Cette On Running Cloudmonster est stable et confortable. Une paire polyvalente pour l’entraînement toutes distances.
Nouveau modèle de l’équipementier suisse, la On Running Cloudmonster possède des pods (alvéoles sous la semelle) surdimensionnés qui procurent un gain en stature de près de 4 cm. Le poids, 310 g en pointure 44, classe ce modèle dans la bonne moyenne des modèles polyvalents. La surélévation n’affecte pas la stabilité latérale. On Running annonce « la sensation de courir avec des suspensions ».
Difficile de sentir une véritable différence avec un autre modèle de la marque. En tout état de cause le confort est bon et la stabilité n’est jamais prise en défaut, même sur des chemins moyennement revêtus. Même si un usage régulier sur piste n’est pas leur vocation première, cet aspect fait partie du test.
Temps sec et vent au programme, après un bon échauffement en sous-bois, place à des séries dynamiques.
Le poids contenu est un atout. Mais du côté du dynamisme, c’est un peu flou, en raison des pods surélevés peut-être ? Sur une autre séance incluant des variations d’allure, en se focalisant sur la pose de pied et la poulaine de la foulée (trajectoire du pied qui est mobile par rapport à la hanche qui est la référence fixe), j’ai ressenti un effet de propulsion différent de celui d’un autre modèle On. Le signe sans doute d’un véritable avantage de ces alvéoles surdimensionnées ?
Le bon confort reste présent sur une sortie longue alternant bitume et chemins, avec des secteurs parfois glissants, confirmant la capacité de la paire à porter sur moyenne ou longue distance.
Sans être radicalement différente des autres paires polyvalentes de la marque, cette Cloudmonster propose un bon compromis entre confort, amorti et polyvalence, pour un usage régulier sur bitume ou chemins, avec quelques incursions sur une piste d’athlétisme.
Prix : 150 €
Poids : 275 g en 42 / 230 g en 38 Drop : 6 mm
Les + Confort et polyvalence. Les – Un peu en retrait pour une utilisation sur piste.
Recordman d’Europe du semi-marathon et du 10 km, le champion Julien Wanders courra son premier marathon à Paris le 3 avril. Très attendu, le jeune franco-suisse du Team Asics promet de faire sensation.
Après votre blessure aux ischios-jambiers la saison dernière, votre année commence fort avec un chrono en 1h00’28’’ sur le semi-marathon de Naples fin février.
« Oui, je suis très content de ce semi-marathon. Je sors de deux années compliquées. Revenir aux alentours des 1h, sur un parcours qui n’est pas le plus roulant, sans préparation spécifique, avec de très bonnes sensations, c’est vraiment encourageant. Cela me remet en confiance et me montre que j’ai fait les bons choix, que l’entrainement et le programme de mon coach fonctionnent. »
Le marathon, vous y pensez depuis longtemps ?
« Cela fait longtemps que j’en avais envie oui. Le marathon c’est mythique. C’est une distance olympique contrairement au semi par exemple. Étant encore jeune, je me suis forcé à attendre et j’ai choisi de continuer sur des distances plus courtes et sur la piste. Mais avec pas mal de blessures et de maladies ces derniers mois, j’ai décidé de me lancer car j’avais besoin d’un nouvel objectif. Nous avions envisagé de courir le marathon de Valence en décembre dernier mais c’était trop tôt. »
Julien Wanders, vous serez donc au départ du Marathon de Paris le 3 avril. Quel objectif pour ce premier marathon ?
« Le Marathon de Paris est une course que je regarde depuis longtemps à la télé. J’avais même imaginé par le passé le disputer comme lièvre sur les 30 premiers kilomètres pour me faire une petite expérience. C’est un super marathon avec en plus ASICS comme partenaire. Cela va me permettre d’avoir mes lièvres et mes camarades d’entraînement. Je n’ai pas d’objectif fixe, mais plutôt une fourchette. En-dessous des 2h08 ce sera déjà un bon début pour un premier marathon. Je partirai sur ces bases-là, environ 1h03, 1h04 au semi et ensuite on verra… »
Le record de France sur marathon de Benoit Z (2h06’36’’ à Paris en 2003) vous paraît atteignable ?
« Le record de France est possible, oui, mais je n’ai jamais fait de marathon encore. Ce sera d’abord une expérience à prendre. Je préfère ne pas trop parler et agir. Je pense aussi au record de Suisse (Tadesse Abraham, en 2h06’40’’ NDLR) qui est dans les mêmes temps que le record de France. »
Quel chrono visez-vous à moyen terme sur marathon ?
« Je pourrais en dire plus après le Marathon de Paris. Dans ma tête j’aimerai pouvoir me rapprocher du record d’Europe de Bashir Abdi (2h03’36’’, NDLR) forcément, mais on verra… »
Avez-vous prévu de courir un autre marathon en 2022 ?
« Normalement je devrais courir un autre marathon, mais je n’ai pas encore planifié ce que je ferai après le Marathon de Paris. Il y a plusieurs options. Soit courir le marathon aux Championnats d’Europe, soit faire une autre distance aux Championnats d’Europe et courir un marathon rapide comme Valence, ou autre, en fin d’année. Il faut que je planifie la suite. »
Julien Wanders, le marathon des J.O 2024 est dans un coin de votre tête ?
« Oui bien sûr. J’aurai déjà eu deux ans sur marathon, j’aurai de l’expérience. Si tout se passe bien, il y aura quelque chose à faire. Mais pour le moment, je prends les choses les unes après les autres. Je vais d’abord faire mes débuts sur marathon et ensuite je penserai à d’autres objectifs… »
« La suite de la saison est encore vague, mais j’aurai d’autres temps forts. Cette année, je vais me concentrer sur les championnats d’Europe. Je ne sais pas encore sur quelle distance. Et peut être plus tard dans l’année, les championnats du monde de semi-marathon. »
Julien Wanders, quels conseils donner à ceux qui visent un objectif sur marathon ?
« Mon conseil principal c’est d’être régulier. Ca ne sert à rien de faire des énormes séances puis de faire trois jours de pause. Ou d’aller trop vite sur une séance et d’être fatigué pendant une semaine. Il faut vraiment essayer de gérer ses efforts pour combiner le volume et la qualité. Il faut penser d’abord aux fondations avant d’entamer le travail spécifique. Quatre ou cinq mois pour s’y préparer c’est top pour ne pas se précipiter et éviter la blessure. C’est primordial d’avoir du temps pour préparer un marathon. »
Le fameux mur vous fait peur ?
« Non. Je me suis bien préparé. Peut-être que je dirais le contraire après le Marathon de Paris… Mais si l’on est bien préparé et qu’on part sur les bonnes allures, on doit éviter le mur. »
Hors préparation-marathon, quelle est votre séance favorite pour gagner en vitesse ?
« Il y en a beaucoup. Pour rester simple, il y a des fartlek courts avec des 1-1 ou 30-30, ça aide bien à gagner ou regagner en vitesse. Après si l’on veut parler de vitesse pure ou travail lactique, ce sera sur la piste avec des répétitions courtes allant jusqu’à 1 000m, avec des pauses plus longues de 3 à 5mn. Là on travaille dans un autre registre. »
Que vous inspire le champion Eliud Kipchoge ?
« Je l’ai côtoyé notamment quand j’ai fait lièvre sur le 1:59 Challenge. C’est un grand champion. Il a quelque chose en plus, on comprend pourquoi il est performant. Ce qui m’inspire le plus c’est sa concentration et son calme. Comme il le dit, il n’a aucune limite. C’est ce qui le rend très fort. »
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/Julien-Wanders-ASICS-Albin-Durand.png521610Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-03-29 05:00:002023-01-19 11:41:45 [ Marathon de Paris] Julien Wanders : « moins de 2h08′ ce sera un bon début »
Cette Kiprun GPS 500 by Coros nous a enthousiasmé. C’est une montre cardio-GPS multisport complète, fiable, performante et affichée à un prix très compétitif.
Decathlon s’est associé à Coros pour sa nouvelle montre GPS. Cette Kiprun GPS 500 by Coros est construite à partir d’une Coros Pace 1. Autant le dire tout de suite cette montre est un coup de coeur. On a parfois l’impression que les montres GPS de qualité sont réservées à certains portefeuilles. Et lorsqu’on cherche un modèle accessible à moins de 150 €, le choix est réduit et il faut oublier ses espoirs de performance.
