Tout commence par une sensation de chaleur sur le côté externe du genou. Puis une douleur qui s’intensifie au fil des kilomètres jusqu’à forcer l’arrêt de l’activité. D’où vient le syndrome de l’essuie-glace ? Comment prévenir cette douleur et s’en débarrasser durablement ? Décryptage à l’aune de nouvelles recommandations médicales.

Chez les débutants, comme les élites, ce fameux syndrome de l’essuie-glace ou syndrome de la bandelette ilio-tibiale se transforme souvent en véritable casse-tête.

Pour comprendre cette blessure, il faut d’abord s’intéresser à son origine anatomique. Une bandelette fibreuse située sur le côté externe de la jambe relie le muscle tenseur du fascia lata au genou. Pendant de nombreuses années, le syndrome de l’essuie-glace a été décrit comme une pathologie de frottement.

En cause, une compression répétée

Schéma du genou chez le coureur, pour détailler les muscles et tendons qui composent cette partie du corps.

Aujourd’hui, ce modèle est dépassé. Plusieurs études récentes, notamment des revues de littérature en biomécanique, montrent qu’il s’agit en réalité d’une pathologie de compression répétée.

En cause : une contrainte mécanique excessive et répétée sur la bandelette. Cette pression entraîne une inflammation des tissus sous-jacents et génère la douleur caractéristique.

Ici, manque de progressivité dans l’entraînement, surcharge mécanique et faiblesse musculaire créent les conditions propices à l’apparition de la douleur.

Les études récentes en biomécanique mettent en lumière le rôle clé du moyen fessier, petit muscle stabilisateur de la hanche chargé de la maintenir dans l’axe. Quand il fatigue au fil des kilomètres, la jambe s’affaisse légèrement vers l’intérieur à chaque foulée, augmentant la tension sur la bandelette ilio-tibiale. C’est ici que l’analyse de Benoît Nave, ostéopathe, prend tout son sens. « Courir s’apprend, ce n’est pas aussi naturel qu’on le pense. Un mauvais chaussage, un déséquilibre musculaire ou un défaut d’adaptation peuvent suffire à accentuer la contrainte sur la bandelette, provoquant l’inflammation. » explique l’ostéopathe.

Ces mécanismes expliquent pourquoi de nombreux coureurs se blessent lors de leurs premières semaines de course à pied : le corps a besoin de s’adapter progressivement aux contraintes imposées par la course.

Adaptation et progressivité dans l’entraînement

La Clinique du Coureur, référence internationale en course à pied, est formelle : « L’adaptation est un principe fondamental dans la prévention des blessures. Le corps s’adapte dans la mesure où le stress appliqué ne dépasse pas sa capacité d’adaptation. »

Augmenter trop vite le volume, l’allure ou le dénivelé revient à imposer au corps une contrainte qu’il n’a pas encore appris à encaisser. Une étude publiée en 2025 dans le British Journal of Sports Medicine souligne que « si l’on augmente soudainement de 10 à 30 % la distance d’une sortie longue, le risque de blessure augmente de 64 % » !

Selon Benoît Nave, certains signaux doivent alerter. « Une douleur inhabituelle apparue pendant ou après l’effort, persistant plus de deux jours, est souvent le signe que votre corps n’a pas eu le temps de s’adapter à la charge d’entraînement. » En d’autres termes, si la douleur revient séance après séance, c’est probablement que vous en demandez trop, trop vite.

Voir notre article Une séance (de trop) peut tout gâcher !

Ce que dit la science… et ceux qui l’ont vécue

Dans la phase aiguë, l’objectif n’est pas d’arrêter totalement la course à pied, mais de réduire la charge mécanique pour calmer l’inflammation. On parle alors de repos relatif : s’entraîner moins, différemment, mais continuer de stimuler le corps. À l’inverse, la pause totale désadapte les tissus et complique la reprise, avec un risque accru de nouvelle blessure.

La Clinique du Coureur défend cette approche et préconise une variation des surfaces (route, sentiers, dénivelé) avec une gestion fine de la charge d’entraînement. Les anti-inflammatoires, eux, restent très discutés : s’ils atténuent la douleur à court terme, ils ne traitent pas la cause et exposent à des effets secondaires.

Rééducation fonctionnelle

Le traitement de fond repose sur la rééducation fonctionnelle. Le renforcement des muscles stabilisateurs de la hanche, notamment le moyen fessier, améliore le contrôle du bassin et réduit la contrainte sur la bandelette.

« Avec mon kiné, on a constaté que j’avais une faiblesse au niveau des fessiers, particulièrement du moyen fessier », explique Virgile Moriset, 2eme de la dernière SaintéLyon, victime de cette blessure. « On a travaillé là-dessus avec du renforcement musculaire, sans pour autant interrompre complètement la course à pied. »

Les spécialistes s’accordent à dire qu’un renforcement régulier, associé à une reprise progressive de la course, permet un retour complet sans douleur en quelques semaines. « C’est une blessure qui demande patience et rigueur. J’ai repris avec de très petites sorties : dix minutes deux fois par jour, puis quinze, vingt… Il faut être très progressif », ajoute-t-il.

Quelles solutions pour limiter les douleurs ?

Certaines entreprises proposent des solutions pour limiter ces douleurs, comme Flytex, qui a développé des manchons de compression destinés à la pratique sportive. Mais quelle est leur efficacité réelle pour le syndrome de l’essuie-glace ?

Une étude menée auprès de 17 basketteurs a montré une diminution des douleurs d’environ 22 % grâce à ces dispositifs. Dans le syndrome de l’essuie-glace, leur intérêt principal réside dans le maintien et le soutien musculaire : réduction de la fatigue, amélioration de la stabilité articulaire et meilleur contrôle du genou. En limitant la fatigue et les mouvements parasites, ils peuvent retarder la dégradation de la foulée et réduire les contraintes biomécaniques sur la bandelette ilio-tibiale.

Ces genouillères peuvent constituer une aide complémentaire intéressante lors des séances de running, mais elles ne remplacent pas la prévention, le renforcement ciblé et la gestion adaptée de la charge d’entraînement, piliers essentiels de la prise en charge du syndrome.

Deux conseils de pros pour venir à bout du syndrome de l’essuie-glace

Benoît Nave recommande notamment « d’augmenter la fréquence des pas tout en réduisant l’amplitude de la foulée, pour diminuer la contrainte sur la bandelette ».

Virgile Moriset, de son côté, insiste sur deux aspects : « Surveiller sa charge d’entraînement est le plus important. Depuis que j’ai intégré régulièrement le renforcement musculaire, je n’ai plus connu de pépins physiques. »



Une sportive peut se révéler plus ou moins fragile selon la période de son cycle menstruel. Connaître les quatre phases de ce cycle, apprendre à écouter son corps et adapter ses séances d’entraînement peut faire une réelle différence, tant en matière de bien-être que de performance.

Schéma circulaire du fonctionnement du cycle menstruel chez la femme.
Schéma du cycle menstruel chez la femme

Phase menstruelle (jour 1 à 5)

Malgré la fatigue et les douleurs possibles, le sport reste bénéfique. La perte de sang peut être plus ou moins importante et entraîner une anémie ou une diminution des réserves en fer, élément essentiel à la production des globules rouges. Or, ces derniers sont indispensables à la performance, à l’immunité, à l’endurance et à l’explosivité. Chez la joggeuse, on observe fréquemment un manque d’énergie — qui peut toutefois s’atténuer à partir du deuxième jour —, une majoration de l’inflammation et une récupération plus lente après l’effort. Le mot d’ordre : s’écouter et, dans l’idéal, se contenter de footings tranquilles.

Phase folliculaire (jour 6 à 14)

L’énergie est de retour. Elle augmente nettement, la résistance à la douleur s’élève et la capacité de réparation de l’organisme s’améliore, réduisant ainsi le risque de blessure. C’est le moment d’y aller ! La croissance d’un follicule stimule la production d’œstrogènes, favorisant une remontée de l’humeur, une meilleure utilisation des graisses et une capacité aérobie maximale. Séances de fractionné, tempo runs : la période est propice aux entraînements de qualité.

Ovulation (jour 14 à 16)

Quatre femmes courant les unes à côté des autres, sourire aux lèvres.

C’est le pic hormonal. La sportive se sent en pleine forme. Mais attention au relâchement ligamentaire souvent observé, avec une hyperlaxité accrue. Si les œstrogènes contribuent à renforcer les muscles, ils assouplissent également les tissus conjonctifs. Mieux vaut donc canaliser cet excès d’énergie pour éviter de se blesser.

Phase lutéale (jour 17 à 28)

Sportive les mains appuyées sur ses genoux, elle semble essoufflée.
©Suunto

La fatigue et la baisse de motivation peuvent réapparaître, accompagnées du fameux syndrome prémenstruel. Pour certaines, il se traduit par des céphalées, des douleurs abdominales, une éventuelle prise de poids ou encore une accélération du rythme cardiaque. Il peut être judicieux d’intégrer davantage de sorties longues en endurance fondamentale et de limiter les séances intenses, comme le fractionné. Plus que jamais, une alimentation équilibrée s’impose, tout comme le maintien d’une activité régulière afin de stimuler la sérotonine — la « molécule de l’humeur ».

80 % des femmes affirment que leurs règles rendent l’entraînement plus difficile, et plus d’une sportive sur deux a déjà renoncé à une séance à cause de son cycle.



Le Marathon d’Avignon vient de dévoiler son parcours, en vue de sa première édition le 27 septembre prochain. Une étape concrète pour ce projet sportif qui compte s’inscrire officiellement au calendrier FFA.

