Cette Altra Provision 6 est plus légère et plus réactive que les versions précédentes, toujours avec un excellent amorti et un bon maintien du pied.

La Provision est un des modèles les plus connus chez Altra. Elle se destine aux coureurs de poids moyen à lourd désireux de courir sur de longues distances en zéro drop. Cette paire privilégie nettement le confort. Nous avions déjà testé la Provision 4 il y a deux saisons, un peu déroutante. Cette V6, sans être révolutionnaire, offre quelques bonnes surprises.

Le véritable plus c’est un gain de poids. Il peut paraitre anecdotique (30g) mais se fait clairement sentir sur des sorties longues.

Le chaussant est plus ajusté que sur d’autres modèles Altra. Le mesh est aussi plus léger tout en restant très agréable.

Globalement cela permet de garder un bon maintien du pied. Et cela procure aussi un dynamisme plus important que sur les versions précédentes.

Altra Provision 6, parfaite pour apprivoiser le zéro drop

La semelle intermédiaire utilise la nouvelle mousse Altra Ego. Elle est censée être plus réactive. Bien entendu la Provision 6 ne permettra pas de battre des records sur courtes distances. De ce point de vue, elle souffrira de la comparaison avec des modèles plus nerveux.

Mais elle sera parfaite pour ceux qui veulent s’essayer au zéro drop sans risque sans sacrifier certaines séances spécifiques.

L’amorti est toujours excellent et a même été un peu augmenté. On se sent toujours parfaitement en sécurité même quand on pèse plus de 80 kg

La semelle rainurée colle parfaitement à la route et l’accroche participe à la sensation générale de dynamisme accentué. On peut courir sur sentiers stabilisés sans risque de perdre le contrôle. 

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La Nike Pegasus Turbo Next Nature est la première chaussure de performance fabriquée avec au moins 50% de matériaux recyclés.

La running passe au vert. Les équipementiers proposent de plus en plus de modèles plus respectueux de l’environnement. Adidas mise ainsi depuis plusieurs années sur le Parkley Ocean plastic, réalisé à partir de déchets en plastique collectés sur les littoraux. Salomon propose depuis 2020 une Index 0.1 recyclée et recyclable. On Running annonce la sortie prochaine d’une Cloudneo, recyclée, recyclable et disponible par abonnement. Sa nouvelle Cloudmonster contient d’ailleurs 80% de polyester recyclé. Nike s’engage aussi dans cette voie vertueuse.

Performance et durabilité pour la Nike Pegasus Turbo

Après son Alphafly Next Nature, le géant américain poursuit donc sa série « next nature ». Cette Nike Pegasus Turbo est fabriquée avec 50% de matériaux recyclées. Elle utilise des fils Flyknit 100% recyclés dans sa tige. Le processus de teinture Flyknit permet d’économiser 70 litres d’eau pour chaque kilogramme de fil produit. La semelle intermédiaire enfin, est composée avec au moins 55% de mousse ZoomX recyclée.

« Les athlètes ne devraient pas avoir à choisir entre performance et durabilité lorsqu’ils choisissent leurs chaussures de course », commente à ce propos Rachel Bull, directrice du secteur footwear de la marque. Ce modèle « Turbo », plus orienté performance que l’iconique Pegasus, est annoncé pour septembre prochain. Une Pegasus 39 devrait par ailleurs arriver avant l’été.



Rien n’arrête Christian Genries. Co-organisateur de course, marathonien centenaire, Ironman et coureur généreux.

« Follow me (suis-moi) ». Ces deux mots résumeraient presque Christian Genries, coureur de 56 ans originaire d’Orsay (Essonne), qui a fini 111 marathons et quelques ultras prestigieux en l’espace de 37 ans. Ce jour-là, ce 4 octobre 2021, l’ostéopathe vit sa course la plus dure, la plus folle, la plus envoûtante. Trente kilomètres ont déjà été parcourus dans des conditions extrêmes lorsqu’il croise la Suédoise Kristina Kallur, ‘‘au bout de sa vie’’.

Plutôt que de passer son chemin, il reste donc avec elle. « Je l’ai encouragée à me suivre. Nous avons fini l’étape ensemble, partagé de l’eau et un bout de gâteau. Des moments simples mais forts. Cela reste l’un de ses meilleurs souvenirs. Elle n’est pas repartie le lendemain mais a fini ce qui restera comme l’étape la plus dure de l’histoire du Marathon des Sables (MDS)», explique le Francilien. L’étape n° 2 de cette 35e édition, organisée en octobre et non en mars en raison de la Covid-19, a fait des ravages : 82 abandons, 9 malaises et un décès. On ne compte plus les vomissements et les balises de détresse déclenchées. 

Forçat du Sahara

« On voyait l’hélicoptère tournoyer sans cesse. On savait que des coureurs n’étaient pas bien. Il faut dire que les conditions étaient exceptionnelles : 58° C ressentis sur la dune de Merzouga, un taux d’hydrométrie très bas (5%) et un vent défavorable ». Ce jour-là, ils ne seront que trois sur sept à rejoindre la tente 91 au bivouac. « Avec Cédric, on a jamais songé à abandonner. Sur cette épreuve de 250 kilomètres en six étapes, en autosuffisance alimentaire, avec 6 kilos de nourriture et matériel à porter au quotidien, la dimension mentale joue beaucoup », confirme l’intéressé. Il abordait l’épreuve avec à peine 400 kilomètres d’entraînement dans les jambes et un Marathon de Berlin fini une semaine plus tôt en 3h50. « « La différence se passe dans la tête. Même s’il faut avoir l’art de se nourrir à bon escient, de s’économiser, de protéger son corps pendant la course, de bien récupérer, de boire très régulièrement et, pour certains tels que le Jurassien Christian Ginter (33 fois finisher), de se tanner les pieds ». 

Christian Genres : 111 marathons en 37 ans

Finisher en 58h07, Christian Genries a été au bout de son rêve. Malgré la fournaise, il a réussi à traverser ces montagnes de sable et fait le plein de souvenirs racontés à son ami Thierry Albrand quelques semaines plus tard sur le Marathon de Valence qu’il trouva la force de boucler en 3h29. Après plus de trois décennies de course à pied, Christian n’est pas rassasié.

« J’espère refaire un marathon en moins de trois heures pour mes 60 ans, boucler la Diagonale des Fous en 2023 et revenir sur le MDS peut-être pour une association », confie-t-il. Le secret de sa longévité ? Avoir su se préserver, diversifier les plaisirs et trouver son bonheur dans l’accompagnement d’amis coureurs. Ce fils d’un footballeur, qui joua en première division, a effectué ses premières foulées à l’âge de 2 ans…au camp des Loges ! À 18 ans, il boucla son premier marathon (2h38 à Paris, en 1984). « J’étais assez rapide, mais pas excellent. Je n’ai surtout jamais été concentré à fond dans la discipline. J’étais capable de faire une partie de tennis avec des potes le samedi et disputer un marathon le lendemain », confesse-t-il. 

Christian Genries sur le Marathon de Chicago en 2018.
Christian Genries sur le Marathon de Chicago en 2018. ©Elizabeth Fraissenon, de Sportifs à Bord.

Bon accompagnateur

La course à pied est son échappatoire, son bol d’air, sa décompression. Autonome dès l’âge de 17 ans, Christian cherche à se reconvertir après des études d’ébénisterie. Il travaille à la fois dans une grande entreprise et sur les marchés pour se payer ses études de droit puis s’orienter vers le métier d’ostéopathe.

Diplômé et devenu père à 35 ans, il s’accorde alors deux à quatre marathons par an. «Plus tard, je suis passé à 12, sans viser de chronos. J’ai, par exemple, accompagné des amis à  New-York que j’ai fini deux fois aux alentours de 5 heures. J’ai aussi déstressé et conseillé des clients sur celui de La Rochelle, dicté l’allure à Jean-Marc Gautier sur celui de Sydney, épaulé Christophe Citerne (victime d’un AVC cinq mois plus tôt) sur celui de Rotterdam. J’ai aussi manipulé la cheville d’un coureur qui venait de se blesser à Helsinki. Enfin, j’ai participé à celui de Berlin pour une collecte de fonds destinée au ‘‘Rêve de Talia’’ (association créé par les parents d’une enfant décédée d’une leucémie). J’ai son tour de cou avec moi sur toutes mes courses ».

La richesse des rencontres l’a fait rempiler sur la distance mythique de 42,195 km. À foison. Il fait partie des 150 Français à en totaliser plus de 100 et être l’un des fameux ‘‘centenaires’’ que référençait Xavier Colin sur le site Planète Marathon. Mais l’Orcéen préfère les tranches de vie aux chiffres. L’édition 2017 du marathon d’Amsterdam lui laisse ainsi un grand souvenir. 

