On attribue souvent la réussite sur marathon à l’entraînement, à la physiologie ou à la nutrition. Pourtant, à préparation équivalente, un autre facteur peut faire la différence : la capacité à accepter l’effort. Car bien souvent, ce n’est pas le corps qui atteint sa limite en premier, mais le cerveau qui décide qu’il est temps de ralentir.

Après près de quarante ans passés à entraîner des coureurs, un constat revient avec une étonnante régularité : dans la majorité des cas, le potentiel physique réel d’un marathonien est supérieur à ce qu’il parvient à exprimer en compétition. Le scénario est connu. Le coureur enchaîne les semaines d’entraînement, valide ses séances spécifiques, supporte les volumes de travail et affiche des indicateurs de progression encourageants. Pourtant, le jour de la course, quelque chose se grippe. Les jambes répondent encore, le cardio reste sous contrôle, mais l’allure ralentit. Souvent, ce n’est pas le corps qui cède. C’est la tête qui pose une limite.

Le marathon possède cette particularité : il impose de rester longtemps dans une zone d’inconfort maîtrisé. La difficulté ne surgit pas brutalement comme sur un 10 km. Elle s’installe progressivement, kilomètre après kilomètre, laissant au doute le temps de s’inviter.

Quand le cerveau joue les gardiens

Les travaux autour du concept de « gouverneur central », notamment popularisé par le physiologiste Tim Noakes, ont replacé le cerveau au cœur de la performance d’endurance. Selon cette approche, le cerveau ne subit pas simplement la fatigue : il participe à la régulation de l’effort afin de protéger l’organisme. Le modèle reste discuté scientifiquement, mais il rappelle une réalité essentielle : la fatigue est aussi une perception.

Tous les marathoniens connaissent cette petite voix intérieure qui surgit au détour d’un kilomètre : « Je vais trop vite », « Je ne vais jamais tenir », « Je vais exploser ». Parfois, ces alertes sont justifiées. Mais elles apparaissent aussi avant que le coureur ait atteint sa limite physiologique. C’est ce que l’on pourrait appeler le plafond invisible du marathonien.

Le poids des croyances sur marathon

Préparation mentale marathon : oui, la tête est plus forte que les jambes !
©DR

Ce plafond est rarement uniquement physique. Il est composé de peurs, d’expériences passées, d’échecs difficiles à digérer ou d’objectifs que l’on estime encore hors de portée.

Le coureur ne verbalise pas toujours ces freins. Pourtant, ils apparaissent dans son comportement : départ trop prudent, difficulté à tenir l’allure prévue, ralentissement dès que l’effort devient exigeant. Il confond alors l’inconfort normal de la performance avec un danger réel.

Or, un marathon réussi n’est jamais confortable. Même parfaitement préparé et bien alimenté, il arrive toujours un moment où l’allure demande un effort supplémentaire. La différence entre deux athlètes proches se joue souvent dans leur interprétation de cette difficulté : l’un y voit un signal d’échec, l’autre une étape normale vers son objectif.

Préparation mentale marathon : éduquer le cerveau autant que le corps

La perception de l’effort joue un rôle majeur. Plusieurs travaux ont montré que la fatigue mentale peut augmenter la sensation de difficulté et dégrader la performance, même lorsque certains paramètres physiologiques restent stables.

Préparer un marathon ne consiste donc pas uniquement à développer le moteur. Il faut aussi apprendre au cerveau que l’allure visée est maîtrisable. C’est tout l’intérêt des séances à allure marathon. Elles ne servent pas seulement à améliorer l’endurance spécifique : elles rendent une vitesse familière. Une allure inconnue crée de l’incertitude. Une allure répétée devient un repère. Puis, avec le temps, elle peut se transformer en confiance.

On ne valide pas une allure objectif sur une seule séance. On la construit progressivement jusqu’à ce qu’elle devienne une référence.

Le rôle décisif de la confiance

Préparation mentale sur marathon : fixez-vous des buts intermédiaires, par exemple en découpant la distance d'un ravitaillement à l'autre.
©DR

Lorsqu’un coureur répète régulièrement son allure marathon dans un cadre progressif et maîtrisé, il développe son endurance spécifique, mais aussi sa confiance. Il apprend que l’inconfort peut rester sous contrôle. Il découvre que la difficulté n’est pas forcément synonyme d’échec. Il accumule surtout des preuves concrètes de sa capacité à réussir.

Le jour de la course, cette mémoire devient une ressource précieuse. Au lieu de découvrir ses sensations dans le stress de la compétition, il les reconnaît. Une simple pensée peut alors changer le scénario : « Je connais cette sensation. Je l’ai déjà vécue. Je sais la tenir. »

Marathon : lever le frein invisible

Bien sûr, le mental ne remplace ni l’entraînement ni la physiologie. Un coureur insuffisamment préparé ou trop ambitieux finira toujours par payer ses erreurs. Mais lorsque la préparation est cohérente, le mental permet d’exprimer pleinement le potentiel construit au fil des semaines. C’est souvent là que se joue la différence entre subir son marathon et le maîtriser.

L’expérience le montre régulièrement : un coureur légèrement moins fort sur le plan physiologique, mais convaincu de sa capacité à réussir, peut dépasser un athlète plus performant mais prisonnier de ses doutes.

Sur marathon, la performance naît de la rencontre entre un corps préparé et un cerveau capable de lui faire confiance.

5 astuces pour garder un mental fort sur marathon

Sur marathon, le cerveau cherche avant tout à protéger l’organisme. Il envoie parfois des signaux d’alerte : « Ralentis », « Tu vas craquer », « Ce n’est pas ton jour ». L’objectif n’est pas de les ignorer, mais de savoir les interpréter.

1. Rendre l’allure familière

Le cerveau aime ce qu’il connaît. Plus l’allure marathon est répétée à l’entraînement, plus elle devient rassurante le jour J : « J’ai déjà ressenti ça, je sais que je peux continuer. »

2. Accepter l’inconfort

Un marathon réussi n’est jamais un marathon facile. Quand la difficulté apparaît, ce n’est pas forcément un signal d’échec : c’est souvent le passage obligé vers la performance. La bonne phrase : « C’est dur, donc c’est normal. Mais je tiens mon allure. »

3. Se parler simplement

Dans les moments compliqués, le cerveau a besoin de messages courts : « Je reste relâché », « Je tiens mon plan », « Un kilomètre après l’autre ». Évitez de penser à toute la distance restante. Concentrez-vous sur le prochain objectif.

4. Découper pour avancer

Un marathon de 42,195 km peut sembler immense. Transformez-le en petites missions : le prochain ravitaillement, le prochain kilomètre, le 30e kilomètre, puis l’arrivée. Chaque étape validée renforce la confiance.

5. S’appuyer sur les preuves

Chaque séance réussie devient une réserve de confiance. Le jour de la course, répondez au doute par des faits : « Je ne fais pas qu’espérer y arriver. Je me suis préparé pour ça. »



En matière de chaussures de running, les conseils d’hier ne sont plus toujours valables. Les technologies évoluent rapidement et les catégories se multiplient. Mousse, plaque carbone, stack, drop, rocker, daily trainer, super trainer ou chaussures gravel : voici huit notions essentielles pour comprendre les innovations et choisir la paire adaptée à votre pratique.

1. Les mousses : de l’EVA au PEBA

La mousse de la semelle intermédiaire joue un rôle majeur dans le confort, le dynamisme et le poids d’une chaussure de running. Plusieurs matériaux coexistent, avec des propriétés différentes.

L’EVA reste l’un des plus utilisés. Cette mousse offre un amorti confortable, avec un retour d’énergie variable selon sa formulation. Elle équipe de nombreux modèles d’entraînement, notamment ceux privilégiant le confort et la polyvalence.

Le PEBA, plus léger et généralement plus réactif, s’est imposé sur de nombreuses chaussures de compétition haut de gamme. Son coût de fabrication est toutefois plus élevé. Autre évolution : les mousses dites supercritiques, produites grâce à un procédé d’expansion utilisant un gaz sous pression. Elles peuvent offrir un excellent compromis entre légèreté, rebond et résistance à la déformation.

Certains fabricants combinent également plusieurs mousses ou différentes densités pour ajuster le comportement de la semelle selon les zones du pied.

