David Barnabé s’est fait cette promesse en perdant sa jambe gauche suite à un grave accident. Depuis son amputation, ce gendarme revit à grandes foulées. Après son premier semi à Paris, il rêve plus vite, plus haut, plus fort.  

« Le jour de mon amputation, je me suis juré deux choses. Que je reprendrais du service et que je courrais un semi-marathon. Je voulais montrer au monde que l’on peut être blessé et aller de l’avant », raconte David Barnabé, gendarme mobile au CEGN.

Depuis ce 11 janvier 2019, date de son opération, cet adjudant-instructeur a retrouvé le sourire. Cette lourde décision, il l’a prise seul. Pour mettre fin à son calvaire. En 2007, lors d’un exercice de nuit à Saint-Astier, en Dordogne, sa cheville a vrillé à 180°. Suite à cet accident grave, les pépins se sont enchaînés.

David Barnabé s'est mis à courir par défi suite à son amputation. Il rêve de courir un jour le Marathon des Sables...

« J’ai regagné dix ans et le sourire »

« Entre 2013 et 2016, j’ai subi quatre opérations, avec appareillage, greffe de corail, greffe d’os de hanche. Rien n’a fonctionné. J’ai contracté en plus un algoneurodystrophie. Des crises me faisaient hurler de douleur, comme si on m’arrachait la jambe. Sous la douche, je mordais un bâton de bois, car l’eau qui coulait sur ma cheville me faisait terriblement souffrir… Je ne dormais plus que deux heures par nuit, » raconte en substance le blessé. « J’ai pris une photo de moi avant l’amputation, une autre trois jours plus tard. Clairement, j’étais un autre homme. J’avais regagné les dix ans perdus, je n’avais plus les traits de la souffrance et  j’avais retrouvé le sourire. Car j’étais devenu un sale con aigri, je n’ai pas peur de le dire… » poursuit l’adjudant originaire de Franche-Comté.

S’il a choisi de courir, c’est pour le symbole. Car avant de perdre sa jambe, David Barnabé n’était pas coureur. Plutôt joueur de foot, adepte de musculation, il s’entretenait simplement dans le cadre des examens annuels de son corps de métier.

Semi de Paris, un défi personnel devenu collectif

Après six mois de rééducation en centre, David Barnabé, s’est donc mis à courir, équipé d’un pied Challenger, adapté au sport. «  Lors d’un stage pour les blessés militaires, j’ai rencontré Christophe, coach, et Justine, kiné, que se sont proposés de m’accompagner sur mon premier semi. Des collègues ont lancé une cagnotte pour que je puisse m’équiper d’une lame de course carbone », raconte-t-il, très touché par ces belles initiatives.

2,4 kg pour son pied Challenger, 1,2 kg pour sa nouvelle lame de course. Cela change tout ! Car l’effort à fournir est conséquent lorsque l’on court avec une prothèse. « On dépense entre 40 à 50% d’énergie supplémentaire » précise le sportif, qui soigne particulièrement sa préparation physique, son alimentation et son sommeil.

De son premier semi, à Paris en septembre 2021, David garde un souvenir ému : « J’étais hyper fier de terminer parmi tous les valides, avec un chrono en 2h25’. C’était le début de beaux défis ! »   

David Barnabé bien entouré à l'arrivée du trail court des Gendarmes et voleurs de temps.
David Barnabé bien entouré à l’arrivée du trail court des Gendarmes et voleurs de temps.

« Je me sens libre et normal en courant »

Courir est devenu sa passion. « En courant, je me sens libre et normal. Quand vous êtes handicapé, le regard des autres est parfois blessant, dérangeant. Ce sport inspire un certain respect  », commente David. Il s’entraîne trois fois par semaine, avec l’une de ses prothèses joliment décorées par sa femme Peggy.  

Depuis, les courses s’enchaînent, les belles rencontres avec. David Barnabé a ainsi  participé aux Gendarmes et Voleurs de Temps début juin. « Sur l’initiative de Jean-Luc Monges, l’organisateur, j’ai parrainé une nouvelle course handisport. 10 km de trail avec mon pied Challenger. J’en ai ch… mais la fameuse montée des marches avec le public massé transcende pour terminer. » relate le gendarme, finisher en 1h13’.

Dans la foulée, il a franchi un nouveau cap en cumulant 52,4 km en 131 tours de piste lors des 24 heures Race de l’OTAN à Naples, pour lever des fonds pour les blessés militaires. Parrain de l’association Gendarmes de cœur, ce quinqua jovial s’investit à fond pour soutenir les blessés.  

Désormais, il prépare les Invictus Games, jeux paralympiques militaires prévus à Düsseldorf en septembre 2023. «  Je prévois aussi de courir plus tard un marathon ! », ajoute le master. Et rien ne lui fait peur : « Je rêve du plus dur, le Marathon des Sables, même si cela inquiète ma petite femme. Je veux rien m’interdire, la vie est trop courte ! »



Il est indispensable de bien faire la différence entre une élongation, un claquage ou une déchirure afin de respecter les  étapes du traitement et d’éviter d’éventuelles complications.

Chez le coureur, c’est le mollet qui est le plus exposé. L’élongation, le claquage et la déchirure, sont trois degrés croissants de ruptures, de plus en plus nombreuses de fibres musculaires, survenant pendant la contraction d’un muscle ou consécutive à cette contraction.

Ces blessures surviennent le plus souvent au démarrage « à froid » chez les débutants. Chez les pratiquants réguliers, cela survient plutôt lors d’une accélération brutale ou sur des parcours accidentés.

Claquage : un protocole en 3 temps

1er TEMPS, pendant 48 heures. On portera des cannes anglaises (appui interdit) et on compressera par un bandage circulaire le muscle touché pour limiter l’hématome. La surélévation du membre touché est également recommandée. Cette position facilite le drainage et limite le saignement. On procédera par ailleurs au glaçage trois à cinq fois par jour pendant 15 à 20 minutes. Attention, les massages sont interdits.

2e TEMPS, de 3 à 15 jours. A 72 heures passer une échographie afin d’évaluer la taille de la lésion. L’appui est toujours interdit. En parallèle, le port 24 h sur 24 h de chaussettes de contention classe 2 (pour prévenir la phlébite) est vivement conseillé. Au bout de quelques jours (8 à 15 suivant l’importance du claquage), on abandonnera les cannes anglaises, et cela dès que la marche sera possible sans douleur. La blessure sera alors cicatrisée mais non guérie. A noter, deux trucs efficaces : les bandelettes collantes prédécoupées (K Tape) et les manchons de compression pour maintenir le mollet.

3e TEMPS, de 15 à 20 jours. C’est la phase de rééducation. Elle est impérative pour éviter les blessures à répétition. Cette rééducation associera un travail de musculation et des assouplissements pour retrouver la force et l’amplitude des mouvements du muscle touché. Le kiné y associera aussi un travail proprioceptif afin que ce muscle retrouve son aptitude à réagir instantanément aux sollicitations de l’entraînement. Cette technique s’effectue grâce à des plateaux d’équilibre ou à l’aide d’un mini-trampoline.

Les bandes de K-Tape, posées par un professionnel, sont efficaces pour soulager d'un claquage.
Kinesiology taping. Physiotherapist applying kinesiology tape to patient calf muscle.Therapist treating young female African American athlete. Post traumatic rehabilitation, sport physical therapy.

Reprise & éventuelles séquelles

Sur les conseils du médecin, on commencera par la marche seule puis on alternera marche-course puis uniquement la course. La durée d’immobilisation conditionne le temps nécessaire pour retrouver le niveau initial. Par exemple, après un arrêt total de trois semaines, il faut deux longs mois pour retrouver l’état antérieur.

Une lésion musculaire négligée ou mal soignée (massages au début, reprise trop rapide, rechute à répétition) peut devenir chronique. Dans ce cas, il faut passer une échographie, voire une IRM du muscle concerné afin de connaître de façon précise l’étendue des dégâts : cicatrice fibreuse, hématome enkysté, calcification ou désinsertion musculo-tendineuse. En fonction du résultat, il sera alors possible d’envisager l’intervention chirurgicale la mieux adaptée au type de séquelle.

Comment bien faire la différence entre élongation et claquage ?

Il est fréquent de confondre une contracture avec une lésion musculaire type élongation ou claquage. Pour s’y retrouver, on peut dire que si la douleur n’empêche pas le sportif de terminer l’effort en cours, cela évoque une élongation. L’arrêt de sport ne dépassera pas 10 à 15 jours.

En revanche, lors d’un claquage, le nombre de fibres musculaires lésées est majoré. Les symptômes sont beaucoup plus nets avec impossibilité de prendre appui sur la jambe touchée (boiterie). Dans ce cas, il faudra beaucoup plus de temps pour récupérer. Comptez environ cinq à six semaines et surtout respectez bien les temps suivants.

On reconnaît ainsi la lésion musculaire à la douleur qui apparaît brutalement, lors d’un effort plus ou moins violent, entraînant une boiterie variable selon le stade de gravité. Le sportif qui en souffre se trouve dans l’incapacité plus ou moins complète de se servir du muscle lésé, la douleur est intense. En pratique médicale sportive, parmi les accidents musculaires, on distingue les atteintes s’accompagnant ou non d’une lésion anatomique.

Sans  lésion anatomiqueAvec microlésionAvec  lésion anatomique
Crampe Stade I :   élongation
Contracture (détérioration de la commande neuromusculaire sans lésion anatomique)Courbature : manifestations douloureuses retardées (12 h à 48 h après l’effort et persistent environ 5 jours)Stade II   : déchirure (claquage)
  Stade III :   rupture
  Désinsertion


Vous rêvez d’un chrono pour 2023 ? Découvrez les 2 modèles Asics Metaspeed à plaque carbone et tentez de gagner votre dossard (+ transport et hébergement pour 2) pour le marathon de Tokyo, Los Angeles ou Paris 2023 !

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Asics Metaspeed + : 2 versions selon votre façon d’accélérer

Version évoluée de la Metaspeed sortie en 2021, la Metaspeed + se présente sous 2 versions. Première d’entre elles, la version Sky s’adresse plus particulièrement aux coureurs qui ont tendance à allonger leur foulée lorsqu’ils accélèrent. Soit près de deux tiers des coureurs. La seconde version, la Edge, s’adresse quant à elle aux coureurs qui ont tendance à augmenter la cadence plus que la longueur de leur foulée lorsqu’ils accélèrent.

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La Asics Metaspeed Sky, pour ceux qui allongent la foulée…

Asics Metaspeed + : des nouveautés à découvrir

Les deux modèles bénéficient de la même mousse, nommée Flyte Foam Turbo. Selon l’équipementier, cette mousse permet un renvoi de 70%, soit une compression et une propulsion plus importante que sur la Metaspeed d’origine. C’est surtout l’un des meilleurs taux de renvoi de toutes les mousses Asics. De plus, par rapport à la version 2021, les Metaspeed + arborent une mousse plus conséquente. +4% sur la Sky et jusqu’à +16% sur la Edge. Cette mousse est surtout répartie à l’avant du pied. Elle est davantage présente sous la plaque sur la version Sky, et au-dessus de la plaque sur la Edge. Quant à la hauteur de semelle, elle est toujours la même, 39mm, soit la limite fixée par l’IAAF.

