Ce qui bluffe quand on prend cette ArcTeryx Norvan LD3 Gore-Tex en main, c’est sa légèreté, qui contraste avec son aspect robuste ! De fait, cette paire réussit le compromis d’une protection efficace en toutes conditions, sans l’inconvénient du poids supplémentaire qui va normalement de pair. Cette Arc’Teryx Norvan LD3 sera confortable sur les longues distances et protectrice sur les terrains engagés. En revanche, la souplesse et le dynamisme lui font défaut.
Protection toutes conditions et des détails soignés
L’empeigne en Gore-Tex protège en effet des conditions les plus humides, tout en évacuant la transpiration. De plus, la confection interne à deux couches réduit les frictions pour un confort optimal.
Par ailleurs, sa languette est reliée à l’empeigne sur toute sa longueur. Cela évite toute intrusion d’humidité, de débris végétaux ou minéraux. De ce fait, elle tient bien sûr parfaitement en place. On apprécie aussi la pochette prévue à son sommet pour ranger les lacets, une fois noués par un laçage classique et facile à régler. Le pare-pierre à l’avant se prolonge d’un empiècement en caoutchouc tout autour de la base de la tige. La protection vraiment efficace.
Joli coloris vert d’eau pour la ArcTeryx Norvan LD3 Gore-Tex version féminine.
La coque talonnière de cette Arc’Teryx Norvan LD3 GTX est assez haute et rigide pour une stabilité optimale. Attention toutefois, cela entraîne un risque de frottement sur la malléole externe. Un bon point pour la semelle intermédiaire qui gomme bien les aspérités des terrains les plus caillouteux. Enfin, la semelle extérieure dispose de crampons suffisamment proéminents pour accrocher sur les chemins boueux.
Elle a testé pour vous. Isabelle Guillot, 60 ans, mesure 155cm et pèse 45kg, 4 fois championne du monde de course de montagne, 2h36’16 » sur marathon. Conditions du test : environ 150 km avec des séances de tous types sur des surfaces variées : herbe, sentiers techniques ou roulants, boue, pierriers, devers et fortes pentes.
Pour sa 15ème édition, l’EcoTrail Paris a retrouvé le mois de mars et une météo printanière. De quoi permettre aux 9500 finishers de profiter des écrins de verdure aux portes de Paris.
Après une édition 2021 exceptionnellement disputée en juillet, l’EcoTrail Paris a renoué ce samedi avec sa date habituelle de début de saison. Pour cette 15e édition, une belle météo printanière. Les sentiers étaient plutôt secs dans les forêts franciliennes, mais il a fallu endurer le vent ici et là. 9 500 coureurs ont bouclé l’une des 5 distances à l’affiche ce samedi.
Un podium serré pour le 80 km de l’EcoTrail Paris
Cette année, l’ultra de 80 km a renoué avec son finish piquant au premier étage de la Tour Eiffel. 347 marches à gravir avant d’en finir ! Partis à 11h ce matin de la base de Loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines, une partie des coureurs bouclera à la frontale, un peu plus tard dans la soirée. Les premiers sont arrivés sur les coups de 16h.
Un podium groupé chez les hommes. C’était serré, jusque dans les escaliers de la Tour Eiffel. En tête, Nicolas Duhail, deuxième en 2021, s’est imposé en 5 heures 49 minutes et 46 secondes. L’Allemand Benedikt Hoffmann prend la deuxième place à 1 minute derrière, suivi par Yoann Stuck à 3 minutes.
Nicolas Duhail, premier à grimper les marches de la Tour Eiffel pour s’imposer sur le 80 km.
Côté féminin, Marilyne Nakache, championne de France de trail long en 2018, a été au-dessus du lot en 6h44’. Elle boucle devant Camille Thiré-Monnier en 7h08’ et Mélanie Egalon en 7h20. Sur le 45 km, 1468 classés partis des jardins du Château de Versailles pour rallier la capitale. Devant, deux beaux champions sacrés cette fois au pied de la Tour Eiffel : Vincent Viet en 3h03 et Anne-Lise Le Quéré en 3h41’.
Le 30 km de l’EcoTrail, plus gros peloton
Le 30 km au départ de l’observatoire de Meudon a lui vu défiler 2 656 concurrents. Ce fut le plus gros peloton de la journée. En tête, Gabriel Espada en 2h pile et la Belge Vanja Cnops en 2h14.
Sur le 18 km, également lancé depuis le site de Meudon, 2 485 concurrents à l’arrivée. Gatien Airiau a été le plus costaud en 1h10.
Enfin, sur le 10 km en boucle dans les allées du domaine de Saint-Cloud, un tour vite fait pour Simon Clot en 36’56’’ et Julia Dubois en 47’.
Gabriel ESPADA en 2 heures 00 minutes et 35 secondes Sébastien LEDAY en 2 heures 01 minutes et 14 secondes Julien GALOT en 2 heures 02 minutes et 30 secondes
Podium 30km Femmes :
Vanja CNOPS en 2 heures 14 minutes et 51 secondes Laure BOUCENA-BADON en 2 heures 23 minutes et 24 secondes Oriane DUJARDIN en 2 heures 27 minutes et 23 secondes
Podium 18km Hommes :
Gatien AIRIAU en 1 heure 10 minutes et 32 secondes Thomas BENICHOU en 1 heure 13 minutes et 32 secondes Colin OLIVERO en 1 heure 14 minutes et 22 secondes
Podium 18km Femmes :
Mylene BACON en 1 heure 22 minutes et 55 secondes Armelle D ESQUERRE en 1 heure 27 minutes et 50 seconde Barbara DEMAZURE en 1 heure 33 minutes et 3 secondes
Podium 10km Hommes :
Simon CLOT en 36 minutes et 56 secondes Geoffray GILLET en 38 minutes et 44 secondes Corentin LE BER en 38 minutes et 46 secondes
Podium 10km Femmes :
Julia DUBOIS en 47 minutes et 29 secondes Caroline DROUIN en 47 minutes et 40 secondes Isabelle POUGE en 47 minutes et 59 secondes
Pour bien récupérer, le repos est la première des phases à respecter. Mais de nombreuses méthodes vous permettent de gagner du temps pour repartir du bon pied. Tour d’horizon.
Après une compétition ou une grosse séance, vous devez mettre tout en œuvre pour régénérer votre organisme. Après ce temps de repos, vous serez en mesure de refaire une aussi bonne, voire une meilleure performance. La récupération fait partie non seulement de votre entraînement, mais aussi de votre vie de sportif. La négliger vous pousserait vers la blessure et/ou la fatigue chronique. Faisons le tour des solutions pour optimiser votre récupération.
Le dieu sommeil
C’est le seul « indispensable » de la régénération physique et psychique. Malheureusement, le sommeil est souvent perturbé par le stress et l’excitation avant et après une compétition. Il faut donc tout faire pour favoriser l’endormissement. Pour cela, évitez les séances de sport trop tardives, soignez votre alimentation, passez des soirées calmes. Couchez-vous à des heures régulières et en veillant à la qualité de sa literie.
Le repos passif
Quelques jours d’inactivité totale peuvent être indispensables après un effort long. Pour rendre cette parenthèse encore plus efficace, n’hésitez pas à adopter la position allongée avec les jambes à la verticale contre un mur.
Le repos actif
Quelques minutes après un effort intense, sans attendre que les muscles soient complètement refroidis, il est important de pratiquer un petit décrassage. Cela permet d’éliminer au moins une partie des déchets (toxines, acides) accumulés dans les muscles. Cela peut être un footing très léger, un peu de vélo en « moulinant », une marche active et/ou quelques étirements. Après une compétition, ce mode d’action devra être poursuivi pendant quelques jours.
Pour optimiser votre récupération, préférez les aliments aux PH basique, comme les légumes et les fruits frais, ainsi que les fruits secs.
Manger basique pour bien récupérer
C’est essentiellement par ce que vous ingérerez que vous aiderez votre corps à récupérer. D’abord, hydratez-vous dès la fin de l’effort. En petites quantités, fréquemment, avec des eaux minérales chargées en bicarbonates. Ensuite mangez des glucides, dans les 30 minutes après l’arrêt de l’effort. C’est ce que l’on appelle la « fenêtre glucidique ». C’est-à-dire la période ou le corps est prêt à assimiler les aliments de manière optimale. Vous pourrez rajouter un complément de poudre protéinée enrichi en acides aminés ramifiés (BCAA). Ces acides aminés essentiels (que l’organisme ne peut pas synthétiser lui-même) sont utilisés à l’effort en complément des glucides et des lipides. Ils accélèrent la cicatrisation des microlésions dues aux contractions excentriques subies en course. Le lendemain d’une compétition, continuez aussi à bien vous hydrater. L’élimination des déchets se fait par les reins et le sang. Du côte de l’assiette, passez au régime alcalin. Mangez plutôt des aliments basiques, c’est à dire des légumes, des fruits frais ou des fruits secs. A l’inverse, évitez les aliments trop acides comme la viande, les produits laitiers frais ou encore les céréales.
Se masser pour bien récupérer
Le massage est la méthode de récupération la plus facile à mettre en œuvre. Attention, il est plutôt contre-indiqué après un ultra où il peut aggraver un œdème. L’automassage vous permet d’adapter la pression à vos sensations. La base est d’avoir toujours des gestes qui remontent des pieds vers le cœur, jamais l’inverse. Son but est de désengorger les fascias au niveau superficiel. Et d’aller dénouer des tensions plus en profondeur. Pour augmenter de cet automassage, il peut être intéressant de vous aider d’un bâton spécifique à faire rouler sur la peau.
