Les concentrés en minéraux essentiels (électrolytes) à diluer dans l’eau se multiplient. Sont-elles vraiment efficaces pour compenser les pertes en minéraux liées à la transpiration durant l’effort ? Le point avec notre pharmacienne.

Les électrolytes sont des minéraux chargés électriquement (ions) indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Les principaux sont :

Le sodium (Na), chef d’orchestre de l’hydratation, permet à l’eau d’être retenue dans l’organisme et de rester disponible dans le sang et les muscles. Sans sodium, l’eau absorbée file rapidement dans les urines. Le sodium régule donc l’équilibre hydrique ainsi que la tension artérielle.

Le potassium (K) participe à la contraction musculaire et au maintien du rythme cardiaque, deux paramètres très sollicités dans les épreuves de course à pied, et ce, quelle que soit la distance parcourue.

Le magnésium (Mg²) intervient dans la production d’énergie et comme messager pour les muscles. Il est classiquement considéré comme ayant un rôle dans la prévention des crampes.

Le calcium (Ca²) lui, est un élément essentiel à la contraction musculaire et à la conduction nerveuse.

Une boisson électrolyte est une solution contenant de l’eau, ces minéraux et souvent une proportion de glucides (sucres rapides), permettant d’assurer à la fois réhydratation et apport énergétique. Pour être complète une boisson électrolyte devrait aussi contenir des vitamines du groupe B et des antioxydants comme de la vitamine C, E ou encore du zinc.

Utiles contre les crampes et les troubles digestifs ?

Homme en vêtements de sport bleus, lunettes de soleil sur le nez, buvant dans une bouteille.
© AdobeStock

Ces boissons concernent surtout les sportifs. Chez les sédentaires, aucun risque rénal identifié mais aucun bénéfice non plus, si ce n’est l’habitude d’une saveur sucrée. Pour des sorties < 1h, l’eau suffit. Pour marathoniens et traileurs, elles peuvent être utiles mais sont à tester à l’entraînement pour valider tolérance et protocole d’hydratation.

Sur marathon (2h30–5h), on perd de 3 à 5 litres d’eau. Cette sueur contient aussi du sodium, du potassium et d’autres minéraux. Dans ce cas,  une simple eau plate ne suffit plus à compenser ces pertes. Boire beaucoup d’eau (voire trop) sans autres apports de minéraux peut conduire à une hyponatrémie (sodium sanguin trop bas) qui est une pathologie grave. Les boissons électrolytes corrigent ce déséquilibre. En apportant eau + minéraux + glucides, elles  aident à maintenir la performance pour repousser le fameux « mur ».

On recommande de boire à la soif, sans attendre la sensation tardive de déshydratation, en adaptant la boisson aux conditions météo et en lisant bien les étiquettes (isotoniques ou hypotoniques).

Pour les crampes, est-ce une solution ? Les crampes ont des origines multiples mais la correction des apports en sodium, potassium et magnésium diminue le risque. Et côté digestif, ces boissons sont formulées pour être absorbées rapidement, sans lourdeur, surtout si leur concentration en glucides est de 6 à 8 %.

Une solution anti-crampes et troubles digestifs ?

Vous pensez sans doute vous éviter les crampes en consommant ces boissons sauf qu’en réalité, l’origine de ce trouble musculaire est multifactorielle et pas complètement connue. Certes, les crampes peuvent être favorisées par une perte excessive de sodium, potassium et magnésium et la correction des apports diminue ce risque.

Côté gastrique, contrairement à certaines boissons trop sucrées, les solutions électrolytiques sont formulées pour être rapidement absorbées, sans lourdeur gastrique, même pendant l’effort. Elles peuvent aussi se présenter sous un goût neutre permettant d’éviter un effet d’écœurement. À noter : la concentration idéale pour éviter les troubles digestifs est de l’ordre de  6 à 8 % de glucides.

Quand et comment les utiliser ?

Avant la course

La veille et le matin : il est recommandé de bien s’hydrater, mais inutile de consommer des boissons électrolytes en excès si l’effort n’a pas encore commencé. Un petit apport (250–500 ml) dans les 2 heures avant la course peut optimiser les réserves hydriques.

Pendant l’effort

Effort < 1 heure : de l’eau suffit. Effort > 1 heure (semi-marathon, marathon, trail) : les boissons électrolytes sont conseillées.

Quantité recommandée : c’est individuel et il est surtout conseillé de boire à la soif pour ne pas passer dans un phénomène d’hyperhydratation. On peut préconiser entre 400 à 800 ml par heure, en petites gorgées régulières, en fonction de l’effort fourni et des conditions de température.

Après la course

Elles permettent de se réhydrater plus vite grâce au sodium avec souvent un petit gout parfumé réconfortant. C’est un atout pour accélérer la récupération, surtout après un marathon ou une sortie longue par forte chaleur.

Les bons repères pour choisir sa boisson électrolytes

Ces boissons existent sous la forme de pastilles ou poudres à diluer, des formules pratiques pour adapter la concentration selon la météo et l’intensité de la course. Voici quelques critères pour orienter le choix :

  • Sodium : 500–700 mg/L.
  • Glucides : mélange glucose/maltodextrine/fructose, concentration idéale 6–8 %.
  • Magnésium : 56 mg/L pour éviter troubles digestifs.
  • Calcium : idéalement 120 mg/L.
  • Vitamines B + antioxydants (C, E, zinc).
  • Tolérance digestive : tester à l’entraînement.

Ce que dit la science

Une étude1 menée sur la Western States Endurance Run (161 km) a montré que l’usage massif de suppléments électrolytes n’était pas indispensable pour maintenir une natrémie correcte. Le premier conseil reste donc : boire selon sa soif, sans excès, car un apport supplémentaire ne garantit pas d’éviter hyponatrémie ou crampes.

1. Sports Med Arthrosc Rev . 2019 Mar;27(1):8-14. Proper Hydration During Ultra-endurance Activities .Martin D Hoffman


Petit comparatif

Nous avons comparé trois produits aux présentations chimiques différentes de leurs minéraux (plutôt sous la forme de chlorure chez Ta). Ce sont supports convenables de boissons électrolytes. Le tout étant affaire de goût et et de tolérance.

Tableau Excel représentant la comparaison de trois produits électrolytes.
COMPARO-MX3
Boîte électrolytes Overstim's
COMPARO TA


Davantage connue sur route, la marque chinoise 361° cherche progressivement à enrichir son catalogue trail. Avec la toute nouvelle 361° Futura 3, la marque mise sur le confort, la stabilité et la polyvalence.

Avec la 361° Futura 3, la marque propose une chaussure de trail conçue pour offrir traction supérieure, confort renforcé et durabilité légère sur tous les terrains accidentés. Encore peu connue en France, 361°cherche à faire sa place parmi les leaders du running à l’internationale. Résultat de recherches et de développement, le troisième modèle de la gamme Futura présente quelques améliorations par rapport aux versions précédentes.

Une adhérence revue à la hausse pour défier l’humidité

Vue en gros plan de la semelle extérieure bleue avec crampons de la 361° Futura 3.
©361°

Quelques changements techniques ont été apportés à cette 3ème version, avec notamment ce composé de traction humide nouvellement formulé. Il conserve toutefois sa résistance standard au glissement et à l’abrasion, détail qui permet d’améliorer l’adhérence de la chaussure sur les surfaces mouillées. En effet lors de notre test, on a constaté une vraie qualité d’accroche de la semelle qui donne confiance même sur terrain humide.

L’empeigne est constituée d’un tissu à la fois léger et résistant. Côté retour de sensation, la chaussure absorbe beaucoup le toucher du sol, privilégiant le confort à la relance dynamique. Le pied est bien protégé grâce à des renforts imprimés 3D sur l’empeigne et une structure renforcée au talon, qui offrent une barrière contre les impacts.

Une foulée sécurisante et bien pensée

Traileur en short et tee-shirt sombres, avec à ses pieds les 361° Futura 3
©361°

La 361° Futura 3 associe parfaitement stabilité et amorti. On a apprécié la poche de rangement pour les lacets sur la languette, et les scratchs de fixation pour guêtres. Sur le cou de pied, le lacet comporte d’ailleurs 6 œillets au lieu de 5 sur sa version précédente. La semelle de propreté intérieure est de très bonne facture et contribue au confort de l’ensemble. Le drop de 6 mm s’adapte à la majorité des foulées.

Toutes ces qualités réunies forment une chaussure adaptée à tous les terrains, même les plus glissants. La stabilité est sans doute le plus gros point fort de ce modèle, qui permet une pose de pied précise sans paraître lourde.

Amorti : 19/20 – Confort : 19/20 – Stabilité : 18/20 – Accroche : 17/20 – Souplesse : 17/20

NOTE MOYENNE : 18

Prix : 150 € – Poids : 260g en 38,5 – 320g en 43 – Drop : 6 mm

LES + Amorti, confort, accroche

LES – RAS

Utilisation : Entraînement et trails courtes et moyennes distances sur tous types de sols.



On a longtemps cru que le lactate était un simple déchet responsable des courbatures. On sait aujourd’hui qu’utiliser cette molécule permet au contraire de courir plus vite et plus longtemps. Explications.

Avant toute chose, clarifions une confusion fréquente : lactate et acide lactique ne sont pas synonymes, même si le second est encore souvent utilisé à tort. L’acide lactique en tant que molécule, se dissocie quasi-immédiatement dans le sang en lactate (forme ionisée) et en protons H+.

Ce sont ces protons, et non le lactate lui-même qui sont responsables de l’acidification musculaire et de la sensation de brûlure à l’effort.

Le lactate, un déchet ? Non, un carburant !

Le lactate n'est pas un déchet, c'est un carburant ! Apprenez à utiliser cette molécule pour courir plus vite et plus longtemps.
©Compressport-Sami Sauri

Le lactate, lui, est une molécule stable, transportable et réutilisable par l’organisme. Ce n’est pas le résiduel d’effort responsable des douleurs musculaires, comme on le pensait autrefois. Grâce aux travaux scientifiques on sait aujourd’hui que le lactate est au contraire un carburant précieux, utilisé en priorité par le cœur, les fibres musculaires lentes et même le cerveau.

Dès les années 1980, le physiologiste George A. Brooks a démontré via sa théorie du « lactate shuttle » que le lactate était transféré entre les cellules et réoxydé comme substrat énergétique. Ce n’est donc pas un déchet, mais un produit de la glycolyse anaérobie utilisé efficacement par l’organisme.

