernière minute sur le semi de Séville qui m’a bien rassuré sachant que je n’étais pas au top du top au niveau de la forme. »

Justement Abderrazak Charik, sur le semi de Séville, le 27 janvier, vous avez battu votre record de plus d’une minute en 1h01’43 ». C’est de bon augure en vue du marathon de Séville ce dimanche…

« Oui, ce chrono en 1h01′, c’était un peu la surprise. Quelques jours avant, je m’étais arrêté car j’avais une gêne au niveau du mollet donc j’avais une petite séance de rappel de vitesse le mercredi, et tout s’est bien passé. Cela me met bien en confiance pour le marathon de dimanche. Je partirais dans le groupe des 1h03’30 » au semi, en espérant courir à ce rythme jusqu’au 30ekm. J’ai déjà couru ce marathon l’an dernier (2h10’33 »), je viens de courir le semi de Séville, j’ai l’impression que c’est une ville qui me réussit bien.

Le Dunkerquois Abderrazak Charik, 26 ans, tentera de décrocher les minima olympique sur le Marathon de Séville.
©ASICS-Albin Durand.

Courir le marathon olympique à Paris le 10 août 2024 ce serait pour vous…

« Un rêve ! Les J.O, c’est le graal de tout athlète. Honnêtement, je n’y pensais pas lorsque j’ai commencé le marathon en 2021, mais c’est désormais mon objectif numéro 1 et ce serait une belle réussite pour moi. J’aimerai pouvoir me dire dans quelques années, tu peux être fier de toi, toi qui es parti de rien du tout. J’ai grandi en Algérie, je suis arrivé en France à 8 ans, j’ai dû m’adapter. Tout le chemin que j’ai fait, je l’ai construit tout seul. Ces Jeux à Paris, c’est aussi symbolique. Courir dans le pays qui m’a accueilli et le représenter serait une sorte de monnaie d’échange.»

Abderrazak Charik, revenons à votre démarrage sur marathon fracassant. Premier marathon à Paris en 2021 en 2h13’, deuxième à Séville en 2023 en 2h10’33’’, troisième en 2h08’35’’ à Amsterdam quelques mois plus tard. Qu’est-ce qui vous a fait passer des caps si vite ?

«  Je n’ai pas changé grand chose côté entraînement depuis 2021. Je tourne entre 160 km et 200 km par semaine en douze ou treize entraînements. J’ai maintenant plus de temps pour m’entraîner car des partenaires m’accompagnent d’un point de vue financier. Et cela change beaucoup car je ne pourrais pas courir à ce niveau en travaillant ne serait-ce qu’à mi-temps.

Je sais aussi qu’une carrière d’athlète passe vite, alors je mets toutes les chances de mon côté. Je suis bien plus strict qu’avant sur la nutrition, le sommeil, la récupération. Je prends les conseils des champions autour de moi, je vais m’entraîner en altitude à Font Romeu ou bien au Kenya. Tout cela me permet d’être plus posé dans ma tête et de croire en moi. »

Le Dunkerquois Abderrazak Charik, 26 ans, tentera de décrocher les minima olympique sur le Marathon de Séville.
©Asics-Albin Durand

Qu’est-ce qui vous a fait basculer sur marathon en 2021 ?

« Je fais de l’athlétisme depuis l’âge de 13 ans. Du 1500 m, du 3000 m, du 10 000 m, du 10 km. J’étais assez solide sur semi (NDLR : record en 1h02’45’’ à l’époque, avant l’arrivée des chaussures en carbone), alors je me suis dit que le marathon devrait bien me convenir. Et c’est le cas, j’aime cette distance !

