L’hydratation, c’est un juste équilibre entre l’eau et le sel de notre corps. Ne pas respecter cet équilibre lors des efforts sportifs lons peut être à l’origine d’une situation rare mais fatale, l’hyponatrémie. Le point sur ce phénomène d’hyperhydratation.

L’hydratation est primordiale dans les efforts d’endurance. En transpirant, on perd entre 0,5 à 2 litres par heure. Boire c’est essentiel, mais ne pas trop boire c’est encore mieux pour éviter un phénomène dont on parle peu, l’hyper-hydratation responsable d’une hyponatrémie. Saviez-vous en effet que l’incidence de l’hyponatrémie est de 18% dans des triathlons, 28 % dans des marathons, 50% lors d’épreuves cyclistes longues et de 30%-50% dans des trails de 162 km (100 Miles) ?

Boire trop d’eau, c’est dangereux

Un spécialiste de la question, le Docteur Patrick Basset, médecin anesthésiste réanimateur et directeur médical de très nombreuses courses dont le Marathon de Paris ou encore l’UTMB nous explique : « L’hyperhydratation consiste à consommer de l’eau au-delà des besoins du sportif à l’effort. Les conséquences qu’elle entraîne sont dangereuses et en particulier l’hyponatrémie. Il s’agit d’une baisse du taux de sodium sanguin à l’effort, conséquence de l’hyperhydratation. Il y a alors un déséquilibre qui se créé entre le milieu extracellulaire et le milieu intracellulaire. Cela peut entraîner des problèmes de santé graves par une rétention d’eau dans les cellules et qui peut aller jusqu’au décès notamment par gonflement du cerveau »

C’est quoi l’hyperhydratation ou hyponatrémie ?

Hyperhydration : on recommande désormais de boire à sa soif et non plus avant d'avoir soif.

Pour comprendre cette pathologie, il faut savoir que notre organisme est capable de réguler la quantité d’eau présente en permanence avec cependant un léger décalage temporel. Aussi au repos, tout excès d’eau qui va provoquer une légère baisse du taux de sodium dans le sang va alors déclencher les signaux pour éliminer l’eau sous forme d’urine.

Alors qu’en cas de manque d’eau, la soif apparait. C’est surtout le sodium qui joue un rôle fondamental dans la régulation et la répartition de l’eau dans l’organisme. Il existe deux compartiments : celui en dehors de toutes nos cellules ; on l’appelle le liquide extracellulaire, et celui dans nos cellules, le liquide intracellulaire.

Si le liquide extracellulaire est trop important, les cellules vont absorber de l’eau pour rétablir l’équilibre. Cela va alors provoquer un œdème cellulaire qui, au niveau du cerveau rend l’hyper-hydratation et l’hyponatrémie potentiellement fatales.

Comment se manifeste l’hyperhydratation ?

Les signaux sont variés, souvent accompagnés d’un décalage avec l’ingestion de grande quantité de boisson. On peut observer des maux de tête, des céphalées, des nausées, des vomissements, des vertiges ou encore des troubles du comportement.

La personne peut aussi sembler désorientée, confuse, soudainement très fatiguée. En cas d’hyponatrémie sévère, il peut y avoir un coma et un décès. Mais l’hyponatrémie peut aussi être présente d’un point de vue biologique sans symptômes visibles.

Plusieurs mécanismes sont impliqués mais celui qui fait consensus, c’est le fait de boire beaucoup, de boire rapidement et surtout beaucoup plus que nécessaire.

Quels sont les sportifs les plus à risque ?

©Cimbaly-Marathon des Sables.

Ce phénomène peut concerner ceux qui pratiquent des compétitions d’endurance d’une durée supérieure à 2 heures (marathons, ultra-trails, triathlons). Ceux qui se ravitaillent beaucoup, rapidement, trop fréquemment (par exemple tous les kilomètres) et sans apport salé. Tout comme ceux qui, peu expérimentés, pensent que le fait de transpirer doit être compensé par un grand apport d’eau.

Les sportifs de petits poids sont également concernés car pour le même apport de boisson, leur volume de dilution corporelle est plus faible. Les femmes aussi, car il semblerait que la rétention d’eau pourrait être liée à une composition hormonale féminine différente. Citons aussi ceux qui utilisent des anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène, kétoprofène) mais aussi des neuroleptiques, et enfin, ceux qui pratiquent en environnement chaud et humide car ils ont alors tendance à boire beaucoup plus.

Comment savoir si je bois assez ?

Hyperhydration : on recommande désormais de boire à sa soif et non plus avant d'avoir soif.
Hyperhydratation : on recommande désormais de boire à sa soif et non plus avant d’avoir soif.

Bonne question car on a souvent tendance à croire qu’on ne boit pas assez. Dans les excès d’hydratation, on retrouve des boissons comme l’eau libre qui ne contient pas de sodium. Mais aussi toutes les boissons dites de l’effort ou isotonique car, si elles contiennent du sodium, la quantité est au final 5 à 6 fois moins importante que dans le sang.

En réalité les seules boissons riches en sel et non dangereuses pour l’organisme sont les soupes, dont les soupes à base de cube de bouillon instantané. Attention également à l’excès de boisson la veille d’une compétition, car ce pré-remplissage exagéré peut conduire aux mêmes résultats d’hyperhydratation.

Alors comment savoir si on est assez hydraté ? L’idéal serait de se peser avant un effort de longue durée. En effet, pendant l’activité physique une perte de poids est incontournable à cause de la transpiration et des pertes hydriques. On peut ainsi connaître son taux de transpiration horaire approximatif afin d’adapter en fonction les quantités à boire en se pesant avant et après un entraînement, en soustrayant bien sûr les quantités de boissons absorbées.

Boire à sa soif, c’est la bonne stratégie

Plus simplement, les scientifiques recommandent désormais de boire à sa soif, ni trop ni trop peu, et de saler à son goût. Il ne faut donc pas boire obligatoirement à tous les ravitaillements, surtout s’ils sont rapprochés. Il convient d’adapter son hydratation aux conditions environnementales.

La quantité de boisson conseillée est de 400 à 800 ml par heure mais c’est variable selon chaque individu. Sur un ultra-trail par exemple, on préférera boire une soupe à base de bouillon cube hypertonique en alternance avec une boisson isotonique contenant de 0,5 à 0,7 g de sodium par litre de boisson ou de l’eau libre. Une dans chaque flasque par exemple. Ne buvez pas au-delà de la sensation de soif, il vaut mieux accepter d’être un peu en retard d’hydratation que trop en avance.

Les pastilles de sels sont à éviter ! Elles ne sont pas absorbées facilement et risquent de créer des troubles digestifs, des vomissements car elles sont trop concentrées en sodium. Elles n’envoient pas le bon message au cerveau pour la régulation du sodium dans le corps et peuvent de provoquer un réflexe alors de surhydratation.



Cette version PB de son modèle en carbone Hyperion Elite, Brooks propose une paire moins exigeante que d’autres modèles de cette catégorie, tout en étant stable et confortable.

Cette Brooks Hyperion Elite 4 PB se destine à la compétition du 10 km au marathon avec une préférence pour la distance semi-marathon et plus.   

Parmi ses innovation une nouvelle mousse injectée d’azote DNA Gold PEBA. Celle-ci apporte un retour d’énergie optimisé et surtout une meilleure absorption des chocs par rapport au modèle précédent. L’amorti est plus doux alors que paire a gagné 35 grammes. Ce poids léger (205 g en 42) la classe parmi les plus lights du marché.

Une paire en carbone moins exigeante

Entre la couche de mousse, on retrouve SpeedVault Race+ assez rigide. Attention au bruit du cheval au galop ! Cette plaque en carbone intégrée tout au long de la semelle garantit une stabilité optimale.

Le gros point fort, c’est que cette paire ne sera pas très exigeante. Et c’est là qu’elle se démarque d’autres modèles déconseillés aux coureurs loisirs à cause du fort risque de blessures. Ainsi, elle conviendra que l’on court le semi en 1h06 ou en 2h.

On retrouve sur la Brooks Hyperion Elite 4 PB la plaque en carbone Speedvault + sur toute la longueur.
©Brooks

Particulièrement stable et confortable par rapport à la concurrence, son dynamisme est toutefois moins marqué.

Le mesh façon nid d’abeille très aéré surprend si l’on a pas l’habitude de voir ses chaussettes à travers les chaussures. Celui-cit semble ne tenir qu’à un fil mais… en plus de 100 km, il n’a pas bougé du tout ! La maille technique épouse bien le pied grâce à une construction sans couture, avec un maintien sans compresser.

De la compétition aux entraînements rapides

Brooks Hyperion Elite 4, une nouvelle paire en carbone moins exigeante car plus confortable et stable.

Si ce modèle est clairement orienté compétition, il sera possible de l’utiliser sur des séances d’intervalles de 10-15’voire du fractionné sur piste. Attention dans ce cas à bien maintenir son pied avec le stack à 40 mm. La durabilité est annoncée comme bien plus longue que les 300 ou 400 km de certains modèles en carbone. Voilà un autre bon point.


Les notes. Amorti : 18/20 Confort : 18/20 Dynamisme :17/20 Souplesse : 16/20

+ Confort, amorti, convient aux coureurs loisirs, bonne durabilité.

Moins de rebond et de propulsion vers l’avant par rapport à la concurrence et bruit de la plaque carbone

Usage : compétitions sur route du 10 km au marathon pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Drop : 8 mm – Stack : 40 mm au talon / 32 mm à l’avant-pied Poids : 205 g en 42 Prix : 250 €



Nicolas Lacambre, amputé suite à un accident de la route, a fait de son handicap une force, une fierté et une bataille. Ce père de famille de 40 ans, coureur depuis trois ans, courra dix marathons cette année pour promouvoir le handisport.

