Edition record pour l’Adidas 10 K Paris qui a rassemblé 30 000 coureurs au cœur de la capitale. En tête, deux athlètes Adidas, Hassan Chahdi et Margaux Sieracki.
L’Adidas 10 K Paris, dernière course parisienne de la saison confirme la tendance de ce printemps, avec un score record de concurrents. Ils étaient 30 000 au départ de l’Arc Triomphe hier matin.
Cette 7e édition inaugurait un nouveau parcours. Les participants, dont 45% de femmes, ont défilé sur une boucle tracée en plein Paris. Au programme, les quais du Jardin des Tuileries, l’église de la Madeleine, l’Opéra Garnier, le Palais de Tokyo, la pyramide du Louvre, et l’avenue Foch, comme le Marathon de Paris, pour théâtre final.
Premier à couper le fil face à l’Arc de Triomphe, Hassan Chahdi. Le champion persiste et signe après son chrono en 2h07’30’’ sur le Marathon de Londres. Il a bien récupéré et a carburé sur cet Adidas 10 K Paris, habituel rendez-vous sponsorisé par son équipementier.
« Je suis super content de ma course quelques semaines après le marathon de Londres. J’ai pris beaucoup de plaisir sur ce parcours en partant de l’Arc de Triomphe. Sur la ligne de départ, j’étais super excité, super content et je voyais que je n’étais pas le seul. Je gagne la course mais l’essentiel c’était de prendre du plaisir. », commentait le champion du jour.
Il décroche le victoire en 29’37’’, quelques secondes devant Florian Carvalho (29’43’’), talonné par Yohan Durand (29’44’’) qui renouait avec la compétition après une longue blessure.
Côté féminin, les lauriers sont revenus à Margaux Sieracki. La championne de France de cross court a cartonné, succédant à Manon Trapp, victorieuse l’an dernier. En forme aussi, après son 1h09’49’’ sous la pluie du semi-de Lille en mars dernier, Margaux s’est imposé sous le soleil pour cette dernière course capitale de la saison.
C’est aussi une fidèle de ce 10 km sur lequel elle avait dû faire l’impasse l’an dernier, victime d’une fracture de fatigue. En 32’18’’, Margaux devance la Mexicaine Citlali Cristian (32’50) et la Mauricienne Marie Perrier (33’18), toutes trois athlètes Adidas.
A noter, qu’en clin d’œil à la fête des mères, un saspoussette by Thule a permis à 200 parents de participer avec leurs bambins, certains avec des poussettes de compétition prêtées par la marque pour l’occasion.
La Asics Metaspeed Sky Paris dernière née en carbone apporte son lot d’améliorations. Une nouvelle version plus légère, plus confortable et toujours aussi dynamique.
[all4affiliates id= »54581″ title= »Test Asics Metaspeed Sky Paris »]
Cette nouvelle Asics Metaspeed Sky Paris à plaque de carbone a perdu 22 g et est désormais moins rigide que le modèle précédent. La plaque carbone, située plus haut dans la semelle intermédiaire, permet un retour d’énergie très réactif qui donne la sensation d’être propulsé vers l’avant et incite ainsi à allonger la foulée.
La maille du chaussant maintient le médio-pied parfaitement en place, tout en étant respirante et très confortable. La languette très fine, pensée pour alléger la tige au maximum, nécessite de bien ajuster le serrage pour ne pas comprimer le cou-de-pied. Côté semelle externe, la combinaison de caoutchouc et de crampons permet une bonne adhérence même sur le bitume lisse et mouillé. Attention, comme sur tous les modèles de ce type, il faut être attentif à ne pas avoir trop d’appui talon, car l’usure est très rapide sur l’arrière de la chaussure.
Asics Metaspeed Sky Paris, un gain de confort
A l’usage, lors des séances de seuil, on apprécie l’avant-pied un peu plus large, et le confort général, en particulier grâce à la doublure souple à l’intérieur du talon, qui supprime toute irritation au niveau du tendon d’Achille. Par temps chaud, on ressent l’air circuler, gage d’une bonne respirabilité réduisant le risque de surchauffe en fin de marathon.
Petit détail, les lacets nervurés ne se défont pas aisément et évitent les désagréments ! Un point de vigilance toutefois : la stabilité, car la base de la chaussure est plus étroite que celle des autres marques, et peut déstabiliser dans les devers sur les côtés des petites routes. En conclusion, sur ce type de modèle, elle rivalise avec les autres leaders comme Nike.
Les notes du testeur. Amorti : 14/20 Confort : 18/20 Dynamisme : 18/20 Souplesse : 18/20 Stabilité : 14/20
LES + Confort, souplesse, dynamisme, légèreté. LES – Fragilité de la semelle extérieure au niveau du talon.
Poids : 183 g en 42.5 – Drop : 5 mm – Prix : 250 €
Utilisation : Entrainements et compétitions sur route du 5km au marathon pour coureur d’un poids inférieur à 80 kg.
[all4affiliates id= »54581″ title= »Test Asics Metaspeed Sky Paris »]
Mustapha Lhamzi, camarade de club de la championne Anaïs Quemener a battu le record de France de marathon master 3 (50-54 ans) en 2h24’17, à Séville en Espagne. Le couronnement d’un parcours atypique.
Une fois le portique franchi, Mustapha Lhamzi a tenu à tout prix à rester dans l’aire d’arrivée du marathon de Séville. Pas pour profiterdu soleil andalou ou d’une douceur quasi inespérée pour un 18 février. Le coureur originaire de Seine-Saint-Denis trépigne d’impatience à l’idée d’annoncer une bonne nouvelle. Il vient en effet de battre le record de France des masters 3 (50-54 ans) en bouclant les 42,195 km en 2h24’17. C’est 2’19 de mieux que Mohammed El Yamani, son exemple. Quelques minutes plus tard, sa coéquipière Anaïs Quemener bat son record personnel de près de quatre minutes en 2h28’43 et se rapproche des minima olympiques.
Mustapha Lhamzi, avec Anaïs Quemener et Ricardo Andrade, trois coureurs de La Meute Running, à l’arrivée du marathon de Berlin en septembre dernier.
Les deux coureurs de La Meute Running tombent dans les bras l’un de l’autre. Radieux et incrédules. Cette joie récompense de longs mois d’entraînement intensifs, pour l’un comme pour l’autre. La performance d’Anaïs est une source d’inspiration pour de nombreuses femmes atteintes d’un cancer du sein, une maladie qu’elle a combattue en 2015 à l’âge de 24 ans. Son parcours est raconté dans le livre ‘‘Tout ce que je voulais, c’était courir’’, paru début avril chez Flammarion.
L’exploit de Mustapha, lui, est une référence pour les masters, une lueur d’espoir face au temps qui passe, à la vieillesse insidieuse qui gagne du terrain et détériore les chronos au fil de l’eau. Sa devise est d’ailleurs : « L’âge n’est qu’un chiffre ».
Ancien judoka
Mustapha Lhamzi à Séville en février dernier, son marathon record en master 3 en 2h24’17 ».
« Si moi j’y suis arrivé, tout le monde peut y arriver. Rien n’est jamais impossible », dit-il avec enthousiasme et une pointe de modestie. Débuter sur marathon en 4h48′ à 34 ans et parvenir à un temps de 2h24′ à 53 ans n’est cependant pas à la portée du premier venu. Cela tient à de nombreux facteurs et à son parcours personnel.
« J’ai débuté la course à pied tardivement, vers l’âge de 30-35 ans car j’ai pratiqué passionnément le judo durant 25 ans à Dugny, ma ville de cœur où j’ai grandi. Durant mon adolescence, mon professeur Jean-Pierre Kammerer m’a donné la chance de ne pas traîner dehors et de canaliser mon énergie. Le judo m’a appris le respect, l’amitié, l’honneur, la sincérité et le courage. Je lui dois beaucoup », explique l’ancien judoka, qui participa à un Championnat de France. Mais arrivé à la trentaine, le sentiment d’avoir fait le tour et les risques accrus de blessure le conduisent à raccrocher son kimono.
Mustapha Lhamzi, coureur après 30 ans
Mustapha Lhamzi, sur le marathon de Berlin 2023.
« À partir de 2001, avec un ami d’enfance Franck Hersan, nous avons commencé à courir ensemble et a participé chaque année aux 10 kms de Dugny et de Drancy où j’avoisinais les 43 minutes. Ça m’a mis sur la voie de la course à pied ». En 2005, premier marathon à Paris. « On s’entraînait comme on pouvait, sans Strava, sans montre connectée. Nous faisions trois ou quatre sorties longues par semaine. Le jour J, la deuxième partie de course avait été extrêmement dure mais je n’avais pas jeté l’éponge. Je considérais le fait d’abandonner comme la solution de facilité…». Frustré par cette première expérience, il revient l’année suivante et finit à l’orgueil sous les 4 heures (3h59). Mais jusqu’en 2017, sa pratique, en dilettante, ne lui permet pas de progresser malgré un mental bien au-delà de la moyenne.
Régime et nouveau rythme
« J’avais un travail prenant, aux horaires difficilement compatibles avec une pratique assidue et à haut niveau. Et puis, mon gabarit plutôt carré (1,70 m pour 70 kg) n’aidait pas », précise l’employé du groupe Artémys (acteur majeur sur le marché des technologies de l’information), passé à force d’efforts, d’un BEP de tourneur-fraiseur et d’un emploi de vendeur d’ondulateurs au statut d’ingénieur d’affaires. « En 2017, j’ai suivi le même régime que ma femme Adeline Bozec. J’ai perdu rapidement huit kilos. Ça a été une première étape décisive ».
En 2020, le confinement puis le fort développement du télétravail lui donnent l’occasion de s’organiser différemment et de courir enfin régulièrement et de se découvrir des aptitudes insoupçonnées. « Au début, je courais tout seul, sans eau ni sac à dos, en ignorant tout du fractionné dont je ne percevais pas l’utilité. Il m’arrivait de parcourir la distance d’un marathon à l’entraînement, juste pour me prouver que je pouvais le faire. À cette époque, je n’avais aucun plan d’entraînement. J’avais juste en tête de garder une allure de moins de 4 minutes par kilomètre. Je partais pleine balle et j’essayais de tenir le plus longtemps possible », se souvient-il.
Conquis par La Meute
Mustapha Lhamzi, avec Anaïs Quemener et Ricardo Andrade, trois coureurs de La Meute Running, à l’arrivée du marathon de Berlin en septembre dernier.
« C’était du n’importe quoi. Pourtant, un jour, j’ai réalisé 2h48 sur un marathon à l’entraînement…Peu après, sur une de mes sorties longues, j’ai croisé un voisin, Benoit Attard, qui m’a proposé de rejoindre son club : La Meute Running. Sur le coup, j’ai refusé sa proposition. Je m’étais juré que l’US Dugny serait mon seul club. En bonne personne fidèle, je ne voulais pas avoir le sentiment de trahir mon club de judo. Et puis, comme c’est un sport différent et que l’ambiance et les valeurs à La Meute sont excellentes, je me suis laissé tenter ».
