Les lésions aux ménisques sont fréquentes chez les sportifs. Ces amortisseurs placés entre le fémur et le tibia, sont particulièrement exposés lors de chutes ou de mauvais appuis sur sols accidentés. Posons le diagnostic & la thérapeutique.

Chez le coureur, les genoux sont souvent sujets aux blessures. On pense en premier lieu au fameux syndrome de l’essuie-glace, ou encore à un dysfonctionnement de la tête du péroné, mais les lésions aux ménisques peuvent aussi arriver.

L’articulation du genou met en présence deux os, le fémur et le tibia, qui supportent des pressions considérables. Le ménisque sert à transformer une surface plate en une cuvette afin d’améliorer l’emboîtement de l’extrémité sphérique du fémur (condyle) et la « cavité » très peu profonde du tibia. En fait, il a un double rôle de cale et d’amortisseur. Il assure tout à la fois la stabilité de l’articulation et une répartition égale des forces de pression sur les cartilages du tibia et du fémur.

Deux ménisques par genou

Les ménisques sont au nombre de deux dans chaque genou. L’externe ou latéral qui, comme son nom l’indique, est situé sur le bord externe de l’articulation. Il écrit un cercle presque complet, on le compare à un O. Le ménisque interne ou médial de l’autre côté est comparable à un croissant ou un C.

Ainsi placés dans le genou, ils ne supportent en situation normale, qu’une très faible partie de la pression du fémur sur le tibia. Leur section triangulaire les fait fuir constamment sous la pression du fémur. En cas de torsion, le ménisque s’insinue toujours entre le fémur et le tibia pour revenir ensuite à sa place lorsque le genou reprend sa position normale.

Si, à ce mouvement de torsion, s’associe un appui exagéré entre les os, le ménisque peut se retrouver coincé. Et ceci d’autant plus qu’ils ne sont pas libres dans l’articulation. En effet, les ménisques sont fixés aux plateaux du tibia sur lesquels ils reposent, à la capsule articulaire ainsi qu’aux ligaments latéraux du genou. Si bien que dans le cas, par exemple, d’une entorse ou d’une déchirure de ces ligaments, les ménisques peuvent être broyés ou arrachés.

Pourquoi les runners sont concernés par les lésions aux ménisques ?

Tous les sportifs qui exécutent des mouvements rapides de déplacement et d’appui peuvent être les victimes d’une lésion méniscale. Il faut rassurer le coureur à pied toutefois. En raison de l’utilisation presque exclusive de la flexion-extension du genou lors de la foulée, les rotations étant peu sollicitées, les ménisques sont moins exposés.

Néanmoins, la répétition des impacts au sol avec attaque-talon malmène quelque peu le ménisque externe. De même, les glissades et les sols accidentés peuvent les agresser, touchant alors plus facilement l’interne. Les statistiques montrent chez les sportifs que le ménisque interne (75%) est plus souvent lésé que l’externe (25%), celui-ci étant plus mobile.

La plupart du temps, la rupture intéresse la corne postérieure du ménisque interne, la corne antérieure du ménisque externe ou le corps du ménisque dans le sens de la longueur. Les deux cornes, antérieures et postérieures, brisées sur 1 ou 2 centimètres, deviennent mobiles et risquent de s’insinuer entre les os du genou.

De même, en cas de rupture par fissuration du corps méniscal, le morceau mobile peut se porter au centre de l’articulation en glissant plus ou moins vers la ligne médiane. Ce sont ces déplacements des morceaux de ménisque brisés qui produisent le phénomène caractéristique du blocage articulaire. Il faut savoir qu’il peut y avoir des lésions aux ménisques sans blocage caractéristique.

Douleur ressentie à l'arrière du genou. C'est peut-être la tête du péroné.

Diagnostic & thérapeutique

En dehors du blocage qui est presque toujours la signature d’une lésion méniscale, il arrive que le médecin, pour confirmer son diagnostic, fasse appel à l’IRM qui permet de visualiser les petites lésions méniscales.

A partir du moment où le diagnostic est certain, il est vivement recommandé d’enlever les fragments qui « traînent » dans la jointure. Cela évitera l’apparition d’une arthrose en détériorant les surfaces cartilagineuses articulaires, notamment du tibia et de la rotule.

L’arthroscopie permet de retirer tout élément gênant notamment d’origine méniscale en pratiquant seulement deux mini-ouvertures de la taille d’une très petite boutonnière.

L’arthroscopie permet, dans la plupart des cas, une reprise de l’activité sportive ultrarapide d’autant plus que la lésion est fraîche. En revanche, si l’on ne se fait opérer qu’après plusieurs mois de tergiversations, la musculature a le temps de se dégrader. Et le retour sur la scène sportive sera en conséquence beaucoup plus long.

Avant de reprendre la course : testez vos genoux !

Après une opération du genou, il faut impérativement retrouver l’amplitude articulaire équivalente à celle du côté non opéré. Pour vérifier si votre genou est prêt, faites le test suivant.

Mettez-vous en appui sur les genoux sur un tapis de gym, avec les orteils en flexion, puis avec les chevilles tendues. Si vous ne pouvez pas vous asseoir sur les deux talons à l’identique (limitation douloureuse), c’est que le genou opéré n’est pas encore prêt à encaisser les chocs plantaires de la course.

En attendant, il faut continuer à faire des exercices pour récupérer l’amplitude maximale (extension-flexion du genou). Parallèlement, il faut marcher en augmentant progressivement la dose. Pendant cette phase où la course à pied n’est pas conseillée, on peut pratiquer le cyclisme.

Lire aussi notre article Une douleur au genou ? 4 pathologies possibles



Cette méthode plébiscitée aux Etats-Unis a pour but de donner des repères fiables pour estimer ses chronos sur 5 km, 10 km, semi et marathon à partir du temps réalisé sur un mile (1609 mètres).

Le Magic Mile a été inventé par Jeff Galloway, célèbre coach américain. Celui-ci a compilé les chronos de près de 300 000 coureurs depuis près de 40 ans et établi des formules de prédiction à partir de cette méthode pour connaître l’allure de course visée et donc par extrapolation le temps visé sur la distance choisie.

Comment réaliser son test de Magic Mile ?

Le Magic Mile est un test plébiscité aux Etats-Unis pour prédire ses chronos du 5 km au marathon.
©Vincent Lyky
  • Tout d’abord, il faut s’échauffer. Jeff Galloway conseille de faire cette mise en route seulement sur 1 mile (1 609 m) en endurance fondamentale puis de faire quelques lignes droites sur 50 à 80 mètres. William Petit, notre coach et auteur de cet article préconise plutôt au minimum 20’ d’échauffement, puis quelques gammes et quelques accélérations.
  • Après, il faudra de courir le plus rapidement possible un mile, soit 1 609 mètres, soit un tout petit peu plus que 4 tours d’une piste d’athlétisme. L’idée est d’être le plus régulier possible et idéalement d’accélérer progressivement.

Comment se repérer sur la piste pour avoir un mile ? Vous pouvez partir de la ligne du 60 mètres, faire 4 tours et terminer votre test sur la ligne des 50 mètres, en ayant préalablement placer un plot au 50 mètres pour avoir ce repère.

Estimer ses chronos du 5 km au marathon

Le Magic Mile est un test plébiscité aux Etats-Unis pour prédire ses chronos du 5 km au marathon.
©Vincent Lyky

Avant de commencer les calculs, convertissez votre chrono en secondes. Puis, selon la distance choisie, il faudra utiliser un coefficient multiplicateur différent :

  • Pour un 5 km : ajouter 33’’ (secondes)  au temps réalisé
  • Pour un 10 km : multiplier par 1,15 votre temps réalisé
  • Pour un semi-marathon : multiplier par 1,2 votre temps réalisé
  • Pour un marathon : multiplier par 1,3 votre temps réalisé.

Vous avez maintenant votre allure au mile, à convertir en km, simplement en multipliant votre résultat par 0,625.

Exemple pour le 5 km : mile couru en 7’ (minutes), soit 420’’+ 33 =  453’’, soit 7’33’’, sera votre allure au mile. Pour avoir votre allure au km,  multipliez par 0,625, soit 283’’, donc 4’43’’/km. Pour avoir votre prédiction de chrono, multipliez par 5*, soit 1 415 secondes ou 23’35’’.

Exemple pour le 10 km : mile couru 6’40’’, soit 400’’x 1,15 = 460’’ au mile, soit 7’40’’. Pour avoir votre allure au km, multipliez par 0,625, soit 287’’, soit 4’47’’au km. Pour avoir votre prédiction de chrono, il faut multipliez par 10* (nombre de km) ; soit 2 870’’ ou 47’50’’.

Exemple pour le semi-marathon : Mile couru en 8 min, soit 480’’ x 1,2 = 576’’ s au mile, soit 9’36’’.Pour avoir votre allure au km, multipliez par 0,625, soit 360’’, donc 6’ au km.Pour avoir votre prédiction de chrono, multipliez par 21,1*; soit 7 596’’ ou 2h06’36’’.

Exemple pour le marathon : mile couru en 8’30’’, soit 510 secondes x 1,3 = 663’’ au mile, soit 11’03’’.Pour avoir votre allure au km, multipliez par 0,625, soit 414 secondes, donc 6’54’’au km. Pour avoir votre prédiction de chrono, multipliez par 42,195* ; soit 17 469’’ ou 4h 51’9’’.

De bons repères mais…

Cette méthode permet de bien calibrer ses séances pour son travail spécifique à allure visée pour une compétition, mais ce n’est pas être vu comme la recette miracle.

Une fois de plus, ce sont des chiffres qui nous permettent d’avoir des repères mais rien ne remplace des entrainements réguliers, variés, progressifs et adaptés aux caractéristiques de chaque coureur. Certains veulent absolument se focaliser sur ces tests, mais il faut aussi prendre en compte la fatigue générale, l’adaptation à l’entrainement, l’assimilation des séances… et le plaisir de courir avant tout !

*nombre de kilomètres de la distance dont il s’agit d’estimer le chrono.

Lire aussi Estimer son chrono sur 10km, semi et marathon en 3 séances tests



Avec l’Apex Pro Run 12L, Camelbak propose son premier sac réellement destiné à l’ultra-trail. Un gilet solide, confortable et très complet.

Ce sac Camelba Apex Pro Run 12 litres est robuste. Il n’a pas bougé malgré un traitement de choc durant notre test, étalé sur plusieurs mois. Le maintien est de très haut niveau. Même très chargé, il ne bouge pas et reste très confortable, même après 5 ou 6 heures de course. De plus, il est très respirant ce qui ajoute au confort global.

Confort & bonne ergonomie

Avec l’Apex Pro Run 12L, Camelbak propose son premier sac réellement destiné à l’ultra-trail. Un gilet solide, confortable et très complet.

 L’autre point fort, c’est le nombre de rangements proposés. Dans la grande poche dorsale, de petits compartiments accueillent les accessoires et une poche imperméable se destine aux objets de valeur.

C’est très pratique pour s’y retrouver mais également pour équilibrer le poids dans le sac et éviter que tout ne se retrouve au fond. A l’arrière, on trouve également un carquois amovible, accessible et solide pour ranger les bâtons.

