La fracture de fatigue est une cassure microscopique dans la couche externe de l’os du tibia, du pied ou encore du bassin ou de la hanche. Cette blessure de surmenage ne frappe pas les coureurs faibles, mais ceux qui en font trop. La clé, c’est la prévention, la progressivité et l’écoute de ses signaux corporels.

La fracture de fatigue, aussi appelée fissure de stress, n’est pas une fracture « classique ». Il s’agit d’une cassure microscopique dans la couche externe de l’os. Elle apparaît à force de chocs répétés sur des structures osseuses saines, typiquement lors de la course à pied.
Chez le coureur, elle survient souvent après une augmentation brutale du volume ou de l’intensité des entraînements, ou après un changement de surface (bitume, piste, trail).

Les zones les plus touchées

La fracture de fatigue est une microfissure de l'os lié à un surmenage.

Les fractures de fatigue peuvent se produire partout où l’impact est répété, mais certaines zones sont plus vulnérables :

  • Tibia : douleur localisée sur la face interne ou antérieure, souvent confondue avec une périostite.
  • Pied : notamment les métatarsiens (2ᵉ et 3ᵉ) ou l’os naviculaire, avec une douleur précise sur le dessus du pied.
  • Bassin ou sacrum : douleur profonde dans la fesse ou l’aine, augmentant à la course.
  • Col fémoral : douleur à la hanche ou à l’aine, parfois trompeuse car elle ressemble à une contracture.

Pourquoi l’os finit par céder

Nos os se renouvellent en permanence grâce à un équilibre entre destruction et reconstruction osseuse. L’activité physique stimule ce processus — jusqu’à un certain point.

Si les contraintes mécaniques deviennent trop fréquentes, l’os n’a plus le temps de se réparer : c’est la fatigue osseuse, première étape vers la fracture.

Une fracture de fatigue n’est donc pas liée à un traumatisme violent, mais à un surmenage progressif.

Les signes qui doivent alerter

La fracture de fatigue est une microfissure de l'os lié à un surmenage.
©Adobestock

Le tableau typique est celui d’une douleur progressive, d’abord à l’effort puis au repos.

  • Douleur localisée à un point précis, souvent décrite comme un « point exquis ».
  • Sensibilité marquée au toucher.
  • Soulagement temporaire au repos, mais retour rapide de la douleur dès la reprise.

Sans arrêt, la fissure peut évoluer vers une fracture complète, nécessitant plusieurs mois d’immobilisation.

Diagnostic : attention au retard

Les signes radiologiques apparaissent 2 à 3 semaines après le début des douleurs. Les premières radios peuvent donc être normales.
En cas de doute, le diagnostic précoce repose sur la scintigraphie osseuse ou l’IRM, capables de repérer les microfissures bien avant la radio.

Portrait-robot du coureur à risque. Femme de 30 ans avec un faible taux de masse grasse. Aménorrhée (absence de règles prolongée). Anomalie morphologique (jambes inégales, pieds creux ou valgus). Densité minérale osseuse basse. Consommation fréquente d’anti-inflammatoires ou de protecteurs gastriques.

Les 13 facteurs favorisants

©Adobestock
  1. Hausse trop rapide du volume d’entraînement.
  2. Séances intenses trop rapprochées.
  3. Sols durs (bitume, tartan).
  4. Changement brutal de surface.
  5. Chaussures usées ou inadaptées.
  6. Troubles morphologiques (pieds creux, genu varum/valgum…).
  7. Reprise précipitée après arrêt.
  8. Faible densité minérale osseuse.
  9. Masse grasse insuffisante.
  10. Aménorrhée prolongée.
  11. Tabagisme.
  12. Traitement prolongé par corticoïdes.
  13. Médicaments anti-reflux.

Comment guérir vite et bien

Le traitement repose avant tout sur le repos.

  • Arrêt de la course immédiat (4 à 10 semaines selon la zone).
  • En cas de douleur intense : mise en décharge avec béquilles.
  • Activités de substitution : vélo, natation, aquarunning.
  • Reprise progressive, encadrée par un kiné ou un médecin du sport.

Si le protocole est bien respecté, la consolidation osseuse se fait en 4 à 10 semaines. En revanche, une reprise trop précoce peut allonger la guérison à 6 mois ou plus.

Comment prévenir la fracture de fatigue

  • Augmenter le volume d’entraînement de façon progressive (≤10 %/semaine).
  • Varier les surfaces et les intensités.
  • Remplacer ses chaussures régulièrement (tous les 700-800 km).
  • Adopter une alimentation riche en calcium et vitamine D.
  • Intégrer des séances de renforcement musculaire et de travail d’appuis.




Avec près de 22 000 participants, la 17e édition du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes bat tous les records et confirme son statut de deuxième plus grand marathon de France, juste derrière Paris.

Ciel d’azur sur ce 17e Marathon Nice-Cannes dont la cote de popularité ne cesse de grimper. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 21 753 coureurs au départ, dont près de10 500 sur la distance reine de 42,195 km, pour un total jamais atteint depuis la création de l’épreuve en 2008.

L’an dernier, ils étaient 17 809 engagés. La progression est impressionnante autour de ce deuxième marathon français, complet six mois à l’avance cette année.

Ça file droit jusqu'à Villeneuve-Loubet pour ce Marathon Nice-Cannes, qui accueille également un 20 Km.
©Activ’Images

Dans les rangs, 30 % de coureurs étrangers, venus de 85 nations, ont pris le départ sur la Promenade des Anglais à Nice avant de filer vers la Croisette à Cannes.

Le parcours, long ruban de 42 km suivant la Méditerranée a offert une fois encore un décor de carte postale, entre les palmiers niçois et les plages cannoises.

Les performances de haut niveau

Départ sous les fumigènes au petit matin sur la Promenade des Anglais.
Départ sous les fumigènes au petit matin sur la Promenade des Anglais. ©Activ’Images

Le Kenyan Dickson Kiprop a coupé le fil en 2h13’30’’. Il devance ses compatriotes Rugut Kipchumba (2h15’17’’) et Moses Kimulwo (2h17’38’’). Le premier Français, Laurent Yardin, décroche une très belle 4ᵉ place en 2h21’33’’.


Côté féminin, la victoire revient à Irène Korir, également du Kenya, en 2h39’41’’, devant Winnie Jebet (2h44’46’’).


Une vague de nouveaux marathoniens et toujours plus de femmes

Bientôt le cap d'Antibes, principale difficulté de ce Marathon Nice-Cannes.
Bientôt le cap d’Antibes, principale difficulté de ce Marathon Nice-Cannes. ©Activ’Images

Autre fait marquant : près d’un coureur sur deux (49 %) participait à son premier marathon, contre 41 % en 2024. Un chiffre qui illustre l’engouement croissant du grand public pour les épreuves d’endurance et le running sur route.

Les femmes étaient également à l’honneur cette année, représentant 33 % des participants sur la distance marathon, contre 30 % en 2024 et seulement 25 % en 2023. Une progression continue qui témoigne d’une belle démocratisation de la discipline.

©Activ’Images

Le Marathon Nice-Cannes c’est aussi…

A côté de cette épreuve vitrine, 2219 coureurs ont profité du 20 km roulant jusqu’à Villeneuve-Loubet, 940 autres se sont partagés le trajet jusqu’à Cannes à deux, pendant que la formule relais a séduit près 4 000 engagés.

Consultez les résultats du Marathon Nice-Cannes 2025.



La Nike Vomero Premium est une chaussure de running unique en son genre : spectaculaire par son amorti, luxueuse par son confort, mais délicate à dompter. Elle s’adresse aux coureurs qui privilégient la douceur à la performance, et qui savent rester sur terrain sûr. À réserver pour les jours où vos jambes réclament une pause active.

Avec la Nike Vomero Premium, la marque au Swoosh confirme son savoir-faire historique en matière de chaussures de running confortables et ultra-amorties. Dans la vaste flotte de modèles Nike, la Vomero s’impose depuis longtemps comme la référence du confort maximal.

De gauche à droite, la Nike Vomero Premium, la Vomero Plus et la Vomero 18.
De gauche à droite, la Nike Vomero Premium, la Vomero Plus et la Vomero 18.

Déclinée en trois versions — Classique, Plus et Premium —, la gamme s’adresse à des profils variés :

  • La Vomero Classique pour les coureurs réguliers.
  • La Vomero Plus pour ceux qui recherchent un amorti doux et équilibré.
  • Et cette Nike Vomero Premium, véritable paquebot du running, pensée pour offrir l’un des amortis les plus puissants du marché.

