Près d’un marathonien sur deux se blesse avant ou pendant un marathon. D’après une étude récente, 9,5 % des primo-marathoniens présentent une blessure majeure qui empêche de prendre le départ ou de finir de l’épreuve et 49,2 % rapportent une blessure mineure ayant gêné l’entraînement et/ou la performance.

Douleur fémoro-patellaire

Où ça fait mal ?
À l’avant du genou, autour ou derrière la rotule, surtout en descente, dans les escaliers ou après une sortie longue.

Pourquoi chez le primo-marathonien ?
La charge augmente trop vite. Le genou « encaisse » lorsque le contrôle hanche-genou-pied n’est pas encore suffisamment solide, une situation aggravée par la fatigue et une technique de course qui se dégrade au fil des kilomètres.

À faire tout de suite
Réduire temporairement l’intensité et les descentes, renforcer quadriceps et fessiers (squats, fentes, chaise), vérifier les chaussures et, si nécessaire, ajuster la cadence de course. Une légère augmentation de la cadence peut réduire les contraintes sur le genou — sans courir plus vite.

Syndrome de l’essuie-glace (bandelette ilio-tibiale)

Où ça fait mal ?
Sur la face externe du genou. La douleur apparaît après quelques kilomètres et peut brutalement « couper » la foulée, comme un coup de poignard.

Pourquoi chez le primo-marathonien ?
Les sorties longues, le dénivelé ou le fractionné — souvent nouveaux — révèlent un déficit de stabilité du bassin et de la hanche, entraînant une surcharge latérale répétée.

À faire tout de suite
Diminuer les séances à risque (descente, piste, dévers), renforcer les abducteurs de hanche, intégrer du renforcement et du gainage chaque semaine, et surtout lisser la progression de la charge, sans saut brutal de volume. Voir en complément l’article qui précède.

Tendinopathie d’Achille

Une douleur interne de la cheville localisée derrière la malléole ? C'est peut-être une tendinite du jambier postérieur.

Où ça fait mal ?
À l’arrière de la cheville, avec une douleur ou une raideur au lever, parfois accompagnée d’un épaississement du tendon.

Pourquoi chez le primo-marathonien ?
Augmentation rapide du kilométrage, séances de côtes, changement de chaussures (drop différent ou modèle inadapté), ou reprise trop agressive après une gêne.

À faire tout de suite
Mieux gérer la charge d’entraînement, privilégier le renforcement excentrique des mollets et éviter temporairement sprints et côtes jusqu’à diminution des douleurs.

Fasciite plantaire (aponévrosite) / douleur de la voûte plantaire

Où ça fait mal ?
Sous le talon ou au niveau de la voûte plantaire, avec une douleur marquée au premier pas le matin ou après les sorties longues.

Pourquoi chez le primo-marathonien ?
Accumulation des impacts, fatigue des muscles intrinsèques du pied, raideur du triceps sural, parfois associées à des chaussures inadaptées au volume d’entraînement.

À faire tout de suite
Étirements doux du mollet et de l’aponévrose, renforcement du pied, ajustement du volume et consultation d’un podologue du sport, fortement recommandée.

Douleur tibiale (périostite) et… risque de fracture de fatigue

La fracture de fatigue est une microfissure de l'os lié à un surmenage.

Où ça fait mal ?
Sur la face interne du tibia, de manière diffuse : c’est le syndrome de stress tibial médial. Si la douleur devient très localisée, augmente à l’impact et persiste au repos, la fracture de stress doit être suspectée.

Pourquoi chez le primo-marathonien ?
Les tissus osseux s’adaptent plus lentement que le système cardio-respiratoire : on se sent « en forme » avant d’être réellement « solide ».

À faire tout de suite
Réduire fortement les impacts, remplacer temporairement la course par du vélo ou de l’elliptique, puis reprendre très progressivement. En cas de douleur osseuse suspecte : consultation rapide.

Le message clé derrière ce Top 5, c’est que la montée en charge fait la loi. Lorsque la charge augmente plus vite que la capacité d’adaptation de l’organisme, le corps « présente la facture ». Chez les primo-marathoniens sans réel foncier, on observe ainsi une forte proportion de gênes perturbant l’entraînement, et une minorité non négligeable de blessures compromettant le départ ou l’arrivée.

Et les blessures pendant le marathon ?

©Benjamin Becker – Marathon Nice-Cannes.

Un marathon, ce sont 42,195 km d’impacts, de frottements, de contraintes thermiques et digestives. Le jour J, certaines douleurs apparaissent même chez des coureurs jusque-là indemnes.

Ampoules et frottements : les grands classiques

Les lésions cutanées du pied figurent parmi les problèmes les plus fréquemment signalés à l’arrivée.
Pourquoi ? Humidité, chaleur, gonflement du pied et répétition des impacts créent une friction continue.
Zones à risque : orteils, talon, voûte plantaire, cuisses, aisselles, mamelons (surtout chez les hommes).

Prévention
  • Chaussures testées sur sorties longues (jamais neuves le jour J).
  • Chaussettes techniques, éventuellement à double couche.
  • Crème anti-frottement sur les zones sensibles.
  • Lacets ajustés pour anticiper le gonflement du pied après 20–25 km.

Troubles digestifs : crampes, nausées, diarrhée

Entre 30 et 50 % des coureurs rapportent au moins un symptôme gastro-intestinal pendant l’effort.
Mécanismes : redistribution du flux sanguin vers les muscles, perfusion intestinale réduite, gels mal tolérés, boissons trop concentrées en glucides.

Prévention

  • Tester précisément la stratégie nutritionnelle à l’entraînement.
  • Fractionner les apports.
  • Éviter les surconcentrations en glucides.

Déshydratation, hyponatrémie et coup de chaleur

  • Déshydratation : une perte de plus de 2 % du poids corporel altère la performance.
  • Hyponatrémie d’effort : rare mais réelle, liée à une consommation excessive d’eau sans sodium.
  • Coup de chaleur d’effort : urgence vitale, surtout par temps chaud et humide.
Prévention
  • Boire à la soif, régulièrement.
  • Adapter l’hydratation aux conditions météo.
  • Connaître sa perte hydrique (pesée avant/après sortie longue).
  • Ne jamais forcer l’eau au-delà de ses besoins.

