Après avoir remporté le Restonica Trail avec le record du parcours, Aurélien Dunand-Pallaz met désormais le cap sur le défi de sa saison : tenter de battre le record du mythique GR20. Malgré le chrono de référence (29 h 46) établi il y a quelques jours par François D’Haene, le Savoyard poursuit sa préparation avec sérénité. Il nous explique sa stratégie, sa vision du trail et les clés de sa réussite.

Tu viens de remporter le Restonica Trail (110 km) avec le record du parcours. Quel bilan tires-tu de cette course ?

Je suis évidemment très satisfait. Gagner avec le record du parcours (14 h 41) est une belle récompense. J’ai eu d’excellentes sensations du début à la fin, avec cette impression de courir de manière très fluide. Quand on vit une journée comme celle-là, on prend énormément de plaisir.

Cette victoire était surtout une étape vers un objectif encore plus ambitieux…

Exactement. Mon grand objectif est désormais la tentative de record du GR20. La Restonica faisait partie intégrante de cette préparation. Elle m’a permis de retrouver les terrains corses, très techniques, avec notamment une portion d’une trentaine de kilomètres sur le GR20. C’était une répétition idéale avant le grand rendez-vous.

François D’Haene vient tout juste de porter le record du GR20 à 29h46. Cela change-t-il quelque chose à ton projet ?

J’ai découvert son temps après mon arrivée sur la Restonica. C’est une énorme performance, mais cela ne change absolument rien à ma préparation. Je savais qu’il fallait être très fort pour battre le précédent record, il faudra simplement être encore un peu plus fort. Il me reste maintenant deux mois d’entraînement pour arriver prêt, le départ à Calenza est prévu vers le 15 septembre.

Après sa victoire record sur le Restonica Trail, Aurélien Dunand-Pallaz prépare sa tentative de record du GR20, récemment établi par François D'Haene. Entretien exclusif.
©DR-Restonica Trail

Comment prépare-t-on une tentative de record où l’on est seul face au chronomètre ?

C’est très différent d’une course. Il n’y aura pas d’adversaires pour me pousser dans les moments difficiles. Je devrai rester concentré sur mes sensations et sur mon propre rythme. J’aurai quelques points de passage, mais je ne compte pas regarder le chronomètre en permanence. Je préfère construire mon effort et faire le point à mi-parcours.

L’avantage est de pouvoir choisir le meilleur créneau météo…

Oui, et c’est essentiel en montagne. L’objectif est d’être prêt vers la mi-septembre. Ensuite, nous choisirons la meilleure fenêtre possible en fonction des prévisions. Je préfère cette période à la fin de l’été : les grosses chaleurs sont généralement passées, même si les journées sont un peu plus courtes.

Aurélien Dunand-Pallaz, La Corse semble parfaitement correspondre à ton profil de traileur…

C’est vrai. Je suis particulièrement à l’aise dans les descentes et sur les terrains très techniques. En Corse, il faut être précis à chaque appui et rester concentré en permanence. C’est un terrain qui me plaît énormément.

Sur un effort de près de trente heures, la nutrition devient déterminante.

Oui. Jusqu’à présent, j’utilise principalement des produits liquides et semi-liquides de Nutripure. Sur le GR20, ce sera différent car l’effort durera presque deux fois plus longtemps que la Restonica. Je réfléchis à intégrer davantage d’aliments solides sur la fin du parcours. Tout sera testé à l’entraînement afin de ne rien improviser.

Après sa victoire record sur le Restonica Trail, Aurélien Dunand-Pallaz prépare sa tentative de record du GR20, récemment établi par François D'Haene. Entretien exclusif.
Aurélien Dunand-Pallaz a remporté la Hardrock 100 en 2023.

Tu as également modifié ton organisation professionnelle ?

Oui. À la fin de l’année 2025, j’ai mis entre parenthèses mon activité de kinésithérapeute, faute de temps. En revanche, j’ai conservé mon activité de coach, avec une dizaine d’athlètes. J’apprécie beaucoup ces échanges et cela me permet aujourd’hui de consacrer davantage de temps à ma propre préparation.

Tu cours finalement moins qu’on pourrait le croire.

C’est vrai. En hiver, je pratique énormément le ski-alpinisme. Entre décembre et mars, j’ai accumulé près de 140 000 mètres de dénivelé positif en montagne, avec très peu de course à pied. Je fais aussi beaucoup de vélo durant l’été. Finalement, la course ne représente qu’environ 55 % de mon volume annuel d’entraînement.

Malgré ton palmarès, tu restes assez discret médiatiquement.

Cela correspond assez bien à ma personnalité. Je communique sur les réseaux sociaux, mais je préfère surtout m’exprimer sur le terrain. Je n’ai jamais cherché à me mettre particulièrement en avant.

Comment définirais-tu l’esprit trail aujourd’hui ?

Pour moi, il commence par le respect de la montagne. On court dans un environnement exceptionnel et il faut savoir rester humble face à la nature. J’apprécie aussi le fait que les meilleurs mondiaux partagent la même ligne de départ que les amateurs. Peu de sports permettent une telle proximité.

Après sa victoire record sur le Restonica Trail, Aurélien Dunand-Pallaz prépare sa tentative de record du GR20, récemment établi par François D'Haene. Entretien exclusif.
Après sa victoire record sur le Restonica Trail, Aurélien Dunand-Pallaz prépare sa tentative de record du GR20, récemment établi par François D’Haene. Entretien exclusif.

Quand une grosse défaillance survient en course, où trouves-tu les ressources pour continuer ?

Je pense simplement à avancer. Je me rappelle tout le travail effectué à l’entraînement et je sais que les moments difficiles finissent toujours par passer. Il faut accepter de souffrir sans perdre de vue l’objectif final.

Et après le GR20, des objectifs ?

Je n’ai pas encore réfléchi à 2027. Cette tentative va demander énormément d’énergie physique et mentale, et il faudra ensuite récupérer. J’aimerais évidemment retourner un jour sur la Hardrock ou à la Diagonale des Fous, deux courses qui comptent beaucoup pour moi. Mais aujourd’hui, toute mon attention est tournée vers ce défi sur le GR20.



Faut-il courir plus… ou courir mieux ? La question fait débat chez les coureurs. Les uns ne jurent que par les longues sorties pour bâtir une endurance solide, les autres misent sur des séances courtes mais intenses pour booster leur vitesse. Deux écoles, un même objectif : progresser sans se blesser. Derrière ce duel volume vs qualité, la réalité est plus nuancée.


La réponse ne se résume pas à choix binaire entre volume et qualité : tout dépend de votre profil, de vos objectifs… et du temps dont vous disposez.

Pour un coureur amateur, combiner un gros kilométrage et plusieurs séances intensives par semaine relève souvent du défi impossible. Entre les contraintes professionnelles, la vie familiale et le temps de récupération limité, il faut généralement faire un choix stratégique.

Les athlètes élites parviennent à cumuler les deux, avec des semaines dépassant souvent les 150 km et plusieurs entraînements spécifiques. Mais pour la majorité des coureurs, vouloir tout faire conduit à la fatigue chronique ou à la blessure. Deux grandes orientations se présentent alors : miser sur l’augmentation du volume ou accentuer le travail de qualité.

Option 1 : le gros kilométrage, carburant d’endurance

C’est la voie historique, celle qu’empruntent la plupart des marathoniens : accumuler des kilomètres à intensité modérée pour bâtir une base aérobie solide. Ce principe, validé par des décennies d’expérience et de recherches, repose sur une idée simple : plus on passe de temps à faible intensité, plus on améliore la capacité du corps à utiliser l’oxygène et à brûler les graisses. Un volume d’entraînement plus élevé favorise la progression, à condition que la charge augmente progressivement.
La structure repose donc sur une large part d’endurance fondamentale (zones Z1–Z2) avec au maximum deux séances spécifiques dans la semaine.

Dans ce type de programme, la VMA est très peu travaillée, voire pas du tout. Les séances clés sont plutôt orientées vers des blocs au seuil (Z4) et de l’allure course (Z3–Z4, semi ou marathon).

Le reste du temps ? Des sorties « faciles » qui s’enchaînent… et finissent par payer. Accumuler des kilomètres à basse intensité permet de développer la capacité aérobie.

Apports démontrés

  • Développement massif des mitochondries et meilleure utilisation des lipides comme carburant (Holloszy & Coyle, 1984).
  • Amélioration nette de la capacité à soutenir un pourcentage élevé de VMA sur la durée (Seiler & Kjerland, 2006).

À qui s’adresse cette stratégie ?

Si vos chronos sur semi ou marathon sont très inférieurs à ce qu’ils devraient être au regard de votre VMA ou de vos performances sur 5/10 km, alors il s’agit probablement d’un déficit d’endurance spécifique. Dans ce cas, cette méthode est la plus efficace pour combler l’écart.

Les avantages

• une endurance musculaire et cardiorespiratoire renforcée,
• des chronos plus homogènes sur toutes les distances,
• un risque de surcharge réduit, car la majorité des séances restent modérées,
• particulièrement adaptées pour les objectifs marathon, ultra ou trail long.

Les limites

• une exigence de temps (6 à 8 heures par semaine),
• des progrès plus lents sur la vitesse pure,
• un risque de fatigue si la progression du volume est trop rapide.

Option 2 : la qualité pour maximiser la vitesse et l’intensité

Cette approche séduit les coureurs pressés ou en quête de vitesse. Le principe : réduire le volume total mais augmenter la fréquence des séances exigeantes : seuil, allure spécifique, fractionnés longs ou courts, séances de côtes…L’objectif ? Maximiser le travail cardiaque et musculaire en un minimum de temps.
Pour que cette méthode soit réellement efficace, il faut au minimum trois séances de qualité hebdomadaires.

