Mekdes Woldu a battu le record de France du 5km en 15’16’’ à Málaga, à l’occasion d’une course organisée par ASICS.
La Française Mekdes Woldu s’est emparée du record de France du 5km en 15’16 » dimanche 24 avril à Málaga, à l’occasion de l’événement Meta : Time : Trials organisé par ASICS.
« Je suis très contente d’avoir battu le record de France, se réjouit Mekdes Woldu. «J’ai tout donné jusqu’à la ligne d’arrivée. C’était mon premier 5km sur route, c’est un peu spécial. Je vais aller chercher un autre chrono sur piste maintenant. Je ne veux pas en rester là. Je suis plus motivée que jamais. Je remercie ASICS d’avoir organisé cette course, en famille. »
28 records personnels battus
Plus de 70 athlètes ont pris part à l’évènement. Les courses (5km, 10 km, semi) sont reconnues par la World Athletics. Les coureurs ont bénéficié de conditions optimales, avec un parcours roulant et une opposition de choix. Au total, 28 records personnels ont été battus. Dans le lot, 4 records nationaux, qui restent sous réserve d’homologation.
Tous les athlètes couraient avec les dernières Metaspeed+ dévoilées à cette occasion par la marque.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/ASICS-META-Malaga-DAY4albindurandalbin-ID-022-6824.jpg9381320Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-25 10:04:152023-01-20 13:55:55Record de France sur 5 km pour Mekdes Woldu
Nous avons testé la nouvelle Garmin Fenix 7, version 7S Sapphire Solar sur le Marathon des Sables. Conquise par ses capacités, mais avec quelques réserves tout de même…
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Après avoir fait languir ses fans pendant 2 ans, Garmin a fini par dévoiler sa nouvelle série Fenix 7 en janvier. Un timing qui ne pouvait pas mieux tomber, car dans le cadre de ma préparation au Marathon des Sables, j’ai pu tester Fenix7S Sapphire Solar. Tout le monde attendait cette Fenix 7, mais qu’en est il des améliorations apportées ? Je ferai le comparatif avec mon précédent modèle, la Fenix 6S pro.
La gamme Garmin Fenix 7 se compose en réalité de 9 versions différentes. On pourrait presque parler de 11 versions en ajoutant les 2 modèles Epix. Car ce sont des sœurs jumelles des Fenix 7. La différence ? Le remplacement de l’écran transréflectif par un écran Amoled.
Dans le détail, quoi de neuf sur cette Garmin Fenix 7 ?
D’abord, il y a la lunette qui déborde et couvre les pattes d’attache du bracelet. Ensuite, l’écran tactile et la cartographie disponibles sur tous les modèles. Attention, cette cartographie est préchargée uniquement sur les versions Sapphire. Elle se télécharge sur les autres versions. Le téléchargement et la mise à jour des cartes se fait via le wifi. Parmi les nouveautés, on trouve aussi un lecteur de musique sur toutes les versions.
Autre amélioration à noter du côté de l’autonomie. La recharge solaire la dope de 300%. Le capteur cardio optique est aussi nouveau, 4eme génération.
Sur la version Sapphire uniquement, il y a un verre Solar saphir qui ne se raye pas et un GNSS double bande (L1 + L5) pour le géopositionnement GPS. Côté fonctionnalités, du nouveau pour toute la gamme avec des nouveaux champs de données graphiques, les fonctions Stamina et Race predictor trend ou encore le temps de course/marché dans le résumé d’une activité course à pied.
Enfin, une fonction lampe torche. Elle est réservée au modèle 7X, avec 3 LED intégrées dans le haut du boîtier.
Les 3 tailles de boitier et d’écran sont conservées à l’identique. 42mm de diamètre avec un écran de 30mm pour les Fenix 7S, Fenix 7S Solar, Fenix 7S Sapphire. 47 mm avec un écran de 33 mm pour les Fenix 7, Fenix 7 Solar, Fenix 7 Sapphire. Ou 51 mm et un écran de 35 mm pour les Fenix 7X Solar et Fenix 7X Sapphire. A cela, s’ajoute 3 versions. tactile (version de base), tactile Solar et tactile Solar Sapphire.
Globalement la série des Fenix 7 ressemble à la série des Fenix 6. Le design n’a pas beaucoup changé. Si ce n’est pour les modèles solaires car la place que prend l’anneau photovoltaïque qui sert à la recharge solaire est très visible. C’est un cercle rosé qui est au bord de la lunette métallique.
La grosse nouveauté, c’est l’écran tactile. On aime ou on n’aime pas. Mais on constate que Garmin a quand même bien pensé son truc. Car certes l’écran est tactile, mais on peut tout à fait s’en passer et continuer d’utiliser les 5 boutons. Et de ce côté-là, rien n’a changé. Par défaut, il y a un raccourci pour activer / désactiver rapidement l’écran tactile. Il suffit d’appuyer sur « Start » et « Down » en même temps.
Notons aussi que le verre saphir est prisé pour sa résistance aux rayures. Mais l’inconvénient, c’est qu’il est moins translucide et présente plus de reflets, comme nous l’avons constaté.
Quant au capteur cardio optique, il n’est pas complètement nouveau puisque c’est celui de la Venu 2. Mais en tout cas ce n’est plus le même que celui des Fenix 6. Il mesure la fréquence cardiaque, la variabilité de fréquence cardiaque (VFC) et l’oxygénation sanguine (SpO2)
Il y a aussi du nouveau du côté de la puce GPS. Ce n’est plus une puce Sony, et elle permet de choisir entre 3 options de géolocalisation. GPS seul, multi GNSS = GPS + GLONASS + Galileo + IRNSS (tous en même temps) ou multi GNSS double fréquence (Fenix 7S/7/7X Sapphire uniquement) = GPS double fréquence + GLONASS + Galileo double fréquence + IRNSS.
Pour faire simple, plus on descend dans cette liste, plus la précision GPS augmente et plus la puce consomme d’énergie. Donc plus l’autonomie diminue. Et c’est justement ce qui va m’arriver au cours du Marathon des Sables.
Avant de poursuivire, on fait un aparthé sur le nombre profils sportifs disponibles. En plus des modes qui nous intéresse au premier chef (course à pied, trail, ultra-run, tapis de course, piste d’athlé, course aventure…), il y en désormais près d’une cinquantaine. Du kitesurf au ski de fond, en passant par l’escalade en salle, le HIIT, le padel, le triathlon, le gravel ou encore l’aviron.
La cartographie est pré-chargée uniquement sur cette version Solar-sapphire.
Une meilleure autonomie sur les Garmin Fenix 7
Pour l’autonomie, de manière générale, la Fenix 7 marque une grosse progression par rapport à la Fenix 6. Environ 50% de plus. 37h pour la Fenix 7S vs 25h pour la Fenix 6S. 57h pour la Fenix 7 contre 36h pour la Fenix 6. Et 89h pour la Fenix 7X vs 60h pou la Fenix 6X.
Mais, il faut encore ajouter l’effet de la recharge solaire pour les modèles Solar et Sapphire. Elle aussi est plus performante sur la série précédente, de +80%. Dans le détail, et sur le papier : 46h pur la Fenix 7S Solar Sapphire contre 28h pour le Fenix 6S Solar. 73h pour le Fenix 7 Solar/Sapphire contre 40h pour la Fenix 6 Solar. Et enfin 122h annoncées pour la 7X Solar/Sapphire contre 66h pour la précédente 6X Solar.
Sauf que voilà, j’ai bêtement laissé le réglage de base au début de mon test. Je me suis retrouvée avec une batterie à plat après 100 km parcourus en 3 jours sur le MDS. Par chance avec mon accès presse,j’ai pu la recharger à bloc en prévision de l’étape longue de 86 km. Il parait qu’il existe un gestionnaire de batterie optimiser l’autonomie. Euh… je ne l’ai pas trouvé !
Technologie solaire, un plus soumis à conditions…
Côté technologie solaire, pas de bol non plus. Dès le départ de l’étape longue étape du MD, le ciel est bien couvert. J’essaie d’orienter le mieux possible ma montre toute la journée vers le soleil, rien n’y fera. A 82km et 20h de course elle s’arrête. Bon, il faut dire qu’elle n’a pas été épargnée après deux jours de tempête de sable. Je l’ai même retrouvé un matin enfouie sous 5cm de sable. Pas de rayure sur le verre, ouf…
Une précision importante : la météo n’est pas le seul paramètre qui joue pour la recharge solaire. L’habillement joue aussi un rôle majeur. Il suffit d’avoir une manche de veste un peu longue, ou un buff (c’était mon cas) qui recouvre la montre, et la recharge solaire est nulle sur toute la journée.
