7585 coureurs ont participé à la course Eiffage du Viaduc de Millau le 22 mai. Une 6e édition ensoleillée, remportée par des athlètes ukrainiens.
Effet waouh garanti pour cette Course Eiffage du Viaduc de Millau. Inédite, elle comprend un aller-retour sur le plus haut viaduc du monde. Suspendu à 270 mètres du sol, l’ouvrage est fermé à la circulation pour l’occasion.
La 6e édition de cette course, qui se dispute tous les deux ans seulement, était attendue, avec 9000 inscrits.
Ce week-end du 22 mai, tous le commerçants ont joué le jeu, affichant fanions, affiches et ballons aux couleurs de l’événement millavois. 7 585 concurrents ont bouclé la course sous un soleil étincelant. Les coureurs ont eu un peu moins de 4h pour boucler la distance (23,7 km) avant que l’autoroute n’ouvre à nouveau aux automobilistes.
2,5 km en aller-retour sur le viaduc de Millau
A 9h, Yannick Jauzion, ancien rugbyman du Stade Toulousain a donné le « go » en bas du boulevard de l’Ayrolle. Dans le peloton, l’esprit est hyper sportif et très dynamique. On attaque par une mise en jambes de 5 km en plat descendant. D’abord en centre-ville puis rapidement en suivant les gorges du Tarn, un cadre très agréable.
Au 6e km, une première montée en lacets sur l’ancienne piste du chantier. 30% de pente pour rejoindre le plateau du pont et profiter du premier ravitaillement.
Au 10ème km, un segment chronométré permet aux meilleurs coureurs de se challenger sur la section du viaduc. 2.5 km d’un faux plat (très) montant pour traverser cet ouvrage Eiffage. 2,5 km inédits que l’on vit comme suspendu en l’air Au demi-tour, un groupe de musique assure une ambiance de feu. Et l’on repart en sens inverse avec le sourire.
Cette fois, ce sera en une traversée en descente, qui permettra de souffler un peu. Car il fait chaud, très chaud, avec 28°C relevés en milieu de matinée.
Ensuite, ce sera la dernière montée au 18ème km avant la redescente vers Millau. Presque 5 km pour dérouler les jambes et surtout se rafraichir. Car parmi les spectateurs – il y en avait partout ! – beaucoup avaient sorti les tuyaux d’arrosage… Quelle belle idée ! Public enthousiaste, course inédite, ambiance conviviale et musicale : on a adoré courir cette Course Eiffage du Viaduc de Millau.
Dans le cortège, des coureurs venus de 43 pays. En tête des athlètes ukrainiens, invités par l’organisation ont remporté l’épreuve. L’Ukrainien Mykola Mevska a bouclé en 1h20’32’’, avec deux minutes d’avance sur le Français Brice Baubord, qui a été le plus rapide sur le segment chronométré du Viaduc.
Chez les femmes, Valentyna Veretska a gagné en 1h34’10’’ devant sa compatriote Maryna Nemchenki en 1h39’48’’.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/Course-eiffage-du-Viaduc-de-MillauAlric-0940-845x684-1.jpg684845Sandrine Nail-Billaudhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSandrine Nail-Billaud2022-05-23 15:20:392023-02-01 18:13:25A l’assaut du Viaduc du Millau
Garder une foulée aérienne sur les pierriers, dévaler les descentes bien raides… Perçons quelques secrets des meilleurs traileurs.
Si vous vous sentez maladroit et raidi dès que le relief devient montagnard, cet article va vous aider à gagner en agilité en terrain technique. En trail, on se confronte à toutes sortes de sols et de passages délicats. Il faut lever les pieds un peu plus qu’à l’habitude pour éviter de trébucher et toujours regarder toujours quelques mètres en avant. « Lire le terrain » permet ainsi de choisir la meilleure trajectoire. Cela permet aussi de conserver la même allure, sans risque pour vos chevilles et votre équilibre.
Bien descendre dans le raide
Bien plus que les montées, les descentes techniques et escarpées sont le cauchemar de bien des traileurs. Quand la déclivité est supérieure à 15 % recherchez vos appuis avec des déplacements latéraux. Pas question d’amplitude mais d’hyper-répétitivité. Le temps d’appui au sol doit être très bref, pieds et chevilles toniques et verrouillés car aucun appui n’est sûr à 100 %.
Pour vous entraîner, choisissez une portion bien raide et technique. Elle doit être courte (maximum 100 à 150 m) et suivie d’un replat pour vous sécuriser sur la fin. Habituez-vous progressivement (5 à 15 répétitions) à la dévaler vite. Ayez le corps très légèrement penché en avant, en déséquilibre permanent. Le bassin sera gainé en rétroversion, en position légèrement assise pour abaisser votre centre de gravité. Les bras seront vers l’avant (mains au niveau des genoux), un peu écartés, presque immobiles. L’objectif est d’anticiper afin de vous préparer à tourner, sauter, enjamber, ajuster votre foulée. Courez toujours à petits pas rapides, afin de maintenir de la tonicité dans votre foulée.
Renforcer ses muscles pour gagner en agilité
La course rapide en tout-terrain parfois instable demande une grande solidité musculaire. L’art du bon entraînement sera de renforcer vos muscles grâce à des exercices de renforcement spécifique. Il s’agit par exemple d’enchaînements de descentes à allure soutenue. Cela va permettre de « casser » des fibres qui se reconstruiront ensuite plus solidement. La progressivité sera bien sûr le maître mot de ce type d’entraînement.
Des exercices comme la « chaise », appuyé contre un mur, ou des quarts de squats sur une ou deux jambes, peuvent aussi vous aider à vous renforcer. Vous pouvez également réaliser un entraînement mixte course et vélo, avec des séries de bosses effectuées en danseuse (debout sur les pédales), précédées et entrecoupées de footing. Pour être solide sur vos appuis et avoir le bassin bien gainé, pensez aussi à travailler régulièrement vos abdos et vos dorsaux.
Sur les terrains inégaux, instables, vous devrez adopter une foulée courte, rapide, tonique et légère, comme si vous couriez sur des braises. Courir ainsi sur l’avant-plante, avec un contact au sol très bref, en « verrouillant » votre cheville, vous permet d’alléger vos pieds au maximum. De cette manière, vous rattraperez très vite un mauvais appui, et conserverez votre équilibre. Pour réussir à courir de façon hyper-tonique, vous devez travailler votreproprioception.Ce travail se réalise grâce divers exercices en équilibre sur un seul pied. En fermant les yeux, en fléchissant la jambe, en décollant le talon du sol, ou encore sur une planche d’équilibre collée sur une demi-sphère (Bosu). Parallèlement, vous devrez toujours privilégier l’apprentissage de l’attitude corporelle adéquate. Et il faudra la maintenir malgré la fatigue pour vous protéger des traumatismes.
Après une grossesse, on trépigne souvent d’impatience pour rechausser ses runnings. Mais pour bien faire les choses, des règles s’imposent.
Première étape post-accouchement, votre premier rendez-vous post-partum, six à huit semaines après l’accouchement. Vous aurez l’avis de votre sage-femme sur l’état de votre périnée afin d’envisager la reprise. Elle vous dira si vous avez besoin de séances de rééducation, à démarrer la dixième semaine post-partum. C’est une étape obligatoire pour éviter tout problème.e.
Pourquoi doit-on attendre la 10esemaine avant de commencer cette rééducation du périnée ? Car l’utérus doit avoir retrouvé sa taille d’origine et surtout, les hormones de la grossesse qui ramollissaient les tissus musculaires doivent être résorbées afin d’éviter de mal remettre en place les muscles du périnée.
Quels sports privilégier pour reprendre après la grossesse ?
