Tout juste sacré champion de France de marathon à Deauville, le Grenoblois Duncan Perrillat rêve de vibrer plus vite, plus haut, plus fort. Rencontre avec ce champion autodidacte de 29 ans qui a tout plaqué pour briller en athlétisme.

Vous avez décroché le titre de champion de France de marathon à Deauville après une course incertaine, vécue dans la souffrance. Racontez-nous…

« J’ai souffert quelques jours avant la course de douleurs en bas du dos, entre le sacrum et l’os iliaque. Je ne me suis d’abord pas alarmé et puis j’ai voulu me rassurer en faisant un petit footing la veille au soir. J’étais à 6’ au kilomètre, vraiment à la peine ! Je ne voyais clairement pas comment j’allais pouvoir courir 42 km à 18-19 km/h le lendemain. J’ai hésité et j’ai pris le départ malgré tout, en m’échauffant à peine, sans savoir si j’allais aller au bout. Au fil des kilomètres, l’envie de gagner ces France a été plus forte que la douleur. Je n’ai jamais pris le départ d’une course en ayant une telle motivation, ni en souffrant autant !»

Ce trophée tricolore était une revanche suite à votre mésaventure de l’an dernier à Rennes. Gagnant, vous aviez été disqualifié car vous ne portiez pas le maillot de votre club, comme l’exige le règlement.  

« Oui, l’histoire du maillot on m’en parle encore. Etre disqualifié sur ma première course révélation a été difficile à vivre. Je suis passé en quelques minutes de « waouh, je suis champion de France pour mon premier marathon » à « je suis disqualifié, ces 42 km ne comptent pas ». Cette année, j’avais à cœur de refaire mes preuves. Je suis retourné à Rennes, j’ai gagné le marathon en 2h12’37’’, et j’ai décroché le titre national à Deauville. J’aurai bien sûr préféré être plus légitime en gagnant au scratch (le Marocain Alâa Hrioued s’imposant devant 2h16’37’’, ndlr) mais vu mon état, j’étais super content de finir ! »

Duncan Perrillat a remporté le Marathon Vert de Rennes 2022 en 2h12'37'' le 23 octobre.
Duncan Perrillat a remporté le Marathon Vert de Rennes en 2h12’37 » le 23 octobre dernier. ©Stadion

Duncan Perrillat, Rennes l’an dernier, vous aviez fait sensation avec premier marathon couru en 2h14’. Un chrono très prometteur…

« Merci. Je ne m’attendais pas à ce chrono à Rennes l’an dernier mais j’avais tout de même demandé un lièvre pour courir sur les bases de 2h16’. J’avais fait pas mal des séances de 25-30 kilomètres en maintenant des allures à 3’10’’ au kilomètre. J’avais la distance dans les jambes. Je savais qu’avec la fraîcheur, l’envie et l’adrénaline du jour J, j’étais capable de faire une bonne performance. »

On vous découvre à 29 ans mais vous courez depuis longtemps ?

« J’ai toujours aimé courir. Petit, j’accompagnais souvent mon père pendant ses footings. J’ai commencé avec les cross au collège. Vers 17 ans, je me suis plus impliqué, puis à 20 ans, je suis parti aux Etats-Unis avec une bourse sportive pour faire mes études et courir. J’ai travaillé un an à Chicago en mettant l’athlé de côté. Je me défendais, mais pas assez pour faire du haut niveau. Je me disais que les athlètes professionnels étaient déjà très bons jeunes, que je n’avais pas les capacités pour accrocher le haut niveau à 20 ans… »

Victoire sur le dernier semi-marathon de Run in Lyon pour Duncan Perrillat en 1h03'46''.
Victoire sur le dernier semi-marathon de Run in Lyon pour Duncan Perrillat en 1h03’46 ». ©ASO-Morgan Bove

…Et puis votre passion pour la compétition vous a rattrapée ?

« Oui, en 2019, un nouveau job m’attendait à Londres. J’ai profité de deux mois de pause pour refaire quelques compétitions en France. Je me suis rendu compte que j’avais passé un palier. Je me retrouvais au milieu de Français avec des sélections internationales, à faire des places dont je rêvais par le passé. Au cross sélectif pour les Europe par exemple, j’ai terminé derrière Yohan Durand (2h09’ au marathon), devant l’international Simon Denissel. Je n’étais pas attendu, un peu le vilain petit canard parmi ces champions. J’y ai vu un signe. J’ai démissionné avant même de commencer ce nouveau boulot à Londres pour me donner une seconde chance en athlétisme. J’ai d’abord travaillé à mi-temps a côté, puis il y a eu le Covid. Depuis, j’essaie de trouver des sponsors pour m’aider dans ma carrière sportive. Mon club Neuilly-Plaisance Sports me soutient, l’équipementier Hoka m’accompagne, j’ai aussi le soutien de Peyce qui référence toutes les courses. J’en cherche d’autres. »

Duncan Perrillat, quel votre prochain objectif ?

«  Comme l’an dernier, je pars m’entraîner au Kenya mi-janvier et j’enchaîne avec le marathon à Séville le 13 février. J’avais signé mon record l’an dernier en 2h12’12’’. Cette fois, je viserai un gros 2h08’ et un petit 2h09’, qui serait très beau et me mettrait parmi les meilleurs. Je n’ai rien planifié de plus pour l’instant, j’aviserai en fonction pour la suite de la saison ».

Les Jeux olympiques, vous y pensez ?

« Oui c’est un rêve, mais je le dis avec des pincettes car je sais que nous avons une génération très forte sur marathon. Pour l’instant, je ne fais pas partie des trois athlètes qui ont le plus de chance d’être qualifiés. Je suis derrière mais il ne manque pas grand-chose pour passer cette marche et faire partie de ces trois-là. J’ai envie d’y croire ! »

Photo d’ouverture : Marathon de Deauville 2022 – ©Arthur Dirou / Stadion / FFA



Le Half Marathon des Sables a vécu une première réussie en Jordanie en compagnie de 300 concurrents. Trois étapes au cœur du magnifique désert de Wadi Rum, entre dunes et canyons sculptés par des siècles d’érosion. Sandrine raconte…

Ce Half Marathon Des Sables (HMDS) petit frère du Marathon Des Sables (MDS) se court autonomie totale, en 3 distances 70, 100 ou 120 km à réaliser sur 4 jours en 3 étapes avec un jour de repos après les 2 premières étapes.

Après le Pérou et les Canaries, l’équipe emmenée par le charismatique Cyril Gauthier a mis à l’honneur la Jordanie et le Wadi Rum. Un désert féérique dont les paysages lunaires sont mis à l’honneur dans quelques films comme Lawrence d’Arabie ou la saga Star Wars. Après le Marathon des Sables, je ne pouvais pas rater cette petite nouvelle !

Half MDS Jordanie, du sable bien mou partout…

Etape 1 : 26.8 km et 980m de dénivelé +, 27% de sable, 70% sentier et 3% rocailleux (données du roadbook)

Tout commence après une courte nuit et un réveil à 3h du matin. De l’hotel, sur les bords de la Mer Morte, nous ferons 4h de bus pour rejoindre le départ de cette étape 1. Avec, selon les données du roadbook (reçu la veille), un pourcentage de sable d’environ 28% sur ce parcours.

Comment vous expliquer ? Disons que nous accordons à l’organisation le bénéfice d’une erreur de frappe (!). Car ce fut plutôt une épreuve avec 82% de sable. Et du sable mou, très mou… qui laissera les coureurs, novices comme plus expérimentés épuisés par tout ce sable sur lequel il fut très difficile de progresser. Seul le vainqueur multirécidiviste du Marathon des Sables (9 victoires) Rachid El Morabity et ses collègues en tête auront pu courir à 15km/h en moyenne.

Un bon feu pour se réchauffer

Mais la beauté du site compense bien ces efforts ! Une fois arrivée, c’est la découverte de ses compagnons d’alcôves . En effet, nous sommes logés dans des tentes individuelles regroupées en alcôve de six. Au milieu, un feu bien appréciable quand la nuit tombe. Car oui, il a fait froid la nuit, 10-12 degrés tout au plus alors que les températures frôlaient les 30° en journée.

Je retrouve avec plaisir mon équipe qui participe sous les couleurs de Ultra Sports Science, un fond de dotation dédié à la prévention et aux soins des maladies graves chez les ultra sportifs.

Un repas lyophilisé avalé, matelas (crevé, sic), duvet installé…et c’est l’extinction des feux dès 19h. Demain, c’est l’étape longue qui s’annonce. Je sais déjà que je veux faire la distance de 60km, alors un rechargement des batteries s’impose.

Half Marathon des Sables Jordanie
Jusqu’ici, ça roule…

Etape 2 : 62km, 902 D+ et 29% de sable. Réveil à 5h30. Ça pique. MON déroulé/sortie de tente est épique ! C’est donc 62km annoncés avec 902m de D+ et 29% de sable. Cette fois-ci nous sommes vaccinés par l’étape de la veille.

Dès le départ, surprise : c’est roulant et cela fait du bien ! Le premier checkpoint est atteint rapidement (11 km) et c’est au 26ème km que viendra l’heure du choix. 40 ou 62 km.Pour le moment je papote avec un joyeux groupe. Tous à la même allure, en toute convivialité, au milieu de nulle part.

Half Marathon des Sables Jordanie. J'opte pour le 60 km aujourd'hui.

14h pour boucler l’étape longue

Au 26ème km, j’opte pour le 62km, fidèle au défi que je m’étais lancé. Mes jambes suivent, mon dos couine un peu sous le poids du sac. Je suis la seule dans mon groupe à partir vers la gauche. Pas grave… j’avance.

Les deux kilomètres suivants vont très vite me faire regretter mon choix. Du sable, du sable et encore du sable, mou bien entendu. Bientôt, des passages somptueux au creux des canyons rocheux. Je suis comme seule au monde à profiter de ce décor lunaire. Personne à l’horizon, une sensation si rare de nos jours…  

C’est déjà le CP3. Je mange un taboulé lyophilisé je repars accompagnée d’une maman et de sa fille partageant l’aventure.

Juste avant le CP4, je retrouve Justine et Julia, deux sœurs et amies déjà croisées sur d’autres aventures. Et que je ne vais plus quitter jusqu’à l’arrivée. Les jambes commencent à être lourdes, le sac pèse encore lourd sur les épaules. C’est en se racontant nos histoires et en fredonnant un refrain inventé pour l’occasion que nous franchissons la ligne d’arrivée du jour.

Il est 22h, nous avons mis 13h59 pour boucler ces 62km ! L’émotion est intense. Les parents de Justine et Julie les attendent de pieds fermes.

Quelques dromadaires s'invitent au CP du Half MDS Jordanie.
Quelques dromadaires s’invitent au CP .

Décrocher puis dévaler la dune…

Je m’effondre dans ma tente. Oh oui la journée de repos du lendemain va faire du bien !

Le bivouac s’éveille tranquillement ce matin. Les feux réchauffent les petits déjeuners. Ensuite lessive, yoga, papotage, soins de pieds. Un coca bien frais est offert par l’organisation et un dancing organisé en fin d’après-midi. De quoi tous nous remettre en jambes avant cette dernière nuit dans le désert. Quelle ambiance !

Demain, deux départs. Un à 4h30 du matin pour les plus lents (dont je fais bien sûr partie) et un à 6h30 pour les plus rapides. Cela permettra que l’on finisse en même temps.