De toute façon, disons-le tout net, le soleil ne suffit pas à recharger à bloc cette Fenix 7 Solar. Cela ralentit juste la diminution de la charge de la batterie mais ne rechargera pas la montre. J’ai laissé ma montre en mode avion (pour réduire la consommation de la batterie) au soleil pendant 3h et ça n’a pas permis de gagner 1% de batterie, juste maintenir son niveau à 74%.
Accroche GPS ultra-rapide et fonctionnement intuitif
Par ailleurs, on a apprécié la rapidité d’acquisition du GPS. Fini les longues minutes le bras en l’air pour essayer de capter le satellite. Avec ce nouveau modèle l’acquisition de l’accroche GPS est ultra rapide, moins de 3 secondes et parfais instantanément et même au fin fond du désert marocain !
Vous l’aurez compris la partie technologie ce n’est pas mon fort. Du moment que la montre me propose course qu’elle enregistre mes données et me permet de revenir à mon point de départ si je me perds, cela me va. A mon sens, Garmin reste de ce point de vue, la marque la plus facile à prendre en charge et souvent de manière très intuitive. C’est un plus quand on ne lit pas les modes d’emploi !
Bref, résumons. Cette montre rend accro. En lisant bien le modes d’emploi, on doit pouvoir optimiser l’autonomie constatée. Et en courant plus vite que moi, on évitera d’ailleurs aussi ce problème. Enfin de manière moins positive ; il y a le prix très élevé de cette technologie solaire. 900 euros une montre, c’est quand même fou. J’ajoute un détail girly doublé d’une remarque à Garmin : pourquoi ne pas avoir proposé comme la Fenix 6 une montre toute blanche, très élégante en toutes circonstances ? Ce beige sable est certes très joli et de circonstances dans le sable marocain mais un modèle blanc petit cadran aurait été un plus !
Les + Autonomie (plus) élevée, précision du GPS, recharge solaire efficace (versions Solar), écran tactile, joli design.
Les – Prix élevé (900 € pour cette version !), couleur…
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https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/fenix7s-sapphiresolar_hr_500255.png19201920Sandrine Nail-Billaudhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSandrine Nail-Billaud2022-04-25 05:00:002022-05-03 11:35:59Garmin Fenix 7S sapphire Solar : le nec plus ultra ?
ASICS lance deux nouvelles Metaspeed avec plaque en carbone. Chacune colle à un type de foulée.
Metaspeed, saison 2 pour ASICS. L’équipementier a pour cela profité de son évènement, le Meta Time organisé ce jour à Malaga en Espagne pour ce lancement. 80 athlètes ASICS – dont une quinzaine de français, notamment Yohan Durand et Mekdes Woldu – vont tenter de battre leurs records personnels sur trois distances (5km, 10 km ou semi-marathon), avec cette nouvelle Metaspeed. Cette paire en carbone est proposée en deux déclinaisons.
ASICS Metaspeed Edge+ et Sky+
Metaspeed Edge+ et Metaspeed Sky+, double carbone donc pour ASICS. C’est un choix issu des recherches menées par les scientifiques de l’Institut of Sport Science (ISS), explique la marque. Ceux-ci ont en effet montré qu’il existait deux types de foulées. Les grandes foulées et les foulées basées sur la cadence. C’est ainsi que les ingénieurs ont développé respectivement ses deux paires Metaspeed.
Chacune contient une plus grande quantité de mousse FF Blast™ Turbo et bénéficie d’un ajustement du placement de la plaque de carbone dans la semelle. Cela permet au coureur d’augmenter naturellement sa foulée et sa vitesse, en accord avec leur style de course.
Selon les ingénieurs de l’ISS, ces nouvelles Metaspeed permettent d’augmenter l’économie de course d’environ 2% par rapport aux autres modèles de la marquejaponaise.
ASICS_METASPEED+_Sky
La Metaspeed Sky + s’adressera au compétiteur (jusqu’à 80 kilos) qui a une grande foulée, avec attaque médio-pied ou avant-pied. Elle est conçue pour l’aider à courir plus vite en allongeant nettement la longueur de sa foulée. Le modèle pèse 205 g en 42 et affiche un drop de 5 mm.
La Metaspeed Edge, se destine elle au coureur à foulée cadencée, toujours avec attaque médio-pied ou avant-pied.Cette chaussure s’appuie sur une construction différente, mais avec les mêmes technologies, pour permettre d’allonger la foulée et d’économiser davantage d’énergie. Elle pèse 210 g en 42, affiche 8 mm de drop.
Ces paires seront vendues 250 euros, à partir du 14 juin.
La course Wings for Life World Run revient le 8 mai. Cette course planétaire solidaire booste la recherche sur les lésions de la moelle épinière avec un concept original.
Le 8 mai à 13h, on pourra courir ensemble, où que l’on se trouve pour faire avancer la recherche sur les lésions de la moelle épinière. Avec la Wings for Life World Runn 100% des frais d’inscriptions (20 euros) financent la recherche dans ce domaine. Et en huit ans, grâce à cet évènement solidaire, 33 millions d’euros ont ainsi été récoltés.
Des courses Wings for Life World Run partout en France
Pour sa 8e édition, cette Wings for Life World Run réunira des milliers de runners sur les cinq continents, alignés sur le même fuseau horaire. En solo, n’importe où, vous pourrez participer de votre côté en téléchargeant l’application Wings for Life World Run (iOs et Android). Mais il sera aussi possible de rejoindre les courses organisées en France ce 8 mai. Paris, Lille, Rouen, Orléans, Nantes, Bordeaux, Annecy, Lyon ou encore Marseille... Il y en a forcément pas loin de de chez vous.
La course Wings for Life World Run, à Rouen, en 2016.
Le concept est original. En effet, une ligne d’arrivée virtuelle remontera le flot des coureurs 30 minutes après leur départ. Ce sera une « catcher car » qui vous rattrapera progressivement. On peut donc participer quel que soit son niveau et se fixer des objectifs grâce à l’application.
Pour info, en 2021, le Suédois Aron Anderson, avait parcouru 68 km en fauteuil roulant, avant que la « catcher car » ne marque la fin de sa course.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/wings-for-life_header-photo_apprun_1568x974.jpg9741568Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-24 15:00:002022-04-22 10:04:17Wings for Life World Run, planétaire et solidaire
La nouvelle On Cloudrunner est une paire accessible destinée aux profils débutants ou en reprise du running. Elle associe soutien, confort et amorti.
Après la sortie de sa Cloudmonster assez disruptive avec design maximaliste et amorti XL, On dévoile sa nouvelle Cloudrunner, sa paire la plus accessible.
C’est la chaussure d’approche chez On. Conçue pour découvrir et apprécier les sensations qu’offrent la technologie d’amorti maison CloudTec®. Tout confort et toutes occasions, cette nouvelle silhouette conviendra au débutant autant qu’au coureur qui reprend après une blessure ou une pause.
Accessible, elle l’est aussi côté prix. Elle est placée en entrée de gamme, à moins de 150 €. Elle se positionne néanmoins comme une chaussure performante offrant tous les attributs caractéristiques On.
On Cloudrunner, tout confort avec stabilité renforcée
Le confort, d’abord. Il est présent dès l’enfilage, puis en course avec cette Cloudrunner. La semelle intermédiaire en mousse Zero Gravity assure l’amorti. Associée à la construction CloudTec®, la paire offre un déroulé doux avec un maintien optimisé.
Pour cela, des zones de soutien spéciales ont été ajoutées dans la tige et l’avant-pied est élargi. Une construction plus accueillante participe aussi à ce plein soutien. En forme de berceau, elle assoit désormais le pied dans la chaussure.
En parallèle, la semelle Speedboard optimisée, soutient également le déroulé du pied. « Parmi les Clouds, les éléments sont plus petits sur le côté médial que sur le côté latéral. La sensation de course stable est encore renforcée par la Speedboard. Lorsque le pied atterrit, la semelle absorbe et stocke l’énergie de l’impact, puis la libère, donnant l’impression d’une course sans effort », détaille Edouard Coyon, Head of Footwear Product Management chez On.