C’est notamment en présence du maire de la ville et de son partenaire majeur que le Marathon d’Avignon a révélé son parcours, ce mercredi 20 mai. En immersion dans le patrimoine avignonnais, les futurs marathoniens disposeront d’un parcours très roulant – seulement 82 m de dénivelé positif pour 42 km. Après une boucle en centre-ville, les coureurs passeront devant les monuments les plus emblématiques de la Cité des Papes : Palais des Papes, Hôtel de Ville, Remparts, université et passage sous l’immanquable Pont d’Avignon. Ensuite, direction l’île de la Barthelasse en franchissant le Rhône. Notez que l’événement propose aussi une distance semi-marathon.

Plan du tracé du Marathon d'Avignon 2026
©Marathon d’Avignon

Plus qu’une course, une célébration populaire

Coureurs élancés à travers la ville à l'occasion du Marathon d'Avignon
©Damien Rosso

C’est un cap franchi pour l’organisation du Marathon d’Avignon. Malgré les multiples contraintes qui composent l’élaboration d’un tracé marathon, le parcours est à hauteur de l’ambition de départ : de longues lignes droites, plates et bitumées, pour permettre aux coureurs d’aller chercher la performance. Et parce que la festivité est un pan essentiel du projet, de nombreuses animations s’étaleront au fil du parcours, entre groupes de musique et points de vie.

« Le reveal du parcours était très attendu. Pour nous, c’est une vraie étape dans l’avancement du projet et de l’organisation. Ce parcours est attendu à la fois par les coureurs, les bénevoles et l’ensemble des acteurs. »

— Bertrand Delhomme et Christophe De Cecco, organisateurs du Marathon d’Avignon

Un engagement solidaire fort

Son partenaire NGE (Nouvelles Générations d’Entrepreneurs) est en fait le quatrième groupe français de BTP. Et finalement, les valeurs de cet organisme ont tout à voir avec un événement sportif comme le Marathon d’Avignon : esprit d’équipe, dépassement de soi, engagement collectif et performance. En cela, l’événement est aligné avec le côté humain, plus que marketing. Pour chaque dossard acheté à l’occasion de l’édition 2026, 1 euro est reversé au Fonds de donation Av’ence du Centre Hospitalier d’Avignon. S’ajoute également la vente de 60 dossards solidaires. Cet engagement se présente comme soutien aux projets d’amélioration du confort des patients et du bien-être des professionnels de santé.

En parallèle de cette action, le Marathon d’Avignon ambitionne de s’inscrire au calendrier FFA, pour une reconnaissance officielle nationale. Une manière de rayonner à travers la France, dans le cadre d’un événement sportif, festif et solidaire.



Absente depuis 2019, la distance reine réintègre le programme du Marathon le 8 novembre prochain. Porté par son nouveau partenaire titre, l’événement espère retrouver une place de choix dans le paysage running en France.

Les années ont passé, mais le Marathon de Bordeaux ne s’est pas fait oublier des coureurs. La distance reine avait en effet disparu du programme depuis 2019. Or cette année, elle revient grâce au soutien de son nouveau partenaire titre, AG2R La Mondiale. Dans une logique de sport accessible et fédérateur, le Marathon de Bordeaux concilie plaisir et quête de performance pour cibler tous les profils. L’ouverture des inscriptions aura lieu le 26 mai à 14h sur le site de l’épreuve.

Un marathon relancé avec AG2R La Mondiale

Avec le grand retour du marathon, Bordeaux proposera cet automne trois formats de course – 10 km, semi-marathon et marathon – afin de séduire un public plus large. Amaury Sport Organisation (ASO), en partenariat avec le Stade Bordelais Athlétisme ont refait peau neuve à l’événement, en réintégrant l’incontournable format marathon. De son côté, AG2R La Mondiale en devient le partenaire titre. Déjà associé aux 10 km de Montmartre, Marathon du Beaujolais ou encore Marseille-Cassis, le spécialiste de la protection sociale et patrimoniale en France étend sa stratégie de sponsoring.

Son directeur général, Fabrice Heyriès, déclare : « Nous sommes convaincus que la pratique de la course à pied constitue un vecteur essentiel de prévention en matière de santé et de renforcement du lien social. Nous souhaitons ainsi encourager tous les passionnés de ce sport à prendre part à cet événement majeur et fédérateur qui illustre parfaitement notre attachement aux valeurs de partage, d’inclusion et de solidarité. » 

Dans un contexte où la course sur route en France connaît une forte dynamique, Bordeaux tentera de retrouver sa place parmi les grandes échéances de courses, grâce au retour de son format marathon.

Un tracé typiquement bordelais et quelques nouveautés

Sur le parcours du Marathon de Bordeaux
©Marathon de Bordeaux

L’alliance de la performance et de l’accessibilité est au cœur des enjeux pour l’organisation du Marathon de Bordeaux. Avec la volonté de poursuivre sa montée en puissance, l’événement veut s’inscrire de façon durable dans le paysage running, parmi les grandes courses françaises. Alors pour rayonner, le marathon bordelais proposera un parcours à travers les lieux emblématiques de la ville. De la place de la Bourse à la Cité du Vin en passant par les quais, le tracé a été pensé pour enrichir l’expérience coureur.

Quelques nouveautés viendront garnir l’événement, notamment les packs entreprises destinés à engager la pratique collective. Le développement d’une offre plus inclusive répondra quant à lui aux attentes de tous les publics. Parmi eux, les personnes en situation de handicap, qui pourront profiter d’une expérience coureur au même titre que les autres pratiquants.



Après le succès de la Ghost 17, Brooks présente la Ghost 18, disponible dès le 1er juin prochain. Ici, pas de grande révolution : la marque américaine apporte surtout quelques ajustements ciblés.

Brooks reste fidèle à sa recette de shoes accessible, confortable et durable. Chez cette marque américaine, ce n’est pas au coureur de s’adapter à la chaussure, mais à la chaussure de s’adapter à son coureur. Avec la Brooks Ghost 18, la base reste la même, tout en optimisant ce qui fonctionne déjà.

Ce qui change sur la Ghost 18

Au vu du succès de la marque, il n’était pas question de changer la recette d’une shoes Brooks. Légèreté, maintien et durabilité : voici les qualités dominantes des générations Brooks Ghost précédentes. Par rapport à la Ghost 17, l’évolution concerne principalement sa mousse. Brooks reprend la mousse DNA LOFT des modèles précédents, désormais en version 3, annoncée comme plus légère. Mais dans les faits, la Ghost 18 prend quelques grammes selon les pointures.

Un modèle toujours axé confort

Brooks Ghost 18 modèle femme en rose et noir
©Bruno Barbier

Il n’empêche que le pied est maintenu, grâce au système de laçage affiné pour un meilleur verrouillage. Elle reste donc une chaussure orientée confort, pensée avant tout pour les footings et sorties longues à allure modérée. Son amorti privilégie moins le rebond, ce qui ne fait pas d’elle la chaussure la plus adaptée aux séances de fractionné.

Prix : entre 130 et 140 € – Poids : 286 g (homme) / 241 g (femme) – Drop : 12 mm – Stack : 36 mm (talon)



Après trente ans d’organisation par ASO, la Ville de Paris a officiellement confié le Marathon de Paris et le Semi-Marathon de Paris au consortium Cadence à partir de 2027. Un changement majeur qui promet transformer l’expérience des coureurs.

Jusqu’ici, le Marathon et le Semi-Marathon de Paris étaient organisés par Amaury Sport Organisation (ASO), également derrière le Tour de France ou le Dakar. Sous sa direction, les épreuves parisiennes sont devenues des évènements de premier plan, rassemblant chacune près de 60 000 participants.

La Ville de Paris insuffle une nouvelle dynamique en écartant l’organisateur historique au profit du consortium Cadence pour les quatre prochaines années (2027 à 2030). Celui-ci réunit notamment Keneo, organisateur de l’EcoTrail Paris, Outdoor Sports Events ainsi qu’une agence du groupe Havas.

Qui est Cadence, le nouvel organisateur du Marathon et du Semi de Paris ?

Marathon de Paris 2025, plus de 55 000 coureurs engagés
©ASO

Cette décision fait l’effet d’un petit tsunami dans le milieu du running. Entérinée par le Conseil de Paris hier soir, elle n’a pas été sans controverse. Plusieurs élus ont exprimé des réserves, notamment en raison de la présence d’Havas Events, en lien avec le groupe Bolloré comme le rapporte le journal Le Parisien. Ces éléments ont nourri un vif débat politique, malgré la reconnaissance de la qualité du projet sportif présenté.

Cadence ne part d’ailleurs pas totalement de zéro dans l’univers des grands événements internationaux. Keneo a notamment participé à plusieurs dispositifs liés aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, en particulier les sites de festivités déployés dans la capitale. De son côté, Havas a été impliqué dans différents volets de communication et de marketing autour de Paris 2024. Une expérience dans l’événementiel international qui promet de jouer un rôle clé dans la métamorphose prochaine des courses parisiennes.

Quels sont les changements attendus dès 2027 ?

©ASO-Aurélien Vialatte.

Le nouvel organisateur porte série d’évolutions structurantes dans la philosophie même des événements. Les futurs Marathon de Paris et Semi de Paris intégreront ainsi des parcours repensés visant à mieux animer les quartiers traversés, avec l’ambition de transformer les courses en véritable festival du running, plus immersif et plus participatif.

Dans cette logique d’ouverture, plusieurs nouveautés sont évoquées, parmi lesquelles une course dédiée de 1 500 enfants, la mise en place de forfaits spécifiques pour les personnes en situation de handicap, ainsi que des tarifs réduits pour les allocataires du RSA, traduisant une volonté affichée de rendre l’événement plus accessible, comme le rapporte Maxime Sauvage, adjoint aux Sports d’Emmanuel Grégoire, cité par Le Parisien.

Sur le volet environnemental, le projet met également l’accent sur la suppression complète du plastique sur l’ensemble des dispositifs liés, notamment les ravitaillements et la logistique événementielle.

Enfin, sur le plan économique, la Ville de Paris bénéficierait d’une revalorisation significative de la concession, avec une nette progression de la redevance minimale versée, portée à environ 3,5 millions d’euros par an, soit près du double du niveau précédent, selon les éléments communiqués lors de l’attribution.

