Plus de 47 700 coureurs ont terminé le Marathon de New York marqué par la chaleur et l’énergie débordante de milliers de spectateurs.

New York et son magic marathon ont célébré 47 743 finishers ce dimanche. La 51e édition  s’est disputée sous une météo particulièrement chaude.

La chaleur moite, inhabituelle à cette période de l’année, a corsé la traversée des cinq quartiers en 26.2 miles. Mais les concurrents se sont surpassés dans la liesse générale. Environ deux millions de spectateurs étaient massés au bord des célèbres avenues.  

2000 Français de retour au marathon de New York

Ce marathon de New York a retrouvé sa pleine mesure. Après le jubilé (50 ans) de l’an dernier, disputé en petit comité, ce marathon de New York a retrouvé sa pleine mesure. En 2021? 25 000 finishers seulement, soit moitié moins qu’à l’accoutumée. En effet, les coureurs de l’espace Schengen n’avaient pas pu entrer aux Etats-Unis, les frontières ayant rouverts au lendemain de l’événement. Rageant ! 

Marathon de New York. Toute une ville descend dans la rue.

Cette fois, les étrangers étaient de retour. Parmi eux, 2044 Français particulièrement impatients. Le plus rapide de nos compatriotes, Fouad Latreche termine en 2h30’50’’ devant Thierry Guibault en 2h35’.

A New York, la France représente le premier contingent de touristes. Et l’histoire d’amour dure depuis des décennies. New York, c’est le marathon à courir une fois dans sa vie. Un rêve pour beaucoup qui n’est toutefois pas à la portée de toutes les bourses. Car aller croquer la grosse pomme coûte environ 3 000 euros.

Le Kenya triomphe après une scène poignante

En tête, on a cru un temps à la victoire de Daniel Do Nascimento. Affichant un chrono en 2h04’, l’athlète brésilien était même sur les bases d’un record. Depuis Staten Island, il a mené un train d’enfer. Mais à 10 kilomètres de l’arrivée, il s’est écroulé, paralysé par les crampes.

Le Kenyan Evans Chebet lui est alors passé sous le nez. Victorieux du marathon de Boston ce printemps (2h06’51’’), Chebet a géré au mieux sa course pour décrocher le titre new yorkais. En 2h08’41 », il s’impose avec 12 secondes d’avance sur l’Ethiopien Shura Kitata, suivi par le Néerlandais Abdi Nageeye, médaillé d’argent aux J.O de Tokyo.

Avec sa victoire, Chebet offre le grand chelem au Kenya. Cette année en effet, Eliud Kipchoge a gagné Tokyo (6 mars) puis Berlin (25 septembre), Evans Chebet, Boston (18 avril) avant New York, Amos Kipruto à Londres (2 octobre) et Benson Kipruto à Chicago (9 octobre).C’est la première fois qu’une nation remporte les six courses des Abbott World Major marathons en une année. 

Vue sur Manhattan, depuis l'un des nombreux ponts de ce marathon de New York.
Vue sur Manhattan, depuis l’un des nombreux ponts de ce marathon de New York.

L’authentique exploit de Sharon Lokedi

Et le Kenya réalise un doublé avec la victoire inattendue de Sharon Lokedi. Car la compétition féminine fut aussi palpitante. Une bataille entre l’Israélienne Lonah Salpeter, l’Éthiopienne Gotytom Gebreslase et Sharon Lokedi, révélation de ce marathon de New York.

Dans Central Park, l’Israélienne Lonah Salpeter a d’abord accéléré, laissant Gebreslase et Lokedi sur ses talons. Puis Lokedi a trouvé les ressources pour prendre le lead, déposant ses concurrentes. Son avance n’a cessé de croître sur les dernières minutes de course. Elle décroche ainsi la victoire 2 h 23’23’’, avec sept secondes d’avance sur l’Israélienne et 15 secondes sur Gebreslase, championne du monde 2022. Un véritable exploit pour cette Kenyane de 28 ans qui courait le premier 26.2 miles de sa carrière !



En conservant en Thaïlande son titre mondial de trail long acquis en 2019 au Portugal, Blandine L’Hirondel a réalisé un authentique exploit. Un bonheur ne venant jamais seul, les Bleues remportent également de nouveau l’or par équipes. Toujours sur le format long, l’expérimenté Nicolas Martin a fait parler sa science de la course pour s’emparer de l’argent. Même couleur de médaille pour l’équipe de France masculine, à la fois sur cette distance et sur le format court. Retour sur ces épreuves de trail et de course en montagne qui ont montré que même dans des conditions extrêmes, les Tricolores restaient parmi les meilleurs coureurs du monde.

Mondiaux de Trail : Blandine L’Hirondel sur le toit du monde

Trois ans après son sacre au Portugal, Blandine L’Hirondel a réédité son exploit. Si, en 2019, elle avait surpris tout le monde en montant sur la plus haute marche du podium dès sa première sélection, cette année, elle était donnée favorite. Très affûtée, la gagnante de la CCC 2022 à Chamonix fin août a su résister à la pression, ainsi qu’aux très éprouvantes conditions climatiques de Chiang Mai, en Thaïlande, où se déroulait la compétition. La Normande s’impose en devançant de plus de 12 minutes la Suédoise Ida Nilsson et de 24 minutes la troisième, l’Espagnole Gemma Arenas Alcazar.

« Ce titre est un aboutissement, ça me donne envie de pleurer rien que de le dire, savoure celle qui avait déjà été sacrée championne d’Europe cette année. C’est le fruit de beaucoup de travail. En 2019, j’étais outsider, je n’avais aucune pression. Là, j’étais la grande favorite. Je me suis battue jusqu’au bout. Nilsson était très costaude, j’ai vraiment cru pendant la première partie de course qu’elle était au-dessus. C’est ce qui rend la victoire en plus belle. »

Mondiaux Trail long LHirondel
Blandine L’Hirondel sur le toit du monde. Photo DR

Des Bleues en or

Derrière Blandine L’Hirondel, leader incontestée de l’équipe, ses coéquipières ont « fait le boulot ». Et de belle manière ! Audrey Tanguy et Marion Delespierre ont ainsi réalisé une superbe course d’équipe, en restant ensemble du premier au dernier des 78 kilomètres d’un parcours comptant 4800 m de dénivelé positif. Elles se classent sixième et septième main dans la main, une émotion intense pour la Lyonnaise Marion Delespierre qui effectuait ses grands débuts sous le maillot tricolore.

Ce résultat permet à la France de décrocher la médaille d’or, comme au Portugal il y a 3 ans, le classement étant établi à partir des résultats des 3 premières coureuses du team. Les 3 autres Françaises de l’équipe terminent dans le top 20 avec Jocelyne Pauly 15e, Manon Bohard Cailler 19e et Laure Paradan 20e.

Mondiaux de Trail : Nicolas Martin, expérience et excellence

Six ans après avoir décroché l’argent des Mondiaux, Nicolas Martin est toujours là. Dans une course qui s’annonçait très ouverte, le Français, 36 ans au compteur, n’a rien pu faire contre le jeune Américain Adam Peterman, vainqueur de la Western States 100 cette année, qui s’est envolé après le 30e kilomètre. Nicolas Martin ne s’est pas affolé pour autant et a fait parler toute son expérience pour conserver sa deuxième place jusqu’au bout, terminant en solitaire une grosse douzaine de minutes derrière Peterman.

« Pour être honnête, je ne pensais pas gagner une autre médaille en individuel dans ma carrière, confiait l’athlète de l’AL Echirolles, éprouvé comme tous les traileurs par la chaleur humide. Il y a plus de densité qu’avant. Je suis resté assez discret aujourd’hui, même si j’avais d’assez bonnes jambes. J’ai pris quelques risques puis j’ai vu rapidement que j’étais un ton en-dessous de l’Américain. » Il termine à près de 13 minutes de l’Américain et devance l’Italien Andreas Reiterer de plus de 8 minutes.

Trail Long Nicolas Martin
Photo DR

Des hommes en argent sur le long

Comme chez les femmes, l’équipe de France place trois athlètes dans le top 10, avec les 6e et 10e places de Thibaut Garrivier et Paul Mathou. Pour leurs débuts chez les Bleus, les deux hommes n’ont pas démérité, même si le premier nommé visait plus haut mais n’a pas pu s’exprimer pleinement, après être tombé malade en Thaïlande.

Un tir groupé insuffisant toutefois pour devancer par équipes les Américains. Les Français repartent tout de même avec une belle médaille d’argent, avec une densité de coureurs à laquelle on peut associer Martin Kern, 15e, Ludovic Pommeret, 23e et Arthur Joyeux-Bouillon, 28e.

TRAIL LONG ARGENT
Photo DR

Mondiaux de Trail : Argent encore sur le trail court

Sur le format court masculin (40km), qui était sans doute l’épreuve la plus relevée de ces Mondiaux, les Français ont été quatre à se hisser dans le Top 15. Ils décrochent, comme leurs homologues du long, la médaille d’argent, derrière l’Italie et devant le Royaume-Uni. A distance du podium occupé par le Norvégien Stian Angermund, intouchable, l’Italien Francesco Puppi et le Britannique Jonathan Albon, Thomas Cardin, très solide, se classe 6e. Suivent Frédéric Tranchand, 12e après une fin de course difficile, l’inévitable Julien Rancon, 13e, Timothée Bommier, 15e, et Kevin Vermeulen, 17e.

TRAIL COURT ARGENT
Photo DR


Les Bleues auraient bien aimé les imiter, mais ont connu une course compliquée, handicapée pour plusieurs d’entre elles par des petits problèmes de santé rencontrés au cours des derniers jours en Thaïlande. Sur ce format court remporté par la Roumaine Denisa Dragomir, 2 Françaises finissent dans les vingt premières : Mathilde Sagnes, 12e, et Esther Eustache, 17e. Les 3 autres Tricolores terminent au-delà de la 25e place, Louise Serban Penhoat étant 28e, Anaïs Sabrié 31e et Candice Fertin 37e.

« La France, une grosse nation du trail ! »

« On est super contents, ça a été une bonne journée et les trois-quarts des athlètes vont rentrer en France avec une médaille, concluait Adrien Séguret, entraîneur national du trail. Le bilan global est très satisfaisant, on montre une nouvelle fois que nous sommes une grosse nation du trail, avec beaucoup de très bon coureurs. Ça paye dès qu’on parle d’équipe, même si la densité internationale augmente. »

Mondiaux de course en montagne, dur pour les seniors

Conjointement aux Mondiaux de Trail se déroulaient également les Mondiaux de Course en Montagne. Si les différentes épreuves (montée sèche et montées et descentes junior et senior) ont essentiellement consacré les coureurs éthiopiens et ougandais, les Français ont oscillé entre satisfactions et déceptions.