Lactate, un levier de performance

Si l’on résume plus simplement, cela signifie qu’un coureur qui apprend à gérer sa production et son recyclage de lactate peut améliorer sa capacité à soutenir des efforts prolongés à intensité élevée. Mais surtout, il développe une efficacité métabolique supérieure, c’est-à-dire que ce coureur sera capable d’utiliser chaque molécule de glucose de manière plus rentable.

Dans ce cas, les sensations évoluent alors nettement durant l’effort : moins de détresse respiratoire à allure soutenue, moins de « coup de bambou » en fin de sortie longue, un meilleur contrôle de l’effort, même dans les phases de relance ou en fin de course.

Comprendre le lien avec le seuil ventilatoire

Le lactate n'est pas un déchet, c'est un carburant ! Apprenez à utiliser cette molécule pour courir plus vite et plus longtemps.
©Sami-Sauri-Compressport

La production accrue de lactate correspond, chez la majorité des coureurs, au seuil ventilatoire 2 (SV2). Il s’agit du moment où la ventilation augmente de manière disproportionnée par rapport à la consommation d’oxygène.

Ce seuil 2 reflète un basculement métabolique. En effet, le corps passe d’une production d’énergie principalement aérobie à une composante anaérobie marquée. Il correspond généralement à une concentration sanguine de lactate autour de 4 mmol/L, mais varie selon les individus.

Comment doser son lactate ?

En laboratoire

©The North Face

La méthode la plus précise reste le test en palier sur tapis, en laboratoire. On augmente la vitesse toutes les 3 minutes, avec un prélèvement sanguin entre chaque palier. Le point où le lactate sanguin décolle (> 4 mmol/L) correspond au seuil anaérobie.

Les coureurs avertis peuvent utiliser un lecteur portable (par exemple Lactate Plus) pour estimer ce seuil en solo. Cela permet d’adapter finement les allures d’entraînement en fonction de la réaction individuelle à l’effort.

Sur le terrain, en 20 minutes

Il existe également d’autres méthodes, dites indirectes, comme le test de 20 minutes. Cette méthode validée scientifiquement est utilisée dans de nombreux protocoles d’entraînement. Il s’agit de courir 20 minutes à l’effort maximal soutenable, c’est-à-dire entre 6 et 7 sur une échelle de 10 en termes de ressenti à l’effort (RPE). La vitesse moyenne est mesurée et on estime que la vitesse au seuil correspond à 95 % de cette vitesse.

Pourquoi s’entraîner avec le lactate ?

Le lactate n'est pas un déchet, c'est un carburant ! Apprenez à utiliser cette molécule pour courir plus vite et plus longtemps.
©Sami-Sauri-Compressport

S’entraîner en jouant avec ses niveaux de lactate, c’est façonner un moteur capable de mieux réguler son carburant. Plus que le travail au seuil en soi, c’est l’attention portée à la production et au recyclage de ce lactate qui fera progresser.

Effets concrets

  • Meilleure stabilité de l’allure sur 10 km, semi ou marathon
  • Retard de l’apparition de la fatigue musculaire.
  • Tolérance accrue à l’effort soutenu, même en phase d’accumulation.

Impacts sur les séances

  • Un coureur habitué au lactate récupère plus vite entre les efforts. 
  • Il gère mieux les variations d’allure (fartlek, trail, finish rapide).
  • Il peut encaisser plus de volume sans « craquer ».

Exemples de séances ciblées

Le lactate n'est pas un déchet, c'est un carburant ! Apprenez à utiliser cette molécule pour courir plus vite et plus longtemps.
©Sami Sauri-Compressport

Ces séances orientées autour de la production et de l’utilisation du lactate sont conçues pour stimuler le corps à utiliser ce substrat énergétique de manière plus efficace. Elles ciblent différentes capacités : production, tolérance, clairance et recyclage du lactate.

  • 8 x 1 min vite / 1 min lent : augmenter la capacité à tolérer les variations d’allure et à recycler rapidement le lactate produit.
  •  
  • 3 x 8 min à 90 % de la vitesse seuil + 2 x 4 min à 105 % : développer à la fois le volume et l’intensité autour du point critique de production.
  •  
  • 20 à 25 min à 95 % de la vitesse du test 20′ : renforcer la capacité à soutenir un effort prolongé juste sous le seuil, sans accumuler excessivement de lactate.
  •  
  • Fartlek : 3–2–1 min vite / 2 min lent (x2) : introduire du lactate de manière désorganisée pour améliorer la régulation métabolique.
  •  
  • 4 x (8 min à allure légèrement sous le seuil enchaîné directement avec 4 min au-dessus du seuil, sans récupération) : sollicite une montée progressive du lactate puis oblige le corps à le tolérer et à le recycler immédiatement. Idéale pour améliorer la gestion du lactate en conditions semi-réalistes de course.

Un bon indicateur de forme

Vous l’aurez compris, le lactate n’est pas un ennemi. Il est le reflet de notre métabolisme en action, un outil d’analyse, un indicateur de forme, et surtout un levier d’adaptation.

Apprendre à connaître précisément le moment où l’on commence à en produire en excès permet d’individualiser son entraînement, d’adapter ses allures, de mieux planifier ses blocs de travail. Cela permet également de détecter une progression réelle: un seuil lactate qui recule dans l’intensité correspond à une amélioration de l’endurance et de l’économie de course.

Intégrer le lactate à sa stratégie d’entraînement, c’est entrer dans une logique de performance moderne qui s’appuie sur la science pour mieux écouter son corps. Une clé précieuse, accessible à tous les coureurs.

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Références

  • Brooks GA. « The lactate shuttle ». Physiology Review, 1985 & 2020.
  • Faude O et al. « Lactate Threshold Concepts ». Sports Med. 2009.
  • Seiler S. « Intensity distribution in elite endurance athletes ». Int J Sports Phys Perf. 2010.
  • Stöggl T, Sperlich B. « Polarized vs Threshold training ». Front Physiol. 2014.


Capable de conjuguer performance et innovation technique, Adidas s’est imposée comme une marque de renom dans l’univers trail. Avec la nouvelle Adidas Terrex Agravic Speed Ultra 2, la marque signe un modèle orienté vitesse.

La gamme Terrex signée Adidas a plus de 15 ans. Au fil du temps, elle est devenue une référence sur les sentiers techniques. Elle a déjà fait sa place parmi les « super shoes », tandis qu’elle exploite les innovations techniques pour correspondre aux formats rapides comme aux longues distances. La Adidas Terrex Agravic Speed Ultra 2 convient parfaitement aux sentiers de montagne comme aux terrains plus roulants.

La formule 1 des sentiers

Adidas Terrex Agravic Speed Ultra 2 vue de profil, avec une empeigne noire et une semelle jaune et orange.
©Adidas

L’expertise acquise sur route a permis à la marque de créer ce modèle trail à la fois classique et innovant. Sa semelle Continental procure une adhérence maximale, tandis que son mesh résiste à l’abrasion, et son système de maintien latéral s’adapte aux terrains montagneux. L’atout principal de cette chaussure axée performance et vitesse ? Sa mousse d’amorti associée à des fibres de carbone stratégiquement placées. Le carbone se compose d’une structure en X avec quatre tiges flexibles qui s’adaptent aux déformations du terrain. Dès les premiers pas, on se sent propulsé vers l’avant avec une réactivité surprenante, et sans subir la déstabilisation dans les devers.

L’empeigne légère en mesh technique garantit une bonne respirabilité sans nuire au maintien du médio-pied. La languette fine et le système de laçage asymétrique demandent de consacrer un peu de temps pour ajuster le bon réglage.

Des améliorations côté maintien

Semelle extérieure de la Adidas Terrex Agravic Speed Ultra 2, équipée de crampons plus profonds.
©Adidas

Si l’architecture de la chaussure reste globalement très proche de sa première version sortie en 2025, la Speed Ultra 2 s’équipe de crampons plus profonds sur sa semelle extérieure (3-4 mm contre 2 mm sur la premier modèle). Côté maintien, la Speed Ultra 2 semble s’améliorer par rapport au premier modèle. D’autre part, on a apprécié le drop de 8mm qui permet de ménager ses tendons et ses mollets à pleine vitesse.

Accroche : 18/20 – Souplesse : 18/20 – Stabilité : 18/20 – Confort : 16/20 – Amorti : 15/20

NOTE MOYENNE : 17

Poids : 275gr en 43 1/3 – Drop : 8mm – Prix : 230€

LES + Précision, accroche, sensation

LES – RAS 

Utilisation : Entrainement et trail sur sentiers moyennement à très techniques, sur courtes, moyennes et longues distances



Le Sanlam Cape Town Marathon deviendra, en 2027, le premier marathon africain à entrer dans le circuit des Majors. Ce 8ème marathon s’intègrera au prestigieux circuit des Abbott World Marathon Majors, marquant ainsi une nouvelle étape dans l’expansion mondiale du running sur route.

Avec l’intégration du Sanlam Cape Town Marathon, programmé le 23 mai 2027, le circuit passe de sept à huit courses officielles. Après Sydney, intégré au cercle des Majors en 2024, c’est désormais le continent africain qui rejoint pour la première fois ce prestigieux circuit mondial. Résultat d’un long processus d’évaluation, cette course symbolise « un moment historique pour l’internationalisation continue de la course sur route grand public », synthétise Hans-Peter Zurbruegg, vice-président senior d’Infront Sports & Media et responsable de la division Active Lifestyle.

De l’élite aux amateurs : l’esprit des Majors

Pour les finishers du Sanlam Cape Town Marathon 2026, pas d’inquiétude : l’« étoile provisoire » déjà attribuée se verra prochainement validée.

Le circuit des Abbott World Marathon Majors repose sur une organisation à double dimension. D’un côté, le championnat élite prend la forme d’une course aux points, dans laquelle les coureurs marquent des points en fonction de leur place sur le podium de chaque Majeur. De l’autre, une dynamique tournée vers les coureurs amateurs, dont l’objectif est de compléter l’ensemble des Majors de la série.

Jusqu’à présent, cette quête reposait sur les six marathons historiques — Tokyo, Boston, London, Berlin, Chicago et New York City — permettant d’obtenir la célèbre Six Star Medal.

Vers une possible Nine Star Medal

Avec l’arrivée de Cape Town dans son circuit, ce circuit au rayonnement mondial renforce son ancrage dans la culture running et son attractivité auprès des coureurs amateurs.