Le design est sans doute l’aspect le moins séduisant. C’est « plastique » et le boitier est épais. Mais quitte à choisir mieux vaut sacrifier l’esthétique au profit des performances ! Et de ce côté aucune déception, au contraire.
Kiprun GPS 500 by Coros, multisport et performante
Le GPS est largement au niveau. Coros permet à Kiprun de monter en gamme en la matière. On ne bénéficie pas des dernières innovations mais de 3 modes pour optimiser la détection du signal : GPS / GPS+GLONASS / GPS + Beidou.
La Kiprun 500 est multisport : running (indoor, outdoor et piste), natation (bassin et eau libre), vélo, triathlon, exercices cardio.
Le cardio optique est dans la moyenne : bon sur des séances de seuil et en difficulté sur des séances de variation d’allure.
Vous bénéficiez du système de prédiction de course (chrono et allure) et de la VO2 Max notamment ainsi que du temps de récupération entre deux séances, utile quand on débute la course à pied.
L’autonomie est plus qu’honnête avec 25h annoncées en mode GPS et 30 jours en usage quotidien. Cela dépendra beaucoup de vos habitudes mais j’étais un peu en dessous de ces performances sur mon test.
La Kiprun GPS 500 by Coros frappe donc très fort en proposant un modèle complet, fiable et performant pour un prix contenu (139 €).
Le + Elle peut également faire smartwatch au quotidien.
Le – 48 g pour une montre plastique c’est un peu lourd…
Atteindre votre poids de forme prendra plusieurs semaines. Nous proposons trois étapes pour y arriver. Rééquilibrage alimentaire, contrôle glucidique puis régime hypoglucidique.
Une démarche amincissante bien construite ne devrait jamais démarrer par une diète alimentaire stricte, surtout chez le sportif. Il semble plus logique de refixer des repères alimentaires solides et durables. En effet, les diètes strictes peuvent balayer tous nos repères alimentaires. Le plus maléfique dans ce domaine est le régime Dukan. Il nous fait découvrir, que l’on peut consommer sans complexe 10 tranches de jambon et 500 g de fromage blanc au petit-déjeuner. Puis une grosse omelette et 4 steaks au déjeuner. Enfin, 500 g de crevettes et 1 kilo de lapin au dîner… Et ce tous les jours, en faisant perdre du poids ! Comment revenir ensuite à nos repères d’origine ? Et surtout vers quels repères revenir ? A force d’avoir tout testé, on n’en a plus depuis des années… Pour renouer avec son poids de forme, nous vous proposons une approche plus pérenne, et surtout plus équilibrée.
Objectif poids de forme, d’abord le rééquilibrage alimentaire
La première étape consiste donc à replanter des repères sain. Retrouver une alimentation saine, équilibrée, diversifiée. Il s’agit de réapprivoiser certains aliments, casser les préjugés et replacer sa santé au centre de ses préoccupations… A ce stade, vous allez définir quotidiennement de justes quantités. De protéines (viandes, poissons, œufs, produits laitiers), lipides (graisses) et glucides (sucres, féculents, pain, fruits, légumes). Vous pouvez faire ce rééquilibrage alimentaire seul, ou mieux en vous appuyant de l’aide d’un nutritionniste.
Cette première étape vous accompagnera sur environ 1/3 des kilos à perdre. Par exemple, pour 12 kilos à perdre cela correspond aux 4 premiers kilos. C’est une étape finalement confortable. Vous ne sentirez pas la faim. Cela vous réconciliera avec la nutrition, en élargissant votre champ alimentaire et parfois même vos apports quantitatifs. L’activité physique, à raison de 2 heures minimum par semaine est indispensable pour accompagner ce rééquilibrage alimentaire. Votre organisme va progressivement adapter ses dépenses à cette modification des apports. Lorsque l’on parvient à cet équilibre entre apports et dépenses corporelles, il devient justifié de passer à l’étape n°2, à moins d’accepter de se stabiliser là.
Balanced diet, healthy food concept on wooden board. View from above
Ensuite, le contrôle glucidique
Dans cette deuxième étape, il est nécessaire de créer un nouveau décalage entre apports alimentaires et dépenses. On part du principe que les deux se sont équilibrés au fil des semaines et, qu’en conséquence, le poids ne bouge plus. L’alimentation est désormais bien équilibrée. Afin de constituer une nouvelle dette énergétique, il va être nécessaire de tailler sur une famille alimentaire : les glucides.
Pourquoi les glucides et pas les graisses ou les protéines ? Parce qu’ils sont les moins essentiels. En effet, notre organisme sait fabriquer des glucides. On commencera donc par réajuster la présence quotidienne des sucres simples, féculents et pain. Ces derniers sont les plus énergétiques et leur contenu micronutritionnel (vitamines, minéraux) est moins essentiel. On ne touchera pas aux fruits et légumes.
Le contrôle glucidique propose d’adapter quotidiennement la présence des glucides au niveau réel de dépense physique. Pour l’instant, nous restons dans un régime de confort. L’idée n’est pas de choquer l’organisme, mais simplement d’ajuster au plus près les apports glucidiques au niveau réel de dépense physique.
Vous pouvez espérer une perte supplémentaire de 1/4 de vos kilos à perdre. Par exemple pour 12 kilos à perdre au départ, cela correspond à 3 kilos supplémentaires, donc 7 en tout, étape 1 et 2 comprises. Au bout d’un certain temps, votre organisme va à nouveau progressivement s’adapter à cette nouvelle configuration des apports.
Vous aurez davantage froid (moins de dépense de thermorégulation), sensiblement moins d’énergie, mais ça ne pourra être que temporaire. Et surtout chaque fraction des aliments consommés sera méticuleusement décortiquée par vos bactéries intestinales, afin de ne rien laisser perdre. D’où la nécessité de bien boire et d’enrichir l’alimentation en fibres ! Ainsi, vous parviendrez à un nouvel équilibre entre apports et dépenses. A ce stade, vous pourrez considérer que votre organisme ne lâchera plus rien, puisque cela ne se justifie pas. Sa préoccupation sera maintenant de défendre vos réserves stratégiques (graisses) destinées à faire face à un jeûne.
Man serving salmon tagliatelle on a plate.
Le régime hypoglucidique, une 3e étape pour atteindre son poids de forme
Il va donc être désormais nécessaire de bousculer l’organisme. Vous aurez donc deux choix. Soit augmenter sensiblement l’activité physique, temporairement, en veillant à garder rigoureusement le même schéma alimentaire. Sinon, si vous augmentez vos apports, vous ne perdrez pas de poids supplémentaire. Soit, sortir des régimes de confort : « équilibre alimentaire » et « régime contrôlé en glucides » et passer sur un régime « déséquilibré ».
Celui que nous vous proposons est le régime hypoglucidique. Ce régime est volontairement déséquilibré. En effet, il vise à bousculer l’organisme et l’obliger à chercher des ressources qu’il n’a pas l’habitude de mobiliser. On parle là des réservoirs de graisses profondes et de la masse grasse compacte.
Dans ce modèle alimentaire, on se focalise davantage encore, sur les sucres, féculents, pains, mais aussi tous les fruits. Afin de recréer de la dette énergétique, les apports glucidiques peuvent être coupés brutalement. Mais toujours temporairement, dans leur intégralité ou partiellement.
Cette étape doit rester assez limitée dans le temps. Sur une, deux ou trois semaines, pas plus. Cela vous permettra d’aller chercher encore 1/4 des kilos supplémentaires à perdre/ Par exemple pour 12 kilos à perdre cela correspond à 3 kilos supplémentaires donc 10 en tout, avec les étapes qui précédent.
Votre restriction glucidique : 1er jour céréales ou pain le matin, féculents et pain midi et soir (quantités contrôlées) // 2e jour céréales ou pain le matin, 1 seul repas avec féculent et pain (quantités contrôlées) // 3e jour céréales ou pain le matin, pas de féculents et pain le reste de la journée // 4e jour pas de céréales ni pain le matin, pas de féculent ni pain aux 2 repas principaux // 5e jour : idem 1er jour // 6e jour : idem 2e jour, et ainsi de suite…
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/atteindre-son-poids-de-forme-istock-regime-495x400-1.jpg400495David Padaréhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngDavid Padaré2022-03-26 05:00:002023-01-25 16:03:23Atteindre son poids de forme en 3 étapes
Le Marathon de Paris approche. Le 3 avril , des dizaines de milliers de coureurs courront dans les rues de la capitale. En tête, des champions sont annoncés. Le record de France pourrait tomber…
Les élites seront au rendez-vous de la 45e édition du Marathon de Paris, le 3 avril. Les femmes d’abord. Ellespartiront 18 minutes et 1 seconde avant les hommes. Ce départ anticipé des leaders féminines sur le plateau masculin est un choix de l’organisation. Cela permet de valoriser la place des femmes dans le peloton en leur offrant une belle exposition médiatique.
