En quelques heures seulement, 15 000 dossards étaient réservés pour la prochaine ASICS SaintéLyon du 29 novembre prochain. Plusieurs parcours affichent déjà complets dont l’épreuve reine de 80 km, la SaintExpress et la SaintéSprint.

24 heures après l’ouverture des inscriptions, le 18 mars, il reste moins de 1000 dossards disponibles pour l’ASICS SaintéLyon. Le rendez-vous culte de fin de saison attend 20 000 participants entre Saint-Étienne et Lyon, dans la nuit du 29 novembre prochain.

Créée en 1952 par le club de cyclotouristes lyonnais, le CT Lyon, toujours organisateur et qui fête ses 100 ans en 2025, cette course nature Rhône-alpine, initialement proposée en version marche, fait figure de doyenne.

Les nouveautés au programme de la 71e édition de la SaintéLyon

La 68e édition de la SaintéLyon s'annonce un peu plus clémente que la précédente marqué par la neige et un froid polaire.
©Marc Daviet – Archive de la 68e édition de la SaintéLyon.

L’organisation a renouvelé 40 % du parcours de l’épreuve reine par rapport à la 70e édition. L’itinéraire comptera toujours 80 km avec 10 km de sentiers totalement inédits.

Par ailleurs, afin de garantir une expérience de course optimale, le nombre de dossards est revu à la baisse. 10% de coureurs de moins sur la SaintéLyon, 40% de mois sur les relais à 3 et 4 et une formule randonnée abandonnée.

L’organisation rapporte une forte demande des entreprises cette année à l’ouverture des inscriptions. En 2024, 125 sociétés avaient choisi la formule d’offre d’entreprises, mobilisant ainsi plus de 1 000 collaborateurs.

L’autre nouveauté annoncée c’est un salon du Trail Running plus conséquent. Au cœur de la prestigieuse Halle Tony Garnier, l’espace d’exposition comptera une superficie augmentée de plus de 6500 m² pour plus de 100 exposants et de nombreuses animations durant deux jours. L’entrée est gratuite et plus de 50 000 visiteurs sont attendus.

9 formats de course pour vivre la nuit de la SaintéLyon

SaintéLyon, 17 000 concurrents participeront à la 68e édition le 3 décembre.
©Marc Daviet

Les inscriptions sont ouvertes uniquement en ligne sur saintelyon.com

LYONSAINTÉLYON – 700 coureurs / solo / 160 km – Lyon / Saint-Etienne / Lyon

SAINTELYON – 7 500 coureurs max. / solo / 80 km – Saint-Etienne/ Lyon Complet

SAINTELYON RELAIS 2 400 équipes max. / 80km – Saint-Etienne/ Lyon

SAINTELYON RELAIS 3 – 135 équipes max. / 80km – Saint-Etienne/ Lyon Complet

RELAIS SAINTELYON 4 1 60 équipes max. / 80km – Saint-Etienne/ Lyon Complet

SAINTEXPRESS – 4 . 5 00 coureurs solo / 45km – Sainte-Catherine / Lyon / Complet

SAINTÉSPRINT – 2 . 9 00 coureurs solo / 24 km – Soucieu-en-Jarrest / Lyon Complet

SAINTÉTIC – 1 . 800 coureurs solo / 13km – Chaponost / Lyon

SAINTÉGONES – 250 coureurs solo / De 1 à 4 km – Lyon / Lyon



La nutrition de l’endurance s’inscrit dans une vraie stratégie qui ne se résume pas aux ravitaillements en compétition. Profitons des conseils de Fabrice Kuhn, médecin du sport spécialiste dans ce domaine.

En courant, on consomme un mélange de graisses et de glucides (sucres) guidé par l’intensité de l’effort. Plus il est intense, plus on consommera de glucides et moins de graisses. Le problème, c’est que notre organisme est capable de stocker beaucoup de graisses, mais moins de glucides. On emmagasine les glucides sous forme de glycogène dans les muscles à raison de maximum 600 g (soit 1400 Kcal) pour un sportif entrainé. Or en endurance, on épuise vite ses réserves de glycogène. Ce qui explique en partie le fameux « mur » du marathon. Pour durer, il faut donc apporter suffisamment de glucose à son organisme durant l’effort. Economiser les réserves de glycogène et favoriser l’utilisation des graisses est une vraie stratégie qui s’inscrit sur le moyen terme, à l’entraînement puis en compétition.

Exercer son tube digestif

L’erreur de beaucoup de coureurs victimes de troubles digestifs, c’est de ne pas s’alimenter à l’entraînement. « Notre intestin est entraînable, comme un muscle. Si on lui propose beaucoup de glucides à certains entraînements, on développe sa capacité à assimiler le glucose. Celui-ci sera disponible plus vite, il ne stagnera pas dans l’intestin, évitant ainsi les troubles digestifs », explique Fabrice Kuhn.Le spécialiste recommande donc de s’alimenter régulièrement sur ses sorties longues ou intenses. « Il faudrait que sur certaines séances, on arrive à 90 g de glucides par heure soit un bidon de 500 ml, deux barres et une banane ou un gel. Le faire deux fois par semaine pendant 4 semaines, c’est une bonne idée. »

Tester l’entraînement à glycogène bas

Fabrice Kuhn prône une approche intéressante, l’entraînement à glycogène bas, plus drastique que l’entraînement à jeun. « Il s’agit d’enchaîner deux séances sans manger. Cela permet d’augmenter les capacités à utiliser les graisses et donc à protéger nos faibles réserves de glycogène musculaire », explique le médecin. On peut par exemple faire une séance de fractionné le matin, puis on zappe le déjeuner du midi et l’on refait un entraînement en endurance le soir. On alors, on fait son fractionné le soir, on ne dîne pas et l’on recourt en endurance à jeun le lendemain matin. En préparation marathon, on peut effectuer ces entraînements 8 semaines avant, pendant 6 semaines, à raison d’une fois par semaine.

Nutrition de l’endurance : soigner son alimentation à J-7

Ce que l’on mange la semaine qui précède un marathon est déterminant. Les légumes et les fruits, riches en antioxydants, protègent des dégâts musculaires. Les poissons, bourrés d’oméga 3, anti-inflammatoires, de même que l’huile d’olive, antioxydante, sont aussi à privilégier. En revanche, les viandes rouges, riches en oméga-6 pro-inflammatoires favorisent les courbatures.

Quid de la pasta-party la veille de son marathon ? Fabrice Kuhn la déconseille : « ça ne sert à rien de se gaver la veille. L’idéal est plutôt de faire le plein de glucides le mercredi, le jeudi et le vendredi pour un marathon le dimanche. Et côté féculents, il n’y a pas que les pâtes. Les lentilles, les patates douces, les haricots secs sont intéressants. Côté riz, le basmati est idéal car il possède un index glycémique bas et est facile à digérer. »

Le saviez-vous ? Si l’on court après avoir mangé des aliments à index glycémique élevé, on consommera plus de sucre et moins de gras. Pour une même intensité d’effort, si vous consommez des lentilles (IG bas) plutôt que des pâtes (IG haut), alors vous consommerez plus de graisses (lipides) et moins de sucres (glucides).

Jour J : consommer 70 g de glucides par heure d’effort

Sur marathon et au-delà, on dit qu’il faut apporter autour de 70 g de glucides par heure d’effort. On trouve ces glucides dans les boissons de l’effort, les barres et gels énergétiques et dans les fruits (banane). En moyenne, un gel, une barre, une banane, c’est autour de 20 g de glucides. Un bidon 500 ml de boisson, c’est environ 30 g de glucides. Pour s’approcher de la recommandation, il faut consommer un bidon de 500ml de boisson et deux gels par exemple par heure d’effort. Sur marathon, où il n’est pas simple de transporter sa boisson et de mâcher des barres, on peut consommer des gels juste avant les ravitaillements, afin de les avaler avec de l’eau pour bien les assimiler.  

Boire à sa soif en compétition

On a longtemps dit qu’il fallait boire avant d’avoir soif en compétition. Désormais, les recommandations s’orientent vers le « boire à sa soif ». « On s’est rendus compte du phénomène hyperhydratation. Certains boivent plus que de raison, bouclant leur marathon plus lourd qu’au départ. Il vaut mieux manger avant d’avoir faim et boire à sa soif. Cela suffit pour limiter la baisse de performance. Et il n’y a ainsi pas plus de crampes. »

Pour aller plus loin… Fabrice Kuhn est médecin du sport, spécialisé en nutrition de l’effort et triathlète. Il a écrit de nombreux livres aux Editions Thierry Souccar comme La nutrition de l’Endurance, Ultra Performance, Le régime Cétogène pour les Sportifs, ou tout récemment, 101 recettes pour les Sports d’Endurance.



Trois semaines après Manon Trapp à Séville (2h23’36 »), Mekdes Woldu a repris le record de France du marathon dans les rues de Barcelone en terminant en 2h23’13’’.

Les records ne font décidément pas long feu et valsent en Espagne. Trois semaines après le record de France du marathon de Manon Trapp à Séville (2h23’36 »), sa compatriote Mekdes Woldu a retranché 23 secondes à la meilleure marque tricolore dans les rues de Barcelone.

L’athlète ASICS s’entraînant du côté de Fontainebleau a pris la 5eme place du marathon catalan en 2h23’13’’, la Kenyane Sharon Chelimo Arusho s’adjugeant la victoire (et le record) en 2h19’33’’.

Deuxième record national pour Mekdes Woldu

Mekdes Woldu, 20e des derniers Jeux Olympiques de Paris a signé une course parfaite, calée à 17,7 km/h. Elle est passée en 33’56 » au 10 km, puis en 1h11’31 » au semi-marathon, avant de doubler des concurrentes sur la deuxième partie de course.