Sur le format montée sèche couru en ouverture de ces Mondiaux, 8,5 km pour un peu plus de 1000 m de dénivelé positif, la France n’alignait qu’une équipe féminine. Derrière un trio intouchable (l’Américaine Allie McLaughlin, l’Autrichienne Andrea Mayr et la Suissesse Maude Mathys), la première Française, Christel Dewalle, a pris la 8e position. Adeline Martin, 15e, et Clementine Geoffray, 22e, positionnent l’équipe tricolore à la quatrième place collective.

Sur le format classique, un parcours particulièrement court (10,7 km) et intense malgré un dénivelé moins prononcé que d’habitude (475 m d’ascension et de descente), et dans des conditions difficiles avec une température très élevée et des Ougandais survoltés, les équipes masculine et féminine n’ont hélas pas pu s’appuyer sur des leaders à 100 % de leurs capacités. Sylvain Cachard, fiévreux depuis la veille, a été contraint à l’abandon dès la première bosse. Christel Dewalle, qui souffrait de problèmes gastriques depuis plusieurs jours, a dû se contenter de la 31e place.

Malgré ces coups du sort, l’équipe féminine composée d’Adeline Martin, 10e, Marie Nivet, 16e et Clémentine Geoffray, 22e, n’est pas passée loin du podium, se classant 4e. Chez les hommes, Théodore Klein, 12e, Baptiste Fourmont, 23e et Killian Allaire, 31e, ont permis à la France de prendre la 6e place collective.

Mondiaux de course en montagne, des juniors à la fête

La satisfaction est venue des collectifs juniors, avec des garçons sur la deuxième marche du podium et des filles en bronze. Melaine Le Palabe, Baptiste Cartieaux, Pierre Boudy et Antonin Thérond d’un côté, Lili Beck, Pauline Trocellier, Nelly Clément et Fannie Sapet de l’autre, ont ainsi montré tout le potentiel de la jeune génération française, prête à prendre la relève.

Montagne juniors hommes open
Photo DR
Montagne bronze juniors femmes
Photo DR


Cette Salomon Phantasm offre un bon compromis confort/dynamisme, ce qui la rend polyvalente à l’entraînement comme en compétition.

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Cette saison, Salomon élargit sa gamme route et propose une nouvelle version de sa Phantasm plus polyvalente que l’élitiste Phantasm S/Lab CF que nous avions testée au printemps.

Sa semelle intermédiaire intègre une mousse Energy Surge légère et réactive. Sur la partie inférieure, une autre mousse plus ferme, Energy Cell, assurera le stabilité. Par ailleurs, une plaque Energy Blade associant TPU et fibre de verre couvre les deux tiers de la longueur de la semelle. La marque a préféré ce matériau au carbone, très en vue en ce moment. A performance comparable, cette fibre composite serait plus “facile à conduire”, donc moins élitiste, nous a-t-on expliqué chez Salomon.

Elle est enchassée entre les deux couches de mousse. Dernière particularité, un rocker « reverse camber »provoquant un effet bascule vers l’avant. Voila pour les principales caractéristiques de cette Phantasm, présentée comme rapide et confortable.

La Salomon Phantasm existe en plusieurs coloris, dont ce bleu indigo.

Salomon Phantasm, confort & dynamisme

A l’essayage, comme sur la version S/Lab, le chaussant est assez étroit. Son poids de 250 grammes en pointure 44 est très correct dans cette gamme. La cambrure à l’avant est assez prononcée, provoquant un effet de bascule favorisant la réception sur le tiers avant du pied. Cela permet une propulsion immédiate.

Cet effet est surtout flagrant lorsque l’on augmente l’allure. D’ailleurs, cela peut même se faire même sur un terrain très humide car l’adhérence de la semelle est bonne sous la pluie. Y compris sur la piste, domaine où cette cambrure bien marquée est un atout pour enchaîner les séquences  à vitesse rapide.

En revanche la stabilité latérale nous est apparue moyenne, ce qui la réserve plutôt au bitume, voire aux chemins très bien revêtus. A l’usage, le confort est appréciable sur des séances d’environ 90 minutes avec quelques variations d’allure. Ce confort ressenti permet d’ailleurs d’envisager des courses de longue distance.

Au final, les adeptes de la marque Salomon apprécieront avec cette Phantasm le bon compromis entre dynamique et confort préservé. On pourra ainsi l’utiliser pour tous types d’entraînement comme en compétition jusqu’au marathon.

Les notes du testeur : Amorti : 16/20 – Confort : 17/20 – Dynamisme : 17/20 Stabilité : 14/20 Souplesse : 16/20

Il a testé pour vous… 57 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

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Des antibiotiques sont mis à l’index pour effets indésirables en provoquant, notamment, des tendinites d’Achille. Le point avec notre médecin.

Les antibiotiques de la famille des quinolones et fluoroquinolones font l’objet de restrictions d’utilisation. Il s’agit ainsi de minimiser le risque d’effets indésirables. Durables et invalidants, ces effets délétères affectent principalement le système musculo-squelettique (tendons, muscles, articulations) ainsi que le système nerveux.

En effet, après traitement par fluoroquinolones, les tendinites, notamment d’Achille ont été démontrées par une enquête du ministère de la Santé dès 1992.

Quinolones : un rapport bénéfice/risque jugé défavorable

Concernant les quinolones, leur rapport bénéfice/risque est désormais jugé défavorable par le Comité de pharmacovigilance européen (PRAC). Apurone® (fluméquine), la seule quinolone commercialisée en France, est désormais retirée du marché. S’agissant des fluoroquinolones (ciprofloxacine, lévofloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, ofloxacine et loméfloxacine), elles sont désormais à réserver aux infections pour lesquelles une antibiothérapie est indispensable.

En cas de suspicion de tendinite, il est donc conseillé de consulter immédiatement son médecin. L’apparition de tendinite (œdème, douleur) doit être systématiquement recherchée dès les premiers jours de traitement. Sa mise en évidence entraînera l’arrêt thérapeutique et la mise au repos des tendons concernés avec strapping et talonnette (bilatéral pour le tendon d’Achille, même si l’atteinte est unilatérale).

Une douleur interne de la cheville localisée derrière la malléole ? C'est peut-être une tendinite du jambier postérieur.

Les 7 principaux antibiotiques responsables de tendinites

Les antibiotiques à base de fluoroquinolones et de quinolones pouvant entraîner tendinites et ruptures d’Achille sont surtout prescrits dans les infections urinaires, prostatiques, ostéo-articulaires et ORL. En voici la liste :

SubstancesSpécialités
FLUOROQUINOLONES
CiprofloxacineCiflox® et génériquesUniflox®
LévofloxacineTavanic® et génériques
MoxifloxacineIzilox® et génériques
NorfloxacineSpécialités génériques
OfloxacineOflocet® et génériquesMonoflocet®
LoméfloxacineLogiflox®Decalogiflox®
QUINOLONE
FluméquineApurone®

Le tendon d’Achille en première ligne

Les tendinites induites par les fluoroquinolones et les quinolones ne sont pas exceptionnelles. En dehors des personnes âgées de plus de soixante ans, aux tendons plus fragiles, les sportifs sont bien sûr plus exposés que les sédentaires.

Dans 98% des cas de tendinite, c’est le tendon d’Achille qui est atteint. Dans 50% des cas de rupture, celle-ci est inaugurale. Le délai d’apparition moyen suivant la première prise de fluoroquinolone est de dix jours pour les tendinites et de vingt jours pour les ruptures tendineuses. La survenue de cet événement et son évolution restent imprévisibles. Néanmoins, on peut estimer que l’évolution est favorable dans 66% des cas avec, pour les tendinites, un délai de guérison inférieur à trente jours.

En pratique, il faut savoir que, depuis 1993, sur la notice Vidal® figure une mise en garde du laboratoire. « Les tendinites parfois observées sous traitement antibiotique aux fluoroquinolones, peuvent conduire à une rupture tendineuse touchant plus particulièrement le tendon d’Achille et surviennent notamment chez le sujet âgé. Ces tendinopathies peuvent survenir dès les premières 48 heures et devenir bilatérales (des deux côtés). La survenue de ruptures tendineuses semble être favorisée par la prise de corticoïdes au long cours. Afin de limiter le risque de tendinites, il convient d’éviter l’administration de ce médicament chez les personnes âgées, chez les sujets ayant des antécédents de tendinites ou soumis à une corticothérapie ou exerçant une activité sportive intense. Le risque de rupture est plus important au moment de la reprise de la marche d’un patient alité. »

D’autres médicaments peuvent favoriser les tendinites

Les fluoroquinolones et les quinolones ne sont pas les seuls médicaments qui peuvent induire des tendinites. Pour l’instant, aucune enquête n’a été effectuée de manière vraiment scientifique (en double aveugle) dans une population de sportifs.

En attendant, et en pratique, si une affection nécessite un traitement antibiotique, il est indispensable de prévenir son médecin traitant que l’on pratique une activité sportive, notamment le running. On doit être d’autant plus vigilant que l’on est déjà sujet aux tendinites. Mais aussi si l’on a un taux d’acide urique élevé ou que l’on est traité à la cortisone pour une autre affection.

Pour être complet sur la question des médicaments induisant des problèmes musculo-tendineux, signalons que le Roaccutane® ainsi que les médicaments consommés pour faire baisser le cholestérol (fibrates et statines)  peuvent donner comme effets secondaires des manifestations douloureuses musculo-articulaires a et donc favoriser les tendinites.



Cette Nike Alphafly Next%2 aux pieds de tous les champions fait valser les chronos. Une paire hyper performante mais aussi très élitiste.

L’Alphafly Next% est déjà iconique. Sa première version avait amorcé une folle course au « carbone » chez les équipementiers. En 2019, c’était avec un prototype qu’Eliud Kipchoge avait bouclé le marathon sous la barre des 2h.

Depuis, la saga carbone se poursuit. Presque tous les champions des grands marathons chaussent cette Alphafly. Et les records tombent. Nike revient donc trois ans plus tard avec une Alphafly Next%2, version améliorée de sa paire « qui fait courir plus vite ».

La Nike Alphafly Next%2 gagne en confort

Quelles différences alors par rapport à la première Alphafly Next% ? Le drop d’abord. Il passe de 4 mm sur la première Alphafly à 8 mm sur cette deuxième version, ce qui la rend un peu moins exigeante.