Dans ce club créé en août 2020 à Mitry-Mory, il trouve tout ce qui lui manquait jusque-là. « Je peux à la fois partager des instants de ‘‘déconnade’’ et des séances d’entraînements très dures où l’émulation d’un groupe est fondamentale. Comme ce n’est pas un club d’athlétisme mais de course à pied où l’on trouve des marcheurs comme des ultra-traileurs, on partage tous la même passion du fond, à tous les niveaux. Chacun apporte son expérience », loue Mustapha, qui a trouvé dans ce club chaussure à son pied.
Guidé par ‘‘Nono’’
Mustapha Lhamzi, à Séville en février dernier.
« J’ai la chance de bénéficier des conseils d’un fabuleux coach qui s’est adapté à mon profil. Jean-Yves Quemener (le papa d’Anaïs, surnommé ‘‘Nono’’) me propose des plans structurés et cohérents et me donne la chance de m’entraîner avec Anaïs (Quemener), Ricardo (Andrade) finisher du dernier marathon de Berlin en 2h27 et Lahcène (Fekih), recordman de France master 3 sur 5 000 m, 10 000 m, 10 km et 20 km et champion de France de sa catégorie sur 10 km à Roanne ». Leur présence constante l’aide à repousser ses limites lorsqu’il effectue des séances de fractionné en côte ou sur la piste de Mitry-Mory, réalise des sorties à allure marathon le long du canal de l’Ourcq ou teste ses allures dans la Parc de la poudrerie.
De 2h48 à 2h24 au marathon
« Je m’entraîne désormais sept fois par semaine et teste des séances biquotidiennes le mardi et le jeudi. Ce type d’entraînement, associé à une bonne hygiène alimentaire et à une hydratation optimale (2 litres d’eau par jour), m’a nettement fait progresser sur marathon ». En deux ans, son record personnel a progressé de 24 minutes : 2h47 à Montpellier, 2h43 à Marrakech, 2h39 à Deauville, 2h34 à Rome, 2h28 à Berlin et 2h24 à Séville. À ce train-là, Mustapha Lhamzi pourrait battre en 2026 le record du monde master 4 (55-59 ans) détenu depuis 1986 par Piet Van Alphen en 2h25’56. Affaire à suivre…
Le but de l’entraînement est d’optimiser le potentiel du coureur afin qu’il donne le meilleur sans se blesser ni se surentraîner. C’est le principe de la surcompensation. Explications.
Que se passe-t-il dans notre corps pendant qu’on suit sagement un plan d’entraînement ? Pourquoi nous sentons-nous devenir plus fort à chaque séance ? La réponse, c’est la surcompensation et c’est grâce à ce principe, au cœur même de nos plans d’entraînement, que l’on peut courir après de nouveaux objectifs.
Le corps, conçu pour devenir de plus en plus fort
Comment ? Grâce à un merveilleux mécanisme naturel de réadaptation de l’organisme qui se régénère en permanence pour devenir plus fort. En effet, après un effort, puis un temps de repos nécessaire et suffisant, notre corps récupère plus que ce qu’il possédait à l’origine.
Cela veut dire qu’après avoir subi un stress (avec un entraînement donc) notre corps développe une capacité fonctionnelle supérieure. Et c’est tout le but de l’entraînement qui pour rappel, est « la somme des exercices adaptés, à intensité progressivement croissante, qui aboutissent par des modifications biologiques, physiques et techniques à la réalisation de la plus haute performance possible » comme l’a définit Georges Cazorla, célèbre préparateur physique français.
Quand on se penche sur un plan d’entraînement, celui-ci est quasiment toujours composé de séances en mode jogging (endurance fondamentale), de sessions courtes et intensives (fractionné, séances de seuil) et de sorties longues. Aussi, on constate qu’il y a des phases dans chaque plan. Une phase de préparation générale, suivie par l’une des semaines de préparation spécifique, entrecoupées de jours voire de semaines de relâchement dans le cadre de préparations plus longues. La diversité et la position des séances et des phases ne doivent rien au hasard, et les jours de repos ne sont pas une simple récompense dont on pourrait se vanter de ne pas avoir besoin. C’est justement le phénomène de surcompensation.
Une alternance de séances pour perturber-reposer son corps
Elle est en effet directement liée à ce qu’on appelle l’homéostasie. Quèsaco ? Il s’agit d’un processus naturel de régulation qui a pour objectif de maintenir le corps dans un état d’équilibre afin d’assurer son bon fonctionnement. Concrètement, cela signifie qu’on perturbe volontairement notre corps avec des séances intenses – coucou le fractionné, bonjour le seuil ! – puis on se repose en « faisant le plein » avec, entre autres, une bonne hydratation et une alimentation équilibrée pour retrouver l’énergie utilisée.
Durant ce repos, le corps va toujours tout faire pour retrouver son équilibre et grâce à la répétition de ces alternances de « perturbation-repos » il se prépare chaque fois mieux pour répondre à ce que vous lui demandez.
D’où la présence du préfixe « sur » dans « surcompensation » : non seulement vous vous remettez de chaque séance difficile, mais c’est votre niveau général qui s’élève à chaque fois.
Mais attention la sollicitation à l’entraînement soit suffisamment intense. Interviennent alors les notions de charges interne et externe. La charge interne regroupe les caractéristiques de l’entraînement (intensité, durée, récupération). La charge externe concerne les adaptations de l’organisme (fréquence cardiaque, fréquence ventilatoire, consommation d’oxygène).
Ainsi le calibrage précis des différents paramètres de l’exercice (intensité, durée, nombre de répétitions, durée et nature de la récupération…) doit faire l’objet d’une attention toute particulière car c’est lorsque tout est bien calibré que l’on progresse.
Les 3 phases de la surcompensation
Phase 1 – réalisation de l’effort
Durant ces séances – physiologiquement, on parle de stress – il n’est pas rare de ressentir un manque de confort, voire de baisse de niveau de performance. Il ne faut pas s’inquiéter, c’est normal : vous êtes dans la première période de travail, la phase dite de désadaptation.
Phase 2 – récupération : l’adaptation Ça y est, le corps s’est remis du premier choc, il s’habitue aux stress (dans le sens physiologique) de l’entraînement. Vous sentez que votre performance augmente, et ceci malgré une charge de travail plus importante qu’au début. Profitez, c’est l’heure de faire des grosses séances tout en se sentant en forme.
Phase 3 – surcompensation : progression
Il est temps de reposer et de soulager l’organisme avec des séances moins intenses – la fatigue est bien là et il est temps de récupérer et de récolter les fruits des phases antérieures : notre niveau physique est supérieur à notre niveau de base.
Les facteurs de contre-performance
Comprendre le principe de surcompensation est primordial pour s’entraîner de manière efficace et ainsi progresser. Vous l’aurez compris, courir toujours au même rythme, même souvent, ne nous fera pas progresser. La raison en est l’absence de stimuli – le corps s’est adapté et s’ennuie en quelque sorte. Le meilleur programme d’entraînement sera celui qui trouve le plus juste équilibre entre la fatigue physique engendrée par une séance et récupération. Sans en faire trop !
Car on voit aussi souvent des coureurs se vantant d’enchaîner les séances intenses sans respecter de temps de récupération. Une tactique inefficace à court et moyen terme ! Enchaîner par exemple des séances de fractionnés sans laisser un temps de repos nécessaire peut conduire rapidement à un état d’épuisement, de blessure et de contre-performance, on parle alors de surentrainement.
Autre moyen d’empêcher la surcompensation : faire du « travail négatif », c’est-à-dire courir à une allure trop élevée par rapport à son niveau et terminer dans un état d’épuisement qui n’est pas récupérable malgré le respect du jour de relâchement ou repos.
Bref, la prochaine fois qu’on vous interpelle lors d’un jour de repos, vous pouvez dire sans aucune mauvaise conscience : « Je suis en train de progresser ! » Comme pour beaucoup de choses dans la vie, la surcompensation nous prouve que c’est le juste milieu et la diversité qui font notre bonheur et favorisent notre succès.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/05/surcompensation-4.jpeg534800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2024-05-23 07:08:002024-05-21 11:11:23Surcompensation, la clé de la progression
Orange, partenaire des Jeux olympiques de Paris 2024 met en jeu les 100 derniers dossards pour le Marathon pour Tous, prévu le 10 août. Ce challenge connecté sera la dernière chance de participer à cette épreuve historique.
Le compte à rebours est lancé avant le Marathon pour Tous, très attendu. Orange met en place l’ultime challenge pour décrocher les 100 derniers dossards disponibles pour cette première épreuve olympique ouverte au grand public. Il s’agit d’un challenge connecté à réaliser entre le samedi 25 mai minuit et le vendredi 31 mai 23h59.
Un challenge Team Orange Running x Marathon Pour Tous sur Strava
Après cela, le participant recevra un mail avec lien pour valider sa participation et être éligible au tirage au sort. Pour preuve, il devra communiquer l’adresse web de son activité Strava liée au challenge. Afin qu’Orange puisse avoir accès aux détails de son activité, il faudra paramétrer son contrôle de la confidentialité. Activer « Tout le monde » sur la page de profil et activité.
Après ce challenge, le quota maximal sera atteint. Les 20 024 dossards pour ce Marathon pour Tous seront attribués. Sachant qu’il aura autant de concurrents sur le 10 km, déjà complet organisé de concert le 10 août au cœur de Paris.
L’alternative Marathon pour Tous en version connectée
Il sera possible de courir le Marathon pour Tous de manière connecté, en version immersive via l’application Kinomap.
Ceux qui n’ont pas décroché le fameux graal auront toutefois la possibilité de se joindre à la fête à distance, de manière connectée.
Via l’application Marathon pour tous, l’organisation espère rassembler un million de participants, pour célébrer ainsi en grand, les Jeux et le sport.
Le Marathon pour Tous connecté débutera le samedi 10 août à 8 heures, (départ des athlètes hommes) et s’achèvera le 11 août à 20 heures (cérémonie de clôture).
Le créneau est large pour permettre une bonne gestion des fuseaux horaires – la course est disponible dans le monde entier.
En France, la course pourra se faire en solo ou en groupe. De nombreux départs collectifs seront programmés dans les 4000 villes labellisées ‘Terre de Jeux’. Par ailleurs, une option « immersive » sera possible en partenariat avec l’application Kinomap.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/05/Marathon-pour-tous-Orange-1.png737976Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2024-05-21 11:04:592024-05-21 11:05:00Les 100 derniers dossards du Marathon pour Tous à gagner
Réussir un 10 km en dernière minute, c’est possible. Même si vous venez de terminer un semi ou un marathon. Découvrez nos programmes sur-mesure.
Si vous avez couru régulièrement ces derniers temps, vous pouvez prévoir un 10 km dans seulement 15 jours. Il va toutefois falloir optimiser ce court laps de temps. Et cela en fonction de ce que vous avez fait au cours des semaines précédentes. Si vous n’avez pas fait de compétition depuis un certain temps, le 10 km est idéal pour vous (re)lancer. C’est la distance préférée des coureurs.