ZoomX et Air Zoom : l’amorti avant tout

Nike présente la Vomero Premium comme une réponse aux problèmes musculaires et tendineux liés à l’impact au sol. Avec une hauteur de semelle de 55 mm au talon, cette chaussure flirte avec les limites du raisonnable.


La mousse ZoomX intégrale amplifie la sensation d’amorti et procure une impression d’enfoncement dans le sol. Deux unités Air Zoom visibles à l’avant et à l’arrière sont censées restituer l’énergie à chaque foulée. En pratique, la sensation de rebond reste assez diffuse : on flotte plus qu’on rebondit.

Sensation à la course : douceur extrême, stabilité fragile

Nike Vomero Premium
Sortie cool en Nike Vomero Premium pour la championne Faith Kipyegon.

Dès les premiers kilomètres, on entre dans un univers de mollesse totale. Le coureur ressent une absorption spectaculaire des chocs, mais aussi une instabilité latérale marquée.
Le stack très élevé (55 mm de hauteur de semelle) oblige à courir sur des routes parfaitement planes. Sur terrain irrégulier, le risque de torsion de cheville est réel. Par ailleurs, la Vomero Premium mobilise fortement genoux, chevilles et hanches pour maintenir le gainage et la rectitude de la foulée.

Pour qui et pour quoi ?

nike-vomero-premium, le plus gros amorti Nike.

La Nike Vomero Premium n’est pas une chaussure de performance, mais un modèle idéal pour :

  • les sorties de récupération après une compétition ou une séance intense,
  • les footings tranquilles sur surface lisse,
  • les coureurs en recherche de protection maximale et de confort avant tout.

En revanche, utilisée de manière exclusive, elle risque d’affaiblir les muscles du pied, peu sollicités à cause de cet amorti extrême.

Notre verdict sur la Nike Vomero Premium

CritèreNote / 20Commentaire
Amorti⭐ 19/20Exceptionnel, parmi les meilleurs du marché
Confort⭐ 18/20Douceur et protection maximales
Souplesse⭐ 18/20Bonne flexibilité malgré la semelle épaisse
Stabilité⚠️ 10/20Stack très haut, attention aux chevilles
Moyenne💡 16/20Un chausson de luxe, mais à manier avec précaution

Les + : amorti extrême, confort royal
Les – : instabilité latérale, poids élevé

  • Utilisation : entraînement, récupération, footing lent
  • Drop : 10 mm
  • Poids : 340 g (en 43)
  • Prix : 230 €



La dernière semaine avant un semi-marathon est cruciale pour transformer des semaines d’entraînement en performance. C’est une phase d’affûtage, où l’on allège la charge sans perdre les bénéfices de la préparation. En suivant les bons conseils, vous arriverez reposés, affûtés et prêts pour le jour J.

On parle souvent de « semaine-type » avant une compétition, mais la vérité est simple : il n’existe pas de recette universelle. Chaque coureur évolue dans un contexte particulier : charge de travail, météo, niveau de fatigue, contraintes personnelles… Copier à l’identique un plan trouvé en ligne est une erreur fréquente.
Votre préparation doit rester flexible, à l’écoute de vos sensations.

Deux options selon votre état de forme

Un affûtage réussi permet un gain de vitesse d’environ 5%. De précieuses minutes sur semi-marathon !
Un affûtage réussi permet un gain de vitesse d’environ 5%. De précieuses minutes sur semi-marathon ! ©Brooks

Si votre préparation a été solide

  • Lundi : repos
  • Mardi : 30 min d’endurance + 20 min à allure semi + 10 min très lent
  • Mercredi : repos
  • Jeudi : 20 min d’échauffement + 4 × 5 min à allure 10 km / récup 3 min
  • Vendredi : repos
  • Samedi : 25 min d’échauffement + 5 × 200 m à allure 10 km / récup 200 m trot + 10 min retour au calme
  • Dimanche : échauffement + 5 lignes droites avant votre course

Si votre préparation a été chaotique

  • Lundi : 50 à 70 min d’endurance
  • Mardi : repos
  • Mercredi : 20 min d’échauffement + 15 min allure semi + 5 min lent + 5 min allure 10 km + 10 min retour au calme
  • Jeudi : repos
  • Vendredi : 20 min de footing lent + 5 lignes droites techniques
  • Samedi : repos
  • Dimanche : échauffement réduit, départ prudent

Objectif de la semaine : récupérer pour progresser

Un affûtage réussi permet un gain de vitesse d’environ 5%. De précieuses minutes sur semi-marathon !
©Brooks

Le semi-marathon est exigeant : effort prolongé, chocs répétés, gestion de la chaleur et du stress. Pour être performant, il faut arriver frais.
Durant cette période d’affûtage :

  • Réduisez votre volume d’entraînement de 50 à 60 %,
  • Conservez la fréquence et l’intensité,
  • Dormez suffisamment et restez hydraté,
  • Ne testez rien de nouveau (chaussures, alimentation, routine).

Ne changez pas tout à la dernière minute

Beaucoup de coureurs, par stress, changent leurs habitudes : plus d’étirements, plus d’eau, nouveaux rituels… Mauvaise idée !
Mieux vaut ne pas perturber votre organisme à quelques jours de la course.
Écoutez-vous :

  • Si vous êtes en forme, privilégiez un entraînement léger type 30”/30” (courtes fractions à 110 % de VMA).
  • Si vous êtes un peu “rouillé”, optez pour des fractions longues (4 × 4 min à 90 % VMA) pour réveiller la machine.

Dernier fractionné : jusqu’à quand ?

On recommande souvent d’éviter les séances intenses après le jeudi, mais cette règle n’est pas absolue.
Si vous sentez vos jambes lourdes sans être fatigué, un court rappel de vitesse le samedi peut suffire à vous débloquer et vous mettre dans les meilleures dispositions pour le lendemain.

La dernière sortie longue : à adapter

Il n’y a pas de durée “magique” pour la dernière sortie longue avant un semi-marathon. Elle dépend de votre forme, de la météo et de vos habitudes.
Évitez simplement une sortie trop exigeante qui pourrait créer de la fatigue inutile. L’objectif est de rester en mouvement, pas d’ajouter de la charge.



Du 22 au 26 octobre 2025, le Hall 6 du Parc des Expositions Porte de Versailles à Paris a vibré au rythme de l’Hyrox, attirant 20 000 participants pour cette compétition mêlant course et fitness fonctionnel.

Paris Porte de Versailles 2023. C’est ici que s’est tenu le premier Hyrox en France. Depuis, la discipline connaît une croissance exponentielle. Créé en 2017 en Allemagne par le champion olympique de hockey Moritz Fürste, l’Hyrox s’est rapidement imposé comme un phénomène mondial. Aujourd’hui, il se décline dans 100 pays et rassemble plus de 800 000 pratiquants.

Un format unique au succès planétaire

©Hyrox

Le concept est unique : 8 x 1 km de course entrecoupés de 8 exercices fonctionnels, incluant fentes marchées avec sac de sable, tirage de charge, lancers de balles lestées, et bien d’autres défis (tout savoir ici).

Tout le monde peut participer à partir de 16 ans, avec une version Open adaptée à tous les niveaux et sans limite de temps. Il existe également une version Pro, des formules duo, relais à 4 ainsi qu’une version adaptive pour les personnes porteuses de handicap.

La compétition est très codifiée. Des juges bénévoles supervisent chaque station, et les charges sont adaptées pour les femmes, avec un bonus pour les catégories Pro.

Pour donner une idée des performances, les champions du monde américains Hunter McIntyre et Megan Jacoby bouclent l’épreuve respectivement en 54 et 58 minutes, tandis que les amateurs terminent en moyenne en 1h30.

Des jeunes et des femmes dans les starting-blocks

En France, de Marseille à Toulouse en passant par Nice, Lyon Bordeaux, les dossards (150 euros) alloués pour chaque compétition s’arrachent.

Pour cette édition 2025 parisienne – la deuxième par celle du Grand Palais au printemps – 20 000 concurrents en 4 jours de compétition et 20 000 spectateurs rassemblés Hall 6, Porte de Versailles.

Dans les starting-blocks, des jeunes (45% de 16-29 ans, 40% de 30-39 ans), des femmes (43%) et une majorité de binômes (68%).

Une première qui en appelle d’autres….

