54ᵉ édition lumineuse pour le plus grand marathon du monde. New York a vibré haut et fort pour le bonheur 55 000 coureurs. Retour sur les performances clés de ce premier dimanche de novembre.
Soleil et douceur étaient au rendez-vous pour la 54ᵉ édition du Marathon de New York, le plus grand marathon du monde avec plus de 55 000 participants. Le Kényan Benson Kipruto s’est imposé en 2h08’09’’ après une traversée express des cinq boroughs de la ville. Dans la course masculine, Kipruto a dû résister à un finish hors norme : son compatriote Alexander Mutiso le poussa jusqu’au photo-finish, les deux terminant en 2h08’09’’ et la victoire décidée à 3 centièmes de seconde.
Quelques minutes plus tard, leur compatriote Hellen Obiri pulvérisait le record féminin en 2h19’51’’. La marque féminine tenait depuis 2003, détenue pendant plus de vingt ans par Margaret Okayo.
Sur un parcours aussi mythique qu’exigeant (près de 250 m de dénivelé positif), les performances ont une saveur particulière, portées par une ambiance unique entre Brooklyn, le Queens, le Bronx et Central Park.
Emmanuel Levisse, premier Français au Marathon de New York
Côté tricolore, Emmanuel Roudolff-Levissea réalisé une très belle course en 2h13’05’’, terminant 16e du classement général et premier Français. S’il reste éloigné de son record personnel (2h07’40’’), le coureur de l’équipe de France confirme sa régularité sur les grands marathons internationaux.
Le Français a notamment devancé d’une place une légende Eliud Kipchoge, acclamé par une foule en délire à son arrivée dans Central Park. Le double champion olympique et premier homme à être passé sous les deux heures sur la distance (à Vienne, en 2019, lors d’un record non homologué) participait probablement à son dernier marathon sur le circuit Abbott World Marathon Majors dont il détient un record de victoires (11 en tout, dont 5 à Berlin).
À 40 ans, Kipchoge a toutefois annoncé un nouveau défi : le Eliud Kipchoge World Tour, une série de sept marathons sur les sept continents visant à lever des fonds pour sa fondation dédiée à l’éducation et à l’environnement.
Dorian Louvet, 7 marathons majeurs en un an : défi accompli !
Autre Français à s’être distingué ce dimanche à New York : Dorian Louvet. Le Caennais de 36 ans, connu du grand public pour sa participation à Koh-Lanta, a terminé son incroyable défi « Miles of Discovery » : courir les sept marathons majeurs du monde en une seule année, tous sous la barre des 2h30.
Un parcours exceptionnel débuté à Tokyo le 2 mars (2h18’56’’), suivi de Boston (2h33’41’’), Londres (2h33’23’’), Sydney (2h28’08’’), Berlin (2h28’24’’), Chicago (2h25’27’’) et enfin New York, ce 2 novembre, bouclé en 2h27’09’’.
« Je ressens un mélange d’émotion, de soulagement et d’épuisement… mais aussi de nostalgie à l’idée que ce projet s’achève (…) Et puis il y a ce record du monde, c’est fou (…) Ce qui compte, c’est d’avoir su fédérer, rassembler, transmettre des émotions et donner envie aux gens d’aller chercher leurs propres défis », confie le Normand, sa « big 7 medal » au cou.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/11/marathon-de-New-York.jpg12801920La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-11-02 20:52:002025-11-02 22:09:21Résultats du Marathon de New York 2025 : Benson Kipruto vainqueur d’un souffle, Eliud Kipoche en vedette, Emmanuel Levisse premier Français, Dorian Louvet dans l’histoire
Le géant américain revient sur le devant de la scène avec cette Aero Tempo taillée pour la vitesse, équipée d’une plaque carbone intégrale.
Ce modèle, le plus léger de la nouvelle gamme Aero de Skechers, combine la mousse HYPER BURST® réactive, une géométrie agressive, une plaque carbone intégrale pour un retour d’énergie puissant et une semelle Goodyear offrant une bonne accroche.
Amorti ferme et réactif
Le chausson est étroit et le mesh fin et aéré expose le pied aux intempéries. L’amorti est ferme, confirmant la vocation compétition de ce modèle. La stabilité latérale est correcte sur bitume et l’adhérence reste satisfaisante sur terrain humide.
Dans ces conditions, les séances rapides sur piste sont aisées, à condition d’avoir le rythme suffisant pour profiter de la combinaison plaque carbone/mousse.
La paire n’est pas idéale pour l’endurance ou la récupération. Elle se montre dans ce cas rigide et peu confortable pour les sorties longues, même si des sorties d’1h30 restent envisageables.
En revanche, sur fractionnés et allures rapides, sa légèreté et sa réactivité deviennent de véritables atouts. Son tarif très concurrentiel ajoute un intérêt supplémentaire.
Stack : 37 mm (talon) – Drop : 4 mm – Poids : 241 g en 42 – Prix : 170 €
Les + Dynamisme, tarif attractif pour une paire avec plaque carbone. Les – Peu polyvalente.
Utilisation : Entraînements dynamiques et compétitions jusqu’au semi-marathon(adaptation nécessaire pour marathon), pour coureur à foulée universelle < 75 kg.
Le kyste poplité, également appelé kyste de Baker est une bosse derrière le genou. Dans près de 50 % des cas, ce kyste résulte d’un problème intra-articulaire tel qu’une lésion méniscale, arthrosique ou ligamentaire. Pour confirmer le diagnostic, l’échographie du genou reste l’examen radiologique de référence.
À savoir : La gêne liée au kyste poplité se manifeste surtout en position accroupie ou lors d’une station debout prolongée. Le kyste se voit sous forme d’une bosse, jambe tendue.
Qu’est-ce qu’un kyste poplité ?
Généralement, une tuméfaction située à l’arrière du genou correspond à un kyste synovial de Baker. Ce dernier est dû au remplissage par le liquide synovial de bourses séreuses présentes dans le creux poplité. Ces petites poches, véritables coussinets naturels, facilitent le glissement des muscles et tendons lors des mouvements du genou.
Chez l’adulte, dans un cas sur deux, ces bourses communiquent anormalement avec la cavité articulaire. Ce passage favorise la migration du liquide synovial du genou vers le kyste, mais rarement dans l’autre sens. Le kyste poplité est donc souvent la conséquence d’une lésion articulaire : fissure méniscale, atteinte du cartilage ou rupture ligamentaire.
Il résulte du passage du liquide articulaire sous pression dans une bourse séreuse postérieure, qui finit par se distendre. Lors des mouvements de flexion-extension, les poussées de pression provoquent un épanchement du liquide synovial dans le creux poplité.
Dans la majorité des cas, ce kyste reste indolore et visible en position debout, jambes tendues. Le signe de Foucher aide à poser le diagnostic : le kyste est gonflé lorsque le genou est tendu et s’affaisse lorsqu’il est fléchi, contrairement aux autres masses (abcès, anévrisme, tumeur).Une échographie du creux poplité permet de confirmer la nature du kyste.
Et chez l’enfant ?
Le kyste poplité de l’enfant apparaît entre 3 et 9 ans, deux fois plus souvent chez les garçons. Généralement non douloureux, il se manifeste par une grosseur impressionnante à l’arrière du genou, souvent source d’inquiétude pour les parents. L’évolution est bénigne : la plupart de ces kystes régressent spontanément en un à deux ans.
Attention toutefois : une opération chirurgicale est déconseillée. Car en cas d’intervention, la récidive survient dans près d’un cas sur deux. Chez l’enfant, la communication entre la cavité articulaire et la bourse du muscle demi-membraneux se ferme naturellement avec la croissance.
La découverte d’une grosseur derrière le genou doit toujours conduire à une exploration par imagerie (échographie, IRM) afin d’évaluer la souffrance articulaire sous-jacente. Le traitement du kyste poplité dépend de la cause :
Le kyste peut être ponctionné pour être vidé.
Une injection de corticoïdes retard peut être réalisée pour réduire l’inflammation.
En cas de récidive, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Toutefois, le risque de réapparition reste élevé si la lésion articulaire (méniscale ou autre) n’est pas traitée.