Crampes musculaires

crampes marathon
©Jed Leicester-VLMM-archives

Très fréquentes après le 30ᵉ km, elles relèvent davantage de la fatigue neuromusculaire que d’un simple déficit en magnésium. Prévention : préparation spécifique, allure maîtrisée, renforcement et endurance musculaire.

Douleurs musculo-tendineuses aiguës

Même sans blessure préalable, la fatigue peut faire émerger une douleur fémoro-patellaire, un syndrome de l’essuie-glace, une tendinopathie d’Achille ou une douleur tibiale.
Environ 14 % des marathoniens rapportent une blessure survenue pendant la course ; ce chiffre grimpe jusqu’à 25 % chez les moins expérimentés².

À retenir (et appliquer) pour éviter de se blesser en préparation marathon

  1. Le marathon amplifie tout : un petit déséquilibre devient un vrai problème après trois heures d’effort.
  2. Rien ne doit être nouveau le jour J : ni chaussures, ni gels, ni stratégie d’hydratation.
  3. La chaleur change la donne : ajuster son allure est un signe d’intelligence, pas de faiblesse.
  4. La peau fait partie de la performance : soigner les détails, c’est éviter de précieuses minutes perdues.


La marque française de nutrition sportive Baouw renforce son équipe avec quatre nouvelles recrues de haut niveau, dont Étienne Daguinos et Méline Rollin, deux figures majeures de l’athlétisme français.

Déjà fournisseur officiel de la Fédération française d’athlétisme et partenaire nutrition des équipes de France de trail, Baouw met un coup d’accélérateur sur sa team athlètes en 2026. Objectif : affirmer son positionnement comme acteur de référence de la nutrition endurance, aussi bien sur route qu’en trail.

Etienne Daguinos rejoint la team d'athlètes BAOUW

Parmi les nouvelles recrues, Étienne Daguinos, récent vainqueur des 20 km de Paris et recordman de France du 10 km (2024), rejoint l’aventure. Spécialiste des longues distances sur route, il incarne la nouvelle génération performante du demi-fond long français.

À ses côtés, Méline Rollin, ancienne détentrice du record de France du marathon, portera également les couleurs de la marque. La marathonienne est notamment attendue ce printemps sur le Marathon de Paris, l’un des grands rendez-vous du calendrier international.

Côté trail, Baouw accueille également deux jeunes talents prometteurs : Gabriela Lasalle, championne du monde U18 de Skyrunning, et Paul Cornut-Chauvin, remarqué l’an dernier sur le Madeira Island Ultra Trail ainsi que sur l’Ultra Trail Nice.



Un nouveau circuit européen de marathons fait son apparition sur la scène running ! La série European Marathon Classics (EMC) a été officiellement lancée pour 2026, avec pour ambition de réunir huit des plus iconiques marathons d’Europe dans un défi unique pour les coureurs du continent et du monde entier.

On connaissait le World Marathons Majors, voici le European Marathon Classics, officialisé à Vienne le 25 février. Ce nouveau circuit réunit huit marathons emblématiques d’Europe.

Comment cela fonctionne ? Les coureurs s’inscrivent gratuitement au challenge sur le site European Marathon Classics, puis enchaînent les marathons du circuit pour collecter des “coins” officiels représentant chaque épreuve.

Calendrier 2026 des European Marathon Classics

Belle ambiance au départ au Marathon de Rome.
©Marathon de Rome.

Huit villes européennes intègrent ce nouveau challenge européen :

  • Rome – Acea Run Rome The Marathon (22 mars)
  • Vienne – Vienna City Marathon (19 avril)
  • Madrid – Zurich Rock’n’Roll Running Series Madrid (26 avril)
  • Londres – TCS London Marathon (26 avril)
  • Copenhague – Copenhagen Marathon (10 mai)
  • Varsovie – Warsaw Marathon (27 septembre)
  • Lisbonne – EDP Maratona de Lisboa (10 octobre)
  • Francfort – Mainova Frankfurt Marathon (25 octobre)

Collecter 5 courses pour devenir “Finisher”

Marathon de Francfort l’un des plus grands rassemblements sportifs d’Allemagne cette année.
Le 25 octobre, le marathon de Francfort clôturera la première saison de cet European Marathon Classics, promis à rallier d’autres 42 km sur le continent.

Pour obtenir le titre de European Marathon Classics Finisher et recevoir la médaille officielle, il suffit de terminer au moins cinq marathons différents. Pas d’ordre imposé, ni d’objectif de durée pour atteindre l’objectif.

Chaque marathon accompli rapporte un badge magnétique unique, qui s’ajoute à la médaille finale personnalisable, symbolisant le parcours du coureur à travers l’Europe.

Sport, tourisme et culture

Ce pendant européen au circuit Abbott World Marathon Majors, se veut un voyage culturel à travers les capitales et grandes métropoles européennes, encourageant la pratique sportive régulière, la découverte de nouvelles villes et le partage entre coureurs internationaux.



Allonger un footing, doubler une sortie, tester une allure plus ambitieuse, c’est toujours tentant. Mais le trop est l’ennemi du bien. Quand la progressivité est négligée, la blessure n’est jamais loin. Des études récentes confirment ce que nombre de coureurs ont appris à leurs dépens : le corps ne suit pas toujours la volonté. Et surtout, il n’encaisse pas n’importe quoi, n’importe quand.

Une vaste étude menée sur plus de 5000 coureurs (Frandsen JSB et al., 2024) pendant 18 mois a révélé un constat sans appel : la blessure survient souvent après une séance unique trop ambitieuse, pas nécessairement après une semaine excessive.

Si une sortie dépasse de plus de 10 % la distance maximale parcourue dans les 30 jours précédents, le risque de blessure augmente nettement. 64% de risque en plus pour une augmentation de 10 à 30% du volume.

Et au-delà de ce ratio, il explose. Ce n’est donc pas le volume hebdomadaire qui blesse le plus, mais la séance trop longue, trop tôt. Courir 15 km au lieu des 12 km prévus de son plan d’entraînement maximise le risque de blessure.

