L’UTMB Mont-Blanc lance l’ETC pour Experience Trail Courmayeur, une course de 15 km et 1300 m de dénivelé positif.

ETC, c’est la petite dernière de l’UTMB. L’Experience Trail Courmayeur comptera 15 km et 1 300m de dénivelé positif. Après la MCC de 40 km, née en 2018 et ouverte aux coureurs locaux et aux bénévoles, l’organisation souhaitait mettre en place un format encore plus accessible. Cet ETC toutefois bien rythmé complète donc l’affiche du festival chamoniard.

ETC, 7e course à l’affiche de l’UTMB Mont-Blanc

La première édition sera lancée le 23 août à 14h, à Courmayeur. Au programme, des sentiers cheminant entre épicéas et mélèzes, puis une portion sur les alpages de Tirecorne et de la Suche, face au Mont-Blanc. Les plus rapides devraient boucler la boucle en 1h30. La barrière horaire sera fixée à 4h. Un temps limite volontairement large, afin de permettre au maximum d’engagés de terminer. Car l’ETC se veut avant tout conviviale et populaire. A l’arrivée : une pizza à déguster en guise de récompense. Les inscriptions sont ouvertes à tous sans tirage au sort dans la limite des places disponibles.

Durant la semaine de l’UTMB, Courmayeur accueillera donc quatre départs cette année. La TDS, le mardi 23 août à minuit, la YCC le même jour à 11h, l’ETC, le mardi 23 août à 14h et la CCC, le vendredi 26 août à 9h.



Claire Bannwarth, surnommée ‘‘Lapin DuDuracell’’, est la nouvelle reine de l’ultra-trail. À son compteur : 20 victoires cumulées en 4 ans.  Rencontre avec cette ancienne fleurettiste de haut niveau détonnante.

« Lapin DuDuracell », ce surnom, né d’une blague avec son mari, résume au mieux le profil de Claire Bannwarth. Cet athlète de 32 ans, qui vit à Huningue dans le Haut-Rhin court vite et très longtemps. Et comme la fameuse pile, personne ne lui ressemble. Dans la confrérie des « adorateurs de la borne », la plupart des membres ont connu une progression lente née d’une passion précoce. Cette sociétaire du Team Brubeck / Raidlight fait office d’OVNI. Un passé d’escrimeuse de haut niveau et une arrivée au top de l’ultra en quatre ans à peine.

« Jeune, j’ai pratiqué le fleuret en compétition sous les couleurs du Masque de Fer de Lyon. J’ai été sélectionnée en équipe de France à l’occasion des Mondiaux juniors d’Alcireale en 2008. J’ai poursuivi jusqu’à l’âge de 23 ans, participant à des Coupes du monde et atteignant le top 16 français chez les seniors. Mais avec mes études (classes prépas à Lyon, école des mines à Saint-Etienne) puis mon entrée dans la vie active en tant qu’actuaire (haute technicienne en compagnie d’assurance), tout ceci n’était plus possible. Comment s’entraîner à 18h alors qu’on finit le boulot à 20h…», explique la sportive originaire de Châlons-en-Champagne.

Une victoire pour son premier marathon

Dès lors, Claire Bannwarth se tourne vers la course. « Je courais déjà depuis l’âge de 9 ans. Au départ, c’était pour mes préparations physiques en escrime. Puis, lorsque je me suis installé en Ile-de-France, j’ai eu le choix : effectuer le trajet de mon domicile (Montreuil) à mon travail (Paris intra-muros) en métro ou en courant. J’ai pris la deuxième option». Dès lors, Claire parcourt chaque jour 35 à 40 kilomètres à allure modérée. Et y prend goût. « Courir tranquillement et longtemps, c’était fait pour moi ! J’ai évolué plusieurs années comme ça, en loisirs. Certains week-ends, j’effectuais même des sorties de 7 heures. Jusqu’au marathon de Reims en 2016. Placée dans le sas des 4 heures, sans aucune idée de mon niveau, j’ai terminé première féminine en 3h16 ».

Caire Bannwarth
Toujours le sourire, Claire Bannwarth. ©Jordi Saragossa

L’UT4M, une révélation

Un révélateur. Dans la foulée, elle réussit ainsi ses débuts en ultra en remportant le Sparnatrail (56 km) et les 100 kilomètres Self-Transcendance de Paris. « Des coureurs considèrent qu’on est dans l’ultra dès que la distance est supérieure à celle d’un marathon. D’autres dès que c’est plus de 100 kilomètres. Je dirais que c’est dès qu’on passe une nuit dehors, une course qui dépasse les 12 heures  », précise-t-elle.

Du coup, son baptême du feu en ultra se situe plutôt sur l’UT4M, en août 2017. « Une amie grenobloise m’avait incitée à m’inscrire. C’était une épreuve de 160 km (4 x 40 km, dans des massifs alpins différents). Jusqu’ici, je n’avais jamais couru de nuit ni en haute montagne ni en compétitions de plus de 10 heures. Une plongée dans l’inconnu. Le premier jour, j’étais arrivée en touriste avec des chaussures de running. Dans le matériel obligatoire, il était marqué qu’il fallait un pantalon et je pensais qu’il fallait que je le mette sur moi. Résultat, j’étais en pantalon long par 30° C et en running pour dévaler des descentes techniques ! J’ai eu l’impression que j’allais mourir… Mais j’ai bien aimé ». Elle termine alors cinquième féminine malgré ses erreurs de débutante. Et se découvre une passion ainsi dévorante pour le trail. Un coup de pouce du destin l’encouragera dans cette voie.

Finisher de la Diag’ puis de l’UTMB

« En 2018, j’ai gagné un dossard pour la Diagonale des Fous, grâce à Running Heroes. En courant 40 km chaque jour avec cette application, j’ai cumulé assez de points pour bénéficier de cette chance », relate-t-elle. En vue de ce rendez-vous, son programme a été chargé. Pas moins de 8 ultras.

« J’ai longtemps mené sur l’Eco-Trail de Paris (3e, en dépit d’une erreur d’aiguillage), remporté les 24h de la Sarra, fini 2e du 45 miles de Bristol. J’ai aussi commis des erreurs sur l’UT4M, où je n’avais pas assez mangé et pas pris soin de m’arrêter plus longuement aux bases de vie pour soigner mes ampoules », se souvient l’ultra-runneuse, qui bouclera les 165 km de la Diagonale des Fous en 49 heures. « J’avais connu un gros coup de mou au 50e km et mis 24h pour sortir du cirque de Mafate. Mais à l’arrivée, alors que moult concurrentes disaient ‘plus jamais ça !’, je me projetais déjà sur d’autres grandes courses ».

En 2019, un dossard élite lui est attribué pour participer à l’UTMB. Là encore, ce gros morceau de 171 km ne sera pas une fin en soi. Plutôt le guide ou l’étape. Elle finit en effet le MIUT à Madère, la Transgrancanaria puis le Lavaredo. Du coup, elle s’aguerrit ainsi dans les montées et s’affirme comme une descendeuse redoutable. « Sur l’UTMB, j’ai souffert d’un mal de hanche à partir de la mi-course. J’ai donc fini en marchant, comme j’ai pu. Mais j’ai vite récupéré et retrouvé la forme. Dans les six semaines suivantes, j’ai en effet remporté l’Infernal Trail des Vosges et les Templiers ».

Claire Bannwarth, invaincue sur la Backyard

Ouverte aux nouvelles expériences, Claire Bannwarth lorgne alors vers les Backyards. Ce format lui correspond parfaitement puisqu’il s’agit de courir le plus longtemps possible (un tour de 6,7 km chaque heure). Sa résistance au sommeil (jusqu’à 72h sans fermer l’œil), son estomac en béton, sa capacité à vite se ravitailler et sa parfaite gestion des allures ont été ses précieux atouts.

Résultat : en six courses, six victoires chez les féminines et cinq podiums au scratch ! Elle résiste durant 31 heures à la tempête à Strangford (Irlande du Nord), brave la canicule pendant 36 heures à Jegensdorf (Suisse), est près de battre tous les hommes à Kiev en 2019 et à Pavilly en 2020. Sur la Big Dog, support des Mondiaux 2020, l’Huninguoise surprend encore. « Pendant 26 heures, je finissais tous mes tours en dernière position. Je conservais à peine cinq minutes de marge par boucle. Alors qu’on pouvait croire que j’allais flancher, j’ai tenu bon pendant 41 heures, parcourant 275 km. Là, j’ai vraiment repoussé mes limites », confesse-t-elle.

Une année 2021 d’exception

Cet exploit, ajouté à sa seconde place sur la Swisspeaks (314 km dantesque en Suisse), l’extirpe de l’anonymat. « J’aimais bien arriver sur une course en étant inconnue. Les gens me regardaient, ne savaient pas qui j’étais et je grillais tout le monde. Ça faisait plaisir », dit la sociétaire du Team Brubeck / Raidlight. Désormais, les organisateurs l’invitent… et ne sont pas déçus. « Entre les invitations, les reports de course et les inscriptions de dernière minute, j’ai disputé un ultra par semaine, durant l’été dernier», explique Claire.

