Il court, filme, oriente, traverse, grimpe et improvise. À 28 ans, Fleury Roux incarne une forme rare de polyvalence dans le paysage du trail. Ni tout à fait athlète élite classique, ni simplement aventurier, il évolue à la frontière des disciplines, brouillant les repères avec une aisance déroutante.

Sa singularité tient dans une obsession simple : la ligne. Non pas celle imposée par un parcours balisé, mais celle qu’il choisit, qu’il trace et qu’il s’efforce de suivre, coûte que coûte, à travers le réel.

Cap à l’Ouest, traverser la France autrement

De l’Alsace à l’Atlantique, Fleury Roux trace la France sans GPS. Un athlète hors norme entre trail, aventure et exploration du territoire.

À la pointe de Corsen, le vent venu de l’Atlantique marque la fin d’un trait tendu à travers le pays. Sept jours plus tôt, Fleury Roux quittait l’Alsace aux côtés de Pierre et Raphaël, avec une carte papier et une contrainte radicale : rejoindre l’extrême ouest en restant dans un couloir de seulement quatre kilomètres, sans jamais recourir au GPS.

Le 4 avril, l’aventure « Cap à l’Ouest » s’achève après près de 1 200 kilomètres parcourus en gravel. Une progression faite d’axes secondaires, de coupes à travers champs, de franchissements improvisés et de décisions prises en permanence au contact du terrain. Ici, la ligne droite n’a rien d’abstrait. Elle devient une manière concrète d’habiter l’espace.

L’orientation comme matrice

Pour comprendre cette approche, il faut revenir à ses débuts. Avant le trail, Fleury Roux s’est construit dans la course d’orientation. Originaire de la Loire, formé à Saint-Étienne, il gravit les échelons jusqu’aux équipes de France, chez les juniors puis chez les seniors.

Son parcours est jalonné de performances internationales, mais l’essentiel est ailleurs. Dans cette discipline, il apprend à lire un paysage, à anticiper, à transformer chaque contrainte en option. Une compétence qui deviendra sa marque de fabrique.

Deux expériences renforcent encore cette lecture instinctive du terrain : Across Norway en 2022, une traversée de 3 000 kilomètres, puis la Great Himal Race en 2024, longue de 1 800 kilomètres. Des aventures fondatrices qui installent définitivement son rapport singulier à l’espace.

Du trail à la route, une même exigence

Trail, marathon, gravel : Fleury Roux repousse les limites avec des traversées sans GPS. Découvrez le portrait d’un athlète pas comme les autres.

Lorsqu’il s’éloigne du haut niveau en orientation, le trail s’impose naturellement. Mais là encore, Fleury Roux refuse de se spécialiser. Il passe du kilomètre vertical à l’ultra, des courses à étapes au marathon sur route, sans jamais cloisonner sa pratique.

Début 2026, il signe 2h29 à Barcelone pour son premier marathon. Une performance qui rappelle que, chez lui, l’aventure ne dilue pas l’exigence sportive. Elle la prolonge, en lui donnant un autre terrain d’expression.

Dans sa vie professionnelle, cette polyvalence se retrouve également. Accompagnateur en montagne, formateur en orientation, pisteur-secouriste en hiver, il construit un équilibre où précision et adaptation cohabitent en permanence.

Dans l’ombre des champions

Une autre facette de son activité s’exprime loin des classements. Depuis 2019, Fleury Roux est devenu camérarunner, courant au plus près des meilleurs pour capter l’intérieur de la course.

Sur les circuits internationaux, des Golden Trail World Series à l’UTMB World Series, en passant par la SaintéLyon ou les championnats du monde, il accompagne les têtes d’affiche, caméra à la main. Kilian Jornet, Rémi Bonnet ou Elhousine Elazzaoui font partie des athlètes qu’il suit au cœur de l’effort.

Son rôle consiste à saisir ce que les images classiques ne peuvent pas montrer : un souffle qui se coupe, un regard qui doute, une accélération décisive. Là encore, tout ramène au mouvement.

Azimut Nord, acte fondateur

Fleury Roux, athlète et aventurier, traverse la France sans GPS entre trail, gravel et orientation. Portrait d’un coureur qui redéfinit les lignes.

En 2025, il pose les bases de son univers avec Azimut Nord. Avec son ami Pierre, il relie le sud de la France à Bray-Dunes en suivant un corridor de cinq kilomètres.

Pendant onze jours, ils enchaînent 1 334 kilomètres et plus de 23 000 mètres de dénivelé, alternant course à pied, VTT, gravel et même kayak lorsque le terrain l’impose. La logistique est minimale, les décisions prises au jour le jour, et chaque obstacle devient un élément du tracé.

Plus qu’une performance, le projet révèle une manière de raconter le territoire : non plus par ses axes principaux, mais par ses lignes invisibles.

Une confirmation à l’Ouest

Cap à l’Ouest s’inscrit dans cette continuité, avec un terrain moins spectaculaire mais plus exigeant dans sa lecture. Entre zones rurales et espaces densément peuplés, la progression impose une adaptation constante.

Une bronchite contractée avant le départ contraint Fleury Roux à revoir ses plans. Les sections initialement prévues à pied dans les Vosges sont abandonnées au profit du gravel. Un choix dicté par la prudence, dans des conditions météo difficiles, entre neige, vent et froid.

L’intensité du défi reste intacte. Les journées dépassent régulièrement les dix heures d’effort, les obstacles s’enchaînent, et certaines séquences illustrent parfaitement son approche, comme la traversée de la Moselle à la nage avec un radeau improvisé, ou le franchissement de l’Elorn en kayak pour atteindre Brest.

Une France à hauteur d’homme

Au fil de la progression, une autre géographie se dessine. Celle des villages traversés à l’aube, des commerces ouverts au bon moment, des rencontres improvisées et des solutions trouvées dans l’urgence.

Loin des grands axes, Fleury Roux explore une France discrète, parfois invisible, qu’il découvre au rythme du déplacement. Une expérience directe, où la carte ne remplace jamais le terrain, mais sert de point de départ à l’imprévu.

À peine l’aventure terminée, la suite se dessine déjà. L’idée d’une traversée en diagonale s’impose, en suivant la Diagonale 1083 entre Menton et Porspoder, la plus longue ligne droite possible à l’échelle du pays.

D’ici là, son calendrier le mènera sur d’autres terrains, entre trail long et raid aventure. Mais au fond, le format importe peu. Que ce soit sur route, en montagne ou à vélo, Fleury Roux poursuit une même trajectoire.

Tracer sa ligne, et voir jusqu’où elle mène.



C’est un tournant potentiel dans l’histoire du running français. Après près de trois décennies aux commandes, Amaury Sport Organisation (ASO) pourrait ne plus organiser le Marathon de Paris ni le Semi-Marathon de Paris à partir de 2027. Une information qui agite déjà le monde de la course à pied et qui, si elle se confirme, marquerait une rupture majeure dans la gestion de l’un des plus grands événements running au monde.

D’après plusieurs sources concordantes, dont Le Parisien et RMC Sport, la Ville de Paris aurait retenu un nouveau groupement pour reprendre l’organisation des deux épreuves emblématiques. Baptisé Cadence, ce consortium réunit Keneo, Ose (déjà impliqué dans l’ÉcoTrail Paris) ainsi qu’une agence du groupe Havas.

Ce choix s’inscrit dans le cadre du renouvellement de la concession, prévue pour 2027. En place depuis 1998, ASO – également organisateur du Tour de France – semblait solidement installé. Pourtant, depuis plusieurs mois, des rumeurs faisaient état d’une possible remise en concurrence, traduisant une volonté de la municipalité de redéfinir l’approche événementielle.

Un vote décisif attendu fin mai

À ce stade, rien n’est encore officiellement acté. La décision doit être soumise au vote du Conseil de Paris, attendu à la fin du mois de mai. Si elle est validée, le groupement Cadence prendrait les rênes de l’organisation pour une durée de quatre ans, soit jusqu’en 2030.

Cette transition potentielle soulève de nombreuses questions : quelle orientation pour les futures éditions ? Quelles évolutions pour les coureurs, qu’ils soient élites ou amateurs ? Et surtout, quelle place pour l’héritage laissé par ASO ?

Quel avenir pour le Marathon de Paris ?