La championne d’origine Érythréenne s’adjuge ainsi un deuxième record national après celui du semi-marathon (1h08’27 » en 2022).

Malgré cette performance, elle reste toutefois à deux minutes des minimas exigés par la Fédération Française d’Athlétisme pour se qualifier aux prochains Mondiaux prévus à Tokyo.

 



La course caritative Wings for Life World Run revient pour sa 12ᵉ édition le dimanche 4 mai. Un événement mondial où des milliers de participants courent pour ceux qui ne le peuvent pas, afin de soutenir la recherche sur les lésions de la moelle épinière.

C’est la plus grande course au monde. L’an dernier, la Wings for Life World Run avait rassemblé 265 818 participants sur les différents continents. Cette course planétaire est inédite à plus d’un titre. Son concept d’abord, invitant les participants à prendre un départ en simultané. Cette année, l’édition aura lieu le 4 mai à à 13h CET.

A chacun son défi

Le record de la Wings for Life World Run a été signé par un coureur italien en plus de 88 km en 2016.©DR

Autre originalité : pas de ligne d’arrivée. Ou plus exactement, c’est vous qui la fixez. En effet, 30 minutes plus tard, une voiture-balai virtuelle démarre à 14 km/h, accélérant progressivement jusqu’à rattraper chaque coureur.

En fonction de son niveau, chacun peut ainsi se fixer son propre défi : 5 km, 10 km, 20 km… voire le marathon ! Le coureur qui est a résisté le plus longtemps à la fameuse Catcher Car est un ultra-fondateur italien. En 2016, Giorgio Calcaterra avait réalisé un record sur l’épreuve en 88,44 km. Pour la première fois, la Catcher Car a dû augmenter sa vitesse à 35 km/h pour le rattraper. L’an dernier, le champion français de 100 km Guillaume Ruel avait totalisé 68 km en 2h53’42 ».

Solidaire des lésions de la moelle épinière

Wings for life World Run
©DR

Au-delà de la distance, le plus important, c’est que chaque finisher se dépasse pour ceux qui ne le peuvent pas. La raison d’être de l’épreuve, c’est le soutien à la recherche sur les lésions de la moelle épinière. En effet, 100 % des frais d’inscription (25 euros) et des dons vont directement à des projets de recherche pour trouver un remède. 75% de lésions de la moelle épinière sont causées par des accidents de la vie quotidienne, comme des chutes ou des accidents de voiture – cela peut arriver à n’importe qui.

Depuis 2014, plus d’un million de participants ont rejoint cette belle cause, et près de 38 millions d’euros ont déjà été collectés grâce à cette course solidaire et planétaire. L’objectif de cette 12e édition est dépasser le score record de l’an dernier, avec plus de 265 000 engagés.

Comment participer ?

On peut courir où que l’on soit, en solo en téléchargeant l’application Wings for Life World Run. Deux rassemblements physiques sont aussi prévus en France, l’un à Reims dans le Parc de Champagne, l’autre à Saint-Denis en Ile-de-France, dans le Parc de la Légion d’Honneur.



Sur le marathon à Séville le 23 février, Manon Trapp a fait des étincelles en retranchant 34 secondes au record de France de Méline Rollin. Rencontre avec cette athlète Savoyarde de 24 ans qui connaît le démarrage le plus rapide de l’histoire, affiche déjà un sacré palmarès et ne compte pas s’arrêter là.

Manon Trapp, en bref. 24 ans, licenciée au club Entente Savoie Athlé, court depuis 2017, a obtenu dix médailles d’or nationales, dont quatre sur cross (2019-2021-2022-2023), 2 sur 10 km route, 1 sur 5 km route (2023), 3 sur piste (2019-2022-2023). Elle est détentrice du record de France junior de semi-marathon.

©ben_bdii_photographie

Après un premier marathon couru 2h25’48’’ en 2023 – soit le démarrage le plus rapide de l’histoire – tu as battu à Séville le 23 février le record de France en 2h23’38’’ pour ton deuxième marathon. Ce record, qu’est-ce que cela représente pour toi ?

« C’est l’objectif que je m’étais fixé et je suis fière de l’avoir réussi. C’est une satisfaction d’avoir performé dans une discipline qui me fait kiffer au jour le jour. Le fait que ce soit sur marathon a encore plus de saveur, car on n’a qu’une à deux chances par an. Et puis, il y a tellement d’aléas autour de la course… Rien n’est jamais écrit, même si la préparation a été bonne. C’est aussi vrai que je suis jeune, que c’était mon 2eme marathon ; tout cela est encourageant pour la suite car je sais que j’ai beaucoup de marge de progression. »

Raconte-nous ta course dans les rues de Séville

« J’ai eu de très bonnes sensations de A à Z avec un petit coup de détérioration du 18e km au 25e km, comme lors de mon premier marathon en 2023. J’ai ressenti le même schéma mais avec des sensations plus lissées, moins de hauts et de bas. Je pense que c’est parce que je savais comment se déroulait un marathon. J’étais aussi mieux préparée et je me suis mieux ravitaillée. Bon, j’ai bien eu quelques aléas. J’ai loupé une bouteille d’eau ; une autre fois, mon gel caféine est tombé, cela m’a fait perdre des glucides que je comptais assimiler.

Du côté des conditions, il y avait moins de densité qu’à Valence. Heureusement que j’avais un lièvre ! J’ai essayé de me cacher derrière lui car il y avait un peu de vent.

Quand j’ai su que j’étais dedans pour le record, je me suis sentie pousser des ailes. J’ai accéléré sur les 4 derniers kilomètres, courus en negativ split, ce que je n’avais pas réussi pour mon premier marathon. A l’arrivée, les émotions se sont bousculées. J’ai ressenti un gros soulagement et énormément de gratitude par tous les gens qui m’ont accompagné. Ça fait tellement plaisir. C’est un beau travail d’équipe qui augure de bonnes de choses pour la suite. »

©ben_bdii_photographie

Manon Trapp, ce record de France, c’est aussi une revanche, suite à ton abandon sur le marathon de Rotterdam l’an dernier, et le fait que tu n’aies pas pu te qualifier pour les J.O…


« Oui, cela a été une revanche, une course de la résilience. J’étais au plus bas l’an dernier après Rotterdam, je suis allée au bout de moi-même, trop loin sans doute. Cela a été dur. Je me suis rendue compte qu’en prenant le temps, en faisant confiance aux personnes qui m’accompagnent et en écoutant aussi ma petite voix intérieure, ça marchait.

Je savais que j’avais fait le bon choix, ce marathon à Séville a été une confirmation. Tout vient qui point qui sait attendre comme dit le dicton. Le marathon demande de la patience, mais quand on a le bon état d’esprit et qu’on est bien entouré, on y arrive. »

Tu as commencé à courir en 2017, et depuis, les titres se sont enchaînés, notamment avec quatre victoires nationales en cross avant ce record de France sur marathon… Quel démarrage !

« Tout est allé très vite en effet depuis que j’ai démarré. J’ai vite progressé mais j’ai encore des choses à apprendre. Ce qui est certain c’est que ça a été une aventure passionnante. Et ce n’est que le début ! La course à pied a pris de plus en plus d’importance dans ma vie. Elle m’a aidé à construire ma personnalité, mes valeurs, la personne que je suis aujourd’hui. »

Championne de cross, victorieuse sur les derniers 20 km de Paris, recordwoman de France de marathon… Tu es jeune et très polyvalente. Comment l’expliques-tu ?

« C’est sans doute car je n’aime pas la routine. J’aime bien me lancer des défis et me donner les moyens de parvenir à mes objectifs. Passer sur marathon était avant tout un défi. J’ai toujours eu une attirance vers l’endurance et les distances longues. La course sur route, j’adore ça. Les sensations sont cool.

La piste, je la voyais plus pour progresser, passer des caps en vitesse.

Le cross, c’est l’origine, ce par quoi j’ai commencé la course à pied, là où j’ai aimé abaisser le chrono. En variant les terrains et les distances, je dirai qu’on acquiert des compétences qui sont bonnes pour toutes les disciplines. »

@mattsvla_photographie

Valence et Séville se disputent un peu le fait d’être LE marathon le plus rapide d’Espagne. Ton avis, toi qui as couru les deux ?

« A Valence, il y avait plus densité, moins de vent, il faisait moins chaud. Je dirai que niveau performance, j’ai préféré Valence à Séville, même si Séville gardera une place à part dans mon cœur. »

Malgré ta performance majuscule, tu restes pour l’instant sur la touche pour les Mondiaux de Tokyo, les minimas exigés étant archi-sélectifs en 2h21’13’’. Qu’est-ce que cela t’inspire ce chrono très (trop) exigeant ?

« Ces minimas extrêmement bas, je n’en prends pas compte car je ne suis pas capable de faire ce chrono. On ne fait pas ça en claquant des doigts. Cela demande du temps.  

J’ai appris avec l’expérience que j’ai vécue l’an dernier qu’on ne peut pas griller les étapes. Alors je trace mon chemin. S’il y a du bon à prendre, je le prendrais. Être sélectionnée, c’est bien sûr mon objectif  de l’année. Mais si la Fédération veut vraiment ce chrono, je n’irai pas car je ne vais pas recourir de marathon ces prochains mois. J’espère donc que cela passera… »

Qu’as-tu changé dans ta préparation pour ce marathon de Séville ? 

« En janvier 2024, je me suis entourée d’un nouvel entraîneur expert du marathon que je connaissais déjà depuis deux ans. Sur le plan relationnel comme à l’entraînement, c’est top. Appliquer une autre méthode qui m’a été très bénéfique. Je suis aussi passée athlète professionnelle, ce qui me permet de vivre à présent à fond mon projet sportif. J’ai fait plus de stages en altitude en groupe, j’ai recours aux tests de lactate, je suis plus sérieuse dans ma pratique lorsque je m’entraîne seule. »

©ben_bdii_photographie

Est-ce qu’entre le cross, ta spécialité, et le marathon, révélation plus récente, ton cœur balance ?