Aussi bien des débutants à qui elle ne fait pas trop peur, que des athlètes confirmés à qui elle permet d’aller vite ou de préparer des épreuves plus longues. A condition de vous être entraîné 2 à 3 fois par semaine au minimum ces derniers mois, vous êtes en capacité d’accrocher un dossard pour un 10 km. N’en faites pas plus qu’indiqué dans ce programme, et n’augmentez pas brutalement votre nombre de séances hebdomadaires : les séances facultatives de ce plan sont là pour que vous puissiez l’adapter à votre niveau de pratique.
Vos 15 derniers jours à la loupe pour réussir un 10 km
J-15 : Footing 40 à 45 minutes (Séance facultative)
J-14 : Footing 55 minutes à 1 h
J-13 : Repos
J-12 : Footing 25 minutes + 5, + 2 séries de (8 x 30 s à 100% de VMA, récup en trottinant 30s) et récup 2 min entre les deux séries, retour au calme en footing 10 minutes
J-11 : Footing 50 à 55 minutes (séance facultative)
J-10 : Footing 1h à 1h05 dont 4 x 5 minutes à vitesse spécifique 10 km, récup 2min30s en footing
J-9 : Repos
J-8 : Footing 45 minutes + 8 accélérations, retour au calme en footing 5 minutes (séance facultative)
J-7 : Footing 1h à 1h10
J-6 : Repos
J-5 : Footing 35 à 40 minutes
J-4 : Footing 25 minutes + 5 accélérations, + 10 x 40 s à 100% de VMA, Récup en trottinant 30 s, retour au calme en footing 10 minutes
J-3 : Footing 40 minutes + 8 accélérations, retour au calme en footing 5 minutes (séance facultative)
J-2 : Repos
J-1 : Footing 30 minutes + 5 accélérations, retour au calme en footing 5 minutes
J : Compétition sur 10 km (footing 20 minutes + 5 accélérations en échauffement)
Réussir un 10 km 15 jours après un semi
Le 10 km va vous permettre de retrouver des sensations de vitesse et de dynamisme après votre semi-marathon. D’une durée de 40 à 55 minutes pour la majorité des compétiteurs, l’effort vous semblera bien court après les 1h15 à 2h environ que vous avez passées sur votre dernier semi ! Côté préparation, grâce à vos acquis d’endurance et de maintien d’un fort pourcentage de votre VMA (Vitesse Maximale Aérobie), vous pourrez effectuer des répétitions de 1 minute (au lieu des 30 secondes) en J-12, et de 45 secondes (au lieu des 40s) en J-4. En ce qui concerne les fractionnés à l’allure spécifique du 10 km, vous pourrez là-aussi allonger les sessions à 6 minutes (au lieu de 5) en J-10.
Un 10 km 3 semaines après un marathon
Vous pensez avoir perdu en vitesse en préparant votre marathon ? Détrompez-vous, de nombreux coureurs ont la surprise de battre ensuite leurs records sur piste ou sur route. Profitez donc de l’assiduité de votre préparation marathon, pour tenter une perf sur 10 km ! Avant d’entamer vos deux semaines de préparation, prévoyez tout de même au minimum une semaine de régénération. D’ailleurs, deux semaines constitueraient un délai plus raisonnable. Ainsi, vous aurez 4 semaines entrevotre marathon et votre 10 km. La préparation marathon, puis le marathon ont conduit à un épuisement de vos réserves énergétiques, à une perte de liquide et de sels minéraux, et à une forte concentration de déchets dans votre organisme. Tout cela a momentanément réduit vos facultés. Vous êtes fatigué, et c’est bien normal. Mais pendant les deux semaines de repos relatif suivant votre marathon, vous avez remonté le niveau de vos réserves à un état supérieur à ce qu’il était au début de votre préparation. Si vous avez respecté ce temps de régénération indispensable, le phénomène de surcompensation va donc vous amener dans un état de forme supérieur sur ce prochain 10 km.
Comment gérer après son marathon ?
Contrairement aux idées reçues, l’entraînement long effectué pour le marathon, ne réduit pas vos capacités à aller vite sur 10km. A cela plusieurs raisons. D’abord car en allongeant vos séances et en augmentant votre kilométrage hebdomadaire, vous avez développé des capacités aérobies qui sont prépondérantes sur cette distance. D’autre part, si vous avez suivi un programme d’entraînement cohérent, vous avez aussi travaillé votre VMA et votre temps de maintien de celle-ci. Grâce à ces acquis d’endurance et de maintien d’un fort pourcentage de votre VMA, vous pourrez effectuer des répétitions de 1 min en J-12 (au lieu des 30s), ainsi qu’en J-4 (au lieu des 40s). En ce qui concerne les fractionnés à l’allure spécifique du 10 km, vous pourrez là-aussi allonger les sessions à 8 min (au lieu de 5 min) en J-10, mais avec seulement 2 répétitions.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/reussir-un-10-km.png367567Isabelle Guillothttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngIsabelle Guillot2024-05-16 12:05:002024-05-16 13:02:04Dernière minute : réussir un 10 km en 15 jours
Pour son premier 100 km, à Steenwerk dans le Nord, le 8 mai, Marie-Ange Brumelot a réalisé l’exploit d’être la première européenne à descendre sous les 7h sur la distance. Malheureusement, son record ne sera pas validé en raison d’un imbroglio entre l’organisation de la course et la fédération.
Discrète, Marie-Ange Brumelot. Malgré son record en 2h33′ (à Rotterdam en 2024) sur marathon, la Française, licenciée à Saint-Julien 74 mais installée à New York reste peu connue. En novembre dernier, elle avait terminé le mythique marathon de New York en 2h40’, 13e femme et deuxième européenne.
6h56’54 » sur 100 km, le record d’Europe, pour rien…
Photo de @justinsorensen sur les 100 km de Steenwerk, partagé sur l’instagram de Marie-Ange Brumelot (@marie11201)
Cette fois, c’est sur 100 km qu’elle a brillé. Haut et fort. Marie-Ange Brumelot a couru son premier 100 km à Steenwerk, dans le Nord. Chrono gagnant en 6h56’54 ». Elle termine même à la 4eme place au classement général avant les trois boucles du parcours avec une belle régularité. Vitesse moyenne de 14,39 km/h, 4’10 »/ km : un train d’enfer !
En plein pont de l’Ascension, son exploit est passé presque inaperçu. Pourtant, elle devient ainsi la première européenne à descendre sous les 7h, explosant le record de Floriane Hot, signant la deuxième performance au monde après celle de la Japonaise Abe Tomoe.
Hélas, son exploit ne sera pas homologué par la Fédération Française d’Athlétisme.
Pourquoi son record ne sera-t-il pas homologué ?
Photo de @justinsorensen de Marie-Ange à l’arrivée sur les 100 km de Steenwerk, partagé sur l’instagram (@marie11201)
En effet, la course a perdu son label national alors qu’elle était support des championnats de France l’an dernier. La raison ? Un différend administratif entre l’organisation et la fédération « qui a exigé un droit de regard sur le montant de l’inscription à savoir l’imposition d’un tarif majoré pour les non licenciés », ce que l’organisation a refusé d’exécuter.
Marie-Ange Brumelot a eu connaissance de ce différend une semaine avant l’épreuve, dépitée. Quel dommage pour l’athlète, privée du plus beau chrono de sa carrière, comme pour le sport tricolore.
Toutefois, la Fédération a pris en compte son résultat pour la sélection en vue des championnats du monde, prévus en Inde en décembre prochain. Mais pour le record européen, la fondeuse devra réitérer l’exploit. Et sur un 100 km labellisé cette fois.
Notons qu’avec Marie-Ange Brumelot, Floriane Hot, championne du monde 2022 et Camille Chaigneau vice-championne du monde 2022, la France compte dans ses rangs les trois meilleures performeuses européennes sur 100 km.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/05/Marie-Ange-Brumelot-100km-Steenwerck-2024.jpeg1108698La Rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa Rédaction2024-05-14 14:08:222024-05-16 14:14:01Record d’Europe sur 100 km pour Marie-Ange Brumelot
La Salomon S/Lab Spectur vient juste de sortir. Et cette chaussure à plaque carbone spécialement conçue pour les coureurs « de tous les jours » est très convaincante !
Après avoir lancé au début de l’automne 2023 sa S/Lab Phantasm 2, une chaussure qui s’adresse aux coureurs élites, Salomon propose désormais un S/Lab Spectur.
Changement de paradigme
Fabriquée avec les toutes dernières technologies, elle est conçue pour offrir les mêmes avantages aux coureurs qui n’ont pas une foulée d’élite ! Sur les paires en carbone, la forme rocker, les plaques rigides et les talons étroits sont conçus pour un groupe très fermé de coureurs rapides.
Cette S/Lab Spectur change le paradigme. Elle possède une plateforme talon plus large afin d’améliorer la stabilité, sa tige est plus rembourrée, et son drop de 8 mm plus protecteur.
Elle est équipée d’une plaque en carbone spécifique, plus douce mais néanmoins réactive, intégrée dans une mousse à double densité.
Un bon équilibre entre propulsion et stabilité
En l’enfilant, dès la première minute, on se sent bien ! En courant, même à allure modeste, on ressent un équilibre parfait entre propulsion et stabilité.
La plupart des coureurs de milieu de peloton touche le sol d’abord par le talon. C’est pourquoi la stabilité et la transition talon-pointe ont été les aspects essentiels pris en compte dans la conception de cette S-Lab Spectur.
La chaussure déroule bien au sol, avec un contact stable qui procure un dynamisme constant. L’accroche est importante sur le goudron mouillé avec la semelle externe en Contagrip fait très bien le job.
On a beaucoup aimé courir avec cette Salomon en ce début d’année.
Prix : 220 € – Poids : 235 g en 42.5 – Drop : 8 mm
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/12/Salomon-SLAB-Spectur-1.png800800Serge Morohttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSerge Moro2024-05-12 07:42:002024-05-06 16:40:59Salomon S/Lab Spectur, la magie carbone pour tous
Figure emblématique de la planète running, Michel Bach retrace sa vie toute en relief dans un livre choral en forme d’hymne à la joie. Ce drôle d’oiseau y célèbre la vie, les gens qu’il aime tant, et la beauté du monde qu’il arpente depuis 40 ans en courant déguisé, avec sa célèbre Tour Eiffel notamment.
Un monument assurément, Michel Bach. On le connaît d’abord pour sa fameuse Tour Eiffel. De New York à Londres en passant par Barcelone, Dublin et bien sûr Paris, il a couru avec elle les plus grands marathons, se faisant ainsi meilleur ambassadeur de la France.
L’emblème est fort, le déguisement imposant. 3m20 d’envergure et 12 kilos pour sa grande dame, réplique au 1/100e de l’originale. La sienne n’est pas en fer mais en carbone et escamotable pour faciliter son transport. Car elle voyage régulièrement depuis près de vingt ans.
L’an dernier, à 77 ans, Michel Bach a embrasé le Strip, célèbre boulevard de Las Vegas. Six heures de parade, une formidable standing-ovation, mais tout sauf une simple balade… Car porter un monument sur son dos, est pour le moins contraignant. Mais l’homme, plus tout jeune et bien frêle – 1,83 mètres pour 60 kilos tout mouillé – est diablement endurant, toujours partant pour s’amuser.