Par ailleurs, une revue complète de la littérature (Damsted et al., 2021) a souligné un point essentiel : la charge seule ne permet pas de prédire les blessures. Il faut aussi tenir compte de la fatigue cumulée, de la qualité de récupération, du passé sportif et de la tolérance individuelle.

Ce qu’il ne faut pas faire

©Vincent Lyky
  • Faire une sortie longue « bonus » après une semaine chargée.
  • Doubler un footing le lendemain d’un travail intensif.
  • Tester une allure semi en fin de bloc.
  • Ajouter un fartlek parce qu’on a « de bonnes sensations ».
  • Mais surtout : copier des séances trouvées sur Internet, vues sur Strava ou issues de plans conçus pour des élites. On croit bien faire, on veut imiter un marathonien de 2h30 ou un coureur de haut niveau… sans avoir construit les fondations nécessaires pour absorber de telles charges.

Ce qui est une séance « standard » pour un athlète entraîné depuis 10 ans peut être un choc brutal pour un coureur qui débute ou même pour un amateur expérimenté sans base solide. La course à pied est un sport ingrat pour les impatients. Elle récompense la constance, pas la précipitation.

Erreurs les plus fréquentes d’entraînement

  • Augmenter trop vite la durée ou l’intensité d’une seule séance.
  • Supprimer un footing facile pour caser une séance plus exigeante.
  • Répéter deux séances de qualité sur deux jours consécutifs.
  • Négliger la récupération active, ou l’écarter par manque de temps.
  • S’inspirer de coureurs trop éloignés de son profil, sans adaptation.

La bonne stratégie en 8 conseils

©Coros
  • Respecter une structure. Celle qui organise la semaine autour d’un nombre limité de séances de qualité, séparées par des footings lents et régénérants. Celle qui pose des jalons, pas des coups d’accélérateur improvisés.
  • Raisonner séance par séance. Chaque sortie importante doit s’inscrire dans une logique de progression. Si le footing long fait 1h30 cette semaine, il ne doit pas en faire 1h50 la suivante. Une augmentation de 5 à 10 % maximum d’une semaine à l’autre permet de renforcer sans surcharger.
  • Ne jamais empiler les intensités. Une séance au seuil ou à allure spécifique marathon exige 48 heures de récupération active avant toute autre sollicitation intense. Deux séances dures en deux jours ? Jamais.
  • Surveiller ses indicateurs internes. Pas seulement la montre ou les kilomètres. La fréquence cardiaque au repos, la qualité du sommeil, la sensation au réveil, la raideur musculaire. Ils ne mentent pas.
  • S’adapter à son niveau réel. La planification doit se faire en fonction du passif, du vécu, du volume toléré. L’entraînement d’un marathonien élite n’a rien à voir avec celui d’un amateur visant 3h30 ou 4h ! En choisissant son objectif, il faut être lucide sur son niveau actuel et sur la charge d’entraînement qui pourra être absorbé durant la préparation sur 12 semaines généralement, en fonction de ses propres contraintes (professionnelles, familiales).
  • Accepter le temps long. La course à pied est un sport à progression lente, mais régulière. Les vraies marges de progression se construisent année après année, bloc après bloc, pas en “coup de boost”. Il faut des mois pour construire une base solide, des années pour consolider son seuil, son endurance, sa résistance musculaire. Mais c’est justement cette lenteur qui rend les progrès durables.
  • Faire de la récupération une stratégie. Ce n’est pas du repos passif. C’est une partie intégrante de l’entraînement. Elle conditionne la régénération, l’assimilation et, au final, l’adaptation.
  • Progresser, c’est pousser la limite, sans jamais la franchir brutalement. Un coureur construit sa progression sur des fondations solides : la régularité, la patience, l’écoute. Il ne s’agit pas de faire toujours plus, mais de faire toujours mieux.

L’envie de bien faire pousse parfois à trop faire. Or, la rigueur prévaut sur l’envie, l’adaptation sur l’imitation, la patience sur la précipitation. C’est dans cette discipline invisible, dans ce respect des règles simples mais fondamentales, que se forge la véritable progression — celle qui dure.



Depuis la Pace 2, Coros a su imposer sa montre « entrée de gamme » comme une référence. La Pace 4 s’inscrit dans cette continuité en reprenant les points forts de la Pace 3, tout en y ajoutant des évolutions significatives.

Très légère, elle se fait vite oublier au poignet. Un peu plus « plastique » que les modèles APEX orientés outdoor, elle séduit néanmoins par sa sobriété, facile à porter au quotidien. Première nouveauté : l’arrivée d’un écran AMOLED, avec une définition en nette hausse (390 × 390 pixels contre 240 × 240 auparavant).

Le gain de lisibilité est immédiat, y compris en course. L’ergonomie progresse également grâce à l’ajout d’un bouton facilitant l’accès aux fonctions.

Autonomie en hausse

Coros Pace 4

Les profils sport restent très complets et entièrement personnalisables, confirmant le positionnement multisports de la montre. Autre point fort majeur : l’autonomie, en nette hausse malgré l’écran AMOLED, proche de celle de la PACE Pro, pourtant 100 € plus chère.

Le GPS se montre globalement fiable, malgré quelques décrochages initiaux corrigés via les mises à jour logicielles. Le capteur cardio est dans les standards Coros.

Celui-ci est précis à allure modérée et jusqu’au seuil. Mais un peu plus en difficulté sur le fractionné court. Plus anecdotique, la présence d’un micro permet l’enregistrement de notes vocales.

Avec cette Pace 4, Coros propose une montre bien loin de l’entrée de gamme. Plus chère désormais, certes, mais cohérente au regard du confort et des performances.

Prix : 269 €
Le + Ecran AMOLED, légèreté.
Le – Bracelet silicone perfectible, à remplacer avantageusement par un bracelet nylon.



Amaury Sport Organisation lance sa course « expérience » sur 24 heures à vivre en équipe, le week-end de la Fête de la Musique.

ASO, qui organise notamment le Semi et le Marathon de Paris avait annoncé en début d’année, le lancement d’une nouvelle expérience sur 24h à vivre en relais avant l’été. Entre temps, OC Sport a dévoilé son Run24, côté suisse, tout près de Genève.