Etape 3 : 26.6 km et 733D+. 42% de sable ! Mais cette fois-ci, surprise encore, l’étape se révèlera extrêmement roulante. C’est simple, je n’ai jamais autant couru sur une étape. Surtout, un big up au moral avec la montée d’une dune avant la dévale euphorisante. Les deux talons bien plantés, comme des gamins, on s’élance.

Le bivouac du Half Marathon des Sables Jordanie.

Un tour à Petra pour terminer ce half MDS Jordanie

Au loin, déjà se profile l’arrivée. Je continue de courir, rattrapée depuis bien longtemps par les plus rapides partis plus tard. Je passerais la ligne avec beaucoup d’émotions. Quelques larmes de bonheur en recevant la médaille de finisher, a mes yeux remplis de tous ces paysages hallucinants, entre dunes, rochers et canyons.

Le temps d’enfiler le t-shirt de finisher, nous voilà partis en bus pour la visite de Petra, la merveilleuse, pour clôturer en beauté ce périple.

J’en retiendrais l’extrême bienveillance et gentillesse de l’organisation. Je participais comme « medical patrol », concept qui permet d’intervenir auprès de coureurs qui seraient en difficulté avec un équipement médical minimum présent dans mon sac. Cela m’a notamment permis d’échanger avec de très nombreux participants. Tous comme moi rentrent émerveillé de ces 4 jours passés hors du temps (et hors réseau) dans le Wadi rum, ce désert si vivant.

!



Cette Veets Utopik, produite en France est une paire confortable qui tient la route.

Veets, désormais dans le giron de BV sport, apporte encore la preuve avec cette Utopik qu’il est possible de produire une chaussure de course à pied confortable, bien pensée et made in France. A l’heure où l’empreinte carbone est un enjeu, Veets sort clairement du lot. Comme les précédentes Transition (route) et de Veloce (trail), cette nouvelle Utopik est produite en Vendée.

Un chausson tout confort et une belle stabilité

Le look élancé est plutôt réussi. Cela donne un côté futuriste à la chaussure qui fait très « quali ». On voit tout de suite à l’épaisseur de la semelle qu’il s’agit d’un modèle orienté confort. Effectivement cela se ressent en statique et surtout en course !

Le pied est parfaitement protégé, enveloppé par un chausson. On se sent maintenu grâce à la nouvelle languette à effet « strapping » et un renfort au talon prononcé. Le tissu Ecoveets conçu à partir de bouteilles recyclées est doux et ne comprime pas le pied.

La semelle intermédiaire souple et légère en mousse EVA renforce le confort et absorbe bien les impacts au sol. La nouvelle semelle extérieure de cette Veets Utopik est plus large. Cela apporte un haut niveau de stabilité en augmentant la surface d’appui au sol.

Une géométrie spécifique pour la Veets Utopik

Mais tout ce confort a des conséquences sur le dynamisme. Les coureurs plus rapides ne battront pas leur record avec. Et de ce côté le drop de 10 mm est assez handicapant.

Il est d’ailleurs assez paradoxal d’associer un tel drop avec la géométrie en 3 points Instinctech qui doit permettre de déplacer son centre de gravité vers l’avant et ainsi d’adopter une posture de course plus naturelle.

Au final, cette Veets Utopik plaira aux coureurs de 85 kg et plus à la recherche d’un modèle 100% confort pour attaquer un premier semi-marathon voire un marathon.

Les notes du testeur. Amorti : 18/20 Dynamisme : 12/20 Confort : 19/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 14/20

Le + Une chaussure de qualité 100% pensée et produite en France. Le – Un drop trop élevé

Poids : 325 g en 42 Drop : 10 mm.

Il a testé pour vous. Antoine, 42 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées.



La première édition du Marathon Côte Indigo aura lieu les 22 et 23 avril 2023 autour de Saint-Pierre-La-Mer, dans l’Aude. 4 courses à couper le souffle entre Méditerranée et massif de la Clape.

Ce marathon de la Côte Indigo se courra les 22 et 23 avril, pendant les vacances de Pâques autour de Saint-Pierre-La-Mer. Cette station balnéaire située à mi-chemin entre Narbonne et Bézier accueillera 4 épreuves pour cette première. Un 5 km et un 10 km le samedi, puis un semi-marathon et un marathon le dimanche.

Première édition du marathon Côte indigo le 22-23 avril 2023.

Entre vignobles et bord de mer au marathon de la Côte Indigo

Avec ses étendues sauvages, ses vignes, ses plages, son fleuve et son climat doux, la Côte Indigo est un joyau. C’est aussi une terre de sport, puisque que ce territoire accueille déjà depuis plus de 30 ans, deux triathlons.

Les parcours s’élanceront depuis Saint-Pierre-la-mer, les pieds dans l’eau. Ils visiteront l’arrière pays, au pied du Massif de la Clape, entre garrigue et vignobles, avant de revenir en bord de mer via Fleury d’Aude. Route du gouffre de l’œil Doux, route des vins, Chapelle Notre-Dame-de-Liesse (départ du semi-marathon), chemin de la Draille, port authentique des Cabanes de Fleury… Le décor s’annonce particulièrement plaisant. Le dénivelé sera modéré, avec 250 mD+ sur le marathon.

Première édition du marathon Côte indigo le 22-23 avril 2023. Yohan Durand sera parrain de l'évènement.

La convivialité à l’honneur


Pour ce premier Marathon de la Côte Indigo, l’organisation mettra l’accent sur la convivialité. Des animations festives type bandas seront présentes le long des parcours et des ravitaillements seront proposés tous les 2,5km pour les semi et marathon. En tête, on attendant des champions. Yohan Durand, en préparation pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 sera le parrain de l’événement. Les inscriptions viennent d’ouvrir sur le site internet de la course. Et l’organisation cherche des bénévoles.



Le marathon de Deauville attend 8000 concurrents sur ses planches ce week-end. Sur l’épreuve reine, support des championnats de France, Duncan Perrillat et Anaïs Quemener promettent de briller.

Deauville ouvre son festival de running ce week-end. Trois ans seulement pour ce marathon normand qui joue déjà dans la cour des grands. Dès sa première édition, en 2019, il s’est hissé dans le top 10  français.

Cette fois, pour sa 3e édition, 8 000 concurrents dans ses rangs, dont 3300 sur le marathon. Et l’épreuve sera support des championnats de France de la distance. 667 athlètes sont engagés sur ce championnat. »C’est le double des précédents championnats et donc un beau succès. Deauville attire ! » s’enthousiasme Eric Schwartz, l’organisateur.

Dans les starting-blocks, on attend le Marocain Alâa Hrioued. Double vainqueur de l’épreuve, le coureur de Coquelicot 42 tentera la passe de trois. Il devra composer avec Duncan Perrillat, grand favori de ce championnat de France.

Une revanche à prendre pour Duncan Perrillat

En effet, Duncan avait terminé premier du dernier championnat de Rennes (2021). Chrono gagnant en 2h14’49’’, pour son premier marathon, une minute devant Alâa Hrioued d’ailleurs… Mais il avait été privé du titre tricolore, récupéré par le Dijonnais Alexandre Bourgeois, 3e homme et 2e Français. Motif de cette disqualification ? Duncan Perrillat ne portait pas le maillot de son club, Neuilly-Plaisance Sports, comme l’exige le règlement de la FFA.

Marathon-de-Rennes-championnats-de-France
Duncan Perrillat, avait remporté le marathon des championnats de France de Rennes l’an dernier, avant d’être disqualifié.

« L‘histoire du maillot » on m’en parle encore. J’ai trouvé ça nul qu’un règlement nécessaire pour un sport juste ai eu pour conséquence de me faire perdre un titre gagné de façon loyal et équitable. En ce début d’année, 2 choses me tenaient à coeur : gagner le Marathon de Rennes et gagner les France de Marathon. Si je réussis ce combo, je pourrais m’autopardonner, pour cette « boulette » qui m’a coûté si cher », indique l’athlète sur ses réseaux sociaux. De nouveau vainqueur à Rennes, cette fois en 2h12’37 », le Grenoblois promet donc de prendre sa revanche sur les planches. Histoire de terminer en beauté son année.

Gagnante du dernier Paris-Versailles, Anais Quemener est très attendue sur le championnat de France de marathon de Deauville
Gagnante du dernier Paris-Versailles, Anais Quemener est en forme ! ©Paris-Versailles

En forme, Anaïs Quemener !

Côté féminin, la palme semble toute désignée à Anaïs Quemener, la plus capée parmi les engagées. D’autant que la francilienne de la Meute Running, déjà championne de France de marathon en 2016 vit une belle année. Première française du dernier marathon de Paris, courant désormais sous les couleurs de Salomon, elle a notamment remporté Paris-Versailles et la Voie Royale de Saint-Denis ces dernières semaines.

Des parcours propices aux performances

Avec de beaux champions engagés, les records du marathon de Deauville promettent de tomber. Revu l’an dernier, le circuit est désormais plus roulant. Tracé en deux boucles, chacune affichant 50 mètres de dénivelé seulement. « Le départ sera posté juste à côté de la plage. Le cortège passe devant le casino, puis sort de Deauville par St-Arnoult, passe par Tourgeville, les deux hippodromes, avec un retour par la plage qui traverse Bénerville. Ensuite, ce sera l’arrivée sur les mythiques Planches de Deauville avec une ligne droite sublime le long de la mer ! », détaille l’organisateur. Espérons que la météo, annoncée mitigée et ventée, soit finalement plus clémente autour de la célèbre station balnéaire normande.



L’Under Armour Hovr Phantom 3 Storm est une paire toutes distances confortable conçue pour l’hiver avec un traitement déperlant et une empeigne protectrice.

Cette saison, nous avions eu un coup de coeur pour le premier modèle trail d’Under Armour, la Ridge. Nous testons ici une autre nouveauté de l’hiver, la version ‘storm’ du modèle Hovr Phantom 3.

Un traitement déperlant efficace

Coté look, le renfort arrière en plastique, associé à l’épaisse semelle, confère un aspect massif qui semble la destiner aux terrains extrêmes. L’intérieur du contrefort arrière possède un épais coussin en mousse, censé apporter plus de confort.

Le poids de la chaussure est de 345 g en pointure 44. C’est assez élevé pour un modèle polyvalent. Il n’y a pas de languette, le haut de la tige est traité à la façon d’un col roulé et le tissu élastique permet un chaussage-déchaussage facile.

Les premières foulées courues sous la pluie permettent de tester l’efficacité du revêtement déparlant du chausson. Après une bonne heure et quelques passages volontaires dans des flaques d’eau, les pieds sont relativement secs. En tout cas beaucoup plus qu’avec la majorité des modèles de chaussures.

En revanche, la température assez fraîche ne permet pas de tester la respirabilité de l’empeigne annoncée par la marque. Le poids relativement élevé constaté sur la balance n’est finalement pas gênant en courant en endurance.

Under Armour Phantom 3 Storm, une bonne adhérence et du confort

L’adhérence de la semelle extérieure est correcte sur le bitume trempé ou sur des chemins parfois un peu gras.

Même si cette Under Armour Hovr Phantom 3 Storm n’a pas de réelle vocation à être utilisée sur piste, elle aura tout de même droit à un passage sur le tartan mouillé du stade. Bon point pour l’adhérence de la semelle une nouvelle fois.

De plus, la bonne souplesse de la semelle en torsion longitudinale permet de dérouler le pied quasiment à sa guise. Toutefois, on note que l’ensemble manque de dynamisme. C’est la confirmation que son usage principal sera assez éloigné des pistes d’athlétisme.