Mais je ne vais pas vous mentir, j’espérais aussi bénéficier d’un contrat en tant qu’athlète de haut niveau en me faisant un nom. L’athlétisme fait partie de mon quotidien, c’est même mon métier, mais je ne cours pas pour rien alors j’ai pris mon courage à deux mains, je me suis entraîné dur et mes efforts ont fini par payer. »

Désormais vous êtes professionnel en contrat avec Asics, soutenu par un nouveau club, le Racing Multi Action. Avant cela, votre quotidien d’athlète était plus compliqué…

« Oui, pendant des années, j’ai mis des euros de côté pour partir faire des stages de 4 à 5 semaines avec les meilleurs athlètes dans l’espoir de sortir une performance qui pourrait me permettre de monter en grade. Du coup, j’ai enchaîné plusieurs petites boulots, dans un kebab, une boucherie, comme serveur dans un restaurant de midi à minuit, avec des entraînements entre 9h-11h. C’était intense mais je n’avais pas le choix. Je n’étais pas fait pour les études, je me suis rapidement concentré sur l’athlétisme. »



La Brooks Glycerin 21, modèle référent « tout confort, toutes distances » chez Brooks revient équipée des dernières technologies pour perfectionner l’amorti et offrir une douceur incomparable au quotidien.  

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Cette Brooks Glycerin 21 est sans aucun doute, après la mise sur le marché de la Ghost Max le symbole du thème fort chez Brooks le confort ou ‘cushioning’ en anglais.

Quelles évolutions pour cette paire star des pelotons cette saison ? La première se joue du côté de la semelle. Avec la nouvelle technologie de la mousse injectée d’azote, troisième version de l’amorti DNA loft, on est clairement monté en puissance dans le confort et l’amorti.

Le drop lui affiche 10 mm avec un arrière réhaussé par rapport au modèle précédent, soit une hauteur totale à l’arrière de 28 mm.

A l’essayage l’effet « waouh » est immédiat. Quel confort ! Le chaussant est assez large, en tout cas suffisamment pour mes pieds qui ont souvent besoin d’espace au niveau des orteils.

Le serrage se fait naturellement. Par ailleurs, on ne sent pas trop de rock vers l’avant, ce qui permet d’avoir une sensation très naturelle lors du déroulé du pied. Le mesh est en tricot technique semble d’adapter aux zones du pied. Tantôt un serrage moins présent, tantôt un maintien plus poussé.

Déroulé fluide et sensation de légèreté

Brooks Glycerin 21, encore plus de confort

Aux première foulées, elle s’avère plus légère qu’elle n’y parait, avec son look un rien « maousse ». En effet, la chaussure affiche 249 g en 38, un poids maintenu pour ce type de paire.

Pour autant la chaussure ne semble pas fragile. D’une manière générale chez Brooks la durabilité est une valeur sûre. A voir donc après 400 ou 500 km comment se comportera ce modèle. En tout cas, cette technologie de mousse injectée semble être particulièrement résistante à ma foulée pour le moment.

Le déroulé du pied est fluide. Le dynamisme qui est présent derrière l’extrême confort de la chaussure. Mais on reste avant tout sur un modèle qui peut faire des longues distances avec la garantie d’être bien amorti, et sans aucun souci de stabilité.

Je n’ai eu aucune irritation avec une centaine de kilomètres parcourus. C’est un très bon point car je suis sujette aux ampoules en général dans de nombreux modèles de chaussures.

Brooks Glycerin 21, nouvelle version de la paire "tout confort toutes distances".
Brooks Glycerin 21, nouvelle version de la paire « tout confort toutes distances », ici en coloris féminin.

A noter que cette Brooks Glycerin 21 existe en deux déclinaisons. Une pour les foulées neutres et une autre pour les foulées plutôt pronatrices. La chaussure est équipée alors de son système GTS qui est une sorte de guide permet de maintenir le pied bien dans l’axe lors de chaque foulée.

On valide donc ce modèle avec une excellente note sur tous les critères habituels de nos tests. Tout de même un petit bémol : la couleur ! Ce bleu c’est bien mais bon… Peut-être sera-t-elle proposé en d’autres coloris féminins ? En attendant, je me mets à rêver d’une Glycerin Max, une paire ultime pour encore plus de confort sur mes prochains marathons.