Le TPU, ou polyuréthane thermoplastique, reste lui aussi présent. Résistant et capable d’offrir un bon compromis entre amorti et dynamisme, il peut cependant être plus lourd que certaines mousses récentes.

2. La plaque carbone : plus seulement pour les élites

L’arrivée des Nike Vaporfly en 2017 a contribué à transformer le marché des chaussures de running. Insérée dans la semelle intermédiaire, une plaque en carbone rigidifie la chaussure et, associée à une mousse performante et à une géométrie adaptée, peut améliorer l’économie de course.

Longtemps réservées aux coureurs les plus rapides, les chaussures à plaque carbone se démocratisent. Les marques proposent désormais des modèles plus accessibles financièrement et plus faciles à appréhender, destinés aussi aux coureurs amateurs qui préparent un 10 km, un semi-marathon ou un marathon.

Les prix restent néanmoins très variables, avec des modèles d’entrée de gamme autour de 130 € et des chaussures de compétition haut de gamme qui dépassent souvent les 250 €.

Attention : la plaque carbone ne garantit pas, à elle seule, de courir plus vite. Le bénéfice dépend notamment de la mousse, de la géométrie de la chaussure, de la foulée et de l’allure du coureur. Une chaussure à plaque doit avant tout être confortable et adaptée à son utilisateur.

3. Le stack : quelle hauteur de semelle choisir ?

ende Drop, stack, mousse supercritique, daily trainer, super trainer : décryptez les critères pour choisir vos prochaines chaussures de running.

Le stack correspond à la hauteur de la semelle, mesurée en millimètres entre le pied et le sol. La tendance actuelle est au maximalisme, avec des modèles dépassant les 40 mm sous le talon.

Une semelle épaisse permet généralement d’intégrer davantage de matière pour amortir les impacts et procurer une sensation de douceur. Mais une hauteur importante ne garantit pas automatiquement un meilleur confort ni une meilleure protection.

La stabilité dépend aussi de la largeur de la plateforme, de la géométrie de la semelle, de la mousse et de la manière dont le coureur pose le pied. Certains modèles très hauts peuvent ainsi donner une sensation d’instabilité à ceux qui recherchent un appui plus ferme.

Pour choisir, mieux vaut privilégier les sensations et le maintien plutôt que de se fier uniquement aux millimètres annoncés. Un stack intermédiaire peut constituer un bon compromis pour un coureur qui recherche à la fois amorti et stabilité, sans qu’il existe pour autant de hauteur idéale universelle.

4. Le drop : quelle différence entre talon et avant-pied ?

Le drop désigne la différence de hauteur entre le talon et l’avant-pied, exprimée en millimètres. Un drop de 8 mm signifie que le talon est situé 8 mm plus haut que l’avant du pied.

Un drop élevé tend à favoriser une répartition des contraintes différente d’un drop faible, qui peut davantage solliciter les mollets et le tendon d’Achille. Toutefois, son effet dépend aussi de la foulée, de la géométrie de la chaussure et des habitudes du coureur.

Les modèles de running proposent des drops très variés, souvent compris entre 4 et 10 mm, même si certaines chaussures sortent de cette fourchette.

Faut-il privilégier un drop faible pour mieux courir ? Pas nécessairement. Il n’existe pas de valeur idéale pour tous les profils. Lorsqu’on change de drop, mieux vaut procéder progressivement afin de laisser le temps au corps de s’adapter, notamment au niveau des mollets et des tendons.

5. Le rocker : une semelle qui facilite le déroulé

Le rocker désigne la courbure de la semelle qui facilite le passage du pied de l’arrière vers l’avant. Plus cette courbure est prononcée, plus la chaussure peut donner une sensation de bascule vers l’avant.

Très présent sur les modèles modernes, ce profil peut favoriser un déroulé fluide et contribuer à l’économie de course. Son efficacité dépend toutefois de l’association entre la géométrie, la rigidité de la chaussure et la foulée du coureur.

Certaines chaussures à rocker marqué peuvent aussi modifier les sollicitations musculaires, notamment au niveau des mollets et du tendon d’Achille. Les sensations varient fortement d’un coureur à l’autre.

Le rocker reste donc une affaire de préférence personnelle. Une géométrie très incurvée conviendra à certains, tandis que d’autres se sentiront plus à l’aise avec une semelle au déroulé plus naturel. Un essai en magasin spécialisé permet de vérifier que la chaussure accompagne la foulée sans gêne.

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6. Daily trainer : la chaussure d’entraînement polyvalente

Le terme daily trainer désigne les chaussures de running conçues pour les sorties d’entraînement régulières. Elles privilégient le confort, la durabilité et la polyvalence plutôt que la recherche absolue de performance.

Ces modèles permettent d’enchaîner les footings de récupération, les sorties longues et les séances d’endurance active. Pour de nombreux coureurs, ils constituent la paire principale, voire unique.

Parmi les références de cette catégorie figurent les ASICS Novablast, HOKA Clifton, Brooks Ghost, Saucony Ride ou Mizuno Neo Vista. Leurs caractéristiques varient, mais elles illustrent l’évolution des chaussures d’entraînement, désormais capables d’associer amorti confortable et sensations dynamiques.

Pour choisir un daily trainer, mieux vaut tenir compte de son kilométrage hebdomadaire, des terrains pratiqués, de ses allures habituelles et du niveau de confort recherché.

7. Super trainer : le compromis entre entraînement et compétition

À mi-chemin entre la chaussure d’entraînement classique et le modèle de compétition, les super trainers occupent une place grandissante dans les gammes des fabricants.

Ils associent souvent des mousses légères et réactives à une semelle généreuse, parfois complétée par une plaque en carbone ou en nylon. Leur objectif : offrir du dynamisme pour les séances rapides et les sorties longues, tout en conservant davantage de polyvalence qu’une chaussure de compétition pure.

Parmi les modèles représentatifs de cette famille, on trouve notamment la HOKA Mach X, l’ASICS Superblast, la Nike Zoom Fly, la Saucony Endorphin Trainer ou la Puma Deviate Nitro. L’Adidas Adizero Evo SL illustre également cette recherche de dynamisme à l’entraînement, même si les frontières entre les catégories restent floues.

Ces chaussures peuvent être intéressantes pour préparer un marathon ou réaliser des séances à allure spécifique. Elles ne sont toutefois pas indispensables : une bonne chaussure d’entraînement polyvalente peut parfaitement suffire, selon les besoins et le budget du coureur.

8. Chaussures gravel : de la route aux chemins

Inspirées de l’univers du vélo gravel, les chaussures de running gravel sont conçues pour alterner entre bitume, chemins stabilisés, pistes forestières et voies vertes.

Elles conservent une conception proche des chaussures de route, tout en intégrant une semelle extérieure offrant davantage d’accroche et, selon les modèles, une tige plus protectrice. L’objectif est de courir sur des terrains variés sans devoir changer de chaussures à chaque transition.

Cette catégorie s’adresse notamment aux coureurs qui empruntent des itinéraires mixtes, entre ville et nature, ou qui souhaitent quitter l’asphalte pour explorer des chemins roulants. Salomon a contribué à populariser cette approche avec sa gamme GVRL, tandis que d’autres équipementiers développent des modèles adaptés à ces usages hybrides.

Attention toutefois : une chaussure gravel n’est pas nécessairement adaptée aux sentiers techniques, aux terrains très boueux ou aux parcours exigeant une accroche importante. Pour ces conditions, une véritable chaussure de trail reste plus appropriée.



Caméra intégrée, écouteurs, fonctions connectées… Les bleeqUp sont bien plus que de simples lunettes de sport. Nous les avons testées en course à pied et en trail pour voir ce que valent ces lunettes connectées à l’usage. Leur principal atout ? Filmer ses sorties les mains libres, avec un point de vue particulièrement immersif.

Les bleeqUp intriguent dès les premières sorties. Derrière leur look de lunettes de sport se cachent une caméra intégrée, des écouteurs et plusieurs fonctions connectées. Un concept particulièrement intéressant en trail, où elles permettent de filmer son parcours sans avoir à sortir son smartphone.

Des lunettes connectées adaptées au trail

Découvrez notre test des lunettes de sport BleeqUp avec caméra embarquée et écouteurs à oreilles libres.

À l’usage, j’ai apprécié leur côté tout-en-un : protection solaire, vidéo et audio sont réunis dans une seule paire de lunettes. En trail, c’est particulièrement sympa pour immortaliser un beau parcours, un passage technique ou simplement partager une sortie.