Une sortie d’environ 90 minutes confirme le confort général. Quelques passages sur des chemins en dévers montrent également la bonne stabilité. Le renfort arrière n’a jamais été gênant. Les coureurs ayant prévu de courir régulièrement sur des chemins seront peut-être bien inspirés d’éviter le coloris gris fantôme. S’il est très sobre, il est en revanche plus salissant qua les versions noire, orange bleu pétrole.

Pas de puce GPS intégré

Contrairement à d’autres modèles Under Armour, comme la Velocity Wind, le principe de la puce GPS incluse dans la semelle extérieure n’a pas été reconduit. Ce système ingénieux pouvait séduire des coureurs occasionnels n’ayant pas de montre GPS dédiée à la pratique de la course à pied.

Au final, cette Under Armour Phantom 3 Storm avec son traitement déperlant fait le job. On court les pieds au sec, et dans le confort sur route comme sur chemins. Pour autant, pas de réélle vocation trail.

Les notes du testeur : Amorti : 14/20 – Confort : 17/20 – Souplesse : 15/20 – Stabilité : 14/20 – Dynamisme : 14/20.


Les + Style un peu décalé des standards, bonne efficacité du traitement déperlant.
Les – Peu polyvalentes.



Evadict, Compressport, Odlo, Salomon, The North Face… 5 vestes phares cette saison pour rester au sec sous la pluie et à l’abri des rafales.

Avant de commencer ce banc d’essai, un petit rappel utile. Concernant les vestes imperméables, il y a deux indices clés à connaître.

L’imperméabilité d’abord.  Elle est quantifiée en schmerber. Plus le chiffre est élevé, moins la veste laissera passer l’eau. Le minimum requis sur des trails à matériel obligatoire est de 10 000 schmerber.

La respirabilité ensuite, c’est souvent le MVTR qui est utilisé. Il correspond au taux de transmission de la vapeur d’eau. Plus le chiffre est élevé plus la respirabilité est bonne. A 30 000 MVTR, le vêtement est extrêmement respirant. A 5 MVTR, il est peu respirant. Nous indiquerons pour chaque test ces deux indices.  

Veste imperméable Salomon Bonatti GTX Shakedry

veste-impermeable Salomon Bonatti GTX Shakedry

C’est la plus haut de gamme de la collection Salomon. Elle est totalement imperméable grâce à la technologie Gore-Tex, en plus d’être légère et respirante. J’ai pu la tester sous la pluie battante sur le Nice by UTMB 50 K. Grâce à son soufflet dans le dos, elle s’enfile facilement sur un sac de 12 litres.

veste-impermeable Salomon Bonatti GTX Shakedry

Un détail de taille

Les pressions du bas, mis à part le fait de bien la maintenir sur le haut du short, permettent de l’enrouler pour la porter à la taille, et ce sans devoir s’arrêter en course. Elle est aussi compactable, équipée d’une capuche minimaliste et élastique qui s’ajuste parfaitement au visage (sans cordon ni tirette).

C’est LA veste idéale pour partir à l’aventure en toute sécurité ! Destinée aux traileurs exigeants, elle affiche un prix élevé, justifié par sa technicité.

Imperméabilité:  28 0000 schmerber – Respirabilité: 28 000 MVTR
Compactable : Oui Sac possible sous la veste: Oui
Poids : 180 g Prix : 300 €

Testée par Sandrine Nail-Billaud.

On a aimé : Etanche, légère, pratique en course. On a moins aimé : Une seule coupe unisexe, un seul coloris et un prix élevé.

Veste imperméable Evadict

Veste impermeable Evadict
Ici en version féminine. Elle existe aussi en noir.

Son imperméabilité dans la norme de ce qui est demandé sur les ultra-trails. Elle est plutôt ajustée donc si vous souhaitez la porter sur  un sac de trail ou sur un maillot un peu épais, il faudra prévoir alors une taille supplémentaire. La capuche est enveloppante avec une mini-visière rigide et le col veste remonte haut sur le menton pour une bonne protection. A l’avant, deux poches, c’est un vrai confort rien que pour glisser des gants !

Parfaitement étanche

Je l’ai testé sous des pluies importantes, elle reste parfaitement étanche. Sa respirabilité n’oblige pas à l’ouvrir quand la température dépasse les 10 degrés. L’ajustement est excellent dans la coupe femme, elle ne remonte en course grâce à son élastique à la taille.

Elle est compressible et livrée avec une pochette de rangement. Pas forcément utile en course mais pratique pour transporter la veste humide ou sale sans tremper le reste des affaires. Efficace et très compétitive, elle remplit parfaitement sa mission, sans transformer le coureur en cocotte-minute. Mais on notera que le tissu est peu « bruyant », ce qui peut devenir usant sur des courses de plusieurs heures !

Imperméabilité:  10 000 schmerber Respirabilité: 20 000 MVTR – Compactable : Oui – Sac possible sous la Veste: Non
Poids: 214 g

Testée par Sandrine Nail-Billaud.

 On a aimé : Prix, 2 poches à l’avant, coupe homme et femme. On a moins aimé : Etanchéité minimale, un seul coloris, difficile à attacher autour de la taille.

Veste imperméable Odlo dual dry waterproof insulated

Veste imperméable Odlo dual dry waterproof insulated

Ultra imperméable, ultra respirante, bref cette veste est taillée pour les conditions extrêmes.  Son look est à la fois sobre et futuriste. Elle n’est ni trop « serrante » ni trop large et le système de serrage au niveau de l’ourlet permet de l’ajuster parfaitement.

Au premier regard, une impression de solidité et de confort. Et dès le premier test, on sera bien au chaud et protégé grâce notamment à l’isolation OCTA 50% plus légère que la polaire conventionnelle et ultra chaude grâce aux fibres recyclées creuses du fil. 

Une protection poids plume

Son imperméabilité et sa respirabilité largement au-dessus de la moyenne isolent de l’extérieur tout en maintenant au sec à l’intérieur. Elle permet d’envisager sereinement des sorties au cœur de l’hiver. La capuche est très enveloppante et ajustable. La dual dry est dotée d’une poche intérieure imperméable au niveau de la poitrine. Son encombrement reste acceptable pour une veste avec ce niveau de confort. Mais c’est surtout son poids plume pour ce niveau de confort qui en fait, à notre avis, l’une des meilleures du marché.

Imperméabilité : 20 000 schmerber – Respirabilité : 50 000 MVTR – Compactable : non – Sac possible sous la veste : oui

Poids : 136 g Prix : 290 €.

On a aimé : Confort, isolation et légèreté. On a moins aimé : Le prix, mais il est en lien avec la qualité de la veste.

Veste imperméable The North Face First dawn

Veste impermeable-The North Face First dawn

C’est une veste à emmener partout, hyper pratique et efficace. Même si au premier abord elle donne une impression très « plastique » cela ne se ressent pas lorsqu’on l’enfile, au contraire. Elle dégage une impression de légèreté.

Elle est conçue à partir de tissus à coutures scellées DryVentTM à deux ou trois couches qui sont étanches, coupe-vent et respirants. Pas d’infiltration d’eau, c’est efficace. Le tissu est très résistant est compatible avec le port d’un sac. La capuche est partiellement réglable et elle s’adaptera plus ou moins bien à votre morphologie.

Un bon rapport qualité/prix  

La poche arrière est pratique pour ranger gels, clés et téléphone. Et on peut l’utiliser pour compresser la veste qui prend alors une place minimale, aspect stratégique en trail. The North Face a voulu innover avec des poignées de manches partiellement élastiques, cela ne m’a pas convaincu car cela flotte un peu sans être gênant. Cette First Dawn reste une veste abordable en prix pour ce niveau de finition et parfaite pour un ultra ou une sortie hivernale en ville.

Imperméabilité : 15 000 schmerber Respirabilité : NC – Compactable : oui – Sac possible sous la veste Oui

Poids : 175 g Prix : 170 €.

On a aimé : L’excellent rapport qualité prix.  On a moins aimé : Les poignées de manches semi élastiques… pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

Compressport Hurricane coupe-vent

Cette Hurricane n’est pas une veste imperméable, mais un bon coupe-vent. Légèrement déperlante ; elle protège temporairement d’une averse mais n’imaginez pas vous lancer sur un trail avec. D’ailleurs, elle ne propose pas de capuche. Une fois cette précision faite force est de constater que Compressport propose un produit de qualité. Elle est très légère : 108 g pour le modèle homme, avec un tissu doux agréable au toucher.

Technologie on/off

Parfaitement ajustée, elle donne une sensation de seconde peau tout en se sentant totalement libre de ses mouvements, avec une coupe plus longue au niveau du dos.

Compressport a travaillé sur la respirabilité (technologie On/Off), avec des alvéoles qui s’ouvrent pour une respirabilité accrue lorsque le rythme s’accélère. Cela sonne très marketing mais cela fonctionne. Compactable, elle remplacera avantageusement les maillots longs en étant à la fois plus efficace et moins épaisse.

Compactable : oui – Sac possible sous la veste : non

Poids : 108 g Prix : 120 €

On a aimé : La poche arrière invisible accessible des 2 côtés qui peut accueillir une gourde.On a moins aimé : Le tissu hyper fin et donc potentiellement fragile.



Le test d’effort n’est ni un examen compliqué ni réservé aux champions. S’il permet de détecter d’éventuels risques cardio-vasculaires, il apporte également de précieux conseils pour s’entraîner et progresser, quel que soit l’objectif.

Le test d’effort : à quoi ça sert ?

En pratique, la course à pied induit un certain nombre de modifications physiologiques, en fonction de l’âge, du niveau de pratique et du type de sport. Évaluer et mesurer directement ces modifications donne une indication assez fiable du niveau de forme et des capacités. Voilà pourquoi il est intéressant de faire un test par an. Mais encore faut-il savoir choisir le moment dans sa saison pour réaliser le test, car les résultats ne sont valables qu’à un instant T. Évidemment, on peut toujours refaire une épreuve à d’autres moments de l’année pour évaluer sa progression. Mais dans tous les cas, les résultats obtenus sont autant de paramètres fondamentaux pour l’entraînement.

La fréquence cardiaque maximale (FCM), la VO2 max, la vitesse maximale aérobie (VMA) et les vitesses de course dans différentes zones d’entraînement (seuils, VMA) permettent en effet de planifier des séances personnalisées et donc beaucoup plus bénéfiques pour le coureur. Sans être un geek de la course à pied, une fois votre cardiofréquencemètre programmé et grâce à ces paramètres, vous maîtriserez beaucoup mieux votre entraînement. Il vous suffira ensuite de suivre votre préparation pour être toujours assuré de courir aux bonnes vitesses et aux bonnes intensités. Une aide personnalisée, indispensable pour progresser et éviter le surentraînement.

Test d’effort : une préparation souvent déroutante

La phase de préparation d’un test d’effort est souvent un peu déroutante. D’abord, par le nombre d’électrodes réparties sur le corps. S’il y en a beaucoup, c’est pour pouvoir mieux suivre et évaluer la réponse cardiaque à l’effort, en temps réel. Le test se déroule en présence d’un cardiologue et d’un ou une assistant(e). Avant de monter sur le tapis, on enregistre la taille et le poids mais aussi la lactatémie du coureur, c’est-à-dire le taux de lactate dans le sang. Pour cela, on applique une crème chauffante sur le lobe de l’oreille afin de faire affluer le sang, puis on en prélève une goutte. On peut ainsi mesurer précisément le taux de lactate avant, pendant et après l’effort. Pour finir, on passe le masque étanche, un passage obligé qui permet entre autres de mesurer la VO2 max du coureur, en calculant le débit d’oxygène par minute et par kilo.