Ce déguisement totem l’a rendu célèbre, amusant les coureurs dans le monde entier. Mais sa malle à carnaval déborde d’autres costumes originaux, tous patiemment confectionnés par ses soins.
Une vie haute en couleurs
Michel Bach se raconte dans un livre mis en scène par Pascal Pioppi (Editions Havas, disponible en librairie) dont les bénéfices seront reversés à la ligue contre le cancer.
Depuis 40 ans, ce joyeux drille promène sa malice en arc-en-ciel en se permettant toutes les fantaisies. Pourquoi donc se prendre au sérieux ? Il cavale ainsi à l’envi en marquise, papillon, montgolfière, pirate ou fille de petite vertu. C’est selon, à l’inspiration. Un rien provoc, il assume ses accoutrements les plus délirants, qui ont fait jaser sur les grandes épreuves du calendrier. Au Médoc, à Paris, Millau, Caen comme ailleurs.
Michel Bach, en montgolfière sur la Corrida d’Issy.
Ce printemps, ce drôle d’oiseau sort un livre. Pour laisser une trace de ses frasques, mais surtout célébrer l’amitié et la course à pied. Fruit de longues conversations avec son ami journaliste Pascal Pioppi, l’ouvrage, jubilatoire, rassemble des centaines d’anecdotes de potes et de nombreuses photos souvenirs. Le ton est volontiers léger, mais le propos profond reflétant sa personnalité, rare et bourrée d’humanité.
« La connerie n’a pas de limite, c’est dans ce domaine que j’ai le plus de foncier et là, je peux encore faire des podiums !», lâche-t-il ainsi au détour d’un chapitre.
A bientôt 80 ans, il a encore des « bêtises à faire », n’ayant pas vu le temps passer, trop occupé à croquer la vie à petites foulées sur les routes comme les sentiers.
Car Michel Bach est aussi un grand bourlingueur, fan de raids aventure de tous genres. Sur les sentiers, une autre signature, un chapeau orné de plumes et de grigris, souvenirs de ses épopées. Avec ce couvre-chef porte-bonheur, il s’est ainsi baladé sur les plus grandes épreuves d’ultras.
En France (Diagonale des Fous, 6 000D, Ultra Marin…), mais aussi à l’étranger, au Sri Lanka, en Amazonie, en Guinée, au Cambodge, en Inde, sur l’île de Java ou encore en Grèce. En 2000, le Spartathlon, non-stop de 246 km reliant Athènes à Sparte fut son périple le plus exaltant. En 35h49’ d’efforts continus, il est allé au bout du bout de lui-même.
23 médailles du Marathon de Sables
MDS, des sables émouvants, et toujours une grande aventure humaine.
Dans sa longue liste de courses, le Marathon des Sables tient une place de cœur. Michel Bach totalise 23 participations. La première en 1987, une vraie révélation, la dernière en 2016. Peinant à s’alimenter pendant l’effort, il en même est le recordman involontaire de perfusions. Mais cela ne l’a pas empêché de vivre chacune de ses traversées du désert avant tout comme une aventure humaine extraordinaire.
Course, partage et voyage, combiner ce tiercé a pour sûr changé sa vie, il y a près de 40 ans. Ce père de trois enfants est parti de rien. Ancien camelot vendant des breloques sur les marchés, il est devenu chef d’entreprise, puis a investit dans l’immobilier. Cela l’a rendu privilégié. Il fait le choix de prendre une retraite anticipée.
« A 40 ans je pouvais casser la baraque en amassant encore plus de fric mais j’ai senti qu’il me fallait vivre autre chose, en allant à la découverte du monde et des gens. Le bonheur pour moi, c’est cela. », résume-t-il.
Quand a-t-il commencé à courir ? Dans les années 80, à l’aube de la quarantaine donc. Avant, l’homme courait plutôt après les femmes. En courant, il s’est vite donné à fond, avec un certain goût pour la compétition, cumulant alors 5 000 kilomètres par an, avec de jolis records (1h17’ sur semi, 2h50′ sur marathon). Déguisé bien sûr, depuis (presque) le premier jour.
Très vite, les aventures au long cours lui ont fait du pied. Celles de ses amis Patrick Bauer, fondateur du Marathon des Sables et d’Alain Gestin, organisateur de non-stop (333 au Niger ou 222 au Sénégal) notamment. Mais il s’est aussi organisé des « off », en traversant la Vallée du Nil, en reliant Chicago-Los Angeles en relais, ou encore, en effectuant plusieurs Paris-Honfleur.
Le cancer, une course sans dossard
A la mode 70’s, un petit air de Mich Jagger, et le sourire, toujours.
En 2010, cet amoureux de la vie a été rattrapé par la maladie. Cancer agressif de la gorge. Pas de quoi entamer son éternel optimisme, résumé en un invariable mantra : « un jour de bon, un jour de mauvais, c’est deux jours de passés ».
Reste qu’il a vécu de longs mois du bout des lèvres. Quatre interventions chirurgicales lourdes, douze semaines de radiothérapie, six semaines de chimio… « Ce cancer, ce fût une épreuve supplémentaire à laquelle je ne m’étais pas inscrit. Mais je n’avais pas le choix dans cette nouvelle course. Je savais que cela n’allait pas être une promenade de santé », commente-t-il.
50% de chance de s’en sortir, lui a t-on asséné. Une chance sur deux, saisie à bras le corps, fort d’un mental gagnant. « Un sportif possède un second souffle, en tout cas, face à la maladie, j’ai tout fait pour m’en sortir. Le moral agit sur le physique, je l’ai vérifié. Une fois remis sur pieds, j’ai repris mes conneries avec ma Tour Eiffel sur le dos et les grands raids », raconte-t-il à propos de ce cancer vaincu.
Des rêves plein la tête
En pirate, avec un « bateau char »pour les copains, sur un Marathon du Médoc il y a quelques années.
Aujourd’hui, ce globe-trotteur a fait un trait sur les non-stop, trop exigeants, mais rêve encore d’échappées belles en terres inconnues. Pourquoi pas l’Australie, ou la Guinée. Michel trottine désormais pour s’entretenir, accompagné de Sylvie, sa compagne, de toutes de ses aventures.. « Je cours tant que j’ai encore la force de le faire mais uniquement par plaisir, parce que je suis encore vivant. Je profite simplement car je sais qu’à un moment, je ne pourrai plus… »
Ça n’est pas pour demain. Le 10 août prochain, Michel Bach rêve de courir le Marathon pour Tous des Jeux Olympiques. Avec sa Tour Eiffel bien sûr, pour une longue parade symbolique, la dernière, en forme d’apothéose. Mais pour l’heure, les jeux ne sont pas faits, car les dossards pour ce rendez-vous historique se font bien rares…
Michel Bach toujours déguisé sur le Marathon de Marne-et-Gondoire qu’il organise en Seine-et-Marne.
Quoi qu’il en soit, on le retrouvera ensuite sur le Marathon de Marne et Gondoire, en Seine-et-Marne. Et oui, ce joyeux coureur est aussi un gentil organisateur. Depuis 17 ans, avec une bande d’amis, il organise des épreuves champêtres (maratrail, relais et 12 km, et courses enfants) autour du Parc du château de Rentilly, réputées pour l’ambiance débridée. Cette année, ce Marathon de Marne-et-Gondoire, habituellement calé au printemps aura exceptionnellement lieu le 29 septembre.
Avant cela, un passage obligé par le Médoc, incontournable ! Pour Michel, une 28e participation à ce marathon festif inimitable. Le déguisement n’est pas encore conçu sur le thème ‘faites vos jeux’, mais on peut compter sur lui pour figurer en guest-star de ce grand canarval.
Le champion Erik Clavery détaille sa méthode d’entraînement dans L’Ultra-endurance autrement. Un livre passionnant qui invite à (re)penser son entraînement à 360° en vue d’un ultra-trail notamment.
Erik Clavery, ce n’est pas n’importe qui. Champion du monde de trail en 2011, 4e et 6e de la Diagonale des fous, 6e et 8e de l’UTMB, recordman de France sur 24h, recordman du GR10…
Ce Nantais affiche un palmarès long comme le bras qui s’allonge un peu plus chaque saison. Ce printemps, il vient de boucler une folle traversée le long du canal de Nantes à Brest en 364 km et moins de 46 heures.
Se préserver à l’entraînement pour mieux se dépasser
Erik Clavery, lors de sa traversée non-stop de Nantes à Brest en suivant le canal (364 km).
On retrouvera cet été sur les sentiers corses du Restonica Trail avant une sixième Diagonale des Fous en octobre. Et la suite est déjà écrite. Pour les quatre prochaines années…
En 2024, ce sera le GR34 (2 200 km) en Bretagne en mode record. En 2025, la Via Alpina (2 600 km et 150 000 mD+) de Slovénie à Monaco. Tout cela devrait l’amener d’ici quatre ans au Pacific Crest Trail aux États-Unis, un non-stop sur un sentier long de 4 200 km qu’il compte boucler en 50 jours.
Voila pour (re)situer le bonhomme. S’il cumule les défis à rallonge, Erik Clavery borne pourtant peu à l’entrainement. Il court en moyenne 59 km par semaine sur l’année. En préparation d’un ultra-trail, le volume grimpe à maximum 90 km. A côté, il roule beaucoup, environ 300 km de vélo par semaine, il ne faut pas rêver…
Son livre, L’Ultra-endurance autrement(Editions Mons) croise son expérience avec les connaissances de son ami Pascal Balducci, entraîneur et chercheur, hélas emporté par un cancer il y a quelques mois.
Leur approche privilégie la qualité à la quantité. Le principe clé est se préserver à l’entraînement afin d’arriver le plus frais possible sur son objectif, tout en ayant développé ses compétences pour être performant. Voici quelques uns de leurs conseils.
Cibler sa préparation en fonction de son objectif
Priorité numéro 1 : développer son potentiel par rapport à l’objectif visé. En matière d’ultra-trail par exemple, chaque épreuve a ses spécificités. L’UTMB n’a pas grand chose de commun avec l’Ultra Marin ni la Diagonale des Fous.
Dans un premier temps, il faudra se questionner sur les spécificités à travailler pour réussir son défi. Par exemple, de la puissance pour encaisser les montées, de l’endurance et de la force pour enchaîner l’effort long en montagne, de l’entraînement en nocturne en vue d’un ultra-trail. Ensuite, ce travail passera par des entraînements ciblés.
Varier au maximum ses allures à l’entraînement
Le champion Erik Clavery détaille sa méthode d’entraînement dans L’Ultra-endurance autrement. Un livre passionnant qui invite à (re)penser son entraînement à 360° en vue d’un ultra-trail notamment.
Non un ultra ne se prépare pas en faisant uniquement des sorties de footing à allure cible insiste Erik Clavery. On dit d’ailleurs souvent que pour être en aisance sur du long, il faut savoir aller vite sur du court. En la matière, la méthode polarisée a fait ses preuves. Il s’agit de répartir son volume hebdomadaire avec 80 % de travail en endurance et 20% en intensité.