« Je dirai que mon coup de cœur va au marathon qui représente des émotions que je n’ai jamais ressenties avant. Je surfe aussi sur l’euphorie de mon record de France.

En tout cas, j’aime cette épreuve autant pour la préparation, très challengeante, avec du volume, différentes allures, des séances spécifiques, que la course en elle-même où le corps dialogue avec la tête. 42 kilomètres, cela laisse le temps de penser à un tas de choses. On passe par des hauts et des bas, et j’adore cette dimension qui sollicite beaucoup l’esprit. Il faut maîtriser ses émotions, son mental, ses allures…

En cross, c’est plus instinctif. J’ai l’impression de ne penser à rien, de lâcher prise, de courir aux sensations sans me poser de questions. Cela n’a rien à voir et j’aime aussi. Je dirai donc que faire les deux, c’est pour moi un bon équilibre. »

Manon Trapp, quels sont tes prochains objectifs ?

« Le gros objectif serait les Mondiaux de marathon, mais je ne suis pas sûre d’être sélectionnée. Je vais déjà participer aux championnats du monde de cross militaire à Lucerne, 26 mars, en reprise. Ensuite, j’aimerai bien faire des 10 km pour travailler ma vitesse, c’est l’un de mes objectifs pour progresser encore sur le long terme. »



Le bicarbonate de soude, poudre blanche soluble dans l’eau bien connue en produit d’entretie est également utilisé pour ses propriétés alcalinisantes, ce qui peut avoir des applications bénéfiques en sport.

Présenté comme le nouveau graal des athlètes par le journal The Telegraph avant les Jeux Olympiques de Paris en juillet 2024, le bicarbonate de soude (ou de sodium) serait utilisé par plus de 80% des athlètes de haut niveau pour augmenter leurs performances.

Comment le bicarbonate peut-il améliorer les performances ?

C’est l’université de Liverpool qui a découvert le bicarbonate – totalement légale et habilité par les instances mondiales de l’anti-dopage – pouvait neutraliser l’acide lactique qui se forme dans les muscles, permettant de prolonger la période de résistance à l’effort et ce sans douleur.

Le bicarbonate fait effectivement partie des 5 suppléments légaux autorisés pour les athlètes. Les 4 autres étant la caféine, la créatine, le nitrate ainsi qu’un acide aminé, la beta alanine.

A ce jour, les bienfaits du bicarbonate de soude sont surtout établis pour des exercices de haute intensité d’une densité de 30 secondes à 12 minutes.

Maintenir le PH sanguin

Le bicarbonate aide à maintenir le pH sanguin stable pendant un exercice en anaérobie, court et intense à plus de 100% de la VMA. En effet, le fonctionnement du corps est optimal lorsque le ph est équilibré c’est-à-dire neutre à 7. L’acidité et l’alcalinité sont mesurées sur une échelle de 0 à 4 avec l’acidité extrême à 0 et le plus alcalin à 14.

Chez une personne en bonne santé le pH du sang a une valeur très stable à 7.40 on dit qu’il est légèrement alcalin. Le corps travaille en permanence pour maintenir cet équilibre acidobasique à l’aide des reins, des poumons, du foie et de tous les organes régulateurs de ce pH.

Réduire d’acidité

Lorsque vous effectuez un exercice aérobie, les cellules musculaires produisent des ions hydrogène qui s’accumulent dans l’organisme. Or ceux-ci abaissent le ph des cellules, les rendant alors plus acides.

Pour réduire cette acidité, vos cellules musculaires tentent de réguler ces ions hydrogènes et de les pousser vers la circulation sanguine. Le corps utilise alors sa propre réserve en ions bicarbonate de sodium pour les neutraliser, maitriser ainsi l’acidité et maintenir l’organisme à un pH neutre.

Sauf que l’organisme ne dispose que d’une quantité limitée de bicarbonate de soude de manière naturelle. Une fois la réserve épuisée, le sang cesse d’accepter les ions hydrogène produits en grande quantité. Ils s’accumulent alors dans les muscles provoquant une sensation de brulure et de douleur bien connue au bout de votre effort.

C’est une façon pour votre organisme de vous dire d’arrêter l’exercice afin de lui laisser une chance de régénérer sa réserve de bicarbonate de sodium.

Est-ce efficace pour le coureur de fond ?

De nombreuses marques de nutrition sportive proposent des compléments de bicarbonate, à l’image de Maurten qui vient de sortir son Bicarb System.

La tentation est donc grande de prendre du bicarbonate sous forme de supplément afin de pouvoir travailler plus longtemps à une intensité très élevée sans ressentir de douleur.

Ses bienfaits sont prouvés pour les coureurs de sprint. Mais il semblerait que les coureurs de plus longues distances puissent en bénéficier également s’ils font des sprints pendant leur effort et en fin de compétition.

Une étude a montré que sur des cyclistes qui participaient à une course de 3h, ceux qui avaient pris du bicarbonate (11 cyclistes, ce qui reste un chiffre statistiquement faible) avaient exercé une puissance supplémentaire de 3% sur un sprint de 90 secondes à la fin de la course, par rapport à ceux qui avait pris un placebo.

Quels sont les effets secondaires ?

L’ingestion de bicarbonate tel quel peut entrainer des troubles gastro-intestinaux. Ballonnements, nausées, vomissements et douleurs abdominales sont les effets indésirables les plus fréquemment décrits.

Comme le produit est alcalin, si vous l’introduisez dans un estomac très acide, le corps réagit en produisant de plus en plus d’acide gastrique. Il en résulte une production de gaz aux effets indésirables désagréables.

Un protocole progressif

bicarbonate de soude

C’est pourquoi, il est préconisé d’observer une période d’accoutumance en prenant du bicarbonate mélangé à de l’eau 2 ou 3 heures avant l’effort, plutôt qu’en une dose importante en une seule fois. Il faut surtout commencer par une toute petite quantité.

Les recommandations sont de 0.2 à 0.3g par kilo de poids corporel (soit entre 15 et 22 g pour une athlète de 75 kg). Il est ainsi fortement conseillé de commencer par 0.1g par kilo de poids (soit 7.5 g pour un coureur de 75 kg) et d’augmenter ensuite en fonction de la tolérance.

Une possibilité consiste à augmenter progressivement les doses durant plusieurs jours avant une compétition importante. En effet, cela réduirait le risque d’effet secondaire le jour de l’épreuve, par exemple en répartissant 0.5g/kg sur les 7 jours avant, en fractionnant à 0.1g/kg et 0.2g/kg à chaque repas.

Enfin attention, comme son nom l’indique le bicarbonate de sodium contient du sodium. Il est donc contre-indiqué dans certaines pathologies chroniques comme l’hypertension artérielle. Avant d’envisager une supplémentation, mieux vaut consulter un médecin.



Près de 48 000 concurrents sont venus à bout du semi-marathon de Paris 2025 comptait 44% de femmes dans ses rangs. Revivez ce premier rendez-vous phare de la saison running en France.

Kennedy Kimutai coupait le fil Place de la Bastille alors que les derniers engagés n’avaient pas entamé la course, Boulevard Saint-Germain, sur l’autre rive de la Seine.

Avec plus de 48 000 engagés pour 47 532 finishers, l’épreuve parisienne se revendique plus grand semi-marathon au monde. Cette année, ce rendez-vous incontournable piloté par ASO affichait complet deux mois plus tôt que l’édition précédente, 12 semaines seulement après l’ouverture des inscriptions.

Harmonie Mutuelle Semi de Paris 2025
©A.S.O._Maxime_Delobel

Dans les rangs, 46% des coureurs s’engageaient pour la première fois sur la distance, dont pléthore de femmes qui représentent désormais 44% du peloton (vs 35% en 2022). Un beau symbole un jour après la journée internationale du droit des femmes !

Kenyans devant et Tricolores performants

©Gautier_Demouveaux

En tête, les favoris kenyans ont tenu leur rang. Kennedy Kimutai devant donc, en 1h00’’16’’, suivi par ses compatriotes Timothy Kosgei et Timothy Kibet.

Premier tricolore, le Lyonnais Jean-Baptiste Michaux signe son nouveau record personnel en 1h04’02’’, terminant en 7e position devant Yohan Durand, membre de l’équipe de France de marathon (1h04’03’’) en préparation pour le Marathon de Paris

Chez les femmes, la favorite Jackline Cherono a battu son record de près de deux minutes en 1h07’16’’. Elle est suivie par l’Ethiopienne Muluhabt Tsega et la Kenyanne Christine Kioki.

La Paimpolaise Marie Bouchard, termine première française se classant en 5e position. En 1h12’07’’, la jeune athlète bat le record de Bretagne sur la distance, une semaine après sa médaille d’argent sur les championnats de France de cross.

L’Est parisien en fête

©A.S.O._Morgan_Bove

Outre ces performances de premier plan, des milliers de coureurs amateurs ont réalisé leur propre défi personnel. 13% des coureurs avaient pour objectif de terminer sous les 1h35 pendant que 25% partaient dans le sas des 2h10 et plus. Plusieurs coureurs ont partagé leur expérience positive, témoignant de la joie et de la fierté qu’ils ont ressenties tout au long de cette traversée de l’est parisien.

©ASO – Morgan Bove


Sur les quais rive gauche, au pied de la Bibliothèque François Mitterrand, dans le bois de Vincennes, sur les quais rive droite, le long de la rue Rivoli, l’ambiance battait son plein d’un quartier à l’autre, à la faveur d’une matinée ensoleillée.