24 heures de relais pendant la fête de la musique

On en sait désormais plus sur ce nouvel évènement parisien, annoncé le week-end du 20-21 juin. Baptisé RunCamp, ce relais prendra ses quartiers au cœur du Domaine national de Saint-Cloud, à l’ouest de Paris.

L’organisation promet de mêler course et festival outdoor, invitant coureurs et spectateurs à partager 24 heures ponctuées d’animations en plein week-end de la fête de la Musique.

Côté sport, il s’agira de parcourir une boucle nature de 6 km en relais continu, par équipes de 2 à 8 participants. L’objectif : aller le plus loin possible ensemble ou profiter de cette expérience originale pour célébrer l’été. Les inscriptions sont ouvertes.

Tarif : de 298 € à 792 € selon le nombre de coéquipiers



Et si le marathon était un diplôme ? En faisant courir des jeunes en rupture professionnelle et sociale à Athènes, en 2023, puis à New York en 2025, l’association Les 42 propose une autre voie vers l’insertion : celle de l’effort, de la discipline et de la confiance en soi.

Un marathon pour un emploi. C’est l’idée forte portée par Malek Boukerchi et son association Les 42. Une intuition simple, presque évidente, que le champion tchèque Emil Zátopek résumait en une célèbre maxime : « Si tu veux changer ta vie, cours un marathon. »
Pour des jeunes en rupture scolaire, sociale et professionnelle, cet accomplissement sportif devient un puissant levier d’insertion professionnelle par le sport.

Malek Boukerchi

Qui est Malek Boukerchi ? 51 ans aujourd’hui. Il a grandi dans une cité du Haut-Rhin, ballon au pied jusqu’à la trentaine. Il découvre ensuite la course de fond, déjà animé par le goût de l’échange et du partage, même en courant le marathon autour de 2h40’. Puis, il se tourne ensuite vers l’ultra-endurance et les milieux extrêmes. En 2014, il court 100 km en Antarctique par -45°C. En 2016, il traverse l’Atacama à plus de 6 000 mètres d’altitude. En 2020, il parcourt 1 000 km sur les terres brûlantes de Mauritanie, en autonomie totale. « Si on m’avait dit qu’une simple paire de baskets m’emmènerait au bout du monde et au fond de moi-même, je ne l’aurais jamais cru », sourit cet inclassable coureur. Tout à la fois anthropologue, conférencier, philo-conteur et poète écrivain, il a fondé l’association Les 42 pour tisser des rêves et semer des possibles.

Un marathon, le plus beau diplôme de la vie

Fondée en 2022, l’association imaginée par ce coureur d’exception repose sur une alliance inédite entre course à pied, accompagnement humain et monde de l’entreprise.

Autour de cet anthropologue inspirant s’est constituée une team d’accompagnateurs runners et un réseau de dirigeants et de cadres – de la PME locale à de grandes institutions comme Decathlon ou la Banque de France – qui soutiennent financièrement et humainement le projet.


Malek Boukerchi a fédéré patiemment ces acteurs autour d’une conviction forte : la discipline acquise dans l’entraînement marathon forge des qualités directement transposables dans la vie professionnelle.

« Être marathonien demande de la rigueur, de l’abnégation et de l’engagement. Trois qualités très recherchées dans le monde du travail. Avoir terminé un marathon sur un CV à 20 ans, c’est le plus beau diplôme de la vie », explique Malek Boukerchi. « Notre enjeu est d’accompagner des jeunes sortis trop tôt du système scolaire, sans diplôme, souvent en perte de sens, pour leur prouver que l’impossible est possible. »

Les jeunes sont recrutés avec l’appui des missions locales. Ils viennent d’Aubervilliers, de La Courneuve, de Marseille, du Bas-Rhin ou encore de Chalon-sur-Saône. Une France métissée, croisant « la ruralité oubliée et l’urbain compliqué » au sein d’un collectif solidaire, véritable « goutte d’eau joyeuse », selon les mots de Malek, porteuse d’espoir dans un monde fragmenté.

Athènes 2023, l’acte fondateur du marathon solidaire

n faisant courir des jeunes en rupture professionnelle et sociale à Athènes, en 2023, puis à New York en 2025, l’association Les 42 propose une autre voie vers l’insertion : celle de l’effort, de la discipline et de la confiance en soi.
©Virginie Bonnefon

L’aventure naît en 2023 autour d’un premier projet symbolique : courir le marathon d’Athènes, berceau historique de la discipline. Dix-huit jeunes, qui n’avaient jamais couru un kilomètre, se laissent convaincre par l’homme, la team et les mentors.
Quelques mois plus tard, tous bouclent la distance, voient leur destin réinventé et leur trajectoire de vie profondément infléchie.

« Tous ces jeunes marathoniens sont aujourd’hui en phase d’insertion professionnelle. La moitié s’est réinscrite sur d’autres marathons ou des courses plus courtes ; d’autres ont repris une formation, passé un bac professionnel ou créé leur structure. Ils ont gagné confiance, ils ont déployé leurs ailes. C’est bouleversant à observer », confie Malek Boukerchi.

New York, un condensé de vie à l’américaine

25 jeunes en rupture ont couru le Marathon de New York 2025 avec l'association les 42 qui s'attelle à les ré-insérer dans le millieu professionnel.
Au petit matin, avant le grand départ pour Marathon de New York. ©Virginie Bonnefon

L’acte II s’est joué à une tout autre échelle. En novembre 2025, l’association s’est attaquée au mythique marathon de New York. Un défi logistique et humain colossal, préparé dès janvier 2024, avec, entre-temps, un basculement politique sous l’ère Trump qui n’a rien facilité.

Dix jours de déplacement outre-Atlantique pour 50 participants, dont 25 jeunes âgés de 18 à 36 ans, entourés d’autant de bénévoles : marathoniens aguerris comme mentors partenaires, certains courant eux aussi leur premier marathon.