Idéalement, on y ajoute deux footings en endurance fondamentale. Cela entretient la base aérobie et améliore la récupération entre les efforts soutenus, surtout en préparation de courses longues.

Apports démontrés

  • Progression rapide de la VO₂max (+5 à +10 % en 6 à 8 semaines) avec un entraînement régulier en intensité élevée (Helgerud et al., 2007).
  • Résultats plus stables lorsqu’une part significative d’endurance est conservée (Stöggl & Sperlich, 2015).

À qui s’adresse cette stratégie ?

Si vos performances sur marathon sont déjà proches de ce que vos chronos sur 10 km laissent espérer, cela indique que votre endurance est solide. Dans ce cas, travailler davantage la vitesse de base par des séances variées peut apporter un gain supplémentaire.

Les avantages

• une progression visible en peu de temps,
• un entraînement plus court mais efficace,
• une variété qui casse la monotonie et stimule la motivation.

Les limites

• une charge physique et mentale plus élevée,
• un risque accru de blessure,
• une perte de foncier si les footings sont négligés.

Témoignage

J’ai comparé les deux approches

  • Préparation Marathon de Berlin 2022
    • Volume hebdomadaire : 120 à 150 km
    • Séances clés : seuil + allure marathon, très peu de VMA
    • Résultat : 2h45’54’’ à 58 ans
  • Préparation Marathon de Berlin 2024
    • Volume hebdomadaire : maximum 100 km
    • Quatre séances de qualité : VMA, seuil, allure course
    • Résultat : 2h48’00’’ à 60 ans, malgré une blessure au tendon d’Achille qui a limité la préparation. Sans ce problème, le temps aurait probablement été similaire à celui de 2022.

Les deux approches, pourtant très différentes, ont mené à des résultats quasi équivalents dans mon cas — mais je suis un coureur dont les chronos restent équilibrés entre courtes et longues distances.

Comment choisir votre camp ?

Coureur au bord d'une route de campagne, muni d'une montre cardio-GPS
©Justin Galant

Tout dépend de vos points forts et de vos manques.

  • Si vous manquez d’endurance (écart énorme de temps entre 10 km et marathon) : optez pour le kilométrage. Une grande perte de temps d’une courte à une longue distance montre qu’il faut avant tout travailler l’endurance spécifique. Ajouter des kilomètres, avec un accent sur l’allure course et le seuil, vous fera progresser plus efficacement.
  • Si vos chronos sont homogènes quelle que soit la distance, vous avez la liberté de vous orienter vers l’approche qui vous motive le plus : un travail qualitatif varié ou un gros foncier. Vous pouvez même alterner selon vos cycles d’entraînement.

Avant de choisir une méthode, évaluez vos points faibles est une préalable nécessaire. Et n’oubliez pas : au-delà des chiffres et des méthodes, l’envie de s’entraîner jour après jour reste le moteur principal de la progression. Le meilleur plan est toujours celui que l’on suit avec plaisir et constance.



Avec ses 16,2 km entre la Tour Eiffel et le château de Versailles, Paris-Versailles est l’une des courses les plus populaires de France. Mais son profil vallonné, et surtout la redoutable Côte des Gardes, en font une épreuve à part. Pour franchir ce juge de paix sans exploser et terminer fort, une préparation spécifique est indispensable. Voici trois séances clés pour dompter les montées et arriver prêt le jour J.

Pourquoi la Côte des Gardes fait la différence

Chaque année, le même obstacle sélectionne les coureurs : la Côte des Gardes. La difficulté ne réside pas uniquement dans son dénivelé, mais aussi dans son emplacement sur le parcours. Après un départ rapide et plusieurs kilomètres favorables, cette montée d’environ 2 km intervient dès le 6e kilomètre, au moment où l’enthousiasme pousse souvent à partir trop vite.

L’erreur la plus fréquente consiste à vouloir maintenir son allure de plat. Sur Paris-Versailles, il est préférable d’accepter un léger ralentissement pour conserver une intensité d’effort maîtrisée et éviter de payer ses efforts dans les derniers kilomètres.

Séance n°1 : les côtes longues à allure contrôlée

Cette séance vise à développer l’endurance musculaire et à améliorer l’efficacité de la foulée en montée.

L’objectif n’est pas de courir les côtes à bloc mais d’apprendre à rester relâché malgré la pente. Une foulée plus courte, une cadence légèrement plus élevée et des épaules détendues permettent de limiter la dépense énergétique.

Fréquence : 1 séance par semaine pendant 5 à 6 semaines.

Exemple de séance :

  • 20 min d’échauffement
  • 4 × 5 min de montée régulière
  • récupération en redescendant au trot
  • 10 min de retour au calme

Cette séance reproduit les efforts prolongés rencontrés lors de la Côte des Gardes.

Séance n°2 : le renforcement musculaire spécial montées

©KSMP

Les quadriceps et les mollets sont particulièrement sollicités sur Paris-Versailles. La succession des bosses et des faux plats peut rapidement provoquer une fatigue musculaire importante chez les coureurs insuffisamment préparés.

Quelques exercices simples réalisés régulièrement permettent pourtant de gagner en résistance.

Fréquence : 1 à 2 séances hebdomadaires de 20 minutes.

Exemple de circuit :

  • 3 × 12 squats lents
  • 3 × 10 fentes avant par jambe
  • 3 × 15 montées sur banc ou escalier
  • 3 × 20 montées sur pointes de pieds
  • 3 × 45 secondes de gainage ventral

Ce travail musculaire aide à mieux encaisser les montées mais aussi les relances et les portions descendantes.

Séance n°3 : la sortie vallonnée progressive

Devant la montée à l'Observatoire de Meudon, comme ailleurs le long de Paris-Versailles, le public a remotivé les troupes.
©Iconsport

Le parcours de Paris-Versailles ne se résume pas à la Côte des Gardes. Les difficultés s’enchaînent jusqu’à l’arrivée et obligent les coureurs à relancer constamment.

La sortie vallonnée progressive permet de reproduire cette réalité de course.

Fréquence : une fois tous les 10 à 15 jours.

Exemple pour un objectif de 1h45 :

  • 1h20 à 1h30 sur parcours vallonné
  • premier tiers en endurance fondamentale
  • deuxième tiers à allure semi-marathon
  • dernier tiers à allure cible Paris-Versailles (environ 5 min/km)

Cette séance développe la capacité à maintenir son allure malgré l’accumulation de fatigue.



Avec la NOVABLAST 6, ASICS fait évoluer en douceur l’une de ses chaussures de running les plus populaires. Nouveau rebond, amorti toujours aussi généreux et confort de haut niveau : nous avons testé cette sixième génération sur route et chemins.

Devenue une référence dans la gamme running ASICS, la Novablast revient avec une sixième version qui conserve les qualités qui ont fait son succès : confort, amorti et polyvalence.

Cette nouvelle génération évolue par petites touches. L’objectif n’est pas de transformer la chaussure mais de renforcer son efficacité au quotidien. L’arrivée d’une nouvelle mousse à l’avant-pied apporte un supplément de dynamisme, tout en conservant le caractère confortable qui fait l’identité de la gamme.

Un amorti encore plus dynamique

ASICS NOVABLAST 6 : découvrez une chaussure de running polyvalente, confortable et dynamique avec un amorti performant et un excellent retour d'énergie.

La principale évolution de cette Novablast 6 se trouve dans la semelle intermédiaire. ASICS introduit pour la première fois la mousse FF TURBO SQUARED au niveau de l’avant-pied, une technologie qui vise à améliorer le retour d’énergie lors de la propulsion. Elle est associée à la mousse FF BLAST MAX, chargée d’assurer l’amorti principal.

Sur le terrain, la différence avec la Novablast 5 reste mesurée mais perceptible. La chaussure paraît légèrement plus vive lorsque l’allure augmente, avec une sensation de rebond plus présente. Elle conserve toutefois son principal atout : un amorti confortable capable d’encaisser facilement les kilomètres.

Confort et polyvalence au rendez-vous

Cette paire reste avant tout une chaussure d’entraînement quotidienne. Elle convient parfaitement aux footings, sorties longues et séances à allure modérée. Son déroulé est fluide et naturel, avec une transition talon-avant-pied agréable.

La tige en mesh technique apporte une bonne respirabilité et un maintien efficace sans être trop contraignant. Le chaussant reste accueillant et devrait convenir à un grand nombre de coureurs. C’est aussi ce confort général qui permet d’envisager des sorties longues sans fatigue excessive.

Une bonne surprise sur les chemins

ASICS NOVABLAST 6 : découvrez une chaussure de running polyvalente, confortable et dynamique avec un amorti performant et un excellent retour d'énergie.

Même si elle est conçue pour la route, la Novablast 6 nous a agréablement surpris sur des terrains plus variés. Testée sur des chemins roulants et des portions plus caillouteuses lors d’un séjour dans le désert marocain, elle a montré une protection du pied efficace et une bonne capacité d’adaptation.

Elle ne remplacera évidemment pas une véritable chaussure de trail sur des sentiers techniques, mais son comportement reste très convaincant sur pistes et chemins stabilisés. La semelle équipée du caoutchouc ASICSGRIP offre une accroche rassurante sur sol sec et permet de conserver une bonne sensation de propulsion.