En plus de devoir remuscler votre périnée, vous devrez également re-tonifier à peu près l’ensemble de vos muscles. Donc, la reprise doit se faire en douceur afin d’éviter les blessures. Mais vous pourrez tout de même rapidement travailler votre « cardio » avec des sports sans impacts. Balade en poussette ou porte-bébé : la marche est toujours conseillée, histoire de prendre l’air et de se remuscler les jambes.
La natation est parfaite pour la reprise, si votre sage femme vous donne le « go ». Car il faut attendre que le col de l’utérus soit bien refermé. Et en cas de points ou de césarienne, que tout soit bien cicatrisé.
Vous pouvez aussi pratiquer le yoga ou le Pilates. Ces gyms douces qui respectent le corps. Privilégiez des cours adaptés à votre niveau pour reprendre progressivement du tonus et de la souplesse. Un conseil : ne forcez pas sur les abdominaux. Tant que votre périnée n’a pas retrouvé sa tonicité, vous risquez d’appuyer dessus et d’empêcher qu’il se renforce pour bien faire son travail.
Aussi appelé « plancher pelvien », le périnée est un ensemble de muscles, tissus et ligaments en forme de hamac situé au niveau de l’entrejambe..Il permet de soutenir les organes situés dans cette région (vessie, utérus, rectum), de contracter le vagin et d’assurer la continence urinaire et fécale. Il doit donc être musclé et souple à la fois. Un périnée bien musclé permet d’éviter des complications dans les années à venir.
En effet, l’incontinence urinaire ou, plus grave, la descente d’organes, surviennent parfois cinq à dix ans après une grossesse.
Comme le running fait partie des sports les plus traumatisants pour le périnée, il est indispensable d’en prendre soin. On peut d’ailleurs être sujette à des fuites urinaires sans avoir eu d’enfant. C’est dans ce cas le signe d’un affaiblissement de la tonicité du plancher pelvien.
Lors des séances de rééducation post-accouchement, votre sage-femme vous proposera des exercices réalisées à l’aide d’une sonde vaginale. Il existe aujourd’hui des sondes vaginales connectées à votre smartphone, comme Emy de Fizimed, pour faire travailler votre périnée sans passer par votre sage-femme.
Ces exercices ciblés vont le renforcer de façon longitudinale et transervale.
1/ Couchez-vous sur le dos les jambes pliées, le coccyx bien en appui. Sur l’expiration, concentrez-vous sur votre périnée au niveau du vagin, imaginez-vous des portes d’ascenseur qui se ferment. Vous tenez la contraction tout le long de votre souffle. Faites 5 répétitions.
2/ Sur l’expiration, concentrez-vous toujours sur votre périnée et cette fois-ci vous imaginez une vague qui part de l’anus jusqu’à l’urètre, vous contractez donc le périnée en remontant du bas vers le haut. Faites 5 répétitions.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2019/06/courir-avec-bebe-c-est-une-bonne-idee.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-05-22 05:00:002022-05-19 14:13:51Reprendre la course après une grossesse
Le pseudo-jeûne ou jeûne partiel est bénéfique lorsqu’il est pratiqué une fois dans l’année, sur 5 jours et bien encadré. Faisons le point avec notre nutritionniste.
Le pseudo-jeûne permet de mettre au repos le système digestif, de réguler les sécrétions pancréatiques d’insuline, de stimuler les filières de combustion des graisses corporelles, de nettoyer l’organisme, d’éliminer certains déchets… Et indirectement, de s’affûter.
Plutôt qu’un jeûne total, qui nécessite un réel encadrement et n’est pas sans danger pour le coureur, nous vous proposons un jeûne partiel. Car il permet de circonscrire les risques sans concéder en efficacité. Il existe un réel espoir d’influer sur les performances en transformant le métabolisme sous l’effet d’une privation temporaire d’aliments.Vous pouvez envisager cette stratégie lors d’une semaine de récupération dans votre programme d’entraînement.
Dans tous les cas, une validation de cette démarche par un professionnel de santé vous connaissant bien est toujours un avantage.
Pseudo-jeûne : une journée type (du lundi au vendredi)
Matin. Le jeûne complet dure de la veille au coucher jusqu’au déjeuner du lendemain, soit 12h, (précisément l’équivalent d’une demi-journée). Il s’agit d’une diète hydrique. Les dernières urines avant le coucher doivent être claires. Puis on se limitera possiblement à un verre d’eau au lever, sans complément alimentaire.
Midi (à partir de 12h). 1 plat chaud : 300 g de riz thaï nature (1 bol à ras bord) sans matière grasse, sans sauce et peu salé. Il est important de manger très lentement et de bien boire. On peut varier ce féculent avec du basmati, de la semoule moyenne, du boulgour ou encore du blé. 1 dessert : 200 g de salade de fruits frais variés (1 bol) sans sirop et avec au moins 4 fruits. On choisit 3 blancs et 1 coloré ou 2 blancs et 2 colorés. Par exemple : banane, pomme, kiwi, raison noir. Et cette fois, de l’eau gazeuse pauvre en sodium ou de l’eau plate à volonté
Après-midi. 1 comprimé d’acérola (source naturelle de vitamine C et puissant anti-infectieux) et de l’eau gazeuse pauvre en sodium ou de l’eau plate à volonté.
Soir (à partir de 19h). 1 protéine : viande blanche ou poisson blanc (150 g), sans peau, matière grasse, ni sauce et peu salé. Il est important de manger lentement et de bien boire. Manger la viande en premier, les légumes ensuite. On choisit 300 g légumes frais, de préférence deux verts et un coloré. Par exemple, courgettes, chou-fleur, carottes. On peut aussi choisir un unique légumineux, en proportion équilibrée (lentille, pois frais, pois chiche, fève). En dessert : 125 g de yaourt nature (1 pot) sans sucre et au lait demi-écrémé ou écrémé (pas de bifidus). Pour finir, 1 comprimé d’acérola et bien sûr, de l’eau gazeuse pauvre en sodium ou eau plate à volonté dans la soirée.
Important. Pendant ce pseudo-jêune, les dernières urines du soir doivent être claires comme de l’eau. Sinon c’est que l’on a pas assez bu dans la demi-journée.
Fresh vegetable salad with grilled chicken breast – tomatoes, cucumbers, radish and mix lettuce leaves. Chicken salad. Healthy food. Top view
5 règles d’or pour un pseudo-jeûne réussi
Pour maintenir l’esprit du programme, il est préférable d’éviter les « petites entorses ». La démarche inverse (durcissement du programme) est a contrario, elle, totalement rédhibitoire. Veillez à quelques règles de bonne conduite :
1. Dormez plus et mieux
L’une des clés du programme réside dans la qualité et la durée du sommeil nocturne. Davantage encore qu’à l’habitude, il sera indispensable de respecter un temps de sommeil de 7/8h par nuit minimum. En plus, une sieste d’une vingtaine de minutes juste après le déjeuner est idéale.
2. Limitez vos efforts
L’activité sportive devra être un peu « mise de côté » durant ces 5 journées de pseudo-jeûne. L’heure idéale se situe autour de 1h30 à 2h après le déjeuner. Une sortie en autosuffisance (bidon d’eau) très souple de 45min sur un parcours plat sans difficulté est suffisante. On veillera à courir en dessous de 80% de sa fréquence cardiaque maximale. Par sécurité, on prendra avec soi une barre céréalière peu sucrée ou un gel au cas où. Et l’on évitera de trop s’éloigner de son domicile.
D’autres disciplines peuvent être expérimentées comme 1h de natation, de vélo ou de home-trainer en tournant bien les jambes. En revanche, on évitera toutes les activités explosives : musculation, tennis, squash, fractionné…et l’excès d’étirements. Dans tous les cas, on veillera à placer au minimum 1 ou 2 jours de repos durant ces 5 journées.