Et pourtant, son année 2021 n’a pas seulement exceptionnelle pour cette particularité. « J’ai battu le record de France du 24 heures sur piste (228,4 km), ce qui pourrait me conduire à une sélection pour les Championnats d’Europe de la spécialité, le 17 septembre prochain à Vérone. J’ai remporté, avec dix heures d’avance sur ma première poursuivante, la Transgrancanaria (NDLR : 126 km aux îles Canaries) et bouclé à trois semaines d’intervalle l’UTMB et le Tor des géants (330 km à travers la vallée d’Aoste) », énumère-t-elle. Enfin et surtout, elle s’est imposée au scratch (avec trois heures d’avance sur le premier homme !) sur la PT281, une Badwater à la portugaise. Irrésistible ! Le 13 mars, la traileuse a décroché sa vingtième victoire en ultra, à l’occasion de la Tarragona 360, un bloc de 330 km dynamité en 65 heures. Le 10 avril, elle a bouclé les 100 miles d’Istria by UTMB en 25h43″, 22e scratch et 6e femme. »Pas encore la grosse grosse forme mais y a du progrès après 3 mois galères à enchaîner pubalgie et périostite. Le week-end prochain, ce sera les 120km de l’Ultra du Pas du diable en récup. », commente-t-elle sur sa page Facebook. L’année 2022 commence plutôt bien.



Adidas lance une nouvelle édition de son événement Adizero Road to records le 30 avril autour de ses champions.

En  2021, deux records du monde ont été battus par des athlètes équipés de chaussures de la gamme Adizero. Adidas réédite  sa course ADIZERO : ROAD TO RECORDS ce printemps. La course aura lieu le 30 avril.. L’événement sera retransmis en direct sur la chaîne YouTube d’adidas running afin de permettre à tous d’assister à cette compétition réunissant certains des meilleurs athlètes au monde.

Road to records, avec Rhonex Kipruto,

Parmi eux Abel Kipchumba, Senbere Teferi, Rhonex Kipruto et Kalkidan Gezahegn notamment. Ces champions prendront part à plusieurs courses, dont les 5, 10 et 21 km hommes/femmes. Et tenteront de battre des records. La liste complète des athlètes et le programme définitif des courses seront annoncés prochainement. Ces athlètes seront tous et toutes équipés de chaussures de la gamme Adizero ,comme l’Adios Adizero Pro 2 ou l’Adizero Takumi Sen 8.



Calculer ses besoins énergétiques et connaître son métabolisme de base est important pour le coureur qui souhaite s’affûter ou stabiliser son poids. Alors de combien de calories avez-vous besoin ?

Le métabolisme basal (MB) correspond aux besoins énergétiques de base, c’est-à-dire aux dépenses d’entretien irréductibles de l’organisme, donc au maintien de la vie : le travail du cœur, les mouvements respiratoires, les besoins énergétiques des cellules. Notre corps travaille en effet beaucoup. Comme le moteur d’une voiture. Toutefois, contrairement à une automobile, votre moteur doit travailler 24h/24 et 7j/7, même pendant votre sommeil.

Les sportifs doivent s’intéresser à la notion de métabolisme de base parce qu’elle peut les aider à déterminer leurs besoins énergétiques et les aider à perdre du poids ou le stabiliser. Nombreux sont ceux qui dispensent des conseils pour augmenter le métabolisme basal : pratiquer de l’exercice physique, soulever des poids… Cependant, de nouvelles recherches montrent que le métabolisme basal est largement déterminé par des facteurs que nous ne pouvons modifier. Pour mieux comprendre ce phénomène, voici quelques éléments clés. Sachant que le métabolisme de base représente environ 60 à 70 % des besoins totaux en énergie de la journée.

Besoins énergétiques : de combien de calories avez-vous besoin par jour ?

La formule de Harris-Benedict est la plus utilisée pour calculer le métabolisme basal. Développée en 1919 et elle tient compte de l’âge, du sexe, du poids et de la taille de la personne :

  • Hommes : MB = 66.5 + (13.57 x poids) + (1.85 x taille) – (6.78 x âge)
  • Femmes : MB = 655.1 + (9.56 x poids) + (1.85 x taille) – (4.68 x âge)

L’âge est exprimé en années, la taille en cm, le poids en kg. Exemple pour une femme de 31 ans, mesurant 1,58m et pesant 50kg ; c’est une mère de famille active qui tient un commerce avec son mari et qui effectue trois footings par semaine.

Son métabolisme de base est de 1280.4 kcal : 655.1 + (9.56 x 50) + (1.85 x 158) – (4.68 x 31). La pratique d’un sport fait varier significativement le besoin énergétique journalier. Généralement, on ajoute 25 à 30% pour une personne sédentaire, 40 à 45% pour un sujet modérément actif, voire 50 à 60% pour un sportif régulier.

Comme cette jeune femme pratique trois séances de running par semaine, on peut évaluer ses besoins énergétiques quotidiens en augmentant de 45 à 50% son MB en fonction d’une éventuelle recherche de perte de poids ou non. En élargissant un peu la fourchette, son besoin journalier se situe donc entre 1800 et 2000 kcal.

Ceci est bien sûr une approximation. Et ne doit pas être considéré comme un cadre trop rigide. Il est normal de plus ou moins manger certains jours en fonction de son humeur. Finalement, le plus important reste la qualité de la nourriture plutôt que la quantité.

Quels facteurs modifient le métabolisme de base ?

Le métabolisme basal est principalement lié à l’importance de la masse des tissus maigres (muscles squelettiques). C’est ce qui explique la différence de métabolisme de base liée aux sexes. Les hommes possèdent une masse maigre plus grande que les femmes et donc un métabolisme basal de 5 à 8% plus élevé que les femmes. C’est aussi ce qui explique l’évolution avec l’âge. Car en vieillissant, on perd de la masse maigre, le métabolisme basal est donc diminué. La fonction thyroïdienne joue aussi un rôle dans le métabolisme de base. Un excès d’hormones thyroïdiennes augmente ainsi la dépense énergétique par un effet calorigénique.

Les personnes minces ont des besoins énergétiques plus faibles…

Pourquoi ? Parce que les tissus adipeux et musculaires ont besoin d’énergie pour se subvenir, le métabolisme basal augmente alors. Chez la personne en gain de poids, la composition du poids gagné, en excès de poids normal, est d’environ 75 % de tissus adipeux et de 25 % de tissus maigres. Le même raisonnement peut être appliqué lorsque vous perdez du poids. C’est pourquoi, quand vous perdez 0,5 kg, votre corps a besoin d’environ 10 calories en moins. Perdez 5 kg et vous devez enlever 100 calories à votre alimentation – ou brûlez 100 calories supplémentaires – pour maintenir votre poids. Garder un poids stable est ainsi plus difficile que d’en perdre…

Entraînement et besoins énergétiques, quels impacts ?

Les athlètes très entraînés ont souvent un métabolisme de base équivalent à celui des personnes sédentaires. Bien que l’exercice soit idéal pour augmenter les besoins énergétiques totaux, il est bon pour le système cardiovasculaire et a beaucoup d’autres effets positifs, l’augmentation du métabolisme de base n’est pas un des bénéfices de l’exercice physique. Comparé au tissu adipeux (les graisses), la masse musculaire est métaboliquement plus active. Toutefois, le muscle n’est pas un tissu fortement demandeur en énergie au repos. Les muscles brûlent environ 13 calories par kilogramme de poids et par jour (cal/kg/j), le tissu adipeux en brûle 4,5 alors que les organes 200 à 400 cal/kg/j. Les organes représentent 60 à 70 % du métabolisme basal tandis que les muscles 16 à 22 %. Alors, oui, une prise de masse musculaire augmente le métabolisme de base mais en très faible proportion. Par exemple, un gain de 2 kg de masse musculaire augmente le métabolisme basal d’environ 30 calories.



Le 22 mai, on courra sur le Viaduc de Millau. 10 000 coureurs s’enverront en l’air sur cette course atypique de 23 km traversant l’ouvrage suspendu.

Vibrez plus haut, c’est le slogan de la course Eiffage du Viaduc de Millau. La course sera de retour le 22 mai. L’organisation attend 10 000 concurrents. Et il est encore temps de s’inscrire ! Le passage sur le viaduc le plus haut du monde, à 270 mètres au-dessus de Millau et de la vallée du Tarn sera un temps fort.

