UTMB, CCC, TDS, OCC : les 4 courses les plus en vues de l’édition 2022 de l’UTMB Mont-Blanc promettent une lutte intense entre élites venues du monde entier. Si les stars de la discipline telles que Kilian Jornet, Jim Walmsley ou Pau Capell attirent les projecteurs sur l’épreuve reine, les Tricolores peuvent viser les podiums, voire les premières places tant sur l’UTMB que dans les autres courses.

UTMB 2022 : podium en vue pour la délégation française ?

Si le match à 3 entre les Espagnols Kilian Jornet et Pau Capell et l’Américain Jim Walmsley est la grande attraction de cette édition 2022 de l’UTMB, les Français pourraient se mêler à la lutte. Certes, le quadruple vainqueur de l’UTMB François D’Haene (2012, 2014, 2017 et 2021) ne sera pas de la partie, visant une nouvelle victoire sur la Diagonale des Fous, à la Réunion. De même, Xavier Thévenard, triple vainqueur de l’épreuve (2013, 2015 et 2018) durablement affaibli par sa maladie de Lyme, a préféré s’abstenir.

Mais de sérieux candidats seront vendredi soir sur la ligne de départ, place du triangle de l’Amitié, au centre de Chamonix. Entre autres, Aurélien Dunand-Pallaz, 2e de l’édition 2021 derrière D’Haene, et Mathieu Blanchard, 3e en 2021. Il faudra aussi compter sur Germain Grangier, 5e en 2021, vainqueur en début d’été au Val d’Aran By UTMB, et de Benoît Girondel, vainqueur il y a quelques semaines de l’Utcam. Sans oublier Thibaut Garrivier, qui revient dans un parfait état de forme.

AURELIEN DUNAND PALLAZ
Aurélien Dunand-Pallaz, 2e de l’UTMB 2021 derrière François D’Haene. © Facebook Aurélien Dunand-Pallaz / DR

Des outsiders à suivre…

On suivra également avec attention les performances de certains outsiders qui, s’ils ne visent pas le podium, pourraient tout de même venir jouer dans la cour des grands. Ce sera surtout le cas du Basque Beñat Marmissolle, qui découvrira l’épreuve. Impressionnant ces derniers mois, il a notamment fait jeu égal avec Pau Capell au Black Mountain Trail début juin, avant de s’imposer sur l’Ultra-Trail di Corsica et la 6000D à La Plagne en juillet. Enfin, on a hâte de voir la façon dont l’ultra-traileur parisien Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, va gérer sa course. Après 2 victoires en ultra cette année (l’Ultra 01 et l’UT4M), il sera cette fois confronté au très haut niveau.

Chez les féminines, les espoirs français reposeront principalement Audrey Tanguy, 2ème du Madeira Island Ultra-Trail en avril dernier derrière la reine de l’ultra Courntney Dauwalter, absente cette année. On suivra également la performance de Manon Bohard, gagnante du trail Verbier Saint-Bernard by UTMB début juillet.

Départ vendredi 26 août à 18h00 de Chamonix

CCC : Thibaut Baronian et Blandine L’Hirondel attendus

« Il y a très peu de différence entre une 4 ou 5e place et une première place », disait récemment Thibaut Baronian lorsqu’on lui demandait ce qui lui manquait pour monter enfin sur la première arche du podium. Souvent présent dans les grands rendez-vous, et souvent placé, le Français sera drivé par Jean-Michel Faure-Vincent, le suiveur expérimenté de François D’Haene. Assurément une source de motivation supplémentaire. On suivra également la performance de Benjamin Roubiol, doté d’un index UTMB de 886 qui le place dans le Top 20 des élites prenant le départ de la CCC cette année.

Chez les femmes, Blandine L’Hirondel, gagnante de l’OCC 2021 pour sa première participation à une course de l’UTMB, est donnée favorite. Sur le papier, la Française possède le meilleur index UTMB des participantes de la course. Et la récente championne d’Europe de trail, bien rétablie d’une opération en mars, semble armée pour jouer devant.

Départ vendredi 26 août à 09h00 de Courmayeur

TDS : Pommeret pour le podium

Si la TDS semble être l’une des courses les plus ouvertes de cette édition de l’UTMB, Ludovic Pommeret, 4e de l’UTMB et vainqueur du Grand Raid de la Réunion 2021, sera certainement en lice pour le podium, voire la victoire. Les chances françaises seront également défendues par Hugo Deck et Martin Kern. Sans oublier de jeter un œil sur le prometteur Elias Kadi, révélation 2021 et nouvelle recrue de la team Salomon. Côté féminin, la course sera tout aussi ouverte et les Françaises Fiona Porte, Julia Rezzi, Céline Finas et Sylvaine Cussot auront toutes leurs chances.

Départ mardi 23 août à 00h00 de Courmayeur

LUDOVIC POMMERET
Ludovic Pommeret, meilleure chance française sur la TDS. © DR

OCC : Frédéric Tranchand et Mathilde Sagnes dans les starting blocks

Sur la course la plus courte et nerveuse de l’UTMB, il faudra partir vite et finir fort. À ce petit jeu, les prétendants ne manquent pas, puisque quelques-uns des meilleurs coureurs élite des Golden Trail World Series, qui ont brillé à Zegama, au Marathon du Mont-Blanc ou à Sierre-Zinal, seront au départ. Côté français, on espère que Frédéric Tranchand sera remis de sa déception sur Sierre-Zinal, où il a connu un jour sans. On suivra également avec intérêt les performances de Thomas Cardin, Nicolas Martin, Julien Rancon et Anthony Felber.

Chez les femmes, la grande question sera de savoir si Anaïs Sabrié, favorite à l’Index UTMB, aura pu récupérer de sa course Sierre-Zinal, où elle a connu une défaillance. À suivre également, côté tricolore, la performance de Mathilde Sagnes, 1ère Française sur cette course il y a une semaine et 2e de l’OCC en 2021 derrière Blandine L’Hirondel.

Départ jeudi 25 août à 8h15 d’Orsières

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Le Grand Raid des Pyrénées, c’est dans moins de 10 jours. En 160 km, il multiplie les montées affichant plus de 1 000 mD+, et les passages en altitude, notamment sur le célèbre Pic du Midi, culminant à 2876 m. Un parcours technique et sauvage, vécu dans une ambiance authentique.

Parmi les temps forts de l’été, ce GRP, le plus costaud des Pyrénées fait rêver. Les coureurs y apprécient son ambiance très authentique. Bien plus intimiste que le grand raout de l’UTMB disputé le même week-end à Chamonix. Et qu’on se le dise, tout aussi corsé. Départ donc à 5h du matin, depuis Vielle-Aure, le 26 août prochain pour ce Grand Raid des Pyrénées. On profitera d’abord de quelques kilomètres plats sur bitume, puis une série de pistes carrossables mènera au Col de Portet (km14,3). Déjà 1 500 mD+ pour cette première montée.

Un pic et quatre cols

S’ouvre alors la réserve naturelle du Néouvielle et ses merveilles. Le sentier longe une série de lacs, au cœur d’une zone granitique magnifique, avec des pins à crochets partout. Après le Col de Bastanet (2 508 m), on redescend vers La Mongie au pied du Tourmalet. Mais avant, une courte mais très raide ascension mène au Serpolet (km29,4).

Là, le pic du Midi, semble si loin et si haut. « Par grosses chaleurs, on a vu plusieurs coureurs en perdition ces dernières années sur ce secteur. Il est important de prendre le temps d’une pause au ravitaillement de La Mongie (km30), », prévient Michel Fropier, directeur de course.  

D’autant qu’on attaque dans la foulée une série de montagnes russes. Et le terrain est très accidenté pour grimper le Col de Sencours, dernier ravito avant le Pic du Midi (km39,7). «  De là il y a 500m à gravir pour atteindre le sommet. Il peut y faire très chaud, il peut y avoir la grêle, le vent très violent peut empêcher les coureurs d’y monter selon les années », rappelle l’organisateur.

Ensuite, de retour à Sencours, on fera le plein d’eau avant la très longue traversée vers le Hautacam. « Il s’agit en fait d’enchainer 4 cols, la Bonida, d’Aoube, Bareilles et la Hourquette d’Ouscouaou. Hourquette signifie col dans les Pyrénées. Et celui-ci est le premier juge de paix. Si on ressort du ravito de Hautacam, on peut aller au bout », détaille Michel.  

©GRP

Cauterets (km98), dernier juge de paix sur le Grand Raid des Pyrénées

Une descente facile sur Pierrefitte, 1ere base de vie (km74) suit. Puis de nouveau, ça grimpe jusqu’au Col de Riou. Cette fois, une bavante de 1700 mD+, entrecoupée par un ravito à Béderet. « La descente sur Cauterets (Km98) est facile sur le GR10. Si on repart de Cauterets, on finit le GRP », assure l’organisateur.

Même s’il faut endurer un autre gros mur jusqu’au Col de Lizey (1 300 mD+). Avec une portion finale droit dans la pente. La descente suivante vers Luz-Saint-Sauveur (km115, 2e base de vie) est très longue mais sans difficulté, toujours sur le GR10.

De Luz, encore une bonne suée (1 200 mD+) avec cette fois avec de nombreuses zones pour relancer, notamment en forêt. A partir de Barèges-Tournaboup (km130), on retrouvera les merveilles du Néouvielle. Des cailloux, encore des cailloux, des lacs et des pins.

La Hourquette Nère (km140) marquera le dernier passage à près de 2 500 m. Attention à la redescente sur le lac de l’Oule. « Cela peut être un long calvaire à cause des cailloux et des racines. Il faut y être vigilant ». Enfin, une courte remontée facile au Col de Portet (km150) et il ne reste plus qu’à se laisser glisser jusqu’à Vielle-Aure. 1500 m en contrebas, la délivrance est là !

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Organisez vos « recos »
du Grand Raid des Pyrénées

En itinérance, en trois ou quatre étapes. On peut se loger à La Mongie (km 30), Pierrefitte (km 74), Luz (km 115) ainsi qu’aux refuges de Bastan et de Campana (km 15 et 30). Au  col de Portet, une buvette, puis des bars à La Mongie. Ensuite, il y a de l’eau, au Pic du midi et un bar à Hautacam. On pourra aussi profiter des restos à Pierrefitte, Cauterets et Luz-Saint-Sauveur et un dernier bar restaurant à Barèges Tournaboup. 