Ensuite, la géométrie de la semelle est légèrement revue. En effet, le talon est désormais un peu large, assurant une meilleure stabilité. Pour le confort, une fine couche de mousse a été ajouté sur les unités Air Zoom à l’avant du pied pour une transition plus douce.

Autre nouveauté : la paire est désormais dotée de l’Atomknit 2.0. Cette technologie maintient bien l’avant-pied, assure la respirabilité au­-dessus des orteils et offre un rembourrage confortable sous les lacets.

Nike-Alphafly-Next%2

Pour le design, on retrouve tous les codes de l’Alphafly. Notamment l’ épaisse semelle au talon en forme de pointe, signature visuelle de la marque. Cette hauteur est exactement dans la limite autorisée en compétition par World athletics.

L’ensemble est massif mais le poids affiche 235 g sur la balance en 44. Assez léger. Quoique cette Nike Alphafly Next%2 n’est pas la plus light parmi les paires en carbone. L’Asics Metaspeed Sky+ par exemple que nous avons testée dans le cadre d’un banc d’essai pèse 205 g en pointure 44.

Une paire toujours élitiste et exigeante

Malgré ces améliorations, le confort n’est clairement pas la priorité avec cette Alphafly. Il faut augmenter l’allure pour bénéficier de l’effet de propulsion produit par la plaque de carbone et la mousse.

Son épaisse semelle n’affecte pas la stabilité. Sur piste, dans les virages, la pose de pied se fait sans contrainte ni retenue, permettant de se concentrer sur sa foulée. Si la rigidité de l’ensemble ne favorise pas les allures lentes, lors de séances sur route avec variations d’allure, la paire apparaît finalement plus confortable qu’au premier abord.

Beaucoup de coureurs pourront utiliser cette AlphaFly Next%2 sur 10 km ou semi-marathon. En revanche, il faudra envisager une adaptation pour les porter sur marathon, en les utilisant sur des sorties longues.

Enfin, le tarif très élevé de cette paire pourra faire hésiter à les porter régulièrement à l’entraînement. Car se pose alors la question de la durabilité, notamment le maintien des caractéristiques de l’ensemble « mousse et plaque carbone ». Nike annonce une utilisation optimale sur 300 kilomètres. Soit un euro au kilomètre ! Quand on sait que Kiprun garantit sa nouvelle KD900X en carbone 1000 kilomètres pour deux fois moins cher, il y a de quoi sérieusement hésiter !

La prédominance de ce modèle chez les élites favorisera peut-être un achat par mimétisme. Mais on rappellera à toute fin utile que cette paire exigeante nécessite de savoir la « conduire ».

Les notes du testeur. Confort : 16/20 – Amorti : 17/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20 Dynamisme : 20/20



Un premier dossard est toujours un rendez-vous inoubliable. Et le 10 kilomètres est la distance idéale pour vous lancer. Ni trop longue, ni trop courte. Mais autant prendre le départ sans risquer la panne. Voici tous les conseils pour réussir cette première course, du plan de préparation à la ligne d’arrivée.

Objectif 10 kilomètres : choisissez le bon rendez-vous

Le 10 kilomètres est la distance reine en course sur route, une épreuve très populaire et accessible, peu importe le niveau de départ. C’est d’ailleurs ce qui explique le succès de cette distance, idéale pour conjuguer plaisir de courir et défi personnel. Il faut choisir une course avant tout pour se faire plaisir, si possible une compétition importante (avec une distance mesurée officiellement) qui rassemble beaucoup de coureurs. La fête sera d’autant plus belle avec beaucoup de monde dans les rangs et sur les côtés. La course doit être suffisamment organisée (vestiaires, consignes, restauration) pour qu’une fois sur place vous n’ayez plus rien à prévoir.

10K adidas - depart elites A.S.O.:Bastien Seon
Le départ du 10km de Paris – Adidas 2022. Photo ASO – Bastien Seon

Objectif 10 kilomètres : préparez-vous un minimum

Si la distance n’est pas excessive, ce n’est pas non plus une distance anodine, que l’on peut aborder sans préparation. Et pour mettre toutes les chances de votre côté, il faut être attentif à tous les détails et savoir anticiper les derniers préparatifs. En effet, sur une première course, tout est nouveau, on découvre un nouvel environnement.

Prévoyez votre sac et vos affaires la veille, et non le matin de la course. Attention à ne rien oublier : affaires de course (vêtements techniques), change et nécessaire pour la douche. Sparadrap pour protéger les tétons des frictions du T-shirt et crème antiéchauffement pour l’entrejambe et les aisselles. N’oubliez pas votre certificat médical de non-contre-indication à la course à pied (sauf si vous êtes licencié en athlétisme), indispensable pour récupérer votre dossard.

Pour être sûr d’être plus tranquille et de limiter le stress du départ, il faut donc arriver sur les lieux au moins une heure en avance. C’est la base d’une course réussie ; en évitant la panique au début, on peut mieux se concentrer sur son départ.

Objectif 10 kilomètres : l’échauffement, un incontournable

Gardez toujours au moins un quart d’heure avant le départ afin de suffisamment vous échauffer avec un jogging tranquille pour préparer vos muscles et faire un peu monter les pulsations cardiaques avant de fournir un effort. Plus la course est rapide, plus l’échauffement est important, le départ étant toujours plus rapide sur de courtes distances.

Idéalement, il faudrait, après avoir d’abord effectué un footing léger, faire quelques lignes droites et des étirements actifs pour être prêt à fournir immédiatement un effort important.

Objectif 10KM Photo Sporlab -Edux
Objectif 10 KM. Photo Sporlab-Edux

Objectif 10 kilomètres : le départ… et la suite

La meilleure stratégie est de se préserver au départ pour pouvoir accélérer sur la dernière partie de course. Cela s’appelle un « negative split ». Dans les courses de fond, c’est une tactique parfaite et surtout payante. Durant le premier tiers de la course, il faut rester en aisance respiratoire, c’est-à-dire courir sans forcer. Il faut pouvoir maintenir le bon rythme dans le deuxième tiers et, enfin, accélérer dans la dernière partie de la course, si c’est possible.

Mais prendre du plaisir reste la notion capitale, qui doit primer sur tout le reste. Gardez les yeux grands ouverts pour en profiter au maximum et ne rien perdre de ce premier rendez-vous. Faites le plein d’émotion ! Et cela passe aussi par le dialogue avec les autres coureurs : n’hésitez pas à aller vers les autres, au moment du départ il règne une ambiance indescriptible, des sourires et des yeux émerveillés sont sur tous les visages. Les courses sont avant tout de grandes fêtes. Vous allez adorer !

Une fois la course terminée, prenez quelques jours pour récupérer et pour profiter pleinement, en restant sur votre petit nuage. L’idéal est aussi de faire une séance de décrassage le lendemain. 20 minutes de footing très tranquille vont permettre d’éliminer les toxines accumulées. Cela permet aussi d’étirer les muscles sans contraintes excessives.

Objectif 10KM Photo Martins Zemlickis
Photo Martins Zemlickis

Objectif 10 kilomètres : le plan d’entraînement en 4 semaines

Grâce à notre plan de préparation en 4 semaines, vous allez pouvoir vous aligner en toute sérénité sur votre première course. Votre objectif sera d’aller au bout de la distance, sans viser un temps ou un chrono particulier. Gardez à l’esprit que cette première course est avant tout une découverte, un galop d’essai pour se situer sur la distance. Les performances, on en parlera plus tard…

Objectif 10km – Plan d’entraînement Semaine 1

Lundi : 5min marche + 30 min endurance + 5min marche
Mardi : Repos
Mercredi : PPG
Jeudi : 5 min marche + 15 min endurance + 7 x (1 min 30 vite. Récup 1 min trotté) + 15 min endurance + 5 min marche
Vendredi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Samedi : Repos
Dimanche : 5 min marche + 40 min endurance + 5 min marche

Objectif 10km – Plan d’entraînement Semaine 2

Lundi : 5 min marche + 45 min endurance + 5 min marche
Mardi : Repos
Mercredi : PPG
Jeudi : 5 min marche + 15 min endurance + 7 x (2 min vite. Récup 1 min trotté) + 15 min endurance + 5 min marche
Vendredi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Samedi : Repos
Dimanche : 5 min marche + 55 min endurance + 5 min marche

Objectif 10km – Plan d’entraînement Semaine 3

Lundi : 5 min marche + 45 min endurance + 5 min marche
Mardi : Repos
Mercredi : PPG
Jeudi : 5 min marche + 15 min endurance + 7 x (3 min vite. Récup 1 min trotté) + 15 min endurance + 5 min marche
Vendredi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Samedi : Repos
Dimanche : 5 min marche + 1 h 05 min endurance + 5 min marche

Objectif 10km – Plan d’entraînement Semaine 4

Lundi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Mardi : Repos
Mercredi : PPG
Jeudi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Vendredi : Repos
Samedi : 5 min marche +30min endurance + 5 min marche
Dimanche : COURSE SUR 10 KM

COMPRENDRE LES SÉANCES :
5 min marche + 15 min endurance + 7 x (3 min vite. Récup 1 min trotté) + 15 min endurance + 5 min marche : Commencez par 5 minutes en marchant, puis 15 minutes en courant (en endurance). Poursuivez avec 7 fois 3 minutes vite, avec une récupération de 1 minute en jogging actif. Terminez par 15 minutes en endurance et 5 minutes de marche.
Étirements pour conclure la séance.
PPG : exercices de préparation physique générale.



La saison de trail des GTWS 2022, débutée en mai dernier à Zegama-Aizkorri, s’est achevée avec les finales disputées à Madère. Après 6 courses prestigieuses réparties tout au long de l’année et 5 épreuves consécutives lors des finales, qui rassemblaient les 30 meilleurs hommes et 30 meilleures femmes de la saison, c’est le Suisse Rémi Bonnet et la Néerlandaise Nienke Brinkman qui remportent le titre. Thibaut Baronian et Anthony Felber intègrent le Top 10 masculin. Chez les femmes, 3 Tricolores, Elise Poncet, Julie Roux et Theres Lebœuf, figurent dans le Top 10.

Golden Trail World Series 2022 : Rémi Bonnet au-dessus du lot

Le Suisse Rémi Bonnet n’aura laissé que des miettes à ses adversaires. En tête du classement général à l’issue des 6 épreuves de l’année, il a survolé les finales de tout son talent. Avec 4 victoires sur les 5 courses disputées à Madère la semaine du 24 au 30 octobre, Bonnet a tué le suspense. Il remporte le titre 2022 devant le Marocain Elhousine Elazzaoui, qui a bataillé jusqu’à la toute dernière course, dimanche 30 octobre, pour souffler la 2e place au Français Thibaut Baronian, finalement 3e. Le jeune Anthony Felber, très régulier durant les finales, termine à une belle 9e place au général.