A l’avant deux poches pectorales accueillent les flasques livrées avec le sac. Leur système de fermeture évite les fuites mais n’est pas facile à appréhender même après quelques mois de test. Sous les flasques se situent deux poches zippées pour la nutrition et le gobelet souple (avec un mousqueton pour l’accrocher).

Trop de poches ?

Avec l’Apex Pro Run 12L, Camelbak propose son premier sac réellement destiné à l’ultra-trail. Un gilet solide, confortable et très complet.

Lorsque les flasques sont pleines, les poches deviennent moins accessibles. C’est sans doute un point à retravailler. On imagine par exemple des poches moins nombreuses mais un peu plus grandes.

Au final, ce Camelbak Apex Pro est c de très grande qualité. Solide, confortable, très complet, peut-être même un peu trop qui gagnerait à être simplifié et allégé.

Prix : 180 €

Le + Le confort qui limite la gêne et atténue même le poids du sac au-dessus de la moyenne.

Le   Son dispositif Recco qui permet notamment de retrouver des skieurs pris dans des avalanches. Pas certain que ce soit utilisé par les secours à la belle saison…



Ce samedi 9 août à 21h, plus de 40 000 amateurs de course à pied ont participé au Marathon Pour Tous et à son épreuve de 10km. Moment unique, c’est la première fois qu’une épreuve grand public se déroulait dans le cadre des Jeux Olympiques. Les concurrents venus du monde entier ont vécu une course inédite, encouragés tout du long par un public présent au rendez-vous.

Il était 21h ce samedi 9 août lorsque les premiers concurrents du Marathon pour Tous se sont élancés depuis le parvis de l’Hôtel de Ville. 20 000 amateurs allaient défier le marathon olympique qui avait vu s’imposer le matin même l’Ethiopien Tola chez les hommes. Un peu plus tard, 20 000 autres coureurs allaient défiler sur le parcours intra-muros du 10km.

Cette course unique en son genre a permis à plus de 40 000 passionnés de vivre une expérience hors du commun lancée quatre ans plus tôt par les organisateurs des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Dans les sas de départ, joie et appréhension se lisaient sur les visages. Et quand le top départ fut donné, l’émotion était à son comble.

Marathon Pour Tous : « les larmes aux yeux »

Les coureurs ont alors découvert une ambiance incroyable grâce à des supporters réunis en masse sur le bord de la route. Déguisés, chantant à tue-tête, s’époumonant au passage de chaque coureur, le spectacle s’est joué autant du côté des supporters que des coureurs.

Les premiers kilomètres de ce Marathon Pour Tous faisaient la part belle à Paris et ses monuments. L’Opéra, la rue de Rivoli d’où était visible la vasque des J.O dans les airs, puis le Louvre et les quais de Seine.

Puis les concurrents se sont dirigés vers le Château de Versailles situé au km23. Pendant ces longs kilomètres, toujours une foule compacte réunie derrière les barrières. Une ambiance incandescente marquée par des animations en pagaille et toujours beaucoup de monde malgré l’heure tardive.

Après 2h20 d’effort pour les premiers, arrivés sur les coups de 23h30 sur l’Esplanade des Invalides, le public a continué à acclamer les concurrents. Les derniers sont arrivés après 4h du matin.

Expérience folle et unique, l’épreuve n’a pas laissé personne indifférent. Larges sourires et larmes aux yeux pour tous les heureux finishers. Malgré la difficulté du parcours, tous sont fiers, heureux d’avoir pris part à cette course historique qui laissera à jamais une trace indélébile dans les cœurs des participants comme des supporteurs.



A trois jours du Marathon Pour Tous disputé ce samedi 10 août au soir dans Paris, faisons un point logistique, nutrition et stratégie de course histoire de ne négliger aucun détail pour profiter à fond de ce moment historique.

Avant le départ du très attendu Marathon Pour Tous se passera toute une journée, celle du 10 août. Des heures qui s’annoncent longues pour les coureurs, habitués à s’élancer de bon matin, frais et dispos. L’horaire tardif (à partir de 21h) nécessitera de revoir sa traditionnelle stratégie nutritionnelle pré-compétitive.

Dans le même temps, l’événement, placé sous haute surveillance, imposera une bonne anticipation pour se rendre sur place au cœur de Paris. Nos conseils pêle-mêle pour bien vivre ce dernier jour et venir à bout de cette épreuve historique. 

Prendre trois repas sur la journée du 10 août

Le déjeuner sera important, manger une quantité normale de féculents associée à une viande blanche ou du poisson.

Depuis l’hôtel de ville, les départs du marathon seront échelonnés par vague de 21h à 22h30. Ces horaires en soirée nécessitent d’adapter son alimentation sur les dernières 24 heures. Il ne faudra pas avoir peur de prendre trois repas recommande le champion Yohan Durand qui sera dans le peloton.

Le matin même, prenez un petit déjeuner classique avec ce que vous avez l’habitude de manger. Ensuite, pour votre déjeuner qui pourra être un peu décalé vers 13h30-14h, optez pour des féculents (riz, pâtes, semoule, pomme de terre) en quantité raisonnable, des protéines maigres (viande blanche ou poisson), un laitage ou une compote.

Enfin, 3 à 4h avant votre départ, prenez une bonne collation ou bien dînez léger si vous le souhaitez. Pour le champion par exemple, ce sera café, gâteau énergétique, amandes ou dattes. Mais pourquoi pas prendre un plat de riz ou de pâtes. Cela vous donnera peut-être une petite réserve glucidique supplémentaire par rapport à un marathon couru le matin.

Se reposer au maximum avant le départ

Il se passera toute une journée avant le grand rendez-vous. De quoi tergiverser et stresser, surtout pour ceux qui courront leur premier marathon, vraisemblablement pas loin de la moitié du peloton. On recommande d’abord de se coucher au plus tôt la veille au soir.

Ensuite, votre programme de la matinée est tout trouvé : regarder le marathon olympique masculin à la télévision à 8h ! Ensuite, dégourdissez-vous les jambes en marchant tranquillement en fin de matinée. Idéalement, vous aurez déjà récupéré votre dossard au Stade Emile Anthoine la veille vendredi (de 10h à 18h). Si ce n’est pas le cas, nous vous recommandons d’y aller au plus tôt la journée du samedi (à partir de 10h et jusqu’à 18h pour le marathon, 20h pour le 10 km).

Après le déjeuner, une bonne sieste sera de rigueur. Puis vous prendrez votre collation avant de rejoindre l’Hôtel de ville de Paris.

Consultez les infos sur les transports en commun pour le Marathon pour Tous.

Prévoir une marge pour vous rendre sur place

consigne marathon pour tous
Attention, fermeture de la consigne à 21h30.

En fonction du lieu vous résiderez, prévoyez d’adapter le temps de trajet nécessaire pour vous rendre à l’Hôtel de ville. Il y aura du monde dans les transports en commun. Aussi, prévoir une petit marge supplémentaire au timing paraît judicieux. Consultez le site ou l’application de la RATP afin de connaître les informations du trafic en temps réel.

Si vous faites partie des derniers SAS du marathon qui s’élanceront après 22h, soyez vigilant si vous comptez déposer un sac d’affaires. Les consignes installées rue de l’Amiral de Coligny fermeront à 21h30. Pour éviter les déconvenues, sachez que votre sac ne devra pas excéder 20 litres et devra être étiqueté avec le sticker remis avec votre dossard. Après la course, vous récupérerez votre sac à l’arrivée, de l’autre côté de la Seine, Quai d’Orsay.

Repérer les accès au départ

depart marathon pour tous

Certaines stations de métro seront fermées, à commencer par Louvre-Rivoli, la plus proche des consignes. Vous pourrez donc accéder à la zone depuis les stations Palais Royal-Musée (lignes 1 et 7) du Louvre, Châtelet-les-Halles (RER A, B, D) ou Châtelet (lignes 1,4, 7,11,14). Ensuite, il faudra aller à pied au départ, qui n’est pas tout à fait à côté. Prévoyez 10 minutes de marche en passant par la rue Rivoli ou bien la Voie George Pompidou.

Pour ceux qui n’optent pas pour la consigne (la meilleure solution pour ne pas perdre de temps !), l’accès au départ dépendra de votre SAS. Des SAS 1 à 4, descendez à Châtelet (métros 1,4, 7, 11, 14, RER A,B ou D). Des SAS 5 à 8, l’accès sera plus rapide par les métros Saint-Paul (ligne 1) ou Bastille (lignes 1,5,8) ou encore Sully-Morland (ligne 7).

Attention, les rues Lobau, de Brosse et François Miron. situées derrière la place de l’Hôtel de ville seront fermées.

Entrer dans son SAS 45 minutes à l’avance

L’organisation conseille de se présenter au départ 30 minutes avant le départ de sa vague. Par exemple pour le SAS 4 qui partira à 21h30, à 21h. L’accès sera fermé 15 minutes avant le départ, donc mieux vaut assurer le coup en arrivant sur place un peu en amont. Si possible, gardez avec vous votre boisson habituelle d’attente ou bien une bouteille d’eau pour vous hydrater jusqu’au dernier moment. Des toilettes seront en nombre à proximité de l’aire de départ.

Vivre le moment et oublier le chrono

Le départ sera posté devant l’hôtel de ville, comme lors de l’Orange Night Run l’an dernier.

Le parcours, vous l’avez normalement bien en tête. En schématisant, cela donne plat-montée-descente-montée-descente-plat. A profil particulier, stratégie particulière. Respecter ses temps de passage et calquer son allure sur le chrono visé dès le départ ne sera pas une bonne option sur ce Marathon pour Tous.

Personne ne va battre son record, pas même les meilleurs ! Le cardio sera un bien meilleur repère que l’allure. A titre indicatif toutefois, le marathonien pourra raisonnablement envisager de perdre 10 à 20 secondes au kilomètre sur son chrono habituel (soit environ 15′ sur 42 km).

Jouer la prudence jusqu’à 27,5ekm (Côte du Pavé des Gardes)

Les 450 m de dénivelé de ce Marathon pour Tous sont concentrés sur 15 kilomètres courus en dehors de Paris.

Premier marathon ou pas, il faudra de toute façon jouer à fond la prudence. Sur les 15 premiers kilomètres dans Paris, on partira bien « en dedans », en courant environ 5’’ au kilomètre moins vite que l’objectif visé. Surtout, profitez : ce moment est historique !

Ensuite prudence toujours dans les 6 km de montée qui pointent avant la mi-course. C’est là que démarre vraiment le marathon. Si l’on se sent bien du 23e km au 28e km, on pourra relancer dans le faux-plat descendant. Mais pas avant car il faudra passer la terrible côte des Gardes de Meudon (du 27,5e km au 29ekm) proprement.

Ceux qui en ont gardé sous le pied trouveront peut-être l’énergie de relancer sur les dix derniers kilomètres. Les jambes seront alors bien chargées après la redescente cassante dans les rues de Meudon et d’Issy-les-Moulineaux. Plus que jamais, le dernier tiers de ce marathon se courra au mental, mais laissera des souvenirs impérissables.