Le 2 novembre, dans Central Park, 50 médailles fièrement acquises. Sophie, la plus rapide du groupe, a bouclé son marathon en 3h41’, une révélation. Sana, 33 ans, mère de quatre enfants, a vécu pleinement l’épreuve (5h18’) en dansant et en chantant avec les New-Yorkais, tout comme Farouk, 110 kg sur la balance, qui s’est surpassé au nom de la team.

n faisant courir des jeunes en rupture professionnelle et sociale à Athènes, en 2023, puis à New York en 2025, l’association Les 42 propose une autre voie vers l’insertion : celle de l’effort, de la discipline et de la confiance en soi.
©Virginie Bonnefon

« Ils sont tous rentrés transformés à vie. Dix jours à New York, imaginez pour des jeunes qui n’avaient parfois jamais quitté leur territoire ! Nous avons vécu un condensé de vie à l’américaine : Halloween et sa foule bigarrée, l’effervescence politique, et bien sûr ce marathon sous un soleil inespéré, porté par une ferveur incroyable. C’était tout simplement extraordinaire », s’enthousiasme Malek.

Lui qui avait couru à New York en 2001, sur les cendres du World Trade Center, a vécu cette course comme une transmission autant qu’un aboutissement collectif.

Sept mois pour changer une trajectoire de vie

25 jeunes en rupture ont couru le Marathon de New York 2025 avec l'association les 42 qui s'attelle à les ré-insérer dans le millieu professionnel.
Medal Monday à New York pour la team 42. ©Virginie Bonnefon

Ce « magic marathon » a conclu en beauté sept mois de préparation. Le programme comptait deux séances hebdomadaires, suivies via Strava, et une sortie longue collective chaque dimanche, organisée dans les différentes régions. Deux campus parisiens ont soudé le groupe, mêlant conférences inspirantes, rencontres professionnelles et visites culturelles.

Depuis leur retour, la moitié du groupe est engagée dans un processus concret de réinsertion : promesses d’embauche, formations qualifiantes, financement du permis de conduire. L’accompagnement socio-professionnel se poursuivra tout au long de l’année, avec des rencontres mensuelles en région.

En mars, un campus de célébration animé par la marraine Dorine Bourneton, première pilote de voltige aérienne tétraplégique, viendra clore cette deuxième session des 42, avec en point d’orgue un baptême de haute voltige très attendu.

« De véritables amitiés sont nées. Sans cette aventure, ils ne se seraient jamais rencontrés. Les liens les plus forts se sont tissés entre mentors et jeunes : les premiers, impressionnés par leur résilience ; les seconds, bouleversés que des dirigeants croient enfin en eux », souligne Malek.

Déjà l’acte III en ligne de mire

Un troisième projet se dessine à l’horizon 2028, autour d’un marathon européen intergénérationnel. « J’aimerais associer cette jeunesse cabossée à des personnes de plus de 50 ans, mises à l’écart du monde économique, au chômage ou au RSA. Elles aussi ont besoin d’espérance ! », avance Malek Boukerchi.

Avant cela, l’ultra-marathonien repartira à l’aventure pour une diagonale Nord-Sud à Madagascar : 2 200 km en autonomie, prélude à un rêve plus vaste encore, celui d’une grande traversée africaine inédite.

« Croire en son potentiel, en ses projets, en sa destinée, quels que soient ses origines et son point de départ, c’est le grain de folie libérateur de tous les possibles », martèle ce coureur-philo-conteur, résolu à exalter le meilleur de l’humanité.



Après trois ans sans marathon en raison d’une blessure, Mohammed El Yamani a signé un retour spectaculaire ce week-end au Marathon de Séville. À 61 ans, le coureur d’Issy-les-Moulineaux (92) battu le record du monde M6 sur la distance reine, prouvant qu’il est possible de revenir au plus haut niveau après une longue interruption.

Il a attendu son heure, patiemment. Trois longues années sans marathon, freinées par une blessure tenace, avant de revenir là où on ne l’attendait plus : au sommet de l’athlétisme mondial masters. Le 15 février, au Marathon de Séville, Mohammed El Yamani a signé un retour spectaculaire en battant le record du monde du marathon M6 (60-64 ans).

Tomber pour mieux se relever

3 300 coureurs ont décroché la médaille Six star finisher sur le Marathon de Tokyo dont le Français Mohammed El Yamani.
En 2023, Mohammed décrochait la médaille ‘Six Stars’ en courant Tokyo, son dernier marathon en date.

À 61 ans, le coureur du Team Suzanne Leglen, a bouclé les 42,195 km en 2h28’23’’, pulvérisant la référence mondiale de sa catégorie. Un exploit d’autant plus marquant qu’il n’avait plus pris le départ d’un marathon depuis trois saisons, contraint à une longue période d’arrêt et de soins.

Il préparait initialement, le marathon de Valence, mais a préféré renoncer à prendre le départ, ne se sentant pas prêt. Puis il s’est vite remobilisé autour de Séville, premier marathon espagnol de l’année.

Sur le tracé rapide et roulant de la Belle Andalouse, l’athlète a impressionné par sa capacité à maintenir une allure élevée du départ à l’arrivée. Avec une détermination intacte, il a progressivement construit sa course pour s’offrir un record mondial dès son grand retour sur la distance reine.

Un palmarès hors norme

Ce chrono exceptionnel vient rappeler le potentiel hors norme de ce coureur amateur déjà auteur, par le passé, de performances de référence chez les masters.

Mais cette fois, la dimension émotionnelle est toute autre : après trois ans loin du marathon, Mohammed El Yamani démontre qu’un retour au plus haut niveau est possible, même après 60 ans, avec patience, rigueur et passion. Et que, comme il aime le dire, vieillir peut attendre…

Mohammed El Yamani a battu le record du monde du marathon en catégorie M60 en courant la distance en 2h28' à 61 ans.


La Brooks Glycerin Flex sort clairement des standards des chaussures de running. Alors que de nombreuses marques misent sur des plaques carbones pour la performance, Brooks choisit ici l’accompagnement naturel du pied et la mobilité maximale.

En termes de confort, cette Brooks Glycerin Flex se rapproche de la Glycerin 22 : facilité d’enfilage, mousse autour des malléoles et mesh adaptatif permettent un ajustement agréable sur tout type de pied. Dès les premiers kilomètres, la chaussure se montre extrêmement confortable.