L’électrostimulation est plébiscitée pour optimiser la récupération.
L’électrostimulation
L’électrostimulation est plébiscitée en mode récupération. En provoquant de micro-contractions musculaires, cette technique favorise le retour veineux et l’élimination des déchets de l’effort. Cela constitue un bon drainage, très pratique à effectuer lors du trajet de retour (sauf si on conduit bien sûr), ou lors d’un moment de détente.
La cryothérapie
La cryothérapie est une méthode extrême très efficace. Elle n’est pas accessible à tout le monde, bien qu’elle se démocratise peu à peu. Il faut avoir accès à une sorte de « chambre froide » dans laquelle on s’enferme à une température variant de -110°C à -130°C durant trois minutes. Votre organisme réagit alors au froid selon un principe de vasoconstriction, puis de vasodilatation quand vous ressortez. S’ensuit une accélération de la circulation sanguine et donc, de la récupération. Pour faire plus simple, on peut aussi se délasser les jambes en prenant une douche froide ou ajouter un stock de glaçons à votre bain. Cette technique d’immersion en eau glacée est censée réduire les œdèmes et les dommages musculaires. Vous pouvez aussi choisir l’option douche, avec alternance de froid et de chaud.
La pressothérapie
Il s’agit de bottes de pressothérapie que l’on enfile jusqu’en haut des cuisses et qui, en se gonflant à différents niveaux en commençant par les chevilles, exercent une compression mécanique des tissus, facilitant le retour veineux. Là encore, l’accès à ces machines plutôt utilisées dans des centres médico-sportifs n’est pas forcément aisé, mais le drainage qui s’opère grâce à l’alternance des pressions et décompressions, est très efficace.
Le taping, un allié pour bien récupérer
Vous ne pouvez pas manquer ceux qui s’y sont mis… Ils décorent leurs corps de fines bandelettes colorées. Elles soulagent ainsi les muscles et les articulations. Contrairement au bien connu « Elastoplast », ces bandes de K-taping ne sont pas extensibles. Tout est dans l’art de les appliquer pour faciliter la récupération. Et là il faudra vous faire conseiller par un expert. Car il ne s’agirait pas de vous poser un garrot ! Il faut suivre attentivement le fil de vos articulations pour soulager la tension sur vos membres, sans jamais comprimer un passage veineux.
Les chaussettes de récupération sont de bonnes alliées pour activer la circulation sanguine.
Les vêtements de compression
Les produits de compression sont utilisés pendant l’effort pour limiter la fatigue et les lésions musculaires. Mais aussi après l’effort pour favoriser le retour veineux et la récupération. Mais attention, ce sont deux types de produits différents. Les chaussettes de récupération par exemple ne doivent pas être portées à l’effort. Pour courir, on utilise en effet plutôt des manchons (chaussettes sans pied) avec un tissage conçu pour maintenir les muscles et limiter les vibrations parasites. Attention aussi à bien choisir votre taille, avec une mesure précise de votre hauteur de jambe et circonférence de mollet.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/les-cles-pour-bien-recuperer-compex_electrostimulation-mini_visuel-ambiance_6.jpg13241984Isabelle Guillothttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngIsabelle Guillot2022-03-19 05:00:002022-03-16 12:46:3410 clés pour bien récupérer
La 35e édition de la Course du Coeur partira du Trocadéro à Paris le 23 mars. Une équipe de 12 coureurs greffés accompagnés de 160 coureurs s’élanceront sur les routes jusqu’à Bourg-Saint-Maurice en Savoie.
La Course du cœur revient ce 23 mars. Depuis deux ans la pandémie de Covid-19 a des répercussions dramatiques sur l’activité de greffe. Une chute de 25% a été observée pour l’année 2020, soit près de 1 500 greffes de moins qu’en 2019. Grâce à la mobilisation de tous l’activité de greffe a pu repartir à la hausse en 2021 avec 5 273 greffes réalisées. Mais la sensibilisation au don d’organes reste plus que jamais primordiale. La liste des personnes en attente d’une greffe ne cesse de s’allonger… Sensibiliser l’opinion et faire courir la vie, c’est le but de cette Course du Cœur depuis 35 ans.
Le grand relais solidaire pour la Course du coeur
Cette année, 12 coureurs greffés (foie, rein, moelle osseuse…) seront accompagnés par 160 coureurs, salariés de grandes entreprises solidaires de cette action menée par l’association Trans-Forme. Ensemble, épaulés par 150 bénévoles, ils courront entre 60 et 80 kilomètres pendant 4 jours et 4 nuits. 200 communes seront traversées par ce grand relais solidaire.
La Course du Cœur passera d’abord par les Hauts-de-Seine, les Yvelines et l’Essonne lors de la première nuit. Ensuite, le cortège est attendu en Seine-et-Marne au petit matin le lendemain, traversera le Loiret, l’Yonne et la Côte d’or. Le 25 mars, la Saône-et-Loire et l’Ain seront au programme. Puis cela se corsera à l’approche des montagnes en Savoie le 26 mars avant l’arrivée programmée à 16h le 28 mars aux Arcs 1800
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/course-du-coeur.png281332Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-03-18 05:00:002022-03-16 21:38:34La Course du Coeur revient le 23 mars
Vincent Machet fait partie de la catégorie « poids lourd » depuis toujours. Pour vivre ses rêves, il doit lutter contre son ennemi héréditaire. Rencontre avec ce passionné aussi courageux que généreux.
« Je ne veux pas courir pour maigrir mais plutôt maigrir pour courir », résume Vincent Machet.« Dégraisser le mammouth » comme il dit, c’est le combat de sa vie. Son obésité, ennemi hérité de sa mère, ne l’a jamais empêché d’aimer le sport. Son père lui a transmis le goût de l’effort, de randos en sorties à vélo. Ado, il tombe dans la marmite de la course à pied.
A l’arrière des pelotons
L’envie presque viscérale de courir le tient depuis son premier dossard. C’était sur Marseille-Cassis en 1998, sa première « grande course ». Son premier marathon a suivi en 2004, sur le Marseille Music Marathon. « Les orchestres pliaient bagages à mon passage, en plus de 5h », relève-t-il pour l’anecdote. Vincent n’a jamais boudé son plaisir à l’arrière des pelotons, comme sur le mythique New York Marathon. « J’ai couru New York pour mes 40 ans, dans le cadre d’une émission de M6, avec une équipe de coaching m’aidant à perdre du poids. C’était une expérience énorme. J’étais descendu à 140 kilos. »
Abonné à l’effet « yoyo », il oscille entre 130 et plus de 150 kilos. Les dossards qui égrènent son année l’aident à garder le cap. Il se bat. Et s’entraîne dur. 4 à 5 entraînements par semaine en croisant course, vélo, proprioception, musculation, squats, gainage. « Malgré ça, je n’ai pas les tablettes de chocolat mais plutôt le Nutella, c’est comme ça… ». Et la chirurgie bariatrique ? « Je m’y suis toujours refusé. Tant que j’ai une chance de pouvoir réaliser de beaux défis, je préfère continuer à me battre. »
Qu’à-t-il prévu cette année ? « J’ai repris du poids depuis le début de la crise sanitaire. Cela me « ralenti » évidemment beaucoup dans ma préparation pour de nouvelles courses. Mais je m’accroche. Je vais refaire quelques épreuves courtes en mixant marche et course, ainsi que des randos ce printemps pour arriver en forme l’été prochain. Et revenir plus fort en septembre sur le Serre Che Trail et enchaîner avec le Trail de Serre Ponçon.
Vincent Machet et son ami Michel Lanne sur le Marathon des Alpes Maritimes en 2019.
L’esprit Team Salami
Sur ces deux rendez-vous dans les Hautes-Alpes, Vincent défendra les couleurs de son team Salami. Ouverte à tous les amis, cette « version saucisson » du team Salomon carbure à l’autodérision. C’est que ce communiquant nourrit un goût certain pour les bons mots.De quoi faire sourire les « Facepotes » autant que les équipes Salomon. Jusqu’à un certain Kilian Jornet : « Grâce à ma petite notoriété, j’ai eu la chance de partager 24h en montagne avec lui. Un garçon d’une humilité déconcertante. Nous avons parlé très simplement de montagne, de faune et de flore. ».
Cet échange restera un beau souvenir. Depuis le décès de son père, emporté par un cancer, puis de sa mère dans la foulée, Vincent n’aspire qu’à vivre ses rêves en grand, pour ne rien avoir à regretter. Il s’est ainsi hissé au courage sur le glacier du pic de l’Etendard (3 464 m) avec Matthieu Brignon, puis tout près du Mont-Blanc du Tacul (4 248 m) en compagnie du champion Vincent Delebarre.
Des étoiles pour Héloïse
Battant, assurément, ce père de trois enfants est aussi un « vrai gentil ». Dur envers lui-même, tendre avec les autres. Les champions comme les anonymes héros de leurs combats quotidiens l’inspirent. Tout spécialement une petite Héloïse, atteinte d’une maladie génétique orpheline neuro-dégénérative. « Cette petite fille est bien plus grande que beaucoup d’entre nous. Elle a toujours le sourire, une force incroyable. Courir pour elle est une énorme source de motivation », explique-t-il. Pour soutenir l’association créée par ses parents, L’épuisette à étoiles, il s’est donné pour mission « d’envoyer du lourd » à chaque occasion. Plus récemment, Vincent a créé une nouvelle association, Les enfants du Run, ayant vocation à soutenir Héloïse mais aussi d’autres enfants, quels que soient la nature de leurs besoins.