Nicolas Lacambre, alias l’homme de fer, est un miraculé. Un soir pluvieux de février 2008, sur la départementale 106 reliant le Bassin d’Arcachon à Bordeaux, ce jeune père de 23 ans circule à moto lorsqu’une voiture le fauche. Le chauffard prend la fuite – avec femme et enfants – laissant le motard gisant au sol.

Un ange gardien nommé Pascal Obispo

Nicolas Lacambre au micro accompagné de Pascal Obispo, lors d'une tournée.
Nicolas Lacambre au micro accompagné de Pascal Obispo, lors d’une tournée.

Le chanteur Pascal Obispo, qui roulait derrière, lui porte secours. « Je le lui dois la vie. Il a été héroïque, m’a mis sur le bas côté, a ramassé mon bras arraché et a attendu les secours avant de s’éclipser pour ne pas faire la Une des magazines », raconte Nicolas Lacambre.

Dans un état second, il ne connaîtra l’identité de son ange gardien que plus tard, en allant porter plainte. Sans chercher à le contacter pour ne pas le « déranger », il croise la vedette des mois plus tard lors d’un match des Girondins de Bordeaux.

Depuis, les deux hommes restent amis, l’artiste ayant rendu hommage à celui qu’il a rebaptisé l’homme de fer dans une chanson, « On n’est pas seul sur la Terre ». Ce titre est aussi celui d’un témoignage édité chez Flammarion, où Nicolas raconte cet accident et sa renaissance.

« Y’a toujours pire que soi dans la vie »

Dans On n'est pas seul sur la Terre, Nicolas Lacambre raconte son accident et la naissance qui a suivie.

« Il ne faut pas pleurer, y’a pire toujours pire que soi dans la vie » furent ses premiers mots après trois semaines de coma.

« Je me suis réveillé couvert d’un drap blanc, sanglé sur un lit, avec un respirateur qui m’empêchait de parler. Je ne savais rien de l’état de mon corps amputé d’un bras et d’une jambe. Mais vu les regards terrifiés de mes proches, je savais que c’était grave. Pour qu’ils relativisent, j’ai écrit cette phrase », nous raconte-t-il.

Une vie tournée vers les autres

Ces mots résument la force mentale de Nicolas. Il s’est reconstruit en se battant pour les autres. Il a notamment créé des associations pour les artistes handicapés, facilité l’accès aux stades pour les supporters handicapés des Girondins, soutenu le Téléthon, les Restos du Cœur, et œuvré à l’aménagement des trottoirs et lieux publics à Bordeaux.

« Je suis plus heureux handicapé que lorsque j’étais valide. Après cet accident ma philosophie de vie a changé. Je me suis ouvert aux autres et j’ai découvert un monde incroyable de gens pleins de courage qui se battent contre la maladie et espèrent en grand. Les aider à réaliser leurs rêves m’a permis de me reconstruire, leur énergie me nourrit », témoigne Nicolas Lacambre.

« Un jour, papa recourra » : le défi d’un père courageux

Premier marathon de Paris en 2022.

Jeune sapeur-pompier, ancien champion de France de saut en hauteur, ce sportif ne pouvait pas rester sans se challenger. « En voyant ma fille de deux ans et demi courir dans tous les sens, moi peinant à la suivre en fauteuil, j’ai dit un jour : ‘méfie-toi, un jour papa courra et plus vite que toi’. Je voulais montrer l’image d’un père courageux et que la vie ne s’arrête pas à un accident. »

Seulement voilà, l’appareillage pour tenir debout coûte entre 7 000 et 10 000 euros, somme inaccessible pour ce père désormais sans emploi. Le groupe de prothésistes Lagarrigue, touché par son parcours, lui offre une prothèse Hooper réalisée avec des chutes de carbone d’Airbus.

« Dans le cadre d’Octobre rose en 2021, j’ai pu essayer une prothèse Hooper. Je n’avais pas couru plus de 2 km avec mais j’ai terminé les 7 km de la course le lendemain. Et j’ai enchaîné la semaine suivante avec le 10 km de Bordeaux ! »

Courir pour surmonter le handicap

©DR

Nous l’avions rencontré en octobre dernier après Run in Lyon, son 3eme marathon, son premier en moins de 4h. Il était alors loin de s’imaginer capable de courir deux semis et quatre marathons en deux mois. Ce qu’il a fait ce printemps avec un nouveau record en 3h51’ à la clé. « J’ai augmenté le volume à 5 entraînements par semaine pour plus de 300 kilomètres par mois. C’est beaucoup mais tout se passe bien. Un peu comme si mon corps était devenu plus fort et que je récupérais mieux » raconte-t-il, affichant début mai 1200 km au compteur depuis janvier.

L’homme de fer s’est lancé un défi dingue : courir 10 marathons en 2025. Pour montrer le handicap n’est pas une fatalité. Et que le sport est un formidable vecteur de réussite.

Courir, une thérapie

Nicolas Lacambre a participé au Marathon de Biarritz, début mai. ©DR

Lorsqu’il court, il exulte. Pourtant, les brûlures liées aux frottements répétés sur l’emboîture de sa prothèse ne le quittent jamais. « Lors de mon premier marathon à Paris en 2022, ma cicatrice s’est ouverte au bout de 20 km. J’avais le moignon en sang. J’ai dû faire avec jusqu’à l’arrivée. C’est comme ça à chaque marathon ; j’ai l’habitude, la douleur fait partie de mon quotidien » indique l’athlète qui prend chaque départ excité comme un gamin un 14 juillet.

Les endorphines prennent le dessus et les encouragements compensent largement. Courir, c’est sa thérapie. « J’ai mis dix ans à quitter la sphère hospitalière après trois opérations et des staphylocoques à répétition. Depuis que je cours, je surmonte mieux mes douleurs. En deux ans, je suis passé 14 antidouleurs par jour à trois. », raconte le coureur d’Andernos.

Comme un héros Marvel

Ambiance exceptionnelle sur le Marathon de Luxembourg – fin mai. ©DR

L’autre vertu du sport, c’est de faire tomber les barrières. « Dans un peloton, je cours parmi les valides. Il n’y a pas le regard de pitié que l’on peut ressentir au quotidien en tant qu’handicapé. Avec ma lame de course, je suis un peu comme un héros Marvel. Je ne fais pas 50 mètres sans que l’on m’encourage. »

«Cette énergie et cette bienveillance, c’est énorme. Je la transmets à mon tour quand je croise des coureurs au bout leur vie. Je leur tape sur l’épaule, on repart ensemble. Si des personnes peuvent s’inspirer de mon parcours pour se donner du courage, cela me va bien. Je veux donner une belle image du handicap » témoigne le marathonien qui partage ses courses sur son compte @l’homme de fer.

Un rêve de Marathon des Sables

Après Luxembourg fin mai et Caen début mi-juin, quatre autres marathons suivront cet automne. Dans le lot, sans doute Lyon qui lui avait fait forte impression l’an dernier, mais aussi les Villages du Cap Ferret, son marathon de cœur.

Pour la suite, Nicolas Lacambre rêve de courir le Marathon des Sables. Une performance qui pourrait s’inscrire Guinness Book s’esquisse également. Le coureur souhaite en effet courir un non-stop pour soutenir l’association Oz’Moov, qui finance l’achat de lames et organise des expéditions handi/valide.

Rien n’arrêtera ce semeur d’espoir. Trop heureux de voir chaque matin le sourire de ses enfants. Bien décidé à repousser le champ des possibles.



Une fois habitué à la largeur de la semelle, on apprécie l’amorti à la fois moelleux et dynamique de cette paire très agréable de l’enfilage jusqu’à la dernière foulée.

Impressionnante par la hauteur de sa semelle, cette Merrell MTL Adapt Matryx n’en reste pas moins légère et stable. Cette bonne stabilité due à la largeur de cette semelle très peu incurvée sous la voute plantaire, ainsi qu’au fit précis de son empeigne. Celle-ci, en Matryx. associe des fils multifilamentaires en Kevlar à du polyamide très résistant. Cela crée une seule couche de matériau léger, très respirant et solide.

Amorti et sensation avec la Merrell MTL Adapt Matryx

Du moelleux et des sensations sous l'épaisse semelle de cette Merrell MTL Adapt
©Simon Dugué – Merrell

Son laçage classique est très précis. Par ailleurs, un petit élastique pratique coince le lacet. Avec son col rembourré qui ne remonte pas sur les malléoles, la tige accueille bien le pied et procure un confort total sans aucune gêne ni risque de frottement.

Côté semelle, vous vous en doutez, l’épaisseur (36 mm sous le talon et 30 mm sous l’avant-pied) confère un très bon amorti. Et la bonne nouvelle c’est qu’elle n’endort pas le pied et lui donne un bon retour d’énergie, grâce notamment à un système de rainures accentuant sa souplesse sur toute sa longueur.

Le drop de 6 mm est un bon compromis entre confort et éducation du pied. La semelle extérieure en Vibram MegaGrip avec crampons de 4mm offre une très bonne adhérence sur les rochers, mais son accroche trouvera ses limites en terrain très boueux.

Du moelleux et des sensations sous l'épaisse semelle de cette Merrell MTL Adapt

Amorti : 18/20 Accroche : 15/20 Confort : 19/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20

LES + Confort, amorti, stabilité et légèreté. LES – RAS.

Utilisation : entrainements et trails moyennes et longues distances sur tous terrains.

Drop : 6 mm – Poids : 270 g en 39

Prix : 200 €



« Le seuil, y’a que ça de vrai » entend-t-on régulièrement dans les discussions de coureurs. Mais qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Comment calculer ce seuil et l’intégrer à l’entraînement ? Quels sont les avantages et les limites de cette intensité de travail ? Réponses.

La méthode d’entrainement du seuil est orientée sur le seuil anaérobie. C’est l’intensité maximale qu’un athlète peut maintenir de manière stable pendant une durée comprise en 30 min et 1h suivant les niveaux. Le plus souvent, le seuil se situe entre une allure 10 km et une allure semi-marathon.

Seuils aérobie et anaérobie : quelle différence ?