3. Ne vous entraînez pas le matin
L’entraînement en matinée est déconseillé puisque cette plage est consacrée au jeûne complet. A défaut, il sera possible de le pratiquer une fois maximum sur les 5 journées. Evitez de le faire en fin de programme, c’est là que la « fatigue » risque d’être la plus élevée. Important : dans ce cas, il faudra « rompre » le jeûne hydrique, c’est-à-dire boire normalement avant, pendant et après la séance, soit bien davantage qu’un seul verre d’eau.
4. Sortez du programme en douceur
Pratiquer ce pseudo-jeûne une fois dans l’année est vraiment suffisant. Le faire plus souvent serait le détourner de son objectif premier. Donc aux risques et périls du contrevenant ! Il permet de se remettre sur les rails. Ensuite, il faut reprendre ses bonnes habitudes graduellement. Et cela, en respectant la place du petit-déjeuner et de deux repas bien structurés dans la journée. On évitera bien sûr les aliments gras, salés, sucrés. Et l’on mangera fruits et légumes quotidiennement, crus, cuits, surgelés, en conserve. Utilisez aussi des huiles et consommez des aliments riches en oméga 3 (colza, poissons « bleus », mâche). La reprise du sport doit être progressive aussi. Surtout, ne pas placez de compétition le week-end qui suit immédiatement, même si les sensations sont « en apparence » excellentes.
5. Supprimez les excitants
Durant les 5 jours, il est préférable de supprimer le café, le thé, l’alcool, la cigarette. Il faut rappeler que café et thé ont un effet diurétique et majorent les phénomènes de déshydratation. Ce n’est pas du tout le but recherché durant ces 5 journées.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/aА-la-te-pseudo-jeuneima-Fotolia-boire-eau-495x400-1.jpg400495David Padaréhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngDavid Padaré2022-05-21 05:00:002023-01-25 15:34:49A la diète : 5 jours de pseudo-jeûne
Mathéo Jacquemoud et Benjamin Védrines, athlètes The North Face ont traversé les sommets du massif du Mont blanc des Contamines à Trient en moins de 24h. Une traversée inédite !
Mathéo Jacquemoud, est champion de ski-alpinisme. Benjamin Védrines est alpiniste. Tous deux sont guides de haute montagne et athlètes The North Face. Ils reviennent tout juste d’une aventure exceptionnelle dans l’emblématique Massif du Mont Blanc. Ensemble, ils ont pris le départ des Contamines-Montjoie pour arriver jusqu’à Trient, côté Suisse. 70 kilomètres par les sommets, avec 7300m de dénivelé positif, le tout en moins de 24h. Cette traversée réalisée d’une traite est un exploit encore jamais accompli jusque-là.
» J’avais ce projet en tête depuis une dizaine d’années, mais entre mon travail, ma famille et les conditions qui ne sont jamais optimales, je n’arrivais pas à trouver le bon moment. Je souhaitais également partager cette aventure avec quelqu’un », raconte Mathéo. « Cette ligne est une évidence pour tous les alpinistes. Elle se dessine régulièrement dans nos têtes. Quand Mathéo m’a proposé cette expédition il y a 2 mois, j’ai tout de suite accepté », commente de son côté Benjamin.
Le duo, skis sur le dos, est parti mardi 17 mai à 22h15, un soir de pleine lune,des Contamines-Montjoie pour traverser les sommets les plus iconiques du massif du Mont-Blanc.
Cette expédition s’est réalisée au rythme de la montagne, plutôt qu’en contre-la-montre. Pour être au bon moment, au bon endroit : en fin de matinée au Col des Cristaux.
Mathéo et Benjamin commencent leur traversée par le Glacier de Tré-La-Tête, direction les Dômes de Miage pour accéder à l’aiguille de Bionnassay et arriver au Dôme du Goûter. Ils traversent ensuite les trois monts : Mont-Blanc, Maudit et Tacul. Un premier ravitaillement les attendait là. Léo Slemett, skieur freeride et athlète The North Face était monté pour les encourager. Les deux aventuriers sont ensuite repartis pour descendre la Vallée Blanche et arriver enfin au Col des Cristaux, réputé pour ses pentes raides. »C’était un passage clé pour lequel la météo est primordiale. Nous étions limite », commente Mathéo.
Après ce passage intense, d’autres passionnés de la montagne avaient prévu un second ravitaillement. « C’est dans ces moments-là qu’on remarque que nous sommes tous animés par la montagne. Ils étaient là pour nous encourager. Et ça a été une vraie valeur ajoutée », ajoute Benjamin.
Arrivée à Trient après 18h20 d’effort
L’expédition s’est terminée sur la remontée du Col du Passon pour rejoindre le Col supérieur du Tour à Trient et finaliser cet exploit à 18h20. « La météo était super mais il y avait très peu de neige. Nous avions conscience que ça n’allait pas être facile mais nous étions motivés. J’avais particulièrement à cœur de faire cette traversée pour Stéphane Brosse (ndrl : décédé durant la tentative de la traversée du massif du Mont-Blanc en 2012), d’aller jusqu’au bout pour lui », conclut Mathéo.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/Travers-du-mont-blanc-The-North-Face.jpg10801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-05-20 12:36:562023-01-20 13:52:40Une traversée record sur le massif du Mont Blanc
Le Marathon le plus haut du monde s’est déroulé sur le Kilimandjaro, le 9 mai. Le Suisse Roberto Delorenzi et la Philippine Sandi Menchi Abahan ont signé des records du monde en cumulant trois épreuves hors-normes.
Nouveaux records du monde sur le Kilimandjaro, le 9 mai. La Fédération Internationale de Skyrunning annonce le succès du plus haut marathon du monde, organisé sur le toit de l’Afrique. Ce World’s Hightest Marathon a regroupé trois distances (KV, marathon et ultra) sur le sommet tanzanien. C’est la première fois dans l’histoire de la course en montagne qu’une tentative aussi ardue se déroule à cette altitude.
Trois courses pour le marathon le plus haut du monde
Après une semaine d’acclimatation, les participants ont ensuite disputé une, deux ou les trois courses le dernier jour. En atteignant 4 895 m, les épreuves ont ainsi débuté avec un Vertical Kilometer®. Ce fut une montée sèche de 3,5 km avec 1 000 m de dénivelé postifi jusqu’au sommet du pic Uhuru, culminant à 5 895 m.
De là, le marathon le plus haut du monde s’est élancé. 42.195 km, avec d’abord 1 836 m de dénivelé positif, puis une descente exigeante sur 3 700 m de dénivelé négatif. Ensuite, une autre descente au programme… Cette fois, 11,4 km pour un total de 53,6 km et 4 800 m de dénivelé négatif.
Roberto Delorenzi, en route pour ses records du monde sur le marathon du Kilimandjaro, le plus haut du monde.
Expérience fantastique, pour le Suisse Delorenzi
Legagnant, c’est le Suisse Roberto Delorenzi. Ce champion de skyrunning au CV impressionnant a ainsi établi trois records du monde en cumulant les trois distances en 8h52′. « Ce fut une expérience fantastique ! Je n’ai jamais été à une altitude aussi élevée et j’étais un peu inquiet de la réaction de mon corps, mais l’acclimatation était parfaite et jour après jour, je pouvais voir que mon rythme cardiaque ralentissait à un rythme normal. », a déclaré le spécialiste du skyrunning âgé de 27 ans.
Chez les femmes, le record féminin pour les trois distances revient à Sandi Menchi Abahan. Cette ultra-traileuse venue des Philippines boucle l’ultra en 11h03′ d’efforts.