Comme Camille, 38 ans, inscrite un an tout juste après avoir débuté le CrossFit, à la CrossFit Factory de Boulogne-Billancourt. « J’ai participé avec Océane, 26 ans, que j’ai rencontrée à la box de CrossFit. Nous nous sommes entraînées entre 4 et 5 fois par semaine à raison de 3 entraînements Hyrox/ Crossfit pour maîtriser les mouvements et 2 séances de run. »

Le jour J, l’adrénaline a pris le pas sur le stress d’une « première fois ». Verdict : les sportives ont adoré, du premier kilomètre à la huitième station. « Nous terminons en 1h25’, très contentes de cette expérience. Les bénévoles étaient incroyables. Tout était très bien organisé dans une ambiance électrique. Ce n’est que le début ! Nous comptons nous réinscrire pour d’autres compétitions, en France et pourquoi pas en Europe, pour allier l’effort à l’agréable. »

Un effort explosif

Camille et Océane ont terminé leur premier Hyrox en 1h25.

Quelle leçon tirer de ce premier Hyrox ? « C’est sur la course que tout se gagne. Nous étions plutôt à l’aise sur les stations. C’est clairement côté course que nous avons une marge de progression. 1 km, c’est un effort explosif. Place donc aux tours de stade et aux séances de fractionné avant le prochain Hyrox du Grand Palais ! ».

Comme tous les finishers, Camille n’a pas reçu de médaille mais un petit patch textile floqué. Un trophée qu’elle ‘accrochera volontiers à son sac de sport, pour montrer l’appartenance à cette communauté qui transcende la compétition.



Cette chaussure Inov8 Roadfly destinée à la route est légère, stable et adhérente, idéale pour les entraînements quotidiens et les sensations naturelles.

Fondée en 2003 dans les montagnes du Lake District au nord de l’Angleterre, la marque Inov8 (anciennement INOV-8) a été créée par Wayne Edy avec une mission claire : concevoir des chaussures de trail et de running performantes, alliant adhérence, durabilité et connexion au terrain.


Pionnière dans l’utilisation du graphène pour renforcer les semelles, la marque se distingue par son approche technique et son ADN “proche du sol”. Pour ses 20 ans, Inov8 a modernisé son image : nouveau logo en forme de griffe d’oiseau, nouvelle écriture sans tiret, mais la même philosophie — adhérence et performance avant tout.

Caractéristiques de la Inov8 Roadfly

Cette chaussure Inov8 Roadfly destinée à la route est légère, stable et adhérente, idéale pour les entraînements quotidiens et les sensations naturelles.

La Roadfly est une chaussure de running route neutre pensée pour les entraînements quotidiens. Elle s’adresse aux coureuses recherchant une sensation naturelle et un contact direct avec le sol.

  • Drop : 6 mm
  • Poids : environ 250 g
  • Amorti : mousse POWERFLOW PRO + semelle intérieure Boomerang (billes pour amorti et rebond)
  • Tige / Mesh : souple, respirant, avant-pied anatomique (forme large), renfort talon flexible
  • Semelle extérieure : large, avec rainures de flexion Meta-Flex, excellente adhérence sur bitume sec ou humide
  • Positionnement : entre minimalisme et confort moderne

Bon confort à l’essai

Dès les premières foulées, la Inov8 Roadfly offre un bon maintien général et une toe box spacieuse, idéale pour les pieds normaux à larges. Le talon souple peut surprendre au début, mais il contribue à la sensation naturelle et à la fluidité du mouvement.

L’amorti ferme mais fluide procure une excellente proprioception : on sent bien la route, sans perte de confort.
La mousse Powerflow Pro assure un rebond dynamique, tandis que la semelle “Boomerang” améliore la réactivité sur les rythmes soutenus.
Sur le bitume humide, l’accroche est remarquable, un vrai point fort d’Inov8.

Bilan du test Inov8 Roadfly Femme

Cette Inov8 Roadfly femme s’adresse aux coureuses qui aiment les sensations naturelles et une chaussure stable, proche du sol. Elle sera idéale pour : les entraînements quotidiens, les sorties tempo ou les footings de 10 à 20 km, sur routes et chemins roulants. En revanche, cette paire sera moins adaptée pour les sorties longues et lentes (amorti ferme) et les compétitions rapides (amorti plus limité).

CritèreNote /10Commentaire
Confort et chaussant8.5Toe box spacieuse, mesh agréable
Sensation de course / performance7.5Dynamisme correct, mais amorti ferme
Polyvalence / durabilité8.5Très peu d’usure après 115 km
Note globale8/10Une chaussure équilibrée et fiable



54ᵉ édition lumineuse pour le plus grand marathon du monde. New York a vibré haut et fort pour le bonheur 55 000 coureurs. Retour sur les performances clés de ce premier dimanche de novembre.

Benson Kipruto a remporté d'un souffle le 54e Marathon de New York.
©tcs new york city marathon

Soleil et douceur étaient au rendez-vous pour la 54ᵉ édition du Marathon de New York, le plus grand marathon du monde avec plus de 55 000 participants. Le Kényan Benson Kipruto s’est imposé en 2h08’09’’ après une traversée express des cinq boroughs de la ville. Dans la course masculine, Kipruto a dû résister à un finish hors norme : son compatriote Alexander Mutiso le poussa jusqu’au photo-finish, les deux terminant en 2h08’09’’ et la victoire décidée à 3 centièmes de seconde.

Quelques minutes plus tard, leur compatriote Hellen Obiri pulvérisait le record féminin en 2h19’51’’. La marque féminine tenait depuis 2003, détenue pendant plus de vingt ans par Margaret Okayo.

Sur un parcours aussi mythique qu’exigeant (près de 250 m de dénivelé positif), les performances ont une saveur particulière, portées par une ambiance unique entre Brooklyn, le Queens, le Bronx et Central Park.

Emmanuel Levisse, premier Français au Marathon de New York

©KMSP / FFA- France de Cross Country 20219

Côté tricolore, Emmanuel Roudolff-Levisse a réalisé une très belle course en 2h13’05’’, terminant 16e du classement général et premier Français. S’il reste éloigné de son record personnel (2h07’40’’), le coureur de l’équipe de France confirme sa régularité sur les grands marathons internationaux.

Le Français a notamment devancé d’une place une légende Eliud Kipchoge, acclamé par une foule en délire à son arrivée dans Central Park. Le double champion olympique et premier homme à être passé sous les deux heures sur la distance (à Vienne, en 2019, lors d’un record non homologué) participait probablement à son dernier marathon sur le circuit Abbott World Marathon Majors dont il détient un record de victoires (11 en tout, dont 5 à Berlin).

Eliud Kipchoge a terminé 17e du marathon de New York 2025, sans doute le dernier marathon majeur de sa carrière.
©tcs new york city marathon

À 40 ans, Kipchoge a toutefois annoncé un nouveau défi : le Eliud Kipchoge World Tour, une série de sept marathons sur les sept continents visant à lever des fonds pour sa fondation dédiée à l’éducation et à l’environnement.

Dorian Louvet, 7 marathons majeurs en un an : défi accompli !

A New York, Dorian Louvet a terminé en beauté son défi : courir les 7 marathons majeurs en moins d'un an, avec une moyenne exceptionnelle, sous les 2h30.
©Kevin Esnard

Autre Français à s’être distingué ce dimanche à New York : Dorian Louvet. Le Caennais de 36 ans, connu du grand public pour sa participation à Koh-Lanta, a terminé son incroyable défi « Miles of Discovery » : courir les sept marathons majeurs du monde en une seule année, tous sous la barre des 2h30.

Un parcours exceptionnel débuté à Tokyo le 2 mars (2h18’56’’), suivi de Boston (2h33’41’’), Londres (2h33’23’’), Sydney (2h28’08’’), Berlin (2h28’24’’), Chicago (2h25’27’’) et enfin New York, ce 2 novembre, bouclé en 2h27’09’’.

« Je ressens un mélange d’émotion, de soulagement et d’épuisement… mais aussi de nostalgie à l’idée que ce projet s’achève (…) Et puis il y a ce record du monde, c’est fou (…) Ce qui compte, c’est d’avoir su fédérer, rassembler, transmettre des émotions et donner envie aux gens d’aller chercher leurs propres défis », confie le Normand, sa « big 7 medal » au cou.



Le géant américain revient sur le devant de la scène avec cette Aero Tempo taillée pour la vitesse, équipée d’une plaque carbone intégrale.

Ce modèle, le plus léger de la nouvelle gamme Aero de Skechers, combine la mousse HYPER BURST® réactive, une géométrie agressive, une plaque carbone intégrale pour un retour d’énergie puissant et une semelle Goodyear offrant une bonne accroche.