©ASO

Avec plus de 50 000 participants, le Marathon de Paris est l’un des plus grands marathons au monde. Sous l’ère ASO, l’événement s’est structuré, internationalisé et professionnalisé, attirant des coureurs venus des quatre coins du globe.

L’arrivée possible d’un nouvel organisateur pourrait ouvrir la porte à des changements significatifs. Avec un approche plus axée sur l’expérience coureur, un renforcement des engagements écologiques ou bien encore une transformation du parcours ou des formats annexes. Des changements qui voudront aussi pour le Semi-marathon.

Le groupement Cadence, notamment via Ose, dispose déjà d’une expertise dans les événements outdoor responsables, ce qui pourrait influencer l’ADN des futures éditions.

Dans l’attente du vote officiel, l’incertitude reste entière. Mais une chose est sûre : la possible fin de l’ère ASO représente bien plus qu’un simple changement d’organisateur. C’est toute la vision du Marathon de Paris qui pourrait évoluer dans les années à venir.



Mount to Coast revient avec une C1 positionnée comme une chaussure de running d’endurance. L’ambition est simple : proposer une supertrainer accessible, capable d’enchaîner les kilomètres sans brutaliser l’organisme. Le résultat s’adresse à un public large, du coureur occasionnel au marathonien en quête de confort.

Après la Mount to Coast H1 orientée « gravel » qui nous avait séduit, Mount to Coast revient avec cette C1 destinée à la route. La paire mise sur un accueil confortable. Le mesh respirant fait le travail sans surchauffer, et l’avant-pied généreux laisse de l’espace, ce qui plaira aux pieds larges ou à ceux qui gonflent sur les longues sorties. Le talon, rigide et bien rembourré, sécurise l’ensemble. Le double laçage est toujours là, mais son intérêt reste limité en pratique. Rien de rédhibitoire toutefois, car l’essentiel est ailleurs : le maintien est fiable et le confort immédiat.

Semelle maximaliste assumée

Test très convaincant de la Mount to Coast C1, supertrainer confortable et amortie, idéale pour les sorties longues, l’entraînement et le marathon.

Impossible de passer à côté de la semelle. Avec 42 mm au talon et 36 mm à l’avant-pied, la Mount to Coast C1 entre pleinement dans la catégorie des chaussures maximalistes. Le drop de 6 mm équilibre l’ensemble et évite une sensation trop extrême. Sur le terrain, cette épaisseur se traduit par une protection très marquée. Les chocs sont bien filtrés, et la fatigue musculaire se fait plus discrète au fil des kilomètres.

Confort avant tout

La combinaison de mousse CircleCELL et d’une base en EVA plus ferme crée un ensemble cohérent. L’amorti est généreux, presque dominant, et c’est clairement ce que l’on retient en priorité. En revanche, le retour d’énergie reste modéré. La C1 n’est pas une chaussure faite pour accélérer ou battre des records. Elle excelle plutôt dans un registre régulier, où l’objectif est de durer plus que de performer.

Sans plaque carbone, mais avec logique

Test très convaincant de la Mount to Coast C1, supertrainer confortable et amortie, idéale pour les sorties longues, l’entraînement et le marathon.

Dans un marché saturé de modèles à plaque carbone, Mount to Coast fait un choix différent. L’absence de plaque permet de conserver une foulée plus naturelle, mais aussi de gagner en durabilité et en accessibilité. La C1 se positionne ainsi comme une chaussure d’entraînement premium, sans tomber dans l’excès technologique ou tarifaire de certaines concurrentes.

Pour quels coureurs et quels usages ?

La Mount to Coast C1 vise clairement les amateurs de sorties longues. Elle conviendra particulièrement aux coureurs de poids moyen à lourd, ainsi qu’à ceux qui cherchent une chaussure de running confortable pour préparer un marathon. Elle peut aussi s’utiliser en compétition, à condition de privilégier le confort et la régularité plutôt que la vitesse pure.

Affichée à 190 euros pour un poids de 267 grammes en taille 43, la C1 reste dans les standards des supertrainers actuelles. Son drop de 6 mm et son stack élevé (42 mm) confirment son orientation endurance.

Nos notes : Amorti : 19/20 Confort : 18/20 Dynamisme : 15/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 15/20.

Le + Supertrainer accessible et protectrice.
Le – Semelle très épaisse qui pourra rebuter certains.

Usage : entraînements variés et compétitions jusqu’au marathon pour coureurs de tous niveaux et tous poids.



Épreuve incontournable du calendrier running, la ASICS SaintéLyon confirme son énorme attractivité. Chaque année, les dossards partent en quelques heures et la liste d’attente explose. En 2026, l’événement franchit un cap avec l’arrivée d’une nouvelle course : la SaintéVia (35 km).

Pour sa 72e édition, les 28 et 29 novembre 2026, la ASICS SaintéLyon enrichit son offre avec un format intermédiaire. La SaintéVia proposera un parcours de 35 km et 630 m de D+, au départ de Mornant. Les coureurs longeront en partie les vestiges de l’aqueduc romain du Gier, construit pour alimenter Lugdunum. Résultat : un tracé roulant, rapide et chargé d’histoire, idéal pour découvrir l’ambiance unique de la SaintéLyon.

Inscriptions : une forte pression attendue

La ASICS SaintéLyon 2026 lance la SaintéVia, une nouvelle course de 35 km. Inscriptions dès le 30 avril, dossards limités et forte demande.
©mxpstudio4

Les organisateurs ouvrent les inscriptions le 30 avril 2026 à 13h, avec seulement 1 000 dossards. La demande s’annonce très forte. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour cette édition 2026, les formats majeurs se sont remplis en quelques heures seulement, laissant aujourd’hui plus de 13 000 coureurs en liste d’attente. La SaintéVia fait partie des rares courses encore accessibles… mais pour combien de temps ?

Une édition 2026 toujours plus exigeante

La ASICS SaintéLyon 2026 lance la SaintéVia, une nouvelle course de 35 km. Inscriptions dès le 30 avril, dossards limités et forte demande.
©Victor Barcus

La SaintéLyon ne se contente pas d’ajouter une course. Les organisateurs renouvellent aussi l’expérience avec plus de 40 % du parcours modifié par rapport à 2025. La distance reine entre Saint-Étienne et Lyon affiche 80 km et 2 400 m de D+, soit un dénivelé en hausse. Les prochains mois permettront de découvrir en détail ces nouveaux tracés.

Avec la SaintéVia, la ASICS SaintéLyon 2026 cible un public plus large sans perdre son ADN : une course nocturne, hivernale et exigeante. Ce format de 35 km offre une porte d’entrée idéale tout en conservant l’esprit trail qui fait le succès de l’événement.



Le 26 avril 2026, lors du Marathon de Londres, Sabastian Sawe a bouleversé l’histoire du marathon mondial en devenant le premier homme à courir la distance en moins de deux heures en compétition officielle. Avec un chrono de 1h59’30, le Kényan ne se contente pas d’un record du monde : il franchit une frontière que l’athlétisme pensait encore inaccessible. Retour sur le parcours d’un coureur discret devenu référence absolue du running mondial.

Les bras levés sur The Mall face de Buckingham Palace, Sabastian Sawe a fait basculer l’histoire. En remportant l’épreuve en 1h59’30, le Kényan est devenu le premier homme à franchir officiellement la barre des deux heures sur marathon, établissant un nouveau record du monde sur la distance.

Des origines kényanes loin des projecteurs

Né en 1995 au Kenya, Sabastian Sawe grandit dans un environnement où la course à pied fait partie du quotidien, comme pour de nombreux athlètes d’endurance du pays.

Issu d’une famille modeste, il grandit avec le soutien de ses parents, qui encouragent rapidement son implication dans le sport malgré des moyens limités. Cette stabilité familiale joue un rôle important dans sa construction personnelle et dans sa discipline, souvent mise en avant par ses proches comme l’un de ses traits dominants.

Une progression tardive mais extrêmement rapide

Sabastien Sawe a remporté le Marathon de Berlin en 2h02'16'', meilleur chrono mondial de l'année.
©DR. Sabastien Sawe a remporté le Marathon de Berlin en 2h02’16 », meilleur chrono mondial de l’année.