Yenenesh Dinkesa, 2e l’année dernière et Fantu Jimma, 3e en 2021 seront sur la ligne de départ dimanche 3 avril. La Namibienne Helalia Johannes, l’Éthiopienne Besu Sado et la Kenyane Judith Jeptum composent le trio des favorites de cette 45e édition.
Elles auront pour objectif de battre le record de l’épreuve détenu depuis 2017 par la Kényane Purity Rionoripo (2h20’55’’).
Six athlètes visant moins de 2h05, et une première pour Julien Wanders
Côté masculin, le Kenyan Hilary Kipsambu et l’Éthiopien Deso Gelmisa (respectivement 3e et 6e du Schneider Electric Marathon de Paris 2021) s’aligneront sur les Champs-Elysées. Seifu Tura, vainqueur du Marathon de Chicago l’année dernière sera également présent. Pas moins de six athlètes ont pour objectif de courir les 42,195 km en dessous des 2h05’.
Chez les athlètes français, une belle bataille s’annonce entre Morhad Amdouni et Julien Wanders. Le champion franco-suisse, recordman d’Europe du 10 km et du semi-marathon courra en effet son premier marathon ce 3 avril. Ces deux athlètes promettent d’aller chatouiller le record de France. 2h03’36’’, un record vieux de 19 ans. Il avait été établi par Benoit Z en 2003…à Paris !
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/marathon-de-paris-2022.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-03-25 16:02:102022-03-25 16:02:12Marathon de Paris : des champions au départ
En 67 km, la 6 000D fait passer des pommiers d’Aime-la-Plagne en vallée, au sommet du glacier de Bellecôte. Un parcours de haute volée pour cet ultra de légende réputé pour son ambiance chaleureuse.
Une course de géants, cette 6 000D grimpant en 67 km et 3 400mD+ sur le glacier de Bellecôte. C’est aussi la doyenne. La première course au-delà de la distance marathon organisée en montagne. A l’origine, quelques locaux effectuaient l’aller-retour au plus court, droit dans la pente.
Un plein soutien qui fait du bien
Désormais, le circuit suit les sentiers de la Grande Plagne. Fière de ce territoire, cette 6 000D a gardé son âme. Et sa dimension humaine en trois décennies de succès. « On limite 2 000 coureurs. Il en va de la sécurité de chacun, sur le glacier notamment » explique Cédric Lathoud, directeur de course. Ici, les coureurs sont acclamés comme nulle part ailleurs. Par les Plagnards, toujours très mobilisés, mais aussi par leurs propres supporteurs. C’est le seul ultra où l’on peut profiter d’un tel suivi de ses proches. L’accès par les routes et la télécabine permettront jusqu’à 7 entrevues. Un soutien qui change tout ! Cette année toutefois, en raison de travaux, la liaison au glacier sera fermée.
6000D, un passage 5h du matin
Projetons-nous donc le 30 juillet. Départ à 5h du matin au pied de la basilique d’Aime-la-Plagne. Une rapide mise en jambe puis la pente se raidit au 5e km sur le sentier menant à Montalbert (Km10). Le jour se lève alors que l’on remonte la piste de bobsleigh (Km13 / 1 000 mD+). Autour de ce passage insolite, un corridor de spectateurs. Il est tôt, mais le public est déjà là !
On retrouve ensuite l’ambiance feutrée de la forêt jusqu’à Plagne Centre. A ce premier ravitaillement (Km20 / 1 500 mD+), on saura si l’on est dans un bon jour ou pas, commente Cédric Lathoud. S’ouvrent ensuite les alpages jusqu’à Roche de Mio (Km28 / 2 700 mD+), où se situera le relais cette année. En montant, on contourne le lac des Blanchets par une crête, en profitant d’une vue à 360°. Ensuite, on pourra relancer sur la piste qui redescend au col de la Chiaupe 200 m de dénivelé plus bas (Km30, 2e ravitaillement). Cette portion avec vue sur les glaciers de la Vanoise est agréable.
Revivez cette 6000 D en visionnant le reportage vidéo (ICI) de Zinzin Reporter réalisé l’été dernier, sur l’édition 2021.
Le ravitaillement y est important car suivra une boucle de 7 kilomètres sur le glacier. Le sentier est technique au milieu des blocs de pierre, parfois sur la neige. D’une année sur l’autre, le décor varie. Les conditions aussi. « On peut connaître les extrêmes en quelques heures, parfois avec des températures négatives sur le glacier. Les crampons sont obligatoires dans le règlement par précaution car il peut très bien neiger la veille. En fonction de la météo, nous en dispensons ou pas les coureurs » rappelle Cédric Lathoud. Lesommet de Bellecôte (Km 33), point culminant à 3064 m d’altitude est à mi-course. 90% du dénivelé positif cumulé (3 400 mD+) est avalé.
20 km de redescente pour finir…
Reste donc toute la redescente. D’abord une combe surun chemin carrossable en lacets jusqu’au col de la Chiaupe (Km37). Ensuite, ce sera plus technique, sur un sentier plus creusé qui nécessite de rester vigilant dans le Dérochoir. Au chalet du Carroley, un point d’eau, puis ce sera le lac du Carroley (Km 42,7). La grimpette suivante fera mal (300 mD+) jusqu’ au col de l’Arpette (Km 43,7/3 200mD+). Désormais, ce ne sera que de la descente dans les pâturages. Prochaine étape, Plagne Bellecôte et son gros ravitaillement (Km45). On repart en pente douce sur une belle piste forestière. Le sol bien « meuble » est agréable jusqu’à Montchavin-Les-Coches. Ce village typique accueille le 4eravitaillement. Resteront alors 10 kilomètres. Bientôt en pied de vallée, on suivra l’Isère. Cette portion sur la Voie Verte, en faux-plat peut paraître monotone mais l’arrivée approche. Une ultime petite côte puis c’est l’effervescence de la rue commerçante d’Aime. Le public attroupé acclame et tape dans les casseroles. Un moment que l’on savoure avant de décrocher sa médaille bien méritée.
Envie de vous frotter à cet ultra de légende ? Il reste des dossards, à partir de 61 €. On peut aussi participer en relais à 2 (28 km/2 280mD+ et 39 km /1 115 mD+), ou bien courir les autres distances à l’affiche : 42 km (2 000 mD+), 28 km (1 500 mD+), 11 km (600 mD+), 1,5 km (125 mD+) dans la piste de bobsleigh, courses enfants.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/6000d-2021-glacier24-andy_parant-copie.jpg480720Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-03-25 11:48:002022-03-23 11:51:496 000D : cap sur le glacier de Bellecôte
Changer sa paire de running au bout de combien de kilomètres ? En fait, plusieurs facteurs réduisent la durée de vie d’une chaussure. Type de foulée, terrain de pratique, gabarit… Faisons le point.
En règle générale, on recommande de remplacer sa paire de runnings tous les 600 à 800 kilomètres. C’est une moyenne, qui dépend de plusieurs critères. A commencer par le type de chaussures. Une paire destinée à l’entraînement très amortie est conçue pour durer plus longtemps qu’une paire légère taillée pour la compétition. En effet, le gain de poids se traduit souvent par une semelle plus fine et/ou moins dense dont la longévité sera moins longue. Et cela n’est pas une question de prix ! Ainsi, un modèle pour la compétition sera rarement destiné à durer plus de 400 km.
Paire de running, usure = gare aux blessures
En dehors d’une usure évidente (voir l’encadré), votre paire peut sembler en bon état mais être en réalité endommagés. En effet, après un certain temps d’utilisation, son intégrité structurelle se détériore en termes d’amorti et de stabilité. Continuer à courir avec une paire usée peut réduire votre efficacité de course. Ou pire, vous exposer à des blessures, aux pieds, aux jambes, aux genoux, ou encore au bassin. Soyez-donc vigilant. Ecoutez vos sensations, quantifiez le volume de kilomètres parcourus et gardez les critères qui suivent à l’esprit.