En vue d’un ultra-trail par exemple, sur ce volet intensité (soit une à deux séances par semaine), on ne se contentera pas de seuil et de VMA comme on le fait sur la route. La clé sera d’intégrer un travail spécifique à l’objectif avec de l’intensité en montée (PMA), de la VMA sur des efforts courts comme du seuil sur des efforts plus longs.
Quelques exemples : des répétitions de montées de 100 mD+ ou sur des 45’’ couplées avec de temps en temps des 12 à 15 x 400 mètres sur du plat, travail qui reste important pour un ultra-trail. Le tout sur un bon socle d’endurance que l’on effectuera pas essentiellement en courant.
Miser sur l’entraînement croisé
Intégrer un autre sport dans sa préparation ne présente que des avantages. D’abord, on s’évite la monotonie, ennemi numéro 1 de la performance. Mais on se préserve également des traumatismes liés aux impacts générés par la course à pied. Ainsi Erik Clavery qui habite en plaine, repartit son volume horaire pour moitié entre vélo et course.
En pédalant, il développe endurance pure et endurance de force. Ses séances de course à pied se concentrent sur du travail spécifique, avec des séances d’intensité, mais aussi de la gestion d’allure, de l’alimentation, du travail de biomécanique de foulée, tout cela en limitant les sorties longues. En préparation d’un ultra de 170 km, ses sorties longues n’excèdent jamais 2h30, sauf lors de week-ends chocs…
Placer des courses de préparation et/ou des week-end chocs
Ces courses préparatoires sont primordiales en préparation d’un ultra-trail. Elles se disputeront dans un environnement similaire à l’objectif visé. Pour préparer un UTMB, on peut par exemple prévoir deux courses de 40 à 60 km en montagne pour développer son endurance sur 5 ou 6 h en conditions de course.
Autre possibilité, le week-end choc. Il faut le prévoir au plus tard un mois avant son objectif, dans la limite de 2 ou 3 au fil de sa préparation. Le traileur de plaine qui prépare un ultra en montagne ira en montagne pour faire du volume et du dénivelé, mais pas que.
Qu’est qu’un bon week-end choc ? Un week-end choc ciblé associant volume, dénivelé et travail spécifique. Pour préparer un ultra en montagne par exemple, cela donnera : Vendredi soir : footing de 2h en semi-nocturne ou nocturne en montagne, pour s’habituer à cet environnement. Samedi : une sortie de seuil ascensionnelle avec 4-5 répétitions de montées de 200-300 mD+ le matin puis une sortie d’environ 20 km sur les sentiers l’après-midi. Dimanche : une dernière séance d’endurance de 5 à 6 heures en montagne.
Entraîner son mental, c’est essentiel pour Erik Clavery
Avoir un bon mental n’est pas inné. Cela s’acquiert avec des outils de préparation mentale qui devront d’être répétés pour être maitrisés le jour J. Erik Clavery, spécialiste en la matière recourt à l’imagerie mentale. Cette technique permet de se projeter pour mieux appréhender son objectif. Elle permettra aussi de faire face à des imprévus le jour de son objectif en prenant les dispositions bénéfiques à l’instant T, dans un moment pas forcément approprié au jugement.
La visualisation du parcours sera également essentielle (via Google Earth ou les profils des course) pour anticiper les difficultés et mettre en place sa stratégie d’alimentation par la même occasion.
Parallèlement, on se construira une bibliothèque d’émotions positives et d’ancrages positifs dans lequel on piochera dans l’action pour switcher en mode positif après s’être dit « mais qu’est-ce-que je fous là ? ».
En somme, vous l’aurez compris la réussite d’un ultra-trail ne passe pas que par la préparation physique. Le volet mental est essentiel, tout comme l’aspect matériel et bien sûr, la stratégie nutritionnelle.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/04/Erik-Clavery-livre.jpg7681366Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2024-05-08 10:21:092024-04-25 10:41:08Courir moins pour courir mieux, plus vite et plus longtemps : la méthode d’Erik Clavery
Cette nouvelle Forerunner 165, la plus accessible de montres cardio-GPS Garmin se dote d’un écran Amoled et embarque un altimètre barométrique. Une nouveauté convaincante proposant de nombreuses fonctionnalités.
Cette nouvelle Forerunner 165 est le modèle le plus abordable de chez Garmin, proposée à moins de 300 euros. Sa grande nouveauté, c’est son écran Amoled, qui équipe déjà sa grande soeur Forerunner 965.
Cette technologie récente offre un réel confort de lecture. L’écran est pus lumineux et plus net avec désormais une bonne maîtrise de l’autonomie. Cet écran est tactile mais des boutons physiques restent disponibles.
Fonctionnalités complètes pour cette Garmin Forerunner 165
Cette Garmin Forerunner 165 lumineuse est disponible en 6 coloris, à partir de 279 €.
Avec 43 mm de diamètre pour 39 g, elle s’ajustera facilement à tous les poignets, même les plus fins. Parmi ses capteurs, un capteur de fréquence cardiaque bien sûr, mais aussi un baromètre altimétrique. Il permet de suivre un tracé enregistré sans cartographie.
L’autonomie en mode GPS est annoncée à 19h. Lors de notre test après une séquence de 9h en continu avec de la course, du cyclisme puis des activités de plein air sollicitant le GPS, la batterie affichait une consommation de 49 %.
Elle propose 28 profils sportifs mais sans sport à enchaînement type triathlon ou duathlon. Par ailleurs, elle ne permet pas d’associer de capteur de cadence ou puissance pour le cyclisme.
Entraînements personnalisés et suivi de forme
Fine et légère, elle convient aussi bien aux poignets masculins que féminins.
Chaque profil est personnalisable avec le choix des données affichées, la navigation dans les menus se faisant très facilement pas les boutons situés sur la droite. On peut également gérer ses entraînements personnalisés directement sur la montre, profiter de suggestions d’entraînements, et d’informations diverses sur le niveau de récupération (Body battery) ou encore la durée et la qualité du sommeil par exemple.
Par ailleurs, de nombreuses fonctions connectées sont proposées. Citons la gestion de son agenda (rappel de rendez-vous), la recherche de smartphone (bien utile) ou encore le paiement via la montre (GarminPay).
Le modèle « standard » permet de gérer la liste musicale enregistrée dans le téléphone. Mais il faudra acheter la version musique, 50 euros plus chère, pour télécharger directement dans la montre ses titres favoris et les écouter en courant sans son téléphone.
Son tarif à 279 € la positionne bien sur un marché de plus en plus concurrentiel, permettant ainsi d’accéder à la qualité de lecture de l’écran Amoled.
Prix : 279 € et 329 € en version « musique ».
Le + Ecran Amoled, fonctions sportives. Le – Concurrence au sein même des autres modèles Garmin. On s’y perd un peu…
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/04/Garmin-Forerunner-165.jpeg527800Frédéric Poirierhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngFrédéric Poirier2024-05-06 08:21:002024-05-13 14:32:40Garmin Forerunner 165 : l’entrée de gamme avec un écran au top !
Pour développer sa fréquence cardiaque maximale et progresser en vitesse, il faut associer des séances de VMA courtes et des séances de VMA longues chaque semaine. Voyons comment procéder.
Votre fréquence cardiaque maximale (FCM) correspond théoriquement à votre VO2 max. C’est la vitesse à laquelle votre consommation maximale d’oxygène est à son maximum. Cette vitesse est l’expression de votre puissance aérobie. Cette donnée essentielle car c’est en courant à cette intensité que développerez la cylindrée de votre moteur de coureur.
Sa mesure permet de définir vos différentes vitesses d’entraînement déclinées en pourcentage de cette donnée cardiaque. Proche du maximum, c’est-à-dire au dessus de 90 % de la FCM, on développe la puissance aérobie. Entre 80 et 90 % on travaille l’endurance aérobie.
Fractionner, pour travailler proche de 100% de votre FCM
Et c’est en courant proche de 100 % de votre fréquence cardiaque maximale que vous pourrez l’améliorer. Néanmoins, malgré cet effort violent, la sollicitation de la FCM sur un effort continu n’intervient qu’à la fin de celui-ci.
En effet, pour un exercice de 6 minutes, le temps passé à VO2 max est assez faible. Comme il n’est pas possible de soutenir cette allure longtemps de manière répétée (ce serait insupportable !), il faut donc opter pour un travail dit fractionné ou intermittent.
De cette manière, il sera possible d’atteindre un temps total de course supérieur à sa FCM ou proche de celle-ci, pour une fatigue moindre.
Pour cela, il faudra répéter des courtes fractions d’effort courus à VMA, entrecoupées de périodes de récupération active. Ainsi, on pourra solliciter les processus de transport de l’oxygène d’une manière bien plus efficace, en augmentant considérablement le temps passé à des intensités proches de la FCM, pour une fatigue physique et mentale bien moindre.
On pourra reproduire ce type d’effort au sein d’une même séance, un nombre de fois très important. Et programmer régulièrement ces entraînements pour obtenir l’effet recherché. Le volume global de la séance doit être compris entre 15 à 25 minutes, selon le niveau du coureur. Et la périodicité de 4 à 5 jours pour un développement efficace et réel.
Puissance et temps de soutien pour développer votre FCM
Un développement harmonieux et complet passera par un travail en puissance et en capacité. La première qualité permettra de produire une intensité d’effort maximale sur un laps de temps court. Et la seconde visera à soutenir cette même intensité le plus longtemps possible. Comment s’y prendre ? En associant régulièrement VMA courte et VMA longue.
Pour progresser, une ou deux séances hebdomadaires de VMA sont nécessaires, à raison de deux cycles de trois ou quatre semaines.
Ainsi, un coureur n’ayant pas encore développé ces filières peut espérer un gain d’environ 1,0 km/h à l’issue de ces 2 cycles. Bien entendu, par la suite la progression est moins importante.
Des séances de VMA courtes pour la puissance
Une séance de VMA courte se compose de fractions de durées comprises entre 15 secondes et 1 minute. Le temps de récupération est en général égal ou légèrement inférieur au temps d’effort.
Une séance facile et bien connue ? Le fameux 30/30, avec alternance de 30 secondes à 100/105 % de VMA et 30 secondes de récupération active, en réduisant la vitesse de moitié.
Si vous n’avez pas l’habitude de ce type de séance, ou si vous êtres en début de cycle, commencez par 15 fois 30/30, soit 15 minutes, et augmentez progressivement jusqu’à 20 ou 25 répétitions. Il est également possible de diviser cette séance en 2 séries, avec 1 minute de récupération entre chaque série.