Côté personnel, Vincent Machet vient d’achever son autobiographie, Autopsy d’un marathon, et cherche un éditeur? « Cela fait longtemps que je l’avais dans les tubes, et je l’ai écrit (et réécrit) à la fois comme un témoignage à transmettre et comme une thérapie personnelle ». Une leçon de vie.
Le 17 avril, le Full Moon Trail proposera deux courses nocturnes inédites entre Aix-en-Provence et Marseille.
Coup d’envoi à minuit pile, le 17 avril pour le nouveau Full Moon Trail. Imaginé par deux traileurs provençaux, Eric Razzoli et Eric Lechat, ce petit nouveau du calendrier 2022 se courra en Provence, un soir de pleine lune.
Full Moon Trail en 70 km ou 37 km
Deux formats à l’affiche de cette grande première. Le 70 km baptisé Estello cumulera 1720 mD+ et 1860 mD-. Le départ sera donné à minuit depuis le complexe sportif du Val d’Arc, à Aix-en-Provence. Le circuit mettra ensuite le cap sur Marseille, en passant les sentiers, du côté de Gardanne, Mimet ou encore Fabrégoules.
La Sainte-Victoire et le Massif de l’Etoile se réveleront ainsi au clair de lune, avant que le jour se lève, côté Méditerrannée. On traversera alors la cité phocéenne par les quartiers Nord. Puis ce sera le final, sur le port. Une arrivée originale, prévue sur le toit des Terrasses du Port, centre commercial situé dans les anciens docks.
Il faudra y pointer avant 14h10 pour compter parmi les finishers de cette première édition. A l’image de la SaintéLyon, ce nouveau trail nocturne printanier comptera 6 points de contrôle et 4 ravitaillements.
La deuxième épreuve, plus accessible est baptisée Phocéa. Elle comptera 38 km et 800mD+. Au programme, un départ à 4h du matin cette fois. Depuis la base de loisirs Décathlon à Bouc Bel Air, il s’agira aussi de rallier les terrasses du port de Marseille.
Confort et amorti pour cette nouvelle Adidas Adistar qui se révèle être un modèle stable et assez polyvalent.
Nouveau modèle maximaliste pour Adidas cette saison. Cette Adidas Adistar se démarque par une épaisse semelle et le gros renfort au niveau du talon. Cela procure un aspect massif à ce modèle. En pointure 44 2/3 le poids est de 345 g. C’est dans la moyenne haute pour une chaussure de running polyvalente. Toutefois, peut-être grâce à la cambrure du tiers avant, les premières foulées en endurance se font facilement, avec un déroulé du pied correct.
Stabilité et adhérence, deux points forts de l’Adidas Adistar
La stabilité est excellente et, associé à la bonne adhérence de la semelle Continental, cela permet de courir sur des chemins moyennement revêtus et parfois glissants. En revanche, le poids assez important est une contrainte lors de séances sur piste. Surtout si l’on est un coureur de moins de 75 kg. Dans ce cas, l‘ensemble manque alors de dynamisme. Adidas a vraiment privilégié le confort et l’amorti, ce qui se fait au détriment des sensations.
Pour le coureur d’un poids supérieur (85 kg), ces contraintes seront moins présentes. Dans ce cas, la Adidas Adistar sera alors plus à l’aise pour des séances dynamiques sur une piste d’athlétisme. En sortie longue (90 minutes) alternant bitume et chemins parfois boueux, le bon confort et la stabilité se confirment. Cela en fait un modèle bien adapté aux entraînements sur les longues distances.
Au final, cette paire d’Adistar s’oriente plutôt vers le coureur lourd. Elle sera alors vraiment polyvalente. Ou alors pour le coureurs plus léger privilégiant le confort, et pour qui les séances sur piste ne sont pas un élément important de leur entraînement.
On notera que la semelle extérieure est constituée de plastique collecté dans les océans et de polyester recyclé.
Il a testé pour vous. Frédéric, 56 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.
Perdre rapidement 2 kilos pour s’affûter en préparation marathon est un exercice délicat. On peut vite basculer dans l’affaiblissement musculaire ou la blessure. Suivez nos conseils pour ne pas commettre de faux pas.
Suivez un programme nutritionnel
Pour s’affûter vite sans mettre en péril votre santé, procédez par microcycles de 3 jours (renouvelables 2 ou 3 fois) suivis à chaque fois de phases de consolidations de 4 jours. Le principe des 3 journées d’attaque (lundi au mercredi) repose sur une diminution ciblée, mais non intégrale, des glucides. Pour un affûtage express, on peut aussi suivre un programme en 5 jours.
Le principe des 4 journées de consolidation repose sur l’équilibre alimentaire traditionnel (sans augmentation des quantités) en prenant soin de bien identifier et circonscrire la consommation de sucres simples, alcool et graisses saturées. Cette organisation présente l’avantage de laisser un peu de latitude le week-end (sorties, compétitions). Il est inutile de s’engager sur ce type de programme si l’on ne possède préalablement de bonnes habitudes alimentaires.
Attention à la collation d’après séance qui doit être ni trop grasse, ni trop sucrée.
Mangez équilibré au restaurant
Tous les restaurants ne se valent pas, mais il est certainement plus facile de se tromper dans un restaurant de type fast-food. Limitez-y donc vos repas. Les entrées et les desserts sont rarement des plats basiques dans les restaurants. Il s’agit souvent d’entrées et desserts élaborés et relativement nutritifs. Par prudence, il vaut mieux choisir la formule entrée + plat ou plat + dessert, plutôt que le menu complet. Prenez toujours quelques minutes pour étudier la carte. Il faudra y rechercher en priorité les légumes et les fruits. C’est un automatisme assez simple qui peut s’avérer très payant sur la durée.
Pour s’affûter, on oublie aussi bien sûr les boissons alcoolisées, les sodas et les jus de fruits à table. En lieu et place, l’eau minérale ou gazeuse, source complémentaire de calcium. Les jus de légumes sont une option intéressante en apéritif. Les vins blancs secs ou mousseux sont moins caloriques que les alcools sucrés (cocktails, vins cuits, etc.). Enfin, mangez très lentement.
Sélectionnez vos plats cuisinés pour s’affûter
En matière de plats cuisinés, il faut éviter les produits premiers prix. Côté portion, de 300 à 400 g au maximum. Evitez les plats de viandes ou de poissons transformés : lasagnes, hachis, moussakas, brandades. Ils sont souvent moins riches en protéines (car qualité et quantité de viande moindre) et plus riches en graisses cachées et céréales raffinées (lasagnes précuites, purée flocons). Et privilégiez plutôt les plats simples, avec féculents et légumes. Par exemple, un émincé de poulet aux petits légumes, un sauté de veau risotto, un porc au caramel riz champignon. Terminez le repas par un laitage maigre type yaourt nature, fromage blanc ou faisselle 20%, faisselle 20%, un petit fruit frais et une boisson chaude ou pauvre en sel.
Soignez la préparation de vos sandwichs
Choisissez bien votre pain pour 60 à 120 g (soit ¼ à ½ baguette) ou 2 à 3 tranches de pain de mie sandwich plutôt multicéréales ou complet. Pour la garniture, panachez les végétaux (tomates, poivrons, carottes, chou rouge, salade verte… Il faudra une source principale de protéines (jambon blanc découenné, viande des grisons, rôti de porc ou de bœuf, thon, saumon fumé, œufs…). Vous pouvez aussi ajouter une source de protéines secondaire comme 30 g de fromage, un peu d’algues, du surimi ou une terrine végétale. Pour l’assaisonnement apportant la matière grasse, privilégiez l’huile végétale, une vinaigrette allégée ou quelques lamelles d’avocat.
Contrôlez votre appétit en rentrant de courir
Les choix de collations sont une problématique récurrente lorsqu’on revient d’une sortie. Elles peuvent être trop sucrées ou trop grasses. Voici une sélection biscuits en sachets à emporter : Lu Petit Dej allégés ou Miel&Figue, Verkade Fruit&Form (abricot, fruits des bois), WeightWatchers Petits craquants, BN Allégés (aux fruits des bois), BN Casse Croûte original, Belvita Délices (pruneaux, framboises&cramberries, figues), Figolu, Petits beurre natures, Boudoirs Pâtissiers Mont d’Or (biscuit à la cuillère au sucre glace), Biscuit de Savoie, Prosper Pain d’épices au lait, Mc Vitie’s original, Lu Paille d’or, Lu Chamonix.
Healthy diet vegan food, veggie protein sources: Tofu, vegan milk, beans, lentils, nuts, soy milk, spinach and seeds. Top view on white table.
Sélectionnez viandes et poissons pour s’affûter
Apprendre à sélectionner les viandes et poissons est un paramètre clé dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré. Et plus encore pour s’affûter ! Notamment pour la maîtrise des graisses saturées car ces aliments en sont les principaux pourvoyeurs. Côté viandes, privilégiez sanglier, cheval, dinde, poulet, bifteck, rosbif, ris de veau, filet de veau, steak haché 5% ou filet de porc. Côté poissons : lotte, lieu, brochet, limande, sole, morue, raie, colin, carrelet, bar, turbot, flétan, truite ou mulet.
Limitez les produits laitiers
Les produits laitiers issus des bovins constituent un groupe alimentaire important dans notre alimentation. En effet, ils représentent une source majeure de calcium (300 mg pour 25cl de lait ou 30g de gruyère). Ils permettent également de compléter nos apports en protéines et en vitamine D3 (laitages non maigres pour la vitamine D). Ceci étant dit, libre à chacun de faire le choix d’en consommer ou non, ou d’en faire un usage modéré en alternant avec d’autres aliments.