Semer l’amour en courant jusqu’à Jérusalem, c’est la croisade que mène Antoine Vernier, père de famille de 47 ans engagé sur les routes depuis deux mois déjà. Il enchaîne les marathons sans les compter, le cœur ouvert et empli d’un immense espoir. Et tant pis si ce n’est qu’utopie.

Le 27 mai, Antoine Vernier est parti de chez lui à Angers baskets aux pieds. Depuis, il rempile chaque matin pour environ 6h de course. En fonction des jours, le compteur oscille entre 35 et 58 km et l’allure tourne autour de 8 à 10km/h. Actuellement, il se trouve en Bulgarie, avec déjà plus d’une soixantaine de marathons derrière lui.

L’amour, pas la guerre

Ce qui le pousse à poursuivre sa route ? C’est un message à faire passer . « L’amour est la seule voie qui puisse régler durablement les conflits ». Ce sociologue de formation en est convaincu. Et c’est armé de cette intime conviction qu’il met le cap sur Jérusalem.

Son projet fou est né le 5 janvier dernier. En matin en courant, une vision. « Cela peut paraître un peu mystique mais je me suis vu capable d’aider un jeune soldat à poser son arme», nous raconte-t-il. Il poursuit :« Sur cette Terre sainte où depuis 5 000 ans toutes les religions cherchent l’amour, on se déchire de la façon le plus ignoble possible. On semble souvent bien impuissant dans le monde dans lequel dans on vit. Moi je dis, chacun peut se lever, sans les armes, avec le cœur ouvert. Ma démarche est simple, je suis juste l’élan de mon cœur (…) Un peu comme un caillou qui fait des ronds dans l’eau, peut-être que mon acte inspirera d’autres, comme d’autres m’ont inspiré. Il résonne déjà dans les cœurs de ceux que j’ai croisé sur ma route. Et c’est cela qui me nourrit et me pousse à avancer chaque jour plus loin » explique le marathonien qui n’en est pas à son premier périple.

Cet expert au sein l’ADEME, agence de la transition écologique est un sportif accompli. Antoine Vernier a couru son premier marathon à 18 ans. Il affiche un record en 2h54’ sur la distance. Puis il a terminé 8 Ironman – triathlon de 226 km comptant un marathon pour final  –   dont celui d’Embrun bien costaud. Ensuite, il basculé sur le trail, bouclant des ultras réputés comme le Grand Raid des Pyrénées ou la Petite Trotte à Léon, version XXL de l’Ultra-Trail du Mont Blanc en 300 km. 

23 marathons jusqu’à Davos, un acte politique

COUV LIVRE Antoine Vernier

Après des années à cumuler les dossards, cherchant à trouver ses limites, ce père de famille a changé de paradigme. La course à pied est devenu un moyen d’essayer de changer le monde.

« Pendant le Covid, il y avait une ambiance fin du monde. Les gens ne se parlaient plus parce qu’ils avaient peur. Je me suis demandé pour mes enfants qu’est-ce qui s’opposent la peur ? Il m’est paru évident que la porte de sortie pouvait être de parler d’amour. C’est ainsi que m’est venu l’idée d’un projet qui correspondait à mes convictions ; aller pour le symbole à Davos, le forum économique mondial, en courant 23 marathons depuis chez moi. J’ai voulu faire un acte politique en parlant d’amour avec les gens, faire quelque chose d’un peu artistique autour du sport », nous explique-t-il.

Antoine Vernier a tiré un documentaire « Et si on parlait d’amour !? » et écrit un livre suite à ce défi réalisé en 2022.

Un ‘24 heures pour s’aimer‘ avec ses voisins

Antoine Vernier 1

L’année suivante, une nouvelle question : « Finalement est-ce que le plus dur n’est pas d’aimer, là où l’on est, ceux qui nous entourent dans notre quotidien ? » Voilà qui le motive à mettre sur pied son « 24 heures pour s’aimer ». Il l’organise dans sa commune, Mûrs-Erigné, près d’Angers. Ainsi pendant qu’il enchaînait 150 km, 18 volontaires accompagnés de monsieur le maire toquaient aux portes des 6 300 habitants de la commune. Les cœurs se sont ouverts, les consciences se sont éveillées, comme le montre le second documentaire retraçant son initiative originale.

Antoine Vernier pensait avoir tiré un trait sur ses défis, qu’il finance en partie de sa poche. Mais les attaques du 7 octobre et les horreurs depuis, dans un camp comme dans l’autre, l’ont ébranlées.

Cap sur le Proche Orient

Antoine Vernier

En août 2023, cet agnostique était allé à Jérusalem en vacances. Il y retourne donc cette fois sans avion. A pied, un voyage beaucoup plus long marqué par un contexte géopolitique très lourd. L’enjeu, un vibrant espoir de paix, transcende le défi physique à ses yeux. Cela pourra paraître utopique ou totalement vain. Qu’importe, lui n’aura pas de regrets en s’engageant ainsi corps et âme pour montrer qu’une autre issue est possible.

Tout bien recalculé, son périple totalisera 111 marathons en longeant la côte de la Syrie et du Liban. Le Proche Orient est encore loin. Il met le cap sur la Turquie avec Antalya dans le viseur pour le 21 août. Le plus dur reste à venir. Et les tensions iront crescendo. Il le sait. La suite s’esquisse en pointillé, les frontières syriennes étant fermées. Mais Antoine Vernier croit malgré tout dur comme fer pouvoir aller porter son message de Palestine en Israël. Il est aussi onscient des dangers qu’il encourt. « Je ne prévois pas ce qui va se passer. Je sais qu’il y a un risque pour ma vie. Je sais aussi qu’en suivant l’élan de son cœur, il peut se produire des miracles ». Il prévoit d’arriver à Jérusalem autour du 20 septembre

Ses récits au jour le jour sur son profil Facebook, Antoine Vernier documentaire marathon.



Le Marathon des Oasis, trail de 120 km en six étapes vous invite à (re)découvrir la Tunisie, son désert et ses merveilles en courant sur les traces de la saga de George Lucas. Prochain embarquement le 18 novembre.

Halte la grisaille de novembre ! Evadez-vous sous le soleil de Tunisie sur le Marathon des Oasis. La 15e édition prévue du 18 au 25 novembre sera parrainée par le champion Dominique Chauvelier, prince des marathons.

Comme son cousin marocain, le célèbre Marathon des Sables, ce Marathon des Oasis n’a de marathon que le nom. Il s’agit bien d’un trail en forme d’aventure, en six étapes pour 120 kilomètres.

S’immerger au cœur de la Tunisie

Marathon des Oasis, prochaine édition du 18 au 25 novembre en Tunisie.

Ce Marathon des Oasis crée en 2005 par Azdine Ben Yacoub fait découvrir la beauté sauvage et les trésors cachés du désert tunisien. La course est ponctuée chaque après-midi de visites et découvertes culturelles. En somme, pour la caravane de concurrents, une immersion au cœur de la vie locale tunisienne.

L’épreuve donne à voir des paysages mouvants, et sans cesse différents. Des dunes bien sûr, mais aussi des oasis luxuriantes, des cascades rafraîchissantes, des chotts étincelants, des canyons impressionnants, des habitations troglodytes ou encore des ksours historiques.

L’une des étapes emblématiques se déroule dans la région de Tataouine, une zone riche en histoire remontant à la préhistoire. A quelques pas, à Ong’j mel, les participants courront sur les traces de George Lucas. C’est ici que le cinéaste a tourné les films Star Wars. La saga sera d’ailleurs l’un des fils rouges de cette épopée tunisienne vécue en petit comité.

Marathon des Oasis, le programme de la 15e édition

Marathon des Oasis, prochaine édition du 18 au 25 novembre en Tunisie.

Lundi 18 novembre- Sous le soleil exactement

Départ de Paris par vol régulier spécialement affrété avec arrivée à Tozeur. Accueil et transfert hôtel, mini briefing puis après-midi visite guidée de la Medina et dîner surprise pour la caravane de participants, qui liera connaissance.

Mardi 19 novembre – ÉTAPE N°1 – 21 KM – ONG J’MEL – Sur les traces de Star Wars

Petit-déjeuner, attribution des 4X4, puis entrée dans le vif du sujet avec un vrai semi proposé au Sud-Ouest de Tozeur. Pas le moindre centimètre carré de goudron sous vos pieds mais des pistes et des dunes, avec arrivée au pied de « Ongh J’Mel ». Déjeuner nomade, puis transfert à Douz via le Chott El Jerid (lac salé) avec dîner à l’hôtel.


Mercredi 20 novembre – ÉTAPE N°2 –  18 KM « La piste des Merazigues »

Marathon des Oasis, prochaine édition du 18 au 25 novembre en Tunisie.

Cette étape permet une approche du désert. Il faudra savoir gérer ses efforts dans les dunes, qui peuvent réserver quelques surprises. Les dunes se déplacent, on dit qu’elles chantent. Le départ se fera sur la place des Festivals de Douz, et l’arrivée – un vrai festival ! – sur la place du souk.

Après la course et une douche à l’hôtel, vous pourrez profiter d’un bon déjeuner. Ensuite, aprè une visite du campement de J’bil, puis vous arriverez au bivouac. Vous dormirez en tente berbère dans le désert ce soir-là. Au programme : un coucher du soleil au cœur du Sahara, au pied du Grand Erg Oriental et un repas partagé autour du feu.

Jeudi 21 novembre – ÉTAPE N°3 – 26 KM – « L’empereur s’appelle dromadaire »

Cette étape d’immersion dans le grand bac à sable saharien se déroule entièrement sur surface instable sur les pistes de l’infini. Un tracé linéaire et lunaire, ramenant au Ksar (forteresse en arabe). Vous arriverez dans l’oasis de Ksar Ghilane ou vous pourrez vous délasser dans une source d’eau chaude. Vous aurez quartier libre l’après-midi avant le dîner du soir, prévu autour du campement.

Matmata, Tataouine, Douiret, Djerba…

Marathon des Oasis, prochaine édition du 18 au 25 novembre en Tunisie.

Vendredi 22 novembre  ÉTAPE N°4 – 18 KM – « survol des monts de Matmata »

Cette fois, une épreuve typée montagne au départ du village de Techine. Entre les canyons sculptés par l’eau et le temps, vous évoluerez sur des pistes chamelières, des tabias et des petits dahars typiques de la région. L’arrivée sera spectaculaire dans le village suspendu de Toujene, en plein pays berbère. Après le déjeuner, vous visiterez Matmata, où vous dormirez ce soir-là.

Samedi 23 novembre – ÉTAPE N°5 – 16 KM « Tataouine… j’y cours »

Marathon des Oasis, prochaine édition du 18 au 25 novembre en Tunisie.
Solidarité, une des valeurs fortes de ce Marathon des Oasis.

Encore un profil montagneux ce matin, au milieu de canyons façonnés par les millénaires. Vous arriverez à Douiret, village troglodyte, en passant par la mosquée des Sept Dormants de Chenini. Dernier transfert à Djerba, avec nuit à l’hôtel.