Les deux versions sont bien entendu équipées d’une plaque en carbone. Le profil de la plaque sur la Sky est un peu moins incurvée comparé à la Edge. Côté drop, la Edge affiche 8mm pour un poids de 210g, tandis que la Sky propose un drop réduit de 4mm pour un poids de 205g. Enfin, la tige a également évolué. Elle est composée d’un mesh tissé très léger avec des densités différentes selon les endroits, un peu plus serré là où le maintien est nécessaire, et un peu moins ailleurs pour augmenter la respirabilité de la chaussure.

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Asics Metaspeed Edge, pour ceux qui augmentent la cadence.

Asics Metaspeed + : des chaussures pour aller loin

Les Metaspeed + sont des chaussures qui conviendront parfaitement aux coureurs de semi et de marathon. Attention, si les plaques carbone qui apparaissent chez de nombreux équipementiers peuvent être difficiles à appréhender et entraîner des blessures chez les coureurs non avertis n’ayant pas forcément la bonne posture, ces Asics Metaseepd + sont relativement stable comparée à certains autres modèles à plaque carbone et l’effet de propulsion est garanti.

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Tokyo, Los Angeles ou Paris 2023 : tentez votre chance

Vous avez décidé de franchir le pas et rêvez d’aller taper un chrono avec vos Metaspeed ? C’est le moment de rêver ! Dans le cadre du jeu-concours Asics Run The World, l’équipementier japonais met en jeu des dotations exceptionnelles. Jugez plutôt : 4 packs dossard + transport et hébergement pour 2 personnes pour le marathon de Tokyo du 5 mars 2023, 4 packs similaires pour le marathon de Los Angeles du 19 mars 2023, et même 20 dossards VIP pour celui de Paris, le 2 avril prochain. Là encore avec transport et hébergement pour 2 personnes. Sans oublier 20 dossards VIP pour la mythique Saintélyon, doyenne des courses nature, qui se déroulera le 3 décembre prochain. Une belle façon de fêter votre retour sur investissement. Mais dépêchez-vous, il faut participer avant le 15 octobre !

Pour tout savoir sur les modalités du jeu-concours, c’est par ICI

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Pour faire la fête à petites foulées ou décrocher un nouveau chrono, faisons le tour des plus belles courses d’automne.

Run in Lyon – 2 octobre – Lyon (69)

Trois circuits pour se tailler la part du Lyon. Remaniés pour sa 12e édition, les courses de Run in Lyon suivront notamment les berges du Rhône et la Saône, avec finish sur la place Bellecour. Pas de passage dans le tunnel de la Croix Rousse, si redouté des coureurs ces dernières années. Au programme : 42.195 km, 21.1km, 10 km, 5 km.

Les foulées du Tram – 9 octobre – Nantes (44)

Un aller simple de 13 km entre Rezé et Nantes pour ces Foulées du Tram. 6000 coureurs sont attendus après deux ans d’absence. Le départ est prévu à 15h depuis le nouveau MIN (Marche d’Intérêt National) et l’arrivée sera jugée au cœur de la Cité des Ducs, Cours Saint-Pierre.

©Marathon de Metz

Marathon de Metz – 9 octobre – Metz (57)

Un parcours performant sur ce Marathon de Metz. Il est à la fois touristique et champêtre pour découvrir Metz et son patrimoine, mais aussi six communes de l’agglomération. Les services aux coureurs sont toujours appréciés, notamment de ceux qui courent leur premier marathon. Ils seront tout particulièrement chouchoutés. Au programme : 42.195 km, relais à 2 ou 4, 10 km, courses enfants

20 km de Paris – 9 octobre – Paris (75)

44 ans pour cette classique parisienne qui a choisi le thème de l’espace cette année. Qui n’a jamais rêvé de courir en apesanteur ?! Pas de changement côté circuit pour ces 20 km de Paris. Un tour performant et plaisant autour de la tour Eiffel entre les quais de Seine et le bois de Boulogne. Au programme : 20 km en réel ou en mode connecté, à courir du 5 au 8 octobre.

Marathon des Grands Crus – 9 octobre – Dijon (21)

Autour de Dijon, on part à la découverte des célèbres vignobles bourguignons pour la Route des Grands crus, en passant par Chambertin, Musigny et le Clos de Vougeot, avec plusieurs dégustations prévues. Cette année, un nouveau 10 km depuis le château de Marsannay et un semi au départ de Chambolle-Musigny pour ce Marathon des Grands Crus. Au programme : 42.195 km, 21.1 km, 10 km courses jeunes et courses rollers. 

Un bel écrin pour ce Marathon de Vannes ©Yves Mainguy.

Marathon de Vannes – 15-16 octobre – Vannes (56)

De l’ambiance et des réjouissances sur ce marathon de Vannes qui suit les sentiers côtiers du Golfe du Morbihan, avec départ donné depuis les remparts et arrivée sur la piste du stade Kercado. Nouveauté 2022, le 10 km se déroulera la veille en semi-nocturne sur un circuit inédit mêlant bitume et sentiers côtiers. Au programme : 42.195 km solo ou duo (19 et 23 km), 10 km

Run in Reims – 16 octobre – Reims (51)

Retour du tiercé Run in à Reims. Pas de changement à noter pour cette édition. Le centre-historique classé au patrimoine de l’Unesco sera mis à l’honneur, la cathédrale Notre-Dame et la Basilique Saint-Rémy notamment. Le plus long circuit fera lui une incursion au cœur des vignobles champenois. Au programme : 42.195 km, 21.1km, 10 km

10 K Paris Centre16 octobre – Paris (75)

Ce 10 km Paris Centre plébiscité pour son circuit tracé au cœur de Paris, autour du Palais Royal. La Madeleine, l’Opéra Garnier, les Halles, la Concorde… Les monuments s’enchaînent autour de l’avenue de l’Opéra. Au programme : 10 km

Courses de l’Indien16 octobre – Orléans (45)

Une pionnière dans le Loiret, cette course de l’Indien organisée depuis 47 ans maintenant. Les deux courses phares, à label FFA seront qualificatives pour les championnats de France. Les parcours sont plats, performants, en une ou deux boucles.Au programme : 21.1 km, 10 km, 5 km

Marathon Vert23 octobre – Rennes (35)

Nouveau circuit 100 % urbain pour ce Marathon Vert. En plusieurs boucles, entre le Mail François Mitterrand et l’Esplanade Charles de Gaulle, il s’annonce super rapide, avec un dénivelé proche de 0. Pour la première fois, la féminine ainsi qu’un nouveau 10 km se courront la veille, en semi-nocturne. Au programme : 42.195 km en solo, relais à 4 ou duo, 10 km, 7 km au féminin.

 Marathon de Lausanne – 23 octobre – Lausanne (Suisse)

On le court en aller-retour entre Lausanne et la Tour-de-Pleiz, le long de la Riviera vaudoise, entre les eaux bleutées du Léman et les coteaux mordorés. Un cadre enchanteur qui fait (un peu) passer les douleurs sur ce Marathon de Lausanne. Au programme : 42.195 km, 21.1 km, 10 km, marche nordique

Semi de Tournefeuille – 23 octobre – Tournefeuille (31)

Ces deux épreuves organisées par l’Athlé 632 sont qualificatives pour les championnats de France de 10 km et de semi-marathon et réputées pour leur circuit performant pour les coureurs de la région toulousaine. Au programme : 21.1  km, 10 km

Marathon Nice-Cannes – 30 octobre – Nice (06)

De Nice à Cannes, le long de la Côte d’Azur, avec les Alpes en toile de fond. Un parcours de rêve pour ce Marathon des Alpes Maritimes qui grimpera notamment le Cap d’Antibes. Plusieurs distances permettent de profiter du charme de la French Riviera. Côté organisation, une expérience 5 étoiles ! Au programme : 42.195 km, duo 2 x 21 km, relais de 3 à 6 coureurs, 20 km.

Une belle ligne droite sur le plateau de Carpiagne sur Marseille-Cassis.

Marseille-Cassis – 30 octobre – Marseille (13)

Complète depuis des mois cette grande classique qui relie le stade Vélodrome à Cassis en passant par le col de la Gineste. Si vous avez la chance de figurer parmi les 20 000 inscrits, retrouvez nos conseils pour bien vivre votre course.

Lyon Urban Trail by night – 5 novembre – Lyon (69)

Version « by night » du célèbre LUT. Les circuits sont bien joueurs entre la rive droite de la Saône, le quartier Saint-Jean, les collines de Fourvière et Sainte-Foy. L’arrivée sera jugée au pied des théâtres romains de Fourvière. Les deux plus longues distances sont UTMB Qualifier. Au programme : 26 km, 15 km, 7 km

Lutbynight.com               

20 km de Genève – 6 novembre – Genève (Suisse)

Un défi automnal entre ville et campagne ces 20 km de Genève. On court en profitant de la vue sur le Jura et le Mont-Blanc, avant de terminer en beauté au bord du Léman. Cette année, 2 distances et 6 formats possibles avec les relais. Au programme : 20 km en solo ou en relais à 2, 10 km en solo ou en relais à 2, 10 km marche nordique

10 km des Quais – 6 novembre – Bordeaux (33)

10 bornes longeant la Garonne, en passant notamment par les ponts Chaban et Pierre. Un circuit performant, label régional FFA et qualificatif pour les championnats de France.

Courses DNA – 6 novembre – Colmar (68)

5 ou 10 km dont une « course des As » pour faire un tour du Vieux Colmar au pas de course entre le boulevard du champ de Mars et la place de l’Ancienne Douane. 3 courses enfants sont aussi à l’affiche de ces courses DNA.

SAINT POL – MORLAIX 2013. 41° édition. Morlaix (29), le dimanche 03 novembre 2013. Photo: © Yves MAINGUY


Saint-Pol-Morlaix – 6 novembre – Morlaix (29)

50 éditions pour ce « diamant breton ». Plusieurs fois primé à l’échelon français, 3 fois support de championnats de France sur les 2 distances (un record !), Saint-Pol-Morlaix est une référence.  Départ à la cathédrale de Saint-Pol de Léon et arrivée au viaduc de Morlaix, avec une entame plutôt montante, puis une fin plus descendante. Au programme : 22 km, 10 km, courses enfants.

Marathon du Cognac – 12 novembre – Jarnac (17)

Etape en Charente pour ce marathon membre des Festiviales-Challenge de la Convivialité depuis des années. Autour de Jarnac, on découvre les vignobles du cru, en passant par le château Marnier Lapostolle, avec dégustations au menu. Pasta-party, soirée 3e mi-temps avec bandas, tapas et concert à ne pas rater sur ce Marathon du Cognac. Au programme : 42.195 km, 21.1 km, 11,5 km, courses enfants.

