La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) lance U*NXT, une nouvelle marque destinée aux jeunes athlètes de moins de 25 ans. Le projet consiste à repérer les talents de demain, à travers un programme de circuit compétitif repensé.

U*NXT, qui signifie « le prochain, c’est toi », est une marque dédiée aux moins de 25 ans. Derrière ce projet, l’ambition de la FFA est de mettre en lumière les talents de demain. En s’adressant aux jeunes des catégories U18 à U23, U*NXT se veut moderne et connectée. Pour cela, des temps forts s’organiseront pour repérer les jeunes champions, à travers un circuit de compétition repensé et des contenus digitaux immersifs. Dès la fin du mois de juin, les premiers événements autour de la marque verront le jour.

Des premiers tests organisés dès le 24 juin à Paris

Le 24 juin à Paris, sur le parvis de l’Adidas Arena, se tiendra le premier événement de la marque. Cette journée réunira des jeunes de 12 à 23 ans autour d’un parcours pour tester leurs qualités athlétiques : sprint, la coordination, explosivité… L’expérience sera notamment encadrée par le regard d’athlètes de l’Equipe de France.

Lors de ce temps fort, un tirage au sort donnera la chance à plusieurs participants d’assister au Meeting de Paris, le 28 juin prochain. Là-bas se retrouveront notamment les plus grands noms de l’athlétisme.

Un nouveau visage pour les Championnats de France Avenir

Les profils retenus lors du test de qualités athlétiques seront quant à eux invités aux prochains Championnats de France à Charléty du 16 au 19 juillet 2026. Les traditionnels Championnats de France Avenir changent ainsi d’identité pour devenir Championnats de France U*NXT. Au-delà du sport, la FFA s’engage pour rendre cet événement plus festif et attractif. Au programme : compétition, animations, concerts et actions de sensibilisation.

Le projet de la FFA grandira davantage à partir de 2027, avec son programme national de détection auprès des jeunes licenciés en coordination avec la direction technique nationale, les structures déconcentrées ainsi que les clubs de la FFA. Enfin, la marque lancera le U*NXT Tour dans les plus grandes villes de France, pour aller directement à la rencontre des talents sur le tout le territoire.

Avec U*NXT, la FFA semble chercher à moderniser son image auprès des jeunes générations. Pour Kevin Legrand, Vice-Président de la Fédération Française d’Athlétisme, U*NXT ouvrira la voie vers une nouvelle façon de vivre le sport : « Cette marque s’inscrit dans une vision de long terme avec l’ambition de réinventer l’expérience de l’athlétisme pour les jeunes générations, à la fois sur le terrain, dans les événements et dans la manière de vivre notre sport. »



L’entraînement après 50 ans devient un enjeu central pour continuer à performer en course à pied. À mesure que l’on avance en âge, maintenir ses performances devient un véritable défi. Pourtant, rien d’inéluctable. Il reste tout à fait possible de performer en catégorie master 3, et heureusement ! Une telle performance reste toutefois liée à une approche dynamique de l’entraînement, dans laquelle la variation des vitesses devient un atout indispensable. Une stratégie gagnante, capable de redonner l’élan, l’efficacité et l’enthousiasme d’un senior.

Le coureur de plus de 50 ans (master 3) a tout intérêt à diversifier au maximum ses séances d’entraînement. Par exemple, en intégrant différentes vitesses de course. Cette approche lui permettra de maintenir, voire d’améliorer ses performances et sa compétitivité, en ralentissant les effets naturels du vieillissement.

Non aux séances « pépères » !

Coureur en tee-shirt bleu sur un sentier.

Si vous vous cantonnez sans cesse aux mêmes séances « pépères » en endurance fondamentale, vous régresserez. Plus rapidement encore que lorsque vous étiez senior ou jeune master. Passé le cap des 50 ans, le corps a besoin de stimuli variés pour rester performant. Voici ce qui vous guette si vous ne variez pas suffisamment les allures :

Perte de vitesse et de puissance : en se focalisant sur une seule allure, souvent lente, la capacité à produire et à maintenir des vitesses élevées diminue progressivement, compromettant ainsi la performance globale.

Réduction de la résistance à l’effort : sans entraînements à intensité élevée, l’endurance aérobie se dégrade, entraînant une fatigue plus rapide lors des courses longues, notamment sur semi-marathon ou marathon.

Risque accru de blessures : un entraînement trop unidimensionnel favorise les déséquilibres musculaires et la surutilisation de certaines structures, augmentant le risque de pathologies chroniques comme les tendinites ou les fractures de stress. Par ailleurs, se limiter à une seule allure entraîne une perte de mobilité et de souplesse articulaire.

Régression des performances : une approche monotone accélère les effets du vieillissement physiologique, avec une baisse du tonus musculaire, de la coordination et de la capacité à soutenir l’effort dans le temps.

Comment maximiser les effets des séances à haute intensité ?

Homme courant sur une piste d'athlétisme de couleur bleue.

Vous l’aurez compris : après 50 ans, miser sur les séances de fractionné devient un levier majeur de progression. Ces séances dites « de qualité » doivent être programmées tout au long de l’année, dans la limite raisonnable de deux par semaine. Les séances complètes, balayant une large palette d’allures – VMA courte, VMA moyenne, VMA longue et seuil – sont particulièrement efficaces pour entretenir vitesse, endurance et efficacité neuromusculaire.

Mais attention : ce type de travail exige une préparation rigoureuse. Un échauffement soigné est indispensable pour maximiser les bénéfices tout en limitant les risques de blessure. Accordez-y au minimum 15 minutes, en combinant mobilisation articulaire et montée progressive de l’intensité cardiovasculaire. Ne bâclez jamais cette phase : elle conditionne la qualité de la séance et la durabilité de votre pratique.

De la même façon, le retour au calme est essentiel. Prévoyez environ 15 minutes, sous forme de footing très léger, complété par quelques étirements de base (mollets, tendons d’Achille, quadriceps). Dernière règle incontournable : respectez un délai de récupération de 48 heures avant toute nouvelle séance intensive. Le progrès passe aussi par le repos.

2 super-séances pour master 3

1. Fractionné pyramidal

Durée totale : 1 h 35

Échauffement – 15 minutes
10 minutes de footing, avec quelques accélérations sur 20 mètres dans la dernière minute, puis échauffement articulaire complet (nuque, épaules, genoux, chevilles).

Travail technique – 15 minutes
Sur une ligne droite de 30 mètres, effectuer les exercices suivants, retour au point de départ en marchant :
marche sur les talons / marche sur les pointes / marche sur les côtés du pied / foulées bondissantes de part et d’autre de la ligne / pas chassés à droite puis à gauche / pas croisés à droite puis à gauche / talons-fesses / montées de genoux / jambes tendues avec accélération sur la fin.
Terminer par un tour de piste en footing.

Corps de séance – 40 minutes (VMA+ / VMA / seuil)
30’’ à 110 % VMA récup 30’’ footing
60’’ à 100 % VMA récup 60’’ footing
120’’ (2 min) à 95 % VMA récup 120’’ footing
240’’ (4 min) à 90 % VMA récup 180’’ footing
480’’ (8 min) à 85 % VMA récup 240’’ footing
240’’ (4 min) à 90 % VMA récup 180’’ footing
120’’ (2 min) à 95 % VMA récup 120’’ footing
60’’ à 100 % VMA récup 60’’ footing
30’’ à 110 % VMA récup 30’’ footing

Retour au calme – 15 minutes
Footing léger avec étirements très doux.

2. Séance d’accélération progressive

Durée totale : 1 h 30

Échauffement
Mobilisation articulaire (nuque, épaules, genoux, chevilles), puis 30 minutes de footing en endurance fondamentale (60 à 70 % VMA).

Corps de séance – environ 50 minutes
2 × 10’ allure marathon (75–80 % VMA), récup 3’ en trottinant
2 × 5’ allure seuil (81–85 % VMA), récup 3’ en trottinant
2 × 3’ allure 10 km (86–91 % VMA), récup 3’ en trottinant
4 × 400 m allure VMA (95–100 % VMA), récup 3’ en trottinant

Retour au calme
10 à 20 minutes en endurance fondamentale, avec étirements doux.

Nutrition et musculation : deux piliers à soigner

Après 50 ans, la performance et la durabilité du coureur reposent autant sur la récupération et la force musculaire que sur l’entraînement en course à pied.

Sur le plan nutritionnel, une collation post-effort associant protéines et glucides est essentielle après une séance intense. Les protéines (≈ 0,3 g/kg) favorisent la réparation et la reconstruction musculaire, tandis que les glucides (≈ 1 g/kg) reconstituent les réserves de glycogène. Consommés dans les 30 minutes suivant l’effort, ces apports optimisent la récupération, limitent les blessures et préparent efficacement les séances suivantes.

Côté musculaire, le vieillissement entraîne un déclin neuromusculaire (perte de masse et de qualité musculaire, fibres rapides moins sollicitées, tendons moins raides) qui pénalise vitesse, puissance et économie de course. La musculation devient donc indispensable après 50 ans pour préserver ces qualités. Deux séances hebdomadaires suffisent, centrées sur des exercices polyarticulaires (squats, fentes, soulevés de terre, mollets), avec un volume modéré mais une intensité réelle. Ce travail renforce la propulsion, améliore la stabilité articulaire, protège des blessures et permet de continuer à exploiter pleinement les séances de qualité en course.