La Fédération Internationale de Skyrunning décerné aux trois courses le label Certified Course. Il est basé sur un certain nombre de paramètres de skyrunning, ainsi que sur les données de parcours GPX et un algorithme exclusif.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/le-world-highest-marathon-s-est-deroule-sur-le-kilimandjaro-le-9-mai-2022.png544818Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-05-19 15:32:382022-05-19 15:32:39Kilimandjaro : des nouveaux records du monde
La rhinite allergique se caractérise par des éternuements à répétition, un nez qui coule et chatouille, des larmoiements et une irritation des yeux. Avec le printemps et le pollen qui se disperse dans l’air, ce rhume des foins peut pourtant être traitée efficacement.
Dans la rhinite allergique, tout est une question d’allergène. Que ce soit à cause du pollen, des moisissures, des poils ou autres particules, le système immunitaire sensibilisé réagit. De l’histamine et d’autres substances inflammatoires sont alors « inutilement » libérées. Cette réaction entraîne la dilatation des vaisseaux sanguins et l’augmentation des sécrétions liées à l’apparition des symptômes de la rhinite allergique. Bref, on a le nez qui coule et les yeux gonflés. Pas le top pour la course à pied.
Rhinite allergique, causes et diagnostic
La génétique jouerait un rôle plus grand qu’on ne le pensait, un terrain atopique peut engendrer bon nombre de réactions plus ou moins désagréables, allant de l’asthme à la conjonctivite en passant par l’urticaire ou l’eczéma.
La génétique jouerait un rôle plus grand qu’on ne le pensait, un terrain atopique peut engendrer bon nombre de réactions plus ou moins désagréables, allant de l’asthme à la conjonctivite en passant par l’urticaire ou l’eczéma.
Le médecin a plusieurs outils à sa disposition. Le test cutané : la peau est exposée à de très petites doses de substances allergènes purifiées. On observe ensuite les signes de réactions allergiques (rougeur ou petite bosse semblable à une piqûre d’insecte) après une vingtaine de minutes. Le test sanguin (ou RAST pour radioallergosorbent test) : un échantillon sanguin est soumis à différents allergènes. Ce test renseigne aussi sur la concentration d’anticorps présents dans le sang en réaction à l’allergène. Cette technique est certes plus coûteuse mais permet d’éviter le contact direct aux allergènes ce qui peut être la seule solution sans risque pour le patient.
Comment s’en sortir ?
En attendant de mettre en place une désensibilisation souvent un peu longue et parce qu’on ne peut pas vivre dans une bulle, il faut passer par un traitement médical. Voici les plus classiques.
Les antihistaminiques H1. Ils ls atténuent l’effet de l’histamine mais attention certains peuvent entraîner une somnolence ! On respecte donc la posologie et on ne consomme pas d’alcool pendant le traitement.
Les décongestionnants. Ils diminuent rapidement l’enflure du tissu nasal et sont souvent utilisés en combinaison avec des antihistaminiques. Il ne faut pas en abuser !
Le rinçage des voies nasales : soit la solution saline du commerce, soit une solution maison. 1/4 c. à thé de sel dans 2 tasses (500 ml) d’eau tiède et le tour est jour. On s’équipe alors d’une seringue nasale que l’on trouve en pharmacie ou dans certains magasins bio.
Les corticostéroïdes nasaux. Ce sont anti-inflammatoires plus puissants ils sont utilisés lorsque les autres traitements n’ont pas fonctionné. Gare aux effets secondaires importants.
Attention, certains médicaments sont considérés comme dopants. Pensez à vous renseigner auprès de votre médecin et oubliez l’automédication en cas de compétition.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/rhinite-allergique.jpeg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-05-19 05:00:002022-05-18 16:15:42Rhinite allergique : que faire ?
La Frensh, nouvelle marque française propose une paire en carbone confortable, qu’il est possible de commander sous forme d’abonnement.
La Frensh, c’est une belle découverte. Cette nouvelle marque installée en France, à Niort, propose une running en carbone, la Carb’One. Elle est disponible en achat standard ou sous forme d’abonnement. Une formule pour l’heure inédite ! Ainsi, pour un montant mensuel de 24,90 €, soit un peu moins de 300 € à l’année, le coureur recevra à six mois d’intervalle deux paires de La Frensh Carb’One. Le tarif de vente étant à 169 €, l’achat de deux paires en une année revient donc à 338 €, un peu plus que la formule « abonnement ».
La Frensh Carb’One : le confort est son point fort
Dessin assez banal, coloris sobre, poids de 280 g en 44, chaussant assez large, voici pour la présentation. Les premières foulées laissent apparaître l’effet bascule avant (rocker), ce qui incite à augmenter l’allure.
Par rapport à d’autres modèles carbone, le dynamisme est légèrement en retrait mais le confort est vraiment présent. C’est d’ailleurs un aspect qui se confirme sur les différentes séances du test, incluant deux sorties d’environ 1h30.
A chaque fois, une bonne stabilité et une capacité à supporter les accélérations sur terrain varié (bitume ou chemins bien revêtus). Une séance sur piste a confirmé le dynamisme inférieur aux modèles carbone très orientés compétition. La semelle a montré une bonne adhérence sur bitume trempé.
L’équipe de France militaire de triathlona choisi cette Carb’One pour équiper ses 25 athlètes. Et La Frensh commercialisera dès l’été 2022 un modèle sans plaque carbone, la Run’One, pour étoffer sa gamme naissante. Elle propose également une paire pour le trail.
Cette Carb’One pourra séduire les coureurs adeptes des chaussures à plaque carbone qui sont rebutés par le manque de confort des paires en carbone, souvent élitistes. En bonus, l’abonnement permettra de recevoir deux modèles pour moins de 300 €. Une formule avantageuse par rapport à la concurrence !
Poids : 280 g en 44 – Drop : 7 mm
Les + Relativement confortable pour un modèle carbone, formule d’abonnement annuel.
Les – Dynamisme en retrait pour un modèle carbone.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/la-frensh-carb-one.png354490Frédéric Poirierhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngFrédéric Poirier2022-05-18 15:54:172022-05-18 15:54:19La Frensh Carb’One : le carbone à la française
La Hoka Tecton X est la première paire en carbone destinée au trail de la marque. Une belle nouveauté, qui intègre deux plaques carbone et un amorti double densité.
[all4affiliates id= »40099″ title= »Hoka Tecton X »]
Hoka dévoile sa Tecton X, nouvelle paire de trail avec une plaque carbone. Son nom Tecton fait référence aux plaques tectoniques qui ont inspiré sa conception. Après avoir été la première marque à proposer une running en carbone, la fameuse Carbon X, désormais troisième génération (très réussie), Hoka suit cette fois la tendance sur les sentiers. En effet, The North Face a déjà sorti sa Flight Vectiv en carbone et Craft un CTM Ultra Carbone. Mais Hoka va plus loin. Cette Hoka Tecton X intègre parallèlement deux plaques carbone à sa semelle intermédiaire ProFlyX™, de la pointe au talon. C’est donc une conception innovante pour une foulée propulsive et fluide.
Hoka Tecton X, amorti et carbone double densité
L’amorti signature Hoka à double densité est ici couplé aux plaques carbone dynamiques offre une foulée rapide, tout en conservant souplesse et soutien. Le positionnement des plaques assure une meilleure proprioception, assure la marque. Cela permet à la paire d’être utile à l’entraînement, comme en compétition. La tige en mesh jacquard monocouche est enveloppante. Sa haussette intégrée procure du confort. La semelle extérieure en Vibram Megagrip Litebase taillée pour aborder les terrains difficiles tout en légèreté (240g pour une taille 42). Enfin, les crampons de 4mm offrent une protection supplémentaire contre les pierres et les débris des sentiers.
Cette Hoka Tecton X est en vente à 210 €.