Behobia-San Sebastiàn – 13 novembre – San Sebastiàn (Espagne)

Behobia, c’est institution dans le Pays Basque espagnol, cette course de 20 km fêtera sa 57e édition. On la court pour le défi, car son circuit est très exigeant, ponctué de montées bien raides et de descentes, autant que pour l’ambiance survoltée qui l’accompagne.

Foulées du Grand Alès – 13 novembre – Alès (30)


Ça roule sur les deux circuits urbains et qualificatifs FFA de ce rendez-vous gardois. Attention, on peut s’inscrire sur place uniquement le samedi de 15h à 18h au tarif de 14 € et 12 €. Au programme : 10 km, 5 km, courses enfants

Semi de la Vente des Vins de Beaune – 19 novembre – Beaune (51)

Pommard, Meursault, Volnay défilent sur ce semi de Beaune. Il s’élancera le samedi à 14h des célèbres Hospices de Beaune. En route, de la musique et des produits du terroir à déguster. L’organisation propose une soirée de gala au château de Meursault, et une visite dégustation le dimanche.Au programme : 21.1 km, 10 km, marche nordique, courses jeunes, footing nocturne gratuit de 4 km, marche nordique de 10 km et 4 km en famille.

Marathon international du Beaujolais, un rendez-vous festif incontournable.

Marathon international du Beaujolais – 19 novembre – Villefranche-sur-Saône (69)

Le beaujolais nouveau y coulera à flot ! On y participe de préférence déguisé. L’ambiance s’y veut débridée avec de multiples pauses « apéro ». 15 stands au gré de son circuit bien vallonné entre Fleurie et Villefranche. On vous recommande de ne pas rater la pasta-party et la nuit qui suit les courses sur ce Marathon du Beaujolais. Au programme : 42.195 km solo, relais à 3 ou 4, 21.1 km, 13 km, family marathon, rando pour elles

Marathon International in Deauville – 19-20 novembre – Deauville (14)

On attend des champions et des records sur cette 3e édition support des championnats de France. Le circuit en 2 boucles s’annonce ultra-rapide, avec 50 mètres de dénivelé seulement. Sur ce Marathon de Deauville, on court les derniers mètres sur les fameuses planches, sous les ovations du public. Les parcours sont aussi plaisants et performants sur les autres distances de ce grand week-end normand. Au programme : 42.195 km, 21.1 km, 10 km, 5 km, courses enfants

Nevers Marathon – 26-27 novembre – Nevers (58)

Original ce Nevers marathon qui s’élance sur l’asphalte lisse du circuit automobile de Magny-Cours et s’achève au cœur de Nevers. Le circuit, champêtre et roulant traverse les bocages nivernais, passe notamment par le château du Sallay et les allées roulantes du canal latéral de la Loire. Au programme : 42.195 km, ekiden (marathon en relais à 7), 21.1 km, courses enfants.

Un final théâtral, sur le Vieux Port pour le prochain Marathon de La Rochelle.
Un final théâtral, sur le Vieux Port pour le prochain Marathon de La Rochelle !

Marathon de La Rochelle – 27 novembre – La Rochelle (17)

Pour sa 31e édition, l’épreuve rochelaise passera à nouveau par le Vieux Port. Un final en fanfare avec sur le dernier kilomètre la rue Dupaty, l’hôtel de ville, les quais Maubec et Duperré, puis l’arche plantée sur l’esplanade Saint-Jean d’Acre. Ce marathon de La Rochelle est propice aux performances avec un beau score de finishers en moins de 3h et une ambiance conviviale que l’on apprécie depuis trois décennies. Au programme : 42.195 km, duo, 10 km

Semi de Boulogne – 27 novembre – Boulogne-Billancourt (92)

Dernier grand rendez-vous francilien de l’année, ce semi de Boulogne est plébiscité pour son circuit propice aux chronos. Il est tracé à cheval entre le centre de Boulogne, les quais de Seine et les allées du Bois de Boulogne.

Nature Marathon Man3-4 décembre – Saint-Mathieu-de-Tréviers (34)

Ce marathon se court sur route mais en pleine nature. Car il balade entre garrigue, vignes et Méditerranée, au pied du Pic Saint-Loup et de l’Hortus, en passant par les châteaux de Montferrand et Vivioures, et les fameuses corniches de Pompignan. Au programme : 42.195 km solo ou relais à 4, 24 km, 10 km, marche, course enfants


Course de l’Escalade – 3-4 décembre – Genève (Suisse)

Cette Course de l’Escalade, c’est « Le » rendez-vous genevois de fin d’année. Depuis 44 ans maintenant, on y participe à tout âge, en famille ou entre amis, avec des courses de courtes distances disputées sur deux jours au cœur de la vieille-ville de Genève. La traditionnelle course déguisée de la marmite se courra le samedi soir.  Au programme : courses mixtes par bloc d’allure (2 ou 3 tours), course familiale déguises, walking, courses enfants dès 6 six, courses en relais ou en duo…

Corrida de Thiais – 11 décembre – Thiais (94)

2 500 coureurs sont attendus sur ce 10 km réputé pour son ambiance festive. Le circuit de cette Corrida de Thiais est performant et qualificatif pour le championnat de France. L’organisation propose aussi un 5 km. Une Suzuki à gagner par tirage au sort !

©Clément Vidon-Ville de Houilles

Corrida de Noël – 11 décembre – Issy-les-Moulineaux (92)

Les courses s’enchaînent sur cette Corrida d’Issy. D’abord pour les enfants (1,5 km et 3 km), puis pour les grands : 5 km des Rennes, le 10 km des Etoiles, mais aussi le traditionnel 10 km des Pères-Noël à courir en rouge et blanc. La fête avant les fêtes le temps d’une matinée très rythmée

Corrida de Toulouse – 18 décembre – Toulouse (31)

On défile en rouge et blanc, au bord de la Garonne en une ou deux boucles pour 5 ou 10 km. L’organisation de cette Corrida de Toulouse version hiver propose aussi marche et une course enfants.

Corrida de Houilles – 18 décembre – Houilles (78)

Réputée dans le monde entier, cette Corrida de Houilles est l’une des plus rapides du calendrier mondial. En 2018, Julien Wanders y avait battu le record de France et d’Europe en 27’25. En 2019, Liv Westphal a aussi signé le record de France en 31’13. Lors de la dernière édition, 44 coureurs ont couru en moins de 30’, et 24 coureuses en moins de 36’. Egalement un 10 km populaire, ouvert à tous. Cette année, ce sera la 50e édition, une fête à ne pas rater !

Corrida de la Beaujoire – 31 décembre – Nantes (44)

Avant de ripailler pour la Saint-Sylvestre, on se défoule autour du stade la Beaujoire dans une ambiance festive. Courses enfants puis 4,5 km ou 9,3 km pour les plus grands rythmeront l’après-midi. Une partie des inscriptions de cette Corrida de la Beaujoire sera reversée à l’association « Bony & Me ».




Les Vredestein 20 km de Paris, c’est le 9 octobre. Avis aux retardataires : il est possible de s’inscrire jusqu’à ce vendredi 30 septembre.

Les 20 km de Paris reviennent le 9 octobre, avec un nouveau partenaire, Vredestein, spécialiste de la pneumatique haut de gamme. Cette 44e édition promet avec deux grands favoris annoncés au départ. Morhad Amdouni, recordman de France sur marathon en avril dernier sur le Marathon de Paris s’alignera pour tenter une 3e victoire sur l’épreuve. Côté féminin, Mekdes Woldu, triple championne de France 2021 (10 000 m, 10 km et semi-marathon) promet d’animer la course.

Cette année encore, l’organisation propose à nouveau de participer en « présentiel » ou en virtuel. Bonne nouvelle, à une semaine de la course, il reste des dossards pour ces deux formules. Il est possible de s’inscrire à cette grande classique jusqu’à ce vendredi 30 septembre.

Participer en « vrai » ou en virtuel

En version présentielle, le 9 octobre, le départ sera donné sur le pont d’Iena, sous la Tour Eiffel. On retrouvera avec plaisir son joli circuit courant l’Ouest parisien.

Les départs seront organisés en différentes vagues, afin de d’assurer la fluidité du peloton. L’organisation mettra le paquet côté animation. Ainsi, 20 orchestres seront mobilisé, soit un par kilomètre.

Vous ne pouvez pas venir à Paris ? Alors optez pour la version connectée ! Pour y prendre part, il vous faudra courir la distance (20 km) où que vous soyez, du 5 au 8 octobre. Dans votre boîte aux lettres quelques jours plus tard, une médaille et un t-shirt technique du partenaire Joma. Presque comme si vous y étiez…

20 km de Paris, de retour le 9 octobre 2022.

Vredestein 20 km de Paris, un circuit plaisant et performant

Parmi les classiques de rentrée, c’est la plus facile à apprivoiser. Pas de grosses difficultés à endurer sur ces 20 km de Paris. Un circuit agréable mixant monuments et verdure, au cœur du Bois de Boulogne. Dans cette partie, quelques retouches, pour un parcours plus « déroulant », avec moins de virages entre porte d’Auteuil et la voie Georges Pompidou. Peut-être des records à la clé, qui sait ? Attention toutefois à 4 passages à bien négocier…

Km 0-km 2,5. On attaque par la côte de l’avenue Marceau sans « mise en jambes ». Gare au surrégime donc sur cette entame en montée !

Km7-km8 et km10. Quelques petites descentes vers la porte d’Auteuil, puis après le ravitaillement du 10km avant d’entrer sur les quais.  

Km 12 et 13. Deux tunnels, Alma et Trocadéro, qui s’achèvent par des petites montées. Deux petits « coup de cul » à donner et c’est oublié. 

Km 17,5. Un virage à angle droit pour traverser la Seine par le pont Royal, puis il y aura une belle densité de coureurs sur les voies sur berge, rive gauche. Ultime effort et la Tour Eiffel vous tendra les bras.



Cette Under Armour Hovr Ridge Trail, première paire de trail de la marque américaine est une belle réussite. Confort, accroche, stabilité à la clé sur toutes distances et tous terrains.

Sur cette Under Armour HOVR Ridge Trail, on retrouve la technologie HOVR, mélange de mousses garantissant l’amorti et la relance, sur les paires road/running de la marque américaine. Sur ce premier modèle trail, l’amorti moelleux réduit les chocs et optimise le retour d’énergie. On relève aussi un grand confort d’accueil du pied, le tout en toute légèreté (250 g en 38).

Under Armour HOVR Ridge Trail : confort & accroche premium

C’est une chaussure très agréable à porter et à courir, avec une empeigne renforcée juste ce qu’il faut pour être solide sans emprisonner le pied. La coque talonnière est bien molletonnée et suffisamment échancrée pour ne pas frotter sur les malléoles. Le laçage est classique avec une languette qui ne remonte pas trop haut sur le cou-de-pied, de façon à ne pas nuire à l’amplitude de mouvement de la cheville.

La gomme de la semelle extérieure est efficace. Elle qui ne tape pas sur les sols durs, présente une bonne adhérence, ainsi qu’une bonne accroche grâce à des crampons en forme d’ergots disposés sur toute sa longueur.

