Le Département de Seine-et-Marne lance un tout nouveau rendez-vous pour les passionnés de course à pied et d’histoire : le premier Marathon médiéval, organisé le dimanche 10 mai 2026. Entre sport, découverte du patrimoine et ambiance festive, cette course de 42,195 km promet une expérience unique pour les coureurs de tous niveaux.
Ce nouveau marathon de Seine-et-Marne reliera deux hauts lieux du patrimoine médiéval. Le 10 mai prochain, il s’élancera de Blandy-lès-Tours et son château médiéval entièrement restauré.
L’épreuve se courra en ligne jusqu’à Provins. Cette célèbre cité médiévale inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO, témoin remarquable des foires de Champagne des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles, sera le théâtre final, au niveau de la porte Saint-Jean
Au fil du circuit de 42.105 km, les participants traverseront plusieurs villages au patrimoine médiéval préservé.
Une partie des bénéfices de cet événement running sera reversée à des projets de restauration du patrimoine médiéval local, associant ainsi pratique sportive et engagement culturel.
En plus du marathon, des parcours alternatifs – dont une course pour les enfants – seront proposés pour permettre à chacun de participer selon son niveau. Durant toute la journée, animations médiévales, démonstrations de savoir-faire locaux et découverte des produits du terroir viendront rythmer la fête.
L’ensemble du programme — animations, courses annexes, spectacles — sera dévoilé dans les mois à venir. Une chose est sûre : le 10 mai 2026, la Seine-et-Marne remontera le temps en courant.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/07/Marathon-de-Provins.png4601093La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-07-24 16:36:142025-07-24 16:36:15Un marathon médiéval à Provins en mai 2026
Cette La Sportiva Prodigio Pro, dernière-née de la gamme Prodigio, s’adresse aux traileuses et traileurs en quête de dynamisme, de souplesse et de réactivité. Conçue par le spécialiste italien du trail running, elle se destine avant tout aux courses moyennes à longues distances sur terrains roulants à modérément techniques.
Dès les premières foulées, cette chaussure de trail running révèle une grande souplesse et une excellente réactivité. Sa semelle intermédiaire, avec un stack généreux de 34 mm au talon et 28 mm à l’avant-pied, offre un amorti moelleux et fluide, idéal pour les longues sorties. La mousse utilisée accompagne efficacement le déroulé naturel du pied, et contribue à un retour d’énergie marqué.
Une tige chaussette enveloppante… mais exigeante
La tige en forme de chaussette haute protège efficacement contre les débris, un vrai plus sur sentiers poussiéreux ou rocailleux. En revanche, ce choix technique rend l’enfilage moins pratique qu’un système classique à languette.
Le chaussant, ici testé en version féminine, peut donner une impression de petite pointure. On conseillera donc d’essayer la chaussure avant-achat, et d’envisager une demi-pointure au-dessus de votre taille habituelle. Ce ressenti est lié à :
la coque talonnière inclinée et son prolongement en tricot qui pousse le pied vers l’avant,
le renfort molletonné proéminent au talon,
le faible volume en hauteur au niveau des orteils sous le pare-pierre avant.
Accroche et adhérence au rendez-vous
Pas meilleur ambassadeur qu’Anton Krupicka pour mettre en avant cette La Sportiva Prodigio Pro.
La semelle extérieure en Frixion White, combinée à des crampons de 4 mm, assure une très bonne accroche sur terrain sec, rocailleux ou forestier. La tenue au sol est rassurante, même sur les descentes rapides. En revanche, les crampons montrent leurs limites dans les terrains très boueux.
L’empeigne, bien que légère et respirante, manque un peu de protection sur terrain alpin très technique. Cela limite son usage en montagne engagée, mais cette La Sportiva Prodiogio Pro reste parfaitement adaptée à la majorité des sentiers de trail.
Fauja Singh, onsidéré comme le plus vieux marathonien du monde, est décédé à l’âge de 114 ans, lundi 14 juillet, après avoir été renversé par une voiture près de son village, Beas, dans l’État du Pendjab.
« Ma Tornade en Turban n’est plus. C’est avec une immense tristesse que je vous annonce le décès de mon très vénéré S. Fauja Singh. Il a été heurté par un véhicule non identifié vers 15h30 aujourd’hui dans son village, Bias, alors qu’il traversait la route. Repose en paix, mon cher Fauja », a écrit son biographe Khushwant Singh sur les réseaux sociaux.
Une icône mondiale du marathon
Fauja Singh s’était lancé dans la course à pied à un âge où beaucoup prennent leur retraite sportive. En effet, il avait couru son premier marathon à 89 ans, et bouclé son dernier marathon officiel à Londres – qu’il avait couru 8 fois – en 2012, en 7h49′.
Né, selon ses dires, le 1er avril 1911, alors que l’Inde était encore sous domination britannique, il n’a cependant jamais pu fournir de certificat de naissance officiel. Ce manque de preuve a empêché l’homologation de ses records par le Guinness World Records, bien qu’il soit mondialement reconnu comme une figure emblématique du running senior.
Selon les informations relayées par laBBC, l’auteur présumé de l’accident est un jeune Indien de 26 ans vivant au Canada. Après avoir percuté Fauja Singh, le conducteur aurait pris la fuite sans lui porter assistance, avant de garer son véhicule dans un garage et de tenter de dissimuler les faits.
L’homme a depuis été arrêté par la police indienne. Les enquêteurs estiment que la vie de Fauja Singh aurait pu être sauvée s’il avait été immédiatement transporté à l’hôpital.
Hommages nationaux et deuil dans son village natal
Le Premier ministre indien Narendra Modi a salué la mémoire de Fauja Singh, le décrivant comme « un modèle de détermination, de discipline et de forme physique pour toute la jeunesse indienne ».
Son village natal prévoit une cérémonie de crémation ce dimanche, en présence de proches et de nombreux admirateurs. Des membres de la famille du conducteur se sont rendus sur place pour présenter leurs condoléances.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/07/fauja-singh-3.png569583La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-07-18 12:53:002025-07-18 17:04:17Mort tragique de Fauja Singh, 114 ans : le plus vieux marathonien du monde fauché par une voiture en Inde
La Kényane Ruth Chepngetich, qui était devenue la première athlète à courir les 42,195 km en moins de 2h10 en octobre 2024, est contrôlée positive à un diurétique.
La série « suspension pour dopage » continue. La Kényane Ruth Chepngetich, détentrice du record du monde du marathon est épinglée. L’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU) l’a provisoirement suspendu pour la présence d’hydrochlorothiazide dans un échantillon prélevé le 14 mars dernier. Il s’agit d’un diurétique interdit qui peut être utilisé pour masquer la présence d’autres produits interdits dans les urines.
Ruth Chepngetich, alertée mi-avril de ce contrôle positif avait opté pour « une suspension provisoire volontaire » alors qu’une enquête était en cours. En effet, en cas de contrôle positif aux diurétiques et aux agents masquants, « une suspension provisoire n’est pas obligatoire selon le Code mondial antidopage. Cependant, l’enquête ayant avancé, l’organisme a décidé d’imposer sa propre suspension provisoire.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/10/Ruth-ChepngetichChepngetich-Ruth-FL1-Chicago24.jpg600800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-07-18 08:47:002025-07-18 14:26:36Ruth Chepngetich, recordwoman du monde de marathon suspendue pour dopage
La première édition du Semi-marathon du Finistère, programmée le dimanche 22 février 2026 sur l’emblématique Presqu’île de Crozon suscite un bel engouement. Le point sur ce nouveau défi hivernal dans un cadre d’exception.
Ce semi-marathon du Finistère, c’est la dernière création de François Hinault. Ce Breton, déjà organisateur du Grand Raid du Finistère a à cœur de montrer les beautés de sa terre natale.
La première édition prévue le 22 février 2026 regroupera trois formats. En plus du 21,1 km, un 10 km accessible au plus grand nombre, et 4 courses enfants pour faire de cette journée une vraie fête populaire. L’organisation attendu 4 000 participants sur cette première.
Une expérience de course unique au cœur de la Bretagne
Ce Semi-marathon du Finistère immergera au cœur de l’univers breton, dans ce qu’il a de plus authentique, chaleureux… et parfois déjanté ! Ici, les clichés régionaux sont fièrement assumés : ravitaillements au pain-beurre salé, bénévoles en ciré jaune, avec peut-être, un bon vieux grain et un vent de face capable de décoiffer jusqu’aux Bigoudènes pour compléter le tableau.
Cette ambiance unique promet de faire de ce Semi-marathon du Finistère une véritable expérience sensorielle au rythme de l’Armorique. Les coureurs seront plongés dans des paysages sauvages et maritimes, pour une traversée exceptionnelle entre terre, vent et embruns.
Le départ du semi sera donné depuis la Cidrerie de Rozavern, en plein cœur du Parc Naturel Régional d’Armorique. De là, les coureurs s’élanceront pour un parcours de 21,1 km à travers les paysages saisissants de la Presqu’île de Crozon, avant de rejoindre l’arrivée à Camaret-sur-Mer, face à l’océan.
Le 10 km, prendra son envol depuis la Salle Omnisports Nominoë à Crozon, clin d’œil au premier souverain breton. Cette épreuve suivra également un itinéraire nature vers Camaret-sur-Mer, point d’arrivée commun à toutes les distances.
Encore quelques dossards disponibles !