Dimanche 24 novembre – ÉTAPE N°6 – 21 KM « A la recherche d’Ulysse »

Désormais, ça roule, entre routes et pistes autour de Mellita, village natal de l’organisateur. Pour l’occasion, ce sera la fête au village. Après une visite de souk, une autre de la plus vieille synagogue du monde (Ghriba), vous dinerez avec les pêcheurs. Les pieds dans l’eau, la tête dans les étoiles après une belle cérémonie de remise des trophées. Puis la parenthèse enchantée se refermera. Vol retour vers la France, du soleil et des souvenirs dans les cœurs.

Les inscriptions sont ouvertes. Ce voyage d’une semaine coûte 1340 euros, en incluant le transport aérien France-Tunisie-France, les différents transferts, l’hébergement en pension complète (hôtel et bivouac), les assures, les dossards, ravitaillements et cadeaux souvenirs.


Plus d’infos : Azdine : 06 12 42 66 91 – marathonsdesoasis.com



Porteur de la flamme olympique, Mattéo Ruberti est le premier sportif autiste qualifié pour les Mondiaux d’Half-Ironman avec les valides et à prétendre à la Six Star.

Samedi 22 juin entre 12h et 12h40, sur le trajet menant de la Chapelle Sainte-Eugénie de Moingt au Jardin Allard, à Montbrison, sous-préfecture de la Loire, Mattéo Ruberti a vécu un rêve. Ce jeune homme de 22 ans, qui réside à Sévelinges, village situé à 80 kilomètres au Nord, a porté la flamme olympique durant quelque 250 mètres.

Il a fait partie des 10 000 relayeurs, à travers la France, à avoir eu ce privilège. Pourtant, lui se distingue de tous les autres : par son autisme et sa capacité exceptionnelle à repousser toujours plus loin les limites de son handicap.

L’égal des valides

Mattéo Ruberti est le premier sportif autiste qualifié pour les Mondiaux d’Half-Ironman avec les valides et à prétendre à la Six Star.

Coca-Cola en a fait l’un de ses 14 ambassadeurs régionaux pour le relais de la flamme, affichant son portrait sur de nombreux abribus de l’Hexagone après un shooting photo dans les locaux du journal L’Équipe. La société de production Upside lui consacre un documentaire qui sera diffusé en 2025. Un engouement mille fois mérité qui le rend fier.

Mattéo a en effet été le premier lauréat du Challenge national de paratriathlon en catégorie « Handicap mental ». Mieux encore, le 14 décembre prochain à Taupo (Nouvelle-Zélande), il deviendra le premier triathlète autiste à participer aux Championnats du monde d’Half-Ironman (1,9 km de natation, 90 km à vélo et 21,1 km à pied).

« Pour me qualifier, j’avais fini 12ème chez les 18-24 ans en mai à Aix-en-Provence…avec les valides ! », précise le sociétaire du CS Lac des Sapins, qui avait déjà réalisé une performance prometteuse un an plus tôt à Nice (184ème sur 2 400 participants et 26ème de sa catégorie).

Dix ans de progrès

En 2026, à 24 ans, le Ligérien pourrait devenir le plus jeune Français à décrocher la Six Star, la médaille attribuée par Abbott aux finishers des six marathons majeurs. « J’en ai déjà bouclé quatre en moins de 3h30. Il me reste Londres et Tokyo. Ce sera sans doute pour 2025-2026 ».

Au-delà de ses brillants résultats, Mattéo savoure le chemin parcouru et sa métamorphose prodigieuse en l’espace de dix ans. Au point de faire de la maxime de Pierre de Coubertin un mantra de vie : « L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe mais le combat ; ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être battu ». Et d’ajouter : « Avec beaucoup de travail, on peut réussir. J’espère n’être qu’au début d’une grande carrière de triathlète ».

Dix ans plus tôt, pourtant, le quotidien était tout autre et l’horizon bien moins dégagé. Mattéo a alors 12 ans. Il ne parle pas, ne se mélange pas aux autres, ne répond à aucune question, reste dans sa chambre à regarder des dessins animés, préfère rendre copie blanche à l’école plutôt que d’affronter l’échec. Dehors, le bruit lui fait peur, la boue l’horripile, les entorses à la routine l’insupportent.

Papa, premier soutien

Mattéo Ruberti est le premier sportif autiste qualifié pour les Mondiaux d’Half-Ironman avec les valides et à prétendre à la Six Star.

Diagnostiqué autiste, on lui propose d’intégrer un centre pour personnes avec un handicap mental. Son père Frédéric s’y oppose férocement et obtient gain de cause au tribunal. Ancien cycliste professionnel de 2000 à 2002 et finisher de plus de 50 marathons, il compte sur le sport qui lui a tant apporté pour faire progresser Mattéo et le sortir de sa chambre.

La course à pied est la première étape. « Au début, il ne participait qu’à des courses sur route, marchait dans les descentes par peur de la déclivité. Sa foulée s’écrasait au sol, son allure était pataude. Son unique but était de s’amuser et de finir la course », se souvient son père, qui a la bonne idée de lui fixer des défis pour le faire progresser.

Comme développer sa concentration est une nécessité, augmenter les distances devient la solution adaptée. « En 2016, il a participé avec moi au 10 km du Coteau de Roanne, au semi-marathon de Macon et en commençant à s’affiner, s’est découvert des capacités insoupçonnées », poursuit le papa, qui l’accompagne sur tous ses entraînements et sur toutes ses courses, l’aidant à réguler sa vitesse, à faire abstraction de la foule, à s’alimenter aux bons moments.

Un premier marathon à 16 ans pour Mattéo Ruberti

« En janvier 2018, Mattéo a participé à son premier trail. C’était quelque chose d’inconcevable pour lui puisqu’en raison de sa fixation sur la propreté, il ne supportait de mettre le pied dans une flaque de boue. Après ça, il a voulu connaître l’aventure du marathon ».

La France n’autorisant la participation aux 42,195 km qu’à 18 ans, la Team Ruberti s’oriente vers les États-Unis. « Là-bas, on peut s’engager dès l’âge de 16 ans. En mars 2018, j’ai ainsi couru le marathon de Los Angeles au milieu de 25 000 participants. C’était un autre monde que je regardais avec des étoiles dans les yeux car la foule était immense et le parcours passait par des endroits magiques, tels que Chinatown, Hollywood, Beverly Hills et le Santa Monica Boulevard », raconte Mattéo, qui franchit l’arrivée après 3h29 d’efforts.

Son record d’alors sur 10 km (39’39) le conduit à rêver de finir ses marathons suivants en moins de 3 heures. Mais… « À Chicago, 3h20. Il faisait 3° C alors que la semaine précédente, la température dépassait les 25° C. J’ai pris froid et ai été pris de vomissements. À Athènes, 3h26. J’ai été victime d’une intoxication alimentaire. À New-York, 3h06. La chaleur était torride ».

Marathons Majeurs

Mattéo Ruberti est le premier sportif autiste qualifié pour les Mondiaux d’Half-Ironman avec les valides et à prétendre à la Six Star.

Il lui faut attendre le 17 avril 2023 pour réussir son coup, à Boston (2h59). « Mon père a chopé la Covid-19 et une forte fièvre qui l’ont contraint à déclarer forfait. Pour la première fois, j’ai dû courir sans lui. Heureusement, un coureur de la Team Charity Doug Flutie Jr. Foundation for Autism m’a accompagné jusqu’au bout. Ma montre connectée Polar Vantage 3 a pu me donner les allures et les zones cardiaques cibles à respecter. Enfin, mes capteurs de glucose m’indiquaient quand m’alimenter », raconte Mattéo.

Par la suite, il a drastiquement amélioré ses chronos à Berlin (2h49) puis à Paris (2h41) grâce à son assiduité à l’entraînement (plus de 20h par semaine) et aux plans d’un coach expérimenté (Patrick Bringer). « Mon autisme fait que la répétition ou la monotonie ne me posent aucun problème. Je peux faire beaucoup de tapis de course ou de fractionné. Au départ, mon autisme était un handicap. Maintenant, c’est devenu une force », justifie-t-il.

Les JO 2028 ?

Mattéo Ruberti est le premier sportif autiste qualifié pour les Mondiaux d’Half-Ironman avec les valides et à prétendre à la Six Star.
Mattéo Ruberti est le premier sportif autiste qualifié pour les Mondiaux d’Half-Ironman avec les valides et à prétendre à la Six Star.

Parallèlement à ses progrès en course à pied, Mattéo est devenu un excellent cycliste pour être un triathlète respectable. « Lors de mon premier jour de tandem avec mon père, je pleurais de peur. Mais après 40 bornes, je voulais rempiler. Trois mois après, nous escaladions le Mont-Ventoux ! Puis, en 2017, j’apprenais à changer les vitesses, à freiner et prenais mon envol’’.

Le sport l’a aidé à tous points de vue. ‘‘J’ai fait sauter des blocages, surpassé des peurs, gagné en confiance. J’ai montré que je pouvais faire comme les autres », explique le sportif qui a décroché son Bac Pro Paysagiste et son permis de conduire. « J’espère finir mon premier Ironman en 2025 et participer aux Jeux Paralympiques de 2028 si ma catégorie (Handicap mental) y fait son apparition ». Des défis, toujours, pour ce sportif inspirant pour de jeunes autistes.



The Running Collective, comparateur en ligne d’équipement de running, lance un pari en ligne gratuit pour les épreuves d’athlétisme pendant les JO.

Eliud Kipchoge ou Kenenisa Bekele, qui voyez-vous gagner le Marathon olympique le 10 août prochain ? The Running collective vous propose de parier sur l’ensemble des épreuves d’athlétisme pendant ces Jeux Olympiques. Pas d’argent en jeu, juste l’amour de l’athlé et la célébration de ses plus grands champions.

Vincent Kermarec et Antoine Provost ont fondé ce comparateur en ligne d’équipements de running il y a quatre ans. Et ces deux jeunes coureurs Bretons ont de la suite dans les idées. Ils sont inspirés du « Petit prono », succès du dernier Euro de football, pour imaginer leur propre pari réservé lui à l’athlé pendant ces Jeux Paris 2024.

Qui pour les médailles d’or, d’argent et de bronze ?

Il est possible de parier sur une ou plusieurs épreuves d’athlétisme des JO Paris 2024, chacune étant classée par jour avec la cote de chaque athlète.

Après quelques semaines de codage, « Joue les Jeux » est en ligne sur le site et l’application The Running Collective. En quelques jours, le jeu compte déjà plus de 2 000 participants.

Pour y participer, il suffit de se créer un compte en trois clics. Ensuite, le joueur sélectionne à sa guise la ou les épreuves d’athlé sur lesquelles il souhaite parier. Puis il coche ses favoris pour les médailles d’or, de bronze et d’argent. Pour l’aiguiller, la cote de chaque athlète est indiquée selon le Ranking mondial World Athletics.

En parallèle, le jeu permet de créer une ligue entre amis ou en famille. Voilà qui promet d’entretenir la flamme des Jeux jusqu’au 11 août et de booster la notoriété de The Running Collective.



Dans ce hors-série spécial guide running, vous trouverez tous les conseils et plans d’entraînement de nos coachs pour progresser du 10 km au marathon, quel que soit votre niveau.