GTWS Bonnet Photo GTWS
Rémi Bonnet impérial. Photo GTWS

Golden Trail World Series 2022 : Nienke Brinkman impressionnante

Il n’y a pas eu plus de suspense chez les femmes que chez les hommes. Largement en tête au général avant les épreuves finales de Madère, la Néerlandaise a remporté 3 des 5 courses de la semaine et remporte le titre de championne 2022. Elle devance l’Américaine Sophia Laukli et l’Espagnole Sara Alonso, brillante en début de saison avec notamment sa victoire au Marathon du Mont-Blanc. Côté français, satifaction avec la 4e place d’Elise Poncet, mais également la 7e place de Julie Roux et la 10e place de Theres Lebœuf.

La prochaine saison des Golden Trail World Series, circuit de référence mondial, débutera au printemps prochain avec le fameux rendez-vous en terre basque de Zegama-Aizkorri.

GTWS Brinckman Photo GTWS
Nienke Brinkman aura dominé la saison 2022. Photo GTWS


10 528 coureurs ont participé au Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes sous le soleil de la Côte d’Azur. Au terme de cette 14e édition, un nouveau record féminin sur la distance reine.

Le ciel, le soleil et la mer sur ce Marathon des Alpes Maritimes. Une météo idéale – quoique un peu chaude ! -, sur cette 14e édition. Cette année, ce marathon phare du calendrier s’est disputé un peu plus tôt en saison, en même temps qu’une autre classique du Sud de la France, Marseille-Cassis. Mais cela n’a pas empêché l’évènement azuréen de faire le plein.

Il faisait déjà bon au départ du Marathon Nice-Cannes ce 30 octobre.
Il faisait déjà bon à 8h, au départ du Marathon Nice-Cannes ce 30 octobre. @activimages

Nouveau record féminin sur le marathon

Dans les rangs, 10 528 participants – dont 26% d’étrangers. Tous ont donc profité à plein du décor « 4 étoiles » sur ce grand défilé de la Promenade des Anglais de Nice à la croisette de Cannes.

Sur l’épreuve reine du week-end, 4 437 classés. En tête, le Kenyan John Langat. Vainqueur en 2h10’25’’, il suivi par deux compatriotes, Vincent Rono en 2h10’40’’ et Japheth Kosgei en 2h13’39’.

Le premier française et Maralpin, Lucas Gehin termine à la 6ème place au scratch en 2h30’06 ».

Chez les femmes, les deux favorites, l’Ethiopienne Zenebu Fikadu et la Kenyane Sharon Jemutai ont couru ensemble jusqu’au 16e kilomètre. Puis Fikadu a creuse l’écart pour voler vers la victoire. Nouveau record pour l’épreuve à la clé, en 2h28’15 ». Elle termine loin devant Sharon Jemutai, en 2h34’12 ».

A noter une belle bagarre pour la troisième place entre la Suédoise Hanna Lindholm et la Française Aline Camboulives. C’est finalement la Suédoise qui grimpera sur le podium en 2h39’57 ». Aline Camboulives, habituée de la course, terminera à la 5e place au scratch en 2h51’10’.

Vu la chaleur ce dimanche 30 octobre, la baignade était appréciée sur la plage de Cannes, à l'arrivée du Marathon Nice-Cannes.
Une baignade rafraîchissante sur la plage de Cannes, récompense à l’arrivée du Marathon Nice-Cannes. ©activimages

Marathon Nice-Cannes : des courses à partager

En parallèle, 290 équipes de 3 à 6 coureurs se sont partagés ce circuit longeant la Méditerranée  et en passant notamment par le célèbre Cap d’Antibes et son fort carré.

Parmi les relayeurs, Charles Ange Ginésy, président du Département des Alpes-Maritimes engagé aux couleurs du 06. Sur le duo de 2 x 21 km, 550 binômes en lice se sont partagés la visite du littoral azuréen.

Enfin, dernière course à l’affiche ce dimanche, le 20 km. Tracé entre Nice et Villeneuve Loubet, sur la première partie du marathon, ce petit dernier lancé il y a trois saisons s’avère particulièrement roulant.

En tête, des chronos gagnants pour Victor Leroy en 1h04’ et Augustine Emeraux en 1h16’16’’, premiers parmi les quelque 1500 classés.

Vu la douceur inhabituelle de ce dernier week-end d’octobre, de nombreux finishers se sont offerts une baignade sur la plage de Cannes.  

Tous les résultats du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes ICI.



Les courses de novembre s’annoncent réjouissantes. Marathon, semi, 10 km, trails, voici une sélection de belles épreuves à ne pas rater.

Ce mois d’octobre fut particulièrement chargé ainsi avec 662 courses au calendrier français dont 18 marathons. Le mois qui s’ouvre lui emboîte le pas avec 401 courses de novembre prévues au fil des prochains week-end. Parmi elles, des incontournables à (re)découvrir pour faire la fête ou bien tenter une nouvelle performance.

Saint-Pol-Morlaix fêtera sa 50e édition le 5 novembre prochain
©Saint-Pol-Morlaix, Yves Mainguy.

Saint-Pol-Morlaix, 50 ans pour le diamant breton

Dans le jargon, on surnomme Saint-Pol-Morlaix le « diamant breton ». L’organisation compte parmi les anciennes en France. Plusieurs fois primée à l’échelon français, 3 fois support de championnats de France sur les 2 distances : un record ! Le 6 novembre, cette classique bretonne fêtera sa 50e édition. Le champion du monde Pierre-Ambroise Bosse sera le parrain de cette édition. Les concurrents seront gâtés : médaille collector, un t-shirt et un tour de cou. Le circuit phare de 22 km s’élance de la cathédrale de Saint-Pol de Léon et s’achève au viaduc de Morlaix. Une première moitié de parcours plutôt montante, puis une fin de parcours plus descendante. Pour ceux qui souhaitent connaître leur temps sur semi-marathon ? Un point de chronométrage sera installée aux 21.1 km. Un 10 km est aussi à l’affiche entre Taulé et Morlaix. Les inscriptions se clôturent le 3 novembre !

Marathon du Charolais, toujours vachement sympa

Authentique, ce marathon du Charolais est emmené par une bande de passionnés, le club allure libre de Gueugnon. Cette course de Bourgogne-Sud fait partie depuis des années des Festiviales-Challenge de la Convivialité, c’est un signe qui ne trope. La bonne ambiance assurée sur les petites routes de campagne du pays Charolais et le long des berges de l’Arroux. En plus du traditionnel marathon, depuis l’an dernier, un 10 km et un semi s’ajoutent à l’affiche le week-end du 5 et 6 novembre.

Sur le Lyon Urban Trail by night, on crapahute à la frontale au coeur de la ville des lumières.
Sur le Lyon Urban Trail by night, on crapahute à la frontale au coeur de la ville des lumières.

Lyon comme vous ne l’avez jamais vue sur LUT by night

Le 5 novembre, le Lyon Urban Trail by night vous fera manger du Lyon au clair de lune 37 km 24 km, 14 km ou 8 km. Une façon insolite de découvrir la ville des lumières et son patrimoine classé à l’Unesco. Car les circuits sont très joueurs entre la rive droite de la Saône, le quartier Saint-Jean, les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse notamment. Ainsi, sur la formule reine de 37 km comptez 1 400 m de dénivelé, près de 6000 marches à gravir ou dévaler,  une quinzaine de parcs et des sites exceptionnels. L’arrivée sera jugée au pied des théâtres romains de Fourvière. Les deux plus longues distances sont UTMB Qualifier.

Course des lumières, des courses de novembre solidaires

Eclairons la nuit pour tous les malades, c’est le slogan de la Course des Lumières qui soutient via votre inscription à la fois des hôpitaux, des fondations et des associations. Depuis 2010,  plus d’un million d’euros collectés au profit d’organismes de santé. L’événement propose de se rassembler à la tombée de la nuit, en marchant (4km) ou en courant (10 km), munis d’un objet lumineux. Rendez-vous à Paris le 19 novembre,  à Toulouse et Bordeaux le 26 novembre, mais aussi à Lyon le 3 décembre, puis Marseille le 10 décembre.

Marathon du Cognac, 3 jours de fiesta

Gourmand et convivial à souhait, ce marathon charentais prévu le 12 novembre. En boucle autour de Jarnac, on découvre les vignobles charentais, en passant par le château Marnier Lapostolle (grand marnier) dans un chai, par l’abbaye de Bassac et le château de Triac. On pourra bien sûr déguster en chemin du cognac accompagné de quelques spécialités charentaises. Pour participer à la fête, on peut aussi courir le semi ou le 11,5 km. L’événement s’étale sur trois jours avec une pasta-party le vendredi, une soirée 3eme mi-temps avec bandas, tapas et concert sont programmés le samedi soir. Le dimanche, une randonnée pédestre gourmande.

Sur le Semi de la vente des Vins de Beaune, on passe notamment par Pommard et Meursault. Avis aux amateurs de grands crus !
Sur le Semi de la vente des Vins de Beaune, on passe notamment par Pommard et Meursault. Avis aux amateurs de grands crus !

Semi de la Vente des Vins de Beaune, cuvée prestige

Le 19 novembre, on courra pour la 36e fois ce Semi de la Vente des Vins de Beaune au cœur des grands crus de Bourgogne. Pommard, Meursault, Volnay défilent sur son circuit champêtre. Il s’élancera le samedi à 14h tout près des célèbres Hospices de Beaune et s’achèvera au pied de la Montagne de Beaune. En route, de la musique et des produits du terroir à déguster. L’organisation propose également un 10 km (13h40), une marche nordique, des courses jeunes, un footing nocturne dans le centre de Beaune la veille 18 novembre, une soirée de gala au château de Meursault, et une visite dégustation le dimanche.

Marathon international du Beaujolais, la fête sans modération

Déjà 14 000 inscrits pour ce Marathon international du Beaujolais prévu les 18 et 19 novembre ! Ce marathon, c’est une fête sans modération qui démarre lors de la pasta-party arrosée du vin nouveau. Les pauses apéro au « Beaujo » se multiplieront le lendemain sur les courses. Sur le marathon 15 stands pour déguster entre Fleurie et Villefranche. Sur le semi, 14 pauses gourmandes également et de nombreuses animations. Beaucoup de concurrents sortent les déguisements pour l’occasion. L’ambiance sera aussi débridée pour la soirée « repas & dancing » qui suit les courses, la nuit du marathon. Le lendemain, pour « décuver », une petite randonnée autour du hameau du Duboeuf. Côté courses, on peut aussi s’aligner sur une formule relais, un 13 km ou encore participer à la family Run dans les rues de Villefranche.