Les inscriptions en ligne sont ouvertes depuis le 1er juillet sur le site de la course. La distance reine de 21 km affiche déjà presque complet, avec 2000 dossards alloués. Mais il reste encore quelques dossards pour le 10 km.
Le sac de trail est indispensable pour assurer l’autonomie du traileur. Format sac, gilet ou ceinture minimaliste, voyons comment choisir, en fonction de ses besoins.
La ceinture, c’est une première option. On la préfère souvent lorsque l’on s’entraîne sur la route. Pour les sorties de plus d’une heure, le classique porte-bidon (avec un seul bidon en biais ou plusieurs petits bidons) qui se « clippe » à la taille a toujours ses adeptes. Mais la ceinture d’hydratation type Flipbelt, qu’on enfile comme un short, a davantage la côte.
On apprécie l’encombrement minimaliste, la praticité et le confort. Certains modèles chez Compressport notamment permettent même d’embarquer de l’eau dans une flasque souple, de 250 à 500 ml. Pour les sorties trail du « quotidien », la ceinture, c’est parfait.
Mais si vous partez sur un trail court (moins de 40 km), le sac sera plus approprié. Contenance requise : de 3 à 6 litres pour emporter ravito, solide et liquide, téléphone et veste de pluie au cas où. Pour les trails plus longs (jusqu’à 80 km), un modèle autour de 8 à 10 litres conviendra. Pour un ultra, on s’orientera sur un volume compris entre 12 et 20 litres. Ce sera nécessaire pour contenir tout le matériel obligatoire requis en course (veste et pantalon de pluie, gants, bonnet, etc.).
Ciblez bien votre usage, et listez le matériel – sans superflu ! – à embarquer. Cela vous évitera d’opter pour un modèle trop petit, qui vous priverait de vos essentiels, ou trop grand, que vous porteriez inutilement.
En trail, on parle souvent de Camelbak, en référence à la marque pionnière en matière de sacs de trail/running. Il existe aujourd’hui de nombreuses marques, dont des françaises. Citons Oxsitis, Raidlight, Kinetic ou encore Salomon. La forme sac à dos classique, avec logement pour une poche à eau aura un usage plus polyvalent. Cela conviendra pour plusieurs activités, comme par exemple le VTT. Le plus plébiscité en trail, c’est le sac gilet, qui s’enfile comme une veste et se porte sur le haut du dos.
Principal avantage : cette conception épouse au mieux le corps. Cela améliore ainsi la le stabilité et confort, sans ballotements en course. Autre atout : des flasques souples se logent souvent directement sur les bretelles. C’est pratique pour s’hydrater en action, quoi qu’une poche à eau logée au dos, accessible grâce à un tuyau, soit tout aussi efficace. A vous de juger… Attention : selon les marques, flasques ou poche à eau sont ou pas incluses à l’achat.
4/ Privilégier le confort et praticité pour votre sac de trail
D’abord, le confort. Pour s’en faire une idée, une solution : essayer en magasin avant d’acheter. En fonction de votre morphologie, une marque vous ira mieux qu’une autre. Le choix du taillant (généralement 3 ou 4 tailles) est aussi important. Le sac doit vous « coller » au dos, sans descendre sur les lombaires.
Pour les femmes, il existe des modèles spécifiques plus courts avec des bretelles moins larges. Il convient de s’assurer de l’ajustement parfait des sangles pectorales et ventrales. Sur les bretelles, les coutures plates ou soudées évitent frottements et irritations. Soyez-y attentif.
Le tissu doit également être respirant sur la partie collée au dos, mais aussi de bonne facture, résistant à l’usure. Le poids est important, crucial même si vous souhaitez être performant. Plus il sera léger à vide, et moins vous aurez à solliciter vos épaules.
Dernier point « clé », la praticité. Détaillez la capacité de rangement et l’agencement. Etudiez le nombre et la taille des poches, leur accessibilité en action, leur étanchéité, la présence d’un système pour transporter vos bâtons, voire de porte-dossard ou d’un sifflet intégré (requis en course). Tous ces petits détails vous rendront vos périples plus agréables.
En matière d’entraînement, les idées reçues ont la vie dure. La preuve en 6 questions/réponses adressées à un coach.
Pour préparer un marathon, il faut courir au minimum 3 fois par semaine.
VRAI. S’entraîner trois fois par semaine permet de travailler dans des zones d’intensité différentes, donc de varier les allures (endurance fondamentale, allure spécifique et VMA) sur l’ensemble de sa semaine. De plus, on accumule ainsi un volume d’au minimum 40 km dans la semaine, soit l’équivalent d’un marathon, ce qui est idéal pour progresser sur ce genre de distance. On peut augmenter ainsi progressivement ses entrainements et ainsi avoir une meilleure adaptation par rapport à sa charge de travail.
Sur son programme, le coureur aura alors généralement une phase de surcharge de travail avec une séance en plus afin d’amener son corps à s’adapter qui sera suivie d’une phase de surcompensation et donc d’affutage avant le marathon. Par ailleurs une séance de renforcement musculaire (ou préparation physique générale) aidera à mieux récupérer, à être plus « solide » et dynamique sur ses appuis, mais aussi réduire le risque de blessures, fréquente en préparation marathon.
FAUX. Si seulement c’était si simple ! Comme dans la vie, en matière d’entraînement, le trop est l’ennemi du bien. Mieux vaut moins courir, mais bien courir que chercher à aligner les bornes à tout prix. Ce n’est pas le volume (la quantité) mais bien la qualité de vos entraînements qui vous rendra meilleur coureur.
Pour progresser sur le moyen et long terme, il n’y a pas de secret, il faudra mobiliser régulièrement plusieurs filières (capacité aérobie, puissance aérobie, capacité anaérobie) en courant à différentes allures (endurance fondamentale, seuil, VMA). Progresser, c’est aussi savoir s’écouter et s’adapter à sa forme du jour. La course à pied n’est qu’un loisir, ne l’oubliez pas. Terminer une séance coûte que coûte en rampant, après une journée dense de boulot, parce que c’est prévu dans votre programme, ce n’est justement pas le bon plan. C’est même le plus sûr moyen de vous conduire à la blessure.
Avant de faire un marathon, il faut d’abord terminer des 10 km et un semi-marathon
VRAI. Du moins, c’est vivement conseillé. Certaines personnes se lancent directement sur un marathon, sur un coup de tête, sans avoir d’expérience préalable en course. Résultat : ceux-là explosent en vol, se blessent ou vivent mal cette expérience. Très rares sont ceux qui y arrivent sans laisser de plumes.
Se jauger sur des plus petites distances (10 km, semi-marathon) permet à son corps de s’adapter à la charge de travail que demande une préparation marathon. 12 semaines d’entraînement sont nécessaires pour venir à bout d’un effort de plusieurs heures. Cet investissement n’est pas anodin. Avoir terminé des distances plus courtes avant d’envisager sereinement un marathon permet aussi d’être conscient de son potentiel, et d’éviter de se brûler les ailes.
Pour maigrir, il faut courir longtemps, lentement et à jeun
FAUX. En réalité, ce sont les séances à haute intensité qui sont plus efficaces pour « brûler » des graisses. Mais ce n’est pas aussi simple. Car si vous faites la séance idéale mais que vous dormez mal, mangez n’importe quand et comment, êtes hyper stressé au boulot, alors il y a peu de chances pour que vous perdiez du poids.
Les séances longues et lentes vont davantage solliciter les réserves de lipides pour renouveler l’énergie. Quand l’effort est plus intense, on mobilisera davantage les sucres. Mais ce n’est pas tout ! Il ne faut pas oublier que l’organisme va dépenser des calories plusieurs heures après l’effort, ceci afin de reconstituer les stocks énergétiques mais aussi les fibres musculaires abîmées par la séance.
Enfin, rappelons que l’effort à jeun n’est pas idéal pour tout le monde. Le coureur peu habitué peut vite manquer de sucre et ainsi être en hypoglycémie. L’avantage indéniable c’est que l’on va vite épuiser les réserves en glycogène et ainsi aller chercher de l’énergie dans les lipides. Mais attention, ces séances à jeun doivent être limitées dans le temps. Au-delà d’une heure on produit de l’acide cétonique et s’entrainer ainsi aura plus d’effets néfastes que bénéfiques.
Mieux vaut faire trois séances de 30 minutes qu’une seule séance de 1h30
VRAI. En matière de course à pied, c’est la régularité qui paie. Avec une seule séance hebdomadaire, il sera impossible de cibler plusieurs objectifs différents, et surtout, le temps entre les séances sera trop long pour espérer progresser sur le moyen terme. Trois séances « courtes » cela permet de travailler plusieurs filières.
On peut alors cibler des allures différentes sur chaque entraînement. Par exemple une sortie en endurance fondamentale (de 55 à 70 % de VMA ou de 65 à 75% de la FCMax), une sortie avec du travail au seuil (de 80 à 85% de VMA ou 85 à 90 % de FCM) même sur 15 minutes, et une séance fartlek ou fractionné rapide (de 95 et 105% VMA ou 90 à 100% de FCM) pour développer la puissance aérobie (par exemple 2 x 6 x 30/30) et au final, la semaine est réussie.
Si je fais de la musculation en dehors de mes séances, je vais prendre du muscle, donc être plus lourd et moins performant.
FAUX. Avec une ou deux séances par semaine de renforcement musculaire (préparation physique générale) vous n’allez pas prendre de la masse musculaire. Il faudrait davantage de temps hebdomadaires pour observer des transformations structurelles. Sur les premiers mois de pratique, on sera essentiellement sur un développement des facteurs nerveux de la force (recrutement et synchronisation des unités motrices + coordination intra et inter-musculaire), et non sur les facteurs structuraux (hypertrophie, augmentation du nombre de fibres musculaires).