Course du Viaduc de Millau, 5 km sur le viaduc

La course de 23, 7 km débute par une traversée de Millau, depuis le boulevard de l’Ayrolle. Le peloton rejoindra la belle route pittoresque de Peyre longeant la vallée du Tarn. Le profil est pratiquement plat sur les 5 premiers kilomètres. A la hauteur du viaduc, à la pile P2, le circuit emprunte l’ancienne piste de chantier, qui grimpe en lacets sous l’ouvrage.

On part donc ainsi à l’assaut du viaduc. Tout petit, mais l’âme d’un conquérant. Au sommet, une traversée Nord-Sud de 2.5 km, avec une pente à 3%. Une fois sur le Larzac, un demi-tour pour une traversée dans l’autre sens. A nouveau 2,5 km avec vue sur Millau et les Causses. Cette année, un petit challenge supplémentaire, la traversée du Viaduc sera chronométrée, avec classement à la clé.

 Ensuite, place à la descente. Une belle piste plonge sur la ville, suivie par une route serpente sur les contreforts du Causse Rouge. Le final sera jugé dans les allées du Parc de la Victoire.

L’organisation reversera des fonds à l’association Cassandra qui lutte contre les cancers pédiatriques.



Cette Garmin Epix 2, nouvelle montre cardio-GPS multisport affiche un superbe écran tactile. La montre est performante, mais l’autonomie reste très variable.

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Cette Epix 2 est sortie en même temps que la très attendue Garmin Fenix 7. Sa grande innovation est de proposer un écran tactile Amoled de 1,3 pouces encore rare sur les montres GPS outdoor. On voit la différence dès qu’il s’agit de suivre une carte. Le confort est incroyable même en plein soleil.

La navigation tactile est facile et on peut la désactiver pour utiliser les cinq boutons. L’écran peut afficher jusqu’à 8 champs de données mais j’en suis resté à 6 pour garder une bonne lisibilité. Son look est clairement orienté outdoor avec un cadre titane et un verre en saphir en option. Le boitier est proposé en taille unique de 47mm.

Côté performance sportive, le cardio optique est dans la norme : bon sur des séances de seuil, complètement perdu sur des séances de fractionné. L’aquisition GPS en mode multi GNSS et double fréquence se fait très rapidement. La précision à allure stable est bluffante.

En revanche cette Garmin Epix 2 a du mal à suivre sur des séances de fractionnés. Les tracés de mes sorties montrent que la précision du suivi n’est pas encore parfaite notamment dans des petites rues sinueuses ou en pleine forêt.

Garmin Epix 2 : une autonomie très variable

En activant l’acquisition multi-signal et double fréquence il y a du mieux mais au détriment de l’autonomie. C’est un point sur lequel Garmin doit encore progresser. L’autonomie varie beaucoup en fonction des options activées, de 30h en utilisation intensive à 10 j selon mes constats. L’écran Amoled est très gourmand tout comme le multi GNSS mais, point positif, Garmin propose une personnalisation très pointue qui permet d’optimiser l’autonomie en fonction de votre utilisation.

En résumé Garmin innove encore sur cette Epix 2 avec cet écran Amoled et la possibilité de garder tout de même une autonomie au niveau. Mais la marque cherche encore le bon mix entre autonomie et précision GPS. Mais avec ses capacités R&D, on est en droit d’espérer rapidement de vraies innovations !

Le + Les nombreuses options de personnalisation. Le –  Prix de 800 à 900 € selon les modèles.

Le –  Prix de 800 à 900 € selon les modèles.

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Polar présente la Pacer et la Pacer Pro, deux nouveaux cardios-GPS dotés d’outils d’entraînement puissants.

Cela se bouscule côté cardios-GPS ce printemps. Garmin a multiplié les sorties, avec sa Fenix 7 et son Epix 2. Kiprun qui fait parler avec GPS 500 by Coros... Et Polar lance à sa série Pacer. Pacer et Pacer Pro, c’est le nom de ses deux montres de running nouvelle génération embarquant tous les outils de suivi et d’analyse d’entraînement Polar.

Polar Pacer Pro, une version complète 

La nouvelle Polar Pacer Pro se présente comme l’une des plus performantes jamais fabriquées. Ultra-légère, au design épuré et compact, avec une lunette en aluminium, un affichage couleur MIP bien lisible et un écran Corning Gorilla Glass 3.0. Elle fonctionne avec un nouveau processeur plus rapide et performant. Côté autonomie ; jusqu’à 35h avec le GPS et le suivi de la fréquence cardiaque pleinement activés.

Cette Polar Pacer Pro intègre ainsi un baromètre. On peut ainsi mesurer en watts, les valeurs de puissance de course. Cela permet de suivre instantanément l’effort nécessaire pour chaque segment de sa course, histoire de courir avec la bonne intensité et de terminer avec force.

Enfin, son système Shift permet de la personnaliser. Elle est en effet compatible avec n’importe quel bracelet de 20 mm, que l’on fixe aux moyens de barrettes à ressorts. Elle est disponible à 299,90 € en Carbon Gray, Snow White, Midnight Blue, Autumn Maroo.

Polar Pacer, une version plus accessible

Affichée 199 €, cette Polar Pacer cible le débutant. Elle partage cependant les mêmes caractéristiques de conception et de nombreuses fonctionnalités avec la version Pro. Comme l’affichage MIP et l’écran ultrafin Gorilla Glass 3.0 de Corning. Légère, facile à utiliser et élégante, ses boutons antidérapants permettent une utilisation plus facile. La Polar Pacer est également dotée de la même plateforme matérielle ainsi que du même processeur haute performance que la Polar Pacer Pro. Elle est disponible en précommande en 4 coloris et sera pleinement disponible à partir du mois de mais.

Nouvelle Polar Pacer Pro affichée à 299,90 €.
Polar Pacer Pro affichée à 299,90 €.

L’essentiel des fonctions Polar Pacer et Pacer Pro

Ces nouvelles montres de running utilisent les algorithmes brevetés par Polar. Des outils d’entraînement et de récupération efficaces :

  • Les indispensables pour le running. Allure, temps, distances, chronomètre.
  • Objectifs d’entrainement par étapes. Une planification d’entrainements en fonction du rythme cardiaque et de la vitesse pour des courses guidées. Ou des objectifs simples comme « courir 30 minutes ».
  • Différents profils de course. On peut définir des paramètres spécifiques pour les différents types de course, notamment pour le trail, l’athlétisme ou la course en salle.
  • Suivi du parcours. Le GPS intégré, qui mesure avec précision la vitesse et la distance fonctionne partout.
  • Test de performance. On peut estimer consommation maximale d’oxygène (VO2 max), iveau de forme physique, fréquence cardiaque maximale. On peut aussi personnaliser les zones de fréquence cardiaque, de vitesse et de puissance.
  • Test de marche. Ce test simple permet d’estimer la capacité aérobie en 15 minutes de marche sur un terrain plat.
  • Running index. Après chaque course, un score est attribué en fonction de la fréquence cardiaque et de la vitesse.
  • Fonctions de suivi du sommeil. Nightly RechargeTM et Sleep Plus StagesTM, permettent de faire le suivi de la qualité et de la durée de sommeil, ainsi que de la récupération.
  • Commandes de musique. On peut se connecter à l’application de musique de son téléphone pour naviguer dans ses playlists ou régler le volume directement sur la montre.
  • Fonctions Smartwatch. Conditions météo et prévisions, notifications push, compatibilité avec de nombreuses applications.
  • Autonomie ultra-longue de la batterie : 35 heures d’entrainement avec le GPS et le suivi de la fréquence cardiaque pleinement activés. Et jusqu’à 100 heures (7 jours) en mode économie d’énergie.


Laurie Phaï s’est mise à courir pour rebondir à la suite d’un drame personnel. Cette franco-cambodgienne battante, désormais marathonienne et championne de trail porte fièrement les couleurs du Cambodge et s’engage fort pour le sport. 

Le sport à haut niveau fait partie de votre vie depuis toujours, avec le ping-pong d’abord. 


« Oui, j’ai commencé le tennis de table à 7 ans. J’ai rapidement été dans les meilleures françaises de ma catégorie. J’ai intégré le CREPS de Montpellier puis l’INSEP pendant 7 ans. A 21 ans, j’ai décidé d’arrêter ma carrière internationale pour décrocher mon master en droit RH à Paris II. »


Vous avez commencé à courir en 2013, après la perte de votre fille à la naissance. Comment la course vous a aidé ?

«  Quand je faisais du ping-pong, je détestais courir pendant la préparation physique. Mais après cet événement, j’ai ressenti le besoin de transpirer, de faire sortir cette rage, ce sentiment d’injustice. Il fallait surtout que je tienne pour mon fils Antoine qui avait un an. Alors après 3 jours de néant, j’ai dit stop. J’ai repris le boulot et j’ai essayé de faire face, de me relever. Une fois que mon corps a été prêt, j’ai enfilé une paire de baskets. Courir m’a redonné l’appétit, m’a aidé à retrouver le sommeil et un peu de musculature. Un équilibre physique et mental bien sûr, avec les fameuses endorphines… »



Laurie Phaï, votre premier dossard, c’était où ? 