Autre bon point : les bleeqUp tiennent parfaitement en place, y compris lors des séances rapides ou sur des parcours à fort dénivelé. La caméra offre par ailleurs un point de vue très immersif, qui retranscrit directement ce que voit le coureur.

En contrepartie, la technologie embarquée rend les lunettes plus lourdes et encombrantes que des lunettes de running classiques. L’autonomie est également à surveiller sur les sorties longues. Pour un coureur qui recherche uniquement légèreté et performance, tout cet équipement connecté n’est donc pas forcément indispensable.

Découvrez notre test des lunettes de sport BleeqUp avec caméra embarquée et écouteurs à oreilles libres.

Les +

  • Vidéo mains libres
  • Images immersives
  • Audio intégré : musique et téléphone
  • Concept tout-en-un
  • Bonne tenue sur le visage

Les –

  • Plus lourdes que des lunettes classiques
  • Autonomie à gérer sur les longues sorties
  • Technologie superflue pour ceux qui recherchent avant tout légèreté et simplicité

Les bleeqUp sont un accessoire original et ludique, particulièrement intéressant pour les trailers qui aiment filmer et partager leurs aventures. Elles sont moins minimalistes que de vraies lunettes de performance, mais apportent une expérience nettement plus fun et polyvalente.

Prix : à partir de 399 € sur BleeqUp.com



Le 23 octobre 2027, le Marathon des Terroirs du Ventoux invitera les coureurs à découvrir les paysages provençaux, les vignobles AOC Ventoux et les spécialités locales au pied du mont Ventoux.

Sur ce Marathon des Terroirs du Ventoux, le plaisir de courir se mêlera à celui de parcourir un territoire riche en traditions viticoles et gastronomiques. Au cœur du Vaucluse, les participants évolueront dans un décor typiquement provençal, entre villages de caractère, paysages viticoles et domaines locaux.

En boucle autour de Mazan, le circuit passera notamment par Saint-Pierre-de-Vassols et Malemort-du-Comtat, traversera les vignobles de l’appellation AOC Ventoux et passera par des caves de la région. Ce nouveau rendez-vous prévu le 23 octobre 2027 est porté par l’équipe de Serge Jaulin, organisateur du Trail du Ventoux et du Semi des Gorges de la Nesque.

Des vignobles AOC Ventoux aux spécialités locales

A l’image du Marathon du Médoc, l’objectif est de proposer bien plus qu’une simple compétition chronométrée. En associant effort physique et découverte gastronomique, l’événement souhaite faire vivre aux participants une expérience originale, à mi-chemin entre rendez-vous sportif et célébration du terroir provençal.

Pour permettre à un large public de participer, les organisateurs ont prévu également 5 km, 10 km et semi-marathon. Les inscriptions doivent ouvrir à la mi-novembre.



Mizuno passe à l’offensive sur le segment des chaussures de compétition avec la gamme Hyperwarp 2. Déclinée en trois modèles, elle entend se faire une place face aux références du marché, comme l’Adidas Adizero Adios Pro 5, la Nike Alphafly 4 et la nouvelle Nike Apex.

La bataille des super-chaussures carbone s’intensifie. Avec les Hyperwarp Pure 2, Hyperwarp Elite 2 et Hyperwarp Racer, Mizuno renouvelle son arsenal pour les coureurs en quête de performance sur route. Trois modèles, trois approches de la vitesse, mais une même ambition : optimiser le dynamisme et l’efficacité de la foulée.

La Hyperwarp Pure 2 joue la carte de l’ultralégèreté avec seulement 135 g annoncés et une plaque carbone intégrale Smooth Speed Plate. La Hyperwarp Elite 2, à 160 g, mise sur une combinaison de mousses Enerzy XP+ et Enerzy XP pour associer réactivité et amorti. Enfin, la Hyperwarp Racer affiche 200 g et privilégie le contrôle et la stabilité grâce à une plaque Wave renforcée de carbone.

Avec cette nouvelle gamme, Mizuno cherche à se positionner face aux modèles les plus ambitieux de Nike et Adidas, sur un marché où la légèreté, le retour d’énergie et la géométrie des semelles sont devenus des arguments clés.

Ces trois paires sont annoncées pour le 3 novembre. Reste à voir comment elles se comporteront face à leurs concurrentes lors des premiers essais terrain.



Cette paire à plaque carbone de l’équipementier chinois, développée avec Kenenisa Bekele est légère, dynamique et proposée à un tarif compétitif. Peut-elle rivaliser avec les références du marché ?

ANTA ne vous dit peut-être pas encore grand-chose. Pourtant, le groupe chinois est devenu un acteur majeur de l’équipement sportif mondial. Il est notamment le premier actionnaire de PUMA et possède plusieurs marques reconnues, dont Salomon et Arc’teryx. Longtemps concentrée sur le marché asiatique, la marque ANTA accélère désormais son développement à l’international.

Avec la C202 7.0, elle entend surtout se faire une place sur le marché très concurrentiel des chaussures de running à plaque carbone. Développée avec le marathonien Kenenisa Bekele, cette chaussure de compétition mise sur un poids contenu, une mousse réactive et une plaque carbone pleine longueur, avec un argument de taille : un rapport performance-prix particulièrement agressif.

Test ANTA C202 7.0 : découvrez notre avis sur cette chaussure carbone légère et dynamique, développée avec Kenenisa Bekele.

ANTA C202 7.0 : chaque gramme compte

Avec un poids d’environ 213 g, la C202 7.0 se fait rapidement oublier aux pieds. Le mesh ajouré favorise la ventilation, tandis que les renforts en matière synthétique assurent un maintien efficace du médio-pied.

Le chaussant est précis, sans pour autant se montrer particulièrement étroit. L’ensemble donne une sensation de légèreté appréciable lorsque le rythme augmente, notamment sur les séances de fractionné ou les sorties au seuil.

Une mousse réactive et une plaque carbone pleine longueur

Test ANTA C202 7.0 : découvrez notre avis sur cette chaussure carbone légère et dynamique, développée avec Kenenisa Bekele.

La semelle intermédiaire repose sur une mousse injectée à l’azote. Avec une hauteur de 38 mm au talon et un drop de 7,5 mm, la C202 7.0 affiche un profil typé performance.

À allure d’endurance, l’amorti peut toutefois sembler relativement ferme. C’est lorsque l’on accélère que la chaussure révèle véritablement son potentiel. La mousse répond bien aux sollicitations et la plaque carbone pleine longueur apporte une propulsion franche.

Contrairement à certaines chaussures très « trampoline », la C202 7.0 reste relativement maîtrisée. La transition est dynamique et la stabilité correcte, même lorsque le rythme s’installe.

Sur une séance au seuil ou lors d’un fractionné long, la chaussure se montre particulièrement convaincante. Elle offre beaucoup de dynamisme, même si elle n’atteint pas encore le niveau des références les plus abouties du marché sur l’ensemble des critères.

En revanche, son caractère ferme se ressent davantage lors des footings lents. La C202 7.0 perd alors une partie de son intérêt et peut paraître un peu sèche sous le pied.

Le laçage est efficace et permet d’obtenir un bon verrouillage du pied. L’adhérence de la semelle extérieure s’est également montrée satisfaisante durant notre test.

À quel type de coureur s’adresse l’ANTA C202 7.0 ?

La C202 7.0 s’adresse avant tout au coureur régulier à la recherche d’une chaussure carbone polyvalente, capable de passer des séances rapides à la compétition.

Son profil peut notamment convenir pour des distances allant du 10 km au marathon, à condition d’apprécier une chaussure relativement ferme et dynamique.

Elle constitue également une option intéressante pour les coureurs qui souhaitent découvrir les chaussures à plaque carbone sans nécessairement se tourner vers les modèles les plus chers des grandes marques traditionnelles.

Notre verdict

Avec la C202 7.0, ANTA propose une chaussure carbone légère et résolument orientée performance. Son terrain de prédilection se situe clairement lorsque le rythme s’accélère : la mousse réactive et la plaque carbone apportent un dynamisme convaincant, notamment sur les séances au seuil et les fractions longues. Elle montre davantage ses limites sur les allures lentes, où son amorti relativement ferme manque de moelleux.