Le Marathon de Deauville sera support des championnats de France le 20 novembre prochain.
Le record d’Alaa Hrioued en 2 h21’24 » risque de tomber sur le prochain Marathon de Deauville, support des championnats de France.

Marathon International in Deauville, en bleu-blanc-rouge

Trois ans et déjà grand ce Marathon de Deauville. Les 19 et 20 novembre, on verra une belle brochette de champions défiler sur les célèbres planches de la station. Car ce jeune marathon normand sera le support des championnat de France de marathon. On y attend des records car son circuit tracé en deux boucles est ultra-rapide. Il cumule 50 mètres de dénivelé seulement ! Pour prendre un bon bol d’air en bord de mer,on peut aussi courir un semi, un 10 km, un 5 km et des courses enfants. Même profil pour toutes les épreuves : ça roule !

Le Marathon de La Rochelle, des records autour du Vieux Port

Pour sa 31e édition, prévue le 27 novembre le Marathon de La Rochelle passera à nouveau par le Vieux Port. Un final en fanfare avec sur le dernier kilomètre la rue Dupaty, l’hôtel de ville, les quais Maubec et Duperré, puis l’arche plantée sur l’esplanade Saint-Jean d’Acre. Ce marathon compte parmi les plus rapides du calendrier, avec un bon score de finishers en moins de 3h. L’an dernier, les trois premières femmes avaient ainsi battu l’ancien record, désormais actualisé en 2h23’38’’. Le record masculin lui, difficilement atteignable est toujours affiché à 2h07’13’’. Il reste des dossards pour cette épreuve reine. Mais la formule duo, le 10 km et le challenge entreprises affichent déjà complet.

En 2020, marqué par le Covid, le Nevers marathon fut l’un des rares à être organisé.

Nevers Marathon, un circuit à sensation


La Nièvre risque fort de vous surprendre au détour de ce marathon. La troisième édition est prévue les 26 et 27 novembre. Pour le marathon, on démarrera en trombe avec un tour de piste sur le circuit automobile de Magny-Cours. Puis le circuit filera à travers les bocages de la campagne nivernaise. Il passera notamment par le domaine arboré du Grand-Bois (d’où s’élancera un semi-marathon) et le château du Sallay. Puis ce sera quelques kilomètres roulantes sur les allées verdoyantes du canal latéral de la Loire, jusqu’à Nevers. Un circuit champêtre et performant, et de belles récompenses à l’arrivée. Un ekiden (marathon en relais à 6) se courra le samedi soir sur le circuit de Formule 1. Des courses enfants sont également programmées.

Semi de Boulogne, terminer l’année sur un nouveau « RP »

Le 27 novembre, ce sera la 25e édition pour du Semi de Boulogne-Billancourt, traditionnellement dernier semi francilien du calendrier. On l’apprécie pour son circuit performant tracé entre les rues de la ville, les quais de Seine et les allées du bois de Boulogne. Une belle occasion de terminer l’année sur un nouveau record personnel !



Il est souvent plus facile de maigrir que de maintenir son poids stable durant des mois. Voyons comment gérer au mieux cette fameuse phase de stabilisation, avec Lucile Gélébart, auteur d’un livre sur le suejt.

Vous êtes abonné à l’effet yoyo ? Le livre, La stabilisation post-régime, un défi de poids (Edition Alpen) de Lucile Gélébart-Caitucoli devrait vous aider…Plutôt que de régime, il est question de pérenniser de bonnes pratiques pour stabiliser son poids pour de bon. En voici les principales clés.

Un régime draconien ne sert à rien

Un adage pour commencer, kilos vite perdus = kilos vite repris. Un régime draconien peut être tentant pour se délester rapidement de ses kilos superflus en phase d’affûtage notamment. Mais cette privation sera contreproductive sur le long terme pour stabiliser son poids. On le sait, toute privation au long cours entraîne forcément des craquages, car on ne peut pas être dans le contrôle permanent.

En effet, la reprise de poids était quasi-systématique après un régime trop restrictif. Ce regain pondéral s’observe dans 95% des cas au bout de 24 à 36 mois. Plus un régime est souple, plus il autorise des extras bien encadrés, plus il facilitera un poids stable. Selon l’auteure, le régime méditerranéen axé sur des produits frais permet de vivre sa stabilisation sans frustration. Mieux vaut donc maigrir lentement mais sûrement, en se délestant d’un à deux kilos par mois. Ensuite, on se stabilisera en conservant « à vie » les bonnes pratiques hygiéno-diététiques. A ce titre, la pratique régulière du running sera un bon allié. 

Respecter la pyramide alimentaire, c'est le B.A-ba pour stabiliser son poids.
Respecter la pyramide alimentaire, c’est le B.A-ba pour stabiliser son poids.

Manger sans se priver, mais sans excès

Au quotidien, il s’agira de manger de tout sans abuser de rien. Les repas devront être équilibrés (protéines-légumes-légumineuses ou céréales complètes), avec une attention particulière portée sur les graisses. On évitera en effet au maximum les charcuteries, fromages, viandes grasses, beurre, pâtisseries. En parallèle, on mettra à sa table des céréales complètes une fois par jour et des légumes secs au moins deux fois par semaine. On limitera bien évidemment tous les sucres, ainsi que l’alcool et les sodas, bourrés de sucres.

Pour stabiliser son poids, on veillera aussi à manger à heures fixes, en bannissant tout extra entre les repas. On privilégiera aussi un mode de cuisson doux (four, vapeur). Autre bon réflexe : scruter les étiquettes des  préparations que l’on pourra acheter en évitant les noms en « ose » (galactose, saccharose, glucose…). Bref, il s’agit de faire preuve de bon sens et de sagesse en sélectionnant les aliments les plus sains. 

stabiliser son poids
Un repas équilibré c’est 1/3 de protéines, 1/3 de légumes, 1/3 de légumineuses.

Cultiver un mental gagnant pour stabiliser son poids

« On parvient à se stabiliser quand le poids n’est plus un sujet », note le docteur Zermati, interrogé dans le livre. Dans un régime comme en phase de stabilisation de poids, le psychisme compte pour beaucoup. Manger ne doit pas virer à l’obsession, avec stress et comptage de calories à chaque repas. Il convient plutôt de changer son rapport à la nourriture. En somme, manger pour vivre et non vivre pour manger. Cela passera forcément par une assiette équilibrée, de bons choix au moment de faire ses courses, avec bien sûr des petits écarts autorisés.  Lucile Gélébart-Caitucoli recommande un menu plaisir hebdomadaire au moins, à déguster sans culpabilité. Il sera compensé le lendemain par un repas plus light.

En effet, stabiliser son poids ne nécessitera pas de se priver plus que lors de son éventuel régime. Il s’agira simplement de respecter ce nouveau corps affiné qui vous rend fier en l’entretenant avec bienveillance et en douceur. Surtout, pas de pression. Plutôt que de « maintenir ses efforts sur la durée », on cherchera à « conserver les bonnes pratiques d’un rééquilibrage alimentaire » pour stabiliser son poids dans la durée. Cela deviendra ainsi un équilibre alimentaire quotidien.

Les aliments à Index Glycémique bas sont vos alliés.

Miser sur les aliments à IG Bas

Puisqu’il s’agira de contrôler sa consommation de produits sucrés, on préfèrera miser sur les aliments à indice glycémique bas, considérés comme des brûleurs de graisses. Ce sont les fruits et légumes frais, les légumineuses (lentilles, pois chiches, pois cassés, pousses de soja), les oléagineux (noix, cacahuètes), les yaourts, les céréales complètes. A l’inverse, on évitera les aliments à IG élevé, qui sont des piégeurs de graisses. Parmi eux l’alcool, les sodas, les sucreries, les pains blancs. Attention également à certains fruits et légumes qui affichent un IG haut comme la pomme de terre, la carotte, le mais, la pastèque ou encore l’ananas.

Soigner son sommeil

On le sait désormais, la dette de sommeil est un facteur de dérèglement métabolique.  Plus la restriction de sommeil se prolonge, plus le métabolisme basal ou de repos régresse. L’estomac des petits dormeurs secrète plus de ghréline, hormone impliquée dans l’attirance pour les aliments riches en sucre. « Cette baisse de métabolisme nocturne pourrait se traduire par un gain annuel de plus de cinq kilos sans modification du régime alimentaire et de l’activité physique », explique ainsi le professeur Buxton, neurophysiologiste au Centre de médecine du sommeil de l’hôpital de Boston cité dans le livre de Lucile Gélébart. On soignera donc son sommeil en dormant au minimum 7 heures par nuit. 

Courir à jeun le matin est une bonne stratégie pour perdre du poids.
Courir régulièrement accroît le métabolisme, c’est-à-dire la quantité énergétique que l’organisme dépense pour fonctionner.

Du sport pour augmenter son métabolisme

C’est prouvé, une activité physique régulière comme le running contribue à accroître son métabolisme, c’est-à-dire la quantité énergétique que l’organisme dépense pour fonctionner. Avec l’effort, le corps puise dans ses réserves pour satisfaire aux besoins des cellules musculaires. Restez actif pour stabiliser son poids est donc primordial. C’est bon pour le cœur, le moral, et c’est surtout bien plus efficace qu’une série de régimes.

Car on a découvert récemment que le métabolisme basal diminuait suite de chaque régime, autrement dit que le corps consommait moins d’énergie au repos, nécessitant donc de se dépenser davantage ! A force d’enchaîner les diètes, le tissu adipeux s’enrichit avec la multiplication d’adipocytes (cellules adipeuses) prêtes à regrossir à la moindre occasion. Voilà donc pourquoi certains ne perdent pas un gramme en dépit d’apports caloriques faibles. Preuve de plus qu’un régime draconien ne sert à rien !

Comment calculer son métabolisme de base ? Pour une femme : (9,74 x poids) + (127,9 x taille) – (4,737 x âge) + 667,051. Pour un homme : (13,707 x poids) + 492,3 x taille – (6,673 x âge) + 77,607. Le poids étant exprimé en kilos, la taille en mètre, et l’âge en années. Le résultat obtenu est exprimé en calories.



Pour clôturer octobre rose, mois dédié à la lutte contre le cancer du sein, partageons le témoignage de Cécile qui a bouclé un half-ironman et un marathon après un an de chimio et de radiothérapie.