Afin de rendre l’expérience mémorable, 9 zones d’animation étaient installées entre le 3e et le 20e km, de quoi donner du courage aux héros du jour.

Une explosion des dossards associatifs

Cette année, 3 400 coureurs ont choisi de soutenir des associations en participant avec un dossard associatif (contre 640 l’an dernier). Cette démarche a permis de collecter près d’un million d’euros pour pas moins de 50 associations, des projets humanitaires, sociaux ou environnementaux, le tout en offrant aux coureurs une expérience significative et engagée.

Découvrez les résultats complets du Harmonie Mutuelle Semi-marathon de Paris



Des vêtements techniques, en matières responsables, fabriqués localement, à tarifs accessibles ; c’est le pari qu’a réussi Sensus. La marque française créée par un ex spécialiste de cross, Théo Lapouge, 25 ans, bouscule le marché et annonce une série de nouveautés ce printemps.

Sensus, c’est aujourd’hui 20 000 coureurs cocréateurs mais à l’origine, c’est un jeune bourré d’énergie et de talent, Théo Lapouge. Ce Bordelais de 25 ans est un ancien athlète de demi-fond affichant plusieurs sélections en Equipe de France de cross.

Créer le vêtement de sport du futur

La marque française Sensus propose des vêtements de running écoresponsables à prix abordables.
Théo Lapouge, 25 ans, fondateur de Sensus. ©JB Delorme

En 2021, encore étudiant en école de commerce, Théo Lapouge travaille chez adidas sur des créations de chaussures, notamment l’Ultraboost et l’Adios.

Un rêve occupe alors déjà son esprit : créer le vêtement de sport du futur, écoresponsable, produit localement et accessible. « J’avais beaucoup d’idées écoresponsables, mais c’est compliqué de faire bouger les choses dans une grosse structure » raconte l’entrepreneur. A 21 ans, il n’a donc pas hésité à plaquer l’équipementier pour voler de ses propres ailes.

Du genre méthodique, Théo Lapouge commence par apprendre à coudre, préalable nécessaire à ses yeux. « J’avais besoin de comprendre les différents types de coutures, la meilleure façon de fabriquer un col par exemple, les contraintes d’un assemblage. Je pense qu’il faut connaître le vêtement pour être capable d’innover. J’ai commencé par les taies d’oreillers, les totebags, puis, enfin, j’ai cousu mon premier t-shirt ».

Coudre et maitriser les spécificités des fils lui a permis de parler « le même langage » que les fabricants qu’il a ainsi vite convaincus.  

12 000 pièces confectionnées

La marque française Sensus propose des vêtements de running écoresponsables à prix abordables.

L’aventure démarre sous le nom Kali/K-Li en 2022, rebaptisée Sensus depuis 2023. Le succès est fulgurant, passant de 3 500 vêtements confectionnés en 2023 à 12 000 l’année suivante.

Sept salariés font désormais tourner la petite entreprise. Elle s’appuie sur une solide communauté d’utilisateurs, associés via des questionnaires détaillés à chaque nouveauté.

La co-création est une spécificité à laquelle la marque est très attachée, cherchant à coller au mieux aux besoins. Aux commentaires recueillis, elle ajoute les quatre paramètres indissociables de son cahier des charges : des matières durables, un savoir-faire technique irréprochable, une conception locale et un prix accessible.

Impact carbone limité

Les premières pièces ont mis à l’honneur le PET. Ce matériau issu des bouteilles plastiques recyclées est sourcé en Italie, tricoté près de Lyon et cousu dans les Landes dans une usine employant des personnes en situation de handicap.  

Par souci de transparence, Sensus publie le calcul de l’empreinte de chaque produit sous la forme d’un tableau Excel téléchargeable. Tout est détaillé gramme par gramme, étape par étape, de la fabrication du fil jusqu’au transport en point relais, avec mention de tous les fournisseurs. Au final, un impact carbone imbattable, même vis à vis des autres marques de running qui fabriquent en France.

Un t-shirt de running rêvé

La marque française Sensus propose des vêtements de running écoresponsables à prix abordables.
La marque française Sensus propose des vêtements de running écoresponsables à prix abordables.

Désormais, la marque travaille aussi les matières végétales. Son « t-shirt de running rêvé » sorti en avril dernier est réalisé à 92% à base de graines de ricin.

Dans l’industrie du textile sportif, c’est une grande première qui préfigure le futur. Car la matière d’origine naturelle n’a que des qualités. Naturellement anti-odeurs, elle est aussi légère que le polyamide, très respirante, douce et agréable à porter. Avec un tricotage dans l’Ain et une confection dans les Landes, l’impact carbone est ras des pâquerettes. Sept fois plus bas qu’un t-shirt produit en Asie !

Et le prix ? Venons-y. 49 euros en pré-commande pour ce t-shirt technique et éthique. Un positionnement accessible que l’on retrouve des chaussettes (version courte garantie sans ampoules à 9 euros) au « cuissard qui ne remonte jamais » (49 euros), en passant par la veste ¼ zip (89 euros).

Produire à la demande

La pré-commande en direct sur son site internet permet de tenir ce juste prix. « La pré-commande nous permet d’optimiser nos coûts, de financer la production et d’éviter la surproduction. Nous lançons la production lorsque nous avons un nombre suffisant de précommandes, avec quelques modèles supplémentaires dans les différentes tailles, en vue d’éventuels échanges », précise Théo Lapouge.

Le délai nécessaire à la production – un mois et demi – n’est pas un frein. « Cela fait sens d’attendre 7 semaines pour recevoir un vêtement de qualité qui durera plusieurs années. Nous sommes particulièrement pointilleux sur les coutures et sur-coutures afin que le vêtement dure le plus longtemps possible », explique le chef d’entreprise. L’inverse de la fast fashion incitant à la surconsommation…

Proposer un vestiaire complet et cohérent

La marque française Sensus propose des vêtements de running écoresponsables à prix abordables.
©Brool Video

Aussi, pour rester cohérente, Sensus ne multiplie pas les références mais améliore ses pièces existantes d’une saison à l’autre. Elle élargit en parallèle sa gamme afin de proposer un vestiaire complet, de l’entraînement à la compétition.

Plusieurs sorties s’annoncent avant les beaux jours. Un short 2 en 1 avec compression, un short marathon, une brassière, un boxer, un baselayer de compression manches courtes, un « t-shirt de running rêvé V2 » puis un t-shirt de trail aéré et renforcé aux épaules.

Déchets de maïs, une matière végétale très technique

Ces trois nouveaux t-shirts Sensus seront fabriqués à 50% en graines de ricin et 50% en déchets de maïs. L’utilisation de cette matière est une grande première en Europe, sans doute même à l’échelle mondiale.

« Il s’agit des feuilles qui entourent l’épi de maïs. Ces déchets sont transformés en fil dans le Nord de l’Italie et tricotés dans la Loire par notre partenaire Henitex. Comme les graines de ricin, les déchets de maïs présentent des caractéristiques techniques très intéressantes car la fibre est thermorégulante, légère et ne retient pas les odeurs. Nous l’intégrons au fil issu des graines de ricin pour former un tissu coupé-cousu que nous sommes les seuls à confectionner » détaille Théo Lapouge. Proposer une telle innovation quelques années seulement après avoir appris à coudre tient de la performance pure.



Sur semi-marathon, toute erreur d’allure se paie tôt ou tard : trop vite, vous faiblissez en fin de course ; trop lentement, impossible d’améliorer votre record. Votre cardio doit vous aider à trouver le bon rythme, sans toutefois dicter votre conduite durant l’épreuve.

Votre semi-marathon approche, et vous stressez. C’est bien normal. Cette moitié de marathon n’est pas rien et nécessité une bonne préparation. Pour performer le jour J, quelques précautions s’imposent.

Gérez votre début de course avec prudence

Il s’agira d’abord d’éviter un départ en surrégime. Votre cardiofréquencemètre peut se révéler extrêmement précieux. En vous basant sur les indications recueillies lors de votre préparation à vitesse spécifique, vous pourrez savoir dans quelle zone cardiaque il faut vous situer pour être certain(e) de ne pas griller de précieuses cartouches. Il va s’agir alors de respecter scrupuleusement le timing prévu afin de vous préserver. Vous aurez certainement l’impression de ne pas produire un véritable effort. Peu importe. Un objectif ne se réussit pas dans les premiers kilomètres. Mais peut très bien se perdre, sans que l’on s’en rende compte.

Vous ne devez cependant pas partir avec en tête l’idée de respecter absolument une zone de pulsations cardiaques calculées de manière théorique. Car, il est possible et même normal que le jour J, vous ayez tendance à avoir des pulsations élevées. En cause, le stress inhérent à la course. Ce n’est pas grave. Ne vous inquiétez pas, conservez vos repères habituels de fréquences. Trop de prudence n’est jamais une mauvaise approche comme stratégie de début de course. Vous verrez que par la suite, cette prudence, vous permettra de vous économiser pour être plus efficace en fin de course.

Attention au départ trop rapide sur semi-marathon
Peut-être serez-vous à Lyon le 2 octobre au départ de Run in Lyon ? Ne vous emballez pas au départ de ce beau semi d’automne !

Respectez votre plan de route sur votre semi-marathon

Une fois lancé, un danger vous guette. Emporté par la foule, les kilomètres défilent sans que l’on soit attentif à ses sensations. Ou plutôt, celles-ci sont trompeuses. Et lorsque l’on s’en rend compte, c’est un signe annonciateur d’un début de fléchissement. Pour éviter cela, vous devez faire preuve de la plus grande rigueur et respectez scrupuleusement vos prévisions d’allure. L’utilisation d’une alarme sonore lorsque vous dépassez les zones de FC prévues peut éventuellement vous aider. Sans avoir l’œil constamment rivé sur votre montre, efforcez-vous d’être vigilant, dans le premier tiers de l’épreuve. Ce sont les kilomètres les plus coûteux sur le plan énergétique et le remboursement se paie cash en fin de course.