Amorti ferme et réactif

Le chausson est étroit et le mesh fin et aéré expose le pied aux intempéries. L’amorti est ferme, confirmant la vocation compétition de ce modèle. La stabilité latérale est correcte sur bitume et l’adhérence reste satisfaisante sur terrain humide.

Dans ces conditions, les séances rapides sur piste sont aisées, à condition d’avoir le rythme suffisant pour profiter de la combinaison plaque carbone/mousse.

La paire n’est pas idéale pour l’endurance ou la récupération. Elle se montre dans ce cas rigide et peu confortable pour les sorties longues, même si des sorties d’1h30 restent envisageables.

En revanche, sur fractionnés et allures rapides, sa légèreté et sa réactivité deviennent de véritables atouts. Son tarif très concurrentiel ajoute un intérêt supplémentaire.

Stack : 37 mm (talon) – Drop : 4 mm – Poids : 241 g en 42 – Prix : 170 €

Les + Dynamisme, tarif attractif pour une paire avec plaque carbone. Les – Peu polyvalente.

Notes. Amorti : 15/20 – Confort : 15/20 – Dynamisme : 17/20 – Stabilité : 17/20 – Souplesse : 16/20.

Utilisation : Entraînements dynamiques et compétitions jusqu’au semi-marathon (adaptation nécessaire pour marathon), pour coureur à foulée universelle < 75 kg.



Le kyste poplité, également appelé kyste de Baker est une bosse derrière le genou. Dans près de 50 % des cas, ce kyste résulte d’un problème intra-articulaire tel qu’une lésion méniscale, arthrosique ou ligamentaire. Pour confirmer le diagnostic, l’échographie du genou reste l’examen radiologique de référence.

À savoir : La gêne liée au kyste poplité se manifeste surtout en position accroupie ou lors d’une station debout prolongée. Le kyste se voit sous forme d’une bosse, jambe tendue.

Qu’est-ce qu’un kyste poplité ?

Généralement, une tuméfaction située à l’arrière du genou correspond à un kyste synovial de Baker. Ce dernier est dû au remplissage par le liquide synovial de bourses séreuses présentes dans le creux poplité. Ces petites poches, véritables coussinets naturels, facilitent le glissement des muscles et tendons lors des mouvements du genou.

Chez l’adulte, dans un cas sur deux, ces bourses communiquent anormalement avec la cavité articulaire. Ce passage favorise la migration du liquide synovial du genou vers le kyste, mais rarement dans l’autre sens. Le kyste poplité est donc souvent la conséquence d’une lésion articulaire : fissure méniscale, atteinte du cartilage ou rupture ligamentaire.

Un signe de souffrance articulaire

Kyste poplité (kyste de Baker) : découvrez les causes, symptômes, diagnostic et traitements possibles d’une grosseur derrière le genou.
©Adobestock

Il résulte du passage du liquide articulaire sous pression dans une bourse séreuse postérieure, qui finit par se distendre. Lors des mouvements de flexion-extension, les poussées de pression provoquent un épanchement du liquide synovial dans le creux poplité.

Dans la majorité des cas, ce kyste reste indolore et visible en position debout, jambes tendues. Le signe de Foucher aide à poser le diagnostic : le kyste est gonflé lorsque le genou est tendu et s’affaisse lorsqu’il est fléchi, contrairement aux autres masses (abcès, anévrisme, tumeur).Une échographie du creux poplité permet de confirmer la nature du kyste.

Et chez l’enfant ?

Le kyste poplité de l’enfant apparaît entre 3 et 9 ans, deux fois plus souvent chez les garçons. Généralement non douloureux, il se manifeste par une grosseur impressionnante à l’arrière du genou, souvent source d’inquiétude pour les parents. L’évolution est bénigne : la plupart de ces kystes régressent spontanément en un à deux ans.

Attention toutefois : une opération chirurgicale est déconseillée. Car en cas d’intervention, la récidive survient dans près d’un cas sur deux. Chez l’enfant, la communication entre la cavité articulaire et la bourse du muscle demi-membraneux se ferme naturellement avec la croissance.

Diagnostic et traitement du kyste poplité

Kyste poplité (kyste de Baker) : découvrez les causes, symptômes, diagnostic et traitements possibles d’une grosseur derrière le genou.
©Adobestock

La découverte d’une grosseur derrière le genou doit toujours conduire à une exploration par imagerie (échographie, IRM) afin d’évaluer la souffrance articulaire sous-jacente. Le traitement du kyste poplité dépend de la cause :

  • Le kyste peut être ponctionné pour être vidé.
  • Une injection de corticoïdes retard peut être réalisée pour réduire l’inflammation.
  • En cas de récidive, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Toutefois, le risque de réapparition reste élevé si la lésion articulaire (méniscale ou autre) n’est pas traitée.

Dans certains cas, comme pour Pierre G., une reprise d’activité trop rapide après une intervention sur un genou fragilisé peut favoriser l’apparition du kyste.

8 choses à retenir sur le kyste poplité

©Adobestock
  1. Se manifeste par une tuméfaction de la face postérieure du genou, visible de profil en position debout.
  2. Conséquence d’un problème articulaire préexistant : lésion méniscale, ligamentaire ou arthrosique.
  3. L’échographie du genou est l’examen de référence pour confirmer le diagnostic, simple et non invasif.
  4. Selon sa taille, peut provoquer gêne et douleur. Le kyste peut atteindre le volume d’une balle de tennis.
  5. Après un traumatisme (entorse, lésion méniscale, arthrite), l’excès de liquide synovial entraîne le gonflement du kyste.
  6. Le kyste poplité ne se forme que s’il existe une communication entre la cavité articulaire et la bourse séreuse postérieure.
  7. Dans la plupart des cas, il disparaît spontanément sans traitement.
  8. Les efforts répétés en hyperflexion (position accroupie, exercices de fitness) favorisent sa formation sur un genou fragilisé.



Ce 26 octobre 2025, Francfort-sur-le-Main a vibré au rythme du Mainova Frankfurt Marathon. Entre participation record, temps canons et ambiance électrique, cette 42ᵉ édition s’est imposée comme la plus rapide et la plus populaire de l’histoire de l’événement.

« Jamais nous n’avions vu autant d’engouement. Nous sommes ravis d’avoir atteint ces chiffres. C’est un nouveau cap. Francfort est devenue une capitale du running », s’enthousiasme Jo Schindler, directeur du Mainova Frankfurt Marathon, au terme d’une édition sensationnelle.

Participation record pour le Marathon Mainova 2025

Marathon de Francfort l’un des plus grands rassemblements sportifs d’Allemagne cette année.
©Mainova Frankfurt Marathon 2025

Le cru 2025 a pulvérisé les chiffres : +22 % d’inscriptions par rapport à 2024, avec 17 000 coureurs sur la distance reine et plus de 30 000 participants toutes épreuves confondues (relais, 10 km, courses enfants).

Un record historique qui fait du Marathon de Francfort l’un des plus grands rassemblements sportifs d’Allemagne cette année. Cet engouement confirme la popularité grandissante du marathon urbain et la réputation d’une organisation allemande fluide, festive et exemplaire.

Des performances d’élite dignes des plus grandes courses

Sur un parcours ultra-plat (27,8 m de dénivelé cumulé seulement), les athlètes de tête ont livré un spectacle de haut niveau, malgré un vent sensible en fin de matinée.

Chez les hommes, la domination éthiopienne a été totale. Belay Asfaw s’est imposé en 2 h 06’16’’, devant ses compatriotes Taresa Bekuma et Shura Kitata, après une attaque décisive dans les deux derniers kilomètres.

Même razzia éthiopienne chez les dames : Buze Diriba Kejela a mené la course de bout en bout et franchi la ligne en 2 h 19’34’’, signant le cinquième meilleur chrono de l’histoire du Marathon de Francfort et battant pour la première fois la barre symbolique des 2 h 20.

Ces performances confirment Francfort comme l’un des marathons les plus rapides au monde, juste derrière Berlin et Londres.

Une ville en fête, une ambiance électrisante

Marathon de Francfort l’un des plus grands rassemblements sportifs d’Allemagne cette année.
©Mainova Frankfurt Marathon

Pour ne rien gâcher, l’ambiance a une nouvelle fois été à la hauteur de la légende. Des orchestres de rue, des DJ et des milliers de supporters ont accompagné les coureurs tout au long des 42,195 km.