Les notes de la testeuse. Amorti : 20/20 Confort : 18/20 Souplesse : 18/20 Stabilité : 18/20 Note moyenne : 18,5/20

Le + : Le côté accessible d’une chaussure confortable destinée plutôt poids lourds mais qui s’adapte très bien au poids moyens. Le – : C’est la partie dynamisme qui est moins importante au détriment du confort.

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Kelvin Kiptum, 24 ans, premier homme à courir le marathon en moins de 2h01′, est mort dans un accident de la route au Kenya qui a aussi coûté la vie à son entraîneur.

La planète marathon a perdu son champion. Kelvin Kiptum, 24 ans, a perdu la vie à une quarantaine de kilomètres d’Eldoret, dans la vallée du Rift, haut lieu de la course de fond kényane.

Le recordman du monde du marathon est décédé dans un accident de la route qui a également coûté la vie à son coach, Gervais Hakizimana. L’information a été communiquée par le journal kenyan Nation, après que la tragédie se soit produite, le 11 février vers 23 heures (21 heures à Paris).

« C’est un accident où il n’y a pas d’autre voiture impliquée, et où Kelvin Kiptum conduisait sa voiture, accompagné de deux passagers. Kiptum et Hakizimana (son entraîneur) sont décédés sur le coup, et la troisième personne a été transférée à l’hôpital », a déclaré le chef de la police du comté d’Elgeyo Marakwet, Peter Mulinge.

Kelvin Kiptum, un démarrage ahurissant sur marathon

© Bob Martin for London Marathon Events

De quasi inconnu à recordman du monde de marathon, Kelvin Kiptum avait sidéré la planète marathon ces deux dernières années. En trois marathons, il avait réalisé trois des six meilleures performances mondiales. Premier marathon couru en 2h01’53’’ à Valence en décembre 2022, deuxième en 2h01’25’’ à Londres en avril 2023. Puis Chicago, marathon de son record du monde en 2h00’35’’ en octobre dernier, fraîchement ratifié par la World Athletics.

Le champion, nouvel ambassadeur des cardio-GPS Amazfit avait l’objectif de courir le marathon en moins de deux heures au mois d’avril à Rotterdam. Il était attendu ensuite sur le marathon olympique l’été prochain. Le duel s’annonçait palpitant avec son compatriote Eliud Kipchoge, ex-recordman du marathon.

Lire l’analyse du record du monde du marathon de Kelvin Kiptum.

« Il était notre avenir »

Amazfit et Kelvin Kiptum s’unissent pour repousser leurs limites. Le recordman du monde du marathon portera le nouvelle montre cardio-GPS Cheetah Pro sur le Marathon de Rotterdam en avril, ainsi que la nouvelle bague connectée de la marque chinoise.
Avec Amazfit, son nouveau partenaire électronique, Kelvin Kiptum avait déclaré vouloir courir le prochain Marathon de Rotterdam en moins de 2 heures.

De ce Kenyan propulsé si vite au sommet de l’athlétisme, on ne savait pas grand chose. A part que ce profil était atypique. Il n’avait pas ses classes sur la piste, ayant commencé à courir sur le tard, en 2016.

En 2019, Kelvin Kiptum avait réussi deux semi-marathons très rapides en deux semaines (60’48 » à Copenhague puis 59’53 » à Belfort, ses premières performances.

C’est à cette période qu’il a croisé Gervais Hakizimana, qui le coachera en vue de courir sur marathon trois ans plus tard. On le savait stakhanoviste de l’entraînement, capable d’enchainer des semaines à plus de 250 kilomètres.

Avec sa disparition, le Kenya perd un grand champion. « Il était notre avenir » affirme ainsi le chef de l’Etat kenyan dans un message posté sur le réseau social X, évoquant « sans doute l’un des meilleurs sportifs au monde qui a brisé les barrières pour établir un record du marathon ».



Au cœur de l’hiver, la course aux dossards pour les grands rendez-vous running de l’année bat son plein. 2024 sera une année marathon record. État des lieux de La Baule à Caen en passant par Nantes et bien sûr Paris.