Test d’effort : choisissez le tapis

Après un quart d’heure de préparation, vous voilà enfin paré pour le test. Il peut se faire soit sur tapis de course, soit en ergocycle. Si vous avez le choix, il vaut toujours mieux passer un test d’effort dans son sport de prédilection, un tapis de course dans votre cas, un vélo pour les cyclistes, afin que le résultat soit le plus fiable possible. L’environnement doit également être dédié, car si vous cherchez à obtenir des données utiles pour votre entraînement, il faut passer un test à visée sportive et pas seulement pour la recherche d’une éventuelle pathologie cardiaque.

Après un petit échauffement en mode marche puis marche rapide, le test débute réellement, à 10 km/h. Puis, petit à petit, toutes les 1mn 30s, la vitesse augmente de 1 km/ h. L’objectif est évidemment d’aller le plus loin possible. Au début l’allure est assez facile à tenir, mais la difficulté se cache dans l’accumulation, car à chaque nouvelle vitesse on doit augmenter l’allure en supportant la fatigue déjà accumulée. Le médecin suit le coureur en permanence, en lui donnant les informations sur l’épreuve et en contrôlant la progression.

Pour la plupart des coureurs entraînés, jusqu’à 15 km/h (soit 9 minutes de course), la séance reste supportable, avec l’impression de passer d’une sortie en endurance à un entraînement au seuil. Les choses se corsent vraiment à partir de 16 km/h, lorsque l’effort devient nécessairement plus intense et qu’on entre vraiment dans le dur. C’est l’objectif visé.

Test d’effort : pour mieux connaître vos limites

Si vous avez déjà effectué des tests d’effort, l’objectif est généralement d’atteindre la même vitesse dans les mêmes conditions, voire de faire mieux. Faire moins bien est toujours un peu décevant. Cela peut être dû à un manque de forme, ou à l’âge qui avance inexorablement et diminue vos capacités. A l’inverse, franchir un palier est toujours excitant, car cela signifie en effet mathématiquement une amélioration de votre VMA, et donc de votre niveau de performance global.

Lorsque vous sentez que votre limite est atteinte, vous l’indiquez au médecin qui entreprend de réduire la vitesse du tapis. Attention, la fin est toujours délicate et, à cause de la fatigue, il est assez difficile de suivre le tapis, même si la vitesse diminue. Une fois descendu de l’engin, il faut encore se plier au prélèvement d’une dernière goutte de sang à l’oreille, pour mesurer l’augmentation de la lactatémie dans le sang durant l’effort. Au final, ce test vous aura permis de constater votre niveau de forme et de mieux connaître vos limites.

Test d’effort et interprétation des résultats

Le test apporte des informations indispensables pour l’entraînement, comme la fréquence cardiaque, mais surtout la VMA. C’est le paramètre le plus intéressant car il est moins dépendant de conditions extérieures (vent relatif, parcours, dénivelé, fatigue). Il donne des repères précis et une indication assez fiable permettant de tirer un plus grand bénéfice de la séance. En détail, voici les principaux résultats à attendre :

FCM La fréquence cardiaque maximale est le nombre maximum de pulsations par minute que le cœur peut produire durant un effort.

VMA La vitesse maximale aérobie (VMA) est la vitesse à partir de laquelle le coureur consomme le plus d’oxygène (son VO2 max). À cette vitesse, la consommation est dite « maximale ». Elle n’augmente plus, indépendamment de l’intensité de l’effort. C’est une vitesse que l’on peut tenir de 4 à 8 minutes maximum selon l’entraînement.

VO2 max Cette valeur exprime le volume maximal d’oxygène que le sujet peut consommer par minute et par kilos. Donnée en ml/min/kg, elle est d’environ 45 à 50 chez l’homme peu entraîné. Elle peut atteindre 90 ml/min/kg chez un champion tel que Kilian Jornet (information donnée sur son blog). Plus cette valeur est importante et plus un sujet peut fournir un effort d’une intensité élevée.

Planifiez vos séances grâce aux résultats du test d’effort

La dernière étape du test d’effort est arrivée. Maintenant que vous avez les résultats, il est temps de programmer votre cardiofréquencemètre et commencer vos séances d’entraînement. Voici un tableau pour vous aider, approximatif car dépendant des différences entre les individus selon les capacités et l’entraînement.

test deffort programmation seances



Plus de 47 700 coureurs ont terminé le Marathon de New York marqué par la chaleur et l’énergie débordante de milliers de spectateurs.

New York et son magic marathon ont célébré 47 743 finishers ce dimanche. La 51e édition  s’est disputée sous une météo particulièrement chaude.

La chaleur moite, inhabituelle à cette période de l’année, a corsé la traversée des cinq quartiers en 26.2 miles. Mais les concurrents se sont surpassés dans la liesse générale. Environ deux millions de spectateurs étaient massés au bord des célèbres avenues.  

2000 Français de retour au marathon de New York

Ce marathon de New York a retrouvé sa pleine mesure. Après le jubilé (50 ans) de l’an dernier, disputé en petit comité, ce marathon de New York a retrouvé sa pleine mesure. En 2021? 25 000 finishers seulement, soit moitié moins qu’à l’accoutumée. En effet, les coureurs de l’espace Schengen n’avaient pas pu entrer aux Etats-Unis, les frontières ayant rouverts au lendemain de l’événement. Rageant ! 

Marathon de New York. Toute une ville descend dans la rue.

Cette fois, les étrangers étaient de retour. Parmi eux, 2044 Français particulièrement impatients. Le plus rapide de nos compatriotes, Fouad Latreche termine en 2h30’50’’ devant Thierry Guibault en 2h35’.

A New York, la France représente le premier contingent de touristes. Et l’histoire d’amour dure depuis des décennies. New York, c’est le marathon à courir une fois dans sa vie. Un rêve pour beaucoup qui n’est toutefois pas à la portée de toutes les bourses. Car aller croquer la grosse pomme coûte environ 3 000 euros.

Le Kenya triomphe après une scène poignante

En tête, on a cru un temps à la victoire de Daniel Do Nascimento. Affichant un chrono en 2h04’, l’athlète brésilien était même sur les bases d’un record. Depuis Staten Island, il a mené un train d’enfer. Mais à 10 kilomètres de l’arrivée, il s’est écroulé, paralysé par les crampes.

Le Kenyan Evans Chebet lui est alors passé sous le nez. Victorieux du marathon de Boston ce printemps (2h06’51’’), Chebet a géré au mieux sa course pour décrocher le titre new yorkais. En 2h08’41 », il s’impose avec 12 secondes d’avance sur l’Ethiopien Shura Kitata, suivi par le Néerlandais Abdi Nageeye, médaillé d’argent aux J.O de Tokyo.

Avec sa victoire, Chebet offre le grand chelem au Kenya. Cette année en effet, Eliud Kipchoge a gagné Tokyo (6 mars) puis Berlin (25 septembre), Evans Chebet, Boston (18 avril) avant New York, Amos Kipruto à Londres (2 octobre) et Benson Kipruto à Chicago (9 octobre).C’est la première fois qu’une nation remporte les six courses des Abbott World Major marathons en une année. 

Vue sur Manhattan, depuis l'un des nombreux ponts de ce marathon de New York.
Vue sur Manhattan, depuis l’un des nombreux ponts de ce marathon de New York.

L’authentique exploit de Sharon Lokedi

Et le Kenya réalise un doublé avec la victoire inattendue de Sharon Lokedi. Car la compétition féminine fut aussi palpitante. Une bataille entre l’Israélienne Lonah Salpeter, l’Éthiopienne Gotytom Gebreslase et Sharon Lokedi, révélation de ce marathon de New York.

Dans Central Park, l’Israélienne Lonah Salpeter a d’abord accéléré, laissant Gebreslase et Lokedi sur ses talons. Puis Lokedi a trouvé les ressources pour prendre le lead, déposant ses concurrentes. Son avance n’a cessé de croître sur les dernières minutes de course. Elle décroche ainsi la victoire 2 h 23’23’’, avec sept secondes d’avance sur l’Israélienne et 15 secondes sur Gebreslase, championne du monde 2022. Un véritable exploit pour cette Kenyane de 28 ans qui courait le premier 26.2 miles de sa carrière !



En conservant en Thaïlande son titre mondial de trail long acquis en 2019 au Portugal, Blandine L’Hirondel a réalisé un authentique exploit. Un bonheur ne venant jamais seul, les Bleues remportent également de nouveau l’or par équipes. Toujours sur le format long, l’expérimenté Nicolas Martin a fait parler sa science de la course pour s’emparer de l’argent. Même couleur de médaille pour l’équipe de France masculine, à la fois sur cette distance et sur le format court. Retour sur ces épreuves de trail et de course en montagne qui ont montré que même dans des conditions extrêmes, les Tricolores restaient parmi les meilleurs coureurs du monde.

Mondiaux de Trail : Blandine L’Hirondel sur le toit du monde

Trois ans après son sacre au Portugal, Blandine L’Hirondel a réédité son exploit. Si, en 2019, elle avait surpris tout le monde en montant sur la plus haute marche du podium dès sa première sélection, cette année, elle était donnée favorite. Très affûtée, la gagnante de la CCC 2022 à Chamonix fin août a su résister à la pression, ainsi qu’aux très éprouvantes conditions climatiques de Chiang Mai, en Thaïlande, où se déroulait la compétition. La Normande s’impose en devançant de plus de 12 minutes la Suédoise Ida Nilsson et de 24 minutes la troisième, l’Espagnole Gemma Arenas Alcazar.

« Ce titre est un aboutissement, ça me donne envie de pleurer rien que de le dire, savoure celle qui avait déjà été sacrée championne d’Europe cette année. C’est le fruit de beaucoup de travail. En 2019, j’étais outsider, je n’avais aucune pression. Là, j’étais la grande favorite. Je me suis battue jusqu’au bout. Nilsson était très costaude, j’ai vraiment cru pendant la première partie de course qu’elle était au-dessus. C’est ce qui rend la victoire en plus belle. »

Mondiaux Trail long LHirondel
Blandine L’Hirondel sur le toit du monde. Photo DR

Des Bleues en or

Derrière Blandine L’Hirondel, leader incontestée de l’équipe, ses coéquipières ont « fait le boulot ». Et de belle manière ! Audrey Tanguy et Marion Delespierre ont ainsi réalisé une superbe course d’équipe, en restant ensemble du premier au dernier des 78 kilomètres d’un parcours comptant 4800 m de dénivelé positif. Elles se classent sixième et septième main dans la main, une émotion intense pour la Lyonnaise Marion Delespierre qui effectuait ses grands débuts sous le maillot tricolore.

Ce résultat permet à la France de décrocher la médaille d’or, comme au Portugal il y a 3 ans, le classement étant établi à partir des résultats des 3 premières coureuses du team. Les 3 autres Françaises de l’équipe terminent dans le top 20 avec Jocelyne Pauly 15e, Manon Bohard Cailler 19e et Laure Paradan 20e.