Comment calculer son seuil et l’intégrer à l’entraînement ? Quels sont les avantages et les limites de cette intensité de travail ?
©Adobestock

Avant toute chose, il faut distinguer le seuil aérobie du seuil anaérobie. Le seuil aérobie (ou euil ventilatoire 1) correspond à l’intensité minimale à partir de laquelle l’organisme commence à produire de l’énergie principalement par la voie aérobie, c’est-à-dire en utilisant l’oxygène pour métaboliser les glucides et les lipides.

Seuil 1 : 60 à 70 % de la V02 max

Ce seuil 1 se situe autour de 60 à 70 % de la V02 max. Cela correspond à une intensité modérée que l’on utilise en endurance fondamentale ou en récupération active. L’effort peut être maintenu très longtemps sans dérive physiologique importante. Le lactate sanguin reste stable, généralement proche de 2mmol/L.

Seuil 2 : 80 et 90% de la VO2max

Le seuil anaérobie (ou seuil ventilatoire 2) correspond à l’intensité au-delà de laquelle le lactate commence à s’accumuler rapidement dans le sang car la production du lactate dépasse la capacité d’élimination. Il est situé généralement entre 80 et 90% de la VO2max. Le lactate sanguin dépasse 4mmol/L.

A partir de ce seuil ci, le métabolisme anaérobie lactique devient prioritaire. L’effort devient difficilement soutenable sur la durée.

Intérêts de l’entraînement au seuil

Comment calculer son seuil et l’intégrer à l’entraînement ? Quels sont les avantages et les limites de cette intensité de travail ?
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Au niveau physiologique, cette méthode permet d’améliorer la capacité à « tamponner » le lactate. Le lactate aide alors à neutraliser l’acidité du pH musculaire et permettre aux muscles de fonctionner plus longtemps à des niveaux d’intensité élevés.

Cela développe aussi l’endurance spécifique et la puissance aérobie. Enfin, cela réduit la fatigue à une intensité sub-maximale.

Au niveau mental, l’entrainement au seuil va permettre de mieux tolérer la notion d’inconfort et de mieux gérer son allure en compétition.

En termes de performance, cela se traduit par une amélioration de course à une perception soutenable ainsi qu’un retardement de l’apparition de la fatigue en compétition.

Quelle allure pour courir au « seuil » ?

Comment calculer son seuil et l’intégrer à l’entraînement ? Quels sont les avantages et les limites de cette intensité de travail ?
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Généralement, la zone d’allure est comprise entre 80 et 85% de la VMA soit environ 85 à 90% de la FCmax. En termes de ressenti d’effort, l’athlète doit se situer autour de 6/7 sur une échelle de 1 à 10 (RPE).

C’est une zone où l’on court rapidement mais sans exploser. Le coureur est concentré, il respire, n’est pas à bout de souffle mais ne peut pas parler en phrases complètes.

Comment mesurer le seuil ?

  • En laboratoire. On fait passer un test sur tapis avec des paliers progressifs (ex : 3’) et à la fin de chaque palier, on mesure la lactatémie (taux de lactate) capillaire au moyen d’une piqure au niveau du doigt.
  • Sur le terrain. On fait passer un test progressif sur piste avec enregistrement de la FC (test de Conconi). Le seuil anaérobie est identifié grâce à la cassure de la linéarité entre la vitesse et la fréquence cardiaque.
  • Au niveau du ressenti d’effort (RPE) où l’athlète doit se situer autour de 6-7 sur une échelle de 10.

Intégrer le seuil dans sa planification 

. Consacrez-y 1 à 2 séances au maximum par semaine, suivant votre niveau et votre objectif. Il convient de placer ces séances au seuil assez loin de votre objectif majeur, en tout cas, c’est à éviter le dernier mois d’une préparation.

Veillez aussi à placer le lendemain un jour de repos ou une sortie en endurance et non un travail spécifique. Attention aussi à la zone travaillée, qui n’est souvent pas la bonne. L’erreur fréquente c’est que le coureur maintient une allure trop rapide et amène donc un travail non ciblé correctement.

Gardez à l’esprit que ces séances sont intéressantes si elles sont mises en place dans un plan d’entrainement structuré et adapté à  votre niveau. En effet, il y a plus de risques de blessures que de bienfaits à vouloir reproduire la séance d’un athlète professionnel. Les contraintes entre lui et vous ne sont pas les mêmes (expérience, niveau, récupération, sommeil, alimentation…).

4 séances au seuil à tester

Comment calculer son seuil et l’intégrer à l’entraînement ? Quels sont les avantages et les limites de cette intensité de travail ?
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  • En continu : 30’ échauffement + 20’ au seuil + 10’ retour au calme
  • En intervalles longs : 30’ échauffement + 3 x 8’ au seuil avec récup : 2’  + 10’ retour au calme
  • En combiné : 30’ échauffement + 2 x (6’ seuil + 4’ allure 10 km) avec récup : 2’ entre les 2 blocs + 10’ retour au calme
  • Avec du dénivelé : sur petite pente (5%) : 30’ échauffement + 3 x 8’ seuil avec récup : 2’ marchée rapidement en montant + 10’ retour au calme.

Et le double seuil alors ?

Le double seuil dite « méthode norvégienne » qui revient régulièrement dans les conversations depuis peu de temps. Mise en lumière par les coureurs de fond norvégiens et notamment le champion Jakob Ingebrigtsen, elle consiste à effecteur deux séances proches du seuil dans la même journée.

A réserver aux plus entraînés

Son objectif est de stimuler l’organisme à une haute intensité contrôlée sans accumuler de fatigue métabolique afin d’accumuler du temps de travail à des allures proches du seuil anaérobie tout gardant une récupération suffisante.

Cette méthode est réservée à des coureurs s’entrainant au moins 4 à 5 fois par semaine. On l’a met généralement pour une 1ère fois dans un plan d’entrainement au maximum 5 à 6 semaines de l’objectif.

Exemple 1 : Matin : 5 x 6’ au seuil avec récup 1’ + Soir : 10 x 400 m au seuil avec récup 30’’

Exemple 2 : Matin : 10 km en endurance fondamentale*  + 10 km allure marathon + Soir : 10 x 1000 m au seuil avec récup sur 400 m.

On peut aussi la mixer avec des séances de côtes pour les traileurs.

Exemple : Matin : 4 x 6’ en côte longue (régulière et peu pentue) au seuil +  Soir : 3 x 8’ au seuil sur plat.

Article proposé par William Petit, entraîneur FFA, dans Running Attitude 252.



Sortie tout récemment, la montre cardio-GPS Garmin Forerunner 570 vient s’intercaler dans la gamme entre la 265 et la nouvelle 970 qui remplace la 965.

Cette nouvelle Forerunner 570 est très légère (43 g) disponible en deux diamètres (42 ou 47 mm), avec une lunette en aluminium. Son écran Amoled offre une très bonne lisibilité.

L’autonomie en mode connecté est d’une dizaine de jours et d’environ 18h en utilisant le GPS. Son capteur de fréquence cardiaque de 5e génération propose le mode HRV (variation de la fréquence cardiaque, utilisée comme indice de forme).

Principales fonctionnalités de la Forerunner 570

Garmin Forerunner 570

Concernant les fonctions sportives, Garmin coach intègre donc les variations de forme physique, la puissance de course à pied sans capteur supplémentaire, ou encore training effect.

Parmi les nombreux profils, un mode triathlon et un mode swimrun qui permettent l’enchaînement de différentes disciplines. On peut également suivre un itinéraire préalablement enregistré (format .gpx) mais il n’y a pas de fond de carte.

La multitude de fonctions rend les différents menus plus touffus que ceux de la Forerunner 265 . Il faut quelques séances avant de totalement maîtriser l’ensemble des possibilités.

Avec haut parleur et micro

La Garmin Forerunner 570 existe en 2 diamètres avec 3 coloris chacun.


Du côté des fonctions connectées, un nouveau micro et un haut-parleur intégrés. Cela permet en couplant la montre à son téléphone de passer des appels, de dicter des messages ou encore de gérer sa liste musicale.

Le haut-parleur permet de recevoir des alertes vocales pour être guidé durant sa pratique. En environnement peu bruyant c’est efficace, mais on a parfois du mal à entendre ou comprendre les informations données…

Quelle différence avec la Forerunner 970 ?


En conclusion, ce nouveau modèle offre des fonctions sportives évoluées proches de la Forerunner 970 (749 €). Mais pour 200 euros de moins, vous n’aurez ni la cartographie ni fonction cardio ECG. L’autonomie en mode GPS est également légèrement plus faible. Elle reste sur cette version 570 largement suffisante, même pour des épreuves de longue durée.

Les + fonctionnalités sportives complètes, légèreté. Les – Menus et sous menus parfois complexes.

Tarif : 549 €.

Lire aussi notre test de la Garmin Forerunner 165 entrée de gamme



Il existe différents exercices pour travailler sa foulée. Chacun contribue à améliorer son efficacité en fonction des épreuves préparées.

Les côtes pour le renforcement musculaire

Fractionner en côtes améliore à la fois la foulée et de la technique de course. En effet, la résistance offerte par la pente, nécessite, pour garder une vitesse suffisante, de tirer sur les bras en les plaçant bien dans l’axe, d’engager le genou en le montant un peu. Cela va améliorer votre gestuelle et plus précisément votre placement pour tendre vers une plus grande efficacité avec une foulée plus ample. C’est un travail naturel de foulée et donc spécifique aux exigences de la course à pied.

Ce travail en pente va renforcer naturellement vos quadriceps ainsi que ceux du pied améliorant la force de celui-ci. C’est donc de la préparation physique. Vous allez gagner en puissance. Ce gain va se combiner aux effets sur la gestuelle pour améliorer votre foulée dans son ensemble. C’est donc une amélioration de la force fonctionnelle grâce à une forme musculation naturelle.