Aventure épicurienne

« La veille, avec des amis, j’avais connu une soirée arrosée au champagne jusqu’à 3h30 du matin. Quatre heures plus tard, on était au Stade olympique pour le départ…  On a pris notre petit déjeuner sur les ravitos ! Ça avait été dur dès le 18e km. Mais je l’avais bouclé en 4h09 grâce à l’aide de Jean-Bernard Michaud. À 14h, on mangeait une poule au pot ! Et le lendemain à 8h, j’étais au boulot ». L’Épicurien reviendra dans la Venise du Nord, dès l’année suivante. Autre ambiance. « J’y étais allé sans réservation. J’avais dormi dans ma voiture. J’avais été plus rapide sur le marathon (en 3h56) mais ce n’était pas pareil…Je préfère ma première participation ». 

Lumière des flambeaux

Les expériences dépaysantes ne manquent pas non plus dans sa boîte à souvenirs. « 2019, à elle seule, avait été très riche. Le parcours hors du commun du Marathon du Luxembourg nous entraînait de nuit, Emmanuel Aubert et moi, à la lumière des flambeaux. De la modernité du quartier d’affaires jusqu’à la beauté du centre historique. Le Marathon du Mont-Blanc nous faisait parcourir des sentiers fabuleux. Et puis, le trail de la Muraille de Chine, un 75 km en six étapes, nous a fait fouler plus de 20 000 marches de la Grande Muraille. Inouï ! ».

Enfin, il y a les autres vies. Christian n’est pas que marathonien. Il préside le Castel Trail (association organisatrice du trail du Viaduc des Fauvettes à Gometz-le-Châtel), participe à des courses de joëlette avec la section handisport de Verrières-le-Buisson et a cofondé le club de triathlon d’Orsay. 

Un défi Ironman pour Christian Genries

« J’ai trouvé dans le triathlon un défi plaisant : devenir Ironman (boucler 3,8 km en natation, 180 km à vélo et 42,195 km en course à pied). Je me suis fixé comme objectif de finir l’IM de Nice. J’y étais parvenu en 12 heures en 2013 mais j’ai été disqualifié pour avoir bénéficié d’une assistance extérieure à la suite d’une crevaison. En 2014, j’y suis retourné sans avoir fait de vélo ni nagé pendant un an. Je voulais démontrer à ma fille Chloé, qui disputait son Championnat de France de natathlon le même week-end, que la force mentale permet de repousser bien des limites. Au 28e km de la partie vélo, j’ai voulu faire demi-tour lorsqu’il y a eu un orage foudroyant. Mais j’ai continué, roulé durant 90 kilomètres en hypothermie. Après 15h45 d’efforts, j’ai fini la partie marathon sous un feu d’artifics, sur la Promenade des Anglais ». Assurément, l’un de ses meilleurs souvenirs.    

   



800 concurrents ont bouclé le Marathon des Sables, disputé du 25 mars au 2 avril. Parmi les finishers, des Français performants derrière les vainqueurs, le Marocain Rachid El Morabity et la Catalane Anna Comet Pascua.   

Avec un peu moins de 90% de finishers, cette 36e édition du Marathon des Sables confirme son statut d’édition difficile. Sur la dernière étape, c’est dans un véritable four à chaleur tournante qu’ont couru les forçats des sables. Une impression de chaleur renforcée par les sols noirs des dix derniers kilomètres. Avant cela, tempête de sable, fortes pluies et grosse chaleur  : rien n’aura été épargné aux coureurs au gré des 5 étapes de cette aventure hors-norme.

7 français dans le top 20 du Marathon des Sables

Le roi incontesté des Sables, reste Rachid El Morabity. Le Marocain a décroché sa neuvième victoire en 18h33’ après 235 km cumulés. Aziz Yachou et son frère, Mohammed El Morabity complètent le podium. Le premier Français, c’est Mérile Robert, qui prend la 4e place après une 3e place sur l’édition 2021 disputée en octobre dernier. Une sacrée performance pour cet ingénieur en informatique héraultais ! L’athlète pro du team Hoka, Julien Chorier se classe lui 6e au classement général.

Geoffrey Plisson, Sylvain De Jaegher, Lionel Jourdan, Sylvain Douziech figurent dans le top 20 de cette édition. Dans ce top 20 aussi, Sylvaine Cussot, impressionnante avec une deuxième place chez les femmes en 25h32’. C’est la Catalane Anna Comet Pascua remporte la course en 24h18’, 12e au classement général.

Pour Sissi, cette première traversée du grand de bac à sable marocain est une réussite. « Je n’aurais pas pu imaginer meilleur scénario pour mon premier Marathon des Sables …! J’étais venue avec cette curiosité d’apprendre, de découvrir. Sans trop savoir si j’étais faite pour ce genre de « défi », ni comment j’allais m’en sortir de ce chantier sablonneux de 230km. Au final, je crois que pour réussir au Marathon des Sables, il faut toujours avoir en tête cette notion de « gestion » et de résilience à la douleur ou du moins, à l’inconfort « , commente la championne désormais installée à La Réunion.

Parmi les têtes connues de cette 36e édition, Laurence Klein, qui cumule trois victoires en dix participations et termine cette fois en retrait, en 40h48’ . L’ultra-runneuse Perrine Fages boucle elle en 39h14’ pour sa première participation.

De son côté, la petite équipe Koh Lanta a tenu bon dans l’adversité. Claude Dartois, termine en 124e position en 33h31’. « Cela n’était pas gagné d’avance avec un pied délicat et une préparation minimaliste« , commente ainsi le héros de l’émission télévisée. Ses compagnons Sam Haliti (32h57’) et Alix Noblat (37h59’) comptent aussi par les heureux finishers de cette aventure hors-norme.



Morhad Amdouni a battu record de France du marathon, en 2h05’22’’, terminant 3e du Marathon de Paris.

Sur ce Marathon de Paris, Benoît Z avait établi le record de France en 2h06’36’’. C’était en 2003. Un bail. Morhad Amdouni a dépoussière ce vieux record près de vingt ans plus tard. Le Corse, champion d’Europe du 10 000m en 2018 boucle en 2h05’22’’. Sur l’avenue Foch, il éclate de joie. 2’58/km de moyenne, une performance majuscule. Deuxième marathon de sa carrière, quatrième meilleure performance européenne de tous les temps ! 

Morhad Amdouni : « Ce record remet les choses en place  » 

Morhad Amdouni est venu pour améliorer son record (2h09’14, à Paris en 2019), le record de France en tête. Il courait pour la place aujourd’hui et termine sur le podium. A une poignée de secondes des Éthiopiens Deso Gelmisa (2h5’7’’) et Seifu Tura (2h5’10’’). Ces deux athlètes, départagés au sprint, sont rompus aux marathons, une dizaine chacun dans les jambes.

Pour Morhad Amdouni, tout frais sur la distance, ce chrono en 2h05’22 » est énorme. Parti avec la tête de course sur des bases légèrement supérieures à 2h05, le Corse s’est vite montré en forme ce dimanche matin bien frais mais ensoleillé (2°C au départ). Lorsque les Ethiopiens ont durcit la cadence, Morhad ne s’est pas affolé. Esseulé sur les 6-7 derniers kilomètres, il a tenu bon. Jusqu’au bout.  « À un moment j’ai cru que j’allais revenir sur les deux qui étaient devant mais il manquait des détails. Cela viendra. Notamment lors des ravitaillements où je n’ai jamais pu prendre ma gourde. Ce record représente beaucoup, cela permet de remettre les choses en place (…) Aujourd’hui on va parler de Morhad en mode marathon« , commente-t-il. Un petit goût de revanche dans l’air pour cet homme fort du jour, peu suivi par les partenaires jusqu’à présent.

Morhad Amdouni, nouveau recordman de France sur marathon aux côtés de Benoit Z, à l'arrivée du Marathon de Paris 2022.
Morhad Amdouni, nouveau recordman de France sur marathon aux côtés de Benoit Z. ©ASO-Antoine Decottignies.

« Il vaut 2h04 », dixit Benoit Z

La carrière de Morhad Amdouni sur marathon ne fait donc que commencer. Et à deux ans des J.O Paris 2024, cela promet. Le parcours parisien n’est pas le plus propice aux performances du calendrier mondial, on le sait. Le champion pourrait ainsi abaisser son chrono à Berlin, Valence ou Rotterdam.

Mais Morhad Amdouni tenait d’abord à revenir sur ce marathon capital. « Paris, c’est un choix du cœur. J’aurai pu courir à Rotterdam mais je tenais à courir ici. Je suis très heureux d’avoir montré que les coureurs français pouvaient être performants sur marathon. Et ça n’est pas fini. Dans deux ans, les Jeux olympiques de Paris ! » s’enthousiasme le nouveau recordman.