Au final, avec cette Under Armour HOVR Ridge Trail, la marque réussit une belle entrée dans l’univers trail.

Les notes de la testeuse. Amorti : 19/20 – Accroche : 18/20 – Confort : 19/20 – Stabilité : 18/20 – Souplesse : 16/20.



La nouvelle Nnormal Tomir se veut polyvalente et résistante. Tige robuste, semelle extérieure Vibram, elle est pensée pour durer.

NNormal Tomir, c’est le nom de la nouvelle paire de la marque emmenée par Kilian Jornet et Camper. Une deuxième nouveauté qui arrive dans la foulée de la première Kjerag présentée il y a quelques semaines seulement. Cette fois Tomir fait référence à une montagne de l’île de Majorque. Ce modèle se veut aussi polyvalent et respectueux de la planète.

Trois déclinaisons pour tous les terrains

Du gravier à l’herbe, des randonnées du week-end aux trails techniques, cette Nnormal Tomir se destine à tous les terrains. Elle sera déclinée en trois modèles. Une chaussure de trail et d’activités de plein air de coupe standard. Elle sera aussi disponible en version imperméable, fabriquée avec une membrane Sympatex® respirante et respectueuse de la planète. Mais cette Tomir existe également au format bottine imperméable, conçue pour apporter un soutien supplémentaire pendant la randonnée.

Nnormal Tomir, 3 technologies

Son accroche d’abord signée Vibram. Dans toutes les conditions, sur tous les terrains, la technologie Megagrip qui a fait ses preuves assure un haut niveau de grip. La semelle extérieure utilise aussi une technologie Vibram, Litebase. Cell-ci est environ 50 % plus fine, et jusqu’à 30 % plus légère. Le tout sans altérer la stabilité des crampons de 5 mm.

Sa tige ensuite, durable. Elle est constitué d’un mélange unique de monofilament de polyester et de TPE. Cet alliage la rend résistante à l’abrasion et aux accrocs. De plus, elle est cousue de façon artisanale sur la semelle intermédiaire, ce qui ajoute à sa durabilité. Le laçage asymétrique augmente le soutien et réduit les points de pression.

Sa semelle intermédiaire enfin. En mousse Eva, elle combine légèreté, amort et retour d’énergie avec un stack de 31/23 mm et un drop de 8 mm.

D’autres nouveautés Nnormal à venir

Parallèlement à cette Tomir, NNormal lancera prochainement une gamme de vêtements et d’accessoires. Tous nés des mêmes convictions. Des équipements légers et hautement performants conçus aussi bien pour les activités intenses que pour les moins exigeantes. Tous les vêtements sont intemporels et pensés pour être durables.

Pour l’ensemble des chaussures et des équipements, les pré-commandes commencent pour les membres de la communauté NNormal le 5 octobre sur nnormal.com.

Les disponibilités arriveront dans le courant du mois d’octobre dans certains magasins spécialisés et sur nnormal.com.




Exploit du Kényan Eliud Kipchoge, qui bat son propre record du monde de 30 secondes.

Le semi en moins d’une heure !

« Je suis sans doute parti trop vite, mais mes jambes allaient bien, je me suis laissé emporter ». Avec un chrono de moins de 1 heure au semi (59mn 51s), Eliud Kipchoge a stupéfait tous les spécialistes, qui se sont un instant pris à rêver de voir l’athlète kényan passer sous la barre mythique des 2 heures au marathon.

Lâché par ses lièvres au bout de 25 kilomètres, Kipchoge a réussi à maintenir un rythme élevé pendant la seconde partie de la course, mais n’a pas pu réaliser l’impossible exploit. Il pulvérise néanmoins son propre record établi à Berlin en 2018 de 30 secondes, en franchissant la ligne en 2h 01mn 09s.

Il devance Mark Korir de 4mn 49s et Tadu Abate de 5mn 19s. A noter la très belle 4e place de l’Éthiopien de 23 ans Andamlak Belihu, qui courait son 2e marathon et a accompagné Kipchoge pendant plus de 25km avant de céder du terrain. Il termine à 5mn 31s du Maître et pulvérise son propre record personnel, qui était de 2h 09.

MARATHON DE BERLIN 2022
Le bonheur de Kipochge à l’arrivée du Marathon de Berlin. © DR

4e victoire à Berlin pour Kipchoge

Avec 15 victoires en 17 marathons courus, Eliud Kipchoge, qui aura 38 ans début novembre, s’affirme comme une véritable figure emblématique du 42,195 km. Il égale le nombre de victoires sur le marathon de Berlin, qu’il remporte pour la 4e fois. Double champion olympique en titre de la discipline, il visera un triplé olympique historique à Paris en 2024.

Tigist Assefa pulvérise le record féminin du parcours

Victoire chez les femmes de l’Éthiopienne Tigist Assefa en 2h 15mn 37s. Passée au semi en 1h 08 13s, elle réussit un second semi très rapide et bat le record du parcours de 2mn 40 et établit le 3e chrono féminin de l’histoire. Elle devance la Kényane Rosemary Wanjiru de 2mn 23s et une autre Éthiopienne, Tigist Abayechew, de 2mn 26s.



Ancien pistard, Yoann Kowal rêve du marathon des J.O 2024. Il a signé de belles performances cette saison et courra son premier marathon à Londres le 2 octobre. Objectif : 2h13′

Aaprès 16 ans à performer au niveau international sur la piste, vous faites une transition vers le marathon. Expliquez nous ce nouveau projet Yoann Kowal.

« Le marathon a toujours été dans un coin de ma tête, je m’y projette depuis des années. Cela fait 12 mois maintenant que j’ai repris l’entraînement avec le marathon de Londres comme objectif. . Le stress est présent, mais dans le bon sens car il me motive. J’essaie d’être pointu, peut-être un peu trop. Je m’entoure de l’expérience d’entraîneurs et de sportifs pour optimiser au mieux ma préparation. Je teste mes ravitaillements, je ferai un régime dissocié 7 jours avant. Le but est d’arriver à Londres avec ma conscience pour moi, en ayant tout fait pour être au mieux. Mais j’aurais la boule au ventre tant que je n’aurai pas franchi la ligne d’arrivée.  Le passage 30-35e km me fait vraiment peur… »

Yoann Kowal, en bref. 35 ans, licencié à Périgueux, 45 sélections en équipe de France, ambassadeur Kiprun, champion d’Europe du 3 000 m steeple (2014), 5e des JO de Rio sur 3000 m steeple, 3’33’75’ sur 1500 m, 8’12’53’’ sur 3000 steeple, 28’39’’ sur 10 km, 28’05 sur 10 000 m (2022), 62’17’’ sur semi (2022).

Votre année 2022 a été dense avec 3 nouvelles sélections en équipe de France, un chrono en 8’ sur 3000 m aux Interclub, la deuxième performance de l’année sur semi…

«  Ce n’est pas dans cette perspective que j’avais envisagé cette transition sur marathon mais c’est cool. Je ne pensais pas que j’aurai la capacité à faire des semis aussi forts. Initialement, je visais un chrono à 64-65’. J’ai couru mon premier à Séville en 63’08’’ et celui de Lille en 62’07’’.  C’est rassurant même si je garde beaucoup de recul car je ne sais pas comment cela va se passer sur marathon. »  

Et vous vous êtes aussi aligné pour la première fois sur un 10 000 m. Avec un chrono en 28’ et une 15e place sur les championnats d’Europe !

«  Comme je le dis souvent, l’endurance n’exclut pas la vitesse. Ce championnat s’est greffé dans ma prépa. J’ai terminé loin derrière, j’étais dans le dur, mais je ne pensais non plus être capable courir un 10 000 m aussi vite. J’ai kiffé. D’autant que je sortais d’une semaine à 160 km et qu’avant cela, j’avais fait quatre semaines en altitude à Font Romeu avec 220 km de moyenne par semaine et des intensités tous les deux jours. Je peux dire que je ne me suis pas fait de cadeau pendant cette prépa marathon ! »

Yoann Kowal a terminé le semi de Lille 2022, 2e semi de sa carrière, en 62'17''.
Yoann Kowal a terminé le Semi de Lille, le deuxième de sa carrière, en 62’17 ».


Yoann Kowal, quel chrono en tête pour votre premier marathon ?

« Initialement, je visais 2h15’ puis je l’ai revu à 2h13’. Certains me disent que je peux valoir 2h10 ou moins. Je le prends avec beaucoup de pincettes, notamment car je ne pourrais pas avoir de lièvre personnel le jour J. J’adapterai ma stratégie en dernière minute. Soit je ferais le pari de suivre un groupe plus rapide quitte à potentiellement subir sur la fin de course, soit je courrais à l’allure prévue, mais en solitaire. »


Ensuite, vous aurez le marathon des Jeux Olympiques de Paris 2024 dans le viseur…

« Oui, j’en rêve et cela me motive tous les jours ! On parle pour l’instant de minimas entre les marathons de Paris 2023 et 2024. Je pourrais ainsi tenter de me qualifier sur trois marathons, mettons avril et décembre 2023, puis avril 2024. Les minimas actuels pour les Mondiaux 2023 de Budapest sont en 2h09’30’’. Si j’arrive à faire moins, ce serait extraordinaire. Mais il y aura trois places françaises et nous avons une génération très forte, avec une énorme dynamique. Il faut donc rester lucide. Que je coure déjà mon premier et ensuite on verra ! »

La préparation marathon d’un athlète de haut niveau, cela ressemble à quoi ?

« Il a des bornes bien sûr, jusqu’à 220 km par semaine, mais aussi des soins pour encaisser cette charge. Massages de récup, pressothérapie, bain froid, temps de sommeil et de repos, qualité d’alimentation… J’essaie de tout calibrer au mieux. Je ne suis peut-être pas le plus talentueux au monde mais si je peux travailler pour être dans les meilleurs, je le fais. Je suis un dur au mal mais j’aime ça. La vie d’athlète de haut niveau est d’abord une vraie chance et j’en ai bien conscience. »

Quel regard portez-vous sur votre carrière, Yoann Kowal ? L’une des plus longues parmi nos athlètes…

« Je suis content de mes chronos qui sont polyvalents. 1’49’’ en salle sur 800 m pour un mec qui n’a pas de vitesse, 3’33’’ sur 1500 m, 8’12’’ sur 3000 steeple, 7’44 au 3000 m plat, 28’ sur 10 000 m. Si dans le futur j’arrive à tenir moins de 2h10’ au marathon et à participer aux prochains Jeux, cela me ferait trois olympiades sur 3 disciplines différentes, j’en serais hyper fier ! »

« Je ne connais pas ma VMA, ni ma VO2 Max. Mon truc, c’est « cours ! ». A la foulée, à la respiration, je sais si je suis fatigué. Je trouve à tendance à trop calculer et on oublie de s’écouter. »

Vous avez choisi Kiprun et sa KD900X en carbone pour vous porter vers les prochains J.O. Racontez-nous… 

« La collaboration s’est d’abord faite sur un aspect humain. Quand j’ai rencontré l’équipe à Lille en décembre dernier avec le projet d’un passage sur marathon, j’étais toujours blessé. Le feeling est bien passé. Ils m’ont fait confiance car je n’avais aucune certitude. Cette paire de KD900X en carbone était alors déjà bien élaborée mais j’ai pu faire mes retours, comme d’autres testeurs. J’ai suggéré d’abaisser le poids au dessous de 200 g, ce qui aurait été possible m’a dit l’ingénieur mais Kiprun ne l’a pas souhaité afin de garantir la qualité et la durabilité.  Car il s’agissait de proposer une paire en carbone réactive, avec une durée de vie inégalable, au minimum deux fois plus résistante que les autres modèles en carbone. J’ai trouvé que c’était un discours fort. Et au final, elle est tout de même plus légère que l’Adidas Adios Pro ! Sur 5, 10 km, semi, elle est extraordinaire, avec une plus grande réactivité que les autres chaussures que j’ai pu tester. J’ai couru le semi avec en 62’. Sur marathon, je ne sais pas encore… En tout cas, elle m’a convaincu de signer avec Kiprun et va faire plaisir au grand public j’en suis sûr. »

©Kiprun

Yoann Kowal, quels conseils donner à ceux qui souhaitent se lancer sur la distance marathon ?