Pour quel type de coureur ? La Novablast 6 s’adresse à un public très large : débutants recherchant confort et protection ; coureurs réguliers voulant une chaussure fiable au quotidien ; marathoniens pour les sorties longues ; coureurs appréciant un amorti généreux. Elle sera moins adaptée aux séances très rapides ou aux compétitions où une chaussure plus légère et plus agressive sera préférable.

Notre avis sur la ASICS Novablast 6

ASICS réussit une nouvelle fois son évolution sans dénaturer ce modèle. Plus dynamique grâce à la nouvelle mousse FF TURBO SQUARED, toujours aussi confortable et suffisamment polyvalente pour sortir ponctuellement des routes, cette sixième version confirme son statut de valeur sûre.

C’est une chaussure capable d’accompagner la majorité des coureurs dans leur entraînement quotidien, avec un excellent équilibre entre amorti, confort et plaisir de courir.

Ses points forts

  • Amorti très confortable
  • Excellent chaussant
  • Polyvalence route / chemins
  • Rebond amélioré

Ses points faibles

Nos notes : Confort : 17/20 Amorti : 18/20 Dynamisme : 14/20 Souplesse : 17/20Stabilité : 15/20

Prix : 160 € Poids : 282 g (taille 45) Usage : entraînement quotidien, sorties longues Terrain : route et chemins roulants



Révélation de la TDS l’an dernier avec un Top 10 dès sa première participation, puis 4e de la SaintéSprint quelques mois plus tard, Pierre-Adrien Hivert confirme qu’il fait désormais partie des Français qui comptent sur la scène internationale. Pour son premier Lavaredo 80K (80 km / 4 600 m D+), l’Annecien de 30 ans visait le Top 5. Il repart finalement des Dolomites avec une superbe 7e place, au terme d’une course étouffante disputée sous plus de 35 °C. Il revient sur cette performance et dévoile les grandes lignes de ses ambitions.

Comment te sens-tu au lendemain de cette 7e place sur le La Sportiva Lavaredo Ultra-Trail ?

Pierre-Adrien Hivert : « Je suis ultra content ! Je ne m’attendais pas à ça. C’est une course qui me faisait rêver, mais j’étais aussi très inquiet quant à ma gestion de la chaleur et de l’altitude. Il y avait beaucoup d’inconnues. Je n’avais pas pu venir reconnaître le parcours, alors j’ai compensé en étudiant les cartes IGN, les chronos des éditions précédentes et les vidéos de la course. Bien sûr, rien ne remplace le terrain et certaines portions m’ont surpris. Le Lavaredo est une course très piégeuse. Certaines sections sont extrêmement roulantes, où il faut sans cesse relancer, tandis que d’autres, notamment dans le final, deviennent beaucoup plus techniques. »

Rencontre avec l'Annécien Pierre-Adrien Rencontre avec Pierre-Adrien Hivert, nouvelle recrue La Sportiva qui a terminé à la 7eme place du 80 km du Lavaredo Ultra-Trail.
©Auguste Devaire

Comment as-tu géré la chaleur, avec des températures qui ont atteint les 35 °C ?

« Le parcours est quasiment toujours exposé. Il y a très peu d’ombre, hormis lors de la traversée des Tre Cime. Mon assistance m’attendait avec de la glace à Cimabanche puis au Col Gallina. Dès que je croisais une rivière, je prenais quelques secondes pour me rafraîchir les avant-bras et la nuque. Ce sont des choix essentiels. Tu perds un peu de temps sur l’instant, mais ne pas le faire peut complètement ruiner ta course. Au final, j’ai consommé quasiment un litre d’eau par heure. »

L’altitude, que tu redoutais également, tu l’as ressentie ?

« Ah oui ! Je me suis pris un bon tir à la sortie du Col Gallina (rires). Je voyais le 8e revenir sur moi, mais j’étais incapable d’accélérer. Habituellement, je peux monter à plus de 1 200 m de dénivelé positif par heure. Là, je plafonnais autour de 1 000. C’est clairement à cet endroit que la course s’est jouée. Cette longue section en altitude, sur le haut plateau jusqu’à la dernière descente, demande énormément de relances. Il ne fallait surtout pas craquer. »

Quand on évolue dans le Top 10, est-ce qu’on prend encore le temps d’admirer les paysages ?

« J’avoue que j’ai surtout regardé mes pieds (rires).À ce niveau-là, tu dois rester concentré en permanence : gérer ton effort, ton alimentation, éviter la moindre erreur.Mais je me souviens avoir levé les yeux dans la montée vers les Tre Cime. C’était un véritable moment d’émerveillement. C’est un endroit irréel, tellement c’est beau. Avec ma compagne, on s’est déjà dit qu’on reviendrait. Cette fois, pas pour courir, simplement pour profiter de ces paysages. »

Rencontre avec l'Annécien Pierre-Adrien Hivert, nouvelle recrue La Sportiva qui a terminé à la 7eme place du 80 km du Lavaredo Ultra-Trail.
©Auguste Devaire

Pierre-Adrien Hivert, ce 80 km t’a donné envie de revenir sur le grand parcours ?

« Oui, il y a de grandes chances que je revienne sur le 120 km. J’ai découvert la très longue distance avec la TDS l’an dernier et j’ai adoré cette dimension. Les nuits passées à la frontale procurent des émotions qu’on ne retrouve pas sur des formats plus courts. Seul l’ultra est capable d’offrir ces moments d’euphorie. »

Le niveau explose en trail. Les records tombent chaque année et les jeunes talents émergent sans cesse. Comment vis-tu cette concurrence ?

« C’est vrai que la densité devient incroyable. Il y a des pépites qui arrivent de partout. Mais c’est aussi ce qui fait progresser notre sport. Personnellement, je le vois comme une source de motivation supplémentaire. Ça pousse à aller chercher la meilleure version de soi-même.

Cela fait maintenant deux ans que je m’investis pleinement dans le haut niveau. Je me suis fixé un plan sur cinq ans et, pendant cette période, je veux tout mettre en œuvre pour continuer à progresser. »

L’objectif final de ce plan, Pierre-Adrien Hivert, c’est un podium sur l’UTMB ?

« L’UTMB, ça reste la messe. Évidemment que cela fait partie de mes objectifs. Mais en tant que passionné de montagne, je rêve aussi d’aller découvrir la Hardrock. C’est une course mythique qui me fait énormément envie. »



Les Championnats de France de 5 km 2026 innovent avec un dispositif inédit mêlant running connecté, clubs d’athlétisme et compétition nationale. En partenariat avec Strava, la Fédération Française d’Athlétisme propose un parcours en trois étapes, du challenge digital à la finale au Bois de Vincennes.

La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) propose une nouvelle initiative, un challenge connecté pour les Championnats de France de 5 km 2026, en partenariat avec Strava. Objectif : créer un pont entre la pratique libre du running, la vie des clubs et le haut niveau. L’objectif est clair : rendre le 5 km plus accessible et plus fédérateur.

Un challenge connecté de 5 km ouvert à tous sur Strava

Première étape, le Challenge Connecté des Championnats de France de 5 km disputé jusqu’au 5 juillet sur Strava. Gratuit et ouvert à tous, quel que soit leur niveau, il permet de réaliser un 5 km où et quand on le souhaite.

La FFA encourage également ses clubs affiliés à s’emparer de l’initiative en organisant des sorties collectives, transformant ce défi digital en véritable moment fédérateur sur tout le territoire.

Des demi-finales régionales pour accéder aux France de 5 km

Deuxième étape : les demi-finales régionales des Championnats de France de 5 km. Elles seront organisées par les Ligues d’athlétisme en septembre et octobre 2026.

Ouvertes des catégories cadets à masters, elles permettront d’obtenir les minima qualificatifs pour accéder à la finale nationale. La participation au challenge Strava n’est pas obligatoire pour cette phase centrée sur la compétition en club.

Une finale nationale au Bois de Vincennes

Dernier temps fort le samedi 19 décembre avec la finale prévue au Bois de Vincennes, à Paris.

Organisée par catégories, cette ultime étaperassemblera les meilleurs spécialistes du 5 km en France dans un format dense destiné à couronner les futurs champions de France 2027.



La Vendée accueillera un nouveau grand rendez-vous running le 4 avril 2027 avec la création des Marathons de Vendée, une épreuve qui alternera chaque année entre Les Sables-d’Olonne et Les Herbiers.

La première édition du Marathon des Sables d’Olonne est annoncée pour le 4 avril prochain. Au coeur de la station balnéaire vendéenne avec l’itinéraire mettra en valeur les paysages emblématiques du littoral : front de mer, remblai, forêt domaniale et baie de Cayola. Une grande partie du tracé offrira une vue sur l’océan.

Ce nouvel événement est porté par le Jogging Club Sablais et ambitionne de devenir un rendez-vous majeur du calendrier marathon français. La course proposera également un 10 km en parallèle et attend 5 000 coureurs, avec 1 000 dossards réservés aux licenciés de la Fédération française d’athlétisme.

Une deuxième édition déjà programmée en 2028 aux Herbiers

Un marathon se courra au cœur du bocage vendéen, autour des Herbiers, au printemps 2028.
©Adobestock

L’année suivante, l’épreuve changera de décor. Le marathon prendra la direction des Herbiers, au cœur du bocage vendéen, avant de revenir aux Sables-d’Olonne selon un principe d’alternance entre les deux villes, en 2029.

Avec cette nouvelle course, la Vendée confirme son dynamisme dans l’organisation d’événements running, en proposant aux coureurs une expérience mêlant performance sportive et découverte du territoire.