Ce hors-série spécial du magazine compile les conseils utiles pour bien s’équiper et mener un entraînement construit et bien conduit, en vue de battre vos records. Il s’adresse au grand débutant comme au coureur aguerri.

18 plans d’entrainement exclusifs

Couv HS entraînement Running Attitude

Vous y trouverez toutes les clés pour réussir votre prochaine préparation 10 km, semi-marathon comme marathon. Et si la compétition n’est pas votre première motivation, vous pourrez compter sur un plan choc pour booster votre VMA, et un autre programme pour vous alléger de quelques kilos en courant trois fois par semaine. Ces plans exclusifs sont adaptés à chaque niveau et adaptables selon vos habitudes d’entraînement.

Ce numéro est en vente en kiosque, ainsi que sur le site aboriva en version papier ou numérique.

sommaire HS entrainement RA2024



Kiprun dévoile en avant-première sa prochaine chaussure à plaque carbone, la KD900X LD+, qui a accompagné Méline Rollin lors de son record de France du marathon et qu’elle portera sur le marathon olympique cet été.

Une petite bombe cette Kiprun KD900X LD+. Avant même sa sortie officielle, elle a déjà fait ses preuves. En effet, c’est avec cette super shoes à plaque en carbone que Méline Rollin a battu le record de France du marathon en février dernier à Séville.

Méline Rollin a battu le record de France de marathon à Séville.
2h24’12 » pour Méline Rollin qui a décroché le nouveau record de France du marathon, à Séville, le 18 février dernier.

Et c’est aussi cette KD900X LD+ que l’athlète phare de la team Kiprun portera sur le marathon olympique féminin le mois prochain.

Cette chaussure a été imaginée pour qu’elle puisse réaliser son rêve de qualification olympique. Alors derrière la championne, ingénieur, designer et chef de Produit se sont mis en ordre de bataille pour la développer en un temps record. En effet, cette nouvelle LD+ n’était prévue aussi rapidement dans les plans de développement de la marque, la précédente KD900X-LD étant sortie en fin d’année 2023.

Un renvoi d’énergie inédit

Kiprun KD900X-LD+, aux pieds de Méline Rollin sur le marathon olympique.

La principale intéressée tarie pas d’éloge sur cette super shoes dernière génération de Decathlon. « C’est encore une grosse évolution par rapport à la précédente KD900X LD, avec surtout beaucoup plus de dynamisme et de renvoi à l’entraînement. Pendant une ou deux semaines, c’était un peu compliqué pour moi de la dompter. J’avais les mollets qui chargeaient rapidement. C’était lié au renvoi d’énergie beaucoup plus important qu’avec une autre chaussure.« 

Kiprun KD900X-LD+, aux pieds de Méline Rollin sur le marathon olympique.

« Mais très vite, je me suis sentie bien avec ! Je n’avais pas beaucoup d’entraînements avec la chaussure à Séville. Mais je sentais qu’elle était meilleure que la KD900X LD et plus stable à l’arrière, avec une adhérence plus importante. Sur les 2 derniers kilomètres, elle renvoyait énormément d’énergie, elle est très dynamique. C’est mon coup de cœur ! Elle restera la chaussure qui m’a fait battre le record de France du marathon et j’ai hâte de courir avec à Paris !”, commente en substance Méline Rollin.

Sortie annoncée au printemps 2025

Kiprun KD900X-LD+, aux pieds de Méline Rollin sur le marathon olympique.

Dans la team Kiprun, Eyob Faniel, deuxième marathonien le plus rapide de tous les temps, a lui aussi démarré une belle histoire avec cette chaussure.

L’athlète italien, qui a rejoint Kiprun en juin, a terminé dans le top 10 aux championnats d’Europe d’athlétisme à Rome en juin dernier. Il avait cette paire aux pieds et partage le même enthousiasme. « Ce qui est le plus important pour moi dans une chaussure, c’est le fitting, et celui de la KD900X LD+ est excellent. Elle enveloppe bien le pied et surtout n’a pas un avant-pied trop large. Ce que j’apprécie aussi particulièrement avec cette chaussure, c’est que la semelle est plus basse que beaucoup d’autres chaussures à plaque carbone. »

Kiprun KD900X-LD+, aux pieds de Méline Rollin sur le marathon olympique.

Voilà pour le teasing. Précisons que cette chaussure est exigeante, même si son drop repasse à 8 mm par rapport à la KD900X-LD, pour un poids de 223 g. Il s’agit d’un prototype développé en un temps record.

A l’image d’une formule 1 qui fait l’objet d’évolutions permanentes, elle a passé de nombreux tests au sein de la communauté Kiprun.

Mais avant de pouvoir la chausser, il faudra patienter. Si sa fiche produit est actuellement en ligne, cette KD900X LD+ ne sera disponible dans tous les magasins Decathlon et sur decathlon.fr au printemps prochain, au prix de 220 euros.



Le champion Yohan Durand partage 4 séances pour gagner en vitesse. Des séances rapides – moins de 15 minutes – très efficaces pour améliorer sa foulée et se muscler. A effectuer le cadre d’une préparation marathon, comme au dehors.

1/ Des lignes droites pour s’imprégner son allure VMA, et courir plus vite  

©Vincent Lyky

« Deux fois par semaine, en fin d’un footing cool à 60% de FCM, j’aime bien faire 10 à 15 accélérations à allure intense entrecoupées de récupération sur 100 mètres. 10 accélérations cela fait représente toute de même 1 kilomètre à une allure poussée, en dessous du sprint, à 100% de VMA. Cela permet de s’imprégner de cette allure VMA que le corps mémorisera.

La veille d’une séance intense, cela met bien en éveil pour le lendemain. C’est assez ludique, peu gourmand en énergie et peu intense physiologiquement. Mais cela tonifie bien les muscles, permet de gagner en force et de retrouver un peu de dynamisme après un footing à allure lente. Cela fait aussi de travailler le relâchement en soignant son placement de bras et de jambes. J’effectue généralement cette mini-séance sur la pelouse pour travailler des appuis plus souples.

Sur un terrain de foot ou de rugby par exemple, on peut faire ses accélérations sur 100 mètres à 100% de VMA sur la longueur du terrain, et profiter de la largeur du terrain pour effectuer ses temps de récupération. »

2/ Du fractionné court sur vélo pour courir plus vite

 

L'idéal est de réaliser ce fractionné court sur home-trainer.
L’idéal est de réaliser ce fractionné court sur home-trainer.

« Le sprint intermédiaire sur un home-trainer ou un vélo en salle est très intéressant pour le coureur. Cette séance peut d’ailleurs tout à fait remplacer une séance de VMA. En moins de 15 minutes on fait monter le cardio très vite ! On muscle son cœur, on prend en puissance musculaire en profitant du fait que le vélo n’induit pas de chocs, donc pas de blessures. Une fois par semaine en préparation marathon c’est bien. 

On peut d’abord faire 8 fois 15 secondes de sprint en force entrecoupées de 15 secondes de récupération. Puis 8 fois 15 secondes de sprint en cadence suivies de 15 secondes de récupération. Cette fois il s’agira de faire tourner les jambes le plus vite possible. Ces deux blocs sont à répéter 3 ou 4 fois selon son niveau. L’effort est intense. Il faut être à bloc et pousser la machine d’entrée de jeu. 15 secondes, c’est une fraction courte pour tout donner comme pour récupérer. » 

3/ De la corde à sauter pour muscler ses pieds 

« Une fois par semaine, à la fin d’un footing de récupération, je fais 5 à 10 minutes de corde à sauter, en effectuant 5 à 6 séries de 30 secondes. Ce travail en pliométrie est intéressant en préparation d’un semi-marathon et d’un marathon pour dynamiser sa foulée. 

Cet exercice est très efficace pour gagner en force, en tonicité et en élasticité. On acquiert ainsi une foulée plus efficace, qui permettra de courir plus vite. Cela stimule la voûte plantaire et réveille la chaîne musculaire postérieure. Le but est d’avoir le temps d’appui le plus court au sol. Le pied est plus réactif avec une attaque médio-pied voire avant-pied et non avec au niveau talon. Le cerveau va mémoriser que pour aller vite, il faut avoir des appuis brefs au sol avec une attaque médio-pied.

La corde à sauter permet aussi de travailler la coordination et aide à gagner en amplitude de mouvements. Ce n’est que du bonus pour courir plus vite ! Elle fait aussi bien sûr monter le cardio. On peut varier les séries en effectuant d’abord des sauts à pieds joints, puis une série à cloche-pied sur une jambe pendant 15 secondes, puis sur l’autre jambe pendant 15 secondes. On peut aussi faire des montées de genoux ou des talons-fesses lorsque l’on maitrise bien la corde à sauter. 

4/ Des côtes pour améliorer sa technique 

©Topo Athletic

« C’est une incontournable pour courir plus vite ! Cette séance de côte renforce les muscles des jambes et améliore la technique de course. Elle apprend à utiliser l’effet balancier des bras. Il faut en effet tracter son poids et aller chercher devant soi en montée. Elle permet aussi d’entretenir sa VMA et son mental. Car c’est une séance difficile si l’on y met une bonne intensité. On peut programmer cette séance une fois par semaine dans le cadre d’une préparation marathon, à la fin d’un footing tranquille.

Il faut trouver une côte affichant entre 5 et 10% au maximum de pente, afin de pouvoir courir dans la côte. On peut faire des montées-descentes, en profitant de la descente pour effectuer sa récupération qui correspondra à peu près à 2 fois le temps d’effort.

On peut choisir des côtes courtes (150 mètres) par exemple en 8 répétitions de 30’’ à 1’ à 95 % de sa FCM, ou des côtes moyennes (400 mètres) en 8 répétitions à 90 % de sa FCM avec un temps de récupération égal à celui de l’effort, ou encore des côtes longues (1000 mètres) à 85% de sa FCM en 4 ou 5 séries avec une récupération correspondant à la moitié du temps de l’effort. On peut aussi mixer côte courte, moyenne et longue. »



Le Jerk est une course rapide à haute intensité en montée, avec une redescente de plus en plus vite au fur et à mesure de la série. Une séance redoutable pour le traileur !

Ce Jerk, c’est une séance inventée par le coach Eric Lacroix. Quels sont ses intérêts ? S’approcher de sa VO2max et apprendre à résister le plus longtemps possible à cette intensité ; repousser le temps de soutien à VO2max ; mieux gérer les descentes avec de la fatigue musculaire ; être lucide malgré la fatigue accumulée, progressivité au sein de la séance ; s’entrainer aux sensations et profiter d’une séance ludique de côtes.

Ce type de séance est très bénéfique pour le traileur. Elle doit bien se construite de manière progressive tant sur le nombre de répétitions que sur le temps de travail en montée, et donc en descente.

Comment  construire sa séance de Jerk ?

Cette séance de VMA originale en nature suppose de trouver une côte de 5 à 10%.
Cette séance de VMA originale en nature suppose de trouver une côte de 5 à 10%. ©Asics

D’abord s’échauffer entre 20 et 30’ par un footing en endurance puis effectuer des gammes (talons-fesses, montées de genoux, ciseaux de jambes, pas chassés) puis quelques accélérations progressives (60-80 mètres sur plat avec récupération en revenant au point de départ). Ensuite, choisir une côte entre 5 et 10%. Si la pente est trop raide, la fatigue musculaire sera plus importante et on ne sera plus sur une séance sollicitant prioritairement la VO2max.