« Faire des changements d’allure et des côtes. On néglige trop souvent ce travail de côte alors que c’est de la musculation naturelle par excellence. L’idéal est aussi de cumuler l’équivalent d’un marathon dans sa semaine pour se préparer à l’effort. Par exemple en trois sorties, il faut que l’ensemble de séances représente 42 km. »

Vous entraînez aussi des athlètes ?

« En ce moment j’entraîne Amélie Mauresmo, qui a un record en 3h15’, pour son prochain marathon. Pendant le confinement, j’avais mis en ligne sur Youtube des vidéos de PPG et un programme pour progresser sur 10 km de 3 à 5 séances par semaine. 97% de coureurs qui ont battu leur record après avoir suivi ce programme, j’en suis content. Je l’ai mis en pause car je n’arrivais plus à suivre et je voulais m’investir pour chaque coureur. Mais je travaille avec un jeune de mon club pour remettre cela en ligne d’ici la fin de l’année. L’idée est d’accompagner et de partager ma manière de travailler. »

Justement, c’est quoi la méthode « Yoko » ?  


« Apprendre à mieux se connaître pour mieux gérer son effort. On est tous trop porté sur la VMA, la VO2 max, l’aérobie, les calculs et l’on oublie de s’écouter ! C’est comme cela que je m’entraîne depuis quinze ans et c’est ce qui m’a fait progresser. Je ne connais pas ma VMA, ni ma VO2 Max, je ne travaille pas avec les pourcentages. Mon truc, c’est « cours ! ». A la foulée, à la respiration, mon coach sait si je suis fatigué. Depuis que j’ai un cardio-GPS, j’ai bien sûr l’œil rivé sur la montre mais j’arrive quand même bien à laisser ces données de côté pour me fier à mes sensations. »



La pratique régulière du running est plus efficace qu’un régime drastique. A condition d’adopter de bons réflexes en parallèle. Voyons comment maigrir en courant intelligemment.

On le sait, la privation alimentaire sans pratique sportive provoque prioritairement une perte de masse musculaire. Le poids baisse, mais les réserves de graisse restent intactes, car le muscle inactif fond bien plus rapidement que la graisse. À l’inverse, suite à un régime, lorsqu’on reprend une alimentation normale, le surplus calorique se transforme prioritairement en graisse, mais pas en muscle.

Courir régulièrement, c’est mieux qu’un régime !

Au final, un sédentaire de 75 kg qui fait un régime pour perdre 5 kg a des chances d’y arriver en perdant 5kg de muscle. Puis, lorsqu’il retrouve son alimentation normale, il risque fort de reprendre du « gras ». Bilan de l’opération : il aura « échangé » 5kg de muscle contre 5kg de graisse. Courir et contrôler son alimentation est bien plus profitable que se lancer à corps perdu dans un régime. En effet, un muscle exercé régulièrement est protégé de tout catabolisme et c’est alors la graisse qui est éliminée en premier.

Déterminez d’abord votre poids de forme

Le contrôle régulier de votre poids est le meilleur moyen d’évaluer la masse graisseuse dont vous devez vous débarrasser. Le taux de graisse varie d’une personne à l’autre. Pour une sportive, le taux de graisse est compris entre 15 et 25% du poids du corps, pour un sportif 10 à 20%. Le bon poids est celui qui est le mieux adapté à rester en bonne santé. À partir de là, à vous de voir selon l’évolution de vos performances. Notez votre poids régulièrement, placez-le en regard de vos périodes de forme ou méforme pour affiner votre poids de forme.

Armez-vous de patience et procédez par objectifs successifs

Même si votre objectif n’est pas de perdre 10 kg, vous devez procéder par étapes en programmant votre perte de poids sur une période raisonnable. Il n’y a pas de secret : plus on prend le temps de perdre du poids, moins on risque d’en reprendre.

Pour maigrir en courant, utile de trop se vêtir !

Bien sûr, plus vous transpirez, plus vous serez léger au retour. Certainement que votre balance indiquera 1 ou 2 kilos en moins. Car vous aurez perdu de l’eau que votre organisme récupèrera dans les heures qui suivent. Finalement, non seulement vous n’aurez rien perdu de plus que si vous aviez couru confortablement vêtu, mais vous aurez infligé un grand stress inutile à votre organisme. Donc : évitez à tout prix de trop vous couvrir en sortant courir.

Un régime sans pratique sportive provoque prioritairement une perte de masse musculaire : le poids baisse, mais les réserves de graisse restent intactes

Pratiquez une activité physique quotidienne

La privation calorique entraîne prioritairement une fonte musculaire, tandis que la graisse demeure intacte. Pour contrer ce phénomène incontournable, il suffit de pratiquer une activité musculaire quasi quotidienne. En plus de vos séances d’entraînement, cherchez tous les moyens de vous dépenser dans la vie de tous les jours. Montez les marches d’escaliers deux par deux, marchez plus vite que la normale lorsque vous devez vous déplacer dans la journée, pratiquez des contractions musculaires statiques lorsque vous êtes au bureau, etc.

Buvez de l’eau souvent et régulièrement

Pour faciliter la perte de poids, il faut boire à longueur de journée, sauf des boissons sucrées, bien entendu. Ne limitez pas votre consommation d’eau minérale, de thé, d’infusions et de boissons d’effort isotonique en cours d’exercice. L’hydratation stimule les fonctions d’élimination de l’organisme. Et, en plus, procure une sensation de satiété à moindres frais.

Il est important de définir son poids de forme avant de chercher à maigrir à tout prix.
Fractionner les repas est une bonne stratégie pour perdre du poids.

Mangez moins, mais plus souvent

On oublie souvent que la digestion est un véritable travail pour l’organisme et donc, qu’elle brûle des calories. Donc si l’on passe plus de temps à digérer dans une journée, notre corps sera plus longtemps en activité et consommera plus de calories rien que pour cette tâche. C’est un peu comme s’il dépensait immédiatement une partie de ce qu’il vient d’ingérer. La solution pour approcher ce principe simpliste : mangez moins, mais plus fréquemment.

Variez vos efforts pour maigrir en courant

Si une règle est universelle pour perdre du poids, c’est bien la variété et l’assiduité dans l’entraînement. En plus du running, vous aurez tout intérêt à pratiquer le cyclisme et la natation, surtout si vous êtes en surpoids. Ces deux sports sont considérés comme « portés », donc vous pourrez les pratiquer plus longtemps et plus souvent sans traumatiser vos muscles et tendons.

Courez en endurance

Lorsque vous courez lentement et pendant longtemps, les acides gras fournissent environ 60% à 70% de l’énergie nécessaire tandis que le glucose et le glycogène en fournissent environ 40 à 30%. Pour les débutants, l’entraînement en endurance s’effectue par alternance de marche sportive et de course lente. Pour un coureur expérimenté, l’endurance se situe essentiellement à une allure de course très modérée.

Contrôlez votre alimentation

Côté alimentation, la qualité est au moins aussi importante que la quantité. Pour perdre du poids, s’il est important de calculer le nombre de calories journalières, il est primordial de bousculer certaines de vos (mauvaises) habitudes pour reconstruire votre système alimentaire. En fonction de vos goûts, construisez votre propre système nutritionnel. Deux choses sont primordiales : ne consommez des sucres rapides qu’au petit déjeuner et supprimez complètement les graisses cuites, fritures et plats en sauce au cours des autres repas. Le principe de la chrono-nutrition est à ce propos intéressant.

Pour maigrir en courant, sortez à jeun

Placé le matin tôt, un footing en aérobie favorise la perte de poids. Lors d’une activité physique à jeun, les 20 à 30 premières minutes permettent d’utiliser les derniers résidus glycogéniques libérés par le foie. À la suite de cet épuisement rapide de la glycémie (sucre dans le sang) on observe une utilisation multipliée par 5 des acides gras (graisses). Les premiers temps, pour contrer une éventuelle hypoglycémie, emportez avec vous un gel énergétique. Et ne dépassez pas 1 heure de course.



Eliud Kipchoge, recordman du monde, est très attendu ce week-end sur le marathon de Berlin. Véronique Billat, physiologiste de renommée mondiale a analysé les derniers records du champion. Pour elle, il peut courir le marathon en moins d’1h59.

En 2019, nous avions demandé à Véronique Billat son avis sur le marathon démonstration en 1h59’40’’ d’Eliud Kipchoge à Vienne. Selon analyse, publiée dans Journal of Sports performance and physiology en 2020, Eliud Kipchoge serait bien en capacité de battre, ce week-end sur le marathon de Berlin, son record du monde officieux de Vienne.


Qui est Véronique Billat ?
Cette physiologiste française, professeure des universités, détentrice d’un brevet d’état 3e degré d’athlétisme, a notamment fondé la méthode d’entraînement BillaTraining et publié le livre Révolution marathon (Editions DeBoeck).

Véronique Billat, vous avez déjà analysé le record du monde officiel d’Eliud Kipchoge sur le marathon de Berlin en 2018. Quelle est votre analyse de son chrono en 1h59’ en 2019 à Vienne ?

« Nous avons comparé les performances d’Eliud Kipchoge sur ses trois derniers marathons, tous à six mois d’intervalle. Berlin en septembre 2018, course de son record du monde en 2h01’39’’,  Londres en avril 2019 en 2h02’37’’ puis Vienne, le 12 octobre dernier, où il a couru en 1h59’40’’. Ce qui est intéressant, c’est l’analyse comparative entre la course officielle (Berlin) et la course articifielle (Vienne). Il faut d’abord savoir que ce qui caractérise Kipchoge, c’est qu’il a une formidable réserve de puissance liée à sa carrière en demi-fond. Il a imprimé depuis longtemps à l’entraînement des allures de 23-24 km/h et a une tendance naturelle à varier les allures sur marathon, en courant le second semi plus rapidement que le premier. »

Au-delà des deux minutes d’écart entre ses chronos de Berlin 2018 (2h01’39’) et Vienne en 2019 (1h59’40’’), quelles différences avez-vous pointées ?