Intensité
Périodicité
Volume
Durée
Récupération
100 à 105 % de la VMA
4 à 5 jours en développement 8 à 10 jours en entretien
20 minutes d’effort, récupération comprise
30’’ à 1’15’’ par fraction
Efforts de 30 secondes : R = E Efforts de 1 minute : R = ½E • efforts supérieurs à 1 minute : R = ½ à ¼E
95 à 100 % de la VMA
4 à 5 jours en développement 8 à 10 jours en entretien
20 à 25 minutes d’effort, récupération comprise
1’15’’ à 2’30’’ par fraction
• efforts de 1 à 2 minutes : R = ½ à ¼E
(E représente la durée de l’effort, R celle de la récupération)
Idées de séances de VMA courte sur piste ou parcours mesuré
Pour une VMA évaluée à 20km/h : 20 x 200 m (34’’) rec : 30’’ ou 16 x 250 m (43’’) rec : 35’’ ou 14 x 300 m (52’’) rec : 40’’
Pour une VMA évaluée à 18km/h : 18 x 200 m (38’’) rec : 30’’ ou 15 x 250 m (48’’) rec : 35’’ ou 12 x 300 m (59’’) rec : 40’’
Pour une VMA évaluée à 16km/h : 20 x 150 m (32’’) rec : 30’’ ou 16 x 200 m (43’’) rec : 35’’ ou 14 x 250 m (55’’) rec : 40’’
Pour une VMA à 14km/h : 18 x 150 m (37’’) rec : 30’’ ou 14 x 200 m (50’’) rec : 40’’ ou 12 x 250m (1’03’’) rec : 50’’
La VMA longue se compose de durées de fractions comprises entre 1 et 4 minutes. Le temps de récupération est en général de la moitié du temps d’effort. Eexemple facile : alterner 2 minutes de course à 95-100 % de VMA et 1 minute de récupération active (c’est-à-dire en courant). Comme pour la VMA courte, le volume total doit être compris entre 15 et 25 minutes.
Intensité
Périodicité
Volume
Durée
Récupération
90 à 95 % de la VMA
4 à 5 jours en développement 8 à 10 jours en entretien
25 à 30 minutes d’effort, récupération comprise
2’30’’ à 4’ par fraction
Efforts supérieurs à 2 minutes : R = ¼E (E représente la durée de l’effort, R celle de la récupération)
(E représente la durée de l’effort, R celle de la récupération)
Idées de séances de VMA longue sur piste ou parcours mesuré
Pour une VMA évaluée à 20km/h : 10 x 500 m (1’32’’) rec : 1’ ou 10 x 600 m (1’52’’) rec : 1’ ou 8 x 800 m (2’32’’) rec : 1’15’’ ou 6 x 1 000 m (3’14’’) rec : 1’30’’
Pour une VMA évaluée à 18km/h : 10 x 500 m (1’43’’) rec : 1’ ou 10 x 600 m (2’05’’) rec : 1’ ou 8 x 800 m (2’50’’) rec : 1’15’’ ou 6 x 1000 m (3’36’’) rec : 1’30’’
Pour une VMA évaluée à 16km/h : 10 x 400 m (1’32’’) rec : 1’ ou 10 x 500 m (1’57’’) rec : 1’ ou 9 x 600 m (2’22’’) rec : 1’15’’ ou 7 x 800 m (3’12’’) rec : 1’30’’
Pour une VMA évaluée à 14km/h : 1 0 x 400 m (1’46’’) rec : 1’ ou 10 x 500 m (2’15’’) rec : 1’ ou 9 x 600 m (2’44’’) rec : 1’15’’ ou 7 x 800 m (3’42’’) rec : 1’30’’
Note : la récupération s’effectue toujours de manière active, en courant à environ 50% de l’intensité de l’effort.
Un nouveau marathon s’annonce cet automne autour de Saint-Denis, sur les traces des Jeux olympiques et Paralympiques 2024 avec des distances pour tous et une arrivée commune au cœur du Stade de France.
La ville de Saint-Denis, à l’épicentre des activités des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 prolongera la dynamique olympique en organisant un marathon inédit. Le 27 octobre, ce Grand Marathon de Saint-Denis sera le premier disputé dans le département de Seine-Saint-Denis.
Sur les traces des JO de Paris 2024
A cheval entre les villes de Saint-Denis et Pierrefitte, le tracé mettra en valeur les sites emblématiques de l’olympiade. Il passera notamment par le Centre aquatique, le village olympique, le stade Bauer, le parc Georges Valbon et bien sûr le Stade de France. La piste de ce temple du sport, future arène olympique, en sera le théâtre final. L’épreuve pourra se courir en solo comme en relais en équipe de 4 à 6 personnes.
En clin d’œil, un hommage à El Ouafi Boughera sera proposé. Avec un défi singulier : battre le chrono de 2h32’57 » que l’athlète avait réalisé en remportant la médaille d’or aux J.O d’Amsterdam en 1928.
Grandes Courses de Saint-Denis, des distances pour tous
Pour que la fête du running soit complète, d’autres distances seront également à l’affiche de cette première.
En effet, l’évènement fédèrera deux autres organisations. L’historique Voie Royale, pilotée par le club Saint-Denis Émotion depuis trente ans, se tiendra le même jour avec un 10 km performance, un 5 km chronométré et un 5 km festif.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/05/Grand-Marathon-Saint-Denis.jpg533800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2024-05-03 17:02:052024-05-30 16:03:10Grand Marathon de Saint-Denis, première le 27 octobre 2024
La pubalgie n’est pas réservée aux footballeurs. Cette douleur de la région pubienne peut aussi toucher les coureurs. En cause : le surentraînement.
La pubalgie est une blessure localisée sur et autour de l’articulation du pubis. Elle est à la fois articulaire, tendineuse et musculaires. En cause, la symphyse pubienne. C’est l’articulation du bassin sur laquelle s’insèrent des muscles abdominaux (grands droits, obliques) et des muscles de la cuisse (adducteurs). C’est un véritable carrefour entre le tronc et les membres inférieurs. Là, s’exercent en permanence des forces de traction importantes et opposées. Certains muscles abdominaux (les grands droits) la tirent vers le haut. Les muscles adducteurs de la cuisse (face interne), eux, la tirent vers le bas.
Pendant la course, le bassin se balance de haut en bas et subit des forces de rotation lorsque le balancement des bras est exagéré. La symphyse pubienne se trouve alors cisaillée. Normalement, les tractions exercées par les différents muscles s’attachant autour du pubis s’équilibrent et tout se passe bien.
Pubalgie : attention au sur-régime !
Le carrefour pubien, siège de la pubalgie.
Les mois préférés de la pubalgie : avril et septembre. Pourquoi ? Bien sûr, il y a l’augmentation de la dureté des sols, mais aussi, et surtout, ce sont des périodes habituelles de surentraînement. Car la cause principale de la pubalgie, c’est le surmenage. Entraînements plus intenses, plus fréquents et si la compétition s’en mêle, c’est le passage à un niveau supérieur, le recours systématique à des gestes plus puissants.
Au début, c’est pendant la course que survient la douleur : au niveau du pubis, parfois en-dessus, parfois au-dessous. Puis, elle devient permanente au point de gêner la vie quotidienne.
Des gestes aussi simples que marcher, se retourner dans un lit, aller aux toilettes, tousser ou sortir d’une voiture sont problématiques. Pour diagnostiquer l’affection, le médecin va rechercher une douleur par une pression sur la symphyse pubienne puis étudier la contraction contrariée des adducteurs et des abdominaux. Il arrive parfois que la radiographie montre un grignotage de l’os.
Trois blessures autour du pubis
Schématiquement, on en distingue trois formes selon le siège de la douleur. Il y a d’abord la tendinite des adducteurs. C’est un inflammation des tendons du pubis qui se caractérise par une douleur située sous le pubis et irradiant dans la cuisse. Ensuite, l’arthropathie pubienne.
Cette atteinte de l’articulation du pubis se caractérise par une douleur du pubis. Enfin, l’atteinte dite « pariétale abdominale », touchant cette fois des muscles grands droits et obliques s’attachant sur le haut du pubis. Dans ce cas, la douleur est au-dessus du pubis. Le diagnostic est conforté par la radiographie (modifications de l’articulation).
Quel traitement pour la pubalgie ?
Le traitement de première intention est médical. La stratégie gagnante associe : repos sportif localisé, anti-inflammatoires, rééducation pour réduire la cambrure lombaire et étirements des muscles du carrefour pubien, notamment les adducteurs. La chirurgie est proposée en cas d’échec du traitement médical.
La prévention doit être organisée dès les premiers entraînements. Elle repose sur un bon échauffement, sur la musculation des abdominaux et sur la pratique d’étirements des muscles de la cuisse afin de respecter l’équilibre musculaire du pubis. Dernier point important : des mesures hygiéno-diététiques adaptées. En effet, il est conseillé de ne pas trop manger de viande rouge et de sucreries. On recommande aussi de privilégier au maximum les sols souples au bitume.
10 points de repère
1. La douleur de la région pubienne est le signe essentiel de la pubalgie.
2. Elle résulte le plus souvent d’un déséquilibre entre les grands obliques insuffisants et les muscles adducteurs hypertoniques, créant ainsi un surmenage « pubien ».
3. Début généralement progressif : 1) au réveil 2) uniquement lors de l’effort 3) pendant et juste après la course 4) en permanence avec entrave des gestes de la vie courante
4. Les coureurs très musclés et râblés, les hypercambrés, ceux qui ont une jambe plus courte ou une hyperpronation (déformation interne de la chaussure) sont les plus exposés.
5. Le traitement est fondé sur le repos, absolu dans la majorité des cas, avec un minimum de deux à trois mois, souvent de six voir même douze mois.
6. Ce repos doit s’associer d’une compensation talonnière pour une jambe plus courte éventuelle (objectivée par une radio type EOS), la correction de la lordose lombaire par des séances de posture et des étirements type stretching des muscles concernés.
7. Ne pas attendre pour consulter en pensant « que cela passera ». Plus on attend, plus le « tunnel » sera long !
8. Consulter de préférence un spécialiste de médecine du sport, coureur à pied lui-même qui, à chaque étape de l’évolution – traitement médical, rééducation, étirements, reprise de la marche, footing, réathlétisation, contrôlera l’efficacité du processus de retour à la course à pied.
9. Préférer dans un premier temps les activités portées : vélo, aquarunning, natation (éviter la brasse et les palmes).
10. Ne reprendre l’entraînement (espacé et progressif) qu’à la disparition complète de la douleur. Pour ne pas s’exposer à un faux pas à la reprise, respecter au préalable le test suivant : six kilomètres de marche en une heure sans douleur pendant et après.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/04/pubalgie-1.png600998Jean-Pierre de Mondenardhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngJean-Pierre de Mondenard2024-05-02 07:37:002024-04-24 14:57:58Pubalgie : le point sur une zone hypersollicitée
Le tempo run est une séance très efficace pour progresser seulement si l’on effectue à la bonne allure, c’est-à-dire à une vitesse légèrement plus rapide que votre vitesse semi-marathon. La bonne méthode, avec le coach William Petit.
Le tempo run est une séance de rythme intermédiaire que l’on peut travailler en continu (la plus connue), ou en fractionné (surtout pour les novices ou phase de reprise). Cet entraînement est très efficace pour progresser. A condition d’être adapté au niveau athlétique du coureur mais aussi et surtout, d’être effectué de manière progressive.
Trop de coureurs vont trop vite sur ces tempos runs. Ils engrangent de la sur-fatigue et donc un risque potentiel de blessures. L’effectuer par groupe de niveau pourra être une bonne idée. Cela évitera d’aller trop vite ou à l’inverse de lâcher si l’on est dans un jour moins bien, en étant tiré par la force collective.