Sawe se révèle d’abord sur semi-marathon, discipline dans laquelle il progresse rapidemen. Sa transition vers le marathon intervient au début des années 2020, un choix qui va transformer sa carrière.

En quelques saisons seulement, il s’installe parmi les meilleurs mondiaux. Ses chronos descendent progressivement vers les 2h02, un niveau déjà réservé à l’élite absolue. Cette régularité le place comme un outsider crédible pour les grandes victoires internationales.

L’explosion sur le circuit mondial

À partir de 2024, Sabastian Sawe franchit un cap décisif. Il enchaîne les performances de référence sur les plus grands marathons du monde, notamment à Valence, Londres et Berlin. Cette constance au plus haut niveau confirme son statut de coureur majeur du circuit.

Sa capacité à répéter des chronos de très haut niveau sur des parcours rapides mais exigeants attire progressivement l’attention des observateurs, qui voient en lui un futur prétendant au record du monde.

Londres 2026 : la course qui change tout

Le Marathon de Londres 2026 marque l’apogée de sa progression. Dans des conditions idéales et face à un plateau exceptionnel, Sawe réalise une course parfaite.

Il s’impose en 1h59’30, devenant le premier homme à courir un marathon officiel en moins de deux heures. Derrière lui, l’Éthiopien Yomif Kejelcha (1h59’41) et l’Ougandais Jacob Kiplimo (2h00’28) complètent un podium historique, sous l’ancienne marque mondiale.  Jamais une telle densité de performances n’avait été observée sur une seule course.

Intégrité et lutte antidopage

Comme beaucoup de coureurs d’élite kényans, Sabastian Sawe s’inscrit dans un système d’entraînement structuré autour de camps spécialisés en endurance. Ces structures ont façonné plusieurs générations de champions du marathon mondial.

Son évolution repose sur une discipline stricte, un volume d’entraînement élevé et une progression méthodique vers la distance reine.

Dans un contexte où le marathon est régulièrement confronté à des affaires de dopage, la progression fulgurante de certains athlètes suscite toujours des interrogations.

Sabastian Sawe évolue toutefois dans un cadre de contrôle strict. Tout au long de sa montée au plus haut niveau, il a été soumis à de nombreux tests antidopage, notamment hors compétition. Selon les éléments connus à ce jour, aucune anomalie n’a été relevée et son profil reste considéré comme conforme aux exigences des instances internationales.

Cette transparence et cette régularité contribuent à renforcer son image d’athlète discipliné, attaché à une progression construite sur la performance sportive pure.



Le Marathon de Londres 2026 restera comme l’une des éditions les plus marquantes de l’histoire du running et du marathon mondial. Sur les routes de la capitale britannique, la course masculine a franchi un cap inédit avec trois athlètes terminant sous les deux heures, tandis que chez les femmes, Tigist Assefa a amélioré son propre record du monde dans une course exclusivement féminine.

La performance majeure de cette édition revient au Kényan Sabastian Sawe, vainqueur en 1h59’30. Il devient le premier marathonien de l’histoire à passer officiellement sous la barre des deux heures en compétition homologuée, effaçant ainsi le record du monde de Kelvin Kiptum (2h01’35 en 2023), tragiquement disparu dans un accident de voiture depuis.

Derrière lui, l’Éthiopien Yomif Kejelcha réalise lui aussi un exploit historique en terminant en 1h59’41. L’Ougandais Jacob Kiplimo complète un podium exceptionnel avec un chrono de 2h00’28, un temps qui aurait encore récemment constitué un record du monde.

Jamais une telle densité n’avait été observée sur un même marathon. Cette course marque ainsi un tournant majeur dans l’histoire de la discipline.

Tigist Assefa améliore son record du monde sur marathon féminin

Tigst Assefa a battu le record du monde de Marathon à Londres en 2026 en 2h15’41.
©DR

Chez les femmes, la performance de Tigist Assefa confirme la montée en puissance du marathon féminin. Sur une course exclusivement féminine, l’Éthiopienne s’impose en 2h15’41 et améliore son propre record du monde établi lors de l’édition précédente à Londres en 2h15’50.

Déjà victorieuse en 2025 sur le même parcours, elle confirme sa domination sur le marathon londonien et s’impose comme l’une des figures majeures de la discipline. Sa progression régulière illustre également l’évolution globale du niveau chez les femmes, où les records continuent de tomber à un rythme soutenu.

Le marathon entre dans une nouvelle ère de performance

La simultanéité de ces performances exceptionnelles souligne une évolution profonde du marathon moderne. L’augmentation du niveau s’explique par la professionnalisation accrue des athlètes, des méthodes d’entraînement toujours plus scientifiques et une optimisation poussée de la préparation physique.

La nutrition, la récupération et la planification des charges d’entraînement jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans la performance. À cela s’ajoutent les innovations technologiques, notamment les chaussures à plaque carbone, qui ont contribué à améliorer l’économie de course et à accélérer les chronos sur la distance.

Dans ce contexte, voir trois athlètes passer au même moment sous des barrières chronométriques historiquement inaccessibles confirme que le marathon entre dans une nouvelle phase de son évolution.

Une performance qui interroge autant qu’elle fascine

Si cette édition 2026 du Marathon de Londres impressionne par son niveau, elle soulève également des interrogations. La progression rapide des performances dans le marathon de haut niveau n’a que peu d’équivalents dans l’histoire de l’athlétisme.

Le contexte reste marqué par une vigilance accrue autour du dopage dans le sport d’endurance. Plusieurs affaires récentes ont renforcé l’attention portée aux performances exceptionnelles, même si aucune irrégularité n’a été relevée concernant cette édition londonienne.



Enchaîner les courses peut sembler logique pour progresser. Pourtant, multiplier les dossards est souvent contre-productif. La performance ne se construit pas en accumulant les compétitions, mais dans la régularité, la planification et la cohérence de l’entraînement. Savoir renoncer à certaines courses, c’est souvent faire le choix de réussir celle qui compte vraiment.

Chez les coureurs motivés, le piège est classique : un 10 km « pour se tester », une course locale, un semi-marathon pour se rassurer, un HYROX « pour varier »… puis une dernière course avant l’objectif principal.

L’intention est bonne, mais l’accumulation de compétitions finit par nuire à la progression. Chaque course casse la continuité de l’entraînement : on alterne entre préparation et récupération, sans jamais construire un cycle réellement efficace.

La vraie question n’est pas le nombre de courses, mais le nombre de semaines d’entraînement de qualité que l’on parvient à enchaîner.

La performance en course à pied repose sur la planification

aut-il enchaîner les courses à pied ? Découvrez pourquoi multiplier les dossards freine la progression en running et comment structurer sa saison pour performer.
©Bodycross

La science est claire : progresser en endurance nécessite une planification structurée, avec une montée en charge progressive suivie d’un affûtage.

Un affûtage d’environ deux semaines, avec une baisse du volume mais un maintien de l’intensité, est aujourd’hui considéré comme optimal. Cela implique une préparation spécifique sans perturbation dans les semaines clés.

Autrement dit, ce qui fait progresser un coureur, ce ne sont pas les courses, mais la régularité de l’entraînement.

Une course n’est jamais une simple séance

Considérer une compétition comme une séance d’entraînement est une erreur fréquente. Une course à fond génère toujours un stress important : fatigue musculaire, inflammation, fatigue nerveuse. Sans parler de dossard, une simple séance de trop peut gâcher votre préparation.

Un semi-marathon, par exemple, entraîne une hausse significative des marqueurs de fatigue. Sur marathon, la récupération complète peut prendre plusieurs jours, voire plus. Même si les sensations reviennent rapidement, l’organisme, lui, n’a pas totalement récupéré.

Des semaines clés sacrifiées

Le problème n’est pas seulement de courir souvent, mais de mal placer ses courses. Certaines périodes sont déterminantes : travail spécifique, sorties longues, séances à allure cible. Ajouter une compétition à ces moments-là entraîne systématiquement : une baisse de charge avant la course et une récupération après. Résultat : une semaine clé disparaît, avec un impact direct sur la performance finale.

Comment bien organiser sa saison running

Une planification efficace repose sur un principe simple : hiérarchiser. Une course objectif prioritaire. Éventuellement une course secondaire. Le reste du temps dédié à l’entraînement.