Croisez les données pour garder la bonne allure

Après le premier tiers de votre semi-marathon – soit 7km – efforcez-vous de tenir une allure régulière. A cette allure, vous devez avoir de la marge au niveau de vos sensations. Il est possible que pour une même allure qu’à l’entraînement vous présentiez 5 à 10 pulsations de plus. Si vous êtes dans une allure que vous maîtrisez parfaitement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Cela signifie que vous devez avoir à la fois un œil sur le compte-tour de votre moteur (la fréquence cardiaque) mais aussi sur l’aiguille de la vitesse (vos temps de passage au kilomètre). C’est le croisement de ces deux données qui sont l’assurance d’une course bien menée.

Lâchez-vous sur le final

Dans la partie finale de votre semi-marathon vous recueillerez les bénéfices d’une gestion sage et maîtrisée. Il ne sera plus temps de faire des calculs. Oubliez vos pulsations cardiaques. Ne vous fixez pas des barrières psychologiques. Vous ne risquez rien. Foncez ! Et donnez le maximum, sans retenue et sans arrière-pensée. Le cardio est un moyen de contrôle qui doit vous aider à réaliser le meilleur résultat possible en vous préservant au départ et en vous permettant de donner le meilleur de vous-même pour atteindre l’objectif fixé.



Le plus grand semi-marathon de France attend 48 000 coureurs dimanche 9 mars. Retrait de dossard, consignes, SAS de départ, ravitaillements… passons en revue les infos pratiques pour faciliter votre venue.

Ce dimanche, 48 000 coureurs sont attendus sur l’Harmonie Mutuelle Semi-marathon de Paris, l’un des semi-marathons les plus courus de la planète. Dans le cortège, près d’un coureur sur deux s’élancera sur 21 km pour la première fois, avec 44% de femmes dans les rangs.

Pour la première fois de son histoire, l’épreuve sera diffusée en direct sur France 3 Paris Île-de-France et sur france.tv de 7h50 à 9h30, avec prolongation jusqu’à 10 heures 30 sur france.tv.

Dernier départ à 10h55

Le départ sera donné sur le Boulevard Saint-Germain. La première vague élites partira à 8h. Le dernier SAS, celui des 2h10 s’élancera lui à 10h55. En fonction de votre objectif, vous ne devrez donc pas vous lever aux aurores.

Comme les années précédentes, le tracé suivra les quais de la rive gauche, en partie haute pour traverser la Seine par le Pont de Tolbiac. Après la rue de Charenton s’ouvrira une boucle dans le bois de Vincennes jusqu’à 14e km.

Après un retour par le 12e arrondissement via la Porte Dorée et l’Avenue Daumesnil, le cortège retrouvera les quais de Seine. Rive droite cette fois, en ligne droite avant de rejoindre l’Hôtel de Ville. Ensuite, la rue Rivoli marquera le dernier kilomètre avant l’arrivée jugée autour de la place de la Bastille.

Des changements sur les ravitaillements du semi-marathon de Paris

L’eau en bouteille plastique est désormais interdite sur les courses foulant le bitume parisien. Aussi, pour la première fois sur cette épreuve d’envergure, des gobelets en eau de la ville de paris seront disponibles aux km 4,5, 9,2 et 15, 9, en plus du ravitaillement solide.

Des fontaines permettant aux coureurs embarquant leur propre contenant de se ravitailler seront également présentes au départ ainsi qu’au Km19. La marque Ta Energy proposera un stand de produits énergétiques au Km15,1.  

Dépôt des consignes et accès au départ

plan depart semi de Paris 2025

Les coureurs qui souhaitent déposer des affaires pourront se rendre aux consignes dès 7h. Elles seront localisées en bas du Boulevard de la Bastille. L’accès se fera soit par la station Quai de la Rapée (ligne 5), soit par la station Gare de Lyon (métro ligne 1 et 14, RER A et D).

Il faudra dans ce cas prévoir 15 minutes pour rallier à pied le départ. Après le quai Henri IV, vous traverserez l’ile saint Louis par le Pont de Sully, puis passerez par le Quai de Tournelle pour accéder à votre sas.

Sans passer par les consignes, l’accès au départ se fera par la ligne 10 (Cluny/La Sorbonne, Maubert/Mutualité, Cardinal Lemoine) ou bien par la ligne 7 (Sully Morland).

L’horaire précis d’accès au départ dépendra de votre objectif de temps. Il faudra être présent dans son sas au moins 15 minutes à l’avance.

Par exemple, le sas bleu un objectif de 1h40, ton accès se fera par la Rue des Benardins, avec une entrée dans ton sas à 8h12 et un départ prévu à 8h27.

Village du semi-marathon de Paris 2025

Horaire village semi de Paris
Le meilleur créneau pour aller retirer son dossard pour le semi de Paris est le vendredi en début d’après-midi.

Le retrait des dossards se fera sur le village, installé à la Grande Halle de la Villette. L’accès peut se faire par les métros ligne 7 (Corentin Cariou), ligne 5 (Porte de Pantin) ou bien en tram (Porte de Pantin).

Ce village ouvrira ses portes le vendredi 7 mars de 10h à 20h, puis le samedi 8 mars de 10h à 19h. Vous devrez vous munir de votre QR code (envoyé par mail), de votre pièce d’identité et de votre PPS (ou licence FFA 2024/2025) au format papier si celui-ci n’a pas été téléchargé et validé sur votre compte time to.

Une tierce personne pourra récupérer votre dossard si elle est en possession des trois documents listés ci-dessus.



2000 coureurs ont participé au nouveau Trail Métropolitain impulsé par la Métropole Aix-Marseille. Une première qui a tenu ses promesses, baladant sur les sentiers joueurs de Provence sous une belle lumière printanière.

Départ près du Vieux Port de Marseille, arrivée au cœur Aix-en-Provence. Entre ces deux villes, une mer de collines, de sentiers sinueux, et du soleil à revendre. Le Trail Métropolitain ne pouvait pas rêver meilleures conditions pour son baptême. 2000 coureurs avaient réservé un dossard pour cette grande première impulsée par la métropole.

Merveilles de l’Étoile

Trail Métropolitain Aix-Marseille, première réussie le 2 mars.

Les 900 places allouées à l’épreuve reine se sont envolées en peu de temps, avec un circuit promettant d’en mettre plein les yeux. 42, 1 km et 1023 mètres de dénivelé  passant par les massifs de l’Étoile et du du Montaiguet. L’Étoile, toit de l’épreuve, culminant à 518 m d’altitude, sera franchi au 15e km, après une traversée baignée de lumière offrant des panoramas spectaculaires.

Après l’entame urbaine pour quitter la deuxième ville de France, la balade provençale au cœur d’une garrigue jaunie de genêts en fleurs s’est poursuivie via Septèmes-les-Vallons, Simiane-Collongue, Bouc-Bel-Air et Gardanne.

Trail Métropolitain Aix-Marseille, première réussie le 2 mars.

Premier à pointer sous la banderole, au cœur du parc Jourdan, Nicolas Luxembourg a établi le temps référence en 2h58’. « Le parcours est magnifique, et j’ai pris énormément de plaisir dans la course », confiait le Gardannais tout sourire à la presse locale.

Le coureur, responsable d’un magasin i-Run à Aix, a réussi un joli coup, prenant l’avantage en bout de course. En effet, Maxime Bondue d’Allauch parti en tête s’est fait rattraper à l’entrée dans Gardanne pour terminer à deux minutes du vainqueur. La jeune Justine Reinbold, du Cavaillon Triathlon Club, abonnée aux premières places dans la région inscrit aussi son nom au palmarès en 3h35′.

Un évènement engagé et responsable

Trail Métropolitain Aix-Marseille, première réussie le 2 mars.

Avec ses quatre courses adaptées à tous les niveaux – du Marseille-Aix (42 km)  au Petit Métropolitain pour les plus jeunes, en passant par la version relais et le Gardanne-Aix (12 km), l’événement a rassemblé une belle communauté, de région Provence-Alpes Côte d’Azur et d’au-delà.

Pas de doute, cette première pilotée par la société Playground, qui fait courir de Paris à Toulouse en passant par Reims et Montpellier est amenée à durer.

On y a retrouvé les marqueurs de cette organisation, avec cavalier donnant le départ au galop et souci de limiter l’impact environnemental de la manifestation. Chaque finisher a ainsi reçu une médaille en bois issu de forêts françaises gérées durablement, intégrant une pièce en plastique recyclé provenant des océans.

Retrouvez les résultats complets du Trail Métropolitain Marseille-Aix.



Deux ans après la sortie de la Vaporfly 3, Nike lance sa Vaporfly 4, nouvelle super chaussure conçue battre des records. Plus légère, elle se veut aussi plus réactive grâce à une nouvelle courbure de sa plaque en fibre de carbone notamment.

En 2017, Nike amorçait une petite révolution avec sa Vaporfly qui depuis a fait entrer la chaussure de running performance dans une nouvelle ère, propulsé par la technologie en fibre de carbone.

Deux ans après la sortie de la Vaporfly 3, la marque américaine présente une nouvelle itération de sa franchise. Et elle ne tarit pas d’éloge sur cette nouveauté, « modèle de course Nike le plus polyvalent du marché, destiné à des distances allant du 5 km au marathon ».