Benoit Z, présent sur cette édition n’a pas manqué de le féliciter : « Je suis honoré et fier que Morhad ait battu mon record de France. C’est un athlète complet, d’exception. C’est flatteur d’avoir un record qui a duré aussi longtemps. Cela laisse entrevoir de très belles choses pour lui sur marathon, il peut envisager se rapprocher du record d’Europe dans les années qui viennent. Je pense que sur un parcours plus roulant et avec plus d’expérience, il vaut 2h04‘ ». 2h04’ en 2024 ? On veut y croire !

« Il avait un temps dans sa tête, je pense qu’il n’est pas très loin. Les conditions n’étaient pas si mauvaises que cela. Il y a mieux à faire parce qu’il a loupé un maximum de ravitaillements, ce n’est qu’un débutant sur marathon. Il ne faut pas l’oublier » rappelle de son côté Jean-Claude Vollmer, son entraîneur.    

De son côté, le Franco-Suisse Julien Wanders, recordman d’Europe du semi-marathon, très attendu pour son premier marathon a terminé en 2h11’52, en 18e position au classement général.

Marathon de Paris : un nouveau record féminin

Sur cette 45e édition du Marathon du Paris le record féminin est aussi tombé. La Kényane Judith Jeptum a actualisé la meilleure marque de l’épreuve, détenue depuis 2017 par sa compatriote Purity Rionoripo (2h20’55 »). Judith Jeptum, 26 ans a coupé le fil en 2h19’48 ». Avec une belle avance sur ses deux poursuivantes éthiopiennes Fantu Jimma (2h22 »52) et Besu Sado (2h23’16 »). La première Française est Anaïs Quemener, qui termine en 14e en 2h37’26 ». 

Derrière ces champions, des milliers de coureurs poursuivent leur traversée de Paris, entamée sur les Champs-Elysées. Les derniers concurrents sont attendus en milieu d’après-midi sur l’Avenue Foch. Les résultats de cette 45e édition ici.



Côté compléments alimentaires, au milieu des « bonbons » sans intérêt, on trouve aussi de précieux alliés pour les sportifs. Notamment les BCAA, les vitamines et minéraux.

A la différence d’un additif, le complément alimentaire est une source concentrée vendue à part entière. Ce complément est censé apporter des substances manquantes ou insuffisantes dans le régime alimentaire normal d’un individu. Pour les pratiquants de sports d’endurance, plusieurs catégories de compléments sont intéressantes. Le point avec Frédérique Emery-Morel, nutritionniste.

Les acides aminés, des compléments alimentaires intéressants

La consommation de protéines autres que celles apportées par l’alimentation courante au quotidien n’est pas nécessaire. Mais deux acides aminés présentent un intérêt en course à pied.

La glutamine : c’est l’acide aminé le plus abondant dans l’organisme. Mais l’activité physique vide les réserves de glutamine plus vite qu’elle ne se reforme. Cela peut conduire l’organisme à détruire des cellules musculaires. Une supplémentation en glutamine réduit aussi la vulnérabilité aux infections après de gros entraînements. 

Les BCAA, ce sont des acides aminés dits « essentiels » dans notre organisme. Ils présentent un certain intérêt en nutrition sportive, car ce sont les premiers qui sont dégradés lors d’un effort. Une supplémentation peut donc être conseillée afin de diminuer la dégradation des protéines dans les muscles. Bonus : ils diminuent la production d’acide lactique, augmentant l’endurance et activant la récupération.

Précieux minéraux & oligo-éléments

En principe, ils sont apportés en quantité suffisante par une alimentation variée. Cependant, lors des efforts de longue durée avec fortes sudations, les pertes en minéraux doivent être compensées. Boissons de réhydratation et énergétiques peuvent apporter un supplément de sodium et des différents minéraux éliminés.

Du côté des oligoéléments essentiels, le fer est un allié. Surtout pour les femmes, souvent en déficit. Il synthétise les globules rouges et assure l’oxygénation des tissus. La spiruline, riche en vitamines et en fer, est connue pour accroître la résistance et prévenir les crampes musculaires.

Le zinc assure dans l’organisme le fonctionnement de plus de 200 enzymes. Elles permettent un métabolisme des glucides, lipides et protéines optimal. Enfin, le magnésium participe à la transmission de l’influx nerveux et à la contraction musculaire en plus de la solidité des os, des dents et du fonctionnement des organes.

Et les vitamines ?

La complémentation en vitamines ne doit être motivée que par la nécessité de compléter des apports nutritionnels insuffisants. C’est le médecin ou diététicien qui est en mesure d’évaluer. C’est-à-dire surtout en cas de fatigue prononcée ou lors des changements de saison.

Compléments alimentaires : gare aux excitants !

Les excitants – caféine, cola, ginseng, quinine, taurine, carnitine –, s’ils sont consommés en grandes quantités peuvent avoir des effets gênants. Comme l’insomnie, l’irritabilité, les troubles digestifs, les troubles du rythme cardiaque ou encore l’hypertension. Attention donc à les utiliser avec parcimonie. L’idéal est de prendre conseil auprès d’un professionnel de santé. Attention surtout à ne pas confondre les produits « énergisants » qui contiennent souvent de la taurine par exemple, avec les produits énergétiques, formulées spécifiquement pour les sportifs. 

Et les brûle-graisses, ça marche ? La consommation de ces substances n’a jamais été validée par des études scientifiques. Elles sont souvent d’ailleurs contradictoires sur les résultats à en attendre. Ces produits sont déconseillés dans le cadre une pratique sportive régulière. Et surtout ils ne font pas partie du respect de l’éthique sportive. 

Des compléments alimentaires, j’en prends ou pas ?

Les compléments alimentaires ne sont indispensables. Ni pour les sportifs de haut niveau ni pour les « amateurs ». En effet, une alimentation variée assure l’apport complet des nutriments essentiels. Le problème peut éventuellement venir d’une alimentation appauvrie. Les fameuses calories vides des produits raffinés remplacent souvent les produits naturels. Ceux-ci sont eux très riches nutritionnellement. Alors on pense d’abord au contenu de son assiette, on l’adapte au mieux. Et en cas de carences avérées ou de gros efforts à venir, on utilisera des compléments.



Le 9 juillet, l’Aube des Templiers regroupera 3 trails autour de la commanderie d’Avalleur, à proximité de Troyes dans l’Aube.

L’Aube des Templiers, nouveau trail au calendrier, aura lieu le samedi 9 juillet 2022 à la commanderie templière d’Avalleur, dans le département de l’Aube, à environ 25 km au Sud de Troyes. Il est organisé par l’association Cours Jusqu’à l’Aube en collaboration avec le département de l’Aube.

C’est l’un des rares ensembles français conservés d’époque templière (XIIe-XIIIe siècle). Le site qui l’entoure, le plateau d’Avalleur, avec ses forêts, ses champs et ses vignes, est un lieu privilégié pour le trail

A l’affiche de cette première édition donc, une randonnée et trois trails. Un 8 km (150 mD+), un 21 km (500 mD+) et 42 km (1 000 mD+). 

Sport et culture, pour l’Aube des Templiers

Cette nouvelle manifestation de Bar-sur-Seine associera sport et patrimoine. Une belle occasion de mettre en valeur les paysages de la Côte des Bar (territoire de champagne !).

L’Aube des Templiers a également pour but de sensibiliser à l’écoresponsabilité en mettant en place des actions concrètes permettant de réduire l’impact environnemental de la manifestation.

Outre l’événement sportif, plusieurs animations culturelles sont prévues tout au long de la journée.

Au cœur de la commanderie, les archéologues de l’Inrap accueilleront le public sur un important site de fouille

Des animations médiévales seront aussi proposées aux visiteurs, ainsi que des visites guidées du logis et de la chapelle. 

Les inscriptions ouvriront début avril et s’effectueront en ligne via ce lien.



Un manque de sommeil nuit à la performance et a des côtés néfastes sur l’organisme. Augmenter votre temps de sommeil vous sera bénéfique avant vos échéances importantes. 

Surtout n’allez pas croire que dormir c’est perdre son temps. Le sommeil est donc essentiel pour le maintien de votre santé. Dans le cadre de la pratique sportive, il fait partie intégrante de l’entraînement. Faisons le point avec Jean-Claude Le Cornec, entraîneur et organisateur de courses, notamment l’Ultra-trail d’Angkor.

Sommeil et performance sont liées

Un bon sommeil mettra votre corps au repos. Vous récupérerez de la fatigue physique et nerveuse accumulée dans la journée. C’est le meilleur moyen pour reconstituer les stocks d’énergie pour l’entraînement du lendemain. Un sommeil réparateur sera également le top pour récupérer au plan mental. Dans la récupération, on sous-entend également le sommeil, à savoir que si on ne dort pas assez, la performance pourra être impactée à court ou long terme.

« Il faut écouter son corps, mais ne pas s’écouter ». C’est-à-dire qu’il faut réussir à interpréter les signes précurseurs du manque de sommeil et ne pas se servir d’excuse d’un manque de sommeil pour ne pas s’entraîner.