En boucle, de nombreux endroits sont accessibles en voiture. D’Espiaube au pied du Col de Portet pour une boucle dans le Néouvielle (parcours du 40 km), de La Mongie ou Barèges Tournaboup ou le Col du Tourmalet vers le Pic du Midi, ou encore de Cauterets ou Luz Saint Sauveur, avec les cols de Riou et du Lizey.



En trail, une bonne technique en descente est indispensable pour performer. Pour savoir dévaler les pentes sans se faire mal, c’est votre coordination et votre musculature qu’il faudra travailler. 

En trail, sur distances moyennes ou très longues, il est très important d’être un bon descendeur. En ultra, la conservation de son énergie est fondamentale pour bien finir. Et il est moins fatiguant de descendre vite, que de monter vite. Gagner du temps, presque sans fatigue supplémentaire, est en effet possible. Si on prend deux coureurs de valeur égale sur le plat, le bon descendeur finira certainement devant, et moins fatigué que le bon grimpeur qui ne sait pas descendre. 

Mais attention, soyez toujours très prudent. A l’entraînement où la progressivité est de rigueur. Et en compétition où quelques places de gagnées ne valent pas la prise de risques pour votre santé. Car bien qu’elle soit un passage obligé, et qu’elle permette parfois de faire la différence, la course en descente n’est pas une pratique anodine. Elle peut s’avérer néfaste à plus ou moins long terme. En effet, cela engendre des douleurs invalidantes dans le bassin ou les genoux, sans parler des traumatismes liés aux chutes ou aux entorses. 

Jambes fléchies et bassin gainé, la bonne posture de trail en descente

Quand la déclivité est supérieure à 15%, avec un sol instable, ou très inégal (rochers, trous, mottes d’herbes, etc.), recherchez vos appuis avec des déplacements latéraux. Pas question d’amplitude mais d’hyper répétitivité. Il faut avoir des temps d’appui au sol très brefs, pieds et chevilles toniques et verrouillés car aucun appui n’est sûr à 100%. 

Pour vous entraîner, choisissez une portion bien raide et technique, mais courte (maximum 100 à 150 m), et suivie d’un replat pour vous sécuriser, et ne pas avoir à vous freiner sur la fin. Habituez-vous progressivement (5 à 15 répétitions) à aller vite, en ayant le corps très légèrement penché en avant.

Il faut être en déséquilibre permanent, le bassin gainé en rétroversion, en position légèrement assise pour abaisser votre centre de gravité. Positionnez les bras vers l’avant (mains au niveau des genoux), un peu écartés, presque immobiles.

Quand la pente est inférieure à 15%, sur un terrain stable et assez égal, la descente n’est pas dangereuse. Vous pouvez alors vous laisser aller totalement en recherchant l’amplitude et la vitesse.

Visionnez le chemin à venir 

Ne vous focalisez pas sur l’endroit précis où vous allez poser chaque pied. Votre corps l’a en effet déjà enregistré. Les bons descendeurs se projettent toujours un peu en avant d’eux-mêmes. En fait, votre regard doit sans cesse osciller entre les quelques mètres qui vous précèdent, et les quelques dizaines de mètres alentour. 

L’objectif est d’anticiper, afin de vous préparer à tourner, sauter, enjamber, ajuster votre foulée, et éviter ainsi les changements brusques de direction ou de rythme. Courez à petits pas rapides, en imaginant que le sol est brûlant et que vos pieds doivent à peine l’effleurer d’un bref appui. Cette technique en fréquence (comme si vous courriez sur des braises), vous permet de maintenir de la tonicité dans votre foulée.

Elargissez vos virages, pour maintenir votre vitesse, afin d’éviter d’avoir à ralentir énormément à chaque changement de direction. Restez bien concentré sur votre vitesse et votre confiance en vous. Vous pouvez aussi vous faire filmer, afin de prendre conscience de certaines mauvaises attitudes et de les corriger plus efficacement.

Trail en descente, n’atterrissez pas sur vos talons 

Ne placez surtout pas votre buste et vos épaules en arrière comme pour vous ralentir. Votre centre de gravité doit se trouver au-dessus de vos appuis. Ceux-ci doivent se faire en plante de pied, plutôt que sur les talons, sauf si vous vous trouvez dans des éboulis très raides. Pour réaliser cela, laissez-vous emmener par votre bassin. C’est lui qui doit guider votre progression. Cela vous évitera d’être crispé en arrière. Cette attitude est en effet inefficace. Elle peut vous blesser au niveau du dos et des genoux, et entraîner des glissades sur terrain humide.

Evidemment, cette posture vous entraîne vers l’avant et vous fait descendre plus vite. Prudence donc, car le rythme peut devenir rapide et exigeant. Exercez-vous d’abord sur de courtes distances, surtout si vous êtes néophyte en descente.

Commencez sur des portions faciles. Puis ajoutez des difficultés : pente raide, obstacles, sol instable, virage à angle fermé sur sentier caillouteux, etc. Soyez bien relâché, les coudes légèrement relevés et les bras servant à vous alléger. Lorsque vous devez aborder un virage serré ou sauter en contrebas d’un ressaut rocheux, montez un peu les bras et les épaules pour vous aider à conserver votre équilibre.

Contrez les contractions excentriques 

La course rapide en descente occasionne d’importants dégâts musculaires. Car elle s’accompagne de contractions excentriques (c’est-à-dire que le muscle doit se contracter en position d’étirement) qui soumettent les fibres à de terribles tensions génératrices de micro ruptures. Cela provoque des douleurs pendant plusieurs jours.

En outre, le collagène, c’est-à-dire le tissu conjonctif qui enveloppe les fibres et sert de protection mécanique contre l’étirement, souffre dans ces contraintes violentes. Il finit par se désagréger, surtout sur les épreuves longues où le gainage et la tonicité musculaire s’estompent inéluctablement au fil des heures. Au fil des entraînements en descente effectués, ces fibres sont ensuite reconstruites plus solidement qu’auparavant par votre organisme, grâce aux protéines de votre alimentation. 



L’UTMB,  sommet mondial du trail, c’est dans 10 jours. Repérage de cette grande boucle de 170 km et 10 000mD+ autour du Mont-Blanc. 

L’UTMB 20222,  sommet mondial du trail s’annonce très disputé. Le 26 août, Jim Walmsley, Pau Capell, Xavier Thévernard, Tim Tollefson ou encore Mathieu Blanchard seront dans les starting-blocks. Mais la star, de ce sera bien Kilian Jornet. L’ultra-terrestre espagnol sera de retour à Chamonix après avoir boudé quelques éditions. Et ce champion pas franchement Nnormal, nom de sa nouvelle marque est en forme, après sa victoire sur la Hardrock 100 en début d’été. Derrière ces champions, les quatre lettres UTMB font vibrer les trailers du monde entier. Cet ultra mythique n’est pas le plus technique de la vallée Savoie-Mont-Blanc, mais bien le plus magique.

Le parcours de l’UTMB enchaîne dix montées et descentes. On les abordera de jour en plein cagnard, sous la pluie – on ne l’espère pas – ou bien dans la fraîcheur de la nuit. En fonction de l’heure de la journée, ce grand tour de 170 km et 10 000 mD+ n’aura donc pas la même saveur.

Bon à savoir. 5ème élément propose une reconnaissance de l’UTMB en petit groupe de 7 à 8 trailers. Trois sessions du 7 au 10 juillet, du 14 au 17 juillet et du 21 au 24 juillet, 830 €.

UTMB World Series
L’UTMB Mont-Blanc est désormais la finale du circuit UTMB World Series.

Un gros Bonhomme pour commencer l’UTMB

Au départ, pour tous un grand frisson à l’unisson. 17h, le 26 août prochain, sur la place du Triangle de l’Amitié de Chamonix. Au son de Vangelis, sous les hourras du public, le cortège, compact, s’en ira dans la montagne via le col de la Voza.

Mieux vaut partir « en dedans » jusqu’à Saint-Gervais (21e km) et ne pas négliger ce premier ravito. A Notre-Dame-de-la-Gorge (35e km, 3e ravito), la pente se durcit. Débutera une longue ascension, dans la montagne, à la frontale jusqu’au col puis à la Croix du Bonhomme en passant par le refuge de la refuge de la Balme (39e km). C’est le plus gros dénivelé à grimper d’une traite : 1269 mD+ et 14 km depuis les Contamines (30ekm). C’est là que se concentre le plus gros des abandons chaque année sur cet UTMB.

En haut, gare aux appuis sur la caillasse, de même que dans la redescente vers les Chapieux (49e km, première base de vie) que l’on passe tête baissée, dans la nuit noire. On pourra relâcher un peu l’attention sur la portion de route qui mène à la ville des Glaciers (55e km). Suivra une belle montée nocturne de 700 mD+ pour passer le col de la Seigne (60e km) et enchaîner avec le col des Pyramides Calcaires (62e km), point culminant du parcours (2 553 m). Sur cette moraine, entre les éboulis, le passage est technique.

En contrebas, avec les premières lueurs du jour, le lac Combal envahi de linaigrettes (64e km, 5e ravito). Un crochet par l’arête du Mont-Favre (70ekm) et bientôt ce sera Courmayeur (79ekm). Sur cette deuxième base de vie, à mi-course, on recharge les batteries. Car suivra une belle montée vers Bertone : 800 mD+ en 5 km. Ensuite, un peu de répit avec 7 km de sentiers en balcons – jolis – jusqu’à Bonatti puis une nouvelle halte à Arnouvaz (96e km, 7e ravito).

UTMB, une grande boucle pour draguer le mont-blanc en France, Suisse et Italie.
170 km par les sentiers, entre France, Suisse et Italie.

Grand Col Ferret, tout le monde descend

Prochaine étape de cet UTMB : le grand col Ferret. 4,5 km et 700 mD+ de grimpette depuis Arnouvaz, attaquée au lever du jour pour les forts. A suivre une descente interminable jusqu’au ravitaillement de La Fouly (110e km, 8e ravito). Ce sera alors 24 km de dévale avec l’entame d’une remontée pour approcher Champex (3e base de vie). La pause y est bien méritée.