Nouveau format initié par l’organisation Marathon des Sables en 2025, la MDS Crazy Loops revient cet été dans 5 destinations alpines. Le concept se rapproche davantage de l’esprit Backyard et du format ultra en général, sans la pression liée au chrono ou à la distance.

Pour son premier lancement en 2025, la MDS Crazy Loops prenait déjà place dans des sites alpins majeurs, à l’image de La Rosière ou de Courchevel. Cet été, de mi-juin à fin août, 5 courses seront organisées dans 5 destinations alpines réputées. Si le Marathon des Sables ne se contente plus seulement de son format emblématique datant de 1986 – le Legendary –, c’est pour servir un cadre plus expérientiel et accessible.

De la performance à l’expérience

Contrairement aux classiques formats ultra, les Crazy Loops ne visent pas une distance précise. Le concept se rapproche plutôt d’une course type Backyard – un événement à part entière pensé par Gary Cantrell, alias Lazarus Lake –, selon lequel les participants doivent parcourir une boucle de 3 à 5 km autant de fois que possible. Mais ici, pas de barrière horaire ni d’élimination. Les coureurs ont la liberté de courir comme de marcher, de dormir à tout moment puis de repartir à leur rythme. L’objectif en lui-même consiste à réaliser un maximum de boucles, selon l’envie et le niveau de chacun.

Sur ce format MDS transposé à l’univers montagnard, les participants signent pour l’expérience, tout en se détachant d’une variable qui conditionne généralement toutes les courses chronométrées : la performance.

5 sommets alpins et des formats à la carte

Plusieurs tentes jaunes sur fond de montagnes, pour servir aux participants qui ont choisi l'option bivouac.
La MDS Crazy Loops propose l’option bivouac pour une immersion totale dans le décor alpin ©DR

Pour servir ce cadre d’expérience outdoor, l’organisation Marathon des Sables s’installe cette année dans 5 stations alpines pour une immersion totale de trois jours :

  • Courmayeur
  • La Rosière
  • Morzine-Avoriaz
  • Courchevel
  • Val d’Isère

Ces lieux très typiques offrent en effet un cadre idéal pour le bivouac prévu à l’occasion des Crazy Loops. Là aussi, les participants ont le choix entre l’option tente individuelle fournie en montagne ou l’hébergement libre en station. Par ailleurs, la formule Crazy Loops s’assouplit, avec des formats de 3, 6, 9 ou 12 heures. Les participants sont libres de choisir celui qui correspond le mieux à leurs envies et à leur niveau. Cette déclinaison ancre davantage la MDS Crazy Loops dans son positionnement d’accessibilité et d’inclusion.

« Helping Runners » : l’esprit d’équipe au cœur des boucles

Fauteuil tout-terrain poussé par les Helping Runners lors du MDS Crazy Loops, en descente.
Les « Helping Runners » assistent les participants en fauteuil tout-terrain ©DR

En parlant d’inclusion, il faut dire que cette valeur est au cœur du concept Crazy Loops. Les personnes en situation de handicap inscrites à la course forment jusqu’à 7 équipages, en fauteuils tout-terrain. Alignés sur la même ligne de départ que les autres, ils vivent l’expérience ultra à leur façon, sans pression. Mais l’inclusivité ne va pas sans la solidarité. Pour inciter à la cohésion, l’événement a créé une sorte de rôle libre appelé « Helping Runner ». Ici, l’idée est de permettre à chaque coureur d’accompagner quand il le souhaite un équipage en situation de handicap. Une sorte de solidarité spontanée qui peut consister à pousser un fauteuil en montée ou tout simplement à sécuriser une descente.

Au cœur du projet MDS Crazy Loops, il y a le collectif et l’immersion. Parce qu’aujourd’hui le trail se tourne davantage vers une dimension inclusive et accessible.

Pourquoi la « marque-expérience » séduit

Un participant en fauteuil tout-terrain assisté par un "Helping Runner", lors de la MDS Crazy Loops.
©DR

Avec ses nombreux formats de course, du désert marocain aux plus beaux sites alpins, le Marathon des Sables n’est plus seulement un événement sportif de l’extrême. Il est progressivement devenu une « marque-expérience » qui plaît pour sa variété de formats et sa stratégie de démocratisation. L’explosion de la pratique loisir et de la volonté de se dépasser a sans doute participé au glissement de la quête de performance vers l’envie d’expérience.

Dans une époque où le trail gagne en visibilité, les pratiquants semblent s’orienter davantage vers des formats qui se font terreaux d’expérimentation, sans toutes les contraintes d’un format ultra classique.



2h03’53 » pour courir 21.1km à 80 ans (M9), c’est la performance Ana-Maria Faucon. Derrière l’exploit, une femme solaire, profondément résiliente, qui a transformé les épreuves de la vie en énergie pour avancer. Rencontre avec une athlète marseillaise pour qui courir est devenu bien plus qu’un sport.

Ana-Maria Faucon, vous détenez désormais le record du monde du semi-marathon dans la catégorie M9. Que ressent-on lorsqu’on devient championne du monde à 80 ans ?

Ana-Maria Faucon sur le podium, après son record sur le semi-marathon de Cavaillon
Ana-Maria Faucon sur le podium, après son record sur le semi-marathon de Cavaillon (2h03’53 »). ©DR

Ana-Maria Faucon — « Les premiers jours, j’étais très embêtée. Je ne réalisais pas vraiment. Et je me suis dit : « Mon Dieu, mais dans quelle histoire tu t’es embarquée ? » Vous savez, pour moi, la course à pied est un médicament. »

Sur la ligne de départ du semi-marathon de Cavaillon, dans quel état d’esprit étiez-vous ?

« Honnêtement, je pensais que seuls les jeunes pouvaient devenir champions du monde, pas une dame de 80 ans. Mais, au fond, je n’avais pas peur. J’étais tellement euphorique que je suis partie comme une flèche. Après, la fin a été difficile. »

Vous avez commencé à courir à 40 ans. Quel a été le déclic ?

« Un drame est arrivé dans ma vie : mon fils unique est tombé malade. Alors je me suis mise à courir. À Marseille, il y a la montée de la Gineste, une côte réputée très difficile. La semaine où j’ai appris sa maladie, je crois que je l’ai faite trois fois.

Puis j’ai rencontré Hocine Zeggane, mon coach. Il m’a dit : « Mais tu peux très bien courir avec nous ! » Et tout est parti de là. Cela me fait tellement de bien…

Aujourd’hui encore, dans le groupe, je suis la plus âgée. Il y a bien un monsieur de 72 ans, mais les autres sont tous jeunes. Souvent, je leur dis : « Qu’est-ce qu’une dame de 80 ans fait avec vous ? » Mais ils ne veulent pas que je parte. Ils disent que je suis leur mascotte. Ils sont magnifiques. Ce groupe est devenu une famille. Ce record du monde, c’est grâce à eux. Ce sont eux qui ont gagné, pas moi. »

Vous êtes licenciée au club Endurance Passion 13, à Marseille. À quoi ressemble une semaine d’entraînement ?

Ana-Maria Faucon en pleine course, devant un homme en tee-shirt rouge et un autre en tee-shirt blanc. Elle sourit au photographe.
©DR

« Il arrive qu’on ne fasse pas quatre séances par semaine. Mais lorsqu’on prépare une course, oui, on s’entraîne quatre fois, avec parfois de longues sorties. Je vais donc courir le lundi, le mercredi, souvent le vendredi et le dimanche. Et le mardi, j’ai une autre activité : je fais du flamenco. »

À 80 ans, comment réagit le corps ? Ressentez-vous parfois des douleurs ?

« Non, pas vraiment. Mais une fois, j’ai fait une bêtise (rires). Le groupe était parti faire un trail et j’ai monté la Gineste trois fois. Vous savez, je ne me contrôle pas toujours. La descente a été un peu périlleuse et j’ai senti une petite gêne au genou droit. Mais ce n’était rien de grave.

Comme je l’avais fait trois fois dans la même semaine, c’était un peu excessif. Le coach m’a grondée. Il m’a dit : « Tu es malade de faire ça ! » (rires). Mais quand je décide quelque chose, je vais jusqu’au bout. »

Vous dites souvent que la course à pied est votre “médicament”. Pourquoi ?

Ana-Maria Faucon tenant un bouquet de fleurs. Elle serre un proche dans ses bras.
©DR

« J’ai eu un mari handicapé dont je me suis occupée tout en travaillant. Ensuite, mon fils est tombé malade. Malgré tout, je voulais qu’il y ait de la joie à la maison.

J’ai couru une quinzaine de marathons, dont celui de New York. À chaque fois, je rapportais une coupe. Mon mari était tellement heureux… Moi, je voulais transformer le malheur en bonheur. Et surtout, je ne voulais pas qu’on me plaigne. Je ne supporte pas ça. »

Comment organisiez-vous votre quotidien entre votre famille, votre travail et le sport ?

« J’étais esthéticienne à mon compte. Pourtant, je n’ai jamais fait garder mon enfant. Je m’organisais pour être disponible, tout en gardant aussi des moments pour moi.

J’avais un grand jardin, une piscine, je faisais toujours quelque chose. Mais je n’étais jamais fatiguée. Dieu m’a donné une nature résistante. Peut-être que cela vient de mon père. Tout le monde parlait de lui. C’était un homme extraordinaire, très travailleur. Il gérait un restaurant, un dancing, un bar… Il aidait toujours ses amis. On dit souvent que je lui ressemble beaucoup. »

On dit aussi que vous êtes très coquette…

« (Rires.) Vous savez, je suis très croyante. Le matin, je vais à la messe très tôt… et je me maquille même pour y aller. Jamais je ne m’habillerai “en mémère”.