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https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/hoka-tecton-x-_s22_m_tectonx_pory_dtl_jl_13495.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-05-18 13:55:512022-05-20 09:13:44Hoka Tecton X, la nouvelle trail en carbone
15 037 coureurs ont participé au Generali Genève Marathon regroupant 8 courses sur les rives du lac Léman. Un week-end ensoleillé et palpitant, avec de nouveaux records à la clé.
Bonheur de se retrouver sur ce Genève Marathon après deux ans de rebondissements. Le festival de running suisse signe un retour gagnant. 15’037 participants ont eu le plaisir d’épingler à nouveau un dossard sur des distances de 1 à 42,195 km.
L’événement, toujours solidaire d’une bonne cause, a cette année récolté 18’500 CHF de dons en faveur de The Human Safety Net Switzerland. Cette fondation créée par Generali Suisse, nouveau partenaire de la course, aide les familles touchées par la pauvreté, les personnes réfugiées ou issues de l’immigration.
Une belle énergie dès le samedi
Les juniors ont ouvert le bal samedi après-midi. Plus de 1’900 graines de champions ont foulé, certains pour leur première course, le sol Genevois. De plus en plus nombreux chaque année, les enfants prennent goût à la course à pied et ce dès 3 ans, accompagnés d’un parent pour les plus petits.
Samedi en fin de journée, le 5 km by Always, désormais ouvert à la mixité, a enchanté plus de 900 participants. L’aller-retour le long des quais était ultra-rapide. Inaugurant cette distance, le polonais Bartosz Kwiecinski remporte la victoire en 15’38. « J’ai essayé de me pousser au maximum durant la deuxième partie. C’était une course super rapide, j’ai adoré », s’exclame le grand gagnant après sa course. Chez les femmes, la Française Charlene Delhorme présente un chrono de 18’00 pour une première sur cette distance.
Plus tard dans la soirée, les 4 313 participants du 10 km (course et marche) ont pris le départ depuis Chêne-Bourg. Quai Gustave-Ador, les coureurs ont franchi la ligne d’arrivée sous les dernières lueurs du jour. Devant, Abdi Salam Ali en 30’16. Une victoire au sprint pour ce Somalien de la THSN Refugee Team. L’Anglaise Rebekah Thomas s’est accrochée à un groupe d’hommes très rapidement. Et elle a tenu la cadence, en 38’36.
Marcel Hug a pulvérisé le record du semi handi à Genève.
Des records sur le semi
Le dimanche, nouveau coup d’envoi depuis Chêne-Bourg. Sur le semi, une volée de records. La star paralympique suisse, Marcel Hug, a tout simplement exploser le record de cette distance (43’37s). “L’atmosphère était géniale. C’était un plaisir de concourir aujourd’hui” commentait le champion suisse. L’Allemande Merle Menje a également pulvérisé le chrono handi féminin en 51’19’’.
Quelques minutes plus tard, encore des records ! La bataille était très serrée entre les trois compatriotes du THSN Refugee Team. Dominic Lobalu, Tadesse Abraham et Kidane Solomon. Avantage à Dominic Lobalu, qui a battu le chrono référence de Tadesse Abraham, s’imposant en 1h01’39’’. Chez les féminines, la Kényane Cynthia Kosgei décroche la couronne, passant sous la barre des 1h10 en 1h 09’49’’.
Sur le marathon, le Tanzanien Emmanuel Gisamoda ne savait pas à quoi s’attendre pour le premier 42 km de sa carrière. Une victoire nette, avec une minute d’avance, en 2h10’39’’. Genève lui réussit. Car c’est sa deuxième victoire ici, après les 20 km de Genève en novembre dernier. Côté féminin, l’Ethiopienne Meseret Dinke a couru le second semi en solitaire. Elle termine sur le pont du Mont-Blanc en 2h26’22’’.
Des champions récompensés. Mais les derniers n’ont pas été oubliés. En effet, une montre Maurice Lacroix a été offerte au dernier homme et à la dernière femme. Double récompense pour ces heureux finishers qui ont également eu droit à la mythique haie d’honneur à l’arrivée.
Vos séances spécifiques sont des séquences courues à l’allure de votre objectif. Voyons comment procéder en vue d’un 10 km.
La vitesse spécifique est celle de votre objectif. Elle change donc en fonction de la compétition préparée. Vous ne courrez pas à la même vitesse si vous faites un 10 km, un semi, un marathon, un trail ou encore un 24h. Ainsi, si vous visez 1h sur 10 km alors votre vitesse spécifique sera de 10 km/h. Voyons justement quelles sont les séances spécifiques en vue de cet objectif de courte distance.
Séance spécifique, quel intérêt ?
Les séances à vitesse spécifique ont pour objectif d’améliorer votre rendement. Il s’agit ainsi notamment de réduire le coût énergétique de votre foulée. Plus celui-ci sera faible et moins vous dépenserez d’énergie. Donc par conséquent, plus vous courrez vite et longtemps. Cette aptitude – l’efficience – se développe justement en courant à la vitesse de votre objectif. Comment ? En répétant à l’entraînement des séquences à la vitesse de votre 10 km. Tout au long de votre préparation « spécifique », ces séquences seront de plus en plus longues.
Calibrez votre séance spécifique en durée
Il faut raisonner en terme de durée. Car les entraînements prennent alors ainsi en compte le niveau du coureur. En effet, on ne peut pas soutenir la même intensité d’effort à mesure que le temps s’allonge. Et pourtant, c’est bien le principe si la séance est établie en distance. Ne commettez donc pas cette erreur ! Calibrez vos séances en termes de durée et non en fonction de la distance parcourue. Pour comprendre, prenons l’exemple d’une séance de 10 x 400 mètres à 100 % de la VMA. En fonction du niveau, cela représentera le double d’effort pour une intensité demandée strictement identique. Ce n’est donc pas possible !
Objectif 10 km : vos séances spécifiques
Progression de séances établies en distance à effectuer : 6 x 1 000 m à la vitesse de votre objectif 10 km (récup : 1’) // 5 x 1 200 m à la vitesse de votre objectif 10 km (récup : 1’) // 4 x 1 500 m à la vitesse de votre objectif 10 km (récup : 1’15’’) // 3 x 2 000 m à la vitesse de votre objectif 10km (récup : 1’30’’) // 2 x 3 000 m à la vitesse de votre objectif 10 km (récup : 1’45’’)
Progression de séances établies en durées d’effort
Rappelons que toute séance de fractionné doit être précédée d’un échauffement d’au moins 20 minutes, ponctué de quelques accélérations et suivies d’un retour au calme (footing lent) de 10 minutes environ.
Le poids de forme correspond au poids où l’on se sent bien. C’est aussi le poids qui permet d’être le plus performant en course à pied. Quelques pistes pour s’approcher du vôtre.
Pour calculer son poids de forme, il existe de nombreuses formules. La plus connue, c’est la formule de Lorentz. Elle date du siècle dernier (1929). Ce qui, légitimement, pose la question de sa pertinence aujourd’hui. Car en presque un siècle, les morphologies ont beaucoup évolué. Désormais, l’ossature, c’est-à-dire la « constitution osseuse » est devenue LE critère principal, essentiel, pour fixer l’objectif de poids. L’ossature prédestine certes le coureur à telle ou telle distance. Mais, on le sait moins, elle est aussi « façonnée » par les entraînements, la répétition des séances et le type de distance que le coureur pratique habituellement de 10km à l’ultra distance.
Les 5 principales erreurs diététiques du coureur. Prendre un petit-déjeuner trop sucré // Bannir les féculents mais compenser sur le pain // Prévoir un dîner trop copieux // Consommer de trop nombreuses collations dans la journée // Boire beaucoup de boissons excitantes mais peu d’eau plate.