Infos et inscriptions sur marathondessablesdolonne.fr



Véritable rendez-vous vérité, ce test d’allure, idéal pour tester son allure avant une course, permet de confronter ses sensations à la réalité du terrain et de s’assurer que l’objectif fixé est à la fois ambitieux et tenable.


Durant la préparation, on accumule les kilomètres, on affine ses allures, on apprend à gérer l’effort… mais entre la théorie et la réalité, un décalage peut subsister. Un plan d’entraînement, aussi précis soit-il, reste une projection, d’où l’intérêt de tester son allure avant une course.

Aussi, le test d’allure sert à vérifier que :

  • le moteur tourne à la bonne fréquence ;
  • l’économie de course est optimale ;
  • le rythme visé est réellement tenable sur la durée.

C’est aussi le moment idéal pour un test complet du matériel et de la nutrition :

  • les chaussures de compétition,
  • la tenue complète (chaussettes, short, débardeur, etc.),
  • la montre et ses réglages,
  • les gels, boissons ou barres que vous utiliserez le jour J.

L’objectif : se rapprocher le plus possible des conditions réelles pour tester le corps, l’esprit et le matériel dans leur ensemble.

Comment réaliser ce test d’allure ?

L’idée n’est pas de se tester à bloc, mais de valider l’allure spécifique de course. On se cale sur le rythme prévu, on le tient, sans chercher à aller plus vite.

Si l’effort semble « facile mais concentré », c’est le bon tempo.
Si vous terminez essoufflé, crispé ou en serrant les dents, c’est que l’objectif fixé est sans doute trop ambitieux.

Petit conseil : réalisez ce test en solitaire. La solitude évite l’effet grisant de la compétition ou des groupes d’allure et permet d’évaluer honnêtement ses sensations, sans influence extérieure.

Quand programmer le test selon la distance ?

Pour un marathon

Le moment idéal se situe trois semaines avant la course, sous la forme d’un semi-marathon couru à allure marathon.
À ce stade, la préparation touche à son apogée : le corps est prêt, la charge d’entraînement a culminé et la fatigue commence à décroître.

Si tout se passe bien sur ces 21,1 km, vous aurez la confirmation que votre allure cible est réaliste. Attention toutefois à ne pas vous laisser griser par l’ambiance d’une course officielle : tenez votre allure, même si les jambes piaffent d’impatience.

Pour un semi-marathon

Le test peut être réalisé deux semaines avant la course, sur 12 km à allure semi-marathon. Cette distance est suffisante pour valider le rythme et affiner les sensations sans puiser dans les réserves. Le bon signal ? Terminer en se disant : « Oui, je peux tenir ça sur 21 km. »

Pour un 10 km

La préparation étant plus courte, on avance le test à huit jours avant la course, sur 5 à 6 km à allure 10 km. Cela permet d’ancrer les sensations, de vérifier la réactivité musculaire et de renforcer la confiance avant le jour J. Encore une fois : inutile de forcer — le respect de l’allure prime sur la vitesse.

Ce que vous devez ressentir à la fin du test

Le test d’allure n’a pas vocation à vous épuiser, mais à vous éclairer. À l’arrivée, posez-vous cette question simple : « si je devais continuer à cette allure, pourrais-je le faire ? »

  • Oui, sans effort : votre allure cible est validée.
  • Oui, mais avec effort : conservez cette allure, tout en restant prêt à ajuster le jour J selon les sensations.
  • Non : mieux vaut revoir l’objectif maintenant que de tout compromettre le jour de la course.


L’ultra-traileur français Vincent Bouillard a marqué l’histoire de la Western States Endurance Run en établissant un nouveau record du parcours. Le coureur du Team Trail Elite HOKA a bouclé les 161km entre Olympic Valley et Auburn, en Californie, en 13h46min 15s.

Déjà vainqueur de l’UTMB Mont-Blanc 2024, Vincent Bouillard confirme son statut parmi les meilleurs spécialistes mondiaux de l’ultra-trail en s’imposant sur l’une des épreuves les plus mythiques de la discipline. La Western States, considérée comme la plus ancienne des grandes courses d’ultra-trail, figurait jusqu’ici parmi les grands objectifs manquants à son palmarès. Avec ce nouveau record, Vincent Bouillard ajoute une nouvelle ligne majeure à son palmarès et confirme qu’il faudra compter avec lui parmi les grands noms de l’ultra-trail mondial.

Un nouveau record sur une course mythique de 100 miles

Vincent Bouillard remporte la Western States 100 2026 et établit un nouveau record du parcours en 13h46min15s sur 161 km.
© Rhoam Creative Studio/HOKA

Pour réaliser cette performance, le Français a utilisé un prototype personnalisé de la HOKA Tecton, développé à partir de ses données biomécaniques et de ses retours terrain. Un modèle conçu pour répondre aux exigences spécifiques d’une épreuve de 100 miles où gestion de l’effort, confort et efficacité mécanique sont essentiels.

La performance collective du Team Trail Elite HOKA a également été remarquable. L’Italien Francesco Puppi termine deuxième en 13h51min08s avec la HOKA Tecton X3, pour sa première participation à la Western States. Chez les femmes, Lottie Brinks prend la cinquième place tandis qu’Adam Peterman termine sixième au classement général.



En vacances ou en déplacement, il n’est pas toujours facile de dénicher un itinéraire de course adapté. En pleine nature, le choix du parcours ne se résume pas à la distance : dénivelé, technicité des sentiers, orientation ou qualité du balisage sont autant d’éléments à prendre en compte.

C’est précisément à ce besoin que répond AllTrails. Lancée en 2010 sur le web puis déclinée en application mobile en 2011, la plateforme est devenue au fil des années une référence mondiale pour les amateurs d’activités outdoor, et notamment les coureurs de trail.

L’application permet de rechercher facilement des itinéraires à proximité grâce à de nombreux filtres : distance, dénivelé, niveau de difficulté, type de terrain ou encore durée estimée. La cartographie, particulièrement détaillée, facilite la navigation même sur des sentiers peu marqués ou dans des secteurs montagneux. Les parcours sont enrichis par la communauté, qui peut ajouter des photos et des commentaires, offrant ainsi un aperçu concret des paysages, des passages techniques ou des points d’intérêt.

Plus qu’une somme d’itinéraires

AllTrails à l'essai : notre avis sur l'application incontournable pour trouver, suivre et partager des parcours de course à pied et de trail.

AllTrails ne se limite pas à une base de données d’itinéraires. Il est également possible d’importer un fichier GPX ou un parcours créé sur une autre plateforme afin de le suivre directement depuis son smartphone. À l’inverse, l’application permet d’enregistrer ses propres sorties, puis de les partager avec la communauté en indiquant les principales caractéristiques du parcours (distance, dénivelé, type de terrain, photos, etc.).

L’interface est particulièrement réussie. Malgré la richesse des fonctionnalités proposées, la navigation reste intuitive et la prise en main est rapide, même pour un utilisateur découvrant l’application.

Deux abonnements AllTrails pour aller plus loin

La version gratuite offre déjà de nombreuses possibilités, mais les abonnements Plus (24 € par an) et Peak (54 € par an) débloquent des fonctions particulièrement intéressantes pour les coureurs évoluant régulièrement en pleine nature.

L’abonnement Plus donne notamment accès aux cartes hors connexion, indispensables lorsque la couverture réseau est inexistante ou pour limiter la consommation de données mobiles. Il comprend également des alertes de sortie d’itinéraire particulièrement efficaces : lors de notre essai, celles-ci se sont révélées très précises, permettant d’éviter plusieurs erreurs d’aiguillage sur des portions où les sentiers étaient peu visibles. La cartographie en relief 3D constitue également un vrai plus pour mieux appréhender le terrain et les dénivelés avant une sortie.

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L’offre Peak ajoute plusieurs outils avancés. Elle permet notamment de créer ou modifier un itinéraire directement depuis le smartphone, sans passer par un ordinateur. Elle intègre également des prévisions météo actualisées, particulièrement utiles en montagne où les conditions évoluent rapidement, ainsi qu’une Heatmap, qui met en évidence les sentiers les plus fréquentés par les utilisateurs. Une aide précieuse pour découvrir les itinéraires les plus populaires… ou au contraire partir à la recherche de chemins plus confidentiels.

Une communauté en pleine croissance

Disponible en français depuis 2019, AllTrails connaît une croissance spectaculaire. La plateforme revendique désormais plus de 95 millions d’utilisateurs dans le monde en 2026, contre environ 10 millions en 2019.

En France, la communauté est particulièrement active avec 35 000 itinéraires référencés et plus de 23 millions de kilomètres parcourus sur l’année 2025.

Que l’on prépare un footing en ville, une sortie longue en forêt ou un trail en montagne, AllTrails constitue aujourd’hui l’une des applications les plus complètes pour découvrir de nouveaux parcours, les suivre en toute sérénité et partager ses propres aventures.



Les kipride max sont l’un des premiers modèles à sortir après que Kiprun a repensé toute sa gamme : Kipride pour le confort, Kipstorm pour la perf et Kipsummit pour le trail. Tout est donc dans le nom : une paire orientée 100% confort.

42 mm à l’arrière, 36mm à l’avant, tout est dit ou presque niveau confort et sécurité. Le chaussant est à la hauteur, un vrai chausson. Attention tout de même car il semble globalement plus large que sur les précédents modèles confort chez Kiprun. Le talon est bien rembourré. Petit bémol mais qui peut varier d’un coureur à l’autre : la tige remonte beaucoup et a eu tendance à frotter sur la malléole. Mais comme souvent, pour ne pas dire toujours désormais avec Kiprun, le design global et la finition sont à la hauteur des autres modèles confort du marché.