D’une manière générale en revanche, c’est un entraînement à éviter si vous débutez et/ou si vous ne connaissez pas vos différents seuils et allures spécifiques. Par ailleurs, il faut savoir que l’on ne place pas ce type de séances en phase d’affutage.
Si cette séance est si plébiscitée ces dernières années, ce n’est pas un hasard. Car elle multiplie les atouts. Courir en tempo run entraîne l’organisme à courir plus longtemps à un rythme plus rapide en améliorant son seuil anaérobie lactique, et en repoussant les limites de ce seuil.
Cela améliore dans le même temps la capacité à éliminer l’acide lactique, limite la fatigue et entraîne à fournir un effort plus important sur une période plus longue. Elle augmente aussi la VO2Max, et donc la VMA. Un travail tout bénef donc !
Comment courir en tempo run ?
Il convient de bien « baliser » cette séance. Le temps de travail d’un tempo run s’échelonne entre 15 et 40 minutes. La vitesse sera proche de votre allure semi-marathon, en un peu plus rapide. Généralement, on place cet entraînement au sein d’une sortie longue en préparation d’un 10 km, d’un semi ou d’un marathon.
Notons que les traileurs l’utilisent aussi sur du « plat ». Le principe est d’introduire ce bloc de travail après une certaine fatigue, donc au moins à partir de la moitié de sa séance. Par exemple, pour une sortie longue d’1h30, on commencera à placer ce bloc à partir de 45 minutes.
Pour un novice, il sera intéressant de travailler en fractionnant. Par exemple avec 3 blocs de 10 minutes entrecoupés d’une récup’ trottinée de 3 minutes. Cela permettra de bien assimiler la charge de travail pour éviter le surmenage.
Pour un runner confirmé, on commencera par un bloc de 20 minutes puis on augmentera de 5 minutes à chaque séance. Si le bloc est bien effectué en termes d’allures et de sensations, alors on pourra aller jusqu’à 40 minutes. Il est aussi possible d’effectuer ce travail en raisonnant en termes de kilomètres, en augmentant progressivement d’un kilomètre par séance.
Certains l’utilisent toutes les semaines, voire davantage. Notre coach recommande plutôt une intégration au sein de la sortie longue sur des blocs de travail, et plus spécifiquement en début de préparation marathon.
Pour ceux qui sont plutôt orientés 10 km et semi, il est possible d’y recourir plus régulièrement au sein de la préparation en respectant la règle du 3/1. C’est-à-dire 3 semaines de charge et 1 semaine d’assimilation, où l’on placera sa séance tempo run.
Les repères pour courir à la bonne allure en tempo run
D’abord, comme nous l’avons vu, il convient d’augmenter progressivement le temps couru au tempo run par tranche de 5 minutes ou de 1 km. Ensuite, il faudra la placer idéalement au sein de sa sortie longue. Plus ce bloc est placé tardivement au sein de sa sortie longue, plus ce sera intéressant car on travaillera sur une pré-fatigue plus importante.
Côté sensations, c’est une allure où l’on est essoufflé mais où l’on peut tout de même prononcer quelques mots. Pour coupler ce repère avec la fréquence cardiaque, on sera dans une zone autour de 90 % de sa FC max.
Et pour la durée ? Pour une préparation 10 km, on sera autour de 4 à 5 km maximum. En préparation semi, cela tournera autour de 7 à 8 km. En préparation marathon, le volume d’une séance en tempo run sera de 10 km environ. Pour finir, observez bien un retour au calme d’une quinzaine de minutes en footing trottiné.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/04/Tempo-Run-Compressport-2.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2024-05-01 06:45:002024-05-06 10:34:35L’entraînement en tempo run
Déjà un nouveau modèle en carbone pour Kiprun, 8 mois seulement après sa première KD900X, deux fois moins chère et deux fois plus durable que la concurrence. Et cette version longue distance (LD) propose de belles améliorations.
Un peu d’histoire avant le commencer le test de cette KD900X LD. Aux origines de cette nouvelle Kiprun à plaque carbone on trouve le partenariat, début 2022, entre la marque nordiste et l’athlète Yoann Kowal.
Cette collaboration donna naissance à la KD900X, qui révolutionna le marché des chaussures à plaque carbone en rendant cette technologie financièrement plus accessible. Ensuite, le partenariat s’est poursuivi au marathon de Londres 2022 avec un prototype dont cette nouvelle KD900X LD est la digne descendante.
Kiprun KD900 X LD, une version taillée pour le marathon
Avec cette KD900X LD, la marque running de Decathlon propose un modèle carbone adapté à la longue distance (d’où LD). Dès la prise en main et surtout lors des premières foulées, on ressent les « plus » de cette version LD : 10% de légèreté gagnée, un avant-pied plus épais et une mousse plus moelleuse, protégeant ainsi mieux des impacts du sol quand la foulée devient moins tonique.
Enfin une construction du talon optimisée qui protège le tendon d’Achille tout en le maintenant parfaitement. Le mesh est plutôt fin mais agréable. La languette est assez fine et il faut une certaine habitude pour correctement la positionner. Mais le laçage est très efficace et le pied est parfaitement maintenu.
Une fois aux pieds, on sent d’emblée le confort de la semelle et la légèreté de la chaussure. Bien loin de la tendance actuelle qui consiste à proposer des chaussures en carbone à semelle très épaisse, Kiprun a développé une nouvelle mousse VFOAM PLUS à l’épaisseur contenue, mais qui absorbe davantage les chocs tout en favorisant la restitution d’énergie. Le drop abaissé à 4 mm, une première pour Kiprun, entraine naturellement le corps et la foulée vers l’avant.
Une plaque en carbone moins usante que la concurrence
Méline Rollin, désormais recordwoman de France de marathon portait déjà cette Kiprun KD900X LD en octobre dernier à Amsterdam.
Le confort et le dynamisme sont bien au rendez-vous. La plaque carbone se fait bien sentir même si sa rigidité est moins usante à la longue que sur d’autre modèles. Le pied déroule facilement. La semelle extérieure accroche de manière efficace et contribue au dynamisme général. Cette paire fait des merveille, sur séance rapide comme à allure seuil.
Au final, la Kiprun KD900X LD se révèle un modèle accessible d’un point de vue économique, mais aussi technique. Elle sera donc idéale pour ceux qui veulent s’essayer au carbone sans débourser plus des fortunes.
Le + Le prix qui se rapproche plus des modèles sans plaque carbone. Le – Pourquoi aller accrocher une immense étiquette d’entretien au niveau de la languette ? Elle gène l’enfilage et on se retrouve à faire du découpage bien peu esthétique.
Infiltrations de corticoïdes, injections d’acide hyaluronique et de PRP sont des pratiques de plus en plus courantes pour pallier les blessures. En quoi consistent exactement ces traitements ? Quelles pathologies peuvent-ils soigner ? Nos réponses.
Le parcours du coureur est souvent semé d’embûches, avec cinq blessures en moyenne pour 1 000 heures de course à pied. Des pépins musculaires, souvent tendineux (tendon d’Achille, aponévrosite plantaire, tendinites) mais aussi de l’arthrose au niveau des genoux. Parmi les solutions thérapeutiques, citons l’adaptation de la pratique, le repos, la kinésithérapie, les semelles orthopédiques correctrices mais aussi les injections, de plus en plus fréquentes, et notamment le PRP, qui a le vent en poupe.
Les piqures, une nouvelle ressource lorsque les traitements traditionnels ont échoué ?
Docteur Anthony Tondut, médecin du sport et coureur à pied exerçant à la Clinique Médical du Sport de l’Ouest (CMSO) d’Angers témoigne : « L’avènement des injections de Plasma Riche en Plaquettes (PRP) a modifié la prise en charge de l’arthrose du sportif ces dernières années. Toutes les dernières études montrent que le traitement injectable le plus efficace et le plus durable aujourd’hui, c’est le PRP ! » Voilà donc pour le constat, sans appel.
Mais attention, rappelons qu’une piqure ne se pratique jamais en première intention ! La décision d’un tel geste ne peut se prendre qu’après des examens d’imagerie et l’écho de traitements plus classiques. Seul un médecin du sport sera à même de vous aiguiller, en fonction de votre pathologie.
Quelle est la différence entre infiltrations, visco-supplémentations et injections de PRP ? Ces 3 techniques ont comme indication la prise en charge des douleurs comme l’arthrose, les tendinites tout comme des lésions diverses comme l’usure des cartilages.
Infiltrations de corticoïde pour soulager la douleur
On injecte dans ce cas une puissant anti-inflammatoire dans une zone très localisée. Ce corticoïde à une durée de vie assez longue qui lui permet de diminuer la zone inflammatoire en question. Les corticoïdes pris par voie orale auront eux une action disséminée dans tout l’organisme, donc moins ciblée.
Avec l’infiltration de corticoïde, on va au plus près de la lésion douloureuse et inflammatoire. Plus efficace donc avec des effets secondaires et généraux très diminués. Ces infiltrations sont réalisées en période de douleur aiguë. Elles ne vont pas guérir une arthrose, ni réparer un tendon, ni résorber une hernie discale ou régler un problème de sciatique, mais elles vont soulager la douleur.
Cette thérapeutique est contrôlée. Ses indications sont bien cadrées pour éviter notamment les pratiques dopantes liées aux corticoïdes. Les infiltrations sont réalisées sous contrôle échographique pour guider le médecin précisement vers la zone lésée.
Le principal effet secondaire ? C’est un risque de rupture des tendons fragilisés par le produit. Une seconde injection peut être envisagée mais si aucune amélioration est constatée, alors il n’est pas utile de poursuivre dans cette voie. Par ailleurs, un arrêt de course à pied doit être observé au moins pendant 48h au moins, selon l’avis du médecin.
Visco-supplémentation, une injection d’acide hyaluronique
Cette fois, avec cette technique, de l’acide hyaluronique est injecté au niveau de la zone douloureuse. Cette acide hyaluronique compte parmi les constituants naturels du liquide synovial, liquide articulaire dans lequel baigne le cartilage d’une articulation.
L’arthrose dont peut souffrir le coureur se caractérise par une destruction progressive du cartilage du genou. Celui-ci perd ses qualités d’origine (souplesse, élasticité, capacité de glissement) mais aussi du liquide synovial articulaire, élément essentiel du maintien d’un cartilage sain.
En effet, ce liquide a deux rôles essentiels. Lubrifiant, il aide au glissement normal du cartilage grâce à sa viscosité. Il est également protecteur, nourrissant le cartilage grâce à son élasticité.
Et le bon fonctionnement de ce liquide dépend essentiellement de l’un de ses constituants, l’acide hyaluronique. Il existe de nombreux acides hyaluroniques sur le marché du médicament. Votre spécialiste est le seul capable de vous prescrire le produit de supplémentation le plus adapté à votre cas. Après une visco-supplémentation, la course à pied sera suspendue pendant au moins 72h. Notons que cette pratique n’est pas prise en charge par l’assurance maladie.
Injections de PRP, du plasma pour réparer les tissus
PRP veut dire plasma riche en plaquettes. C’est tout simplement votre propre sang débarrassé des cellules sanguines (globules rouges et globules blancs) mais avec les plaquettes sanguines qui va être injecté dans la zone lésée.