Si un matin, vous êtes fatigué avant votre séance d’entraînement, devez-vous reporter votre séance ou pas ? Tout dépendra de votre fatigue. Car parfois il s’agit d’une fatigue passagère et courir sur cette fatigue ne vous sera pas néfaste. En revanche, s’il s’agit d’une grosse fatigue, il est préférable de reporter ou d’annuler la séance d’entraînement afin d’éviter un risque de blessure, entre autres.

Aucune étude ne permet de déterminer exactement combien d’heures de sommeil vous devez dormir par nuit. D’un athlète à l’autre, ce sera différent. Un adulte en moyenne doit dormir entre 7 et 9 heures.

La qualité du sommeil influe sur la qualité de la journée qui suit. Néanmoins, une insomnie la veille d’une compétition n’est pas forcément néfaste. Le plus important est la nuit l’avant-veille de la compétition et bien sûr, toutes celles qui précèdent… Souvent même, s’aligner sur la ligne de départ d’une compétition en ayant pas ou mal dormi avant n’engendrera pas forcément une contreperformance. Comme on dit parfois, la nervosité vous permet de réussir. Toutefois, votre perf sera réussie mais dans la force et la difficulté et parfois avec un manque motivation.

Vous manquez de sommeil si…Vous êtes fatigué en cours de journée, exécrable auprès de votre entourage, que vous avez besoin de caféine pour tenir la journée, que vous avez des difficultés à vous concentrer, que vous vous endormez immédiatement dès le coucher… Il existe d’autres symptômes comme un état dépressif, lequel perturbera également votre endormissement.

Manque de sommeil et performance, quels impacts ?

En une à deux semaines de sommeil insuffisant, vous êtes sujet à une  augmentation de Protéine C réactive (marqueur inflammatoire) et de cortisol (hormone du stress). En conséquence, votre rythme cardiaque augmente et votre système nerveux se place en constante stimulation.

Votre taux d’hormone de croissance diminue car celle-ci est sécrétée par l’hypophyse pendant le sommeil. Or, l’hormone de croissance permet de réparer les os et les muscles qui risquent donc de se trouver fragilisés.

Votre capacité à stocker du glycogène dans vos muscles diminue. Votre réservoir énergétique s’affaiblit et vous risquez de tomber en panne de carburant même si vous continuez à ingurgiter des glucides. Car ils ne pourront pas être stockés ; comme si votre réservoir de carburant fuyait…

Vos fonctions cognitives et vos réflexes s’amoindrissent. Cela augmente le risque d’accident. De même, votre mémoire perd de son efficacité. Conséquence : votre cerveau n’emmagasine pas les effets bénéfiques de l’entraînement. Le fonctionnement de votre corps impliquant vos muscles, vos nerfs n’impriment plus efficacement les informations reçues de votre foulée, la proprioception ou même l’aspect technique et tactique.

Votre taux de ghréline augmente tandis que votre taux de leptine diminue. Vous risquez de prendre du poids. En effet, la ghréline est une hormone digestive qui stimule l’appétit : son taux est élevé avant les repas et diminue à mesure que l’estomac se remplit. Elle est considérée comme l’antagoniste de la leptine, hormone produite par l’estomac, qui induit la satiété lorsque son taux augmente. D’où l’expression « qui dort dîne »…

Le sommeil fait partie donc intégrante de l’entraînement. Pour certains, un gain d’une heure quotidienne de sommeil pendant une longue période a nettement amélioré leurs performances. Annotez votre programme d’entraînement avec les temps de course, les aléas météorologiques, votre ressenti « dur ou facile », et si vous vous êtes entraîné après une nuit blanche ou une journée professionnelle fatigante etc. Tous ces indices vous permettront à vous ou à votre entraîneur d’analyser vos planifications d’entraînement.

Insomnia

Les 4 phases du sommeil

Chaque cycle de sommeil dure environ 90 minutes – parfois un peu plus chez certains – et comprend 4 phases décrites ci-dessous. Lors d’une nuit, on peut enchaîner, selon les personnes, 4 à 6 cycles de moyenne. Un cycle de sommeil optimal engendrant un sommeil de qualité est celui dans lequel les phases s’enchaînent de façon harmonieuse.

Phase I. C’est le sommeil « préparatoire » ou l’endormissement. Ralentissement et régularité de la respiration, apaisement du corps et du cerveau, lourdeur des paupières. Il s’agit d’une phase de somnolence avant l’endormissement.

Phase II. C’est le sommeil « lent et léger ». Il s’agit de la transition entre l’endormissement et le sommeil profond. Durant cette phase, le sommeil est fragile, tout signe extérieur peut nous réveiller.

Phase III. C’est le sommeil « lent et profond ». Ralentissement de l’activité cérébrale, et relâchement total de l’activité musculaire, ce qui nous amène à un sommeil profond. Cette phase permet la régénération du corps, et la récupération de la fatigue physique. Lors du sommeil profond, la personne dort très profondément. Pour certains, même le déclenchement d’une alarme intrusion ne les réveillerait pas.

Phase IV C’est le sommeil dit paradoxal. Apparition de mouvements au niveau des paupières, réveil de l’activité cérébrale devenant intense, irrégularité et accélération de la respiration, mais l’activité musculaire reste au repos. D’où le nom de « sommeil paradoxal ».

Il s’agit de la phase la plus importante pour l’apparition des rêves. Cette phase représente 20 à 25% de notre temps de sommeil total ce qui permet de récupérer la fatigue nerveuse, et de mémoriser les informations utiles acquises dans la journée. A la fin de cette phase, soit on se réveille, soit on enchaîne un nouveau cycle.

Bien qu’on découpe la tranche du sommeil en quatre phases, la phase de sommeil lent se décompose en deux étapes, sommeil lent très léger et sommeil lent et léger. Idem avec la phase de sommeil lent profond en sommeil lent profond et sommeil lent très profond.

Quand un train est passé, il faut attendre un nouveau train quelques temps… Cela s’appelle le « temps de latence » et dure quelques minutes.



Cette On Running Cloudmonster est stable et confortable. Une paire polyvalente pour l’entraînement toutes distances.

Nouveau modèle de l’équipementier suisse, la On Running Cloudmonster possède des pods (alvéoles sous la semelle) surdimensionnés qui procurent un gain en stature de près de 4 cm. Le poids, 310 g en pointure 44, classe ce modèle dans la bonne moyenne des modèles polyvalents. La surélévation n’affecte pas la stabilité latérale. On Running annonce « la sensation de courir avec des suspensions ».

Difficile de sentir une véritable différence avec un autre modèle de la marque. En tout état de cause le confort est bon et la stabilité n’est jamais prise en défaut, même sur des chemins moyennement revêtus. Même si un usage régulier sur piste n’est pas leur vocation première, cet aspect fait partie du test.

Temps sec et vent au programme, après un bon échauffement en sous-bois, place à des séries dynamiques.

Les notes du testeur Amorti : 16/20 – Confort : 17/20 – Dynamisme : 15/20 – Stabilité : 16/20 – Souplesse : 17/20

On Running Cloudmonster, une paire polyvalente

Le poids contenu est un atout. Mais du côté du dynamisme, c’est un peu flou, en raison des pods surélevés peut-être ? Sur une autre séance incluant des variations d’allure, en se focalisant sur la pose de pied et la poulaine de la foulée (trajectoire du pied qui est mobile par rapport à la hanche qui est la référence fixe), j’ai ressenti un effet de propulsion différent de celui d’un autre modèle On. Le signe sans doute d’un véritable avantage de ces alvéoles surdimensionnées ?

 Le bon confort reste présent sur une sortie longue alternant bitume et chemins, avec des secteurs parfois glissants, confirmant la capacité de la paire à porter sur moyenne ou longue distance.


Sans être radicalement différente des autres paires polyvalentes de la marque, cette Cloudmonster propose un bon compromis entre confort, amorti et polyvalence, pour un usage régulier sur bitume ou chemins, avec quelques incursions sur une piste d’athlétisme. 

Prix : 150 €

Poids : 275 g en 42 / 230 g en 38  Drop : 6 mm 

Les + Confort et polyvalence. Les – Un peu en retrait pour une utilisation sur piste.



Recordman d’Europe du semi-marathon et du 10 km, le champion Julien Wanders courra son premier marathon à Paris le 3 avril. Très attendu, le jeune franco-suisse du Team Asics promet de faire sensation.

Après votre blessure aux ischios-jambiers la saison dernière, votre année commence fort avec un chrono en 1h00’28’’ sur le semi-marathon de Naples fin février.

« Oui, je suis très content de ce semi-marathon. Je sors de deux années compliquées. Revenir aux alentours des 1h, sur un parcours qui n’est pas le plus roulant, sans préparation spécifique, avec de très bonnes sensations, c’est vraiment encourageant. Cela me remet en confiance et me montre que j’ai fait les bons choix, que l’entrainement et le programme de mon coach fonctionnent. »

Le marathon, vous y pensez depuis longtemps ?