Une nouvelle mousse pour trouver le bon équilibre

La Kiprun Kipride Max en coloris gris et semelle blanche et jaune-orangée vue de profil
©Kiprun

La vraie innovation se situe au niveau de la semelle. La semelle intermédiaire baptisée SOFTECH+ est un alliage EVA, PEBA et OBC, des polymères que l’on retrouve dans la majorité des chaussures. Kiprun a travaillé sur l’équilibre pour arriver à un savant dosage entre confort et dynamisme.

Le résultat est en grande partie atteint. La Kipride Max est vraiment très confortable et protectrice.

Une chaussure pour presque tous les usages

Focus sur le laçage de la Kiprun Kipride Max
©Kiprun

Elle s’adresse donc à…tout le monde pour une utilisation variée en fonction du niveau et des objectifs : footing de récupération, sortie longue, et même du rythme jusqu’à 5’/km. A des rythmes plus soutenus la Kipride max pâtit de son poids (271g) qui est pourtant contenu pour un modèle de ce type, du chaussant large mais surtout de l’épaisseur de la semelle. Le drop de 6mm vient contrebalancer en permettant un déroulé du pied plus fluide.

En résumé Kiprun propose une v1 de la Kipride Max qui offre une chaussure d’excellent niveau, parfaite pour débuter la course à pied en sécurité et à un prix contenu. Elle promet des améliorations futures et peut être des modèles confort de très haut niveau.

Le verdict

En résumé, Kiprun propose une V1 de la Kipride Max qui offre une chaussure d’excellent niveau, parfaite pour débuter la course à pied en sécurité et à un prix contenu. Elle laisse entrevoir de futures améliorations et, peut-être, l’arrivée de modèles confort de très haut niveau.

Prix : 149,99 €

Confort : 19 – Amorti : 19 – Stabilité : 15 (mais attention tout de même à la hauteur de semelle) – Souplesse : 14 – Dynamisme : 14

Le + Un modèle parfait pour débuter.

Le – L’épaisseur de la semelle. Il ne faudrait pas que le cap des 40 mm devienne une norme.



Amputé sous le genou droit après un accident du travail, Julien Veysseyre a transformé l’épreuve en nouveau départ. Quelques années plus tard, il vient de boucler le Marathon du Mont-Blanc (43 km, 2 500 m D+) en 6h05, une étape décisive vers son prochain défi : devenir, dans deux mois, le premier athlète amputé tibial à terminer l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB). Au-delà de la performance sportive, son aventure porte un message plus large : celui d’un homme qui repousse les limites du possible et ouvre une nouvelle voie.

Depuis trois ans tout converge pour Julien Veysseyre vers Chamonix. L’entraînement, le matériel, les tests de prothèses, les stages en montagne, les séances de kinésithérapie, les reconnaissances… Chaque détail est orienté vers une obsession silencieuse : devenir le premier amputé tibial à boucler les 176 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé positif de l’UTMB, autour du massif du Mont-Blanc.

Le projet est inédit. Extrême aussi. Mais rien, dans son parcours, n’a jamais vraiment commencé dans le confort. À 18 ans, un accident du travail survenu lors d’un job d’été lui coûte sa jambe droite sous le genou. À l’époque, il ne court pas encore. Le sport qui rythme sa vie, c’est l’enduro moto, qu’il continuera à pratiquer en compétition pendant près de dix ans.

Après l’accident vient le temps de l’acceptation. « Longtemps, j’ai essayé de cacher mon handicap », confie-t-il aujourd’hui. Le sport lui permet de se reconstruire. Compétiteur dans l’âme, il se met au triathlon à 31 ans. Nager, pédaler, courir : le corps doit réapprendre. Très vite, l’ambition dépasse le simple défi personnel. Julien vise le haut niveau paralympique avec une détermination méthodique, jusqu’à devenir champion du monde de para cross-triathlon en 2023, une discipline mêlant natation, VTT et trail.

De la désillusion olympique à l’appel de l’ultra

Julien Veysseyre, une jambe en moins, un rêve d’UTMB
Fin avril, Julien Veysseyre a terminé le 50 km du Grand Raid Ventoux en 7h04′.

Entré chez Salomon il y a quatre ans, il découvre progressivement le trail, d’abord sur des formats marathon. En 2024, il enchaîne Sierre-Zinal, le Marathon du Mont-Blanc, la Maxi-Race et la MCC.

Puis vient la bascule vers l’ultra-trail avec la CCC, l’an dernier. Cent kilomètres autour du Mont-Blanc disputés dans des conditions dantesques. « Dix heures sous des trombes d’eau », résume-t-il. « Au début, je n’étais pas dedans. Les trente premiers kilomètres ont été très difficiles. Finalement, ça a peut-être été mon salut, car je ne suis pas parti trop vite. »

Son combat ne ressemble à aucun autre. Sa prothèse — une lame en carbone — se révèle particulièrement inadaptée à ces conditions extrêmes. « La surface de contact fait cinq centimètres. C’est comme courir sur la pointe du pied. Dans les racines, les cailloux, c’est très instable. Dans les descentes, ça rebondit énormément, alors que tu cherches justement à freiner. Et sur les chemins détrempés, ça glisse, évidemment. » Chaque descente devient une négociation permanente avec l’équilibre et la compensation musculaire. « J’ai huit centimètres de tour de cuisse en plus sur la jambe valide », précise-t-il.

Les entorses reviennent régulièrement. Le genou encaisse. Les muscles saturent. Et surtout, il y a cette douleur invisible : celle du moignon enfermé dans une emboîture ultra-serrée. « Si la prothèse bouge, tu es cuit. » Ampoules, échauffements, coupures : en ultra, le moindre frottement peut signifier l’abandon. Alors Julien passe des heures à courir avec sa prothèse, qu’il fait régulièrement réajuster, pour habituer son corps aux impacts, tanner la peau et réduire les points de pression.

CCC validée, cap sur l’UTMB

Avant la CCC, il pensait impossible de tenir 100 kilomètres sans blessure. « J’ai terminé sans la moindre irritation. Quand j’en parle, ça paraît improbable. » Il franchit la ligne après 22 heures d’effort. Épuisé, mais rassuré. Peu importe le chrono : il fallait valider cette étape avant l’UTMB. « Si je n’avais pas fini, ça aurait forcément semé le doute. »

Son rêve en quatre lettres approche désormais à grands pas (28 août). Julien a quitté son poste chez Michelin à Clermont-Ferrand pour se consacrer entièrement à sa préparation, tout en poursuivant ses interventions en entreprise autour de la résilience, de la sécurité et de la prévention des risques.

Cette saison, il a bouclé le 50K du Grand Raid Ventoux by UTMB (7h04’) et le Marathon Expérience (39 km et 1700 mD+) de la Maxi-Race en 4h54’. Son partenaire Salomon l’a accompagné dans le développement d’une lame plus stable, directement intégrée à une chaussure afin d’améliorer la sécurité et le contrôle dans les descentes.

Trente heures par semaine pour un rêve

Julien Veysseyre, une jambe en moins, un rêve d’UTMB
©colinolivero_SalomonCamp

Son quotidien ressemble désormais à celui d’un ultra-traileur professionnel : jusqu’à trente heures d’entraînement hebdomadaire en période de charge, cent kilomètres de course à pied certaines semaines, dix heures de vélo, du renforcement musculaire, de la kinésithérapie et des blocs de plusieurs jours en montagne, qu’il partage volontiers avec des amis. Son entraîneur, Patrick Bringer, orchestre cette montée en puissance avec précision. « J’ai mes devoirs, mon agenda », sourit-il.

Le jour de l’UTMB, plusieurs proches assureront son assistance et les changements de prothèses en course. Symboliquement, il devrait terminer accompagné du manager du team Salomon.

Julien Veysseyre, inspirer sans héroïsation

Julien Veysseyre, une jambe en moins, un rêve d’UTMB
©julienlaurentfr_UltraSpirit_ParaTeam-24

Quelque part, ce projet ne lui appartient plus totalement — et c’est précisément ce qu’il apprécie. « Au début, je courais égoïstement, pour moi. Après la MCC, avec les réseaux sociaux et les messages reçus, j’ai compris l’impact que cela pouvait avoir sur les gens. Pas seulement sur les personnes handicapées. »

Depuis, les témoignages affluent : blessés, sportifs en reconstruction, anonymes confrontés à leurs propres difficultés. Tous voient dans son parcours une autre manière d’habiter l’effort et l’adversité. Lui refuse pourtant toute posture héroïque. Fils de boucher, issu d’une famille paysanne de Haute-Loire, il revendique une culture du travail discrète et rugueuse. « Profil bas, besogneux, je ne la ramène pas trop. »

Ce qu’il veut montrer n’est pas l’image d’un homme “plus fort que tout”, mais celle d’un athlète qui compose avec ses limites sans jamais les nier. « Le projet est sérieux. J’ai envie d’inspirer les gens par mon discours et par la performance. Mais en ultra-trail, tout peut basculer en quelques secondes : une chute, une entorse, un problème mécanique… J’en ai parfaitement conscience. » Sa seule certitude tient en une phrase : l’impossible recule quand on avance.



La baisse de performance liée à l’âge n’interdit pas de battre ses records après 50 ans, et heureusement. Que ces conseils vous aident à rester dans la course en catégorie Master 3 et plus.

Athlète Master : Oui, on peut être plus fort à 60 ans qu’à 40 ans !