Parfois, je me dis que si je ne suis pas coquette, je ne peux pas avancer. La féminité aide beaucoup à se sentir bien. Et si l’on ne va pas bien soi-même, on ne peut rien apporter aux autres. »

La course à pied vous aide-t-elle aussi à vous sentir belle ?

Ana-Maria Faucon en pleine course, en tee-shirt rose. Elle sourit au photographe.
©DR

« Oh oui ! Déjà parce qu’elle m’aide à garder la ligne. Et puis, quand on court, je crois qu’il devient impossible de boire ou de manger n’importe quoi. J’ai toujours mené une vie très saine. »



Les kilomètres défilent sans souffrance grâce à la qualité de l’amorti de cette chaussure, pensée pour l’endurance, l’entraînement et la récupération.

La mousse généreuse de la semelle intermédiaire (stack de 36 mm au talon et 30 mm à l’avant), point fort de la The North Face Altamesa 500 V2, est à la fois volumineuse et légère. Elle atténue remarquablement les impacts tout en procurant un excellent rebond.

Stabilité et maintien sur tous les terrains

The North Face Altamesa 500

Sa plateforme élargie garantit une stabilité rassurante, indispensable sur les longues sorties en terrain instable. Son empeigne légère, sans couture et dotée d’un pare-pierres minimal, enveloppe bien le pied tout en le laissant respirer. Elle participe elle aussi à la stabilité lors des changements de terrain.

Cette base plus large offre une assise au sol qui limite les risques de torsion, tandis que la structure de la tige assure une transition fluide du talon vers l’avant-pied. Le pied reste ainsi parfaitement calé, même lors des dévers prononcés ou sur des sentiers techniques.

Un contrôle précis de la foulée

Ce maintien précis aide à contrôler la foulée et retarde l’apparition de la fatigue. À cela s’ajoutent les lacets crantés, qui restent parfaitement serrés au fil des kilomètres.

Autre bon point : la languette intègre une doublure interne anti-poussière ainsi que des ailettes latérales qui l’aident à rester bien en place. Ce soin apporté aux détails évite les frottements désagréables et garantit un confort durable, permettant au coureur de rester concentré uniquement sur sa performance.

Une semelle extérieure performante et polyvalente

Enfin, la semelle extérieure, équipée de crampons multidirectionnels de 4 mm, assure une accroche efficace aussi bien en montée qu’en descente.

Nos notes. Amorti : 19/20 Accroche : 18/20 Confort : 19/20 Stabilité : 18/20 Souplesse : 17/20

Prix : 150 € – Poids : 240 g en 38,5 ; 280 g en 43 1/3 – Drop : 6 mm

Les + Amorti, confort, légèreté, accroche. Les – RAS.
Utilisation : entraînements et trails toutes distances sur tous types de sols.



Cette Hoka Speedgoat 7 reste une référence de polyvalence et de technicité dans la gamme Hoka, avec quelques évolutions notables.

Première nouveauté, une mousse plus douce et plus résistante au tassement, qui préserve l’amorti au fil des kilomètres. Contrairement aux premiers modèles, cette 7e version de la Hoka Speedgoat offre une absorption des chocs très convaincante, sans rien perdre en réactivité lors des relances.

Une empeigne respirante et éco-conçue

La nouvelle empeigne, en textile tissé de polyester recyclé, s’est montrée très respirante à l’usage, tout en assurant un confort sans friction ni point dur.

Et Hoka n’oublie pas la protection sur les terrains cassants : le pied reste bien sécurisé sur les sentiers les plus techniques.

Technologie Vibram : une adhérence sans faille

Autre point fort, l’accroche se montre bluffante. Le caoutchouc Vibram Megagrip, associé à la technologie Traction Lug et à des crampons de 5 mm, garantit une adhérence de haut niveau. Ce combo technique permet d’aborder les terrains glissants avec une sérénité totale. La synergie entre la gomme ultra-adhérente et le design spécifique des crampons augmente la surface de contact avec le sol. Cette alliance optimise ainsi la traction en montée et la sécurité au freinage en descente.

Maniabilité et stabilité : l’effet du stack

Les coureurs les plus rapides noteront toutefois qu’avec un stack plus élevé, les sensations sont un peu moins proches du sol. Cela demande davantage de vigilance dans les dévers piégeux, notamment en raison de la largeur de semelle, pour préserver la stabilité latérale.

On a également apprécié l’intégration d’une tirette au talon et d’une languette à double soufflet. Un système plutôt efficace pour protéger le dessus du pied des inflammations.

Nos Notes. Accroche : 18/20 Amorti : 16/20 Confort : 16/20 Souplesse : 17/20 Stabilité : 16/20

Prix : 165 € – Poids : 275 g en 43 1/3 – Drop : 5 mm

Les + Accroche, polyvalence, confort.
Les – RAS.
Utilisation : entraînements et trails sur sentiers moyennement à très techniques, de la courte à la longue distance.



Les inscriptions pour l’édition automnale renommée Salomon EcoTrail Paris ouvrent leur porte dès 12h00, ce jour. Depuis sa naissance en 2008, l’EcoTrail Paris est devenue une rampe de lancement du trail en Île-de-France. Chaque année, l’événement se tient au printemps, mais pour la première fois, une deuxième version verra le jour le 17 octobre 2026.

Pour sa version automnale, l’événement change légèrement de nom et devient Salomon EcoTrail Paris. Au fond, toujours le même ADN mais pas tout à fait les mêmes formats ni les mêmes parcours. Unique en France, le trail urbain a su séduire la communauté de coureurs en amour pour le trail autant que pour la capitale française. C’est pourquoi l’EcoTrail propose pour la première fois cette année un second round. Les inscriptions ouvrent dès 12h00 aujourd’hui : les dossards risquent de partir très vite…

Trois distances, trois départs originaux

Coureurs en pleine montée, en direction d'un monument parisien
©Salomon EcoTrail Paris

Au programme de la première édition du Salomon EcoTrail Paris, trois formats de course sont proposés :

  • Le 20 km (200 mD+) : Départ au Tennis et Golf des Haras de Jardy, avec un passage par le Domaine National de Saint-Cloud.
  • Le 50 km (800 mD+) : Départ inédit au cœur du Domaine national du Château de Saint-Germain-en-Laye.
  • Le 80 km (1100 mD+) : Départ de l’Île de Loisirs de Cergy-Pontoise.

Si l’ADN de l’événement reste le même, les organisateurs ne se contentent pas d’un simple copié-collé de l’édition de printemps. Sur la version d’automne, de nouveaux parcours ont été tracés pour valoriser encore le patrimoine francilien, mais avec d’autres points de passage.

La garantie grossesse : une avancée majeure

Par rapport à l’EcoTrail de printemps, le Salomon EcoTrail d’automne a travaillé sur une nouveauté toute particulière : la garantie grossesse. Chaque participante se verra donc remboursée intégralement en cas de grossesse, sans condition ni souscription de garantie annulation. Un argument de vente fort, en faveur de l’inclusion des femmes dans le sport.

D’ailleurs, l’EcoTrail se veut accessible à tous. Il vise à inclure tous les profils de coureurs et proposer une expérience de course adaptée aux envies de chacun. Sur son site internet, l’événement met en avant son offre entreprises pour encourager les participants à vivre le défi à plusieurs. Le dispositif existe déjà pour l’édition de printemps, qui présente surtout son offre comme un outil de cohésion d’équipe. Parce que la cohésion dans une entreprise est finalement la même que la cohésion dans le sport.

Courir pour le patrimoine et la planète

Coureurs à travers les sentiers naturels parisiens, le long des arbres.
©Salomon EcoTrail Paris

Depuis ses débuts, l’EcoTrail a forgé son ADN autour de l’engagement environnemental. Il se traduit par son ambition de limiter l’impact écologique des compétitions sportives grand public. Et cela passe par le fait d’encourager les participants à utiliser au maximum les transports en commun pour se rendre à l’événement. Sur son site internet, le Salomon EcoTrail met en avant l’option du billet de train, par exemple. Et dans le Roadbook officiel de la version printemps, on y retrouvait déjà toutes les informations pratiques pour se déplacer dans Paris et accéder facilement à la course.

Quant aux ravitaillements, l’EcoTrail de mars privilégie essentiellement des produits locaux, de saison et bio lorsque c’est possible. Pour la version automnale, il n’existe pas encore d’informations sur les ravitaillements, mais a priori, aucune raison de changer un modèle qui est en lien direct avec l’ADN de l’événement.



Après la Skyward X à plaque carbone sortie en 2024, HOKA présente son nouveau modèle, la Skyward X 2. Grâce à une structure retravaillée, la marque a fait évoluer sa chaussure maximaliste pensée pour avaler les kilomètres sur route.

Avec la Skyward X déjà, HOKA proposait une chaussure maximaliste à plaque carbone taillée pour les entraînements quotidiens et les sorties longues. Mais deux ans après, la marque américaine d’origine française fait évoluer sa formule. La HOKA Skyward X 2 rassemble les éléments déjà appréciés des coureurs, à savoir le confort et le maintien, tout en les optimisant.