« En août 2013, au Tripou Trail de 12 km en Aveyron. Je suis partie comme une cinglée, du coup, j’étais cuite au bout de 2 km. J’ai souffert mais cela m’a plu ! Il faisait beau, y’avait de la musique, un super ravito… Après des années passées dans des gymnases, j’avais trouvé ma reconversion ! »


Vous avez remporté 4 fois le Trail d’Angkor, une course chère à votre cœur…

« En effet, mon père est Cambodgien. Pendant trois ans, il a été prisonnier dans un camp khmer rouge. Parents et sœurs assassinés, un vrai traumatisme. J’ai appris tout cela tardivement. En 1978, il s’est réfugié en France, a rencontré ma mère qui donnait des cours d’alphabétisation aux réfugiés et ils ont eu 3 ans, dont moi, la dernière. 
En mai 2016, lors d’un trail au Pic Saint Loup je rencontre Ludovic Collet, speaker phare du trail et coach. Il me parle de l’Ultra-trail d’Angkor et me propose d’y aller en 2017. Je n’y avais jamais mis les pieds. Ce séjour a été très fort, tout un symbole, je découvrais enfin mes origines. J’ai couru le 32 km sans objectif, je me suis sentie bien. Quand j’ai passé la ligne en vainqueur, j’ai pensé à mon père qui avait couru sur ce sol pour fuir les khmers rouges. »

Cette première course à Angkor a été un déclic

« Suite à la course, un journaliste qui vit au Cambodge m’a mis en contact avec le Comité Olympique Cambodgien qui m’a proposé de me préparer sur des objectifs sur la route et de créer une équipe de trail pour les championnats du monde de 2019. Cela a changé ma vie et m’a surtout rapproché de mon père en permettant de mieux le comprendre. »

Le documentaire Au-dela du temps retrace le parcours de vie de Laurie Phaï.

Le documentaire Au-delà du temps d’Andy Collet retrace votre histoire. Comment est né ce projet de film ?


« Andy est réalisateur professionnel, c’est le frère de Ludovic Collet, qui m’a coaché et a eu l’idée de ce documentaire. Il m’a suivi au semi de Montpellier en 2018 et a interviewé mon père, qui s’est livré face caméra pour la première fois sur sa capture, sa fuite et ses blessures. Une séquence très forte. Puis Andy m’a suivi pendant près de 4 ans pour réaliser ce documentaire. Il a reçu deux prix du meilleur documentaire. J’espère qu’il sera bientôt disponible en VOD. »

Quel est votre plus beau souvenir de course Laurie Phaï ?

« Les championnats du monde de trail en 2019, sans hésitation. Nous étions 5 franco-cambodgiens, tous amateurs avec des ancêtres victimes de la guerre. On représentait pour la première fois le Cambodge aux championnats du monde de trail et on a vécu un truc fou. A chaque fois que je regarde la séquence qui résume ce moment dans le documentaire (que j’ai déjà vu au moins 25 fois), les larmes coulent… »


Quels sont vos objectifs en 2022 ? 


« Je découvrirai la piste sur 10 000m aux championnats nationaux du Cambodge le 25 mars pour me qualifier pour les prochains Jeux d’Asie en septembre 2022 en Chine et aux Jeux d’Asie du Sud-est d’août 2023 au Cambodge. Je retournerai aussi sur marathon de Valence pour passer sous les 3h, si j’y arrive. Et je ferai aussi bien sûr des trails avec l’équipe nationale du Cambodge, sur du court principalement. »

Vous êtes championne, maman et juriste. Comment faites-vous pour tout concilier au quotidien ?


« Championne, non. Maman d’abord oui. Et actuellement je suis assistante juridique en indépendante. Je travaille à mi-temps, une demi-journée chaque jour, donc je peux me libérer du temps. Je m’entraîne 6 jours sur 7. J’ai la chance d’avoir un compagnon merveilleux Olivier, qui m’aide beaucoup au quotidien. Cet équilibre me rend heureuse. »

Vous avez très vite atteint le haut niveau en trail, jusqu’à participer aux championnats du monde en 2019. Aviez-vous conscience de votre potentiel ? 

« Au départ je ne voulais plus qu’on me parle de haut niveau, d’entraînement, de club… etc! J’en avais eu assez avec le tennis de table. Et en 2016 Ludovic l’a bien géré, il m’a proposé de me coacher mais il avait compris qu’il fallait y aller tranquille, on se fixait une course qui me faisait envie et il me conseillait pour m’y préparer au mieux, sans pression. Et ça fonctionnait très bien. Il voyait le potentiel je crois mais j’étais encore fragile psychologiquement donc on ne se prenait pas la tête. On a avançé comme ça pendant 4 ans, en s’entourant d’un entraîneur spécifique route également Sébastien et ils ont réussi à me faire progresser. Je les en remercie encore aujourd’hui.»

Laurie Phaï s’est mise à courir pour rebondir à la suite d’un drame personnel. Cette franco-cambodgienne battante, désormais marathonienne et championne de trail porte fièrement les couleurs du Cambodge et s’engage fort pour le sport. 
Laurie Phaï compte parmi les 10 athlètes de la Women Evadict Team, première équipe de trail féminine.

Quel regard portez-vous sur votre carrière de coureuse ?


« Ça me fait bizarre d’en parler car je suis loin du niveau des meilleures. Aujourd’hui, les objectifs avec le Cambodge me motivent énormément. J’ai envie de belles performances. J’aspire aussi à aider au développement du sport là-bas. Je suis d’ailleurs conseillère à la fédération cambodgienne d’athlétisme cette année. »


Vous êtes une femme très engagée, notamment avec votre association, Trail Sans frontières… 


« Il s’agit d’aider au développement du trail dans le monde. Lors de mes déplacements, je distribue des vêtements de sport et des baskets que je collecte en France, car ils en ont besoin… On a tendance à cumuler du matériel dont on ne se sert plus, autant en faire profiter ! »


Récemment, vous avez intégré Women Evadict Team. Le début d’une grande histoire…


«  Quand Thierry Breuil, chef de produit Evadict m’a présenté le projet, j’étais en discussion avec un autre team. Mais je n’ai pas hésité, j’ai foncé ! Decathlon est un groupe français avec des valeurs auxquelles j’adhère totalement. Cette équipe féminine est incroyable. De sacrées nanas, un super coach, Philippe Propage, des managers très humains et un accompagnement sur trois ans pour avancer sereinement. Evadict va d’ailleurs soutenir l’équipe cambodgienne de trail aux prochains championnats du monde. Je suis très heureuse de pouvoir participer à tout cela. Je n’aurai jamais cru en arriver là la première fois que j’ai mis des baskets en 2013… »




La déchirure ou la fissure du ménisque est une blessure fréquente chez le sportif. Voyons comment poser le diagnostic et traiter cette lésion du genou avec le docteur Jean-Pierre de Mondenard.

Situé dans l’articulation du genou, entre le fémur et le tibia, le ménisque est un cartilage clé. Il assure la stabilité de la jointure et une répartition égale des forces de pression des deux os. On trouve dans chaque genou, deux ménisques. Le ménisque externe d’abord. Il est situé sur le bord externe de l’articulation, en forme de O presque complet. Et le ménisque interne, comparable à un croissant ou à un C.

Les lésions méniscales sont fréquentes parmi les blessures qui touchent les sportifs. Dans différents mouvements brusques du genou, les ménisques peuvent être écrasés ou arrachés. Cela peut être des mouvements rapides ou incontrôlés ou encore une perte d’équilibre ou un mauvais appui. De même, lors de flexions accroupies sur la pointe des pieds. De type cartilagineux, ils ne cicatrisent jamais naturellement. Une opération doit être envisagée pour stopper la douleur ainsi que l’aggravation de la blessure.

L’arthroscopie, solution pour réparer les lésions du ménisque

Le médecin procède à un examen clinique. Il fait effectuer au patient différents mouvements. Il s’agit de déterminer quel ménisque et quelle partie du ménisque sont abîmés. Pour confirmer le diagnostic, on peut faire appel à une radiographie spéciale (avec injection), l’arthrographie. Le ménisque étant un cartilage, sa structure laisse passer les rayons X et il n’est donc pas visible directement sur une radio « normale ». L’examen le plus performant reste l’IRM.

Lorsque le diagnostic de lésion méniscale est avéré, il est recommandé d’enlever les fragments qui « traînent » dans l’articulation. Cela évitera qu’ils favorisent l’apparition d’une arthrose en détériorant les surfaces cartilagineuses articulaires.