Par ailleurs, une Nine Star Medal est en préparation. Une neuvième course pourrait bientôt compléter la liste, si le Shanghai Marathon valide sa candidature en décembre prochain.

Une ouverture stratégique vers l’Afrique et le tourisme sportif

L’arrivée d’une course africaine dans un tel système est frappante parce qu’elle représente une ouverture historique vers l’Afrique. Le Cap apporte aussi une nouvelle dimension au circuit, notamment par sa culture, ses paysages et son système d’organisation. Les acteurs, qui travaillent depuis plusieurs années à l’élaboration de cette course, précisent que ce nouveau statut au sein du circuit des Majors devrait impacter positivement l’économie liée au tourisme pour le Cap : entre 40 et 50 millions de dollars, principalement via l’hébergement, le tourisme et les repas. D’après Hans-Peter Zurbruegg, il s’agit même d’une « étape majeure pour la communauté mondiale du running ». L’arrivée du Cap contribue ainsi à renforcer l’attractivité globale du circuit et sa pérennité à long terme.



À l’occasion du Run Experience à Paris, la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) a présenté MyDataRun, une plateforme digitale pensée pour aider les pratiquants à mieux suivre, comprendre et améliorer leurs performances en toute sécurité. Son lancement officiel a été annoncé ce jeudi dans un communiqué.

Alors que le cap symbolique du million de Pass Prévention Santé (PPS) enregistrés vient d’être franchi, la FFA confirme son rôle central dans la structuration d’une discipline en pleine expansion. Selon le dernier baromètre Finishers, réalisé en partenariat avec l’Union Sport & Cycle et basé sur plus de 4 millions de résultats de courses en France, le running n’a jamais été autant pratiqué.

Une plateforme pour analyser et progresser

la plateforme MyDataRun qui sera lancée par la FFA fin mai permettra de comprendre et améliorer ses performances en toute sécurité.

Officiellement lancée, MyDataRun s’appuie sur les données des courses labellisées par la FFA collectées depuis plus de vingt ans. L’outil permettra à chaque coureur de retrouver l’ensemble de ses résultats, d’analyser sa progression par distance, par période ou par lieu de course, et de se situer dans le temps.

Les utilisateurs pourront également définir des objectifs, suivre leur évolution et se comparer :

  • à eux-mêmes au fil des saisons
  • aux barèmes fédéraux (du niveau départemental 7 au niveau international A)
  • ou à l’ensemble des utilisateurs de la plateforme

Accessible aux licenciés et détenteurs d’un PPS via un navigateur web, MyDataRun intégrera aussi un calendrier des courses passées et à venir, ainsi que l’accès simplifié aux attestations officielles. Un justificatif de performance pourra également être généré, facilitant l’accès à certains sas prioritaires sur les grandes courses françaises.

De nouvelles fonctionnalités apparaîtront progressivement sur la plateforme, notamment pour intégrer les performances réalisées en trail ou encore développer davantage la gamification de la plateforme, qui permettrait de susciter un meilleur taux d’engagement.

La FFA renforce son rôle d’accompagnement santé

la plateforme MyDataRun qui sera lancée par la FFA fin mai permettra de comprendre et améliorer ses performances en toute sécurité.
©Remi Blomme

Au-delà de la performance, la Fédération insiste sur la dimension santé et prévention. Le PPS a été enrichi avec l’appui d’experts médicaux, dont le Pr François Carré, cardiologue et médecin du sport au CHU de Rennes.

« La sécurité et la santé des pratiquants sont mieux prises en compte avec le PPS qu’avec un certificat médical classique. La récupération, le sommeil ou l’alimentation sont des enjeux majeurs pour tous les coureurs », rappelle le Dr Frédéric Depiesse, membre de la commission médicale de la FFA.

Selon une enquête fédérale, 69 % des coureurs déclarent pratiquer en solo, renforçant la nécessité d’un accompagnement structuré. « Dans ce contexte d’engouement pour le running, la Fédération doit être un interlocuteur pour tous les pratiquants, pas seulement les licenciés », souligne de son côté Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée de la FFA.



Il y a 41 ans, le Tour du Lac d’Aiguebelette ressentait ses premières pulsations, au rythme de foulées confidentielles. Pendant 34 ans, la famille Morat a porté l’évènement, lui insufflant vie et âme, propulsant cette atypique routarde au rang de grande classique savoyarde, attirant amateurs comme performeurs. En 2021, après deux cuvées tombées à l’eau, la course prend son second souffle avec le passage de relais à l’asso Tour du Lac d’Aiguebelette, en coordination depuis cette année avec l’agence évènementielle Balise, fondée par Hugo et Thierry Baligand, duo père fils aussi punchy qu’investi, soutenus par leur team motivée de 110 bénévoles.

Exit donc le Tour du Lac d’Aiguebelette, le renouveau commence par le nom, qui prend un coup de glow : Tour Lac Aiguebelette. « Ce nom est plus moderne, plus esthétique et plus facilement déclinable. Il nous offre davantage de perspectives d’évolution pour les années à venir. » explique Hugo Baligand.

La dynamique est bonne et, après 1650 inscrits sur la 40e édition, la mouture 2026 voit son attractivité bondir, avec un record de 2350 dossards, évaporés en 3 jours chrono, sésames pour pouvoir se challenger sur ces 17km prenant leur source au cœur du lac d’Aiguebelette, site Natura 2000, territoire d’exception, aussi magique que majestueux, mais fragile, bien souvent victime de son succès.

C’est donc en pleine conscience de ses atouts mais également de la nécessité de respecter et préserver ce site classé Réserve Naturelle Régionale que toute l’équipe du TLA travaille collectivement pour limiter son impact environnemental et proposer une aventure sportive et humaine responsable, qualitative, engagée et conviviale. Au menu donc, gestion et traitement des déchets, tri, limitation des emballages à usage unique et utilisation de contenants personnels, consignes aux coureurs, covoiturage, parcours tracé sur de l’existant, balisage temporaire, prestataires locaux…

A ces mesures se greffe une proposition originale : les participants avaient la possibilité de renoncer à leur médaille, permettant ainsi de reverser 920 € à la Fédération des Associations de Protection du Lac d’Aiguebelette. Autre initiative, aussi inscrite dans le tissu associatif local, les dossards solidaires ont permis de reverser 1 500 € à Handisport Savoie dans le cadre du dispositif « Jeunes à potentiel », qui accompagne les jeunes sportifs vers l’accès à la performance.

Des perfs à l’horizon

Coureur pris en contre-plongée, sur le bitume, encouragé par les spectateurs
©Marjorie Perrot

Dimanche 07 juin. La matinée débute à peine. La rive Ouest s’éveille doucement au bruissement des premiers des 2064 runners venus déguster ce savoureux tracé aux vues imprenables sur le lac, fluide mais exigeant tapis roulant de 17km/80m+ en sillonnant totalement le tour.

L’édition 2025 fut marquée par des performances records, avec le second sacre après 2024 de Corentin Pellicier en 53:27, et, côté dames, de Magali Aureille en 58:55.

Les records tomberont-ils cette année ? Les regards sont tournés vers Guillaume Adam (RunMotion Team), second 2025, vainqueur 2022 et 2023, déterminé à reprendre le lead, et, du même coup, sa revanche. Il aura fort à faire, notamment face à la tête d’affiche, Corentin, qui remet son titre en jeu. Côté dames, Magali se mesurera autant aux autres qu’à elle-même, pour tenter de faire mordre la poussière à son chrono 2025.

9h se rapproche et la foule de coureurs, escortée de ses supporters, enfle, comblant parkings et piste cyclable, pour rallier l’aire de départ sur le site de la base départementale d’aviron, où boissons chaudes et viennoiseries les attendent sur l’espace détente outdoor.

On fire !

Spectateurs encourageant les coureurs du Tour du Lac d'Aiguebelette
©Marjorie Perrot

Le mood est bon, sportif, positif, convivial, fébrile aussi, chacun attendant avec impatience le signal qui les propulsera vers un run endiablé, pressé de mettre le feu au lac !

9h. Enfin. Sous les ovations du public, chauffés par la voix du speaker, Pierre Veillet, la masse des coureurs explose au coup d’envoi, impulse puis s’élance, immense cœur vibrant à l’unisson, faisant leur le mantra de la course «prêts à vibrer ?»

Et ça trace vite ! L’allure est imprimée avec fluidité et énergie. Une poignée de minutes plus tard, les premiers s’affranchissent déjà du passage à la pointe Nord du lac, basculant sur la rive Est, encore nichée dans l’ombre protectrice de la montagne, où piste et bitume se partagent l’espace, surplombant les eaux encore engourdies par la nuit, reposant contre l’Epine, sous le regard du fameux Mont Grêle, son point haut.

Le soleil, lui, attend plus loin, bien décidé à corser l’épreuve au moment opportun. Km 2,5. L’atmosphère se tend soudain alors que les voitures ouvreuses dévoilent au regard les premiers challengers, Guillaume Adam et Antoine Mortamet, déjà lancés dans un véloce bras de fer, l’asphalte comme juge de paix, talonnés de près par Corentin Pellicier et Bastien Ferrari, augurant une course sous tension.

Peu à peu, à leur suite, le flot de coureurs, d’abord fin filet, se mue en rivière. Les pas résonnent contre la montagne, les mines sont souriantes mais le regard, déterminé, et le souffle, concentré. La fatigue n’est pas encore installée. Jambes fraîches et esprits focus, tous savent que défi du jour ne se laissera pas balayer facilement, il faudra en garder sous le pied pour tenir les quelques 15km restants, chacun dans son objectif de course. 

Après un passage sous la Tête de Cheval, gardienne du lac, naguère spot très prisé des amateurs de via ferrata, direction la Combe avant de dérouler vers le port puis le village d’Aiguebelette-le-Lac, km 8, où attendent supporters et ravito, dans une ambiance musicale et festive.

Boulets de canon !

Coureurs sur le bitume, pris en contre-plongée
©Marjorie Perrot

Défilent ensuite sous les semelles, Lépin-le-Lac, km 11,5 et sa deuxième fan zone/ravito, à l’ambiance survoltée. Après ce shot d’énergie, il est temps d’embrayer vers la rive Ouest et Saint-Alban-de-Montbel, rejoignant ainsi la piste cyclable qui ceint une partie du lac.