Il faut trouver une route ou un chemin qui présente une pente d’environ 6 à 8%. Le but : en la montant en courant, il faut qu’il n’y ait pas d’altération trop importante de la foulée afin d’obtenir les effets bénéfiques recherchés.

Les déroulés pour la technique

Lors de votre séance spécifique, vous devez courir à votre vitesse cible, celle de votre objectif. Le fait de répéter une vitesse rend votre foulée plus économique, plus
©Adobestock

Pour améliorer la foulée, il faut se concentrer sur le bon geste à adopter. Les « déroulés » également appelés « lignes droites » consistent à répéter des séquences de course d’environ 100 mètres que l’on effectue en laissant dérouler la foulée sans chercher à forcer outre mesure. Le piège serait de vouloir aller vite, sprinter. Ce n’est pas le but. C’est un exercice de gestuelle avec du travail de foulée, de posture. Donc il faut garder de l’aisance et plus s’appliquer sur la forme et le geste que sur la vitesse elle-même.

L’image qu’il faut avoir lors de l’exécution c’est d’être « belle/beau ». Il faut être bien placé, les bras dans l’axe avec une amplitude importante, le tronc bien droit, la foulée ample (sans que ce soit excessif) avec une montée du genou (on dit qu’on engage la foulée par le genou), la pose du pied en plante plutôt qu’en talon.


A l’issue de ces 100 mètres il faut trottiner lentement la même distance afin de récupérer pour répéter l’exercice.
On peut commencer par 5 répétitions lorsque l’on est totalement débutant. Puis augmenter de 5 à la séance suivante et ainsi de suite jusqu’à 20 fois. Il n’est pas nécessaire de faire un volume important car l’objectif de ce travail est essentiellement qualitatif et non quantitatif

Ce travail de répétition d’efforts sur des distances courtes a, de surcroît, pour particularité de tonifier le muscle et d’améliorer la coordination gestuelle (inter et intramusculaire) et ainsi obtenir une meilleure économie de la foulée.

La vitesse spécifique pour l’efficience

Il existe différents exercices pour travailler votre foulée. Chacun contribue à améliorer son efficacité en fonction des épreuves préparées.
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Lors de votre séance spécifique, vous devez courir à votre vitesse cible, celle de votre objectif. Le fait de répéter une vitesse rend votre foulée plus économique, plus efficiente. Vous réduisez le coût énergétique et vous augmentez votre rendement. C’est aussi un moyen technique de rendre votre foulée plus efficace.


En effet, on observe que le coureur adopte naturellement la foulée (tant en amplitude qu’’en fréquence) la plus appropriée à l’effort qu’il fournit. Dès lors, le fait de la répéter améliore le rendement et ainsi votre efficacité.



Avec la KD900X.2, Kiprun rend doublement plus accessible la chaussure de course à pied à plaque carbone : d’abord par son aptitude à être optimisée quel que soit le niveau athlétique de son utilisateur, et ensuite par son prix modéré.

C’est mon coup de cœur de ce premier semestre. Un toucher « soyeux » au sol, une aptitude à relancer, et surtout de la délicatesse pour les jambes. Cerise sur le gâteau, son prix très doux (130 euros) pour une chaussure à plaque carbone.

Des améliorations majeures par rapport à la première KD900X

Avec la KD900X.2, Kiprun rend doublement plus accessible la chaussure de course à pied à plaque carbone : d’abord par son aptitude à être optimisée quel que soit le niveau athlétique de son utilisateur, et ensuite par son prix modéré.
©Kiprun

Par rapport la KD900X originelle, cette version 2 apporte des vraies améliorations majeures par rapport à la première. La semelle intermédiaire en Pebax est remplacée par une nouvelle mousse 100 % en A-TPU, qui permet un meilleur retour d’énergie et un amorti vraiment remarquable.

Sa géométrie entièrement revue et son poids réduit (200 g en taille 43), réduit la fatigue musculaire sans nuire à la solidité de l’ensemble, qui ne s’affaisse pas après 300 kilomètres de test.

Une paire polyvalente

Avec la KD900X.2, Kiprun rend doublement plus accessible la chaussure de course à pied à plaque carbone : d’abord par son aptitude à être optimisée quel que soit le niveau athlétique de son utilisateur, et ensuite par son prix modéré.
©Kiprun

Le fameux stack se hausse à 40mm au niveau du talon, ce qui optimise le déroulement de la foulée sans impact musculaire notable. C’est un modèle que l’on peut porter à la fois à l’entrainement sur les sorties rapides et longues, et oser aussi le jour de la compétition.

Les autres modèles carbone de KIPRUN, comme par exemple la KD900X LD+, réputée plus dynamique, ne seront utiles que pour les plus affutés d’entre nous, qui privilégient la performance à l’intégrité physique durable. C’est aussi le cas de la toute dernière KD900X Lab, portée par Jimmy Gressier, et à réserver aux élites.

Les notes du test. Amorti : 18/20 Confort : 18/20 Souplesse : 18/20 Stabilité : 18/20

LES + Rapport qualité-prix. Dynamisme et confort associés. LES – RAS

Utilisation : Entrainements rapides et compétitions 5 km au marathon pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Drop : 8 mm – Poids : 200 g en 43

Prix : 130 €



La fréquence cardiaque n’est pas une donnée figée. Plusieurs paramètres externes font varier le nombre de battements par minute.

L’entraînement basé sur la fréquence cardiaque (FC) est une méthode largement utilisée. En déterminant des zones d’intensité liées à la FC, les sportifs peuvent structurer leurs séances afin d’optimiser leurs performances et leur récupération.

Le capteur optique moins précis que la ceinture thoracique

La fréquence cardiaque n'est pas une donnée figée. Plusieurs paramètres externes font varier le nombre de battements par minute.
©361°Europe

Précisons d’ailleurs qu’une ceinture thoracique sera toujours plus précise qu’une mesure de la FC par capteur optique, qui s’est généralisée sur les montres cardio-GPS ces dernières années.

Les montres utilisent la photopléthysmographie qui détecte les variations de lumière traversant la peau pour estimer le flux sanguin. Cette méthode est sensible aux mouvements, à la position du bracelet et à la perfusion cutanée.

Les activités intenses, les vibrations ou un mauvais positionnement de la montre peuvent fausser les mesures. Enfin, es montres au poignet ont un léger délai dans la détection des changements de FC par rapport aux ceintures thoraciques.

Cela étant précisé, un paramètre crucial reste souvent sous-estimé. La fréquence cardiaque n’est pas invariable. De nombreux facteurs externes et internes influencent cette mesure physiologique, rendant parfois les données difficiles à interpréter.

Nous ne parlons pas ici de ce qu’on appelle variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). Celle-ci mesure les variations temporelles entre les battements cardiaques ou intervalles R-R. Nous listerons donc ci-dessous les paramètres externes qui font varier la fréquence cardiaque.

1. Fatigue et surentraînement : quand le cœur tire la sonnette d’alarme

L’une des premières causes de variation de la fréquence cardiaque est la fatigue accumulée. Un manque de récupération ou un volume d’entraînement excessif peut provoquer des fluctuations significatives :

  • Fatigue aigüe (à court terme). Lorsqu’un coureur est fatigué, il peut observer une fréquence cardiaque plus élevée que d’habitude à intensité égale. Par exemple, une sortie habituellement courue à 140 bpm pourra être réalisée à 150 bpm après une semaine chargée.
  • Surentraînement (à long terme). Dans les cas extrêmes, la fréquence cardiaque peut paradoxalement diminuer, traduisant un système nerveux parasympathique hyperactif. C’est un signal d’alarme : l’organisme ne parvient plus à réagir normalement.

Exemple : une étude publiée dans le Journal of Sports Sciences (2018) a montré que les athlètes en phase de surentraînement voient leur fréquence cardiaque au repos chuter de 5 à 10 bpm, alors que leur FC à l’effort reste étonnamment basse.


2. L’altitude : facteur majeur d’augmentation de la fréquence cardiaque

Lorsqu’on s’entraîne en altitude, la disponibilité en oxygène est réduite, forçant le cœur à travailler davantage.

  • Dès 1500 mètres d’altitude : la FC au repos et la FC à l’effort augmentent de manière notable.
  • Au-dessus de 2500 mètres : l’organisme compense en produisant plus de globules rouges, mais l’efficacité cardiaque reste diminuée.

Exemple : un coureur habitué à s’entraîner à 135 bpm sur du plat verra sa fréquence monter à 145 bpm pour le même effort à 2 000 mètres d’altitude.


3. La température : chaleur et froid, deux ennemis du cœur

La fréquence cardiaque n'est pas une donnée figée. Plusieurs paramètres externes font varier le nombre de battements par minute.
©361°_Europe

Chaleur : une charge supplémentaire pour le système cardiaque

Lorsqu’il fait chaud, l’organisme utilise la circulation sanguine pour refroidir le corps. Le cœur doit donc pomper davantage de sang vers la peau, ce qui augmente la FC.

  • Augmentation typique de 10 à 15 bpm pour un même effort par temps chaud (supérieur à 25°C).
  • Risque de déshydratation, réduisant le volume sanguin et forçant le cœur à battre encore plus vite.

Froid : une réaction opposée

A l’inverse, par temps froid, la FC à l’effort peut être plus basse, car la vasoconstriction maintient la pression sanguine.

Exemple : un marathonien qui court normalement à 150 bpm par 15°C pourra monter à 165 bpm sous 30°C et chuter à 140 bpm sous 0°C.


4. Stress, émotions et fréquence cardiaque

Les émotions influencent considérablement la fréquence cardiaque :

  • Stress et anxiété : augmentation de la FC par activation du système nerveux sympathique.
  • Joie et excitation : effet similaire à l’adrénaline, augmentant temporairement la FC.
  • Tristesse et fatigue mentale : Peut diminuer l’activation nerveuse et baisser la FC.

Exemple: un coureur stressé avant une compétition peut démarrer avec une FC au repos de 80 bpm au lieu de 55 bpm habituellement.