« Cela fait longtemps que j’en avais envie oui. Le marathon c’est mythique. C’est une distance olympique contrairement au semi par exemple. Étant encore jeune, je me suis forcé à attendre et j’ai choisi de continuer sur des distances plus courtes et sur la piste. Mais avec pas mal de blessures et de maladies ces derniers mois, j’ai décidé de me lancer car j’avais besoin d’un nouvel objectif. Nous avions envisagé de courir le marathon de Valence en décembre dernier mais c’était trop tôt. »

Julien Wanders, vous serez donc au départ du Marathon de Paris le 3 avril. Quel objectif pour ce premier marathon ?

« Le Marathon de Paris est une course que je regarde depuis longtemps à la télé. J’avais même imaginé par le passé le disputer comme lièvre sur les 30 premiers kilomètres pour me faire une petite expérience. C’est un super marathon avec en plus ASICS comme partenaire. Cela va me permettre d’avoir mes lièvres et mes camarades d’entraînement. Je n’ai pas d’objectif fixe, mais plutôt une fourchette. En-dessous des 2h08 ce sera déjà un bon début pour un premier marathon. Je partirai sur ces bases-là, environ 1h03, 1h04 au semi et ensuite on verra… »


Le record de France sur marathon de Benoit Z (2h06’36’’ à Paris en 2003) vous paraît atteignable ? 

« Le record de France est possible, oui, mais je n’ai jamais fait de marathon encore. Ce sera d’abord une expérience à prendre. Je préfère ne pas trop parler et agir. Je pense aussi au record de Suisse (Tadesse Abraham, en 2h06’40’’ NDLR) qui est dans les mêmes temps que le record de France. »

Quel chrono visez-vous à moyen terme sur marathon ? 

« Je pourrais en dire plus après le Marathon de Paris. Dans ma tête j’aimerai pouvoir me rapprocher du record d’Europe de Bashir Abdi (2h03’36’’, NDLR) forcément, mais on verra… »


Avez-vous prévu de courir un autre marathon en 2022 ?

« Normalement je devrais courir un autre marathon, mais je n’ai pas encore planifié ce que je ferai après le Marathon de Paris. Il y a plusieurs options. Soit courir le marathon aux Championnats d’Europe, soit faire une autre distance aux Championnats d’Europe et courir un marathon rapide comme Valence, ou autre, en fin d’année. Il faut que je planifie la suite. »

Julien Wanders, le marathon des J.O 2024 est dans un coin de votre tête ? 

« Oui bien sûr. J’aurai déjà eu deux ans sur marathon, j’aurai de l’expérience. Si tout se passe bien, il y aura quelque chose à faire. Mais pour le moment, je prends les choses les unes après les autres. Je vais d’abord faire mes débuts sur marathon et ensuite je penserai à d’autres objectifs… »

Le champion Julien Wanders à l'arrivée du dernier 10 km de Valence, terminé en 28'11'' en janvier 2022.
Julien Wanders, sur le 10 km de Valence 2022 terminé en 28’11 », à une minute de son record d’Europe de 2020. ©Albin Durand

Aurez-vous d’autres temps forts cette année ? 

« La suite de la saison est encore vague, mais j’aurai d’autres temps forts. Cette année, je vais me concentrer sur les championnats d’Europe. Je ne sais pas encore sur quelle distance. Et peut être plus tard dans l’année, les championnats du monde de semi-marathon. »

Julien Wanders, quels conseils donner à ceux qui visent un objectif sur marathon ? 

« Mon conseil principal c’est d’être régulier. Ca ne sert à rien de faire des énormes séances puis de faire trois jours de pause. Ou d’aller trop vite sur une séance et d’être fatigué pendant une semaine. Il faut vraiment essayer de gérer ses efforts pour combiner le volume et la qualité. Il faut penser d’abord aux fondations avant d’entamer le travail spécifique. Quatre ou cinq mois pour s’y préparer c’est top pour ne pas se précipiter et éviter la blessure. C’est primordial d’avoir du temps pour préparer un marathon. »

Le fameux mur vous fait peur ?

« Non. Je me suis bien préparé. Peut-être que je dirais le contraire après le Marathon de Paris… Mais si l’on est bien préparé et qu’on part sur les bonnes allures, on doit éviter le mur. »

Hors préparation-marathon, quelle est votre séance favorite pour gagner en vitesse ? 

« Il y en a beaucoup. Pour rester simple, il y a des fartlek courts avec des 1-1 ou 30-30, ça aide bien à gagner ou regagner en vitesse. Après si l’on veut parler de vitesse pure ou travail lactique, ce sera sur la piste avec des répétitions courtes allant jusqu’à 1 000m, avec des pauses plus longues de 3 à 5mn. Là on travaille dans un autre registre. »

Que vous inspire le champion Eliud Kipchoge ? 

« Je l’ai côtoyé notamment quand j’ai fait lièvre sur le 1:59 Challenge. C’est un grand champion. Il a quelque chose en plus, on comprend pourquoi il est performant. Ce qui m’inspire le plus c’est sa concentration et son calme. Comme il le dit, il n’a aucune limite. C’est ce qui le rend très fort. »



Cette Kiprun GPS 500 by Coros nous a enthousiasmé. C’est une montre cardio-GPS multisport complète, fiable, performante et affichée à un prix très compétitif.

Decathlon s’est associé à Coros pour sa nouvelle montre GPS. Cette Kiprun GPS 500 by Coros est construite à partir d’une Coros Pace 1.  Autant le dire tout de suite cette montre est un coup de coeur. On a parfois l’impression que les montres GPS de qualité sont réservées à certains portefeuilles. Et lorsqu’on cherche un modèle accessible à moins de 150 €, le choix est réduit et il faut oublier ses espoirs de performance.

Le design est sans doute l’aspect le moins séduisant. C’est « plastique » et le boitier est épais. Mais quitte à choisir mieux vaut sacrifier l’esthétique au profit des performances ! Et de ce côté aucune déception, au contraire. 

Kiprun GPS 500 by Coros, multisport et performante

Le GPS est largement au niveau. Coros permet à Kiprun de monter en gamme en la matière. On ne bénéficie pas des dernières innovations mais de 3 modes pour optimiser la détection du signal : GPS / GPS+GLONASS / GPS + Beidou.

La Kiprun 500 est multisport : running (indoor, outdoor et piste), natation (bassin et eau libre), vélo, triathlon, exercices cardio. 

Le cardio optique est dans la moyenne : bon sur des séances de seuil et en difficulté sur des séances de variation d’allure. 

Vous bénéficiez du système de prédiction de course (chrono et allure) et de la VO2 Max notamment ainsi que du temps de récupération entre deux séances, utile quand on débute la course à pied. 

L’autonomie est plus qu’honnête avec 25h annoncées en mode GPS et 30 jours en usage quotidien. Cela dépendra beaucoup de vos habitudes mais j’étais un peu en dessous de ces performances sur mon test.

La Kiprun GPS 500 by Coros frappe donc très fort en proposant un modèle complet, fiable et performant pour un prix contenu (139 €).

Le + Elle peut également faire smartwatch au quotidien.

Le –  48 g pour une montre plastique c’est un peu lourd… 



Atteindre votre poids de forme prendra plusieurs semaines. Nous proposons trois étapes pour y arriver. Rééquilibrage alimentaire, contrôle glucidique puis régime hypoglucidique.

Une démarche amincissante bien construite ne devrait jamais démarrer par une diète alimentaire stricte, surtout chez le sportif. Il semble plus logique de refixer des repères alimentaires solides et durables. En effet, les diètes strictes peuvent balayer tous nos repères alimentaires. Le plus maléfique dans ce domaine est le régime Dukan. Il nous fait découvrir, que l’on peut consommer sans complexe 10 tranches de jambon et 500 g de fromage blanc au petit-déjeuner. Puis une grosse omelette et 4 steaks au déjeuner. Enfin, 500 g de crevettes et 1 kilo de lapin au dîner… Et ce tous les jours, en faisant perdre du poids ! Comment revenir ensuite à nos repères d’origine ? Et surtout vers quels repères revenir ? A force d’avoir tout testé, on n’en a plus depuis des années… Pour renouer avec son poids de forme, nous vous proposons une approche plus pérenne, et surtout plus équilibrée.

Objectif poids de forme, d’abord le rééquilibrage alimentaire

La première étape consiste donc à replanter des repères sain. Retrouver une alimentation saine, équilibrée, diversifiée. Il s’agit de réapprivoiser certains aliments, casser les préjugés et replacer sa santé au centre de ses préoccupations… A ce stade, vous allez définir quotidiennement de justes quantités. De protéines (viandes, poissons, œufs, produits laitiers), lipides (graisses) et glucides (sucres, féculents, pain, fruits, légumes). Vous pouvez faire ce rééquilibrage alimentaire seul, ou mieux en vous appuyant de l’aide d’un nutritionniste.