Dans certains cas, comme pour Pierre G., une reprise d’activité trop rapide après une intervention sur un genou fragilisé peut favoriser l’apparition du kyste.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/kyste-poplite-rob3000-AdobeStock_1131481436.jpeg552800Jean-Pierre de Mondenardhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngJean-Pierre de Mondenard2025-10-30 08:27:002025-10-22 13:29:32Kyste poplité : le mal est derrière le genou
Ce 26 octobre 2025, Francfort-sur-le-Main a vibré au rythme du Mainova Frankfurt Marathon. Entre participation record, temps canons et ambiance électrique, cette 42ᵉ édition s’est imposée comme la plus rapide et la plus populaire de l’histoire de l’événement.
« Jamais nous n’avions vu autant d’engouement. Nous sommes ravis d’avoir atteint ces chiffres. C’est un nouveau cap. Francfort est devenue une capitale du running », s’enthousiasme Jo Schindler, directeur du Mainova Frankfurt Marathon, au terme d’une édition sensationnelle.
Participation record pour le Marathon Mainova 2025
Le cru 2025 a pulvérisé les chiffres : +22 % d’inscriptions par rapport à 2024, avec 17 000 coureurs sur la distance reine et plus de 30 000 participants toutes épreuves confondues (relais, 10 km, courses enfants).
Un record historique qui fait du Marathon de Francfort l’un des plus grands rassemblements sportifs d’Allemagne cette année. Cet engouement confirme la popularité grandissante du marathon urbain et la réputation d’une organisation allemande fluide, festive et exemplaire.
Des performances d’élite dignes des plus grandes courses
Sur un parcours ultra-plat (27,8 m de dénivelé cumulé seulement), les athlètes de tête ont livré un spectacle de haut niveau, malgré un vent sensible en fin de matinée.
Chez les hommes, la domination éthiopienne a été totale. Belay Asfaw s’est imposé en 2 h 06’16’’, devant ses compatriotes Taresa Bekuma et Shura Kitata, après une attaque décisive dans les deux derniers kilomètres.
Même razzia éthiopienne chez les dames : Buze Diriba Kejela a mené la course de bout en bout et franchi la ligne en 2 h 19’34’’, signant le cinquième meilleur chrono de l’histoire du Marathon de Francfort et battant pour la première fois la barre symbolique des 2 h 20.
Ces performances confirment Francfort comme l’un des marathons les plus rapides au monde, juste derrière Berlin et Londres.
Pour ne rien gâcher, l’ambiance a une nouvelle fois été à la hauteur de la légende. Des orchestres de rue, des DJ et des milliers de supporters ont accompagné les coureurs tout au long des 42,195 km.
De la rive du Main aux gratte-ciel du quartier financier, Francfort s’est parée de bleu et blanc, les couleurs de Mainova, le sponsor historique.
L’arrivée, comme toujours, s’est faite dans la mythique Festhalle Frankfurt : un immense hall d’exposition transformé pour l’occasion en arène lumineuse et festive, où les coureurs ont franchi la ligne sur un tapis rouge sous les applaudissements d’un public en liesse.
Francfort, un paradis pour les chasseurs de records
Souvent considéré comme le « cousin de Berlin », le Marathon de Francfort, créé la même année, séduit par la densité de ses finishers sous les 3 heures et par un parcours rapide et roulant idéal pour battre un record personnel.
Entre excellence sportive et ambiance populaire, l’événement 2025 a prouvé qu’il était à la fois une fête du running et un rendez-vous majeur du calendrier international.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/Mainova-frankfurt-Marathon-3.png532800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-10-29 10:59:002025-10-29 16:58:00Mainova Frankfurt Marathon 2025 : plus rapide et plus populaire que jamais
La 32e édition du Marathon de Lausanne a offert une véritable fête populaire du running entre Lausanne et Vevey, à travers le panorama carte postale du Lavaux. Plus de 12 000 coureuses et coureurs ont franchi la ligne d’arrivée au bord du Léman.
« On dirait que le soleil est apparu exprès pour nous ! C’était une magnifique journée », s’est réjoui le Comité d’organisation, au terme de cette 32e édition réussie.
Le Genevois Jasper McDowell, vice-champion suisse, a remporté sa première grande victoire sur le marathon lausannois. Deuxième en 2024, il s’impose cette année en 2h24’10, après une course parfaitement gérée.
Jusqu’à mi-parcours, McDowell a couru aux côtés du champion suisse de trailDorian Marchal et de Guillaume Adam (fondateur de RunMotion Coach). Puis, le Genevois a pris les devants face au vent du retour pour franchir la ligne en solitaire.
« Quand j’ai accéléré, je me suis demandé si je n’avais pas fait une bêtise avec tout ce vent… Mais c’était la bonne décision ! », a confié le vainqueur.
Derrière lui, Marchal (2h26’51) et Adam (2h26’55) complètent le podium. Chez les femmes, la Kényane Mercyline Jeronoh a pris le dessus sur l’Allemande Evgeniia Hermann dans les derniers kilomètres, remportant la victoire sur les bords du Léman.
En tout, 1 901 marathoniens ont bouclé les 42,195 km entre Lausanne et La Tour-de-Peilz, dans une ambiance conviviale et festive.
Sur le semi-marathon, le Kenyan Brian Kipchumba s’est imposé en 1h05’28, après avoir mené dès les premiers kilomètres. Il devance le Zurichois Jonathan Hofer (LC Zürich) de 31 secondes (1h05’59).
Chez les femmes, la Kényane Gladys Songol a également brillé, signant un nouveau record personnel en 1h17’15, juste devant la Suissesse Elena Eichenberger, médaillée nationale sur 10 000 m.
Sur la course populaire de 10 km, qui a rassemblé 5 292 finishers, le Belge Thibault De Rijdt s’est imposé en 30’21. Cinq minutes plus tard, la Fribourgeoise Jennifer Azevedo remportait la victoire féminine en 35’08, confirmant sa belle forme automnale.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/Marathon-de-Lausanne-1DSC07129.jpg1000800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-10-27 08:25:002025-10-27 10:01:05Résultats du Marathon de Lausanne 2025 : le Genevois Jasper McDowell triomphe sur les bords du Léman
Cinquième version de ce modèle, la Rebel V5 se distingue par sa large gamme d’utilisation, avec un amorti adapté à toutes les distances et toutes les allures.
Cette Rebel V5 bénéficie d’une nouvelle mousse FuelCell combinant 20 % PEBA et 80 % EVA. Celle-ci est plus réactive, offre amorti rehaussé et par ailleurs, une tige repensée. Son style sobre ne laisse pas deviner son poids très léger (213 g), qui ne compromet en rien le confort. En endurance, stabilité et facilité sont au rendez-vous.
Excellent compromis amorti-dynamisme
Sur des parcours alternant bitume et chemins stabilisés, la légèreté permet d’accélérer à volonté. Sur piste d’athlétisme, la elle reste performante. Si elle ne possède pas la propulsion d’un modèle à plaque carbone, elle conserve un bon dynamisme et une stabilité rassurante dans les virages.
Les sorties longues confirment son excellente polyvalence : même en variant les allures ou sur terrain légèrement humide, la Rebel V5 reste confortable. Une belle réussite qui accompagnera autant les séances lentes que les entraînements rapides ou les compétitions longues, à un tarif attractif.
Stack : 39 mm (talon) – Drop : 6 mm – Prix : 160 € – Poids : 213 g en 42 / 179 g en 38
Avec Project Amplify, Nike ouvre un nouveau chapitre de l’histoire du running et de la marche assistée. La marque à la virgule dévoile un concept inédit : des chaussures motorisées capables d’augmenter la foulée et de réduire l’effort. Un projet futuriste qui mêle robotique, biomécanique et design sportif.
Le Project Amplify de Nike est bien plus qu’une nouvelle paire de chaussures. C’est un système d’assistance mécanique complet qui repose sur quatre éléments :
chaussure en fibre de carbone, utilisable avec ou sans motorisation ;
moteur miniature relié à une courroie d’entraînement ;
batterie rechargeable fixée autour du mollet ;
et surtout, logiciel intelligent capable d’adapter la puissance à chaque foulée.
Ce dispositif permet ainsi d’amplifier les mouvements naturels du pied et de la cheville, tout en conservant la fluidité de la foulée. Selon Nike, Project Amplify peut donner l’impression que « courir en montée revient à courir sur du plat ».
Courir plus vite, plus loin, avec moins d’effort
Nike Project Amplify préface le futur avec chaussures motorisées qui pourraient révolutionner le running et la marche.