Une semelle innovante pour plus de liberté

Le vrai atout de cette chaussure running est la rainure en S dans la semelle extérieure, qui sépare l’avant et l’arrière-pied. Résultat : le pied gagne en liberté et peut s’exprimer naturellement dans sa dynamique de course.

Malgré cette grande mobilité, la Glycerin Flex n’est pas minimaliste. Son amorti généreux, sa souplesse et son confort en font une chaussure adaptée aussi bien aux coureurs sur route qu’aux amateurs de trail léger.

Confort, stabilité et adaptabilité

Lors de ce test, j’ai été agréablement surpris par la stabilité et l’adaptabilité de la Brooks Glycerin Flex. Au départ, sceptique car la chaussure rappelle certaines chaussures de fitness très souples, j’ai finalement préféré la Flex aux Glycerin 23 utilisées récemment.

Pour les coureurs recherchant une chaussure running confortable, souple et stable, capable de s’adapter à différents terrains, la Glycerin Flex se révèle un excellent choix.

Verdict du test de la Brooks Glycerin Flex

La Brooks Glycerin Flex est une chaussure running confortable, souple et stable, idéale pour les sorties longues sur route et sentier. Un modèle à tester pour ceux qui privilégient la liberté de mouvement et le confort avant tout.

Points forts :

  • Confort exceptionnel dès le premier pas
  • Souplesse et mobilité grâce à la rainure en S
  • Adaptabilité sur route et sentier
  • Amorti généreux pour limiter la fatigue

Points à améliorer :

  • Dynamisme légèrement inférieur à certaines chaussures plus rigides/
  • Prix élevé pour les budgets limités.

Notes du testeur. Confort : 18/20 | Dynamisme : 14/20 | Amorti : 18/20 | Souplesse : 19/20 | Stabilité : 17/20
Poids : 315 g (taille 45) | Drop : 6 mm | Stack : 36 mm / 30 mm
Prix : 180 €
Conditions de test : 3 sorties par semaine sur route et sentier, de 10 à 25 km




Courir un marathon à près de 7 000 mètres d’altitude : un défi inédit relevé sur les pentes de l’Ojos del Salado, au Chili. Cinq aventuriers ont inscrit leur nom dans l’histoire en bouclant le marathon le plus haut du monde, dans des conditions extrêmes.

C’est un exploit à la frontière de l’ultra-endurance et de l’alpinisme. Cinq coureurs — sur les dix initialement engagés — ont achevé le marathon le plus haut jamais couru, au départ du sommet de l’Ojos del Salado, plus haut volcan du monde, culminant à 6 893 mètres, situé au nord du Chili, à la frontière argentine.

D’abord, 12 heures d’ascension

Au Chili, cinq coureurs ont terminé le marathon le plus haut du monde, disputé depuis le sommet de l’Ojos del Salado à 6 893 m d’altitude.
©The World’s Highest Marathon

Après 12 heures d’ascension nocturne, les participants de ce World’s Highest Marathon se sont élancés pour une descente de 42,2 km dans des conditions extrêmes : seulement 44 % d’oxygène disponible, des températures descendant jusqu’à –12 °C et des vents violents.

Au Chili, cinq coureurs ont terminé le marathon le plus haut du monde, disputé depuis le sommet de l’Ojos del Salado à 6 893 m d’altitude.
©The World’s Highest Marathon

L’aventurier britannique Aldo Kane, le cycliste recordman Mark Beaumont et Paul Gurney, PDG de BecomingX et initiateur du projet, ont bouclé cette épopée en 16 h 34. L’ultra-runneuse britannique Sara Storey a franchi la ligne 90 minutes plus tard, avant que l’alpiniste sud-africain Sibusiso Vilane, 55 ans, ne termine à son tour en 18 heures.




Un coureur ayant une posture de course correcte, un alignement optimal et une propulsion efficace dépense moins d’énergie pour aller plus vite. Selon les études, le gain de temps peut atteindre entre 3 et 6 secondes par kilomètre. Une différence précieuse sur toutes les distances !

Grandissez-vous pour améliorer votre posture de course

La posture idéale en course à pied est légèrement tirée vers le haut et projetée vers l’avant. Se visualiser « auto-grandir » active les muscles posturaux profonds, essentiels pour un bon alignement tête–colonne.

Attention : une tête tirée en arrière décale le bassin vers l’avant, provoque une hypercambrure lombaire et entraîne douleurs lombaires, cervicales et perte de rendement dans la foulée.

La bonne posture : évitez la crispation. Imaginez une ficelle qui vous tire depuis le sommet du crâne, comme une marionnette. Cela aide à délier les membres et à allonger la colonne vertébrale.

Cage thoracique ouverte et respiration ventrale

Un coureur ayant une posture de course correcte, un alignement optimal et une propulsion efficace dépense moins d’énergie pour aller plus vite. Selon les études, le gain de temps peut atteindre entre 3 et 6 secondes par kilomètre. Une différence précieuse sur toutes les distances !
©Vincent Lyky

Beaucoup de coureurs courent avec les épaules relevées et le buste penché en avant, ce qui freine la respiration et crée des tensions.

Pour optimiser votre respiration en course à pied, ouvrez la cage thoracique et respirez par le ventre : c’est l’abdomen qui se soulève à l’inspiration, et non la poitrine. Cette technique libère les épaules et améliore l’oxygénation.

Exercice pratique : allongez-vous sur un tapis, main sur le ventre. À l’inspiration, le ventre se gonfle ; à l’expiration, il se creuse. Cette méthode permet de dissocier respiration ventrale et thoracique.

Regard haut et visage détendu

Regarder seulement la pointe de vos chaussures entraîne tête en avant, foulée lourde et appuis forcés, mettant à mal chevilles, genoux et dos.

Astuce : portez le regard à 15–20 mètres devant vous et relâchez les tensions du visage. Comme le champion Emil Zatopek le disait : « Être relâché, c’est être dans son fauteuil en pleine souffrance. »

En fin de course, se décrisper, visage compris, peut redonner un second souffle.