Jo Shnoonbroodt est le recordman du monde sur marathon en catégorie plus de 70 ans.
©ASICS Jo Shnoonbroodt est le recordman du monde sur marathon en catégorie plus de 70 ans avec un chrono en 2h54’19’’(2022). Il a commencé à courir à 36 ans car son médecin trouvait qu’il avait trop de cholestérol. Vingt ans plus tard, à 54 ans, il avait battu son record en 2h41’01.

Pour aller plus loin

Couverture de l'ouvrage "Athlète Master - S'entraîner et performer à 40, 50 ans et plus..."

Ce livre s’adresse à celles et ceux qui souhaitent tout savoir pour adapter leur entraînement et leur préparation après 40 ans pour la course à pied mais aussi le cyclisme, le triathlon et la natation.

 Athlète Master, s’entrainer et performer à 40, 50 ans et plus par Romuald Lepers aux Editions Outdoor, 25 €.

Le vieillissement biologique est irréversible. A partir de 40 ans, les performances diminuent de façon linéaire jusqu’à environ 80 ans. Cette baisse de performance à partir de la catégorie master varie entre 8 et 12% par tranche de dix ans. « Sur marathon, si l’on se base sur les records du monde par groupe d’âge chez les hommes, cela correspond à 17 minutes de plus par décennie. En termes de vitesse, cela correspond à environ 8,5%. En ultra-trail, ce déclin peut atteindre jusqu’à 20% en dix ans » nous explique Romuald Lepers, chercheur à l’INSERM et auteur du livre Athlète Master.

Baisse de la VO2 max…

Principale cause de cette décroissance : une diminution de la capacité maximale aérobie (VO2 max) de l’ordre de 5 à 10% par décade. Et elle entraîne une perte de la vitesse maximale aérobie (VMA). On peut aussi invoquer les pertes de masse et donc de puissance musculaire, de 5 à 8 % par décennie. Cependant – espoir, tout n’est pas noir  – la bonne nouvelle c’est que courir régulièrement est la meilleure façon de bien vieillir.

…mais meilleure endurance

Des études attestent que l’exercice en endurance tout au long de la vie induit de nombreux avantages, comme la préservation de la fonction pulmonaire/cardiovasculaire et de la densité capillaire des muscles notamment qui semblent atténuer le taux de déclin de la VO2max lié au vieillissement.

En effet, une vaste enquête1 compilant les données de 958 athlètes masters d’endurance (âge moyen de 67 ans) a montré que l’entraînement d’endurance est un stimulus suffisant pour maintenir la capacité aérobie des adultes plus âgés au niveau d’une personne plus jeune en bonne santé ; mais pas au niveau d’un athlète d’endurance plus jeune – ne rêvons pas…

« On sait aussi que les athlètes masters compenseraient en partie la diminution de VO2 max par une meilleure endurance. C‘est à dire une meilleure capacité à soutenir longtemps des efforts sous-maximaux » indique le chercheur.Ce n’est pas qu’un adage : on devient plus endurant en vieillissant ! La preuve, les athlètes masters, toujours plus nombreux dans les pelotons, sont désormais plus performants que jamais. Sur le marathon de New York par exemple, les meilleurs marathoniens masculins de moins 60 ans n’ont quasiment pas amélioré leurs performances au cours des trois décennies (de 1980 à 2009). Alors que le temps dans la catégorie d’âge 70-74 ans a diminué de 7% au cours de cette même période. Les masters femmes ont suivi les mêmes tendances, mais les améliorations se sont produites de manière plus importante au-delà de 50 ans que chez les hommes.

Une histoire de CV sportif

Battre son record en demi-fond après 50 ans est donc tout à fait possible. Avec un entraînement adapté, on peut non seulement limiter la perte de performance liée l’âge, mais même la contrecarrer et performer.

En réalité, tout dépend de votre passé sportif.  « Quelqu’un qui commence à courir tard n’aura pas la même altération des performances qu’un coureur master qui pratique assidument depuis ses 20 ans.  Si l’on s’entraîne sérieusement en étant jeune, on aura un pic de performance autour de 30 ans qui va se maintenir jusqu’à 40 ans. Mais si l’on se met à courir en augmentant sa charge d’entraînement après 40 ans, on sera peut-être meilleur dix ans plus tard, à 50 ans. Tout simplement parce qu’on n’aura jamais exploité ses capacités de manière optimale en étant jeune plus jeune. On peut aussi parler de celui ou celle qui a fait un break sportif. S’y remet vers 40 à 50 ans et retrouve un bon niveau, sorte d’héritage de son entraînement passé » détaille le professeur dijonnais. Autrement dit, il n’est jamais trop tard pour commencer ou recommencer !

1. Article de revue de Mc Kendry et coll. (2018)

2. Etude Lepers et Cattagni, 2012.

La routine master 3 et +

1. Miser sur le renforcement musculaire

Plus on avance en âge, plus il devient primordial de maintenir les séances de Préparation Physique Générale (PPG). Deux séances par semaine, c’est l’idéal. On peut par exemple opter pour trois basiques comme le squat, les fentes et les sauts sur place pieds joints, en commençant par 10 répétitions de chaque exercice. Puis on augmentera de 3 répétitions à chaque séance jusqu’à s’en tenir 30 répétitions. L’entraînement croisé (vélo et natation) est aussi une bonne option pour se renforcer, sans les impacts traumatisants de la course.

2. Garder des séances à haute intensité

Ne pensez pas qu’en vieillissant vous devez renoncer aux séances de fractionné, au contraire. Tant que l’on n’a pas de contre-indication de son cardiologue, il faut continuer ces séances difficiles idéalement une fois par semaine. La séance de côte est intéressante. L’intensité respiratoire est très élevée, mais on se déplace de manière plus lente, donc on s’évite les risques traumatologiques. Après un bon échauffement, on peut enchaîner 10 répétitions de 30 secondes courues vite sur une montée, puis 30 secondes courues lentement en descente.

3. Muscler ses repas

Les masters qui s’entraînent plus de 7h par semaine doivent consommer idéalement 1.6-1.7 g /kg/j de protéines sous des formes variées. L’athlète master ne désirant pas consommer de protéines d’origine animale devra être particulièrement attentif à la qualité des apports en protéines végétales pour compenser ce déficit. Il est recommandé de consommer 20-40 g de protéines immédiatement après l’exercice et de les combiner avec des glucides (ex. milk-shake) pour optimiser la resynthèse musculaire.

4. Apprendre à se ménager

On récupère moins vite lorsque l’on vieillit. Il faut être particulièrement à l’écoute de son corps et ne pas s’infliger de séance dure si l’on se sent fatigué. On recommande de pratiquer des exercices de proprioception régulièrement et de veiller à la qualité de son sommeil. A l’entraînement, on préfèrera les sols meubles (herbe, chemins stabilisés) au bitume dans la mesure du possible, en portant toujours une paire de runnings confortable et bien amortie. 



Projeter un chrono sur semi ou marathon est une question centrale pour tout coureur. Un mauvais calibrage de son allure cible peut transformer des mois de préparation en course subie. Autant viser au plus juste !

Définir son potentiel sur une distance que l’on a jamais parcourue n’est pas aisée car il n’existe pas qu’une seule méthode. Entre données physiologiques, modèles mathématiques et sensations de terrain, l’équation est plus complexe qu’il n’y paraît.

Notre coach Michel Armandy a classé les méthodes d’estimation de la plus fiable à la moins fiable, hors test physiologique en laboratoire. Cette méthode est la plus scientifique pour connaître son potentiel physiologique réel mais le protocole étant couteux et peu accessible, nous l’avons écarté de ce « classement » .

1. Test terrain 20 minutes pour estimer le seuil

Principe : courir 20 minutes au meilleur effort régulier possible. On prend ensuite 95 % de la vitesse moyenne pour estimer le seuil fonctionnel.

Exemple : 20’ à 15 km/h → seuil estimé = 15 × 0,95 = 14,25 km/h.

Points forts : méthode simple, reproductible toutes les 4 à 6 semaines. Plus proche du marathon qu’un simple test VMA court, car elle évalue une intensité soutenue.

Points faibles : dépend du pacing, de la motivation et du profil du coureur. Donne une base de seuil, mais ne mesure pas la durabilité marathon.

À partir du seuil estimé, on peut approximer les allures :

  • Endurance Z2 : 75–82 % du seuil
  • Marathon : 88–94 % du seuil selon profil
  • Semi : 96–100 % du seuil
  • Seuil strict : 100 %
  • 10 km : 104–108 % du seuil

Fiabilité : élevée surtout s’il est croisé avec les sorties longues à allure marathon.

Définir au plus juste son allure cible sur semi ou marathon est crucial dans la réussite de son objectif. Voici le top 8 des méthodes.
©Hoka

2. Sorties longues avec allure marathon

Principe : vérifier progressivement si l’on peut tenir son allure marathon cible dans la durée.

Exemples sur quatre semaines : 20’ Z2 + 40’ AM + 10’ retour Z2 // 20’ Z2 + 60’ AM + 10’ retour Z2 // 20’ Z2 + 80–100’ AM +  10’ retour Z2 // semi-test à allure marathon.

Points forts : Meilleure validation terrain. On teste l’allure réelle, la dérive cardiaque, la résistance musculaire, la capacité à s’alimenter, le mental et la récupération.

Points faibles : c’est fatigant. Il faut l’intégrer progressivement. Une sortie réussie ne garantit pas à 100 % la réussite du marathon, mais une sortie ratée donne souvent une vraie alerte.

Fiabilité : très élevée pour valider l’allure marathon.