Une course sans effort, promet-on chez On avec cette Cloudrunner. Une nouveauté qui s’inscrit par ailleurs dans la démarche écologique engagée par On. Ainsi, plus de 90% du polyester utilisé est recyclé, et plus de 30% de la chaussure entière est fabriquée à partir de matériaux recyclés.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/on-cloudrunner-nouvelle-chaussure-d-approche-chez-on.png8921373Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-22 15:00:002022-04-22 10:20:22Nouvelle On Cloudrunner, accessible et confortable
Des fascias peu entraînés peuvent conduire le coureur à se blesser, au tendon d’Achille ou au genou notamment. Voyons comme stimuler au mieux ce tissu fibreux, en 6 exercices d’automassage.
Ces derniers temps, on entend beaucoup parler des fascias. Leur découverte est plutôt récente, datant d’une dizaine d’années seulement. De quoi s’agit-il exactement ? Les fascias permettent à la fois de séparer les organes entre eux et de les relier, depuis la surface de la peau jusqu’au point le plus profond de l’organisme. Ils constituent notre système conjonctif, une membrane fibreuse qui nous « maille » de la tête aux pieds. Un peu à la manière d’élastiques, ils permettent à nos muscles de fonctionner de manière optimale. Tous les fascias étant liés, un « nœud » ressenti à un endroit pourra affecter toute la chaîne des fascias.
Des fascias en bonne santé, c’est tout bénef pour la course à pied
Des fascias détendus, c’est moins de tensions musculaires, une meilleure posture, une meilleure récupération, mais aussi moins de risques de blessures. On comprend donc bien l’intérêt de les étirer ! On peut cibler les zones sollicitées par la course comme le tendon d’Achille, la voûte plantaire, les mollets et les quadriceps, mais pas seulement. Délier ses tissus profonds au niveau du grand et du petit pectoral, ainsi que du grand dorsal est intéressant. Le traileur notamment, qui porte un sac sur le dos pendant des heures, aura tendance à se recroqueviller. Détendre cette zone pectorale lui apportera une meilleure ouverture de la cage de thoracique. Un bonus pour sa respiration !
Comment bien s’automasser ?
Pour exercer ses fascias, une méthode simple : l’automassage. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’un moment plaisant. Le coach Adrien Raffault, qui nous propose cette séance, détaille : « Il s’agit plutôt, sur une échelle de douleur de 1 à 10 de se situer autour de 6 afin d’activer les fascias profonds. »
L’idéal est de s’équiper d’une balle ou/et d’un rouleau de massage. A défaut, un rouleau à pâtisserie et une balle de tennis feront l’affaire. En récupération après l’entraînement, c’est très bénéfique, mais on peut aussi effectuer les mouvements avant sa séance de running pour activer ses muscles. La bonne technique, consiste d’abord à aller lentement. Il faut également exercer une pression à chaque mouvement. Il faut ressentir ainsi une douleur. Dernier point très important : toujours masser dans le sens de la circulation sanguine. On commence le mouvement, de bas en avant, c’est-à-dire des extrémités pour remonter vers le coeur.
6 exercices ciblés pour dénouer ses fascias
Pratiquez la routine qui suit régulièrement, à raison de 10 à 15 répétitions par mouvement, à l’envi, en équilibrant toujours les deux côtés.
Exercice 1 : voûte plantaire. Debout, placez la balle sous votre voûte plantaire. Faites quelques mouvements d’avant en arrière en appuyant, puis des mouvements latéraux. Insistez en cas de nœud musculaire. Renouvelez sur l’autre pied.
Exercice 2 Tendon d’Achille. Au sol, allongé sur le dos, placez le rouleau sous votre tendon d’Achille. Prenez appui sur vos coudes et remontez doucement (2 ou 3 secondes) vers le mollet, toujours en appuyant contre le rouleau dans le sens de la montée. Croisez une jambe par-dessus l’autre pour augmenter la pression sur le talon. Renouvelez sur l’autre jambe, du tendon d’Achille au mollet.
Exercice 3 : mollet. Au sol, allongé sur le dos, placez le rouleau ou votre balle au milieu du mollet, croisez la jambe opposée dessus de manière à exercer une pression supplémentaire puis remontez jusqu’en haut du mollet. Effectuez ensuite le mouvement en le coordonnant avec une flexion-extension du pied, d’avant en arrière. Renouvelez l’automassage sur l’autre mollet.
Exercice 4 : quadriceps. A plat-ventre, en position de gainage sur les coudes, placez le rouleau sur la partie basse de votre cuisse, puis exercez une pression du bas vers le milieu du quadriceps. Répétez ce mouvement du milieu de la cuisse jusqu’en haut de la cuisse. On peut aussi cibler le vaste interne, de la rotule jusqu’aux adducteurs et le vaste externe, qui remonte jusqu’à la hanche. Renouvelez sur l’autre cuisse.
Exercice 5 : fessiers et tenseur du fascia lata. Au sol, en position de gainage latéral, massez avec le rouleau au niveau des hanches pour cibler petit et moyen fessier. Pour masser le grand fessier et le tenseur du fascia lata, mettez-vous en position assise, les pieds au sol, une jambe croisée par dessus l’autre pour augmenter la pression, en roulant de la partie basse de la fesse jusqu’à la partie haute.
Exercice 6 : pectoraux. Debout, face à un mur, placez la balle sur la partie haute du grand pectoral, juste sous la clavicule, puis longez le muscle avec la balle glissant sur le mur, de l’épaule jusqu’au sternum, en aller-retour. Renouvelez sur le pectoral opposé.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/Detendre-ses-fascias-EXERCICE-5_B02A7627EXERCICE-2_B02A7621-495x400-1.jpg400495Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-22 05:00:002023-01-26 07:14:406 exercices pour détendre ses fascias
Marseille-Cassis 2022 promet ! 20 000 dossards sont réservés pour la 43e édition prévue le 30 octobre. Il est toutefois possible de racheter un dossard.
Marseille-Cassis affiche complet. Un plus de plus de six mois à l’avance. Oui, les inscriptions pour la 43ème édition du 30 octobre sont déjà closes. Les 20 000 places allouées se sont écoulées en moins de deux mois. La grande classique provençale est donc une nouvelle fois victime de son succès ! Mais l’organisation propose cette année une nouvelle option.
Un système de rachat/vente de dossards
En effet, une plateforme de revente et de rachat de dossards est mise en place. Ainsi, les coureurs titulaires du précieux sésame pour l’édition 2022, qui ne pourraient toutefois plus participer peuvent ainsi le revendre. Et faire le bonheur d’autres coureurs ! Une simple inscription sur la plateforme en ligne permet de se positionner en liste d’attente. Chaque prétendant sera automatiquement informé par email de la disponibilité d’un dossard.
Marseille-Cassis en 5 points clés
Avant le jour J, 30 octobre, voici un petit repérage de ce 20 km qui ne manque pas de caractère. Car entre Marseille et Cassis, il faudra grimper la fameuse route de la Gineste. Et l’ascension de ce col (327 m de dénivelé) sera comme d’habitude, un temps fort de la course.
Km 0 à 3. Un long faux plat montant en entrée ! Pas évident pour caler son allure. On attaque directement le dénivelé du Marseille-Cassis. Mieux vaut partir en-dedans, ne pas se faire aspirer ni trop slalomer.
Km 3-10. C’est la fameuse montée de la Gineste. L’ascension est longue mais régulière, sans pente abrupte. Les lacets, peu serrés, n’occasionnent pas trop de déperdition de vitesse. Pourvu que l’on arrive frais pour grimper…
Km 10,5-13. Arrivée en haut, profitez d’abord de la vue sur la rade de Marseille, derrière vous. Devant, c’est le plateau de Carpiagne. La pente douce mais en ligne droite. Ces 3 kilomètres paraissent très longs. Et ce sont, de l’avis des coureurs, les plus monotones du circuit.
Km 15-17. Ensuite, on « plonge » vers Cassis. Le dénivelé positif est enfin terminé! S’ouvre alors la descente, assez abrupte. Mais la vue est magnifique sur la baie. Pour ne pas laisser de plumes, il faut se contrôler. Veillez à ne pas trop taper au sol à chaque foulée. Car l’épreuve n’est pas terminée…
Km 17,5-20. Au rond-point d’entrée dans Cassis, devant les vins de Cassis Bodin, le circuit bifurque vers la gauche en direction du quartier « Mussuguet ». Exit la côte des Pompiers dont certains se souviennent peut-être. En lieu et place, une remontée de l’avenue Carmoux. Elle s’étire sur 600 mètres. Moins abrupte mais plus longue, cette dernière grimpette promet de piquer les jambes. Ensuite, le final en ligne droite sur l’avenue des Albizzi. Au sprint tant qu’à faire, pour terminer en beauté !