Reste son principal argument : un positionnement prix-performance particulièrement intéressant. ANTA n’a peut-être pas encore la notoriété de Nike, adidas, ASICS ou Saucony dans le running en France, mais cette C202 7.0 montre que la marque chinoise entend bien jouer les trouble-fêtes sur le segment des chaussures de compétition à plaque carbone.

Nos notes. Amorti : 16/20 Confort : 15/20 Dynamisme : 18/20 Stabilité : 15/20 Souplesse : 14/20

Poids : environ 213 g Drop : 7,5 mm. Prix : 139,95 €.

Le + : le rapport performance-prix. Le – : une distribution encore confidentielle en France, souvent limitée à l’import.



Du marathon de Melbourne à celui de Chicago, la nouvelle Nike Apex a marqué les performances du week-end. Portée notamment par Eliud Kipchoge, vainqueur à Melbourne en établissant un nouveau record du parcours, cette chaussure de compétition inaugure une nouvelle étape dans la stratégie d’innovation de Nike sur le running.

Nike tient peut-être une nouvelle arme pour les marathoniens en quête de vitesse. Dévoilée fin septembre, la Nike Apex a fait ses premiers pas remarqués en compétition lors du week-end des 10 et 11 octobre 2026. Et les résultats obtenus par les athlètes équipés de ce nouveau modèle n’ont pas tardé à attirer l’attention.

Melbourne est le premier succès d’Eliud Kipchoge sur la distance depuis Berlin en septembre 2023.

À Melbourne, Eliud Kipchoge a remporté le marathon en 2h09’10 », établissant un nouveau record de l’épreuve à 41 ans. Le double champion olympique kényan portait la Nike Apex pour cette première participation au marathon australien. À Chicago, le Thaïlandais Kieran Tuntivate a également marqué les esprits avec un chrono de 2h08’01 », synonyme de record national sur marathon, tandis que l’Américain Galen Rupp a signé un record américain chez les masters en 2h06’55 », lui aussi avec la nouvelle chaussure de Nike.

Une nouvelle architecture pour gagner en retour d’énergie

Avec la Nike Apex, la marque américaine pousse plus loin le concept de super-chaussure. Le modèle associe quatre unités Air Zoom disposées en deux paires superposées à une nouvelle mousse ZoomX LT, une plaque en fibre de carbone Flyplate repensée et une tige Flyknit X légère.

Autre particularité : une géométrie sans drop, avec une hauteur de semelle de 40 mm au talon comme à l’avant-pied. Nike annonce jusqu’à 40 % de retour d’énergie supplémentaire par rapport à l’Alphafly 3, pour une chaussure pesant plus de 10 % de moins. Des chiffres avancés par la marque, qui restent à apprécier au regard des sensations et des performances individuelles des coureurs. La paire sera commercialisée en janvier au tarif annoncé de 350 $.



Le légendaire marathonien kényan Eliud Kipchoge a remporté le marathon de Melbourne, dimanche 11 octobre 2026, en 2 h 09 min 10 s. À 41 ans, le double champion olympique établit un nouveau record de l’épreuve et renoue avec la victoire sur marathon, trois ans après son dernier succès à Berlin.

La légende de la course à pied n’a rien perdu de sa superbe. Pour sa première participation au marathon de Melbourne, Eliud Kipchoge a fait la différence dans les derniers kilomètres avant de franchir la ligne d’arrivée au Melbourne Cricket Ground (MCG). Son chrono de 2h09’10 » améliore de deux secondes le précédent record du parcours.

Le marathon de Melbourne est le premier succès d’Eliud Kipchoge sur la distance depuis Berlin en septembre 2023.
Le champion portait la nouvelle Nike Apex.

Le Kényan devance l’Australien Thomas Do Canto, deuxième en 2h10’35 ». Cette victoire marque le 17e succès de Kipchoge sur marathon et confirme qu’à 41 ans, il reste capable de performances de haut niveau sur la distance mythique de 42,195 km.

Au-delà du résultat, cette performance illustre la longévité exceptionnelle de l’un des plus grands noms du marathon mondial. Engagé dans un tour du monde visant à courir sur les sept continents, Kipchoge poursuit son ambition de promouvoir la course à pied et d’inspirer les nouvelles générations de runners.



La 48e édition des 20 km de Paris – première sous les couleurs d’Harmonie Mutuelle – a réuni près de 30 000 participants ce dimanche. Le Kényan Daniel Tumaka Kosen a gagné en 57’11’’, tandis que la Française Mekdes Woldu s’est imposée côté féminin, record personnel à la clé. 

Météo idéale – quoiqu’un peu fraîche de bon matin – au départ du Pont d’Iéna pour la deuxième classique parisienne de la rentrée. Créée en 1979 par association sportive et culturelle de l’armée de l’Air, la course est désormais organisée par l’association le Club des 20 km de Paris.

Plus de 30 000 participants se sont élancés pour cette 48e édition, sur un parcours emblématique passant notamment par le bois de Boulogne et les quais de Seine, avant de rejoindre, jugée cette année sur Champ-de-Mars. Une nouvelle fois, la course a mêlé compétition de haut niveau et défi personnel, dans une ambiance festive au cœur de la capitale.

Au total, 29 131 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée, pour cette première édition sous les couleurs d’Harmonie Mutuelle, nouveau partenaire titre de l’événement. Francisco, âgé de 80 ans, a été accueilli par Stéphane Diagana, parrain de l’événement, en tant que dernier finisher de cette édition 2026.

Emmanuel Roudolff Levisse, à 30 secondes du vainqueur

Plus tôt dans la matinée, la victoire masculine revient au Kényan Daniel Tumaka Kosen, qui s’impose en 57’11’’. Il devance le Français Emmanuel Roudolff-Levisse, deuxième en 57’45’’ pour la deuxième année consécutive. Détenteur du record de France du semi-marathon depuis sa performance à Barcelone en février 2026, ce dernier confirme sa régularité au plus haut niveau. Abderrazak Charik complète le podium en 58’34’’.

Mekdes Woldu améliore son record personnel

Résultats des 20 km de Paris 2026. Le Kenyan Daniel Tumaka Kosen gagne en 57’11’’, la Française Mekdes Woldu en 1 h 04 min 37 s. 29 131 finishers.
©Harmonie Mutuelle 20 km de Paris

Chez les femmes, Mekdes Woldu signe une victoire de référence en 1h04min37s. La Française améliore de deux minutes son record personnel et confirme son statut parmi les meilleures coureuses de fond françaises. Détentrice des records de France du marathon et du semi-marathon, elle ajoute ainsi une nouvelle performance à son palmarès.

Elle devance Manon Trapp, deuxième en 1h06min25s. Victorieuse en 2024, cette dernière retrouve le podium parisien. Salomé Brun prend la troisième place en 1h06min51s. Le podium féminin est donc intégralement français.

D’ailleurs, la participation féminine continue de progresser. Les femmes représentaient 43,8 % des inscrits en présentiel, contre 42 % en 2025.

Le handisport et toutes les générations à l’honneur

Pour la deuxième année consécutive, les athlètes en fauteuil étaient également au départ des 20 km de Paris. Le Français Julien Casoli s’est imposé en 44’00’’ chez les hommes, tandis que la Britannique Melissa Nicholls a remporté la course féminine en 1h02′ min’47 ».

Consultez les résultas complets des 20 km de Paris 2026



Pour améliorer sa vitesse en course à pied, il ne suffit pas d’augmenter le volume d’entraînement. Force, coordination, économie de course, changements d’allure et qualité des appuis sont autant de qualités qui peuvent faire gagner en vitesse. Voici huit leviers à travailler pour progresser en running.

1. Casser la routine des footings

Le footing est souvent associé à une allure stable et régulière. Pourtant, intégrer quelques variations de rythme permet de transformer une sortie en endurance en véritable travail de vitesse. Ces accélérations courtes sollicitent davantage le système neuromusculaire, améliorent la coordination et apprennent au corps à changer d’allure sans perdre en efficacité. Une qualité précieuse en compétition pour relancer après un virage, une côte ou un ravitaillement.

L’exercice : toutes les 5 à 10 minutes, accélérez pendant 10 à 20 secondes à une allure proche de votre rythme sur 5 km, puis revenez en endurance fondamentale. Il ne s’agit pas de sprinter, mais de produire une accélération fluide et maîtrisée. Sur un footing d’une heure, 6 à 8 accélérations suffisent. Un marathonien peut ainsi entretenir sa vitesse sans augmenter significativement la charge d’entraînement.