On enchaîne ensuite les « bosses » dans les alpages vers Plan de l’Au, puis les fermes de Bovine avant de redescendre sur Trient (141e km, 9e ravito). L’accueil sera chaleureux et la soupe chaude. Le ravito suivant, c’est Vallorcine (151e km). Le plus gros est fait. Plus que 20 kilomètres. Mais une dernière portion très cassante qui donne le tournis… C’est la fameuse montée à la Tête aux Vents par le col des Montets vers La Flégère – 8 km et 800 mD+. Elle sera pour ceux qui jouent avec les barrières horaires abordées au plus chaud de la journée, le deuxième jour, entre midi et 14h. C’est raide, technique et rageant. Chamonix est là, juste en bas mais il faut faire le tour par La Flégère sans ticket pour le télésiège.

Enfin, la redescente finale, vécue dans un état second. Puis, comme par magie, on oublie ses quadris qui crient quand enfin approche Chamonix…

A 150 jours de l’évènement, l’organisation a dévoilé l’affiche de l’UTMB 2022.  Après 3 années de collaboration avec le dessinateur lyonnais, Matthieu Forichon, Meet your Extraordinary a signé l’identité visuelle de l’évènement cette année.



Malgré un chrono épatant, son 2e meilleur temps en 12 participations, Kilian Jornet a été battu samedi 13 août par plus rapide que lui lors de la 49e édition de Sierre-Zinal, la doyenne des courses de montagne en Europe. Vainqueurs chez les hommes comme chez les femmes, les coureurs Kenyans ont fait la loi. Une domination qui n’est pas sans rappeler celle qu’ils exercent sur le marathon…

Sierre-Zinal, le marathon des courses de montagne

Avec un profil de 2200m D+ et 1100m D- pour 31 kilomètres, la course Sierre-Zinal est souvent comparée à un effort musculaire proche de celui d’un marathon. Et ce n’est pas un hasard si une forte délégation kenyane, invitée sur l’épreuve, est venue se mesurer aux meilleurs athlètes internationaux du circuit des Golden Trail World Series. Avec cette question que tout le onde se posait : s’ils étaient capables de courir vite, les Kenyans seraient-ils aussi capables de tenir la distance ? Et, du même coup, de rivaliser avec l’élite mondiale du trail emmenée par les deux détenteurs du record de l’épreuve, Kilian Jornet chez les hommes et Maude Mathys chez les femmes.

En l’emportant dans les 2 catégories, et en plaçant 4 coureurs dans les 7 premiers, les Kenyans ont fait une démonstration. Et envoyé un message clair : il faudra désormais compter sur eux dans l’univers du trail.

SIERRE ZINAL PROFIL
Un profil typique de course de montagne, avec une première montée terrible.

Mark Kangogo de bout en bout

Partis sur un rythme très élevé, les 2 Kenyans Patrick Kipngeno et Mark Kangogo ont de suite donné le ton : la course allait être rapide et le record de Kilian Jornet pouvait être battu. Durant toute la première partie de course, une montée parfois très sèche de 11 kilomètres, les 2 athlètes ont africains été impressionnants de force. Au ravitaillement de Chandolin, au 12e kilomètre, ils étaient même sur les bases du record détenu par Kilian Jornet depuis 2019 (2h 25mn 35s).

C’est après ce premier ravitaillement que Mark Kangogo a produit son effort et s’est envolé, développant une foulée royale. Certes, le Kenyan a connu de grandes difficultés sur la fin de l’épreuve, visiblement fatigué, mais il avait suffisamment d’avance pour s’imposer en 2h 27mn 31s, avec près de 2 inutes d’avance sur l’Espagnol Andreu Blanes Reig, étonnant second en 2h 29mn 19s. Patrick Kipngeno, également débordé dans la descente, monte sur la 3e marche du podium, en 2h 29mn 35s.

Mark Kangogo dominateur de bout en bout. © Saragossa / GTWS

Kilian Jornet 5e malgré un super chrono

Victime de crampes dès le départ, Kilian Jornet n’a pas été en mesure de suivre les Kenyans dans la montée. Il a même compté jusqu’à 6 minutes de retard au 20e kilomètre, avant de retrouver ses jambes dans la partie descendante. Il termine avec un chrono de 2h 30mn 18s, son 2e meilleur temps en 13 participations à l’épreuve, qu’il a gagnée 9 fois. Assuré de la 4e place, Jornet a pris le temps de saluer ses fans dans la dernière ligne droite, et s’est finalement fait devancer sur la ligne par l’Érythréen Petro Mamu. Philemon Ombogo Kiriago et Robert Pkemoi prennent les 6 et 7e places, complétant la démonstration de la délégation kenyane.

Kilian Jornet saluant ses fans, sera finalement devancé par Petro Mamu. © Saragossa GTWS

Côté français, Frédéric Tranchand était très attendu. 2e de l’épreuve en 2021 derrière Kilian Jornet, 4e la semaine dernière à la Stranda Fjord Trail Race, 3e étape des Golden Trail World Series (après Zegama-Aizkorri et le Marathon du Mont-Blanc), il a hélas connu un jour sans et échoue à la 38e place, loin de son chrono de l’an dernier. C’est l’athlète du team Sidas-Matryx Anthony Felber qui termine premier Français, en 12e position, juste devant le champion d’Europe de trail Sylvain Cachard. Qui découvrait la course.

Esther Chesang devant Maude Mathys

Chez les féminines, la physionomie de la course a été assez similaire à celle des hommes. Partie en tête, la Kenyane Esther Chesang a mené de bout en bout pour s’imposer en 2h 52mn 01s. Tout comme ses compatriotes, Chesang a eu beaucoup de mal à terminer et a bien failli se faire rejoindre dans la descente par la Suissesse Maude Mathys, tenante du titre et recordwoman de l’épreuve. Alors qu’elle comptait plusieurs minutes d’avance à mi-course, la Kenyane l’emporte de 31 petites secondes, tandis qu’une autre Kenyane, Philiaries Kinsang, prend la 3e place.

Côté français, Anaïs Sabrié, donnée parmi les favorites, a également connu un jour sans. La première Tricolore est Mathilde Sagnes, 13e en 3h 09mn 35s.

Ester Chesang a dû vendre des bracelets pour payer son déplacement en Suisse. © GTWS : DR

Les Kenyans vont-ils révolutionner le trail ?

En plaçant 4 athlètes dans les 7 premiers du général, et 2 féminines sur le podium, les Kenyans montrent sans conteste leurs aptitudes à performer en trail. Pour certains, c’est la faiblesse des primes qui expliquerait leur absence sur ces formats, là où les courses sur route ont des dotations bien plus élevées. En se professionnalisant et en gagnant en visibilité, le circuit trail pourrait donc les attirer, et radicalement changer la donne. D’autant que s’ils ont montré des signes de fatigue en fin d’épreuve, les Kenyans sont loin d’avoir les mêmes conditions que les meilleurs traileurs mondiaux pour s’entraîner spécifiquement toute l’année.

On imagine, dans le cas inverse, ce que cela pourrait donner. Mais ces bouleversements pourraient également entraîner un changement radical de mentalité et faire disparaître ce fameux « esprit trail » que nombre d’athlètes et d’amateurs chérissent. Kilian Jornet, qui s’est fait souffler sa 4e place parce qu’il saluait ses fans, doit sans doute avoir son idée sur la question…



Cette Scott Supertrac 3 est une paire de trail solide et fiable sur les sentiers les plus techniques.

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Cette Scott Supertrac 3 est une chaussure solide, durable, et apte à vous protégera sur les terrains accidentés et les conditions difficiles… Dans ces instants, vous aimerez ses qualités d’accroche et sa robustesse. Son mesh épais et résistant est très protecteur, tout comme le pare pierres à l’avant, qui est assez large et costaud.

La languette, renforcée par rapport à la version 2.0, est également très épaisse et absorbe les chocs qui se produisent sur le haut du pied.

La tige, d’autant plus épaisse sur la partie haute de la chaussure, permet quant à elle de protéger le bas de la cheville. Des points positifs qui peuvent aussi être des défauts… 

Scott Supertrac 3 protectrice mais rigide

Tout ceci amoindrit en effet la fluidité et le ressenti de mobilité du pied. Et cela réduit la dynamique de relance qui fait le plaisir de la course. L’accroche est un bon point de cette Scott Supertrac 3. La semelle présente des crampons d’une épaisseur de 5 à 6 mm.

Cette différence de 1mm offre des irrégularités à la surface de la semelle qui contribue à la bonne stabilité de la chaussure, combinée à l’inversion des crampons à l’arrière de la semelle.

Avec plus de 300 g (320 g en 42,5), cette Scott Supertrac 3 est relativement lourd epar rapport à des modèles analogues d’autres marques.

Pour ma part, ayant un pied assez tonique et large en avant-pied, j’ai trouvé la chaussure trop étroite. Ceci combiné à sa robustesse, m’a procuré au fil des kilomètres un sentiment de compression, malgré une taille parfaitement adaptée en longueur. 

Les notes du testeur. Accroche : 18/20 Stabilité : 18/20 Confort : 12/20 Amorti : 12/20 Souplesse : 10/20

Il a testé pour vous. Serge, 60 ans, 1,74m, 60 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie, , 2h16’52’’ sur marathon. Conditions du test : 150 km de test, avec séances de seuil sur sentiers techniques, rando courses, fractionné en côtes, et même quelques footings sur sentiers dans la neige.

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L’été, l’effet jambes lourdes est fréquent en course à pied. Voyons quels sont les alliés pour retrouver un peu de fraîcheur et de légèreté.  

1.La compression en action contre les jambes lourdes en course à pied 

Outre des semelles amortissant les chocs et des chaussures adaptées, il est possible de porter des chaussettes de contention. Oui, ces chaussettes dites de compression en running, de même que les manchons (sans les pieds) ou même des chaussettes de récupération (qui se mettent normalement après l’effort) peuvent être utilisés pendant le sport. En plus de maintenir le mollet, cela améliore le retour veineux lors de la contraction des muscles au cours de l’effort. Ce que les coureurs savent moins, c’est que les chaussettes et manchons doivent être baissés sur la cheville au début de la séance puis remontés après 10 minutes de course pour une meilleure efficacité.

2.S’hydrater toute la journée 

Économique et efficace, l’hydratation ! On ne le répètera jamais assez. Boire un litre et demi d’eau avant et après l’effort diminue de manière spectaculaire la sensation de jambes lourdes pendant la course à pied. Le muscle va alors travailler de manière plus optimale lors de l’effort et générer moins de douleur. 