En février 2021, la vie de Cécile Giuge, marathonienne de 46 ans, bascule. Cancer du sein. « Cela a été une énorme claque. On ne s’attend jamais à ça. Je suis sportive, je ne bois qu’occasionnellement, je ne fume pas. Alors on se demande pourquoi moi, est ce que j’ai fait quelque chose pour mériter ce cancer », raconte cette Niçoise.

Après une mastectomie, sa chimiothérapie dure six mois, suivie par trois mois de radiothérapie à raison de cinq jours par semaine. Bien sûr, de lourds effets secondaires et une grosse fatigue générale.

Encaisser et repartir de zéro

Malgré cela, Cécile, comme pour mieux se battre, reste active. Natation, vélo, marche, à petite dose, en fonction de ses forces.

« Après les six mois de chimiothérapie, en septembre 2021 j’ai repris plus régulièrement la course pied avec l’aide bienveillante d’un ami coach Stephan Lecaplain. Je reprenais à zéro, en alternant course trottinée et marche sur 4 km. Et j’étais au bout de ma vie ! Puis en  janvier 2022, j’ai fait un 10 km en 54’. Un exploit pour moi. Loin de mes 46’ en 2019 mais quelle fierté de courir 10km non stop après ma chimiothérapie et ma radiothérapie. »

Pendant cette année de traitement, la course à pied l’aide beaucoup. Moralement. « Ce n’était pas évident, car j’étais bien affaiblie. Je me forçais pour me prouver que je pouvais le faire. J’en veux au cancer de m’avoir diminuée ainsi. Surtout qu’avec ce cancer j’ai pris des kilos et je le ressens. Ce n’est pas non plus évident à accepter », confie la coureuse.

Cécile prend désormais un cachet de Taximofene, un traitement qui durera cinq ans. Lui aussi avec des effets secondaires à encaisser. Douleurs musculaires, grosse fatigue, nausées,manque de force et parfois, un moral au fond des chaussettes… Malgré cela, encore, le goût du challenge l’anime.

La course a aidé Cécile a vaincre son cancer du sein.

Un half-ironman pour mettre le cancer derrière moi

En mai dernier, Cécile a bouclé le half ironman d’Aix. Un report suite à la pandémie de 2020. L’occasion pour la coureuse de mettre son cancer derrière elle. « Les entrainements n’ont pas été simples. Heureusement mon ami coach Stephan Lecaplain qui a été ultra bienveillant, en s’adaptant à mon état de fatigue.« 

« Le jour J, cela a été beaucoup d’émotions. De l’angoisse aussi. Heureusement les amis de mon club de triathlon US Cagnes Triathlon, étaient là. Ils ont fait en sorte que mon départ se passe bien. Sur la partie natation, je n’étais pas au top car j’ai paniqué. Sur le vélo, discipline où je me sens le mieux, j’ai pris du plaisir. J’ai pris conscience de tout ce que j’avais traversé avec le cancer. De la chance de pouvoir être là, à rouler.

Pour la course à pied, je savais que ce serait plus dur. Mon entrainement était très juste. En plus, il faisait plus de 30°C, j’ai clairement souffert. J’ai pensé abandonner car je ne voyais pas la fin des 3 tours. Mais dans ma tête j’étais là pour franchir cette ligne d’arrivée et dire ‘non le cancer ne m’aura pas’. Donc j’ai couru/ marché sans rien lâcher.

Puis à 2km de l’arrivée, je me suis mise à pleurer sans pouvoir m’arrêter. C’était tellement intense. D’ailleurs pour la petite histoire j’ai eu deux médailles ce jour là. Le bénévole a cru, comme je pleurais, que j’étais blessée. Je lui ai raconté mon histoire. Il m’a tendu une deuxième médaille, celle-là pour mon combat sur le cancer du sein. » raconte l’heureuse finisher. Quelle fierté. Quelle revanche cinq mois après la fin de ses traitements !  Avec un beau chrono en prime, en 6h26, sur un half ironman réputé exigeant.

Cécile a couru le Marathon de Chicago 2022, une belle revanche sur son cancer du sein.
Cécile, toujours le sourire malgré la souffrance sur la fin de ce marathon de Chicago.

« Me dire que j’étais vivante »

En bonne compétitrice, Cécile a enchaîné avec le marathon de Chicago bouclé le 8 octobre dernier. « Je le connaissais ce marathon de Chicago car c’est qu’en 2019 que j’ai fait mon record personnel en 3h39. Cette année j’en suis loin, en 4h19. Bien sûr, j’ai été déçue de ne pas être aussi performante qu’avant le cancer, à mon petit niveau. Mais à partir du 25e km, où j’ai eu des crampes et une grosse fatigue, j’ai pris le parti d’alterner marche-course et de « kiffer » au maximum l’ambiance. Le dynamisme de la foule m’a portée.

Avec mon t shirt ‘I’m a fighter cancer’, j’ai reçu beaucoup d’encouragements du public comme des coureurs » raconte la marathonienne. Cet enchaînement half ironman en mai et marathon en octobre a été très dur pour mon corps, je le sais. Les médecins disent en général que l’on commence à se sentir mieux trois ans après la fin des traitements. Mais je ne le regrette pas. J’avais besoin de me prouver que j’étais capable de le faire. Me dire que le cancer n’a pas pris le dessus sur moi. Me dire que j’étais vivante. »

Si cette femme battante nous a envoyé son témoignage spontanément dans le cadre d’octobre rose, c’est pour donner du courage. « Je veux dire aux personnes touchées par le cancer que le sport est important pour se battre. Chacun à son niveau, chacun selon son état physique et moral. Mais il ne faut rien lâcher, continuer à se battre, même si c’est juste marcher un peu, faire une activité physique, est une clé pour se sortir contre ce foutu cancer. »

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La Saucony Endorphin Pro 3, troisième génération du modèle haut de gamme avec plaque en carbone est une petite bombe de dynamisme mais reste très exigeante.

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C’est déjà la troisième version de l’Endorphin Pro, la paire haut de gamme avec plaque en carbone de Saucony. En 2020, Saucony ce fut l’une des premières marques à proposer cette nouvelle technologie assurant un retour d’énergie inédit.

Large semelle mais poids light

Sur ce nouveau modèle qui succède à la très réussie Endorphin Pro 2, on retrouve une semelle oversize. Cette tendance devient une norme pour les chaussures de running, notamment pour les modèles carbone. Cette large semelle contraste d’ailleurs avec le poids plume de la paire. Car cette Endorphin pro 3 est très légère. 215 g en pointure 42, c’est light ! Presque autant que sa principale concurrente, la fameuse Vaporfly Next% 2 de Nike (210 g en 42.5).

Autre caractéristique de cette nouvelle Saucony, le mesh, en maille très aérée. C’est agréable lorsqu’il fait beau mais les pieds sont forcément mouillés sous la pluie, mieux vaut le savoir. On souligne aussi par ailleurs un chausson étroit qui conviendra uniquement aux pieds fins.

Saucony Endorphin Pro 3
Saucony Endorphin Pro 3

Saucony Endorphin Pro 3, hyper réactive

Côté technique, comme pour la Kiprun KD 900X que nous avons testée dans le cadre d’un banc d’essai carbone, la semelle intègre une mousse Pebax. Pebax, c’est une référence mondiale en terme de retour d’énergie. Il est mesuré à 88% contre 75% pour l’EVA, matière qui était utilisée auparavant, tout en étant 40% plus léger. La plaque en carbone forme un S, elle est visible dans la découpe sous la voûte plantaire et sous l’avant-pied. De plus, la technologie SpeedRoll assure une transition fluide vers l’avant.

A l’essai, le fameux effet bascule est flagrant dès que l’on augmente le rythme. Un peu plus d’amplitude de foulée suffit. Ce n’est pas la chaussure qui conduit. Mais elle répond immédiatement aux sollicitations, s’adaptant parfaitement au coureur.

Très performante donc, mais pas vraiment confortable. Elle sollicite beaucoup les jumeaux et les soléaires, ce qui pourra nécessiter une adaptation pour un éventuel marathon. L‘amorti est sec, la réponse est immédiate, permettant un temps de contact au sol le plus court possible.

Nous la conseillons plutôt pour les séances de vitesse, les compétitions de 5 km, 10 km et même semi-marathon si l’absence de confort n’est pas un obstacle.

Notes du testeur. Dynamisme : 20/20 Confort : 13/20 Amorti : 15/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 14/20

Il a testé pour vous… Frédéric, 57 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

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Le 43ème Marseille-Cassis se déroulera ce dimanche 30 octobre. 20 000 coureurs s’élanceront pour 20 km  de l’Orange Vélodrome jusqu’à Cassis, en passant par le Col de La Gineste. En tête, un plateau relevé.

Marseille-Cassis, dernière classique de la saison devrait profiter d’une météo idéale. Plein soleil et douceur s’annoncent. 20 degrés sont attendus ce dimanche dans le Sud de la France.

Toujours une côte d’enfer

Dans les rangs, 20 000 coureurs inscrits depuis le printemps dernier. Le départ sera donné 9h sur le boulevard Michelet. L’accès est prévu par l’esplanade Ganay, via la rue Raymond Teisseire.

Après la traversée de l’Orange Vélodrome, les coureurs seront dirigés sur le Boulevard Michelet. Accès par les allées Ray Grassi pour les SAS préférentiels ((-1h20 à -1h45). Et par l’esplanade Jean Bouin pour les SAS «Grand Public».

Marseille-Cassis, ça grimpe dans les lacets du col de la Gineste.

A partir de 9h et toutes les 5 minutes, des vagues de 2500 coureurs étaleront l’immense peloton. Après une rapide mise en jambes, le cortège attaquera les lacets grimpant le col de la Gineste avant de plonger vers Cassis, face à Cap Canaille. Un décor grandiose pour cette classique provençale !

Marseille-Cassis, une 43e édition très disputée

Aux avant-postes, la compétition sera relevée. Les spécialistes africains livreront une belle bataille aux meilleurs athlètes français. 

D’ailleurs, afin d’accompagner nos champions dans la préparation des Jeux Olympiques de Paris 2024, un classement spécifique sera établi. Une grille de primes à la performance dédiée sera aussi mise en place. Ainsi, les primes des deux classements (scratch et tricolore) pourront être cumulées.

On attend notamment Felix Bour, vainqueur sortant. L’an dernier, il avait signé une grosse accélération dans les 100 derniers mètres. Il aspire à écrire une nouvelle fois son nom en haut de l’affiche. 

Dans les rangs aussi, Hassan Chahdi, 17e des mondiaux de Eugene sur marathon et Nicolas Navarro, 5e du marathon des derniers Championnats d’Europe de Munich, lui offriront une belle confrontation. 