Le conseil du coach : ne programmez pas forcément ces accélérations à la montre. Utilisez plutôt les repères du terrain : un arbre, un panneau, un virage. En course, les changements de rythme ne préviennent jamais.

2. Réveiller sa vitesse avec des lignes droites

Découvrez 8 leviers pour courir plus sans augmenter son volume d'entraînement.
©Hoka

Les lignes droites constituent un moyen simple de réactiver la foulée rapide sans générer une fatigue importante. Elles sollicitent la coordination, la qualité des appuis et la capacité à courir vite tout en restant relâché. Pour le marathonien, elles permettent notamment d’éviter la perte de tonicité qui peut s’installer après plusieurs semaines d’entraînement essentiellement consacré à l’endurance.

L’exercice : après un footing facile, réalisez 6 à 10 accélérations progressives de 80 à 100 mètres, jusqu’à atteindre environ 85 à 90 % de votre vitesse maximale. La foulée doit rester relâchée, sans crispation. Récupérez en trottinant sur la même distance.

Le conseil du coach : si vous avez l’impression de forcer, vous allez déjà trop vite. La vitesse utile est celle que vous pouvez produire sans perdre votre relâchement.

3. Muscler ses appuis sans courir

La vitesse commence au sol. Des appuis réactifs et un contact avec le sol bref contribuent à une foulée plus efficace. La corde à sauter est un exercice simple pour développer cette qualité tout en travaillant la coordination.

L’exercice : 5 à 10 minutes, une à deux fois par semaine, par blocs de 30 secondes d’effort et 30 secondes de récupération. Variez les exercices : pieds joints, alternés, puis appuis unilatéraux pour solliciter davantage la stabilité.

Ce travail renforce notamment la capacité du pied et du mollet à restituer l’énergie élastique et améliore la coordination. Il peut être particulièrement intéressant lorsque le volume de course diminue.

Le conseil du coach : utilisez la corde à sauter en échauffement avant une séance de vitesse. Elle constitue un excellent réveil neuromusculaire.

4. Faire des côtes pour gagner en force

La course en côte est l’un des exercices les plus efficaces pour développer la force spécifique du coureur. La pente oblige à produire davantage de force à chaque appui, tout en sollicitant les bras et le gainage.

La durée des répétitions dépend de l’objectif :

  • 20 à 30 secondes : explosivité et puissance ;
  • 45 secondes à 1 min 30 : force spécifique ;
  • 3 à 5 minutes : endurance de force et préparation au semi-marathon ou au marathon vallonné.

Un coureur préparant un 10 km pourra par exemple réaliser 10 × 30 secondes en côte, avec récupération en descente. Un marathonien privilégiera 6 × 2 minutes pour développer sa résistance à l’effort. La descente doit rester une récupération active, sans chercher à accélérer.

Le conseil du coach : une séance de côtes par semaine est généralement suffisante. Davantage peut augmenter la fatigue neuromusculaire et altérer la qualité de la foulée.

5. Apprendre à accélérer progressivement

Découvrez 8 leviers pour courir plus sans augmenter son volume d'entraînement.
©Hoka

En compétition, les changements d’allure ne sont pas toujours brutaux. Ils s’effectuent souvent progressivement, par paliers. Il est donc intéressant de travailler cette capacité à l’entraînement pour apprendre à augmenter son rythme sans dégrader sa technique de course.

Cette qualité est particulièrement utile sur marathon. À partir du 30e kilomètre, être capable de relancer après un ravitaillement ou une portion plus lente tout en conservant une foulée efficace peut limiter la perte de vitesse.

L’exercice : 2 min à allure marathon / 2 min à allure semi-marathon / 2 min à allure 10 km / 2 min de récupération. Répétez la séquence 3 à 4 fois.

Le conseil du coach : cette séance trouve sa place entre six et trois semaines avant l’objectif, pendant la période spécifique de préparation.

6. Utiliser les blocs d’allure pour stabiliser sa vitesse

Tenir une allure cible est une chose. Être capable d’y revenir après une variation en est une autre. Les blocs d’allure permettent précisément de travailler cette capacité et de reproduire certaines situations rencontrées en compétition : relance après un ravitaillement, changement de rythme ou sortie de côte.

Exemple en préparation marathon : 12 min à allure marathon / 1 min à allure 10 km / 2 min de footing lent, à répéter 4 fois.

Exemple en préparation un semi-marathon : 10 à 12 min à allure semi / 1 min rapide / 2 min de récupération, à répéter 3 à 5 fois.

Le conseil du coach : programmez ce type de séance une fois par semaine pendant la période spécifique, idéalement entre six et trois semaines avant la compétition.

7. Le fartlek pour apprendre à gérer les changements de rythme

Le fartlek est particulièrement intéressant pour travailler la vitesse sans être constamment guidé par une allure précise. Il reproduit les conditions d’une course sur route ou d’un parcours vallonné : terrain irrégulier, relances, côtes et changements de rythme.

Au-delà de l’aspect physique, cette séance apprend à adapter son effort et à prendre des décisions sans dépendre en permanence de sa montre GPS.

L’exercice : sur 30 à 40 minutes, enchaînez par exemple 1 min rapide / 1 min lente, puis 2 min rapide / 1 min lente et enfin 3 min rapide / 2 min lente. L’intensité des portions rapides doit rester maîtrisée.

Le conseil du coach : remplacez une séance de fractionné classique par un fartlek toutes les deux semaines pour varier les sollicitations.

8. Améliorer son économie de course avant de chercher à courir plus vite

La vitesse ne dépend pas uniquement du cardio. À niveau physiologique comparable, deux coureurs peuvent afficher des chronos différents en fonction de leur économie de course, c’est-à-dire de l’énergie nécessaire pour maintenir une allure donnée.

Une foulée plus efficace permet de limiter les dépenses énergétiques inutiles et de retarder la fatigue, notamment sur les longues distances. Quelques repères peuvent aider : regard porté loin devant, buste gainé mais relâché, bassin stable et bras coordonnés sans tension.

L’exercice : pendant un footing, consacrez 5 à 6 répétitions d’une minute à votre posture et à la qualité de vos appuis. Cherchez à limiter les mouvements parasites et à conserver une foulée dynamique sans forcer sur la cadence.

Sur le long terme, améliorer son économie de course peut permettre de courir plus vite à effort comparable, sans nécessairement augmenter le volume d’entraînement.

Le conseil du coach : filmez-vous ponctuellement de profil. Certains défauts de posture ou de foulée sont difficiles à percevoir lorsqu’on court.



Avec 321 ans cumulés et des membres âgés de 75 à 85 ans, la Legacy Team d’Altra entend montrer que la course à pied peut s’inscrire dans la durée. Une initiative destinée à inspirer les nouvelles générations de coureurs.

Et si la meilleure façon de progresser en course à pied était aussi de penser à long terme ? C’est le pari d’Altra, qui vient de lancer au Royaume-Uni la Legacy Team, présentée comme l’équipe de course à pied la plus âgée de Grande-Bretagne.

Quatre coureurs, quatre histoires

Altra lance la Legacy Team, une équipe de quatre coureurs âgés de 75 à 85 ans, pour promouvoir la longévité et inspirer les nouvelles générations.

Cette team inédit réunit quatre profils particulièrement expérimentés. À 82 ans, Peter Giles est présenté comme le Britannique de plus de 80 ans le plus rapide sur 5 km. Rajinder Singh MBE, 79 ans, est quant à lui présenté comme le plus âgé des coureurs de la communauté sikhe britannique. À 85 ans, Laurence Cummings possède pour sa part un impressionnant palmarès de 204 records de parkrun dans différentes catégories d’âge.

Enfin, Pritpal Kaur, 75 ans, a été cette année la femme britannique d’origine asiatique la plus âgée à terminer le marathon de Londres. Elle poursuit également sa pratique de la course alors qu’elle vit avec un cancer du sang. Des parcours différents, mais un même message : l’âge n’empêche pas de continuer à courir et à se fixer de nouveaux objectifs.

« Écouter son corps » pour courir plus longtemps

Au-delà de leurs performances, ces membres souhaitent transmettre leurs conseils aux jeunes coureurs. « Beaucoup de jeunes coureurs s’entraînent trop et compliquent inutilement les choses », explique Peter Giles. Pour lui, l’essentiel est de construire de bonnes habitudes et d’apprendre à écouter les signaux envoyés par son corps.