A l’approche du Sougey, qui les introduira dans l’ultime portion, la victoire et un repos bien mérités dans le viseur, les coureurs oscillent entre regain d’énergie et utilisation de leurs toutes dernières ressources. Une ligne droite, puis une autre, et le dernier virage se dessine, balisé par une haie de supporters en grande forme, en communion, hurlant leur joie, leur soutien, leur admiration, accompagnant les coureurs jusqu’à la libération de la ligne d’arrivée, l’explosion de fierté, puis le relâchement.

Médaille autour du cou, les 2 060 finishers peuvent enfin rejoindre familles et amis sur l’espace herbeux de la base d’aviron et savourer leur victoire, tout en picorant dans le ravito d’arrivée.

Fin du suspense ! Les records sont tombés, encore ! Chez les messieurs, comme les dames, des temps canons ! Exit la large victoire de la 40ème ! Au terme de deux derniers tiers de course plongés dans un duel haletant, Guillaume Adam enclenche le NOS sur son final et arrache la victoire et sa revanche à 2 secondes sur Corentin Pellicier, en 52:55, tout deux ayant largement creusé l’écart derrière eux.

Guillaume bat ainsi le record établi en 2025 par Corentin de 32 secondes et, cerise sur le gâteau, améliore son chrono perso de 2 minutes ! Le talentueux licencié de l’Union Olympique Albertville Tarentaise monte donc cette année sur la seconde marche en 52:57, tandis que son co-licencié Antoine Mortamet s’octroie une belle troisième place en 55:10.

Côté féminin, c’est de nouveau Magali Aureille, de l’Athlé St Julien 74, qui l’emporte avec une confortable avance sur sa seconde, Laurie Lindekens, également de l’UOAT (01:03:09), battant son propre record 2025 de 58:55 en claquant un superbe 58:14 ! Annelyse Dagorne, de l’Uson Athlé Nevers vient boucler ce brillant trio gagnant en 01:04:53.

Clap de fin

Tandis que coureurs et accompagnants se dispersent peu à peu, cap vers les plages alentours pour certains, irrésistiblement attirés vers les eaux délassantes du lac, d’autres par les burgers, pizzas et autres victuailles réconfortantes proposées par les divers snacks et restaurants du coin, la team TLA commence doucement à replier, avec la satisfaction d’une cuvée 2026 réussie.

Ne reste plus à l’orga qu’à dresser, à tête reposée, le bilan de cette belle journée sportive et populaire. Hugo Baligand, orga heureux : « Nous sommes particulièrement fiers de cette édition 2026, fruit de plusieurs mois de travail. Il s’agissait également de la première édition organisée avec l’agence Balise, que nous avons fondée avec Thierry. Un immense merci à toutes les personnes qui ont contribué, de près ou de loin, à la réussite de cet événement : nos bénévoles, nos prestataires, notre équipe de freelances, nos partenaires ainsi que les collectivités qui nous accompagnent. La réussite d’un événement comme celui-ci repose avant tout sur l’engagement collectif de toutes ces personnes. Voir autant de sourires, d’émotions et de satisfaction chez les participants, c’est ce qui nous rend le plus fiers aujourd’hui. Rendez-vous en 2027

Ils l’ont fait !

Damien et Anaïs assis dans des transats, médaille autour du cou
Damien et Anaïs ©Marjorie Perrot

Rencontrés au détour des transats, Damien et Anaïs, deux amis finishers, en plein grignotage ! 01:58:06 et 01:58:17.

« La course s’est bien passée mais il a fait chaud sur le retour, on prend beaucoup de soleil sur le bitume alors que la première partie était hyper ombragée. Le parcours était plutôt roulant et sur les seules bosses à passer, il y avait un peu de monde qui nous attendait, bien joué par l’orga ! Dans ces moments un peu compliqués, le fait qu’il y ait du public, ça motive. L’ambiance au sein du peloton était sympa et il y avait régulièrement des points avec les supporters sur un parcours de 17 km quand même assez court. On a beaucoup apprécié le fait d’avoir notre prénom en gros sur le dossard, du coup, il y avait beaucoup de gens qui criaient notre prénom et ça c’était vraiment cool ! L’espace décontracté outdoor où l’on peut se poser sur les transats ou sur l’herbe est top ! Pour nous, c’est une première ! Peut-être une offre de repas coureurs serait un plus. Partis ensemble et arrivés ensemble, nous sommes très heureux de notre épreuve, on est passé juste sous notre objectif de course des 2h, parfait ! »

Damien et Anaïs

Classement 17 km

Hommes : Guillaume Adam 52:55 – Corentin Pellicier 52:57 – Antoine Mortamet 55:10

Femmes : Magali Aureille 58:14 – Laurie Lindekens 01:03:09 – Annelyse Dagorne 01:04:53



Qu’on soit marathonien, traileur, joggeur du dimanche ou adepte des longues sorties estivales, un même problème peut gâcher le plaisir : les frottements cutanés. Conseils pour épargner sa peau.

Trois règles d’or : tester tenue, chaussures et chaussettes avant une course ; s’appliquer une crème anti-frottement ; protéger les zones sensibles ; ne pas négliger l’hydratation et la récupération.

Coureuse au départ d'un sprint sur une piste d'athlétisme.
©Zsport – Les irritations sous la poitrine sont fréquents chez les coureuses d’endurance. Le choix d’un soutien-gorge adapté est particulièrement important

Vous avez peut-être déjà vécu cette expérience désagréable : une rougeur qui pique, une brûlure qui s’installe et transforme chaque foulée en supplice. Et le pire ? La douche d’après-course, qui révèle par une douleur vive toutes les zones agressées par les frottements.

Ces irritations cutanées, parfois bénignes mais parfois très handicapantes, touchent aussi bien les hommes que les femmes. Elles apparaissent souvent au moment où l’on s’y attend le moins et peuvent transformer une course en véritable calvaire. Si les frottements concernent souvent le haut du corps (tétons, aisselles, cuisses, brassière…), ils touchent aussi très fréquemment les pieds, avec un désagrément bien connu : les ampoules.

Pourquoi les frottements apparaissent-ils ?

Coureuse métisse, cheveux lâchés, en brassière blanche.
©Anita

Lors de la course, chaque foulée et chaque mouvement créent des microtraumatismes répétés sur la peau. Les zones de contact (textile, matériel, peau contre peau, chaussure contre peau) deviennent vulnérables, surtout quand la transpiration s’en mêle. La sueur humidifie la peau, dissout la couche protectrice de sébum et le sel accentue l’abrasion. Pour les pieds, chaleur, humidité et sel favorisent la macération et fragilisent l’épiderme. Ajoutez une paire de chaussettes inadaptées, des chaussures neuves ou des lacets trop serrés : c’est la recette parfaite pour l’ampoule.

Quelles sont les zones les plus concernées ?

Chez les femmes : sous la brassière (poitrine, bretelles, dos), cuisses, ceinture abdominale et zones de contact sac/dos.
Chez les hommes : tétons, entrejambes, aisselles, ceinture abdominale (ceinture cardio, sac) et parfois la barbe avec les cols.

Quand l’ampoule gâche la course

Main tenant un pied
©AdobeStock

Les ampoules sont des cloques remplies de liquide, formées par le décollement de la peau après un frottement répété. Elles peuvent apparaître dès les premiers kilomètres ou au bout de plusieurs heures. Les zones classiques : talon, avant-pied et orteils. Une petite ampoule mal protégée peut devenir insupportable et forcer l’arrêt d’une course.

Que faire en cas de frottements pendant une course ?

Les douleurs peuvent parfois être si intenses qu’elles empêchent de maintenir l’effort. Sur des épreuves longues comme un marathon, un trail ou un ultra, ces irritations font partie des principales causes d’inconfort, et parfois d’abandon.
Sans prise en charge rapide, surtout sur des courses longues ou à étapes, les frottements peuvent dégénérer : échauffements, irritations, véritables brûlures cutanées, plaies ouvertes et même saignements — notamment au niveau des seins chez les hommes. Sans compter les risques infectieux si la zone n’est pas nettoyée après la course.

Les bons réflexes de prévention

  • Privilégiez les textiles techniques respirants qui évacuent la sueur. Optez pour des vêtements sans coutures saillantes ou à coutures plates. Les femmes doivent choisir une brassière adaptée, ajustée mais pas trop serrée : il faut parfois tester plusieurs modèles avant de trouver la bonne.
  • Soignez le choix des chaussettes. Elles doivent être adaptées à votre foulée et déjà testées à l’entraînement (jamais neuves le jour J !). Optez pour un modèle technique (chaussettes de tennis en coton interdites), respirant et sans couture au niveau des orteils.
  • Ajustez votre matériel. Sac d’hydratation, ceintures, brassards : trop lâches, ils bougent et frottent ; trop serrés, ils compriment et irritent. Serrez bien vos lacets, mais pas trop, pour éviter que le pied ne glisse dans la chaussure. Et surtout, testez tout votre matériel avant toute compétition.
  • Protégez votre peau. Appliquez sticks ou crèmes anti-frottements sur les zones sensibles (cuisses, aisselles, poitrine, pieds) avant la course. En trail, pensez à glisser un stick anti-frottements dans votre sac avec une paire de chaussettes de rechange.
    La vaseline reste un classique efficace pour les longues distances, mais il existe aujourd’hui des produits plus spécifiques et très performants (voir notre sélection).
  • Hydratez et soignez. Après l’effort, lavez doucement les zones irritées et séchez-les bien. Même précaution avant d’enfiler les chaussettes. L’application régulière d’une crème hydratante rend votre peau plus souple et plus résistante. Une peau bien hydratée résiste mieux aux frictions.

Comment soigner les frottements ?

Coureuse se tenant l'épaule gauche, à cause d'une douleur de forttement.
©gumpapa-AdobeStock

Nettoyez la zone à l’eau tiède, sans frotter. Utilisez un antiseptique local pour éviter une infection (de préférence un produit qui « ne pique pas », type Diaseptyl ou Biseptine). Appliquez une crème cicatrisante et laissez la peau respirer. En cas de plaie importante, protégez la zone avec un pansement adapté lors des prochains entraînements.

Que faire avec une ampoule ?