Les signes d’usure qui doivent vous alerter. Des plis ou « rides » dans la semelle intermédiaire, qui s’affaisse sous la pression // Un avant-pied sous lequel vous sentez les aspérités du terrain // Une usure asymétrique, d’un côte mais pas de l’autre // La tige qui se déchire (souvent au niveau des orteils) // Des échauffements au niveau du pied, des douleurs musculaires ou tensions après vos sorties.
Terrain, fréquence, gabarit et foulée
Le terrain sur lequel vous pratiquez impacte la durée de vie de votre paire. 100 % bitume ? Alors l’amorti s’usera plus vite sur cette surface dure, car il devra encaisser plus d’impact à chaque foulée. Si vous courez régulièrement sur des chemins souples, votre paire sera préservée un peu plus longtemps. Deuxième facteur d’usure, votre « style de course ». Une foulée dynamique et légère, c’est moins de temps de contact au sol, donc moins de contraintes appliquées aux matériaux. A l’inverse, si vous « talonnez » fort à chaque impact, avec une attaque talon, alors les matériaux vont plus vite s’abîmer, notamment la zone talon, qui sera comme « poncée ».
Votre poids et votre taille, comptentaussi. Un coureur lourd et grand appliquera une plus grande contrainte sur l’amorti qu’un coureur plus léger. On sait en effet qu’à chaque foulée, la charge reçue par les genoux et la hanche est de 5 à 8 fois le poids du coureur. En fonction du gabarit, la donne varie considérablement !
Enfin, il faut aussi prendre en compte la fréquence d’utilisation. Ainsi, si vous courez quatre fois par semaine ou plus, il est judicieux de « tourner » entre deux paires. L’idéal est de laisser votre chaussure récupérer 24 heures à 48 heures entre deux sorties, afin que les matériaux retrouvent leurs caractéristiques. Alterner ses souliers, c’est d’ailleurs aussi une bonne idée pour prolonger leur longévité.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/quand-faut-il-changer-sa-paire-de-running-chaussures-brooks.png460609Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-03-24 05:00:002022-03-23 11:26:11Quand faut-il changer sa paire de running ?
Le champion Kilian Jornet présente sa nouvelle marque outdoor NNormal, en partenariat avec l’entreprise familiale Camper.
Fin du suspense. Kilian Jornet, qui a récemment quitté Salomon, dévoile sa nouvelle grande aventure, après un bon teasing sur ses réseaux sociaux. Le champion d’ultra-trail devient un homme NNormal. C’est le nom de la marque qu’il lance en partenariat avec l’entreprise familiale de chaussures Camper. Un clin d’œil à ses deux origines. Nor” pour Norvège et “Mal” pour Majorque (Mallorca). Original pour un homme pas tout à fait normal…
Kilian, premier ambassadeur NNormal
La première gamme sera donc lancée à l’automne 2022. Via le site nnormal.com et les boutiques spécialisées dans les sports outdoor et le running. Le premier lancement sera limité, proposant des chaussures, des vêtements et des accessoires de course à pied et de randonnée. Kilian Jornet, sera le premier ambassadeur de l’équipe NNormal qui sera révélée au complet dans les semaines à venir. Il portera évidemment cet équipement sur ses prochaines courses, notamment l’UTMB cet été.
L’idée : allier authenticité et utilité afin de créer un équipement intemporel conçu pour durer; fonctionnel et tourné vers la performancepour une pratique sportive la plus respectueuse de la nature. Des valeurs que Kilian Jornet portent déjà haut et fort, avec sa fondation pour la préservation de la montagne et de l’environnement.
La première gamme comptera notamment une paire de chaussures de trail-running.
NNormal, une marque engagée
« Nous souhaitons faire preuve d’une grande honnêteté quant au mode de production des équipements. Mais aussi au rôle de l’entreprise vis-à-vis de la société et de l’environnement. Cela exige une transparence totale et l’élaboration de produits durables. Afin de minimiser notre impact et éviter la surconsommation, nous travaillons donc beaucoup sur les choix de matériaux et explorons de nouveaux designs. C’est un parcours long et difficile. Mais il est au cœur de ma motivation et de celle de toute l’équipe au moment de démarrer ce projet », commente ainsi le champion.
« Nous sommes parfaitement complémentaires : Kilian apporte son expertise dans le développement des produits et sa vision de ce que nous pouvons faire pour l’environnement, tandis que nous apportons notre entrepreneuriat, notre expertise en cordonnerie et son savoir-faire créatif », déclare de son côté Miquel Fluxa, PDG de Camper et membre de la quatrième génération de la famille fondatrice.
Six distances dont un ultra pour l’EcoTrail AlUla. 987 concurrents ont participé à sa deuxième édition au cœur du désert d’Arabie Saoudite le 18 mars. Sandrine raconte la découverte en 25 km de ce musée à ciel ouvert.
AlUla, oasis méconnue du Nord-ouest de l’Arabie Saoudite, comme théâtre de cet EcoTrail. 987 concurrents ont pris part à l’événement regroupant six distances, de l’ultra à la course enfants. C’est deux fois plus qu’en 2020 pour la première édition. Mêler ainsi sport, patrimoine et nature est inédit dans ce royaume du Moyen-Orient.
Les Saoudiens y ont adhéré massivement, représentant 55 % des engagés, par ailleurs issus de 66 pays différents. Et particulièrement les Saoudiennes. Elles représentaient 30,6% des participants. Ce score record témoigne de l’évolution récente des droits des femmes dans ce pays. Et cette mobilisation féminine faisait plaisir à voir ! Que ce soit pour accompagner les enfants lors de la Kid Race, ou encore pour participer au 10km le samedi matin, les femmes ont bien répondu présentes sur cet EcoTrail AlUla.
Même si courir sous 35 degrés avec des vêtements longs et couvrants ne correspond pas aux « standards » du running, pratiquer le même effort, profiter de la beauté des paysages avec parfois, un regard complice sous la burka, est définitivement un moment hors du temps.
Un voyage hors du temps, voilà qui résume bien mon périple express à AlUla. 48 heures sur place, le temps de courir le 25 km et d’en prendre plein les yeux.
Le jour J, j’ai d’abord tâtonné pour trouver le départ, à l’endroit nommé Winter Park. Les trails de 50 et 80 km partaient directement de l’hôtel Sahary resort. Mais pour le 25 km et le 10 km, le départ était plus excentré. Un peu de débrouille et d’entraide, et me voici dans la voiture de Mathilde, expatriée française vivant à Riyad. Cette jeune maman de jumeaux s’apprête à en découdre avec sa première course officielle un an après leur naissance.
Après un court trajet, le bus emprunté nous dépose au milieu de nulle part. L’arche start est posée là, en plein désert. 200 autres participants dorent déjà sous le soleil. La journée s’annonce chaude.
Au « Go », c’est parti pour 5 premiers kilomètres très sableux. Une bonne répétition avant mon prochain Marathon des Sables ! Les appuis sont fuyants. Il faut « lire » le sable, c’est-à-dire trouver les portions les plus roulantes. Mais aussi et surtout lever les yeux. Car le spectacle est là, partout. Un décor incroyable de canyons façonnés par les siècles. Le circuit très plat (sans dénivelé) joue à cache-cache entre de ces immenses rochers ocres.
Mathilde est quelques mètres derrière moi, régulière, à son rythme. J’enchaîne marche et course de mon côté, vigilante à ne pas me blesser à 5 jours du départ du Marathon des sables.
Des miroirs en plein désert
Au km 8, le site de Maraya fait sensation. C’est une salle de spectacle à ciel ouvert, surréaliste avec ses miroirs reflétant le désert et ses couleurs, variant en fonction de la luminosité.
Puis c’est le premier ravitaillement. Il est posté à la sortie d’un hôtel de luxe… Une caravane en alu rutilante tient lieu de chambre d‘hôtel ultra-moderne. On rêverait d’y passer une nuit à la belle étoile ! Pour l’instant, il fait chaud, très chaud. 35 degrés en plein cagnard. Les passages au creux des rochers font du bien. Au gré du tracé, alternant chemins de gravillons et partie sableuse, je rejoins bientôt Walid. Ce Lyonnais venu rendre visite à son frère en Arabie Saoudite profite de l’occasion pour participer à cet EcoTrail.