L’année s’ouvre avec enthousiasme : jamais les coureurs n’avaient pris autant de dossards. La tendance est générale et redonne le sourire aux organisateurs, après des années difficiles marquées par le Covid. En effet, plusieurs grands rendez-vous running affichent déjà complets, ou sont en passe de l’être. Le dénominateur commun : une hausse sensible de la participation féminine.

Paris à la folie

Plus de 50 000 concurrents s'élanceront sur les Champs-Elysées le 7 avril à l'occasion du Marathon de Paris.
Plus de 50 000 concurrents s’élanceront sur les Champs-Elysées le 7 avril à l’occasion du Marathon de Paris. ©ASO-Morgan Bove

En tête du box office, les deux évènements parisiens du printemps, toujours plus courus. D’abord, l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris (3 mars) et ses 47 000 concurrents rassemblés dans l’Est parisien. Ce quota record d’inscrits est en hausse (+15% depuis 2022) et fut atteint un mois plus tôt que l’an dernier.

Tout juste labellisé « Grande Cause Nationale 2024″ ce semi affiche une singularité : 44% des engagés y courront leur première compétition de 21.1 km. Ce score inédit ne cesse de progresser, porté notamment par la féminisation du peloton. Cette année 42% des participants seront des femmes (contre 37% l’an dernier).

Un mois plus tard, l’incontournable Schneider Electric Marathon de Paris rassemblera le monde entier sur les Champs-Élysées. L’évènement phare du calendrier était « sold out » mi-décembre cette année, avec plus de 50 000 dossards vendus (les chiffres ne sont à présent plus communiqués). Comme pour le semi, d’une édition à l’autre, les rangs se gonflent de « néo marathoniens » se lançant sur la distance marathon au cœur de la capitale. Ils seront 46% à vivre leur première expérience marathon le 7 avril. Près d’un concurrent sur deux !

La première édition de La Baule complète dix mois à l’avance

Le premier Marathon de la Côte d'Amour affiche complet dix mois à l'avance.
Le premier Marathon de la Côte d’Amour, complet dix mois à l’avance. ©Escape Feeling

En dehors de Paris, plusieurs marathons sont également victimes de leur succès. A commencer par le nouveau marathon de la Côte d’Amour. Son tracé « carte postale » sur la presqu’île guérandaise a suscité un bel engouement auprès de la communauté.

Pour assister à cette première autour de La Baule, les coureurs se sont rués sur leurs claviers plus de dix mois à l’avance. L’épreuve reine, complète depuis décembre, reste toutefois accessible sur liste d’attente. Les inscriptions sont toujours possibles sur les autres distances à l’affiche (semi-marathon, 10 km et le 5 km).

Sur le littoral Atlantique, le Marathon de Royan connaît aussi un engouement croissant. Il enregistre même une hausse d’inscription exceptionnelle avec plus de 50% d’inscrits à date par rapport à l’année 2023. « La manifestation souhaitant rester à taille humaine, pour des questions de gestion du parcours et de confort des coureurs, elle n’accueillera que 5500 coureurs au maximum. Si nous continuons sur ce rythme il est fort possible que nos épreuves soient complètes dès début avril. », commente l’organisation, qui se réjouit du succès annoncé de sa 8eme édition du 25 mai.

Le Marathon de la Loire de Saumur (5 mai) affiche déjà presque complet.
Marathon de la Loire de Saumur (5 mai 2024) ©Photorunning

Les candidats se bousculent également au portillon pour participer au Marathon de la Loire (5 mai). Les dossards alloués pour l’épreuve combinée (canoë + course) et le semi-marathon de Saumur ont trouvé preneurs deux mois plus tôt qu’en 2023. Et il ne reste que quelques dossards pour le marathon qui suivra les bords de Loire.