Nouvelle courbure pour la Flyplate

La silhouette allie la stabilité de la Vaporfly 3 et sa douceur à un équilibre finement ajusté de soutien et de propulsion. Celle-ci est augmentée grâce la nouvelle courbure de la plaque en fibre de carbone (Flyplate), qui libère l’effet de levier du pied et de la cheville. Cet effet est couplé au retour d’énergie généré par la désormais célèbre mousse ZoomX, composé de semelle intermédiaire le plus léger et le plus résilient de Nike.

La silhouette de cette Vaporfly 4 – qui n’est pas sans rappeler celle de l’Alphafly – est affinée. La paire est environ 10 % plus légère que la Vaporfly 3.

Depuis la Vaporfly originelle, 20 grammes ont ainsi été retranchés. Pour arriver à ce poids plume, la conception de la semelle intermédiaire est optimisée. La mousse a été supprimé là où elle n’était pas nécessaire. Par ailleurs, une nouvelle empeigne améliore le confort et la régularité de l’ajustement tout en contribuant à l’économie de poids globale de la chaussure.

Plus légère, plus réactive, plus confortable

« Il y a tellement d’aspects que j’aime dans cette chaussure. Elle est plus légère que la version précédente, plus réactive, confortable, stable et bien ajustée » témoigne l’athlète canadien Mohammed Ahmed, sollicité tout au long de la phase de conception de cette nouvelle paire.


Celle-ci sera disponible dans le courant du mois de mars. Une version créée en collaboration avec le groupe de running tokyoïte Gyakusou est actuellement présentée sur le site de la marque à 300 euros.



Dirigée depuis 50 ans de père en fils, Petzl est devenue une référence mondiale dans l’univers de la montagne. De la lampe frontale au célèbre grigri, la marque française a révolutionné les pratiques avec ses nombreuses inventions.

L’aventure Petzl commence en Isère, au pied de la Dent de Crolles. Fernand Petzl, spéléologue passionné, conçoit ses premiers outils dans son garage pour explorer les profondeurs des grottes de Chartreuse.

Avec l’aide de son fils Paul, l’inventeur fonde l’entreprise qui porte son nom en 1974. Aujourd’hui encore, Paul Petzl, à 74 ans, reste président de l’entreprise qu’il a dirigée pendant des décennies, avant la relève de ses deux fils, Sébastien et Olivier.

L’entreprise Petzl, bien ancrée dans son terroir, n’a jamais cherché à céder aux sirènes de la bourse, préférant garder son indépendance et sa gestion familiale, fidèle à l’esprit d’innovation du grand-père Fernand.

Un produit Petzl vendu toutes les 4 secondes dans le monde

Petzl est une marque incontournable dans les secteurs de la sécurité en hauteur, de l’escalade, de la spéléologie et du trail-running. En moyenne, un produit Petzl est vendu toutes les 4 secondes dans le monde. Que ce soit un mousqueton, un piolet, un harnais, un casque, ou une lampe frontale.

En effet, Petzl équipe aussi bien des professionnels dans des métiers exigeants comme la maintenance des éoliennes, l’élagage, le bâtiment, ou les secours en montagne, que des amateurs passionnés d’activités de pleine nature.

L’éclairage, un domaine clé dans l’histoire de Petzl

L’éclairage a toujours occupé une place centrale dans l’histoire de Petzl. On lui doit notamment la création de la première lampe frontale spécifiquement conçue pour la spéléologie en 1975. Cette innovation a ouvert la voie à une toute nouvelle manière d’explorer les grottes et a rapidement évolué pour répondre aux besoins d’autres sports de montagne.

De la Tikka à la technologie Reactive Lighting : l’évolution des frontales
Les évolutions des lampes frontales Petzl au fil des décennies

Aujourd’hui, l’éclairage représente entre 20 et 30% du chiffre d’affaires de Petzl, selon François Kern, responsable marketing France. Petzl n’est pas leader sur le marché de l’éclairage domestique, où des marques comme Duracell, Varta ou Energizer dominent. En revanche, elle est incontestablement numéro 1 dans l’univers du trail-running et de l’ultra-trail.

« En 2000, nous avons lancé la Tikka, la première lampe équipée de LED, sur la SaintéLyon« , rappelle François Kern. « Cela a révolutionné la pratique en termes de puissance et d’autonomie, car une LED éclaire beaucoup plus qu’une ampoule traditionnelle et ne chauffe pas« , explique-t-il. La Tikka offrait une puissance de 20 lumens. Bien loin des puissances actuelles qui dépassent souvent les 1000 lumens…

Aujourd’hui, on s’habitue à des phares à 1000 lumens, mais cela ne sert à rien. On peut courir toute une nuit avec une lampe éclairant à 200 ou 300 lumens »

François Kern, responsable marketing chez Petzl.

Petzl et l’autonomie : plus qu’une course aux lumens

Petzl compte parmi sa team d'athlètes François d'Haene.
Petzl compte notamment parmi sa team d’athlètes François d’Haene. ©Marc Daviet

La marque a toujours mis un accent particulier sur l’autonomie de ses lampes plutôt que sur la simple course aux lumens. « Aujourd’hui, on s’habitue à des phares à 1000 lumens, mais cela ne sert à rien. On peut courir toute une nuit avec une lampe éclairant à 200 ou 300 lumens », souligne François Kern. Petzl privilégie ainsi l’autonomie, la fiabilité et la qualité d’éclairage.

« Il n’existe aucune norme sur la puissance, l’autonomie ou la qualité d’éclairage« , ajoute-t-il. « Chez Petzl, nous mettons en place des tests rigoureux pour garantir la fiabilité de nos produits. » Petzl dispose de ses propres laboratoires et de son centre de conception intégré, combinant des experts en mécanique, électronique, optique et textile, pour créer des produits fiables et durables.

Les innovations : Constant Lighting et Reactive Lighting

Petzl compte parmi ses athlètes Mathieu Blanchard.
Petzl compte parmi ses athlètes Mathieu Blanchard. ©ANTHONY-DEROEUX

Parmi les nombreuses technologies développées, le Reactive Lighting. Lancée en 2012, elle fut une véritable révolution dans l’éclairage pour les sportifs. Ce système breveté ajuste automatiquement la puissance de la lampe en fonction de la luminosité ambiante. Ce dispositif s’adapte également à la vitesse du coureur grâce à un accéléromètre intégré, offrant un confort d’utilisation optimal.

« Grâce à Reactive Lighting, nous gagnons plus de 70% d’autonomie », souligne François Kern. Cette technologie est désormais intégrée sur les modèles Nao RL et Swift RL, permettant à Petzl de répondre aux exigences des traileurs et des pratiquants de sports de montagne.

Le taux de retour en service après-vente (SAV) est de seulement 0,01% chez Petzl.

Durabilité et réparabilité : les engagements de Petzl pour un avenir plus responsable

Dans un monde où la durabilité et la réparabilité sont des enjeux majeurs, Petzl prend des engagements concrets pour offrir des produits respectueux de l’environnement. « Nos lampes sont garanties trois ans, mais en réalité, nous les garantissons à vie », affirme François Kern. « Tant que nous avons les pièces nécessaires, nous réparons gratuitement tout produit défectueux à cause d’un défaut de fabrication. »

Avec un taux de retour en service après-vente (SAV) de seulement 0,01%, Petzl s’impose comme un modèle de fiabilité et de longévité dans le secteur de l’équipement de montagne et d’éclairage.

Un leader innovant et responsable

Depuis plus de 50 ans, Petzl incarne l’innovation, la fiabilité et la performance dans le domaine des équipements pour les activités en hauteur. De la création de la première lampe frontale pour la spéléologie à l’introduction des technologies Reactive Lighting et Constant Lighting, Petzl continue d’être à l’avant-garde de l’éclairage mains libres et des équipements de sécurité.

Aujourd’hui, l’entreprise combine innovation technique, engagement en faveur de la durabilité et respect de l’environnement, tout en restant fidèle à ses valeurs familiales.



S’échauffer, mettre en route la machine avec le grand top départ sans épuiser ses réserves n’est pas chose aisée. Nos conseils pour trouver le bon curseur.

L’intensité et la durée de l’échauffement doivent être suffisamment élevés et longs afin de préparer l’organisme au futur effort mais sans non plus trop accumuler de fatigue. Voilà l’équilibre à trouver.

C’est la forme et la fatigue du moment qui doivent dicter la conduite à tenir. En aucun cas il ne faut suivre strictement le même protocole d’échauffement d’une course à l’autre. Le maître mot est plutôt de s’adapter en veillant à écouter ses sensations et son corps.

Échauffement, quels effets ?

Nous n’allons pas nous échauffer de la même manière pour une courte (10 km), moyenne (semi) ou longue (marathon) distance.
©Vincent Lyky

Ils sont avant tout liés à l’augmentation de la température corporelle. Celle-ci concerne en priorité les muscles, leur résistance baissant alors. Le mouvement est plus fluide,les articulations fonctionnent mieux aussi lorsque la température s’élève.

Autre effet bénéfique : l’ouverture de nouveaux capillaires sanguins qui augmentent le débit sanguin local et facilitent l’oxygénation des muscles.

L’échauffement évite aussi, au début de l’effort, de recourir au métabolisme anaérobie : le déficit en oxygène des premières minutes de l’exercice est sensiblement réduit du fait de l’élévation de la consommation d’oxygène générée par l’échauffement.


Un échauffement toujours différent

©Vincent Lyky

Bien s’échauffer, c’est donc considérer un ensemble de paramètres liés au contexte. En premier lieu, la distance de la compétition. Nous n’allons pas nous échauffer de la même manière pour une courte (10 km), moyenne (semi) ou longue (marathon) distance.

Effort de 15 à 45 minutes

L’échauffement sera alors suffisamment poussé pour que l’organisme soit prêt dès le départ à fournir un effort intense. Il sera relativement long (une trentaine de minutes) et intense (en explorant toutes les zones d’intensité, même les plus extrêmes). Attention tout de même à ne pas trop forcer, au risque d’entamer vos réserves de glucose.  