Entre amorti et dynamisme

Jambes en mouvement d'une coureuse, qui poste des chaussures HOKA rose pâle à ses pieds.
Après la Skyward X, HOKA présente la deuxième version du modèle maximaliste ©Dennis Wernersson

Par rapport au modèle Skyward X, la nouvelle chaussure HOKA présente quelques nouveautés. Sa nouvelle tige en mesh jacquard est davantage résistante, avec des détails réfléchissants pensés pour les sorties nocturnes. Sa structure globale a été finement retravaillée pour réduire le poids – 312 g pour le modèle homme, contre 320 g sur la Skyward X de 2024 – et la hauteur perçue sous le pied.

L’atout majeur de la Skyward X 2 reste toutefois son amorti. Pour proposer un confort maximal, la marque a opté pour une semelle intermédiaire composée d’une mousse PEBA premium, elle-même combinée à une mousse EVA supercritique. L’association des deux mousses doit permettre de concilier confort, retour d’énergie et durabilité. HOKA promet ici davantage de stabilité grâce à sa plaque carbone convexe.

L’avant-pied est protégé par un caoutchouc adhérent, tandis que la zone du talon bénéficie d’un renfort Durabrasion Rubber pour mieux sécuriser les appuis au fil des kilomètres. À noter que sa semelle extérieure renforcée améliore l’adhérence au sol tout en prolongeant la durée de vie du modèle.

L’alliée des routards

On l’aura compris, la HOKA Skyward X 2 se présente comme l’alliée parfaite des routards qui cherchent avant tout l’aisance du pied sur les longues distances. Sur le papier, la nouvelle HOKA semble pensée pour les footings longs ou les sorties de récupération. La marque mise alors sur un modèle orienté confort, malgré un gabarit maximaliste.

Prix : 230 € – Poids : 258 g (modèle femme en taille 40) / 312 g (modèle homme en taille 44) – Drop : 5 mm



Tout commence par une sensation de chaleur sur le côté externe du genou. Puis une douleur qui s’intensifie au fil des kilomètres jusqu’à forcer l’arrêt de l’activité. D’où vient le syndrome de l’essuie-glace ? Comment prévenir cette douleur et s’en débarrasser durablement ? Décryptage à l’aune de nouvelles recommandations médicales.

Chez les débutants, comme les élites, ce fameux syndrome de l’essuie-glace ou syndrome de la bandelette ilio-tibiale se transforme souvent en véritable casse-tête.

Pour comprendre cette blessure, il faut d’abord s’intéresser à son origine anatomique. Une bandelette fibreuse située sur le côté externe de la jambe relie le muscle tenseur du fascia lata au genou. Pendant de nombreuses années, le syndrome de l’essuie-glace a été décrit comme une pathologie de frottement.

En cause, une compression répétée

Schéma du genou chez le coureur, pour détailler les muscles et tendons qui composent cette partie du corps.

Aujourd’hui, ce modèle est dépassé. Plusieurs études récentes, notamment des revues de littérature en biomécanique, montrent qu’il s’agit en réalité d’une pathologie de compression répétée.

En cause : une contrainte mécanique excessive et répétée sur la bandelette. Cette pression entraîne une inflammation des tissus sous-jacents et génère la douleur caractéristique.

Ici, manque de progressivité dans l’entraînement, surcharge mécanique et faiblesse musculaire créent les conditions propices à l’apparition de la douleur.

Les études récentes en biomécanique mettent en lumière le rôle clé du moyen fessier, petit muscle stabilisateur de la hanche chargé de la maintenir dans l’axe. Quand il fatigue au fil des kilomètres, la jambe s’affaisse légèrement vers l’intérieur à chaque foulée, augmentant la tension sur la bandelette ilio-tibiale. C’est ici que l’analyse de Benoît Nave, ostéopathe, prend tout son sens. « Courir s’apprend, ce n’est pas aussi naturel qu’on le pense. Un mauvais chaussage, un déséquilibre musculaire ou un défaut d’adaptation peuvent suffire à accentuer la contrainte sur la bandelette, provoquant l’inflammation. » explique l’ostéopathe.

Ces mécanismes expliquent pourquoi de nombreux coureurs se blessent lors de leurs premières semaines de course à pied : le corps a besoin de s’adapter progressivement aux contraintes imposées par la course.

Adaptation et progressivité dans l’entraînement

La Clinique du Coureur, référence internationale en course à pied, est formelle : « L’adaptation est un principe fondamental dans la prévention des blessures. Le corps s’adapte dans la mesure où le stress appliqué ne dépasse pas sa capacité d’adaptation. »

Augmenter trop vite le volume, l’allure ou le dénivelé revient à imposer au corps une contrainte qu’il n’a pas encore appris à encaisser. Une étude publiée en 2025 dans le British Journal of Sports Medicine souligne que « si l’on augmente soudainement de 10 à 30 % la distance d’une sortie longue, le risque de blessure augmente de 64 % » !

Selon Benoît Nave, certains signaux doivent alerter. « Une douleur inhabituelle apparue pendant ou après l’effort, persistant plus de deux jours, est souvent le signe que votre corps n’a pas eu le temps de s’adapter à la charge d’entraînement. » En d’autres termes, si la douleur revient séance après séance, c’est probablement que vous en demandez trop, trop vite.

Voir notre article Une séance (de trop) peut tout gâcher !

Ce que dit la science… et ceux qui l’ont vécue

Dans la phase aiguë, l’objectif n’est pas d’arrêter totalement la course à pied, mais de réduire la charge mécanique pour calmer l’inflammation. On parle alors de repos relatif : s’entraîner moins, différemment, mais continuer de stimuler le corps. À l’inverse, la pause totale désadapte les tissus et complique la reprise, avec un risque accru de nouvelle blessure.

La Clinique du Coureur défend cette approche et préconise une variation des surfaces (route, sentiers, dénivelé) avec une gestion fine de la charge d’entraînement. Les anti-inflammatoires, eux, restent très discutés : s’ils atténuent la douleur à court terme, ils ne traitent pas la cause et exposent à des effets secondaires.

Rééducation fonctionnelle

Le traitement de fond repose sur la rééducation fonctionnelle. Le renforcement des muscles stabilisateurs de la hanche, notamment le moyen fessier, améliore le contrôle du bassin et réduit la contrainte sur la bandelette.

« Avec mon kiné, on a constaté que j’avais une faiblesse au niveau des fessiers, particulièrement du moyen fessier », explique Virgile Moriset, 2eme de la dernière SaintéLyon, victime de cette blessure. « On a travaillé là-dessus avec du renforcement musculaire, sans pour autant interrompre complètement la course à pied. »

Les spécialistes s’accordent à dire qu’un renforcement régulier, associé à une reprise progressive de la course, permet un retour complet sans douleur en quelques semaines. « C’est une blessure qui demande patience et rigueur. J’ai repris avec de très petites sorties : dix minutes deux fois par jour, puis quinze, vingt… Il faut être très progressif », ajoute-t-il.

Quelles solutions pour limiter les douleurs ?

Certaines entreprises proposent des solutions pour limiter ces douleurs, comme Flytex, qui a développé des manchons de compression destinés à la pratique sportive. Mais quelle est leur efficacité réelle pour le syndrome de l’essuie-glace ?

Une étude menée auprès de 17 basketteurs a montré une diminution des douleurs d’environ 22 % grâce à ces dispositifs. Dans le syndrome de l’essuie-glace, leur intérêt principal réside dans le maintien et le soutien musculaire : réduction de la fatigue, amélioration de la stabilité articulaire et meilleur contrôle du genou. En limitant la fatigue et les mouvements parasites, ils peuvent retarder la dégradation de la foulée et réduire les contraintes biomécaniques sur la bandelette ilio-tibiale.

Ces genouillères peuvent constituer une aide complémentaire intéressante lors des séances de running, mais elles ne remplacent pas la prévention, le renforcement ciblé et la gestion adaptée de la charge d’entraînement, piliers essentiels de la prise en charge du syndrome.

Deux conseils de pros pour venir à bout du syndrome de l’essuie-glace

Benoît Nave recommande notamment « d’augmenter la fréquence des pas tout en réduisant l’amplitude de la foulée, pour diminuer la contrainte sur la bandelette ».

Virgile Moriset, de son côté, insiste sur deux aspects : « Surveiller sa charge d’entraînement est le plus important. Depuis que j’ai intégré régulièrement le renforcement musculaire, je n’ai plus connu de pépins physiques. »



Une sportive peut se révéler plus ou moins fragile selon la période de son cycle menstruel. Connaître les quatre phases de ce cycle, apprendre à écouter son corps et adapter ses séances d’entraînement peut faire une réelle différence, tant en matière de bien-être que de performance.

Schéma circulaire du fonctionnement du cycle menstruel chez la femme.
Schéma du cycle menstruel chez la femme

Phase menstruelle (jour 1 à 5)

Malgré la fatigue et les douleurs possibles, le sport reste bénéfique. La perte de sang peut être plus ou moins importante et entraîner une anémie ou une diminution des réserves en fer, élément essentiel à la production des globules rouges. Or, ces derniers sont indispensables à la performance, à l’immunité, à l’endurance et à l’explosivité. Chez la joggeuse, on observe fréquemment un manque d’énergie — qui peut toutefois s’atténuer à partir du deuxième jour —, une majoration de l’inflammation et une récupération plus lente après l’effort. Le mot d’ordre : s’écouter et, dans l’idéal, se contenter de footings tranquilles.