L’arthroscopie permet en effet au chirurgien de regarder directement dans le genou. Il fait ainsi l’inventaire des anomalies et retirer tout élément gênant, notamment d’origine méniscale, en pratiquant deux mini-ouvertures.

Quelles suites opératoires ?

D’abord environ une demi-heure de sommeil profond, cela en raison de la courte durée de l’anesthésie, les suites sont minimes. Cette opération réalisée par des mains expertes n’impose qu’un bref séjour en clinique, de 24 à 48 heures.

Elle est suivie 6 à 10 jours d’arrêt de travail. On peut remarcher de suite. En revanche, la reprise de la course à pied devra être très progressive. Et seulement après une rééducation d’une dizaine de séances au minimum. Le kiné le déterminera en fonction des symptômes. Plus les symptomes sont anciens, plus il faut de temps pour récupérer un genou normal.

Le feu vert alors ? Les premiers footings de courte durée ne se feront qu’à partir du moment où l’on est capable de se mettre à genoux sans gêne ni douleur, les fesses au contact des talons, les orteils fléchis vers l’avant. Si, du côté opéré, on sent une limitation ou une douleur, il est prématuré de reprendre la course. Il vaut mieux marcher tant que la flexion maximale du genou n’est pas récupérée au même niveau que du côté sain.

Pour confirmer le diagnostic, on peut faire appel à une radiographie spéciale (avec injection), l’arthrographie. Le ménisque étant un cartilage, sa structure laisse passer les rayons X et il n’est donc pas visible directement sur une radio « normale ». L’examen le plus performant reste l’IRM



Saucony lance son Running Tour avec des testings chaussures à travers la France à l’occasion de la sortie de sa Ride 15.

Ce printemps, Saucony lance son Running Tour. La marque proposera ainsi à plus de 300 coureurs et coureuses de tester sa nouvelle Ride 15. La tournée démarrera le 14 avril à Lille. Ce sera ensuite une journée-étape à Nantes le 18 avril, à Bordeaux le 20 avril, enfin à Marseille, le 23 avril.

Saucony Running Tour : test de la Ride 15 et animations

Au programme : une présentation de la Ride 15 et 3 km de run pour tester la paire. Ce Running tour sera aussi l’occasion de rencontrer le staff et les athlètes Saucony. Et d’échanger un moment convivial avec les communautés running locales. En parallèle, la marque prévoit des jeux concours et des cadeaux.

Quoi de neuf pour cette Ride 15 au fait  ? Un tout nouveau design d’abord ! Ce modèle phare Saucony conjugue toujours légèreté, souplesse et maintien. Nous avions apprécié la Ride 14. Cette nouvelle itération intègre une nouvelle version du PWRRUN propose un amorti plus léger (30g de moins) et plus réactif afin de courir sans limite. 

Pour s’inscrire, c’est ICI.



Cette Altra Provision 6 est plus légère et plus réactive que les versions précédentes, toujours avec un excellent amorti et un bon maintien du pied.

La Provision est un des modèles les plus connus chez Altra. Elle se destine aux coureurs de poids moyen à lourd désireux de courir sur de longues distances en zéro drop. Cette paire privilégie nettement le confort. Nous avions déjà testé la Provision 4 il y a deux saisons, un peu déroutante. Cette V6, sans être révolutionnaire, offre quelques bonnes surprises.

Le véritable plus c’est un gain de poids. Il peut paraitre anecdotique (30g) mais se fait clairement sentir sur des sorties longues.

Le chaussant est plus ajusté que sur d’autres modèles Altra. Le mesh est aussi plus léger tout en restant très agréable.

Globalement cela permet de garder un bon maintien du pied. Et cela procure aussi un dynamisme plus important que sur les versions précédentes.

Altra Provision 6, parfaite pour apprivoiser le zéro drop

La semelle intermédiaire utilise la nouvelle mousse Altra Ego. Elle est censée être plus réactive. Bien entendu la Provision 6 ne permettra pas de battre des records sur courtes distances. De ce point de vue, elle souffrira de la comparaison avec des modèles plus nerveux.

Mais elle sera parfaite pour ceux qui veulent s’essayer au zéro drop sans risque sans sacrifier certaines séances spécifiques.

L’amorti est toujours excellent et a même été un peu augmenté. On se sent toujours parfaitement en sécurité même quand on pèse plus de 80 kg

La semelle rainurée colle parfaitement à la route et l’accroche participe à la sensation générale de dynamisme accentué. On peut courir sur sentiers stabilisés sans risque de perdre le contrôle. 

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La Nike Pegasus Turbo Next Nature est la première chaussure de performance fabriquée avec au moins 50% de matériaux recyclés.

La running passe au vert. Les équipementiers proposent de plus en plus de modèles plus respectueux de l’environnement. Adidas mise ainsi depuis plusieurs années sur le Parkley Ocean plastic, réalisé à partir de déchets en plastique collectés sur les littoraux. Salomon propose depuis 2020 une Index 0.1 recyclée et recyclable. On Running annonce la sortie prochaine d’une Cloudneo, recyclée, recyclable et disponible par abonnement. Sa nouvelle Cloudmonster contient d’ailleurs 80% de polyester recyclé. Nike s’engage aussi dans cette voie vertueuse.

Performance et durabilité pour la Nike Pegasus Turbo

Après son Alphafly Next Nature, le géant américain poursuit donc sa série « next nature ». Cette Nike Pegasus Turbo est fabriquée avec 50% de matériaux recyclées. Elle utilise des fils Flyknit 100% recyclés dans sa tige. Le processus de teinture Flyknit permet d’économiser 70 litres d’eau pour chaque kilogramme de fil produit. La semelle intermédiaire enfin, est composée avec au moins 55% de mousse ZoomX recyclée.

« Les athlètes ne devraient pas avoir à choisir entre performance et durabilité lorsqu’ils choisissent leurs chaussures de course », commente à ce propos Rachel Bull, directrice du secteur footwear de la marque. Ce modèle « Turbo », plus orienté performance que l’iconique Pegasus, est annoncé pour septembre prochain. Une Pegasus 39 devrait par ailleurs arriver avant l’été.



Rien n’arrête Christian Genries. Co-organisateur de course, marathonien centenaire, Ironman et coureur généreux.

« Follow me (suis-moi) ». Ces deux mots résumeraient presque Christian Genries, coureur de 56 ans originaire d’Orsay (Essonne), qui a fini 111 marathons et quelques ultras prestigieux en l’espace de 37 ans. Ce jour-là, ce 4 octobre 2021, l’ostéopathe vit sa course la plus dure, la plus folle, la plus envoûtante. Trente kilomètres ont déjà été parcourus dans des conditions extrêmes lorsqu’il croise la Suédoise Kristina Kallur, ‘‘au bout de sa vie’’.

Plutôt que de passer son chemin, il reste donc avec elle. « Je l’ai encouragée à me suivre. Nous avons fini l’étape ensemble, partagé de l’eau et un bout de gâteau. Des moments simples mais forts. Cela reste l’un de ses meilleurs souvenirs. Elle n’est pas repartie le lendemain mais a fini ce qui restera comme l’étape la plus dure de l’histoire du Marathon des Sables (MDS)», explique le Francilien. L’étape n° 2 de cette 35e édition, organisée en octobre et non en mars en raison de la Covid-19, a fait des ravages : 82 abandons, 9 malaises et un décès. On ne compte plus les vomissements et les balises de détresse déclenchées. 

Forçat du Sahara

« On voyait l’hélicoptère tournoyer sans cesse. On savait que des coureurs n’étaient pas bien. Il faut dire que les conditions étaient exceptionnelles : 58° C ressentis sur la dune de Merzouga, un taux d’hydrométrie très bas (5%) et un vent défavorable ». Ce jour-là, ils ne seront que trois sur sept à rejoindre la tente 91 au bivouac. « Avec Cédric, on a jamais songé à abandonner. Sur cette épreuve de 250 kilomètres en six étapes, en autosuffisance alimentaire, avec 6 kilos de nourriture et matériel à porter au quotidien, la dimension mentale joue beaucoup », confirme l’intéressé. Il abordait l’épreuve avec à peine 400 kilomètres d’entraînement dans les jambes et un Marathon de Berlin fini une semaine plus tôt en 3h50. « « La différence se passe dans la tête. Même s’il faut avoir l’art de se nourrir à bon escient, de s’économiser, de protéger son corps pendant la course, de bien récupérer, de boire très régulièrement et, pour certains tels que le Jurassien Christian Ginter (33 fois finisher), de se tanner les pieds ». 

Christian Genres : 111 marathons en 37 ans

Finisher en 58h07, Christian Genries a été au bout de son rêve. Malgré la fournaise, il a réussi à traverser ces montagnes de sable et fait le plein de souvenirs racontés à son ami Thierry Albrand quelques semaines plus tard sur le Marathon de Valence qu’il trouva la force de boucler en 3h29. Après plus de trois décennies de course à pied, Christian n’est pas rassasié.