Avec cette Salomon Slab Phantasm CF, Salomon accélère sur la route cette saison. Pas de carbone pour cette paire dynamique orientée compétition, mais une plaque en fibre composite.
Cette saison, Salomon, marque historique de l’univers trail, accélère le développement de sa gamme route, lancée il y a deux ans. Après trois déclinaisons de Sonic (paire polyvalente) et deux modèles Predict (paire axée sur le confort), trois nouvelles chaussures « performance » s’annoncent donc pour 2022. La Salomon SLab Phantasm CF, la V2 et la Spectur.
Salomon SLab Phantasm CF, une fibre composite, plutôt que du carbone
Toutes seront équipées d’une plaque en fibre composite (Energy Blade). La marque a préféré ce matériau au carbone, très en vue en ce moment. A performance comparable, cette fibre composite serait plus « facile à conduire », donc moins élitiste, nous a-t-on expliqué chez Salomon. Cette chaussure ici testée, nouveau modèle compétition pour le marathon, est équipée de cette fibre composite sur toute la longueur de la semelle.
Avec un poids contenu (250 g en pointure 44) et un coloris rouge racing : pas de toute sur l’orientation performance du modèle. Un détail nous frappe lors du premier essayage. La languette, non cousue au chausson, à tendance à se décaler sur le côté. Cela créée une surépaisseur gênante. Il faut prendre soin de bien la plaquer avant de nouer les lacets. On note aussi que le chaussant est assez étroit.
Les premières foulées confirment la vocation de la paire. Avec cette Salomon SLab Phantasm CF, on est irrémédiablement tenté d’accélérer. La lame Energy Blade assure une propulsion puissante associée à la mousse élastique Energy Surge.
Les notes du testeur. Amorti : 16/20 – Confort : 14/20 Dynamisme : 18/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 17/20
Du dynamisme à revendre
Plusieurs tours sur le stade confirment la sensation de vitesse. La Salomon SLab Phantasm CF est très à l’aise sur le revêtement synthétique d’une piste d’athlétisme. C’est précis, le dynamisme est excellent. On pose son pied à sa guise, sans contrainte. On note toutefois que la semelle offre une adhérence moyenne sur revêtement glissant. Rien de catastrophique mais on a vu mieux. Le mesh très fin, qui participe à la réduction du poids, sera aussi très vite détrempé sous la pluie. Cela ajoute un peu au manque de confort observé. Si l’on apprécie ce type d’amorti bien sportif favorisant le dynamisme, on pourra effectuer des sorties d’environ 90 minutes, voire davantage.
Au final, cette nouvelle Salomon SLab Phantasm CF est une alternative sérieuse aux modèles en carbone proposés par les autres équipementiers. Elle sera disponible en magasin à partir du premier mai.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/salomon_s_lab-phantasm-cf-racing_racinghigh-res.jpeg9041920Frédéric Poirierhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngFrédéric Poirier2022-04-21 05:00:002022-05-03 11:30:40Salomon SLab Phantasm CF : tout pour la perf’
L’UTMB Mont-Blanc lance l’ETC pour Experience Trail Courmayeur, une course de 15 km et 1300 m de dénivelé positif.
ETC, c’est la petite dernière de l’UTMB. L’Experience Trail Courmayeur comptera 15 km et 1 300m de dénivelé positif. Après la MCC de 40 km, née en 2018 et ouverte aux coureurs locaux et aux bénévoles, l’organisation souhaitait mettre en place un format encore plus accessible. Cet ETC toutefois bien rythmé complète donc l’affiche du festival chamoniard.
ETC, 7e course à l’affiche de l’UTMB Mont-Blanc
La première édition sera lancée le 23 août à 14h, à Courmayeur. Au programme, des sentiers cheminant entre épicéas et mélèzes, puis une portion sur les alpages de Tirecorne et de la Suche, face au Mont-Blanc. Les plus rapides devraient boucler la boucle en 1h30. La barrière horaire sera fixée à 4h. Un temps limite volontairement large, afin de permettre au maximum d’engagés de terminer. Car l’ETC se veut avant tout conviviale et populaire. A l’arrivée : une pizza à déguster en guise de récompense. Les inscriptions sont ouvertes à tous sans tirage au sort dans la limite des places disponibles.
Durant la semaine de l’UTMB, Courmayeur accueillera donc quatre départs cette année. La TDS, le mardi 23 août à minuit, la YCC le même jour à 11h, l’ETC, le mardi 23 août à 14h et la CCC, le vendredi 26 août à 9h.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/etc-nouvelle-course-de-15-km-a-l-affiche-de-l-utmb-mont-blanc.jpg565848Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-19 12:29:132022-04-19 12:30:18ETC, nouvelle course de l’UTMB Mont-Blanc
Claire Bannwarth, surnommée ‘‘Lapin DuDuracell’’, est la nouvelle reine de l’ultra-trail. À son compteur : 20 victoires cumulées en 4 ans. Rencontre avec cette ancienne fleurettiste de haut niveau détonnante.
« Lapin DuDuracell », ce surnom, né d’une blague avec son mari, résume au mieux le profil de Claire Bannwarth.Cet athlète de 32 ans, qui vit à Huningue dans le Haut-Rhin court vite et très longtemps. Et comme la fameuse pile, personne ne lui ressemble. Dans la confrérie des « adorateurs de la borne », la plupart des membres ont connu une progression lente née d’une passion précoce. Cette sociétaire du Team Brubeck / Raidlight fait office d’OVNI. Un passé d’escrimeuse de haut niveau et une arrivée au top de l’ultra en quatre ans à peine.
« Jeune, j’ai pratiqué le fleuret en compétition sous les couleurs du Masque de Fer de Lyon. J’ai été sélectionnée en équipe de France à l’occasion des Mondiaux juniors d’Alcireale en 2008. J’ai poursuivi jusqu’à l’âge de 23 ans, participant à des Coupes du monde et atteignant le top 16 français chez les seniors. Mais avec mes études (classes prépas à Lyon, école des mines à Saint-Etienne) puis mon entrée dans la vie active en tant qu’actuaire (haute technicienne en compagnie d’assurance), tout ceci n’était plus possible. Comment s’entraîner à 18h alors qu’on finit le boulot à 20h…», explique la sportive originaire de Châlons-en-Champagne.
Une victoire pour son premier marathon
Dès lors, Claire Bannwarth se tourne vers la course. « Je courais déjà depuis l’âge de 9 ans. Au départ, c’était pour mes préparations physiques en escrime. Puis, lorsque je me suis installé en Ile-de-France, j’ai eu le choix : effectuer le trajet de mon domicile (Montreuil) à mon travail (Paris intra-muros) en métro ou en courant. J’ai pris la deuxième option». Dès lors, Claire parcourt chaque jour 35 à 40 kilomètres à allure modérée. Et y prend goût. « Courir tranquillement et longtemps, c’était fait pour moi ! J’ai évolué plusieurs années comme ça, en loisirs. Certains week-ends, j’effectuais même des sorties de 7 heures. Jusqu’au marathon de Reims en 2016. Placée dans le sas des 4 heures, sans aucune idée de mon niveau, j’ai terminé première féminine en 3h16 ».
Un révélateur. Dans la foulée, elle réussit ainsi ses débuts en ultra en remportant le Sparnatrail (56 km) et les 100 kilomètres Self-Transcendance de Paris. « Des coureurs considèrent qu’on est dans l’ultra dès que la distance est supérieure à celle d’un marathon. D’autres dès que c’est plus de 100 kilomètres. Je dirais que c’est dès qu’on passe une nuit dehors, une course qui dépasse les 12 heures », précise-t-elle.