Une transition très surveillée dans le monde du running

Reste désormais une question centrale : Cadence saura-t-il gérer deux événements aussi gigantesques dès 2027 ? Avec plus de 100 000 coureurs cumulés entre le marathon et le semi-marathon, les défis logistiques sont immenses.

ASO disposait d’une expérience unique dans l’organisation de grands rendez-vous sportifs internationaux. La transition sera donc observée de très près, par les coureurs, les partenaires et l’ensemble du monde du running.

Une chose est d’ores et déjà acquise : une nouvelle ère s’ouvre. Et nos deux courses capitales vont changer de visage.



Dernièrement, des millions de traileurs ont vu leur UTMB Index bouger. Rebaptisé UTMB Index 2.0, ce système de notation vient d’être mis à jour pour garantir plus de précision, de lisibilité et surtout plus d’équité dans l’évaluation des performances. Le point sur les changements et les conséquences pour les pratiquants ?

L’UTMB Index, est le nom donné au score personnel de chaque coureur ayant terminé au moins une course du réseau UTMB. Sur une échelle de 0 à 1 000, les pratiquants cumulent ou perdent des points selon la qualité de leurs performances. Plus la performance est remarquable, plus le nombre de points est élevé.

Cette mesure prend en compte quatre catégories de distance : 20K, 50K, 100K, 100M. L’intérêt est simple : plus le score d’un coureur est élevé, plus ce dernier peut accéder aux grandes courses UTMB World Series ou accéder aux inscriptions prioritaires. Pour les élites, l’Index sert à décrocher des qualifications directes.

En clair, ce score reflète la performance d’un athlète dans une course spécifique. Mais avec la refonte du système de notation, le score de millions de coureurs à travers le monde a bougé. Selon l’UTMB, les scores recalculés ont évolué en moyenne de 2 %. Un chiffre qui justifie la mise à jour des performances sur les cinq dernières années, selon les nouveaux paramètres définis.

Pourquoi l’UTMB a décidé de changer les règles

La data est au fondement même du système de notation UTMB Index. Et force est de constater qu’elle s’étend largement dans le paysage du trail. Car depuis les 15 dernières années, la discipline a beaucoup évolué. Un écart considérable sépare désormais l’élite mondiale et la base de coureurs aux profils de plus en plus variés. À mesure que le trail s’est mondialisé, l’ancien modèle a atteint ses limites. En conséquence, ce système de mesure représente de moins en moins la réalité des performances du haut niveau.

De nouveaux paramètres pris en compte

Alors pour remédier à ce glissement vers un système imparfait, le groupe UTMB a intégré de nouveaux paramètres, afin de penser un Index plus juste et surtout, plus représentatif. Mieux contextualiser la performance, voilà certainement l’objectif. Désormais, les courses feront l’objet d’une comparaison plus fine. Si le km-effort et la distance étaient déjà au cœur du système avant la version 2.0, la distance, le contexte ainsi que l’altitude s’intègrent maintenant au calcul.

L’ajustement de l’Index rééquilibre les scores en faveur des coureurs qui performent sur les terrains alpins exigeants, ce qui n’était pas le cas auparavant. Ces changements traduisent en fait une logique selon laquelle toutes les courses ne se valent pas. Pour cette raison, toutes les performances ne peuvent faire l’objet d’une même comparaison.

Un Index qui valorise davantage la progression

L’UTMB Index 2.0 évolue : recalcul des scores, altitude, DNF, pondération… Découvrez ce qui change concrètement pour les traileurs.
©UTMB

Mieux refléter la performance réelle des coureurs est un autre objectif majeur pour le groupe UTMB. En vue de cela, les pondérations ont été affinées. Bien que la moyenne pondérée des 5 meilleurs scores d’un coureur reste une base inchangée, c’est désormais le meilleur résultat qui pèse le plus lourd. Et les performances récentes comptent davantage que les anciennes. La régularité et la progression dans le temps sont plus valorisées qu’une performance datée.

Ensuite, le groupe UTMB a réajusté la fenêtre de validité. Pour que l’Index soit valide, le coureur doit avoir terminé au moins une course dans les 24 derniers mois. À contrario, s’il ne participe pas à l’une des courses du circuit UTMB pendant 3 ans, alors son Index devient inactif. En résumé, l’Index doit représenter le pratiquant actuel, non celui d’il y a trois ans.

Pourquoi votre score a changé, même sans courir ?

UTMB World Series
©UTMB

De nombreux coureurs ont vu leur score stagner voire baisser depuis les dernières évolutions de l’UTMB Index. En effet, un recalcul mondial sur cinq ans a été effectué, prenant en compte les nouveaux paramètres pour les appliquer à l’historique des coureurs. Voilà pourquoi, même sans nouveau dossard accroché, les pratiquants ont pu voir du mouvement dans leur score ces derniers temps.

UTMB Index 2.0 plus « transparent » mais déjà controversé

Couplée à tous ces changements, la nouvelle interface de la page profil sur le site utmb.world propose plus de clarté. Le coureur peut désormais visualiser quels scores entrent dans son calcul et suivre l’évolution de son Index dans le temps, jusqu’à anticiper son évolution future.

Il n’empêche qu’un sujet clivant domine, celui des abandons (DNF) et mauvaises courses. Car avec l’UTMB Index 2.0, abandonner ou vivre une mauvaise course n’est plus pénalisant. D’après le groupe UTMB, l’Index est conçu pour mesurer la vitesse et le niveau de performance, non la régularité ou la gestion d’effort. Donc si le score d’un coureur est nettement inférieur à ses performances habituelles, le calcul ne le prend pas en compte.

Chez les amateurs, ce n’est pas forcément mal perçu. Mais chez les élites, la dimension est bien différente. Car si l’on suit la logique, les athlètes élites auraient tout avantage à abandonner une course qui tourne mal, au lieu de continuer malgré la difficulté et les conditions. Et c’est principalement cette vision qui pose problème chez la communauté trail. Car les critiques soulignent que la difficulté fait partie du trail, et que le niveau d’un traileur ne se mesure pas uniquement à sa vitesse.

Un système qui présente des limites

Les évolutions autour de l’UTMB Index sont censées répondre à une exigence de précision, de justesse et d’équité. L’impact sur la manière dont les coureurs seront évalués dès à présent et sélectionnées pour les grandes courses du circuit UTMB est réel. Pour autant, cet outil 2.0 présente certaines faiblesses. Car s’il a été pensé pour objectiver le niveau, il créé aussi de nouvelles frustrations.

Sa complexité le rend plus difficile à comprendre, en raison des nombreuses variables. Par ailleurs, le recalcul rétroactif de l’Index peut être perçu comme injuste. Une impression de manque de transparence plane autour du système, créant des soupçons. Mais également, le risque est de réduire des expériences de trail très différentes à une seule mesure.

Donc la perte de lisibilité s’ajoute à un risque de dénaturer le système, et de donner naissance à une potentielle inégalité entre les territoires et les courses.

L’UTMB cherche à mieux mesurer la performance des traileurs, mais le sujet est complexe. Car il paraît difficile de quantifier cette discipline, qui fait l’objet de variations permanentes en fonction du terrain, des conditions, de l’altitude ou encore du plateau. En clair, ces changements suscitent de nombreux questionnements.



Brooks décline sa paire best-seller route, la Ghost, dans une version hybride : la Brooks Ghost Trail. Cette chaussure mixte est destinée aux parcours mêlant routes et sentiers peu techniques à faible dénivelé.

Avec son drop de 8 mm très confortable, la Brooks Ghost Trail se révèle la compagne idéale de vos aventures quotidiennes en pleine nature. Dès l’enfilage, le pied est parfaitement accueilli dans une empeigne dotée d’un avant-pied suffisamment large, d’une languette épaisse et d’une coque talonnière solide.

Protection et respirabilité : un mesh taillé pour l’aventure

Le mesh de la Ghost combine respirabilité, protection et précision d’ajustement : l’air circule facilement, les débris, même très fins, restent à l’extérieur, et le maintien gagne en sécurité.

Concrètement, le mesh est cette maille textile technique qui compose la tige (le dessus) de la chaussure. Contrairement à un tissu classique, il est tissé de manière à créer des zones de ventilation stratégiques pour évacuer la chaleur du pied en plein effort, tout en utilisant des fibres plus denses aux endroits nécessitant du maintien et de la résistance contre l’abrasion des sentiers.

Amorti et dynamisme grâce à l’infusion d’azote

Découvrez le test de la Brooks Ghost Trail : la chaussure hybride idéale pour passer de la route aux sentiers.

D’autre part, un imprimé 3D et un pare-pierres protègent efficacement l’avant du pied. Ce renfort ciblé agit comme un bouclier contre les chocs directs, comme les racines ou les pierres saillantes. Ensuite, la mousse infusée à l’azote de la semelle intermédiaire offre un excellent compromis entre douceur à l’impact et retour d’énergie.

Une semelle extérieure hybride pour une polyvalence totale

La semelle extérieure reçoit quant à elle des crampons de 3 mm, larges et rapprochés, qui assurent une accroche convaincante sur sols herbeux, caillouteux ou terreux peu boueux. Tout en sachant néanmoins se faire oublier sur le bitume.

Par ailleurs, de profondes rainures de flexion favorisent un déroulé naturel du talon jusqu’aux orteils. Elles permettent une propulsion fluide et efficace. Bienveillante avec tous les types de foulée, cette chaussure procure des sensations de course particulièrement agréables.

Nos notes. Accroche : 16/20 Amorti : 19/20 Confort : 19/20 Souplesse : 19/20 Stabilité : 17/20

Prix : 150 € – Poids : 240 g en 38,5 – Drop : 8 mm

LES + Amorti, confort, dynamisme, polyvalence. LES – Accroche moyenne sur terrain technique.
Utilisation : entraînements et trails moyenne distance sur sols peu techniques.