Mondiaux de Trail : Nicolas Martin, expérience et excellence

Six ans après avoir décroché l’argent des Mondiaux, Nicolas Martin est toujours là. Dans une course qui s’annonçait très ouverte, le Français, 36 ans au compteur, n’a rien pu faire contre le jeune Américain Adam Peterman, vainqueur de la Western States 100 cette année, qui s’est envolé après le 30e kilomètre. Nicolas Martin ne s’est pas affolé pour autant et a fait parler toute son expérience pour conserver sa deuxième place jusqu’au bout, terminant en solitaire une grosse douzaine de minutes derrière Peterman.

« Pour être honnête, je ne pensais pas gagner une autre médaille en individuel dans ma carrière, confiait l’athlète de l’AL Echirolles, éprouvé comme tous les traileurs par la chaleur humide. Il y a plus de densité qu’avant. Je suis resté assez discret aujourd’hui, même si j’avais d’assez bonnes jambes. J’ai pris quelques risques puis j’ai vu rapidement que j’étais un ton en-dessous de l’Américain. » Il termine à près de 13 minutes de l’Américain et devance l’Italien Andreas Reiterer de plus de 8 minutes.

Trail Long Nicolas Martin
Photo DR

Des hommes en argent sur le long

Comme chez les femmes, l’équipe de France place trois athlètes dans le top 10, avec les 6e et 10e places de Thibaut Garrivier et Paul Mathou. Pour leurs débuts chez les Bleus, les deux hommes n’ont pas démérité, même si le premier nommé visait plus haut mais n’a pas pu s’exprimer pleinement, après être tombé malade en Thaïlande.

Un tir groupé insuffisant toutefois pour devancer par équipes les Américains. Les Français repartent tout de même avec une belle médaille d’argent, avec une densité de coureurs à laquelle on peut associer Martin Kern, 15e, Ludovic Pommeret, 23e et Arthur Joyeux-Bouillon, 28e.

TRAIL LONG ARGENT
Photo DR

Mondiaux de Trail : Argent encore sur le trail court

Sur le format court masculin (40km), qui était sans doute l’épreuve la plus relevée de ces Mondiaux, les Français ont été quatre à se hisser dans le Top 15. Ils décrochent, comme leurs homologues du long, la médaille d’argent, derrière l’Italie et devant le Royaume-Uni. A distance du podium occupé par le Norvégien Stian Angermund, intouchable, l’Italien Francesco Puppi et le Britannique Jonathan Albon, Thomas Cardin, très solide, se classe 6e. Suivent Frédéric Tranchand, 12e après une fin de course difficile, l’inévitable Julien Rancon, 13e, Timothée Bommier, 15e, et Kevin Vermeulen, 17e.

TRAIL COURT ARGENT
Photo DR


Les Bleues auraient bien aimé les imiter, mais ont connu une course compliquée, handicapée pour plusieurs d’entre elles par des petits problèmes de santé rencontrés au cours des derniers jours en Thaïlande. Sur ce format court remporté par la Roumaine Denisa Dragomir, 2 Françaises finissent dans les vingt premières : Mathilde Sagnes, 12e, et Esther Eustache, 17e. Les 3 autres Tricolores terminent au-delà de la 25e place, Louise Serban Penhoat étant 28e, Anaïs Sabrié 31e et Candice Fertin 37e.

« La France, une grosse nation du trail ! »

« On est super contents, ça a été une bonne journée et les trois-quarts des athlètes vont rentrer en France avec une médaille, concluait Adrien Séguret, entraîneur national du trail. Le bilan global est très satisfaisant, on montre une nouvelle fois que nous sommes une grosse nation du trail, avec beaucoup de très bon coureurs. Ça paye dès qu’on parle d’équipe, même si la densité internationale augmente. »

Mondiaux de course en montagne, dur pour les seniors

Conjointement aux Mondiaux de Trail se déroulaient également les Mondiaux de Course en Montagne. Si les différentes épreuves (montée sèche et montées et descentes junior et senior) ont essentiellement consacré les coureurs éthiopiens et ougandais, les Français ont oscillé entre satisfactions et déceptions.

Sur le format montée sèche couru en ouverture de ces Mondiaux, 8,5 km pour un peu plus de 1000 m de dénivelé positif, la France n’alignait qu’une équipe féminine. Derrière un trio intouchable (l’Américaine Allie McLaughlin, l’Autrichienne Andrea Mayr et la Suissesse Maude Mathys), la première Française, Christel Dewalle, a pris la 8e position. Adeline Martin, 15e, et Clementine Geoffray, 22e, positionnent l’équipe tricolore à la quatrième place collective.

Sur le format classique, un parcours particulièrement court (10,7 km) et intense malgré un dénivelé moins prononcé que d’habitude (475 m d’ascension et de descente), et dans des conditions difficiles avec une température très élevée et des Ougandais survoltés, les équipes masculine et féminine n’ont hélas pas pu s’appuyer sur des leaders à 100 % de leurs capacités. Sylvain Cachard, fiévreux depuis la veille, a été contraint à l’abandon dès la première bosse. Christel Dewalle, qui souffrait de problèmes gastriques depuis plusieurs jours, a dû se contenter de la 31e place.

Malgré ces coups du sort, l’équipe féminine composée d’Adeline Martin, 10e, Marie Nivet, 16e et Clémentine Geoffray, 22e, n’est pas passée loin du podium, se classant 4e. Chez les hommes, Théodore Klein, 12e, Baptiste Fourmont, 23e et Killian Allaire, 31e, ont permis à la France de prendre la 6e place collective.

Mondiaux de course en montagne, des juniors à la fête

La satisfaction est venue des collectifs juniors, avec des garçons sur la deuxième marche du podium et des filles en bronze. Melaine Le Palabe, Baptiste Cartieaux, Pierre Boudy et Antonin Thérond d’un côté, Lili Beck, Pauline Trocellier, Nelly Clément et Fannie Sapet de l’autre, ont ainsi montré tout le potentiel de la jeune génération française, prête à prendre la relève.

Montagne juniors hommes open
Photo DR
Montagne bronze juniors femmes
Photo DR


Cette Salomon Phantasm offre un bon compromis confort/dynamisme, ce qui la rend polyvalente à l’entraînement comme en compétition.

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Cette saison, Salomon élargit sa gamme route et propose une nouvelle version de sa Phantasm plus polyvalente que l’élitiste Phantasm S/Lab CF que nous avions testée au printemps.

Sa semelle intermédiaire intègre une mousse Energy Surge légère et réactive. Sur la partie inférieure, une autre mousse plus ferme, Energy Cell, assurera le stabilité. Par ailleurs, une plaque Energy Blade associant TPU et fibre de verre couvre les deux tiers de la longueur de la semelle. La marque a préféré ce matériau au carbone, très en vue en ce moment. A performance comparable, cette fibre composite serait plus “facile à conduire”, donc moins élitiste, nous a-t-on expliqué chez Salomon.

Elle est enchassée entre les deux couches de mousse. Dernière particularité, un rocker « reverse camber »provoquant un effet bascule vers l’avant. Voila pour les principales caractéristiques de cette Phantasm, présentée comme rapide et confortable.

La Salomon Phantasm existe en plusieurs coloris, dont ce bleu indigo.

Salomon Phantasm, confort & dynamisme

A l’essayage, comme sur la version S/Lab, le chaussant est assez étroit. Son poids de 250 grammes en pointure 44 est très correct dans cette gamme. La cambrure à l’avant est assez prononcée, provoquant un effet de bascule favorisant la réception sur le tiers avant du pied. Cela permet une propulsion immédiate.

Cet effet est surtout flagrant lorsque l’on augmente l’allure. D’ailleurs, cela peut même se faire même sur un terrain très humide car l’adhérence de la semelle est bonne sous la pluie. Y compris sur la piste, domaine où cette cambrure bien marquée est un atout pour enchaîner les séquences  à vitesse rapide.

En revanche la stabilité latérale nous est apparue moyenne, ce qui la réserve plutôt au bitume, voire aux chemins très bien revêtus. A l’usage, le confort est appréciable sur des séances d’environ 90 minutes avec quelques variations d’allure. Ce confort ressenti permet d’ailleurs d’envisager des courses de longue distance.

Au final, les adeptes de la marque Salomon apprécieront avec cette Phantasm le bon compromis entre dynamique et confort préservé. On pourra ainsi l’utiliser pour tous types d’entraînement comme en compétition jusqu’au marathon.

Les notes du testeur : Amorti : 16/20 – Confort : 17/20 – Dynamisme : 17/20 Stabilité : 14/20 Souplesse : 16/20

Il a testé pour vous… 57 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

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Des antibiotiques sont mis à l’index pour effets indésirables en provoquant, notamment, des tendinites d’Achille. Le point avec notre médecin.

Les antibiotiques de la famille des quinolones et fluoroquinolones font l’objet de restrictions d’utilisation. Il s’agit ainsi de minimiser le risque d’effets indésirables. Durables et invalidants, ces effets délétères affectent principalement le système musculo-squelettique (tendons, muscles, articulations) ainsi que le système nerveux.

En effet, après traitement par fluoroquinolones, les tendinites, notamment d’Achille ont été démontrées par une enquête du ministère de la Santé dès 1992.

Quinolones : un rapport bénéfice/risque jugé défavorable

Concernant les quinolones, leur rapport bénéfice/risque est désormais jugé défavorable par le Comité de pharmacovigilance européen (PRAC). Apurone® (fluméquine), la seule quinolone commercialisée en France, est désormais retirée du marché. S’agissant des fluoroquinolones (ciprofloxacine, lévofloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, ofloxacine et loméfloxacine), elles sont désormais à réserver aux infections pour lesquelles une antibiothérapie est indispensable.

En cas de suspicion de tendinite, il est donc conseillé de consulter immédiatement son médecin. L’apparition de tendinite (œdème, douleur) doit être systématiquement recherchée dès les premiers jours de traitement. Sa mise en évidence entraînera l’arrêt thérapeutique et la mise au repos des tendons concernés avec strapping et talonnette (bilatéral pour le tendon d’Achille, même si l’atteinte est unilatérale).

Une douleur interne de la cheville localisée derrière la malléole ? C'est peut-être une tendinite du jambier postérieur.

Les 7 principaux antibiotiques responsables de tendinites

Les antibiotiques à base de fluoroquinolones et de quinolones pouvant entraîner tendinites et ruptures d’Achille sont surtout prescrits dans les infections urinaires, prostatiques, ostéo-articulaires et ORL. En voici la liste :

SubstancesSpécialités
FLUOROQUINOLONES
CiprofloxacineCiflox® et génériquesUniflox®
LévofloxacineTavanic® et génériques
MoxifloxacineIzilox® et génériques
NorfloxacineSpécialités génériques
OfloxacineOflocet® et génériquesMonoflocet®
LoméfloxacineLogiflox®Decalogiflox®
QUINOLONE
FluméquineApurone®

Le tendon d’Achille en première ligne

Les tendinites induites par les fluoroquinolones et les quinolones ne sont pas exceptionnelles. En dehors des personnes âgées de plus de soixante ans, aux tendons plus fragiles, les sportifs sont bien sûr plus exposés que les sédentaires.

Dans 98% des cas de tendinite, c’est le tendon d’Achille qui est atteint. Dans 50% des cas de rupture, celle-ci est inaugurale. Le délai d’apparition moyen suivant la première prise de fluoroquinolone est de dix jours pour les tendinites et de vingt jours pour les ruptures tendineuses. La survenue de cet événement et son évolution restent imprévisibles. Néanmoins, on peut estimer que l’évolution est favorable dans 66% des cas avec, pour les tendinites, un délai de guérison inférieur à trente jours.