Du coup, son baptême du feu en ultra se situe plutôt sur l’UT4M, en août 2017. « Une amie grenobloise m’avait incitée à m’inscrire. C’était une épreuve de 160 km (4 x 40 km, dans des massifs alpins différents). Jusqu’ici, je n’avais jamais couru de nuit ni en haute montagne ni en compétitions de plus de 10 heures. Une plongée dans l’inconnu. Le premier jour, j’étais arrivée en touriste avec des chaussures de running. Dans le matériel obligatoire, il était marqué qu’il fallait un pantalon et je pensais qu’il fallait que je le mette sur moi. Résultat, j’étais en pantalon long par 30° C et en running pour dévaler des descentes techniques ! J’ai eu l’impression que j’allais mourir… Mais j’ai bien aimé ». Elle termine alors cinquième féminine malgré ses erreurs de débutante. Et se découvre une passion ainsi dévorante pour le trail. Un coup de pouce du destin l’encouragera dans cette voie.
Finisher de la Diag’ puis de l’UTMB
« En 2018, j’ai gagné un dossard pour la Diagonale des Fous, grâce à Running Heroes. En courant 40 km chaque jour avec cette application, j’ai cumulé assez de points pour bénéficier de cette chance », relate-t-elle. En vue de ce rendez-vous, son programme a été chargé. Pas moins de 8 ultras.
« J’ai longtemps mené sur l’Eco-Trail de Paris (3e, en dépit d’une erreur d’aiguillage), remporté les 24h de la Sarra, fini 2e du 45 miles de Bristol. J’ai aussi commis des erreurs sur l’UT4M, où je n’avais pas assez mangé et pas pris soin de m’arrêter plus longuement aux bases de vie pour soigner mes ampoules », se souvient l’ultra-runneuse, qui bouclera les 165 km de la Diagonale des Fous en 49 heures. « J’avais connu un gros coup de mou au 50e km et mis 24h pour sortir du cirque de Mafate. Mais à l’arrivée, alors que moult concurrentes disaient ‘plus jamais ça !’, je me projetais déjà sur d’autres grandes courses ».
En 2019, un dossard élite lui est attribué pour participer à l’UTMB. Là encore, ce gros morceau de 171 km ne sera pas une fin en soi. Plutôt le guide ou l’étape. Elle finit en effet le MIUT à Madère, la Transgrancanaria puis le Lavaredo. Du coup, elle s’aguerrit ainsi dans les montées et s’affirme comme une descendeuse redoutable. « Sur l’UTMB, j’ai souffert d’un mal de hanche à partir de la mi-course. J’ai donc fini en marchant, comme j’ai pu. Mais j’ai vite récupéré et retrouvé la forme. Dans les six semaines suivantes, j’ai en effet remporté l’Infernal Trail des Vosges et les Templiers ».
Claire Bannwarth, invaincue sur la Backyard
Ouverte aux nouvelles expériences, Claire Bannwarth lorgne alors vers les Backyards. Ce format lui correspond parfaitement puisqu’il s’agit de courir le plus longtemps possible (un tour de 6,7 km chaque heure). Sa résistance au sommeil (jusqu’à 72h sans fermer l’œil), son estomac en béton, sa capacité à vite se ravitailler et sa parfaite gestion des allures ont été ses précieux atouts.
Résultat : en six courses, six victoires chez les féminines et cinq podiums au scratch ! Elle résiste durant 31 heures à la tempête à Strangford (Irlande du Nord), brave la canicule pendant 36 heures à Jegensdorf (Suisse), est près de battre tous les hommes à Kiev en 2019 et à Pavilly en 2020. Sur la Big Dog, support des Mondiaux 2020, l’Huninguoise surprend encore. « Pendant 26 heures, je finissais tous mes tours en dernière position. Je conservais à peine cinq minutes de marge par boucle. Alors qu’on pouvait croire que j’allais flancher, j’ai tenu bon pendant 41 heures, parcourant 275 km. Là, j’ai vraiment repoussé mes limites », confesse-t-elle.
Une année 2021 d’exception
Cet exploit, ajouté à sa seconde place sur la Swisspeaks (314 km dantesque en Suisse), l’extirpe de l’anonymat. « J’aimais bien arriver sur une course en étant inconnue. Les gens me regardaient, ne savaient pas qui j’étais et je grillais tout le monde. Ça faisait plaisir », dit la sociétaire du Team Brubeck / Raidlight. Désormais, les organisateurs l’invitent… et ne sont pas déçus. « Entre les invitations, les reports de course et les inscriptions de dernière minute, j’ai disputé un ultra par semaine, durant l’été dernier», explique Claire.
Et pourtant, son année 2021 n’a pas seulement exceptionnelle pour cette particularité. « J’ai battu le record de France du 24 heures sur piste (228,4 km), ce qui pourrait me conduire à une sélection pour les Championnats d’Europe de la spécialité, le 17 septembre prochain à Vérone. J’ai remporté, avec dix heures d’avance sur ma première poursuivante, la Transgrancanaria (NDLR : 126 km aux îles Canaries) et bouclé à trois semaines d’intervalle l’UTMB et le Tor des géants (330 km à travers la vallée d’Aoste) », énumère-t-elle. Enfin et surtout, elle s’est imposée au scratch (avec trois heures d’avance sur le premier homme !) sur la PT281, une Badwater à la portugaise. Irrésistible ! Le 13 mars, la traileuse a décroché sa vingtième victoire en ultra, à l’occasion de la Tarragona 360, un bloc de 330 km dynamité en 65 heures. Le 10 avril, elle a bouclé les 100 miles d’Istria by UTMB en 25h43″, 22e scratch et 6e femme. »Pas encore la grosse grosse forme mais y a du progrès après 3 mois galères à enchaîner pubalgie et périostite. Le week-end prochain, ce sera les 120km de l’Ultra du Pas du diable en récup. », commente-t-elle sur sa page Facebook. L’année 2022 commence plutôt bien.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/claire-bannwarth-1k1a4932-c-matias-novo.jpg12801920Julien Bigornehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngJulien Bigorne2022-04-19 05:00:002022-04-13 17:06:52Claire Bannwarth : de pile à face
Adidas lance une nouvelle édition de son événement Adizero Road to records le 30 avril autour de ses champions.
En 2021, deux records du monde ont été battus par des athlètes équipés de chaussures de la gamme Adizero. Adidas réédite sa course ADIZERO : ROAD TO RECORDS ce printemps. La course aura lieu le 30 avril.. L’événement sera retransmis en direct sur la chaîne YouTube d’adidas running afin de permettre à tous d’assister à cette compétition réunissant certains des meilleurs athlètes au monde.
Road to records, avec Rhonex Kipruto,
Parmi eux Abel Kipchumba, Senbere Teferi, Rhonex Kipruto et Kalkidan Gezahegn notamment. Ces champions prendront part à plusieurs courses, dont les 5, 10 et 21 km hommes/femmes. Et tenteront de battre des records. La liste complète des athlètes et le programme définitif des courses seront annoncés prochainement. Ces athlètes seront tous et toutes équipés de chaussures de la gamme Adizero ,comme l’Adios Adizero Pro 2 ou l’Adizero Takumi Sen 8.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/adidas-road-to-records.png896896Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-17 16:33:002022-04-15 16:35:54Adidas Road to records, nouvelle saison le 30 avril
Calculer ses besoins énergétiques et connaître son métabolisme de base est important pour le coureur qui souhaite s’affûter ou stabiliser son poids. Alors de combien de calories avez-vous besoin ?
Le métabolisme basal (MB) correspond aux besoins énergétiques de base, c’est-à-dire aux dépenses d’entretien irréductibles de l’organisme, donc au maintien de la vie : le travail du cœur, les mouvements respiratoires, les besoins énergétiques des cellules. Notre corps travaille en effet beaucoup. Comme le moteur d’une voiture. Toutefois, contrairement à une automobile, votre moteur doit travailler 24h/24 et 7j/7, même pendant votre sommeil.
Les sportifs doivent s’intéresser à la notion de métabolisme de base parce qu’elle peut les aider à déterminer leurs besoins énergétiques et les aider à perdre du poids ou le stabiliser. Nombreux sont ceux qui dispensent des conseils pour augmenter le métabolisme basal : pratiquer de l’exercice physique, soulever des poids… Cependant, de nouvelles recherches montrent que le métabolisme basal est largement déterminé par des facteurs que nous ne pouvons modifier. Pour mieux comprendre ce phénomène, voici quelques éléments clés. Sachant que le métabolisme de base représente environ 60 à 70 % des besoins totaux en énergie de la journée.
Besoins énergétiques : de combien de calories avez-vous besoin par jour ?