Phase folliculaire (jour 6 à 14)

L’énergie est de retour. Elle augmente nettement, la résistance à la douleur s’élève et la capacité de réparation de l’organisme s’améliore, réduisant ainsi le risque de blessure. C’est le moment d’y aller ! La croissance d’un follicule stimule la production d’œstrogènes, favorisant une remontée de l’humeur, une meilleure utilisation des graisses et une capacité aérobie maximale. Séances de fractionné, tempo runs : la période est propice aux entraînements de qualité.

Ovulation (jour 14 à 16)

Quatre femmes courant les unes à côté des autres, sourire aux lèvres.

C’est le pic hormonal. La sportive se sent en pleine forme. Mais attention au relâchement ligamentaire souvent observé, avec une hyperlaxité accrue. Si les œstrogènes contribuent à renforcer les muscles, ils assouplissent également les tissus conjonctifs. Mieux vaut donc canaliser cet excès d’énergie pour éviter de se blesser.

Phase lutéale (jour 17 à 28)

Sportive les mains appuyées sur ses genoux, elle semble essoufflée.
©Suunto

La fatigue et la baisse de motivation peuvent réapparaître, accompagnées du fameux syndrome prémenstruel. Pour certaines, il se traduit par des céphalées, des douleurs abdominales, une éventuelle prise de poids ou encore une accélération du rythme cardiaque. Il peut être judicieux d’intégrer davantage de sorties longues en endurance fondamentale et de limiter les séances intenses, comme le fractionné. Plus que jamais, une alimentation équilibrée s’impose, tout comme le maintien d’une activité régulière afin de stimuler la sérotonine — la « molécule de l’humeur ».

80 % des femmes affirment que leurs règles rendent l’entraînement plus difficile, et plus d’une sportive sur deux a déjà renoncé à une séance à cause de son cycle.



Le Marathon d’Avignon vient de dévoiler son parcours, en vue de sa première édition le 27 septembre prochain. Une étape concrète pour ce projet sportif qui compte s’inscrire officiellement au calendrier FFA.

C’est notamment en présence du maire de la ville et de son partenaire majeur que le Marathon d’Avignon a révélé son parcours, ce mercredi 20 mai. En immersion dans le patrimoine avignonnais, les futurs marathoniens disposeront d’un parcours très roulant – seulement 82 m de dénivelé positif pour 42 km. Après une boucle en centre-ville, les coureurs passeront devant les monuments les plus emblématiques de la Cité des Papes : Palais des Papes, Hôtel de Ville, Remparts, université et passage sous l’immanquable Pont d’Avignon. Ensuite, direction l’île de la Barthelasse en franchissant le Rhône. Notez que l’événement propose aussi une distance semi-marathon.

Plan du tracé du Marathon d'Avignon 2026
©Marathon d’Avignon

Plus qu’une course, une célébration populaire

Coureurs élancés à travers la ville à l'occasion du Marathon d'Avignon
©Damien Rosso

C’est un cap franchi pour l’organisation du Marathon d’Avignon. Malgré les multiples contraintes qui composent l’élaboration d’un tracé marathon, le parcours est à hauteur de l’ambition de départ : de longues lignes droites, plates et bitumées, pour permettre aux coureurs d’aller chercher la performance. Et parce que la festivité est un pan essentiel du projet, de nombreuses animations s’étaleront au fil du parcours, entre groupes de musique et points de vie.

« Le reveal du parcours était très attendu. Pour nous, c’est une vraie étape dans l’avancement du projet et de l’organisation. Ce parcours est attendu à la fois par les coureurs, les bénevoles et l’ensemble des acteurs. »

— Bertrand Delhomme et Christophe De Cecco, organisateurs du Marathon d’Avignon

Un engagement solidaire fort

Son partenaire NGE (Nouvelles Générations d’Entrepreneurs) est en fait le quatrième groupe français de BTP. Et finalement, les valeurs de cet organisme ont tout à voir avec un événement sportif comme le Marathon d’Avignon : esprit d’équipe, dépassement de soi, engagement collectif et performance. En cela, l’événement est aligné avec le côté humain, plus que marketing. Pour chaque dossard acheté à l’occasion de l’édition 2026, 1 euro est reversé au Fonds de donation Av’ence du Centre Hospitalier d’Avignon. S’ajoute également la vente de 60 dossards solidaires. Cet engagement se présente comme soutien aux projets d’amélioration du confort des patients et du bien-être des professionnels de santé.

En parallèle de cette action, le Marathon d’Avignon ambitionne de s’inscrire au calendrier FFA, pour une reconnaissance officielle nationale. Une manière de rayonner à travers la France, dans le cadre d’un événement sportif, festif et solidaire.



Absente depuis 2019, la distance reine réintègre le programme du Marathon le 8 novembre prochain. Porté par son nouveau partenaire titre, l’événement espère retrouver une place de choix dans le paysage running en France.

Les années ont passé, mais le Marathon de Bordeaux ne s’est pas fait oublier des coureurs. La distance reine avait en effet disparu du programme depuis 2019. Or cette année, elle revient grâce au soutien de son nouveau partenaire titre, AG2R La Mondiale. Dans une logique de sport accessible et fédérateur, le Marathon de Bordeaux concilie plaisir et quête de performance pour cibler tous les profils. L’ouverture des inscriptions aura lieu le 26 mai à 14h sur le site de l’épreuve.

Un marathon relancé avec AG2R La Mondiale

Avec le grand retour du marathon, Bordeaux proposera cet automne trois formats de course – 10 km, semi-marathon et marathon – afin de séduire un public plus large. Amaury Sport Organisation (ASO), en partenariat avec le Stade Bordelais Athlétisme ont refait peau neuve à l’événement, en réintégrant l’incontournable format marathon. De son côté, AG2R La Mondiale en devient le partenaire titre. Déjà associé aux 10 km de Montmartre, Marathon du Beaujolais ou encore Marseille-Cassis, le spécialiste de la protection sociale et patrimoniale en France étend sa stratégie de sponsoring.

Son directeur général, Fabrice Heyriès, déclare : « Nous sommes convaincus que la pratique de la course à pied constitue un vecteur essentiel de prévention en matière de santé et de renforcement du lien social. Nous souhaitons ainsi encourager tous les passionnés de ce sport à prendre part à cet événement majeur et fédérateur qui illustre parfaitement notre attachement aux valeurs de partage, d’inclusion et de solidarité. » 

Dans un contexte où la course sur route en France connaît une forte dynamique, Bordeaux tentera de retrouver sa place parmi les grandes échéances de courses, grâce au retour de son format marathon.

Un tracé typiquement bordelais et quelques nouveautés

Sur le parcours du Marathon de Bordeaux
©Marathon de Bordeaux

L’alliance de la performance et de l’accessibilité est au cœur des enjeux pour l’organisation du Marathon de Bordeaux. Avec la volonté de poursuivre sa montée en puissance, l’événement veut s’inscrire de façon durable dans le paysage running, parmi les grandes courses françaises. Alors pour rayonner, le marathon bordelais proposera un parcours à travers les lieux emblématiques de la ville. De la place de la Bourse à la Cité du Vin en passant par les quais, le tracé a été pensé pour enrichir l’expérience coureur.

Quelques nouveautés viendront garnir l’événement, notamment les packs entreprises destinés à engager la pratique collective. Le développement d’une offre plus inclusive répondra quant à lui aux attentes de tous les publics. Parmi eux, les personnes en situation de handicap, qui pourront profiter d’une expérience coureur au même titre que les autres pratiquants.



Après le succès de la Ghost 17, Brooks présente la Ghost 18, disponible dès le 1er juin prochain. Ici, pas de grande révolution : la marque américaine apporte surtout quelques ajustements ciblés.

Brooks reste fidèle à sa recette de shoes accessible, confortable et durable. Chez cette marque américaine, ce n’est pas au coureur de s’adapter à la chaussure, mais à la chaussure de s’adapter à son coureur. Avec la Brooks Ghost 18, la base reste la même, tout en optimisant ce qui fonctionne déjà.

Ce qui change sur la Ghost 18

Au vu du succès de la marque, il n’était pas question de changer la recette d’une shoes Brooks. Légèreté, maintien et durabilité : voici les qualités dominantes des générations Brooks Ghost précédentes. Par rapport à la Ghost 17, l’évolution concerne principalement sa mousse. Brooks reprend la mousse DNA LOFT des modèles précédents, désormais en version 3, annoncée comme plus légère. Mais dans les faits, la Ghost 18 prend quelques grammes selon les pointures.

Un modèle toujours axé confort

Brooks Ghost 18 modèle femme en rose et noir
©Bruno Barbier

Il n’empêche que le pied est maintenu, grâce au système de laçage affiné pour un meilleur verrouillage. Elle reste donc une chaussure orientée confort, pensée avant tout pour les footings et sorties longues à allure modérée. Son amorti privilégie moins le rebond, ce qui ne fait pas d’elle la chaussure la plus adaptée aux séances de fractionné.

Prix : entre 130 et 140 € – Poids : 286 g (homme) / 241 g (femme) – Drop : 12 mm – Stack : 36 mm (talon)



Après trente ans d’organisation par ASO, la Ville de Paris a officiellement confié le Marathon de Paris et le Semi-Marathon de Paris au consortium Cadence à partir de 2027. Un changement majeur qui promet transformer l’expérience des coureurs.