Les bras : moteurs de votre cadence

Un coureur ayant une posture de course correcte, un alignement optimal et une propulsion efficace dépense moins d’énergie pour aller plus vite. Selon les études, le gain de temps peut atteindre entre 3 et 6 secondes par kilomètre. Une différence précieuse sur toutes les distances !
©Vincent Lyky

En course à pied, le haut du corps joue un rôle clé dans la stabilité et la cadence.

  • Coudes proches du corps, fléchis à 90°
  • Mains relâchées dans l’axe des avant-bras
  • Doigts légèrement écartés, sans crispation ni poings fermés

Coordination haut/bas : main gauche–jambe droite et inversement. Si vous mettez du rythme dans vos bras, la cadence de vos jambes suivra naturellement.

Une sangle abdominale solide pour protéger votre dos

Un tronc tonique protège les lombaires, améliore la coordination et limite les impacts. Pour cela, combinez :

  • Exercices dynamiques (montées de genoux)
  • Exercices statiques (gainage, pompes)
  • Exercices en instabilité (planche main et pied levés)

Conseil : ne négligez pas la souplesse. Étirez mollets, quadriceps, ischios, mais aussi fessiers, psoas et fléchisseurs de hanche. Une bonne mobilité hanche-bassin rend la foulée plus fluide et économique.

Propulsion efficace : pied, genou et foulée

Une bonne mécanique de course repose sur l’équilibre entre quadriceps et ischios.

  • Le genou monte légèrement et tire vers l’avant
  • Le pied pousse jusqu’au bout des orteils
  • L’attaque médio-pied reste la plus économique

Astuce : pour améliorer réactivité et puissance, pratiquez des foulées bondissantes, montées de genoux ou sautillements. Renforcez l’aponévrose plantaire avec une balle de tennis sous le pied ou en attrapant une serviette avec vos orteils.

Foulée cadencée : économiser de l’énergie

La plupart des coureurs amateurs ont une foulée trop longue et une cadence trop basse, ce qui coûte de l’énergie. La cadence idéale se situe entre 170 et 180 pas par minute.

Astuce : cherchez à raser le sol, raccourcissez la foulée, augmentez la cadence et gardez des petits pas dynamiques, même en fin de course.



La Brooks Glycerin Max 2 est la déclinaison maximaliste haut de gamme de la marque américaine, conçue pour le confort, la protection articulaire et les sorties longues sur route. Elle s’adresse aux coureurs cherchant une chaussure fiable et douce pour encaisser un fort volume kilométrique.

La Glycerin Max 2 repose sur une semelle intermédiaire en mousse Brooks DNA LOFT v2 enrichie, conçue pour offrir un amorti très moelleux sans sensation d’écrasement. Sur longues distances, cette mousse se montre efficace pour réduire la fatigue musculaire et absorber les chocs, tout en préservant les articulations.

Après plus de 100 km de test, sur route et chemins tracés, l’amorti conserve une bonne stabilité dans le temps, sans perte notable de densité, ce qui en fait une chaussure fiable pour l’entraînement quotidien.

Une foulée fluide malgré un gabarit imposant

La Brooks Glycerin Max 2 est la déclinaison maximaliste haut de gamme de la marque américaine, conçue pour le confort, la protection articulaire et les sorties longues sur route. Elle s’adresse aux coureurs cherchant une chaussure fiable et douce pour encaisser un fort volume kilométrique.

Bien que la vitesse ne soit pas son objectif principal, la Brooks Glycerin Max 2 surprend par une transition talon–avant-pied fluide. La géométrie incurvée de la semelle (rocker) facilite le déroulé du pied et rend la foulée plus naturelle, notamment à allure d’endurance fondamentale.

Cette conception permet de maintenir une course harmonieuse, même lorsque la fatigue s’installe.

Empeigne confortable et avant-pied élargi

L’empeigne en mesh technique respirant épouse correctement la forme du pied et assure un maintien sûr sans compression excessive. La languette rembourrée et le col de chaussure doux limitent efficacement les points de friction.

Cette version 2 se distingue par un avant-pied plus large, un atout pour les coureurs aux pieds larges ou modérés, ou pour ceux qui privilégient le confort global lors des sorties longues.

Des limites à haute intensité

La Brooks Glycerin Max 2 est la déclinaison maximaliste haut de gamme de la marque américaine, conçue pour le confort, la protection articulaire et les sorties longues sur route. Elle s’adresse aux coureurs cherchant une chaussure fiable et douce pour encaisser un fort volume kilométrique.

À allure rapide ou lors de séances de fractionné, la Glycerin Max 2 montre ses limites. Son poids et son orientation confort la rendent moins nerveuse que des modèles typés performance ou compétition.

Verdict sur Brooks Glycerin Max 2

C’est une paire idéale pour l’endurance, les sorties longues et l’accumulation de kilomètres semaine après semaine. Elle conviendra particulièrement aux coureurs recherchant confort maximal, amorti durable et protection articulaire, plutôt qu’un modèle orienté vitesse.

On a aimé : confort absolu, idéale pour un volume kilométrique élevé. Réduction des douleurs articulaires et des impacts.

On a moins aimé : Moins adaptée aux séances rapides et aux compétitions

Notes de la testeuse. Amorti : 19/20. Confort : 19/20. Souplesse : 17/20. Dynamisme : 15/20. Stabilité : 18/20




Toulouse Métropole Run Expérience, événement running de la Ville Rose accueille Harmonie Mutuelle comme partenaire titre pour sa 3eme édition prévue le 1er novembre. Les inscriptions ouvrent le 12 février.

Le Toulouse Métropole Run Experience poursuit sur sa lancée. Sa deuxième édition comptant 37 000 participants, soit une augmentation de 23 % par rapport à 2024 a généré 3 millions d’euros d’impact économique net pour la métropole toulousaine, confirmant l’attractivité croissante de la course sur route à Toulouse. La troisième édition, annoncée pour le 1er novembre, comptera Harmonie Mutuelle comme partenaire titre.

Les inscriptions ouvriront le 12 février. Les coureurs les plus rapides à s’inscrire pourront bénéficier de tarifs préférentiels pour participer aux différentes épreuves (10 km, semi, marathon, relais) de ce Harmonie Mutuelle Toulouse Métropole Run Experience.