Une compétition peut être utile si elle est maîtrisée. Par exemple, un semi-marathon intégré dans une séance, partiellement couru à allure cible, sans impacter la récupération. Si une course empêche d’enchaîner les séances, elle devient contre-productive.

Planifier sa saison après un marathon de printemps

aut-il enchaîner les courses à pied ? Découvrez pourquoi multiplier les dossards freine la progression en running et comment structurer sa saison pour performer.
©Bodycross

Après un marathon comme le Marathon de Paris, l’erreur classique est de repartir immédiatement en compétition. Une stratégie plus efficace consiste à reconstruire pour viser un objectif à l’automne (par exemple Valence).

Avril : récupération

  • 10 à 15 jours allégés
  • Reprise progressive en endurance fondamentale
  • Aucune compétition

Mai – juin : relance et vitesse

  • Reprise du volume
  • Travail technique
  • Cycle vitesse (séances courtes et dynamiques)
    → Possibilité d’un 10 km en fin de bloc

Juillet – août : développement

  • Augmentation du volume
  • Travail majoritairement en endurance
    → Très peu de compétitions

Septembre – octobre : spécifique marathon

  • Travail à allure marathon
  • Sorties longues structurées
    → Semi-marathon possible, mais contrôlé

Novembre : pic de forme

  • Semaine la plus chargée
  • Derniers gros blocs

Fin novembre : affûtage

  • Baisse du volume
  • Intensité maintenue
    → Aucune course

Décembre : objectif

  • Marathon couru avec un pic de forme optimal



Avec la Adidas Adizero EVO SL ATR, Adidas décline le succès de la très populaire EVO SL dans une version « All Terrain Ready » toutes saisons. Objectif : proposer une chaussure running capable de performer aussi bien sur route que sur chemins, dans la tendance actuelle des modèles “gravel”.

Visuellement proche de l’Adizero EVO SL – succès commercial 2025 -, cette version ATR se distingue par une semelle extérieure équipée de crampons signés Continental. Discrets mais efficaces, ils permettent d’élargir l’usage vers les chemins roulants, graviers ou routes dégradées.

La tige déperlante est un autre atout majeur. Testée sous la pluie, elle protège efficacement contre l’humidité sans alourdir la chaussure. Avec seulement 255 g en pointure 44, le modèle reste fidèle à l’ADN léger et dynamique de la gamme Adizero.

Sur le terrain : une vraie polyvalence

Test Adidas Adizero EVO SL ATR : une chaussure running polyvalente pour route et chemins, légère (255 g), dynamique et idéale pour les terrains mixtes.
Test Adidas Adizero EVO SL ATR : une chaussure running polyvalente pour route et chemins, légère (255 g), dynamique et idéale pour les terrains mixtes.

Sur le terrain, la Adidas Adizero EVO SL ATR confirme sa polyvalence. Elle enchaîne sans difficulté les surfaces mixtes : bitume, chemins forestiers, graviers.

Le pare-pierres à l’avant sécurise les passages plus techniques, même si l’accroche atteint ses limites sur terrain très gras. On note également une stabilité perfectible en dévers.

Confort et performance : un équilibre assumé

Le confort reste légèrement en retrait, logique pour une chaussure orientée performance. Mais c’est précisément ce positionnement qui fait la force de ce modèle : une chaussure rapide, efficace, pensée pour les coureurs cherchant du dynamisme sur des terrains variés.

Notre avis

Dans la vague des chaussures running hybrides “gravel”, la Adidas Adizero EVO SL ATR s’impose comme une adaptation cohérente et réussie d’un modèle phare. Elle séduira les coureurs à la recherche d’une chaussure polyvalente, capable de passer facilement de la route aux chemins.

Notes. Confort : 17/20. Amorti : 17/20. Dynamisme : 16/20. Stabilité : 15/20. Souplesse : 15/20.

On a aimé : excellente polyvalence route / chemins.
On a moins aimé : stabilité limitée sur terrains techniques.

Fiche technique

  • Prix : 160 €
  • Poids : 253 g (42) / 255 g (44)
  • Drop : 8 mm
  • Stack : 41 mm (talon)
  • Usage : entraînements (footing, tempo, sorties longues) et compétitions jusqu’au marathon, sur route et chemins peu techniques.


Courir sur une piste d’aéroport en activité : l’expérience continue de séduire. En 2026, l’AéroRun franchit un cap avec un parcours homologué à Paris-Le Bourget et une première déclinaison à Lyon, confirmant son installation dans le calendrier running.

L’AéroRun confirme son essor. Organisée par Aviation Sans Frontières, la course revient le 18 octobre 2026 sur le tarmac de Aéroport de Paris-Le Bourget pour une troisième édition avec un objectif de 4 000 participants. Nouveauté cette année : le 10 km sera homologué par la Fédération Française d’Athlétisme. Un parcours annoncé comme roulant, propice à la performance, dans un cadre toujours aussi atypique. Le format reste inchangé avec une course chronométrée et une marche ouverte à tous.

Une première édition à Lyon-Bron le 28 juin

En parallèle, l’événement s’ouvre à un nouveau territoire. Une première édition se tiendra le 28 juin 2026 sur la piste de Aéroport de Lyon-Bron, marquant une étape dans le développement national du concept.

Le dispositif de dossards solidaires est reconduit sur les deux dates, avec l’appui de la plateforme DIFT. Les fonds collectés contribueront notamment aux missions humanitaires de l’ONG, dont le programme Avion-Hôpital à Madagascar.

Entre performance et engagement, l’AéroRun s’impose désormais comme un rendez-vous singulier du calendrier running.



De plus en plus de coureurs se lancent dans le triathlon, attirés par un défi plus complet et moins monotone. Mais une bonne base en course à pied ne suffit pas pour performer sur un half-ironman. Le triathlon répond à une logique différente : il ne récompense pas le meilleur coureur, mais celui qui sait enchaîner natation, vélo et course sans s’épuiser. Pour réussir cette transition, il faut repenser entièrement son entraînement.

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.

Sortir du piège « je suis déjà bon en course à pied »

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
©Maxime Delobel_FFTRI

Le premier écueil du coureur qui devient triathlète est psychologique. Il pense que la course à pied restera son principal levier de performance. C’est faux.

En triathlon, la course à pied arrive en dernier. Elle se pratique en état de fatigue avancée et elle est totalement conditionnée par ce qui a été fait avant, notamment à vélo.

Un excellent coureur peut perdre toute capacité d’expression s’il sort du vélo entamé, mal positionné ou mal géré. À l’inverse, un coureur simplement correct peut très bien performer s’il arrive à la transition 2 dans de bonnes conditions. Le triathlon ne récompense pas le meilleur coureur, mais celui qui est encore capable de courir.

Natation : la priorité technique pour débuter le triathlon

©DR-Triathlon de la Paris

C’est une étape incontournable pour beaucoup de coureurs. La natation est une discipline hautement technique, contre-nature pour le terrien qu’est le coureur, et extrêmement pénalisante en cas de défauts majeurs. On recommande de prendre des cours si nécessaire.

Commencer à nager sans corriger la respiration, l’alignement ou la propulsion revient à empiler du volume sur une base instable. En natation, on ne compense pas la technique par le cardio. On sécurise d’abord, on charge ensuite.

Une fois un socle minimal acquis, l’objectif n’est pas de devenir nageur, mais de sortir de l’eau sans dette énergétique, en étant capable de gérer le stress, le contact et l’orientation.

Chercher à gagner beaucoup de temps en natation est rarement rentable. Gagner une ou deux minutes supplémentaires demande souvent un volume très élevé, une fréquence quasi quotidienne et un investissement temps irréaliste pour la majorité des triathlètes amateurs. À investissement égal, le vélo rapporte infiniment plus.

Vélo : la discipline clé pour progresser en triathlon

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
©Maxime Delobel_FFTRI

Régler la position avant tout

Avant de parler watts, braquets ou intensité, un point est non négociable : la position sur le vélo. Une mauvaise position entraîne des surcoûts énergétiques, des douleurs, une perte de rendement et surtout une incapacité à courir correctement après. Mieux vaut un vélo moyen parfaitement réglé qu’un excellent vélo mal positionné.