Cette première étape vous accompagnera sur environ 1/3 des kilos à perdre. Par exemple, pour 12 kilos à perdre cela correspond aux 4 premiers kilos. C’est une étape finalement confortable. Vous ne sentirez pas la faim. Cela vous réconciliera avec la nutrition, en élargissant votre champ alimentaire et parfois même vos apports quantitatifs. L’activité physique, à raison de 2 heures minimum par semaine est indispensable pour accompagner ce rééquilibrage alimentaire. Votre organisme va progressivement adapter ses dépenses à cette modification des apports. Lorsque l’on parvient à cet équilibre entre apports et dépenses corporelles, il devient justifié de passer à l’étape n°2, à moins d’accepter de se stabiliser là.

Balanced diet, healthy food concept on wooden board. View from above

Ensuite, le contrôle glucidique

Dans cette deuxième étape, il est nécessaire de créer un nouveau décalage entre apports alimentaires et dépenses. On part du principe que les deux se sont équilibrés au fil des semaines et, qu’en conséquence, le poids ne bouge plus. L’alimentation est désormais bien équilibrée. Afin de constituer une nouvelle dette énergétique, il va être nécessaire de tailler sur une famille alimentaire : les glucides.

Pourquoi les glucides et pas les graisses ou les protéines ? Parce qu’ils sont les moins essentiels. En effet, notre organisme sait fabriquer des glucides. On commencera donc par réajuster la présence quotidienne des sucres simples, féculents et pain. Ces derniers sont les plus énergétiques et leur contenu micronutritionnel (vitamines, minéraux) est moins essentiel. On ne touchera pas aux fruits et légumes.

Le contrôle glucidique propose d’adapter quotidiennement la présence des glucides au niveau réel de dépense physique. Pour l’instant, nous restons dans un régime de confort. L’idée n’est pas de choquer l’organisme, mais simplement d’ajuster au plus près les apports glucidiques au niveau réel de dépense physique.

Vous pouvez espérer une perte supplémentaire de 1/4 de vos kilos à perdre. Par exemple pour 12 kilos à perdre au départ, cela correspond à 3 kilos supplémentaires, donc 7 en tout, étape 1 et 2 comprises. Au bout d’un certain temps, votre organisme va à nouveau progressivement s’adapter à cette nouvelle configuration des apports.

Vous aurez davantage froid (moins de dépense de thermorégulation), sensiblement moins d’énergie, mais ça ne pourra être que temporaire. Et surtout chaque fraction des aliments consommés sera méticuleusement décortiquée par vos bactéries intestinales, afin de ne rien laisser perdre. D’où la nécessité de bien boire et d’enrichir l’alimentation en fibres ! Ainsi, vous parviendrez à un nouvel équilibre entre apports et dépenses. A ce stade, vous pourrez considérer que votre organisme ne lâchera plus rien, puisque cela ne se justifie pas. Sa préoccupation sera maintenant de défendre vos réserves stratégiques (graisses) destinées à faire face à un jeûne.

Man serving salmon tagliatelle on a plate.

Le régime hypoglucidique, une 3e étape pour atteindre son poids de forme

Il va donc être désormais nécessaire de bousculer l’organisme. Vous aurez donc deux choix. Soit augmenter sensiblement l’activité physique, temporairement, en veillant à garder rigoureusement le même schéma alimentaire. Sinon, si vous augmentez vos apports, vous ne perdrez pas de poids supplémentaire. Soit, sortir des régimes de confort : « équilibre alimentaire » et « régime contrôlé en glucides » et passer sur un régime « déséquilibré ».

Celui que nous vous proposons est le régime hypoglucidique. Ce régime est volontairement déséquilibré. En effet, il vise à bousculer l’organisme et l’obliger à chercher des ressources qu’il n’a pas l’habitude de mobiliser. On parle là des réservoirs de graisses profondes et de la masse grasse compacte.

Dans ce modèle alimentaire, on se focalise davantage encore, sur les sucres, féculents, pains, mais aussi tous les fruits. Afin de recréer de la dette énergétique, les apports glucidiques peuvent être coupés brutalement. Mais toujours temporairement, dans leur intégralité ou partiellement.

Cette étape doit rester assez limitée dans le temps. Sur une, deux ou trois semaines, pas plus. Cela vous permettra d’aller chercher encore 1/4 des kilos supplémentaires à perdre/ Par exemple pour 12 kilos à perdre cela correspond à 3 kilos supplémentaires donc 10 en tout, avec les étapes qui précédent.

Votre restriction glucidique : 1er jour céréales ou pain le matin, féculents et pain midi et soir (quantités contrôlées) // 2e jour céréales ou pain le matin, 1 seul repas avec féculent et pain (quantités contrôlées) // 3e jour céréales ou pain le matin, pas de féculents et pain le reste de la journée // 4e jour pas de céréales ni pain le matin, pas de féculent ni pain aux 2 repas principaux // 5e jour : idem 1er jour // 6e jour : idem 2e jour, et ainsi de suite…



Le  Marathon de Paris approche.  Le 3 avril , des dizaines de milliers de coureurs courront dans les rues de la capitale. En tête, des champions sont annoncés. Le record de France pourrait tomber… 

Les élites seront au rendez-vous de la 45e édition du Marathon de Paris, le 3 avril. Les femmes d’abord. Elles partiront 18 minutes et 1 seconde avant les hommes. Ce départ anticipé des leaders féminines sur le plateau masculin est un choix de l’organisation. Cela permet de valoriser la place des femmes dans le peloton en leur offrant une belle exposition médiatique.  

Yenenesh Dinkesa, 2e l’année dernière et Fantu Jimma, 3e en 2021 seront sur la ligne de départ dimanche 3 avril. La Namibienne Helalia Johannes, l’Éthiopienne Besu Sado et la Kenyane Judith Jeptum composent le trio des favorites de cette 45e édition.

Elles auront pour objectif de battre le record de l’épreuve détenu depuis 2017 par la Kényane Purity Rionoripo (2h20’55’’)

Six athlètes visant moins de 2h05, et une première pour Julien Wanders

Côté masculin, le Kenyan Hilary Kipsambu et l’Éthiopien Deso Gelmisa (respectivement 3e et 6e du Schneider Electric Marathon de Paris 2021) s’aligneront sur les Champs-Elysées. Seifu Tura, vainqueur du Marathon de Chicago l’année dernière sera également présent. Pas moins de six athlètes ont pour objectif de courir les 42,195 km en dessous des 2h05’. 

Chez les athlètes français, une belle bataille s’annonce entre Morhad Amdouni et Julien Wanders. Le champion franco-suisse, recordman d’Europe du 10 km et du semi-marathon courra en effet son premier marathon ce 3 avril. Ces deux athlètes promettent d’aller chatouiller le record de France. 2h03’36’’, un record vieux de 19 ans. Il avait été établi par Benoit Z en 2003…à Paris !



En 67 km, la 6 000D fait passer des pommiers d’Aime-la-Plagne en vallée, au sommet du glacier de Bellecôte. Un parcours de haute volée pour cet ultra de légende réputé pour son ambiance chaleureuse. 

Une course de géants, cette 6 000D grimpant en 67 km et 3 400mD+ sur le glacier de Bellecôte. C’est aussi la doyenne. La première course au-delà de la distance marathon organisée en montagne. A l’origine, quelques locaux effectuaient l’aller-retour au plus court, droit dans la pente. 

Un plein soutien qui fait du bien

Désormais, le circuit suit les sentiers de la Grande Plagne. Fière de ce territoire, cette 6 000D a gardé son âme. Et sa dimension humaine en trois décennies de succès. « On limite 2 000 coureurs. Il en va de la sécurité de chacun, sur le glacier notamment » explique Cédric Lathoud, directeur de course. Ici, les coureurs sont acclamés comme nulle part ailleurs. Par les Plagnards, toujours très mobilisés, mais aussi par leurs propres supporteurs. C’est le seul ultra où l’on peut profiter d’un tel suivi de ses proches. L’accès par les routes et la télécabine permettront jusqu’à 7 entrevues. Un soutien qui change tout ! Cette année toutefois, en raison de travaux, la liaison au glacier sera fermée. 

6000D, un passage 5h du matin

Projetons-nous donc le 30 juillet. Départ à 5h du matin au pied de la basilique d’Aime-la-Plagne. Une rapide mise en jambe puis la pente se raidit au 5e km sur le sentier menant à Montalbert (Km10). Le jour se lève alors que l’on remonte la piste de bobsleigh (Km13 / 1 000 mD+). Autour de ce passage insolite, un corridor de spectateurs. Il est tôt, mais le public est déjà là ! 