En pratique, il faut savoir que, depuis 1993, sur la notice Vidal® figure une mise en garde du laboratoire. « Les tendinites parfois observées sous traitement antibiotique aux fluoroquinolones, peuvent conduire à une rupture tendineuse touchant plus particulièrement le tendon d’Achille et surviennent notamment chez le sujet âgé. Ces tendinopathies peuvent survenir dès les premières 48 heures et devenir bilatérales (des deux côtés). La survenue de ruptures tendineuses semble être favorisée par la prise de corticoïdes au long cours. Afin de limiter le risque de tendinites, il convient d’éviter l’administration de ce médicament chez les personnes âgées, chez les sujets ayant des antécédents de tendinites ou soumis à une corticothérapie ou exerçant une activité sportive intense. Le risque de rupture est plus important au moment de la reprise de la marche d’un patient alité. »

D’autres médicaments peuvent favoriser les tendinites

Les fluoroquinolones et les quinolones ne sont pas les seuls médicaments qui peuvent induire des tendinites. Pour l’instant, aucune enquête n’a été effectuée de manière vraiment scientifique (en double aveugle) dans une population de sportifs.

En attendant, et en pratique, si une affection nécessite un traitement antibiotique, il est indispensable de prévenir son médecin traitant que l’on pratique une activité sportive, notamment le running. On doit être d’autant plus vigilant que l’on est déjà sujet aux tendinites. Mais aussi si l’on a un taux d’acide urique élevé ou que l’on est traité à la cortisone pour une autre affection.

Pour être complet sur la question des médicaments induisant des problèmes musculo-tendineux, signalons que le Roaccutane® ainsi que les médicaments consommés pour faire baisser le cholestérol (fibrates et statines)  peuvent donner comme effets secondaires des manifestations douloureuses musculo-articulaires a et donc favoriser les tendinites.



Cette Nike Alphafly Next%2 aux pieds de tous les champions fait valser les chronos. Une paire hyper performante mais aussi très élitiste.

L’Alphafly Next% est déjà iconique. Sa première version avait amorcé une folle course au « carbone » chez les équipementiers. En 2019, c’était avec un prototype qu’Eliud Kipchoge avait bouclé le marathon sous la barre des 2h.

Depuis, la saga carbone se poursuit. Presque tous les champions des grands marathons chaussent cette Alphafly. Et les records tombent. Nike revient donc trois ans plus tard avec une Alphafly Next%2, version améliorée de sa paire « qui fait courir plus vite ».

La Nike Alphafly Next%2 gagne en confort

Quelles différences alors par rapport à la première Alphafly Next% ? Le drop d’abord. Il passe de 4 mm sur la première Alphafly à 8 mm sur cette deuxième version, ce qui la rend un peu moins exigeante.

Ensuite, la géométrie de la semelle est légèrement revue. En effet, le talon est désormais un peu large, assurant une meilleure stabilité. Pour le confort, une fine couche de mousse a été ajouté sur les unités Air Zoom à l’avant du pied pour une transition plus douce.

Autre nouveauté : la paire est désormais dotée de l’Atomknit 2.0. Cette technologie maintient bien l’avant-pied, assure la respirabilité au­-dessus des orteils et offre un rembourrage confortable sous les lacets.

Nike-Alphafly-Next%2

Pour le design, on retrouve tous les codes de l’Alphafly. Notamment l’ épaisse semelle au talon en forme de pointe, signature visuelle de la marque. Cette hauteur est exactement dans la limite autorisée en compétition par World athletics.

L’ensemble est massif mais le poids affiche 235 g sur la balance en 44. Assez léger. Quoique cette Nike Alphafly Next%2 n’est pas la plus light parmi les paires en carbone. L’Asics Metaspeed Sky+ par exemple que nous avons testée dans le cadre d’un banc d’essai pèse 205 g en pointure 44.

Une paire toujours élitiste et exigeante

Malgré ces améliorations, le confort n’est clairement pas la priorité avec cette Alphafly. Il faut augmenter l’allure pour bénéficier de l’effet de propulsion produit par la plaque de carbone et la mousse.

Son épaisse semelle n’affecte pas la stabilité. Sur piste, dans les virages, la pose de pied se fait sans contrainte ni retenue, permettant de se concentrer sur sa foulée. Si la rigidité de l’ensemble ne favorise pas les allures lentes, lors de séances sur route avec variations d’allure, la paire apparaît finalement plus confortable qu’au premier abord.

Beaucoup de coureurs pourront utiliser cette AlphaFly Next%2 sur 10 km ou semi-marathon. En revanche, il faudra envisager une adaptation pour les porter sur marathon, en les utilisant sur des sorties longues.

Enfin, le tarif très élevé de cette paire pourra faire hésiter à les porter régulièrement à l’entraînement. Car se pose alors la question de la durabilité, notamment le maintien des caractéristiques de l’ensemble « mousse et plaque carbone ». Nike annonce une utilisation optimale sur 300 kilomètres. Soit un euro au kilomètre ! Quand on sait que Kiprun garantit sa nouvelle KD900X en carbone 1000 kilomètres pour deux fois moins cher, il y a de quoi sérieusement hésiter !

La prédominance de ce modèle chez les élites favorisera peut-être un achat par mimétisme. Mais on rappellera à toute fin utile que cette paire exigeante nécessite de savoir la « conduire ».

Les notes du testeur. Confort : 16/20 – Amorti : 17/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20 Dynamisme : 20/20



Un premier dossard est toujours un rendez-vous inoubliable. Et le 10 kilomètres est la distance idéale pour vous lancer. Ni trop longue, ni trop courte. Mais autant prendre le départ sans risquer la panne. Voici tous les conseils pour réussir cette première course, du plan de préparation à la ligne d’arrivée.

Objectif 10 kilomètres : choisissez le bon rendez-vous

Le 10 kilomètres est la distance reine en course sur route, une épreuve très populaire et accessible, peu importe le niveau de départ. C’est d’ailleurs ce qui explique le succès de cette distance, idéale pour conjuguer plaisir de courir et défi personnel. Il faut choisir une course avant tout pour se faire plaisir, si possible une compétition importante (avec une distance mesurée officiellement) qui rassemble beaucoup de coureurs. La fête sera d’autant plus belle avec beaucoup de monde dans les rangs et sur les côtés. La course doit être suffisamment organisée (vestiaires, consignes, restauration) pour qu’une fois sur place vous n’ayez plus rien à prévoir.

10K adidas - depart elites A.S.O.:Bastien Seon
Le départ du 10km de Paris – Adidas 2022. Photo ASO – Bastien Seon

Objectif 10 kilomètres : préparez-vous un minimum

Si la distance n’est pas excessive, ce n’est pas non plus une distance anodine, que l’on peut aborder sans préparation. Et pour mettre toutes les chances de votre côté, il faut être attentif à tous les détails et savoir anticiper les derniers préparatifs. En effet, sur une première course, tout est nouveau, on découvre un nouvel environnement.

Prévoyez votre sac et vos affaires la veille, et non le matin de la course. Attention à ne rien oublier : affaires de course (vêtements techniques), change et nécessaire pour la douche. Sparadrap pour protéger les tétons des frictions du T-shirt et crème antiéchauffement pour l’entrejambe et les aisselles. N’oubliez pas votre certificat médical de non-contre-indication à la course à pied (sauf si vous êtes licencié en athlétisme), indispensable pour récupérer votre dossard.

Pour être sûr d’être plus tranquille et de limiter le stress du départ, il faut donc arriver sur les lieux au moins une heure en avance. C’est la base d’une course réussie ; en évitant la panique au début, on peut mieux se concentrer sur son départ.

Objectif 10 kilomètres : l’échauffement, un incontournable

Gardez toujours au moins un quart d’heure avant le départ afin de suffisamment vous échauffer avec un jogging tranquille pour préparer vos muscles et faire un peu monter les pulsations cardiaques avant de fournir un effort. Plus la course est rapide, plus l’échauffement est important, le départ étant toujours plus rapide sur de courtes distances.

Idéalement, il faudrait, après avoir d’abord effectué un footing léger, faire quelques lignes droites et des étirements actifs pour être prêt à fournir immédiatement un effort important.

Objectif 10KM Photo Sporlab -Edux
Objectif 10 KM. Photo Sporlab-Edux

Objectif 10 kilomètres : le départ… et la suite

La meilleure stratégie est de se préserver au départ pour pouvoir accélérer sur la dernière partie de course. Cela s’appelle un « negative split ». Dans les courses de fond, c’est une tactique parfaite et surtout payante. Durant le premier tiers de la course, il faut rester en aisance respiratoire, c’est-à-dire courir sans forcer. Il faut pouvoir maintenir le bon rythme dans le deuxième tiers et, enfin, accélérer dans la dernière partie de la course, si c’est possible.

Mais prendre du plaisir reste la notion capitale, qui doit primer sur tout le reste. Gardez les yeux grands ouverts pour en profiter au maximum et ne rien perdre de ce premier rendez-vous. Faites le plein d’émotion ! Et cela passe aussi par le dialogue avec les autres coureurs : n’hésitez pas à aller vers les autres, au moment du départ il règne une ambiance indescriptible, des sourires et des yeux émerveillés sont sur tous les visages. Les courses sont avant tout de grandes fêtes. Vous allez adorer !

Une fois la course terminée, prenez quelques jours pour récupérer et pour profiter pleinement, en restant sur votre petit nuage. L’idéal est aussi de faire une séance de décrassage le lendemain. 20 minutes de footing très tranquille vont permettre d’éliminer les toxines accumulées. Cela permet aussi d’étirer les muscles sans contraintes excessives.

Objectif 10KM Photo Martins Zemlickis
Photo Martins Zemlickis

Objectif 10 kilomètres : le plan d’entraînement en 4 semaines

Grâce à notre plan de préparation en 4 semaines, vous allez pouvoir vous aligner en toute sérénité sur votre première course. Votre objectif sera d’aller au bout de la distance, sans viser un temps ou un chrono particulier. Gardez à l’esprit que cette première course est avant tout une découverte, un galop d’essai pour se situer sur la distance. Les performances, on en parlera plus tard…

Objectif 10km – Plan d’entraînement Semaine 1

Lundi : 5min marche + 30 min endurance + 5min marche
Mardi : Repos
Mercredi : PPG
Jeudi : 5 min marche + 15 min endurance + 7 x (1 min 30 vite. Récup 1 min trotté) + 15 min endurance + 5 min marche
Vendredi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Samedi : Repos
Dimanche : 5 min marche + 40 min endurance + 5 min marche

Objectif 10km – Plan d’entraînement Semaine 2

Lundi : 5 min marche + 45 min endurance + 5 min marche
Mardi : Repos
Mercredi : PPG
Jeudi : 5 min marche + 15 min endurance + 7 x (2 min vite. Récup 1 min trotté) + 15 min endurance + 5 min marche
Vendredi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Samedi : Repos
Dimanche : 5 min marche + 55 min endurance + 5 min marche

Objectif 10km – Plan d’entraînement Semaine 3

Lundi : 5 min marche + 45 min endurance + 5 min marche
Mardi : Repos
Mercredi : PPG
Jeudi : 5 min marche + 15 min endurance + 7 x (3 min vite. Récup 1 min trotté) + 15 min endurance + 5 min marche
Vendredi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Samedi : Repos
Dimanche : 5 min marche + 1 h 05 min endurance + 5 min marche

Objectif 10km – Plan d’entraînement Semaine 4

Lundi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Mardi : Repos
Mercredi : PPG
Jeudi : 5 min marche + 30 min endurance + 5 min marche
Vendredi : Repos
Samedi : 5 min marche +30min endurance + 5 min marche
Dimanche : COURSE SUR 10 KM

COMPRENDRE LES SÉANCES :
5 min marche + 15 min endurance + 7 x (3 min vite. Récup 1 min trotté) + 15 min endurance + 5 min marche : Commencez par 5 minutes en marchant, puis 15 minutes en courant (en endurance). Poursuivez avec 7 fois 3 minutes vite, avec une récupération de 1 minute en jogging actif. Terminez par 15 minutes en endurance et 5 minutes de marche.
Étirements pour conclure la séance.
PPG : exercices de préparation physique générale.