Conçu au Nike Sport Research Lab, ce système futuriste vise déjà un public large. Les « athlètes du quotidien » dit la marque, soit tous ceux qui marchent ou courent régulièrement, sans objectif de performance.
Ses ingénieurs ont calibré le dispositif pour des vitesses comprises entre 6 et 7 minutes au kilomètre. L’objectif : aider chacun à maintenir une allure plus stable, à prolonger ses sorties et à réduire la fatigue musculaire.
Lors des tests, certains utilisateurs ont indiqué ressentir une différence marquée sur les pentes. « Le relief semble s’effacer », résume ainsi un testeur.
Une technologie validée sur le terrain
Avant d’être dévoilé, Nike Project Amplify a été soumis à une vaste phase de test avec 400 participants impliqués, neuf prototypes testés, en laboratoire comme en conditions réelles, et 2,4 millions de pas enregistrés. Les données ainsi récoltées ont permis d’affiner l’ergonomie du moteur, la stabilité du système et la compatibilité avec la biomécanique du coureur.
Un tournant dans la vision du running ?
Nike Project Amplify préface le futur avec chaussures motorisées qui pourraient révolutionner le running et la marche.
Nike se propulse ainsi dans l’ère de la chaussure augmentée. L’ambition est affichée : redéfinir la frontière entre performance humaine et assistance technologique, tout en gardant l’expérience ludique et naturelle.
« Notre mission est d’aider chaque athlète à aller plus loin, en ajoutant un peu de puissance à sa foulée », résume Michael Donaghu, vice-président de la division Emerging Sport & Innovation chez Nike.
Vers une nouvelle génération de chaussures connectées
Ce Project Amplify s’inscrit dans la stratégie d’innovation globale de Nike, aux côtés des programmes Air, Mind Scienceet Advanced Cooling.
C’est aussi un jalon vers les chaussures intelligentes de demain : capables d’analyser la foulée, d’adapter la puissance moteur en temps réel et, potentiellement, de se connecter aux plateformes Nike Run Club ou Apple Health.
Même si le produit n’est encore qu’au stade de prototype, Nike évoque déjà un lancement public dans les prochaines années. L’enjeu sera de concilier autonomie, poids et accessibilité — trois facteurs clés pour transformer l’essai.
Récemment, Benjamin Guibouin, 34 ans a terminé 8e et premier Français du mythique Spartathlon, ultra-marathon de 246 kilomètres reliant Athènes à Sparte, réputé comme l’un des plus difficiles au monde. Pour ce père de famille nantais, participer à une telle épreuve relevait encore de l’impossible il y a peu. Et pourtant, il l’a fait en 25h24′. Récit.
« Jamais je n’aurais imaginé pouvoir terminer le Spartathlon. J’ai découvert l’épreuve en 2018, grâce à un reportage sur YouTube. Cet ultra-marathon grec reprend le trajet du soldat Philippidès, messager envoyé d’Athènes à Sparte lors de la bataille de Marathon.
246 kilomètres d’une seule traite, à boucler en moins de 36 heures, avec 75 barrières horaires et à peine 47 % de finishers chaque année depuis plus de quarante ans. Une course d’une telle ampleur me laissait rêveur…
« Ce doit être dingue de vivre une aventure pareille »
Avec ses filles, à l’arrivée de l’Etoile Verte d’Eguzon de 300 km en six étapes.
Je me suis juste dit : “Ce doit être dingue de vivre une aventure pareille.” À l’époque, je ne faisais que quelques footings. Après des années de football amateur, mon passage en horaires décalés (3x 8) chez Airbus, où je travaille depuis mes 15 ans, a bouleversé ma routine. Pour garder la forme, le running s’est imposé naturellement.
Très vite, j’ai compris que, au-delà du plaisir, courir permettait aussi de jouer avec le chrono. Mon premier objectif : passer sous les 20 minutes au 5 km. Puis, dans la foulée, calé à 4min/km, j’ai visé le 10 km en moins de 40 minutes et le semi-marathon en moins d’1h25 (1h24 à Nantes en 2019).
Du 5 km à l’ultra-dimension
De fil en aiguille, sans passer par la case marathon, je me suis lancé sur le long. Sans doute déjà fasciné par ce Spartathlon. En 2018, l’année de la naissance de notre première fille, j’ai couru les 100 km de Millau pour la première fois en 10h30. Ce fut une révélation.
Entrer dans cette dimension d’effort extrême, laisser place à l’introspection… cela m’a procuré le sentiment d’un long voyage intérieur. J’ai poursuivi la série. Millau de nouveau, puis les 100 km de Bretagne et d’Amiens, où j’ai battu mon record personnel en 7h48 en 2024.
En parallèle, comme beaucoup, j’ai tenté le trail, notamment l’Ultra-Marin, terminé une première fois en 25h50. Durant deux ans, installés près de Toulouse pour mon travail, j’ai participé à plusieurs trails de montagne — sans grande conviction.
Je me suis vite rendu compte que ce qui m’animait vraiment, c’était la performance chronométrique. En trail, rien n’est comparable. Sur route, un temps reste une référence. C’est sans doute mon côté cartésien : j’ai besoin de pouvoir mesurer et comparer.
Ultra Ardèche, la première étape
En 2023, nos deux filles (3 et 5 ans) désormais à l’école et notre maison près de Nantes achevée, l’idée du Spartathlon a refait surface. J’ai alors étudié le parcours et les conditions de qualification.
En France, une course servait de sésame : l’Ultra Ardèche, 222 km sur route avec 3 300 m de dénivelé positif. La terminer en moins de 27 heures offrait une qualification directe, sans passer par le tirage au sort.
Banco : l’Ardèche est devenu mon objectif n°1 de 2024. Je n’avais alors qu’une référence, l’Ultra-Marin, que j’avais recouru en 2023 en 18h50, soit 7 heures de mieux qu’à ma première participation. Cette progression m’a mis en confiance. Résultat : 26h30 à l’Ultra Ardèche, tout juste dans les temps pour décrocher mon billet pour la Grèce.
Spartathlon, inscription, préparation
Je me suis inscrit en janvier et j’ai entamé la préparation sereinement. Je ne l’aurais pas fait sans embarquer ma femme, Élise et mon amie Dominique, mes deux véritables coachs de cœur.
Pas de plan d’entraînement strict. On a déjà assez de contraintes dans la vie, pas besoin d’en rajouter ! J’ai privilégié le volume et surtout le mental, indispensable pour donner du sens à l’extrême longueur.
À quoi je pense quand je cours ? À tout et à rien. Et c’est justement ce que j’aime : faire le vide et laisser filer le temps, dans un monde où tout va trop vite. J’ai refait les 100 km de Bretagne pour la 3ᵉ fois, l’Ultra-Marin (bouclé cette fois en 17h08) puis, fin août, j’ai testé un format de 300 km en six étapes, l’Étoile Verte d’Éguzon, dans la Creuse qui s’est bien passé.
Antoine Guillon, une légende à mes côtés
Au vu de ma préparation, je pensais pouvoir finir le Spartathlon en 25 heures. Mais je n’en étais sûr de rien. L’objectif n°1 restait de finir, d’atteindre Sparte, quitte à ajuster mon allure en route si tout allait bien.
Nous sommes arrivés à Athènes deux jours avant la course, comme les 400 participants venus du monde entier, dont 15 Français. À l’hôtel, j’ai rencontré Antoine Guillon. Pour moi, c’est une légende : quand j’ai commencé à courir, il remportait la Diagonale des Fous ! Je ne pensais pas un jour avoir le privilège de discuter avec lui en toute simplicité.
Le jour J, à 7h, au pied de l’Acropole, nous prenons le départ ensemble. Nous courons douze heures côte à côte, calés à 11 km/h. J’étais comme un gamin, vivant un rêve éveillé.
Nous passons le 100e km en 9 heures. Le décor défile : zones industrielles, raffineries à la sortie d’Athènes, le pont de Corinthe, puis les oliveraies le long de routes ouvertes à la circulation mais sécurisées. Pas de répit : il faut courir, sans relâche, sur des lignes droites interminables — l’une des grandes difficultés de cette course.
Au 124e km, Antoine s’arrête se ravitailler. Il est 20h. J’allume ma frontale, enfile mon gilet jaune et décide de poursuivre. Je lui fais signe en espérant qu’on se retrouve plus loin. Ce fut la dernière fois que je l’ai vu.