« J’espère refaire un marathon en moins de trois heures pour mes 60 ans, boucler la Diagonale des Fous en 2023 et revenir sur le MDS peut-être pour une association », confie-t-il. Le secret de sa longévité ? Avoir su se préserver, diversifier les plaisirs et trouver son bonheur dans l’accompagnement d’amis coureurs. Ce fils d’un footballeur, qui joua en première division, a effectué ses premières foulées à l’âge de 2 ans…au camp des Loges ! À 18 ans, il boucla son premier marathon (2h38 à Paris, en 1984). « J’étais assez rapide, mais pas excellent. Je n’ai surtout jamais été concentré à fond dans la discipline. J’étais capable de faire une partie de tennis avec des potes le samedi et disputer un marathon le lendemain », confesse-t-il. 

Christian Genries sur le Marathon de Chicago en 2018.
Christian Genries sur le Marathon de Chicago en 2018. ©Elizabeth Fraissenon, de Sportifs à Bord.

Bon accompagnateur

La course à pied est son échappatoire, son bol d’air, sa décompression. Autonome dès l’âge de 17 ans, Christian cherche à se reconvertir après des études d’ébénisterie. Il travaille à la fois dans une grande entreprise et sur les marchés pour se payer ses études de droit puis s’orienter vers le métier d’ostéopathe.

Diplômé et devenu père à 35 ans, il s’accorde alors deux à quatre marathons par an. «Plus tard, je suis passé à 12, sans viser de chronos. J’ai, par exemple, accompagné des amis à  New-York que j’ai fini deux fois aux alentours de 5 heures. J’ai aussi déstressé et conseillé des clients sur celui de La Rochelle, dicté l’allure à Jean-Marc Gautier sur celui de Sydney, épaulé Christophe Citerne (victime d’un AVC cinq mois plus tôt) sur celui de Rotterdam. J’ai aussi manipulé la cheville d’un coureur qui venait de se blesser à Helsinki. Enfin, j’ai participé à celui de Berlin pour une collecte de fonds destinée au ‘‘Rêve de Talia’’ (association créé par les parents d’une enfant décédée d’une leucémie). J’ai son tour de cou avec moi sur toutes mes courses ».

La richesse des rencontres l’a fait rempiler sur la distance mythique de 42,195 km. À foison. Il fait partie des 150 Français à en totaliser plus de 100 et être l’un des fameux ‘‘centenaires’’ que référençait Xavier Colin sur le site Planète Marathon. Mais l’Orcéen préfère les tranches de vie aux chiffres. L’édition 2017 du marathon d’Amsterdam lui laisse ainsi un grand souvenir. 

Aventure épicurienne

« La veille, avec des amis, j’avais connu une soirée arrosée au champagne jusqu’à 3h30 du matin. Quatre heures plus tard, on était au Stade olympique pour le départ…  On a pris notre petit déjeuner sur les ravitos ! Ça avait été dur dès le 18e km. Mais je l’avais bouclé en 4h09 grâce à l’aide de Jean-Bernard Michaud. À 14h, on mangeait une poule au pot ! Et le lendemain à 8h, j’étais au boulot ». L’Épicurien reviendra dans la Venise du Nord, dès l’année suivante. Autre ambiance. « J’y étais allé sans réservation. J’avais dormi dans ma voiture. J’avais été plus rapide sur le marathon (en 3h56) mais ce n’était pas pareil…Je préfère ma première participation ». 

Lumière des flambeaux

Les expériences dépaysantes ne manquent pas non plus dans sa boîte à souvenirs. « 2019, à elle seule, avait été très riche. Le parcours hors du commun du Marathon du Luxembourg nous entraînait de nuit, Emmanuel Aubert et moi, à la lumière des flambeaux. De la modernité du quartier d’affaires jusqu’à la beauté du centre historique. Le Marathon du Mont-Blanc nous faisait parcourir des sentiers fabuleux. Et puis, le trail de la Muraille de Chine, un 75 km en six étapes, nous a fait fouler plus de 20 000 marches de la Grande Muraille. Inouï ! ».

Enfin, il y a les autres vies. Christian n’est pas que marathonien. Il préside le Castel Trail (association organisatrice du trail du Viaduc des Fauvettes à Gometz-le-Châtel), participe à des courses de joëlette avec la section handisport de Verrières-le-Buisson et a cofondé le club de triathlon d’Orsay. 

Un défi Ironman pour Christian Genries

« J’ai trouvé dans le triathlon un défi plaisant : devenir Ironman (boucler 3,8 km en natation, 180 km à vélo et 42,195 km en course à pied). Je me suis fixé comme objectif de finir l’IM de Nice. J’y étais parvenu en 12 heures en 2013 mais j’ai été disqualifié pour avoir bénéficié d’une assistance extérieure à la suite d’une crevaison. En 2014, j’y suis retourné sans avoir fait de vélo ni nagé pendant un an. Je voulais démontrer à ma fille Chloé, qui disputait son Championnat de France de natathlon le même week-end, que la force mentale permet de repousser bien des limites. Au 28e km de la partie vélo, j’ai voulu faire demi-tour lorsqu’il y a eu un orage foudroyant. Mais j’ai continué, roulé durant 90 kilomètres en hypothermie. Après 15h45 d’efforts, j’ai fini la partie marathon sous un feu d’artifics, sur la Promenade des Anglais ». Assurément, l’un de ses meilleurs souvenirs.    

   



800 concurrents ont bouclé le Marathon des Sables, disputé du 25 mars au 2 avril. Parmi les finishers, des Français performants derrière les vainqueurs, le Marocain Rachid El Morabity et la Catalane Anna Comet Pascua.   

Avec un peu moins de 90% de finishers, cette 36e édition du Marathon des Sables confirme son statut d’édition difficile. Sur la dernière étape, c’est dans un véritable four à chaleur tournante qu’ont couru les forçats des sables. Une impression de chaleur renforcée par les sols noirs des dix derniers kilomètres. Avant cela, tempête de sable, fortes pluies et grosse chaleur  : rien n’aura été épargné aux coureurs au gré des 5 étapes de cette aventure hors-norme.

7 français dans le top 20 du Marathon des Sables

Le roi incontesté des Sables, reste Rachid El Morabity. Le Marocain a décroché sa neuvième victoire en 18h33’ après 235 km cumulés. Aziz Yachou et son frère, Mohammed El Morabity complètent le podium. Le premier Français, c’est Mérile Robert, qui prend la 4e place après une 3e place sur l’édition 2021 disputée en octobre dernier. Une sacrée performance pour cet ingénieur en informatique héraultais ! L’athlète pro du team Hoka, Julien Chorier se classe lui 6e au classement général.

Geoffrey Plisson, Sylvain De Jaegher, Lionel Jourdan, Sylvain Douziech figurent dans le top 20 de cette édition. Dans ce top 20 aussi, Sylvaine Cussot, impressionnante avec une deuxième place chez les femmes en 25h32’. C’est la Catalane Anna Comet Pascua remporte la course en 24h18’, 12e au classement général.

Pour Sissi, cette première traversée du grand de bac à sable marocain est une réussite. « Je n’aurais pas pu imaginer meilleur scénario pour mon premier Marathon des Sables …! J’étais venue avec cette curiosité d’apprendre, de découvrir. Sans trop savoir si j’étais faite pour ce genre de « défi », ni comment j’allais m’en sortir de ce chantier sablonneux de 230km. Au final, je crois que pour réussir au Marathon des Sables, il faut toujours avoir en tête cette notion de « gestion » et de résilience à la douleur ou du moins, à l’inconfort « , commente la championne désormais installée à La Réunion.

Parmi les têtes connues de cette 36e édition, Laurence Klein, qui cumule trois victoires en dix participations et termine cette fois en retrait, en 40h48’ . L’ultra-runneuse Perrine Fages boucle elle en 39h14’ pour sa première participation.

De son côté, la petite équipe Koh Lanta a tenu bon dans l’adversité. Claude Dartois, termine en 124e position en 33h31’. « Cela n’était pas gagné d’avance avec un pied délicat et une préparation minimaliste« , commente ainsi le héros de l’émission télévisée. Ses compagnons Sam Haliti (32h57’) et Alix Noblat (37h59’) comptent aussi par les heureux finishers de cette aventure hors-norme.



Morhad Amdouni a battu record de France du marathon, en 2h05’22’’, terminant 3e du Marathon de Paris.

Sur ce Marathon de Paris, Benoît Z avait établi le record de France en 2h06’36’’. C’était en 2003. Un bail. Morhad Amdouni a dépoussière ce vieux record près de vingt ans plus tard. Le Corse, champion d’Europe du 10 000m en 2018 boucle en 2h05’22’’. Sur l’avenue Foch, il éclate de joie. 2’58/km de moyenne, une performance majuscule. Deuxième marathon de sa carrière, quatrième meilleure performance européenne de tous les temps ! 