La saison de trail des GTWS 2022, débutée en mai dernier à Zegama-Aizkorri, s’est achevée avec les finales disputées à Madère. Après 6 courses prestigieuses réparties tout au long de l’année et 5 épreuves consécutives lors des finales, qui rassemblaient les 30 meilleurs hommes et 30 meilleures femmes de la saison, c’est le Suisse Rémi Bonnet et la Néerlandaise Nienke Brinkman qui remportent le titre. Thibaut Baronian et Anthony Felber intègrent le Top 10 masculin. Chez les femmes, 3 Tricolores, Elise Poncet, Julie Roux et Theres Lebœuf, figurent dans le Top 10.

Golden Trail World Series 2022 : Rémi Bonnet au-dessus du lot

Le Suisse Rémi Bonnet n’aura laissé que des miettes à ses adversaires. En tête du classement général à l’issue des 6 épreuves de l’année, il a survolé les finales de tout son talent. Avec 4 victoires sur les 5 courses disputées à Madère la semaine du 24 au 30 octobre, Bonnet a tué le suspense. Il remporte le titre 2022 devant le Marocain Elhousine Elazzaoui, qui a bataillé jusqu’à la toute dernière course, dimanche 30 octobre, pour souffler la 2e place au Français Thibaut Baronian, finalement 3e. Le jeune Anthony Felber, très régulier durant les finales, termine à une belle 9e place au général.

GTWS Bonnet Photo GTWS
Rémi Bonnet impérial. Photo GTWS

Golden Trail World Series 2022 : Nienke Brinkman impressionnante

Il n’y a pas eu plus de suspense chez les femmes que chez les hommes. Largement en tête au général avant les épreuves finales de Madère, la Néerlandaise a remporté 3 des 5 courses de la semaine et remporte le titre de championne 2022. Elle devance l’Américaine Sophia Laukli et l’Espagnole Sara Alonso, brillante en début de saison avec notamment sa victoire au Marathon du Mont-Blanc. Côté français, satifaction avec la 4e place d’Elise Poncet, mais également la 7e place de Julie Roux et la 10e place de Theres Lebœuf.

La prochaine saison des Golden Trail World Series, circuit de référence mondial, débutera au printemps prochain avec le fameux rendez-vous en terre basque de Zegama-Aizkorri.

GTWS Brinckman Photo GTWS
Nienke Brinkman aura dominé la saison 2022. Photo GTWS


10 528 coureurs ont participé au Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes sous le soleil de la Côte d’Azur. Au terme de cette 14e édition, un nouveau record féminin sur la distance reine.

Le ciel, le soleil et la mer sur ce Marathon des Alpes Maritimes. Une météo idéale – quoique un peu chaude ! -, sur cette 14e édition. Cette année, ce marathon phare du calendrier s’est disputé un peu plus tôt en saison, en même temps qu’une autre classique du Sud de la France, Marseille-Cassis. Mais cela n’a pas empêché l’évènement azuréen de faire le plein.

Il faisait déjà bon au départ du Marathon Nice-Cannes ce 30 octobre.
Il faisait déjà bon à 8h, au départ du Marathon Nice-Cannes ce 30 octobre. @activimages

Nouveau record féminin sur le marathon

Dans les rangs, 10 528 participants – dont 26% d’étrangers. Tous ont donc profité à plein du décor « 4 étoiles » sur ce grand défilé de la Promenade des Anglais de Nice à la croisette de Cannes.

Sur l’épreuve reine du week-end, 4 437 classés. En tête, le Kenyan John Langat. Vainqueur en 2h10’25’’, il suivi par deux compatriotes, Vincent Rono en 2h10’40’’ et Japheth Kosgei en 2h13’39’.

Le premier française et Maralpin, Lucas Gehin termine à la 6ème place au scratch en 2h30’06 ».

Chez les femmes, les deux favorites, l’Ethiopienne Zenebu Fikadu et la Kenyane Sharon Jemutai ont couru ensemble jusqu’au 16e kilomètre. Puis Fikadu a creuse l’écart pour voler vers la victoire. Nouveau record pour l’épreuve à la clé, en 2h28’15 ». Elle termine loin devant Sharon Jemutai, en 2h34’12 ».

A noter une belle bagarre pour la troisième place entre la Suédoise Hanna Lindholm et la Française Aline Camboulives. C’est finalement la Suédoise qui grimpera sur le podium en 2h39’57 ». Aline Camboulives, habituée de la course, terminera à la 5e place au scratch en 2h51’10’.

Vu la chaleur ce dimanche 30 octobre, la baignade était appréciée sur la plage de Cannes, à l'arrivée du Marathon Nice-Cannes.
Une baignade rafraîchissante sur la plage de Cannes, récompense à l’arrivée du Marathon Nice-Cannes. ©activimages

Marathon Nice-Cannes : des courses à partager

En parallèle, 290 équipes de 3 à 6 coureurs se sont partagés ce circuit longeant la Méditerranée  et en passant notamment par le célèbre Cap d’Antibes et son fort carré.

Parmi les relayeurs, Charles Ange Ginésy, président du Département des Alpes-Maritimes engagé aux couleurs du 06. Sur le duo de 2 x 21 km, 550 binômes en lice se sont partagés la visite du littoral azuréen.

Enfin, dernière course à l’affiche ce dimanche, le 20 km. Tracé entre Nice et Villeneuve Loubet, sur la première partie du marathon, ce petit dernier lancé il y a trois saisons s’avère particulièrement roulant.

En tête, des chronos gagnants pour Victor Leroy en 1h04’ et Augustine Emeraux en 1h16’16’’, premiers parmi les quelque 1500 classés.

Vu la douceur inhabituelle de ce dernier week-end d’octobre, de nombreux finishers se sont offerts une baignade sur la plage de Cannes.  

Tous les résultats du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes ICI.



Les courses de novembre s’annoncent réjouissantes. Marathon, semi, 10 km, trails, voici une sélection de belles épreuves à ne pas rater.

Ce mois d’octobre fut particulièrement chargé ainsi avec 662 courses au calendrier français dont 18 marathons. Le mois qui s’ouvre lui emboîte le pas avec 401 courses de novembre prévues au fil des prochains week-end. Parmi elles, des incontournables à (re)découvrir pour faire la fête ou bien tenter une nouvelle performance.

Saint-Pol-Morlaix fêtera sa 50e édition le 5 novembre prochain
©Saint-Pol-Morlaix, Yves Mainguy.

Saint-Pol-Morlaix, 50 ans pour le diamant breton

Dans le jargon, on surnomme Saint-Pol-Morlaix le « diamant breton ». L’organisation compte parmi les anciennes en France. Plusieurs fois primée à l’échelon français, 3 fois support de championnats de France sur les 2 distances : un record ! Le 6 novembre, cette classique bretonne fêtera sa 50e édition. Le champion du monde Pierre-Ambroise Bosse sera le parrain de cette édition. Les concurrents seront gâtés : médaille collector, un t-shirt et un tour de cou. Le circuit phare de 22 km s’élance de la cathédrale de Saint-Pol de Léon et s’achève au viaduc de Morlaix. Une première moitié de parcours plutôt montante, puis une fin de parcours plus descendante. Pour ceux qui souhaitent connaître leur temps sur semi-marathon ? Un point de chronométrage sera installée aux 21.1 km. Un 10 km est aussi à l’affiche entre Taulé et Morlaix. Les inscriptions se clôturent le 3 novembre !

Marathon du Charolais, toujours vachement sympa

Authentique, ce marathon du Charolais est emmené par une bande de passionnés, le club allure libre de Gueugnon. Cette course de Bourgogne-Sud fait partie depuis des années des Festiviales-Challenge de la Convivialité, c’est un signe qui ne trope. La bonne ambiance assurée sur les petites routes de campagne du pays Charolais et le long des berges de l’Arroux. En plus du traditionnel marathon, depuis l’an dernier, un 10 km et un semi s’ajoutent à l’affiche le week-end du 5 et 6 novembre.

Sur le Lyon Urban Trail by night, on crapahute à la frontale au coeur de la ville des lumières.
Sur le Lyon Urban Trail by night, on crapahute à la frontale au coeur de la ville des lumières.

Lyon comme vous ne l’avez jamais vue sur LUT by night

Le 5 novembre, le Lyon Urban Trail by night vous fera manger du Lyon au clair de lune 37 km 24 km, 14 km ou 8 km. Une façon insolite de découvrir la ville des lumières et son patrimoine classé à l’Unesco. Car les circuits sont très joueurs entre la rive droite de la Saône, le quartier Saint-Jean, les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse notamment. Ainsi, sur la formule reine de 37 km comptez 1 400 m de dénivelé, près de 6000 marches à gravir ou dévaler,  une quinzaine de parcs et des sites exceptionnels. L’arrivée sera jugée au pied des théâtres romains de Fourvière. Les deux plus longues distances sont UTMB Qualifier.

Course des lumières, des courses de novembre solidaires

Eclairons la nuit pour tous les malades, c’est le slogan de la Course des Lumières qui soutient via votre inscription à la fois des hôpitaux, des fondations et des associations. Depuis 2010,  plus d’un million d’euros collectés au profit d’organismes de santé. L’événement propose de se rassembler à la tombée de la nuit, en marchant (4km) ou en courant (10 km), munis d’un objet lumineux. Rendez-vous à Paris le 19 novembre,  à Toulouse et Bordeaux le 26 novembre, mais aussi à Lyon le 3 décembre, puis Marseille le 10 décembre.

Marathon du Cognac, 3 jours de fiesta

Gourmand et convivial à souhait, ce marathon charentais prévu le 12 novembre. En boucle autour de Jarnac, on découvre les vignobles charentais, en passant par le château Marnier Lapostolle (grand marnier) dans un chai, par l’abbaye de Bassac et le château de Triac. On pourra bien sûr déguster en chemin du cognac accompagné de quelques spécialités charentaises. Pour participer à la fête, on peut aussi courir le semi ou le 11,5 km. L’événement s’étale sur trois jours avec une pasta-party le vendredi, une soirée 3eme mi-temps avec bandas, tapas et concert sont programmés le samedi soir. Le dimanche, une randonnée pédestre gourmande.

Sur le Semi de la vente des Vins de Beaune, on passe notamment par Pommard et Meursault. Avis aux amateurs de grands crus !
Sur le Semi de la vente des Vins de Beaune, on passe notamment par Pommard et Meursault. Avis aux amateurs de grands crus !