3. Une récup au top pour éviter les jambes lourdes en course à pied

Buvez de l’eau, plate mais aussi gazeuse pour lutter contre l’accumulation d’acide lactique. Des étirements doux, mais aussi le froid après l’effort. Un jjet froid sur les jambes est efficace même quelques minutes et même si on n’aime pas trop ça. On peut aussi citer la cryothérapie, une technique toutefois bien moins accessible. On peut aussi masser aussi jambes avec un gel rafraîchissant qui stimule le retour veineux. Autre astuce, valable même en plein été : porter des chaussettes de récupération pendant deux-trois heures après l’effort.

4. Se masser avec efficacité

Le massage doit être effectué dans le sens de la circulation vers le cœur, c’est-à-dire du pied vers le haut de la cuisse. En alternant les effleurements et les massages plus fermes tout en effectuant des mouvements circulaires. Ne pas oublier de masser les pieds en commençant par la plante, les orteils et jusqu’aux talons.

>>Lire aussi notre article « On a testé le pistolet de massage de poche »

5. Élémentaire, le complément alimentaire 

L’eau avant et après l’effort c’est bien, mais avec de la vigne rouge c’est encore mieux pour lutter contre les jambes lourdes en course à pied. Ou encore, avec un extrait de marron d’Inde et de fruits rouges comme le cassis ou la myrtille. En effet, ces compléments alimentaires sont reconnus pour leurs bienfaits en matière de circulation sanguine. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien. 

A SHOPPER

Cure d’ampoules. Arkofluides jambes légères d’Arkopharma, c’est un cocktail bio de marronnier d’inde, d’hammamélis et vigne rouge et de fragon. Il est à diluer dans un litre et demi d’eau chaque jourFraîcheur glacée. Menthol, cyprès et origan, décongestionnants et apaisants pour ce gel aux huiles essentielles bio des Laboratoire Eona. Placez le tube au réfrigérateur avant usage, et massez-vous deux fois par jour, du bas de la jambe vers le haut. Vous n’aurez plus de jambes lourdes en course à pied. Boosté ! Nouvelle évolution pour le Booster Elite Evo 2, best-seller BV Sport, fabriqué en France, à Saint-Étienne. Ce manchon avec compression sélective brevetée réduit les vibrations; il améliore encore mieux le retour veineux et réduit significativement les douleurs musculaires. En 12 coloris et 10 tailles. 56,50 €.  En récup’.Chaussettes de récupération Up’ de Thuasne, à porter après l’effort, pendant deux heures minimum, pour stimuler le retour veineux. 44,95 €.



Les bâtons de trail sont souvent déterminants dans la réussite d’un trail… A condition de bien les choisir et de bien s’en servir pour s’économiser.

Quasi indispensables, les bâtons de trail. Plus vous allez devoir marcher, plus ils vous seront utiles. En effet, en appuyant à l’oblique sur vos bâtons, tout le haut de votre corps vous aide à vous propulser vers le haut et vers l’avant. Cela diminue ainsi le travail de vos jambes pour une même vitesse horaire. Les bâtons de trail permettent ainsi de retarder l’apparition de la fatigue dans les quadriceps et les mollets, grâce à une meilleure répartition du travail musculaire.

Les muscles des bras et des épaules participent à l’effort grâce à la traction effectuée sur les bâtons. Les abdominaux et les dorsaux vont aussi jouer un rôle de transfert d’énergie entre le haut du corps et les jambes. Le deuxième avantage des bâtons, c’est que le buste sera plus redressé que lorsque l’on n’en utilise pas. Donc, un risque moindre de fatigue et de douleurs lombaires.

Il est par contre beaucoup plus compliqué de courir avec. Parce que si l’on veut pousser dessus à chaque appui, on s’épuise à cause d’une trop grande fréquence. Et si on les plante tous les trois appuis pour respecter l’opposition bras – jambe, le mouvement des bras est complètement différent de celui auquel on est habitué.

Choisir ses bâtons de trail : monobrins, télescopiques ou repliables ?

Les monobrins sont les plus légers et les plus équilibrés lors du balancement des bras. Reste à vous inventer un moyen pratique de les fixer dans votre dos. Sans avoir besoin de vous contorsionner, et sans qu’ils vous gênent. Le système télescopique permet d’ajuster à volonté la longueur du bâton, mais c’est le système le plus lourd. Son point de fragilité sera son mécanisme de serrage. Il peut se briser si vous serrez trop. Et il ne serra pas efficace si vous ne serrez pas assez.

Si le repère s’efface à l’usure, une petite marque avec un pinceau de vernis à ongle fera l’affaire pour retrouver la bonne hauteur. Si vous optez pour un tel modèle, pensez bien à le nettoyer avant de le ranger et de le replier. La boue et la poussière peuvent gripper le système. Pour le trail, on recommande plutôt les bâtons trois brins repliables. Ils concilient légèreté et faible encombrement une fois repliés. Mais lors de l’achat, soyez vigilant sur leur solidité. Il est assez fréquent de voir des coureurs briser un bâton en course !

Gantelets ou dragonnes ?

Les gantelets enveloppant permettent d’ouvrir la paume des mains pour pousser à fond vers l’arrière, puis de rattraper aisément la poignée. Veillez à ce que ces gantelets puissent se « déclipser ». Ce sera plus pratique pour libérer vos mains lors des ravitaillements, ou en descente technique pour éviter une luxation. Les dragonnes (simples lanières) sont aussi très fréquentes. Et souvent préférées pour leur facilité d’usage, surtout par temps froid et en ultra trail, mais elles n’apportent pas la même précision d’utilisation. Les poignées doivent être fines comme celles des bâtons de ski de fond, et non pas épaisses comme celles des bâtons de randonnée… vous verrez, c’est bien moins fatigant à tenir !

Bâtons de trail : quelle est la longueur idéale ?

La plupart des trailers promènent des bâtons trop grands par rapport à leur taille. Du coup, ils se fatiguent les épaules en devant lever les bras trop haut à chaque foulée. Et surtout, beaucoup s’en servent en traction, au lieu de pousser dessus. Pour choisir la bonne longueur, multipliez votre taille par 0,67 à 0,7. Si vous choisissez vos bâtons en magasin, vous devez avoir le coude plié à angle droit lorsque vous tenez votre bâton devant vous. L’attache du gantelet devra donc se trouver au niveau de votre nombril. Cela peut vous paraître court, mais vous apprécierez leur moindre encombrement durant la phase où vous les refaites passer vers l’avant, surtout sur terrain technique.

Apprendre à bien s’en servir

En marchant en montée, l’usage du bâton de trail vient facilement s’adapter au pas. On prend vite l’habitude d’avancer le bâton du côté opposé au pied qui avance (bâton droit / pied gauche et bâton gauche / pied droit). Le bras qui avance doit être modérément tendu, un peu comme pour serrer la main à quelqu’un. Fermez bien votre main sur le bâton qui va se planter, afin d’être précis dans votre geste. Placez la pointe sous votre centre de gravité et non pas devant vous, ce serait contre productif.

Lorsque le bâton est planté, poussez bien dessus en allongeant votre bras l’arrière et en ouvrant la main pour vous propulser vers l’avant. Attention à ne pas casser votre buste et à ne pas vous écraser sur vos bâtons. Grandissez-vous au contraire, de façon à conserver un geste dynamique et propulsif, tout en restant fluide et relâché. Quand la pente devient vraiment raide, on peut poser les deux bâtons ensemble et s’appuyer dessus pour se hisser. En descente, on peut les utiliser pour sécuriser ses appui. Mais attention à ne pas se les mettre dans les jambes, sinon gare à la chute !

Bâtons de trail : deux belles nouveautés !

Evadict Carbone. 148 g, avec 60% de carbone, imbattable côté rapport qualité/prix

Evadict Carbone, 100 €. 148 g en taille 120 cm pour cette nouveauté de la marque trail de Decathlon. Imbattable côté rapport qualité/prix. Le tube contient 60% de fibre de carbone, il se plie et se replie en 3 secondes, mesure 40 cm en taille 120 cm une fois replié, avec une poignée en mousse EVA confortable. 3 tailles. 100 €.

Bâtons Leki Ultra Trail FX One superlite

Leki Ultra Trail FX One superlite, 175 €.137 g*, une composition 100% en carbone, système de pliage rapide (bouton poussoir), un nouveau système Trail Shark d’accroche grip-strap exclusif, taille compacte (37 cm en taille 120 cm) mais aussi, un gantelet amovible, plus léger et respirant et toujours une poignée ergonomique en liège. Existe en version féminine. 7 tailles.



Cette nouvelle Altra Mont-Blanc absorbe les chocs et accroche. A réserver toutefois aux trailers aguerris au zéro drop.

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L’Altra Mont-Blanc c’est la nouveauté trail de la marque américaine, qui a également présenté une nouvelle paire en carbone, la Vanish Carbon cette saison. Qui porte des Altra doit aimer le drop zéro et l’avant du pied très large. Si vous n’adhérez pas à ces deux concepts, cette Altra Mont-Blanc n’est pas faite pour vous ! La marque positionne ce modèle pour les trailers les plus aguerris. D’un poids léger (280 g en 42,5) pour sa robustesse, la sensation de maintien à l’usage est plutôt meilleure que sur les autres Altra, réputées pour une relative instabilité. Attention quand même dans les dévers piégeux !

Altra Mont-Blanc, une semelle très amortie

La semelle amortissante est très moelleuse. Presque trop sur l’avant du pied où l’on ressent que le pied s’enfonce. C’est que la mousse Altra EGO MAX au niveau de la semelle intermédiaire absorbe bien les chocs. La semelle d’accroche fait vraiment le job ! Avec sa semelle extérieure Vibram Litebase et ses crampons, l’adhérence est bonne sur cette Altra Mont-Blanc.

Les notes du testeur. Souplesse : 18/20 Confort : 16/20 Accroche : 16/20 Amorti : 15/20 Stabilité : 14/20

Altra Mont-Blanc, une paire de trail bien amortie pour les trailers aguerris au zéro drop.
Un look réussi pour cette Altra Mont-Blanc proposée en plusieurs coloris.

Un manque de protection sur terrains engagés

De cette Altra Mont-Blanc, on a retenu la finesse du tissu de l’empeigne, sans protection particulière. Vu son prix, il faudra être prudent dans les pierriers. La languette très fine impose de bien ajuster le serrage, de façon à tenir le pied sans coincer la mobilité ni créer des tensions sur le tendon releveur. 

LES + Look et souplesse. LES – Protection et stabilité.