Jusqu’ici, le Marathon et le Semi-Marathon de Paris étaient organisés par Amaury Sport Organisation (ASO), également derrière le Tour de France ou le Dakar. Sous sa direction, les épreuves parisiennes sont devenues des évènements de premier plan, rassemblant chacune près de 60 000 participants.

La Ville de Paris insuffle une nouvelle dynamique en écartant l’organisateur historique au profit du consortium Cadence pour les quatre prochaines années (2027 à 2030). Celui-ci réunit notamment Keneo, organisateur de l’EcoTrail Paris, Outdoor Sports Events ainsi qu’une agence du groupe Havas.

Qui est Cadence, le nouvel organisateur du Marathon et du Semi de Paris ?

Marathon de Paris 2025, plus de 55 000 coureurs engagés
©ASO

Cette décision fait l’effet d’un petit tsunami dans le milieu du running. Entérinée par le Conseil de Paris hier soir, elle n’a pas été sans controverse. Plusieurs élus ont exprimé des réserves, notamment en raison de la présence d’Havas Events, en lien avec le groupe Bolloré comme le rapporte le journal Le Parisien. Ces éléments ont nourri un vif débat politique, malgré la reconnaissance de la qualité du projet sportif présenté.

Cadence ne part d’ailleurs pas totalement de zéro dans l’univers des grands événements internationaux. Keneo a notamment participé à plusieurs dispositifs liés aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, en particulier les sites de festivités déployés dans la capitale. De son côté, Havas a été impliqué dans différents volets de communication et de marketing autour de Paris 2024. Une expérience dans l’événementiel international qui promet de jouer un rôle clé dans la métamorphose prochaine des courses parisiennes.

Quels sont les changements attendus dès 2027 ?

©ASO-Aurélien Vialatte.

Le nouvel organisateur porte série d’évolutions structurantes dans la philosophie même des événements. Les futurs Marathon de Paris et Semi de Paris intégreront ainsi des parcours repensés visant à mieux animer les quartiers traversés, avec l’ambition de transformer les courses en véritable festival du running, plus immersif et plus participatif.

Dans cette logique d’ouverture, plusieurs nouveautés sont évoquées, parmi lesquelles une course dédiée de 1 500 enfants, la mise en place de forfaits spécifiques pour les personnes en situation de handicap, ainsi que des tarifs réduits pour les allocataires du RSA, traduisant une volonté affichée de rendre l’événement plus accessible, comme le rapporte Maxime Sauvage, adjoint aux Sports d’Emmanuel Grégoire, cité par Le Parisien.

Sur le volet environnemental, le projet met également l’accent sur la suppression complète du plastique sur l’ensemble des dispositifs liés, notamment les ravitaillements et la logistique événementielle.

Enfin, sur le plan économique, la Ville de Paris bénéficierait d’une revalorisation significative de la concession, avec une nette progression de la redevance minimale versée, portée à environ 3,5 millions d’euros par an, soit près du double du niveau précédent, selon les éléments communiqués lors de l’attribution.

Une transition très surveillée dans le monde du running

Reste désormais une question centrale : Cadence saura-t-il gérer deux événements aussi gigantesques dès 2027 ? Avec plus de 100 000 coureurs cumulés entre le marathon et le semi-marathon, les défis logistiques sont immenses.

ASO disposait d’une expérience unique dans l’organisation de grands rendez-vous sportifs internationaux. La transition sera donc observée de très près, par les coureurs, les partenaires et l’ensemble du monde du running.

Une chose est d’ores et déjà acquise : une nouvelle ère s’ouvre. Et nos deux courses capitales vont changer de visage.



Dernièrement, des millions de traileurs ont vu leur UTMB Index bouger. Rebaptisé UTMB Index 2.0, ce système de notation vient d’être mis à jour pour garantir plus de précision, de lisibilité et surtout plus d’équité dans l’évaluation des performances. Le point sur les changements et les conséquences pour les pratiquants ?

L’UTMB Index, est le nom donné au score personnel de chaque coureur ayant terminé au moins une course du réseau UTMB. Sur une échelle de 0 à 1 000, les pratiquants cumulent ou perdent des points selon la qualité de leurs performances. Plus la performance est remarquable, plus le nombre de points est élevé.

Cette mesure prend en compte quatre catégories de distance : 20K, 50K, 100K, 100M. L’intérêt est simple : plus le score d’un coureur est élevé, plus ce dernier peut accéder aux grandes courses UTMB World Series ou accéder aux inscriptions prioritaires. Pour les élites, l’Index sert à décrocher des qualifications directes.

En clair, ce score reflète la performance d’un athlète dans une course spécifique. Mais avec la refonte du système de notation, le score de millions de coureurs à travers le monde a bougé. Selon l’UTMB, les scores recalculés ont évolué en moyenne de 2 %. Un chiffre qui justifie la mise à jour des performances sur les cinq dernières années, selon les nouveaux paramètres définis.

Pourquoi l’UTMB a décidé de changer les règles

La data est au fondement même du système de notation UTMB Index. Et force est de constater qu’elle s’étend largement dans le paysage du trail. Car depuis les 15 dernières années, la discipline a beaucoup évolué. Un écart considérable sépare désormais l’élite mondiale et la base de coureurs aux profils de plus en plus variés. À mesure que le trail s’est mondialisé, l’ancien modèle a atteint ses limites. En conséquence, ce système de mesure représente de moins en moins la réalité des performances du haut niveau.

De nouveaux paramètres pris en compte

Alors pour remédier à ce glissement vers un système imparfait, le groupe UTMB a intégré de nouveaux paramètres, afin de penser un Index plus juste et surtout, plus représentatif. Mieux contextualiser la performance, voilà certainement l’objectif. Désormais, les courses feront l’objet d’une comparaison plus fine. Si le km-effort et la distance étaient déjà au cœur du système avant la version 2.0, la distance, le contexte ainsi que l’altitude s’intègrent maintenant au calcul.

L’ajustement de l’Index rééquilibre les scores en faveur des coureurs qui performent sur les terrains alpins exigeants, ce qui n’était pas le cas auparavant. Ces changements traduisent en fait une logique selon laquelle toutes les courses ne se valent pas. Pour cette raison, toutes les performances ne peuvent faire l’objet d’une même comparaison.

Un Index qui valorise davantage la progression

L’UTMB Index 2.0 évolue : recalcul des scores, altitude, DNF, pondération… Découvrez ce qui change concrètement pour les traileurs.
©UTMB

Mieux refléter la performance réelle des coureurs est un autre objectif majeur pour le groupe UTMB. En vue de cela, les pondérations ont été affinées. Bien que la moyenne pondérée des 5 meilleurs scores d’un coureur reste une base inchangée, c’est désormais le meilleur résultat qui pèse le plus lourd. Et les performances récentes comptent davantage que les anciennes. La régularité et la progression dans le temps sont plus valorisées qu’une performance datée.

Ensuite, le groupe UTMB a réajusté la fenêtre de validité. Pour que l’Index soit valide, le coureur doit avoir terminé au moins une course dans les 24 derniers mois. À contrario, s’il ne participe pas à l’une des courses du circuit UTMB pendant 3 ans, alors son Index devient inactif. En résumé, l’Index doit représenter le pratiquant actuel, non celui d’il y a trois ans.

Pourquoi votre score a changé, même sans courir ?

UTMB World Series
©UTMB

De nombreux coureurs ont vu leur score stagner voire baisser depuis les dernières évolutions de l’UTMB Index. En effet, un recalcul mondial sur cinq ans a été effectué, prenant en compte les nouveaux paramètres pour les appliquer à l’historique des coureurs. Voilà pourquoi, même sans nouveau dossard accroché, les pratiquants ont pu voir du mouvement dans leur score ces derniers temps.

UTMB Index 2.0 plus « transparent » mais déjà controversé

Couplée à tous ces changements, la nouvelle interface de la page profil sur le site utmb.world propose plus de clarté. Le coureur peut désormais visualiser quels scores entrent dans son calcul et suivre l’évolution de son Index dans le temps, jusqu’à anticiper son évolution future.

Il n’empêche qu’un sujet clivant domine, celui des abandons (DNF) et mauvaises courses. Car avec l’UTMB Index 2.0, abandonner ou vivre une mauvaise course n’est plus pénalisant. D’après le groupe UTMB, l’Index est conçu pour mesurer la vitesse et le niveau de performance, non la régularité ou la gestion d’effort. Donc si le score d’un coureur est nettement inférieur à ses performances habituelles, le calcul ne le prend pas en compte.

Chez les amateurs, ce n’est pas forcément mal perçu. Mais chez les élites, la dimension est bien différente. Car si l’on suit la logique, les athlètes élites auraient tout avantage à abandonner une course qui tourne mal, au lieu de continuer malgré la difficulté et les conditions. Et c’est principalement cette vision qui pose problème chez la communauté trail. Car les critiques soulignent que la difficulté fait partie du trail, et que le niveau d’un traileur ne se mesure pas uniquement à sa vitesse.

Un système qui présente des limites

Les évolutions autour de l’UTMB Index sont censées répondre à une exigence de précision, de justesse et d’équité. L’impact sur la manière dont les coureurs seront évalués dès à présent et sélectionnées pour les grandes courses du circuit UTMB est réel. Pour autant, cet outil 2.0 présente certaines faiblesses. Car s’il a été pensé pour objectiver le niveau, il créé aussi de nouvelles frustrations.