Pourquoi le vélo est la priorité absolue

Si l’on raisonne en rentabilité de l’entraînement, le vélo arrive clairement en tête. C’est la discipline la plus longue en durée de course. Elle est peu traumatisante, ce qui permet d’accumuler du volume. Les gains sont immédiatement mesurables. Elle conditionne directement la course à pied finale. Pour un coureur qui devient triathlète, le vélo doit devenir le cœur de l’entraînement. Faire plus de vélo est toujours rentable. Faire plus de natation ne l’est presque jamais.

Répartition idéale de l’entraînement en triathlon

Hors objectif de haut niveau, la hiérarchie des disciplines est claire lorsqu’on raisonne en efficacité et en retour sur investissement.

Vélo : discipline prioritaire, dominante en volume et en charge. C’est le principal levier de progression globale et le facteur déterminant de la performance finale.

Course à pied : discipline à préserver plus qu’à développer. Le volume doit être maîtrisé, l’accent mis sur l’économie, la justesse d’allure et la capacité à courir après le vélo.

Natation : discipline à sécuriser techniquement puis à entretenir. Au-delà d’un certain niveau, augmenter le volume apporte peu de bénéfices chronométriques..

Repenser son entraînement en course à pied

Le coureur doit accepter plusieurs changements profonds dans son entraînement. En triathlon, on ne cherche pas à courir vite. On cherche à être capable de courir correctement au bon moment. Il faudra accepter de courir moins souvent, à des allures parfois plus lentes à l’entraînement, dans la  fatigue via les enchaînements. Désormais, plus de performance brute à chaque séance.

L’enchaînement vélo-course : la compétence clé

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
©Maxime Delobel_FFTRI

L’enchaînement vélo-course n’est pas un détail ni une option. Il ne sert pas à battre un record à pied, mais à apprendre à poser une foulée efficace malgré la fatigue, à gérer son pacing et à éviter l’effondrement. Un coureur qui néglige les enchaînements reste un coureur, mais devient rarement un triathlète performant.

Devenir triathlète quand on est coureur n’est pas une simple diversification. C’est un changement de logique d’entraînement. Le coureur performant devient triathlète efficace le jour où il accepte de moins courir, le jour où il investit sérieusement le vélo, et le jour où il comprend que la natation est un prérequis, pas un levier. Le triathlon ne récompense pas le spécialiste. Il récompense l’athlète capable de hiérarchiser intelligemment ses efforts.

Plan triathlon L (Half Ironman) : 8 semaines pour coureur confirmé

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
©PUURFILM-VINCENTARMAND

Le plan ci-dessous s’adresse aux coureurs expérimentés (ayant déjà terminé semi-marathon et/ou marathon) souhaitant terminer un triathlon L (1,9 km natation, 90 km vélo, 21,1 km course à pied). L’objectif est de finir dans de bonnes conditions, sans complexité excessive. Le volume hebdomadaire compte 8 à 10 heures avec une progression contrôlée et des enchaînements systématiques.

La structure hebdomadaire compte 3 séances vélo (1 sortie longue endurance / 1 séance allure spécifique / 1 séance dynamique) + 2 séances course à pied (1 allure course / 1 enchaînement après vélo) + 1 séance de natation (endurance + technique)

Allures et tests de référence en triathlon
  • Natation : test 400 m → allure course = 88 à 93 %
  • Vélo : test FTP → allure course = 78 à 85 %
  • Course à pied : VMA → allure triathlon = 76 à 80 %
Stratégie d’entraînement pour réussir son premier triathlon
  • Toutes les séances course à pied à allure spécifique
  • Travail vélo simple, progressif et régulier
  • Enchaînements systématiques (10 à 25 min après vélo)

Clés de lecture du plan triathlon format L / half-ironman

Intensités
  • Z2 (endurance fondamentale) : 75–85 % FCM, aisance respiratoire
  • Allure course triathlon : effort stable, contrôlé, durable
  • Séances dynamiques : travail de rythme sans épuisement
Rappels stratégiques pour réussir
  • Toutes les séances de course à pied sont à allure spécifique triathlon
  • Les séances vélo sont simples, progressives et ciblées
  • Les enchaînements sont obligatoires chaque semaine
  • La priorité reste : le vélo avant tout
Définitions utiles pour le triathlon
  • FTP (Functional Threshold Power) : puissance moyenne soutenable ~1h
  • PMA (Puissance Max Aérobie) : puissance maximale atteinte à VO2 max
  • Z2 : zone d’endurance fondamentale



Mathieu Blanchard quitte Salomon pour rejoindre Kiprun, la marque trail et running de Decathlon. Ce changement de partenaire traduit une évolution de carrière assumée et s’inscrit dans la stratégie de montée en puissance de Decathlon sur le segment performance.

Figure de proue du trail international, Mathieu Blanchard a construit l’essentiel de sa carrière sous les couleurs de Salomon. Au fil des saisons, il s’est imposé comme un athlète de premier plan sur les formats ultra, avec notamment une victoire sur la Diagonale des Fous et plusieurs performances de premier plan sur l’UTMB.

Son départ met fin à une collaboration de neuf ans, dans un contexte où les trajectoires d’athlètes évoluent plus rapidement qu’auparavant. Son passage chez Kiprun, annoncé pour trois saisons, s’inscrit dans une logique de nouveau cycle professionnel et stratégique.

L’appel de l’aventure

En 2025, Mathieu Blanchard a remporté une course extrême de 625 km en autonomie dans le Grand Nord Canadien retracée dans un film, L'Appel du Silence.
©risinstory

Mathieu Blanchard ne limite plus sa carrière aux seuls résultats en compétition. Le spécialiste du trail running revendique une approche plus large de sa pratique : se concentrer uniquement sur la performance ne correspond plus à ses aspirations actuelles. « J’aime interagir avec des milieux naturels variés, aller plus loin et comprendre comment mobiliser des ressources physiques et mentales au-delà des premiers signaux d’abandon. Je suis aussi passionné par toute la phase de préparation », nous expliquait-il en interview récemment.

Cette évolution se traduit par une implication croissante dans des projets d’aventure en milieux extrêmes, notamment en conditions polaires. Début mars, il a ainsi participé à la Lapland Arctic Ultra, une épreuve emblématique du trail extrême, étape avant sa participation future à l’Iditarod Trail en Alaska sur un format inédit de 1000 miles.

Ces expériences s’inscrivent dans un projet personnel structurant, baptisé Glacial Odyssey, qui devrait s’étendre sur les cinq prochaines années.

À travers ce programme, Mathieu Blanchard explore de nouvelles frontières du trail et de l’ultra-endurance. « Le fil conducteur de ces expéditions, c’est un objectif ambitieux : réaliser un projet pionnier au pôle Nord ou au pôle Sud, où certaines aventures restent encore inédites », nous confiait-il en début d’année.

Sans abandonner la compétition, il cherche désormais à articuler performance sportive et exploration, une approche hybride du trail running qui nécessite un cadre de partenariat plus flexible et adapté à ses ambitions.

Le rôle clé du développement produit chez Kiprun

Mathieu Blanchard quitte Salomon pour rejoindre Kiprun.

Ingénieur de formation, Mathieu Blanchard souhaite s’impliquer davantage dans le développement des produits qu’il utilise, aussi bien en course qu’en expédition.

Chez Kiprun, cette dimension fait partie intégrante du projet. La marque lui propose de participer aux phases de test et de co-conception, avec l’objectif de développer des équipements performants, adaptés aux exigences du haut niveau, tout en restant accessibles au grand public.

Ce positionnement correspond à une tendance de fond dans l’industrie du running, où les athlètes sont de plus en plus intégrés aux processus d’innovation.

Kiprun accélère sa montée en gamme

Pour Kiprun, l’arrivée de Mathieu Blanchard s’inscrit dans une stratégie engagée depuis plusieurs années visant à intégrer le top 5 mondial. Après avoir recruté Jimmy Gressier, la marque de Decathlon cherche à renforcer sa crédibilité sur le segment performance, en s’appuyant sur des profils reconnus et sur un investissement accru en recherche et développement.

L’objectif est double : proposer des produits techniques capables de répondre aux exigences des athlètes élites, tout en conservant un positionnement prix accessible. Cette stratégie vise à démocratiser l’accès à des équipements performants dans le trail running.