Sur une séance par semaine, on s’attachera à faire intervenir l’ensemble des groupes musculaires. Mais plutôt qu’une grosse séance de musculation à part entière, souvent difficile à caser, mieux vaut orienter ce travail sur des routines de gainage, d’abdos, de renforcement général, de proprioception, d’étirements en marge de ses entraînements. Ces petits temps cumulés seront plus bénéfiques qu’une très grosse séance de musculation. En effet, celle-ci laissera plus de séquelles mais surtout nécessitera un suivi et la présence d’un coach pour corriger les mouvements.
Plébiscité par les adeptes de nutrition sportive, le Skyr s’impose comme une référence incontournable parmi les produits laitiers. Précurseur des yaourts riches en protéines, ce yaourt islandais séduit de plus en plus les coureurs et sportifs soucieux de leur récupération musculaire et de leur équilibre alimentaire.
Originaire d’Islande et vieux de plus de 1 000 ans, le Skyr est un produit laitier traditionnel. Comme les yaourts classiques, il est obtenu par fermentation du lait à l’aide de ferments lactiques.
Sa spécificité repose sur l’utilisation quasi exclusive de lait écrémé pasteurisé. Une fois la crème retirée, suit un long processus d’égouttage destiné à éliminer le lactosérum (petit-lait). Ce procédé permet d’obtenir une texture très dense, à la fois épaisse, onctueuse et riche en nutriments essentiels pour les sportifs.
Un yaourt ultra-léger et digestible
Le Skyr est légèrement plus riche en protéines que le Petit Suisse, qui lui est plus gras, à moins qu’il ne soit 0% de matière grasse.
Le Skyr se distingue par une composition nutritionnelle avantageuse pour les personnes actives. Sans matières grasses et avec une faible teneur en glucides (3 à 4 %, contre 5 à 6 % pour un yaourt classique), il s’intègre parfaitement dans une alimentation équilibrée.
Cette légèreté en fait un allié précieux pour les coureurs cherchant à contrôler leur poids sans sacrifier la qualité nutritionnelle. Sa faible teneur en lactose le rend aussi plus digeste pour les sportifs souffrant de troubles légers de l’assimilation lactique.
Une concentration protéique exceptionnelle
Le Skyr est surtout réputé pour sa richesse en protéines, atout majeur pour les amateurs de course à pied, de musculation ou d’activités d’endurance. Avec 10 % de protéines, principalement de la caséine, il surpasse le fromage blanc (7 %), le petit-suisse (9 %) et le yaourt traditionnel (5 %).
Cette haute densité protéique favorise la satiété, stabilise la glycémie et limite le grignotage. Elle participe également à la préservation de la masse musculaire, notamment pendant la nuit ou en période de sèche.
Enfin, la consommation de protéines stimule la thermogenèse, augmentant la dépense énergétique de repos, un atout dans le cadre d’une stratégie de perte de poids chez les sportifs.
Un apport bénéfique pour l’ossature et le métabolisme
Comme tout bon produit laitier, le Skyr est riche en calcium et en phosphore, deux minéraux essentiels à la santé osseuse – une préoccupation importante chez les coureurs, souvent sujets aux microtraumatismes. Il couvre également 20 % des besoins journaliers en vitamines B2 et B12.
La première favorise la production d’énergie à partir des glucides, lipides et protéines, indispensable à la performance physique. La seconde soutient la formation des globules rouges et le bon fonctionnement du système nerveux, tout en s’avérant précieuse pour les régimes végétariens ou réduits en viande.
Skyr : une collation idéale
Le Skyr constitue une bonne collation pour le sportif.
Le format compact et la densité nutritionnelle du Skyr en font un choix stratégique pour les petits-déjeuners et les collations des sportifs.
Facile à emporter, rassasiant et riche en protéines, il complète efficacement l’apport nutritionnel entre les repas, limitant le catabolisme musculaire. Consommé nature, sans additifs (colorants, édulcorants, conservateurs), il peut être personnalisé selon les objectifs :
Collation « light » : ajoutez des graines de chia pour enrichir en fibres solubles et oméga-3.
Collation « healthy » : associez fruits secs et graines oléagineuses (amandes, noix) pour un cocktail de protéines végétales, bons gras, vitamines et minéraux.
Collation « énergétique » : mixez flocons d’avoine, fruits secs et graines pour un muesli protéiné et riche en glucides complexes.
Collation « vitalité » : optez pour des fruits frais (myrtilles, cassis) ou des baies séchées (goji, cranberries), excellentes sources de vitamines antioxydantes.
Collation « gourmande » : un filet de miel, sirop d’agave ou d’érable pour sublimer la saveur du Skyr tout en apportant une touche sucrée naturelle.
Conseils de consommation pour les sportifs
Riche en protéines mais aussi plus coûteux que les produits laitiers classiques, le Skyr mérite une consommation raisonnée. Un pot par jour suffit pour compléter une alimentation équilibrée.
Pour ne pas surcharger l’organisme – notamment les reins – en protéines, privilégiez sa consommation en dehors des repas principaux. Par ailleurs, il constitue également une option idéale pour rééquilibrer un repas pauvre en protéines (ex. : salade + Skyr + fruit). Enfin, sa texture épaisse incite à une dégustation lente, à accompagner d’un verre d’eau.
Comparatif de yaourts hyperprotéinés nature type « Skyr »
POINTS FORTS
POINTS FAIBLES
SIGGI’S NATURE
Absence de matière grasse. Absence de sucre ajouté. Teneur la plus faible en lactose (3,5%). Teneur la plus élevée en protéines (10%). Sans additif.
Sans (hormis l’absence d’aromatisation)
SKYR NATURE (DANONE)
Absence de matière grasse. Absence de sucre ajouté. Teneur faible en lactose (3,9%) . Teneur la plus élevé en protéines (10%). Sans additi.
Sans (hormis l’absence d’aromatisation)
SKYR NATURE (YOPLAIT)
Absence de matière grasse. Absence de sucre ajouté. Teneur la plus faible en lactose (3,6%). Haute teneur en protéines (9,5%). Sans additif.
Sans (hormis l’absence d’aromatisation)
Comparatif de yaourts hyperprotéinés aux fruits type « Skyr »
POINTS FORTS
POINTS FAIBLES
SIGGI’S FRUITS
Teneur la plus faible en lactose (3,5%). Haute teneur en protéines (9%). Sans additif (arômes naturels et sucrage au sirop d’agave) . Recette la plus onctueuse (grasse au maintien de 2% de MG). Sans additif (fruits naturels). Sucrage au sucre de canne (IG plus bas).
Teneur en matières grasses faible (2%) mais non 0% – Sucre ajouté (taux de glucides à 9% contre 3,5% pour la version nature).
SKYR FRUITS (DANONE)
Absence de matière grasse. Teneur faible en lactose (3,9%). Haute teneur en protéines (8,4%). Sans additif (fruits naturels).
Sucre ajouté (taux de glucides à 9,7% contre 3,9% pour la version nature), sucrage au sucre blanc.
SKYR FRUITS (YOPLAIT)
Absence de matière grasse. Teneur la plus faible en lactose (3,6%) . Haute teneur en protéines mais la plus faible (7,8%). Présence de fruits naturels.
Sucre ajouté (taux de glucides à 12,2% contre 3,6% pour la version nature), Présence d’additifs (épaississants: Carraghénane, Gomme de Guar), sucrage au sucre blanc.
HIPRO FRUITS (DANONE)
Absence de matière grasse. Absence de sucre ajouté. Teneur la plus faible en lactose (3,6%). Teneur la plus élevée en protéines (9,3%) – Présence de fruits naturels. Enrichi en Magnésium et B9 (lutte contre la fatigue)
Présence d’additifs (amidon modifié comme épaississant et acésulfame K et sucralose comme édulcorant).
LINDHALS FRUITS (NESTLE)
Absence de matière grasse. Absence de sucre ajouté.Teneur la plus faible en lactose (3,4%). Teneur la plus élevée en en protéines (10%) .
Présence d’additifs (amidon modifié comme épaississant et acésulfame-K, aspartame comme édulcorant). Absence de fruit.
Vous avez terminé un semi-marathon et vous songez à présent au marathon ? Voici ce que vous devez savoir avant de vous lancer dans ce beau défi qui commencera des mois avant le jour J.
Augmenter progressivement le volume
Une préparation marathon demande une augmentation du volume d’entrainement en termes de durée de sorties et de nombre de séances. Généralement, après un semi, on ajoute au moins une sortie par semaine à son planning hebdomadaire avec des sorties en endurance fondamentale et des sorties longues qui dureront plus longtemps.
Accepter de courir plus lentement mais plus longtemps
Les séances en endurance fondamentale et en endurance progressive seront la base de votre préparation marathon. Le principe est d’assimiler les séances d’intensité, d’augmenter du kilométrage hebdomadaire sans ajouter de contraintes musculaires.
Il est important de bien respecter les allures afin de ne pas engranger de la fatigue musculaire. Pour certains, l’allure marathon est proche de l’allure en « footing », il faudra alors accepter de courir plus lentement.