Evaluez votre ossature
Un test tout simple permet de connaître votre ossature. Entourez votre poignet gauche à l’aide du pouce et du majeur de votre main droite. Grossièrement, si vous ne pouvez pas, ou tout juste, établir de jonction entre votre pouce et votre majeur, c’est que vous avez une ossature plutôt lourde. Si la jonction est bien adaptée à la largeur de votre poignet, c’est que vous avez une ossature standard. Si votre poignet flotte largement entre votre pouce et votre majeur, c’est que vous avez une ossature légère.
Définir votre objectif en termes de poids
A partir de la nature de votre ossature, vous pourrez établir un premier objectif de poids raisonnable et cohérent. Il est basé sur votre morphologie. Avec cet objectif vous n’ouvrirez donc pas de conflit direct avec votre organisme. Ainsi, pour un même poids et une même taille, il est illusoire qu’un coureur d’ossature lourde de se donner les mêmes objectifs d’amaigrissement qu’un coureur d’ossature légère. La règle vaut aussi dans le sens inverse, dans une moindre mesure. On le voit chez les culturistes de nature très mince.
Poids de forme cible en fonction de l’ossature et du sexe
Exemple pour un coureur amateur type de semi-marathon et marathon. Ce tableau est établi à partir de résultats de bioimpédancemétrie réalisés par la société Nuteoconsult via la technologie BIOZM II Aminostats.
Type d’ossature
Homme
Femme
Lourde
Taille + 2 à – 5kg
Taille – 2 à – 6kg
Moyenne
Taille – 2 à – 7kg
Taille – 3 à -8kg
Légère
Taille – 4 à – 10kg
Taille – 6 à – 12kg
Comment choisir votre régime ?
Vous avez quelques kilos à perdre pour viser votre poids de forme ? Un régime s’impose. Il est essentiel de privilégier un régime adapté à votre tempérament mais surtout à votre mode de vie. C’est le psychisme qui fait 99% du travail dans un régime. Ainsi, si vous choisissez un régime qui n’est pas adapté à votre caractère, vous vous retrouverez très rapidement à court de motivation. puis en situation d’échec. Un régime qui a fonctionné chez votre collègue ne fonctionnera donc peut-être pas sur vous.
Selon Hippocrate, le « père de la médecine », il existe quatre grands types de tempéraments. Le sanguin, le mélancolique, le colérique et le flegmatique. Manger une nourriture équilibrée, signifie donc manger des aliments correspondant à votre tempérament. Sans aller jusque là, on peut imaginer que la façon dont le régime organise les repas, ses leviers motivationnels, les sources alimentaires qu’il privilégie, celles qu’il exclu, sont autant de critères qui vont peser sur sa réussite.
L’idéal pour atteindre son poids de forme, c’est de procéder en 3 étapes successives. Rééquilibrage alimentaire, contrôle glucidique puis régime hypoglucidique.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/Poids-de-formeTanita-visuel-app-RD-953-495x400-1.jpg400495David Padaréhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngDavid Padaré2022-05-14 05:00:002023-01-26 06:44:39Poids de forme : quel est le vôtre ?
L’Adidas 10 K revient le 5 juin à Paris. L’évènement invite à rejoindre dès maintenant le mouvement Run For The Oceans.
Le plus grand 10 km de France revient à Paris, le 5 juin. Adidas, partenaire titre, de ce 10 K Paris invite les participants à rejoindre le mouvement Run For The Oceans. Cette initiative internationale utilise le pouvoir du sport pour sensibiliser à la menace de la pollution plastique marine, initiée par adidas et l’organisation environnementale Parley.
Run for The Oceans avec Adidas
Depuis sa création, plus de 8 millions de personnes ont couru pour la protection de nos océans. Ils ont ainsi permis de récolter 2,5 millions de dollars pour aider Parley à soutenir son réseau mondial de nettoyage des plages.En attendant ce 10 K Paris, Adidas propose de s’y préparer en agissant pour la planète. En effet, toutes les 10 minutes de run, la marque s’engage à collecter l’équivalent en poids d’une bouteille en plastique (jusqu’à 250 tonnes).
En parralèle, l’organisation met en place des actions concrètes pour cette 4e édition. Le tee-shirt officiel de la course a été réalisé à partir de matériaux 100% recyclés. C’est une des solutions mise en place pour contribuer à mettre fin aux déchets plastiques, tout comme la suppression des bouteilles plastiques sur la course.
Par ailleurs, Hyundai (partenaire officiel) constituera une flotte de véhicules 100% électrique.
Le constructeur automobile proposera aux participants une expérience inédite à l’arrivée de la course : courir dans une bulle reliée à l’échappement de Hyundai NEXO, voiture électrique alimentée à l’hydrogène. La voiture, filtrant l’air et ne rejetant que de l’eau, l’atmosphère sera parfaitement saine. Ce sera ainsi l’occasion de découvrir à quoi ressembleront les villes du futur…
Il est toujours possible de s’inscrire au 10 K Paris ICI.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/adidas-10-k-paris-revient-le-5-juin-2022.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-05-13 05:00:002022-05-12 09:53:09Adidas 10K Paris s’engage pour la planète
Les bottes de pressothérapie sont plébiscitées par les sportifs de haut-niveau pour la récupération. De nouveaux modèles permettent de profiter de cette technologie chez soi. Comme le modèle Jolt que nous avons testé.
Après les pistolets de massage, la pressothérapie fait partie des nouveautés technologiques désormais accessibles au grand public. Il s’agit de bottes qui massent et drainent les jambes par une pression d’air. De nouveaux produits, comme les bottes Jolt testées ici se présentent désormais sur batterie. On peut ainsi les utiliser chez soi, sans passer par un institut. La pressothérapie fait indéniablement partie des machines de récupération sportive, au même titre que les appareils de cryothérapie. Elle bénéficie en plus d’un très haut niveau de preuve scientifique quant à son efficacité.
Bottes de pressothérapie : comment ça marche ?
La pressothérapie est une thérapie par la pression progressive depuis le bas de la jambe (pieds) vers le haut (cuisse) qui permet de vasculariser les jambes. La succession de pressions/dépressions réalisées par des flux d’air produits par l’appareil explique l’effet drainant obtenu. Cela offre aux muscles une circulation sanguine accélérée, permettant d’optimiser sa capacité de récupération habituelle.
Quel intérêt pour le sportif ?
Pour le sportif ces bottes de pressothérapie peuvent être utilisées pour :
Améliorer la circulation sanguine, drainer les toxines produites,
Masser et oxygéner des tissus musculaires, afin d’obtenir par exemple des jambes revigorées et légères à nouveau plus rapidement,
Réduire les œdèmes en post-traumatique,
Favoriser la pénétration des crèmes et autres actifs,
Procurer une sensation de bien-être, et se relaxer.
Un bonus esthétique pour les femmes
Une autre utilisation risque de ravir les femmesnotamment… Car la pressothérapie présente des bienfaits en esthétique, grâce son action sur le système lymphatique. Évidemment, l’idéal est de coupler cette technique avec une pratique sportive d’endurance. La pressothérapie permet ainsi d’atténuer la cellulite. La technique aide également à lutter contre la rétention d’eau, les œdèmes, les jambes lourdes ou gonflées. Enfin, elle favorise le drainage lymphatique et la circulation sanguine.
Bottes de pressothérapie Jolt, verdict après un mois de test
J’ai testé les bottes Jolt pendant 4 semaines. En pleine préparation du Marathon des sables, donc avec la réalisation de séances très longues. Ces bottes présentent un réel effet sur la récupération. On sent effectivement que le drainage lymphatique se fait. Les muscles retrouvent plus rapidement leur confort. En effet, la différence se voit notamment quand on doit s’assoir pour travailler à un bureau après une séance. Pour le confort des jambes, c’est le top.