Une approche qui fait écho aux résultats d’une étude commandée par Altra. Selon cette enquête, le coureur britannique moyen arrêterait la course à pied à seulement 39 ans. Parmi les personnes qui abandonnent, un tiers évoque une blessure comme principale raison. L’étude indique également que plus de la moitié des coureurs britanniques ont déjà connu une interruption de trois mois ou plus, tandis qu’une personne sur six affirme ne jamais s’être complètement remise d’une blessure.

Des chiffres qui permettent à Altra de mettre en avant un enjeu central : comment faire de la course à pied une pratique durable plutôt qu’une activité que l’on finit par abandonner ?

La Legacy Team photographiée par Rankin

Pour accompagner le lancement de cette équipe, Altra a fait appel au célèbre photographe britannique Rankin. Les quatre coureurs ont été photographiés afin de mettre en lumière une autre forme de performance : celle qui consiste à continuer à courir au fil des décennies.

L’initiative intervient alors que la course à pied connaît, comme partout, un nouvel essor au Royaume-Uni. À travers ces portraits, il s’agit de présenter ces coureurs émérites comme des modèles pour les nouvelles générations. « Prenez soin de votre corps et votre corps prendra soin de vous », résume Pritpal Kaur. « Courir nous aide aussi bien physiquement que mentalement. Cela nous apporte tellement, et c’est gratuit. »

Plus tard dans l’année, les quatre coureurs doivent publier The Long Run, livre gratuit rassemblant leurs conseils et leur expérience de la course à pied.



Pour son premier 100 km, Esteban Vacelet a frappé un grand coup. Le Lyonnais de 20 ans s’est imposé aux championnats de France, samedi 3 octobre à Amiens, en 6 h 14 min 33 s. À 51 secondes du record de France, sa performance le propulse d’emblée parmi les meilleurs spécialistes français de la distance.

Il n’avait encore jamais couru 100 km en compétition. Samedi, Esteban Vacelet a pourtant tenu une moyenne de plus de 16 km/h pendant six heures, pour décrocher le titre national sur les 100 km du Val de Somme. Une entrée fracassante dans l’ultra-fond pour le jeune licencié de l’Athletic Club du Lyonnais.

Longtemps, le Lyonnais a même couru sur des bases encore plus élevées. Parti très vite, il est resté dans la course au record de France avant que les difficultés ne s’accumulent dans la dernière partie. Crampes, problèmes gastriques, alimentation devenue difficile : à plusieurs reprises, il a dû ralentir, voire marcher.

Mais son avance était suffisante. Au bout de 6h14’33 », Esteban Vacelet pouvait lever les bras et savourer son premier titre national sur 100 km.

À moins d’une minute du record de France

À 20 ans, Esteban Vacelet devient champion de France du 100 km en 6 h 14 min 33 s. Le Lyonnais signe une performance exceptionnelle à Amiens.
©Kévin Devigne

Le chrono donne la mesure de la performance. Le record de France appartient à Guillaume Ruel, qui avait réalisé 6h13 »42 » en 2024. Vacelet échoue donc à seulement 51 secondes de cette référence.

Plus étonnant encore pour un coureur qui découvrait la distance : il améliore de près de 23 minutes la meilleure performance réalisée jusqu’ici sur les 100 km du Val de Somme. Le Belge Wouter Decock avait établi l’ancienne marque en 2022, en 6 h 37 min 20 s. À 20 ans, Vacelet signe ainsi l’une des meilleures performances françaises de l’histoire sur 100 km. Et avec une fin de course aussi difficile, son chrono aurait pu être encore plus rapide.

« Au départ, il voyait des garçons tels que Guillaume Ruel ou Kilian Jornet comme des modèles et des exemples à suivre. Je pense que, dans les prochaines années, il peut devenir lui-même l’un de ces athlètes que les jeunes regarderont avec admiration », estime Julien Passelaigue, son entraîneur à l’ACL.

Quatre ans de course à pied seulement

Cette performance est d’autant plus surprenante que l’histoire d’Esteban Vacelet avec la course à pied est toute récente. Il a commencé à courir il y a seulement quatre ans, en s’intéressant d’abord aux distances courtes, notamment le 5 et le 10 km.

Puis, progressivement, le coureur lyonnais s’est tourné vers les longues distances et l’ultra-fond. Une évolution rapide, qui l’a conduit à préparer durant plusieurs mois ce premier rendez-vous sur 100 km.

En 2026, sa préparation a notamment reposé sur un volume d’entraînement particulièrement important. Quelques semaines avant les championnats de France, il courait encore 5 km en 15’46 », avant de réaliser 31’34 » sur 10 km à Parilly. Des chronos qui témoignent de la vitesse dont dispose ce jeune athlète, mais aussi de sa marge de progression.

Une première expérience riche d’enseignements

À 20 ans, Esteban Vacelet devient champion de France du 100 km en 6 h 14 min 33 s. Le Lyonnais signe une performance exceptionnelle à Amiens.
©Nicolas-Spinnewyn

Car si Esteban Vacelet a remporté le titre, son premier 100 km lui a aussi rappelé la difficulté de l’exercice. À Amiens, sa vitesse n’a pas été son principal problème. C’est dans la gestion de l’effort et surtout dans l’alimentation que la course s’est compliquée. Après plusieurs heures à haute intensité, les crampes et les troubles gastriques l’ont contraint à modifier son allure. Il a néanmoins réussi à préserver suffisamment d’avance pour aller chercher le maillot de champion de France.

Cette expérience pourrait être précieuse pour la suite. Car le jeune Lyonnais ne compte pas s’arrêter là. « Aujourd’hui, j’ai envie de continuer à progresser, de découvrir de nouvelles distances et de relever de nouveaux défis sous les couleurs du club », explique Esteban Vacelet. À 20 ans, le plus impressionnant n’est pas tant son chrono inaugural sur 100 km que ce qu’il pourrait signer à l’avenir, avec quelques années d’expérience supplémentaires.



Après huit ans d’absence, le Marathon du Mont Saint-Michel fera son grand retour les 20 et 21 mars 2027. L’épreuve, absente du calendrier depuis 2019, revient dans un format profondément remanié, entre Bretagne et Normandie.

Le Mont Saint-Michel va retrouver les coureurs. Organisé par Playground, à qui l’Établissement public du Mont Saint-Michel a confié les éditions 2027 à 2029, l’événement réunira désormais cinq épreuves sur deux jours : marathon, semi-marathon, 10 km et deux trails.

Un marathon limité à 1 000 coureurs

©Michel GROMIK-ASO-2018

Le marathon reprendra les grandes lignes de la précédente mouture, entre le port de la Houle de Cancale et le pied de la Merveille. Le peloton sera limité à 1 000 participants, avec attribution des dossards par tirage au sort. Les candidatures seront ouvertes du 13 octobre au 3 novembre 2026.

Même principe pour le trail, également plafonné à 1 000 coureurs. En revanche, les inscriptions au 10 km et au semi-marathon seront accessibles directement, dans la limite des places disponibles. Les trois courses sur route auront lieu le dimanche 21 mars, tandis que les trails sont programmés le samedi 20 mars.

Entre Bretagne et Normandie

L’ambition affichée est de faire du Marathon du Mont Saint-Michel un rendez-vous du running à l’échelle de la baie, en associant les territoires bretons et normands. Des courses enfants gratuites compléteront le programme.

Le nouvel événement entend également réduire son impact environnemental. Playground annonce notamment un objectif « zéro plastique » sur les ravitaillements, la mesure de l’empreinte carbone, une plateforme de covoiturage et le recours privilégié à des acteurs locaux. Un euro par inscription sera par ailleurs reversé à un fonds destiné à la préservation du littoral et de la biodiversité.

Autre particularité : une participation au 10 km ou au semi-marathon en 2027 permettra de cumuler des points et d’augmenter ses chances d’obtenir un dossard pour le marathon ou le trail en 2028.



La première édition du nouveau dispositif d’accès aux dossards confirme l’attrait du Marathon de Paris. En trois semaines, 166 000 coureurs se sont inscrits au tirage au sort de l’édition 2027, qui marquera le 50e anniversaire de l’épreuve. Le HOKA Semi de Paris connaît lui aussi un succès massif, avec près de 110 000 candidats.