Il souffre et marche, comme beaucoup d’entre nous pour récupérer dans le sable.
Bientôt, ouf de l’eau, au deuxième ravitaillement. J’y retrouve Mathilde. Nous repartons ensemble mais je prends vite le large, pressée d’en finir.
Car j’avais bien repéré les 5 derniers kilomètres. On les court au cœur d’Hegra, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette Petra saoudienne est un chef d’œuvre du monde. 138 tombeaux rupestres et monumentaux ont été taillés dans la roche. Un finish grandiose au cœur de cette pépite habituellement interdite au public non accompagné de guides.
Pour peu on zapperait le tracé final qui nous ramène sur le chemin tout droit vers l’arrivée, histoire de s’en émerveiller encore. J’arrête le chrono à 3h07. Bientôt je retrouverai Mathilde toute émue d’avoir réussi son défi. C’est aussi (surtout) ça la magie de la course. Et sur les courses de 50 et 80 km de cet EcoTrail AlUla ? Plus corsées côté dénivelé mais avec un même effet « waouh » à l’arrivée.
Vous avez forcément entendu parler de « sucres rapides » et de « sucres lents », désormais, on parle d’index glycémique. On vous explique.
L’index glycémique (IG) correspond au niveau d’élévation du taux de sucre dans le sang après qu’il a été consommé. Depuis qu’il a été établi, on classe les sucres en fonction de leur IG la référence étant le glucose (IG = 100). La consommation importante de sucres simples à IG élevé entraîne des pics d’insuline favorisant la prise de poids (le sucre en surplus se transforme en graisse), le diabète et ses complications.
L’index glycémique pour s’éviter l’hypoglycémie réactionnelle
Il est donc conseillé de consommer des aliments dont l’index glycémique est plutôt bas (< 50). En effet, ils déclencheront moins facilement d’hypoglycémie réactionnelle, c’est-à-dire une baisse du taux de sucre dans le sang. Et plus encore avant une épreuve sportive d’endurance. Attention toutefois, certains aliments peuvent avoir un IG bas alors qu’ils sont riches en sucre. C’est leur composition élevée en graisses ou en fibres qui peut faire varier l’IG. De plus, l’IG d’un aliment peut changer en fonction des autres aliments présents dans le bol alimentaire. Enfin, il faut aussi savoir que le mode de cuisson ou encore le temps de cuisson d’un même aliment modifiera son IG…
Deux bons réflexes « low IG »
L’index glycémique pour un petit déjeuner antifringale
En prenant un petit-déjeuner à IG bas, on évite la fringale de 11 h. En pratique : on zappe le pain blanc, les « biscuits petit-déj » et on opte pour des pains aux graines et/ou des flocons d’avoine. On peut également ajouter un œuf à la coque (IG = 0 !), un fruit à IG bas (voir tableau ci-dessous) et un produit laitier.
Cuisson al dente et sauces maison
Des spaghettis bien cuits affichent un index glycémique de 65 alors qu’al dente, il sera de 40. Pour vos plats de pâtes, diminuez donc d’une ou deux minutes le temps de cuisson indiqué. Mieux : ces mêmes spaghettis consommés froids auront un IG encore plus bas (réorganisation des molécules d’amidon). A tout prendre, choisissez plutôt les versions « complètes » pour vos féculents. Ainsi, leur IG sera plus bas et leur composition plus riche en fibres, minéraux et vitamines. Enfin, évitez les accompagnements gras (crèmes, lardons) ou sauces toutes prêtes et privilégiez un coulis de tomates maison, surtout lors de la charge en glucide pré-marathon !
Ce qui bluffe quand on prend cette ArcTeryx Norvan LD3 Gore-Tex en main, c’est sa légèreté, qui contraste avec son aspect robuste ! De fait, cette paire réussit le compromis d’une protection efficace en toutes conditions, sans l’inconvénient du poids supplémentaire qui va normalement de pair. Cette Arc’Teryx Norvan LD3 sera confortable sur les longues distances et protectrice sur les terrains engagés. En revanche, la souplesse et le dynamisme lui font défaut.
Protection toutes conditions et des détails soignés
L’empeigne en Gore-Tex protège en effet des conditions les plus humides, tout en évacuant la transpiration. De plus, la confection interne à deux couches réduit les frictions pour un confort optimal.
Par ailleurs, sa languette est reliée à l’empeigne sur toute sa longueur. Cela évite toute intrusion d’humidité, de débris végétaux ou minéraux. De ce fait, elle tient bien sûr parfaitement en place. On apprécie aussi la pochette prévue à son sommet pour ranger les lacets, une fois noués par un laçage classique et facile à régler. Le pare-pierre à l’avant se prolonge d’un empiècement en caoutchouc tout autour de la base de la tige. La protection vraiment efficace.
Joli coloris vert d’eau pour la ArcTeryx Norvan LD3 Gore-Tex version féminine.
La coque talonnière de cette Arc’Teryx Norvan LD3 GTX est assez haute et rigide pour une stabilité optimale. Attention toutefois, cela entraîne un risque de frottement sur la malléole externe. Un bon point pour la semelle intermédiaire qui gomme bien les aspérités des terrains les plus caillouteux. Enfin, la semelle extérieure dispose de crampons suffisamment proéminents pour accrocher sur les chemins boueux.
Elle a testé pour vous. Isabelle Guillot, 60 ans, mesure 155cm et pèse 45kg, 4 fois championne du monde de course de montagne, 2h36’16 » sur marathon. Conditions du test : environ 150 km avec des séances de tous types sur des surfaces variées : herbe, sentiers techniques ou roulants, boue, pierriers, devers et fortes pentes.
Pour sa 15ème édition, l’EcoTrail Paris a retrouvé le mois de mars et une météo printanière. De quoi permettre aux 9500 finishers de profiter des écrins de verdure aux portes de Paris.
Après une édition 2021 exceptionnellement disputée en juillet, l’EcoTrail Paris a renoué ce samedi avec sa date habituelle de début de saison. Pour cette 15e édition, une belle météo printanière. Les sentiers étaient plutôt secs dans les forêts franciliennes, mais il a fallu endurer le vent ici et là. 9 500 coureurs ont bouclé l’une des 5 distances à l’affiche ce samedi.
Un podium serré pour le 80 km de l’EcoTrail Paris
Cette année, l’ultra de 80 km a renoué avec son finish piquant au premier étage de la Tour Eiffel. 347 marches à gravir avant d’en finir ! Partis à 11h ce matin de la base de Loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines, une partie des coureurs bouclera à la frontale, un peu plus tard dans la soirée. Les premiers sont arrivés sur les coups de 16h.
Un podium groupé chez les hommes. C’était serré, jusque dans les escaliers de la Tour Eiffel. En tête, Nicolas Duhail, deuxième en 2021, s’est imposé en 5 heures 49 minutes et 46 secondes. L’Allemand Benedikt Hoffmann prend la deuxième place à 1 minute derrière, suivi par Yoann Stuck à 3 minutes.
Nicolas Duhail, premier à grimper les marches de la Tour Eiffel pour s’imposer sur le 80 km.
Côté féminin, Marilyne Nakache, championne de France de trail long en 2018, a été au-dessus du lot en 6h44’. Elle boucle devant Camille Thiré-Monnier en 7h08’ et Mélanie Egalon en 7h20. Sur le 45 km, 1468 classés partis des jardins du Château de Versailles pour rallier la capitale. Devant, deux beaux champions sacrés cette fois au pied de la Tour Eiffel : Vincent Viet en 3h03 et Anne-Lise Le Quéré en 3h41’.
Le 30 km de l’EcoTrail, plus gros peloton
Le 30 km au départ de l’observatoire de Meudon a lui vu défiler 2 656 concurrents. Ce fut le plus gros peloton de la journée. En tête, Gabriel Espada en 2h pile et la Belge Vanja Cnops en 2h14.
Sur le 18 km, également lancé depuis le site de Meudon, 2 485 concurrents à l’arrivée. Gatien Airiau a été le plus costaud en 1h10.
Enfin, sur le 10 km en boucle dans les allées du domaine de Saint-Cloud, un tour vite fait pour Simon Clot en 36’56’’ et Julia Dubois en 47’.