Il a testé pour vous. Serge, 60 ans, mesure 1,74 m pèse 59 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie, 2h16’52’’ sur marathon. Conditions du test : 300 km avec séances de seuil sur sentiers techniques, fractionné en côte, et rando courses.

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L’été, c’est aussi la haute saison pour les tiques et les moustiques. Comment éviter leurs piqûres en courant ? Quels sont les risques ? On vous dit tout.

Ennemi du coureur, la tique se cache dans les bois ou les hautes herbes. Cet acarien s’accroche à la peau. Elle se niche souvent dans les grands plis des articulations (aine, aisselle, arrière du genou, etc.). Sa piqure est indolore. La tique commence généralement à se nourrir au bout de 12 à 24 heures. Le risque d’infection est faible si elle est enlevée rapidement.

Si vous remarquez une rougeur autour d’une morsure de tique, foncez chez le médecin afin qu’il vous prescrive des antibiotiques. Si vous ne faites rien, cette zone va s’étendre puis disparaître. Mais les ennuis commenceront avec douleurs articulaires, problèmes neurologiques et/ou anomalies du rythme cardiaque. Cette maladie de Lyme touche 5 000 à 10 000 personnes chaque année en France. Si vous voyagez, renseignez-vous car les tiques peuvent transmettre des maladies encore plus graves.

Eviter les tiques en courant

Lors de vos footings cet été, préférez les sentiers larges et propres. Evitez les hautes herbes, les monotraces envahis de végétation et les zones boisées et/ou humides lorsque vous avez les jambes nues. Attachez vos cheveux, enfilez une casquette avec un linge couvrant la nuque, optez pour un maillot à manches longues et un collant long en couvrant vos jambes jusqu’aux chaussettes. Vous pouvez utiliser une pommade, une lotion ou un spray répulsif sur les zones de peau non couvertes et vos vêtements. Le bon réflexe une fois chez vous : inspecter les replis de votre peau, car ces piqûres sont indolores.

Lyme disease caused by the bacteria borrelia from a tick bite

Tique incrustée : que faire ?

Mettez une noisette de savon liquide sur une boule de coton, dont vous couvrirez la tique en tamponnant pendant 15 à 20 secondes. Si l’insecte ne se colle pas au coton, servez-vous d’un tire-tique. A défaut, d’une pince à épiler que vous réchaufferez sous l’eau chaude. Attention, le contact du froid risquerait de lui faire vider sa salive et de répandre ses bactéries. Attrapez la tique au ras de la peau. Tirez doucement en tournant en sens inverse des aiguilles d’une montre. Il ne faut pas casser la tête enfoncée dans la peau. Désinfectez vos mains et l’endroit de la morsure. Si vous n’avez pas pu tout enlever, sachez que les éventuelles parties de la mâchoire restées dans la peau seront rejetées en quelques jours. Si l’endroit de la morsure s’enflamme, consultez, et conservez la tique dans une boîte, afin de la faire analyser.

Sus aux moustiques !

Toujours désagréables, leurs piqûres deviennent de plus en plus inquiétantes dans le sud-est de la France, depuis que le moustique « tigre » s’y est implanté en 2004. Or ce moustique peut transmettre des affections relativement graves telles que le chikungunya. Une première épidémie qui a touché La Réunion en 2006-2007. Désormais, nous ne sommes plus à l’abri.

Le moustique tigre peut transmettre des affections relativement graves telles que le chikungunya.
©Adobestock

Le chikungunya, c’est quoi ?

Quatre à sept jours après avoir été piquée, la personne souffre d’une fièvre supérieure. 38,5°C, avec maux de tête, douleurs articulaires et éruption cutanée légère. La maladie évolue ensuite sur une semaine à dix jours, puis est suivie d’une fatigue intense qui peut persister plusieurs semaines. Les fortes douleurs articulaires, associées à des courbatures peuvent subsister plus longtemps. Une bonne forme physique n’atténue pas les signes cliniques de cette affection et aucun vaccin, médicament, ni extrait de plante n’a encore fait ses preuves contre ce virus. La seule possibilité reste d’utiliser un antalgique pour lutter contre la douleur et la fièvre, ainsi que de boire abondamment pour éviter la déshydratation.

Evitez les moustiques à la maison

Supprimez tous les récipients ou objets pouvant contenir de l’eau stagnante. Ce sont des milieux propices au développement des larves. Portez des vêtements longs et amples, recouvrant bras et jambes. Ils peuvent être imprégnés de perméthrine ou de deltaméthrine. En effet, bon nombre de piqûres de moustiques se produisant à travers les tissus. Ces produits résistent à quelques lavages et permettent aussi de repousser les tiques, mais ils ne doivent jamais être appliqués directement sur la peau. Plutôt que de vaporiser votre intérieur d’insecticides plus ou moins toxiques, équipez votre lit et vos fenêtres de moustiquaires enroulables bien ajustées. Et avant de partir en voyage à l’étranger, renseignez-vous sur les risques de dengue, fièvre jaune, paludisme et autres maladies transmises par les moustiques.

Si vous courez en petite tenue…

Utilisez un répulsif cutané en tenant compte de sa durée d’action (trois à six heures). Ce type de produit ne doit jamais être en contact avec les muqueuses ni les yeux. En cas d’utilisation d’un vaporisateur, dirigez-le d’abord sur les mains, puis étalez sur les zones du visage à protéger. Lavez-vous ensuite les mains. N’appliquez jamais de répulsif sur une coupure, une plaie ou une peau irritée, ni en même temps qu’une protection solaire, mais au moins 20 mn après celle-ci.



Le Marathon de New York fêtera sa 51e édition le 6 novembre 2022. Une ambiance électrique attend 50 000 concurrents qui défileront à travers ses cinq quartiers. Conseils et repérage du parcours.  

Attendu ce Marathon de New York 2022 ! L’an dernier, ce « magic marathon » avait célébré son 50e anniversaire en petit comité. Seulement 30 000 coureurs y avaient participé. C’est 23 000 concurrents de moins qu’en 2019, dernière édition record avec 53 627 finishers recensés. Car avec le Covid, les coureurs de l’espace Schengen avaient été privés de la fête. En effet, la réouverture des frontières aux Etats-Unis était effective le lendemain de la course. Une grande déception pour les Français, qui représentent traditionnellement 7 % des engagés.

Les Français de retour sur le Marathon de New York

Car depuis des décennies, les Français représentent ici le premier contingent d’étrangers. Cette année, plus de 2 500 « frenchies » seront de retour à Big Apple, escortés par les quatre tours opérateurs officiels, Planet Tours, France Marathon, Ouest-Voyages et Sportstoursinternational. Parmi les six World Marathon Majors, New York est de loin le plus mythique. Celui qui fait rêver les coureurs du monde entier. Ici, la liesse est générale. Tout New York s’attroupe sur les trottoirs pour acclamer ses marathoniens.

De Staten Island à Central Park, ce voyage de 42.195 km à travers Big Apple vous laissera des souvenirs impérissables. Mais ce marathon est aussi sans conteste le plus relevé du circuit mondial. Voyons comme gérer au mieux cette traversée des 5 quartiers new yorkais.

©J-P.Durand

Un tour en 5 quartiers

D’abord l’attente sur Staten Island. Ce sera très long. Comptez jusqu’à quatre heures après un premier transfert entre votre hôtel et Manhattan, puis un autre dans les fameux bus scolaires jaunes. Souvent par grand froid, parfois en plein vent. Un conseil : couvrez-vous ! Vieux blouson, pantalon de jogging, bonnet, gants. Jetés après votre départ, ces vêtements seront ensuite collectés par l’association, Goodwill, l’équivalent de notre Emmaüs.

Pensez aussi au sac poubelle, pratique pour s’asseoir sans se mouiller les fesses. Autre indispensable de ce Marathon de New York : des en-cas. Car votre petit déjeuner ingurgité vers 3h du matin, sera déjà loin. Côté boisson, vous trouverez de tout à profusion sur place. Le premier départ sera donné à 9h40, le dernier à 10h55. Il sera difficile de s’échauffer dans les sas. Le premier mile lui sera couru en montée pour enjamber le pont Verrazano. Ne vous emballez pas. Profitez plutôt de la vue sur Manhattan !

Ensuite, ça planera à Brooklyn. Six kilomètres de ligne droite pour cette « autoroute » qui compte un premier faux plat du 12e au 14e km. Après la sérénité des foulées cadencées sur le Verrazano, c’est l’effervescence. Le public s’attroupe sur autour de la 4e avenue (du 5e au 10e km). Les spectateurs scandent des « You can do it » entrecoupés de refrains jazzy. Ensuite, de nouveau le silence dans le quartier juif orthodoxe, entre le 16e et le 17e km. 

©NYRR-Courtesy

Marathon de New York : le second semi plus costaud

Pulaski marquera le semi de ce marathon de New York. Avec au passage, une côte de 400 à 500 mètres avant d’entrer dans le Queens. Courte, mais raide cette montée donne le ton du deuxième semi. Il sera beaucoup moins roulant que le premier ! Suit Queensboro Bridge (24e au 26ekm). Plus d’un kilomètre de montée, en silence, sans spectateurs. Puis au fil de la descente, on se laissera gagner par le brouhaha de de la foule. Elle hurle sur la 1ère avenue. Un virage à angle droit, et là Manhattan s’ouvre à vous.

Bienvenue sur la 5e avenue

Du 27e au 31ekm, ce sera 4 miles en ligne droite dans Manhattan. Des kilomètres interminables et jubilatoires à la fois. L’atmosphère électrise. Encore un pont, celui de Willis dans le Bronx. Ensuite, des relances après les virages de la 3rd avenue et 138th street pour prendre la direction de Central Park.

Bienvenue sur la célèbre 5e avenue. On la remonte à partir 34e  km. Plus d’1,5 km de côte à endurer, agrémenté par la suite,de faux plats entre la 106e et la 80e rue. Un coup de grâce vécu dans l’allégresse. Car c’est tout New York qui vous escorte dans Central Park pour les trois derniers miles. Il faudra encaisser quelques toboggans dans ses allées boisées (après le 36e km), dont une belle grimpette de 800 mètres à un kilomètre du finish. Et voilà « you did it ».