Un transfert révélateur des évolutions du trail running

Mathieu Blanchard, ultra-traileur et aventurier passionné par les milieux extrêmes.
©Albin Durand

Ce changement illustre plusieurs dynamiques à l’œuvre dans le trail. D’une part, les carrières d’athlètes se diversifient, avec une place accrue accordée aux projets personnels et aux formats d’aventure. D’autre part, les marques adaptent leur modèle en intégrant davantage les sportifs dans la conception et la valorisation des produits.

À moyen terme, ce type de collaboration pourrait faire évoluer l’offre produit, avec des équipements testés dans des conditions variées et conçus à partir des retours terrain d’athlètes expérimentés.

Dans ce contexte, la concurrence accrue entre les marques pourrait favoriser l’innovation et rendre plus accessibles des technologies jusqu’ici réservées à une élite.



Selon le dernier baromètre Finishers réalisé par l’Union Sport & Cycle pour la Fédération Française d’Athlétisme, l’année 2025 confirme une tendance de fond : la course à pied séduit toujours plus de Français, aussi bien en compétition qu’en pratique loisir. Entre explosion des inscriptions, diversification des profils et croissance du marché, tous les indicateurs sont au vert.

Croissance de la pratique

  • 13,2 millions de Français déclarent a voir pratiqué du running au cours des 12 derniers mois. 
  • 64 % courent au moins une fois par semaine.
  • Le souci de préserver son bien-être et santé prédomine nettement, avec une quête de plaisir (42%) primant sur l’esprit de compétition (39%) et le souci de perdre du poids (24%).

Explosion de la participation aux courses

Selon le dernier baromètre Finishers réalisé par l’Union Sport & Cycle pour la Fédération Française d’Athlétisme, l’année 2025 confirme une tendance de fond : la course à pied séduit toujours plus de Français, aussi bien en compétition qu’en pratique loisir

La dynamique est impressionnante. Les coureurs sont non seulement plus nombreux, mais aussi plus assidus :

  • 44 % des compétiteurs ont participé à au moins 4 courses en 2025 (+6 % en un an)
  • 64 % des runners déclarent avoir eu des difficultés à obtenir un dossard (+15 points vs 2024)

Cette tension sur les inscriptions illustre une véritable frénésie autour des événements running, désormais souvent complets plusieurs semaines à l’avance.

Chiffres records sur toutes les distances

Le volume global de participation atteint des niveaux historiques :

  • 4,12 millions de résultats enregistrés en 2025 (contre 2,5 millions en 2015)
  • 1,44 million de finishers en trail (+150 % en dix ans)
  • 2,53 millions de finishers sur route (+40 % sur la décennie)

Accessible, rapide à préparer et très répandu, le 10 km confirme son statut de format préféré des coureurs français :

  • 965 000 résultats en 2025
  • Une hausse spectaculaire de 49 % en un an

Un calendrier de courses toujours plus dense

Selon le dernier baromètre Finishers réalisé par l’Union Sport & Cycle pour la Fédération Française d’Athlétisme, l’année 2025 confirme une tendance de fond : la course à pied séduit toujours plus de Français, aussi bien en compétition qu’en pratique loisir

L’offre d’événements suit cette croissance :

  • 13 320 courses organisées en 2025, un record absolu
  • Dont : 5 730 événements running, 5 900 trails (+20 % vs 2024) et 4 905 courses sur route

La fréquentation moyenne progresse également :

  • 310 finishers par course (+50 en un an)
  • 515 participants en moyenne sur route
  • 243 en trail

Les pelotons s’étoffent, renforçant l’attractivité et l’ambiance des événements.

Des coureurs plus jeunes et plus féminins

Le running s’impose ainsi comme un sport de plus en plus inclusif et intergénérationnel.

  • Les moins de 34 ans représentent désormais 41 % des participants (contre 30 % il y a 10 ans)
  • Les femmes constituent : 63 % des nouveaux pratiquants 37 % des pelotons en moyenne (+10 points en une décennie)

Un marché du running en pleine croissance

Selon le dernier baromètre Finishers réalisé par l’Union Sport & Cycle pour la Fédération Française d’Athlétisme, l’année 2025 confirme une tendance de fond : la course à pied séduit toujours plus de Français, aussi bien en compétition qu’en pratique loisir
©Baromètre Finishers 2025

Cette popularité se traduit aussi sur le plan économique :

  • +17 % de croissance pour le marché du running en 2025
  • 2/3 des coureurs prévoient de maintenir ou augmenter leur budget en 2026
  • La chaussure reste l’indispensable du vestiaire du coureur avec un prix moyen de 142 euros, soit 11 euros de plus que l’année précédente.
  • 23 % des coureurs possèdent des chaussures à plaque carbone (+19 % en cinq ans-
  • Top 10 des équipementiers chaussures : Asics (22 %) Hoka (14 %) Brooks (11 %) Saucony (9 %) Adidas (8 %) Nike (8 %) Salomon (6 %) Kiprun (5 %) Mizuno (5 %) New Balance (4 %)


À l’occasion du Run Experience à Paris, la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) a présenté MyDataRun, une plateforme digitale pensée pour aider les pratiquants à mieux suivre, comprendre et améliorer leurs performances en toute sécurité.

Alors que le cap symbolique du million de Pass Prévention Santé (PPS) enregistrés vient d’être franchi, la FFA confirme son rôle central dans la structuration d’une discipline en pleine expansion. Selon le dernier baromètre Finishers, réalisé en partenariat avec l’Union Sport & Cycle et basé sur plus de 4 millions de résultats de courses en France, le running n’a jamais été autant pratiqué.

Une plateforme pour analyser et progresser

la plateforme MyDataRun qui sera lancée par la FFA fin mai permettra de comprendre et améliorer ses performances en toute sécurité.

Prévue pour un lancement fin mai, MyDataRun s’appuie sur les données des courses labellisées par la FFA collectées depuis plus de vingt ans. L’outil permettra à chaque coureur de retrouver l’ensemble de ses résultats, d’analyser sa progression par distance, par période ou par lieu de course, et de se situer dans le temps.

Les utilisateurs pourront également définir des objectifs, suivre leur évolution et se comparer :

  • à eux-mêmes au fil des saisons
  • aux barèmes fédéraux (du niveau départemental 7 au niveau international A)
  • ou à l’ensemble des utilisateurs de la plateforme

Accessible aux licenciés et détenteurs d’un PPS via un navigateur web, MyDataRun intégrera aussi un calendrier des courses passées et à venir, ainsi que l’accès simplifié aux attestations officielles. Un justificatif de performance pourra également être généré, facilitant l’accès à certains sas prioritaires sur les grandes courses françaises.

La FFA renforce son rôle d’accompagnement santé

la plateforme MyDataRun qui sera lancée par la FFA fin mai permettra de comprendre et améliorer ses performances en toute sécurité.
©Remi Blomme

Au-delà de la performance, la Fédération insiste sur la dimension santé et prévention. Le PPS a été enrichi avec l’appui d’experts médicaux, dont le Pr François Carré, cardiologue et médecin du sport au CHU de Rennes.

« La sécurité et la santé des pratiquants sont mieux prises en compte avec le PPS qu’avec un certificat médical classique. La récupération, le sommeil ou l’alimentation sont des enjeux majeurs pour tous les coureurs », rappelle le Dr Frédéric Depiesse, membre de la commission médicale de la FFA.

Selon une enquête fédérale, 69 % des coureurs déclarent pratiquer en solo, renforçant la nécessité d’un accompagnement structuré. « Dans ce contexte d’engouement pour le running, la Fédération doit être un interlocuteur pour tous les pratiquants, pas seulement les licenciés », souligne de son côté Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée de la FFA.



Les 13 et 14 juin, la forêt de Meudon, aux portes de Paris, accueillera la première édition de Gravelanza, un événement inédit dédié au gravel running, nouvelle tendance forte du running en 2026.

Organisé par Salomon en partenariat avec Playground, Gravelanza proposera trois formats accessibles (7, 16 et 24 km) sur des parcours variés mêlant chemins roulants, sous-bois et passages emblématiques comme les Terrasses de l’Observatoire.