Top 10, 9, 8 : j’ai du mal à y croire
La nuit tombe. J’aborde la section la plus redoutée : 18 km d’ascension, plus de 1000 m de D+ jusqu’au Mont Artémision (km 160). Une portion de trail, dans le froid et bientôt sous la pluie.
Puis le retour au bitume, et ces routes droites à perte de vue, une épreuve mentale car on a l’impression de ne plus avancer. J’essaie d’évacuer les pensées négatives, concentré sur mes allures. Je passe le 220e km en 23h. 3h30 de mieux que sur l’Ultra Ardèche, ma seule référence. C’est dingue. Élise m’informe de ma position : Top 10… 9e… 8e. J’ai du mal à y croire. Euphorique, je m’écrie : « Je suis une machine ! »
Les idées en place
Je me suis laisse emporter par l’émotion alors qu’un Anglais, Brian, avec qui je partage le ravito, s’apprête à repartir. Élise me glisse alors : « Pense à demain. S’il te double, tu le regretteras. Serre les dents et vas-y. » Cette phrase m’a remis les idées en place. Je repars déterminé pour les derniers 10 km, après avoir avalé en vitesse un plat de lasagnes.
Escorté sur les trois derniers kilomètres par la police grecque — la grande classe —, j’arrive à 8h, au pied de la statue de Philippidès. Épuisé, vidé, mais délivré, je hurle : « On a réussi ! » Nous étions seuls, à l’aube, avec Élise et Dominique, pour savourer ce moment. Une victoire collective. Sans elles deux, jamais je ne serais arrivé là.
25h24 de course comme hors du temps
Être premier Français, 8e de ce Spartathlon, c’était inimaginable. Jamais je ne m’en serais cru capable. Antoine Guillon termine 15e, 1h30 derrière, heureux lui aussi de sa course. Je lui dois beaucoup : il m’a appris énormément pendant ces heures partagées.
Quand j’y repense, ce fut comme une longue journée hors du temps. J’étais dans ma bulle, comme si j’avais fermé les yeux au départ et que je les avais rouvert 26 heures plus tard.
C’est fou d’avoir vécu cela — et de l’avoir fait vivre à mes proches. Bien sûr, j’ai connu des moments de ras-le-bol, de douleur extrême.
Mais je retiens surtout une chose : j’ai découvert mon corps et ma tête. Et c’était magique. On est capable de tout. Les seules limites sont celles qu’on s’impose à soi-même. »
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-Guibouin-Spartathlon-2.jpg1067800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2025-10-24 08:42:002025-10-17 11:36:00Le Spartathlon rêvé de Benjamin Guibouin
Le 30 novembre, ce 10 km parisien inaugurera un tout nouveau parcours, plus fluide et plus rapide, au cœur du 17e arrondissement de Paris, avec la possibilité de profiter d’un lièvre personnel pour optimiser sa performance.
Du changement s’annonce pour ce 10 km de l’Ouest parisien, ex-Boucles du 17eme. L’épreuve, prévue le 30 novembre, accueille Onatera – marque française dédiée au bien-être et à la santé naturelle – comme partenaire titre, sous un nouveau nom, 10 km Onatera Paris 17.
Un circuit rapide des Ternes aux Batignolles
L’autre nouveauté, c’est un parcours en boucle inédit à travers les quartiers emblématiques du 17e arrondissement. Tracé autour de la rue Mstislav Rostropovitch, l’itinéraire reliera les Ternes aux Batignolles, en passant par les Épinettes, le parc Martin-Luther-King et Pereire-Malesherbes.
Avec moins de 45 mètres de dénivelé positif, ce parcours rapide et roulant est idéal pour battre son record personnel ou vivre sa première expérience sur 10 km dans les meilleures conditions.
Pour les coureurs en quête de performance, l’organisation propose un nouveau service exclusif, en partenariat avec Pace Me. Chaque concurrent aura la possibilité de réserver un Pacer individuel.
En effet, un coureur accompagnateur expérimenté pourra en aider un autre à maintenir une allure régulière, à garder la motivation aux moments clés et à atteindre son objectif chronométrique.
L’épreuve pourra également se courir en duo ou en équipe de quatre coureurs, pour une expérience collective et motivante. Lesinscriptions sont toujours ouvertes, à partir de 31 euros pour les licenciés FFA.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/VISU-BOUCLES-17EME2023DSC_1983.jpg467700La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-10-23 08:11:002025-10-22 14:20:30Nouveau parcours inédit pour le 10 km Onatera Paris 17
Avec ses innovations “made in Drôme”, sa volonté de rendre la montagne accessible à tous et sa démarche écoresponsable, Cimalp s’affirme comme l’une des marques françaises outdoor les plus dynamiques du moment.
Parmi les grandes marques françaises du milieu outdoor — Millet, Lafuma, Picture ou Decathlon —, Cimalp a gravi bien des sommets depuis soixante ans. « La marque affiche aujourd’hui une croissance annuelle de 20 à 30 % dont nous pouvons être fiers », explique Lionel Marsanne, directeur général de l’entreprise.
Pour accompagner cette dynamique, Cimalp vient d’investir son nouveau siège, baptisé Le Refuge. Situé à Saint-Marcel-lès-Valence, ce bâtiment de 8 000 m² allie design inspiré des refuges montagnards et autosuffisance énergétique. Une étape marquante pour cette PME qui poursuit son développement tout en restant fidèle à ses racines.
Le bâtiment comprend 1 400 m² de bureaux, 6 000 m² d’entrepôts et un nouveau magasin de 400 m², organisé en quatre zones : randonnée & alpinisme, trailrunning, sports d’été et d’hiver, trek et voyage.
Chaque espace plonge les visiteurs dans une atmosphère outdoor authentique. Une zone d’essai propose même une expérience terrain inédite. L’accent a été mis sur la possibilité pour nos clients de tester les chaussures en conditions réelles. Un module reproduit la marche en montée et en descente, mais aussi sur un terrain instable et rocailleux, avec galets et roches comme en montagne.
Une “Réparerie” pour prolonger la vie des produits
À court terme, une « réparerie » accessible au grand public verra le jour. L’objectif sera de centraliser les demandes de réparation afin de tout effectuer en interne.
« Aujourd’hui, nous réparons 40 % des produits usés ou défectueux qui nous sont renvoyés, plutôt que de les échanger. La durabilité est au cœur de notre démarche. Ce futur atelier de réparation nous permettra, nous l’espérons, de proposer la réparation à vie à nos clients », détaille Marie Mathias, directrice marketing depuis près de dix ans chez Cimalp.
Fidèle à son ADN montagnard
Dans les années 60, Cimalp a introduit le lycra dans les pantalons d’alpinisme.
La marque drômoise franchit donc une étape avec ce nouveau lieu incarnant son ADN montagnard. Car la marque est bien née dans les montagnes. Son fondateur, Paul Sallier, alpiniste isérois, eut l’idée novatrice d’intégrer du Lycra dans les pantalons de velours d’alpinisme. En 1964, cette innovation rend l’équipement plus souple et plus léger.
Cimalp se propulse ainsi sur le devant de la scène. Depuis, la marque n’a cessé de démocratiser la technicité et de libérer le mouvement des passionnés d’outdoor.
En 1991, Raymond Marsanne, alors à la tête de la Manufacture drômoise de confection, rachète Cimalp et la relocalise dans la Drôme. Face à la crise du textile et à la concurrence des géants américains, il doit délocaliser la production en Asie.
Son fils Lionel Marsanne, ingénieur de formation, reprend les rênes en 2005. Il opère alors un virage stratégique majeur : le passage au e-commerce. « Miser sur la recherche et développement et un modèle en ligne nous a permis de maîtriser nos coûts et d’offrir des innovations technologiques 20 à 30 % moins chères que la concurrence », explique-t-il. « Notre leitmotiv est simple : proposer un équipement technique, durable et accessible pour que chacun puisse profiter de la montagne sans dépenser une fortune. »
Alliertechnicité et accessibilité a permis à Cimalp de gagner du terrain en France, mais aussi en Espagne, Italie, Allemagne, Angleterre ainsi qu’en Suisse.