En course, ne la percez pas pour éviter risque d’infection et douleur accrue. Protégez-la avec un pansement adapté mais évitez les hydrocolloïdes (double peau type Compeed) : l’ampoule risque de se développer dessous et, pire, le pansement peut bouger et arracher la peau déjà fragilisée.
La solution : une fine compresse stérile non tissée, découpée à la taille de l’ampoule, recouverte d’un large sparadrap micro-tissé extensible, ou d’un pansement avec bande élastique collante — attention à ne pas trop serrer pour ne pas bloquer la circulation sanguine ni gêner le gonflement naturel du pied pendant l’effort.
Après la course : nettoyez, désinfectez, protégez. Si l’ampoule est très gênante ou infectée, consultez.

6 zones à risque + les bons gestes

  • Tétons (hommes)
    Pansement protecteur ou stick, tee-shirt technique.
  • Poitrine / sous la brassière (femmes)
    Brassière adaptée + stick anti-frottement sous les élastiques. Pose d’un tape pour réellement protéger les zones à risque.
  • Cuisses (hommes et femmes)
    Cuissard long, crème protectrice, éviter les shorts trop amples.
  • Aisselles
    Débardeur ajusté, coutures plates, stick protecteur. Pas de coutures saillantes.
  • Dos / ceinture abdominale (sac, cardio)
    Ajuster correctement les accessoires, éviter le trop lâche, protéger avec crème ou tape sans l’étendre trop, juste sur la zone potentielle de friction.
  • Pieds (ampoules)
    Chaussettes techniques sans couture, chaussures adaptées, stick ou pansement sur zones à risque, rechange en ultra.

Notre sélection

  • Baume alpin Monteymond Nature
    Riche en huiles végétales et beurres, aux extraits de romarin, lavandin et calendula. Efficace en anti-frottements comme en hydratation quotidienne. Bio, avec certaines huiles essentielles cultivées sur place, au pied de la chaîne de Belledonne en Isère. 17 € les 50 ml sur monteymond-nature.fr
  • Tingerlaat SOS Frottements
     Non grasse (au beurre d’Allanblackia), conçue pour éviter et réparer les frottements. Elle laisse la peau respirer sans l’étouffer, renforce le film hydrolipidique et calme la douleur. Tient même par 35 °C. 17,90 € le pot de 65 g.
  • Produits Rgentec
    Trois produits, trois textures et trois usages pour résoudre les problèmes de peau. Avec une crème au menthol (After Sport) à appliquer sur toutes les zones habituelles d’irritations ou d’échauffement ; un sérum (Shock and Roll) régénérant fluide avec bille roll-on pour apaiser les zones d’inconfort ; et une crème réparatrice (Bye Bye) protectrice pour une application plus localisée. 24,90 € le tube, 25 € chaque sur rgentec.com/fr


Boire est primordial dans les efforts d’endurance, on ne vous apprend rien. Sauf qu’en matière d’hydratation, on lit parfois tout et son contraire.  Le point avec le Dr Patrick Basset, directeur médical du Marathon de Paris et de nombreuses autres épreuves de trail/running.

Il faut boire avant d’avoir soif.

FAUX. La sensation de soif apparaît en temps normal quand on est légèrement déshydraté. Mais contrairement à ce qui a longtemps été cru, cela n’affecte pas la performance et tout notre système s’adapte lors d’un effort physique et développe une réelle capacité à gérer les liquides de l’organisme. La sensation de soif arrivera au moment opportun pour s’hydrater, il faut donc boire à sa soif.

Il est préférable de boire trop que pas assez.

FAUX. Une surhydratation est plus dangereuse qu’une déshydratation. Elle peut entraîner une hyponatrémie, baisse du taux de sodium sanguin à l’effort, conséquence de l’hyperhydratation. Cette pathologie connue chez les buveurs de bière qui enchaînent les pintes, existe aussi chez les coureurs.

Et il faut savoir que l’on observe plus de cas d’hospitalisations pour surhydratation que pour déshydratation après les compétitions de course, et ce quelle que soit la distance ! Cela peut entraîner des problèmes graves par une rétention d’eau dans les cellules qui peut aller jusqu’au décès notamment par gonflement du cerveau.

Hydratation Trail © Salomon

Il faut boire régulièrement et en petites quantités.

FAUX MAIS… Si on boit trop peu, l’eau stagne dans l’estomac et n’est pas absorbée, si on boit trop d’un coup, on peut perturber son système digestif. Il faut cependant distendre un minimum l’estomac pour accélérer sa vidange mais boire trop serait inconfortable. Pour s’hydrater correctement, il est possible de consommer une boisson sucrée-salée (souvent riche en sodium). Aussi la quantité de liquide à prendre pour s’hydrater est un juste milieu et le meilleur moyen de ne pas se tromper est de boire à sa soif !

Il faut beaucoup boire avant et après une compétition.

FAUX. Avant une course, il faut simplement chercher à avoir la bonne hydratation pour ne pas arriver surhydraté car dans ce cas, le système rénal mis au ralenti par l’effort ne pourra pas éliminer suffisamment l’eau par les urines. On risque ainsi l’hyponatrémie. Même sans arriver jusque-là, trop boire juste avant une course, c’est risqué d’aller aux toilettes toutes les cinq minutes…

En ce qui concerne l’après-course, deux problèmes se combinent. Tout d’abord, le corps, jusque-là au ralenti, va se mettre à absorber d’un coup toute l’eau non absorbée durant la compétition. Ensuite, le système rénal, lui, n’aura pas encore récupéré et refusera de produire tout de suite des urines. Donc, si on boit trop, trop vite, on risque là aussi une hyperhydratation. On reste vigilant aux quantités d’eau absorbées, toujours en essayant de respecter sa soif.

©Marathon des Sables

Plus il fait chaud et plus je bois.

VRAI MAIS… Il ne faut pas boire n’importe quoi. La chaleur entraîne d’importantes pertes d’eau par la transpiration, mais aussi des pertes de minéraux. Pour s’hydrater correctement, il faut donc consommer une boisson sucrée-salée (de type isotonique, mais souvent la quantité de sel présente n’est pas suffisante).

Le sel (sodium) va favoriser l’hydratation et permettre le bon fonctionnement cellulaire alors que le sucre permettra une meilleure absorption de l’eau par l’organisme. Mais tout est encore une question d’équilibre. Après de nombreuses études, ce sont tout simplement les cubes de bouillons salés dilués dans de l’eau qui apporte tout ce dont le coureur peut avoir besoin et notamment en cas de course par temps chaud.

Quand il fait froid, l’hydratation est moins importante.

VRAI MAIS… En courant, 75 % de notre énergie se disperse sous forme de chaleur et élève notre température. Pour lutter contre cette élévation de chaleur, nous transpirons. Notre transpiration s’évapore, ce qui permet le refroidissement de notre corps ; c’est pour cela qu’il ne faut pas bloquer sa transpiration (tant pis pour les odeurs) car la sueur ne s’évapore plus et on perd alors tout le bénéfice de la transpiration.

C’est aussi pour cela qu’on supporte moins les climats chauds et humides car l’évaporation de la transpiration est moins efficace. S’il fait chaud, on transpirera plus et il faudra davantage compenser les pertes, mais le sport, même par temps froid, demande de compenser nos pertes hydriques. Là encore, faites confiance à votre sensation de soif.

L’eau seule suffit à maintenir une bonne hydratation.

VRAI ET FAUX. Il faut coupler l’eau avec un apport en sucre et en sel pour compenser la perte hydrique. L’idéal est une bonne boisson salée comme un bouillon salé notamment en trail ou alors une boisson isotonique, bien dosée en sodium et en glucides mais, en lisant les informations, il n’est pas toujours évident de voir ce qu’il y a dedans. On peut aussi essayer de faire sa propre boisson. Un tiers de jus de raisin pour deux tiers d’eau et une pincée de sel. Ce ne sera pas la boisson idéale mais elle sera correcte et toujours plus riche en minéraux que de l’eau pure !

©Marathon des Sables

La déshydratation favorise les crampes.

FAUX. Aucune étude n’a prouvé que les crampes seraient dues à une quelconque déshydratation, un manque en calcium, magnésium ou potassium. En revanche, une étude récente et très bien documentée montre le bénéfice très net d’une tranche de citron à croquer pour soulager les crampes immédiatement ou encore du jus de cornichons (vinaigre). Certes, pas facile à consommer en course mais terriblement efficace. Pour expliquer les crampes, les dernières tendances pencheraient davantage vers un excès de sollicitation des muscles, donc le meilleur moyen de les éviter, c’est de vous entraîner !

Quand je perds trop de poids en transpirant, je perds aussi mes performances.

FAUX. Des études ont montré que perdre 2 % de son poids lors d’une épreuve physique entraînait environ 20 % de pertes de performances physiques et mentales. Mais ces études ont été réalisées en laboratoire dans des conditions bien loin de la réalité.

De nouvelles études, plus proches du réel, tendent au contraire à montrer que chez les coureurs de tous niveaux, et notamment de très haut niveau, la déshydratation suit le niveau de performances. C’est le cas par exemple du champion Haile Gebrselassie qui, sur marathon lors de l’un de ses records du monde, avait perdu plus de 9 % de son poids de corps. Attention, il est question d’athlète élite !



Dévoilée lors d’un événement au Hameau Albert 1er de Chamonix au printemps 2026, la chaussure Rossignol Vercors ancre davantage la marque française dans le paysage trail. Un modèle conçu pour avaler les kilomètres en montagne, sans négliger le paramètre confort.

L’histoire de la marque Rossignol commence dès 1907 et se tourne initialement vers le ski. Après son arrivée ambitieuse sur le marché du trail en 2024, la marque française continue d’étoffer sa gamme avec la Vercors, un modèle taillé pour fournir du confort sur la durée.

Chaussure trail Rossignol Vercors bleue, présentée de profil, sur fond blanc.
©Rossignol

L’héritage « montagne »

Focus sur la Rossignol Vercors bleue, lassée par les mains d'un homme.
©Rossignol

Contrairement au modèle Vezor pensé pour la vitesse et la Venosk pour la polyvalence, la Vercors est faite pour l’endurance. À l’essai, cette chaussure présente bien des atouts. C’est une juste mesure entre le trop et le pas assez sur l’amorti et la hauteur de stack. On se sent protégé des ressacs du sentier tout en ayant une belle qualité d’appui, et on peut aisément lâcher sa foulée sans être endormi par trop de moelleux.