En remontant ce fleuve royal, on pense aussi évidemment à Nantes. La grand-messe bretonne entrevoit une 42ème édition record (20-21 avril). Le semi, sur liste d’attente, est déjà plein depuis belle lurette. Restent 300 dossards pour l’Abalone Marathon de Nantes et les Foulées de l’Eléphant, 10 km organisé le samedi soir.

A Caen, une fréquentation multipliée par 4

Marathon de la Liberté revient du 3 au 5 juin 2022
Le Marathon de la Liberté, qui se court en partie le long des plages du Débarquement ne cesse de gagner en notoriété. ©Yves Mainguy.

Même engouement pour le festival running de Caen. La 37ème édition du Marathon de la Liberté ou Normandy Running Festival coïncide cette année avec le 80eme anniversaire du débarquement de Normandie.

L’évènement (31 mai au 2 juin) compte déjà plus de 15 000 inscrits à quatre mois du jour J. Désormais, le semi-marathon Pegasus (5 000 coureurs) comme la course féminine La Rochambelle (7500 participantes) sont complets. Du jamais vu. « A l’heure actuelle, la fréquentation de certaines épreuves est multipliée par 4. L’émotion sera au rendez-vous ! », s’enthousiasme Dominique Le Dret, président de l’association organisatrice.

Avec le Marathon pour Tous (lui aussi presque complet) en point d’orgue le 10 août, 2024 promet d’être une année running exceptionnelle. Comme un symbole, ce marathon grand public historique des Jeux Olympiques de Paris sera paritaire. Autant de femmes que d’hommes en lice, sur le papier du moins. Une grande première sur la distance marathon.



Cette Hoka Cielo X1 se présente comme la paire la plus rapide de la marque. Une nouveauté destinée à la vitesse, à l’état pur, et à réserver aux plus compétiteurs.

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Hoka a déjà largement investi le champ des chaussures à plaque carbone mais en proposant des modèles à la fois entrainement et course. La nouvelle Cielo X1 se présente comme le modèle compétition ultime.

Tout y pensé pour la vitesse et l’efficacité. Le look est très marqué et agressif. Il rappelle celui d’autres modèles carbone compétition de la concurrence. Le dessin de la semelle avec son encoche et le profil très effilé ne laissent pas de doute quant à l’objectif de cette chaussure : aller vite.

Chaque gramme a compté…

La Hoka Cielo X1 se présente comme la paire la plus rapide de la marque. Une nouveauté destinée à la vitesse, à l’état pur, et à réserver aux plus compétiteurs.
La Hoka Cielo X1 pèse 210 g en 40 et affiche un drop de 7 mm.

Vous vous avons déjà présenté les caractéristiques de cette Hoka Cielo X1 lancée 1er février. Après plusieurs semaines de test, voici que ce nous en avons pensé.

Côté tige on trouve un mesh très léger, très fin qui interroge un peu sur sa durabilité. Enfiler la Hoka Cielo X1 n’est pas évident car le pied est vraiment verrouillé à l’intérieur. Les lacets vraiment très fins et un peu « plastiques » ne rendent pas le laçage des plus faciles. La languette élastique est là pour protéger mais sans plus car là aussi, la recherche de gain de poids est évidente.

Cette Cielo X1 n’offre pas le niveau de confort habituel chez Hoka qui fait la force de la marque même sur des modèles vitesse comme la Mach X. Pour autant, on ne se sent pas mal, bien au contraire.

La Hoka Cielo X1 se présente comme la paire la plus rapide de la marque. Une nouveauté destinée à la vitesse, à l’état pur, et à réserver aux plus compétiteurs.
Une conception innovante pour la Hoka Cielo X1 avec une semelle « creusée » associant deux mousses de densité différentes et une plaque en carbone.

Une fois en place, la sensation est étrange. C’est la première fois que je ressens à ce point la bascule. La semelle est clairement incurvée pour accentuer le mouvement du corps vers l’avant. On se sent également en hauteur, l’épaisseur de la semelle de 40mm y est pour beaucoup.