En forme aussi, Duncan Perrillat, vainqueur le week-end dernier du marathon de Rennes. Le jeune Charik Abderrazak, vice-champion de France de semi-marathon en 2021 sera aussi de la partie.

Dans les starting-blocks également, le Rwandais Felicien Muhitira. Auteur d’un chrono de 58’28 » sur 20 kilomètres cette saison promet aussi d’animer les débats avec l’Ethiopien Teresa Nyakora.

Côté féminin, Mekdes Woldu est fait figure de favorite. Gagnante de l’édition 2021 et 4e des derniers 20 kilomètres de Paris, elle est en forme !

Les Ethiopiennes Addisie Mislenew Andualem et Aberash Shilima Kebeda seront ses principales adversaires. La Kasakhe, Zhanna Mamazhanova, vainqueur des derniers championnats de France de semi-marathon et 3e l’an dernier de Marseille-Cassis, aura également une carte à jouer. 



Cette Hoka 5 est un bon compromis entre confort et dynamisme. Une paire pour conjuguer footings de récupération et entraînement de vitesse.

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Cette Hoka Mach 5 succède à la Mach 4, l’un des modèles les plus aboutis en 2021. Sur cette version 5, on scrute le moindre changement. Et pas facile de l’emporter au jeu des 7 différences ! Mach 4 et Mach 5, les modèles se ressemblent. Visuellement d’abord la Mach 5 propose le même profil que la V4. Elancé, assez fin tout en dégageant une impression de solidité via la semelle assez épaisse. On retrouve également le drop classique de 5 mm.

Hoka Mach 5, du confort même en accélérant

La première différence, c’est le mesh en jacquard de la Mach 5. Outre son look sympa, il amène un gain de confort et de respirabilité intéressant. Le pied est parfaitement maintenu grâce au chausson en EVA moulé. Le contrefort de la chaussure est articulé pour optimiser l’ajustement du pied. Le talon est bien calé. La languette plate se positionne parfaitement et joue son rôle de protection.

Hoka Mach 5, un bon compromis confort et dynamisme.

Lorsqu’on teste cette Hoka Mach 5 pour la première fois on est un peu perdu entre le confort d’une routière et la sensation de dynamisme. Ce dynamisme, on le retrouve dès les premières foulées.

Bien évidemment, elle est très à l’aise sur des sorties tranquilles. Mais dès qu’on accélère elle répond également présent. Ce qui est agréable c’est que, contrairement à des chaussures typées vitesse (et même par rapport à la Mach 3), on se sent parfaitement protégé. Car lors de l’impact au sol et le pied ne tape pas.

Du bonus avec la semelle Profly

La grande nouveauté de cette Hoka Mach 5 se situe justement au niveau de la semelle intermédiaire. La nouvelle mousse PROFLY+TM augmente à la fois la souplesse de la semelle et le renvoi d’énergie à l’impact. A vitesse basse la semelle peut paraitre un peu molle mais on sent le gain d’énergie dès qu’on accélère. On ajoute pour finir que la semelle extérieure en EVA caoutchouté offre une bonne accroche même sur sol mouillé.

En conclusion, la Hoka Mach 5 est la chaussure parfaite pour conjuguer footings de récupération et entrainement de vitesse. Et le compromis confort/dynamisme en fait également une chaussure parfaite pour un coureur de poids moyen qui cherche à battre ses records sur semi ou marathon.

Les notes du testeur. Amorti : 17/20. Confort : 17/20 Dynamisme : 17/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 17/20

Le + Le mix réussi entre confort et dynamisme. Le – La durée de vie de la semelle extérieure qui peut varier en fonction de l’utilisation.

Il a testé pour vous… Antoine, 42 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées.

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Découvrez ce qui déclenche ces spasmes si douloureux, et apprenez comment les éviter.

Crampes et déséquilibre ionique

Quoi de mieux pour faire passer la gueule de bois du dimanche qu’un petit running entre amis ? Rien de tel en tout cas pour déclencher de magnifiques crampes. La raison ? L’alcool fait perdre du potassium et du sodium et la déshydratation augmente encore cette carence. « Les crampes d’effort sont favorisées par des facteurs variés parmi lesquels les plus importants sont vraisemblablement une déshydratation avancée associée à un déséquilibre ionique (potassium, sodium, calcium, magnésium) et à une acidité du muscle », peut-on lire dans le livre Échauffement du sportif (éd. Amphora). Mais l’alcool n’est évidemment pas le seul responsable…

Comme dans une batterie, les électrolytes sont responsables des transmissions nerveuses et des contractions musculaires. En cas de déséquilibre de ces électrolytes, le contrôle du fonctionnement nerveux et musculaire est perturbé. Les muscles sont donc activés sans intervention nerveuse, et les nerfs entrent en jeu sans que le cerveau leur en donne l’ordre. Un entraînement ou une course intense provoquant une forte transpiration peut entraîner des déséquilibres des électrolytes. L’entraînement dans un environnement trop chaud peut exacerber la perte de fluides et d’électrolytes. Résultat : des palpitations musculaires ou des crampes au mollet douloureuses.

Crampes : hydratez-vous avant qu’il ne soit trop tard

Vous avez déjà parcouru 5 kilomètres, l’air frais vous a nettoyé la tête, vous vous sentez bien, et pourtant, vous vous retrouvez foudroyé. Normal, les crampes apparaissent en général lorsqu’un muscle qui relie deux articulations (comme votre mollet) est contracté et détendu de façon répétée. Vous sentez un pincement ? Ça ne va pas tarder. Et comme les muscles fatigués sont plus susceptibles de subir une crampe, elles apparaissent plutôt en fin d’activité. Alors n’attendez pas la fin de votre sortie pour vous hydrater.

Les boissons isotoniques ont l’avantage d’être chargées en sels minéraux, ceux-là mêmes que vous avez perdus la veille. Si votre hydratation est suffisante en quantité mais inefficace, réfléchissez à remplacer les électrolytes et les fluides en prenant une boisson de l’effort ou un supplément.

Si vous souffrez de crampes régulières, un supplément de potassium et de magnésium pourrait faire l’affaire. De plus, vérifiez que vous prenez une dose quotidienne de calcium et de vitamine D, et ajoutez du sel à vos plats. Dans certains cas, la perte d’électrolytes peut être due à un traitement médical, par exemple à la prise de diurétiques pour contrôler la pression artérielle ou de bêtabloquants pour l’asthme.

Certains traitements contre le cholestérol (statines) peuvent aussi causer des crampes aux jambes, surtout pendant la nuit. Votre médecin devrait savoir si votre traitement pourrait contribuer à vos palpitations ou crampes musculaires. En cas de doute, posez la question. Parfois, la solution peut être toute simple et passer par un changement de traitement ou par la prise d’autres produits, comme des gélules de potassium ou de coenzyme Q10.

Hydratation Trail © Salomon
Photo Salomon

Attention au surentraînement

Le surentraînement peut aussi être en cause. Que l’intensité ou le volume soit excessif, ou que votre récupération soit insuffisante, la fatigue neuromusculaire (fatigue du muscle ou de l’innervation de ce muscle) peut intensifier la stimulation du muscle et causer des palpitations ou des crampes musculaires. Modifiez donc votre entraînement et reposez vos muscles fatigués. De plus, essayez d’améliorer la qualité de votre sommeil et consommez des aliments entiers. Mangez plus de légumes à feuilles vertes, comme le chou frisé et les épinards : ils sont riches en antioxydants et en phytonutriments.

Crampes : comment ça marche et pourquoi ça fait mal ?

La contraction musculaire nécessite l’arrivée d’une stimulation électrique puis une libération de calcium. Elle prend fin quand le calcium est récupéré par la membrane du muscle. Lors d’une crampe, les contractions répétées empêchent l’entrée des substrats et la sortie des déchets. L’accumulation acide bloque alors la transformation d’énergie par le muscle. La douleur, elle, est due à l’incapacité du sang à vasculariser le muscle à cause d’une pression interne trop forte.

Étirez-vous pour détendre votre muscle

A priori, vous connaissez la technique : lors d’une crampe, vous devez étirer la jambe au maximum et tirer sur vos orteils (en position flex) pour allonger le muscle en douceur. Vous forcez ainsi votre muscle à se détendre puisqu’il n’y arrive plus tout seul. Ça va mieux ? Super, mais attention : ce n’est pas une raison pour redémarrer sur les chapeaux de roues. Le muscle est toujours fatigué, et la crampe peut frapper à nouveau tant qu’il n’a pas été mis au repos pendant au moins 10 minutes. Idéal pour faire une vraie pause pendant votre run…

ETIREMENTS  Photo Jane Palash
Photo Jane Palash

Crampes : apprenez à les prévenir

Vous venez de boucler la boucle, bravo. En plus, c’est l’heure de l’apéro. Bannissez les toxines (alcool, cigarette), trinquez au jus de tomate, mais autorisez-vous une poignée d’amandes et de noix de cajou, très riches en magnésium. En effet, il est essentiel à la transmission des influx nerveux et à la contraction musculaire. Favorisez donc un régime riche en magnésium (fruits de mer, cacao, fruits secs) pour éviter notamment de nouvelles crampes, nocturnes celles-là.

Pensez également à vous étirer tout au long de la journée et testez ce remède de grand-mère : avant de vous coucher, placez un morceau de savon de Marseille dans une gaze dans votre lit. Les ions potassium du savon pénétreraient la peau et combleraient la carence en potassium intracellulaire, souvent responsable des crampes nocturnes. Et puisque Grand-mère le dit…

Pour savoir comment soigner les 10 blessures les plus fréquentes du coureur, c’est ICI



En prenant un dossard pour le 81km du Grand Trail des Templiers à la dernière minute, l’Américain Jim Walmsley, 4e de l’UTMB, a mis le feu aux pronostics. Archi-favori, il a été bousculé mais a gagné son bras de fer avec Sébastien Spehler, second. Victoire chez les femmes de Camille Bruyas au terme d’une course maîtrisée.

Templiers 2022 : bataille royale entre Walmsley et Spehler

Les deux étaient venus pour gagner. Sébastien Spehler, second l’an passé derrière le champion du monde de trail 2019 Jonathan Albon, avait l’avantage de connaître le terrain. De son côté, Jim Walmsley avait l’envie de découvrir ces Causses en mode course, après les avoir arpentés en mode balade cet été. La bataille a été royale, et pendant plus de 50 kilomètres, les deux athlètes ont fait jeu égal. Mais quand l’Américain a produit son effort, à l’abord des 25 derniers kilomètres, le Français n’a pas pu suivre. Les minutes se sont entassées, pour au final consacrer Jim Walmsley, avec 17 minutes d’avance sur Sébastien Spehler. « J’ai joué, j’ai perdu, je ne regrette rien », a commenté, fair play, le Français, rendant hommage à Jim.