Un modèle finement conçu pour l’ultra

Traileur élancé sur un sentier en herbe, avec à ses pieds les Rossignol Vercors bleues.
©Rossignol

On note une géométrie de modèle là-aussi intermédiaire, entre la forme classique et le rocker vers l’avant, favorisant une foulée fluide mais économe en énergie. La mousse d’amorti à la fois moelleuse et réactive, assure un confort durable, même après plusieurs heures d’effort. La semelle extérieure permet une adhérence très sécurisante sur la plupart des terrains et une excellente durabilité. Par ailleurs, sa plaque Diapazon Shield X-LT favorise le déroulé fluide du pied tout en réduisant la fatigue musculaire. Le drop de 6 mm donne un équilibre intéressant entre protection et dynamisme. Côté empeigne, le tissu mesh est respirant et s’adaptera aux pieds les plus larges, son élasticité permettant au pied de gonfler pendant la course. Le modèle intègre de nombreux matériaux recyclés, dans sa tige, sa doublure textile ou encore dans sa semelle extérieure. On notera enfin son excellent rapport qualité/prix.

Accroche : 18/20 – Souplesse : 18/20 – Stabilité : 18/20 – Amorti : 16/20 – Confort : 16/20

NOTE MOYENNE : 17,2

Prix : 160 € – Poids : environ 290 g en 43 – Drop : 6 mm

Les + Confort, polyvalence et accroche Les – RAS.
Utilisation : Entraînement et trails moyennes et longues distances sur tous types de sols



La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) lance U*NXT, une nouvelle marque destinée aux jeunes athlètes de moins de 25 ans. Le projet consiste à repérer les talents de demain, à travers un programme de circuit compétitif repensé.

U*NXT, qui signifie « le prochain, c’est toi », est une marque dédiée aux moins de 25 ans. Derrière ce projet, l’ambition de la FFA est de mettre en lumière les talents de demain. En s’adressant aux jeunes des catégories U18 à U23, U*NXT se veut moderne et connectée. Pour cela, des temps forts s’organiseront pour repérer les jeunes champions, à travers un circuit de compétition repensé et des contenus digitaux immersifs. Dès la fin du mois de juin, les premiers événements autour de la marque verront le jour.

Des premiers tests organisés dès le 24 juin à Paris

Le 24 juin à Paris, sur le parvis de l’Adidas Arena, se tiendra le premier événement de la marque. Cette journée réunira des jeunes de 12 à 23 ans autour d’un parcours pour tester leurs qualités athlétiques : sprint, la coordination, explosivité… L’expérience sera notamment encadrée par le regard d’athlètes de l’Equipe de France.

Lors de ce temps fort, un tirage au sort donnera la chance à plusieurs participants d’assister au Meeting de Paris, le 28 juin prochain. Là-bas se retrouveront notamment les plus grands noms de l’athlétisme.

Un nouveau visage pour les Championnats de France Avenir

Les profils retenus lors du test de qualités athlétiques seront quant à eux invités aux prochains Championnats de France à Charléty du 16 au 19 juillet 2026. Les traditionnels Championnats de France Avenir changent ainsi d’identité pour devenir Championnats de France U*NXT. Au-delà du sport, la FFA s’engage pour rendre cet événement plus festif et attractif. Au programme : compétition, animations, concerts et actions de sensibilisation.

Le projet de la FFA grandira davantage à partir de 2027, avec son programme national de détection auprès des jeunes licenciés en coordination avec la direction technique nationale, les structures déconcentrées ainsi que les clubs de la FFA. Enfin, la marque lancera le U*NXT Tour dans les plus grandes villes de France, pour aller directement à la rencontre des talents sur le tout le territoire.

Avec U*NXT, la FFA semble chercher à moderniser son image auprès des jeunes générations. Pour Kevin Legrand, Vice-Président de la Fédération Française d’Athlétisme, U*NXT ouvrira la voie vers une nouvelle façon de vivre le sport : « Cette marque s’inscrit dans une vision de long terme avec l’ambition de réinventer l’expérience de l’athlétisme pour les jeunes générations, à la fois sur le terrain, dans les événements et dans la manière de vivre notre sport. »



L’entraînement après 50 ans devient un enjeu central pour continuer à performer en course à pied. À mesure que l’on avance en âge, maintenir ses performances devient un véritable défi. Pourtant, rien d’inéluctable. Il reste tout à fait possible de performer en catégorie master 3, et heureusement ! Une telle performance reste toutefois liée à une approche dynamique de l’entraînement, dans laquelle la variation des vitesses devient un atout indispensable. Une stratégie gagnante, capable de redonner l’élan, l’efficacité et l’enthousiasme d’un senior.

Le coureur de plus de 50 ans (master 3) a tout intérêt à diversifier au maximum ses séances d’entraînement. Par exemple, en intégrant différentes vitesses de course. Cette approche lui permettra de maintenir, voire d’améliorer ses performances et sa compétitivité, en ralentissant les effets naturels du vieillissement.

Non aux séances « pépères » !

Coureur en tee-shirt bleu sur un sentier.

Si vous vous cantonnez sans cesse aux mêmes séances « pépères » en endurance fondamentale, vous régresserez. Plus rapidement encore que lorsque vous étiez senior ou jeune master. Passé le cap des 50 ans, le corps a besoin de stimuli variés pour rester performant. Voici ce qui vous guette si vous ne variez pas suffisamment les allures :

Perte de vitesse et de puissance : en se focalisant sur une seule allure, souvent lente, la capacité à produire et à maintenir des vitesses élevées diminue progressivement, compromettant ainsi la performance globale.

Réduction de la résistance à l’effort : sans entraînements à intensité élevée, l’endurance aérobie se dégrade, entraînant une fatigue plus rapide lors des courses longues, notamment sur semi-marathon ou marathon.

Risque accru de blessures : un entraînement trop unidimensionnel favorise les déséquilibres musculaires et la surutilisation de certaines structures, augmentant le risque de pathologies chroniques comme les tendinites ou les fractures de stress. Par ailleurs, se limiter à une seule allure entraîne une perte de mobilité et de souplesse articulaire.

Régression des performances : une approche monotone accélère les effets du vieillissement physiologique, avec une baisse du tonus musculaire, de la coordination et de la capacité à soutenir l’effort dans le temps.

Comment maximiser les effets des séances à haute intensité ?

Homme courant sur une piste d'athlétisme de couleur bleue.

Vous l’aurez compris : après 50 ans, miser sur les séances de fractionné devient un levier majeur de progression. Ces séances dites « de qualité » doivent être programmées tout au long de l’année, dans la limite raisonnable de deux par semaine. Les séances complètes, balayant une large palette d’allures – VMA courte, VMA moyenne, VMA longue et seuil – sont particulièrement efficaces pour entretenir vitesse, endurance et efficacité neuromusculaire.

Mais attention : ce type de travail exige une préparation rigoureuse. Un échauffement soigné est indispensable pour maximiser les bénéfices tout en limitant les risques de blessure. Accordez-y au minimum 15 minutes, en combinant mobilisation articulaire et montée progressive de l’intensité cardiovasculaire. Ne bâclez jamais cette phase : elle conditionne la qualité de la séance et la durabilité de votre pratique.

De la même façon, le retour au calme est essentiel. Prévoyez environ 15 minutes, sous forme de footing très léger, complété par quelques étirements de base (mollets, tendons d’Achille, quadriceps). Dernière règle incontournable : respectez un délai de récupération de 48 heures avant toute nouvelle séance intensive. Le progrès passe aussi par le repos.

2 super-séances pour master 3

1. Fractionné pyramidal

Durée totale : 1 h 35

Échauffement – 15 minutes
10 minutes de footing, avec quelques accélérations sur 20 mètres dans la dernière minute, puis échauffement articulaire complet (nuque, épaules, genoux, chevilles).

Travail technique – 15 minutes
Sur une ligne droite de 30 mètres, effectuer les exercices suivants, retour au point de départ en marchant :
marche sur les talons / marche sur les pointes / marche sur les côtés du pied / foulées bondissantes de part et d’autre de la ligne / pas chassés à droite puis à gauche / pas croisés à droite puis à gauche / talons-fesses / montées de genoux / jambes tendues avec accélération sur la fin.
Terminer par un tour de piste en footing.

Corps de séance – 40 minutes (VMA+ / VMA / seuil)
30’’ à 110 % VMA récup 30’’ footing
60’’ à 100 % VMA récup 60’’ footing
120’’ (2 min) à 95 % VMA récup 120’’ footing
240’’ (4 min) à 90 % VMA récup 180’’ footing
480’’ (8 min) à 85 % VMA récup 240’’ footing
240’’ (4 min) à 90 % VMA récup 180’’ footing
120’’ (2 min) à 95 % VMA récup 120’’ footing
60’’ à 100 % VMA récup 60’’ footing
30’’ à 110 % VMA récup 30’’ footing

Retour au calme – 15 minutes
Footing léger avec étirements très doux.

2. Séance d’accélération progressive

Durée totale : 1 h 30

Échauffement
Mobilisation articulaire (nuque, épaules, genoux, chevilles), puis 30 minutes de footing en endurance fondamentale (60 à 70 % VMA).

Corps de séance – environ 50 minutes
2 × 10’ allure marathon (75–80 % VMA), récup 3’ en trottinant
2 × 5’ allure seuil (81–85 % VMA), récup 3’ en trottinant
2 × 3’ allure 10 km (86–91 % VMA), récup 3’ en trottinant
4 × 400 m allure VMA (95–100 % VMA), récup 3’ en trottinant

Retour au calme
10 à 20 minutes en endurance fondamentale, avec étirements doux.

Nutrition et musculation : deux piliers à soigner

Après 50 ans, la performance et la durabilité du coureur reposent autant sur la récupération et la force musculaire que sur l’entraînement en course à pied.

Sur le plan nutritionnel, une collation post-effort associant protéines et glucides est essentielle après une séance intense. Les protéines (≈ 0,3 g/kg) favorisent la réparation et la reconstruction musculaire, tandis que les glucides (≈ 1 g/kg) reconstituent les réserves de glycogène. Consommés dans les 30 minutes suivant l’effort, ces apports optimisent la récupération, limitent les blessures et préparent efficacement les séances suivantes.

Côté musculaire, le vieillissement entraîne un déclin neuromusculaire (perte de masse et de qualité musculaire, fibres rapides moins sollicitées, tendons moins raides) qui pénalise vitesse, puissance et économie de course. La musculation devient donc indispensable après 50 ans pour préserver ces qualités. Deux séances hebdomadaires suffisent, centrées sur des exercices polyarticulaires (squats, fentes, soulevés de terre, mollets), avec un volume modéré mais une intensité réelle. Ce travail renforce la propulsion, améliore la stabilité articulaire, protège des blessures et permet de continuer à exploiter pleinement les séances de qualité en course.