Gabriel ESPADA en 2 heures 00 minutes et 35 secondes Sébastien LEDAY en 2 heures 01 minutes et 14 secondes Julien GALOT en 2 heures 02 minutes et 30 secondes
Podium 30km Femmes :
Vanja CNOPS en 2 heures 14 minutes et 51 secondes Laure BOUCENA-BADON en 2 heures 23 minutes et 24 secondes Oriane DUJARDIN en 2 heures 27 minutes et 23 secondes
Podium 18km Hommes :
Gatien AIRIAU en 1 heure 10 minutes et 32 secondes Thomas BENICHOU en 1 heure 13 minutes et 32 secondes Colin OLIVERO en 1 heure 14 minutes et 22 secondes
Podium 18km Femmes :
Mylene BACON en 1 heure 22 minutes et 55 secondes Armelle D ESQUERRE en 1 heure 27 minutes et 50 seconde Barbara DEMAZURE en 1 heure 33 minutes et 3 secondes
Podium 10km Hommes :
Simon CLOT en 36 minutes et 56 secondes Geoffray GILLET en 38 minutes et 44 secondes Corentin LE BER en 38 minutes et 46 secondes
Podium 10km Femmes :
Julia DUBOIS en 47 minutes et 29 secondes Caroline DROUIN en 47 minutes et 40 secondes Isabelle POUGE en 47 minutes et 59 secondes
Pour bien récupérer, le repos est la première des phases à respecter. Mais de nombreuses méthodes vous permettent de gagner du temps pour repartir du bon pied. Tour d’horizon.
Après une compétition ou une grosse séance, vous devez mettre tout en œuvre pour régénérer votre organisme. Après ce temps de repos, vous serez en mesure de refaire une aussi bonne, voire une meilleure performance. La récupération fait partie non seulement de votre entraînement, mais aussi de votre vie de sportif. La négliger vous pousserait vers la blessure et/ou la fatigue chronique. Faisons le tour des solutions pour optimiser votre récupération.
Le dieu sommeil
C’est le seul « indispensable » de la régénération physique et psychique. Malheureusement, le sommeil est souvent perturbé par le stress et l’excitation avant et après une compétition. Il faut donc tout faire pour favoriser l’endormissement. Pour cela, évitez les séances de sport trop tardives, soignez votre alimentation, passez des soirées calmes. Couchez-vous à des heures régulières et en veillant à la qualité de sa literie.
Le repos passif
Quelques jours d’inactivité totale peuvent être indispensables après un effort long. Pour rendre cette parenthèse encore plus efficace, n’hésitez pas à adopter la position allongée avec les jambes à la verticale contre un mur.
Le repos actif
Quelques minutes après un effort intense, sans attendre que les muscles soient complètement refroidis, il est important de pratiquer un petit décrassage. Cela permet d’éliminer au moins une partie des déchets (toxines, acides) accumulés dans les muscles. Cela peut être un footing très léger, un peu de vélo en « moulinant », une marche active et/ou quelques étirements. Après une compétition, ce mode d’action devra être poursuivi pendant quelques jours.
Pour optimiser votre récupération, préférez les aliments aux PH basique, comme les légumes et les fruits frais, ainsi que les fruits secs.
Manger basique pour bien récupérer
C’est essentiellement par ce que vous ingérerez que vous aiderez votre corps à récupérer. D’abord, hydratez-vous dès la fin de l’effort. En petites quantités, fréquemment, avec des eaux minérales chargées en bicarbonates. Ensuite mangez des glucides, dans les 30 minutes après l’arrêt de l’effort. C’est ce que l’on appelle la « fenêtre glucidique ». C’est-à-dire la période ou le corps est prêt à assimiler les aliments de manière optimale. Vous pourrez rajouter un complément de poudre protéinée enrichi en acides aminés ramifiés (BCAA). Ces acides aminés essentiels (que l’organisme ne peut pas synthétiser lui-même) sont utilisés à l’effort en complément des glucides et des lipides. Ils accélèrent la cicatrisation des microlésions dues aux contractions excentriques subies en course. Le lendemain d’une compétition, continuez aussi à bien vous hydrater. L’élimination des déchets se fait par les reins et le sang. Du côte de l’assiette, passez au régime alcalin. Mangez plutôt des aliments basiques, c’est à dire des légumes, des fruits frais ou des fruits secs. A l’inverse, évitez les aliments trop acides comme la viande, les produits laitiers frais ou encore les céréales.
Se masser pour bien récupérer
Le massage est la méthode de récupération la plus facile à mettre en œuvre. Attention, il est plutôt contre-indiqué après un ultra où il peut aggraver un œdème. L’automassage vous permet d’adapter la pression à vos sensations. La base est d’avoir toujours des gestes qui remontent des pieds vers le cœur, jamais l’inverse. Son but est de désengorger les fascias au niveau superficiel. Et d’aller dénouer des tensions plus en profondeur. Pour augmenter de cet automassage, il peut être intéressant de vous aider d’un bâton spécifique à faire rouler sur la peau.
L’électrostimulation est plébiscitée pour optimiser la récupération.
L’électrostimulation
L’électrostimulation est plébiscitée en mode récupération. En provoquant de micro-contractions musculaires, cette technique favorise le retour veineux et l’élimination des déchets de l’effort. Cela constitue un bon drainage, très pratique à effectuer lors du trajet de retour (sauf si on conduit bien sûr), ou lors d’un moment de détente.
La cryothérapie
La cryothérapie est une méthode extrême très efficace. Elle n’est pas accessible à tout le monde, bien qu’elle se démocratise peu à peu. Il faut avoir accès à une sorte de « chambre froide » dans laquelle on s’enferme à une température variant de -110°C à -130°C durant trois minutes. Votre organisme réagit alors au froid selon un principe de vasoconstriction, puis de vasodilatation quand vous ressortez. S’ensuit une accélération de la circulation sanguine et donc, de la récupération. Pour faire plus simple, on peut aussi se délasser les jambes en prenant une douche froide ou ajouter un stock de glaçons à votre bain. Cette technique d’immersion en eau glacée est censée réduire les œdèmes et les dommages musculaires. Vous pouvez aussi choisir l’option douche, avec alternance de froid et de chaud.
La pressothérapie
Il s’agit de bottes de pressothérapie que l’on enfile jusqu’en haut des cuisses et qui, en se gonflant à différents niveaux en commençant par les chevilles, exercent une compression mécanique des tissus, facilitant le retour veineux. Là encore, l’accès à ces machines plutôt utilisées dans des centres médico-sportifs n’est pas forcément aisé, mais le drainage qui s’opère grâce à l’alternance des pressions et décompressions, est très efficace.
Le taping, un allié pour bien récupérer
Vous ne pouvez pas manquer ceux qui s’y sont mis… Ils décorent leurs corps de fines bandelettes colorées. Elles soulagent ainsi les muscles et les articulations. Contrairement au bien connu « Elastoplast », ces bandes de K-taping ne sont pas extensibles. Tout est dans l’art de les appliquer pour faciliter la récupération. Et là il faudra vous faire conseiller par un expert. Car il ne s’agirait pas de vous poser un garrot ! Il faut suivre attentivement le fil de vos articulations pour soulager la tension sur vos membres, sans jamais comprimer un passage veineux.
Les chaussettes de récupération sont de bonnes alliées pour activer la circulation sanguine.
Les vêtements de compression
Les produits de compression sont utilisés pendant l’effort pour limiter la fatigue et les lésions musculaires. Mais aussi après l’effort pour favoriser le retour veineux et la récupération. Mais attention, ce sont deux types de produits différents. Les chaussettes de récupération par exemple ne doivent pas être portées à l’effort. Pour courir, on utilise en effet plutôt des manchons (chaussettes sans pied) avec un tissage conçu pour maintenir les muscles et limiter les vibrations parasites. Attention aussi à bien choisir votre taille, avec une mesure précise de votre hauteur de jambe et circonférence de mollet.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/les-cles-pour-bien-recuperer-compex_electrostimulation-mini_visuel-ambiance_6.jpg13241984Isabelle Guillothttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngIsabelle Guillot2022-03-19 05:00:002022-03-16 12:46:3410 clés pour bien récupérer
La 35e édition de la Course du Coeur partira du Trocadéro à Paris le 23 mars. Une équipe de 12 coureurs greffés accompagnés de 160 coureurs s’élanceront sur les routes jusqu’à Bourg-Saint-Maurice en Savoie.