De la rive du Main aux gratte-ciel du quartier financier, Francfort s’est parée de bleu et blanc, les couleurs de Mainova, le sponsor historique.

L’arrivée, comme toujours, s’est faite dans la mythique Festhalle Frankfurt : un immense hall d’exposition transformé pour l’occasion en arène lumineuse et festive, où les coureurs ont franchi la ligne sur un tapis rouge sous les applaudissements d’un public en liesse.

Francfort, un paradis pour les chasseurs de records

Marathon de Francfort l’un des plus grands rassemblements sportifs d’Allemagne cette année.
©Mainova Frankfurt Marathon

Souvent considéré comme le « cousin de Berlin », le Marathon de Francfort, créé la même année, séduit par la densité de ses finishers sous les 3 heures et par un parcours rapide et roulant idéal pour battre un record personnel.

Entre excellence sportive et ambiance populaire, l’événement 2025 a prouvé qu’il était à la fois une fête du running et un rendez-vous majeur du calendrier international.



La 32e édition du Marathon de Lausanne a offert une véritable fête populaire du running entre Lausanne et Vevey, à travers le panorama carte postale du Lavaux. Plus de 12 000 coureuses et coureurs ont franchi la ligne d’arrivée au bord du Léman.

« On dirait que le soleil est apparu exprès pour nous ! C’était une magnifique journée », s’est réjoui le Comité d’organisation, au terme de cette 32e édition réussie.

Première victoire à Lausanne pour Jasper McDowell

12 000 coureurs ont participé aux épreuves du Marathon de Lausanne le long du Léman
©Lausanne Marathon / ATHLE.ch

Le Genevois Jasper McDowell, vice-champion suisse, a remporté sa première grande victoire sur le marathon lausannois. Deuxième en 2024, il s’impose cette année en 2h24’10, après une course parfaitement gérée.

Jusqu’à mi-parcours, McDowell a couru aux côtés du champion suisse de trail Dorian Marchal et de Guillaume Adam (fondateur de RunMotion Coach). Puis, le Genevois a pris les devants face au vent du retour pour franchir la ligne en solitaire.

« Quand j’ai accéléré, je me suis demandé si je n’avais pas fait une bêtise avec tout ce vent… Mais c’était la bonne décision ! », a confié le vainqueur.

Derrière lui, Marchal (2h26’51) et Adam (2h26’55) complètent le podium. Chez les femmes, la Kényane Mercyline Jeronoh a pris le dessus sur l’Allemande Evgeniia Hermann dans les derniers kilomètres, remportant la victoire sur les bords du Léman.

En tout, 1 901 marathoniens ont bouclé les 42,195 km entre Lausanne et La Tour-de-Peilz, dans une ambiance conviviale et festive.

Semi-marathon : domination kenyane

12 000 coureurs ont participé aux épreuves du Marathon de Lausanne le long du Léman
©Lausanne Marathon / ATHLE.ch

Sur le semi-marathon, le Kenyan Brian Kipchumba s’est imposé en 1h05’28, après avoir mené dès les premiers kilomètres. Il devance le Zurichois Jonathan Hofer (LC Zürich) de 31 secondes (1h05’59).

Chez les femmes, la Kényane Gladys Songol a également brillé, signant un nouveau record personnel en 1h17’15, juste devant la Suissesse Elena Eichenberger, médaillée nationale sur 10 000 m.

10 km : victoire belge et fribourgeoise

©Lausanne Marathon / ATHLE.ch

Sur la course populaire de 10 km, qui a rassemblé 5 292 finishers, le Belge Thibault De Rijdt s’est imposé en 30’21.
Cinq minutes plus tard, la Fribourgeoise Jennifer Azevedo remportait la victoire féminine en 35’08, confirmant sa belle forme automnale.

Résultats complets du Marathon de Lausanne 2025



Cinquième version de ce modèle, la Rebel V5 se distingue par sa large gamme d’utilisation, avec un amorti adapté à toutes les distances et toutes les allures.

Cette Rebel V5 bénéficie d’une nouvelle mousse FuelCell combinant 20 % PEBA et 80 % EVA. Celle-ci est plus réactive, offre amorti rehaussé et par ailleurs, une tige repensée. Son style sobre ne laisse pas deviner son poids très léger (213 g), qui ne compromet en rien le confort. En endurance, stabilité et facilité sont au rendez-vous.

Excellent compromis amorti-dynamisme

New Balance FuelCell V5

Sur des parcours alternant bitume et chemins stabilisés, la légèreté permet d’accélérer à volonté. Sur piste d’athlétisme, la elle reste performante. Si elle ne possède pas la propulsion d’un modèle à plaque carbone, elle conserve un bon dynamisme et une stabilité rassurante dans les virages.

Les sorties longues confirment son excellente polyvalence : même en variant les allures ou sur terrain légèrement humide, la Rebel V5 reste confortable. Une belle réussite qui accompagnera autant les séances lentes que les entraînements rapides ou les compétitions longues, à un tarif attractif.

Stack : 39 mm (talon) – Drop : 6 mm – Prix : 160 € – Poids : 213 g en 42 / 179 g en 38

Notes. Amorti : 17/20 – Confort : 17/20 – Dynamisme : 17/20 – Stabilité : 17/20 – Souplesse : 17/20

Les + Excellent compromis amorti-dynamisme, très bien positionnée sur le marché.
Les – Aucun point faible notable.


Utilisation : Entraînements toutes distances et toutes allures, compétitions jusqu’au marathon, pour coureur à foulée universelle < 75 kg.



Avec Project Amplify, Nike ouvre un nouveau chapitre de l’histoire du running et de la marche assistée. La marque à la virgule dévoile un concept inédit : des chaussures motorisées capables d’augmenter la foulée et de réduire l’effort. Un projet futuriste qui mêle robotique, biomécanique et design sportif.

Le Project Amplify de Nike est bien plus qu’une nouvelle paire de chaussures. C’est un système d’assistance mécanique complet qui repose sur quatre éléments :

  • chaussure en fibre de carbone, utilisable avec ou sans motorisation ;
  • moteur miniature relié à une courroie d’entraînement ;
  • batterie rechargeable fixée autour du mollet ;
  • et surtout, logiciel intelligent capable d’adapter la puissance à chaque foulée.

Ce dispositif permet ainsi d’amplifier les mouvements naturels du pied et de la cheville, tout en conservant la fluidité de la foulée. Selon Nike, Project Amplify peut donner l’impression que « courir en montée revient à courir sur du plat ».

Courir plus vite, plus loin, avec moins d’effort

Nike Project Amplify préface le futur avec chaussures motorisées qui pourraient révolutionner le running et la marche.
Nike Project Amplify préface le futur avec chaussures motorisées qui pourraient révolutionner le running et la marche.

Conçu au Nike Sport Research Lab, ce système futuriste vise déjà un public large. Les « athlètes du quotidien » dit la marque, soit tous ceux qui marchent ou courent régulièrement, sans objectif de performance.

Ses ingénieurs ont calibré le dispositif pour des vitesses comprises entre 6 et 7 minutes au kilomètre. L’objectif : aider chacun à maintenir une allure plus stable, à prolonger ses sorties et à réduire la fatigue musculaire.

Lors des tests, certains utilisateurs ont indiqué ressentir une différence marquée sur les pentes. « Le relief semble s’effacer », résume ainsi un testeur.

Une technologie validée sur le terrain

Avant d’être dévoilé, Nike Project Amplify a été soumis à une vaste phase de test avec 400 participants impliqués, neuf prototypes testés, en laboratoire comme en conditions réelles, et 2,4 millions de pas enregistrés. Les données ainsi récoltées ont permis d’affiner l’ergonomie du moteur, la stabilité du système et la compatibilité avec la biomécanique du coureur.

Un tournant dans la vision du running ?

Nike Project Amplify préface le futur avec chaussures motorisées qui pourraient révolutionner le running et la marche.
Nike Project Amplify préface le futur avec chaussures motorisées qui pourraient révolutionner le running et la marche.

Nike se propulse ainsi dans l’ère de la chaussure augmentée. L’ambition est affichée : redéfinir la frontière entre performance humaine et assistance technologique, tout en gardant l’expérience ludique et naturelle.

« Notre mission est d’aider chaque athlète à aller plus loin, en ajoutant un peu de puissance à sa foulée », résume Michael Donaghu, vice-président de la division Emerging Sport & Innovation chez Nike.

Vers une nouvelle génération de chaussures connectées

Ce Project Amplify s’inscrit dans la stratégie d’innovation globale de Nike, aux côtés des programmes Air, Mind Science et Advanced Cooling.