Il a fallu placer plusieurs couches de matière sous la chaussure. Une plaque en fibre de carbone, intercalée entre deux couches de mousse PEBA. La couche au contact du pied est plus souple, accès vers le confort. La couche inférieure est sans doute ce que j’ai rencontré de plus ferme chez Hoka pour maximiser le retour d’énergie.

Un effet de vitesse réel avec la Hoka Cielo X1

Hoka Cielo X1, la nouvelle paire en carbone Hoka, plus rapide que rapide.

En action cela se ressent tout de suite. On sent physiquement l’effet rebond. Plus on accélère et plus la chaussure devient stable et efficace. C’est ce sentiment que nous avions déjà rencontré avec la gamme Rocket.

L’effet vitesse est réel. Maintenant la question est de savoir combien de temps un coureur peut tenir avec cette chaussure avant de fatiguer. Hoka destine cette chaussure aux coureurs en quête de performance. Et c’est évident tant il faut « du pied » pour exploiter tout le potentiel de cette Cielo X1.

Les débutants et les poids lourds peuvent passer leur chemin et il y a des modèles vitesse efficaces et bien plus accessibles chez Hoka.

Pour les coureurs expérimentés, la Cielo X1 se place au niveau des concurrentes en carbone. Elle sera d’une aide précieuse sur 5, 10 km et semi. Concernant le marathon, à notre avis, seuls les coureurs les plus aguerris pourront l’utiliser efficacement.

Attention aux habitués de la marque car on est sur un niveau de rigidité que je ne connaissais pas chez Hoka.  

Prix : 275€

Les notes du testeur. Amorti : 15/20 Confort : 15/20 Dynamisme : 20/20 Stabilité : 13/20 à vitesse réduite 17/20 à vitesse rapide Souplesse 

Le + Un retour d’énergie jamais vu chez Hoka. Le – Le prix élevé et les lacets qui sont, pour nous, un raté.

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L’Harmonie Mutuelle Semi de Paris prévu le 3 mars rejoint le programme « Grande Cause nationale 2024 » destiné à inciter les Français à pratiquer du sport. Un symbole pour ce semi-marathon qui attend 47 000 concurrents, et tout particulièrement des coureurs débutants.

Le manque d’activité physique et l’excès de temps passé assis expose 95 % des Français à un risque majeur de détérioration de leur santé. Alors pour encourager une majorité de concitoyens à se « bouger », l’activité physique est propulsée « Grande Cause Nationale pour 2024 ».

Dans ce cadre, le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, Harmonie Mutuelle et l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris ont choisi d’unir leurs forces pour lutter contre les effets de la sédentarité. Avec un chiffre qui interpelle : 30 minutes d’activité physique quotidienne réduit de 30 % les risques d’accident cardio-vasculaire et de cancer.

Semi de Paris : toujours plus de femmes et de débutants

30 000 coureurs sont attendus le 3 mars 2024 sur le Semi de Paris, le plus populaire de France.
©ASO

Le Semi de Paris du 3 mars sera ainsi labellisé « Grande Cause Nationale pour 2024 ». Cette année, ce premier semi-marathon de France connaît un engouement sans précédent. Les inscriptions étaient clôturées un mois plus tôt qu’en 2023, avec 47 000 dossards réservés. Ces milliers de coureurs venus de toute la France sont en pleine préparation à un mois de l’évènement.

Parmi eux, 44% s’élanceront pour la première fois sur la distance du semi-marathon. Ce pourcentage inédit est en constante progression ces dernières années sur l’évènement. Les femmes sont aussi toujours plus nombreuses au sein de ce peloton. Cette année, 42% des participants seront des femmes. Elles étaient 37% en 2023.

Des actions « Pour une France en forme »

Par ailleurs, dans le cadre de « Grande Cause Nationale 2024 », plusieurs temps forts sont esquissés. Le collectif « Pour une France en forme » regroupant des experts issus du monde du sport, de la santé et des médias affiche une ambition forte : fédérer 3 millions de pratiquants sportifs en plus d’ici 2024.