Effort de 45 minutes à 1h15

Pour cette durée, on veillera à ne pas entamer ses réserves de glucose. Aussi, une quinzaine de minutes suffisent, en terminant par des efforts dont l’intensité est proche de la vitesse maximale aérobie.

Effort de plus de 1h15   

Dans ce cas, l’échauffement doit être réduit à sa plus simple expression : une dizaine de minutes avec quelques accélérations finales suffiront.


S’adapter au contexte

Conditions météo

S’il fait froid, l’échauffement doit être plus long et intense. A l’inverse, s’il fait chaud,  il faut s’échauffer à l’ombre puis y rester en veillant à se couvrir la tête et à s’habiller léger. S’il pleut, protégez-vous avec un coupe-vent et des vêtements longs. Si la pluie est forte, il ne faut pas hésiter à fortement alléger l’échauffement.

Heure de départ

Le matin, a fortiori tôt, l’échauffement doit être plus long et progressif qu’un échauffement se déroulant l’après-midi. Dans tous les cas, le délai entre la fin de votre dernier repas pris et ce départ doit être au minimum de 3 heures.

Niveau

Il sera d’autant plus long et intense que le coureur a un niveau élevé, du vécu dans la discipline. Un coureur pour qui une simple séance représente une forte contrainte a par contre tout intérêt à peu, en tout cas moins s’échauffer qu’un coureur expérimenté et ce, afin de garder intactes ses ressources.



Elvin Leroux a réalisé un rêve dans Central Park en novembre dernier. A New York, il a décroché la Six Star Medal en bouclant son sixième marathon majeur. A 30 ans, c’est le plus jeune finisher du circuit mondial et sans doute le plus performant. Prochain objectif : passer sous les 2h40.

Elvin Leroux fait partie d’un cercle très fermé, celui des finishers du circuit Abbott World Marathon Majors. Dans le monde 17 679 coureurs ont terminé les six marathons majeurs (Tokyo, Boston, Londres, Berlin, Chicago et New York).

En France, 490 coureurs possèdent la très convoitée ‘Six Star Medal’ symbolisant l’aboutissement de ce challenge. Fraîchement trentenaire, Elvin est le benjamin de la bande, et le plus rapide. Car il a enchaîné la série en moins de deux ans, avec une folle progression et un joli record en 2h43’.

Le plus fou dans son histoire, c’est qu’il y a peu de temps encore, ce jeune coureur ne connaissait pas ces « majeurs ». Et à regarder encore un peu plus loin dans le rétro, il avoue qu’il n’aimait pas franchement courir. Sauf derrière un ballon. Après treize ans de foot à Saint-Nazaire, où il a grandi, la bascule s’opère lorsqu’il débarque à Paris.

©Vincent Lyky

Un premier marathon en cadeau de Noël

Le jeune agent immobilier trouve alors dans le running un sport accessible. Il le pratique à loisir, sans autre ambition que de s’aérer l’esprit après le boulot. « C’est une bonne drogue, qui rend zen et bien dans sa peau. Et surtout, ce qui est magique, c’est que plus on s’entraîne, plus on a de résultats, et plus on a envie de bien faire ! ».

Deux, quatre, six tours du Parc Monceau. Puis sur un coup de tête à Noël 2017, il s’offre un dossard pour le Marathon de Paris 2018 qu’il partagera avec son père, marathonien de longue date.

A 24 ans, sa traversée de la rive droite en 3h36 sera « une révélation ». Le voilà mordu comme papa. Quelques mois plus tard, il termine Valence en 3h15’ et entame un petit tour d’Europe sur 21 km comme 42 km, avec Rome et Amsterdam l’année suivante.

Le Covid met un coup d’arrêt à son élan. « En 2020, j’avais tout de même cumulé 2000 kilomètres » rapporte le marathonien qui d’une saison à l’autre augmente les curseurs, jusqu’à s’entrainer six jours sur sept. « Presque un deuxième métier », confie l’agent immobilier. 

Berlin le début de la série

Elvin Leroux est le plus jeune français finisher des six marathons majeurs.

C’est en 2021 à Berlin qu’Elvin découvre les World Marathon Majors. « Je venais de décrocher une étoile en 3h07’ alors j’ai voulu aller chercher les autres », précise le coureur qui réalisera son premier ‘sub 3h’ quelques semaines plus tard à Rotterdam (2h57).

Dès lors, sa passion prend une autre dimension. A l’envie de se surpasser se mêle une formidable occasion de découvrir le monde. « Lorsque l’on commence cette série des World Marathon Majors, on ne sait pas où l’on finit en fonction des tirages au sort sur qualifications et des tours operators », explique-t-il.

Sélectionné pour Chicago en 2022, il boucle en 2h50’ « encore plus vite qu’à Rotterdam l’année précédente, et j’avais encore la caisse ! ». L’année suivante, un nouvel exploit à Boston. Malgré le parcours compliqué et une pluie continue, Elvin bat son record d’une minute et découvre sa nouvelle ville préférée.

Enchaînement Tokyo et Londres et même chrono !

Elvin Leroux est le plus jeune français finisher des six marathons majeurs.

La suite, c’est une année fabuleuse en 4 marathons. Il y a d’abord eu Tokyo début mars avec un nouveau record en 2h43’20’’ et bonne claque culturelle en prime.

Un mois et demi plus tard, il pointait devant Westminster. Pile dans le même chrono (2h43’26’’), premier surpris sa double performance sur cet enchaînement osé Tokyo + Londres.   

Cet été, il a couru le Marathon pour Tous des Jeux Olympiques. Pas de chrono en ligne de mire cette fois-ci, mais le privilège de vivre un marathon historique. «  Je m’étais qualifié en 2021 sur la course-poursuite contre Eliud Kipchoge et j’attendais ce marathon de Paris 2024 avec impatience. Je l’ai terminé en 2h57’, ce fut le plus compliqué, avec 28°C et tracé très relevé », commente le Parisien d’adoption.

Le graal dans Central Park

Elvin Leroux est le plus jeune français finisher des six marathons majeurs.

Restait donc à son programme New York. L’inimitable New York. Celui par lequel la majorité des candidats au World Marathon Majors commence fut son dernier. Et quel dernier !

« En fait, j’aurai dû faire New York en 2023, à 29 ans donc, mais à cause d’une sérieuse anémie qui a compliqué mon année, j’y ai renoncé. Je me suis refais la santé et cela m’a permis de casser la baraque en 2024. Finir dans Central Park avec mes parents qui m’attendaient et la Six Star Medal à la clé, c’était énorme ! ».

Objectif Sydney, 7eme étoile

Sauf qu’à peine trois jours plus tard, Elvin apprenait que la famille Abbott accueillait un petit nouveau à l’autre bout du monde… « Je me suis vite dit que cela me remettait un objectif pour 2025. J’ai pris de suite un dossard pour Sydney. J’ai hâte de faire ce voyage. L’Australie m’a toujours attiré. En marge du marathon, j’ai prévu de visiter Perth et Melbourne. Cela représente un budget, mais il faut que j’y aille. Pas pour battre mon record car le parcours est très compliqué mais pour poursuivre ma série. Rester le plus jeune français finisher des marathons majeurs, c’est mon objectif à moi. Je ne serai jamais parmi les champions des champions mais j’essaie de faire au mieux pour mon âge », commente le marathonien.

Le rêve des 1%

Actuellement parmi les 2% les plus rapides des pelotons, souvent classé parmi les 1000 premiers, il vie à présent les 1% les plus performants. « Mon rêve serait de gagner une heure sur le chrono de mon premier marathon. Passer de 3h26’ à 2h36’ en quelques années seulement, c’est mon challenge. Je sais que j’ai le potentiel. Je retourne d’ailleurs Londres en avril avec l’objectif de passer sous les 2h40’. Je sais qu’il ne m’a pas manqué grand chose l’an dernier. En tout cas, tant que je sentirai que j’ai une marge de progression, je poursuivrai cet objectif. Je veux montrer qu’avec de la discipline et de la passion, tout est possible ! »

Courir le monde, un art de vivre pour Elvin Leroux

Elvin Leroux est le plus jeune français finisher des six marathons majeurs.

Pas de doute, ce Breton un peu têtu (c’est lui qui le dit) aime aller au bout des choses. Pour tenir 42.195 km à 3’52’’/km, pas de secret ; il va au charbon qu’il vente ou qu’il gèle, six jours sur sept.

Des sacrifices ? Forcément. Mais le trentenaire préfère parler d’engagement consacrant à sa passion son temps libre et ses économies. Courir ainsi le monde, et le plus vite possible, est désormais un art de vivre qu’il partage avec ses proches.

2025, nouvelle année record

Du labeur, du bonheur et des compteurs qui s’affolent. Après une année 2024 record, avec 3700 kilomètres parcourus, 2025 démarre fort. Elvin a battu son record au 10 km (34’35 ») sur les Champs Elysées. Il a enchaîné avec un nouveau chrono sur semi-marathon à Naples (1h15’10 ») et recourra un semi à Lisbonne début mars.

Voilà qui le préparera pour un autre chrono espéré en moins de 2h40 au marathon de Londres fin avril, en attendant le marathon-trip à Australie l’été prochain. Déjà, la suite s’esquisse déjà en pointillé. Cape Town en Afrique du Sud est désigné 8e majeur pour 2026 et Shanghai suivra en 2027. Rendez-vous est donc pris dans deux ans, neuf étoiles autour du cou.



Un marathon est l’aboutissement de longs mois d’une préparation méticuleuse où chaque détail compte. Sa réussite réside dans la détermination et le travail régulier à l’allure cible qui doit être validée lors de compétitions préparatoires, notamment lors d’un semi-marathon.