On vous remettra votre médaille, une couverture de survie et un dernier ravito. Si vous avez laissé un sac au départ, il faudra marcher pour le récupérer, en fonction de votre nom de famille, jusqu’à 2 kilomètres. Si vous n’avez pas déposé de sac (la meilleure option) vous aurez droit à un beau poncho en polaire à récupérer un kilomètre après la ligne. Surtout, gardez votre médaille au cou les jours suivants. Les new yorkais vous féliciteront comme un champion.

©NYRR-Courtesy

Bien gérer votre séjour sur le Marathon de New York

Participer au Marathon de New York, c’est d’abord bien gérer le jet lag. Après les heures de vol et l’attente aux douanes, il est tentant en arrivant de s’écrouler sur le lit de son hôtel. C’est une erreur ! Mieux vaut lutter pour résorber rapidement ce décalage horaire. Il est plutôt favorable lorsque l’on traverse l’Atlantique. L’autre piège, c’est de vouloir arpenter en long et en large cette ville qui ne dort jamais les jours qui précédent la course. Essayez plutôt de vous préserver, de faire du jus comme on dit. Pour cela, une arrivée sur le place le vendredi paraît plus appropriée. Vous aurez ainsi le temps de visiter New york après la course, au ralenti, certes, mais en héros !

Le lendemain de votre arrivée, allez faire un petit footing dans Central Park. Pour palper l’ambiance et décrasser les jambes. Il sera ensuite temps d’aller retirer votre précieux sésame. Là encore pour éviter de piétiner au maximum, on choisit de créneau de fin de journée, le vendredi ou le samedi.

Jour J, les détails pratiques

Votre numéro de dossard indiquera votre heure de départ avec un code couleur. Bleu et orange, vous serez sur le pont. Vert ? Vous partirez alors en dessous. Vous devrez entrer dans votre sas 45 minutes avant le départ officiel. Comme évoqué plus haut, l’attente sera longue, souvent dans une ambiance fraîche et ventée. Prévoyez donc le nécessaire. Détail pratique, les toilettes. Ils sont en nombre au départ, y compris dans chaque sas ! Tout au long du parcours, vous en trouverez aussi « dos à la rue ».

Côté ravitaillements, vous en trouverez tous les miles, de chaque coté des rues. Ils proposent de l’eau dans des gobelets, de la boisson énergétique ainsi qu’un gel vers le 30e km. Mais pas de solide ! Tenez-en compte vu que votre petit déjeuner aura été très matinal.



Les rando-courses sont idéales pour préparer des trails longs. Mais pas de place à l’improvisation. Ces séances doivent être bien ciblées. Nos trucs pour viser juste.

Séances préférées des traileurs, les rando-courses sont parfaites pour s’habituer à porter un sac à dos, à s’alimenter régulièrement, à se servir de bâtons… Mais surtout à savoir quand et comment enchaîner marche et course. Attention toutefois, il ne suffit pas de passer des heures à parcourir plus ou moins activement les sentiers, pour être performant le jour de votre ultra-trail. Première chose, le profil et le terrain de vos sorties doivent être en relation avec le trail que vous préparez.

Rando-courses : des sorties de 2h à plus de 6h

Ensuite, les durées de vos rando-courses doivent s’accroître progressivement, être adaptées à votre niveau et votre objectif. Si vous préparez un trail court montagneux de 25 km à 30 km, vos rando-courses vont commencer à 2h, pour aller jusqu’à 3 ou 4h, en fonction du dénivelé et du temps visé. Si vous préparez un trail montagneux de 40 km à 60 km, vos rando-courses vont commencer à 3h pour aller jusqu’à 5 ou 6h, toujours en fonction du dénivelé et du chrono espéré.

Rando-courses : trois pour le prix d’une !

Si vous préparez un trail long, vous n’atteindrez pas à l’entraînement la durée de votre course. Ce serait contre-productif. Soit vous vous épuiseriez, soit votre rythme serait trop lent pour vous préparer à l’effort du jour J. Il vaut alors mieux totaliser cette durée sur 2 jours consécutifs. C’est encore plus vrai pour les trails de plus de 80 km, classés dans la catégorie « ultra ». Dans ce cas, vos rando-courses ne dépasseront pas les 7 à 8h. Mais elles pourront se répéter sur 3 jours, à l’occasion d’un long week-end ou de vacances par exemple. Au cours de ces entraînements très longs, soyez persévérant et exigeant. Restez tout de même à votre écoute pour ne pas vous griller.

Bien repérer ses itinéraires en rando-courses

Etudiez bien vos itinéraires avant de vous lancer sur de grandes boucles. En effet, une rando-course en montagne peut vite tourner au cauchemar lorsqu’on se retrouve face à un sentier exposé au vide ou effacé suite à un éboulement…En montagne, lorsqu’on ne part pas sur un aller-retour, la simple étude du tracé sur une carte IGN n’est pas suffisante pour assurer sa sécurité. Il faut aussi se renseigner très précisément sur l’état des sentiers. On peut alors profiter des services de nombreuses applications comme On Piste, Run Advisor, Trail Connect ou Trace de trail, ou bien encore se rendre dans une Station de trail. Choisissez toujours votre circuit, en fonction de la longueur, du profil et du type de terrain de votre objectif, ainsi que de votre habitude des reliefs montagneux.

Lors de vos rando-courses, soyez prudent. La météo peut vite changer en montagne.
Ne partez pas des heures en montagne sans avoir étudié les prévisions météo. Le ciel peut vite s’assombrir en montagne. ©Patagonia

Embarquer tout son équipement

Ensuite, il sera temps de vous préparer vos rando-courses matériellement. L’idéal sera de vous équiper de la même manière que pour le trail visé. Même sac à dos, mêmes vêtements, mêmes chaussures et mêmes bâtons. Il va falloir aussi vous habituer aux nombreux enchaînements de course et de marche, qu’impliquent les trails longs. En marchant dans les côtes, vous ne sollicitez pas vos muscles et tendons de la même façon qu’en courant. Ce sont alors surtout vos mollets qui travaillent.

Lorsque la pente s’adoucit et que vous vous remettez à courir, le travail prédominant va alors être fourni par vos quadriceps. Alterner les deux modes de déplacement vous permettra de ménager alternativement vos mollets et vos cuisses. Si vous sentez vos quadriceps se raidir, vous pouvez vous autoriser à marcher un peu sur le plat. Cela vous permettra de les étirer un peu.

Si vous n’avez jamais pratiqué cette alternance, vous y prendrez très vite goût. En effet, elle permet de prolonger l’effort en réduisant la fatigue. On peut aussi par ce biais faire des incursions dans des endroits sauvages. Vos bâtons seront souvent plus faciles à utiliser efficacement en marchant qu’en courant. Outre la meilleure répartition de l’effort sur tout le corps, ils aident à conserver une cadence régulière et soutenue.



Cette Under Armour Flow Velocity Wind 2 combine confort et dynamisme. Une paire à tout faire, avec une puce GPS intégrée dans la semelle.

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Under Armour est une marque assez peu connue côté runnings. Elle gagne pourtant à être plus connue ! Comme toutes les paires de cet équipementier américain, cette Under Armour Flow Velocity Wind 2 a un style bien identifiable. Son chausson est constitué d’une résille évoquant une toile d’araignée et son coloris acidulé ne passe pas inaperçu.

La chaussure pèse 240 g en pointure 44. C’est un poids contenu. Le chaussant lui n’est pas très large.

Under Armour Flow Velocity Wind 2, à l’aise sur le long comme sur la piste

La souplesse permet un bon déroulé du pied. Depuis la réception jusqu’à la propulsion. Avec la mousse UA Flow, cette semelle intermédiaire assure une belle absorption des chocs. La légèreté du modèle ne se fait pas au détriment du confort.

Ces premières bonnes impressions sont confirmées lors d’entraînements en endurance sur bitume et chemins stabilisés. Direction maintenant la piste d’athlétisme. On note que la relative étroitesse de l’empeigne pourrait gêner certains coureurs qui aiment avoir de l’espace pour les orteils.

Mais cette Under Armour Flow Velocity Wind 2 est parfaitement à l’aise sur des séances rythmées sur un stade. Poids contenu, bonne souplesse de la semelle, la chaussure n’impose rien.

Sur cette Under Armour Flow Velociti Wind 2 on note une adhérence un peu en retrait sur sols humides.
Sur cette Under Armour Flow Velociti Wind 2 on note une adhérence un peu en retrait sur sols humides.

Un confort bien présent

Les sorties longues sont également possibles. Le confort est alors bien présent. La stabilité latérale est correcte. Cela permet des incursions sur des chemins bien revêtus. La tige UA Warp qui épouse le pied. Des empiècements assurent par ailleurs un soutien supplémentaire.

A noter toutefois, sur des secteurs humides, l’adhérence de la semelle est légèrement en retrait par rapport à certains modèles plus performants.

Les notes du testeur. Amorti : 17/20 Confort : 17/20 Dynamisme : 16/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 17/20

Une puce GPS dans la semelle

On retrouve le système de puce GPS intégrée dans la semelle. Compatible avec l’application Map my run, cela permet de retrouver l’intégralité des données enregistrées pour conserver un historique précis de ses entraînements, mais aussi des infos sur le temps de contact du pied avec le sol et l’angle de pose  de la chaussure. Pas besoin de GPS ni ne smartphone du coup. C’est un petit plus qui peut plaire à de nombreux coureurs.

Les + Une bonne polyvalence pour ce modèle combinant confort et dynamisme. Les – Adhérence de la semelle en retrait sur sol très humide, obligation d’utiliser une application spécifique pour la puce GPS.

Il a testé pour vous. Frédéric, 57 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction.Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

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L’Échappée belle, c’est dans moins de trois semaines. Magique mais ultra-technique, la course enchaîne sans répit cols, refuges et lacs au milieu des pierriers de Belledonne. Reconnaissance de l’Intégrale de 149 km du 19 août.  

En quelques étés, l’Échappée Belle s’est vite taillée une sacrée réputation. Avec l’UTMB et l’UT4M, c’est un des ultras les plus difficiles des Alpes. Sa technicité et sa beauté font sa renommée, tout comme l’âme généreuse qui l’anime depuis dix ans. Sur la fameuse Intégrale, on compte ainsi un bénévole par coureur ! Entre Isère et Savoie, le cadre est enchanteur, le terrain piégeur. Une quinzaine de cols s’enchaînent au-dessus de 2 000 mètres d’altitude sur un univers minéral très exigeant.