Sa complexité le rend plus difficile à comprendre, en raison des nombreuses variables. Par ailleurs, le recalcul rétroactif de l’Index peut être perçu comme injuste. Une impression de manque de transparence plane autour du système, créant des soupçons. Mais également, le risque est de réduire des expériences de trail très différentes à une seule mesure.

Donc la perte de lisibilité s’ajoute à un risque de dénaturer le système, et de donner naissance à une potentielle inégalité entre les territoires et les courses.

L’UTMB cherche à mieux mesurer la performance des traileurs, mais le sujet est complexe. Car il paraît difficile de quantifier cette discipline, qui fait l’objet de variations permanentes en fonction du terrain, des conditions, de l’altitude ou encore du plateau. En clair, ces changements suscitent de nombreux questionnements.



Brooks décline sa paire best-seller route, la Ghost, dans une version hybride : la Brooks Ghost Trail. Cette chaussure mixte est destinée aux parcours mêlant routes et sentiers peu techniques à faible dénivelé.

Avec son drop de 8 mm très confortable, la Brooks Ghost Trail se révèle la compagne idéale de vos aventures quotidiennes en pleine nature. Dès l’enfilage, le pied est parfaitement accueilli dans une empeigne dotée d’un avant-pied suffisamment large, d’une languette épaisse et d’une coque talonnière solide.

Protection et respirabilité : un mesh taillé pour l’aventure

Le mesh de la Ghost combine respirabilité, protection et précision d’ajustement : l’air circule facilement, les débris, même très fins, restent à l’extérieur, et le maintien gagne en sécurité.

Concrètement, le mesh est cette maille textile technique qui compose la tige (le dessus) de la chaussure. Contrairement à un tissu classique, il est tissé de manière à créer des zones de ventilation stratégiques pour évacuer la chaleur du pied en plein effort, tout en utilisant des fibres plus denses aux endroits nécessitant du maintien et de la résistance contre l’abrasion des sentiers.

Amorti et dynamisme grâce à l’infusion d’azote

Découvrez le test de la Brooks Ghost Trail : la chaussure hybride idéale pour passer de la route aux sentiers.

D’autre part, un imprimé 3D et un pare-pierres protègent efficacement l’avant du pied. Ce renfort ciblé agit comme un bouclier contre les chocs directs, comme les racines ou les pierres saillantes. Ensuite, la mousse infusée à l’azote de la semelle intermédiaire offre un excellent compromis entre douceur à l’impact et retour d’énergie.

Une semelle extérieure hybride pour une polyvalence totale

La semelle extérieure reçoit quant à elle des crampons de 3 mm, larges et rapprochés, qui assurent une accroche convaincante sur sols herbeux, caillouteux ou terreux peu boueux. Tout en sachant néanmoins se faire oublier sur le bitume.

Par ailleurs, de profondes rainures de flexion favorisent un déroulé naturel du talon jusqu’aux orteils. Elles permettent une propulsion fluide et efficace. Bienveillante avec tous les types de foulée, cette chaussure procure des sensations de course particulièrement agréables.

Nos notes. Accroche : 16/20 Amorti : 19/20 Confort : 19/20 Souplesse : 19/20 Stabilité : 17/20

Prix : 150 € – Poids : 240 g en 38,5 – Drop : 8 mm

LES + Amorti, confort, dynamisme, polyvalence. LES – Accroche moyenne sur terrain technique.
Utilisation : entraînements et trails moyenne distance sur sols peu techniques.



Depuis bientôt 30 ans, Raidlight, marque pionnière du trail-running, conjugue technicité, écoresponsabilité et innovation. A Saint-Pierre-de-Chartreuse, elle conçoit des équipements légers et performants, défiant les géants du secteur avec une idée simple : fabriquer le futur du trail au plus près du terrain.

Il y a des marques qui suivent un marché. Et d’autres qui grandissent avec leur sport, jusqu’à en épouser les reliefs, les usages et la culture. Dans le trail, Raidlight appartient clairement à cette seconde famille.

Fondée en 1999 par Benoît Laval, ingénieur textile, ultra-traileur et entrepreneur instinctif, la marque française a avancé au même rythme que la discipline. À l’époque, le trail hexagonal n’en est encore qu’à ses balbutiements : quelques épreuves pionnières comme la SaintéLyon, les Templiers ou le Grand Raid de La Réunion, une pratique encore confidentielle, un marché presque vierge. C’est précisément dans cet espace que Raidlight s’invente, au moment où Salomon développe ses premières solutions dédiées à la course en montagne.

L’idée naît d’une question simple : comment courir loin avec du matériel réellement pensé pour courir ?

Après ses premières aventures en autonomie, notamment une traversée des Pyrénées, Benoît Laval comprend très tôt que l’équipement outdoor traditionnel ne répond pas aux exigences du mouvement. L’obsession du poids utile, du volume intelligent et de la fonctionnalité deviendra le socle de la marque.

Dès le premier catalogue, tout l’ADN Raidlight est déjà là : un sac léger avec porte-bidon, un duvet, du textile technique et une veste imper-respirante sous les 200 grammes — visionnaire pour l’époque — intégrant déjà sa technologie phare MP+.

Ultratrailer depuis plus de 30 ans, multi-entrepreneur passionné et organisateur, entre autres de la Backyard Terminorum
Ultratrailer depuis plus de 30 ans, multi-entrepreneur passionné et organisateur, entre autres de la Backyard Terminorum

La Chartreuse, laboratoire à ciel ouvert

Le tournant majeur intervient en 2011, avec l’installation à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Le siège prend alors la forme d’un véritable laboratoire vivant : bureaux, R&D, boutique, atelier, zone de test et Station de Trail sur place — concept initié par la marque — cohabitent au pied des sentiers.

Ici, les couturières voient revenir les sacs usés par la Diagonale des Fous, les développeurs testent les vestes dans les orages du massif, les ambassadeurs confrontent le matériel à la réalité du terrain. Cette proximité nourrit une innovation permanente.

Depuis ses débuts, Raidlight a souvent eu un temps d’avance. On lui doit notamment le premier bâton pliable en Z dès 2001, le carquois de portage, le sac à réglage micrométrique, la membrane MP+, les textiles à protection solaire durable, directement intégrée dans la fibre.

« On a vingt-sept ans, mais on fonctionne toujours en mode start-up, en perpétuel changement, en perpétuelle innovation, à créer les produits de demain »

Benoît Laval

Du Made in France à l’éco-responsabilité poussée

Sa singularité la plus forte réside sans doute dans son pari industriel. En 2015, alors que la quasi-totalité du marché du trail produit en Asie, la marque ouvre son premier atelier de confection en France. Dix ans plus tard, le modèle s’est structuré en gammes complètes, fabriquées entre Saint-Pierre-de-Chartreuse, Grenoble et Albertville, avec près de 20 % du chiffre d’affaires désormais généré par ce segment.

Le fonctionnement est d’une redoutable efficacité : le prototype sort vite, repart sur le terrain, revient corrigé, puis relancé en série courte. Cette boucle ultra-courte entre idée, essai et amélioration est devenue un avantage concurrentiel majeur.

Benoît Laval en a fait un axe clair de développement : 

« Le made in France grandit à la taille de notre entreprise. D’ici trois à cinq ans, l’ambition est de doubler son poids en chiffre d’affaires et en nombre de produits vendus. »

Une vision industrielle qui va de pair avec une démarche environnementale assumée. La marque affiche un taux rare de 65 % de matières recyclées sur l’ensemble de ses fibres et matériaux, ainsi que des certifications bluesign® et OEKO-TEX® Standard 100.

C’est ainsi que Raidlight s’est imposée comme l’une des marques les plus légitimes du marché français et européen sur les sacs, vestes imperméables et les équipements pour le désert notamment.

Benoît Laval l’assume sans détour :

« Si on enlève la chaussure, on est sur le podium, entre une autre marque pionnière du trail — Salomon — et un acteur plus généraliste proposant des produits à prix très accessibles — Decathlon. »

La PME française, qui emploie 38 salariés, rivalise ainsi avec des groupes parfois cent fois plus puissants, sans jamais céder ni son identité ni son échelle humaine.

La marque de tous les finishers garantie à vie

Là où beaucoup construisent leur désirabilité autour d’une élite, son ambition est différente : être la marque de tous les finishers. Du coureur de 15 km à l’ultra-traileur, la marque réunit une communauté d’ambassadeurs-testeurs aux profils volontairement variés : jeunes parents, secouristes, militaires, passionnés du dimanche ou ultra-trailers aguerris.

Leurs retours alimentent directement la R&D et cette logique irrigue aussi la réparabilité, pensée dès la conception, avec un engagement de garantie à vie. Un accroc sur une veste ou un sac ? Tout peut être réparé même la poche d’un sac vieux de dix ans. Le matériel accompagne ainsi le coureur dans ses aventures et ses souvenirs, des premiers ultras aux traversées sahariennes.

Avec une croissance de 20 %, près de 150 000 produits vendus par an et une présence dans une vingtaine de pays, Raidlight reste fidèle à son format humain : peu de marketing, beaucoup de réinvestissement dans les ateliers, la R&D et l’innovation utile — de la protection solaire à la gestion de la chaleur.

Partenaire historique du mythique Grand Raid de La Réunion auquel elle dédie chaque année une collection, elle s’investit aussi dans l’organisation d’épreuves : du Raidlight Winter Trail, l’un des premiers du genre en 2003, au Trail festival en Chartreuse, en passant par le Raidlight Desert Trophy au Maroc.