Un nouveau format immersif

Pensé comme une expérience autant sportive que festive, l’événement repose sur un concept dynamique : les coureurs repassent régulièrement par un village central, permettant aux spectateurs de suivre la course en continu. Une approche innovante qui casse les codes des courses traditionnelles. Parmi les temps forts : le Run Crew Battle, un challenge par équipes ouvert aux run clubs, avec un classement basé sur trois critères — vitesse, puissance et ambiance.

Une expérience complète autour du running

Les 13 et 14 juin, la forêt de Meudon, aux portes de Paris, accueillera la première édition de Gravelanza, un événement inédit dédié au gravel running, nouvelle tendance forte du running en 2026.

Au-delà de la course, Gravelanza mise sur une immersion totale : tests produits et workshops autour du Gravel Running espace récupération (kiné, ostéo) concerts live et offre food et engagement écoresponsable (certification ISO 20121).

À mi-chemin entre route et trail, le gravel Running séduit une nouvelle génération de coureurs. En 2026, près de 40 % des pratiquants privilégieraient ces terrains mixtes, moins traumatisants que l’asphalte et plus accessibles que les sentiers techniques. Avec des éditions prévues à Londres et Los Angeles, cette année Gravelanza s’inscrit déjà comme un futur rendez-vous majeur du calendrier running international.



Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, relance son projet de marathon sur le boulevard périphérique. À l’occasion du Marathon de Paris, donné ce dimanche 12 avril, le nouvel dile a confirmé son ambition de lancer une nouvelle épreuve sportive dans la capitale.

Après avoir donné le départ du Schneider Electric Marathon de Paris, Emmanuel Grégoire a reparlé, au micro de France TV, d’un projet déjà évoqué par le passé d’un deuxième marathon dans Paris, qui se tiendrait en parallèle de l’épreuve mondialement connue. L’objectif : proposer un parcours unique sur les 35,4 kilomètres du périphérique parisien, offrant des vues panoramiques sur la ville.

Présenté comme un projet à l’échelle du Grand Paris, il nécessitera une coordination avec les communes limitrophes. Malgré des réactions partagées depuis son annonce en 2025, le maire met en avant l’attractivité du tracé : « quand on est sur le périphérique, on surplombe Paris, et c’est extrêmement beau ».

Aucune date n’a encore été annoncée pour une éventuelle première édition de ce marathon urbain atypique.



Le Marathon de Paris 2026 a tenu toutes ses promesses ce dimanche avec une édition rapide et spectaculaire. Sous une météo idéale pour la performance, près de 57 464 coureurs ont bouclé les 42,195 km du célèbre parcours parisien, entre les Champs-Élysées et l’avenue Foch.

La majorité des 58 853 partants de cette 49e édition du Schneider Electric Marathon de Paris n’avaient pas encore passé la ligne de départ sur les Champs-Élysées, que les élites bouclaient leur traversée de Paris.

Le vainqueur, Yeman Crippa, Italien d’origine éthiopienne, s’est imposé en 2h05’19’’ sur l’Avenue Foch au terme d’une course parfaitement maîtrisée. Il devance deux spécialistes africains de haut niveau : l’’Éthiopien Bayelign Teshage et le Kenyan Sila Kiptoo. Tous deux terminent sous la barre des 2h06, sans toutefois menacer le record de l’épreuve.

« Je suis très heureux. Lors de mes derniers marathons, j’étais moins bien. Cette fois, j’ai pris beaucoup de plaisir », a déclaré le vainqueur au micro de France TV. « Au 39e km, j’ai vu que les autres étaient fatigués, alors j’ai accéléré. »

©Victor Barcus-ASO

Record féminin battu : Shure Demise frappe fort

Chez les femmes, la course a été marquée par une performance exceptionnelle. L’Éthiopienne Shure Demise a pulvérisé le record du Marathon de Paris en s’imposant en 2h18’35’’. Elle efface ainsi l’ancienne marque de référence (2h19’48’’), détenue depuis 2022 par la Kényane Judith Jeptum Korir, avec plus d’une minute d’avance.

’Éthiopienne Shure Demise a pulvérisé le record du Marathon de Paris en s’imposant en 2h18’35’
© A.S.O. / Bastien Seon

Déjà triple lauréate du Marathon de Toronto, la jeune maman confirme son statut international avec une course solide et régulière. Fait marquant : ses principales poursuivantes passent également sous l’ancien record, preuve du niveau exceptionnel de cette édition 2026.

Performance remarquable pour Roudolff-Levisse

©Victor Barcus-ASO

Très attendu dans la capitale, le Français Emmanuel Roudolff-Levisse a signé une performance de haut niveau. Longtemps dans le groupe de tête, il termine à une brillante 6e place en moins de 2h06, confirmant son potentiel sur marathon.

« C’est incroyable. Je venais pour titiller les premiers. Il n’a pas manqué grand-chose, 7-8 minutes où je craque à la fin… mais ça fait vraiment plaisir », a-t-il confié. Une prestation qui marque le retour d’un Français aux avant-postes sur cette épreuve !

A saluer également, la deuxième place tricolore de Jason Pointeau en 2h16’13 ». En pleine préparation d’un 100 km, ce prof d’EPS de Gujan-Mestras, sans équipementier, a fait une belle démonstration de force en terminant 16e au classement général.

Deux Françaises dans le top 10

©Victor Barcus-ASO

Côté tricolore, les performances sont également solides. Mekdes Woldu, détentrice du record de France (2h23’13’’), se classe 8e en 2h26’25’’. Méline Rollin termine 9e en 2h28’52’’. Deux résultats qui confirment la bonne dynamique du marathon féminin français.



Le compte à rebours est lancé pour le 49e Marathon de Paris qui attend plus de 60 000 coureurs demain 12 avril sur les Champs-Élysées. SAS de départ, ravitaillements sans gobelets, Jimmy Gressier dans le peloton.. on fait le tour des dernières infos

Dimanche 12 avril, plus de 60 000 coureurs prendront le départ du Schneider Marathon de Paris, avec parmi eux 29% d’étrangers. L’an dernier, 55 499 marathoniens avaient bouclé l’épreuve capitale, soit 97% des partants.

Jimmy Gressier au coeur du peloton

En tête de course, une belle brochette de champions français sont annoncés notamment les débuts attendus de Félix Bour et Emmanuel Roudolff-Levisse sur le marathon parisien. A leurs côtes, un invité surprise de dernière minute : Jimmy Gressier !

Le Boulonnais, qui possède un solide chrono sur semi (59’45) mais n’a encore jamais couru de marathon officiel prendra bien le départ sur les Champs-Elysées. Toutefois, pas de performance en vue pour le champion du monde de 10 000 mètres, auteur récent d’un record d’Europe du 5 km.

Une fois n’est pas coutume, Jimmy Gressier restera volontairement dans le peloton pour retransmettre une expérience inédite. En effet, il suivra l’équipe RMC Running pour un podcast immersif au coeur du marathon. « Par contre, je vous préviens, au-dessus de 5 : 00/km, je perds l’équilibre , a-t-il plaisanté en toute détente. Le champion prévoit de courir une trentaine de kilomètres au total. Après les 8 premiers kilomètres, puis coupera le parcours avant de rejoindre le 20e kilomètre pour accompagner son coach, qui vise 3h15, jusqu’à l’arrivée.

Côté féminin, le spectacle s’annonce intense avec la présence des trois marathoniennes françaises des Jeux Olympiques de Paris.  Mekdes Woldu, recordwoman de France en 2h23’13, Méline Rollin (record de France en 2h24’12) et Mélody Julien (2h25’00) dans les starting-blocks.

4h10’54 », temps moyen pour terminer le Marathon de Paris

©ASO

Paris se classe 5eme le plus rapide au monde (parmi les marathons de plus de 20 000 concurrents) avec un temps moyen de 4h10’54’’. On compte également 53% de finishers entre 3h30 et 4h30.

Autre particularité, un score record de coureurs engagés sur leur premier marathon. 49 % courront pour la première fois la distance à Paris. Cela représente environ 30 000 coureurs, à majorité des femmes (52 % pour 33 % au total). Ces « primo-marathoniens » qui seront identifiables à leur dossard doré recevront de nombreux encouragements du public tout au long de la traversée de Paris.