©DR. Eliud Kipchoge à Vienne le 12 octobre 2019, sur le marathon organisé pour lui par la multinationale Ineos.

« A Vienne, il n’a pas pu exprimer tout son potentiel car le tempo lui était dicté par la voiture ouvreuse, et par les 41 lièvres qui se sont relayés autour de lui. Dès le départ, le motif était imprimé avec une allure constante oscillant entre 2’48’’ et 2’52’’. Cela l’a privé de son talent, de sa réserve de puissance. A Berlin justement, c’est lorsque ses lièvres ont craqué, au 25ekm qu’il a pu faire sa course. Il avait alors couru les deux tiers du marathon sous sa vitesse moyenne, qui était de 20,8km/h, puis un tiers au-dessus. A Berlin, il était à 94% de sa vitesse critique, c’est-à-dire la plus haute vitesse que l’on est capable de tenir sans atteindre sa VO2max. A Vienne, il a couru à 98% de sa vitesse critique, c’est-à-dire qu’il a davantage puisé dans ses réserves. » 

Selon vous, Eliud Kipchoge a donc réalisé une meilleure performance à Berlin en 2018 même s’il a couru plus vite à Vienne en 2019 (1h59′ ?

« Oui tout à fait. Dans le mot performance, il y a le chrono final certes, mais aussi le chemin parcouru pour l’accomplir. Si tout n’avait pas été si codifié et planifié à l’avance, on aurait peut-être pu voir les chiffres « 1h58 » ou « 1h57 » s’afficher à Vienne. En tout cas, le marathon en « 1h55 » nous paraît bien visible ! »

©Michael Gruber-VCM.

Comment expliquez-vous sa « fraîcheur » à l’arrivée à Vienne ? 

« Il n’a pas tout donné car il n’a pas pu gérer sa course lui même. »

Et ses fameuses chaussures Alphafly de Nike qui font « courir plus vite ». Anecdotique ? 

« Oui. »



Ce nouveau Trail Alsace Grand Est rejoint le circuit UTMB World Series. La première édition est prévue du 18 au 21 mai.

Bonne nouvelle pour les trailers qui rêvent de courir un jou l’UTMB-Mont-Blanc. Le Trail Alsace Grand Est by UTMB rejoint le circuit des UTMB World Series, désormais passage imposé vers Chamonix. Ce nouvel ultra se courra les 18 et 21 mai à cheval entre Bas-Rhin et Haut-Rhin. Les inscriptions ouvriront en octobre.

Au programme, 4 courses de 34 km à 165 km au cœur du massif vosgien, avec les remparts d’Obernai comme théâtre final.

4 courses de 34 à 165 km pour le Trail Alsace Grand Est by UTMB

La course phare de 165 km et 6 150 mD+, l’Ultra-Trail des Chevaliers, s’élancera de Colmar. Son circuit passera par 21 châteaux forts parmi lesquels les châteaux du Haut-Koenigsbourg et du Hohlandsbourg ainsi que l’abbaye du Mont St Odile et de nombreux villages de la route des vins d’Alsace.

La course de 114 km et 4 350 mD+ partira de Bergheim, élu village préféré des Français en 2022. Elle empruntera le même parcours que la course phare. De châteaux en vignobles en passant par le point culminant du tracé, le plateau du Taennchel.

La ville de Barr, cité viticole au contrefort du massif vosgien, accueillera quant à elle les départs du 50 km (1 950 mD+) et 34 km (1 300mD+).

Un quatrième trail « by UTMB » en France

Ce nouveau Trail Alsace Grand Est by UTMB sera donc le quatrième trail« by UTMB » français du circuit mondial qui compte désormais 27 épreuves. L’UTMB World Series compte déjà dans son giron, le Trail du Saint-Jacques, le Trail Restonica en Corse ainsi que le nouvel ultra Nice-Côte d’Azur dont la première édition se déroulera ce dernier week-end de septembre.

Pour rappel, ces trails rapportent des running stones, tickets de loterie requis pour participer à la finale UTMB Mont-Blanc dès 2023. Pour comprendre le fonctionnement du circuit UTMB World Series, retrouvez notre interview du directeur général de l’UTMB Group.

Liste des événements UTMB World Series 2023 confirmés au 22 septembre 2022 :

  • Tarawera™ Ultramarathon by UTMB® (Nouvelle-Zélande), 11-12 février
  • Amazean Jungle Thailand by UTMB (Thaïlande), 17-19 février
  • Istria 100 by UTMB® (Croatie), 13-16 avril
  • Canyons Endurance Runs by UTMB® (Etats-Unis), 28-29 avril
  • Transvulcania by UTMB® (Espagne), 4-6 mai
  • Ultra-Trail Australia™ by UTMB® (Australie), 11-14 mai
  • Ultra-Trail Snowdonia by UTMB® (Pays de Galles), 12-14 mai
  • Trail Alsace Grand Est by UTMB® (France), 18-21 mai
  • Trail du Saint-Jacques by UTMB® (France), 3-4 juin
  • mozart 100™ by UTMB® (Autriche), 17-18 juin
  • La Sportiva® Lavaredo Ultra-Trail® by UTMB® (Italie), 22-25 juin
  • Trail 100 Andorra™ by UTMB® (Andorre), 24-25 juin
  • Western States® 100-Mile Endurance Run (Etats-Unis), 24-25 juin
  • Val d’Aran by UTMB® (Espagne), 6-9 juillet
  • Restonica Trail by UTMB® (France), 6-8 juillet
  • Trail Verbier Saint-Bernard by UTMB® (Suisse), 7-9 juillet
  • Eiger Ultra Trail by UTMB® (Suisse), 12-16 juillet
  • Speedgoat Mountain Races by UTMB® (Etats-Unis), 21-22 juillet
  • UTMB® World Series Finals ; UTMB® Mont-Blanc (France, Italie, Suisse), 28 août – 3 septembre
  • Wildstrubel by UTMB® (Suisse), septembre
  • Julian Alps Trail Run by UTMB® (Slovénie), septembre
  • Nice Côte d’Azur by UTMB® (France), septembre
  • Puerto Vallarta México by UTMB® (Mexique), octobre
  • Kullamannen by UTMB® (Suède), novembre
  • TransLantau™ by UTMB® (Hong Kong), novembre
  • Doi Inthanon Thailand by UTMB® (Thaïlande), décembre
  • Ultra-Trail Kosciuszko by UTMB® (Australie), décembre



Paris-Versailles est de retour ce week-end. 25 000 coureurs sont attendus sur sa 43e édition. Nos conseils pour bien gérer cette classique pimentée par la fameuse Côte des Gardes.

43e édition de Paris-Versailles, le 25 septembre. Un retour très attendu après deux années ‘sans’. Incontournable de rentrée, c’est la plus champêtre des Parisiennes. Et cette grande grande classique occupe une place à part dans le cœur des coureurs, d’Île-de-France et d’ailleurs. Depuis 1976, son parcours, mythique, n’a pas changé. Départ au pied de la tour Eiffel, arrivée face au château de Versailles.

Paris-Versailles, 16 km qui valent bien un semi !

16 kilomètres qui valent bien un semi. En effet, cet aller-simple est pimenté par une série de montées (173 m de dénivelé), dont la fameuse côte des Gardes, qui fait sa réputation. Dans l’adversité, on peut compter sur un plein soutien. Supporters et musiciens dispatchés sur les points clés, mais aussi 800 scouts surmotivés aux ravitaillements. Pour bien préparer Paris-Versailles, les séances de côtes et le renforcement musculaire seront ainsi indispensables. On espère que vous n’y avez pas coupé !


 4 difficultés à bien gérer sur Paris-Versailles

1. Km6-km8, c’est la fameuse côte des Gardes. Après 6 km de faux plat légèrement descendant, c’est une pente de 2,5 km avec 7% de dénivelé qu’il faut grimper. Mais sans se cramer car ce n’est là que le début des réjouissances.
2. Km10, une nouvelle petite côte suivie d’une belle descente Km11… Pas de répit, les faux plats s’enchaînent en sous-bois dans la forêt de Meudon.
3. Km13, c’est la côte du cimetière de Viroflay, courte mais intense, moins réputée que la côte des Gardes, elle casse pourtant bien les jambes.
4. Km15, pour le finish, une longue ligne droite de 1,5 km en faux plat montant. Une fin de course qui paraît interminable, surtout à ceux qui ont tout donné quelques kilomètres avant…

La bonne stratégie le Jour J

Sur Paris-Versailles, les concurrents s’élancent toutes les minutes par vagues de 350, dans un ordre sans priorité particulière. Les premiers arrivés le matin seront donc les premiers élancés sur le circuit.
Si vous n’avez pas de chrono de référence qui vous ouvre la porte du sas réservé aux élites, et si vous êtes très motivé, vous devrez vous présenter très tôt dans l’aire de départ, afin de ne pas vous retrouver en queue de peloton. Le premier départ sera donné à 10h, quai Branly, tout près de la Tour Eiffel (accès : RER C, Pont de l’Alma, métros Bir-Hakeim (6) ou Trocadéro (6 et 9).

Une fois le coup de pistolet donné, attention surtout au départ en surrégime, qui se payera bien avant d’arriver à Versailles. L’idéal est de courir cette entame roulante dans un temps légèrement supérieur à la moyenne horaire de l’ensemble de votre effort. Ainsi, si vous avez prévu une moyenne de 16 km/h, vous pouvez très bien faire votre premier kilomètre à 15km/h et rattraper ensuite les quelques secondes supplémentaires, tout au long du parcours restant. Et cela est valable quelle que soit votre vitesse de croisière. Si vous arrivez à ne pas vous laisser emporter par l’enthousiasme durant les premiers kilomètres, vous vivrez une fin de course plus agréable, en dépassant beaucoup de coureurs partis trop vite.



Nicolas Navarro, révélation des J.O de Tokyo, 5e des Championnats d’Europe cet été est le plus autodidacte de nos champions. Cet athlète d’Aix-en-Provence n’a pas fait « ses classes » sur le tartan. Il s’est mis à courir juste pour le plaisir et vise désormais le top 10 des J.O de Paris 2024.

Nicolas Navarro, vous terminez en 2h10’41 » le marathon des championnats d’Europe à Munich le 15 août dernier malgré avec une chute à mi-course. Racontez-nous…

« La course s’est très bien passée jusqu’au 24e km où j’ai été bousculé. Je me suis retrouvé par terre. Ensuite cela a été un peu plus compliqué car il a fallu que je fasse un gros effort pour revenir. Mentalement, cela déstabilise. Il a fallu se reconcentrer, ce qui n’a pas été facile à gérer. Sur la fin, on était encore 6  ou 7 à pouvoir gagner à quelques kilomètres de l’arrivée. Cela s’est joué à la fraîcheur car nous étions tous complément morts sur le sprint final. Il ne m’a pas manqué grand chose pour être sur le podium, c’est dommage… »

Ce chrono en 2h10’ est une belle confirmation après votre le marathon olympique de Tokyo terminé en 2h12’50’’, à la 12e place.