Raidlight organise le Raidlight Désert Trophy, 150 km en 4 étapes au Maroc.
Raidlight organise le Raidlight Désert Trophy, 150 km en 4 étapes au Maroc.

C’est là que se niche sa singularité : avancer sans se diluer en restant 100 % trail-running, son terrain d’expertise, grandir sans s’éloigner du terrain, innover sans perdre le contact avec le coureur ordinaire.

À l’heure où le trail devient mainstream, la PME iséroise défend ainsi une vision presque artisanale autour de produits pensés par ceux qui courent et conçus pour durer aussi longtemps que les souvenirs qu’ils embarquent.

3 innovations qui racontent Raidlight

Veste Ultralight 3.0 25K/50K

Veste Ultralight 3.0 25K/50K en fabrication dans l'atelier.


Ultra-légère (175 g), ultra-imperméable (25 000 Schmerber) et ultra-respirante (50 000 MVTR), elle profite d’une membrane MP+ perfectionnée depuis 27 ans. Une référence en ultra-trail, au très bon rapport qualité-prix (279 € actuellement).

Chaussure Ultra Max Desert Protect

Chaussure Ultra Max Desert Protect, avec une protection de couleur jaune.


Avec sa guêtre intégrée amovible made in France, cette paire pensée pour les longues distances est un must pour les courses dans le sable. On apprécie son confort et sa robustesse, notamment grâce à son mesh Matryx Micro. 179,90 €.

Ceinture Stretch 4

Ceinture Stretch 4, mentionnant Raidlight, de couleur noire.


Un produit en plein essor, aussi utile sur route qu’en trail, avec 4 poches, dont une capable d’accueillir une flasque souple de 600 ml, un tissu ultra-stretch, un porte-dossard, des porte-bâtons et… une fabrication à Saint-Pierre-de-Chartreuse pour le même prix que du « made in Asie » ! 44,90 €.

Service de location

La marque propose plusieurs de ses produits à la location (à partir de 5€/jour).Une solution simple pour les pratiquants venus de la route qui veulent s’équiper efficacement, sans compromis sur la performance ni le confort. Essayer, partir, puis décider : une approche flexible et responsable de l’outdoor.



Entre cycles hormonaux, pathologies gynécologiques ou encore grossesse, la pratique de la course à pied chez les femmes soulève de nombreuses interrogations. Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, le sport est bénéfique. Le point en questions-réponses sur le running au féminin.

Cycles menstruels : savoir adapter son entraînement

C'est lors de la phase folliculaire et de l'ovulation que l'on se sent le plus en forme
C’est lors de la phase folliculaire et de l’ovulation que l’on se sent le plus en forme.

Contrairement à une croyance encore répandue, rien ne justifie médicalement d’arrêter le sport pendant les règles. Au contraire, dans le cadre du running au féminin, l’activité physique stimule la production d’endorphines, connues pour leur effet antalgique.

Résultat : les douleurs menstruelles peuvent diminuer après quelques minutes d’effort. Certaines sportives rapportent même des performances optimales à cette période du cycle. Les données scientifiques confirment d’ailleurs qu’il n’existe pas de baisse systématique des performances. Seules exceptions : des règles très douloureuses ou un flux abondant pouvant entraîner fatigue ou anémie.

Enfin, chez certaines femmes très entraînées, une réduction importante du flux menstruel, voire une disparition des règles, peut être observée. Cela dépend notamment de la charge d’entraînement et de l’état nutritionnel.

Fibromes : faut-il adapter sa pratique ?

Les fibromes sont des tumeurs bénignes très fréquentes, particulièrement après 40 ans. Beaucoup de femmes en sont porteuses sans le savoir.

Lorsqu’ils sont symptomatiques, ils peuvent provoquer des douleurs pelviennes ; des règles abondantes ou encore des saignements irréguliers.

Bonne nouvelle : ils ne constituent pas une contre-indication à la course à pied. Au contraire, rester active est essentiel. La seule règle qui compte, c’est qu’en l’absence de douleur, il n’y a aucune raison d’arrêter.

Endométriose : comment adapter sa pratique ?

En état de glucopénie (panne de glycogène) vos muscles n’ont plus de fuel, vous n’avez plus de jus. C’est ce que certains connaissent sur marathon, avec le fameux « mur ».
©Saucony

L’endométriose est une maladie chronique souvent douloureuse, liée à la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus. Avec elle, la relation au sport peut devenir plus compliquée. Douleurs intenses, fatigue, imprévisibilité des symptômes… difficile, parfois, de chausser les baskets. Et pourtant, bouger reste essentiel.

Pourquoi ? Parce que l’activité physique stimule les endorphines — avec un véritable effet antalgique — et module la perception de la douleur. Mais le sport doit être pratiqué de façon adaptée.

Il ne faut jamais forcer. L’approche la plus efficace consiste à privilégier des activités douces au départ, comme la marche. Ensuite, augmentez progressivement l’intensité en restant toujours à l’écoute de son corps.

Ici, on oublie la performance. Le bon indicateur reste simple : si la douleur apparaît ou persiste le lendemain, c’est que l’effort était trop intense.

Course à pied et grossesse : peut-on courir enceinte ?

En fonction de l'avis de votre sage-femme, il est possible de continuer à courir enceinte, en adaptant votre pratique et en restant à l'écoute de vos sensations.
En fonction de l’avis de votre sage-femme, il est possible de continuer à courir enceinte, en adaptant votre pratique et en restant à l’écoute de vos sensations.

Oui, à condition d’avoir déjà une pratique régulière avant la grossesse. Les données actuelles montrent qu’il n’y a pas d’augmentation du risque de fausse couche, ni de lien avec un accouchement prématuré.

Les bénéfices sont réels : meilleure circulation sanguine, meilleur contrôle de la prise de poids et, surtout, sensation de bien-être général pendant la grossesse.

Mais il faut adapter sa pratique : réduire l’intensité, privilégier une allure confortable — c’est-à-dire être capable de parler en courant — et éviter toute sensation d’essoufflement. Il convient aussi de privilégier des parcours sécurisés et proches ; de veiller à rester bien hydratée ; de porter une brassière adaptée et de choisir des sols souples (chemins, terre) pour limiter les impacts. Au troisième trimestre, des inconforts peuvent apparaître, notamment liés à la pression sur le périnée.

Attention : arrêtez immédiatement et consultez en urgence en cas de signaux d’alerte : douleurs inhabituelles, saignements, perte de liquide.

Mini-check avant de continuer à courir enceinte

  • Vous pouvez envisager de poursuivre la course si vous couriez déjà régulièrement (2 à 3 fois par semaine)
  • Votre alimentation est équilibrée
  • Vous êtes prête à réduire l’intensité
  • Votre médecin valide votre pratique

Fuites urinaires à l’effort : pourquoi ce n’est pas normal

Non, et soyons très claires : perdre quelques gouttes en courant n’est pas normal, même si c’est fréquent. C’est un point encore trop souvent banalisé.

Le coupable ? Le périnée, qui joue un rôle clé. À chaque foulée, il encaisse les impacts de la course. S’il est affaibli — avec le temps, après une ou plusieurs grossesses, ou à la ménopause — il peut perdre en tonicité. Résultat : des fuites urinaires à l’effort, mais aussi parfois lors d’un éternuement ou d’un saut.

Bonne nouvelle : cela se rééduque. Il est essentiel de consulter un professionnel de santé afin de mettre en place une rééducation périnéale adaptée.

Adapter, pas arrêter

Oui, la course à pied est globalement bénéfique pour la santé des femmes à toutes les étapes de la vie. Mais la clé reste toujours la même : écouter son corps et adapter sa pratique. Pas d’interdits systématiques, donc, mais du bon sens, de la progressivité et un suivi médical lorsque cela est nécessaire. Le corps féminin n’est pas fragile : il est adaptable. Inutile d’être parfaite, l’essentiel est d’être à l’écoute.

Les indispensables du vestiaire féminin

Le short Run 900 de Kiprun avec culotte menstruelle Smoon intégrée, pour courir en toute sérénité en tant que femme.

Ce short Run 900 de Kiprun avec culotte menstruelle Smoon intégrée combine protection très absorbante (pour flux moyen et petites fuites à l’effort) et liberté de mouvement. Avec une poche zippée au dos. 49,90 €.

Femmi, l'application qui adapte les entraînements selon le cycle menstruel des runneuses.

Femmi adapte les séances à la fois à votre objectif running et à votre cycle menstruel. L’application ajuste la charge, propose des conseils de récupération et permet de suivre énergie, humeur ou ballonnements. Un excellent outil pour celles qui préparent un 10 km, un semi ou un marathon.

Plein soutien

Le modèle de brassière Extrem Control d’Anita, adapté aux poitrines généreuses des coureuses à pied.
©Nina Sawitzki

Pour les poitrines généreuses qui cherchent un vrai maintien à l’effort, le modèle Extrem Control d’Anita tient ses promesses jusqu’au bonnet 115G, ce qui est rare ! Le tout en plein confort. 74,95 €.

(Pré)paration physique du périnée

La sonde Perifit Care +, adaptée aux entraînements intenses des coureuses à pied.

Cette sonde Perifit Care + est intéressante pour les runneuses sujettes aux fuites sur les séances dynamiques, aux sauts ou en descente trail, car le travail de tonicité et de réactivité est très bien guidé. Cette version avancée propose des exercices progressifs et meilleure personnalisation pour renforcer le périnée durablement. 159 €.