C’est aussi un jalon vers les chaussures intelligentes de demain : capables d’analyser la foulée, d’adapter la puissance moteur en temps réel et, potentiellement, de se connecter aux plateformes Nike Run Club ou Apple Health.

Même si le produit n’est encore qu’au stade de prototype, Nike évoque déjà un lancement public dans les prochaines années. L’enjeu sera de concilier autonomie, poids et accessibilité — trois facteurs clés pour transformer l’essai.



Récemment, Benjamin Guibouin, 34 ans a terminé 8e et premier Français du mythique Spartathlon, ultra-marathon de 246 kilomètres reliant Athènes à Sparte, réputé comme l’un des plus difficiles au monde. Pour ce père de famille nantais, participer à une telle épreuve relevait encore de l’impossible il y a peu. Et pourtant, il l’a fait en 25h24′. Récit.

« Jamais je n’aurais imaginé pouvoir terminer le Spartathlon. J’ai découvert l’épreuve en 2018, grâce à un reportage sur YouTube. Cet ultra-marathon grec reprend le trajet du soldat Philippidès, messager envoyé d’Athènes à Sparte lors de la bataille de Marathon.

246 kilomètres d’une seule traite, à boucler en moins de 36 heures, avec 75 barrières horaires et à peine 47 % de finishers chaque année depuis plus de quarante ans. Une course d’une telle ampleur me laissait rêveur…

« Ce doit être dingue de vivre une aventure pareille »

Avec ses filles, à l’arrivée de l’Etoile Verte d’Eguzon de 300 km en six étapes.

Je me suis juste dit : “Ce doit être dingue de vivre une aventure pareille.” À l’époque, je ne faisais que quelques footings. Après des années de football amateur, mon passage en horaires décalés (3x 8) chez Airbus, où je travaille depuis mes 15 ans, a bouleversé ma routine. Pour garder la forme, le running s’est imposé naturellement.

Très vite, j’ai compris que, au-delà du plaisir, courir permettait aussi de jouer avec le chrono. Mon premier objectif : passer sous les 20 minutes au 5 km. Puis, dans la foulée, calé à 4min/km, j’ai visé le 10 km en moins de 40 minutes et le semi-marathon en moins d’1h25 (1h24 à Nantes en 2019).

Du 5 km à l’ultra-dimension  

Benjamin Guibouin a terminé premier Français du Spartathlon

De fil en aiguille, sans passer par la case marathon, je me suis lancé sur le long. Sans doute déjà fasciné par ce Spartathlon. En 2018, l’année de la naissance de notre première fille, j’ai couru les 100 km de Millau pour la première fois en 10h30. Ce fut une révélation.

Entrer dans cette dimension d’effort extrême, laisser place à l’introspection… cela m’a procuré le sentiment d’un long voyage intérieur. J’ai poursuivi la série. Millau de nouveau, puis les 100 km de Bretagne et d’Amiens, où j’ai battu mon record personnel en 7h48 en 2024.

En parallèle, comme beaucoup, j’ai tenté le trail, notamment l’Ultra-Marin, terminé une première fois en 25h50. Durant deux ans, installés près de Toulouse pour mon travail, j’ai participé à plusieurs trails de montagne — sans grande conviction.

Je me suis vite rendu compte que ce qui m’animait vraiment, c’était la performance chronométrique. En trail, rien n’est comparable. Sur route, un temps reste une référence. C’est sans doute mon côté cartésien : j’ai besoin de pouvoir mesurer et comparer.

Ultra Ardèche, la première étape

En 2023, nos deux filles (3 et 5 ans) désormais à l’école et notre maison près de Nantes achevée, l’idée du Spartathlon a refait surface. J’ai alors étudié le parcours et les conditions de qualification.

En France, une course servait de sésame : l’Ultra Ardèche, 222 km sur route avec 3 300 m de dénivelé positif. La terminer en moins de 27 heures offrait une qualification directe, sans passer par le tirage au sort.


Banco : l’Ardèche est devenu mon objectif n°1 de 2024. Je n’avais alors qu’une référence, l’Ultra-Marin, que j’avais recouru en 2023 en 18h50, soit 7 heures de mieux qu’à ma première participation. Cette progression m’a mis en confiance. Résultat : 26h30 à l’Ultra Ardèche, tout juste dans les temps pour décrocher mon billet pour la Grèce.

Spartathlon, inscription, préparation

Je me suis inscrit en janvier et j’ai entamé la préparation sereinement. Je ne l’aurais pas fait sans embarquer ma femme, Élise et mon amie Dominique, mes deux véritables coachs de cœur.

Pas de plan d’entraînement strict. On a déjà assez de contraintes dans la vie, pas besoin d’en rajouter ! J’ai privilégié le volume et surtout le mental, indispensable pour donner du sens à l’extrême longueur.

À quoi je pense quand je cours ? À tout et à rien. Et c’est justement ce que j’aime : faire le vide et laisser filer le temps, dans un monde où tout va trop vite. J’ai refait les 100 km de Bretagne pour la 3ᵉ fois, l’Ultra-Marin (bouclé cette fois en 17h08) puis, fin août, j’ai testé un format de 300 km en six étapes, l’Étoile Verte d’Éguzon, dans la Creuse qui s’est bien passé.

Antoine Guillon, une légende à mes côtés

Benjamin Guibouin, premier Français du Spartathlon a couru la première partie de cet ultra-marathon avec Antoine Guillon.

Au vu de ma préparation, je pensais pouvoir finir le Spartathlon en 25 heures. Mais je n’en étais sûr de rien. L’objectif n°1 restait de finir, d’atteindre Sparte, quitte à ajuster mon allure en route si tout allait bien.

Nous sommes arrivés à Athènes deux jours avant la course, comme les 400 participants venus du monde entier, dont 15 Français. À l’hôtel, j’ai rencontré Antoine Guillon. Pour moi, c’est une légende : quand j’ai commencé à courir, il remportait la Diagonale des Fous ! Je ne pensais pas un jour avoir le privilège de discuter avec lui en toute simplicité.

Le jour J, à 7h, au pied de l’Acropole, nous prenons le départ ensemble. Nous courons douze heures côte à côte, calés à 11 km/h. J’étais comme un gamin, vivant un rêve éveillé.

Nous passons le 100e km en 9 heures. Le décor défile : zones industrielles, raffineries à la sortie d’Athènes, le pont de Corinthe, puis les oliveraies le long de routes ouvertes à la circulation mais sécurisées. Pas de répit : il faut courir, sans relâche, sur des lignes droites interminables — l’une des grandes difficultés de cette course.

Au 124e km, Antoine s’arrête se ravitailler. Il est 20h. J’allume ma frontale, enfile mon gilet jaune et décide de poursuivre. Je lui fais signe en espérant qu’on se retrouve plus loin. Ce fut la dernière fois que je l’ai vu.

Top 10, 9, 8 : j’ai du mal à y croire

Benjamin Guibouin, premier Français du Spartathlon

La nuit tombe. J’aborde la section la plus redoutée : 18 km d’ascension, plus de 1000 m de D+ jusqu’au Mont Artémision (km 160). Une portion de trail, dans le froid et bientôt sous la pluie.

Puis le retour au bitume, et ces routes droites à perte de vue, une épreuve mentale car on a l’impression de ne plus avancer. J’essaie d’évacuer les pensées négatives, concentré sur mes allures.
Je passe le 220e km en 23h. 3h30 de mieux que sur l’Ultra Ardèche, ma seule référence. C’est dingue. Élise m’informe de ma position : Top 10… 9e… 8e. J’ai du mal à y croire. Euphorique, je m’écrie : « Je suis une machine ! »

Les idées en place

Benjamin Guibouin a terminé premier Français du Spartathlon


Je me suis laisse emporter par l’émotion alors qu’un Anglais, Brian, avec qui je partage le ravito, s’apprête à repartir. Élise me glisse alors : « Pense à demain. S’il te double, tu le regretteras. Serre les dents et vas-y. » Cette phrase m’a remis les idées en place. Je repars déterminé pour les derniers 10 km, après avoir avalé en vitesse un plat de lasagnes.

Escorté sur les trois derniers kilomètres par la police grecque — la grande classe —, j’arrive à 8h, au pied de la statue de Philippidès. Épuisé, vidé, mais délivré, je hurle : « On a réussi ! » Nous étions seuls, à l’aube, avec Élise et Dominique, pour savourer ce moment. Une victoire collective. Sans elles deux, jamais je ne serais arrivé là.