5. Maladies et effets sur la fréquence cardiaque

Les infections, notamment virales, influencent également la FC :

  • Fièvre : augmentation de la FC de 8 à 10 bpm par degré supplémentaire.
  • Covid-19 et grippe : effets prolongés sur la FC au repos, pouvant durer plusieurs semaines.

Si la fréquence cardiaque est un excellent indicateur d’intensité et de fatigue, elle doit être interprétée avec prudence. Un coureur qui suit uniquement les chiffres peut s’entraîner trop fort ou, à l’inverse, freiner inutilement. Il est donc essentiel d’apprendre à coupler ses données cardiaques avec ses sensations corporelles pour ajuster son effort de manière intelligente.

Sources

  • Seiler S. (2010), « What is best practice for training intensity and duration distribution in endurance athletes? », Int. J. Sports Physiol. Perform.
  • Journal of Sports Sciences (2018), « Effects of Overtraining on Heart Rate Variability



30 minutes, c’est court. Pour autant, il est possible de réaliser une sortie efficace en exploitant bien ce court laps d’entraînement. La preuve avec ces séances express concoctées par le champion Yohan Durand.

30 minutes, c’est court, nous sommes d’accordq. Mais une petite sortie vaut toujours mieux que pas de sortie du tout ! Et que ce petit créneau pris pour vous entraîner n’aura rien d’anodin dans le cadre de la préparation d’un objectif et plus généralement, dans votre quotidien, pour vous aérer le corps comme l’esprit.  

Comment optimiser sa séance en 30 minutes ?

30 minutes, c’est court. Pour autant, il est possible de réaliser une sortie efficace en exploitant bien ce court laps d’entraînement. La preuve avec ces séances express concoctées par le champion Yohan Durand.
©DR

Pour « rentabiliser » au maximum son temps, il sera possible de zapper le retour au calme. « Cette récupération effectuée en fin de séance, en trottinant sur 5 à 10 minutes constitue une bonne routine notamment pour éliminer les toxines. On recommande évidemment de le faire le plus souvent possible, mais dans notre cas de figure, supprimer cette ultime phase fera gagner de précieuses minutes et ne sera pas dramatique », nous explique Yohan Durand.

Deuxième option, raccourcir son échauffement. Une mise en route bien conduite dure une vingtaine de minutes et s’achève pour une dizaine de minutes autour d’exercices dits « d’éducatifs de foulée » (gammes avec montées de genoux, talons-fesses, etc.). Cette amorce pourra être réduite de moitié, avec 7 à 10 minutes de footing puis 2-3 minutes d’éducatifs pour réveiller les muscles.

Certes, grignoter sur cette mise en route augmentera légèrement les risques de blessures. Mais l’idée des entraînements « pincés » proposés ici est d’y avoir recours ponctuellement, en fonction de vos impératifs. Pour être efficaces, ces sorties ciblent un travail de qualité. Piochez-y à loisir, en fonction de votre objectif et du moment de votre saison.

1. Séance de fractionné court

Après 10 minutes d’échauffement, enchaînez des séries de fractionnés courts courus à 100-105% de votre VMA. Par exemple, faites 20 x 30’’- 30’’ soit 20 répétitions de 30 secondes courues à vive allure et 30 secondes à petites foulées ou bien 30 x 20’’- 20’’. Pourquoi pas aussi varier les répétitions, par exemple autour 30’’ d’efforts et 15’’ de récupération ou l’inverse, en fonction de votre programmation.   

Quel intérêt ? Pousser la machine, faire monter le cardio, bref se rentrer dedans. Et 20 minutes de fractionné, c’est un gros travail ! Cette séance sera particulièrement efficace en préparation d’un 10 km. On pourra l’adapter bien sûr en fonction de sa  préparation préalable, en respectant toujours une notion de progressivité et en restant sur du fractionné court (pas plus de 30’’ d’efforts) qui fonctionne bien sur ce format.

2. Séance de côte

30 minutes, c’est court. Pour autant, il est possible de réaliser une sortie efficace en exploitant bien ce court laps d’entraînement. La preuve avec ces séances express concoctées par le champion Yohan Durand.
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Après 7-10 minutes d’échauffement, on s’attaquera à une côte étirée sur plus d’une centaine de mètres, avec une pente autour de 5-7 %. Grimpez-la en courant puis redescendez en trottinant en vous calibrant avec votre montre 20’’ de montée-20’’ de descente. En fonction de la longueur de la côte, testez pourquoi pas des blocs de 3 ou 4 fois 20’’ de montée en courant-20’’ de montée en marchant, entrecoupées d’une redescente jusqu’en bas.

Autre option : avaler des escaliers tant qu’à faire en variant les exercices. Les solutions ne manquent ps. Faire des montées de genoux, monter deux à deux ou monter deux marches et reculer d’une marche, grimper en faisant des talons-fesses, les pieds joints, ou encore avec des squats en bonus pendant la montée ou pourquoi pas lors de la redescente.  

Quel intérêt ? C’est une vraie séance de renforcement musculaire couplée à un travail cardiovasculaire axé sur la puissance. Cherchez à avoir une belle foulée, avec un gainage naturel face à la pente. La pratiquer en début de saison pour un marathonien sera une bonne idée. On la recommandera aussi plus généralement aux traileurs.

3. La séance tempo

30 minutes, c’est court. Pour autant, il est possible de réaliser une sortie efficace en exploitant bien ce court laps d’entraînement. La preuve avec ces séances express concoctées par le champion Yohan Durand.
©Vincent Lyky.

Démarrez à votre allure échauffement, puis montez le tempo crescendo. Toutes les 5 minutes, essayez de gagner un km/heure pour finir à votre allure visée sur semi ou marathon. Il est aussi possible de varier l’allure par blocs, avec par exemple 10 minutes d’échauffement puis 20 minutes à son allure cible semi ou marathon, ou bien 10 minutes d’échauffement, 10 minutes à allure semi (ou marathon) puis 10 minutes à allure 10 km (ou semi).

Quel intérêt ? Ce footing progressif est intéressant dans le cadre d’une préparation marathon ou semi, notamment lorsque l’on manque de temps. C’est une séance « passe partout » sans risque que l’on casera à l’envi, n’importe quand, en début comme en fin de préparation.

4. Le footing  de récupération, séance efficace en 30 minutes

Il s’agira cette fois de 30 minutes de footing en endurance fondamentale, en totale aisance respiratoire. Cette allure se situe entre 60 et 65 % de votre VMA ou 65 % et 75 % de votre Fréquence cardiaque maximale. Et ’est le socle de votre entraînement. Les champions passent 70% de leur volume hebdomadaire à s’entraîner à cette allure très cool.

Quel intérêt ? Cela permet de rajouter un peu de volume à sa préparation. 30 minutes, c’est court, mais quelques kilomètres en plus ne seront jamais anodins. Cette séance permettra aussi de se régénérer d’un point de vue musculaire entre deux séances intenses. A condition de ne pas la courir trop vite, comme le font la majorité des coureurs…



La cité des Papes sera le théâtre d’un premier marathon en septembre 2026. Le point sur ce projet attendu dans le Sud-Est.

Un départ, un constat : aucun marathon dans le Vaucluse. Plus largement, la zone Sud-Est étant assez pauvre en marathons, ceux de Nice-Cannes et de Salon de Provence étant les plus proches. Voilà qui a donné l’idée à Christophe De Cecco et Bertrand Delhomme de proposer projet d’en créer un à la municipalité.

Une première en septembre 2026

v

Les deux hommes, passionnés, sont déjà organisateurs du semi-marathon du Ventoux. Initialement, leur idée était de placer l’évènement en début tout de saison, la fin d’hiver étant une période creuse en termes d’épreuves à l’échelle nationale.

Mais l’an prochain, la problématique des élections municipales contraint à positionner cette première à la rentrée, la deuxième quinzaine de septembre, vraisemblablement le week-end du 19 et 20 septembre. Cette date nécessitera une préparation en plein été qui n’est pas idéale. Aussi, dès 2027, l’évènement se recalera au mois de février.

Un parcours performant et touristique

Le parcours, dont les détails ne sont pas encore connus, s’annonce à la fois roulant et touristique. Le départ devrait être donné en centre-ville. Puis le tracé enchaînera les sites emblématiques de la Cité des papes, tels que le Palais des Papes, les remparts et le célèbre pont d’Avignon, tout en restant dans l’agglomération du Grand Avignon.

Pour ce lancement, l’organisation souhaite se focaliser sur la distance marathon, mais ne s’interdit pas de proposer également un semi-marathon à l’affiche. Les inscriptions seront lancées d’ici le début de l’automne.



Amorti maximal et une stabilité optimale pour cette Mafate X qui perpétue l’héritage du modèle iconique d’Hoka destiné aux trails longues distances.

La Mafate est la chaussure de trail originale d’Hoka. Depuis son lancement, il y a 15 ans à l’UTMB Mont-Blanc ce modèle est devenu une icône Hoka. Lancée ce jour, Mafate X perpétue cet héritage permettant  aux traileurs d’aller loin, plus vite, avec un confort, une durabilité et une propulsion optimisés.

Amorti maximal, stabilité optimale sur ultra-trail

Amorti maximal et une stabilité optimale pour cette Hoka Mafate X qui perpétue l’héritage du modèle iconique destiné aux ultras-trails.

Inspirée par l’esprit sauvage des coureurs d’ultra-trail, la Mafate X est conçue pour les aventures au long cours. Elle offre un confort, une stabilité et des performances inégalés sur les sentiers.

La chaussure comprend des mousses premium, des géométries améliorées et une plaque en fibre de carbone en forme de fourche. Objectif du tout : offrir le soutien et l’efficacité nécessaires sur ultra-trail. Elle a d’ailleurs été testée sur certains des sentiers et parcours d’ultra-trail les plus emblématiques.

Les 5 points clés de la Hoka Mafate X

Semelle intermédiaire double couche ultra-souple. Une semelle en EVA à mousse ultra-critique et une couche supérieure en PEBA améliorent le confort, même sur les kilomètres les plus difficiles.