Morhad Amdouni : « Ce record remet les choses en place  » 

Morhad Amdouni est venu pour améliorer son record (2h09’14, à Paris en 2019), le record de France en tête. Il courait pour la place aujourd’hui et termine sur le podium. A une poignée de secondes des Éthiopiens Deso Gelmisa (2h5’7’’) et Seifu Tura (2h5’10’’). Ces deux athlètes, départagés au sprint, sont rompus aux marathons, une dizaine chacun dans les jambes.

Pour Morhad Amdouni, tout frais sur la distance, ce chrono en 2h05’22 » est énorme. Parti avec la tête de course sur des bases légèrement supérieures à 2h05, le Corse s’est vite montré en forme ce dimanche matin bien frais mais ensoleillé (2°C au départ). Lorsque les Ethiopiens ont durcit la cadence, Morhad ne s’est pas affolé. Esseulé sur les 6-7 derniers kilomètres, il a tenu bon. Jusqu’au bout.  « À un moment j’ai cru que j’allais revenir sur les deux qui étaient devant mais il manquait des détails. Cela viendra. Notamment lors des ravitaillements où je n’ai jamais pu prendre ma gourde. Ce record représente beaucoup, cela permet de remettre les choses en place (…) Aujourd’hui on va parler de Morhad en mode marathon« , commente-t-il. Un petit goût de revanche dans l’air pour cet homme fort du jour, peu suivi par les partenaires jusqu’à présent.

Morhad Amdouni, nouveau recordman de France sur marathon aux côtés de Benoit Z, à l'arrivée du Marathon de Paris 2022.
Morhad Amdouni, nouveau recordman de France sur marathon aux côtés de Benoit Z. ©ASO-Antoine Decottignies.

« Il vaut 2h04 », dixit Benoit Z

La carrière de Morhad Amdouni sur marathon ne fait donc que commencer. Et à deux ans des J.O Paris 2024, cela promet. Le parcours parisien n’est pas le plus propice aux performances du calendrier mondial, on le sait. Le champion pourrait ainsi abaisser son chrono à Berlin, Valence ou Rotterdam.

Mais Morhad Amdouni tenait d’abord à revenir sur ce marathon capital. « Paris, c’est un choix du cœur. J’aurai pu courir à Rotterdam mais je tenais à courir ici. Je suis très heureux d’avoir montré que les coureurs français pouvaient être performants sur marathon. Et ça n’est pas fini. Dans deux ans, les Jeux olympiques de Paris ! » s’enthousiasme le nouveau recordman.

Benoit Z, présent sur cette édition n’a pas manqué de le féliciter : « Je suis honoré et fier que Morhad ait battu mon record de France. C’est un athlète complet, d’exception. C’est flatteur d’avoir un record qui a duré aussi longtemps. Cela laisse entrevoir de très belles choses pour lui sur marathon, il peut envisager se rapprocher du record d’Europe dans les années qui viennent. Je pense que sur un parcours plus roulant et avec plus d’expérience, il vaut 2h04‘ ». 2h04’ en 2024 ? On veut y croire !

« Il avait un temps dans sa tête, je pense qu’il n’est pas très loin. Les conditions n’étaient pas si mauvaises que cela. Il y a mieux à faire parce qu’il a loupé un maximum de ravitaillements, ce n’est qu’un débutant sur marathon. Il ne faut pas l’oublier » rappelle de son côté Jean-Claude Vollmer, son entraîneur.    

De son côté, le Franco-Suisse Julien Wanders, recordman d’Europe du semi-marathon, très attendu pour son premier marathon a terminé en 2h11’52, en 18e position au classement général.

Marathon de Paris : un nouveau record féminin

Sur cette 45e édition du Marathon du Paris le record féminin est aussi tombé. La Kényane Judith Jeptum a actualisé la meilleure marque de l’épreuve, détenue depuis 2017 par sa compatriote Purity Rionoripo (2h20’55 »). Judith Jeptum, 26 ans a coupé le fil en 2h19’48 ». Avec une belle avance sur ses deux poursuivantes éthiopiennes Fantu Jimma (2h22 »52) et Besu Sado (2h23’16 »). La première Française est Anaïs Quemener, qui termine en 14e en 2h37’26 ». 

Derrière ces champions, des milliers de coureurs poursuivent leur traversée de Paris, entamée sur les Champs-Elysées. Les derniers concurrents sont attendus en milieu d’après-midi sur l’Avenue Foch. Les résultats de cette 45e édition ici.



Côté compléments alimentaires, au milieu des « bonbons » sans intérêt, on trouve aussi de précieux alliés pour les sportifs. Notamment les BCAA, les vitamines et minéraux.

A la différence d’un additif, le complément alimentaire est une source concentrée vendue à part entière. Ce complément est censé apporter des substances manquantes ou insuffisantes dans le régime alimentaire normal d’un individu. Pour les pratiquants de sports d’endurance, plusieurs catégories de compléments sont intéressantes. Le point avec Frédérique Emery-Morel, nutritionniste.

Les acides aminés, des compléments alimentaires intéressants

La consommation de protéines autres que celles apportées par l’alimentation courante au quotidien n’est pas nécessaire. Mais deux acides aminés présentent un intérêt en course à pied.

La glutamine : c’est l’acide aminé le plus abondant dans l’organisme. Mais l’activité physique vide les réserves de glutamine plus vite qu’elle ne se reforme. Cela peut conduire l’organisme à détruire des cellules musculaires. Une supplémentation en glutamine réduit aussi la vulnérabilité aux infections après de gros entraînements. 

Les BCAA, ce sont des acides aminés dits « essentiels » dans notre organisme. Ils présentent un certain intérêt en nutrition sportive, car ce sont les premiers qui sont dégradés lors d’un effort. Une supplémentation peut donc être conseillée afin de diminuer la dégradation des protéines dans les muscles. Bonus : ils diminuent la production d’acide lactique, augmentant l’endurance et activant la récupération.

Précieux minéraux & oligo-éléments

En principe, ils sont apportés en quantité suffisante par une alimentation variée. Cependant, lors des efforts de longue durée avec fortes sudations, les pertes en minéraux doivent être compensées. Boissons de réhydratation et énergétiques peuvent apporter un supplément de sodium et des différents minéraux éliminés.

Du côté des oligoéléments essentiels, le fer est un allié. Surtout pour les femmes, souvent en déficit. Il synthétise les globules rouges et assure l’oxygénation des tissus. La spiruline, riche en vitamines et en fer, est connue pour accroître la résistance et prévenir les crampes musculaires.

Le zinc assure dans l’organisme le fonctionnement de plus de 200 enzymes. Elles permettent un métabolisme des glucides, lipides et protéines optimal. Enfin, le magnésium participe à la transmission de l’influx nerveux et à la contraction musculaire en plus de la solidité des os, des dents et du fonctionnement des organes.

Et les vitamines ?

La complémentation en vitamines ne doit être motivée que par la nécessité de compléter des apports nutritionnels insuffisants. C’est le médecin ou diététicien qui est en mesure d’évaluer. C’est-à-dire surtout en cas de fatigue prononcée ou lors des changements de saison.

Compléments alimentaires : gare aux excitants !

Les excitants – caféine, cola, ginseng, quinine, taurine, carnitine –, s’ils sont consommés en grandes quantités peuvent avoir des effets gênants. Comme l’insomnie, l’irritabilité, les troubles digestifs, les troubles du rythme cardiaque ou encore l’hypertension. Attention donc à les utiliser avec parcimonie. L’idéal est de prendre conseil auprès d’un professionnel de santé. Attention surtout à ne pas confondre les produits « énergisants » qui contiennent souvent de la taurine par exemple, avec les produits énergétiques, formulées spécifiquement pour les sportifs. 

Et les brûle-graisses, ça marche ? La consommation de ces substances n’a jamais été validée par des études scientifiques. Elles sont souvent d’ailleurs contradictoires sur les résultats à en attendre. Ces produits sont déconseillés dans le cadre une pratique sportive régulière. Et surtout ils ne font pas partie du respect de l’éthique sportive. 

Des compléments alimentaires, j’en prends ou pas ?

Les compléments alimentaires ne sont indispensables. Ni pour les sportifs de haut niveau ni pour les « amateurs ». En effet, une alimentation variée assure l’apport complet des nutriments essentiels. Le problème peut éventuellement venir d’une alimentation appauvrie. Les fameuses calories vides des produits raffinés remplacent souvent les produits naturels. Ceux-ci sont eux très riches nutritionnellement. Alors on pense d’abord au contenu de son assiette, on l’adapte au mieux. Et en cas de carences avérées ou de gros efforts à venir, on utilisera des compléments.