Des sources de calcium non animales existent, même si ce calcium est moins bien assimilé : les légumes verts (cresson, brocoli, chou chinois, persil…), les légumineuses (soja, lentilles, pois chiches, haricots secs…), les graines oléagineuses (amandes, noisettes, sésame), les fruits secs (figue sèche, abricot sec), les algues, les fruits de mer, les eaux minérales (Hépar, Talians, Vittel, Contrex). D’une manière générale, pensez aussi aux aliments HDN.
Ne misez pas que sur le sucre au ravito
C’est plutôt valable en ultra, où il faut parfois être en mesure de manger salé, en cas de dégoût du sucré. Dans cette configuration, la priorité est essentiellement la digestibilité et la bonne biodisponibilité des sucres (index glycémique élevé). Voici quelques préparations salées à emporter : cake salé maison (avec le minimum de graisses), pain de viande maison (viande hachée 5%, poulet, boudin noir dégraissé), barre d’avoine salée maison, quiche (privilégier les pâtes brisées ou les pâtes à pizza) au jambon dégraissée ou au fromage (Comté, emmental) ou polenta de maïs ou de blé au fromage (Comté, Emmental).
Le Riyadh Marathon, disputé le 5 mars, entre de belle manière sur la scène running avec 10 000 participants pour sa première édition et un gagnant en 2h06′.
Riyadh, nouvelle destination sportive mondiale. Le Royaume d’Arabie Saoudite lanceune grande promotion des secteurs du sport et du tourisme. Et cela, dans le cadre du programme Vision 2030. Ce plan vise à faire sortir le pays de sa rente pétrolière historique en diversifiant son économie.
Ce nouveau Riyadh Marathon s’inscrit donc dans cet élan. La première édition, disputée le 5 mars a attiré 10 007 inscrits, dont 32% de femmes. 103 nationalités y ont participé. Un beau succès populaire. Quatre courses se sont ainsi enchaînées sous le soleil de la capitale saoudienne : 4 km, 10 km, semi et marathon. Amaury Sport Organisation, qui orchestrait ce même week-end le Semi de Paris, a apporté son support technique à cette première.
Plaisant et roulant, ce Riyadh Marathon
Le peloton du marathon fut le moins dense du week-end avec 375 classés mais les chronos se sont affolés. Le circuit de ce Riyadh Marathon premier du nom s’est montré à la fois touristique et performant. En effet, le vainqueur, Tadese Tsegaye Getachew termine en 2h06’26’’. Chez les femmes, Nare Tadu Teshome inscrit son nom au palmarès en 2h26’37’’.
Le prochain évènement sportif prévu en Arabie saoudite sera aussi une course. Le week-end du 18-19 mars,l’Alula EcoTrail promet d’enchanter. Ces circuits de 10 à 80 km, parcourront l’Oasis Al-‘Ula, site archéologique situé en plein désert, au Nord-Ouest du royaume. Reportage à suivre dans le prochain numéro du magazine.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/05-03-2022-riyadh-marathon.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-03-11 05:00:002022-03-10 16:02:24Riyadh Marathon : une grande première
Une douleur rebelle dans la région du genou, ou une tendinite au mollet ? Une gêne à la marche, à la course, aux appuis latéraux ? Une mauvaise adaptation aux différents terrains rencontrés ? Un même responsable potentiel : la tête du péroné.
Le saviez-vous ? Une entorse de la cheville peut provoquer une douleur externe au genou.La tête du péroné est une pièce anatomique particulièrement indispensable se situant dans le genou, une région souvent en cause dans les blessures des coureurs. C’est l’extrémité osseuse formant une bosse naturelle à la partie haute et externe de la jambe. Situons rapidement les choses. La jambe est composée de deux os : tibia et péroné. Et de deux groupes musculaires : le mollet en arrière et un groupe de muscles nommé loge antéro-externe en avant.
Le tibia et le péroné sont reliés par deux articulations. Une en haut, la péronéo-tibiale supérieure, que nous analyserons dans le détail. Et une en bas (péronéo-tibiale inférieure) formant la cheville (avec un autre os nommé astragale). Et une membrane appelée membrane interosseuse. Autant le tibia apparaît massif, solide, droit. Autant le péroné se trouve filiforme, torsadé et pourtant si utile. Il est composé de trois parties : deux extrémités entourant le corps ou diaphyse.
Incidents pouvant agir sur la tête du péroné : entorse de la cheville ou du genou // chute sur les pieds // tension musculaire dans la loge antéro-externe du segment jambier // défaut d’appui plantaire // claquages musculaires au niveau de la partie postérieure de la cuisse de la jambe.
De la cheville au tibia
Celle du bas compose la partie externe de la cheville : malléole où s’insère le fameux ligament latéral externe mis à mal par les (fréquentes) entorses de cheville. Celle du haut réalise avec le tibia un carrefour à risques. Son importance est due aux nombreux éléments passant ou s’insérant à ce niveau. En premier lieu, la branche externe du nerf sciatique qui apporte le courant à tout ce qui se trouve dessous : jambe, cheville, pied.
Passent aussi à ce niveau des artères, des veines, des lymphatiques. Tout près se trouve une zone ganglionnaire dans le creux poplité (derrière le genou).
Sur la tête du péroné s’insèrent :
le ligament latéral externe du genou responsable (avec son homologue interne) de la stabilité latérale du genou.
le biceps crural = muscle postérieur de la cuisse qui a pour action, entre autres, de fléchir le genou et s’en va s’insérer plus haut sur un os du bassin.
le muscle du mollet (par l’intermédiaire d’une de ses parties).
un ligament important pour le genou appelé ligament poplité.
enfin, un muscle servant à relever le pied et à soutenir le ligament externe de la cheville, nommé long péronier latéral.
Tête du péroné : un carrefour délicat
Compte tenu de la densité anatomique de cette région, toute modification au niveau des muscles, ligaments ou autres enveloppes tissulaires s’insérant ici, entraîne bien souvent des répercussions (tensions excessives, malpositions, etc.) sur cette tête péronière. Et amène ainsi des conséquences plus ou moins fâcheuses sur tout ce qui passe à proximité ou sur les autres insertions.
Par exemple, une entorse de cheville en raison de son attache sur la malléole péronière peut entraîner une malposition de la fibula (autre nom du péroné). Et elle pourra elle-même favoriser une entorse de genou, du fait de l’attache de son ligament externe sur la tête du péroné. Ou encore une tendinite du biceps fémoral pour les mêmes raisons. Une malposition de tête péronière peut comprimer le nerf sciatique poplité externe. Et donc entraîner une paresthésie (atteinte de la sensibilité) de la jambe et du pied sous-jacents. Et ainsi de suite suivant les circonstances…
Dégageons de ces quelques données certains préceptes :
un traumatisme à un endroit donné peut en entraîner d’autres à distance.
inversement, un problème localisé peut avoir été créé à distance.
enfin, ne pas négliger une banale entorse ou tendinite et toujours aller voir plus loin ce qui a pu s’y passer.
rechercher l’origine de tout problème : chaussures inadaptées, problèmes morphologiques…
rechercher le traumatisme primaire qui peut se révéler douloureusement à distance. Exemple : entorse de la cheville provoquant une douleur externe du genou.
Tendinite du mollet, douleur au genou, que faire ?
Commençons par un problème existant : entorse récidivante de la cheville, douleur de genou récalcitrante aux traitements, tendinites au mollet, à la cuisse ou encore gêne à la marche (sciatique basse), etc.
Ici, et sans tarder, faites examiner cet endroit « crucial » par quelqu’un de compétent. L’ostéopathe, le kinésithérapeute du sport ou le médecin qualifié. Lui (ou elle) décidera du bien fondé de ces observations péronières. Décèlera peut-être la position inhabituelle (trop haute, trop basse ou autre) et le manque de mobilité de cette articulation. Que fait-il ensuite ? Eh bien, il essaie de tout remettre à peu près en place en mobilisant cette pièce osseuse, en maintenant le tibia de l’autre main (tout ceci se fait après certaines vérifications anatomiques ou encore radiologiques) ainsi que des manœuvres ou massages décontracturants, sur les muscles entourant cette région.
En prévention, il faut systématiquement se faire traiter après chaque ennui, entorse, tendinite, contracture… de l’ensemble genou-jambe, cheville-pied. Encore mieux : éviter les ennuis en pratiquant des étirements. Vous devez étirer les muscles postérieurs situés derrière la cuisse, les mollets et enfin, les muscles se situant entre le cou-de-pied et la tête du péroné sur le devant et le côté externe de la jambe.
Au final, ne négligez aucune douleur au genou, surtout si elle est lancinante et s’éternise. Ensuite, ayez la puce à l’oreille dès qu’un accident quelconque du genre entorse ou craquement sinistre arrive de ce côté là…
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/douleur-ressentie-a-l-arriere-du-genou-c-est-peut-etre-la-tete-du-perone.jpeg9601440Jean-Pierre de Mondenardhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngJean-Pierre de Mondenard2022-03-10 11:45:002022-09-09 15:45:03Douleur au genou : et si c’était la tête du péroné ?
Parmi les 40 000 coureurs du dernier Semi-marathon de Paris, de nombreux finishers ont battu leur record. Comme Raphaël, qui nous raconte sa virée à travers Paris en fête.