Depuis bientôt 30 ans, Raidlight, marque pionnière du trail-running, conjugue technicité, écoresponsabilité et innovation. A Saint-Pierre-de-Chartreuse, elle conçoit des équipements légers et performants, défiant les géants du secteur avec une idée simple : fabriquer le futur du trail au plus près du terrain.

Il y a des marques qui suivent un marché. Et d’autres qui grandissent avec leur sport, jusqu’à en épouser les reliefs, les usages et la culture. Dans le trail, Raidlight appartient clairement à cette seconde famille.

Fondée en 1999 par Benoît Laval, ingénieur textile, ultra-traileur et entrepreneur instinctif, la marque française a avancé au même rythme que la discipline. À l’époque, le trail hexagonal n’en est encore qu’à ses balbutiements : quelques épreuves pionnières comme la SaintéLyon, les Templiers ou le Grand Raid de La Réunion, une pratique encore confidentielle, un marché presque vierge. C’est précisément dans cet espace que Raidlight s’invente, au moment où Salomon développe ses premières solutions dédiées à la course en montagne.

L’idée naît d’une question simple : comment courir loin avec du matériel réellement pensé pour courir ?

Après ses premières aventures en autonomie, notamment une traversée des Pyrénées, Benoît Laval comprend très tôt que l’équipement outdoor traditionnel ne répond pas aux exigences du mouvement. L’obsession du poids utile, du volume intelligent et de la fonctionnalité deviendra le socle de la marque.

Dès le premier catalogue, tout l’ADN Raidlight est déjà là : un sac léger avec porte-bidon, un duvet, du textile technique et une veste imper-respirante sous les 200 grammes — visionnaire pour l’époque — intégrant déjà sa technologie phare MP+.

Ultratrailer depuis plus de 30 ans, multi-entrepreneur passionné et organisateur, entre autres de la Backyard Terminorum
Ultratrailer depuis plus de 30 ans, multi-entrepreneur passionné et organisateur, entre autres de la Backyard Terminorum

La Chartreuse, laboratoire à ciel ouvert

Le tournant majeur intervient en 2011, avec l’installation à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Le siège prend alors la forme d’un véritable laboratoire vivant : bureaux, R&D, boutique, atelier, zone de test et Station de Trail sur place — concept initié par la marque — cohabitent au pied des sentiers.

Ici, les couturières voient revenir les sacs usés par la Diagonale des Fous, les développeurs testent les vestes dans les orages du massif, les ambassadeurs confrontent le matériel à la réalité du terrain. Cette proximité nourrit une innovation permanente.

Depuis ses débuts, Raidlight a souvent eu un temps d’avance. On lui doit notamment le premier bâton pliable en Z dès 2001, le carquois de portage, le sac à réglage micrométrique, la membrane MP+, les textiles à protection solaire durable, directement intégrée dans la fibre.

« On a vingt-sept ans, mais on fonctionne toujours en mode start-up, en perpétuel changement, en perpétuelle innovation, à créer les produits de demain »

Benoît Laval

Du Made in France à l’éco-responsabilité poussée

Sa singularité la plus forte réside sans doute dans son pari industriel. En 2015, alors que la quasi-totalité du marché du trail produit en Asie, la marque ouvre son premier atelier de confection en France. Dix ans plus tard, le modèle s’est structuré en gammes complètes, fabriquées entre Saint-Pierre-de-Chartreuse, Grenoble et Albertville, avec près de 20 % du chiffre d’affaires désormais généré par ce segment.

Le fonctionnement est d’une redoutable efficacité : le prototype sort vite, repart sur le terrain, revient corrigé, puis relancé en série courte. Cette boucle ultra-courte entre idée, essai et amélioration est devenue un avantage concurrentiel majeur.

Benoît Laval en a fait un axe clair de développement : 

« Le made in France grandit à la taille de notre entreprise. D’ici trois à cinq ans, l’ambition est de doubler son poids en chiffre d’affaires et en nombre de produits vendus. »

Une vision industrielle qui va de pair avec une démarche environnementale assumée. La marque affiche un taux rare de 65 % de matières recyclées sur l’ensemble de ses fibres et matériaux, ainsi que des certifications bluesign® et OEKO-TEX® Standard 100.

C’est ainsi que Raidlight s’est imposée comme l’une des marques les plus légitimes du marché français et européen sur les sacs, vestes imperméables et les équipements pour le désert notamment.

Benoît Laval l’assume sans détour :

« Si on enlève la chaussure, on est sur le podium, entre une autre marque pionnière du trail — Salomon — et un acteur plus généraliste proposant des produits à prix très accessibles — Decathlon. »

La PME française, qui emploie 38 salariés, rivalise ainsi avec des groupes parfois cent fois plus puissants, sans jamais céder ni son identité ni son échelle humaine.

La marque de tous les finishers garantie à vie

Là où beaucoup construisent leur désirabilité autour d’une élite, son ambition est différente : être la marque de tous les finishers. Du coureur de 15 km à l’ultra-traileur, la marque réunit une communauté d’ambassadeurs-testeurs aux profils volontairement variés : jeunes parents, secouristes, militaires, passionnés du dimanche ou ultra-trailers aguerris.

Leurs retours alimentent directement la R&D et cette logique irrigue aussi la réparabilité, pensée dès la conception, avec un engagement de garantie à vie. Un accroc sur une veste ou un sac ? Tout peut être réparé même la poche d’un sac vieux de dix ans. Le matériel accompagne ainsi le coureur dans ses aventures et ses souvenirs, des premiers ultras aux traversées sahariennes.

Avec une croissance de 20 %, près de 150 000 produits vendus par an et une présence dans une vingtaine de pays, Raidlight reste fidèle à son format humain : peu de marketing, beaucoup de réinvestissement dans les ateliers, la R&D et l’innovation utile — de la protection solaire à la gestion de la chaleur.

Partenaire historique du mythique Grand Raid de La Réunion auquel elle dédie chaque année une collection, elle s’investit aussi dans l’organisation d’épreuves : du Raidlight Winter Trail, l’un des premiers du genre en 2003, au Trail festival en Chartreuse, en passant par le Raidlight Desert Trophy au Maroc.

Raidlight organise le Raidlight Désert Trophy, 150 km en 4 étapes au Maroc.
Raidlight organise le Raidlight Désert Trophy, 150 km en 4 étapes au Maroc.

C’est là que se niche sa singularité : avancer sans se diluer en restant 100 % trail-running, son terrain d’expertise, grandir sans s’éloigner du terrain, innover sans perdre le contact avec le coureur ordinaire.

À l’heure où le trail devient mainstream, la PME iséroise défend ainsi une vision presque artisanale autour de produits pensés par ceux qui courent et conçus pour durer aussi longtemps que les souvenirs qu’ils embarquent.

3 innovations qui racontent Raidlight

Veste Ultralight 3.0 25K/50K

Veste Ultralight 3.0 25K/50K en fabrication dans l'atelier.


Ultra-légère (175 g), ultra-imperméable (25 000 Schmerber) et ultra-respirante (50 000 MVTR), elle profite d’une membrane MP+ perfectionnée depuis 27 ans. Une référence en ultra-trail, au très bon rapport qualité-prix (279 € actuellement).

Chaussure Ultra Max Desert Protect

Chaussure Ultra Max Desert Protect, avec une protection de couleur jaune.


Avec sa guêtre intégrée amovible made in France, cette paire pensée pour les longues distances est un must pour les courses dans le sable. On apprécie son confort et sa robustesse, notamment grâce à son mesh Matryx Micro. 179,90 €.

Ceinture Stretch 4

Ceinture Stretch 4, mentionnant Raidlight, de couleur noire.


Un produit en plein essor, aussi utile sur route qu’en trail, avec 4 poches, dont une capable d’accueillir une flasque souple de 600 ml, un tissu ultra-stretch, un porte-dossard, des porte-bâtons et… une fabrication à Saint-Pierre-de-Chartreuse pour le même prix que du « made in Asie » ! 44,90 €.

Service de location

La marque propose plusieurs de ses produits à la location (à partir de 5€/jour).Une solution simple pour les pratiquants venus de la route qui veulent s’équiper efficacement, sans compromis sur la performance ni le confort. Essayer, partir, puis décider : une approche flexible et responsable de l’outdoor.



Entre cycles hormonaux, pathologies gynécologiques ou encore grossesse, la pratique de la course à pied chez les femmes soulève de nombreuses interrogations. Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, le sport est bénéfique. Le point en questions-réponses sur le running au féminin.

Cycles menstruels : savoir adapter son entraînement

C'est lors de la phase folliculaire et de l'ovulation que l'on se sent le plus en forme
C’est lors de la phase folliculaire et de l’ovulation que l’on se sent le plus en forme.

Contrairement à une croyance encore répandue, rien ne justifie médicalement d’arrêter le sport pendant les règles. Au contraire, dans le cadre du running au féminin, l’activité physique stimule la production d’endorphines, connues pour leur effet antalgique.

Résultat : les douleurs menstruelles peuvent diminuer après quelques minutes d’effort. Certaines sportives rapportent même des performances optimales à cette période du cycle. Les données scientifiques confirment d’ailleurs qu’il n’existe pas de baisse systématique des performances. Seules exceptions : des règles très douloureuses ou un flux abondant pouvant entraîner fatigue ou anémie.

Enfin, chez certaines femmes très entraînées, une réduction importante du flux menstruel, voire une disparition des règles, peut être observée. Cela dépend notamment de la charge d’entraînement et de l’état nutritionnel.

Fibromes : faut-il adapter sa pratique ?

Les fibromes sont des tumeurs bénignes très fréquentes, particulièrement après 40 ans. Beaucoup de femmes en sont porteuses sans le savoir.

Lorsqu’ils sont symptomatiques, ils peuvent provoquer des douleurs pelviennes ; des règles abondantes ou encore des saignements irréguliers.