Pour promouvoir le sport-santé, des journées ‘Pour une France en Forme’ seront organisées à travers l’Hexagone du 10 avril au 23 mai. Le 26 septembre prochain sera une Journée nationale du sport en entreprise. D’autres initiatives suivront, avec un millier d’évènements prévus sur l’année.



Cette ASICS Gel-Nimbus 26 combinant une meilleure traction avec un maintien optimisé, une mousse plus généreuseset plus éco-responsable, un nouveau gel au talon… De belles évolutions repoussant encore plus loin la notion de confort.

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L’an dernier, le modèle ASICS Gel-Nimbus 25 nous avait enthousiasmé. Pour fêter son quart de siècle, cette valeur sûre, paire la plus confortable de la gamme de l’équipementier japonais, s’était réinventée.

Chaussant plus large, confort d’accueil global amélioré, enfilage facilité et nouvelles sensations à la clé… La 25e version proposée en 2023 n’avait plus grand chose à voir avec la 24e version, redéfinissant la notion de confort. Cette Nimbus nouvelle génération est un vrai « chausson ». Destinée aux footings ou sorties longues, elle donnera satisfaction aux coureurs de tous poids, à la recherche de confort et d’amorti, jusqu’au marathon et au-delà.

La 26e version garde ces marqueurs forts, poussant un peu plus loin les curseurs en matière de confort. Cette fois pas de franche « révolution » mais plutôt, une série d’évolutions qui ont du bon.

Asics Gel Nimbus 26, une meilleure adhérence sous la pluie

La nouveauté la plus significative se trouve du côté de la semelle extérieure. En effet, l’adhérence par temps de pluie était le gros point faible de la dernière version. ASICS a corrigé le tir, dotant sa Nimbus 26 d’une nouvelle technologie Hybrid ASICSGRIP avec un nouveau caoutchouc assurant une meilleure traction sur sol humide.

L’autre bon point, c’est une nouvelle version de la célèbre technologie Gel insérée à l’arrière du pied. La marque annonce que son nouveau composant PureGel est 65% plus absorbant que le gel utilisé précédemment. Du bonus donc pour se préserver des impacts, a fortiori en cas d’attaque talon !

Le talon lui aussi a d’ailleurs été retravaillé, avec une impression 3D englobant bien l’arrière du pied. Nouvelle version aussi pour la languette et le col, en maille douce et bien élastique. La tige en maille technique, bien souple, procure également une sensation ultra confortable en course.

20% d’amorti en plus

La nouvelle Asics Gel Nimbus 25 est proposée en 8 coloris.

Mais le gain principal en termes de confort, c’est que la couche de mousse FlyteForam Blast+ Eco a gagné 20% d’épaisseur supplémentaire. Cela se traduit par une augmentation du stack (42 mm au talon, 34 mm à l’avant-pied) associée à une légère prise de poids par rapport à la 25e version. Mais ces 20 grammes de plus passent inaperçus. La douceur prime sur les séances longues.

Soulignons d’ailleurs que cette mousse est composée de 20% de matériaux d’origine naturelle. Et que la tige intègre de son côté 75 % de matériaux recyclés. ASICS indique par ailleurs avoir utilisé moins d’eau et réduit ses émissions de CO2 pour fabriquer la semelle intérieure de ce modèle. C’est désormais le plus éco-responsable de cette gamme.

Priorisant le confort et l’amorti, cette Asics Nimbus 26 ne sera clairement pas la plus adaptée aux sorties beaucoup d’intensité (fractionné, fartlek). En revanche, elle sera idéale pour tous les coureurs au poids supérieur à 80 kilos qui souhaitent courir longtemps et/ou très souvent.

Notes attribuées. Amorti : 19/20 – Confort : 18/20 – Dynamisme : 14/20. Souplesse : 17/20

Les + Valeur sûre avec amorti supérieur, confort d’accueil. Les – Prix élévé.

Lire notre test de la ASICS Novablast 4, alliant confort et réactivité.

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