Choisissez un nombre de répétitions multiples de 3 (9-12-15 ou 18), et divisez ce nombre pour avoir 3 blocs de travail. Optez pour un temps de travail en montée compris entre 30’’ et 1’.

Au départ, on commencera par 30’’ de montée sur la 1ère séance et on augmentera au fil des séances. Pour le temps de travail en descente, on ira de plus en plus vite à chaque bloc.

Exemple : 9 montées de 30’’ avec 3 premières répétitions entre 40’’ et 50’’, les 3 suivantes entre 30’’ et 40’’, et les 3 dernières sous les 30’’. La récupération se fait sur la descente. Il faut donc bien gérer son effort montée-descente si l’on veut finir la séance. La récupération est dite « pincée » car elle va diminuer au fur et à mesure de la séance.

Quand placer le Jerk dans sa préparation ?

Cela dépend bien sûr du nombre d’entrainement par semaine. L’idéal étant d’avoir au minimum une séance de qualité (Côtes, Myocrossmax, VMA ou Jerk), une séance en endurance et une sortie longue. Je propose cette séance en début de prépa en alternant une séance de fractionné court, une séance de Myocrossmax et une séance de Jerk. En milieu de prépa, j’alterne entre Myocrossmax et Jerk.

En fin de prépa sur la période d’affutage, j’alterne entre le fractionné court et Jerk (ou le Myocrossmax) suivant le type de trail (distance, dénivelé, technicité du terrain) mais en diminuant le nombre de répétitions afin de ne pas installer de fatigue musculaire trop importante.

Quelques repères utiles

© Asics

En montée, ayez un repère visuel pour savoir où vous arrêter (plot, veste au sol…), afin d’avoir la même distance sur temps de travail en montée. Les premières fois, opter pour une côte sur la route pour faciliter la descente, la pose de pied et garder une certaine vitesse.

Au fil des séances, vous pourrez aller sur des sentiers peu techniques afin d’avoir un meilleur transfert par la suite en situation de compétition.

Des variantes du Jerk à tester…

Jerk pyramidal : premier bloc de 3-4 montées de 30’’, second bloc de 3-4 montées de 45’’ et dernier bloc de 3-4 montées de 30’’ avec une récupération de plus en plus rapide.

Jerk pyramidal descendant : premier bloc de 3-4 montées de 1’, second bloc de 3-4 montées de 45’’ et dernier bloc de 3-4 répétitions de 30’’ avec des descentes de plus en plus rapides.

Jerk pyramidal ascendant : premier bloc de 3-4 répétitions de 30’’, second blanc de  3-4 répétitions de 45’’et dernier bloc de 3-4 répétitions de 1’ avec des descentes de plus en plus rapides.

Ce type de séance est très bénéfique pour le traileur. C’est une séance ludique qui permet de travailler sa VO2max mais aussi ses descentes avec de la fatigue musculaire. Elle doit bien se construite de manière progressive tant sur le nombre de répétitions que sur le temps de travail en m



Entre les apéros et les barbecues, la balance peut vite dérailler en été. Suivez nos conseils minceur pour garder la ligne durant l’été.

On a coutume de dire qu’on grossit souvent en hiver. Mais l’été aussi est propice aux petits écarts qui finissent par compter. Certes, les plats sont moins roboratifs durant la belle saison mais on se laisse souvent aller à quelques tentations, du Spritz au cornet glacé. On ne parle pas ici de régime d’été mais plutôt d’options malignes pour s’alléger.

1/ Mollo sur l’apéro

Ah les apéros-terrasses… Pas question de s’en priver – c’est bientôt les vacances ! –, mais il faut savoir la jouer « soft » (Perrier, Pulco, eaux aromatisées sans sucre) pour s’éviter les sucres inutiles. Et garder la tête froide : un verre de rosé-pamplemousse (15 cl), c’est l’équivalent de 5 sucres, 1 canette de bière (33 cl), 5 sucres aussi. Un cocktail « alcool + amuse-gueule » peut, lui, avoisiner le nombre de calories d’un repas complet. Un exemple ? Un verre de vin rouge et 50 g de fromage, c’est 308 Kcal. Gloups.

On peut aussi se faire plaisir avec un cocktail sans alcool !

L’option maligne pour garder la ligne  : une mocktail party. Heatlhy, les cocktails sans alcool se déclinent à l’envi. Nos préférés ? Crapple – jus de cranberries, de pomme, de citron, sucre de canne. Pear Fizz – jus de poire, Perrier, citron. Mojito Soft – jus de myrtilles, eau pétillante, jus de citron, sirop d’érable, menthe. Et toujours avec des glaçons… Y’a bon !

2/ On décompose la salade 

Attention aux ajouts dans vos salades composées.

Laitue, concombre, tomate, choux, carottes fraîchement râpées, poivrons… pas de restriction côté légumes, qui contiennent de précieuses fibres et des minéraux. Ces aliments HDN sont à privilégier. C’est des ajouts dont il faut se méfier. Morceaux de fruits, oléagineux, fruits secs, dés de fromage… ces « bonus » finissent par peser. Exemple avec la feta et la mozza : 100 g, c’est entre 260 et 280 Kcal. Dans ce cas, on zappe la case « fromage » en fin de repas. Pour les féculents (blé, riz, maïs, pâtes, pomme de terre, quinoa), une règle à respecter : la parité avec les crudités, pas davantage. Côté protéines, viandes maigres et poissons (jambon maigre, blanc de volaille, thon) sont à privilégier. 

L’option maligne pour garder la ligne  : une sauce allégée. 2 c. à s. d’huile d’olive et 1 c. à s. de crème balsamique c’est 10 sucres ajoutés à votre salade. On enlève une cuillerée d’huile dans sa vinaigrette, et on la sert à part. D’autant plus si la salade contient des féculents, qui ont tendance à « boire » la sauce. On peut aussi la délayer à l’eau, au citron ou au jus de carotte.

On choisit des morceaux maigres pour son barbecue.

3/ Du tri sur le gril 

Merguez, chipos, andouillettes, travers, échines, et autres ribs contiennent entre 20 et 30% de matière grasse et pas mal de cholestérol. OK, ça fond à la cuisson, mais on en mange avec parcimonie (1 saucisse, ça suffit), toujours en privilégiant l’option « boucherie ». Au supermarché ? Plus de gras, d’additifs alimentaires, de colorants, de conservateurs et de sel ; on oublie ! Tant qu’à faire, on préfère la viande « non transformée ». Elle est considérée comme maigre à moins de 7 % de matière grasse, ce qui est le cas pour les viandes blanches (volailles). Pour le bœuf, on mise sur les morceaux tendres (rumsteck, merlan, faux-filet). Les côtes d’agneau sont un peu plus grasses (10 % de MG), mais au barbeuc’, ça passe. La meilleure option reste la criée. Crustacés, poisson entier, en pavé ou en brochette, on trouve toujours de quoi se régaler.   

L’option maligne pour garder la ligne  : important, l’accompagnement. Si la viande est grasse, on met le paquet sur les crudités et les légumes cuits pour l’accompagner. C’est un bon réflexe pour « piéger » les graisses grâce aux fibres des légumes. À condition, bien sûr, de ne pas noyer sa salade dans la sauce, ni de se venger sur le pain ou les chips.

4/ « Be fruits », mais gare aux calories… 

C’est la saison favorite pour les croquer tout frais. Gorgés de vitamines et d’antioxydants, ils ne comptent pas pour des prunes côté sucres. On se fait la cerise ? Une petite vingtaine (125 g) c’est 4 morceaux de sucre, soit l’équivalent d’une pomme de 180 g (100 kcal). Le raisin – rouge comme blanc – tient la grappe, aussi sucré pour une quinzaine de grains. Derrière, le melon tient bon (4 sucres pour 250 g), suivi de près par la pêche et le brugnon (3 sucres par fruit). Abricots et prunes, plus petits, autorisent de remettre la main au panier, en se limitant : 3 abricots, 5 prunes maxi. Et la pastèque ? C’est de l’eau oui, mais sucrée. Un beau spécimen de 6 kilos contient plus de 50 sucres, soit 4 sucres pour une part de 300 g. CQFD.  

Baies et fruits rouges n'ont que des qualités : foncez.

L’option maligne pour garder la ligne : petites baies, grandes vertus. Fraises, framboises, groseilles, cassis, myrtilles… Ces baies acidulées n’ont que des qualités. Peu caloriques (1 coupelle de 250 g = 4 sucres), elles sont aussi bourrées de vitamines et d’antioxydants : tout bénéf pour l’entraînement

5/ Tu t’es vu(e) dans la glace ?

On préfère le sorbet à base de fruits et d’eau plutôt que la crème glacée.

Dégainons avec le fameux Magnum : 330 Kcal, l’équivalent de 12 morceaux de sucres. Les boules, non ? Un cône traditionnel, c’est déjà un tiers de calories en moins. Mieux encore, une boule de glace en bac (environ 60 ml) représente 2 sucres (80 Kcal), sachant qu’il existe des versions allégées, chez Picard notamment. Côté light,le sorbet aux fruits reste le plus léger car il ne contient pas de crème, avec environ 90 Kcal pour deux boules.  

L’option maligne pour garder la ligne : la nice cream. Cette glace vegan, sans œuf, sans lait ni gluten est prête en deux tours de blender et sans sorbetière. Son secret ? Des fruits (framboises, myrtilles, fraises, etc.) congelés associés à un ingrédient de base, la banane. Un plaisir gourmand zéro culpabilité. On fait le plein de recettes de nice cream ici.



Le syndrome de l’essuie-glace, de la bandelette ou tendinite du fascia lata (TFl), provoque une douleur qui se localise au niveau de la face externe (latérale) du genou. La cause la plus fréquente se situe au niveau du déroulement du pied pendant la phase d’appui. Le point avec le docteur Jean-Pierre De Mondenard.

Ce syndrome de l’essuie-glace tire son nom de la bandelette ilio-tibiale qui sert en réalité de tendon inférieur au muscle tenseur du fascia lata, sur la face externe de la cuisse. Dans sa partie supérieure, ce muscle s’insère sur l’os de la hanche et possède quelques fibres communes avec les fessiers. Dans sa partie basse, il s’attache sur la tête du tibia. Le problème se pose à ce niveau lorsque la bandelette ilio-tibiale frotte sur la bourse séreuse (existe dans 30% des cas) située sur la bosse osseuse au niveau du côté externe de la tête inférieure du fémur.

Quels sont les symptômes du syndrome de l’essuie-glace?

Cela se traduit par une douleur à l’extérieur du genou. Elle survient après plusieurs kilomètres lors de l’entraînement, pour une distance à peu près constante à chaque sortie de course, puis graduellement de plus en plus tôt au cours des séances, jusqu’à accompagner toute la durée de l’effort. Au début, il ne s’agit pas véritablement d’une tendinite.