 ● Plaque en fibre de carbone fourchue. Elle enveloppe le pied pour une foulée constante et stable sur les longues distances, tandis que sa forme spécifique s’adaptera sur les terrains accidentés.

Metarocker™ et Rearfoot-Focused Active Foot Frame™. Inspirés de la Skyward X, ces éléments améliorent le contrôle à des allures modérées, typiques des épreuves d’ultra-trail.

Tige tissée ultralégère. Durable, respirante, avec drainage rapide. Son empeigne dynamique est en cours de brevetage.

Semelle extérieure Vibram® Megagrip. Dotée de crampons ludiques en forme de tacos et de parts de pizza, elle s’adapte aux terrains variés tout en laissant une empreinte joyeuse sur le sentier.

Poids : 344 g Drop : 8 mm Prix : 225 euros

Lire notre test de la dernière version route en carbone Hoka Cielo X1 2.0 : le carbone longue distance



Cette Vezor de Rossignol élaborée pour accompagner les traileurs engagés  se montre particulièrement réussie. Elle combine dynamisme, amorti, stabilité et confort.

Belle surprise que cette nouvelle paire avec quasiment que des points forts. On s’y sent bien avec notamment un bon soutien de la voute plantaire et une place suffisante à l’avant pour les orteils.

Le pied est bien maintenu sans contention excessive, par l’empeigne en mesh souple, assez fin et respirant, comportant des inserts en sous-couche conçus pour s’adapter aux différentes anatomies (Dragonfly).

Confort et système de laçage ajustable

Cette Rossignol Vezor plutôt typée « performance » sera suffisamment polyvalent epour s’adapter à tous les niveaux de pratique.

Le laçage qui se prolonge très bas optimise le maintien du pied. Deux options d’œillets à la cheville, quatre au médio-pied et trois à l’avant-pied, permettent des laçages différents, par exemple pour un pied fort ou fin, mais aussi pour l’entraînement ou la compétition.

Ce laçage pourrait faire craindre la création d’un pli au niveau du point de flexion sur le dessus du gros orteil. Heureusement, les œillets de laçage bien conçus, l’absence de couture saillante, et le bas de la languette fine qui s’étale largement sous l’empeigne, évitent ce phénomène.

Une bonne stabilité

L’ajustement autour du pied peut aussi être précisé par le retrait ou le maintien de la deuxième semelle intérieure très fine présente sous la première.

Le pare-pierre caoutchouté protège les orteils sans les contraindre grâce à sa souplesse et à sa hauteur adéquate. La coque talonnière est suffisamment rigide pour garantir la stabilité tout en restant confortable.

Elle remonte assez haut sur le tendon d’Achille, mais sans l’agresser parce qu’elle est molletonnée et qu’elle s’évase en arrière un peu comme sur les chaussures d’elfes.

Propulsion et accroche efficaces

Dans la semelle intermédiaire, l’insert en fibre de verre et nylon, en forme de diapason à l’avant, protège des aspérités du sol et fournit une propulsion efficace, sans pour autant rigidifier la chaussure comme le ferait une plaque classique.

La semelle est suffisamment épaisse pour bien amortir la réception, tout en restant stable et souple, ainsi que dynamique en relance. L’accroche est également bonne grâce à des crampons de 4mm et au grip Michelin.

Bref, ce modèle plutôt typé « performance » sera suffisamment polyvalent pour s’adapter à tous les niveaux de pratique.

Nos appréciations. Amorti : 18/20 – Accroche : 16/20 – Confort : 19/20 – Souplesse : 18/20 – Stabilité : 17/20



Ces régimes ont pour objectif d’économiser les réserves en glycogène, le fameux carburant du muscle en misant sur les graisses plutôt que sur les glucides. Faisons le tour de leurs principes, avantages et inconvénients.

La chute soudaine de performance sur une épreuve longue ou un entraînement long est une expérience des plus désagréables. La glucopénie décrit la diminution critique de la réserve de glucose musculaire. C’est le fameux mur du marathon, la panne sèche hantise de tout coureur d’endurance.

Le premier enjeu pour développer l’autonomie du coureur et éviter le mur lors des compétitions de moyenne et longue durée est de maximiser ses réserves.

Carburer au « gras » plutôt qu’aux glucides

Le principe du régime cétogène (keto) est de réduire drastiquement et durablement les glucides pour favoriser majoritairement les lipides en maintenant une consommation normale de protéines.
©Adobestock

Traditionnellement, trois stratégies peuvent être mises à profit. La stratégie de décharge/recharge glucidique (ou régime dissocié scandinave), la stratégie de charge glucidique ou régime hyperglucidique. Enfin, la stratégie de charge progressive (ou charge par paliers). Toutes ont des avantages et des inconvénients, et un point commun ; se focaliser sur les glucides.

Depuis quelques années, d’autres régimes sont mis en avant. Il s’agit cette fois d’optimiser la filière « gras », en forçant le recours au métabolisme lipidique (oxydation des graisses). Cet objectif est atteint au travers d’une diminution permanente  ou intermittente (régimes « high fat » ou « périodiques ») des glucides dans l’alimentation. Quatre stratégies peuvent être mises à profit.

1. Le régime cétogène ou keto (high fat)

Le principe du régime cétogène (keto) est de réduire drastiquement et durablement les glucides pour favoriser majoritairement les lipides en maintenant une consommation normale de protéines.
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Le principe du régime cétogène est de réduire drastiquement et durablement les glucides (5 à 10% de la ration), favoriser majoritairement les lipides (70 à 80% de la ration), maintenir une consommation normale (non augmentée) de protéines (20 à 25% de la ration).

Intérêt. La disparition dans le bol alimentaire des glucides (sucres) provoque à échéance d’une à deux semaine l’entrée en état de « cétose » (contre quelques jours en jeûne  total). L’état de « cétose » est caractérisé par une production accrue de corps cétoniques, dont l’utilisation comme substrat énergétique devient majoritaire, notamment pour nourrir le cerveau. Ces substrats ont également la propriété de stimuler l’oxydation des graisses, ce qui améliore la capacité de l’organisme à mettre en œuvre son métabolisme lipidique (dégradation de ses propres graisses).

Cible. Profils musculeux avec adiposité légère ou adipeux.

Avantage. Développe une capacité maximale à exploiter les graisses corporelles au repos et à l’effort. En situation d’effort, retarde le recours au glycogène musculaire. Permet de s’affranchir quasi totalement (et en théorie définitivement) de la consommation de glucides, y compris à l’effort.

Inconvénient. Moins pertinent sur les efforts de haute intensité en raison de la limite d’efficacité de l’oxydation lipidique sur des intensités élevées d’effort. Impactant socialement. Basculement alimentaire en théorie définitif (abandon définitif des glucides).

2. Le régime low carb (high fat)

Le principe du régime cétogène (keto) est de réduire drastiquement et durablement les glucides pour favoriser majoritairement les lipides en maintenant une consommation normale de protéines.
Dans le régime low carb, on maintient une petite quantité de glucides soit 20 à 25% de la ration quotidienne. ©Adobestock

L’approche est similaire à celle du régime cétogène, mais moins « radicale » avec notamment le maintien d’une petite quantité de glucides soit 20 à 25% de la ration au lieu de 50 à 55% dans un régime alimentaire traditionnel. Les lipides (50-60%) et les protéines (25-30%) restent majoritaires.

Intérêt. Stimuler le métabolisme lipidique, tout en conservant un recours (réduit) au métabolisme glucidique.

Cible. Profils minces, musculeux secs, musculeux avec adiposité légère ou adipeux (musculeux avec adiposité forte).

Avantage. Favorise la « flexibilité métabolique » c’est-à-dire la capacité de l’organisme à basculer (switcher) d’une filière énergétique vers une autre en fonction de la modulation de l’intensité de l’effort. Favorise l’économie du stock de glycogène.

Inconvénient. Le moindre recours au métabolisme des glucides peut conduire à une dégradation de l’efficacité cette filière lors des phases de haute intensité d’effort (bridage) et donc de la performance à haute intensité d’effort.

3. Le régime train low (périodisation)

Le principe du régime cétogène (keto) est de réduire drastiquement et durablement les glucides pour favoriser majoritairement les lipides en maintenant une consommation normale de protéines.
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Cette approche nutritionnelle s’appuie sur une répartition différente de l’apport glucidique sur la journée, en alternant phases d’abstinence glucidique et phases de relative « abondance ». Par exemple, un premier entraînement le matin à haute intensité après un petit-déjeuner pauvre en glucides (avocat, noix, Skyr, framboises…), un déjeuner sans glucide (poisson, œuf, fromage). Après cela, un deuxième entrainement en fin de journée à basse intensité (footing) puis diner avec majorité de glucides (poulet ou steak, féculents, légumes verts, yaourt). Le premier entrainement permet de vider les réserves. Le deuxième vise à habituer l’organisme à fonctionner avec des réserves basses.

Intérêt. Ce type d’exercice réalisé avec des réserves en glycogène basses, force l’organisme à recourir au métabolisme lipidique et à s’adapter à la resynthèse de glycogène à partir d’autres substrats que le glucose.

Cible. Profils musculeux secs, musculeux avec adiposité légère ou adipeux (musculeux avec adiposité forte).

Avantage. Le stress métabolique généré par ce type entrainement sans glucide favorise l’adaptation à l’effort de longue durée et au métabolisme oxydatif des graisses et l’épargne du glycogène.

Inconvénient. Nécessite de s’entrainer 2 fois dans la même journée. Générateur de stress sur le système ostéo-articulaire et musculo-squelettique (risque de blessures en cas de recours répété). Risque de maintien de ce type d’alimentation même en dehors de toute activité physique (avec dans ce cas un risque de prise de poids). Perte du bénéfice de la 1ère séance en raison d’un repas de récupération post entrainement non optimal (absence de glucides)

4. Le régime sleep low (ou à glycogène bas)

L'entraînement à glycogène bas consiste à enchaîner deux séances sans manger de glucides
L’entraînement à glycogène bas consiste à enchaîner deux séances sans manger de glucides. ©Adobestock

Même principe que le train low mais cette fois avec une nuit entre les deux séances. Dans ce cas, on fait un premier entraînement la veille au soir pour vider les réserves, puis un deuxième entrainement à jeun avec réserves basses le lendemain matin.