3. Chrono récent sur semi-marathon

Principe : utiliser un semi couru à fond comme base de projection marathon.

Repères simples :

  • Profil très endurant : marathon ≈ semi × 2,08 à 2,12
  • Profil standard : semi × 2,13 à 2,18
  • Profil peu endurant : semi × 2,20 à 2,30

Points forts : le semi est la distance la plus pertinente pour extrapoler vers le marathon. Il teste déjà le seuil, l’économie et l’endurance.

Points faibles : il ne teste pas complètement le mur du 30e km, la stratégie glucidique et la résistance musculaire longue. Chez les amateurs, les prédictions depuis le semi peuvent rester optimistes si la préparation marathon est insuffisante.

Fiabilité : élevée si le semi est récent et préparé.

4. Méthode de perte de vitesse : 10 km → semi → marathon

Principe : quand on monte en distance, on perd environ 1 km/h entre le 10 km et le semi, puis encore 1 km/h entre le semi et le marathon.

Exemple : 10 km à 16 km/h = semi estimé autour de 15 km/h = marathon estimé autour de 14 km/h.

Points forts : méthode simple, pédagogique, facile à expliquer. Elle raisonne en vitesse réelle, ce qui parle bien aux coureurs et aux coachs.

Points faibles : elle doit être corrigée selon le profil. Un coureur très endurant perdra moins. Un coureur rapide mais peu endurant perdra beaucoup plus, surtout entre semi et marathon.

Ajustement pratique :

  • Très endurant : 0,6 à 0,8 km/h (10 → semi) / 0,7 à 1,0 km/h (semi → marathon)
  • Standard : environ 1 km/h / environ 1 km/h
  • Peu endurant : 1,2 à 1,5 km/h / 1,5 à 2 km/h

Fiabilité : moyenne, mais très utile comme première estimation.

Définir au plus juste son allure cible sur semi ou marathon est crucial dans la réussite de son objectif. Voici le top 8 des méthodes.
©Hoka

5. Prédiction depuis le 10 km

Principe : utiliser un chrono 10 km récent pour extrapoler le marathon.

Repères pour projection marathon

  • Très endurant : temps marathon ≈ temps 10 km × 4,55 à 4,65
  • Standard : × 4,70 à 4,85
  • Peu endurant : × 4,90 à 5,20

Points forts : facile à obtenir. Donne une bonne idée du potentiel aérobie général.

Points faibles : le 10 km est trop court pour prédire seul un marathon. Il surestime souvent le potentiel des coureurs rapides mais peu endurants.

Fiabilité : moyenne à faible si utilisée seule.

6. Formules et calculateurs

Principe : extrapoler une performance d’une distance vers une autre avec une formule mathématique. La plus connue est celle de Riegel : T₂ = T₁ × (D₂ / D₁)^1,06.. Connaissant un temps (T₁) sur une distance (D₁), la formule estime le temps (T₂) sur une nouvelle distance (D₂).

Exemple : un coureur en 50 minutes au 10 km (3 000 secondes) peut prédire sa performance sur semi-marathon. TP₂ ≈ 3000 × (21,1 / 10)^1,06 → environ 1h50. Même logique pour le marathon : TP₂ ≈ 3000 × (42,195 / 10)^1,06 → environ 3h50.

Points forts : simple, rapide, pratique pour comparer les performances.

Points faibles : souvent trop optimiste sur marathon, surtout chez les coureurs amateurs. Les études sur coureurs récréatifs montrent que les modèles simples type Riegel fonctionnent mieux sur le semi que sur le marathon.

Fiabilité : moyenne, à corriger avec l’endurance réelle.

7. Données d’entraînement

Principe : analyser volume hebdomadaire, fréquence des séances, sorties longues, volume à allure marathon, régularité et historique.

Points forts : très important chez les coureurs amateurs. La performance marathon est fortement corrélée au volume, à la régularité et à la spécificité de la préparation.

Points faibles : le volume ne dit pas tout. Deux coureurs peuvent faire 70 km/semaine avec des résultats très différents selon l’intensité, la récupération et l’économie de course.

Fiabilité : moyenne à élevée comme correctif.

La Coros Apex 2 Pro, montre cardio-GPS mutlisport est une belle réussite. Complète, précise et performante.
©Coros

8. Dérive cardiaque sur sortie longue

Principe : comparer l’évolution de la fréquence cardiaque à allure stable.

  • Dérive faible : bon signe

Sur un bloc de 60 minutes à allure marathon stable, une dérive cardiaque faible se situe autour de 3 à 5 %. Exemple : si le coureur démarre stabilisé à 150 bpm, finir autour de 155 à 157 bpm reste cohérent. Sur une sortie longue de 1h45 à 2h30, il faut être moins strict : une dérive de 5 à 8 % peut rester acceptable, surtout avec fatigue, chaleur ou légère déshydratation. Exemple : de 150 bpm à 158–162 bpm.

  • Dérive importante : allure trop ambitieuse ou manque d’endurance.

Au-delà de 8 à 10 %, la dérive devient élevée : l’allure marathon est probablement trop ambitieuse ou les conditions faussent l’analyse. Exemple : de 150 bpm à 163–165 bpm ou plus.

Points forts : utile pour vérifier si l’allure marathon est durable. Permet d’identifier une dégradation physiologique à intensité constante.

Points faibles : la FC est influencée par la chaleur, l’hydratation, le stress, le sommeil, la caféine et la fiabilité du capteur…

Fiabilité : bonne comme indicateur complémentaire, insuffisante seule.

Il n’y a pas qu’une seule méthode !

L’idéal pour viser au plus juste est de croiser plusieurs données : réaliser un test de 20’ pour estimer son seuil, en déduire les allures, comparer avec un chrono récent sur 10 km ou semi, vérifier la cohérence avec sa VMA, puis fixer une allure marathon à partir du chrono visé.

Il faut également tenir compte de l’imprécision du GPS et ajouter une correction d’environ +1 % à l’entraînement. Enfin, valider sur des sorties longues avec blocs à allure marathon, tout en contrôlant la dérive cardiaque, l’alimentation et la récupération.



L’Établissement public national du Mont-Saint-Michel a lancé un appel à candidatures afin de relancer le Marathon du Mont-Saint-Michel en 2027.

De 1998 à 2019, le Marathon du Mont-Saint-Michel a compté parmi les plus beaux marathons de France. Son parcours, reliant Cancale au pied du Mont-Saint-Michel, attirait chaque année des milliers de coureurs. La pandémie de Covid-19 avait entraîné l’annulation des éditions 2020 et 2021, avant qu’Amaury Sport Organisation, alors aux commandes du Run in Mont-Saint-Michel ne renonce à son organisation en 2022.

Comme le révèle Ouest-France, L’Établissement public national du Mont-Saint-Michel a lancé un appel à candidatures afin de relancer cette course emblématique de l’Ouest dès le printemps prochain. L’organisateur qui sera retenu à l’issue de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) devrait être désigné au cours de l’été.



Parcours repensés, volonté d’ouvrir les épreuves à tous les publics : le groupement Cadence prépare une transformation en profondeur du Marathon et du Semi de Paris. Un projet pour l’heure suspendu à la procédure judiciaire engagée par ASO, l’organisateur historique.

C’est un tournant majeur pour le running français. Après près de trente ans sous la houlette d’ASO, le Marathon et le Semi de Paris changent d’organisateur à partir de 2027. À l’issue de l’appel d’offres lancé par la Ville de Paris, le groupement Cadence a été retenu pour exploiter les deux épreuves jusqu’en 2030. Face aux candidatures d’ASO et de Playground, le consortium a obtenu la meilleure évaluation.

La Ville affirme avoir privilégié un projet répondant à trois priorités : renforcer l’inclusion, accélérer la transition écologique et mieux intégrer les événements à la vie parisienne. Une orientation qui s’accompagne d’un doublement de la redevance versée à la municipalité, portée à 3,5 millions d’euros par an, soit deux fois plus qu’auparavant.

Validée par le Conseil de Paris le 20 mai, cette décision a provoqué une véritable secousse dans le monde du running. D’abord parce qu’ASO semblait indissociable de ces deux rendez-vous qui rassemblent désormais plus de 100 000 participants chaque année. Ensuite parce que la présence d’Havas, détenue par Vincent Bolloré, au sein du groupement retenu a rapidement nourri les débats politiques.

Qui est le groupement Cadence désigné par la Ville de Paris pour organiser le Semi et le Marathon ?

Le consortium réunit trois acteurs complémentaires : Havas Events, impliqué notamment dans les cérémonies des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ainsi que dans les festivités du 31 décembre ; Keneo, spécialiste de l’ingénierie et du pilotage de grands événements sportifs comme le Relais de la Flamme Paris 2024 ; et Outdoor Sports Experiences (OSE), organisateur de plusieurs épreuves majeures comme l’EcoTrail Paris, la Course Eiffage du Viaduc de Millau ou le Semi-Marathon de Boulogne-Billancourt.

ASO contre-attaque

49 244 coureurs ont terminé le Hoka Semi de Paris 2026, plus gros semi-marathon au monde.
©ASO-Morgan Bove

Aucune communication officielle n’a encore été effectuée par Cadence. Ce silence s’explique par le recours déposé début juin par ASO devant le tribunal administratif, comme le révèle La Tribune dans un article daté du 14 juin. L’organisateur évincé conteste la procédure d’attribution menée par la municipalité, « sur le fond comme sur la forme ».

Selon une source proche du dossier interrogée par notre rédaction, cette démarche qui ne devrait toutefois pas remettre en cause l’arrivée de Cadence en 2027. Dans l’attente de la décision du tribunal – vraisemblablement début juillet – toute prise de parole officielle reste néanmoins suspendue.