La formule de Harris-Benedict est la plus utilisée pour calculer le métabolisme basal. Développée en 1919 et elle tient compte de l’âge, du sexe, du poids et de la taille de la personne :
Hommes : MB = 66.5 + (13.57 x poids) + (1.85 x taille) – (6.78 x âge)
Femmes : MB = 655.1 + (9.56 x poids) + (1.85 x taille) – (4.68 x âge)
L’âge est exprimé en années, la taille en cm, le poids en kg. Exemple pour une femme de 31 ans, mesurant 1,58m et pesant 50kg ; c’est une mère de famille active qui tient un commerce avec son mari et qui effectue trois footings par semaine.
Son métabolisme de base est de 1280.4 kcal : 655.1 + (9.56 x 50) + (1.85 x 158) – (4.68 x 31). La pratique d’un sport fait varier significativement le besoin énergétique journalier. Généralement, on ajoute 25 à 30% pour une personne sédentaire, 40 à 45% pour un sujet modérément actif, voire 50 à 60% pour un sportif régulier.
Comme cette jeune femme pratique trois séances de running par semaine, on peut évaluer ses besoins énergétiques quotidiens en augmentant de 45 à 50% son MB en fonction d’une éventuelle recherche de perte de poids ou non. En élargissant un peu la fourchette, son besoin journalier se situe donc entre 1800 et 2000 kcal.
Ceci est bien sûr une approximation. Et ne doit pas être considéré comme un cadre trop rigide. Il est normal de plus ou moins manger certains jours en fonction de son humeur. Finalement, le plus important reste la qualité de la nourriture plutôt que la quantité.
Quels facteurs modifient le métabolisme de base ?
Le métabolisme basal est principalement lié à l’importance de la masse des tissus maigres (muscles squelettiques). C’est ce qui explique la différence de métabolisme de base liée aux sexes. Les hommes possèdent une masse maigre plus grande que les femmes et donc un métabolisme basal de 5 à 8% plus élevé que les femmes. C’est aussi ce qui explique l’évolution avec l’âge. Car en vieillissant, on perd de la masse maigre, le métabolisme basal est donc diminué. La fonction thyroïdienne joue aussi un rôle dans le métabolisme de base. Un excès d’hormones thyroïdiennes augmente ainsi la dépense énergétique par un effet calorigénique.
Les personnes minces ont des besoins énergétiques plus faibles…
Pourquoi ? Parce que les tissus adipeux et musculaires ont besoin d’énergie pour se subvenir, le métabolisme basal augmente alors. Chez la personne en gain de poids, la composition du poids gagné, en excès de poids normal, est d’environ 75 % de tissus adipeux et de 25 % de tissus maigres. Le même raisonnement peut être appliqué lorsque vous perdez du poids. C’est pourquoi, quand vous perdez 0,5 kg, votre corps a besoin d’environ 10 calories en moins. Perdez 5 kg et vous devez enlever 100 calories à votre alimentation – ou brûlez 100 calories supplémentaires – pour maintenir votre poids. Garder un poids stable est ainsi plus difficile que d’en perdre…
Entraînement et besoins énergétiques, quels impacts ?
Les athlètes très entraînés ont souvent un métabolisme de base équivalent à celui des personnes sédentaires. Bien que l’exercice soit idéal pour augmenter les besoins énergétiques totaux, il est bon pour le système cardiovasculaire et a beaucoup d’autres effets positifs, l’augmentation du métabolisme de base n’est pas un des bénéfices de l’exercice physique. Comparé au tissu adipeux (les graisses), la masse musculaire est métaboliquement plus active. Toutefois, le muscle n’est pas un tissu fortement demandeur en énergie au repos. Les muscles brûlent environ 13 calories par kilogramme de poids et par jour (cal/kg/j), le tissu adipeux en brûle 4,5 alors que les organes 200 à 400 cal/kg/j. Les organes représentent 60 à 70 % du métabolisme basal tandis que les muscles 16 à 22 %. Alors, oui, une prise de masse musculaire augmente le métabolisme de base mais en très faible proportion. Par exemple, un gain de 2 kg de masse musculaire augmente le métabolisme basal d’environ 30 calories.
Le 22 mai, on courra sur le Viaduc de Millau. 10 000 coureurs s’enverront en l’air sur cette course atypique de 23 km traversant l’ouvrage suspendu.
Vibrez plus haut, c’est le slogan de la course Eiffage du Viaduc de Millau. La course sera de retour le 22 mai. L’organisation attend 10 000 concurrents. Et il est encore temps de s’inscrire ! Le passage sur le viaduc le plus haut du monde, à 270 mètres au-dessus de Millau et de la vallée du Tarn sera un temps fort.
Course du Viaduc de Millau, 5 km sur le viaduc
La course de 23, 7 km débute par une traversée de Millau, depuis le boulevard de l’Ayrolle. Le peloton rejoindra la belle route pittoresque de Peyre longeant la vallée du Tarn. Le profil est pratiquement plat sur les 5 premiers kilomètres. A la hauteur du viaduc, à la pile P2, le circuit emprunte l’ancienne piste de chantier, qui grimpe en lacets sous l’ouvrage.
On part donc ainsi à l’assaut du viaduc. Tout petit, mais l’âme d’un conquérant. Au sommet, une traversée Nord-Sud de 2.5 km, avec une pente à 3%. Une fois sur le Larzac, un demi-tour pour une traversée dans l’autre sens. A nouveau 2,5 km avec vue sur Millau et les Causses. Cette année, un petit challenge supplémentaire, la traversée du Viaduc sera chronométrée, avec classement à la clé.
Ensuite, place à la descente. Une belle piste plonge sur la ville, suivie par une route serpente sur les contreforts du Causse Rouge. Le final sera jugé dans les allées du Parc de la Victoire.
L’organisation reversera des fonds à l’association Cassandra qui lutte contre les cancers pédiatriques.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/course-eiffage-viaduc-millau-1.jpg12821920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-15 16:27:402022-04-21 16:52:23Course du Viaduc de Millau, de retour le 22 mai
Cette Garmin Epix 2, nouvelle montre cardio-GPS multisport affiche un superbe écran tactile. La montre est performante, mais l’autonomie reste très variable.
Cette Epix 2 est sortie en même temps que la très attendue Garmin Fenix 7. Sa grande innovation est de proposer un écran tactile Amoled de 1,3 pouces encore rare sur les montres GPS outdoor. On voit la différence dès qu’il s’agit de suivre une carte. Le confort est incroyable même en plein soleil.
La navigation tactile est facile et on peut la désactiver pour utiliser les cinq boutons. L’écran peut afficher jusqu’à 8 champs de données mais j’en suis resté à 6 pour garder une bonne lisibilité. Son look est clairement orienté outdoor avec un cadre titane et un verre en saphir en option. Le boitier est proposé en taille unique de 47mm.
Côté performance sportive, le cardio optique est dans la norme : bon sur des séances de seuil, complètement perdu sur des séances de fractionné. L’aquisition GPS en mode multi GNSS et double fréquence se fait très rapidement. La précision à allure stable est bluffante.
En revanche cette Garmin Epix 2 a du mal à suivre sur des séances de fractionnés. Les tracés de mes sorties montrent que la précision du suivi n’est pas encore parfaite notamment dans des petites rues sinueuses ou en pleine forêt.
Garmin Epix 2 : une autonomie très variable
En activant l’acquisition multi-signal et double fréquence il y a du mieux mais au détriment de l’autonomie. C’est un point sur lequel Garmin doit encore progresser. L’autonomie varie beaucoup en fonction des options activées, de 30h en utilisation intensive à 10 j selon mes constats. L’écran Amoled est très gourmand tout comme le multi GNSS mais, point positif, Garmin propose une personnalisation très pointue qui permet d’optimiser l’autonomie en fonction de votre utilisation.
En résumé Garmin innove encore sur cette Epix 2 avec cet écran Amoled et la possibilité de garder tout de même une autonomie au niveau. Mais la marque cherche encore le bon mix entre autonomie et précision GPS. Mais avec ses capacités R&D, on est en droit d’espérer rapidement de vraies innovations !
Le + Les nombreuses options de personnalisation. Le – Prix de 800 à 900 € selon les modèles.
Polar présente la Pacer et la Pacer Pro, deux nouveaux cardios-GPS dotés d’outils d’entraînement puissants.