Pour la partie plus esthétique, au bout d’un mois d’utilisation, oui la peau est plus ferme et plus tonique. Les jambes sont moins gonflées le soir. Mais il faudrait en prolonger l’utilisation au-delà d’un mois pour avoir un réel effet sur la cellulite et l’aspect peau d’orange.
Au final, ces bottes de pressothérapie Jolt nous ont convaincu. Mais attention, il faut trouver le temps de les porter. Comptez 30 à 45 minutes de séance. Il faut aussi savoir que même si le système est portable, c’est un équipement qui prend de la place. Il est contraignant à ranger dans sa valise de transport. Après chaque utilisation, il faut alors débrancher tous les câbles. Autres points à mentionner, les différents programmes (6 sur ce modèle) ne sont pas toujours bien expliqués. Et le prix (700 €) de cette technologie reste encore élevée.
S’entraîner au seuil anaérobie, c’est travailler dans une zone d’intensité, à une vitesse spécifique, à la limite de la détresse respiratoire, également appelée seuil ventilatoire. Explications.
Pour courir au seuil, vous devez vous situer dans une fourchette entre 85 et 90% de votre Fréquence Cardiaque Maximale (FCM) environ. A condition bien sûr que son évaluation soit correcte.C’est-à-dire effectuée lors d’une compétition, en fin d’épreuve le plus souvent ou lors d’une séance qui sollicite la consommation maximale d’oxygène (VMA).
La valeur de votre seuil anaérobie dépend de votre niveau d’endurance aérobie. Plus il est élevé et plus vous êtes endurant. Mais dans tous les cas (ou presque), la bonne intensité se situe entre 80 et 90% de votre VMA. Là encore, pour que cela soit juste, il faut que celle-ci ait été correctement évaluée. L’idéal étant un test VAMEVAL. Une autre solution pour fixer cette allure consiste à se référer à une vitesse de compétition correspondant à un effort entre 40’ et 1h. Cela signifie qu’il peut s’agir de l’allure 10 km pour la durée la plus base de notre fourchette, jusqu’à l’allure semi-marathon pour un athlète international.
Séances au seuil : calibrez-les en durée
L’intensité de vos entraînements doit correspondre à une vitesse soutenue. On doit être à la limite de l’essoufflement. Sans pour autant basculer dans la détresse respiratoire. C’est important de faire appel à ses sensations du jour pour être dans la bonne allure. Il s’agit ainsi d’effectuer le meilleur travail possible.
Les séances proposées ci-dessous sont établies en fonction d’une durée d’effort. Cela évite les inégalités que produisent celles construites en fonction de la distance. En effet, 3 x 3 000 m représente 3 x 18’ pour un coureur avec une vitesse au seuil de10 km/h et 3 x 6’ pour un autre à 20 km/h. On comprend donc bien l’intérêt de calibrer ces séances en fonction de la durée et non de la distance.
12 séances à la carte
Selon votre niveau, il est possible de s’en inspirer afin de suivre la logique de la progression. On peut ne pas faire toutes les séances. Mais il faut éviter de passer trop d’étapes au risque de ne pas avoir le temps suffisant pour s’adapter à ces séances exigeantes et difficiles.
Séance 1 : 5 x 4’ (récupération active : 1’15 ») / Séance 2 : 4 x 5’ (récupération active : 1’15″) / Séance 3 : 4 x 6’ (récupération active : 1’15″) / Séance 4 : 3 x 8’ (récupération active : 1’30″) / Séance 5 : 3 x 10’ (récupération active : 1’30″) / Séance 6 : 3 x 12’ (récupération active : 1’30″) / Séance 7 : 3 x 14’ (récupération active : 1’45″) / Séance 8 : 3 x 16’ (récupération active : 1’45″) / Séance 9 : 3 x 18’ (récupération active : 1’45″) / Séance 10 : 4 x 10’ (récupération active : 1’30″) / Séance 11 : 3 x 20’ (récupération active : 2’) / Séance 12 : 2 x 30’ (récupération active : 2’)
La première édition du Grand Raid du Finistère aura lieu les 16 et 17 septembre sur la presqu’île de Crozon.
En juin 2020, ce Grand Raid du Finistère naissant avait ravi 31 participants pour son édition ‘0’ off. Bonne nouvelle, il revient les 16 et 17 septembre. Pour une édition « 0 » bis, dixit l’association organisatrice. Cette fois, 75 concurrents sont attendus. Un comité très restreint donc, et c’est volontaire. L’organisation invite en effet qui veut à « venir vivre la Bretagne en courant » mais souhaite garder un côté confidentiel. A la fois pour préserver son âme et limiter son impact environnemental.
Pour ces 75 heureux engagés, il s’agira donc d’effectuer une grande boucle autour de Telgruc-sur-mer. Un joli tour de la presqu’île de Crozon, joyau breton. Pour vous mettre l’eau à la bouche, visionnez la vidéo de François Hinault, de La Planète Trail. Il avait filmé de l’intérieur l’édition 0. Au programme les 16 et 17 septembre prochains : une distance unique de 166 km et 4 500mD+. Ce sera donc la plus longue distance en trail en Bretagne, en kilomètre effort. Car ce circuit sera plus rythmé que le célèbre Ultra-marin (175 km et 1 400mD+) prévu le 1er juillet.
Un esprit « raid »
Autre signe particulier : l’absence de balisage. Les coureurs devront suivre une trace GPX et les marquages des GR34 et GR37. Afin de rester dans l’esprit « raid » chère à l’association, on courra aussi en semi-autonomie. Seulement 4 points de ravitaillement seront prévus sur l’ensemble du circuit. Les bâtons seront eux interdits, afin de réserver les zones sensibles Natura 2000.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/grand-raid-finistere-trail-crozon-photographe-outdoor-gerald-mattel-217.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-05-09 05:00:002022-05-06 11:38:12Le Grand Raid du Finistère revient
Confort, stabilité et amorti pour cette 361° Meraki 4. Une marque chinoise qui gagne a été plus connue des runners français.
361°, marque chinoise créée en 2003 est vite devenue une marque phare des pays asiatiques. Et c’est un équipementier à 360 degrés puisque 361° propose des produits couvrant à la fois le running, le basket-ball, le football, la natation, les pratiques outdoor et encore bien d’autres. Côté running, la marque s’est implantée en France il y a déjà quelques années. Nous avons testé sa nouvelle paire 361° Meraki 4, best-seller de la marque.
Le dessin de ce modèle est très sobre et classique. Contrairement à la tendance actuelle, la semelle est peu épaisse. Le logo de la marque représente le chiffre 3, mais c’est bien la version 4 de la Meraki qui est en test. Le chaussant est un peu étroit. Le poids de 340 g en pointure 44 est dans la moyenne habituelle d’un modèle sans prétention de compétition. La languette assez épaisse peut nécessiter un ajustement précis du laçage pour éviter toute gêne.
Premières foulées en endurance : c’est confortable mais pas très dynamique. Les sensations sont un peu gommées. La bonne stabilité permet de courir sur des chemins parfois moyennement revêtus. C’est un bon point pour la polyvalence. Le passage sur piste fait partie du rituel du test. Pas de miracle pour ce modèle, entre l’amorti vraiment présent et le poids loin des standards d’un modèle à vocation plus dynamique, la séance de fractionnés sur 800 mètres n’est pas le type d’entraînement vraiment adapté à ce modèle.
En revanche, en sortie longue avec quelques variations d’allure, sur une alternance de bitume et de chemins, leur confort se confirme. Cette paire permet d’enchaîner les kilomètres en toute quiétude. Relativement polyvalente, hors entraînements très rythmés sur piste, cette 361° Meraki 4 satisfera donc les coureurs privilégiant le confort.