Bonne nouvelle : ils ne constituent pas une contre-indication à la course à pied. Au contraire, rester active est essentiel. La seule règle qui compte, c’est qu’en l’absence de douleur, il n’y a aucune raison d’arrêter.

Endométriose : comment adapter sa pratique ?

En état de glucopénie (panne de glycogène) vos muscles n’ont plus de fuel, vous n’avez plus de jus. C’est ce que certains connaissent sur marathon, avec le fameux « mur ».
©Saucony

L’endométriose est une maladie chronique souvent douloureuse, liée à la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus. Avec elle, la relation au sport peut devenir plus compliquée. Douleurs intenses, fatigue, imprévisibilité des symptômes… difficile, parfois, de chausser les baskets. Et pourtant, bouger reste essentiel.

Pourquoi ? Parce que l’activité physique stimule les endorphines — avec un véritable effet antalgique — et module la perception de la douleur. Mais le sport doit être pratiqué de façon adaptée.

Il ne faut jamais forcer. L’approche la plus efficace consiste à privilégier des activités douces au départ, comme la marche. Ensuite, augmentez progressivement l’intensité en restant toujours à l’écoute de son corps.

Ici, on oublie la performance. Le bon indicateur reste simple : si la douleur apparaît ou persiste le lendemain, c’est que l’effort était trop intense.

Course à pied et grossesse : peut-on courir enceinte ?

En fonction de l'avis de votre sage-femme, il est possible de continuer à courir enceinte, en adaptant votre pratique et en restant à l'écoute de vos sensations.
En fonction de l’avis de votre sage-femme, il est possible de continuer à courir enceinte, en adaptant votre pratique et en restant à l’écoute de vos sensations.

Oui, à condition d’avoir déjà une pratique régulière avant la grossesse. Les données actuelles montrent qu’il n’y a pas d’augmentation du risque de fausse couche, ni de lien avec un accouchement prématuré.

Les bénéfices sont réels : meilleure circulation sanguine, meilleur contrôle de la prise de poids et, surtout, sensation de bien-être général pendant la grossesse.

Mais il faut adapter sa pratique : réduire l’intensité, privilégier une allure confortable — c’est-à-dire être capable de parler en courant — et éviter toute sensation d’essoufflement. Il convient aussi de privilégier des parcours sécurisés et proches ; de veiller à rester bien hydratée ; de porter une brassière adaptée et de choisir des sols souples (chemins, terre) pour limiter les impacts. Au troisième trimestre, des inconforts peuvent apparaître, notamment liés à la pression sur le périnée.

Attention : arrêtez immédiatement et consultez en urgence en cas de signaux d’alerte : douleurs inhabituelles, saignements, perte de liquide.

Mini-check avant de continuer à courir enceinte

  • Vous pouvez envisager de poursuivre la course si vous couriez déjà régulièrement (2 à 3 fois par semaine)
  • Votre alimentation est équilibrée
  • Vous êtes prête à réduire l’intensité
  • Votre médecin valide votre pratique

Fuites urinaires à l’effort : pourquoi ce n’est pas normal

Non, et soyons très claires : perdre quelques gouttes en courant n’est pas normal, même si c’est fréquent. C’est un point encore trop souvent banalisé.

Le coupable ? Le périnée, qui joue un rôle clé. À chaque foulée, il encaisse les impacts de la course. S’il est affaibli — avec le temps, après une ou plusieurs grossesses, ou à la ménopause — il peut perdre en tonicité. Résultat : des fuites urinaires à l’effort, mais aussi parfois lors d’un éternuement ou d’un saut.

Bonne nouvelle : cela se rééduque. Il est essentiel de consulter un professionnel de santé afin de mettre en place une rééducation périnéale adaptée.

Adapter, pas arrêter

Oui, la course à pied est globalement bénéfique pour la santé des femmes à toutes les étapes de la vie. Mais la clé reste toujours la même : écouter son corps et adapter sa pratique. Pas d’interdits systématiques, donc, mais du bon sens, de la progressivité et un suivi médical lorsque cela est nécessaire. Le corps féminin n’est pas fragile : il est adaptable. Inutile d’être parfaite, l’essentiel est d’être à l’écoute.

Les indispensables du vestiaire féminin

Le short Run 900 de Kiprun avec culotte menstruelle Smoon intégrée, pour courir en toute sérénité en tant que femme.

Ce short Run 900 de Kiprun avec culotte menstruelle Smoon intégrée combine protection très absorbante (pour flux moyen et petites fuites à l’effort) et liberté de mouvement. Avec une poche zippée au dos. 49,90 €.

Femmi, l'application qui adapte les entraînements selon le cycle menstruel des runneuses.

Femmi adapte les séances à la fois à votre objectif running et à votre cycle menstruel. L’application ajuste la charge, propose des conseils de récupération et permet de suivre énergie, humeur ou ballonnements. Un excellent outil pour celles qui préparent un 10 km, un semi ou un marathon.

Plein soutien

Le modèle de brassière Extrem Control d’Anita, adapté aux poitrines généreuses des coureuses à pied.
©Nina Sawitzki

Pour les poitrines généreuses qui cherchent un vrai maintien à l’effort, le modèle Extrem Control d’Anita tient ses promesses jusqu’au bonnet 115G, ce qui est rare ! Le tout en plein confort. 74,95 €.

(Pré)paration physique du périnée

La sonde Perifit Care +, adaptée aux entraînements intenses des coureuses à pied.

Cette sonde Perifit Care + est intéressante pour les runneuses sujettes aux fuites sur les séances dynamiques, aux sauts ou en descente trail, car le travail de tonicité et de réactivité est très bien guidé. Cette version avancée propose des exercices progressifs et meilleure personnalisation pour renforcer le périnée durablement. 159 €.



Baisse de libido, fractures de fatigue, diminution inexpliquée des performances, troubles de la croissance… Le syndrome RED-S, ou déficit énergétique relatif dans le sport, regroupe une multitude de symptômes qui peuvent altérer profondément le fonctionnement physiologique de l’athlète. Découvrons cette pathologie largement ignorée du grand public mais omniprésente dans les sas de départ.

Le syndrome RED-S, ou déficit énergétique relatif dans le sport, est une pathologie insidieuse, silencieuse et parfois… sévère. Certaines études estiment qu’un sportif sur deux présente des signes de déficit énergétique dans certaines cohortes. Une réalité encore floue, mais loin d’être marginale.

Ces dernières années, la course à pied s’est largement démocratisée… tout en se professionnalisant. Sur les réseaux sociaux, les performances s’affichent, les programmes d’entraînement sont de plus en plus sophistiqués et la nutrition devient exigeante, parfois restrictive. Courir un semi-marathon semble presque être devenu une norme.

Dans cette quête de performance, un élément essentiel est souvent oublié : les sportifs amateurs ne sont pas professionnels. Entre travail, vie sociale, obligations familiales et entraînement, l’équilibre énergétique devient fragile. Ce mode de vie énergivore ouvre la porte à de nouvelles pathologies, dont le syndrome RED-S.

Le syndrome RED-S expliqué simplement

Décrit pour la première fois en 2014 par le Comité international olympique (CIO), le concept de RED-S a été introduit pour élargir et actualiser la triade initialement décrite chezl’athlète féminine : troubles du comportement alimentaire, altération de la densité minérale osseuse et perturbation du cycle menstruel.

Plus moderne et plus exhaustive, la dénomination RED-S désigne aujourd’hui un syndrome qui touche aussi bien les femmes que les hommes.

Le syndrome RED-S apparaît lorsque les apports énergétiques alimentaires sont insuffisants par rapport aux dépenses liées à l’activité physique. Pour préserver ses fonctions vitales, l’organisme réduit progressivement certaines dépenses énergétiques jugées « secondaires ». Le corps entre alors dans une forme d’économie énergétique, entraînant une perturbation de nombreux systèmes physiologiques.

Les études décrivent des conséquences à deux niveaux : sur les performances, mais aussi — et surtout — sur la santé de l’athlète, avec un grand nombre de symptômes qu’il est important de savoir reconnaître.

La double marguerite des symptômes du RED-S

Schéma expliquant le RED-S chez les coureurs.
Influence sur la performance de l’athlète – Schéma extrait de Mountjoy et al., 2023. Traduit sans modification.

Schéma expliquant le RED-S chez les femmes.
Influence sur la performance de l’athlète – Schéma extrait de Mountjoy et al., 2023. Traduit sans modification.

Comment prévenir ce déficit énergétique ?

Le piège le plus fréquent est celui d’une spirale délétère bien connue des sports d’endurance : une augmentation intensive du volume d’entraînement associée à un apport énergétique alimentaire insuffisant. Ce déséquilibre conduit à ce que les spécialistes appellent une faible disponibilité énergétique (LEA, ou Low Energy Availability).

Elle correspond à l’énergie restante pour assurer les fonctions physiologiques de l’organisme (reproduction, concentration, immunité, fonctions neurologiques…) une fois l’activité physique réalisée.

Pour prévenir l’apparition du RED-S, le consensus du CIO recommande une disponibilité énergétique d’environ 45 kcal par kilogramme de masse maigre et par jour, afin de préserver la santé et les performances de l’athlète.

Une alimentation qualitativement et quantitativement satisfaisante, riche en glucides, en protéines et en autres macronutriments, constitue le meilleur moyen de prévenir cette pathologie.

Mais la prévention ne se limite plus à l’assiette. Structurer son entraînement, intégrer des périodes de récupération suffisantes et bénéficier d’un suivi médical et nutritionnel régulier permettent de réduire efficacement le risque de déficit énergétique.

Enfin, une diffusion des connaissances autour du RED-S auprès des athlètes, entraîneurs, proches, kinésithérapeutes et médecinsapparaît comme un atout majeur pour lutter contre l’augmentation des cas.

Comment sortir du syndrome RED-S ?