Cela se bouscule côté cardios-GPS ce printemps. Garmin a multiplié les sorties, avec sa Fenix 7 et son Epix 2. Kiprun qui fait parler avec GPS 500 by Coros... Et Polar lance à sa série Pacer. Pacer et Pacer Pro, c’est le nom de ses deux montres de running nouvelle génération embarquant tous les outils de suivi et d’analyse d’entraînement Polar.
Polar Pacer Pro, une version complète
La nouvelle Polar Pacer Pro se présente comme l’une des plus performantes jamais fabriquées. Ultra-légère, au design épuré et compact, avec une lunette en aluminium, un affichage couleur MIP bien lisible et un écran Corning Gorilla Glass 3.0. Elle fonctionne avec un nouveau processeur plus rapide et performant. Côté autonomie ; jusqu’à 35h avec le GPS et le suivi de la fréquence cardiaque pleinement activés.
Cette Polar Pacer Pro intègre ainsi un baromètre. On peut ainsi mesurer en watts, les valeurs de puissance de course. Cela permet de suivre instantanément l’effort nécessaire pour chaque segment de sa course, histoire de courir avec la bonne intensité et de terminer avec force.
Enfin, son système Shift permet de la personnaliser. Elle est en effet compatible avec n’importe quel bracelet de 20 mm, que l’on fixe aux moyens de barrettes à ressorts. Elle est disponible à 299,90 € en Carbon Gray, Snow White, Midnight Blue, Autumn Maroo.
Polar Pacer, une version plus accessible
Affichée 199 €, cette Polar Pacer cible le débutant. Elle partage cependant les mêmes caractéristiques de conception et de nombreuses fonctionnalités avec la version Pro. Comme l’affichage MIP et l’écran ultrafin Gorilla Glass 3.0 de Corning. Légère, facile à utiliser et élégante, ses boutons antidérapants permettent une utilisation plus facile. La Polar Pacer est également dotée de la même plateforme matérielle ainsi que du même processeur haute performance que la Polar Pacer Pro. Elle est disponible en précommande en 4 coloris et sera pleinement disponible à partir du mois de mais.
Polar Pacer Pro affichée à 299,90 €.
L’essentiel des fonctions Polar Pacer et Pacer Pro
Ces nouvelles montres de running utilisent les algorithmes brevetés par Polar. Des outils d’entraînement et de récupération efficaces :
Les indispensables pour le running. Allure, temps, distances, chronomètre.
Objectifs d’entrainement par étapes. Une planification d’entrainements en fonction du rythme cardiaque et de la vitesse pour des courses guidées. Ou des objectifs simples comme « courir 30 minutes ».
Différents profils de course. On peut définir des paramètres spécifiques pour les différents types de course, notamment pour le trail, l’athlétisme ou la course en salle.
Suivi du parcours. Le GPS intégré, qui mesure avec précision la vitesse et la distance fonctionne partout.
Test de performance. On peut estimer consommation maximale d’oxygène (VO2 max), iveau de forme physique, fréquence cardiaque maximale. On peut aussi personnaliser les zones de fréquence cardiaque, de vitesse et de puissance.
Test de marche. Ce test simple permet d’estimer la capacité aérobie en 15 minutes de marche sur un terrain plat.
Running index. Après chaque course, un score est attribué en fonction de la fréquence cardiaque et de la vitesse.
Fonctions de suivi du sommeil. Nightly RechargeTM et Sleep Plus StagesTM, permettent de faire le suivi de la qualité et de la durée de sommeil, ainsi que de la récupération.
Commandes de musique. On peut se connecter à l’application de musique de son téléphone pour naviguer dans ses playlists ou régler le volume directement sur la montre.
Fonctions Smartwatch. Conditions météo et prévisions, notifications push, compatibilité avec de nombreuses applications.
Autonomie ultra-longue de la batterie : 35 heures d’entrainement avec le GPS et le suivi de la fréquence cardiaque pleinement activés. Et jusqu’à 100 heures (7 jours) en mode économie d’énergie.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/polar-pacer-group-1.png10801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-13 13:00:002022-04-13 13:05:00Pacer : la nouvelle série de Polar
Laurie Phaï s’est mise à courir pour rebondir à la suite d’un drame personnel. Cette franco-cambodgienne battante, désormais marathonienne et championne de trail porte fièrement les couleurs du Cambodge et s’engage fort pour le sport.
Le sport à haut niveau fait partie de votre vie depuis toujours, avec le ping-pong d’abord.
« Oui, j’ai commencé le tennis de table à 7 ans. J’ai rapidement été dans les meilleures françaises de ma catégorie. J’ai intégré le CREPS de Montpellier puis l’INSEP pendant 7 ans. A 21 ans, j’ai décidé d’arrêter ma carrière internationale pour décrocher mon master en droit RH à Paris II. »
Vous avez commencé à courir en 2013, après la perte de votre fille à la naissance. Comment la course vous a aidé ?
« Quand je faisais du ping-pong, je détestais courir pendant la préparation physique. Mais après cet événement, j’ai ressenti le besoin de transpirer, de faire sortir cette rage, ce sentiment d’injustice. Il fallait surtout que je tienne pour mon fils Antoine qui avait un an. Alors après 3 jours de néant, j’ai dit stop. J’ai repris le boulot et j’ai essayé de faire face, de me relever. Une fois que mon corps a été prêt, j’ai enfilé une paire de baskets. Courir m’a redonné l’appétit, m’a aidé à retrouver le sommeil et un peu de musculature. Un équilibre physique et mental bien sûr, avec les fameuses endorphines… »
Laurie Phaï, votre premier dossard, c’était où ?
« En août 2013, au Tripou Trail de 12 km en Aveyron. Je suis partie comme une cinglée, du coup, j’étais cuite au bout de 2 km. J’ai souffert mais cela m’a plu ! Il faisait beau, y’avait de la musique, un super ravito… Après des années passées dans des gymnases, j’avais trouvé ma reconversion ! »
Vous avez remporté 4 fois le Trail d’Angkor, une course chère à votre cœur…
« En effet, mon père est Cambodgien. Pendant trois ans, il a été prisonnier dans un camp khmer rouge. Parents et sœurs assassinés, un vrai traumatisme. J’ai appris tout cela tardivement. En 1978, il s’est réfugié en France, a rencontré ma mère qui donnait des cours d’alphabétisation aux réfugiés et ils ont eu 3 ans, dont moi, la dernière. En mai 2016, lors d’un trail au Pic Saint Loup je rencontre Ludovic Collet, speaker phare du trail et coach. Il me parle de l’Ultra-trail d’Angkor et me propose d’y aller en 2017. Je n’y avais jamais mis les pieds. Ce séjour a été très fort, tout un symbole, je découvrais enfin mes origines. J’ai couru le 32 km sans objectif, je me suis sentie bien. Quand j’ai passé la ligne en vainqueur, j’ai pensé à mon père qui avait couru sur ce sol pour fuir les khmers rouges. »
Cette première course à Angkor a été un déclic…
« Suite à la course, un journaliste qui vit au Cambodge m’a mis en contact avec le Comité Olympique Cambodgien qui m’a proposé de me préparer sur des objectifs sur la route et de créer une équipe de trail pour les championnats du monde de 2019. Cela a changé ma vie et m’a surtout rapproché de mon père en permettant de mieux le comprendre. »
Le documentaire Au-delà du temps d’Andy Collet retrace votre histoire. Comment est né ce projet de film ?
« Andy est réalisateur professionnel, c’est le frère de Ludovic Collet, qui m’a coaché et a eu l’idée de ce documentaire. Il m’a suivi au semi de Montpellier en 2018 et a interviewé mon père, qui s’est livré face caméra pour la première fois sur sa capture, sa fuite et ses blessures. Une séquence très forte. Puis Andy m’a suivi pendant près de 4 ans pour réaliser ce documentaire. Il a reçu deux prix du meilleur documentaire. J’espère qu’il sera bientôt disponible en VOD. »
Quel est votre plus beau souvenir de course Laurie Phaï ?
« Les championnats du monde de trail en 2019, sans hésitation. Nous étions 5 franco-cambodgiens, tous amateurs avec des ancêtres victimes de la guerre. On représentait pour la première fois le Cambodge aux championnats du monde de trail et on a vécu un truc fou. A chaque fois que je regarde la séquence qui résume ce moment dans le documentaire (que j’ai déjà vu au moins 25 fois), les larmes coulent… »
Quels sont vos objectifs en 2022 ?