Des technologies “maison” brevetées
Le catalogue compte principalement du textile technique mais aussi des chaussures, notamment la X-Trail, tous terrains, toutes distances.
Comment proposer des produits techniques à prix maîtrisé ? En contrôlant toute la chaîne de valeur. « La conception et la R&D sont assurées à notre siège de Saint-Marcel-lès-Valence. Nous développons nos propres tissus et technologies brevetées pour créer des équipements innovants, performants et respectueux de la nature », souligne la responsable marketing.
Sa technologie Ultrashell® est la première membrane imper-respirante sans PFC du marché. Etanche à 20 000 Schmerber et respirante à 80 000 MVP. Cette innovation a séduit les traileurs avec la veste best-seller Storm Pro. Désormais, le segment trail running représente désormais 15 % de son activité, contre 70 % pour la randonnée, l’alpinisme, le trekking et le voyage, et 10 % pour le ski.
Une marque engagée et inspirante
Petit aperçu de la famille Cimalp.
Le catalogue compte aujourd’hui plus de 400 références. Des vêtements techniques, mais aussi des chaussures, des bâtons et des lunettes. Et l’offre continue de s’élargir.
La marque, désormais fournisseur officiel de l’équipe de France d’alpinisme compte par ailleurs 40 ambassadeurs pour porter ses couleurs et partager ses valeurs. Parmi eux, la championne de trail Maryline Nakache, première femme et quatrième au classement général du dernier Marathon des Sables.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/OUVERTURE-Cimalp-60-ans-dhistoire-et-dinnovation.jpg793800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2025-10-22 13:27:552025-10-22 13:28:53Cimalp, la marque française qui grimpe fort
L’Épopée Royale, premier événement de Gravel Running en France, devait se tenir le 22 novembre prochain autour de Blois et des châteaux de la Loire est reportée à 2026.
L’épreuve devait relier quelques-uns des plus beaux châteaux de la Loire en courant. Avec un nouveau concept, le « gravel running » favorisant des circuits roulants (de 120 km à 13 km) tracés en pleine nature.
L’Epopée Royale a également pour vocation de soutenir l’association Les Invincibles, engagée dans la recherche sur la maladie de Charcot et l’aide aux malades.
Récemment, Frédéric Pitrois, l’organisateur nous a confié que l’état de santé de sa maman, touchée par cette maladie dégénérative sans issue, s’est brutalement dégradé, nécessitant une attention et des soins quotidiens.
Avec le petit comité qui l’accompagne, il a choisi de consacrer son énergie à soutenir sa maman dans cette épreuve. La manifestation est donc reportée à novembre 2026. Tous les inscrits seront remboursés.
En 2014, le cancer lui prend un poumon. Fanny Barbara a 23 ans. À terre, cette jeune Bigourdane se relève grâce à la course en montagne. Un coup de foudre salvateur qui lui redonne un second souffle, jusqu’à enchaîner cette année l’UTMB et la Diagonale des Fous.
Parfois, une phrase suffit à changer une vie. Pour Fanny Barbara, elle est tombée au réveil d’une lourde opération, en 2014. Une phrase brutale, lâchée par un chirurgien à peine sorti du bloc : « Tant que vous ne courez pas le marathon, tout ira bien. »
Elle a 23 ans, et vient de se faire retirer un poumon atteint d’une tumeur neuro-endocrine. À l’époque, elle travaille dans l’agroalimentaire, skie un peu, comme toute Bigourdane, pratique l’équitation, mais ne court pas. Le cancer, lui, court vite. Trop vite.
Les semaines qui suivent sont violentes. Chimiothérapie, immunothérapie, douleurs, fatigue extrême. Son souffle ne suit plus. « Je sortais du lit pour faire trois pas, et je devais me recoucher. J’avais l’impression d’avoir 90 ans », se souvient-elle.
Puis son kiné l’incite à marcher pour retrouver des capacités pulmonaires. Rien de spectaculaire : juste marcher. Chaque jour. Ce fut son exécutoire : prendre l’air pour reprendre pied. « J’ai mal accepté la maladie à 23 ans, j’avais perdu mon autonomie et j’avais l’impression d’être poids pour mon entourage. Me remettre debout, en mouvement, dehors, a été une vraie libération. »
Chez elle, à Bagnères-de-Bigorre, marcher signifie grimper. « Je me souviens des premiers jours. Cinquante mètres, et j’étais fière. Je redescendais, et je dormais pendant des heures. »Mais elle continue. Dix mètres de plus. Encore. Le souffle revient. Et avec lui, l’envie. « J’ai commencé à trottiner en descente. À ressentir les bienfaits. À me dire : pourquoi pas essayer de courir ? »
En 2018, elle se défie avec un premier dossard sur un semi-marathon et termine dernière. Qu’importe, c’est une victoire. Chaque départ sera désormais une victoire. A force d’entraînement, elle progresse, recourant ce même semi, Lourdes–Tarbes, l’an dernier, solide en 1h39’. En 2022, elle court son premier marathon, en 4h, à Madrid avec des copains — ce qu’elle ne manquera pas de faire savoir à son chirurgien.
Un peu bitume donc, mais très vite, son cœur s’emballe pour la montagne. « Ce n’est pas un choix rationnel. C’est un coup de foudre. Brutal. Lumineux. », explique-t-elle, disant ne pas avoir le profil d’une traileuse longiligne au VO2 max affûté. « Mon corps a encaissé la maladie, les cicatrices, l’épuisement. Je l’ai longtemps vu comme fragile. Et pourtant, c’est ce même corps qui m’a menée jusqu’ici. »
Désormais infirmière en oncologie, elle apprend à apprivoiser l’endurance, son terrain naturel. Son corps met du temps à trouver son rythme. « Les trois ou quatre premières heures, je ne suis jamais à l’aise, j’ai du mal à trouver mon souffle. Puis, ça se met en route. »
Alors elle allonge la distance. En 2021, elle boucle le Tour des Cirques, son premier 100 km dans les Pyrénées. Puis viendront la Maxi Race Madeira, le Grand Trail Trangoworld, le MIUT…
Jusqu’à l’UTMB, son premier 100 miles, qu’elle a couru cet été avec la team Adaptive, collectif inclusif de coureurs en situation de handicap. Elle a douté — non pas de sa préparation, menée avec son entraîneur Éric Lacroix — mais de sa place dans cette équipe. « Je me sentais presque illégitime, comparée à d’autres de la team, amputés ou paralysés. »
Mais Boris Giraldi, manager du collectif, la rassure : « Un poumon en moins, ce n’est pas rien. » C’est même tout un symbole, et une sacrée revanche. Être à Chamonix, dix ans après son opération pour boucler la boucle, et faire mentir, une fois de plus, cette phrase assassine.
La première nuit fut un enfer. Pluie, grêle, neige, froid mordant. Elle glisse une couverture de survie sous sa Gore-Tex. « Je ne pouvais plus boire ni manger. J’avais des troubles gastriques épouvantables. J’ai rarement eu aussi froid. Je ne sentais plus mes doigts. J’ai cru basculer dans l’hypothermie. C’était un peu de la survie. »
Mais le jour s’est levé sur Courmayeur. La lumière, les amis venus des Pyrénées pour l’encourager : l’émotion qui déborde. « À partir de là, j’ai déroulé. Ce ne fut que du bonheur, des paysages merveilleux dans une ferveur comme nulle part ailleurs. » Elle boucle les 170 km et 10 000 mètres de D+ en36h39, dans le premier quart du peloton féminin et savoure, une fois encore, l’impossible devenu possible.
« Je ne cours pas pour effacer mes failles. Je cours avec elles, pour leur donner un sens. Comme dans une histoire d’amour, ce n’est pas la facilité qui compte. C’est ce que ça t’apprend. » La citation, postée sur sa page Facebook, résume son état d’esprit.
Le corps est toujours cabossé. Elle en connaît les limites, les signaux d’alerte. Mais aussi sa capacité à surprendre. « Ce petit corps imparfait est solide à sa façon. Il porte des rêves plus grands que lui. »
Dernier rêve réalisé en date, une folle Diagonale tropicale à La Réunion achevée en moins de 49h. Après l’UTMB, si une légère fracture de fatigue au pied l’a fait douter un moment, elle s’est vite rétablie pour aller courir l’ultra-trail mythique de l’île intense et vibrer comme jamais.