Le chiffre donne immédiatement la mesure de l’engouement : 166 000 coureurs ont tenté leur chance pour obtenir un dossard au Marathon de Paris 2027. La période d’inscription au tirage au sort s’est achevée le 30 septembre à minuit, après trois semaines de candidatures. Une affluence qui prend une dimension particulière puisque l’épreuve, programmée le 4 avril 2027, célébrera sa 50e édition.

Le HOKA Semi de Paris, prévu le 7 mars 2027, n’est pas en reste. Près de 110 000 inscriptions ont été enregistrées pour son propre tirage au sort. Au total, les deux courses approchent donc les 280 000 candidatures.

Un nouveau mode d’accès aux dossards

Pour la première fois à Paris, les organisateurs ont choisi de recourir au tirage au sort pour attribuer les dossards. Le système, déjà utilisé par plusieurs grands marathons internationaux, doit permettre de donner à chaque candidat les mêmes chances d’être sélectionné, indépendamment de la date de son inscription pendant la période prévue.

L’expérience semble avoir largement dépassé les frontières françaises. Les candidats au Marathon représentent 165 pays, contre 135 pour le Semi de Paris.

Autre indicateur de cet engouement : plus de 28 000 équipes ont été constituées sur les deux épreuves dans le cadre du dispositif « Esprit d’équipe », soit environ 14 000 équipes par course.

« Près de 280 000 inscriptions constituent un signal très fort pour cette première édition en utilisant ce système de tirage au sort. Elles témoignent de l’attachement exceptionnel des coureurs à ces deux rendez-vous et confortent notre ambition : faire de l’ASICS Marathon de Paris et du HOKA Semi de Paris des événements toujours plus ouverts et fédérateurs », souligne Anne Murac, directrice générale de Cadence Running United.

Les premiers résultats à partir du 1er octobre

Marathon de Paris 2027 : découvrez les nouveautés, le tirage au sort, les tarifs, les jauges, les nouveaux parcours et la revente officielle des dossards.
©Albin Durand

Les candidats vont désormais devoir patienter… ou surveiller attentivement leur boîte mail. Le tirage au sort des dossards disponibles débute le 1er octobre, avec une communication progressive des résultats.

Pas d’inquiétude donc si le message n’arrive pas immédiatement : plusieurs vagues de tirage sont prévues. Les candidats sont invités à consulter régulièrement leur boîte de réception, sans oublier les courriers indésirables.

Les coureurs sélectionnés recevront un e-mail leur permettant de finaliser leur inscription. Pour les premiers tirés au sort, le délai sera de 72 heures à compter du 2 octobre à 16 h pour confirmer leur participation et procéder au paiement du dossard.

Les places qui ne seront pas confirmées dans ce délai seront remises en jeu lors de nouvelles vagues. Un premier tirage infructueux ne signifiera donc pas nécessairement la fin des espoirs de participer.

Plusieurs solutions pour décrocher un dossard

Pour ceux qui ne seront finalement pas retenus, tout ne sera pas perdu. Plusieurs dispositifs permettront encore d’accéder au Marathon de Paris ou au HOKA Semi de Paris 2027.

Les Dossards Engagés constituent notamment une alternative solidaire : les coureurs peuvent choisir une association partenaire et s’engager à collecter des fonds pour obtenir leur dossard.

Les entreprises disposent également d’offres spécifiques leur permettant d’inscrire leurs collaborateurs et de constituer des équipes. Des tour-opérateurs partenaires proposent par ailleurs des séjours incluant un dossard et différentes prestations liées au déplacement à Paris.

Enfin, une plateforme officielle de revente doit ouvrir à partir du 1er décembre 2026. Elle permettra aux coureurs inscrits qui ne pourraient finalement pas prendre le départ de céder leur dossard dans un cadre sécurisé.

D’autres opérations permettant de gagner des dossards seront également proposées par les partenaires des deux épreuves dans les prochains mois.

Les informations concernant le tirage au sort et les différentes possibilités d’obtenir un dossard sont disponibles sur les sites du Marathon de Paris et du HOKA Semi de Paris.



Tigst Assefa a remporté le Marathon de Berlin 2026 en 2 h 11’04’’, nouveau record de l’épreuve. L’Éthiopienne, longtemps lancée vers le record du monde, a toutefois été stoppée par une blessure au tendon d’Achille dans les derniers kilomètres. Chez les hommes, Guye Adola s’est imposé en 2 h 02’50’’.

Le Marathon de Berlin a une nouvelle fois tenu ses promesses. Pour sa 52e édition, l’épreuve allemande a réuni plus de 56 000 coureurs venus de 162 nations et offert des performances de très haut niveau. Avec les chronos cumulés des deux vainqueurs, Berlin signe même le deuxième marathon le plus rapide de l’histoire, en 4 h 13’54’’, derrière Chicago 2024 (4 h 12’40’’).

Tigst Assefa, un record du parcours au goût amer

st Assefa a remporté le Marathon de Berlin 2026 en 2 h 11’04’’, nouveau record de l’épreuve.
© DR-photorun.NET

Chez les femmes, Tigst Assefa a largement dominé la course. Partie sur les bases du record du monde de Ruth Chepngetich (2 h 09’56’’), l’Éthiopienne a franchi le 10e kilomètre en 30’48’’, le semi-marathon en 1 h 04’57’’ et le 30e kilomètre en 1 h 32’19’’.

À cinq kilomètres de l’arrivée, son temps projeté était encore de 2h09’36’’, soit sous le record du monde. Mais son rythme s’est brutalement dégradé autour du 40e kilomètre. Victime d’une douleur soudaine au tendon d’Achille droit, Assefa s’est mise à boiter et a perdu toute chance d’améliorer la marque mondiale.

Elle a néanmoins résisté jusqu’à la Porte de Brandebourg et s’est imposée en 2h11’04’’, établissant un nouveau record du parcours. Il s’agit du troisième meilleur chrono de l’histoire sur marathon féminin.

Déjà victorieuse à Berlin en 2022 (2 h 15’37’’), puis détentrice du record du monde dans la capitale allemande en 2023 (2 h 11’53’’), Assefa décroche ainsi son troisième succès à Berlin, accompagné à chaque fois d’un record de l’épreuve.

Elle devance ses compatriotes Bedatu Hirpa (2 h 16’53’’) et Dera Dida (2 h 16’55’’). Après la course, Assefa a été conduite à l’hôpital pour être examinée et prise en charge pour sa blessure au tendon d’Achille.

Guye Adola s’impose en 2 h 02’50’’

Guye Adola s’impose en 2 h 02’50’’ sur le Marathon de Berin 2026
© DR-photorun.NET

Chez les hommes, la victoire revient également à un Éthiopien. Guye Adola a remporté le Marathon de Berlin en 2 h 02’50’’, neuf ans après avoir signé son record personnel dans cette même course.

Le coureur de 35 ans a progressivement fait la différence dans les dix derniers kilomètres. Après le passage au semi-marathon en 1 h 01’01’’, un groupe de huit coureurs s’est réduit à trois hommes à l’approche du 30e kilomètre : Adola, Gemechu Diriba et Selemon Barega.

Adola a ensuite accéléré et distancé ses derniers rivaux. Il améliore ainsi de près d’une minute son précédent record personnel, qui était de 2 h 03’46’’.

Gemechu Diriba prend la deuxième place en 2 h 03’19’’, devant le Tanzanien Gabriel Geay, troisième en 2 h 03’59’’. Cinq des huit premiers coureurs sont éthiopiens.

Consultez les résultats complets du Marathon de Berlin 2026



Mélody Julien a remporté Paris-Versailles pour la troisième année consécutive, ce dimanche 27 septembre 2026. Chez les hommes, Baptiste Jard a décroché la victoire dès sa première participation, en signant le meilleur chrono de l’épreuve depuis dix ans.

25 000 coureurs ont pris le départ de la 47e édition de Paris-Versailles, ce dimanche matin. Dans des conditions idéales, les participants ont rejoint Versailles depuis Paris sur les 16,2 km de la Grande Classique.