Nouveau format initié par l’organisation Marathon des Sables en 2025, la MDS Crazy Loops revient cet été dans 5 destinations alpines. Le concept se rapproche davantage de l’esprit Backyard et du format ultra en général, sans la pression liée au chrono ou à la distance.

Pour son premier lancement en 2025, la MDS Crazy Loops prenait déjà place dans des sites alpins majeurs, à l’image de La Rosière ou de Courchevel. Cet été, de mi-juin à fin août, 5 courses seront organisées dans 5 destinations alpines réputées. Si le Marathon des Sables ne se contente plus seulement de son format emblématique datant de 1986 – le Legendary –, c’est pour servir un cadre plus expérientiel et accessible.

De la performance à l’expérience

Contrairement aux classiques formats ultra, les Crazy Loops ne visent pas une distance précise. Le concept se rapproche plutôt d’une course type Backyard – un événement à part entière pensé par Gary Cantrell, alias Lazarus Lake –, selon lequel les participants doivent parcourir une boucle de 3 à 5 km autant de fois que possible. Mais ici, pas de barrière horaire ni d’élimination. Les coureurs ont la liberté de courir comme de marcher, de dormir à tout moment puis de repartir à leur rythme. L’objectif en lui-même consiste à réaliser un maximum de boucles, selon l’envie et le niveau de chacun.

Sur ce format MDS transposé à l’univers montagnard, les participants signent pour l’expérience, tout en se détachant d’une variable qui conditionne généralement toutes les courses chronométrées : la performance.

5 sommets alpins et des formats à la carte

Plusieurs tentes jaunes sur fond de montagnes, pour servir aux participants qui ont choisi l'option bivouac.
La MDS Crazy Loops propose l’option bivouac pour une immersion totale dans le décor alpin ©DR

Pour servir ce cadre d’expérience outdoor, l’organisation Marathon des Sables s’installe cette année dans 5 stations alpines pour une immersion totale de trois jours :

  • Courmayeur
  • La Rosière
  • Morzine-Avoriaz
  • Courchevel
  • Val d’Isère

Ces lieux très typiques offrent en effet un cadre idéal pour le bivouac prévu à l’occasion des Crazy Loops. Là aussi, les participants ont le choix entre l’option tente individuelle fournie en montagne ou l’hébergement libre en station. Par ailleurs, la formule Crazy Loops s’assouplit, avec des formats de 3, 6, 9 ou 12 heures. Les participants sont libres de choisir celui qui correspond le mieux à leurs envies et à leur niveau. Cette déclinaison ancre davantage la MDS Crazy Loops dans son positionnement d’accessibilité et d’inclusion.

« Helping Runners » : l’esprit d’équipe au cœur des boucles

Fauteuil tout-terrain poussé par les Helping Runners lors du MDS Crazy Loops, en descente.
Les « Helping Runners » assistent les participants en fauteuil tout-terrain ©DR

En parlant d’inclusion, il faut dire que cette valeur est au cœur du concept Crazy Loops. Les personnes en situation de handicap inscrites à la course forment jusqu’à 7 équipages, en fauteuils tout-terrain. Alignés sur la même ligne de départ que les autres, ils vivent l’expérience ultra à leur façon, sans pression. Mais l’inclusivité ne va pas sans la solidarité. Pour inciter à la cohésion, l’événement a créé une sorte de rôle libre appelé « Helping Runner ». Ici, l’idée est de permettre à chaque coureur d’accompagner quand il le souhaite un équipage en situation de handicap. Une sorte de solidarité spontanée qui peut consister à pousser un fauteuil en montée ou tout simplement à sécuriser une descente.

Au cœur du projet MDS Crazy Loops, il y a le collectif et l’immersion. Parce qu’aujourd’hui le trail se tourne davantage vers une dimension inclusive et accessible.

Pourquoi la « marque-expérience » séduit

Un participant en fauteuil tout-terrain assisté par un "Helping Runner", lors de la MDS Crazy Loops.
©DR

Avec ses nombreux formats de course, du désert marocain aux plus beaux sites alpins, le Marathon des Sables n’est plus seulement un événement sportif de l’extrême. Il est progressivement devenu une « marque-expérience » qui plaît pour sa variété de formats et sa stratégie de démocratisation. L’explosion de la pratique loisir et de la volonté de se dépasser a sans doute participé au glissement de la quête de performance vers l’envie d’expérience.

Dans une époque où le trail gagne en visibilité, les pratiquants semblent s’orienter davantage vers des formats qui se font terreaux d’expérimentation, sans toutes les contraintes d’un format ultra classique.



2h03’53 » pour courir 21.1km à 80 ans (M9), c’est la performance Ana-Maria Faucon. Derrière l’exploit, une femme solaire, profondément résiliente, qui a transformé les épreuves de la vie en énergie pour avancer. Rencontre avec une athlète marseillaise pour qui courir est devenu bien plus qu’un sport.

Ana-Maria Faucon, vous détenez désormais le record du monde du semi-marathon dans la catégorie M9. Que ressent-on lorsqu’on devient championne du monde à 80 ans ?

Ana-Maria Faucon sur le podium, après son record sur le semi-marathon de Cavaillon
Ana-Maria Faucon sur le podium, après son record sur le semi-marathon de Cavaillon (2h03’53 »). ©DR

Ana-Maria Faucon — « Les premiers jours, j’étais très embêtée. Je ne réalisais pas vraiment. Et je me suis dit : « Mon Dieu, mais dans quelle histoire tu t’es embarquée ? » Vous savez, pour moi, la course à pied est un médicament. »

Sur la ligne de départ du semi-marathon de Cavaillon, dans quel état d’esprit étiez-vous ?

« Honnêtement, je pensais que seuls les jeunes pouvaient devenir champions du monde, pas une dame de 80 ans. Mais, au fond, je n’avais pas peur. J’étais tellement euphorique que je suis partie comme une flèche. Après, la fin a été difficile. »

Vous avez commencé à courir à 40 ans. Quel a été le déclic ?

« Un drame est arrivé dans ma vie : mon fils unique est tombé malade. Alors je me suis mise à courir. À Marseille, il y a la montée de la Gineste, une côte réputée très difficile. La semaine où j’ai appris sa maladie, je crois que je l’ai faite trois fois.

Puis j’ai rencontré Hocine Zeggane, mon coach. Il m’a dit : « Mais tu peux très bien courir avec nous ! » Et tout est parti de là. Cela me fait tellement de bien…

Aujourd’hui encore, dans le groupe, je suis la plus âgée. Il y a bien un monsieur de 72 ans, mais les autres sont tous jeunes. Souvent, je leur dis : « Qu’est-ce qu’une dame de 80 ans fait avec vous ? » Mais ils ne veulent pas que je parte. Ils disent que je suis leur mascotte. Ils sont magnifiques. Ce groupe est devenu une famille. Ce record du monde, c’est grâce à eux. Ce sont eux qui ont gagné, pas moi. »

Vous êtes licenciée au club Endurance Passion 13, à Marseille. À quoi ressemble une semaine d’entraînement ?

Ana-Maria Faucon en pleine course, devant un homme en tee-shirt rouge et un autre en tee-shirt blanc. Elle sourit au photographe.
©DR

« Il arrive qu’on ne fasse pas quatre séances par semaine. Mais lorsqu’on prépare une course, oui, on s’entraîne quatre fois, avec parfois de longues sorties. Je vais donc courir le lundi, le mercredi, souvent le vendredi et le dimanche. Et le mardi, j’ai une autre activité : je fais du flamenco. »

À 80 ans, comment réagit le corps ? Ressentez-vous parfois des douleurs ?

« Non, pas vraiment. Mais une fois, j’ai fait une bêtise (rires). Le groupe était parti faire un trail et j’ai monté la Gineste trois fois. Vous savez, je ne me contrôle pas toujours. La descente a été un peu périlleuse et j’ai senti une petite gêne au genou droit. Mais ce n’était rien de grave.

Comme je l’avais fait trois fois dans la même semaine, c’était un peu excessif. Le coach m’a grondée. Il m’a dit : « Tu es malade de faire ça ! » (rires). Mais quand je décide quelque chose, je vais jusqu’au bout. »

Vous dites souvent que la course à pied est votre “médicament”. Pourquoi ?

Ana-Maria Faucon tenant un bouquet de fleurs. Elle serre un proche dans ses bras.
©DR

« J’ai eu un mari handicapé dont je me suis occupée tout en travaillant. Ensuite, mon fils est tombé malade. Malgré tout, je voulais qu’il y ait de la joie à la maison.

J’ai couru une quinzaine de marathons, dont celui de New York. À chaque fois, je rapportais une coupe. Mon mari était tellement heureux… Moi, je voulais transformer le malheur en bonheur. Et surtout, je ne voulais pas qu’on me plaigne. Je ne supporte pas ça. »

Comment organisiez-vous votre quotidien entre votre famille, votre travail et le sport ?

« J’étais esthéticienne à mon compte. Pourtant, je n’ai jamais fait garder mon enfant. Je m’organisais pour être disponible, tout en gardant aussi des moments pour moi.

J’avais un grand jardin, une piscine, je faisais toujours quelque chose. Mais je n’étais jamais fatiguée. Dieu m’a donné une nature résistante. Peut-être que cela vient de mon père. Tout le monde parlait de lui. C’était un homme extraordinaire, très travailleur. Il gérait un restaurant, un dancing, un bar… Il aidait toujours ses amis. On dit souvent que je lui ressemble beaucoup. »

On dit aussi que vous êtes très coquette…

« (Rires.) Vous savez, je suis très croyante. Le matin, je vais à la messe très tôt… et je me maquille même pour y aller. Jamais je ne m’habillerai “en mémère”.

Parfois, je me dis que si je ne suis pas coquette, je ne peux pas avancer. La féminité aide beaucoup à se sentir bien. Et si l’on ne va pas bien soi-même, on ne peut rien apporter aux autres. »

La course à pied vous aide-t-elle aussi à vous sentir belle ?

Ana-Maria Faucon en pleine course, en tee-shirt rose. Elle sourit au photographe.
©DR

« Oh oui ! Déjà parce qu’elle m’aide à garder la ligne. Et puis, quand on court, je crois qu’il devient impossible de boire ou de manger n’importe quoi. J’ai toujours mené une vie très saine. »



Les kilomètres défilent sans souffrance grâce à la qualité de l’amorti de cette chaussure, pensée pour l’endurance, l’entraînement et la récupération.