Après la pluie, le beau temps. J’aurai dû courir le semi-marathon de Paris en 2020. Mais il a été annulé en dernière minute à cause de la crise sanitaire, alors naissante. Je n’ai pas pu courir e Semi de Paris 2021 reprogrammée en septembre. Me revoilà donc ce 6 mars 2022. Heureux de participer à ce plus grand semi de France, un dossard Adidas sur la poitrine.
Ciel bleu, temps frais : les conditions sont parfaites. Et la fête a été belle tout au long de ses 21 km, avec des musiciens et du public pour nous encourager. Un tel engouement fait chaud cœur en ces temps troublés !
En octobre dernier, j’avais terminé le semi de Run in Reims en 1h41’04’’. Sur ce Semi de Paris, j’ai envie de faire mieux. Objectif : passer sous les 1h40’. Arrivé dans la zone de départ, bien échauffé, je m’élance bientôt. C’est toujours un moment clé. Il faut savoir se placer mais également ne pas s’emballer. Je cherche ma cadence sur ce premier kilomètre. Le peloton est compact. Il y a ceux derrière, qui veulent passer vit, et ceux qui partent très prudemment.
Malgré la fraîcheur matinale, le corps se réchauffe assez vite. Je reste concentré, le en plus régulier possible. Écouteurs vissés aux oreilles pour être dans ma bulle, je fixe l’horizon pour avancer au tempo prévu, l’œil sur la montre. Bientôt, l’avenue de Gravelle. Un passage redouté pour son léger dénivelé. Je passe la côte sans problème, concentré. Seul hic, je ressens déjà un manque de sucre au bout de 6km. Cela me tiendra jusqu’à la fin du parcours même si les pâtes de fruits et eau sucrée vont me permettre de maintenir mon allure sans effort. Passage au 10km en 45’30’’. Nickel !
Il faut le souligner, le parcours est idéal. S’il n’est jamais plat, il est très rythmé, dynamique. On profite de nombreuses relances. Surtout sur la deuxième partie avec beaucoup de faux plats descendants. On s’y fait plaisir, tout en étant très relâché. D’ailleurs, mon chrono s’affole avec une moyenne de 4’25km/h entre les kilomètres 10 à 17 km. Puis il remonte légèrement, notamment au niveau du passage entre le 17e et le 19e kilomètre. C’est un peu les « montagnes russes » le long des quais de Bercy, bien casse-pattes en fin de course. Mais, je sens que je peux réaliser un bon chrono.
Alors je débranche le cerveau et donne tout ce qu’il me reste sur les derniers kilomètres. Les jambes sont plus lourdes. Mais la foule massée vers l’arrivée et la perspective de terminer dope le mental. Finish line, j’y suis enfin. Le chrono est là : 1h34’27’’. Record personnel, avec plus de 6’30 de gagner en quelques mois ! Un sentiment de bien-être et de fierté m’envahit. Merci les endorphines ! Ce week-end a été parfait, le chrono mais aussi la bière et le burger avec les copains.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à courir une course. Je n’ai désormais plus qu’une envie, accrocher un nouveau dossard dans les prochaines semaines. Et je peux déjà le dire, rendez-vous pour le Semi-marathon de Paris 2023 !
Raphaël Gilleron, heureux finisher du Semi de Paris 2022.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/Semi-de-Paris-2022-20220306SMP1073-A.S.O._Maxime_Delobel.jpg529794Raphaël Gilleronhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngRaphaël Gilleron2022-03-09 12:00:482022-03-09 12:46:46Semi de Paris : « J’ai battu mon record »
Noliju, c’une marque française écoresponsable dédiée aux femmes actives capables de cumuler 3 vies en 1, ça vous parle ça non ?
Qui se cache derrière Noliju ? Norah,qui après des années comme responsable marketing pour des grandes marques de prêt à porter s’est demandée si c’était normal qu’il y ait autant de différences entre nos vêtements de sport ultra-confortables, et ceux « de ville » lookés mais souvent peu confortables au quotidien.
Noliju, la seule limite c’est vous
A la suite de ce constat, Noliju est né. Noliju pour NO Limits Just U. Donc, pas de limite. Dans le sport, dans les performances. Mais pas de limite non plus dans l’esthétisme. En effet, ce n’est pas parce qu’on fait du sport qu’on ne peut pas être jolie aussi. En somme, la seule limite c’est nous-même ! Alors soyons belle et sportive au quotidien.
Et c’est le pari qu’a réussi la marque. Ecoresponsable pourquoi ?
Les produits et matières premières sont issues de pays d’Europe. Chaque pièce est faite avec des tissus recyclés et non toxiques. Et elles sont à usages multiples : sport, travail, famille…. Enfin, Noliju s’inscrit dans le mouvement slow fashion avec un système de préventes. Cela permet d’éviter les surstocks, avec une mise en œuvre de la fabrication en fonction de la demande.
Legging Noliju ArthurEnsemble Noliju Arthur
Ensemble Arthur, ultra-confort
Et le look alors ? Nous avons testé l’ensemble Arthur.
Le confort de ce legging Noliju est top. Il monte haut sur le ventre et ne glisse pas. La texture est épaisse et donc non transparente et d’une douceur incroyable.
Dans la ceinture haute (sans système serrage par un cordon) parfaitement ajustée, se cache une petite poche bien pratique pour mettre une clé mais trop petite pour un téléphone.
La brassière débardeur est à la hauteur du legging. L’imprimé est très réussi. On peut d’ailleurs la porter aussi tous les jours. Les bretelles croisées dans le dos apportent tout le maintien nécessaire pour la pratique de la course à pied. Mais cela est valable aussi pour plein d’autres sports. Yoga, fitness, et même le tennis !
Les matières sélectionnées sont très confortables, respirantes avec des détails et finitions issues de l’univers de la mode.
C’est ce mélange qui est totalement différenciant par rapport aux autres marques de running. En somme, je suis convaincue par Noliju !
Figure de la communauté running, l’artiste Vincent Dogna peint depuis douze ans sa passion pour la course à pied. A son actif, 35 marathons et plus d’une centaine de toiles toutes en émotions. Rencontre.
« La course à pied est ma source d’inspiration, la peinture mon mode d’expiration », voilà le mantra de Vincent Dogna. Courir et peindre, et vice et versa. Ses deux passions sont intimement mêlées. Ce que l’artiste fixe sur la toile, c’est ce que le coureur ressent. Le sentiment de « déjà vu » est troublant. Regarder sa peinture, c’est replonger dans ses propres souvenirs, revivre une émotion enfouie. Sa quête artistique est dans ce partage : « Le plus beau compliment, c’est me dire : vous êtes coureur, cela se ressent », confie l’artiste, que la course à pied a révélé.
Vincent Dogna sur l’une de ses nombreuses expositions.
Objectif 42 marathons
Après ses études d’art – trois ans à l’Ecole supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, puis deux ans aux Métiers d’arts du Hainaut en Belgique – Vincent Dogna, tente de percer dans la veine surréaliste. Faute de succès, il passe à autre chose, il faut bien payer les factures… A la trentaine, il devient graphiste puis directeur artistique.
A l’époque, son quotidien n’a rien de sain. « Dans les années 80, je tournais à deux paquets de cigarettes par jour. J’étais tout sauf sportif. Et puis un jour, j’ai voulu arrêter de fumer. C’est comme cela que je me suis mis à la course à pied, entraîné par un copain. Mon premier dossard, c’était le Cross du Figaro, en 1992. 6 km et j’ai cru ne jamais y arriver. Au final, j’ai été applaudi comme si j’étais le premier. J’ai adoré l’ambiance. »
Le voilà donc piqué. S’enchaînent 10 km, semis, puis marathons. Paris en 1995 fut son premier. Il ira courir et découvrir le monde au pas de course : New York, Athènes ou encore Prague, son marathon record (3h16’ en 2004). A ce jour, 35 marathons bouclés mais un objectif affiché à 42 « pour la symbolique du nombre », précise le sportif de 57 ans.
42,195 km, série Splash.
Peindre pour courir par procuration
Et la peinture alors ? On y revient. En 2006, le marathonien vit une série noire : sur-entraînement, pubalgie, entorse à répétition…. Blessé, frustré de ne plus pouvoir cavaler, il ressort son chevalet. « Je n’avais pas touché les pinceaux depuis 20 ans ! J’ai décidé de peindre des coureurs pour vivre ma passion par procuration parce que courir me manquait », explique-t-il. Son geste fondateur : une ligne bleue jetée sur une toile vierge. Cette ligne, fil d’Ariane guidant le coureur pendant 42 kilomètres sera sa « muse ». L’artiste en (re)devenir file la métaphore : « C’est la trajectoire idéale, celle que l’on aimerait tous suivre au plus près pendant 42.195 km comme dans la vie ». Elle lui portera chance et inspirera une première série de toiles. Touche par touche, soir après soir, en rentrant du boulot, Vincent peint ses émotions au milieu du salon familial. Des natures mortes représentant des moments clés de la vie d’un coureur, ou des scènes de course, inspirées de photos prises sur le vif.
Au bout de deux ans, encouragé par son entourage, le père de famille dévoile son travail hors ses murs. Et cela démarre fort. Au culot, en 2009, il décroche une première exposition au Ministère de la Jeunesse et des sports. L’année suivante, son tableau « Blue line », sa « Joconde », sera sélectionnée au salon des artistes français du Grand Palais. Belle mise en lumière !
Vincent Dogna, en train de peindre son tableau à l’effigie du prochain Marathon de Nantes.