Les grandes lignes du projet sont pourtant déjà connues. L’ambition est de rendre les événements plus inclusifs, plus populaires et davantage ancrés dans la capitale. Parmi les mesures figurent la création d’un festival du running, le lancement d’une course destinée à 1 500 jeunes Parisiens âgés de 6 à 11 ans, un dispositif visant à accroître la participation féminine au marathon, des offres adaptées aux personnes en situation de handicap et des tarifs réduits pour les bénéficiaires du RSA, première dans le monde du sport.

Des parcours remaniés

©ASO-Gautier Demouveaux – Semi de Paris 2025

Sur le plan sportif, le souhait de faire évoluer le parcours du Marathon nous a été confirmé. L’ambition est de proposer notamment un passage sur la rive gauche, délaissée depuis près de vingt ans. En revanche, cette nouvelle mouture sera pérenne, n’évoluant ensuite qu’à la marge, contrairement à ce que l’on a pu lire.

Les évolutions les plus importantes concerneraient le Semi-marathon. Un nouveau tracé mettrait chaque année en valeur l’ensemble des vingt arrondissements d’ici 2030. L’objectif : dépasser la seule image « carte postale » et proposer une découverte plus complète de la capitale.

L’environnement, enfin, constitue l’autre axe fort du projet, dans la continuité des actions déjà menées par ASO ces dernières années. Le consortium prévoit notamment la suppression du plastique à usage unique, des ravitaillements sans emballage, le recours à des produits sourcés localement ainsi qu’une réduction des objets promotionnels distribués aux participants.

Sauf rebondissement judiciaire, les parcours seront dévoilés en septembre et les inscriptions 2027 ouvriront dans la foulée pour ces deux éditions parisiennes singulières augurant d’une nouvelle ère.



Pédaler pour mieux courir ? L’idée séduit de nombreux coureurs en quête de volume sans blessure. Pourtant, si le vélo peut être un excellent outil de complément ou de récupération, il ne remplace en rien les adaptations spécifiques de la course à pied. Entre illusion de transfert et réalité physiologique, retour sur les limites — et les bons usages — de l’entraînement croisé.

L’entraînement croisé fait souvent rêver les coureurs. Les formules sont connues : « Je fais du vélo pour soulager mes jambes », « je complète au home trainer pour travailler le cardio », ou encore « je ne peux pas courir plus, donc je compense à vélo ».

L’intention est logique, mais la réalité physiologique est plus complexe. En course à pied, remplacer des kilomètres par du vélo n’est pas neutre. Les deux disciplines mobilisent des contraintes totalement différentes, sur les plans musculaire, mécanique et tendineux. Et cette distinction est essentielle dès lors que l’objectif est de progresser en course à pied, du 10 km au marathon.

Des gestes opposés

En courant, le corps encaisse des impacts répétés à chaque foulée. Le travail est excentrique, la chaîne postérieure fortement sollicitée, et la coordination globale permanente : pose du pied, amorti, propulsion, stabilité, relâchement.

À vélo, aucun impact n’est présent. Le mouvement est guidé, circulaire et principalement concentrique. Les quadriceps dominent largement l’effort, tandis que les mollets sont peu sollicités et les ischio-jambiers très faiblement engagés.

Sur le plan neuromusculaire, les adaptations sont donc spécifiques à chaque discipline. Le vélo ne reproduit ni les contraintes ni les automatismes de la course à pied.

Une préparation incomplète aux contraintes de la course

Le vélo est intéressant pour le coureur à pied en récupération active mais il ne remplace pas une séance de qualité.
©Alé Cycling

Autre point fondamental : le vélo ne renforce ni les tendons, ni les chevilles, ni les muscles stabilisateurs indispensables à la course. Il n’entraîne pas la résistance aux impacts, pourtant essentielle pour encaisser 60, 80 ou 100 km par semaine sans casse.

Résultat : un coureur qui mise trop sur le vélo devient fragile en course. Son cœur peut être en forme, mais dès qu’il faut encaisser une allure soutenue à pied pendant une heure ou plus, ça casse : douleurs, pertes d’efficacité, fatigue nerveuse…

Un outil, pas un moteur

Pour autant, le vélo n’est pas inutile, loin de là. Il peut être très précieux à condition de l’utiliser intelligemment. Il peut permettre d’augmenter le volume cardiaque sans surcharger les articulations ni les tendons, en phase de forte charge ou après une blessure).

En récupération active, notamment le lendemain d’une séance de qualité (Z1, 30 à 60 min souples), il est également précieux. Enfin, on peut y recourir en remplacement ponctuel si impossibilité de courir (blessure partielle, météo extrême). En revanche, il ne remplace jamais une séance clé de course à pied : travail d’allure, fractionné ou sortie longue.

Pour progresser, il faut courir

Coureur au bord d'une route de campagne
©Justin Galant

C’est une règle de base : la progression vient de la répétition spécifique. Si vous voulez améliorer votre chrono sur marathon, vous devez habituer votre corps à courir à l’allure marathon.
Si vous voulez courir plus vite sur 10 km, vous devez encaisser du travail en Z5. Et tout cela ne se fait qu’en courant.

Vous pouvez avoir une très bonne FTP à vélo, ou tenir 2h sur home trainer. Mais en course, vous serez « neuf » musculairement si vous n’avez pas travaillé le bon geste, les bons appuis, les bonnes contraintes.

Une adaptation croisée très limitée

Ce que l’on observe en pratique est confirmé par la littérature scientifique. L’étude Millet et coll. (2002), publiée dans le European Journal of Applied Physiology, a comparé les effets de l’entraînement croisé entre coureurs et cyclistes.

Elle montre clairement que les adaptations croisées sont très limitées, en particulier dès qu’on parle de performance spécifique. Un coureur qui remplace trop de séances par du vélo réduit son efficacité de course. Il progresse peu, voire régresse.

Les meilleurs ne trichent pas avec la spécificité

Un autre argument frappant : regardez comment s’entraînent les meilleurs coureurs. Kényans, les Éthiopiens, Ougandais dominent la planète running depuis des décennies et ne font jamais de vélo. Pour la plupart, ils n’ont même pas accès à un vélo d’entraînement, ni à un home trainer.

Et pourtant, ils gagnent les plus grands marathons du monde et améliorent sans cesse leurs records. Pourquoi ? Parce que leur approche est 100 % centrée sur la course à pied. Ils maximisent leur progression par une base énorme d’endurance fondamentale (souvent 70 à 80 % de leur volume total), des footings biquotidiens, des séances spécifiques parfaitement calibrées et une régularité exemplaire, parfois dès l’adolescence.

Ce qu’il faut retenir

Si vous courez déjà 6 fois par semaine, 1h de home trainer en Z1 peut vous aider à faire grimper le cœur tout en laissant vos tendons respirer. Si vous courez 3 fois par semaine et que vous « complétez » par une séance de vélo, alors, vous progresserez beaucoup moins que quelqu’un qui court 4 ou 5 fois, même lentement.



L’annonce de la sortie d’un nouveau modèle chez Nnormal est un événement tant la marque et son créateur, la légende Kilan Jornet, ont insisté sur le fait qu’ils ne tomberaient pas dans les travers de l’industrie du running et de sa profusion de chaussures.

Alors pourquoi cette Cadi ? Les gammes Kjerag et Tomir avaient été saluées par la critique tout en étant tout de même jugées assez élitistes. Il fallait donc trouver un juste équilibre entre le minimalisme de la Kjerag et l’amorti sec de la Tomir. Et c’est chose faite avec cette Cadi. Elle reprend beaucoup de l’adn du chaussant de la Kjerag mais offre plus d’espace, de protection et de maintien. Et c’est vraiment une des chaussures de trail les plus confortables que j’ai pu tester.

Confort et protection avant tout

Paire de NNormal Cadi aux pieds d'un coureur qui pendent dans le vide
©DR

La semelle est protectrice mais pas excessive avec 35 mm de hauteur et 6 mm de drop. La mousse EVA est tout ce qu’il y a de plus classique mais rassure sur course longue. La Cadi ne cherche pas à impressionner avec des technologies complexes : elle mise avant tout sur la fiabilité et le confort.

Le laçage est simple et efficace. Le mesh paraît assez solide. La Cadi est équipée d’un pare-pierre pas très impressionnant mais qui fait le job.

Une accroche toujours aussi convaincante

Comme toujours chez NNormal, on retrouve une semelle extérieure Vibram avec des crampons de 4 mm. Le rendu est, comme à chaque fois, incroyable quel que soit le terrain ou la météo. Cela sera moins le cas sur terrain bitumé : la Cadi n’est pas une chaussure « gravel » mais une 100 % trail.

Pour les longues distances

Deux coureurs, un homme et une femme, courant sur un sol rocheux avec en arrière-plan, la mer. Ils portent une paire de NNormal Cadi
©DR

Amateurs de vitesse en trail, passez votre chemin car la Cadi est faite pour vous accompagner sur du long à allure raisonnable. Elle respire la solidité indispensable sur course longue et s’adaptera à la majorité des coureurs, du traileur occasionnel à l’ultra-traileur expérimenté.

Prix : 150 €

Confort : 18 – Amorti : 19 – Stabilité : 18 – Souplesse : 16 – Dynamisme : 14

Le + une chaussure de trail efficace et grand public à tarif accessible

Le – Avec l’avènement de la Cadi , on se demande s’il y a réellement un avenir pour la gamme Tomir.