25h24 de course comme hors du temps

Rituel d'arrivée du Spartathlon pour Benjamin Guibouin, premier Français de cet ultra-marathon.

Être premier Français, 8e de ce Spartathlon, c’était inimaginable. Jamais je ne m’en serais cru capable. Antoine Guillon termine 15e, 1h30 derrière, heureux lui aussi de sa course. Je lui dois beaucoup : il m’a appris énormément pendant ces heures partagées.

Quand j’y repense, ce fut comme une longue journée hors du temps. J’étais dans ma bulle, comme si j’avais fermé les yeux au départ et que je les avais rouvert 26 heures plus tard.

C’est fou d’avoir vécu cela — et de l’avoir fait vivre à mes proches. Bien sûr, j’ai connu des moments de ras-le-bol, de douleur extrême.

Mais je retiens surtout une chose : j’ai découvert mon corps et ma tête. Et c’était magique. On est capable de tout. Les seules limites sont celles qu’on s’impose à soi-même. »



Le 30 novembre, ce 10 km parisien inaugurera un tout nouveau parcours, plus fluide et plus rapide, au cœur du 17e arrondissement de Paris, avec la possibilité de profiter d’un lièvre personnel pour optimiser sa performance.

Du changement s’annonce pour ce 10 km de l’Ouest parisien, ex-Boucles du 17eme. L’épreuve, prévue le 30 novembre, accueille Onatera – marque française dédiée au bien-être et à la santé naturelle – comme partenaire titre, sous un nouveau nom, 10 km Onatera Paris 17.

Un circuit rapide des Ternes aux Batignolles

Nouveau parcours rapide et pacer personnel pour le 10 km Onatera Paris 17

L’autre nouveauté, c’est un parcours en boucle inédit à travers les quartiers emblématiques du 17e arrondissement. Tracé autour de la rue Mstislav Rostropovitch, l’itinéraire reliera les Ternes aux Batignolles, en passant par les Épinettes, le parc Martin-Luther-King et Pereire-Malesherbes.


Avec moins de 45 mètres de dénivelé positif, ce parcours rapide et roulant est idéal pour battre son record personnel ou vivre sa première expérience sur 10 km dans les meilleures conditions.

Pacer individuel et formule à partager

Pour les coureurs en quête de performance, l’organisation propose un nouveau service exclusif, en partenariat avec Pace Me. Chaque concurrent aura la possibilité de réserver un Pacer individuel.

En effet, un coureur accompagnateur expérimenté pourra en aider un autre à maintenir une allure régulière, à garder la motivation aux moments clés et à atteindre son objectif chronométrique.

L’épreuve pourra également se courir en duo ou en équipe de quatre coureurs, pour une expérience collective et motivante. Les inscriptions sont toujours ouvertes, à partir de 31 euros pour les licenciés FFA.



Avec ses innovations “made in Drôme”, sa volonté de rendre la montagne accessible à tous et sa démarche écoresponsable, Cimalp s’affirme comme l’une des marques françaises outdoor les plus dynamiques du moment.

Parmi les grandes marques françaises du milieu outdoor — Millet, Lafuma, Picture ou Decathlon —, Cimalp a gravi bien des sommets depuis soixante ans. « La marque affiche aujourd’hui une croissance annuelle de 20 à 30 % dont nous pouvons être fiers », explique Lionel Marsanne, directeur général de l’entreprise.

Le Refuge, nouveau siège autosuffisant en énergie

©Thomas Drogue.

Pour accompagner cette dynamique, Cimalp vient d’investir son nouveau siège, baptisé Le Refuge. Situé à Saint-Marcel-lès-Valence, ce bâtiment de 8 000 m² allie design inspiré des refuges montagnards et autosuffisance énergétique. Une étape marquante pour cette PME qui poursuit son développement tout en restant fidèle à ses racines.

Le bâtiment comprend 1 400 m² de bureaux, 6 000 m² d’entrepôts et un nouveau magasin de 400 m², organisé en quatre zones : randonnée & alpinisme, trail running, sports d’été et d’hiver, trek et voyage.

Chaque espace plonge les visiteurs dans une atmosphère outdoor authentique. Une zone d’essai propose même une expérience terrain inédite. L’accent a été mis sur la possibilité pour nos clients de tester les chaussures en conditions réelles. Un module reproduit la marche en montée et en descente, mais aussi sur un terrain instable et rocailleux, avec galets et roches comme en montagne.

Une “Réparerie” pour prolonger la vie des produits

Fin septembre, Cimalp a investi son nouveau siège, Le Refuge, à Saint-Marcel-les-Valence, dans la Drôme.
Le nouveau siège de Cimalp à Saint-Marcel-les-Valence compte une boutique de 400 m2 regroupant tout l’univers outdoor. ©Clément Dumas.

À court terme, une « réparerie » accessible au grand public verra le jour. L’objectif sera de centraliser les demandes de réparation afin de tout effectuer en interne.

« Aujourd’hui, nous réparons 40 % des produits usés ou défectueux qui nous sont renvoyés, plutôt que de les échanger. La durabilité est au cœur de notre démarche. Ce futur atelier de réparation nous permettra, nous l’espérons, de proposer la réparation à vie à nos clients », détaille Marie Mathias, directrice marketing depuis près de dix ans chez Cimalp.

Fidèle à son ADN montagnard

Dans les années 60, Cimalp a introduit le lycra dans les pantalons d’alpinisme.

La marque drômoise franchit donc une étape avec ce nouveau lieu incarnant son ADN montagnard. Car la marque est bien née dans les montagnes. Son fondateur, Paul Sallier, alpiniste isérois, eut l’idée novatrice d’intégrer du Lycra dans les pantalons de velours d’alpinisme. En 1964, cette innovation rend l’équipement plus souple et plus léger.

Cimalp se propulse ainsi sur le devant de la scène. Depuis, la marque n’a cessé de démocratiser la technicité et de libérer le mouvement des passionnés d’outdoor.

En 1991, Raymond Marsanne, alors à la tête de la Manufacture drômoise de confection, rachète Cimalp et la relocalise dans la Drôme. Face à la crise du textile et à la concurrence des géants américains, il doit délocaliser la production en Asie.


Du “technique” 20 à 30 % moins cher

La marque Cimalp, installée dans la Drôme, c'est 60 ans d'innovation au service des passionnés de montagne.
© Cyrille Quintard.

Son fils Lionel Marsanne, ingénieur de formation, reprend les rênes en 2005. Il opère alors un virage stratégique majeur : le passage au e-commerce. « Miser sur la recherche et développement et un modèle en ligne nous a permis de maîtriser nos coûts et d’offrir des innovations technologiques 20 à 30 % moins chères que la concurrence », explique-t-il. « Notre leitmotiv est simple : proposer un équipement technique, durable et accessible pour que chacun puisse profiter de la montagne sans dépenser une fortune. »

Allier technicité et accessibilité a permis à Cimalp de gagner du terrain en France, mais aussi en Espagne, Italie, Allemagne, Angleterre ainsi qu’en Suisse.

Des technologies “maison” brevetées

Cimalp propose aussi des chaussures, notamment la X-Trail, tous terrains, toutes distance.
Le catalogue compte principalement du textile technique mais aussi des chaussures, notamment la X-Trail, tous terrains, toutes distances.

Comment proposer des produits techniques à prix maîtrisé ? En contrôlant toute la chaîne de valeur. « La conception et la R&D sont assurées à notre siège de Saint-Marcel-lès-Valence. Nous développons nos propres tissus et technologies brevetées pour créer des équipements innovants, performants et respectueux de la nature », souligne la responsable marketing.

Sa technologie Ultrashell® est la première membrane imper-respirante sans PFC du marché. Etanche à 20 000 Schmerber et respirante à 80 000 MVP. Cette innovation a séduit les traileurs avec la veste best-seller Storm Pro. Désormais, le segment trail running représente désormais 15 % de son activité, contre 70 % pour la randonnée, l’alpinisme, le trekking et le voyage, et 10 % pour le ski.

Une marque engagée et inspirante

Petit aperçu de la famille Cimalp.

Le catalogue compte aujourd’hui plus de 400 références. Des vêtements techniques, mais aussi des chaussures, des bâtons et des lunettes. Et l’offre continue de s’élargir.

La marque, désormais fournisseur officiel de l’équipe de France d’alpinisme compte par ailleurs 40 ambassadeurs pour porter ses couleurs et partager ses valeurs. Parmi eux, la championne de trail Maryline Nakache, première femme et quatrième au classement général du dernier Marathon des Sables.