Mélody Julien entre dans l’histoire de Paris-Versailles

Mélody Julien a remporté son 3eme titre sur Paris-Versailles.
©PVA – Icon Sport

Déjà victorieuse en 2024 et 2025, Mélody Julien a de nouveau dominé la course féminine. La Castraise s’impose en 55 min 58 s, devant Anaïs Quemener (56 min 42 s) et Zoé Marquès (1 h 01 min 13 s).

Avec ce troisième succès consécutif en autant de participations, Julien devient la première Française à réaliser le triplé sur Paris-Versailles. Elle rejoint ainsi la Kényane Isabella Ochichi, qui avait remporté l’épreuve trois années de suite entre 2000 et 2002.

Anaïs Quemener, déjà deuxième l’an passé, améliore nettement son chrono par rapport à sa victoire en 2022 : elle avait alors bouclé l’épreuve en 58 min 57 s, contre 56 min 42 s cette année.

Podium Paris-Versailles 2026
©PVA – Icon Sport

« J’ai pris du plaisir », a confié Mélody Julien à l’arrivée, tout en reconnaissant avoir « un peu souffert dans la côte des Gardes ». La Française sortait d’une période particulièrement dense, avec notamment le semi-marathon des Jeux Méditerranéens puis les championnats du monde de semi-marathon la semaine précédente.

Baptiste Jard s’impose dès sa première participation

Le Lyonnais Baptiste Jard a créé la surprise en remportant la Grande Classique Paris-Versailles pour sa première participation.
©PVA – Icon Sport

Chez les hommes, Baptiste Jard a créé la surprise pour sa découverte de Paris-Versailles. Le Lyonnais a remporté la course en 49 min 05 s, réalisant au passage le meilleur chrono enregistré sur l’épreuve depuis dix ans.

Pour sa première compétition de la saison et sans véritable repère sur ce parcours atypique, Jard a choisi de gérer son effort dans la première partie avant d’accélérer à mi-course. Il a ensuite creusé l’écart sur Igor Bougnot et terminé la course en solitaire, en mode contre-la-montre, selon ses propres termes. Igor Bougnot et Clément Bruchon complètent le podium masculin.

Classement complet : Paris-Versailles 2026 – classement officiel



La montre cardio-GPS est un outil quasi indispensable pour gérer son effort en compétition. Mais attention : ses mesures ne sont pas fiables à 100 %. Qui n’a jamais terminé un marathon avec 42,8 km affichés au compteur ?

À chaque marathon ou semi-marathon, même constat : malgré une trajectoire au plus près de la ligne idéale, la distance enregistrée dépasse souvent la distance officielle. Pas de panique : le problème ne vient pas de l’épreuve, mais de la logique même du GPS.

Pourquoi votre montre GPS ajoute des mètres inutiles ?

La montre cardio-GPS est un outil précieux mais en compétition, attention à prendre en compte son imprécision.
©Saucony

Une distance officielle parfaitement mesurée

La distance d’un marathon est fixée à 42,195 km depuis 1921. Pour être homologué, chaque parcours est mesuré par des experts certifiés. Ces mesureurs utilisent le compteur Jones, une petite roue dentée fixée à la roue avant d’un vélo, et vérifient la distance au moins deux fois (trois fois en cas de record potentiel). Aucun problème, donc, du côté de l’organisation.

Des trajectoires impossibles à suivre parfaitement

En course, vous ne pouvez pas suivre la trajectoire idéale : densité du peloton, ravitaillements à droite ou à gauche, zigzags pour doubler, obstacles ou changements de rythme…Résultat : quelques dizaines de mètres supplémentaires au fil des kilomètres, cumulés sur l’ensemble du parcours.

Lire aussi montre cardio-GPS : quelles fonctions sont vraiment utiles ?

Montre GPS : une marge d’erreur de 1 %

Les montres GPS les plus modernes conservent une marge d’erreur d’environ 1 %, soit 10 mètres par kilomètre. En pratique : semi-marathon : + 210 m // Marathon : + 420 m

Pourquoi cette imprécision ? Plusieurs facteurs influencent la précision du signal GPS :

  • Environnement urbain : immeubles, ponts, tunnels, arbres perturbent le signal.
  • Parcours sinueux : un GPS “coupe” souvent les virages en ligne droite.
  • Fréquence d’enregistrement : même à 1 point par seconde, la mesure reste perfectible.

Conclusion : vous n’avez pas parcouru plus que la distance officielle—c’est votre appareil qui n’a pas pu enregistrer chaque mètre.

Comment ajuster votre allure pour éviter les mauvaises surprises ?

La montre cardio-GPS est un outil précieux mais en compétition, attention à prendre en compte son imprécision.
©Vincent Lyky

Si vous visez un chrono précis, intégrer cette marge d’erreur est indispensable. Exemple pour un objectif marathon sous 3 h
→ Allure théorique : 4’16/km (256 s) → Avec +1 % d’erreur GPS : viser plutôt 4’13/km (253 s). Cette adaptation garantit que vous passez sous les 3 heures même si votre montre affiche 42,6 ou 42,7 km.

Autre astuce : le marquage sur la main. À l’ancienne, mais diablement efficace : notez vos passages toutes les 5 km, validez votre rythme grâce aux panneaux kilométriques officiels.

Allure instantanée : pourquoi il ne faut pas (trop) s’y fier

L’allure instantanée est souvent faussée par : les imprécisions GPS, la fréquence d’échantillonnage (1 seconde = trop long pour les micro-variations), l’environnement (arbres, bâtiments, tunnels), les algorithmes de lissage internes à la montre. La solution : surveiller l’allure moyenne du dernier kilomètre, nettement plus fiable.

3 conseils pour limiter les erreurs de votre cardio-GPS

  1. Activez le mode GPS le plus précis (multi-bande, tous satellites).
  2. Fiez-vous à l’allure moyenne, pas à l’allure instantanée.
  3. Utilisez un accéléromètre ou un capteur de foulée (ex : Stryd) pour améliorer la précision.

La montre GPS aide à éviter un départ trop rapide, mais il ne doit jamais remplacer vos sensations. En fin de course, écouter votre corps reste le meilleur moyen de vous transcender. Une course préparée pendant des mois mérite d’être vécue pleinement, sans laisser un écran dicter chaque pas.



Aurélien Dunand-Pallaz a réalisé une performance spectaculaire sur le GR20. Le Savoyard a traversé la Corse de Calenzana à Conca en 27 h 29, améliorant de plus de deux heures le précédent record établi par François D’Haene en juillet dernier.

Le record du GR20 n’aura tenu que deux mois et demi. Parti jeudi 24 septembre à 5 heures de Calenzana, dans le nord-ouest de la Corse, Aurélien Dunand-Pallaz a rejoint Conca vendredi matin à 8 h 29, au terme de 27 h 29 d’effort. Il améliore ainsi de 2h17min20s la référence établie par François D’Haene, qui avait bouclé le parcours en 29h46min20s en juillet dernier. 

Un record du GR20 largement battu

Aurélien Dunand-Pallaz s'attaquera au record du GR20 mi-septembre.
Aurélien Dunand-Pallaz avait remporté le Restonica Trail by UTMB cet été.

Sur environ 166 km et plus de 12 000 m de dénivelé positif, Dunand-Pallaz a pris les devants dès les premières heures. Sa marge n’a cessé de progresser au fil de la traversée, dépassant les deux heures dans la seconde moitié du parcours. Même après une nuit complète sur les sentiers corses, le Savoyard a conservé une avance considérable sur les temps de passage de François D’Haene. 

Cette performance vient confirmer la préparation minutieuse menée par le Français autour de ce projet. Il travaillait sur le GR20 depuis plusieurs années et avait consacré une grande partie de sa préparation 2026 aux terrains techniques et aux longues ascensions. En juillet, sa victoire sur le Restonica Trail, disputé sur 110 km et 7 200 m D+, constituait notamment une étape de cette préparation. 

De François D’Haene à Aurélien Dunand-Pallaz

Le GR20 connaît donc deux records masculins en l’espace de quelques mois. En juillet, François D’Haene avait déjà abaissé de 39 minutes la marque de Lambert Santelli, en réalisant 29 h 46 min 20 s. Dunand-Pallaz vient désormais de repousser considérablement cette référence, avec un chrono inférieur à 28 heures. 

Le Savoyard discret, vainqueur de la Hardrock 100 et de la Diagonale des Fous en 2023 et deuxième de l’UTMB en 2021, ajoute ainsi un nouveau temps fort à son palmarès.