174 km de Saint-Pierre au Sud à Saint-Denis au Nord pour cette traversée ultra-technique de 10 000 mD+ par les sentiers sans pitié. Verdict de la coureuse du Sud-Ouest, qui termine 71e femme : « C’était merveilleux. Très exigeant mais quelle folle ambiance. Je n’ai pas l’impression d’avoir vécu une course, mais une véritable fête inscrite dans la culture de l’île ».
Dix ans après son ablation du poumon, Fanny Barbara continue d’écrire sa propre trajectoire, forte d’un mantra : à cœur vaillant, rien d’impossible.
Faut-il courir plus… ou courir mieux ? La question fait débat chez les coureurs. Les uns ne jurent que par les longues sorties pour bâtir une endurance solide, les autres misent sur des séances courtes mais intenses pour booster leur vitesse. Deux écoles, un même objectif : progresser sans se blesser. Derrière ce duel, la réalité est plus nuancée.
Pour un coureur amateur, combiner un gros kilométrage et plusieurs séances intensives par semaine relève souvent du défi impossible. Entre le travail, la vie familiale et un temps de récupération limité, il faut généralement faire un choix stratégique.
Les athlètes élites parviennent à cumuler les deux, avec des semaines dépassant souvent les 150 km et plusieurs entraînements spécifiques. Mais pour la majorité des coureurs, vouloir tout faire conduit à la fatigue chronique ou à la blessure. Deux grandes orientations se présentent alors : miser sur l’augmentation du volume ou accentuer le travail de qualité.
Option 1 : le gros kilométrage, carburant d’endurance
C’est la voie qu’empruntent la plupart des marathoniens : accumuler des kilomètres à intensité modérée pour bâtir une base aérobie solide. Elle repose sur un principe : plus on passe de temps à faible intensité, plus on améliore la capacité du corps à utiliser l’oxygène et à brûler les graisses.Un volume d’entraînement plus élevé favorise la progression, à condition que la charge augmente progressivement.
La structure repose donc sur une large part d’endurance fondamentale (zones Z1–Z2) avec au maximum deux séances spécifiques dans la semaine.
Dans ce type de programme, laVMA est très peu travaillée, voire pas du tout. Les séances clés sont plutôt orientées vers des blocs au seuil (Z4) et de l’allure course (Z3–Z4, semi ou marathon).
Le reste du temps ? Des sorties « faciles » qui s’enchaînent… et finissent par payer. Accumuler des kilomètres à basse intensité permet de développer la capacité aérobie.
Apports démontrés
Développement massif des mitochondries et meilleure utilisation des lipides comme carburant (Holloszy & Coyle, 1984).
Amélioration nette de la capacité à soutenir un pourcentage élevé de VMA sur la durée (Seiler & Kjerland, 2006).
Si vos chronos sur semi ou marathon sont très inférieurs à ce qu’ils devraient être au regard de votre VMA ou de vos performances sur 5/10 km, alors il s’agit probablement d’un déficit d’endurance spécifique. Dans ce cas, cette méthode est la plus efficace pour combler l’écart.
Avantages
• endurance musculaire et cardiorespiratoire renforcée, • chronos plus homogènes sur toutes les distances, • risque de surcharge réduit, car la majorité des séances restent modérées, • particulièrement adaptées à la préparation d’un marathon, ultra ou trail long.
Limites
• exigence de temps (6 à 8 heures par semaine), • progrès plus lents sur la vitesse pure, • risque de fatigue si la progression du volume est trop rapide.
Option 2 : la qualité pour maximiser la vitesse et l’intensité
Cette approche séduit les coureurs pressés ou en quête de vitesse. Le principe : réduire le volume total mais augmenter la fréquence des séances exigeantes : seuil, allure spécifique, fractionnés longs ou courts, séances de côtes…Quel est l’objectif ? Maximiser le travail cardiaque et musculaire en un minimum de temps. Pour que cette méthode soit réellement efficace, il faut au minimum trois séances de qualité hebdomadaires.
Idéalement, on y ajoute deux footings en endurance fondamentale. Cela entretient la base aérobie et améliore la récupération entre les efforts soutenus, surtout en préparation de courses longues.
Apports démontrés
Progression rapide de la VO₂max (+5 à +10 % en 6 à 8 semaines) avec un entraînement régulier en intensité élevée (Helgerud et al., 2007).
Résultats plus stables lorsqu’une part significative d’endurance est conservée (Stöggl & Sperlich, 2015).
Si vos performances sur marathon sont déjà proches de ce que vos chronos sur 10 km laissent espérer, cela indique que votre endurance est solide. Dans ce cas, travailler davantage la vitesse de base par des séances variées peut apporter un gain supplémentaire.
Les avantages
• progression visible en peu de temps, • entraînement plus court mais efficace, • variété qui casse la monotonie et stimule la motivation.
Les limites
• charge physique et mentale plus élevée, • risque accru de blessure, • perte de foncier si les footings sont négligés.
Comment choisir votre camp entre volume et qualité ?
Tout dépend de vos points forts et de vos manques.
Si vous manquez d’endurance (écart énorme de temps entre 10 km et marathon) : optez pour le kilométrage. Une grande perte de temps d’une courte à une longue distance montre qu’il faut avant tout travailler l’endurance spécifique. Ajouter des kilomètres, avec un accent sur l’allure course et le seuil, vous fera progresser plus efficacement.
A l’inverse, vos chronos sont homogènes quelle que soit la distance, vous avez la liberté de vous orienter vers l’approche qui vous motive le plus : un travail qualitatif varié ou un gros foncier. Vous pouvez même alterner selon vos cycles d’entraînement.
Quoiqu’il en soit, avant de choisir une méthode, évaluez vos points faibles est une préalable nécessaire. Et n’oubliez pas que l’envie de s’entraîner jour après jour reste le moteur principal de la progression. Le meilleur plan est toujours celui que l’on suit avec plaisir et constance.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/volume-qualite-AdobeStock_569590893.jpeg533800Michel Armandyhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngMichel Armandy2025-10-20 07:25:002025-10-17 11:39:48Volume vs qualité : quelle est la meilleure approche pour progresser ?
Longtemps associée à l’univers lifestyle grand public, la marque californienne Skechers revient en force sur le segment performance, avec la gamme Aero. Trois modèles aux technologies de pointe, qui pourraient bien permettre à la firme américaine de se refaire un nom aux pieds des compétiteurs.
C’est à Manhattan Beach, en Californie, que tout commence, en 1992. Le duo père et fils, Robert et Michael Greenberg, fondent Skechers avec une idée simple : proposer des chaussures mêlant style et confort, dans un esprit californien décontracté. Les premiers modèles — des bottes de bûcheron en cuir inspirées des rangers — séduisent rapidement la scène grunge et skate des années 90. Le style est brut, affirmé, résolument différent.
Trente-deux ans plus tard, Skechers est devenu le troisième fabricant mondial de chaussures, désormais coté en bourse. Des enfants aux pros, des sportifs aux fans de sneakers, la marque décline plus dequarante lignes de produits.
En 2024, elle atteint un chiffre d’affaires record de 8,97 milliards de dollars. Si l’Amérique du Nord reste son bastion, la croissance s’emballe dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), avec une hausse de 24,8 % sur un an.
En France comme ailleurs, le best-seller reste la Slip-ins, cette basket qui s’enfile sans les mains, adorée aussi bien des enfants que des adultes. Mais Skechers, ce n’est clairementpas qu’une marque lifestyle. Elle a aussi brillé sur les terrains de course à pied. En tête ? Meb Keflezighi, vainqueur du marathon de Boston en 2014, avec un chrono de 2h08’37’’. Une perf historique — la première d’un Américain depuis 1983 — qui a propulsé la marque dans le radar du monde running.
Une pause… puis une relance musclée
Malgré quelques modèles plébiscités comme la Razor, Skechers, s’est faite plus discrète ces dernières années sur le segment performance. Et pourtant : dès 2018, elle innovait déjà avec l’Hyperburst, première mousse supercritique du marché. Une avancée qui est passéerelativement inaperçue.
Mais en 2025, la donne change. La marque californienne revient fort, avec une ambition limpide : prendre place parmi les poids lourds du running. Son atout ? Une nouvelle gamme baptisée Aero, à la fois légère, dynamique et accessible, conçue pour rivaliser avec les références du moment.