« Oui malgré cette fin de course compliquée à Munich, je suis content car cette 5e place vient confirmer mon résultat sur les derniers J.O. J’avais terminé dans le top 5 aux Europe l’an dernier, je reste dans le top 5, c’était l’objectif que je visais. Cela montre aussi que je suis présent sur les championnats. »

Au moment des J.O de Tokyo, vous travailliez à plein temps. Mais depuis vous êtes passé coureur professionnel. Cela change tout ?!

« Jusqu’à l’an dernier, je travaillais en effet chez Decathlon. Pour mes gros objectifs, je posais donc des congés sans solde. En septembre dernier, j’ai rejoint la SCO Sainte-Marguerite, avec un partenariat avec les Pompiers du 13. C’est grâce à eux que je vis aujourd’hui de la course à pied. Ma vie a clairement changé ! Avant, il fallait tout cadrer entre boulot et entraînements. Désormais, j’ai plus de temps, notamment pour faire de la kiné, de l’ostéo, ce que je négligeais avant. Soigner sa récup’, c’est aussi important pour progresser quand on enchaîne les kilomètres. »


Nicolas Navarro, pensiez-vous atteindre un jour ce haut niveau ?

« Pas du tout ! Quand j’ai commencé, je voulais juste pour me faire plaisir sur les courses du coin. Je me suis vite au jeu des chronos, en terminant souvent devant et en progressant à chaque fois.  Le plaisir ne m’a jamais quitté depuis. »

Avant d’être marathonien, vous aviez entamé une carrière cycliste qui a tourné court…

«Oui, j’ai commencé le cyclisme à 11 ans et arrêté à 18 ans après une mauvaise chute. Je m’étais fracturé trois vertèbres. Cela m’a stoppé pendant trois mois. Je n’ai pas repris ensuite, même si je roule toujours beaucoup. Je me suis tourné vers la course, moins chronophage, aussi pour suivre mon grand frère (Julien Navarro, ndlr) qui faisait du trail. J’ai touché un peu à toutes les courses locales, en alternant 10 km, semi et trails les week-ends. »

Nicolas Navarro, en bonne place sur les Championnats de France de semi-marathon 2021 aux Sables d'Olonne.
Nicolas Navarro avait terminé 3e des France de semi-marathon 2021 aux Sables d’Olonne en 1h05’07 ».

Votre premier marathon, c’était où et quand ? 

« A Montpellier en 2013, un an après mes débuts en course. J’y étais allé au feeling, juste pour le défi, sans prépa spécifique. J’avais bouclé en 2h28’, adoré cet effort long et l’ambiance. Depuis, le marathon est devenu ma distance de prédilection. »  

Votre progression a été constante sur marathon, de 2h28’’ à 2h08’. Gagner 20 minutes en dix ans, c’est beau !

« Merci. J’ai réussi à m’améliorer un petit peu à chaque fois, en collaboration avec mon entraîneur. Cette progression a été linéaire car très progressive. Nous n’avons pas brûlé d’étapes en voulant aller trop vite ou en augmentant trop le volume. Cela a pris du temps, mais cela paye maintenant ! »

Une journée type pour vous, cela ressemble à quoi ?

« Toute la semaine, je fais deux ou trois entraînements par jour. Avec la musculation et la kiné, c’est rythmé, on ne s’ennuie pas. Le week-end, je fais une sortie longue seulement. En volume, je tourne à 230 km les grosses semaines de préparation marathon, et autour de 150 km à 180 km le reste du temps. »

Nicolas Navarro, votre record sur marathon est en 2h08’29’’. Quel chrono visez-vous à moyen terme ?

« A Séville en février dernier, je visais le record de France de Benoit Z (2h06’36’’). J’étais sur les bases de 2h06 pendant 30 km mais je n’ai pas tenu sur la fin. Depuis, Morhad Amdouni l’a amélioré à Paris (2h05’22’’). L’objectif reste le même : descendre le chrono. Je sais que je peux gagner du temps. Il m’a manqué un cycle d’entraînement complet sur ce marathon. J’étais mieux préparé pour Valence, que j’aurai dû courir en décembre dernier mais j’ai dû y renoncer suite à une blessure aux ischios. »

Retournerez-vous à Valence en décembre prochain ?

« Je ne pense pas. Mon prochain gros objectif, c’est la qualification pour Paris 2024. On ne sait pas encore quand la sélection ouvrira. Si c’est en février, cela ne sert à rien que je vise un gros chrono en décembre à Valence, je retournerai alors plutôt à Séville mi-février. C’est encore indécis pour l’instant… »

L'équipementier On accompagnera Nicolas Navarro jusqu'aux prochains JO de Paris 2024.

Nicolas Navarro, l’équipementier On vous accompagnera jusqu’aux prochains J.O. Racontez-nous cette collaboration.

« Je testais les produits On depuis quelques mois déjà, notamment la nouvelle paire en carbone. Il m’a fallu un peu de temps d’adaptation pour m’assurer que la paire me convenait bien. J’étais chez un autre équipementier (Nike, ndrl) depuis un certain temps. Je me suis rapidement habitué, avec des chronos identiques à l’entraînement. Le projet m’a aussi séduit car je participe aussi au développement de la prochaine chaussure et c’est intéressant. »

Nicolas Navarro, un chrono rêvé pour les prochains J.O de Paris 2024 ? 


« Après ma 12e place à Tokyo, je rêve forcément de faire mieux en 2024, avec un top 10. Si j’ai la chance d’y être, il y aura une émulation très forte entre les Français qui courront à domicile. A Tokyo, j’avais couru seul, sans mes proches. A Paris, ils seront là, c’est un fort soutien pour moi. Je vais tout faire pour me rapprocher de la première place, même s’il faut rester lucide, on ne va pas jouer le premier rôle… »

Quelle est votre séance fétiche sur marathon ?

« Les sorties longues, forcément, il faut aimer le long sur marathon. Je monte jusqu’à 40 km. C’est là qu’on peut jauger si la forme est là ou pas. J’aime aussi bien les séances sur piste. Je me mets derrière mon coach à vélo, je n’ai pas à réfléchir, juste à le suivre et j’aime aussi cet effort. »


Quels conseils donner à ceux qui rêvent de battre leur record sur  marathon ?


« 
Je dirai d’abord de toujours garder la notion de plaisir, c’est essentiel. Ensuite y aller progressivement. Il ne faut pas saquer sa prépa en 10 ou 12 semaines en attaquant pieds au plancher. Le jour J, il faut aussi en garder sous le pied jusqu’au 30e km. On doit courir les deux premiers tiers facilement, comme si c’était de la balade ou presque, sinon on gardera un mauvais souvenir de son marathon et cela n’est pas le but. »

Avez-vous déjà frappé le mur du marathon ? Avez-vous des conseils pour l’éviter ?


« Oui, à Séville, j’ai pas mal ralenti sur la fin de course. Je pense que ce mur est juste musculaire. Il ne faut donc surtout pas se griller en partant trop vite. Il faut aussi bien se ravitailler, dès le 5e km en s’hydratant systématiquement. »

Un mot pour conclure sur la grosse performance de votre compagne, Floriane Hot, sacrée championne du monde des 100 km avec un nouveau record d’Europe à la clé (7h04’03’’)?

« Ce qu’elle a fait, c’est très très fort. Je suis super fière d’elle, et tous ses proches le sont aussi. Elle a impressionné énormément de monde et s’est même impressionné elle-même je pense ! »


Un couple de champions vit dans l’émulation ?

« Oui, clairement, on se tire clairement vers le haut à l’entraînement et on se soutient aussi en dehors des séances. C’est vrai que je pense que je sois à haut niveau avant Floriane, cela l’a boosté et lui a montré qu’en travaillant, elle pourrait aussi faire des grandes choses. Et elle l’a prouvé très rapidement. C’est que du positif ! »



La Parisienne, célèbre course féminine, a rassemblé 14 000 femmes au cœur de Paris pour sa 25e édition. Pour l’occasion, son nouveau 10 km a fait sensation.  

On l’aime cette Parisienne. Qu’on la découvre pour la toute première fois, ou qu’on y revienne, pour la Xe année. Cette course est un rituel pour des milliers de femmes, fidèles. Mais c’est aussi, pour de nombreuses participantes, une occasion parfaite pour épingler un premier dossard.

Car en 25 éditions, cette course féminine phénomène, pionnière du genre en Europe, a motivé des milliers de femmes à se lancer en course à pied. Une vraie success story !

Sororité et ambiance rythmée

Quel que soit l’objectif visé, ce 11 septembre, le plaisir fut partagé. Tunnel transformé en boîte de nuit avec DJ Steve Kondo au micro, percussions, orchestres, refrains rocks, danseuses de french cancan ; l’ambiance était rythmée et décontractée du départ à l’arrivée… Et la sororité transpirait de ce peloton bigarré. Dans le cortège, des femmes de tous âges, de tous les départements, de tous horizons. Heureuses de partager leurs foulées sous un soleil presque inespéré.

Au réveil ce dimanche, du ciel bleu. De quoi redonner le sourire après un samedi pluvieux, qui a un peu plombé l’animation sur le village posté sur le Champ-de-Mars.

Cette 25e était particulière. Pour cette reprise post-Covid, 16 000 inscrites pour 13 680 classées. La participation marque le pas par rapport aux « folles années » dont certaines se souviennent. Mais elle double par rapport l’édition 2021 en demi-teinte avec 6 500 classées.

La Parisienne 2022 proposait un nouveau parcours de 10 km.

Nouveau 10 km réussi pour La Parisienne

On peut donc parler d’un retour gagnant, avec une belle nouveauté à la clé. Car pour la première fois, un 10 km était proposé. Cette deuxième distance s’est ajoutée au traditionnel 7 km en format marche ou course.

Départ au pied de la Tour Eiffel, sur le pont d’Iéna, passage devant le Palais de Tokyo, sur les Champs-Élysées, Petit Palais/Grand Palais, le Pont Alexandre III, Bir-Hakeim… Les monuments ont défilé tambour battant.

Avec pour le 10 km, un joli crochet jusqu’à la Pyramide du Louvre. C’est Leila Bessalem qui inscrit son nom au palmarès de cette nouvelle distance. Elle a bouclé le parcours en 39’22. Derrière elle, 3 026 classées sur ce nouveau 10 km de rentrée.

La course de 7 km a vu défiler 6 279 coureuses avant que 4 375 marcheuses ne leur emboîtent le pas, sans se presser, profitant d’avoir Paris « rien qu’à soi ».

Tous les résultats de La Parisienne 2022 ICI.



Cette Saucony Ride 15 est une référence de la marque américaine. Sur ce nouvel opus, une semelle plus épaisse et un avant-pied plus large plus de confort.

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Cette Saucony Ride 15 est un bon compromis entre amorti et dynamisme. Moins amortie qu’une chaussure typée longues distances, moins légère qu’une chaussure plutôt adaptée aux distances plus courtes. La paire se veut donc polyvalente. Des footings courts aux sorties longues, en passant par les séances de fractionnés.