Intérêt. Le même que pour le train low mais avec un moindre impact physiologique lié à la période de repos/récupération nocturne

Cible. Profils minces, musculeux secs, musculeux avec adiposité légère ou adipeux (musculeux avec adiposité forte)

Avantage. Les mêmes que pour le train low.

Inconvénient. Toujours un risque (moindre) de stress sur le système ostéo-articulaire et musculo-squelettique mais doublé d’un risque d’impact sur la qualité du sommeil et donc au final la qualité de la récupération musculaire. Il y a risque de blessures en cas de recours  répété, notamment suite à la 1ère séance, en raison d’un repas de récupération post-entrainement non optimal (absence de glucides).



ASICS dévoile trois nouvelles paires en carbone de sa série Metaspeed, dont une Ray pesant seulement 129 grammes. La marque organise une course de 10 km à Tokyo pour tenter de battre des records de vitesse avant six Français en lice.

La série Metaspeed™ d’ASICS continue. Trois innovations s’annoncent, résultant d’un processus de conception rigoureux, menés à l’Institute of Sport Science (ISS), centre de R&D d’ASICS à Kobe.

Une centaine d’athlètes ont participé à leur élaboration. Parmi eux, Etienne Daguinos, récent recordman de France du 10km. « Les nouvelles Metaspeed sont un concentré de technologies. Je suis fier d’avoir pu contribuer à sa conception. C’est un modèle à la fois rapide et dynamique, mais aussi très confortable. C’est avec cette paire que j’ai battu le record d’Europe sur 10km… J’ai hâte de m’aligner sur les prochains parcours avec ! » indique le champion.

Tokyo : speed race, la chasse aux records

Justement, ce samedi 3 mai, ASICS organise une course officiell, en partenariat avec World Athletics, sur un parcours plat dans les rues de Tokyo. A 12h (heure de Paris) eeviron 120 athlètes se lanceront à la quête de leurs records équipés des dernières nouveautés.

Six athlètes Français seront au départ du 10 km : Mekdes Woldu chez les femmes et Etienne Daguinos, Felix Bour, Bastien Augusto, Antoine Puydebois et Yohan Durand, chez les hommes.

ASICS Metaspeed Ray l’ultra-légère réservée aux meilleurs

ASICS METASPEED RAY

Parmi les trois nouvelles Metaspeed, la Ray qui complète la gamme déjà existante. « Ray » s’inspire de la vitesse d’un rayon de lumière et du mot japonais « Rei » qui signifie zéro. Celle-ci se destine aux athlètes ayant une foulée légère et dynamique et qui attaquent avant-pied. Avec son design innovant et son poids plume de 129 grammes seulement, c’est l’une des paires en carbone les plus légères du marché.

Une nouvelle mousse plus légère et dynamique

Cette chaussure bénéficie de toutes les dernières innovations de la marque. La semelle intermédiaire dispose de la nouvelle mousse ASICS FF Leap, la mousse la plus légère, la plus souple et la plus dynamique jamais utilisée par ASICS . Sa tige en Matryx®, en matériau tissé léger, préserve la légèreté tout en assurant un maintien optimal du pied, même à pleine vitesse.

Sa plaque de carbone minimale propulse vers l’avant lors de la phase d’attaque, sans alourdir la chaussure. La sensation de dynamisme est renforcée grâce à une structure innovante (Dynamic Drop). Par ailleurs, la compression rapide de la mousse FF Leap™ au contact du sol, crée un drop nettement supérieur aux 5 mm du modèle original. Notons que cette dernière innovation affiche aussi une bonne adhérence, même sur sol mouillé.

La Metaspeed Ray sera disponible à partir du 12 août, au prix de 300 €.

METASPEED™ SKY TOKYO et METASPEED™ EDGE TOKYO, deux « classiques » revisitées

Chacune se destine à un type de foulée différent. D’un côté, la Sky Tokyo conçue pour les coureurs qui accentuent leur vitesse en allongeant la foulée. De l’autre, la Edge Tokyo plus adaptée aux foulées cadencées et plus réduites. Elle se destine à ceux qui accélèrent en augmentant à la fois la longueur de leur foulée ainsi que le nombre de pas par minute.

Toutes deux embarquent une combinaison de la nouvelle mousse FF Leap, et de la mousse FF Turbo Plus dans la semelle intermédiaire. De quoi offrir une foulée plus souple, plus de dynamisme et de stabilité.

Dernier point, un nouveau mesh Motion Wrap 3.0 3.0 offre plus de légèreté, une aération optimisée et un excellent maintien du pied.


Ces deux modèles seront seront disponibles à partir du 25 juillet, au prix de 270 €.

CARACTÉRISTIQUES
Poids : 170 g (SKY / EDGE) / 129 g (RAY)
Drop : 5 mm (39,5/34,5)
Prix : 270 € / 300 €
PROFIL IDÉAL D’UTILISATEUR
ttaque : médiopied ou avant pied
Foulée : neutre
Poids : jusqu’à 80 kg


Pour progresser en trail et multiplier les plaisirs, voici 7séances qui vous apporteront le petit plus qui vous fera décoller.

La séance d’intervalles courts en côtes

C’est l’assurance de se construite puissance et solidité, deux qualités nécessaires pour progresser en trail. Cette séance qui peut se faire même dans un univers urbain, pour peu que l’on déniche une butte même modeste. Les montées durent de 20s à 1mn30. On peut ainsi aller jusqu’à 30mn de travail en incluant les temps de récupération en redescendant au point de départ.

Pourquoi faire cette séance ? Pour acquérir de la puissance dans les jambes, travailler son geste de grimpeur, améliorer son style mais aussi développer sa VMA.

Comment la programmer dans votre entraînement ? Au moins une fois par quinzaine en phase de préparation, en organisant une progression dans la longueur des portions rapides et dans les durées d’effort. Ne pas l’inclure dans les phases de récupération.

La séance de rando-course 

La séance de seuil spécifique trail permet de s'habituer à courir vite sur des parties techniques. Pour progresser en trail, c'est une incontournable !
©inov-8

Le trail, c’est très souvent long. Il faut y inclure de la marche pour aborder certaines montées raides et/ou longues. La séance de rando course s’intègre obligatoirement dans la préparation d’un trail de plus de 30 km. Pour la réaliser, il faut disposer d’au moins 2h, et si possible d’un environnement naturel adapté.

Partez à un rythme doux, alternez marche et course dès qu’une montée ou un obstacle se profile. Veillez également à vous ravitailler régulièrement, en testant votre protocole alimentaire. Cette rando-course peut durer jusqu’à 8 heures en prépa d’un ultra. Elle peut s’intégrer à un « week-end choc » qui verra 3 sorties de ce type se succéder sur 3 jours.

Pourquoi faire cette séance ? Pour acquérir de l’endurance, adapter sa physiologie à l’effort long et lent du trail, s‘habituer à alterner marche et course très naturellement.

Comment la programmer dans votre entraînement  ? Au moins deux fois par cycle de préparation, en les prévoyant un mois et demi, et 3 semaines avant son objectif. Elle est aussi parfaite pour une reprise après une coupure.

La séance d’entraînement croisé vélo/course à pied

Rouler, courir, rouler, voila le programme. Si vous habitez en ville, cette séance peut se construire sous la forme d’un circuit training alternant du vélo d’appartement et un footing à l’extérieur. Pédalez ainsi 30 mn, partez courir une heure à l’extérieur, et remontez sur votre home-trainer pendant 30 mn au retour. Vous aurez ainsi effectué une séance variée de 2h.

Pourquoi faire cette séance ? Pour acquérir de l’endurance en réduisant les traumatismes liés à la course. Elle vous aidera aussi à mieux encaisser les alternances montées/descentes.

Comment la programmer dans votre entraînement  ? Au moins une fois par semaine, en l’adaptant tout au long de l’année.

La séance de seuil spécifique trail

Le but : apprendre à courir vite sur des parties techniques en intégrant ce type de séance dans votre préparation. Il s’agit de tracer un parcours reproduisant en miniature les types d’obstacles de votre course objectif. Ensuite, tenez y une allure plus rapide que le tempo de votre course.

Le parcours idéal ? Sur 1 à 3 km, avec une montée raide à plus de 20 % de pente où il faut marcher, une descente technique, une relance en faux-plat montant et descendant, et si possible le franchissement d’un ruisseau ou d’un pierrier. Sur ce parcours, vous allez répéter des efforts allant de 5 x 5 mn à 1 x 30 mn, avec une progression dans la durée des intervalles. L’idée ede maintenir le même rythme de course tout au long de la progression du plan.

Pourquoi faire cette séance ? Pour acquérir de la dextérité,  travailler son relâchement sur terrain technique, mais également améliorer son style, et développer sa capacité aérobie.

Comment la programmer dans votre entraînement ? Au moins deux fois par mois, sauf dans les 15 jours qui précèdent un objectif. Cette séance s’intercale entre deux footings et une séance de côtes courtes.

La séance de dénivelé continu pour progresser en trail

La séance en dénivelé continu est un passage obligé pour progresser en trail.
©inov-8

Il est indispensable d’intégrer dans sa préparation une séance dite de dénivelé continu, où l’on grimpera à son rythme plusieurs centaines de mètres de dénivelé. Pour ceux qui n’habitent pas en montagne, il faudra l’intégrer en week-end ou lors des vacances.