Grand Trail des Templiers - Top 10 Hommes. Livetrail
Grand Trail des Templiers – Top 10 Hommes. Livetrail

Templiers 2022 : Camille Bruyas tout en maîtrise

Grand trail des templiers Camille Bruyas Photo Instagram Camille Bruyas
Grand trail des templiers Camille Bruyas Photo Instagram Camille Bruyas DR

Elle aussi venait en favorite, mais avait une sacrée opposition. Tout d’abord en la personne de Ruth Croft, gagnante des 2 dernières éditions de cette doyenne des courses du festival des Templiers. Ensuite en la personne de Fiona Porte, très affûtée et également candidate à la victoire. La bataille n’aura pas duré aussi longtemps que chez les hommes. Après un départ canon, Fiona Porte, qui menait d’une minute au bout de 20 kilomètres, a été rattrapée puis petit à petit distancée par Camille Bruyas. Ruth Croft s’accrochait, mais ne pouvait que laisser s’éloigner la Française. Perdant seconde après seconde, la Néo-Zélandaise termine à près de 10 minutes de Camille Bruyas. Fiona Porte termine à la 3e place.

Top 10 féminin Grand Trail des Templiers Classement LiveTrail
Top 10 féminin Grand Trail des Templiers. Classement LiveTrail


Le régime dissocié scandinave est bien connu des marathoniens en phase pré-compétitive. Il comporte des avantages et des inconvénients. Une version plus souple de ce fameux protocole est intéressante.

Le principe du régime dissocié scandinave est simple. A une semaine d’une compétition, généralement un marathon, il s’agit de vider son réservoir de carburant, le fameux glycogène musculaire, pour mieux le remplir ensuite. Ce protocole pré-compétitif comporte deux phases.

Lors de la première phase « hypoglucidique », qui dure 3 à 4 jours, on appauvrit les apports en glucides et on réalise des exercices physiques intenses. Objectif : abaisser les réserves de glycogène.

Lors de la deuxième phase, (hyperglucidique) qui s’étire sur 3 à 4 jours également, l’alimentation comporte beaucoup de glucides et l’exercice physique reste modéré. Objectif : remplir le réservoir jusqu’à ras bord ! Les muscles, traumatisés par le sevrage forcé, stockent en cas de nouvelle disette. C’est comme ça qu’on peut limiter les coups de mou durant un marathon, et éventuellement dégommer le fameux mur.

régime dissocié scandinave
Lors de la première phase du régime dissocié scandinave, on mettra l’accent sur les protéines.

Le régime dissocié scandinave en pratique  

En pratique, lors de votre semaine pré-compétitive, après une dernière sortie longue le dimanche et jusqu’au mercredi, il suffit de bouder autant que possible tous les sucres (glucides). On ne consommera donc pas de féculents (pâtes, riz, semoule) mais pas non plus de fruits, ni de boissons sucrées.

En contrepartie, on mettra les protéines à l’honneur. Poulet, poisson, œuf auront une place de choix dans vos assiettes, dès le petit déjeuner.

Ensuite, la deuxième phase, de J-3 à J-1, on fera cette fois le plein de glucides. On passera donc en mode « open-bar » de pasta, riz et autres féculents. L’organisme, privé de ce carburant pendant quelques jours sera alors plus “gourmand” en sucres.

Des avantages & des inconvénients

Ce régime fonctionne, mais il est désormais décrié par de nombreux spécialistes. Car l’organisme vit mal la déplétion drastique en glucides. Le stress que cela provoque peut l’affaiblir, ce qui n’est pas le but avant une compétition. Cela peut notamment avoir des répercussions sur le sommeil ou encore occasionner des diarhrées. La méthode la plus recommandée désormais consistera donc à suivre un protocole de recharge glucidique plus raisonnable. Un régime dissocié scandinave assouplit en quelque sorte.

Energie : apprenez à consommer les pâtes

Une recharge glucidique raisonnée

Au lieu de réduire drastiquement les apports en glucides de J-6 à J-4, on diminue un peu leur quantité sans toutefois les supprimer totalement. De J-3 à J-1, on augmente sensiblement la part de glucides. Le but ? Provoquer un léger rebond glucidique tout en évitant de stresser l’organisme.

L’accroissement de la part de glucides s’accompagne de la diminution de la part de légumes et fruits frais, donc de fibres, souvent délétères lors des efforts intenses en course à pied. Moins de fibres, c’est aussi moins de troubles digestifs pendant la course pour les intestins fragiles !

De plus, la qualité des glucides revêt une importance capitale. On évitera les aliments à index glycémique (IG) haut (pain blanc, céréales raffinées, etc) et on privilégiera les IG bas (légumineuses, pommes de terre cuites à la vapeur douce avec la peau, patate douce, céréales sans gluten comme le sarrasin ou le quinoa…).

Enfin, on relègue aux oubliettes l’orgie de pâtes ! La quantité ingérée n’a pas besoin d’être gargantuesque pour que les réserves de glycogène soient maximales. On mange donc en quantités suffisantes, mais pas délirantes.

Protocole de recharge glucidique avant une compétition

Comme un plan d’entraînement, un programme alimentaire doit être personnalisé car les quantités et proportions dépendent du métabolisme et du niveau d’activité physique de chacun. Néanmoins quelques axes directeurs peuvent être dessinés : 

1ère phase : de J-6 à J-4. L’alimentation sera composée d’environ 1/3 de glucides, 1/3 de lipides et 1/3 de protéines.

2ème phase : de J-3 à J-1. Les apports en glucides seront majorés avec 3/4 de glucides et ¼ de lipides et protéines. Lors des dernières séances d’entraînement, il est recommandé de consommer des glucides rapides après chaque session.

Important : pour optimiser le stockage du glycogène, l’hydratation est primordiale (1,5 à 2 litres par jour). En effet, le stockage du glycogène ne peut se faire qu’en présence d’eau (1 g de glycogène a besoin de 2,6 g d’eau).



C’est l’un des ultras de 165 kilomètres les plus durs au monde. Redouté de tous pour ses sentiers piégeux, ses pierres, ses racines, ses ravins, le Grand Raid de la Réunion 2022, surnommé Diagonale des Fous, ne pouvait sacrer que des champions. Cette édition anniversaire des 30 ans de la « Diag ‘ » a couronné deux athlètes d’exception, le Basque Beñat Marmissolle et l’Américaine Courtney Dauwalter. Cette dernière réussit l’exploit de terminer à la 4e place du général, à moins d »une heure trente du vainqueur.

Grand Raid de la Réunion : duel au somment entre Beñat Marmissolle et Jean-Philippe Tschumi

Beñat Marmissolle, 3e de la Diagonale en 2021, rêvait de s’imposer à la Réunion. Au point de refuser une sélection en équipe de France pour les Championnats du Monde de trail en Thaïlande, qui auront lieu début novembre. C’est dire s’il la voulait, cette victoire. Parti dans le peloton de tête, il n’a jamais lâché les commandes de la course. Rejoint au bout de 80 kilomètres par le Suisse Jean-Philippe Tschumi, les deux hommes allaient faire toute la course ensemble, pour se départager dans la dernière descente vers Saint-Denis, à 5 kilomètres de l’arrivée. Il s’impose en 23h 14mn 42s, devançant Tschumu de moins de 6 minutes. L’Américain Ben Dhiman monte sur la 3e marche du podium.

PROFIL GRAND RAID
Un profil qui en dit long sur la difficulté du parcours.

La déclaration de Beñat Marmissolle

Heureux comme un gosse, Beñat Marmissolle commentait à l’arrivée : « Cette année a été exceptionnelle. Il manquait trois immenses champions, mais malgré tout il y avait des champions sur la ligne de départ. Respect à tout le monde ! Oui j’aurais aimé courir contre les trois absents, mais c’est la course. C’était une diagonale exceptionnelle ! L’année dernière j’avais vécu énormément de choses ici, rencontré beaucoup de personne, et une terre qui m’a marqué. Je m’étais juré de revenir. Je suis revenu cette année et je pense que rien de plus beau ne pouvait m’arriver. »

GRAND RAID REUNION MARMISSOLLE
Beñat Marmissolle à l’arrivée de la Diagonale. Photo Asics – DR

Grand Raid de la Réunion : des abandons et des performances

Les absents en question, François D’Haene, Benoît Girondel et Aurélien Dunand-Pallaz, blessés, n’ont en rien diminué le niveau de la course. En effet, il y avait du beau monde sur la ligne de départ. A commencer par l’Italien Daniel Jung, vainqueur en 2021 ex-aequo avec Ludovic Pommeret, qui a dû abandonner sur blessure après 50 kilomètres de course. Autre déception, le Réunionnais David Hauss, prêt comme jamais, qui a abandonné après 80km, touché moralement par une erreur de parcours lui ayant fait perdre ¼ d’heure. Même déception pour Grégoire Curmer, vainqueur en 2019, qui s’est également retiré sur blessure.

Parmi les autres favoris, notons Germain Grangier a fait une superbe course aux avants-postes et termine 5e. Yannick Noël, très attendu, prend une belle 6e place. Quant à Antoine Guillon, « Mr Diagonale », vainqueur en 2015, termine 11e, juste derrière un autre ancien lauréat, Julien Chorier, gagnant des éditions 2009 et 2011.

GRAND RAID GRANGIER
Surprise sur le parcours : Germain Grangier croise François D’Haene, assistant de luxe de Courtney Dauwalter. Photo DR

Grand Raid de la Réunion : l’exploit de Courtney Dauwalter

Archi-favorite de l’épreuve, l’Américaine découvrait la Diagonale et avait une grosse pression sur les épaules. Partie aux avants-postes, elle a su gérer sa course comme jamais. Malgré une chute brutale ayant endommagé son genou et des soucis de chaleur, l’Américaine termine à la 4e place en 24h 37mn, un classement historique sur une épreuve d’un tel niveau. Elle confirme, après sa remarquable 7e place sur l’UTMB 2021 derrière François D’Haene, que les femmes se rapprochent de plus en plus des hommes sur les longues distances. Elle devance l’autre grande favorite, Anne-Lise Rousset, détentrice depuis juin du record du GR20 féminin, qui prend la 20e place au général en un peu moins de 29 heures. La troisième féminine est la Suédoise Anna Carlsson, qui termine en près de 31 heures.

COURTNEY DIAG
La joie de Courntey Dauwalter, 4e. Photo DR
TOP 10 GRAND RAID
TOP 10 GRAND RAID. © Livetrail