La mousse généreuse de la semelle intermédiaire (stack de 36 mm au talon et 30 mm à l’avant), point fort de la The North Face Altamesa 500 V2, est à la fois volumineuse et légère. Elle atténue remarquablement les impacts tout en procurant un excellent rebond.

Stabilité et maintien sur tous les terrains

The North Face Altamesa 500 V2, la chaussure-confort adaptée à la longue distance et aux terrains techniques.

Sa plateforme élargie garantit une stabilité rassurante, indispensable sur les longues sorties en terrain instable. Son empeigne légère, sans couture et dotée d’un pare-pierres minimal, enveloppe bien le pied tout en le laissant respirer. Elle participe elle aussi à la stabilité lors des changements de terrain.

Cette base plus large offre une assise au sol qui limite les risques de torsion, tandis que la structure de la tige assure une transition fluide du talon vers l’avant-pied. Le pied reste ainsi parfaitement calé, même lors des dévers prononcés ou sur des sentiers techniques.

Un contrôle précis de la foulée

Ce maintien précis aide à contrôler la foulée et retarde l’apparition de la fatigue. À cela s’ajoutent les lacets crantés, qui restent parfaitement serrés au fil des kilomètres.

Autre bon point : la languette intègre une doublure interne anti-poussière ainsi que des ailettes latérales qui l’aident à rester bien en place. Ce soin apporté aux détails évite les frottements désagréables et garantit un confort durable, permettant au coureur de rester concentré uniquement sur sa performance.

Une semelle extérieure performante et polyvalente

Enfin, la semelle extérieure, équipée de crampons multidirectionnels de 4 mm, assure une accroche efficace aussi bien en montée qu’en descente.

Nos notes. Amorti : 19/20 Accroche : 18/20 Confort : 19/20 Stabilité : 18/20 Souplesse : 17/20

Prix : 150 € – Poids : 240 g en 38,5 ; 280 g en 43 1/3 – Drop : 6 mm

Les + Amorti, confort, légèreté, accroche. Les – RAS.
Utilisation : entraînements et trails toutes distances sur tous types de sols.



Cette Hoka Speedgoat 7 reste une référence de polyvalence et de technicité dans la gamme Hoka, avec quelques évolutions notables.

Première nouveauté, une mousse plus douce et plus résistante au tassement, qui préserve l’amorti au fil des kilomètres. Contrairement aux premiers modèles, cette 7e version de la Hoka Speedgoat offre une absorption des chocs très convaincante, sans rien perdre en réactivité lors des relances.

Une empeigne respirante et éco-conçue

La nouvelle empeigne, en textile tissé de polyester recyclé, s’est montrée très respirante à l’usage, tout en assurant un confort sans friction ni point dur.

Et Hoka n’oublie pas la protection sur les terrains cassants : le pied reste bien sécurisé sur les sentiers les plus techniques.

Technologie Vibram : une adhérence sans faille

Autre point fort, l’accroche se montre bluffante. Le caoutchouc Vibram Megagrip, associé à la technologie Traction Lug et à des crampons de 5 mm, garantit une adhérence de haut niveau. Ce combo technique permet d’aborder les terrains glissants avec une sérénité totale. La synergie entre la gomme ultra-adhérente et le design spécifique des crampons augmente la surface de contact avec le sol. Cette alliance optimise ainsi la traction en montée et la sécurité au freinage en descente.

Maniabilité et stabilité : l’effet du stack

Les coureurs les plus rapides noteront toutefois qu’avec un stack plus élevé, les sensations sont un peu moins proches du sol. Cela demande davantage de vigilance dans les dévers piégeux, notamment en raison de la largeur de semelle, pour préserver la stabilité latérale.

On a également apprécié l’intégration d’une tirette au talon et d’une languette à double soufflet. Un système plutôt efficace pour protéger le dessus du pied des inflammations.

Nos Notes. Accroche : 18/20 Amorti : 16/20 Confort : 16/20 Souplesse : 17/20 Stabilité : 16/20

Prix : 165 € – Poids : 275 g en 43 1/3 – Drop : 5 mm

Les + Accroche, polyvalence, confort.
Les – RAS.
Utilisation : entraînements et trails sur sentiers moyennement à très techniques, de la courte à la longue distance.



Les inscriptions pour l’édition automnale renommée Salomon EcoTrail Paris ouvrent leur porte dès 12h00, ce jour. Depuis sa naissance en 2008, l’EcoTrail Paris est devenue une rampe de lancement du trail en Île-de-France. Chaque année, l’événement se tient au printemps, mais pour la première fois, une deuxième version verra le jour le 17 octobre 2026.

Pour sa version automnale, l’événement change légèrement de nom et devient Salomon EcoTrail Paris. Au fond, toujours le même ADN mais pas tout à fait les mêmes formats ni les mêmes parcours. Unique en France, le trail urbain a su séduire la communauté de coureurs en amour pour le trail autant que pour la capitale française. C’est pourquoi l’EcoTrail propose pour la première fois cette année un second round. Les inscriptions ouvrent dès 12h00 aujourd’hui : les dossards risquent de partir très vite…

Trois distances, trois départs originaux

Coureurs en pleine montée, en direction d'un monument parisien
©Salomon EcoTrail Paris

Au programme de la première édition du Salomon EcoTrail Paris, trois formats de course sont proposés :

  • Le 20 km (200 mD+) : Départ au Tennis et Golf des Haras de Jardy, avec un passage par le Domaine National de Saint-Cloud.
  • Le 50 km (800 mD+) : Départ inédit au cœur du Domaine national du Château de Saint-Germain-en-Laye.
  • Le 80 km (1100 mD+) : Départ de l’Île de Loisirs de Cergy-Pontoise.

Si l’ADN de l’événement reste le même, les organisateurs ne se contentent pas d’un simple copié-collé de l’édition de printemps. Sur la version d’automne, de nouveaux parcours ont été tracés pour valoriser encore le patrimoine francilien, mais avec d’autres points de passage.

La garantie grossesse : une avancée majeure

Par rapport à l’EcoTrail de printemps, le Salomon EcoTrail d’automne a travaillé sur une nouveauté toute particulière : la garantie grossesse. Chaque participante se verra donc remboursée intégralement en cas de grossesse, sans condition ni souscription de garantie annulation. Un argument de vente fort, en faveur de l’inclusion des femmes dans le sport.

D’ailleurs, l’EcoTrail se veut accessible à tous. Il vise à inclure tous les profils de coureurs et proposer une expérience de course adaptée aux envies de chacun. Sur son site internet, l’événement met en avant son offre entreprises pour encourager les participants à vivre le défi à plusieurs. Le dispositif existe déjà pour l’édition de printemps, qui présente surtout son offre comme un outil de cohésion d’équipe. Parce que la cohésion dans une entreprise est finalement la même que la cohésion dans le sport.

Courir pour le patrimoine et la planète

Coureurs à travers les sentiers naturels parisiens, le long des arbres.
©Salomon EcoTrail Paris

Depuis ses débuts, l’EcoTrail a forgé son ADN autour de l’engagement environnemental. Il se traduit par son ambition de limiter l’impact écologique des compétitions sportives grand public. Et cela passe par le fait d’encourager les participants à utiliser au maximum les transports en commun pour se rendre à l’événement. Sur son site internet, le Salomon EcoTrail met en avant l’option du billet de train, par exemple. Et dans le Roadbook officiel de la version printemps, on y retrouvait déjà toutes les informations pratiques pour se déplacer dans Paris et accéder facilement à la course.

Quant aux ravitaillements, l’EcoTrail de mars privilégie essentiellement des produits locaux, de saison et bio lorsque c’est possible. Pour la version automnale, il n’existe pas encore d’informations sur les ravitaillements, mais a priori, aucune raison de changer un modèle qui est en lien direct avec l’ADN de l’événement.



Après la Skyward X à plaque carbone sortie en 2024, HOKA présente son nouveau modèle, la Skyward X 2. Grâce à une structure retravaillée, la marque a fait évoluer sa chaussure maximaliste pensée pour avaler les kilomètres sur route.

Avec la Skyward X déjà, HOKA proposait une chaussure maximaliste à plaque carbone taillée pour les entraînements quotidiens et les sorties longues. Mais deux ans après, la marque américaine d’origine française fait évoluer sa formule. La HOKA Skyward X 2 rassemble les éléments déjà appréciés des coureurs, à savoir le confort et le maintien, tout en les optimisant.

Entre amorti et dynamisme

Jambes en mouvement d'une coureuse, qui poste des chaussures HOKA rose pâle à ses pieds.
Après la Skyward X, HOKA présente la deuxième version du modèle maximaliste ©Dennis Wernersson

Par rapport au modèle Skyward X, la nouvelle chaussure HOKA présente quelques nouveautés. Sa nouvelle tige en mesh jacquard est davantage résistante, avec des détails réfléchissants pensés pour les sorties nocturnes. Sa structure globale a été finement retravaillée pour réduire le poids – 312 g pour le modèle homme, contre 320 g sur la Skyward X de 2024 – et la hauteur perçue sous le pied.

L’atout majeur de la Skyward X 2 reste toutefois son amorti. Pour proposer un confort maximal, la marque a opté pour une semelle intermédiaire composée d’une mousse PEBA premium, elle-même combinée à une mousse EVA supercritique. L’association des deux mousses doit permettre de concilier confort, retour d’énergie et durabilité. HOKA promet ici davantage de stabilité grâce à sa plaque carbone convexe.

L’avant-pied est protégé par un caoutchouc adhérent, tandis que la zone du talon bénéficie d’un renfort Durabrasion Rubber pour mieux sécuriser les appuis au fil des kilomètres. À noter que sa semelle extérieure renforcée améliore l’adhérence au sol tout en prolongeant la durée de vie du modèle.

L’alliée des routards

On l’aura compris, la HOKA Skyward X 2 se présente comme l’alliée parfaite des routards qui cherchent avant tout l’aisance du pied sur les longues distances. Sur le papier, la nouvelle HOKA semble pensée pour les footings longs ou les sorties de récupération. La marque mise alors sur un modèle orienté confort, malgré un gabarit maximaliste.

Prix : 230 € – Poids : 258 g (modèle femme en taille 40) / 312 g (modèle homme en taille 44) – Drop : 5 mm