Travailler son allure marathon
Travailler votre allure marathon sera une priorité de votre programme avec un focus particulier sur la 2ème partie de la prépa (travail spécifique). Cette allure marathon pourra être intégrée dans une sortie longue (ex : 2h avec 3 x 4km à allure marathon (r :3’) ou dissociée sur une séance spécifique (ex : 3 x 4 km à allure marathon avec 20 min d’échauffement et 20 min de retour au calme).
De nombreux athlètes bornent beaucoup trop. Rappelons qu’il en s’agit en aucun cas de faire une sortie de 42 km durant votre prépa marathon. L’important sera le cumul kilométrique hebdomadaire. Vous pouvez intégrer des sessions à allure marathon au sein de votre sortie longue ou bien faire de l’endurance progressive le lendemain de votre séance spécifique.
A partir de 4 séances par semaine, ce type d’enchainement est idéal pour travailler sur la fatigue de la veille (ex : samedi : séance spécifique avec 3 x 5 km à allure marathon + dimanche : sortie longue de 2h en endurance progressive jusqu’à 90% de votre allure marathon).
Renforcer son corps
Le renforcement musculaire est souvent mis de côté sur les préparations marathon. Pourtant, il est important pour optimiser la récupération, l’assimilation des séances, mais aussi pour renforcer le corps au niveau musculaire, tendineux et osseux.
Des séances de mobilité et de renforcement pratiquées à l’écart des séances spécifiques permettront de prendre un temps pour soi autant que de faire un petit « check-up ».
Tester sa stratégie nutritionnelle à l’entraînement
Encore un point crucial bien souvent négligé. Beaucoup de marathoniens testent leur plan de nutrition le jour J et se retrouvent victimes de troubles gastriques. Il convient de tester toute sa nutrition de l’effort en amont durant les sorties longues ou sur sa compétition à distance du marathon.
Cela vaut pour le petit déjeuner d’avant course (ex : le fameux Gatosport), les gels, les barres et les boissons. Vous saurez ainsi comment votre corps assimile tel ou tel produit de l’effort et comment il digère cet apport, ce qui vous permettra, en cas d’inconfort, de changer de marques ou de produits.
Mieux vaut commencer une préparation en étant prêt. En effet, beaucoup d’athlètes se blessent ou arrivent fatigués le jour J car ils sont passés de 1 ou 2 séance(s) à 3 ou 4 d’un coup. La montée en charge doit s’effectuer progressivement. Comptez entre 1 mois et 2 mois de « remise à niveau » afin d’arriver prêt physiquement et mentalement pour le début d’une préparation.
Si vous effectuez deux marathons dans l’année, la 2ème prépa sera écourtée car il y aura déjà eu une augmentation du volume d’entrainement. De même, pour un premier marathon, la prépa sera un peu plus longue (plus de 12 semaines) afin de voir comment votre corps réagit à votre nouvelle charge d’entrainement.
Respecter ses allures d’entrainement
Courir trop vite à l’entraînement, c’est (hélas) fréquent. La prépa marathon est aussi une course en soi qui nécessite gestion et maitrise de vos allures.
Vous serez en capacité d’aller plus vite sur vos séances, et c’est normal car c’est une allure que vous allez tenir sur 42 km et que vous courrez sur quelques kilomètres seulement à l’entraînement.
Si vous ne respectez pas vos allures, vous accumulerez de la fatigue avant le grand départ. De plus, cette maitrise sera un bon exercice pour le jour où vous serez en capacité d’aller plus vite sur le premier semi, mais où il faudra veiller à rester « en dedans », sans s’emballer dès les premiers kilomètres.
La récupération fait partie de l’entraînement. Les plans sont mis en place avec un respect des temps de travail et des temps de repos. Même si vous vous sentez bien, ne rajoutez pas une séance à votre planning (sauf avec l’accord de votre coach).
De même, le sommeil sera aussi un élément clé car c’est en dormant qu’on récupère et assimile les séances spécifiques. Vous pouvez aussi effectuer des auto-massages ou utiliser des appareils comme l’électrostimulation pour optimiser votre récupération.
L’objectif d’un marathon est souvent de faire un beau chrono, mais il faudra surtout prendre du plaisir du début à la fin. Si à l’arrivée vous vous dites que vous auriez pu aller plus vite, cela veut dire que vous avez bien géré l’épreuve.
A l’inverse, si vous pensez que vous n’auriez pas dû accélérer si tôt ou que vous n’avez pas respecté vos allures, cela témoigne d’une mauvaise gestion qui engendra de la frustration après les nombreux « sacrifices » d’une longue préparation…
Des séances pourront vous laisser une mauvaise sensation, des allures spécifiques vous paraîtront trop difficiles à tenir, et c’est normal. Ces séances sont effectuées avec la fatigue accumulée de la semaine. Jugez de leur assimilation. Si les « mauvaises séances » s’enchaînent et la fatigue s’installe, revoyez votre chrono à la baisse.
Enfin, il se peut qu’une séance passe à la trappe à cause d’un imprévu. Une sortie manquée ne sera pas grand chose dans le cadre d’une préparation étalée sur plusieurs mois. Elle ne mettra pas votre marathon à plat. Focalisez-vous plutôt sur le travail déjà effectué, fuyez à tout prix la stratégie du « coûte que coûte » au risque de vous blesser.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/07/passer-semi-au-marathon_1.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-07-08 06:52:002025-07-03 14:01:3111 conseils pour passer du semi au marathon
Tout juste sortie, cette Hoka Rocket X3 s’impose déjà comme une incontournable. Vitesse, confort, stabilité et technologie de pointe pour cette nouvelle paire en carbone destinée à tous les coureurs, sur toutes les distances.
Cette Rocket X3 de HOKA promet une expérience de course optimale pour les athlètes visant l’excellence, qu’ils soient élites ou simples amateurs.
La paire intègre une semelle intermédiaire en mousse PEBA à double densité, garantissant un amorti ultra-réactif et une foulée dynamique. Grâce à l’Active Foot Frame™, la chaussure assure un maintien latéral précis, même à haute vitesse, procurant ainsi stabilité et contrôle.
Une plaque carbone revisitée pour maximiser le retour d’énergie
L’élément phare de cette nouvelle version, c’est une plaque en fibre de carbone améliorée. Équipée d’une ailette latérale, elle optimise le retour d’énergie à chaque foulée et renforce la stabilité accumulée sur les longues distances.
La semelle extérieure en caoutchouc haute adhérence offre une traction optimale, même dans des conditions humides ou variables, faisant de la Rocket X3 une alliée de confiance pour toutes les courses sur route.
La tige fine en maille jacquard tissée assure une excellente respirabilité et contribue à la légèreté globale de la chaussure. Ce design minimaliste et technique permet aux coureurs de rester concentrés sur leur objectif : franchir la ligne d’arrivée plus vite que jamais.
Technologie carbone, stabilité et amorti longue distance
Rebekah Broe, ici avec la Mach 5.
A l’occasion de son lancement en France, nous avons pu poser quelques questions à Rebekah Broe, directrice Produit senior, segment chaussures de Performance chez HOKA.
Quelles améliorations ont été apportées à la Hoka Rocket X3 par rapport à la Rocket X2, très plébiscitée ?
Rebekah Broe : La Rocket X2 avait effectivement déjà de nombreux atouts. Donc en créant la Rocket X3, nous avons pris soin de conserver l’ADN du modèle tout en apportant des améliorations ciblées.
Plus précisément, notre objectif était de générer davantage de propulsion, d’augmenter le confort et la respirabilité,d’améliorer l’adhérence et de réduire le poids. Tout cela en conservant la stabilité et l’amorti caractéristiques d’une chaussure de course.
Pour cela, nous avons ajouté des ailettes à la plaque en fibre de carbone pour renforcer le contrôle en torsion à l’avant-pied. Nous avons par ailleurs modifié la construction du col pour plus de confort. Les matériaux de la tige ont été revu pour une meilleure respirabilité et une réduction de poids. En fin, nous avons mis à jour la semelle extérieure avec un caoutchouc adhérent pour une meilleure traction sur sol mouillé.
Pour quels coureurs et quelles distances est-elle conçue ?
R.B : La Rocket X3 a été développée pour la course sur route longue distance. Mais elle offre également un excellent contrôle et une sensation de vitesse sur des distances plus courtes, comme le 5 ou 10 Km.
Nous avons conçu ce modèle pour s’adapter à un large éventail de biomécaniques. Elle offre contrôle, fluidité et vitesse aux coureurs attaquant par le talon ainsi qu’à ceux qui ont besoin de plus de structure sous le pied, notamment lorsque la foulée se dégrade au fil du marathon.
Bien que de nombreux athlètes élites apprécient aussi la Rocket X3, nous pensons qu’elle offre une expérience particulièrement agréable pour les marathoniens courant en 3 à 4 heures.
Y-a-t-il ds performances déjà remarquées avec cette nouvelle chaussure ?
R.B : Oui, en Europe, Maël Gouyette a battu le record de France du mile sur route à Nice, chaussé de la Rocket X3. Une belle démonstration de son potentiel sur les épreuves rapides.
En quoi se distingue-t-elle des autres chaussures à plaque carbone ?
R.B : Contrairement à d’autres modèles réservés aux coureurs d’élite, la Rocket X3 propose une alternative performante et accessible aux marathoniens dont la course s’étale sur une durée plus longue. Elle combine technologie carbone, stabilité, et amorti longue distance.
Quelle est la différence avec la Cielo X1 2.0 sortie en début d’année ?