On retrouve ensuite l’ambiance feutrée de la forêt jusqu’à Plagne Centre. A ce premier ravitaillement (Km20 / 1 500 mD+), on saura si l’on est dans un bon jour ou pas, commente Cédric Lathoud. S’ouvrent ensuite les alpages jusqu’à Roche de Mio (Km28 / 2 700 mD+), où se situera le relais cette année. En montant, on contourne le lac des Blanchets par une crête, en profitant d’une vue à 360°. Ensuite, on pourra relancer sur la piste qui redescend au col de la Chiaupe 200 m de dénivelé plus bas (Km30, 2e ravitaillement).  Cette portion avec vue sur les glaciers de la Vanoise est agréable.

Revivez cette 6000 D en visionnant le reportage vidéo (ICI) de Zinzin Reporter réalisé l’été dernier, sur l’édition 2021.

Sur cette 6000 D, on grimpe jusqu'au sommet du glacier de Bellecôte, à 3000 mètres d'altitude.
Sur cette 6000 D, on grimpe jusqu’au sommet du glacier de Bellecôte, à 3000 mètres d’altitude. ©Andy Parant

Une boucle de 7 km sur le glacier 

Le ravitaillement y est important car suivra une boucle de 7 kilomètres sur le glacier. Le sentier est technique au milieu des blocs de pierre, parfois sur la neige. D’une année sur l’autre, le décor varie. Les conditions aussi. « On peut connaître les extrêmes en quelques heures, parfois avec des températures négatives sur le glacierLes crampons sont obligatoires dans le règlement par précaution car il peut très bien neiger la veilleEn fonction de la météo, nous en dispensons ou pas les coureurs » rappelle Cédric Lathoud. Le sommet de Bellecôte (Km 33), point culminant à 3064 m d’altitude est à mi-course. 90% du dénivelé positif cumulé (3 400 mD+) est avalé. 

20 km de redescente pour finir…

Reste donc toute la redescente. D’abord une combe sur un chemin carrossable en lacets jusqu’au col de la Chiaupe (Km37). Ensuite, ce sera plus technique, sur un sentier plus creusé qui nécessite de rester vigilant dans le Dérochoir. Au chalet du Carroley, un point d’eau, puis ce sera le lac du Carroley (Km 42,7). La grimpette suivante fera mal (300 mD+) jusqu’ au col de l’Arpette (Km 43,7/3 200mD+). Désormais, ce ne sera que de la descente dans les pâturages. Prochaine étape, Plagne Bellecôte et son gros ravitaillement (Km45). On repart en pente douce sur une belle piste forestière. Le sol bien « meuble » est agréable jusqu’à Montchavin-Les-Coches. Ce village typique accueille le 4eravitaillement. Resteront alors 10 kilomètres. Bientôt en pied de vallée, on suivra l’Isère. Cette portion sur la Voie Verte, en faux-plat peut paraître monotone mais l’arrivée approche. Une ultime petite côte puis c’est l’effervescence de la rue commerçante d’Aime. Le public attroupé acclame et tape dans les casseroles. Un moment que l’on savoure avant de décrocher sa médaille bien méritée. 

Envie de vous frotter à cet ultra de légende ? Il reste des dossards, à partir de 61 €. On peut aussi participer en relais à 2 (28 km/2 280mD+ et 39 km /1 115 mD+), ou bien courir les autres distances à l’affiche : 42 km (2 000 mD+), 28 km (1 500 mD+), 11 km (600 mD+), 1,5 km (125 mD+) dans la piste de bobsleigh, courses enfants.



Changer sa paire de running au bout de combien de kilomètres ? En fait, plusieurs facteurs réduisent la durée de vie d’une chaussure. Type de foulée, terrain de pratique, gabarit… Faisons le point. 

En règle générale, on recommande de remplacer sa paire de runnings tous les 600 à 800 kilomètres. C’est une moyenne, qui dépend de plusieurs critères. A commencer par le type de chaussures. Une paire destinée à l’entraînement très amortie est conçue pour durer plus longtemps qu’une paire légère taillée pour la compétition. En effet, le gain de poids se traduit souvent par une semelle plus fine et/ou moins dense dont la longévité sera moins longue. Et cela n’est pas une question de prix ! Ainsi, un modèle pour la compétition sera rarement destiné à durer plus de 400 km. 

Paire de running, usure = gare aux blessures 

En dehors d’une usure évidente (voir l’encadré), votre paire peut sembler en bon état mais être en réalité endommagés. En effet, après un certain temps d’utilisation, son intégrité structurelle se détériore en termes d’amorti et de stabilité. Continuer à courir avec une paire usée peut réduire votre efficacité de course. Ou pire, vous exposer à des blessures, aux pieds, aux jambes, aux genoux, ou encore au bassin. Soyez-donc vigilant. Ecoutez vos sensations, quantifiez le volume de kilomètres parcourus et gardez les critères qui suivent à l’esprit. 

Les signes d’usure qui doivent vous alerter. Des plis ou « rides » dans la semelle intermédiaire, qui s’affaisse sous la pression // Un avant-pied sous lequel vous sentez les aspérités du terrain // Une usure asymétrique, d’un côte mais pas de l’autre  // La tige qui se déchire (souvent au niveau des orteils) // Des échauffements au niveau du pied, des douleurs musculaires ou tensions après vos sorties. 

Terrain, fréquence, gabarit et foulée 

Le terrain sur lequel vous pratiquez impacte la durée de vie de votre paire. 100 % bitume ? Alors l’amorti s’usera plus vite sur cette surface dure, car il devra encaisser plus d’impact à chaque foulée. Si vous courez régulièrement sur des chemins souples, votre paire sera préservée un peu plus longtemps. Deuxième facteur d’usure, votre « style de course ». Une foulée dynamique et légère, c’est moins de temps de contact au sol, donc moins de contraintes appliquées aux matériaux. A l’inverse, si vous « talonnez » fort à chaque impact, avec une attaque talon, alors les matériaux vont plus vite s’abîmer, notamment la zone talon, qui sera comme « poncée ». 

Votre poids et votre taille, comptent aussi. Un coureur lourd et grand appliquera une plus grande contrainte sur l’amorti qu’un coureur plus léger. On sait en effet qu’à chaque foulée, la charge reçue par les genoux et la hanche est de 5 à 8 fois le poids du coureur. En fonction du gabarit, la donne varie considérablement !

Enfin, il faut aussi prendre en compte la fréquence d’utilisation. Ainsi, si vous courez quatre fois par semaine ou plus, il est judicieux de « tourner » entre deux paires. L’idéal est de laisser votre chaussure récupérer 24 heures à 48 heures entre deux sorties, afin que les matériaux retrouvent leurs caractéristiques. Alterner ses souliers, c’est d’ailleurs aussi une bonne idée pour prolonger leur longévité.  



Le champion Kilian Jornet présente sa nouvelle marque outdoor NNormal, en partenariat avec l’entreprise familiale Camper.

Fin du suspense. Kilian Jornet, qui a récemment quitté Salomon, dévoile sa nouvelle grande aventure, après un bon teasing sur ses réseaux sociaux. Le champion d’ultra-trail devient un homme NNormal. C’est le nom de la marque qu’il lance en partenariat avec l’entreprise familiale de chaussures Camper. Un clin d’œil à ses deux origines. Nor” pour Norvège et “Mal” pour Majorque (Mallorca). Original pour un homme pas tout à fait normal

Kilian, premier ambassadeur NNormal

La première gamme sera donc lancée à l’automne 2022. Via le site nnormal.com et les boutiques spécialisées dans les sports outdoor et le running. Le premier lancement sera limité, proposant des chaussures, des vêtements et des accessoires de course à pied et de randonnée. Kilian Jornet, sera le premier ambassadeur de l’équipe NNormal qui sera révélée au complet dans les semaines à venir. Il portera évidemment cet équipement sur ses prochaines courses, notamment l’UTMB cet été.

L’idée : allier authenticité et utilité afin de créer un équipement intemporel conçu pour durer; fonctionnel et tourné vers la performance pour une pratique sportive la plus respectueuse de la nature. Des valeurs que Kilian Jornet portent déjà haut et fort, avec sa fondation pour la préservation de la montagne et de l’environnement.

Kilian Jornet lance sa marque NNormal, qui proposera notamment des paires de chaussures de running.
La première gamme comptera notamment une paire de chaussures de trail-running.

NNormal, une marque engagée

« Nous souhaitons faire preuve d’une grande honnêteté quant au mode de production des équipements. Mais aussi au rôle de l’entreprise vis-à-vis de la société et de l’environnement. Cela exige une transparence totale et l’élaboration de produits durables. Afin de minimiser notre impact et éviter la surconsommation, nous travaillons donc beaucoup sur les choix de matériaux et explorons de nouveaux designs. C’est un parcours long et difficile. Mais il est au cœur de ma motivation et de celle de toute l’équipe au moment de démarrer ce projet », commente ainsi le champion.