La Course du cœur revient ce 23 mars. Depuis deux ans la pandémie de Covid-19 a des répercussions dramatiques sur l’activité de greffe. Une chute de 25% a été observée pour l’année 2020, soit près de 1 500 greffes de moins qu’en 2019. Grâce à la mobilisation de tous l’activité de greffe a pu repartir à la hausse en 2021 avec 5 273 greffes réalisées. Mais la sensibilisation au don d’organes reste plus que jamais primordiale. La liste des personnes en attente d’une greffe ne cesse de s’allonger… Sensibiliser l’opinion et faire courir la vie, c’est le but de cette Course du Cœur depuis 35 ans.
Le grand relais solidaire pour la Course du coeur
Cette année, 12 coureurs greffés (foie, rein, moelle osseuse…) seront accompagnés par 160 coureurs, salariés de grandes entreprises solidaires de cette action menée par l’association Trans-Forme. Ensemble, épaulés par 150 bénévoles, ils courront entre 60 et 80 kilomètres pendant 4 jours et 4 nuits. 200 communes seront traversées par ce grand relais solidaire.
La Course du Cœur passera d’abord par les Hauts-de-Seine, les Yvelines et l’Essonne lors de la première nuit. Ensuite, le cortège est attendu en Seine-et-Marne au petit matin le lendemain, traversera le Loiret, l’Yonne et la Côte d’or. Le 25 mars, la Saône-et-Loire et l’Ain seront au programme. Puis cela se corsera à l’approche des montagnes en Savoie le 26 mars avant l’arrivée programmée à 16h le 28 mars aux Arcs 1800
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/course-du-coeur.png281332Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-03-18 05:00:002022-03-16 21:38:34La Course du Coeur revient le 23 mars
Vincent Machet fait partie de la catégorie « poids lourd » depuis toujours. Pour vivre ses rêves, il doit lutter contre son ennemi héréditaire. Rencontre avec ce passionné aussi courageux que généreux.
« Je ne veux pas courir pour maigrir mais plutôt maigrir pour courir », résume Vincent Machet.« Dégraisser le mammouth » comme il dit, c’est le combat de sa vie. Son obésité, ennemi hérité de sa mère, ne l’a jamais empêché d’aimer le sport. Son père lui a transmis le goût de l’effort, de randos en sorties à vélo. Ado, il tombe dans la marmite de la course à pied.
A l’arrière des pelotons
L’envie presque viscérale de courir le tient depuis son premier dossard. C’était sur Marseille-Cassis en 1998, sa première « grande course ». Son premier marathon a suivi en 2004, sur le Marseille Music Marathon. « Les orchestres pliaient bagages à mon passage, en plus de 5h », relève-t-il pour l’anecdote. Vincent n’a jamais boudé son plaisir à l’arrière des pelotons, comme sur le mythique New York Marathon. « J’ai couru New York pour mes 40 ans, dans le cadre d’une émission de M6, avec une équipe de coaching m’aidant à perdre du poids. C’était une expérience énorme. J’étais descendu à 140 kilos. »
Abonné à l’effet « yoyo », il oscille entre 130 et plus de 150 kilos. Les dossards qui égrènent son année l’aident à garder le cap. Il se bat. Et s’entraîne dur. 4 à 5 entraînements par semaine en croisant course, vélo, proprioception, musculation, squats, gainage. « Malgré ça, je n’ai pas les tablettes de chocolat mais plutôt le Nutella, c’est comme ça… ». Et la chirurgie bariatrique ? « Je m’y suis toujours refusé. Tant que j’ai une chance de pouvoir réaliser de beaux défis, je préfère continuer à me battre. »
Qu’à-t-il prévu cette année ? « J’ai repris du poids depuis le début de la crise sanitaire. Cela me « ralenti » évidemment beaucoup dans ma préparation pour de nouvelles courses. Mais je m’accroche. Je vais refaire quelques épreuves courtes en mixant marche et course, ainsi que des randos ce printemps pour arriver en forme l’été prochain. Et revenir plus fort en septembre sur le Serre Che Trail et enchaîner avec le Trail de Serre Ponçon.
Vincent Machet et son ami Michel Lanne sur le Marathon des Alpes Maritimes en 2019.
L’esprit Team Salami
Sur ces deux rendez-vous dans les Hautes-Alpes, Vincent défendra les couleurs de son team Salami. Ouverte à tous les amis, cette « version saucisson » du team Salomon carbure à l’autodérision. C’est que ce communiquant nourrit un goût certain pour les bons mots.De quoi faire sourire les « Facepotes » autant que les équipes Salomon. Jusqu’à un certain Kilian Jornet : « Grâce à ma petite notoriété, j’ai eu la chance de partager 24h en montagne avec lui. Un garçon d’une humilité déconcertante. Nous avons parlé très simplement de montagne, de faune et de flore. ».
Cet échange restera un beau souvenir. Depuis le décès de son père, emporté par un cancer, puis de sa mère dans la foulée, Vincent n’aspire qu’à vivre ses rêves en grand, pour ne rien avoir à regretter. Il s’est ainsi hissé au courage sur le glacier du pic de l’Etendard (3 464 m) avec Matthieu Brignon, puis tout près du Mont-Blanc du Tacul (4 248 m) en compagnie du champion Vincent Delebarre.
Des étoiles pour Héloïse
Battant, assurément, ce père de trois enfants est aussi un « vrai gentil ». Dur envers lui-même, tendre avec les autres. Les champions comme les anonymes héros de leurs combats quotidiens l’inspirent. Tout spécialement une petite Héloïse, atteinte d’une maladie génétique orpheline neuro-dégénérative. « Cette petite fille est bien plus grande que beaucoup d’entre nous. Elle a toujours le sourire, une force incroyable. Courir pour elle est une énorme source de motivation », explique-t-il. Pour soutenir l’association créée par ses parents, L’épuisette à étoiles, il s’est donné pour mission « d’envoyer du lourd » à chaque occasion. Plus récemment, Vincent a créé une nouvelle association, Les enfants du Run, ayant vocation à soutenir Héloïse mais aussi d’autres enfants, quels que soient la nature de leurs besoins.
Côté personnel, Vincent Machet vient d’achever son autobiographie, Autopsy d’un marathon, et cherche un éditeur? « Cela fait longtemps que je l’avais dans les tubes, et je l’ai écrit (et réécrit) à la fois comme un témoignage à transmettre et comme une thérapie personnelle ». Une leçon de vie.
Le 17 avril, le Full Moon Trail proposera deux courses nocturnes inédites entre Aix-en-Provence et Marseille.
Coup d’envoi à minuit pile, le 17 avril pour le nouveau Full Moon Trail. Imaginé par deux traileurs provençaux, Eric Razzoli et Eric Lechat, ce petit nouveau du calendrier 2022 se courra en Provence, un soir de pleine lune.
Full Moon Trail en 70 km ou 37 km
Deux formats à l’affiche de cette grande première. Le 70 km baptisé Estello cumulera 1720 mD+ et 1860 mD-. Le départ sera donné à minuit depuis le complexe sportif du Val d’Arc, à Aix-en-Provence. Le circuit mettra ensuite le cap sur Marseille, en passant les sentiers, du côté de Gardanne, Mimet ou encore Fabrégoules.
La Sainte-Victoire et le Massif de l’Etoile se réveleront ainsi au clair de lune, avant que le jour se lève, côté Méditerrannée. On traversera alors la cité phocéenne par les quartiers Nord. Puis ce sera le final, sur le port. Une arrivée originale, prévue sur le toit des Terrasses du Port, centre commercial situé dans les anciens docks.
Il faudra y pointer avant 14h10 pour compter parmi les finishers de cette première édition. A l’image de la SaintéLyon, ce nouveau trail nocturne printanier comptera 6 points de contrôle et 4 ravitaillements.
La deuxième épreuve, plus accessible est baptisée Phocéa. Elle comptera 38 km et 800mD+. Au programme, un départ à 4h du matin cette fois. Depuis la base de loisirs Décathlon à Bouc Bel Air, il s’agira aussi de rallier les terrasses du port de Marseille.
Confort et amorti pour cette nouvelle Adidas Adistar qui se révèle être un modèle stable et assez polyvalent.
Nouveau modèle maximaliste pour Adidas cette saison. Cette Adidas Adistar se démarque par une épaisse semelle et le gros renfort au niveau du talon. Cela procure un aspect massif à ce modèle. En pointure 44 2/3 le poids est de 345 g. C’est dans la moyenne haute pour une chaussure de running polyvalente. Toutefois, peut-être grâce à la cambrure du tiers avant, les premières foulées en endurance se font facilement, avec un déroulé du pied correct.