Tomber dans un état de déficit énergétique altère fortement les fonctions physiologiques de l’individu, y compris la santé mentale. Baisse des performances, impression de fournir des efforts importants sans résultats… Face aux signes d’alerte, s’entourer et en parler permet de franchir une première étape difficile.

L’accompagnement par une équipe pluridisciplinaire (médecins, nutritionnistes, entraîneur, kinésithérapeute, voire psychologues) est un facteur prédictif positif de guérison et permet de corriger non seulement les facteurs ayant précipité l’apparition de la pathologie, mais aussi de rétablir l’équilibre énergétique.

Une étude de 2025a montré que l’augmentation de 300 à 500 kcal par jour, répartie sur plusieurs repas et collations, améliorait significativement les symptômes. Les apports en calcium et en vitamine D doivent être surveillés, en raison de la forte prévalence de fractures de fatigue chez les athlètes atteints de RED-S.

Faut-il arrêter de courir ?

La récupération dépend largement de la sévérité du syndrome et de la durée pendant laquelle le déficit énergétique s’est installé. Le retour à la normale des fonctions hormonales peut prendre plusieurs mois.

Le CIO propose aujourd’hui une stratification de la sévérité de la pathologie permettant une prise en charge personnalisée et adaptée à chacun. L’arrêt de la course à pied n’est recommandé que dans les formes sévères.

Dans les autres situations, une diminution de la charge d’entraînement associée à une alimentation adaptée et à un suivi médical offre de bonnes perspectives de guérison en quelques mois, pour les formes légères et modérées.

Arrêter de courir n’est donc pas systématique… mais cela peut parfois devenir nécessaire.

Changer la culture de la performance

Au-delà des aspects médicaux et nutritionnels, la prévention du RED-S pose une question plus large : celle de notre rapport à la performance.

Comparer ses performances ou son physique à ce que l’on voit sur les réseaux sociaux peut rapidement devenir une source de pression, voire de perte de confiance en soi. Relativiser ces « normes » constitue l’un des défis majeurs du sport moderne.

Car la performance durable ne repose plus seulement sur l’entraînement : elle dépend aussi de la manière dont nous vivons notre pratique sportive et de la connaissance de notre corps. Ne jamais oublier qu’un corps en bonne santé correspond à un état de bien-être complet : physique, mental et social.

Repérer les symptômes à risque de RED-S

La recherche scientifique utilise certains questionnaires pour identifier les athlètes à risque : LEAF-Q, BEDA-Q, RED-S QAT… Voici notre carte mentale* pour reconnaître les signaux d’alerte :

Carte mentale pour reconnaître les signaux clairs du RED-S chez les coureurs.

*Avertissement : Cet outil est une aide à la sensibilisation destinée aux sportifs. Il ne permet pas de poser un diagnostic et ne se substitue pas à un avis médical personnalisé. En cas de doute ou de symptômes, consultez un professionnel de santé.

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Kolsrud et al., Risk of Low Energy Availability among Elite Runners, 2021.

Mountjoy et al. 2023 International Olympic Committee’s (IOC) consensus statement Relative Energy Deficiency in Sport (REDs)

Gallant TL et al. Low Energy Availability and Relative Energy Deficiency in Sport: A Systematic Review and Meta-analysis, 2024



Pour sa 8ème édition, les 9 et 10 mai, le Marathon de la Loire a franchi un cap. Avec 14 000 coureurs au départ de Saumur et de Gennes contre 9 000 l’an dernier, l’événement poursuit sa croissance.

Ce marathon – le seul du département du Maine-et-Loire – a confirmé sa montée en puissance cette année avec un record de participants. Un rendez-vous lors duquel des grands noms du paysage running viennent chercher un chrono. Le marathon de la Loire détient par ailleurs un label national de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA), un gage de reconnaissance officielle des performances.

Une bataille serrée chez les hommes

Maxime Laupes remporte l'épreuve reine du marathon de la Loire.
Maxime Laupes remporte l’épreuve reine du marathon de la Loire.

Sur l’épreuve du marathon, c’est Maxime Lopes qui l’emporte en 2h20’36’’. Deux semaines plus tôt, le coach et fondateur de RunWise a traversé un échec sur le marathon de Hambourg. Mais ce week-end sur les bords de Loire, l’athlète a retrouvé le sourire. La première place n’était pourtant pas assurée, puisqu’il a bataillé avec Julien Herve, arrivé une minute seulement après lui (2h21’35’’). Brice Denis a complété le podium avec un chrono de 2h27’58’’.

Du côté des femmes, Bettina Billon a dominé la course féminine en 2h48’53’’, avec plus de six minutes d’avance sur sa dauphine,Virginie Barbier (2h55’22’’). Eléonore Roudil (2h56’35’’) est venue compléter le podium.

Sur le semi-marathon, Lahoucine Dazi (1h08’43’’) et Raphaëlle Jourdrin (1h20’27’’) ont été sacrés vainqueurs de cette 8ème édition.

L'épreuve du semi-marathon de la Loire
@florinetbphotographie – le semi du marathon de la Loire

Un format 5 km qui a ouvert le bal

Samedi 9 mai, veille du marathon et du semi, plus de 1 000 participants ont pris le départ du 5 km Matmut #NésPourBouger, à 18h30, depuis Saumur. Ce tout nouveau format non chronométrée s’inscrivait dans une logique d’accessibilité à tous.

Canoë puis running : l’épreuve combinée atypique

Mais au-delà des classiques épreuves sur bitume, l’événement proposait également une course atypique au départ de la cale Mayaud. Ici, les participants commencent par 12 km de canoë sur la Loire, avant d’enchaîner avec 17 km de course à pied. Un format original qui a su séduire près de 800 participants.



Alliant confort, performance et une dose de compression bien dosée, le short Compressport Trail Under Control se révèle particulièrement polyvalent. Adapté au trail, il trouve aussi sa place à l’entraînement comme en compétition.

Test du short Compressport Trail Under Control sur plusieurs sorties, à la fois sur des sentiers techniques et sur route : ce modèle s’est rapidement imposé comme une valeur sûre. L’ensemble apparaît très abouti, avec une compression maîtrisée. Le maintien musculaire est réel sans jamais devenir gênant, même sur les longues distances.

Maintien et stabilité en mouvement

Premier point marquant : le confort. La construction sans couture et la coupe spécifique femme font clairement la différence. Aucune gêne, aucun frottement, même lors des sorties prolongées. Le tissu plus dense sur la partie haute apporte à la fois maintien et opacité, un détail rassurant à l’usage.

le short Compressport Trail Under Control, qui assure maintien, confort et performance.

Le short reste parfaitement en place, ne bouge pas et limite efficacement les irritations. La respirabilité constitue un autre atout notable, notamment dans les montées ou par forte chaleur. Les zones de ventilation sont bien positionnées et permettent de conserver une agréable sensation de fraîcheur.

Un système de rangement bien pensé

Le short Compressport Trail Under Control présente une poche arrière pour ranger les ravitos.

Le système de rangement intégré est également un vrai plus. La ceinture, bien pensée, assure un excellent maintien sans compression excessive et accompagne naturellement le mouvement. La poche arrière permet de transporter gels ou téléphone sans ballotement.

À noter toutefois : une compression qui peut sembler marquée pour les coureurs non habitués à ce type de produit, ainsi qu’une coupe relativement longue qui pourra surprendre au premier essayage.

Prix : 110 €

Le + : Confort, maintien efficace et absence de frottements.
Le – : Compression perceptible pour les non-initiés et coupe assez longue.



Une première édition originale verra le jour à Paris le 19 septembre 2027 : les 35 km du Périph – Grand Paris organisés sur le boulevard périphérique parisien. L’événement proposera deux formats, l’un pour les coureurs et l’autre pour les cyclistes et attend 36 000 participants.

Un nouveau « 35 km du Périph – Grand Paris » propulsé par Lemon Grass Events avec le soutien de la ville de Paris, s’annonce pour le 19 septembre 2027, célébrant la Journée mondiale sans voiture – Paris Respire.

D’après l’organisation, qui travaille sur cet évènement depuis cinq ans, cette annonce aurait un lien avec le projet « second marathon de Paris » souhaité par le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire.

Avec 36 000 participants attendus – 20 000 coureurs et 16 000 cyclistes -, l’expérience se vivra sur l’un des axes routiers les plus fréquentés d’Europe, offrant un parcours complet de la capitale.

Paris accueillera le 19 septembre 2027 une course inédite de 35 km sur le boulevard périphérique, ouverte aux coureurs et cyclistes.

Le périph comme trait d’union

Sur une boucle de 35 km au départ de Porte Dauphine, la course sera ouverte aux runners (départ à 8h30), comme aux cyclistes (départ à 14h) sur le périph’ intérieur, exceptionnellement libéré des voitures. Le périphérique extérieur sera quant à lui dédié aux animations. Les spectateurs pourront y circuler gratuitement.

En transformant l’artère en terrain de sport, l’ambition est de conjuguer mobilité douce, écologie et réappropriation de l’espace urbain.

Les 21 villes limitrophes seront mobilisées, avec à chaque porte, une série d’animations. L’idée forte : transformer une infrastructure symbole de séparation en un espace de connexion.

Le premier évènement sportif du périph

Pour porter ce 1er événement sportif jamais organisé sur le périphérique parisien, un plan de communication massif est prévu. Il incluera notamment un affichage JCDecaux, couvrant plus de 75,4 % de Paris et de sa banlieue.

Les inscriptions ouvriront prochainement, avec un dossard fixé à 45 € pour les runners et 35 € pour les cyclistes (hors frais). Le village de Porte Dauphine sera ouvert le vendredi et le samedi (8h-20h) pour le retrait des dossards et les festivités.



Ce week-end du 9 et 10 mai 2026, le Generali Genève Marathon a fêté ses vingt ans. Réputé comme étant le plus grand marathon de Suisse, l’événement a battu cette année son record d’affluence, renforcé son engagement solidaire ainsi que son impact social et écologique.