Durant votre préparation marathon, courir à la vitesse correspondant votre objectif chrono sur la distance sera essentiel. Nous avons consacré un premier article détaillant la détermination de cette allure cible. Voyons désormais comment valider sa pertinence durant votre préparation marathon, autour des compétitions « tests ».


Pourquoi faut-il se tester en compétition en préparation marathon

©ASO-Morgan Bove. 16% des participants du Semi-marathon de Paris (9 mars) courront le Schneider Electric Marathon de Paris un mois plus tard.

Pour vérifier que votre allure cible est réaliste, il sera nécessaire d’effectuer des tests de contrôle réguliers au fil de votre préparation. Selon la durée de votre préparation (généralement entre 12 et 20 semaines), ces tests peuvent varier en nombre, mais on recommande d’en réaliser au moins deux :

Un 10 km à allure marathon, à 5 semaines de la course.

Un semi-marathon à allure marathon, à 3 semaines de la course.

Ces compétitions de préparation doivent être effectuées en conditions proches de celles de la course. Voici quelques consignes pour les réaliser dans les meilleures conditions :

  • Choisissez un parcours plat et sans perturbations. Idéalement, ce devrait être un parcours que vous pourrez réutiliser pour comparer vos tests dans le futur (et pouvoir suivre votre progression).
  •  
  • Reproduisez les conditions de course. Portez les mêmes vêtements, utilisez les mêmes gels ou boissons que le jour du marathon et courez à la même heure que la course. Bien entendu utilisez vos chaussures de course.
  • Notez tous les éléments importants. Conditions météorologiques, poids avant le test, ressenti global… Tous ces détails vous aideront à analyser les résultats.

3 scénarios possibles lors de votre semi-marathon de préparation

03/03/2024 - Harmonie Mutuelle Semi-Marathon de Paris - Arrivée
©ASO-Louis Legon. 16% des participants du Semi-marathon de Paris (9 mars) courront le Schneider Electric Marathon de Paris un mois plus tard.

Après chaque compétition test en préparation marathon, une analyse approfondie sera indispensable. Prenons l’exemple du semi-marathon programmé à 3 semaines du marathon en trois cas de figure.

  • Votre semi-marathon « test » était très facile

Si vous terminez votre semi-marathon en vous disant que c’était étonnamment facile, que vous auriez pu aller plus vite et que vous vous sentiez capable de continuer longtemps, cela signifie que l’allure cible est parfaitement adaptée. Attention ne vous enflammez pas en décidant d’aller plus vite sur votre futur marathon, c’est trop tard.

En faisant cela vous courez directement vers de gros problèmes. Il est important de garder cette marge de progression pour votre prochain marathon, et de valider simplement l’allure.

  • Votre semi-marathon « test » était correct mais exigeant
©ASO-Morgan Bove. 16% des participants du Semi-marathon de Paris (9 mars) courront le Schneider Electric Marathon de Paris un mois plus tard.

Si vous le terminez en vous disant que vous auriez pu continuer mais sans savoir pendant combien de temps, c’est un bon signe. Avec la phase d’affûtage et une recharge glucidique avant la course, vous serez dans un état optimal le jour J pour tenir l’allure cible.

On peut même affirmer que le jour de votre marathon, vous serez dans le même état mais au 30e km ou 35e km. Vous pouvez valider votre allure cible.

  • Votre semi-marathon « test » était trop difficile

Si vous le terminez en peinant à maintenir l’allure ou en affirmant que vous étiez incapable de continuer, c’est un signal d’alerte. Avant de modifier l’allure cible, vérifiez qu’aucun facteur ponctuel (fatigue, maladie, mauvaise nuit) n’a influencé vos performances.

Si tout est normal, il est nécessaire de ralentir l’allure cible en ajoutant 5 à 10 secondes par kilomètre. Cela vous évitera de flancher sur le jour de votre objectif. Il reste alors un peu de temps avant votre marathon. Il sera désormais impératif de travailler à votre nouvelle allure le plus possible jusqu’au jour J.

Des bases solides pour votre marathon

En reproduisant les conditions de course lors des tests et en analysant leurs résultats avec rigueur, vous vous assurez de partir sur des bases solides le jour J. Que l’allure soit parfaitement adaptée, légèrement exigeante ou trop ambitieuse, ces évaluations permettent de prendre les bonnes décisions pour éviter les écueils sur votre marathon.

Avec cette méthodologie, vous maximisez vos chances de réaliser votre objectif tout en prenant du plaisir lors de la course. Gardez en tête que la patience et la discipline sont les piliers d’une préparation réussie.





Ce modèle affiche son objectif dans son nom : favoriser un usage mixte fluide entre routes goudronnées, chemins de campagne et sentiers de type gravel.

Par GVRL entendez gravel, Salomon ayant mangé les voyelles. Cette nouvelle gamme très attendue comprenant trois modèles : l’Aero Blaze 3 GRVL, l’Aero Glide 3 GRVL et la Drx Defy GRVL, testée ici.

Salomon mobilise sa technologie trail, comme le SensiFit et le Contagrip, et l’associe aux exigences de la route, en combinant souplesse et amorti. Le tout avec une semelle extérieure inspirée des profils de pneu de gravel bike, conçue pour offrir une adhérence de haut niveau, et des transitions en douceur de l’asphalte au gravier et vice-versa.

Salomon DRX GVRL Defy

Dès les premières foulées, la légèreté de cette Salomon Drx Defy Grvl est réelle. La tige en mesh 3D est douce au pied, sans créer de points de pression. Les crampons peu profonds (2,5 mm) jouent leur rôle si vous ne vous aventurez pas en sentier très technique en montagne. Dans les devers, notons que le chaussant manque de stabilité.

Un amorti doux et réactif

Salomon DRX GVRL Defy
©Salomon. Ici l’Aero Blaze 3 GRVL.

La mousse Energy Foam permet un amorti doux au talon et réactif en poussée, avec un déroulé fluide et un dynamisme certain.

Après plus de 300 km, la chaussure est comme neuve sans marque d’usure extérieure. En conclusion, la Salomon DRX Defy GRVL correspond bien à son objectif : la polyvalence.

Légère, confortable et performante sur différents terrains, elle répond aux attentes des coureurs désireux d’un modèle passe-partout… ou presque !  Ses limites se trouvent sur les terrains techniques et très boueux.

Les notes : Amorti : 19/20 – Accroche : 15/20 – Confort : 19/20 – Souplesse : 19/20 – Stabilité : 16/20

+ Amorti, confort, dynamisme et polyvalence.

– Accroche en terrain technique et boueux.

Utilisation : entrainement sur moyennes et longues distances sur route et sentiers.

Drop : 8 mm – Poids : 270 g en 43



A Barcelone, Jacob Kiplimo a raboté le record du monde du semi-marathon de 48 secondes, terminant en 56’42’’. L’Ougandais a marqué l’histoire sur ce semi-marathon espagnol, le deuxième le plus couru d’Europe.

Journée historique en Espagne, sur le semi-marathon de Barcelone. Grandissime favori au départ, Jacob Kiplimo s’est adjugé le record du monde en 56’42’’. L’athlète ougandais a signé un implacable cavalier seul. Au 5e km (13’34’’), le champion distançait déjà son meneur et ses rivaux de 15 secondes. L’écart n’a fait que se creuser. 10e km passé en 26’46’’, plus d’une minute plus vite que le groupe d’élite masculin.

« Fantastiquement bien », Jacob Kiplomo

Semi de Barcelone- Jacob Kiplimo-3
©eDreams Mitja Marató Barcelona by Brooks 2025

Puis il a franchi la ligne d’arrivée avec près deux minutes d’avance sur son dauphin, le Kenyan Geoffrey  Kamworor (58’44’’), son compatriote Samwuel Mailu terminant 3eme homme en 59’40’’.

 « Je ne m’attendais pas à établir un nouveau record du monde, mais c’était la course parfaite. J’ai couru seul pendant toute la course, et je me sentais fantastiquement bien », a déclaré l’Ougandais triomphant dans les rues catalanes.

Le record du monde du semi-marathon n’a donc pas fait long feu… Car il était encore tout frais, celui de l’Ethiopien Yomif Kejelcha (57’30’’) réalisé en octobre dernier à Valence. Pour Kiplimo, il s’agit d’un deuxième accessit, après une première première performance mondiale en 57’31’’ en 2021, à Lisbonne.

Joyciline Jepkosgei abaisse le record féminin

Semi de Barcelone 2025
©eDreams Mitja Marató Barcelona by Brooks 2025


Autre course en solitaire, celle de Joyciline Jepkosgei. Une fois de plus sans opposition, la Kenyane a également marqué l’eDreams Mitja Marató Barcelona by Brooks 2025, devenant la femme la plus rapide de la course pour la deuxième année consécutive. Elle a amélioré de 27 secondes son propre record en 1h04’11.

Sa compatriote Gladys Chepkurui a conservé la deuxième en 1h06’25 ». La troisième place est revenue à l’Ethiopienne Alemtsehay Bimr Zerihun (1h08’19 »).

 Barcelone, deuxième semi-marathon d’Europe derrière Paris

Plus de 38 000 coureurs ont pris le départ du Passeig de Picasso à 8h30. Pour la deuxième année consécutive, ce semi-marathon de Barcelone, le plus populaire en Espagne, se hisse au deuxième rang européen derrière le Semi-marathon de Paris.

La course, organisée par la Mairie de Barcelone et RPM Sports, a également battu un autre record historique. En effet, 12 000 femmes soit 40% du total des participants étaient en lice, avec 40% de coureuses internationales de 95 nationalités différentes. C’était du jamais vu sur le sol espagnol !

Les résultats complets du Semi-marathon de Barcelone 2025