L’inflammation concerne seulement la bourse séreuse (30% des cas). Mais si le coureur à pied ne tient pas compte des signaux d’alerte, cette inflammation risque de se transmettre au tendon. Il faut donc prendre ce problème très au sérieux. Et suspendre l’entraînement le temps de calmer les douleurs.

Pour savoir si l’on souffre du syndrome de l’essuie-glace, un test simple : en appui sur le membre inférieur concerné par le problème, comme un héron sur une seule jambe, on réveille la douleur lorsqu’on fléchi son genou jusqu’à 30°. Et surtout, si l’on effectue plusieurs fois le mouvement de flexion-extension en descendant et en remontant.

Un problème purement mécanique

Il faut comprendre que le syndrome de l’essuie-glace est un problème purement mécanique. Pour le résoudre, il suffit en somme de soulager la tension, ce qui passe forcément par un travail d’assouplissement. Bien entendu, ce n’est pas le tendon lui-même qui s’allonge mais le muscle. Il ne faut pas s’étonner dès lors si les exercices prescrits n’entraînent pas une sensation d’étirement à proximité directe du genou mais beaucoup plus haut sur la cuisse.

Autre conseil précieux : évitez de courir sur des sols trop meubles pour ne pas solliciter le genou dans des positions instables. Enfin, il importe de prêter attention à la qualité des appuis. Chez les coureurs, ce syndrome de l’essuie-glace est souvent lié à un problème d’hyperpronation du pied ou, à l’inverse, à un genu varum avec talon varus qui provoque une supination exagérée.

Dans le premier cas, le déroulement du pied trop à plat sur le sol entraîne une hyperpronation avec une rotation importante du tibia. Cela a pour conséquence directe l’étirement du tendon ilio-tibial et son frottement sur la bosse externe du fémur au niveau du genou. Dans la deuxième situation, l’attaque trop externe du talon favorise la surtension de la bandelette venant accrocher la bosse osseuse dit condyle externe, plus proéminente en raison du genu varum (jambes arquées).

La bonne stratégie thérapeutique pour traiter le syndrome de l’essuie-glace

Ce n’est jamais un seul élément qui va venir à bout d’une blessure de course. Si les différentes étapes ne sont pas effectuées correctement dans l’ordre, peu d’espoir de courir à nouveau. Il faut adopter la même démarche stratégique faite de plusieurs éléments :

  1. Rechercher la cause du syndrome de l’essuie-glace : pieds creux, valgus, genu varum (jambes arquées),  jambe plus longue, chaussures inadaptées, trop usées…
  2. Repos sportif de 4 à 6 semaines : si on utilise que l’arrêt de course pour soigner cette pathologie, il y a une grande probabilité de ressentir les mêmes symptômes dès que l’on reprendra la course. Le repos de la zone concernée (genou) est indispensable mais pas suffisant.
  3. Pendant le repos du geste sportif et la mise en place de la stratégie thérapeutique, il est recommandé d’entretenir l’irrigation sanguine du corps par d’autres activités physiques. Aquajogging, marche avec haltères… Le seul critère qui doit guider le choix de ces activités, c’est qu’il ne faut pas sentir la douleur habituelle ni pendant ni après l’activité physique de remplacement.
  4. Orthèses plantaires corrigeant ou contrôlant l’éventuel défaut : genu varum, pieds valgus ou varus. Entre les coureurs concernés par le syndrome de la bandelette, les défauts d’appui peuvent être très différents. C’est pourquoi les orthèses plantaires confectionnées par le podologue ne sont pas réalisées avec les mêmes reliefs pour tous.
  5. Kinésithérapie : messages traverses profonds (MTP) en périphérie du condyle fémoral externe et autoéducation des étirements spécifiques du muscle tenseur du fascia lata et des abducteurs de la cuisse. Ne pas négliger les antagonistes sinon les étirements pratiqués seront moins efficace.
  6. Soins locaux : glaçage triquotidien, mésothérapie, infiltrations de glucocorticoïdes (trois au maximum à 8-10 jours d’intervalle)


Paris 2024 partage le guide officiel du Marathon pour tous, double événement historique regroupant un marathon et un 10 km ouverts au grand public le soir du 10 août dans la capitale.

Le Marathon pour Tous approche. Le 10 août, 40 048 coureurs fouleront Paris en deux cortèges, l’un sur le tracé du marathon olympique, et l’autre sur le 10 km organisé de concert. Dans ces deux pelotons de 20 024 coureurs, la parité sera de mise. Autant d’hommes que de femmes en provenance de 127 pays.

Les participants ayant été tirés au sort suite à différents challenges ouverts à tous, on imaginait le pourcentage de primo-marathoniens très élevé (autour de 50%), mais l’organisation assure que 72% des participants ont déjà couru un marathon.

participants marathon pour tous

REMISE DES DOSSARDS

remise dossards

La remise des dossards se fera au Stade Emile-Anthoine, 2 avenue de Suffren, au pied de la Tour Eiffel. Le vendredi 9 août de 10h à 20h, puis le samedi de 10 h à 18h pour le marathon, et jusqu’à 20h pour le 10 km. Afin d’éviter l’affluence, il est recommandé de se présenter au plus tôt le vendredi et le samedi avant 14h.

Chaque concurrent devra récupérer son dossard en personne muni de sa convocation avec QR code envoyée par mail quelques jours avant l’épreuve. Attention : aucune tierce personne ne pourra se présenter. Et les accompagnants ne seront pas autorisés à entrer dans l’enceinte sportive.  

En plus de votre convocation, vous devrez présenter votre pièce d’identité en cours de validité, et votre certificat médical imprimé.

Au moins 15 jours avant, vous devrez déposer ce certificat médical sur votre tableau de bord participant, accessible depuis la plateforme d’enregistrement en ligne, pour validation par l’organisation.

Avant de vous rendre au retrait des dossards, n’hésitez pas à vérifier sur votre compte que votre pièce justificative a bien été validée. Aucun certificat médical envoyé par courrier ou par mail ne sera pris en compte. 


Transports recommandés pour se rendre au retrait des dossards : RER C Champ de Mars, Tour Eiffel – M6 Bir-Hakeim.


CONSIGNES

consigne marathon pour tous

Seuls les concurrents du marathon pourront bénéficier d’une consigne pour déposer leurs affaires.

Cette consigne se situera rue de l’Amiral-de-Coligny avec accès par la rue Rivoli. Elle ouvrira dès 19h et fermera à 21h30. Des zones de A à H sont prévues en fonction de votre numéro de dossard.

Transports recommandés : Métros 1 et 7 : Palais Royal – Musée du Louvre – attention station Louvre-Rivoli fermée
– RER A, B et D : Châtelet – Les Halles – Métros 1, 4, 7, 11 et 14 : Châtelet


ACCÈS AU DÉPART  

depart marathon pour tous

Depuis les consignes, l’accès aux SAS de départ se fait en suivant la signalétique aux couleurs de chaque SAS.

Pour ceux qui n’optent pas pour la consigne, l’accès est le suivant :

SAS 1 à 4. Métros 1, 4, 7, 11 et 14 : Châtelet, RER A, B et D : Châtelet – Les Halles

SAS 5 à 8. Métro 1 : Saint-Paul ou Bastille, Métro 7 : Sully-Morland Métros  5 et 8 : Bastille

Il est conseillé aux coureurs d’arriver une heure avant (pas avant) dans son SAS. Attention : pas de possibilité de changer de sas au dernier moment.

HORAIRES DES SAS DE DÉPARTS

Les départs des épreuves se feront sur le parvis de l’Hôtel de ville. Premier départ à 21h pour le marathon. Coup de pistolet inaugural à 22h30 pour le 10km.

Pour le marathon

Les départs seront échelonnés en 8 SAS (de 3h15 à 6h) de 2500 personnes toutes les 10 minutes. Le départ du dernier SAS est prévu à 22h30. Pour chaque vague, une expérience immersive est annoncée : musique, compte-à-rebours, jeux de lumière…

Pour le 10 km

Les concurrents seront répartis par groupe de 2 500 concurrents dans 8 SAS également. Le premier départ du 10 km sera donc donné à 22h30. Les derniers concurrents partiront à 1h du matin.

MENEURS D’ALLURE

meneurs marathon pour tous

49 meneurs recrutés par la Team Orange running seront présents, à raison de trois par SAS sur le 10 km comme le marathon. Ces coureurs sont coachés et entrainés pour connaitre parfaitement le parcours et donc anticiper les temps de passage et le rythme de course à adopter quasiment kilomètre par kilomètre. Vu le profil atypique du marathon suivre un meneur d’allure sera une sage option !

Voir notre article 8 conseils pour réussir le Marathon pour Tous.

PERSONNALITÉS EN COURSE

Dans chaque SAS, sur le marathon comme le 10 km, une personnalité du sport sera présente aux côtés des anonymes.

Sur le 10 km

  • Paula Radcliffe (ancienne détentrice du record du monde de marathon) SAS 1 – 40’
  • Jean-Philippe Gatien (vice-champion olympique de tennis de table) SAS 2 –45’
  • Coralie Balmy (médaillée de bronze de natation) SAS 3– 50’
  • Axel Clerget (champion olympique par équipe de Judo) SAS 4 – 55’
  • Tessa Warley (double championne du monde de ski alpin) SAS 5 – 1h
  • Marie-Josée Perec (double championne olympique d’athlétisme) SAS 6 –1h05
  • Marie Bochet (champion paralympique de ski alpin) SAS 7 –1h15
  • Emilie Le Pennec (championne olympique de gymnastique) SAS 8 –1h30

Sur le marathon

  • Amélie Mauresmo (vice-championne olympique de tennis) SAS 1– 3h15
  • Alistair Browlee (double champion olympique de triathlon) SAS 2 –3h30
  • Martin Fourcade (quintuple champion olympique de biathlon) SAS 3 –3h45
  • Jessica Harrisson (ancienne triathlète professionnelle) SAS 4 – 4h
  • Camille Lacourt (quintuple champion du monde de natation) SAS 5 – 4h15
  • Sarah Ourahmoune (vice-championne olympique de boxe) SAS 6 – 4h30
  • Michaël Jérémiaz (champion paralympique de tennis en fauteuil roulant) SAS 7– 4h45
  • Tifany Huot-Marchand (ancienne patineuse de vitesse) SAS 8 5h


BARRIÈRE HORAIRE

Ces épreuves festives ne donneront pas lieu à un classement. Pour autant, pas question de se balader jusqu’au bout de la nuit sur le marathon ! Les services doivent pouvoir nettoyer les chaussées avant la tenue du marathon olympique féminin prévu à 8h le lendemain 11 août. 

Aussi, l’organisation annonce des barrières horaires strictes. Dernier passage au km38 à 3h53 du matin précisément. Les concurrents arrivant après cette heure seront rapatriés. A l’arrivée, la barrière horaire est prévue à 4h30 du matin.

DISPOSITIF ABANDON

Deux navettes sont prévues pour rapatrier les coureurs qui devraient abandonner. Premier point : juste avant le km 21, au sommet de la montée du Monument Pershing (après la première difficulté). Deuxième point : km 30, au niveau de la montée de la côte du Pavé des Gardes.