Chaque été, entre 50 et 70% des engagés jettent l’éponge. « Je donne toujours les trois mêmes conseils : gestion, gestion, gestion. C’est le seul conseil qui vaille ! » explique Florent Hubert. Créateur de l’épreuve et directeur de course, il décompose ici l’Intégrale de 149 km et 11 400 mD+ en trois portions clés.

Une entame façon GR20 corse pour l’Echappée belle

D’abord, un premier gros morceau de Vizille, au Pleynet (62e km), première base de vie. C’est là que se joue quasiment tous les abandons. « Cette section est du même acabit que le GR20 en termes de technicité. C’est une entame très montagneuse est piégeuse. Il ne faut jamais se mettre dans le rouge mais au contraire y progresser très tranquillement » recommande Florent Hubert. Le chemin est un monotrace – sauf sur les 16 premiers kilomètres – entre moraines et gros blocs pierreux.

Certains passages sollicitent les mains. Et les descentes ? Aussi exigeantes que les montées. Pas question d’y rattraper sa moyenne horaire. Autre paramètre essentiel, l’absence d’ombre. « Pendant 46 km, pas un seul arbre. Comme en Corse, on peut évoluer dans un four pendant des heures. La déshydratation guette, il faut être vigilant », rappelle le directeur de course. Il conseille ainsi de courir en manches longues, la tête bien couverte. Il y a certes 4 ravitaillements (Arselle, La Pra, Jean-Collet, Aiguebelle) sur cette Echappée Belle. Mais dans Belledonne, on passe plusieurs heures entre deux ravitos. 2 litres d’eau au dos, c’est le minimum.

Le terrain très minéral et technique de Belledonne rappelle le GR20 Corse. ©MatthieuRieux

Marcher en altitude, en semi-autonomie

François d’Haene a mis 10h sur cette portion de l’Echappée Belle. Pour les derniers, ce sera déjà 22 heures d’efforts. L’altitude est aussi un facteur clé. « Au 30e km, la montée à la Croix de Belledonne, point culminant de la course à 2 926 mètres, laisse des traces. L’effort en altitude est constant. Il faut s’y préparer. Je conseille de marcher avec du gros dénivelé en altitude et de s’entraîner à gérer la semi-autonomie » détaille l’organisateur, également ultra-traileur. Dernier sage conseil :s’accorder une vraie bonne pause sur cette première base de vie. Une, deux ou trois heures pour recharger les batteries, ce sera du temps gagné pour la suite.

Col Morétan, un grand moment

La deuxième section de cette Echappée belle s’ouvre du Pleynet (62ekm) jusqu’à Super Collet (100e km). Ici, on passe la première nuit. Elle sera marquée par la montée au col de Morétan (80ekm) atteint après une longue bavante de 1500 mD+. « Cette montée dans les cailloux est éprouvante. Au sommet, on est pile à la moitié de la course, même si le coureur a souvent l’impression d’avoir fait les 2/3 du circuit », commente Florent Hubert. Un cordage sécurise la descente. La pente est raide (jusqu’à 50°), dans une moraine, avec un gros névé à passer. « De nuit, c’est impressionnant. Cela demande de la lucidité. Je conseille d’aborder la section Le Pleynet-Morétan toujours en dedans, sans forcer. Car si l’on est fatigué au pied du col, on ne grimpera sans doute pas jusqu’en haut. », conseille l’organisateur.

Parfois, quelques névés aux abords des nombreux lacs croisés sur cette Echappée Belle. ©DR

Sur l’Echappée Belle, on relâche seulement pour le dénouement…

Ensuite, un troisième tronçon de Super-Collet (100e km) à Aiguebelle. 50 derniers kilomètres qui se jouent en deux temps. Jusqu’à Val Pelouse, l’avant-dernier ravitaillement, le monotrace, joueur, multiplie les bosses, toujours en altitude et dans les cailloux. Il faut encore une fois en garder sous le pied. Ensuite seulement – enfin ! – on pourra relâcher. Pourvu qu’on ait encore le goût de courir… En effet, la toute fin du circuit suit un sentier souple, au profil descendant.

« On peut sur ces 24 derniers kilomètres gagner énormément de temps. Certains regagnent 200 places entre Val pelouse et l’arrivée. Ceux-là se sont bien réservés. Et ils profitent alors de ces jolis sentiers pour trottiner ! », assure Florent Hubert. Pour sûr, sonner la cloche d’Aiguebelle, rituel final, clôturera un voyage au bout de soi-même.  

Idée de reconnaissance sur 3 jours. Jour 1 : Arselle – Croix de Belledonne – Col de la Mine de fer – Habert d’Aiguebelle – 30km et 2 514 mD+. Difficultés : Croix de Belledonne, col Mine de fer et Brèche Fendue. Jour 2 Habert d’Aiguebelle – Fond de France – Refuge de l’Oule – 37 km et 3 120 mD+. Difficultés : enchainement col de l’Aigleton, col de la Vache, montée au refuge de la Grande Valloire, première section du Morétan. Jour 3: Refuge de l’ Oule – Super Collet – Val Pelouse – Le Bourget – 49 km et 3 665 mD+. Difficultés : seconde section du Morétan, descente du Morétan, montée à la Pierre du Carre, Col d’Arpingon



L’été est la période idéale pour se lancer sur un premier trail. Pour réussir ce nouveau défi, voici les spécificités du trail à prendre en compte avant de vous lancer.

1-Un état d’esprit différent

Pour ne pas être déçu par votre première expérience, il est important de bien cibler vos attentes. La plupart des coureurs sur route s’orientent vers le trail pour se remotiver après une certaine lassitude ou des chronos qui stagnent. Vous pouvez chercher le maintien d’une bonne condition physique, une meilleure connaissance de vous-même, une soif de découverte. En fonction de vos envies, vous n’allez pas choisir les mêmes épreuves. Dans le premier cas, une course nature près de chez vous vous satisfaira amplement. Sinon, visez le dépaysement d’un trail plus engagé en montagne pour combler toutes vos aspirations.

2-Un terrain très particulier

Au moment de choisir votre premier trail, orientez-vous plutôt vers un parcours roulant et d’une distance raisonnable. L’idée est de faire une entrée progressive dans cette discipline. Elle va vous entraîner dans des endroits magiques où vous ne seriez jamais allé autrement. Ne croyez pas que les longues distances sont faciles à boucler parce qu’effectuées à faible allure. Le trail n’est pas une simple randonnée active ! Les moyennes horaires tenues par les traileurs peuvent paraître très modestes. Mais lorsqu’on est en situation, on se rend compte de la difficulté à les tenir, surtout lorsque les distances et le dénivelé s’accroissent. Par rapport à ce que vous faisiez sur route, pensez donc bien à revoir à la baisse la distance de votre premier trail, surtout s’il comporte du dénivelé.

3-Une moindre importance du chrono

A l’entraînement comme en compétition, vous n’aurez pas votre ample foulée régulière de coureur sur route. Mais vous allez au contraire devoir sans cesse l’adapter aux terrains. Jusqu’à marcher dans les côtes raides, dans les passages techniques ou les descentes engagées. Le chrono sera toujours présent bien sûr. La seule possibilité de comparaison en entraînement sera sur le même parcours ou grâce à vos pulsations cardiaques. Et en compétition, votre classement ne pourra s’évaluer que par rapport à d’autres participants dont vous connaissez la valeur. Impossible de confronter des performances sur deux trails de même kilométrage. En effet, la technicité des parcours et les conditions fait énormément varier les résultats. E Vous devez donc être vraiment prêt à oublier le chrono.

Pour préparer un premier trail, vous devrez apprendre à adapter votre foulée au terrain. La raccourcir en montée, monter plus les genoux lorsque le terrain devient technique, être aérien et bien relâché dans les descentes.
Vous devrez apprendre à adapter votre foulée au terrain. La raccourcir en montée, monter plus les genoux lorsque le terrain devient technique, être aérien et bien relâché dans les descentes. ©Hoka

4-Un effort très varié

Pour être performant sur votre premier trail, vous devrez modifier votre technique de course en fonction du terrain. Pour gagner en agilité, vous devrez la raccourcir en montée, monter plus les genoux lorsque le terrain devient technique, être aérien et bien relâché dans les descentes… Vous ne ferez donc pas toujours travailler les mêmes groupes musculaires. Vous devez donc renforcer vos cuisses et vos mollets durant votre préparation. Vous allez aussi parfois faire travailler vos bras en vous servant de bâtons. Votre sac à dos, plus ou moins lourd, va lui-aussi modifier un peu votre façon de courir. Pour assimiler tous ces changements, vous devez travailler le plus spécifiquement possible à l’entraînement, au moins sur 50% de vos séances.

5 Premier trail : l’importance de la marche

Pour moins souffrir en côte, vous devrez marcher de façon tonique pour vous économiser. Pour vous y préparer, choisissez une portion de chemin bien pentue (20 à 25%) et entraînez-vous à la gravir en marchant. Enchaînez les passages (toujours avec une récup en descente) si elle est trop courte. L’idée est totaliser au début 15 à 20 mn d’effort en côte. En montée raide, vous irez largement aussi vite en marchant qu’en courant. Contrairement à ce que l’on observe sur la route, marcher est alors le mode de déplacement le plus efficace.

5-Un parfum d’aventure

En trail, votre priorité ne sera plus la vitesse mais l’adaptation matérielle, physique et mentale. Cet aspect très important ne s’improvise pas le jour J. Elle doit être travaillé à l’entraînement. Ne pensez surtout pas qu’il ne peut rien vous arriver. En trail, vous êtes responsable de votre sécurité, et même de celles des autres concurrents en cas de problème. D’où l’importance de ne pas vous lancer dans un défi dont vous n’êtes pas capable pour le moment ! Certains trails de montagne sont très engagés, avec des passages aériens où il ne faut pas craindre le vide. Etre rapide et endurant ne suffit plus. Il faut en plus savoir gérer son équipement en fonction du terrain et de la météo. Maitrisez aussi son alimentation (pas de ravitos nts tous les 5km), être très vigilant au balisage parfois très discret et capable d’affronter des conditions parfois extrêmes en montagne.

7-Premier trail : un équipement inédit

En trail, vous devez être autonome donc prévoir un moyen de transporter boisson et nourriture. Que ce soit à l’aide d’une ceinture ou d’un sac, vous devez vous entraîner. Car plus que le poids, ce sont les frottements qui risquent de perturber votre foulée. Avec l’habitude, vous optimiserez les réglages pour oublier cet accessoire indispensable. De même, si vous envisagez des bâtons, il faut bien les choisir, et apprendre à vous en servir durant vos séances.