R.B : Comparée à la Cielo X1 2.0, la Rocket X3 a un rocker plus modéré, augmentant le contact au sol et la stabilité. Sa semelle intermédiaire est plus structurée sur les côtés, alors que la Cielo X1 2.0 adopte des découpes plus dynamiques. Elle convient donc mieux aux coureurs avec une attaque médio ou avant-pied.
Bondi X, Mach X, Skyward X, Cielo X, Mafate X… Les modèles à plaque carbone se multiplient chez Hoka. Cette stratégie va se poursuivre ?
R.B : Nous utilisons une variété de matériaux et de structures de plaque pour différencier davantage notre gamme. Dans la Skyward X et la Mafate X, les plaques sont spécifiquement façonnées pour offrir une sensation d’amorti suspendu, à la différence des géométries plus propulsives de nos modèles de course — et nous adorons les bénéfices et sensations uniques que cette gamme de produits procure.
Nous savons aussi que la variété est essentielle sous le pied. Et c’est pourquoi notre gamme continuera de mettre l’accent sur les modèles sans plaque carbone afin d’offrir une collection complète.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/07/HOKA-Rocket-X3.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-07-07 15:10:032025-07-07 15:41:22Hoka Rocket X3 : zoom sur la nouvelle icône de la vitesse
Ce dimanche 6 juillet, le Vaucluse a vibré au rythme des foulées des coureurs engagés dans ce qui est considéré comme le semi-marathon le plus difficile d’Europe. Un plateau élite de très haut niveau est venu se mesure au légendaire Géant de Provence dompté en 1h30’ par Emmanuel Roudolff.
Avec 21,6 km et 1600 mètres de dénivelé positif, le semi-marathon du Mont-Ventoux confirme sa réputation d’épreuve d’exception.
En effet, cette année, les 1650 dossards étaient vendus en moins de 40 minutes. Et 6 000 personnes attendaient sur liste d’attente, dans l’espoir d’affronter le Géant de Provence, suite à des désistements.
Ce parcours hors norme démarre depuis le village de Bédoin. Puis il s’est élève progressivement jusqu’au sommet du Mont-Ventoux, à 1 910 mètres d’altitude, en empruntant les célèbres lacets que les cyclistes connaissent bien. De l’adversité, à mesure que la pente se dresse, mais un décor spectaculaire.
Emmanuel Roudolff en haut du podium
@Semi marathon du Mont-Ventoux Kookabarra
Dans les starting-blocks, une belle densité de champions, prêts à affronter ce défi d’été bien musclé. Hassan Chadhi, vainqueur l’an dernier est venu défendre son titre. Mais le coureur de l’AL Voiron a dû céder du terrain cette année.
L’homme fort futEmmanuel Roudolff-Levisse. Le Francilien fait une belle démonstration de force, se hissant le premier au sommet de ce semi réputé comme le plus difficile d’Europe. Chrono gagnant en 1h30’04.
Derrière lui, à quelques secondes, le Vosgien Benjamin Polin (1h30’22 »). Le double champion de France de marathon en titre et également traileur, se montre décidement à l’aise sur les parcours exigeants. Hassan Chadhi ferme donc cette fois le podium, en 1h32’36.
Manon Coste cartonne
@Semi marathon du Mont-Ventoux Kookabarra
Chez les femmes, un nom : Manon Coste. La Dijonnaise cartonne et impressionne. Elle termine en 1h48’29, avec une large avance sur sa poursuivante, la Périgourdine Julia Paduch (1h55’). Une autre Dijonnaise, Mélanie Lustremant prend la troisième place en 1h56’24.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/07/Semi-du-Ventoux.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2025-07-07 10:44:262025-07-07 10:44:27Résultats du semi-marathon du Ventoux : Emmanuel Roudolff et Manon Coste premiers au sommet
La Wave Skyrise 6 priorise le confort et se montre particulièrement polyvalente à l’entraînement comme en compétition
Contrairement à la tendance actuelle du maximalisme, la Mizuno Wave Skyrise 6 opte pour une semelle intermédiaire moins épaisse que celle de nombreux modèles concurrents.
Une combinaison efficace de technologies, sans semelle maximaliste
Pourtant, le confort n’est pas sacrifié, bien au contraire. Le modèle conserve une excellente absorption des chocs grâce à une combinaison efficace de technologies.
Mousse Mizuno Enerzy au niveau de la semelle intermédiaire, une mousse légère et souple qui favorise un excellent retour d’énergie.
Wave Foam, version revisitée de la plaque Wave, qui répartit les impacts tout en assurant une stabilité latérale optimale.
Semelle extérieure en caoutchouc carbone très résistant placé aux zones stratégiques d’usure pour améliorer la durabilité et l’accroche, même sur revêtement mouillé.
Le tout contribue à offrir un amorti moelleux tout en conservant une certaine réactivité, ce qui en fait un excellent choix pour les coureurs à foulée neutre, pesant moins de 75 kg.
Légèreté et fluidité pour les longues distances
Avec un poids de 260 g en 42.5, la Wave Skyrise 6 se positionne comme un modèle relativement léger dans la catégorie des chaussures d’entraînement polyvalentes.
Ce résultat est en partie dû à son mesh technique fin, respirant et bien ajusté. Celui-ci enveloppe le pied avec précision. Notons toutefois que le chaussant reste légèrement étroit,point à considérer selon la morphologie du pied.
Dès les premières foulées à allure d’endurance, la souplesse longitudinale favorise un déroulé fluide. La stabilité est assurée, même sur des chemins irréguliers ou légèrement humides, ce qui témoigne de la fiabilité du modèle sur divers terrains.
Une chaussure polyvalente de l’entraînement aux compétitions
L’un des grands atouts de la Wave Skyrise 6 réside dans sa polyvalence. Elle répond présent aussi bien lors de sorties longues à allure stable que pour des séances de fractionné ou des passages à rythme soutenu.
Sur piste, le modèle surprend par sa réactivité, grâce à une bonne transition talon-avant-pied et une semelle qui ne s’écrase pas à l’impact.
Même lors d’accélérations par paliers, le maintien reste bon. La chaussure conserve une bonne dynamique, sans rechercher la performance pure d’un modèle typé compétition, souvent plus rigide ou minimaliste.
Cela en fait une option rassurante pour les coureurs souhaitant une seule paire pour tout faire : footing, tempo run, voire semi-marathon ou marathon.
Une option fiable pour de nombreux profils
Confortable, stable et accessible en prix (150 €), la Mizuno Wave Skyrise 6 s’adresse aux coureurs réguliers à foulée neutre à la recherche d’un modèle unique pour leurs entraînements quotidiens et leurs compétitions de moyennes à longues distances.
Son drop de 8 mm la rend adaptée à une majorité de coureurs, et ses technologies assurent une course agréable sur route comme sur chemin.
Prix : 150 € Poids : 260 g en 42.5 Drop : 8 mm
Les + Confort, polyvalence, rapport qualité-prix Les – Chaussant un peu étroit.
Utilisation conseillée : pour les coureurs de moins de 75 kg, à la foulée neutre, cette chaussure convient aux entraînements quotidiens, aux séances de fractionné et aux courses sur route, du 10 km au marathon.
Le chocolat fait grossir, la bière est bonne pour la récup’, les smoothies nous boostent, la banane nous sourit… Vrai ou faux ? Le point avec Frédérique Emery-Morel, nutritionniste.
Les smoothies, un vrai shoot de vitamines
VRAI.Mais ils sont également pleins de sucre ! Imaginez avaler en quelques minutes une pomme, les trois quarts d’une banane, une barquette d’un mélange mûres, raisins, fraises et un jus d’orange. Vous n’en n’êtes pas capable et c’est pourtant ce que vous venez de faire !
En buvant un grand verre de smoothie vous consommez au passage environ 25 g de glucides. Ce constat est valable également pour les autres aliments « pré-mâchés » comme les compotes et les jus. A réserver plutôt pour la récup post-effort, donc.
Une bonne bière, c’est parfait pour récupérer
FAUX. Comme toutes les boissons alcoolisées, la bière déshydrate. En effet, l’alcool augmente le débit urinaire, perturbe la re-synthèse du glycogène et ralentit la cicatrisation des fibres musculaires cassées pendant l’effort.
Sa consommation régulière peut aussi expliquer la survenue de crampes. Et sans alcool ? Même s’il est vrai qu’elle est riche en vitamine B et en magnésium, pour la récup, choisissez plutôt l’eau pétillante !
La banane, amie des sportifs
VRAI. La banane est riche en potassium, en magnésium et en glucides rapidement utilisés par l’organisme à l’effort. Mais attention, ce n’est valable que si elle est bien mûre pour être plus concentrée en sucres simples rapidement assimilables et moins en amidon.
Contrairement aux idées reçues, la banane n’est pas un féculent et même si sa valeur énergétique est élevée pour un fruit. Elle ne remplace pas un steak, sa composition, pauvre en protéines et en graisse, n’ayant rien de comparable.
Les œufs, c’est bourré de cholestérol
VRAI. Un jaune d’œuf contient plus de 200 mg de cholestérol, mais le cholestérol alimentaire a peu d’impact sur votre cholestérol sanguin. Pour ne pas faire augmenter votre mauvais cholestérol (LDL), il est plus important de diminuer la consommation de « graisses saturées trans » . On enretrouve dans les viennoiseries et autres préparations industrielles que de se passer d’un bon œuf coque avec ses mouillettes.
L’œuf reste en effet la « protéine de référence » très intéressant pour les sportifs, notamment au petit déjeuner. Cependant, si vous souffrez d’hypercholestérolémie, sa consommation peut être limitée et doit être validée avec votre médecin.