Retrait de dossard et salon Run Experience

Premier préalable : récupérer son dossard au salon Run Experience. Ce grand village ouvrira ses portes le jeudi 9 avril 15h, Hall 1 à Porte de Versailles. Avec plus de 150 exposants répartis sur 26 500m², ce salon offre aux inscrits mais aussi aux simples visiteurs pratiquants une nouvelle atmosphère centrée sur le test et le divertissement. 100 000 visiteurs sont attendus pour échanger et partager sur tout l’univers de la course à pied réunit pour trois jours intenses.

Jour J : à chaque SAS son départ

Horaires départ Marathon de Paris 2025
Repérez bien les rues pour accéder à votre SAS de départ.

Puis les heures s’égrèneront jusqu’au jour J tant attendu. Une veille de course souvent marquée par le stress et un sommeil perturbé. Rendez-vous est donc pris en haut des Champs-Élysées, le 12 avril au matin.

Les handisports seront les premiers à s’élancer, à 7h55, suivis 5 minutes plus tard par les élites. Pour libérer l’immense foule sans cohue, cela prendra du temps.

Le dernier SAS lui sera libéré à 11h27. Il n’est donc pas utile d’arriver aux aurores sur place, en fonction de l’objectif visé. Chaque SAS fermera 15 minutes avant le départ. On conseille donc d’y entrer 30 minutes avant.

Premier semi-marathon prudent, la meilleure stratégie

©ASO-Aurélien Vialatte. Concorde, Rivoli, Bastille… L’entame est roulante, gare au surrégime.

S’élancer en pente douce sur la plus belle avenue du monde, face à la Concorde donne la chair de poule. Mais gare à l’emballement. Le départ trop rapide, c’est un grand classique. Porté par le rythme et l’ambiance, le coureur se laisse « emporter » et finit par le payer au deuxième semi. Un mot d’ordre : respectez l’allure de votre objectif.


Jouez la prudence car la deuxième partie du parcours de ce Marathon de Paris est nettement plus difficile. Les quais de Seine sont ponctués de tunnels (KM25-KM33) casse-pattes. Et la série de faux-plats montants et montées se poursuit de Porte d’Auteuil (KM35) à l’avenue Paul Doumer (KM40), en passant par Place Victor Hugo et Porte Dauphine ou le public donnera de la voix jusqu’à la la ligne d’arrivée.

Fin des gobelets et des bouteilles aux ravitaillements

Sur marathon, il convient d'adapter son ravitaillement en fonction du temps que l'on vise sur marathon.
Vous trouverez du solide à chaque ravitaillement mais attention, désormais uniquement de l’eau de la ville. Charge à vous d’avoir sur vous le contenant (eco-cup), flasque souple ou poche à eau à remplir aux fontaines.

L’eau en bouteille est interdite depuis l’an dernier sur les courses organisées dans Paris. Cette année, nouvelle évolution : comme sur le dernier Hoka Semi de Paris, les gobelets pré-remplis en eau ne seront plus proposés sur les différents stands. Chaque concurrent devra donc prendre le départ avec son propre contenant pour s’hydrater. Gobelet réutilisable, flasque, sac d’hydratation, à chacun de choisir l’option qui lui paraît la plus adéquate. Des bénévoles seront présents pour aider à remplir vos contenants aux différents stands.

Comment suivre le Marathon de Paris dimanche ?

A la télévision, la première partie de la course sera diffusée en direct sur France 3, puis la diffusion basculera sur france.tv dans la matinée, jusqu’à l’arrivée du dernier coureur.

Par ailleurs, l’application officielle permettra un suivi en temps réel des coureurs. Et pour se déplacer facilement à travers la capitale, la RATP propose sa ligne 42 km. En réunissant dans un plan dédié les 34 stations de métro qui jalonnent le parcours, il est ainsi aisé d’identifier les lieux stratégiques pour venir encourager les marathoniens, tout en tenant compte de leur rythme de course personnel. 

Le parcours « supporters » propose 5 points de contacts avec les coureurs : Franklin Roosevelt (Km 0), Bastille (Km 7), Porte Dorée (Km 11), Concorde (Km 29) et Porte Dauphine (Km 42).



Demain, c’est le grand jour. La veille d’un marathon, « la messe est dite » comme on dit. Suivez nos conseils pour bien gérer votre dernière journée.

Dans 24 heures, vous serez au départ de votre marathon, préparé patiemment depuis 12 semaines. Pour l’instant, des sentiments contradictoires vous envahissent. Le doute d’abord. Vous vous questionnez sur la pertinence de votre préparation. Mais aussi sur l’envie de vous confronter à votre défi. C’est normal. Ne regardez pas en arrière. Tout va bien se passer. Mettez en place ses actions pour bien vivre les 24 heures qui précèdent votre marathon.

La veille de marathon il est important de boire tout au long de la journée.

Buvez pour ne pas être éliminé

Votre taux de masse hydrique doit être optimum pour la course du lendemain. La veille de marathon, il est encore temps de compenser une éventuelle insuffisance. Il faut donc boire jusqu’à ce que vos urines soient parfaitement claires et que vous alliez régulièrement « vidanger ». Point trop n’en faut non plus. Au-delà d’un certain seuil d’hydratation, il ne sert plus à rien de boire. Surtout si cela vous oblige à vous lever plusieurs fois durant votre sommeil alors que la dernière nuit est souvent agitée.

Anticipez la logistique

De quoi ai-je besoin ? Voilà la question à laquelle vous devez répondre pour ne rien oublier au moment de préparer votre sac. Il n’y a rien de plus déstabilisant que de s’apercevoir au moment de s’en servir que l’on a oublié une chose parfois essentielle ou dont l’absence va vous déstabiliser. Préparez minutieusement votre tenue de course, accrochez-y votre dossard. Consultez la météo pour adapter votre tenue en conséquence. Temps de trajet pour vous rendre au départ, horaire d’arrivée dans votre SAS, prévoyez toute cette logistique.

Révisez votre leçon de course

C’est le moment de vous remettre en mémoire votre stratégie de course, élaborée en amont à partir de vos données d’entraînement. Difficile de jouer la bonne partition, le jour J, si l’on n’a pas répété ses gammes en amont. Pour éviter les fausses notes et jouer les yeux fermés, il faut s’y être préparé. Et répétez. Repassez donc en revue vos temps de passage.

Village marathon : attention. Evitez de passer trop de temps à piétiner au retrait de votre dossard. Surtout dans les grandes épreuves où les salons vous « baladent » volontiers parmi les stands des exposants. Certes, l’ambiance y est très conviviale et l’on y croise des passionnés. Munissez-vous d’une bouteille pour vous hydrater régulièrement. On peut très vite se déshydrater la veille d’une course lorsqu’on est focalisé par cet environnement exaltant.

Veille de marathon, les féculents à l'honneur mais sans excès !

Veille de marathon : soignez votre dîner

Sans augmenter les quantités, il faut prévoir au moins un apport de féculents sur l’un des deux repas principaux de la veille de votre course. Vous n’êtes pas obligé de sacrifier au sacro-saint rituel de la pasta-party lors du dîner de veille de marathon.

D’une part, parce qu’il existe une multitude d’autres sources d’hydrates de carbone. Les plats traditionnels en contiennent : semoule, riz, quinoa, boulgour, polenta…

Vous avez donc le choix en fonction de vos goûts ! D’autre part, en raison des troubles digestifs possibles. Une trop grande quantité de pâtes risque de vous provoquer des ballonnements incompatibles avec la performance envisagée. Ce phénomène peut être aggravé si vous mangez des protéines avec vos glucides.

En effet, le mélange des deux n’est pas compatible au niveau digestif. Donc il vaut mieux éviter la viande, les œufs ou le poisson avec vos pâtes, votre riz ou vos pommes de terre.

Passez une soirée zen

Ne vous focalisez pas sur la qualité du sommeil lors de la dernière nuit. Il est tout à fait normal de ne pas bien dormir la veille d’un marathon. Ce sont les nuits des semaines précédentes où il faut veiller à emmagasiner du repos. Ne cherchez-pas absolument à vous coucher tôt. Au contraire, utiliser des leurres afin de ne pas être obnubilé par cela. Lire, écouter de la musique douce, regarder un film… Toutes les activités calmes et reposantes qui vous conduiront naturellement dans les bras de Morphée.