Concrètement, vous repérez sur une carte une montée sur un sentier de type GR qui compile de 500 à 1000 mètres de dénivelé positif. Vous cherchez alors à monter avec la meilleure économie de geste, en alternant marche et course. Pour ceux qui préparent un trail de plusieurs heures, l’idéal est d’introduire une progression à chaque séance dans les dénivelés réalisés, en additionnant les montées, entrecoupées de redescente au petit trot.

Pourquoi faire cette séance ? Pour aguerrir ses muscles à la montée continue, en particulier les lombaires et les cuisses. Pour assimiler le geste le plus économique par rapport au pourcentage de pente. Mais aussi, pour intégrer naturellement le passage de la marche à la course et inversement en fonction du terrain.

Comment la programmer dans votre entraînement ? Deux fois par mois lorsque vous préparez un trail en montagne, et pendant un macrocycle de 3 mois, soit de 5 à 6 séances avec une augmentation progressive du dénivelé cumulé à chaque séance.

La séance de renforcement musculaire à vélo

Rouler, c'est aussi une belle manière de progresser en trail, en alternant vélo course et vélo au sein d'une même séance.

Le trailer ne fait pas du vélo comme un cycliste, qui lui va chercher à mouliner et à pédaler « rond » sur de longues distances. Le trailer doit rechercher dans le vélo une manière de renforcer ses jambes et son dos sans subir de chocs au sol comme en courant. Il s’agira de pédaler en tirant le plus gros braquet possible sur une côte de 1 à 2 km, d’un pourcentage de 10 à 20 %, et d’alterner une montée en danseuse et une montée assis sur la selle.

Pourquoi faire cette séance ? Pour muscler son corps dans le geste, sans risque d’inflammation ligamentaires, et en limitant les blessures.

Comment la programmer dans votre entraînement ? A faire de 3 à 1 mois avant la course objectif, avec une séance par semaine pendant 3 semaines successivement, suivies d’une semaine de récupération. La progression se fait en augmentant le nombre de montées successives et la dureté des braquets.

Le trail de préparation à l’objectif

Cette compétition de même type que votre objectif sera d’une durée réduite. On la programme en phase de préparation sans période de récupération préalable.

Pourquoi faire cette séance ? Pour s’habituer au stress spécifique de la compétition. Elle permet aussi de tester son matériel de course. Enfin, elle instaurera votre routine d’alimentation avant, pendant et après.

Comment la programmer dans votre entraînement ? 3 semaines avant un trail court de 20 à 40 km, un mois avant un trail de 40 à 60 km, 6 semaines avant un trail de plus de 60 km.



Londres a vécu une journée historique pour la 45e édition de son marathon. 56 640 coureurs ont défilé au cœur de la capitale anglaise en liesse, c’est du jamais vu. Malgré la chaleur, l’Ethiopienne Tigst Assefaen a battu le record mondial féminin en 2h15’50’après que le Kenyan Sebastian Sawe ait signé le meilleur chrono de l’histoire de l’épreuve.

« Le Marathon de Londres est le meilleur marathon au monde, et il est désormais officiellement le plus grand marathon du monde. Difficile de décrire l’émotion ressentie aujourd’hui  » commente Hugh Brasher, PDG de London Marathon Events.

840 000 candidats pour le 45e Marathon de Londres

Le marathon de Londres devient le marathon le plus couru de la planète
©DR

Ce 27 avril en début de soirée sur The Mall, 56 640 participants avaient bouclé leur défi de 42 km à travers la capitale anglaise en ébullition. Pas de réelle limite de temps pour venir à bout de ce marathon géant entamé sur les coups de 9h du côté de Greenwich.

Londres s’inscrit ainsi au Guinness World Record comme le plus couru de la planète. Devant New York et ses 55 646 finishers de novembre dernier. Devant Paris et ses récents 55 499 finishers, désormais troisième marathon du tiercé de tête mondial.

Des chiffres fous qui témoignent d’un engouement dingue qui ne se résume pas d’ailleurs à ce 27 avril. Il y a des mois de cela, 840 318 coureurs avait déposé leur candidature à la loterie préalable à ce marathon de Londres. Un autre record mondial, surclassant les 578 304 candidatures enregistrées en 2024.

De plus, 41 titres de records du monde inscrits au fameux Guinness Book ont été battus sur 87 tentatives parmi les déguisés les plus originaux.

Soulignons enfin la dimension caritative inédite de ce marathon de Londres. C’est le plus grand événement annuel de collecte de fonds au monde. 75 millions de livres sterling collectés en une seule journée au terme de cette édition record. Voila qui fait grimper le compteur à près de 2 milliards de livres sterling reversées à des œuvres caritatives depuis 1981.

Le triomphe de Tigst Assefa

Tigst Assefa bat le record du monde féminin de marathon à Londres en 2h15'50''
©DR

En tête de course, des records encore. Les meilleurs chronos mondiaux promettaient de trembler vu la densité du plateau rassemblé et la rapidité de ce deuxième marathon majeur du circuit mondial Abbott. Cela n’a pas loupé.

Malgré la chaleur endurée sur les bords de la Tamise, une femme, Tigst Assefa a marqué l’histoire. A 28 ans, l’athlète actualise le record du monde en 2h15’50’’. C’est un retour en grâce pour l’Ethiopienne qui avait manqué de peu le titre ici-même l’an dernier puis celui des JO de Paris l’été dernier. Elle s’est imposée au terme d’une lutte acharnée avec Joyciline Jepkosgei, après que le duo eut éliminé Sifan Hassan.

La sensation « Sebastian Sawe »

Chez les hommes, les meilleurs coureurs de la planète ont pris part à ce marathonqui avait vu Kelvin Kiptum, détenteur du record du monde, claquer un 2h01’23 » en 2023.

Dans les starting-blocks, le champion olympique Tamirat Tola, le tenant du titre Alexander Mutiso Munyao, Jacob Kiplimo, auteur du récent record du monde du semi-marathon à Barcelone (56’42’’) mais aussi la légende Eliud Kipchoge.

Finalement, l’homme fort du jour fut le Sebastian Sawe. La nouvelle pépite kenyane a de nouveau créée la surprise. Car Sawe avait déjà impressionné en décembre à Valence en devenant, pour son tout premier marathon, le meilleur performeur mondial de l’année 2024 et le cinquième meilleur performeur de l’histoire (2h02’05).

Cette fois-ci, il a pris le lead sur l’Ougandais Kiplimo en zappant un ravitaillement sur la fin de course. Une stratégie risquée vue la chaleur du jour, mais qui a payé. Il décroche la victoire en 2h02’27’’, soit le deuxième meilleur temps des 45 éditions.

La légende Kipchoge distancé par les jeunes

Kiplimo termine finalement bon deuxième, une minute derrière en 2h03’37’ pour son premier marathon. Quant à Eliud Kipchoge, il boucle à 6e place pour sa pour sa sixième participation après cinq ans d’absence. Le double champion olympique de 40 ans avouait que « les jeunes sont meilleurs que lui ». Mais il n’a toutefois pas dit son dernier mot, comptant briller haut sur le nouveau Abbott World Marathon Majors fin août, à Sydney.



La marque Mount to Coast lancée en avril 2024 par des designers d’Asics, Brooks et Nike débarque sur le marché français notamment avec trois paires destinées à la route dont cette R1 particulièrement confortable sur longues distances.

Rares sont les marques qui affichent l’ultra distance comme terrain de prédilection. C’est pourtant ce que fait Mount to Coast. Cette marque fondée à Hong Kong débarque en Europe avec trois modèles aux noms très épurés : R1, S1 et P1.

La R1 ici testée est le modèle le plus typé route « classique ». Le coureur d’ultra distance Justin Montague a parcouru le Jogle, itinéraire qui relie le Nord au Sud de la Grande Bretagne en utilisant une seule R1 pour 18 jours de course non-stop.

Priorité confort

La marque Mount to Coast lancée en avril 2024 par des designers d'Asics, Brooks et Nike débarque sur le marché français notamment avec trois paires destinées à la route dont cette R1 particulièrement confortable sur longues distances.
Trois couleurs pour cette Mount to Coast R1 : noir, blanc ou noir & blanc.

La R1 peut apparaitre comme réservée à une petite communauté de coureurs. Ses qualités en font pourtant une chaussure parfaite pour débuter la course à pied et les courses longues quelle que soit sa morphologie. Elle se démarque par son aspect assez massif qui respire le confort et la sécurité avec un poids très contenu.

Le drop est classique  (8 mm) et la semelle assez épaisse (35 mm au talon et 25 sur l’avant). Le point fort – pour ceux qui aiment – c’est le chaussant assez large qui évite d’avoir le pied prisonnier sur des sorties longues. Le laçage est classique avec système de serrage qui rappelle le système BOA mais en version plus simple (et donc moins cher). Cela peut avoir un intérêt lorsque les pieds gonflent, notamment par temps chaud. La languette et le talon sont bien rembourrés et apportent un confort supplémentaire.

Un bon ratio amorti/dynamisme

La marque Mount to Coast lancée en avril 2024 par des designers d'Asics, Brooks et Nike débarque sur le marché français notamment avec trois paires destinées à la route dont cette R1 particulièrement confortable sur longues distances.
©MTC

La semelle Pebax fait le boulot en offrant un bon compromis entre amorti et un soupçon de dynamisme. La semelle extérieure propose un système de renfort en travers qui accroit la stabilité de la foulée et permet de maintenir le pied dans l’axe même lorsque la fatigue se fait sentir.

Cette Mount to Coast R1 ne vous permettra pas de battre des records de vitesse mais sans doute des records de distance tant son confort n’a jamais été pris en défaut durant le test. C’est un modèle idéal pour les sorties longues même pour les poids lourds.

Prix : 170 € Drop: 8 mm Poids : 241 g en 40

Notes : Confort : 19/20 Amorti : 20/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 15/20 Dynamisme : 13/20

Le + Look très épuré et bon rapport confort/poids. Le – Système de laçage qui pourra paraitre superflu à certains coureurs.

Utilisation : entraînements et compétitions sur route toutes distances pour coureur à foulée universelle de tous poids.