Le thé vert, roi des antioxydants
VRAI… mais le thé noir en contient tout autant ! En revanche, la nature de ces substances est différente, et on attribue plus de bienfaits à celles du thé vert. Pour une meilleure action antioxydante des thés, n’y ajoutez pas de lait.
Si vous souhaitez une boisson légère en théine alors, laissez-le infuser. Il sera plus fort en goût mais un thé très infusé foncé signifie simplement que les tanins ont été libérés. Ceux-ci gêneront l’absorption de la théine au pouvoir excitant.
Un conseil : éloignez de deux heures votre « tea time » des repas ou vous risquez de diminuer l’absorption en fer des aliments.
Le chocolat noir fait moins grossir que le chocolat au lait
FAUX. La valeur énergétique (en kcal/100 g de chocolat) est à peu près semblable entre les différents chocolats. Un chocolat noir riche en cacao est moins concentré en sucre mais est par contre plus gras.
Le chocolat noir est en revanche riche en magnésium, potassium et antioxydants et il est bon pour le moral ! Faites-vous donc plaisir. Prenez-le plutôt en fin de repas que de façon isolée au cours de la journée, ça n’aura pas d’incidence sur votre poids.
Le quinoa remplace le riz ou les pâtes
OUI ET NON… Cette petite graine d’Amérique latine est particulièrement riche en protéines végétales et donc intéressante pour les végétariens. Mais pas que. En effet, elle est aussi riche en glucides complexes et peut être une bonne alternative au pâtes et au riz.
Quand on sait que sa teneur fer est importante, le quinoa devient carrément un aliment incontournable Gluten free, le quinoa permettra aussi aux intolérants permanents (malades coeliaques) de consommer autre chose que du riz.
A limiter toutefois avant une compétition : très riche en fibres il peut entrainer des troubles digestifs.
La viande rouge, c’est mauvais pour les sportifs
FAUX. Ce qui est surtout mauvais, c’est de consommer de la viande grasse. Volaille, porc, bœuf… l’important est de sélectionner des viandes maigres sans gras apparent.
Il serait dommage pour un sportif de se passer de viande rouge, source de protéines mais aussi de fer facilement absorbable (saignante ou bien cuite). N’oubliez pas que tous les sportifs perdent du fer à l’effort et que les pertes sont amplifiées chez les femmes au moment des règles.
En plus de multiplier les paires en carbone rivalisant avec les géants et de recruter des champions de premier plan, Kiprun révolutionne le marché avec sa paire durable produite sans colle.
Visuellement cette KipX très classique avec mesh tricot et épaisse semelle intermédiaire respire la solidité et le confort. La grosse innovation, c’est son assemblage réalisé sans colle.
Cette prouesse technologique fait appel à l’azote, gaz inerte combiné à une matière thermoplastique et injecté sous haute pression dans un moule contenant la tige.
Magie de la fusion à l’azote
Avec sa running KipX fabriquée sans colle, Kiprun signe une première mondiale.
Les deux parties fusionnent sous l’effet du gaz et rende l’ensemble très solide. L’absence de colle élimine un matériau polluant mais améliore également la durabilité de la chaussure. En effet, d’après Kiprun, la durée de vie serait améliorée de 50% par rapport aux modèles classiques. Par ailleurs, l’amorti conserverait ses propriétés beaucoup plus longtemps.
Nous avons eu la chance de la tester bien avant sa sortie publique pour un test très longue durée. Après 400 km courus aucune trace d’usure ou de décollement. De là à courir 1500 km il y a un pas, certes, mais pour un modèle à 120 € c’est une excellente performance !
KipX, une paire assez polyvalente
Avec sa running KipX fabriquée sans colle, Kiprun signe une première mondiale.
La paire est très souple malgré l’épaisseur de la semelle avec un déroulé du pied facile. Le mesh est très confortable et maintient parfaitement le pied. La semelle extérieure est efficace, même en cas de pluie. Il ne s’agit pas d’un modèle typé vitesse mais vous pourrez tout de même réaliser des séances à allure rapide.
J’ai été un peu désarçonné lors de mes premières sorties car la chaussure n’est ni ultra dynamique ni ultra moelleuse. Il ne faut en fait pas trop réfléchir et courir avec à l’envie. La KipX répondra présente avec un amorti suffisant pour les coureurs jusqu’à 80 kg. Au-delà de ce poids, la chaussure risquerait de paraitre un peu dure à l’impact.
En résumé, un plébiscite pour cette paire. Cette KipX ouvre de nouvelles perspectives en faisant disparaitre l’un des éléments les plus polluants sans handicaper la performance ni le rapport qualité/prix.
Espérons que des modèles orientés compétition produits grâce à ce procédé voient rapidement le jour.
Équipementier leader sur les sentiers depuis plus de vingt ans, Salomon continue de façonner la culture trail-running en partant à la conquête des runners urbains sans renier son héritage montagnard.
Pour la petite histoire. En 1947, la famille Salomon ouvre son atelier de scies à bois et de carres de ski dans le vieil Annecy. Dix ans plus tard, la marque invente la première fixation de skis avec le succès que l’on connaît. Depuis 2000, l’enseigne déploie son expertise sur l’outdoor hors hiver jusqu’à devenir une multinationale cotée en Bourse dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard. Si son siège reste basé à Annecy, Salomon réalise aujourd’hui environ 10% de son chiffre d’affaires en France.
Salomon trône fièrement depuis l’an dernier sur les Champs-Élysées. Cette boutique sur la plus belle avenue de Pairs résume toute sa stratégie : descendre de a montagne pour investir les villes, de New York à Tokyo.
La multinationale d’Amer Sports passée sous pavillon chinois se veut plus inclusive. Elle séduit aujourd’hui aussi bien l’ultra-traileur préparant un UTMB – son client historique – que le jeune citadin fan de sa XT6 aux couleurs avec la marque de luxe Margiela.
A la source du trail
Cette XT6, paire numéro 1 de ses ventes, est une « archive » trail de la décennie précédente détournée en lifestyle pour son confort. L’univers sportstyle a le vent en poupe. Mais le trail-running reste bien le point d’ancrage de la marque, et son principal vecteur de croissance.
Sur les sentiers, la saga Salomon s’est mêlée à la naissance du trail dans les années 2000 autour d’un certain Kilian Jornet. Depuis, la marque reste leader et archi-influente. Sa team regroupe des géants comme Courtney Dauwalter, Mathieu Blanchard ou François d’Haene.
Ces dernières années, elle a mis un sérieux coup d’accélérateur sur la route. Ce segment pèse pour 80% du marché, le trail qu’elle domine représentant le pourcentage restant.
Un sérieux package technologique
Certes, Salomon n’a pas la force de frappe de Nike, Asics ou Adidas en terrain urbain. Mais elle s’y est fait une place rapidement, forte d’un sérieux package technologique.
Sa paire vedette, l’Aero Glide est sortie dans sa 3e version en début d’année. Elle se démarque dans la catégorie confort par son dynamisme. « Pour un stack donné de 40 mm, c’est la chaussure la plus légère de 15 à 20% de sa catégorie avec une durabilité supérieure » martèle Gatien Airiau, product marketing manager footwear.
Ce traileur de haut niveau (UTMB Index 739) anciennement de chez Nike, pilote depuis quatre ans le développement de la gamme ‘running all terrains’ qui s’étoffe.
A côté de l’Aero Glide et l’Aero Blaze ciblant l’amorti, la S/LAB Phantasm combine mousse super critique et plaque carbone. « L’athlète suisse Mathias Kiborste a fait les minimas olympiques sur marathon avec cette chaussure. Pour une petite marque récente sur la route comme nous, c’est phénoménal ! » souligne Gatien Airiau.
Carbone : deux paires aux profils bien différents
A côté de l’Aero Glide et l’Aero Blaze ciblant l’amorti, la S/LAB Phantasm combine mousse super critique et plaque carbone. « L’athlète suisse Mathias Kiborste a fait les minimas olympiques sur marathon avec cette chaussure. Pour une petite marque récente sur la route comme nous, c’est phénoménal ! » souligne Gatien Airiau.
Sur le banc « racing » la Spectur se montre particulièrement innovante. A son origine, un constat. « Le temps moyen sur marathon est de 4h26’, soit plus du double du coureur élite. La foulée n’est pas la même, l’entraînement et le corps non plus, mais l’état d’esprit peut être le même !
Nous avons donc cherché à concevoir la meilleure chaussure possible pour le coureur amateur en quête de performance. Cette Spectur est plus indulgente et moins exigeante qu’une S/LAB Phantasm, tout en ayant le même package technologique », résume le responsable.
La dernière production, c’est une série GVRL. Celle-ci s’inspire du désormais célèbre vélo Gravel plébiscité pour sa versatilité. Le runneur d’aujourd’hui ne cloisonne ni les terrains ni les disciplines. Et cette nouvelle approche Salomon promet de faire bouger les lignes.
Après une première version Defy GRVL ciblant la stabilité, la gamme se structure autour de l’Aero Glide GRVL, sortie en avril et l’Aero Blaze GRVL annoncée pour juillet.
Ces « hybrides » d’un nouveau genre sont pensées pour la pratique en milieu urbain comme en campagne, soit le pas-de-porte de la grande majorité de coureurs. « Le moteur est le même qu’une chaussure de route. L’enjeu était d’améliorer le grip sans détériorer l’amorti. Nous avons ajouté des éléments pour étendre sa capacité à aller sur des terrains variés, sans toutes les protections que requiert une paire de trail, nécessairement plus lourde », rapporte Gatien Airiau.