Stabilité et adhérence, deux points forts de l’Adidas Adistar
La stabilité est excellente et, associé à la bonne adhérence de la semelle Continental, cela permet de courir sur des chemins moyennement revêtus et parfois glissants. En revanche, le poids assez important est une contrainte lors de séances sur piste. Surtout si l’on est un coureur de moins de 75 kg. Dans ce cas, l‘ensemble manque alors de dynamisme. Adidas a vraiment privilégié le confort et l’amorti, ce qui se fait au détriment des sensations.
Pour le coureur d’un poids supérieur (85 kg), ces contraintes seront moins présentes. Dans ce cas, la Adidas Adistar sera alors plus à l’aise pour des séances dynamiques sur une piste d’athlétisme. En sortie longue (90 minutes) alternant bitume et chemins parfois boueux, le bon confort et la stabilité se confirment. Cela en fait un modèle bien adapté aux entraînements sur les longues distances.
Au final, cette paire d’Adistar s’oriente plutôt vers le coureur lourd. Elle sera alors vraiment polyvalente. Ou alors pour le coureurs plus léger privilégiant le confort, et pour qui les séances sur piste ne sont pas un élément important de leur entraînement.
On notera que la semelle extérieure est constituée de plastique collecté dans les océans et de polyester recyclé.
Il a testé pour vous. Frédéric, 56 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.
Perdre rapidement 2 kilos pour s’affûter en préparation marathon est un exercice délicat. On peut vite basculer dans l’affaiblissement musculaire ou la blessure. Suivez nos conseils pour ne pas commettre de faux pas.
Suivez un programme nutritionnel
Pour s’affûter vite sans mettre en péril votre santé, procédez par microcycles de 3 jours (renouvelables 2 ou 3 fois) suivis à chaque fois de phases de consolidations de 4 jours. Le principe des 3 journées d’attaque (lundi au mercredi) repose sur une diminution ciblée, mais non intégrale, des glucides. Pour un affûtage express, on peut aussi suivre un programme en 5 jours.
Le principe des 4 journées de consolidation repose sur l’équilibre alimentaire traditionnel (sans augmentation des quantités) en prenant soin de bien identifier et circonscrire la consommation de sucres simples, alcool et graisses saturées. Cette organisation présente l’avantage de laisser un peu de latitude le week-end (sorties, compétitions). Il est inutile de s’engager sur ce type de programme si l’on ne possède préalablement de bonnes habitudes alimentaires.
Attention à la collation d’après séance qui doit être ni trop grasse, ni trop sucrée.
Mangez équilibré au restaurant
Tous les restaurants ne se valent pas, mais il est certainement plus facile de se tromper dans un restaurant de type fast-food. Limitez-y donc vos repas. Les entrées et les desserts sont rarement des plats basiques dans les restaurants. Il s’agit souvent d’entrées et desserts élaborés et relativement nutritifs. Par prudence, il vaut mieux choisir la formule entrée + plat ou plat + dessert, plutôt que le menu complet. Prenez toujours quelques minutes pour étudier la carte. Il faudra y rechercher en priorité les légumes et les fruits. C’est un automatisme assez simple qui peut s’avérer très payant sur la durée.
Pour s’affûter, on oublie aussi bien sûr les boissons alcoolisées, les sodas et les jus de fruits à table. En lieu et place, l’eau minérale ou gazeuse, source complémentaire de calcium. Les jus de légumes sont une option intéressante en apéritif. Les vins blancs secs ou mousseux sont moins caloriques que les alcools sucrés (cocktails, vins cuits, etc.). Enfin, mangez très lentement.
Sélectionnez vos plats cuisinés pour s’affûter
En matière de plats cuisinés, il faut éviter les produits premiers prix. Côté portion, de 300 à 400 g au maximum. Evitez les plats de viandes ou de poissons transformés : lasagnes, hachis, moussakas, brandades. Ils sont souvent moins riches en protéines (car qualité et quantité de viande moindre) et plus riches en graisses cachées et céréales raffinées (lasagnes précuites, purée flocons). Et privilégiez plutôt les plats simples, avec féculents et légumes. Par exemple, un émincé de poulet aux petits légumes, un sauté de veau risotto, un porc au caramel riz champignon. Terminez le repas par un laitage maigre type yaourt nature, fromage blanc ou faisselle 20%, faisselle 20%, un petit fruit frais et une boisson chaude ou pauvre en sel.
Soignez la préparation de vos sandwichs
Choisissez bien votre pain pour 60 à 120 g (soit ¼ à ½ baguette) ou 2 à 3 tranches de pain de mie sandwich plutôt multicéréales ou complet. Pour la garniture, panachez les végétaux (tomates, poivrons, carottes, chou rouge, salade verte… Il faudra une source principale de protéines (jambon blanc découenné, viande des grisons, rôti de porc ou de bœuf, thon, saumon fumé, œufs…). Vous pouvez aussi ajouter une source de protéines secondaire comme 30 g de fromage, un peu d’algues, du surimi ou une terrine végétale. Pour l’assaisonnement apportant la matière grasse, privilégiez l’huile végétale, une vinaigrette allégée ou quelques lamelles d’avocat.
Contrôlez votre appétit en rentrant de courir
Les choix de collations sont une problématique récurrente lorsqu’on revient d’une sortie. Elles peuvent être trop sucrées ou trop grasses. Voici une sélection biscuits en sachets à emporter : Lu Petit Dej allégés ou Miel&Figue, Verkade Fruit&Form (abricot, fruits des bois), WeightWatchers Petits craquants, BN Allégés (aux fruits des bois), BN Casse Croûte original, Belvita Délices (pruneaux, framboises&cramberries, figues), Figolu, Petits beurre natures, Boudoirs Pâtissiers Mont d’Or (biscuit à la cuillère au sucre glace), Biscuit de Savoie, Prosper Pain d’épices au lait, Mc Vitie’s original, Lu Paille d’or, Lu Chamonix.
Healthy diet vegan food, veggie protein sources: Tofu, vegan milk, beans, lentils, nuts, soy milk, spinach and seeds. Top view on white table.
Sélectionnez viandes et poissons pour s’affûter
Apprendre à sélectionner les viandes et poissons est un paramètre clé dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré. Et plus encore pour s’affûter ! Notamment pour la maîtrise des graisses saturées car ces aliments en sont les principaux pourvoyeurs. Côté viandes, privilégiez sanglier, cheval, dinde, poulet, bifteck, rosbif, ris de veau, filet de veau, steak haché 5% ou filet de porc. Côté poissons : lotte, lieu, brochet, limande, sole, morue, raie, colin, carrelet, bar, turbot, flétan, truite ou mulet.
Limitez les produits laitiers
Les produits laitiers issus des bovins constituent un groupe alimentaire important dans notre alimentation. En effet, ils représentent une source majeure de calcium (300 mg pour 25cl de lait ou 30g de gruyère). Ils permettent également de compléter nos apports en protéines et en vitamine D3 (laitages non maigres pour la vitamine D). Ceci étant dit, libre à chacun de faire le choix d’en consommer ou non, ou d’en faire un usage modéré en alternant avec d’autres aliments.
Des sources de calcium non animales existent, même si ce calcium est moins bien assimilé : les légumes verts (cresson, brocoli, chou chinois, persil…), les légumineuses (soja, lentilles, pois chiches, haricots secs…), les graines oléagineuses (amandes, noisettes, sésame), les fruits secs (figue sèche, abricot sec), les algues, les fruits de mer, les eaux minérales (Hépar, Talians, Vittel, Contrex). D’une manière générale, pensez aussi aux aliments HDN.
Ne misez pas que sur le sucre au ravito
C’est plutôt valable en ultra, où il faut parfois être en mesure de manger salé, en cas de dégoût du sucré. Dans cette configuration, la priorité est essentiellement la digestibilité et la bonne biodisponibilité des sucres (index glycémique élevé). Voici quelques préparations salées à emporter : cake salé maison (avec le minimum de graisses), pain de viande maison (viande hachée 5%, poulet, boudin noir dégraissé), barre d’avoine salée maison, quiche (privilégier les pâtes brisées ou les pâtes à pizza) au jambon dégraissée ou au fromage (Comté, emmental) ou polenta de maïs ou de blé au fromage (Comté, Emmental).
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