Les + Très bon confort et stabilité. Les – Une marque encore peu connue, c’est dommage !
Il a testé pour vous. Frédéric, 56 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.
Philippe Genevaux, alias le ménestrail, pousse la chansonnette sur les sentiers avec son ukulélé. Swisspeaks, Marathon des Sables, Echappée Belle… la tournée de ce coureur troubadour n’est pas près de s’arrêter.
Ingénieur en technologie optique la semaine, troubadour le week-end. Ainsi va la vie de Philippe Genevaux. Depuis quelques années, ce trentenaire Montpelliérain rythme les trails, en chantant gaiement accompagné de son ukulélé. « Je l’emmène sur toutes mes courses. Avec lui, je vis des moments exceptionnels. Chanter, jouer quelques notes, cela permet de vite tisser des liens. C’est d’ailleurs sur les ultras qu’il m’est le plus utile », confie ce trailer-musicien, Ménestrail sur Facebook. Jouer et chanter lui permet en effet de partager en toute convivialité mais, cela lui fait aussi du bien pour encaisser ses « coups de moins bien ».
Entrée en scène sur le Trail des Aiguilles Rouges
Son premier trail remonte à 2010. Alors étudiant, Philippe se lance directement sur un 54 km en vallée de Chevreuse avec un copain. « J’ai vite chopé le virus. J’ai augmenté la distance sur l’EcoTrail Paris 80 km l’année suivante, puis sur le Tour de la Grande Casse (63 km), sur mon premier 100 km en Côte d’Or. Ensuite, j’ai terminé la Diagonale des Fous en 2014, en 48h45’. A la fin, j’ai dit ‘plus jamais’, le lendemain : ‘c’est quoi le prochain ?’ ».
Son prochain, ce sera l’UTMB, le graal, terminé en 2015 en 42h15’, avec une déchirure au mollet.
A cette époque, pas de ukulélé pour l’accompagner. Comment s’est-il mis à en jouer ? Par un concours de circonstances… « En 2016, j’étais inscrit avec 4 copains au Trail des Aiguilles Rouges. J’étais le mieux entraîné de la bande, alors pour les motiver à avaler ce 51 km et 4000 mD+, j’ai eu l’idée de chanter. Car j’adore ça. Je me suis dit qu’avec un ukulélé pour m’accompagner, ce serait plus sympa. Depuis, vu le succès rencontré, ce petit instrument ne m’a pas quitté. Je le porte toujours à la main. Et quand j’ai besoin de mes bâtons, j’ai trouvé un système pour le sangler » détaille Philippe.
La musique, c’est son autre passion. Choriste soprano durant ses plus jeunes années, batteur dans un groupe punk rock à l’adolescence, puis guitariste autodidacte.
Philippe Genevaux, alias le menestrail, avec son ukulélé sur le Festatrail du Pic Saint-Loup.
De Joe Dassin à Bigflo et Oli
«Au ukulélé, j’ai d’abord appris aux Champs-Élysées de Joe Dassin que tout le monde connaît et Scoubidou car nous étions déguisés en scoubidous sur le Trail des Aiguilles Rouges », raconte le coureur, qui aime aussi se grimer à l’occasion.
Son répertoire musical s’étoffe d’une course à l’autre. Joe Dassin, Brassens, Renaud, les Beatles bien sûr, mais aussi Bigflo et Oli ou encore la Reine des Neiges, apprise pour un trail blanc. « J’ai une règle d’or, c’est de ne jamais refuser une chanson qu’on me demande », explique Philippe, qui prend donc toujours le temps d’un refrain en chemin.
L’entraînement, c’est fait pour se faire mal, la compétition pour se faire plaisir. Voilà qui résume sa philosophie. L’ingénieur enchaîne donc les bornes la semaine sans sourciller, histoire d’avoir « la caisse » pour s’arrêter chantonner sur ses trails.
« On chante, on rit, on se raconte un bout de nos vies en avançant sur le circuit. Je chante toujours un petit refrain aux ravitaillements, ou lorsque je croise un signaleur au milieu de nulle part. C’est une façon de remercier ces bénévoles qui donnent de leur temps. Et c’est d’ailleurs comme ça que j’ai rencontré ma copine, bénévole sur l’Oisans Trail Tour. Mon ukulélé lui a fait de l’effet, il paraît… », plaisante ce ménestrail.
Deux Swisspeaks en musique
Parmi ses grands souvenirs, le Marathon des Sables, bouclé en 2017. Les concurrents de cette édition-là n’oublieront pas les soirées ukulélé au coin du feu !
Mais l’ultra dont il est le plus fier, c’est bien la Swisspeaks. Une course hors-norme de 360 km et 26 000mD+ au milieu des « 4 000 » alpins. « J’ai vécu six jours exceptionnels, notamment en compagnie de Sylvain Laur, patron de Compressport, rencontré en chemin. J’ai eu de grosses douleurs aux genoux après 250 km. J’ai cru devoir abandonner mais par chance, un podologue m’a remis d’aplomb. J’ai ainsi pu terminer en 145h45’, après un tas de pauses musicales et d’échanges extras. Et le plus dingue, c’est qu’un bénévole m’a payé l’inscription pour l’année suivante ! J’y suis donc revenu avec grand plaisir en 2020, avec soirée raclette et chansonnette chez ce bénévole suisse. De grands moments ! », s’enthousiasme le trentenaire, décidemment en forme.
Où qu’il passe, ce « ménestrel du trail » enjoué est toujours plébiscité. On l’invite désormais volontiers pour mettre l’ambiance. Sur le Trail de l’Aber Wrach, en Bretagne, les finishers ont ainsi chanté en chœur Brest de Miossec. Même succès l’été dernier sur l’Echappée Belle. Un beau « morceau » de 144 km, 11 000 mD+ et des cailloux, des cailloux, toujours des cailloux. « J’ai fait la course avec une tendinite, en compagnie d’un jeune coureur qui avait mal au genou. On a galéré, mais on s’est soutenus en chantant. Ma copine était bénévole sur le dernier ravito. Cela m’a aussi fait tenir. Nous en sommes partis à 4 minutes de la barrière horaire. C’était chaud ! » se souvient Philippe.
Concert en plein désert, sur le Marathon des Sables en 2017.
Une belle tournée en 2022
Sa tournée 2022 est déjà bien remplie. Après le Trail des Calanques, l’ultra du Ceven’Trail en mars, il participera tout bientôt à 3 des 14 étapes de « Je cours pour la culture », une course de 660 km entre Montgeron, près de Paris et Aix-en-Provence, avec des concerts quasiment tous les soirs. Puis il baladera son ukulélé sur le Nivolet-Revard et dans les Gorges de l’Ardèche en mai. Cet été, il sera sur le premier Zinzin Ultra-Trail de Denis Clerc, à Florac et retournera ensuite sur la monumentale Swisspeaks. Jamais deux sans trois, comme dit la chanson…
Sa tournée 2022 est déjà bien remplie. Après le Trail des Calanques, l’ultra du Ceven’Trail en mars, il participera tout bientôt à 3 des 14 étapes de « Je cours pour la culture », une course de 660 km entre Montgeron, près de Paris et Aix-en-Provence, avec des concerts quasiment tous les soirs. Puis il baladera son ukulélé sur le Nivolet-Revard et dans les Gorges de l’Ardèche en mai. Cet été, il sera sur le premier Zinzin Ultra-Trail à Florac et retournera ensuite sur la monumentale Swisspeaks. Jamais deux sans trois, comme dit la chanson…
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/menestrail-philippe-genevaux-201218696_794358087932154_3129527151527286731_n.jpg13652048Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-05-05 05:00:002022-04-29 14:19:37Philippe, le ménestrail : jamais sans son ukulélé
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