L’Épopée Royale, premier événement de Gravel Running en France, devait se tenir le 22 novembre prochain autour de Blois et des châteaux de la Loire est reportée à 2026.

L’épreuve devait relier quelques-uns des plus beaux châteaux de la Loire en courant. Avec un nouveau concept, le « gravel running » favorisant des circuits roulants (de 120 km à 13 km) tracés en pleine nature.

Solidaire de la Maladie de Charcot

L'Epopée Royale soutient l'association Les invincibles soutenant les malades de la maladie de Charcot.
©DR

L’Epopée Royale a également pour vocation de soutenir l’association Les Invincibles, engagée dans la recherche sur la maladie de Charcot et l’aide aux malades.

Récemment, Frédéric Pitrois, l’organisateur nous a confié que l’état de santé de sa maman, touchée par cette maladie dégénérative sans issue, s’est brutalement dégradé, nécessitant une attention et des soins quotidiens.

Avec le petit comité qui l’accompagne, il a choisi de consacrer son énergie à soutenir sa maman dans cette épreuve. La manifestation est donc reportée à novembre 2026. Tous les inscrits seront remboursés.



En 2014, le cancer lui prend un poumon. Fanny Barbara a 23 ans. À terre, cette jeune Bigourdane se relève grâce à la course en montagne. Un coup de foudre salvateur qui lui redonne un second souffle, jusqu’à enchaîner cette année l’UTMB et la Diagonale des Fous.

Parfois, une phrase suffit à changer une vie. Pour Fanny Barbara, elle est tombée au réveil d’une lourde opération, en 2014. Une phrase brutale, lâchée par un chirurgien à peine sorti du bloc : « Tant que vous ne courez pas le marathon, tout ira bien. »

Elle a 23 ans, et vient de se faire retirer un poumon atteint d’une tumeur neuro-endocrine. À l’époque, elle travaille dans l’agroalimentaire, skie un peu, comme toute Bigourdane, pratique l’équitation, mais ne court pas. Le cancer, lui, court vite. Trop vite.

Les semaines qui suivent sont violentes. Chimiothérapie, immunothérapie, douleurs, fatigue extrême. Son souffle ne suit plus. « Je sortais du lit pour faire trois pas, et je devais me recoucher. J’avais l’impression d’avoir 90 ans », se souvient-elle.

50 mètres pour respirer à nouveau

Fanny Barbara pratique l'ultra-trail avec un seul poumon. Après son opération, courir en pleine nature lui a permis de se relever. Elle a enchaîné cette année l'UTMB et la Diagonale des Fous.
©DR

Puis son kiné l’incite à marcher pour retrouver des capacités pulmonaires. Rien de spectaculaire : juste marcher. Chaque jour. Ce fut son exécutoire : prendre l’air pour reprendre pied. « J’ai mal accepté la maladie à 23 ans, j’avais perdu mon autonomie et j’avais l’impression d’être poids pour mon entourage. Me remettre debout, en mouvement, dehors, a été une vraie libération. »

Chez elle, à Bagnères-de-Bigorre, marcher signifie grimper. « Je me souviens des premiers jours. Cinquante mètres, et j’étais fière. Je redescendais, et je dormais pendant des heures. »Mais elle continue. Dix mètres de plus. Encore. Le souffle revient. Et avec lui, l’envie. « J’ai commencé à trottiner en descente. À ressentir les bienfaits. À me dire : pourquoi pas essayer de courir ? »

En 2018, elle se défie avec un premier dossard sur un semi-marathon et termine dernière. Qu’importe, c’est une victoire. Chaque départ sera désormais une victoire. A force d’entraînement, elle progresse, recourant ce même semi, Lourdes–Tarbes, l’an dernier, solide en 1h39’. En 2022, elle court son premier marathon, en 4h, à Madrid avec des copains — ce qu’elle ne manquera pas de faire savoir à son chirurgien.

Un coup de foudre brutal

Fanny Barbara pratique l'ultra-trail avec un seul poumon. Après son opération, courir en pleine nature lui a permis de se relever. Elle a enchaîné cette année l'UTMB et la Diagonale des Fous.
Fanny Barbara a terminé son premier UTMB en 36h39 . ©Victor Barcus

Un peu bitume donc, mais très vite, son cœur s’emballe pour la montagne. « Ce n’est pas un choix rationnel. C’est un coup de foudre. Brutal. Lumineux. », explique-t-elle, disant ne pas avoir le profil d’une traileuse longiligne au VO2 max affûté. « Mon corps a encaissé la maladie, les cicatrices, l’épuisement. Je l’ai longtemps vu comme fragile. Et pourtant, c’est ce même corps qui m’a menée jusqu’ici. »

Désormais infirmière en oncologie, elle apprend à apprivoiser l’endurance, son terrain naturel. Son corps met du temps à trouver son rythme. « Les trois ou quatre premières heures, je ne suis jamais à l’aise, j’ai du mal à trouver mon souffle. Puis, ça se met en route. »

Alors elle allonge la distance. En 2021, elle boucle le Tour des Cirques, son premier 100 km dans les Pyrénées. Puis viendront la Maxi Race Madeira, le Grand Trail Trangoworld, le MIUT…

L’UTMB (presque) comme dans un rêve

©Victor Barcus

Jusqu’à l’UTMB, son premier 100 miles, qu’elle a couru cet été avec la team Adaptive, collectif inclusif de coureurs en situation de handicap. Elle a douté — non pas de sa préparation, menée avec son entraîneur Éric Lacroix — mais de sa place dans cette équipe. « Je me sentais presque illégitime, comparée à d’autres de la team, amputés ou paralysés. »

Mais Boris Giraldi, manager du collectif, la rassure : « Un poumon en moins, ce n’est pas rien. » C’est même tout un symbole, et une sacrée revanche. Être à Chamonix, dix ans après son opération pour boucler la boucle, et faire mentir, une fois de plus, cette phrase assassine.

La première nuit fut un enfer. Pluie, grêle, neige, froid mordant. Elle glisse une couverture de survie sous sa Gore-Tex. « Je ne pouvais plus boire ni manger. J’avais des troubles gastriques épouvantables. J’ai rarement eu aussi froid. Je ne sentais plus mes doigts. J’ai cru basculer dans l’hypothermie. C’était un peu de la survie. »

Mais le jour s’est levé sur Courmayeur. La lumière, les amis venus des Pyrénées pour l’encourager : l’émotion qui déborde. « À partir de là, j’ai déroulé. Ce ne fut que du bonheur, des paysages merveilleux dans une ferveur comme nulle part ailleurs. » Elle boucle les 170 km et 10 000 mètres de D+ en36h39, dans le premier quart du peloton féminin et savoure, une fois encore, l’impossible devenu possible.

La Diagonale des Fous, une fête au sommet

Fanny Barbara pratique l'ultra-trail avec un seul poumon. Après son opération, courir en pleine nature lui a permis de se relever. Elle a enchaîné cette année l'UTMB et la Diagonale des Fous.
Veille de Diagonale des Fous avec Course Epique, le podcast. Ecoutez la belle histoire de Fanny Barbara

« Je ne cours pas pour effacer mes failles. Je cours avec elles, pour leur donner un sens. Comme dans une histoire d’amour, ce n’est pas la facilité qui compte. C’est ce que ça t’apprend. » La citation, postée sur sa page Facebook, résume son état d’esprit.

Le corps est toujours cabossé. Elle en connaît les limites, les signaux d’alerte. Mais aussi sa capacité à surprendre. « Ce petit corps imparfait est solide à sa façon. Il porte des rêves plus grands que lui. »

Dernier rêve réalisé en date, une folle Diagonale tropicale à La Réunion achevée en moins de 49h. Après l’UTMB, si une légère fracture de fatigue au pied l’a fait douter un moment, elle s’est vite rétablie pour aller courir l’ultra-trail mythique de l’île intense et vibrer comme jamais.

174 km de Saint-Pierre au Sud à Saint-Denis au Nord pour cette traversée ultra-technique de 10 000 mD+ par les sentiers sans pitié. Verdict de la coureuse du Sud-Ouest, qui termine 71e femme : « C’était merveilleux. Très exigeant mais quelle folle ambiance. Je n’ai pas l’impression d’avoir vécu une course, mais une véritable fête inscrite dans la culture de l’île ».

Dix ans après son ablation du poumon, Fanny Barbara continue d’écrire sa propre trajectoire, forte d’un mantra : à cœur vaillant, rien d’impossible.