Objectif neutralité carbone
Au cœur de l’innovation, son centre de recherche ADC (pour Annecy Design Center) qui lui permet la réalisation rapide de prototypes, fort des nombreux métiers rassemblés (patronage, découpe, couture, impression 3D).
Son esprit pionnier se traduit également sur le volet environnemental. Son objectif est de réduire de 30% de son empreinte carbone d’ici 5 ans et de viser la neutralité carbone pour 2050.
Pour cela, la marque a signé en 2018 un partenariat clé avec l’industriel français Chamatex et investi dans l’usine Advanced Shoes Factory 4.0 implantée à Ardoix, en Ardèche.
Des paires « made in Ardèche »
Salomon a investi dans l’usine ASF 4.0 de Chamatex en Ardèche dans le but de relocaliser une partie de sa production.
Plusieurs modèles sortent déjà de cette usine ultra moderne inaugurée en 2021. Notamment S/LAB Phantasm MIF (blanche). La marque ne se contente pas de réaliser la dernière étape industrielle en France, comme le stipule la loi. En effet, toute la tige composée de 80% de matières sourcées en Europe y est fabriquée.
Le tout au même prix que sa cousine S/LAB Phantasm (rouge) produite en Asie. Sur ce point, un positionnement clair : « Nous partons du principe que c’est à la marque d’investir pour définir les nouvelles normes sans que le consommateur paye le surcoût lié à cette relocalisation » rapporte à ce propos Gatien Airiau.
Index, projet pilote capital
Avec son Index, Salomon a poussé les curseurs à fond dans le but de créer une chaussure facilement recyclable en fin de vie.
En parallèle, l’Index, première chaussure 100% recyclable sortie en 2020 lui a ouvert les possibles pour préparer un avenir plus vert. « Le but était d’avoir les matières les plus pures possible en fin de vie, afin qu’elles puissent être recyclées facilement. L’Index est composée de deux matières, du polyester en partie haute qui servira à refabriquer des t-shirts par exemple, et du TPU de la partie basse qui pourra être broyé pour refabriquer des colliers pour les chaussures de ski », rapporte notre interlocuteur.
Grâce à ses avancées sur ce projet d’avant-garde, Salomon a notamment délaissé l’EVA très polluant. Elle privilégie désormais une semelle monomatière performante en thermoplastique élastomère (TPU) sur les Aero Glide, et Aero Blaze et leurs déclinaisons GRVL.
La prochaine étape ? Y associer une semelle extérieure performante et plus responsable. Un bond en avant qui s’entrevoit à court terme sur ses modèles phares. Voilà qui promet d’ouvrir une nouvelle ère pour l’industrie du sport.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/06/2024_09_SALOMON_SOUDOPLATOFF_AERO_GLIDE_015.jpg534800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2025-06-30 07:58:002025-07-01 09:08:55Salomon : de la montagne à la ville
L’hydratation, c’est un juste équilibre entre l’eau et le sel de notre corps. Ne pas respecter cet équilibre lors des efforts sportifs lons peut être à l’origine d’une situation rare mais fatale, l’hyponatrémie. Le point sur ce phénomène d’hyperhydratation.
L’hydratation est primordiale dans les efforts d’endurance. En transpirant, on perd entre 0,5 à 2 litres par heure. Boire c’est essentiel, mais ne pas trop boire c’est encore mieux pour éviter un phénomène dont on parle peu, l’hyper-hydratation responsable d’une hyponatrémie. Saviez-vous en effet que l’incidence de l’hyponatrémie est de 18% dans des triathlons, 28 % dans des marathons, 50% lors d’épreuves cyclistes longues et de 30%-50% dans des trails de 162 km (100 Miles) ?
Boire trop d’eau, c’est dangereux
Un spécialiste de la question, le Docteur Patrick Basset, médecin anesthésiste réanimateur et directeur médical de très nombreuses courses dont le Marathon de Paris ou encore l’UTMB nous explique : « L’hyperhydratation consiste à consommer de l’eau au-delà des besoins du sportif à l’effort. Les conséquences qu’elle entraîne sont dangereuses et en particulier l’hyponatrémie. Il s’agit d’une baisse du taux de sodium sanguin à l’effort, conséquence de l’hyperhydratation. Il y a alors un déséquilibre qui se créé entre le milieu extracellulaire et le milieu intracellulaire. Cela peut entraîner des problèmes de santé graves par une rétention d’eau dans les cellules et qui peut aller jusqu’au décès notamment par gonflement du cerveau »
C’est quoi l’hyperhydratation ou hyponatrémie ?
Pour comprendre cette pathologie, il faut savoir que notre organisme est capable de réguler la quantité d’eau présente en permanence avec cependant un léger décalage temporel. Aussi au repos, tout excès d’eau qui va provoquer une légère baisse du taux de sodium dans le sang va alors déclencher les signaux pour éliminer l’eau sous forme d’urine.
Alors qu’en cas de manque d’eau, la soif apparait. C’est surtout le sodium qui joue un rôle fondamental dans la régulation et la répartition de l’eau dans l’organisme. Il existe deux compartiments : celui en dehors de toutes nos cellules ; on l’appelle le liquide extracellulaire, et celui dans nos cellules, le liquide intracellulaire.
Si le liquide extracellulaire est trop important, les cellules vont absorber de l’eau pour rétablir l’équilibre. Cela va alors provoquer un œdème cellulaire qui, au niveau du cerveau rend l’hyper-hydratation et l’hyponatrémie potentiellement fatales.
Comment se manifeste l’hyperhydratation ?
Les signaux sont variés, souvent accompagnés d’un décalage avec l’ingestion de grande quantité de boisson. On peut observer des maux de tête, des céphalées, des nausées, des vomissements, des vertiges ou encore des troubles du comportement.
La personne peut aussi sembler désorientée, confuse, soudainement très fatiguée. En cas d’hyponatrémie sévère, il peut y avoir un coma et un décès. Mais l’hyponatrémie peut aussi être présente d’un point de vue biologique sans symptômes visibles.
Plusieurs mécanismes sont impliqués mais celui qui fait consensus, c’est le fait de boire beaucoup, de boire rapidement et surtout beaucoup plus que nécessaire.
Ce phénomène peut concerner ceux qui pratiquent des compétitions d’endurance d’une durée supérieure à 2 heures (marathons, ultra-trails, triathlons). Ceux qui se ravitaillent beaucoup, rapidement, trop fréquemment (par exemple tous les kilomètres) et sans apport salé. Tout comme ceux qui, peu expérimentés, pensent que le fait de transpirer doit être compensé par un grand apport d’eau.
Les sportifs de petits poids sont également concernés car pour le même apport de boisson, leur volume de dilution corporelle est plus faible. Les femmes aussi, car il semblerait que la rétention d’eau pourrait être liée à une composition hormonale féminine différente. Citons aussi ceux qui utilisent des anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène, kétoprofène) mais aussi des neuroleptiques, et enfin, ceux qui pratiquent en environnement chaud et humide car ils ont alors tendance à boire beaucoup plus.
Comment savoir si je bois assez ?
Hyperhydratation : on recommande désormais de boire à sa soif et non plus avant d’avoir soif.
Bonne question car on a souvent tendance à croire qu’on ne boit pas assez. Dans les excès d’hydratation, on retrouve des boissons comme l’eau libre qui ne contient pas de sodium. Mais aussi toutes les boissons dites de l’effort ou isotonique car, si elles contiennent du sodium, la quantité est au final 5 à 6 fois moins importante que dans le sang.
En réalité les seules boissons riches en sel et non dangereuses pour l’organisme sont les soupes, dont les soupes à base de cube de bouillon instantané. Attention également à l’excès de boisson la veille d’une compétition, car ce pré-remplissage exagéré peut conduire aux mêmes résultats d’hyperhydratation.
Alors comment savoir si on est assez hydraté ? L’idéal serait de se peser avant un effort de longue durée. En effet, pendant l’activité physique une perte de poids est incontournable à cause de la transpiration et des pertes hydriques. On peut ainsi connaître son taux de transpiration horaire approximatif afin d’adapter en fonction les quantités à boire en se pesant avant et après un entraînement, en soustrayant bien sûr les quantités de boissons absorbées.
Boire à sa soif, c’est la bonne stratégie
Plus simplement, les scientifiques recommandent désormais de boire à sa soif, ni trop ni trop peu, et de saler à son goût. Il ne faut donc pas boire obligatoirement à tous les ravitaillements, surtout s’ils sont rapprochés. Il convient d’adapter son hydratation aux conditions environnementales.
La quantité de boisson conseillée est de 400 à 800 ml par heure mais c’est variable selon chaque individu. Sur un ultra-trail par exemple, on préférera boire une soupe à base de bouillon cube hypertonique en alternance avec une boisson isotonique contenant de 0,5 à 0,7 g de sodium par litre de boisson ou de l’eau libre. Une dans chaque flasque par exemple. Ne buvez pas au-delà de la sensation de soif, il vaut mieux accepter d’être un peu en retard d’hydratation que trop en avance.