DISPOSITIF CHALEUR

Selon nos informations, en cas de fortes chaleurs (seuil de 32°C à 20h), l’organisation pourrait faire basculer tous les concurrents de la distance marathon sur le 10 km.

RAVITAILLEMENTS

Des ravitaillements complets (fruits, cakes, biscuits salés, sucre et eau servie dans des gobelets en plastique réutilisable) seront disposés tous les 5km dès le 5e kilomètre. Des points d’eau intermédiaires seront disposés tous les 5km à partir du kilomètre 7,5.

ZONES D’ANIMATION

Animations marathon pour tous

Sur toute la durée du Marathon Pour Tous (km5, 10, 14, 17, 22, 28, 34, 38, 40), de nombreux groupes de musique et leurs mélodies variées accompagneront le peloton.

Au km7, le Carré des Supporters rassemblera la crème de la crème des supporters.  

Au sommet de la première difficulté, une zone diffusera des messages inspirants sur écran géant. Dans la foulée, un tunnel lumineux d’une centaine de mètres sera une source de motivation supplémentaire.

Puis à l’approche de la dernière côte, un nouveau boost d’énergie visuelle. Au km 34-36, au niveau du siège d’Orange et du quai André Citroën, les coureurs seront plongés dans un univers lumineux. Ensuite, au u km38, familles et supporters seront rassemblés dans une zone dédiée. Enfin, à l’arrivée, l’esplanade des Invalides sera transfigurée par un jeu de son et lumières pour accueillir comme il se doit les finishers.   

AIRE D’ARRIVÉE

arrivee marathon pour tous

Une fois votre ravitaillement final pris et votre médaille récupérée, vous aurez deux options. Soit sortir directement au niveau du croisement Quai d’Orsay / Rue Fabert. Soit vous diriger vers les consignes. Dans ce cas, sortez Quai d’Orsay/Rue Jean Nicot. A noter : les ponts des Invalides et le pont Alexandre III seront accessibles aux coureurs et aux supporteurs.

Côté transports, la ligne C du RER située près des Invalides, sera renforcée jusqu’à 2h48. Dans le cadre du dispositif « nuit festive » de la RATP, les lignes de métros automatiques circuleront toute la nuit. L’offre ferroviaire disponible après la fin de service est disponible ICI.


ACCÈS AUX TRIBUNES

Sur le site d’arrivée, Paris 2024 proposera l’accès aux deux tribunes situées de part et d’autre du couloir d’arrivée. Cet accès sera réservé aux personnes disposant d’un bracelet. Ce dernier sera déliré lors du retrait des dossards de manière aléatoire aux participants du marathon. Ceux qui disposeront de places en tribunes pour leurs proches seront informés préalablement par mail.



Quatrième version pour ce modèle Saucony Endorphin Pro avec plaque carbone, toujours plus rapide, avec de belles évolutions côté confort notamment.

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Cette Saucony Endorphin Pro 4 est taillée pour la performance. Les évolutions sont importantes par rapport à la Endorphin Pro 3 du côté de la semelle, de la tige et de la languette. Cela dit, on note que la plaque carbone prise en sandwich est conservée de la même manière que sur le modèle précédent.

Nouvelle semelle en double couche

Saucony Endorphin Pro 4_semelle

En revanche, la semelle a changé. Elle se compose désormais deux mousses distinctes. Celle qui se situe sous le pied apporte du moelleux, tandis que celle du dessous, proche du sol permet le rebond.

La chaussure est très facile à enfiler. Comme un chausson à vrai dire, puisque la languette est cousue tout le long de la tige. Les lacets plats, légèrement élastiques, font le job sans aucun souci. Ce qui est agréable c’est que le pied se positionne immédiatement et que le rabat sur le dessus permet d’éviter que les lacets se défassent pendant la course.

Bien sûr, la tige est fine car la chaussure est très légère mais le mesh en nid d’abeille solidifie l’ensemble.

Saucony Endorphin Pro 4 : pour aller vite seulement

Saucony Endorphin Pro 4
Saucony Endorphin Pro 4

Elle se destine plutôt aux plus compétiteurs ayant une pose avant pied, sur des distances allant du 10 km au marathon. Précisons toutefois qu’elle risque fort de devenir inconfortable sur la distance marathon car l’arrière pied est peu tenu.

Lors d’une première course tranquille, il en ressort une drôle d’impression. La chaussure scotche sur le bitume avec un bruit assez reconnaissable de frottement et de clapet. Ce qui donne une sensation peu agréable de talonner fortement.

Mais comme par magie, ce phénomène disparait quand on augmente la cadence (pourvu que la foulée ne soit pas talonnante). Et c’est alors une chaussure redoutablement efficace !

On le redit pour finir : cette Endorphin Pro 4 se destine aux coureurs qui ont une foulée dynamique et médio-pied.

Les + le confort, le protège lacet, le rebond +++. Les – talon peu maintenu, avant pied un peu étroit, bruit de la plaque carbone.

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Le coup de chaleur à l’effort ou hyperthermie maligne d’effort est peu connue du sportif. Et pourtant, cette élévation brutale de la température centrale au-dessus de 39°C peut arriver, particulièrement en été.

L’hyperthermie maligne d’effort, c’est une élévation extrême et brutale de la température centrale qui fait suite à une activité ou un travail musculaire intense. Cela entraine un dysfonctionnement du système nerveux central et des mécanismes régulateurs de l’organisme. La conscience s’altère alors avec des confusions, une désorientation, des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma et une souffrance des différents organes vitaux. La peau devient très chaud. Mais le fait de transpirer beaucoup ou peu n’a en général pas d’importance pour le diagnostic.

Coup de chaleur, dans sports d’endurance concernés, mais pas seulement

Il s’agit le plus souvent de sport avec des efforts de plus d’une heure. Semi-marathon, marathon, course d’endurance ou d’orientation, trail et ultra-trail. Les sports nécessitant des combinaisons de protection chaude et étanches (donc peu respirantes) sont également concernées : moto, rallye auto etc…

La pratique du sport en altitude peut aussi provoquer des hyperthermies, parfois confondues avec le mal des montagnes. C’est au final tous les sports et activités de plein air qui sont concernés par le risque d’hyperthermie. Il faut cependant aussi rester vigilant en salle de sport ou la température élevée et l’absence d’aération dans ces salles sont à risque d’hyperthermie.

Quels sont les facteurs de risques de l’hyperthermie d’effort ?

Sur les courses se déroulant dans le désert comme le Marathon des Sables, les coups de chaleur ne sont pas rares.
Les courses dans le désert comme le Marathon des Sables, mais aussi les courses en milieu très humides peuvent jouer dans la survenue du coup de chaleur. ©Franck Oddoux – Cimbaly.

Les conditions météorologiques

Plus que la température élevée, c’est l’écart de température entre le début et la fin d’un effort qui est dangereux pour l’organisme. Ainsi bien sûr qu’une ambiance thermique chaude inhabituelle pour le sportif. Le sport pratiqué pendant les heures les plus chaudes de l’été expose ainsi à des risques.

La présence d’un vent chaud ou inversement l’absence de vent qui permet de rafraîchir l’organismepourra aussi jouer. Citons aussi l’absence de zones d’ombres sur un parcours et la pratique d’un sport sur un sol chaud comme le goudron noir. Enfin, le degré d’humidité dans l’air car plus il y a de chaleur humide moins l’organisme peut évacuer sa transpiration.

Les erreurs d’alimentation et d’hydratation

Ce n’est pas de boire qui refroidit mais de s’arroser la tête et la nuque notamment. Donc s’hydrater comme à son habitude est une chose, mais se rafraîchir la tête, la nuque, les avant-bras est primordial. En effet en s’aspergeant et grâce à l’évaporation ensuite, c’est ainsi que la température centrale peut être régulée.

Une mauvaise condition physique

La fatigue, le manque de sommeil, l’anxiété, la présence d’une pathologie infectieuse type rhume, rhinopharyngite et la forte température (contre-indiquée pour l’effort sportif !) occasionnent une fatigabilité. Cela peut donc provoquer un dysfonctionnement d’adaptation de l’organisme. Il convient donc d’être attentif à son état de forme avant la participation à un effort sportif.

Une pratique mal adaptée

Notamment par l’utilisation d’un équipement non adapté aux températures extérieures avec des vêtements trop lourds, non aérés, étanches, type K-way pour plus transpirer et favoriser une perte de poids recherchée par certains coureurs. Attention également aux efforts longs avec un sac à dos pouvant générer un écran anti aération.

La prise de médicament peut être responsable d’un coup de chaleur

En effet, la prise de médicament peut masquer les signes d’alerte d’une hyperthermie et notamment la vigilance du coureur. Enfin la prise d’antidouleurs et notamment d’anti-inflammatoires peut masquer les symptômes d’une hyperthermie.

Quels sont les signes de l’hyperthermie d’effort ?

Courir torse nu en pleine chaleur et sans s'hydrater, c'est risquer un coup de chaleur.
Courir torse nu en pleine chaleur, sans s’hydrater ni se rafraîchir, c’est aussi risquer un coup de chaleur. ©Adobestock

Le sportif, en plein effort dans des conditions ou circonstances météorologiques particulières ne ressent plus de fatigue, peut ne plus transpirer, n’a plus le réflexe de s’hydrater, s’essouffle anormalement. Il peut aussi vomir, présenter des crampes et avoir un comportement inhabituel avec une désorientation pouvant aller jusqu’au malaise brutal et au coma.

Il est possible aussi d’observer alors une destruction musculaire appelée rhabdomyolyse. C’est une urgence absolue pour sa prise en charge.

Quelles mesures préventives pour éviter le coup de chaleur ?

S'asperger régulièrement la tête d'eau froide, c'est un bon réflexe pour éviter le coup de chaleur ou hyperthermie d'effort.
S’asperger régulièrement la tête d’eau froide, c’est un bon réflexe pour éviter le coup de chaleur ou hyperthermie d’effort.©Adobestock

Si vous envisagez de participer à une épreuve sportive qui doit se dérouler dans des conditions météorologiques chaudes et avec une humidité importante, alors l’acclimatation à la chaleur sera primordiale. Cette adaptation entraînera une augmentation du volume plasmatique et de la transpiration dans les 10 à 14 jours, qui permettront alors de s’adapter aux conditions de l’effort.

On l’a vu, l’hydratation est importante mais il faut surtout penser à se refroidir la tête en mouillant sa casquette, son Buff très régulièrement avec si possible de l’eau glaciale. Enfin, on recommande bien sûr d’adapter sa tenue aux conditions météo mais surtout à l’effort qui va être fourni. Pas de vêtements chauds,  étanches et imperméables s’il est possible de courir en short et en manches courtes.

Que faire en cas d’hyperthermie ?

Le docteur Patrick Basset, directeur médical du semi et marathon de Paris et de l’UTMB notamment, nous donne les actions possibles à réaliser pour prendre en charge le plus vite possible un patient en hyperthermie : mettre à l’ombre le patient, le retirer des surfaces comme le goudron chaud. Immersion du corps complet (sauf la tête si inconscient) dans une piscine d’eau glacée ou arrosage en quantité importante, de la tête avec de l’eau glacée. Les choses à ne pas faire : dire de boire pour se refroidir.