Le 9 juillet, l’Aube des Templiers regroupera 3 trails autour de la commanderie d’Avalleur, à proximité de Troyes dans l’Aube.

L’Aube des Templiers, nouveau trail au calendrier, aura lieu le samedi 9 juillet 2022 à la commanderie templière d’Avalleur, dans le département de l’Aube, à environ 25 km au Sud de Troyes. Il est organisé par l’association Cours Jusqu’à l’Aube en collaboration avec le département de l’Aube.

C’est l’un des rares ensembles français conservés d’époque templière (XIIe-XIIIe siècle). Le site qui l’entoure, le plateau d’Avalleur, avec ses forêts, ses champs et ses vignes, est un lieu privilégié pour le trail

A l’affiche de cette première édition donc, une randonnée et trois trails. Un 8 km (150 mD+), un 21 km (500 mD+) et 42 km (1 000 mD+). 

Sport et culture, pour l’Aube des Templiers

Cette nouvelle manifestation de Bar-sur-Seine associera sport et patrimoine. Une belle occasion de mettre en valeur les paysages de la Côte des Bar (territoire de champagne !).

L’Aube des Templiers a également pour but de sensibiliser à l’écoresponsabilité en mettant en place des actions concrètes permettant de réduire l’impact environnemental de la manifestation.

Outre l’événement sportif, plusieurs animations culturelles sont prévues tout au long de la journée.

Au cœur de la commanderie, les archéologues de l’Inrap accueilleront le public sur un important site de fouille

Des animations médiévales seront aussi proposées aux visiteurs, ainsi que des visites guidées du logis et de la chapelle. 

Les inscriptions ouvriront début avril et s’effectueront en ligne via ce lien.



Un manque de sommeil nuit à la performance et a des côtés néfastes sur l’organisme. Augmenter votre temps de sommeil vous sera bénéfique avant vos échéances importantes. 

Surtout n’allez pas croire que dormir c’est perdre son temps. Le sommeil est donc essentiel pour le maintien de votre santé. Dans le cadre de la pratique sportive, il fait partie intégrante de l’entraînement. Faisons le point avec Jean-Claude Le Cornec, entraîneur et organisateur de courses, notamment l’Ultra-trail d’Angkor.

Sommeil et performance sont liées

Un bon sommeil mettra votre corps au repos. Vous récupérerez de la fatigue physique et nerveuse accumulée dans la journée. C’est le meilleur moyen pour reconstituer les stocks d’énergie pour l’entraînement du lendemain. Un sommeil réparateur sera également le top pour récupérer au plan mental. Dans la récupération, on sous-entend également le sommeil, à savoir que si on ne dort pas assez, la performance pourra être impactée à court ou long terme.

« Il faut écouter son corps, mais ne pas s’écouter ». C’est-à-dire qu’il faut réussir à interpréter les signes précurseurs du manque de sommeil et ne pas se servir d’excuse d’un manque de sommeil pour ne pas s’entraîner.

Si un matin, vous êtes fatigué avant votre séance d’entraînement, devez-vous reporter votre séance ou pas ? Tout dépendra de votre fatigue. Car parfois il s’agit d’une fatigue passagère et courir sur cette fatigue ne vous sera pas néfaste. En revanche, s’il s’agit d’une grosse fatigue, il est préférable de reporter ou d’annuler la séance d’entraînement afin d’éviter un risque de blessure, entre autres.

Aucune étude ne permet de déterminer exactement combien d’heures de sommeil vous devez dormir par nuit. D’un athlète à l’autre, ce sera différent. Un adulte en moyenne doit dormir entre 7 et 9 heures.

La qualité du sommeil influe sur la qualité de la journée qui suit. Néanmoins, une insomnie la veille d’une compétition n’est pas forcément néfaste. Le plus important est la nuit l’avant-veille de la compétition et bien sûr, toutes celles qui précèdent… Souvent même, s’aligner sur la ligne de départ d’une compétition en ayant pas ou mal dormi avant n’engendrera pas forcément une contreperformance. Comme on dit parfois, la nervosité vous permet de réussir. Toutefois, votre perf sera réussie mais dans la force et la difficulté et parfois avec un manque motivation.

Vous manquez de sommeil si…Vous êtes fatigué en cours de journée, exécrable auprès de votre entourage, que vous avez besoin de caféine pour tenir la journée, que vous avez des difficultés à vous concentrer, que vous vous endormez immédiatement dès le coucher… Il existe d’autres symptômes comme un état dépressif, lequel perturbera également votre endormissement.

Manque de sommeil et performance, quels impacts ?

En une à deux semaines de sommeil insuffisant, vous êtes sujet à une  augmentation de Protéine C réactive (marqueur inflammatoire) et de cortisol (hormone du stress). En conséquence, votre rythme cardiaque augmente et votre système nerveux se place en constante stimulation.

Votre taux d’hormone de croissance diminue car celle-ci est sécrétée par l’hypophyse pendant le sommeil. Or, l’hormone de croissance permet de réparer les os et les muscles qui risquent donc de se trouver fragilisés.

Votre capacité à stocker du glycogène dans vos muscles diminue. Votre réservoir énergétique s’affaiblit et vous risquez de tomber en panne de carburant même si vous continuez à ingurgiter des glucides. Car ils ne pourront pas être stockés ; comme si votre réservoir de carburant fuyait…

Vos fonctions cognitives et vos réflexes s’amoindrissent. Cela augmente le risque d’accident. De même, votre mémoire perd de son efficacité. Conséquence : votre cerveau n’emmagasine pas les effets bénéfiques de l’entraînement. Le fonctionnement de votre corps impliquant vos muscles, vos nerfs n’impriment plus efficacement les informations reçues de votre foulée, la proprioception ou même l’aspect technique et tactique.

Votre taux de ghréline augmente tandis que votre taux de leptine diminue. Vous risquez de prendre du poids. En effet, la ghréline est une hormone digestive qui stimule l’appétit : son taux est élevé avant les repas et diminue à mesure que l’estomac se remplit. Elle est considérée comme l’antagoniste de la leptine, hormone produite par l’estomac, qui induit la satiété lorsque son taux augmente. D’où l’expression « qui dort dîne »…

Le sommeil fait partie donc intégrante de l’entraînement. Pour certains, un gain d’une heure quotidienne de sommeil pendant une longue période a nettement amélioré leurs performances. Annotez votre programme d’entraînement avec les temps de course, les aléas météorologiques, votre ressenti « dur ou facile », et si vous vous êtes entraîné après une nuit blanche ou une journée professionnelle fatigante etc. Tous ces indices vous permettront à vous ou à votre entraîneur d’analyser vos planifications d’entraînement.

Insomnia

Les 4 phases du sommeil

Chaque cycle de sommeil dure environ 90 minutes – parfois un peu plus chez certains – et comprend 4 phases décrites ci-dessous. Lors d’une nuit, on peut enchaîner, selon les personnes, 4 à 6 cycles de moyenne. Un cycle de sommeil optimal engendrant un sommeil de qualité est celui dans lequel les phases s’enchaînent de façon harmonieuse.

Phase I. C’est le sommeil « préparatoire » ou l’endormissement. Ralentissement et régularité de la respiration, apaisement du corps et du cerveau, lourdeur des paupières. Il s’agit d’une phase de somnolence avant l’endormissement.

Phase II. C’est le sommeil « lent et léger ». Il s’agit de la transition entre l’endormissement et le sommeil profond. Durant cette phase, le sommeil est fragile, tout signe extérieur peut nous réveiller.

Phase III. C’est le sommeil « lent et profond ». Ralentissement de l’activité cérébrale, et relâchement total de l’activité musculaire, ce qui nous amène à un sommeil profond. Cette phase permet la régénération du corps, et la récupération de la fatigue physique. Lors du sommeil profond, la personne dort très profondément. Pour certains, même le déclenchement d’une alarme intrusion ne les réveillerait pas.

Phase IV C’est le sommeil dit paradoxal. Apparition de mouvements au niveau des paupières, réveil de l’activité cérébrale devenant intense, irrégularité et accélération de la respiration, mais l’activité musculaire reste au repos. D’où le nom de « sommeil paradoxal ».

Il s’agit de la phase la plus importante pour l’apparition des rêves. Cette phase représente 20 à 25% de notre temps de sommeil total ce qui permet de récupérer la fatigue nerveuse, et de mémoriser les informations utiles acquises dans la journée. A la fin de cette phase, soit on se réveille, soit on enchaîne un nouveau cycle.

Bien qu’on découpe la tranche du sommeil en quatre phases, la phase de sommeil lent se décompose en deux étapes, sommeil lent très léger et sommeil lent et léger. Idem avec la phase de sommeil lent profond en sommeil lent profond et sommeil lent très profond.

Quand un train est passé, il faut attendre un nouveau train quelques temps… Cela s’appelle le « temps de latence » et dure quelques minutes.