Les pastilles de sels sont à éviter ! Elles ne sont pas absorbées facilement et risquent de créer des troubles digestifs, des vomissements car elles sont trop concentrées en sodium. Elles n’envoient pas le bon message au cerveau pour la régulation du sodium dans le corps et peuvent de provoquer un réflexe alors de surhydratation.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/05/hydratation_1.jpg535800Sandrine Nail-Billaudhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSandrine Nail-Billaud2025-06-26 08:00:002025-06-16 14:40:37Hyperhydratation : et si je buvais trop ?
Cette version PB de son modèle en carbone Hyperion Elite, Brooks propose une paire moins exigeante que d’autres modèles de cette catégorie, tout en étant stable et confortable.
Cette Brooks Hyperion Elite 4 PB se destine à la compétition du 10 km au marathon avec une préférence pour la distance semi-marathon et plus.
Parmi ses innovation une nouvelle mousse injectée d’azote DNA Gold PEBA. Celle-ci apporte un retour d’énergie optimisé et surtout une meilleure absorption des chocs par rapport au modèle précédent. L’amorti est plus doux alors que paire a gagné 35 grammes. Ce poids léger (205 g en 42) la classe parmi les plus lights du marché.
Une paire en carbone moins exigeante
Entre la couche de mousse, on retrouve SpeedVault Race+ assez rigide. Attention au bruit du cheval au galop ! Cette plaque en carbone intégrée tout au long de la semelle garantit une stabilité optimale.
Le gros point fort, c’est que cette paire ne sera pas très exigeante. Et c’est là qu’elle se démarque d’autres modèles déconseillés aux coureurs loisirs à cause du fort risque de blessures. Ainsi, elle conviendra que l’on court le semi en 1h06 ou en 2h.
Particulièrement stable et confortable par rapport à la concurrence, son dynamisme est toutefois moins marqué.
Le mesh façon nid d’abeille très aéré surprend si l’on a pas l’habitude de voir ses chaussettes à travers les chaussures. Celui-cit semble ne tenir qu’à un fil mais… en plus de 100 km, il n’a pas bougé du tout ! La maille technique épouse bien le pied grâce à une construction sans couture, avec un maintien sans compresser.
De la compétition aux entraînements rapides
Si ce modèle est clairement orienté compétition, il sera possible de l’utiliser sur des séances d’intervalles de 10-15’voire du fractionné sur piste. Attention dans ce cas à bien maintenir son pied avec le stack à 40 mm. La durabilité est annoncée comme bien plus longue que les 300 ou 400 km de certains modèles en carbone. Voilà un autre bon point.
Nicolas Lacambre, amputé suite à un accident de la route, a fait de son handicap une force, une fierté et une bataille. Ce père de famille de 40 ans, coureur depuis trois ans, courra dix marathons cette année pour promouvoir le handisport.
Nicolas Lacambre, alias l’homme de fer, est un miraculé. Un soir pluvieux de février 2008, sur la départementale 106 reliant le Bassin d’Arcachon à Bordeaux, ce jeune père de 23 ans circule à moto lorsqu’une voiture le fauche. Le chauffard prend la fuite – avec femme et enfants – laissant le motard gisant au sol.
Un ange gardien nommé Pascal Obispo
Nicolas Lacambre au micro accompagné de Pascal Obispo, lors d’une tournée.
Le chanteur Pascal Obispo, qui roulait derrière, lui porte secours. « Je le lui dois la vie. Il a été héroïque, m’a mis sur le bas côté, a ramassé mon bras arraché et a attendu les secours avant de s’éclipser pour ne pas faire la Une des magazines », raconte Nicolas Lacambre.
Dans un état second, il ne connaîtra l’identité de son ange gardien que plus tard, en allant porter plainte. Sans chercher à le contacter pour ne pas le « déranger », il croise la vedette des mois plus tard lors d’un match des Girondins de Bordeaux.
Depuis, les deux hommes restent amis, l’artiste ayant rendu hommage à celui qu’il a rebaptisé l’homme de fer dans une chanson, « On n’est pas seul sur la Terre ». Ce titre est aussi celui d’un témoignage édité chez Flammarion, où Nicolas raconte cet accident et sa renaissance.
« Y’a toujours pire que soi dans la vie »
« Il ne faut pas pleurer, y’a pire toujours pire que soi dans la vie » furent ses premiers mots après trois semaines de coma.
« Je me suis réveillé couvert d’un drap blanc, sanglé sur un lit, avec un respirateur qui m’empêchait de parler. Je ne savais rien de l’état de mon corps amputé d’un bras et d’une jambe. Mais vu les regards terrifiés de mes proches, je savais que c’était grave. Pour qu’ils relativisent, j’ai écrit cette phrase », nous raconte-t-il.
Une vie tournée vers les autres
Ces mots résument la force mentale de Nicolas. Il s’est reconstruit en se battant pour les autres. Il a notamment créé des associations pour les artistes handicapés, facilité l’accès aux stades pour les supporters handicapés des Girondins, soutenu le Téléthon, les Restos du Cœur, et œuvré à l’aménagement des trottoirs et lieux publics à Bordeaux.
« Je suis plus heureux handicapé que lorsque j’étais valide. Après cet accident ma philosophie de vie a changé. Je me suis ouvert aux autres et j’ai découvert un monde incroyable de gens pleins de courage qui se battent contre la maladie et espèrent en grand. Les aider à réaliser leurs rêves m’a permis de me reconstruire, leur énergie me nourrit », témoigne Nicolas Lacambre.
« Un jour, papa recourra » : le défi d’un père courageux
Jeune sapeur-pompier, ancien champion de France de saut en hauteur, ce sportif ne pouvait pas rester sans se challenger. « En voyant ma fille de deux ans et demi courir dans tous les sens, moi peinant à la suivre en fauteuil, j’ai dit un jour : ‘méfie-toi, un jour papa courra et plus vite que toi’. Je voulais montrer l’image d’un père courageux et que la vie ne s’arrête pas à un accident. »
Seulement voilà, l’appareillage pour tenir debout coûte entre 7 000 et 10 000 euros, somme inaccessible pour ce père désormais sans emploi. Le groupe de prothésistes Lagarrigue, touché par son parcours, lui offre une prothèse Hooper réalisée avec des chutes de carbone d’Airbus.
« Dans le cadre d’Octobre rose en 2021, j’ai pu essayer une prothèse Hooper. Je n’avais pas couru plus de 2 km avec mais j’ai terminé les 7 km de la course le lendemain. Et j’ai enchaîné la semaine suivante avec le 10 km de Bordeaux ! »
Nous l’avions rencontré en octobre dernier après Run in Lyon, son 3eme marathon, son premier en moins de 4h. Il était alors loin de s’imaginer capable de courir deux semis et quatre marathons en deux mois. Ce qu’il a fait ce printemps avec un nouveau record en 3h51’ à la clé. « J’ai augmenté le volume à 5 entraînements par semaine pour plus de 300 kilomètres par mois. C’est beaucoup mais tout se passe bien. Un peu comme si mon corps était devenu plus fort et que je récupérais mieux » raconte-t-il, affichant début mai 1200 km au compteur depuis janvier.
L’homme de fer s’est lancé un défi dingue : courir 10 marathons en 2025. Pour montrer le handicap n’est pas une fatalité. Et que le sport est un formidable vecteur de réussite.
Lorsqu’il court, il exulte. Pourtant, les brûlures liées aux frottements répétés sur l’emboîture de sa prothèse ne le quittent jamais. « Lors de mon premier marathon à Paris en 2022, ma cicatrice s’est ouverte au bout de 20 km. J’avais le moignon en sang. J’ai dû faire avec jusqu’à l’arrivée. C’est comme ça à chaque marathon ; j’ai l’habitude, la douleur fait partie de mon quotidien » indique l’athlète qui prend chaque départ excité comme un gamin un 14 juillet.
Les endorphines prennent le dessus et les encouragements compensent largement. Courir, c’est sa thérapie. « J’ai mis dix ans à quitter la sphère hospitalière après trois opérations et des staphylocoques à répétition. Depuis que je cours, je surmonte mieux mes douleurs. En deux ans, je suis passé 14 antidouleurs par jour à trois. », raconte le coureur d’Andernos.
L’autre vertu du sport, c’est de faire tomber les barrières. « Dans un peloton, je cours parmi les valides. Il n’y a pas le regard de pitié que l’on peut ressentir au quotidien en tant qu’handicapé. Avec ma lame de course, je suis un peu comme un héros Marvel. Je ne fais pas 50 mètres sans que l’on m’encourage. »
«Cette énergie et cette bienveillance, c’est énorme. Je la transmets à mon tour quand je croise des coureurs au bout leur vie. Je leur tape sur l’épaule, on repart ensemble. Si des personnes peuvent s’inspirer de mon parcours pour se donner du courage, cela me va bien. Je veux donner une belle image du handicap » témoigne le marathonien qui partage ses courses sur son compte @l’homme de fer.
Un rêve de Marathon des Sables
Après Luxembourg fin mai et Caen début mi-juin, quatre autres marathons suivront cet automne. Dans le lot, sans doute Lyon qui lui avait fait forte impression l’an dernier, mais aussi les Villages du Cap Ferret, son marathon de cœur.
Pour la suite, Nicolas Lacambre rêve de courir le Marathon des Sables. Une performance qui pourrait s’inscrire Guinness Book s’esquisse également. Le coureur souhaite en effet courir un non-stop pour soutenir l’association Oz’Moov, qui finance l’achat de lameset organise des expéditions handi/valide.
Rien n’arrêtera ce semeur d’espoir. Trop heureux de voir chaque matin le sourire de ses enfants. Bien décidé à repousser le champ des possibles.
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