« Je découvrirai la piste sur 10 000m aux championnats nationaux du Cambodge le 25 mars pour me qualifier pour les prochains Jeux d’Asie en septembre 2022 en Chine et aux Jeux d’Asie du Sud-est d’août 2023 au Cambodge. Je retournerai aussi sur marathon de Valence pour passer sous les 3h, si j’y arrive. Et je ferai aussi bien sûr des trails avec l’équipe nationale du Cambodge, sur du court principalement. »
Vous êtes championne, maman et juriste. Comment faites-vous pour tout concilier au quotidien ?
« Championne, non. Maman d’abord oui. Et actuellement je suis assistante juridique en indépendante. Je travaille à mi-temps, une demi-journée chaque jour, donc je peux me libérer du temps. Je m’entraîne 6 jours sur 7. J’ai la chance d’avoir un compagnon merveilleux Olivier, qui m’aide beaucoup au quotidien. Cet équilibre me rend heureuse. »
Vous avez très vite atteint le haut niveau en trail, jusqu’à participer aux championnats du monde en 2019. Aviez-vous conscience de votre potentiel ?
« Au départ je ne voulais plus qu’on me parle de haut niveau, d’entraînement, de club… etc! J’en avais eu assez avec le tennis de table. Et en 2016 Ludovic l’a bien géré, il m’a proposé de me coacher mais il avait compris qu’il fallait y aller tranquille, on se fixait une course qui me faisait envie et il me conseillait pour m’y préparer au mieux, sans pression. Et ça fonctionnait très bien. Il voyait le potentiel je crois mais j’étais encore fragile psychologiquement donc on ne se prenait pas la tête. On a avançé comme ça pendant 4 ans, en s’entourant d’un entraîneur spécifique route également Sébastien et ils ont réussi à me faire progresser. Je les en remercie encore aujourd’hui.»
Laurie Phaï compte parmi les 10 athlètes de la Women Evadict Team, première équipe de trail féminine.
Quel regard portez-vous sur votre carrière de coureuse ?
« Ça me fait bizarre d’en parler car je suis loin du niveau des meilleures. Aujourd’hui, les objectifs avec le Cambodge me motivent énormément. J’ai envie de belles performances. J’aspire aussi à aider au développement du sport là-bas. Je suis d’ailleurs conseillère à la fédération cambodgienne d’athlétisme cette année. »
Vous êtes une femme très engagée, notamment avec votre association, Trail Sans frontières…
« Il s’agit d’aider au développement du trail dans le monde. Lors de mes déplacements, je distribue des vêtements de sport et des baskets que je collecte en France, car ils en ont besoin… On a tendance à cumuler du matériel dont on ne se sert plus, autant en faire profiter ! »
Récemment, vous avez intégré Women Evadict Team. Le début d’une grande histoire…
« Quand Thierry Breuil, chef de produit Evadict m’a présenté le projet, j’étais en discussion avec un autre team. Mais je n’ai pas hésité, j’ai foncé ! Decathlon est un groupe français avec des valeurs auxquelles j’adhère totalement. Cette équipe féminine est incroyable. De sacrées nanas, un super coach, Philippe Propage, des managers très humains et un accompagnement sur trois ans pour avancer sereinement. Evadict va d’ailleurs soutenir l’équipe cambodgienne de trail aux prochains championnats du monde. Je suis très heureuse de pouvoir participer à tout cela. Je n’aurai jamais cru en arriver là la première fois que j’ai mis des baskets en 2013… »
La déchirure ou la fissure du ménisque est une blessure fréquente chez le sportif. Voyons comment poser le diagnostic et traiter cette lésion du genou avec le docteur Jean-Pierre de Mondenard.
Situé dans l’articulation du genou, entre le fémur et le tibia, le ménisque est un cartilage clé. Il assure la stabilité de la jointure et une répartition égale des forces de pression des deux os. On trouve dans chaque genou, deux ménisques. Le ménisque externe d’abord. Il est situé sur le bord externe de l’articulation, en forme de O presque complet. Et le ménisque interne, comparable à un croissant ou à un C.
Les lésions méniscales sont fréquentes parmi les blessures qui touchent les sportifs. Dans différents mouvements brusques du genou, les ménisques peuvent être écrasés ou arrachés. Cela peut être des mouvements rapides ou incontrôlés ou encore une perte d’équilibre ou un mauvais appui. De même, lors de flexions accroupies sur la pointe des pieds. De type cartilagineux, ils ne cicatrisent jamais naturellement. Une opération doit être envisagée pour stopper la douleur ainsi que l’aggravation de la blessure.
L’arthroscopie, solution pour réparer les lésions du ménisque
Le médecin procède à un examen clinique. Il fait effectuer au patient différents mouvements. Il s’agit de déterminer quel ménisque et quelle partie du ménisque sont abîmés. Pour confirmer le diagnostic, on peut faire appel à une radiographie spéciale (avec injection), l’arthrographie. Le ménisque étant un cartilage, sa structure laisse passer les rayons X et il n’est donc pas visible directement sur une radio « normale ». L’examen le plus performant reste l’IRM.
Lorsque le diagnostic de lésion méniscale est avéré, il est recommandé d’enlever les fragments qui « traînent » dans l’articulation. Cela évitera qu’ils favorisent l’apparition d’une arthrose en détériorant les surfaces cartilagineuses articulaires.
L’arthroscopie permet en effet au chirurgien de regarder directement dans le genou. Il fait ainsi l’inventaire des anomalies et retirer tout élément gênant, notamment d’origine méniscale, en pratiquant deux mini-ouvertures.
Quelles suites opératoires ?
D’abord environ une demi-heure de sommeil profond, cela en raison de la courte durée de l’anesthésie, les suites sont minimes. Cette opération réalisée par des mains expertes n’impose qu’un bref séjour en clinique, de 24 à 48 heures.
Elle est suivie 6 à 10 jours d’arrêt de travail. On peut remarcher de suite. En revanche, la reprise de la course à pied devra être très progressive. Et seulement après une rééducation d’une dizaine de séances au minimum. Le kiné le déterminera en fonction des symptômes. Plus les symptomes sont anciens, plus il faut de temps pour récupérer un genou normal.
Le feu vert alors ? Les premiers footings de courte durée ne se feront qu’à partir du moment où l’on est capable de se mettre à genoux sans gêne ni douleur, les fesses au contact des talons, les orteils fléchis vers l’avant. Si, du côté opéré, on sent une limitation ou une douleur, il est prématuré de reprendre la course. Il vaut mieux marcher tant que la flexion maximale du genou n’est pas récupérée au même niveau que du côté sain.
Pour confirmer le diagnostic, on peut faire appel à une radiographie spéciale (avec injection), l’arthrographie. Le ménisque étant un cartilage, sa structure laisse passer les rayons X et il n’est donc pas visible directement sur une radio « normale ». L’examen le plus performant reste l’IRM
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/leions-du-mnisqueyawatNandeenoparit-AdobeStock_198669548-douleur-genou-495x400-1.jpeg400495Jean-Pierre de Mondenardhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngJean-Pierre de Mondenard2022-04-10 05:00:002023-01-26 07:33:25Lésions du ménisque : diagnostic et traitement
Saucony lance son Running Tour avec des testings chaussures à travers la France à l’occasion de la sortie de sa Ride 15.
Ce printemps, Saucony lance son Running Tour. La marque proposera ainsi à plus de 300 coureurs et coureuses de tester sa nouvelle Ride 15. La tournée démarrera le 14 avril à Lille. Ce sera ensuite une journée-étape à Nantes le 18 avril, à Bordeaux le 20 avril, enfin à Marseille, le 23 avril.
Saucony Running Tour : test de la Ride 15 et animations
Au programme : une présentation de la Ride 15 et 3 km de run pour tester la paire. Ce Running tour sera aussi l’occasion de rencontrer le staff et les athlètes Saucony. Et d’échanger un moment convivial avec les communautés running locales. En parallèle, la marque prévoit des jeux concours et des cadeaux.
Quoi de neuf pour cette Ride 15 au fait ? Un tout nouveau design d’abord ! Ce modèle phare Saucony conjugue toujours légèreté, souplesse et maintien. Nous avions apprécié la Ride 14. Cette nouvelle itération intègre une nouvelle version du PWRRUN propose un amorti plus léger (30g de moins) et plus réactif afin de courir sans limite.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/04/saucony-running-tour.png8221366Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-04-08 14:17:352022-04-12 10:55:38Saucony Running Tour : une nouvelle tournée
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