Pour cela, le médecin réalise une prise de sang à son cabinet avant l’injection. Puis il la centrifuge pour récupérer le plasma (fraction liquide du sang) riche en plaquettes sanguines. C’est ce PRP est ensuite injecté directement dans la zone à traiter. Le fait d’utiliser son propre sang évite toute réaction secondaire de l’organisme à un élément étranger.
Ce PRP contient donc des plaquettes mais aussi des facteurs de croissance. Les plaquettes ont un pouvoir coagulant et cicatrisant. Et les facteurs de croissance permettent de stimuler les cellules présentes pour provoquer une « réparation » tissulaire.
De plus, le PRP possède un pouvoir anti-inflammatoire et antidouleur qui va mettre environ 6 mois avant d’établir son action complète. En effet, le principe de l’injection de PRP n’est pas juste de soulager temporairement mais bien d’activer une cicatrisation plus définitive voire même une guérison.
Entre 1 et 3 injections espacées de deux semaines peuvent être envisagées. En parallèle, un arrêt de l’activité doit être respecté, de 1 et 4 semaines environ. Cette injection de PRP n’est pas prise en charge par l’assurance maladie.
Floriane Hot, championne du monde en titre et recordwoman d’Europe de 100 km a décroché l’or sur le championnat de France de marathon à Saint-Tropez le 24 mars. Un retour au sommet pour cette Aixoise rayonnante de 32 ans, heureuse maman d’un petit garçon depuis moins d’un an.
Devenir championne de France de marathon dix mois seulement après la naissance d’un enfant, c’est un bel exploit !
Floriane Hot : « Merci ! Je suis super contente de ce titre, presque à la maison, avec mon fils Nino et ma famille à l’arrivée. J’en ai rêvé pendant ma préparation. Augustine Emeraux-Lombard avait un meilleur chrono d’engagement que moi (record en 2h36’ contre 2h41’ pour Floriane, NDLR).
Mais je savais aussi que tout pouvait se jouer sur ce championnat, avec un parcours très vallonné. Je l’avais repéré deux fois et je me disais que la course allait durer 7 kilomètres car les 7 derniers kilomètres s’annonçaient compliqués. C’est ce qui s’est passé. Tout s’est joué sur la fin. J’ai fait la différence dans les montées avec un mistral à 80 km/h qui a rajouté un peu de piment pour tout le monde ! ».
Depuis l’été dernier, avec ton compagnon Nicolas Navarro (en lice pour les Jeux Olympiques sur marathon), vous êtes parents. La vie de champions avec un bébé, c’est encore un peu plus la course…
« Oui,c’est toute une organisation. Ce n’était pas forcément facile au début mais on a vite trouvé notre rythme. Nino, qui va maintenant à la crèche, est super cool, ça facilite les choses. Il nous suit partout, dort bien, cela nous permet de récupérer car c’est le manque de sommeil qui est parfois dur à gérer.
Les virus de l’hiver et les dents chamboulent un peu les plannings parfois mais on lâche plus prise depuis qu’on a un bébé, en acceptant que la prépa bouge parfois. Être tous les deux dans la course nous aide beaucoup parce qu’on met tout en œuvre pour que l’un et l’autre puisse s’entraîner au mieux. Et pour l’instant, ça ne se passe pas trop mal on va dire… »
Tu as repris ton travail de contrôleuse aérienne ?
« Oui mais depuis mon titre de championne du monde de 100 km, j’ai un aménagement de temps qui me permet de ne pas travailler les jours où j’ai de grosses séances pour me rattraper ensuite sur les périodes plus creuses. C’est une chance car cela me permet de tout concilier. »
Au fait, ton premier dossard, c’était où ?
« Je me suis lancée directement sur marathon, et sans entraînement. Erreur de débutante (rires). C’était à Toulouse en 2014, suite à un défi entre amis. J’avais terminé en 3h41’ et adoré. Ensuite, je me suis inscrite en club à Aix, et je suis encadrée depuis par mon coach Jérémy Cabadet. C’est comme ça que tout a démarré.»
Floriane Hot, après 5 marathons, qu’est-ce qui t’avait décidé à te lancer sur 100 km ?
Floriane Hot, sacré championne de France de 100 km à Belvès pour sa première sur cette distance, avec son compagnon Nicolas Navarro pour suiveur.
« Un coup de tête. Après mon marathon à Valence en 2021 (record en 2h41’28’’), j’hésitais à refaire un marathon au printemps. Nicolas qui m’a lancé le défi de courir un 100 km. Il a fallu qu’il me le dise une fois et j’étais lancée. Je me suis dit, pourquoi pas. J’aime bien les challenges, on verra où cela me mène… »
Et cela t’a mené directement au sommet de l’ultra-fond : championne de France de 100 km au printemps (7h42’, à Belvès) et championne du monde (7h04’, à Berlin) quelques mois plus tard !
« 2022 a été une année complètement dingue. D’abord, je ne m’attendais pas du tout à mon premier titre à Belvès. Au-delà de 60 km, ma plus longue sortie en prépa, c’était l’inconnu.
Je pensais n’en faire qu’un, mais comme tout s’est bien passé et que j’ai obtenu ma qualification pour le championnat du monde en août, j’ai voulu honorer le maillot français alors j’ai enchaîné sur une deuxième prépa 100 km, en boucles et plat celui-là. Encore une fois, je n’avais aucune idée de mon niveau par rapport aux autres filles, vu que je n’avais fait qu’un seul 100 km vallonné. J’étais vraiment très heureuse et super fière de cette médaille pour ma première sélection en équipe de France. »
Pour ton deuxième 100 km couru en 7h04’ (soit à 14,15km/h de moyenne !), tu as décroché un double record de France et d’Europe…
« Oui cela été une sacrée surprise car à vrai direje ne connaissais pas même pas le chrono du record d’Europe. J’avais travaillé mon allure sur la base du record de Laurence Klein (7h26’44’’), je suis partie plus vite que prévu et cela a tenu. Lorsque qu’on m’a dit, sur la fin, qu’il y avait le record d’Europe à aller chercher j’ai trouvé ça fou, cela m’a motivé et au final, j’ai réussi à garder la même allure. C’est un souvenir dingue. »
Revenons à 2023, tu as vite repris l’entraînement après ton accouchement…
« Le sport, c’est mon équilibre alors ça m’a fait du bien de repartir dans une dynamique de course, sachant que j’avais pu courir tout doucement jusqu’au bout de ma grossesse.
Après mon accouchement, je n’ai pas voulu brûler les étapes. Au début, j’alternais 3’de marche et 3’de course et j’ai augmenté ainsi au fur et à mesure. J’ai repris en compétition sur Carro-Carry, le 24 septembre. La veille de cette course en 2022, j’avais appris que j’étais enceinte. C’était mon petit clin d’œil de rependre là, cette fois avec Nino à l’arrivée. »
Floriane Hot, on t’avait vu sur le Marathon de Valence en décembre dernier, six mois seulement après tout accouchement.
« L’objectif était aussi de prendre du plaisir sur ce marathon de Valence que j’adore et où nous avons plein de souvenirs avec Nicolas. Jusqu’à un mois avant, je ne savais pas encore si je serai au départ. Je voulais être sûre que l’enchaînement des kilomètres de la préparation se passait bien. J’ai vu que tout était OK, je me suis sentie capable, et tout s’est bien passé. Je termine à 10’ de mon record et Nicolas a battu le sien et décroché sa place pour les Jeux Olympiques, donc j’étais très contente. »
Quel est ton prochain objectif ?
« Sans doute les championnats du monde de 100 km, en décembre en Inde. Je tenterai bien de conserver ma couronne tant qu’à faire. Ce n’était pas forcément prévu au début mais cela tombe bien au niveau calendrier. Nico aura terminé les Jeux Olympiques, Nino sera plus grand, je pourrais entamer une prépa après l’été…
Pour l’instant, c’est encore en pointillé. Tout dépendra du fait que je sois sélectionnée, on saura ça fin août, et de ma forme. En attendant, la grosse étape, c’est les J.O pour Nicolas. L’objectif est qu’il arrive le mieux préparé possible pour réussir ce marathon olympique à la maison ! »
Passer sous les 7h sur 100 km, cela te paraît possible ?
« Je ne sais pas honnêtement car je ne me voyais déjà pas faire 7h04’. C’est vrai que ce serait un bel objectif de fin d’année sur le championnat du monde. »
Est-ce qu’entre le marathon et le 100 km ton cœur balance ?
Pour l’instant j’ai l’impression que le 100 km c’était une autre vie, avant l’arrivée de Nino. Je me rappelle avoir vraiment souffert sur les championnats du monde et me dire au bout de 2h, il te reste 5 ou 6h de course mais qu’est-ce que tu fais là, pourquoi tu t’infliges ça, c’est dur, c’est long… Je compte y revenir, c’est donc que j’aime ça.
Mais c’est vrai que le marathon reste la distance reine, un effort long mais pas trop, avec une préparation plus simple qu’un 100 km qui demande beaucoup plus de temps et toute une logistique à mettre en place, pour les sorties longues notamment. »
Quel sera ton prochain dossard Floriane Hot ?
« Je suis inscrite pour le Semi du Ventoux début juillet que j’ai envie de faire depuis un moment. Ce n’est pas loin de chez nous, c’est une course de dénivelé, j’aime ça, et par chez nous il y a de quoi faire à ce niveau-là… »
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/03/Floriane-Hot-1.jpg533800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2024-04-26 07:57:002024-04-23 16:34:44Floriane Hot, championne rayonnante du 100 km au marathon
Nous utilisons des cookies sur notre site Web pour vous offrir l'expérience la plus pertinente en mémorisant vos préférences et vos visites répétées. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez à l'utilisation de TOUS les cookies. Toutefois, vous pouvez visiter "Options des cookies" pour fournir un consentement contrôlé.
Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur le site. Parmi ceux-ci, les cookies qui sont catégorisés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels pour le fonctionnement des fonctionnalités de base du site web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de refuser ces cookies. Mais la désactivation de certains de ces cookies peut affecter votre expérience de navigation.
Les cookies fonctionnels permettent d'exécuter certaines fonctionnalités comme le partage du contenu du site web sur des plateformes de médias sociaux, la collecte de commentaires et d'autres fonctionnalités de tiers.
Les cookies de performance sont utilisés pour comprendre et analyser les indices de performance clés du site web, ce qui permet d'offrir une meilleure expérience utilisateur aux visiteurs.
Les cookies analytiques sont utilisés pour comprendre comment les visiteurs interagissent avec le site web. Ces cookies permettent de fournir des informations sur les mesures du nombre de visiteurs, le taux de rebond, la source de trafic, etc.
Les cookies publicitaires sont utilisés pour fournir aux visiteurs des annonces et des campagnes de marketing pertinentes. Ces cookies suivent les visiteurs sur les sites web et collectent des informations pour fournir des annonces personnalisées.
Les cookies nécessaires sont absolument indispensables au bon fonctionnement du site web. Ces cookies assurent les fonctionnalités de base et les caractéristiques de sécurité du site web, de manière anonyme.
Ne ratez rien de l'actualité running en vous inscrivant à la newsletter Running Attitude !