Composée de trois modèles — Spark, Burst et Tempo —, la série Aero s’articule autour d’une évolution de la mousse maison : l’Hyper Burst Ice. « Cette technologie est une version encore plus avancée de l’Hyper Burst, conçue avec un procédé de moussage supercritique à double densité. La couche extérieure, plus ferme, assure la stabilité, tandis que le cœur intérieur, plus souple, offre un amorti confortable — parfait pour l’entraînement quotidien » – Ben Stewart, Vice-Président Développement Produit Performance.
Autre innovation majeure : une plaque infusée au carbone, actuellement en cours de brevetage, qui booste la propulsion et la stabilité. La H-Plate, placée à l’avant-pied, apporte une rigidité en torsion tout en préservant une bonne flexibilité. Elle équipe l’Aero Tempo, conçue pour les amateurs de vitesse mais assez polyvalente pour un usage quotidien.
La Winglet Plate, quant à elle, ajoute des renforts latéraux qui améliorent la stabilité et la réactivité à chaque foulée. Elle est intégrée aux modèles Aero Burst, dédié à l’amorti maximal, et Aero Spark, pensé comme un modèle « à tout faire », adapté à tous types de séances.
Enfin, le soutien plantaire Arch Fit, développé avec des podologues, optimise l’appui et le confort sur les longues distances. Soit un package technologique musclé, proposé à un tarif qui n’excède pas 170 euros.
Objectif : peser (vraiment) dans le game
Technologies de pointe, design assumé, prix très en dessous des cadors du marché : Skechers affiche clairement ses intentions. Le géant californien compte prouver qu’il peut conjuguer lifestyle… et véritable performance. Et qu’il est prêt à recourir avec les meilleurs.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/Skechers.png465692La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-10-19 07:32:002025-10-17 11:35:34Skechers, le retour du géant américain
Cette Hoka Rocket X3, taillée pour la vitesse, gagne en confortet enstabilité, élargissant ainsi sa palette d’utilisation en compétition.
De construction plus classique que la série Cielo, cette X3 présente des différences notables avec la X2. On retrouve comme très souvent désormais chez Hoka une semelle en trois épaisseurs : une semelle à trois couches avec une plaque carbone insérée entre deux mousses PEBA de densités différentes – au-dessus, une couche moelleuse à effet rebond, en-dessous, une mousse plus ferme, gage de stabilité.
Plus stable et plus confortable
C’est un gros point d’amélioration : on se sent beaucoup moins « sur un fil » au moment de la pose du pied qu’avec la Rocket X2. Ce gain de stabilité ouvre de nouvelles perspectives : la X3 se prête désormais à des distances plus longues, comme le semi-marathon, là où la X2 brillait surtout sur 5 ou 10 km.
La semelle se montre donc logiquement plus rigide. Il faut du pied pour l’emmener, mais une fois apprivoisée, la X3 délivre des sensations exceptionnelles. L’effet rebond, combiné au metarocker prononcé, accroît nettement la propulsion vers l’avant.
Autre évolution : le drop passe de 5 à 7 mm. C’est un compromis bienvenu entre les adeptes du drop faible et les inconditionnels du 10 mm.
Elle donne envie d’aller vite !
Le chaussant a lui aussi été revu. Le maintien du talon est remarquable, le mesh ultra-léger s’est montré très agréable par temps chaud. On peut néanmoins s’interroger sur la durabilité de l’ensemble à long terme. La languette, très fine, mériterait un peu plus d’épaisseur. Et, remarque personnelle, les lacets plats “dentelés” ne sont pas du goût de tout le monde.
Rien qui ne remette en cause la réussite de cette Rocket X3, désormais accessible à un public plus large sans dénaturer l’ADN performance de cette chaussure qui donne envie d’aller vite.
Poids : 226 g (44) / 185 g (38) Drop : 7 mm – Stack : 45 mm (talon) Prix : 250 €
Et si votre vitesse ne dépendait pas seulement de votre VMA ? L’EMA (Endurance maximale aérobie) trop souvent oubliée, détermine votre capacité à tenir une allure élevée sur la durée. Un atout décisif pour battre vos records.
Moins connue que la vitesse maximale aérobie (VMA), l’endurance maximale aérobie (EMA) est pourtant un indicateur déterminant de la performance en course à pied.
Si la VMA renseigne sur la puissance aérobie du coureur, l’EMA donne, elle, une idée plus précise de sa capacité à soutenir une allure proche de son maximum sur une certaine durée. Or, progresser en course à pied suppose de conjuguer deux qualités a priori contradictoires : courir vite, mais aussi tenir cette vitesse le plus longtemps possible. En clair, pour améliorer ses chronos, il ne suffit pas d’aller vite : il faut apprendre à durer.
Intensité et durée, les deux faces d’une même pièce
Plus on court longtemps, plus la vitesse diminue. Une évidence… mais qui a des conséquences directes sur la façon dont on s’entraîne. Car pour chaque durée d’effort, il existe une vitesse maximale que l’on peut soutenir. C’est précisément ce lien entre vitesse et durée que cherche à évaluer l’EMA.
C’est la raison pour laquelle il est impossible de fixer un pourcentage universel de VMA applicable à toutes les distances. Dire que l’on court un marathon à un certain pourcentage de VMA n’a de sens que si tous les coureurs couvrent la distance dans le même temps.
Comparons pour comprendre un marathonien qui boucle la distance en 2h et un autre en 4h. Peut-on imaginer qu’ils soient capables de soutenir la même intensité ? Évidemment pas.
Tenir un pourcentage élevé de VMA
Le travail d’endurance aérobie vise donc à atteindre le pourcentage le plus élevé possible de VMA en fonction du temps d’effort. Ce pourcentage varie selon que l’on prépare un 10 km, un semi-marathon ou un marathon, mais aussi selon que l’on court son 10 km en 40 minutes ou en 1h. Quelques repères concrets permettent d’y voir plus clair :
30 minutes : environ 90 % de la VMA
1 heure : entre 85 et 90 % de la VMA
2 heures : entre 80 et 85 % de la VMA
3 heures : autour de 80 % de la VMA
4 heures : autour de 75 % de la VMA
Ces chiffres montrent bien que l’endurance n’est pas une donnée abstraite : elle se mesure et se développe.
À indice d’endurance égal, plus la VMA est élevée, plus la vitesse de course l’est également. Cela paraît logique, mais mérite d’être rappelé : 90 % de 15 km/h correspond à une allure plus élevée que 90 % de 14 km/h. La conséquence est claire : pour courir plus vite, il faut améliorer sa puissance aérobie.
Et l’intérêt de la VMA ne se limite pas à la vitesse instantanée. En progressant, une même allure devient plus facile à soutenir car elle représente une fraction plus faible de sa VMA.
Exemple concret : un coureur réalise 50 minutes au 10 km, soit 12 km/h. Avec une VMA de 15 km/h, cette allure équivaut à 80 % de sa VMA. Si sa VMA grimpe à 16 km/h, ses 12 km/h de course ne représentent plus que 75 % de sa VMA. L’effort est donc plus facile, et le coureur peut envisager de tenir plus longtemps… ou d’aller plus vite.
On comprend ainsi que la VMA est un facteur déterminant de la performance. Mais elle ne dit pas tout : à VMA identique, deux coureurs peuvent avoir des résultats très différents selon leur capacité à soutenir une grande fraction de leur potentiel. C’est là qu’intervient l’EMA.
EMA : la mesure de l’endurance spécifique
S’entraîner uniquement avec sa VMA, sans prendre en compte son indice d’endurance, revient à ne disposer que d’une moitié des informations nécessaires. Comme si l’on voulait situer un point sur une carte en connaissant sa latitude, mais pas sa longitude.
L’endurance maximale aérobie mesure la capacité d’un coureur à soutenir la plus grande fraction possible de sa VMA sur une durée donnée. Autrement dit, c’est la vitesse correspondant à l’utilisation maximale de l’endurance aérobie. Elle permet de déterminer l’allure la plus élevée que l’on peut maintenir selon la distance ou l’objectif préparé.
Comment calculer son indice d’endurance (IE)
L’indice d’endurance exprime la pente de la relation entre le pourcentage de VMA et le logarithme du temps de course. La pente étant toujours descendante, il s’agit d’un chiffre négatif.