Vincent Dogna expose sur les courses
Dans la foulée, il tient son premier « stand » sur les Foulées de la Butte Montmartre. A deux pas de la place du Tertre et de ses peintres. Un signe ! Enthousiasmé par ses premières ventes, il quitte son job pour se consacrer à sa peinture. Depuis douze ans, il enchaîne sans relâche les expositions : 170 à ce jour, du Stade de France à Commission Européenne. Avoir fait rentrer le running dans cette institution est source de fierté.
En parallèle, il multiplie les stands sur les courses afin de vendre ses œuvres, toiles originales, tirages d’art signés, broches ou encore t-shirts à l’effigie de son « 42.195 km ». Vannes, Nice-Cannes, Laval, Deauville, Le Beaujolais, Metz, Paris mais aussi Genève, Prague, Trévise, Madrid ou encore Barcelone…. Ave ses tableaux bien empaquetés dans sa voiture, ce passionné a cumulé près de 200 000 kilomètres pour exposer une centaine d’œuvres regroupées sur son site www.ARTandRUN.com. Des « Dogna » sont ainsi accrochés chez des sportifs amateurs d’art en Grèce, à New York, au Canada ou encore au Kazakhstan ! Après deux années blanches, Covid oblige, on retrouvera avec plaisir Vincent Dogna sur les « villages » des courses ce printemps. L’artiste sera du 31 mars au 2 avril, sur le salon du marathon de Paris, Run Expérience, puis sur le Marathon de Nantes, sur le Marathon de la Loire ainsi qu’au Marathon du Luxembourg.
40 000 coureurs ont participé à la 30e édition du Semi de Paris ce dimanche 6 mars. Une belle fête dans les rues de la capitale pour ce plus grand semi-marathon de France.
Temps frais et sec : des conditions idéales pour ce semi de Paris 2022. Après une édition automnale exceptionnelle en septembre dernier, le plus grand semi de France a retrouvé sa date printanière habituelle. La 30e édition s’est courue ce 6 mars, un mois pile avant le prochain Marathon de Paris. Parmi les 40 000 inscrits, deux tiers du peloton courait l’épreuve pour la première fois. Les femmes représentent 36% du peloton, un pourcentage qui ne cesse d’augmenter.
Prise de la Bastille
A partir de 8h du matin, les coureurs se sont élancés en plusieurs vagues depuis le Pont de Sully sur l’île Saint-Louis. Le cortège a défilé dans les rues de la capitale dans une ambiance rythmée. Rue Rivoli, Hôtel de Ville, Quais de Seine, Bibliothèque François Mitterrand, bois de Vincennes : il y a avait du public pour applaudir les coureurs. Le final s’est joué en fanfare, au cœur de la place historique de la Bastille.
Des temps rapides sur ce Semi de Paris
Les derniers n’étaient pas encore partis que l’on célébrait les vainqueurs de cette 30e édition ensoleillée.
En tête, une razzia kenyane. Au kilomètre 8, Boniface Kibiwott a accéléré avant de s’échapper seul sur les 5 derniers kilomètres. Il s’impose en 1h00’52’’. Ses compatriotes Vincent Yegon en 1h01’18’’ et Benard Kimelli en 1h01’23’’ complètent le podium. .Le premier français, Benjamin Choquert termine 7e en 1h03’38’’.
Chez les femmes, la victoire s’est jouée au sprint. C’est l’Ethiopienne Nigsti Haftu qui remporte la course en 1h07’37’’ devant la Kenyane Joyce Tele dans le même chrono. Le podium est complété par une autre kenyane Brillian Kipkoech en 1h09’18’’. La Française Margaux Sieracki, qui s’alignait pour la première fois sur la distance, termine 6e en 1h11’01’’.
L’athlète handi fauteuil Damien Appéré est lui devenu le nouveau champion de France de semi Handisport en 1h01’54’’ d’effort. Tous les résultats ICI.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/06-03-2022-harmonie-mutuelle-semi-marathon-de-paris-place-de-la-bastille.jpg6661000Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-03-06 16:57:432022-03-06 16:57:46Semi de Paris : une 30e ensoleillée
Travailler sa VMA, on peut le faire a priori jusqu’à 70 ans, mais pas de la même façon. Plus les années passent, plus la prudence est de mise. Voici quatre séances en adéquation avec chaque tranche d’âge pour améliorer ou entretenir votre VMA, tout en évitant de vous blesser.
A moins de débuter le sport après 40 ans, on s’aperçoit que bien souvent après cet âge, ce n’est pas le souffle qui manque, mais les facultés de récupération qui s’amoindrissent et la carrosserie qui se fragilise. Jusqu’à 45 ans, ces changements ne se font qu’à bas bruit. En effet, nombre d’athlètes réussissent à garder le même niveau de performance malgré leur nouveau statut de « master ». C’est après 45 ans qu’il devient plus risqué de s’astreindre à de fastidieuses répétitions sur une piste d’athlétisme. Et ce encore plus lorsqu’on n’y a jamais mis les pieds. Heureusement, il est tout à fait possible d’améliorer votre VMA en vous entraînant en pleine nature, en côte ou en séances de « vite-lent-vite ».
4 types de séances VMA « spécial masters »
Toutes les séances présentées ici devront être précédées d’un footing d’échauffement d’au minimum 20 minutes, et suivies d’un retour au calme d’environ 10 minutes.
Pour les – de 45 ans : la séance sur piste
Jusqu’à cet âge, vous pouvez encore quasiment tout vous permettre. Et notamment courir sur la surface exigeante d’une piste d’athlétisme. Pour accéder à cet équipement, il est souvent nécessaire d’être membre d’un club d’athlétisme, de triathlon ou d’une association de coureurs sur route. Cela permet en plus de bénéficier des conseils d’un entraîneur et de l’émulation d’un groupe. Vous y ferez aussi bien des séances de VMA courte (séries de 200 m, 300 m, 400 m, etc. ou pyramides) que de VMA longue (800 m, 1000 m, etc. ou pyramides) toujours en soignant les récup qui doivent être actives (en footing).
De 45 à 50 ans : VMA courte sur piste et VMA longue en nature
Après 45 ans, il faut être extrêmement prudent lorsqu’on programme des séances sur piste. On recommande de les limiter à une seule par semaine. En plus du sol, c’est l’ambiance du lieu qui est redoutable, car le chrono est intraitable. Avec ses distances mesurées au centimètre, vous ne pouvez pas tricher, le couperet tombe à chaque répétition. Il y a aussi la pression du groupe, bien souvent présent lorsqu’on est sur un stade, et qui vous pousse dans vos derniers retranchements. Cette ambiance peut vous faire dépasser vos limites et vous conduire à la blessure, surtout après 45 ans. Se produit ainsi l’effet inverse à celui que vous recherchez, à savoir la progression ou tout au moins le maintien de vos performances.
A moins de débuter, il est en effet rare que vos performances s’améliorent significativement après 45 ans. C’est plutôt une lente régression que vous observez au fil des années qui passent. A vous de la freiner au maximum. Pour éviter les arrêts très préjudiciables générés par les blessures, limitez vos séances hebdomadaires à de la VMA courte. Vous profiterez ainsi de la qualité de l’infrastructure pour aller vite, tout en limitant la durée des sessions donc le nombre de chocs au sol. Pour la VMA longue, préférez un bon chemin stabilisé en nature, où vous pourrez travailler à l’aide d’un cardio-GPS ou aux sensations, en vous libérant ainsi du stress du chrono et en étant plus à l’écoute des signaux d’alerte de votre organisme.
De 50 à 60 ans : la séance de « vite-lent-vite » en nature
C’est la séance de base pour travailler sa VMA en minimisant les traumatismes. Il s’agit d’alterner des sessions de 30s courues vite, et des récupérations également de 30s courues lentement. Vous pourrez ainsi effectuer plusieurs séries de 6 à 8 intervalles de 30s-30s, entrecoupées de footings de récupération d’environ 2 mn. Au début, on peut les écourter à 20s, puis cela peut évoluer vers des 40s, 45s, voire 1mn. Le plus simple, c’est d’utiliser la fonction « compte-à-rebours » de votre montre chrono en la faisant sonner par exemple toutes les 30 secondes (à régler selon la périodicité choisie).
A votre âge, l’essentiel de la réussite tient en plusieurs facteurs… D’abord il faut courir vite mais relâché, en étant en effort sous maximal, c’est-à-dire en étant capable de trottiner activement entre chaque portion rapide. Ensuite, il vous faut organiser cette séance dans un lieu et sur un sol où vous ne risquez pas d’être gêné par quelqu’un ou quelque chose. Et où vous pouvez travailler vos appuis au sol sans souci d’entorse. Les pelouses des terrains de grands jeux sont par exemple très pratique. On peut y accélérer en aller-retour en récupérant à chaque extrémité. Ce type d’entraînement sera à réaliser en alternance avec la séance n°4. En conservant toujours au minimum un jour de repos et un footing léger entre 2 sessions de fractionné.
Pour les plus de 60 ans : la séance de côtes
Au niveau cardiovasculaire, si vous vous êtes bien entretenu, vous pouvez encore être performant. Par contre, niveau carrosserie, vous devenez de plus en plus fragile. Les contractures, élongations, et autres pépins musculaires ou tendineux vous guettent à chaque foulée trop ample. Pour continuer à faire monter les pulsations et travailler votre VO²max, rien de tel que les répétitions de côtes courtes de 45s à 1mn30s, avec récupération en redescendant à votre point de départ en trottinant. Malgré l’intensité élevée de la séance, vous limitez au maximum les traumatismes des chocs au sol. Attention à votre choix de chaussures pour ces séances. Fuyez le drop zéro qui risque de vous « exploser » les mollets. Un drop de 6mm est un minimum, et vous aurez confort maximum à partir d’un drop de 8 mm.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/Seances-VMA-e-Vincent-Lyky-495x400-1.jpg400495Isabelle Guillothttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngIsabelle Guillot2022-03-06 05:00:002023-02-01 15:38:54VMA : à chaque âge sa séance
Le petit déjeuner matérialise la fin du « jeûne » nocturne et constitue la meilleure manière de préparer sa journée d’activité. On vous explique son rôle et ce qu’il faut privilégier.