Mieux : elle pourra même s’imposer comme une unique paire (entrainement et compétition) pour bon nombre de coureurs. Cette version 15 apporte toutefois quelques nouveautés.

Une semelle plus épaisse pour plus de confort

En effet, si le drop de la chaussure reste à 8 mm, c’est la semelle intermédiaire qui surprend. Car elle est beaucoup plus épaisse que les modèles précédents. 35 mm au talon et quelques grammes de moins que la Ride 14 sur la balance.

La composition de la mousse n’a pas changé. Technologie PWRRUN propre à Saucony. Même si elle semble clairement plus légère, plus moelleuse mais aussi plus réactive avec davantage de rebond que la version précédente.

Le confort reste son point fort. Toutefois, à l’enfilage, une première surprise. La chaussure semble bien plus large que le modèle précédent. Est-ce dû à la forme très évasée de la semelle qui procurerait une plus grande stabilité au sol ? Peut-être…

Le mesh n’a pas changé. Toujours en maille technique très aéré. Les lacets plats élastiques permettent de bien serrer sans pour autant écraser le cou-de-pied.

Enfin, on peut noter deux boucles sur le haut du pied pour le passage des lacets. Boucles qui sont fixées assez bas à l’avant de malléole. Cela permet de mieux tenir les côtés de la chaussure.

Seconde surprise : la semelle intérieure. Elle est différente des versions précédentes. Cette fois en mousse PWRRUN, elle apporte un surplus de confort très sensible. Si on l’ôte pour insérer sa semelle orthopédique, le ressenti ne sera plus du tout le même !

Au premier essai, sur un footing de 10 km, une troisième surprise. Avec la largeur de la chaussure à l’avant du pied et la semelle de propreté très épaisse, je rentre avec de belles ampoules. Mince alors. J’ai pourtant couru le marathon avec le modèle précèdent sans aucun souci !

Je choisis donc de changer de chaussettes, en prenant un modèle plus épais. Puis je serre mieux mon pied dans la chaussure. Finalement, les ampoules vont disparaitre après deux ou trois sorties.

Saucony Ride 15, une bonne paire à tout faire

Au final, après 200 km parcourus avec cette Saucony Ride 15, je valide sa polyvalence. Elle est aussi à l’aise sur une grosse séance de fractionné que sur des footings longs.

Rien à dire sur l’accroche de la semelle extérieure, même sur du goudron humide.

Je retiens aussi bien sûr le confort, malgré ma petite mésaventure initiale. Avec son épaisse semelle à base de mousse, son empeigne douce, son mesh ajusté et sa large semelle bien stable, cette chaussure représente un excellent choix pour une chaussure à tout faire au quotidien.

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Les 20 km de Paris, c’est dans un mois. Bonne nouvelle, il reste des dossards pour la 44e édition prévue le 9 octobre.

Les 20 km de Paris reviennent le 9 octobre. Cette année, l’organisation propose à nouveau de participer en « présentiel » ou en virtuel.

Deux options pour participer aux 20 km de Paris

En version présentielle, le 9 octobre, le départ sera donné sur le pont d’Iena, sous la Tour Eiffel. On retrouvera avec plaisir son joli circuit filant au cœur de l’Ouest parisien. Tour Eiffel, Trocadéro, Arc de Triomphe, Bois de Boulogne, Roland Garros, Grand Palais, Tuileries, Pont-Royal, berges Rive gauche seront au programme.

Les départs seront organisés en différentes vagues, afin de d’assurer la fluidité du peloton. L’organisation mettra le paquet côté animation. Ainsi, 20 orchestres seront mobilisés sur le circuit, soit un par kilomètre.

Vous ne pouvez pas venir à Paris ? Alors optez pour la version connectée ! Pour y prendre part, il vous faudra courir la distance (20 km) où que vous soyez, du 5 au 8 octobre. Dans votre boîte aux lettres quelques jours plus tard, une médaille et un t-shirt technique du partenaire Joma. Presque comme si vous y étiez…

A un mois de l’évènement, il reste des dossards à prendre pour ces deux versions des 20km de Paris, qui comptent cette année, un nouveau partenaire titre, Vredestein, spécialiste en pneumatique.

5 séances d’entraînement jusqu’au 20 km de Paris

Pas de panique si vous vous décidez sur le tard et manquez d’entraînement. 5 sessions sont organisées jusqu’au jour J. Rendez-vous le 10 septembre au bois de Vincennes. Le 17 septembre, une séance autour de la place Jacques-Rueff, sous la Tour Eiffel. Le 24 septembre, ce sera un tour dans le Bois de Boulogne. Le 1er octobre et 8 octobre, à nouveau deux séances autour de la Tour Eiffel. Ces séances sont ouvertes à tous, mais il est bien évidemment préférable d’être inscrit aux 20 km de Paris.

 



 KIPRUN présente la KD900X, sa nouvelle paire en carbone conçue pour battre des records. Elle est affichée à 150 euros et garantie 1 000 kilomètres. Une belle innovation signée Decathlon !

La KIPRUN KD900X en carbone frappe fort. Cette nouvelle paire vient défier la concurrence sur ce segment « carbone » qui a révolutionné le marché ces trois dernières années. Cette innovation de la marque running de Decathlon s’inscrit dans une stratégie ambitieuse. « Nous avons la volonté d’intégrer le top 5 mondial à court terme. Pour cela, nous accélérons le développement de notre segment ‘performance’ et nous ne pouvions pas ignorer la technologie carbone. Ces ‘super shoes’ sont devenues incontournables chez les élites mais aussi chez les coureurs amateurs en quête de nouveaux records. Nous avons donc eu envie de développer une KIPRUN avec une plaque en carbone. » explique Caroline Sxay, cheffe de produit footwear. Fière, avec toute l’équipe KIPRUN de proposer une paire en carbone à la fois performante, accessible et durable. Car cette KD900X reste fidèle à l’ADN de la marque avec un rapport qualité-prix imbattable.

KIPRUN KD900X, un coût au kilomètre inédit

Elle est en vente à 150 euros sur decathlon.fr ainsi que dans 30 magasins en France. C’est deux fois mois cher que d’autres paires en carbone ! Mieux : cette KD900X affiche un coût au kilomètre inédit. KIPRUN garantit ses propriétés de relance sur 1 000 kilomètres. Une sacrée différence par rapport à ses concurrentes, qui perdent généralement de leur efficacité au bout de 300 kilomètres. «  Nous ne voulions pas obliger les runners à choisir entre la performance et la durabilité. Mettre 250 ou 300 euros dans une paire en carbone certes très dynamique mais jetable car elle servira moins de dix fois, cela fait mal au cœur. Cette exigence de durabilité est l’un des critères qui a guidé la conception », insiste Caroline Sxay.


Une plaque en carbone la plus résistante possible   

Cette conception a duré deux ans. Pour cette grande première, KIPRUN s’est appuyé sur un solide département recherche et développement. Son HUB innovation situé à Taïwan a guidé le choix du matériau carbone, et le laboratoire Tech’Off, spécialiste du carbone chez Decathlon y a ajouté son savoir-faire. « Nous avons ainsi travaillé main dans la main avec notre équipe R&D. La géométrie avant-arrière de la semelle, la dureté et l’épaisseur de la plaque en carbone ont été de sérieux enjeux. Pour nous, c’était une grande première », raconte la cheffe de produit, qui confesse que ce fut un défi collectif. « Nous avons ouvert trois moules différents avant d’atteindre nos objectifs. Sur les premiers essais, la plaque carbone cassait au bout de 50 kilomètres. Nous avons donc créé un deuxième moule, qui n’était pas encore satisfaisant. Puis enfin, un troisième et dernier prototype, cette fois validé par nos différents protocoles de tests ».

Pour la conception de sa Kiprun KD900X, le HUB innovation de Decathlon a guidé le choix du matériau carbone, et le laboratoire Tech’Off, spécialiste du carbone y a ajouté son savoir-faire.
Le HUB innovation de Decathlon a guidé le choix du matériau carbone, et le laboratoire Tech’Off, spécialiste du carbone y a ajouté son savoir-faire.

Une mousse Pebax pour optimiser le retour d’énergie

KIPRUN s’est aussi associé avec un partenaire expert, comme elle l’a récemment fait avec Coros, pour développer sa montre cardio-GPS multisports. Cette fois, un partenariat avec Arkema, spécialiste des matériaux de pointe. Sa célèbre mousse Pebax compose toute la semelle intermédiaire de la KD900X. On sait en effet que la qualité de la mousse fait toute la différence, ou presque, pour garantir la réactivité. En la matière, la mousse Pebax, légère et surtout très réactive fait référence. « Nous avons travaillé la formulation avec les équipes d’Arkema pour arriver à un retour d’énergie de 80% qui place la KD900X au niveau de ses concurrentes en carbone », explique la responsable.

En parallèle, les ingénieurs KIPRUN ont allégé au maximum le poids de la chaussure. Pour courir plus vite, chaque gramme compte. La chaussure pèse ainsi 225 g en pointure 42. « Toute la construction a été optimisée. La tige est plus légère, les contreforts à l’arrière et la languette ont été retravaillés pour être aussi fins que possible. Dans le même temps, nous avons apporté un soin particulier au grip. Car une bonne adhérence contribue également à une bonne relance », insiste Caroline Sxay, également coureuse.

KIPRUN KD900X, D’excellents retours des testeurs

Durant les mois de conception, une trentaine de testeurs ont été mis à contribution. « En plus des nos différents tests mécaniques réalisés dans nos laboratoires à Lille, nous avons fait appel à un panel de coureurs performants. Ils ont effectué différentes sessions d’essais sur plusieurs semaines, avec des débriefings hebdomadaires. A la fin, ils nous ont renvoyé leur paire pour qu’on puisse en mesurer l’usure. Un de nos ambassadeurs italiens a ainsi cumulé plus de 1500 kilomètres et clairement, on ne dirait pas que sa paire a encaissé autant de kilomètres. Les retours des testeurs sont tous excellents ! », se félicite la chef de produit. Convaincu aussi, le champion Yoann Kowal, partenaire KIPRUN, qui a battu deux records sur semi avec cette KD900X.

Mais cette paire en carbone nouvelle génération n’est pas destinée qu’à performer en course, du 10 km au marathon. Elle fera aussi la différence sur des séances rapides type fractionnés pour économiser un maximum d’énergie. Quel gain de temps espérer ? « Les études montrent une économie de course plus importante chez les coureurs rapides (de 3 à 4% entre 13 à 18 km/h) que chez les coureurs plus lents (de 1 à 1,5 % de 10 à 12 km/h) », assure Nicolas Flores, ingénieur Recherche & Développement au laboratoire des sciences du mouvement de Decathlon (SportsLab). Vu le prix, il serait dommage de se priver de nouvelles sensations de vitesse !  

* Dès septembre, sur le site internet  decathlon.fr ainsi qu’en exclusivité dans 30 magasins Decathlon en France.