Du lac Léman en passant par la campagne genevoise, jusqu’au centre-ville, ce sont 27 578 coureurs qui ont pris le départ, marquant au passage un record d’affluence. Les organisateurs et les 1 200 bénévoles du Generali Genève Marathon se sont voués quant à eux à une stratégie de développement durable, d’engagement solidaire et écologique.

Victoires kenyanes et duel acharné jusqu’à la dernière minute

L'athlète suisse Fabienne Schlumpf dans le peloton du Generali Genève Marathon 2026.
©Florian Legrand – Fabienne Schlumpf sur la distance marathon

Sur la distance marathon, les Kenyans se sont imposés. Collins Kemboi s’est arraché la première place masculine en 2h08’52’’, devant Too Silas Kiprono (2h09’16’’) et Simion Kiplimo Tarus (2h09’53’’). Chez les femmes, Patience Kimutai l’emporte en 2h30’45’’. La Suissesse Fabienne Schlumpf (2h31’15’’) a fait la différence sur les derniers mètres, juste devant la Kenyane Jackline Chepckoech (2h31’18’’).

Sur semi-marathon, le plateau rassemblait athlètes élites, créateurs de contenu et figures inspirantes, comme le Rouennais Mustapha Salmi notamment. Marine Lorphelin, ex Miss France, a quant à elle explosé son record sur les 21 km.

Handisport : les Suisses l’emportent à domicile

Marcel Hug, champion paralympique, dans son fauteuil. Il vient de franchir la ligne d'arrivée du semi du Generali Genève Marathon 2026.
©Tanguy Laot – Marcel Hug

Dans la catégorie Semi Fauteuil de Course, c’est le champion paralympique suisse Marcel Hug qui l’emporte. Deux semaines après son sacre sur le marathon de Londres, il signe un chrono de 46min 12s, à domicile. Chez les femmes aussi, la Suisse s’est imposée. Patricia Eachus a pris la première place en 56min 52s.

Une génération plus jeune et plus paritaire au départ

Mais ce gage d’inclusivité s’observe dans le peloton en général. L’âge moyen sur marathon est passé de 41 à 36 ans, soit une évolution qui confirme l’attrait d’une génération de coureurs toujours plus jeune. La parité s’installe quant à elle progressivement, avec 43% de femmes participantes pour 57% d’hommes. L’événement a d’ailleurs obtenu le label Unified by Swiss Inclusive Sport, en récompense à son engagement autour des valeurs d’inclusivité et d’accessibilité.

« Cette 20ème édition était exceptionnelle, nous avons mis en place de nombreuses nouveautés pour le plaisir de tous et pour célébrer l’histoire du Generali Genève Marathon. Cette année a été marquée par l’engouement des coureurs de plus en plus nombreuxsur la ligne de départ mais aussi par les spectateurs qui se déplacent en nombre pour les encourager. Nous sommes extrêmement fiers de voir comment l’événement rassemble et fédère. »

Benjamin Chandelier, directeur de l’événement

Vers un marathon « zéro déchet »

Sur le plan écologique, les organisateurs du Generali Genève Marathon ont développé une stratégie de développement durable optimale. Les dispositifs d’hydratation ont en effet été repensés pour un système plus écologique, grâce à la mise en place de rampes à eau permettant aux coureurs d’utiliser les écocups ou bien de remplir leurs contenants réutilisables. Derrière ces évolutions, l’idée est de réduire l’impact environnemental sans dégrader l’expérience des participants, et au contraire, l’améliorer.



Courir un marathon sans voir, guidé par une voix, une présence, une cordelette tendue entre deux corps : c’est l’univers de Lars Bosselmann, coureur non-voyant. Dans son livre Tenir la distance, la magie du marathon (Les 3 Colonnes), il raconte comment chaque foulée devient un défi, un engagement et, surtout, un lien humain.

Au bout de la cordelette, chaque tension annonce un virage, une bordure, une relance. Lars Bosselmann ne voit pas la route, mais il en perçoit chaque vibration. Le souffle de son guide, la densité du bitume, le rebond de ses appuis, la rumeur du public : chez lui, la course passe par d’autres sens, plus affûtés, presque décuplés. Chaque foulée à l’aveugle devient à la fois un défi et une conquête, une manière singulière d’habiter l’espace et de transformer l’invisible en mouvement. Découvrez l’histoire inspirante de Lars Bosselmann, coureur non-voyant qui court des marathons guidé par un partenaire. Un récit unique sur la confiance, le lien humain et la performance en course à pied.

La puissance d’un lien invisible

La course n’a rien de solitaire, toujours au coude à coude avec son guide, les foulées harmonisées, comme calées l’une sur l’autre. Courir devient alors un sport partagé, presque une chorégraphie, où chacun se met au rythme de l’autre, dans une synchronisation aussi physique que mentale.

Ce lien, discret mais essentiel, transforme chaque sortie en dialogue permanent. Le binôme échange sans cesse : les obstacles, les changements de terrain, les virages, parfois même les paysages, les monuments ou l’ambiance du parcours. Peu à peu se construit une confiance presque instinctive, une forme de langage silencieux où chaque mot, chaque tension sur la corde prend du sens.

Mais cette singularité a un prix : celui de l’organisation. Là où d’autres enfilent leurs baskets sur un coup de tête, Lars doit anticiper. Trouver un partenaire partageant son niveau, fixer un rendez-vous, composer avec les agendas : la spontanéité laisse place à la rigueur, et l’envie immédiate à une logistique bien huilée.

« Je ne peux pas me dire le matin : “Tiens, il fait beau, j’y vais.” »

Alors il planifie, structure, s’entoure. À Paris, où il vit désormais, il a su recréer un solide réseau de guides, entre son club d’athlétisme du XVe arrondissement et des groupes comme Courir en duo, un écosystème humain sans lequel rien ne serait possible.

Une trajectoire inspirante

Lars Bosselmann, coureur non-voyant, lors du 10 km dans les bois de Boulogne, avec Delphine à sa droite.

Lars a grandi en Allemagne avec le sport comme premier terrain d’expression. D’abord le torball, discipline adaptée aux déficients visuels, puis l’aviron, qu’il pratique encore aujourd’hui, à 47 ans, aux portes de Paris. La course à pied est arrivée plus tard, presque par hasard, à l’approche de la quarantaine, lorsqu’il vivait en Belgique.

« J’étais très attiré par les 20 kilomètres de Bruxelles pour le côté festif, mais il me fallait un guide. Je ne connaissais personne et je n’avais jamais couru régulièrement », raconte Lars. Une association belge crée alors un groupe WhatsApp destiné à mettre en relation des coureurs non-voyants et des accompagnateurs. « C’est grâce à ce groupe que j’ai trouvé mon premier guide. J’ai appris à faire confiance à des personnes qui deviennent mes yeux, et à partager toutes mes sensations avec elles. »

Six mois plus tard, après une préparation rigoureuse, le duo boucle les 20 km en 1 h 48. « Ce chrono était inespéré et j’ai ressenti une sensation de liberté, de bonheur et de dépassement comme jamais auparavant. »

Depuis, Lars court toute l’année, trois fois par semaine, parfois quatre, en accumulant en moyenne cinq dossards par an, avec ce même désir intact : vibrer intensément, sentir monter l’effort, et retrouver cette sensation de liberté qui l’a saisi dès ses premières courses.

Le goût de l’effort et de l’intensité

Lars Bosselmann et son accompagnatrice lors d'une course, souriant devant l'objectif.

Le marathon s’est imposé presque naturellement. Après un semi, puis un autre, la question finit toujours par surgir : pourquoi ne pas aller au bout de la distance reine, ces 42,195 kilomètres qui fascinent autant qu’ils impressionnent ?

Depuis 2021, il a bouclé six marathons, avec un record personnel en 3h51. Mais plus que les chiffres, ce qui compte pour lui, c’est le chemin parcouru, la richesse du duo, et les sensations éprouvées à chaque étape.

« Ce que j’aime dans le marathon, c’est justement sa difficulté. C’est parce que c’est difficile que c’est si beau. L’arrivée est une récompense à la hauteur de l’effort, une décharge émotionnelle rare que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans notre quotidien », confie-t-il.

Un marathon parisien fondateur

Son premier marathon à Paris reste gravé dans sa mémoire comme une étape fondatrice. « Je me suis installé à Paris au moment du Covid et j’ai eu la chance de sympathiser avec un jeune couple de voisins, coureurs passionnés. Ils ont accepté de me guider et, pendant l’heure de sortie quotidienne autorisée, nous allions courir ensemble. » Cette période si particulière devient alors un accélérateur.« C’est grâce à eux que j’ai pu m’entraîner avant de suivre le plan concocté par l’entraîneur du club ESC XV que je venais de rejoindre. Je n’avais jamais suivi une préparation aussi complète, avec du fractionné, du spécifique et des sorties longues. »

Le résultat dépasse ses attentes. « J’ai terminé le marathon de Paris, organisé cette année-là en octobre, en 3 h 56. Ce fut une immense satisfaction, un accomplissement, une forme de renaissance aussi, car c’était le premier grand événement populaire post-Covid. Il y avait énormément de public. Beaucoup d’amis sont venus m’encourager et me féliciter. Cela m’a profondément touché. »

Parmi ses souvenirs les plus forts figurent également le marathon d’Hambourg, sa ville natale, en 2024 — « un retour aux sources, familial et émotionnel » — mais aussi celui d’Athènes, authentique et grisant, disputé sur le site même de Marathon, berceau mythique de la distance.

L’envie de transmettre

Couverture du livre "Tenir la distance", par Lars Bosselmann.

Ce goût du mouvement, Lars Bosselmann l’avait déjà raconté dans un premier livre, La vie ça bouge, autobiographie retraçant ses premières expériences professionnelles en Europe, en Belgique, puis à Paris, où se trouve aujourd’hui le siège de l’association qu’il préside.