La première mission du petit déjeuner est de réhydrater. L’eau est indispensable à toutes les réactions chimiques dans l’organisme. Et de fait, la nuit, les ressources en eau s’épuisent. Par ailleurs, les pertes en eau sont continues durant le sommeil (sudation, respiration, urée…). Elles contribuent à cette diminution du niveau d’hydratation. La nécessité de prendre une boisson au petit déjeuner est donc largement justifiée.
L’autre mission du petit déjeuner est de re-sucrer. Mais si vous ne vous êtes pas « affamé » la veille, il n’y a pas péril en la demeure. Vous devez avant tout renouveler le petit stock de sucres du foie. Car c’est lui qui va réguler votre glycémie tout au long de la matinée et parer à la fringale de 11 heures. Le matin au réveil, l’organisme poursuit sa mobilisation des graisses dans la continuité de son activité nocturne. Cela assure une certaine autonomie… et est plutôt sain. Il est judicieux de préserver ce mode de fonctionnement en mangeant un produit céréalier à index glycémique bas (céréales complètes, pain intégral…). Il faut au contraire éviter le très sucré, qui interrompt l’utilisation des graisses corporelles.
Le saviez-vous ? L’index glycémique constitue un classement des aliments en fonction de la vitesse du resucrage. Il faut éviter le resucrage trop brusque (index glycémiques élevé) et privilégier le resucrage modéré mais continu (index glycémique bas).
Quels aliments pour un bon petit déjeuner au quotidien ?
Le petit déjeuner recharge l’organisme en micronutriments « essentiels ». On pense en premier au lieu au calcium, minéral essentiel. Les besoins en calcium sont élevés et continus tout au long de la journée. La meilleure stratégie, si l’on ne veut pas puiser à un moment ou un autre dans la réserve osseuse, est donc de prévoir un approvisionnement élevé et continu, c’est-à-dire à chaque repas à commencer par le petit-déjeuner. Les produits laitiers occupent à ce titre une place importante.
Autre recharge importante fournit par le petit dej’, la vitamine C, enzyme essentielle. Elle catalyse de nombreuses réactions chimiques dans l’organisme. On retiendra qu’il s’agit d’un puissant antioxydant qui protège notre organisme contre les agressions. Il n’y a pas de forme de stockage de la vitamine C dans l’organisme. Il s’approvisionne donc en continu via notre alimentation. D’où l’importance de démarrer la journée par une source de vitamine C : agrume frais, agrume pressé, 100% pur jus d’agrume.
Dernière famille importante, les protéines. Elles permettent de s’approvisionner en précieux acides aminés essentiels que l’organisme ne sait pas fabriquer. Et qui servent à la fabrication des protéines humaines, à la fois structurales (peau, muscles…) et fonctionnelles (hormones…). Le petit déjeuner doit participer, comme les autres repas, à couvrir les importants besoins quotidiens du sportif : 1,2 à 1,5 g de protéines par kilo de poids corporel par jour via des sources de protéines animales (produits laitiers, œufs, jambon) et végétales (soja, céréales, etc.). On pourrait aussi ajouter à cette liste les acides gras essentiels des végétaux gras (fruits et graines oléagineuses), les CLA et acides butyrique du beurre frais.
Petit déjeuner continental ou anglo-saxon ?
Le petit-déjeuner continental est un déjeuner de type « sucré » comprenant : 1 boisson chaude sucrée, 1 produit laitier, 1 produit céréalier (baguette, céréales, viennoiseries), 1 produit sucré (confiture, miel) ou gras-sucré (Nutella), 1 produit gras (beurre, margarine) 1 fruit ou jus de fruit. Ses avantages : apport d’énergie rapide, digeste, adapté avant une activité sportive. Ses inconvénients : très sucré, moins satiétogène sur la durée, contradictoire avec l’utilisation des graisses corporelles.
Le petit-déjeuner anglo-saxon est un déjeuner de type « salé » comprenant : 1 boisson chaude sucrée, 1 produit céréalier, 1 produit protéiné (œufs, bacon, saucisses, fromage…), des légumes frais (champignons, tomates cuites, pommes de terre…) ou secs (haricots blancs), 1 fruit ou jus de fruit. Ses avantages : très complet et davantage satiétogène (grâce aux protéines), moins sucré, non contradictoire avec l’utilisation des graisses corporelles, permet de correspondre aux objectifs de 5 fruits et légumes par jour. Ses inconvénients : potentiellement plus gras (en fonction des choix d’aliments et modes de cuisson) donc nécessite de faire davantage attention aux autres repas de la journée, moins digeste avant une activité sportive, présence moins évidente d’un produit laitier.
Au final… Pour une alimentation au long cours, l’avantage semble donc se diriger vers le petit-déjeuner à l’anglo-saxonne, mais dans sa version light (ou d’un mix type « brunch »), davantage satiétogène et complet nutritionnellement. En revanche, le déjeuner continental est plus digeste et mieux adapté avant une activité sportive.
Quel petit déjeuner le jour d’une compétition ?
Ce dernier repas avant votre compétition est important. Prenez-le au moins 3h avant le départ de votre compétition. Attention à ne pas manger trop lourd le matin de votre course, sinon toute votre énergie risque d’être mobilisée pour la digestion. Comme nous l’avons vu, le petit déjeuner ne sert pas à remplir les muscles de carburant mais le foie, dont les réserves ont été vidées durant le jeûne nocturne. En ce qui concerne les muscles, vous avez déjà fait le « plein » la veille et les jours qui précédent, après chaque entraînement. Quelques tartines de pain grillé avec un peu de confiture, un thé ou café avec une pointe de miel et un demi-verre de jus de pomme soigneusement dilué avec de l’eau suffisent.
Denis Clerc, alias Zinzin Reporter, journaliste à France 3 Occitanie, filme ses ultra-trails depuis quinze ans. En 2022, ce passionné bien inspiré se lance dans une nouvelle grande aventure en organisant le premier Zinzin Ultra-trail au cœur du parc national des Cévennes.
« Raconter des histoires à dormir debout », c’est la devise de Zinzin Reporter. Marathon des Sables, Diagonale des Fous, TransMartinique, 6000D, ultras à Madagascar ou en Nouvelle Calédonie ; ce trailer filme ses ultras-trails pour les partager. Derrière la caméra, Denis Clerc, journaliste sportif à France 3 Occitanie. Avec 3 millions de vues sur Youtube, 25 000 abonnés sur Facebook et 10 000 abonnés sur Instagram ; Zinzin Reporter est une figure du trail/running. C’est aussi un pionnier. Car Denis Clerc, 57 ans, partage ainsi ses reportages depuis 2007. Une autre ère… celle d’avant les GoPro et les réseaux sociaux.
Reportages télévisés
« Au début des années 2000, pour faire un reportage sur une course, il fallait être accompagné d’un caméraman trimballant une caméra de 12 kilos. Les images se résumaient aux premiers filmés aux ravitaillements facilement accessibles. Nous n’avions aucune image des coureurs en action sur les sentiers. Cela ne rendait pas la course vivante ! » raconte le journaliste.
« Un jour, mon ami Ludovic Trabuchet, journaliste au Midi-Libre, m’a filmé lors d’une sortie avec un petit appareil photo en mode vidéo. C’est ce qui m’a donné envie de le faire en course. A l’époque, cela ne s’était jamais fait. C’était parfois flou mais au moins, c’était un témoignage vivant. Mon reportage de 6 minutes pour France 3 sur les Templiers, qui était alors mon premier trail, a d’ailleurs reçu le Micro d’or ».
En 2009, Denis se filme sur l’UTMB, son premier ultra-trail. Et son reportage de 26 minutes sera également diffusé à la télévision. En 2014, à 50 ans, il crée sa chaîne sur la nouvelle plateforme Youtube, son site internet Zinzin Reporter et sa page Facebook dans la foulée. Puis il enchaîne les courses, bientôt équipé d’une GoPro tenue à bout de bras. Ses reportages bien ficelés – c’est son métier – plongent au cœur des courses et fourmillent d’informations. Denis, le trailer s’y efface derrière Denis, le reporter. « Depuis le début, je fais cela pour m’amuser à côté de mon boulot, sur mon temps libre. On me reconnaît souvent sur les courses, et l’on me remercie, cela fait plaisir ! »
Du marathon aux ultras-trails
Coureur pourtant, ce père de famille ne l’a pas toujours été. Ancien footballeur, il nourrissait même une aversion pour la course sans ballon rond. Puis à l’aube de la quarantaine, son ami Ludovic Trabuchet le met au défi de courir le Marathon de Paris. Denis termine ainsi son premier 42 km à 42 ans, en 3h01. La même année, il enchaîne avec Berlin en 2h59’.
Très vite, ce Haut-Savoyard d’origine est rattrapé par son amour pour la montagne. Il découvre l’ultra-trail. Au total, Denis en a couru une trentaine à travers le monde. Dans le lot, quelques courses à part. Comme la Diagonale des Fous, bouclée quatre fois. Ou encore le Tor des Géants (330 km à travers la vallée d’Aoste) terminé 100e sur 800 finishers.