Semi de la Vente des Vins de Beaune, cuvée prestige

Le 19 novembre, on courra pour la 36e fois ce Semi de la Vente des Vins de Beaune au cœur des grands crus de Bourgogne. Pommard, Meursault, Volnay défilent sur son circuit champêtre. Il s’élancera le samedi à 14h tout près des célèbres Hospices de Beaune et s’achèvera au pied de la Montagne de Beaune. En route, de la musique et des produits du terroir à déguster. L’organisation propose également un 10 km (13h40), une marche nordique, des courses jeunes, un footing nocturne dans le centre de Beaune la veille 18 novembre, une soirée de gala au château de Meursault, et une visite dégustation le dimanche.

Marathon international du Beaujolais, la fête sans modération

Déjà 14 000 inscrits pour ce Marathon international du Beaujolais prévu les 18 et 19 novembre ! Ce marathon, c’est une fête sans modération qui démarre lors de la pasta-party arrosée du vin nouveau. Les pauses apéro au « Beaujo » se multiplieront le lendemain sur les courses. Sur le marathon 15 stands pour déguster entre Fleurie et Villefranche. Sur le semi, 14 pauses gourmandes également et de nombreuses animations. Beaucoup de concurrents sortent les déguisements pour l’occasion. L’ambiance sera aussi débridée pour la soirée « repas & dancing » qui suit les courses, la nuit du marathon. Le lendemain, pour « décuver », une petite randonnée autour du hameau du Duboeuf. Côté courses, on peut aussi s’aligner sur une formule relais, un 13 km ou encore participer à la family Run dans les rues de Villefranche.

Le Marathon de Deauville sera support des championnats de France le 20 novembre prochain.
Le record d’Alaa Hrioued en 2 h21’24 » risque de tomber sur le prochain Marathon de Deauville, support des championnats de France.

Marathon International in Deauville, en bleu-blanc-rouge

Trois ans et déjà grand ce Marathon de Deauville. Les 19 et 20 novembre, on verra une belle brochette de champions défiler sur les célèbres planches de la station. Car ce jeune marathon normand sera le support des championnat de France de marathon. On y attend des records car son circuit tracé en deux boucles est ultra-rapide. Il cumule 50 mètres de dénivelé seulement ! Pour prendre un bon bol d’air en bord de mer,on peut aussi courir un semi, un 10 km, un 5 km et des courses enfants. Même profil pour toutes les épreuves : ça roule !

Le Marathon de La Rochelle, des records autour du Vieux Port

Pour sa 31e édition, prévue le 27 novembre le Marathon de La Rochelle passera à nouveau par le Vieux Port. Un final en fanfare avec sur le dernier kilomètre la rue Dupaty, l’hôtel de ville, les quais Maubec et Duperré, puis l’arche plantée sur l’esplanade Saint-Jean d’Acre. Ce marathon compte parmi les plus rapides du calendrier, avec un bon score de finishers en moins de 3h. L’an dernier, les trois premières femmes avaient ainsi battu l’ancien record, désormais actualisé en 2h23’38’’. Le record masculin lui, difficilement atteignable est toujours affiché à 2h07’13’’. Il reste des dossards pour cette épreuve reine. Mais la formule duo, le 10 km et le challenge entreprises affichent déjà complet.

En 2020, marqué par le Covid, le Nevers marathon fut l’un des rares à être organisé.

Nevers Marathon, un circuit à sensation


La Nièvre risque fort de vous surprendre au détour de ce marathon. La troisième édition est prévue les 26 et 27 novembre. Pour le marathon, on démarrera en trombe avec un tour de piste sur le circuit automobile de Magny-Cours. Puis le circuit filera à travers les bocages de la campagne nivernaise. Il passera notamment par le domaine arboré du Grand-Bois (d’où s’élancera un semi-marathon) et le château du Sallay. Puis ce sera quelques kilomètres roulantes sur les allées verdoyantes du canal latéral de la Loire, jusqu’à Nevers. Un circuit champêtre et performant, et de belles récompenses à l’arrivée. Un ekiden (marathon en relais à 6) se courra le samedi soir sur le circuit de Formule 1. Des courses enfants sont également programmées.

Semi de Boulogne, terminer l’année sur un nouveau « RP »

Le 27 novembre, ce sera la 25e édition pour du Semi de Boulogne-Billancourt, traditionnellement dernier semi francilien du calendrier. On l’apprécie pour son circuit performant tracé entre les rues de la ville, les quais de Seine et les allées du bois de Boulogne. Une belle occasion de terminer l’année sur un nouveau record personnel !



Il est souvent plus facile de maigrir que de maintenir son poids stable durant des mois. Voyons comment gérer au mieux cette fameuse phase de stabilisation, avec Lucile Gélébart, auteur d’un livre sur le suejt.

Vous êtes abonné à l’effet yoyo ? Le livre, La stabilisation post-régime, un défi de poids (Edition Alpen) de Lucile Gélébart-Caitucoli devrait vous aider…Plutôt que de régime, il est question de pérenniser de bonnes pratiques pour stabiliser son poids pour de bon. En voici les principales clés.

Un régime draconien ne sert à rien

Un adage pour commencer, kilos vite perdus = kilos vite repris. Un régime draconien peut être tentant pour se délester rapidement de ses kilos superflus en phase d’affûtage notamment. Mais cette privation sera contreproductive sur le long terme pour stabiliser son poids. On le sait, toute privation au long cours entraîne forcément des craquages, car on ne peut pas être dans le contrôle permanent.

En effet, la reprise de poids était quasi-systématique après un régime trop restrictif. Ce regain pondéral s’observe dans 95% des cas au bout de 24 à 36 mois. Plus un régime est souple, plus il autorise des extras bien encadrés, plus il facilitera un poids stable. Selon l’auteure, le régime méditerranéen axé sur des produits frais permet de vivre sa stabilisation sans frustration. Mieux vaut donc maigrir lentement mais sûrement, en se délestant d’un à deux kilos par mois. Ensuite, on se stabilisera en conservant « à vie » les bonnes pratiques hygiéno-diététiques. A ce titre, la pratique régulière du running sera un bon allié. 

Respecter la pyramide alimentaire, c'est le B.A-ba pour stabiliser son poids.
Respecter la pyramide alimentaire, c’est le B.A-ba pour stabiliser son poids.

Manger sans se priver, mais sans excès

Au quotidien, il s’agira de manger de tout sans abuser de rien. Les repas devront être équilibrés (protéines-légumes-légumineuses ou céréales complètes), avec une attention particulière portée sur les graisses. On évitera en effet au maximum les charcuteries, fromages, viandes grasses, beurre, pâtisseries. En parallèle, on mettra à sa table des céréales complètes une fois par jour et des légumes secs au moins deux fois par semaine. On limitera bien évidemment tous les sucres, ainsi que l’alcool et les sodas, bourrés de sucres.

Pour stabiliser son poids, on veillera aussi à manger à heures fixes, en bannissant tout extra entre les repas. On privilégiera aussi un mode de cuisson doux (four, vapeur). Autre bon réflexe : scruter les étiquettes des  préparations que l’on pourra acheter en évitant les noms en « ose » (galactose, saccharose, glucose…). Bref, il s’agit de faire preuve de bon sens et de sagesse en sélectionnant les aliments les plus sains. 

stabiliser son poids
Un repas équilibré c’est 1/3 de protéines, 1/3 de légumes, 1/3 de légumineuses.

Cultiver un mental gagnant pour stabiliser son poids

« On parvient à se stabiliser quand le poids n’est plus un sujet », note le docteur Zermati, interrogé dans le livre. Dans un régime comme en phase de stabilisation de poids, le psychisme compte pour beaucoup. Manger ne doit pas virer à l’obsession, avec stress et comptage de calories à chaque repas. Il convient plutôt de changer son rapport à la nourriture. En somme, manger pour vivre et non vivre pour manger. Cela passera forcément par une assiette équilibrée, de bons choix au moment de faire ses courses, avec bien sûr des petits écarts autorisés.  Lucile Gélébart-Caitucoli recommande un menu plaisir hebdomadaire au moins, à déguster sans culpabilité. Il sera compensé le lendemain par un repas plus light.

En effet, stabiliser son poids ne nécessitera pas de se priver plus que lors de son éventuel régime. Il s’agira simplement de respecter ce nouveau corps affiné qui vous rend fier en l’entretenant avec bienveillance et en douceur. Surtout, pas de pression. Plutôt que de « maintenir ses efforts sur la durée », on cherchera à « conserver les bonnes pratiques d’un rééquilibrage alimentaire » pour stabiliser son poids dans la durée. Cela deviendra ainsi un équilibre alimentaire quotidien.

Les aliments à Index Glycémique bas sont vos alliés.

Miser sur les aliments à IG Bas

Puisqu’il s’agira de contrôler sa consommation de produits sucrés, on préfèrera miser sur les aliments à indice glycémique bas, considérés comme des brûleurs de graisses. Ce sont les fruits et légumes frais, les légumineuses (lentilles, pois chiches, pois cassés, pousses de soja), les oléagineux (noix, cacahuètes), les yaourts, les céréales complètes. A l’inverse, on évitera les aliments à IG élevé, qui sont des piégeurs de graisses. Parmi eux l’alcool, les sodas, les sucreries, les pains blancs. Attention également à certains fruits et légumes qui affichent un IG haut comme la pomme de terre, la carotte, le mais, la pastèque ou encore l’ananas.

Soigner son sommeil

On le sait désormais, la dette de sommeil est un facteur de dérèglement métabolique.  Plus la restriction de sommeil se prolonge, plus le métabolisme basal ou de repos régresse. L’estomac des petits dormeurs secrète plus de ghréline, hormone impliquée dans l’attirance pour les aliments riches en sucre. « Cette baisse de métabolisme nocturne pourrait se traduire par un gain annuel de plus de cinq kilos sans modification du régime alimentaire et de l’activité physique », explique ainsi le professeur Buxton, neurophysiologiste au Centre de médecine du sommeil de l’hôpital de Boston cité dans le livre de Lucile Gélébart. On soignera donc son sommeil en dormant au minimum 7 heures par nuit. 

Courir à jeun le matin est une bonne stratégie pour perdre du poids.
Courir régulièrement accroît le métabolisme, c’est-à-dire la quantité énergétique que l’organisme dépense pour fonctionner.

Du sport pour augmenter son métabolisme

C’est prouvé, une activité physique régulière comme le running contribue à accroître son métabolisme, c’est-à-dire la quantité énergétique que l’organisme dépense pour fonctionner. Avec l’effort, le corps puise dans ses réserves pour satisfaire aux besoins des cellules musculaires. Restez actif pour stabiliser son poids est donc primordial. C’est bon pour le cœur, le moral, et c’est surtout bien plus efficace qu’une série de régimes.

Car on a découvert récemment que le métabolisme basal diminuait suite de chaque régime, autrement dit que le corps consommait moins d’énergie au repos, nécessitant donc de se dépenser davantage ! A force d’enchaîner les diètes, le tissu adipeux s’enrichit avec la multiplication d’adipocytes (cellules adipeuses) prêtes à regrossir à la moindre occasion. Voilà donc pourquoi certains ne perdent pas un gramme en dépit d’apports caloriques faibles. Preuve de plus qu’un régime draconien ne sert à rien !

Comment calculer son métabolisme de base ? Pour une femme : (9,74 x poids) + (127,9 x taille) – (4,737 x âge) + 667,051. Pour un homme : (13,707 x poids) + 492,3 x taille – (6,673 x âge) + 77,607. Le poids étant exprimé en kilos, la taille en mètre, et l’âge en années. Le résultat obtenu est exprimé en calories.