Nutripure, marque française de compléments alimentaires travaille autour de 3 valeurs : la qualité et la pureté des matières premières, la transparence et un prix accessible au plus grand nombre. Une découverte et un vrai coup de cœur.


Nutripure, c’est d’abord une marque française fondée par les frères Carrio. A ma droite Christophe Carrio, quintuple champion du monde de karaté, coach sportif reconnu. A ma gauche Florent,
ingénieur de formation. Le premier établit le cahier des charges des produits et le second les crée. Le premier les teste, le second les améliore si besoin.

Leur valeur ajoutée, c’est une gamme hyper complète. Elle est répartie en trois segments, santé, musculation et performance. Dans cette gamme, 31 produits, notamment de la maltodextrine, des électrolytes, de la L-Citrulline et des BCAA. Les produits sont 100% naturels, vegan, sans agents chimiques et parfaitement calibrés pour la performance et la récupération.

Des BCAA en gélules très pratiques

Mon coup de cœur pour les BCAA en gélule. Elles sont très pratiques à transporter. Pas besoin de doser soi même au risque d’en mettre partout. 6 gélules par jour apportent 3,9 g de BCAA. L’enveloppe est aussi en matière naturelle. La version en poudre permet de faire soi-même ses préparations et de les emporter dans un bidon. Mais elle a un gros inconvénient : le produit est très amer. J’ai dû le mélanger avec du lait d’amande pour pourvoir l’avaler. C’est tout de suite beaucoup plus contraignant en termes de préparation.

Nutripure, un magnésium de qualité

Les protéines végétales en poudre ne posent en revanche aucun problème de goût. Elles associent farine de pois cassés et farine de riz. Et, bonus, Nutripure propose des arômes naturels sympas : chocolat, fraise, citron vert Mangue, noisette et vanille.
Le magnésium en gélule est lui aussi pensé pour le confort des sportifs. Il existe différents types de magnésium avec leurs avantages et inconvénients. Le bisglycinate utilisé par Nutripure est une des
sources les plus biodisponibles existantes. Cest-à-dire qu’il est facilement assimilable par l’organisme et ce sans perdre ses qualités initiales.
Et contrairement au citrate de magnésium, il n’y a pas de risques
d’effets laxatifs !

Des barres bio & raw


Quant aux barres protéinées elles sont 100% issues de l’agriculture biologique et fabriquées en France. Elles sont composés d’ingrédients naturels simplement déshydratés à faible température. Ce procédé permet ainsi de conserver leurs propriétés nutritionnelles. Les saveurs cacao/noisettes ou coco/vanille sont excellentes. Même si du fait de leur processus d’élaboration, elles sont plus sèches que des barres industrielles.


Au final, Nutripure est un vrai coup de cœur parmi les marques testées cette saison, notamment Maurten et Naak. On sent la volonté de « coller » aux besoins des sportifs tout en respectant leur santé et l’environnement.


Le + Les prix vraiment abordables pour des produits de cette qualité. Le – Nutripure est une marque jeune, disponible principalement en ligne.



Malgré la canicule qui a sévi sur Grenoble, plus de 3 500 coureurs ont pris le départ de l’Ut4M qui se déroulait du 21 au 24 juillet dans les 4 massifs du Vercors, Taillefer, Belledonne et la Chartreuse. Dans ces conditions dantesques, Alexandre Boucheix remporte la course phare, le 160 Xtrem, tandis que Sylvain Court s’impose sur la version 160 Challenge devant Yoann Stuck. Super perfs de l’Italienne Valentina Michielli et de la Française Magali Mellon chez les féminines.

UT4M 160 Xtrem : Casquette Verte sans trembler

L’Ut4M 2022 proposait 12 formats de courses différents, du « à la carte » de 20km à 173km, avec des dénivelés allant de 730 à 11 510 mètres et des passages jusqu’à 2 645 mètres d’altitude. Sur la course phare, le 160 Xtrem qui enchaîne les 4 massifs d’une traite en 173km et 11 510m de dénivelé positif, l’infatigable Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, l’emporte en 28h et 28 minutes. Il termine avec plus d’une heure trente d’avance sur le deuxième, Nicolas Prin. Steeve Gobert monte sur la 3e marche du podium.

Il était venu pour gagner, il a triomphé. Casquette Verte est infatigable ! © Ut4M / Nacho Grez

Chez les femmes, l’Italienne Valentina Michielli se classe à la 6e place du scratch et boucle sa course après 33h et 23 min de course. Elle signe une impressionnante performance pour son premier format de plus de 150 kilomètres, maintenant une belle moyenne de course de 5,25 km/h. Elle devance une autre Italienne, Maria Ilaria Fossati. La première Française, Ghislaine Trilliat, termine 3e.

Valentina Michielli a été d’une régularité exemplaire durant les 171km de la 160 Xtrem. © Ut4M / Y. Gaige

160 Challenge : Sylvain Court au finish

Sur la version 160 Challenge, où les concurrents enchaînaient les 4 massifs sur 4 jours de course, le suspense a été total. La bataille finale a eu lieu le dernier jour entre Sylvain Court (Team Kinetik) et Yoann Stuck (Team I-run). Le départ, donné en fonction des écarts des 3 premiers jours de course, a offert une poursuite féroce. Parti en tête, c’est finalement Sylvain qui l’emporte avec 6 minutes 50 secondes d’avance sur Yoann. Arrivé 14 minutes plus tard, Clément Dieudonné (Team CS Megève) a décroché la troisième place.

Belle victoire de Sylvain Court après une sacrée bataille avec Yoann Stuck. © DR

Impressionnante Magali Mellon sur la 160 Challenge féminine

Dans la course féminine, Magali Mellon (Team FK Studenterna) a passé la ligne d’arrivée avec un cumulé de 21h19 de course. Elle prend la 26e place au scratch. Elle devance au final de plus d’une heure Aline Coquard (Team EOL athlétisme). Pélagie Olivier (Team DEL Transport) monte sur la troisième marche du podium.

Le sourire de Magali Mellon, 26e au scratch et première féminine de la 160 Challenge. © Ut4M / Y Gaige

UT4M 100 Master : Stéphane Évêque Mourroux s’impose

Seconde « grande » course de l’UT4M 2022, la 100 Master a été le théâtre d’une rude bataille. Stéphane Évêque Mourroux l’emporte en 12h45, avec 19 petites minutes d’avance sur Nicolas Perrier. Ce dernier raconte : « C’était une course très éprouvante et sans véritable repos pour espérer correctement me positionner » Une seconde place obtenue dans la douleur, à cause d’une chute en descente dans le massif de Belledonne. Hugo Smets termine à la troisième place.

Christine Selman loin devant chez les féminines

Chez les femmes, l’écart est plus marqué. Christine Selman (Team AsicsFrontRunner) rafle la première place et se positionne 22e au scratch. Elle termine avec une très large avance fulgurante de plus 2h30 sur Céline Gibard-Grobaud (Team Montluçon Athlétisme). Cette dernière ne devance en revanche que d’environ 12 minutes Guislaine Verrier (Team Aclam), 3e.

Les podiums des autres courses

UT4M Challenge 80

Hommes
Romaric Pelloux Thygat
Mathieu Esmieu
Robin Dieumegard

Femmes
Rachel Pain 
Marie Duthel
Pauline Astruc

UT4M Chartreuse 40

Hommes
Fabrice Arène 
Nicolas Hairon 
Tibère Debizet 

Femmes
Flora Barboche
Camille Poulain 
Margaux Mentec Bette

UT4M Chartreuse 20

Hommes
Kevin Roux
Anthony Isabelle 
Jonathan Virapin

Femmes
Emma Durand-Poudret
Isabelle Teddy 
Pauline Kordalski

Pour retrouver les résultats complets de toutes les courses, c’est ici



Evadict, la marque trail de Decathlon propose enfin des bâtons de trail en carbone. Des trois brins pratiques et efficaces.

Il aura fallu attendre 2022 pour que la marque Evadict propose aux traileurs des bâtons en carbone digne de ce nom. Mais ça valait le coup d’attendre ! Ces nouveaux bâtons sont des trois brins. En trail, c’est clairement le « format » le plus pratique. Ce modèle rétractable permet en effet d’allier légèreté (entre 282 et 308 grammes la paire, selon la taille), facilité d’utilisation et de rangement. Les monobrins sont certes plus légers, mais sont plus compliqués à ranger sur le sac à dos. Quant aux bâtons télescopiques, quant à eux, sont plus lourds et ils doivent être réglés à chaque utilisation.

Bâtons Evadict Carbone : légèreté et efficacité au rendez-vous


Ici, le système de dépliage est simple. Il suffit de saisir la poignée ergonomique en EVA et de tirer sur le brin pour le déplier jusqu’à entendre un clic. Pour le replier, un cran de verrouillage situé sous la poignée, on repousse le brin et tour est joué. Ces deux étapes sont faciles à suivre, même en pleine activité.
J’ai trouvé que l’accroche était bonne sur les différents terrains, grâce à la pointe en carbure de tungstène. Les poignées ergonomiques m’ont permis une bonne prise en main. Certains adeptes apprécieront la prise basse, parfois utile en montée. La dragonne est également facile à régler grâce au système de scratch. Une fois ajustée lors de vos premières sorties, vous n’aurez plus à y toucher.

Quelques améliorations à prévoir…


Je suis assez satisfait de ces nouveaux bâtons Evadict Carbone. Mais il y a encore des axes d’améliorations. Au niveau de la poignée et des dragonnes particulièrement. En effet, les paumes de main ont tendance à transpirer avec les poignées en EVA lisse. De plus, les dragonnes manquent peut-être de rembourrage au niveau des poignets ; elles ont tendance à couper dès qu’on appuie fortement sur les dragonnes dans les montées à forte déclivité.

Ces bâtons de trail en carbone Evadict sont disponibles en 3 taille, à 100 €, ce qui est un bon rapport qualité-prix.

  • Taille du coureur de 155 à 170 cm = Bâtons 110 cm pour les coureurs de 155cm à 170cm
  • Taille du coureur de 171 à 181 cm = Bâtons 120 cm pour les coureurs de 171cm à 181cm
  • Taille du coureur de + de 182 cm = Bâtons 130 cm pour les coureurs de plus de 182cm.