Car ce reporter est aussi bon compétiteur. « Il m’arrive parfois de ralentir pour faire un focus sur un personnage que j’imagine au cœur de mon film. Tout cela se fait au feeling, sur l’instant.Maismême si j’ai ma caméra, l’idée c’est d’aller le plus vite possible », explique-t-il.
Souvent classé dans sa catégorie, Denis a même gagné un ultra. Une victoire improbable ! « J’ai été le premier et le dernier vainqueur de la Pyréanica, près de Font Romeu. Il y avait 17 partants, tous affûtés comme Kilian Jornet. La météo était très mauvaise, avec beaucoup de neige. Au bout de 10h, nous n’étions plus que cinq en course, et trois devant. Nous sommes arrivés ensemble. Comme au niveau alphabétique j’étais le premier, j’ai gagné cette course tellement mal organisée qu’il n’y a pas eu de deuxième édition !» s’amuse ainsi Zinzin reporter. Une anecdote qui fait bien rire les copains.
ZinZin Reporter lance un ultra-trail dans les Cévennes.
Un grand tour du Causse Méjéan
Les copains justement, on y vient. Avec deux amis ultra-traileurs, Ludovic Trabuchet, déjà cité, et Pierre Toussaint, organisateur du Trail des Avens, Denis organise un ultra-trail cette année. Le nom est tout trouvé : Zinzin Ultra-Trail ou « ZUT ». Un acronyme accrocheur et un sacré décor, les Cévennes. Plus précisément, le Causse Méjéan. Ce vaste plateau calcaire de Lozère, département le moins peuplé de France, évoque les steppes mongoles. Les gorges de la Jonte et du Tarn seront deux temps forts de ce tour en 160 km depuis Florac, siège du Parc National des Cévennes, partenaire de l’évènement. « Malheureusement, la première édition est prévue en même temps qu’une course de la région que j’adore, le Trail du Mont Aigoual. Nous n’avons pas eu le choix. En fonction de la nidification des vautours-moines et des espèces de fleurs protégées du parc, il n’y avait que deux possibilités, ce premier week-end de juillet, ou le même week-end que les Templiers en octobre, ce qui n’aurait pas eu de sens. », explique Denis Clerc.
Zinzin reporter mais pas fou
Hasard de calendrier, Les Templiers lancent aussi un nouvel ultra dans les Cévennes ce printemps, le Tarn Valley Trail. Zinzin Reporter, blessé au ménisque depuis novembre, compte bien y aller s’il est sur pied. « Ce n’est pas parce que je vais être organisateur d’un ultra-trail que je me vais me priver d’aller courir et faire des reportages sur les courses qui me plaisent ! », insiste le trailer-reporter.
Mais au fait, pourquoi « zinzin » ? « Cela vient de mon métier. En 2000, je couvrais les championnats d’Europe de handball, en Croatie. Je suivais l’équipe de France qui enchaînait les victoires. Ma rédaction m’avait demandé plusieurs sujets pour les JT télévisés. Je travaillais beaucoup, de 8h jusqu’à plus de 4h du matin. Un jour, mon caméraman m’a dit ‘mais c’est fou, tu n’es jamais fatigué, tu es zinzin toi… Un zinzin reporter !’ Ce surnom m’a amusé car j’ai toujours été un fan de Tintin. Ce sont ses voyages extraordinaires qui m’ont donné envie de devenir journaliste ».
La boucle est bouclée avec ce Zinzin Reporter qui nous inspire à son tour, d’aventure en aventure.
Pas simple de concilier pratique sportive et règles. Certaines femmes ne ressentent aucune gêne pendant cette période menstruelle, d’autres souffrent de nausées, de troubles digestifs ou de maux de tête. Tour de la question.
Faut-il stopper sa pratique sportive en période de règles, même si elles sont peu abondantes et peu douloureuses ?
C’est bien essayé mais ça ne marche pas ! Le mot d’excuse « je ne peux pas, je suis indisposée » – pour échapper aux séances de sport n’est pas recevable. Aucune raison médicale ne contre-indique la pratique d’une activité sportive pendant la période des règles. Au contraire, au bout d’une demi-heure d’activité, grâce à la sécrétion de nos précieuses endorphines, les petites douleurs de règles disparaissent. Un entraînement régulier permettra d’élever le seuil de sensibilité à la douleur et de rendre les règles moins pénibles.
Est-on moins performante quand on a ses règles ?
Eh bien non ! De nombreuses études le prouvent, et depuis longtemps. Sauf dans les cas de règles très douloureuses et abondantes pouvant générer un risque d’anémie et de fatigue. Une chercheuse américaine a même récemment travaillé avec les footballeuses de l’équipe américaine (dont la fameuse Megan Rapinoe) afin d’intégrer leurs règles au cœur de leurs programmes d’entrainement. Elle a créée une application FitrCoach permettant de suivre son cycle et d’adapter son entrainement et son alimentation en fonction de son cycle. Une belle idée ! Côté compétition, beaucoup de femmes reconnaissent aussi avoir battu leur record en course pendant leurs règles. Le corps possède donc une sacrée capacité d’adaptation !
Est-ce que le sport intensif peut faire disparaître les règles ?
Oui. Et c’est même très fréquent dans le sport de haut niveau. Il faut savoir que la régulation des règles se fait en grande partie via l’hypophyse. Cette glande prend en compte un très grand nombre de facteurs internes et externes comme le niveau de fatigue, le stress ou encore l’état des réserves en graisses. Or la coureuse assidue, qui s’entraîne 3 ou 4 fois par semaine dépense parfois plus de calories que son alimentation lui en apporte. Elle perd alors de la masse grasse. Les œstrogènes responsables de l’arrivée des règles sous commande de l’hypophyse sont fabriquées en partie dans les tissus gras. Ils ne sont alors plus présents en quantité suffisante dans le corps pour provoquer l’apparition du cycle. En fonction des femmes, de l’intensité de leur entraînement et de leur nutrition, ce phénomène peut conduire à une diminution très importante du flux des règles, voire à sa disparition totale.
Enchaîner deux plaquettes de pilule pour décaler mes règles si j’ai une compétition, c’est une bonne option ?
Oui et non. Oui de manière très exceptionnelle. Non de manière systématique car perturber sans cesse les cycles de fabrication naturelle des hormones est fortement déconseillé. Cela aura potentiellement une incidence sur la fécondité. En période de grande compétition ou pour une épreuve particulière, on peut effectivement adopter cette solution. Mais dans le cas de compétions fréquentes, il est alors conseillé de s’orienter vers d’autres moyens de contraception. Pensez au stérilet, très faiblement dosé en progestérone. Il diminue en effet considérablement les flux de règles. Et le stérilet est maintenant parfaitement adapté aux jeunes filles qui n’ont pas eu d’enfants.
Que pratiquer avant les règles si le syndrome prémenstruel me met à plat ?
Un sport doux comme la marche active améliorera les symptômes et activera la circulation sanguine. Les étirements lombaires avec une grande respiration abdominale peuvent aussi soulager. On peut par exemple s’allonger sur le côté et remonter ses genoux vers son buste pour que ses cuisses forment un angle droit avec le dos. Cette posture permet de repositionner l’utérus.
Si on a mal au ventre et que l’on se sent ballonnée, on peut aussi faire du vélo ou de la natation. Ces deux sports ne sollicitent pas le poids du corps. Ainsi, les symptômes les plus couramment décrits pendant cette période prémenstruelle arrivent généralement 2 à 7 jours avant les règles. Bien sûr, c’est alors à chaque femme d’adapter le sport qui lui fera le plus de bien. Physiquement mais aussi émotionnellement. Cela pourra être « chips-canapé » mais il faudra alors mettre le turbo quand les symptômes seront passés…
Serviette hygiénique ou tampon pendant le sport ?
C’est une vraie problématique pour la sportive. La solution la plus adaptée, c’est le tampon. Mais attention, une mise en garde importante : le tampon reste un facteur de risque très important dans la survenue du syndrome de choc toxique. Et ce d’autant plus si ce tampon est porté plus de 4h. Il convient de privilégier des tampons adaptés à son flux habituel et si possible fabriqués à base de coton et de matières absorbantes biologiques non blanchies au chlore. Et la serviette hygiénique ? Elle est peu adaptée pour une course de plus de 20 minutes car elle va très vite générer des frottements, donc des irritations, voire même des brulures…
Y-a-t-il d’autres solutions ‘anti-pollution’ pour faire du sport pendant ses règles ?
Oui, il y a la cup ou coupe menstruelle. Elle est bien tolérée et adaptée pour la pratique du sport pendant les règles. Il s’agit d’une coupe en silicone chirurgicale en forme d’entonnoir et que l’on insère dans le vagin pour recueillir le sang. Son utilisation est simple. A condition d’impérativement la vider et la nettoyer pour la remettre toutes les 4 heures. Attention, comme pour les tampons, ne jamais dépasser 4 à 6 h d’utilisation sans l’enlever, la vider et la nettoyer consciencieusement. Pour la stériliser entre 2 cycles, il suffit de la faire bouillir dans l’eau.
Autre option, la culotte lavable, récemment débarquée sur le marché français. Elle peut se décliner sous la forme de culotte, de string ou boxer. Elle ressemble à un sous-vêtement classique mais elle absorbe l’équivalent de deux tampons. L’astuce tient dans plusieurs microcouches de tissus cousues dans l’entrejambe. Facile d’entretien, après l’avoir rincée à l’eau froide il suffit de la passer au lave-linge. Il faut juste prévoir d’en avoir au moins 2 ou 3 pour les changer et avoir le temps de les laver.
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