Car il mène une autre course, plus politique celle-là. Directeur exécutif de l’Union européenne des aveugles, il œuvre au quotidien pour défendre les droits des personnes non et malvoyantes. Un engagement ancien, devenu à la fois métier, responsabilité et mission.

« Je me bats pour l’inclusion des personnes non et malvoyantes au quotidien, en essayant de faire avancer beaucoup de sujets, toujours avec l’objectif de donner l’exemple et de montrer que beaucoup de choses restent possibles », explique-t-il de sa voix posée.

Avec son nouveau livre, Tenir la distance, la magie du marathon, il change de focale. Il y raconte ses courses, ses préparations, ses réussites comme ses échecs. Mais surtout, il restitue presque physiquement ce que signifie courir sans voir : écouter autrement, ressentir davantage, se laisser guider, accepter la dépendance pour mieux conquérir sa liberté.

Ce qui frappe chez ce passionné, ce n’est pas seulement la performance, mais la constance, la capacité à avancer malgré les contraintes, la logistique et cette absence de spontanéité que d’autres prennent pour acquise.

Courir devient un engagement, une promesse faite à soi-même autant qu’aux autres. C’est aussi une manière de rappeler que les frontières, qu’elles soient physiques ou mentales, sont souvent plus souples qu’on ne le croit, dès lors que l’on accepte de se tourner vers les autres.



Le choix d’une lampe frontale pour l’ultra-trail est déterminant pour la réussite d’une course. Nous avons pris le temps de tester la Kiska 3 de la marque française Stoots, qui s’est imposée comme une référence sur le marché.

Cette lampe frontale ultra-trail est une réussite à bien des égards. Légère et compacte, elle se glisse facilement dans un sac, voire une poche, et se fait rapidement oublier. Son installation est simple, mais le bandeau demande un ajustement précis : tout le poids est concentré à l’avant (lampe et batterie), ce qui impose de trouver le bon équilibre. Stoots propose en option une sangle supérieure, un ajout pertinent pour celles et ceux qui recherchent davantage de confort. La recharge s’effectue à l’avant via un câble USB-C.

Un éclairage haut de gamme, taillé pour toutes les conditions

C’est toutefois sur l’éclairage que la Kiska 3 se distingue véritablement. Elle propose cinq modes d’éclairage (100 lm, 30 h ; 200 lm, 12 h ; 400 lm, 7 h ; 700 lm, 4 h ; 1 200 lm, 2 h), permettant d’adapter précisément le faisceau aux conditions et aux besoins. Le module d’éclairage repose sur six LED réparties en trois paires, orientées de manière à offrir un faisceau modulable, allant d’un éclairage très large à un faisceau plus concentré. Le résultat est particulièrement confortable à l’usage.

Une prise en main qui demande un temps d’adaptation

Le changement de mode nécessite toutefois un léger temps d’adaptation et la lecture du manuel. L’allumage, par exemple, s’effectue par un double clic. La manipulation avec des gants peut s’avérer peu pratique, le bouton étant assez petit — un compromis lié à la compacité de la lampe.

Une frontale qui s’impose sur le terrain

Lampe frontale Stoots Kiska 3, présentée avec sa pochette et ses accessoires.

Mais une fois apprivoisée, la Kiska 3 devient difficile à quitter. C’est, de loin, la meilleure frontale que nous ayons testée ces dernières années.

Caractéristiques

Prix : 145 €

Le + : Une frontale modulable et adaptée à différents usages.
Le – : Une prise en main initiale peu intuitive.



Préparation marathon, semaines chargées en fractionné, accumulation des kilomètres… L’entraînement en endurance impose au corps un stress physiologique important. Parmi les mécanismes en jeu figure un phénomène souvent méconnu : le stress oxydatif. Pour le limiter, l’alimentation joue un rôle majeur, notamment grâce aux aliments riches en antioxydants.

À chaque instant, les cellules de notre organisme produisent de l’énergie grâce à l’oxygène. Ce processus indispensable à la vie génère également des molécules instables appelées radicaux libres.

Ces composés très réactifs possèdent un électron « manquant ». Pour retrouver leur stabilité, ils cherchent à capter cet électron dans leur environnement immédiat, notamment au niveau des protéines, des membranes cellulaires ou de l’ADN. C’est ce phénomène que l’on appelle l’oxydation cellulaire.

Dans des proportions normales, ces radicaux libres ne sont pas forcément néfastes. Ils participent même à certains mécanismes physiologiques essentiels, notamment à la signalisation cellulaire et à la réponse immunitaire. Le corps possède d’ailleurs ses propres systèmes de défense capables de les neutraliser.

Les coureurs exposés au stress oxydatif 

Le problème apparaît lorsque la production de radicaux libres devient excessive et dépasse les capacités de protection de l’organisme. On parle alors de stress oxydatif, un déséquilibre entre les molécules oxydantes et les systèmes antioxydants.

Chez le sportif d’endurance, ce phénomène est amplifié par la nature même de l’effort. Courir implique une augmentation importante du métabolisme et de la consommation d’oxygène. Plus l’intensité ou la durée de l’effort augmente, plus la production de radicaux libres s’élève.

Dans une pratique raisonnée, ce phénomène reste bénéfique : il participe aux adaptations physiologiques liées à l’entraînement. Les radicaux libres agissent alors comme un signal qui stimule les mécanismes d’adaptation musculaire et métabolique.

Mais lorsque l’entraînement devient très intensif – préparation marathon, accumulation de séances de fractionné ou volume hebdomadaire élevé – l’équilibre peut se rompre. La production de radicaux libres dépasse alors les capacités antioxydantes de l’organisme.

Les conséquences peuvent concerner directement le coureur avec une inflammation accrue, une fatigue musculaire plus importante, une récupération plus lente ou encore fragilisation des tissus et risque de blessure.

À long terme, un stress oxydatif excessif peut également contribuer au vieillissement cellulaire et à l’apparition de certaines pathologies. D’autres facteurs du quotidien peuvent accentuer ce phénomène comme la pollution, l’exposition excessive aux UV, le tabac ou encore le stress.

Des alliés naturels de l’organisme

Antioxydants : des sources variées et colorées.
©AdobeStock

Pour se défendre contre les radicaux libres, le corps dispose d’un système de protection sophistiqué : les antioxydants.

Ces molécules ont la capacité de neutraliser les radicaux libres en leur fournissant l’électron qui leur manque. Une fois stabilisés, ces derniers ne peuvent plus attaquer les structures cellulaires.

Une partie de ces antioxydants est produite naturellement par l’organisme, notamment sous forme d’enzymes ou de molécules comme le glutathion. Mais une grande partie provient aussi de l’alimentation.

Les fruits, les légumes, les huiles végétales, les oléagineux, les épices ou encore certains poissons apportent de nombreuses molécules protectrices : vitamines, caroténoïdes, polyphénols ou oligo-éléments.

Chez le coureur, une alimentation riche en antioxydants permet de limiter les effets du stress oxydatif, de favoriser la récupération musculaire, de soutenir les défenses immunitaires et de protéger les tissus musculaires et articulaires.

Suppléments : prudence

L’idée selon laquelle consommer de grandes quantités d’antioxydants améliorerait systématiquement la performance est aujourd’hui largement nuancée par la recherche scientifique.

En effet, un certain niveau de radicaux libres est nécessaire pour stimuler les adaptations à l’entraînement. Une supplémentation massive en antioxydants pourrait même freiner ces mécanismes en neutralisant trop fortement ces signaux biologiques.

La priorité reste donc une alimentation variée et équilibrée, riche en produits végétaux peu transformés. Les compléments ne sont utiles que dans des situations particulières, par exemple en cas de carence ou d’apports alimentaires insuffisants.

Multiplier les sources dans l’assiette

Les antioxydants sont présents dans de nombreuses familles d’aliments et chaque molécule possède ses propres propriétés. L’objectif n’est donc pas de miser sur un seul produit, mais de diversifier les sources tout au long de la journée.

Une règle simple consiste à privilégier les aliments colorés et d’origine végétale : fruits, légumes, graines, noix ou céréales complètes. Les épices, le thé, le café ou encore le chocolat noir apportent également des composés protecteurs intéressants.

La manière de cuisiner compte également. Les cuissons trop agressives peuvent dégrader certaines molécules antioxydantes. Les préparations à la vapeur ou à basse température permettent de mieux préserver leurs qualités nutritionnelles.

Antioxydants : des sources variées et colorées, à base de fruits et légumes.
©AdobeStock

E

Les principaux antioxydants alimentaires

Vitamine C
Kiwi, agrumes, fraises, mangue, cassis, poivron rouge, brocoli, choux.

Vitamine E
Huiles végétales (olive, tournesol), germe de blé, amandes, noisettes, graines, avocat.

Bêta-carotène (provitamine A)
Carotte, patate douce, potiron, mangue, abricot, épinards, chou vert.

Polyphénols
Fruits rouges, raisin, cacao, thé vert, café, ail, oignon, nombreux légumes.

Oligo-éléments antioxydants (sélénium, zinc)
Poissons, fruits de mer, noix du Brésil, viande, céréales complètes.

Encadré 3 si place le permet

Une journée type « antioxydante »

L’idée est de multiplier les végétaux et les aliments colorés tout au long de la journée.

Petit-déjeuner : thé vert ou café, muesli ou pain aux graines de lin légèrement beurré, yaourt, fruit frais, quelques noix ou amandes

Déjeuner : demi-avocat, tomates au citron et à la ciboulette, foie de veau ou de volaille aux épices, deux légumes différents, quinoa, un laitage, une pomme et un café.

Collation avant l’entraînement : thé vert, banane, carré de chocolat noir.

Dîner : poisson (blanc ou gras), fruits de mer ou œufs, légumes variés à l’huile d’olive, ail ou oignons, fromage frais de chèvre avec poivre et curcuma, fruits rouges.