Pour le calculer, deux données sont nécessaires :
votre VMA ;
une performance récente sur une distance comprise entre 10 km et marathon.
Exemple : vous avez une VMA de 15 km/h et vous réalisez 50 minutes au 10 km, soit 12 km/h. Le pourcentage de VMA maintenu est donc 12 ÷ 15 = 0,80, soit 80 %.
Formule : IE = (% VMA maintenu – 100) ÷ Ln (temps de course ÷ 5)
L’endurance aérobie se développe entre 80 et 85 % de la VMA, avec possibilité de monter jusqu’à 90 % pour des efforts courts (40 minutes ou moins). Cette intensité dépend de l’indice d’endurance : certains auront du mal à soutenir 85 %, d’autres s’y sentiront à l’aise.
Le mieux est de tester différentes allures, ou de commencer à 80 % pour progresser graduellement. L’idée est d’augmenter d’abord la durée à une intensité donnée jusqu’à ressentir une certaine aisance, puis de passer au palier supérieur avec des fractions plus courtes, progressivement rallongées.
Repères d’entraînement
Intensité : 80 à 90 % de la VMA
Fréquence : tous les 4 à 5 jours en développement, tous les 8 à 10 jours en entretien
Travail : sollicitation sub-maximale de la consommation d’oxygène
Récupérations : 1 à 2 min selon la durée des fractions
Conseils pour réussir sa séance d’EMA
Une séance d’EMA peut impressionner, mais avec progressivité, elle devient tout à fait accessible. Testez, adaptez, et vous constaterez vite les bénéfices : l’organisme s’habitue aux charges de travail.
La clé, c’est la gestion de l’effort. Soit la séance est régulière (toutes les fractions à la même allure), soit elle est progressive (les fractions légèrement plus rapides au fil de la séance). Dans tous les cas, l’écart entre la plus lente et la plus rapide doit rester limité. Si les vitesses chutent au fil de la séance, c’est le signe que l’allure de départ était trop ambitieuse.
12 séances types pour développer l’EMA
Les récupérations entre fractions doivent être actives. Chaque séance commence par 15 à 20 min d’échauffement et se termine par 5 à 10 min de retour au calme.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/hoka_f25_d_arahi8_global_hero_lg_0482.jpg533800Bruno Heubihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngBruno Heubi2025-10-16 08:54:002025-10-14 12:06:30Endurance maximale aérobie : où comment courir plus vite et plus longtemps
Près de 29 000 coureurs ont bouclé 20 km de Paris au pied de la Tour Eiffel. En tête, le Français Etienne Daguinos a marqué l’histoire en signant le record de France sur la distance en 56’18’’.
Participation record – 33 000 inscrits- pour les Vredestein20 km de Paris et météo idéale le jour J. Son circuit roulant, tracé dans l’Ouest de la capitale, entre les rues du 16e arrondissement, les allées du bois de Boulogne et les quais de Seine fut une nouvelle fois le théâtre de belles performances.
En tête du cortège, une belle densité de champions rassemblés. La palme est revenue à Etienne Daguinos. Le fondeur de l’US Talence a frappé haut et fort en bouclant l’épreuve en 56’18’’. Lancé en 21,3 km/h de moyenne, il actualise le record de l’épreuve, détenu depuis 2005 par le Kenyan Evans Kiprop Cheruiyot (57’19’’).
Par la même occasion, il améliore de record de France effaçant des tablettes le chrono d’Abdellatif Meftah. (57’26’’ en 2010 à Lille). Derrière lui, le podium est complété par Emmanuel Roudloff Levisse (56’32’’) et par l’Espagnol Saïd Mechaal (56’34’’), tous trois sous l’ancienne meilleure marque tricolore.
Côté femmes, la victoire revient à la Kenyane Mercy Chebwogen, première à franchir la ligne en1h04’58. Elle est suivie de la Marocaine Kaoutar Farjoussi (1h05’56).
La Française Manon Trapp (1h06’17), vainqueure l’an dernier des 20km de Paris, complète un podium d’un très haut niveau.
Les résultats complets des 20km de Paris 2025 à retrouver ici.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/Etienne-Daguinos-20-km-Paris-T1A20461.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-10-13 08:15:002025-10-14 10:15:39Résultats des 20 km de Paris : le record de France pour Etienne Daguinos
Après une entrée remarquée dans le monde de l’ultra-distance avec la R1, Mount to Coast dévoile ce modèle « gravel » capable d’affronter aussi bien le bitume que les sentiers.
Mount to Coast est une marque fondée récemment à Hong Kong, et qui réunit d’anciens designers d’Asics, Brooks et Nike. Ce printemps nous avions testé la R1, qui nous avait convaincue. Sur cette nouvelle H1, on retrouve les marqueurs de la R1, n mesh jacquard fin et confortable sur le dessus, et des fibres Kevlar sur la partie inférieure pour renforcer le maintien.
L’ensemble solide et bien construit, maintient efficacement le pied. Le laçage combine lacets classiques sur le haut et serrage à molette. Comme pour la R1, ce système TUNEDFIT ne m’a pas totalement convaincu : il n’apporte pas grand-chose en matière de confort, même si les pieds fins apprécieront sans doute le réglage très précis qu’il permet.
Même retour d’énergie que le PEBA, en matière organique
Le vrai atout de la H1 réside dans sa semelle, développée en partenariat avec le géant de la chimie BASF. Sa mousse, baptisée Circle Cell, offrirait le même retour d’énergie que le PEBA tout en doublant sa durabilité.
La matière première, issue de déchets organiques et de biomasse résiduelle, témoigne d’une vraie volonté d’éco-conception. Mount to Coast serait-elle la première marque à concilier performance et respect de l’environnement ?
Premier constat : cette H1 est très confortable. La semelle, protectrice et étonnamment souple compte tenu de son épaisseur (35 mm au talon) rassurera même les coureurs les plus lourds.
Mais c’est surtout son dynamisme qui impressionne. J’ai enchaîné des sorties de 15 km sur route et chemins à environ 4’40/km sans jamais avoir l’impression de forcer. La mousse se montre vive et réactive. Les crampons Versagrip de 2 mm restent discrets sur la route mais très efficaces sur les chemins.
Le pied reste bien aligné, la stabilité est excellente, et après plusieurs sorties rapprochées, aucune trace d’usure à signaler.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’une chaussure de trail pur, et sur terrain boueux, le maintien montre ses limites. Mais l’esprit est là : une paire conçue pour l’aventure au long cours, capable d’alterner bitume et sentier sans compromis.
Poids : 242 g (42,5) – Drop : 6 mm – Stack : 35 mm (talon) – Prix : 170 €
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/Mount-to-Coast-H1-4.png563692Antoine Galewskihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAntoine Galewski2025-10-12 08:08:002025-10-10 18:14:16Mount to Coast H1 : la petite nouvelle tout terrain
Nous utilisons des cookies sur notre site Web pour vous offrir l'expérience la plus pertinente en mémorisant vos préférences et vos visites répétées. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez à l'utilisation de TOUS les cookies. Toutefois, vous pouvez visiter "Options des cookies" pour fournir un consentement contrôlé.
Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur le site. Parmi ceux-ci, les cookies qui sont catégorisés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels pour le fonctionnement des fonctionnalités de base du site web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de refuser ces cookies. Mais la désactivation de certains de ces cookies peut affecter votre expérience de navigation.
Les cookies fonctionnels permettent d'exécuter certaines fonctionnalités comme le partage du contenu du site web sur des plateformes de médias sociaux, la collecte de commentaires et d'autres fonctionnalités de tiers.
Les cookies de performance sont utilisés pour comprendre et analyser les indices de performance clés du site web, ce qui permet d'offrir une meilleure expérience utilisateur aux visiteurs.
Les cookies analytiques sont utilisés pour comprendre comment les visiteurs interagissent avec le site web. Ces cookies permettent de fournir des informations sur les mesures du nombre de visiteurs, le taux de rebond, la source de trafic, etc.
Les cookies publicitaires sont utilisés pour fournir aux visiteurs des annonces et des campagnes de marketing pertinentes. Ces cookies suivent les visiteurs sur les sites web et collectent des informations pour fournir des annonces personnalisées.
Les cookies nécessaires sont absolument indispensables au bon fonctionnement du site web. Ces cookies assurent les fonctionnalités de base et les caractéristiques de sécurité du site web, de manière anonyme.