« Nous sommes parfaitement complémentaires : Kilian apporte son expertise dans le développement des produits et sa vision de ce que nous pouvons faire pour l’environnement, tandis que nous apportons notre entrepreneuriat, notre expertise en cordonnerie et son savoir-faire créatif », déclare de son côté Miquel Fluxa, PDG de Camper et membre de la quatrième génération de la famille fondatrice.






Six distances dont un ultra pour l’EcoTrail AlUla. 987 concurrents ont participé à sa deuxième édition au cœur du désert d’Arabie Saoudite le 18 mars. Sandrine raconte la découverte en 25 km de ce musée à ciel ouvert. 

AlUla, oasis méconnue du Nord-ouest de l’Arabie Saoudite, comme théâtre de cet EcoTrail. 987 concurrents ont pris part à l’événement regroupant six distances, de l’ultra à la course enfants. C’est deux fois plus qu’en 2020 pour la première édition. Mêler ainsi sport, patrimoine et nature est inédit dans ce royaume du Moyen-Orient. 

Les Saoudiens y ont adhéré massivement, représentant 55 % des engagés, par ailleurs issus de 66 pays différents. Et particulièrement les Saoudiennes. Elles représentaient 30,6% des participants. Ce score record témoigne de l’évolution récente des droits des femmes dans ce pays. Et cette mobilisation féminine faisait plaisir à voir ! Que ce soit pour accompagner les enfants lors de la Kid Race, ou encore pour participer au 10km le samedi matin, les femmes ont bien répondu présentes sur cet EcoTrail AlUla. 

Même si courir sous 35 degrés avec des vêtements longs et couvrants ne correspond pas aux « standards » du running, pratiquer le même effort, profiter de la beauté des paysages avec parfois, un regard complice sous la burka, est définitivement un moment hors du temps. 

EcoTrail AlUla. Une pépite, ce désert d’Arabie saoudite. ©Peignée Verticale-Clément Hudry.

EcoTrail AlUla, une plongée hors hors du temps 

Un voyage hors du temps, voilà qui résume bien mon périple express à AlUla. 48 heures sur place, le temps de courir le 25 km et d’en prendre plein les yeux. 

Le jour J, j’ai d’abord tâtonné pour trouver le départ, à l’endroit nommé Winter Park. Les trails de 50 et 80 km partaient directement de l’hôtel Sahary resort. Mais pour le 25 km et le 10 km, le départ était plus excentré. Un peu de débrouille et d’entraide, et me voici dans la voiture de Mathilde, expatriée française vivant à Riyad. Cette jeune maman de jumeaux s’apprête à en découdre avec sa première course officielle un an après leur naissance.

Après un court trajet, le bus emprunté nous dépose au milieu de nulle part. L’arche start est posée là, en plein désert. 200 autres participants dorent déjà sous le soleil. La journée s’annonce chaude. 

Au « Go », c’est parti pour 5 premiers kilomètres très sableux. Une bonne répétition avant mon prochain Marathon des Sables ! Les appuis sont fuyants. Il faut « lire » le sable, c’est-à-dire trouver les portions les plus roulantes. Mais aussi et surtout lever les yeux. Car le spectacle est là, partout. Un décor incroyable de canyons façonnés par les siècles. Le circuit très plat (sans dénivelé) joue à cache-cache entre de ces immenses rochers ocres. 

Mathilde est quelques mètres derrière moi, régulière, à son rythme. J’enchaîne marche et course de mon côté, vigilante à ne pas me blesser à 5 jours du départ du Marathon des sables.

Des miroirs en plein désert 

Au km 8, le site de Maraya fait sensation. C’est une salle de spectacle à ciel ouvert, surréaliste avec ses miroirs reflétant le désert et ses couleurs, variant en fonction de la luminosité. 

Puis c’est le premier ravitaillement. Il est posté à la sortie d’un hôtel de luxe… Une caravane en alu rutilante tient lieu de chambre d‘hôtel ultra-moderne. On rêverait d’y passer une nuit à la belle étoile ! Pour l’instant, il fait chaud, très chaud. 35 degrés en plein cagnard. Les passages au creux des rochers font du bien. Au gré du tracé, alternant chemins de gravillons et partie sableuse, je rejoins bientôt Walid. Ce Lyonnais venu rendre visite à son frère en Arabie Saoudite profite de l’occasion pour participer à cet EcoTrail. 

Il souffre et marche, comme beaucoup d’entre nous pour récupérer dans le sable. 

Bientôt, ouf de l’eau, au deuxième ravitaillement. J’y retrouve Mathilde. Nous repartons ensemble mais je prends vite le large, pressée d’en finir. 

L’EcoTrail Alula se termine sur le site d’Hegra, un site classé qui évoque Petra en Jordanie. ©Peignée Verticale-Clément Hudry.

Un final à Hegra, la Petra saoudienne 

Car j’avais bien repéré les 5 derniers kilomètres. On les court au cœur d’Hegra, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Cette Petra saoudienne est un chef d’œuvre du monde. 138 tombeaux rupestres et monumentaux ont été taillés dans la roche. Un finish grandiose au cœur de cette pépite habituellement interdite au public non accompagné de guides.

Pour peu on zapperait le tracé final qui nous ramène sur le chemin tout droit vers l’arrivée, histoire de s’en émerveiller encore. J’arrête le chrono à 3h07. Bientôt je retrouverai Mathilde toute émue d’avoir réussi son défi. C’est aussi (surtout) ça la magie de la course. Et sur les courses de 50 et 80 km  de cet EcoTrail AlUla ? Plus corsées côté dénivelé mais avec un même effet « waouh » à l’arrivée.  



Vous avez forcément entendu parler de « sucres rapides » et de « sucres lents », désormais, on parle d’index glycémique. On vous explique. 

L’index glycémique (IG) correspond au niveau d’élévation du taux de sucre dans le sang après qu’il a été consommé. Depuis qu’il a été établi, on classe les sucres en fonction de leur IG la référence étant le glucose (IG = 100). La consommation importante de sucres simples à IG élevé entraîne des pics d’insuline favorisant la prise de poids (le sucre en surplus se transforme en graisse), le diabète et ses complications.

L’index glycémique pour s’éviter l’hypoglycémie réactionnelle

Il est donc conseillé de consommer des aliments dont l’index glycémique est plutôt bas (< 50). En effet, ils déclencheront moins facilement d’hypoglycémie réactionnelle, c’est-à-dire une baisse du taux de sucre dans le sang. Et plus encore avant une épreuve sportive d’endurance. Attention toutefois, certains aliments peuvent avoir un IG bas alors qu’ils sont riches en sucre. C’est leur composition élevée en graisses ou en fibres qui peut faire varier l’IG. De plus, l’IG d’un aliment peut changer en fonction des autres aliments présents dans le bol alimentaire. Enfin, il faut aussi savoir que le mode de cuisson ou encore le temps de cuisson d’un même aliment modifiera son IG… 

Deux bons réflexes « low IG »

L’index glycémique pour un petit déjeuner antifringale

En prenant un petit-déjeuner à IG bas, on évite la fringale de 11 h. En pratique : on zappe le pain blanc, les « biscuits petit-déj » et on opte pour des pains aux graines et/ou des flocons d’avoine. On peut également ajouter un œuf à la coque (IG = 0 !), un fruit à IG bas (voir tableau ci-dessous) et un produit laitier.

Cuisson al dente et sauces maison

Des spaghettis bien cuits affichent un index glycémique de 65 alors qu’al dente, il sera de 40. Pour vos plats de pâtes, diminuez donc d’une ou deux minutes le temps de cuisson indiqué. Mieux : ces mêmes spaghettis consommés froids auront un IG encore plus bas (réorganisation des molécules d’amidon). A tout prendre, choisissez plutôt les versions « complètes » pour vos féculents. Ainsi, leur IG sera plus bas et leur composition plus riche en fibres, minéraux et vitamines. Enfin, évitez les accompagnements gras (crèmes, lardons) ou sauces toutes prêtes et privilégiez un coulis de tomates maison, surtout lors de la charge en glucide pré-marathon !

AlimentsIG bas : < 50IG moyen: 50-74IG élevé: > 75
Glucose  100
Confiture 65 
Barre chocolatée 70 
Miel 60 
Œuf à la coque0  
Crudités40  
Poisson0  
Baguette (pain blanc)  95
Pain complet 77 
Pain aux céréales45  
Riz55  
Pâtes bien cuites55  
Pâtes al dente45  
Lentilles30  
Corn flakes  85
Flocons d’avoine38  
Viennoiseries 70 
Banane verte45  
Banane mûre 60 
Pomme/Poires35  
Agrumes35  
Jus d’agrumes45  
Lait30  
Yaourt35  
Biscuits 70 
Pomme de terre, frites  95
Pomme de terre vapeur avec peau 65 
Pomme de terre, Purée  80