Un IRONMAN 70.3 débarque à Versailles le 12 juillet 2026. Natation face au Château, parcours vélo vallonné et arrivée prestigieuse pour la course à pied : un nouveau rendez-vous d’exception aux portes de Paris.

Le leader mondial du triathlon, a officialisé l’arrivée d’un nouveau IRONMAN® 70.3® à Versailles le 12 juillet 2026. La mythique cité royale, mondialement connue pour son château, accueillera donc un nouvel événement majeur du calendrier triathlon international, offrant aux athlètes un cadre spectaculaire aux portes de Paris.

Décor royal pour nager, pédaler et courir

Un nouveau triathlon IRONMAN 70.3 débarque à Versailles le 12 juillet 2026, avec natation, vélo et course à pied dans un cadre royal.
©Thomas Garnier

Cet IRONMAN 70.3 Versailles 2026 débutera par une épreuve de natation (1,9 km) dans un site emblématique. La Pièce d’Eau des Suisses, vaste bassin de 13 hectares creusé à la fin du XVIIᵉ siècle. Avec le Château de Versailles en arrière-plan, cela promet des images fortes.

Ensuite, le parcours vélo (90 km) s’annonce exigeant et vallonné. Sur une boucle unique à travers la ville de Versailles et ses environs, il passera notamment dans la vallée de Chevreuse, réputée des cyclistes et triathlètes pour ses routes sinueuses et ses paysages naturels.

Efin, la course à pied (21,1 km) finale ramènera les athlètes vers la Pièce d’Eau des Suisses, avec traversée du Potager du Roi, créé sous Louis XIV, puis des rues historiques de Versailles. L’avenue de Paris, face au Château, accueillera l’arrivée de cette nouvelle épreuve IRONMAN.

Au coeur de l’été

Programmée le 12 juillet, la course se disputera sous des températures moyennes avoisinant les 25 °C, des conditions généralement favorables à la performance sur IRONMAN 70.3.

Avec ce nouveau rendez-vous, IRONMAN renforce sa présence en France et ajoute une épreuve de prestige à son circuit, appelée à devenir un incontournable pour les passionnés de triathlon, de course à pied et de sports d’endurance.

 Les inscriptions ouvrent ce jeudi 12 février.



La marque trail/running de Decathlon présente la Kipstorm Elite, super shoe en carbone conçue pour le marathon, qui succède à la KD900X LD+.

Un gain de dynamisme de 13 % et 10 grammes de moins que la KD900X LD+ pour cette nouvelle Kiprun Kipstorm Elite. Ce nouveau modèle combine une semelle intermédiaire à double densité (mousse PEBA réactive couplée à une structure A-TPU) et une plaque en carbone à géométrie brevetée destinée à optimiser le retour d’énergie et la transition foulée.

Taillée pour la vitesse, avec plus de confort

La marque trail/running de Decathlon présente la Kipstorm Elite, super shoe en carbone conçue pour le marathon, qui succède à la KD900X LD+.

La tige est en tricot 3D non cousu pour un ajustement précis, tandis qu’une semelle de propreté spécifique vise à compléter le confort sans sacrifier la stabilité sur de longues distances. Côté caractéristiques principales, la Kipstorm Elite affiche un poids contenu d’environ 216 g (pointure homme), un drop de 5 mm et une hauteur de semelle de 29 mm adaptée à l’effort prolongé.

Ce modèle s’inscrit dans la nouvelle architecture produit de Kiprun, en vente sur le site de Decathlon à 219,99 €.



À l’occasion du lancement des nouvelles Hoka Cielo X1 3.0 et Hoka Mach 7, nous avons pu échanger avec Bekah Broe, Senior Product Performance de la marque. L’occasion de revenir en détail sur ces deux chaussures de running pensées pour la vitesse, mais évoluant dans deux univers bien distincts : la haute performance carbone d’un côté, l’entraînement rapide de l’autre.

Hoka Cielo X1 3.0 : encore plus légère et plus stable

Après une version 2.0 qui avait montré de très belles choses l’an passé, Hoka a passé un nouveau cap avec sa nouvelle Cielo X1 3.0. Référence de la marque en matière de haute performance, la Cielo revient avec un modèle encore plus léger (213 g pour les hommes, 175 g pour les femmes), soit l’une des chaussures carbone les plus légères du marché, avec une sensation de vitesse accrue. Cette chaussure à l’avant-garde en termes de technologie combine :

  • Plaque en fibre de carbone
  • Géométrie MetaRocker optimisée
  • Mousse PEBA réactive
  • Stack de 44 mm au talon et 37 mm à l’avant-pied
  • Semelle extérieure en polyuréthane moulé par compression
  • Empeigne textile ultra-respirante à tissage Leno
  • Laçage asymétrique
Bekah Broe, Senior Product Performance chez Hoka.
Bekah Broe, Senior Product Performance chez Hoka.

Afin de parler plus en détail de ce lancement – mais également de la Mach 7, attendue le 5 mars prochain –, nous avons posé quelques questions à Bekah Broe, Senior Product Performance chez Hoka.

Quels ont été les axes d’amélioration de la Cielo X1 3.0 ?

Bekah Broe : Nous avions quelques domaines très précis où nous savions vouloir progresser. Le premier concernait le poids : nous voulions offrir une expérience encore plus légère.

Le second portait sur le contrôle et la stabilité : nous souhaitions que les athlètes se sentent plus confiants et mieux soutenus lors des derniers kilomètres d’un marathon ou de toute course.

Enfin, le troisième aspect qui nous enthousiasme particulièrement est la respirabilité, afin d’assurer à la fois structure et soutien sur la partie supérieure, tout en proposant une expérience plus légère et plus aérée.

Entre la version 2.0 et la 3.0, le talon a notamment été entièrement repensé ?

B.B : Lorsque l’on regarde la géométrie sous le pied, tout a été repensé entre la version 2.0 et la 3.0. Ce que j’aimerais dire à tous ceux qui ont aimé la 2.0, c’est que l’expérience globale – très ludique, très rapide et dynamique – reste la même.

Mais nous avons vraiment étudié les géométries afin de garantir un contrôle et une stabilité supplémentaires. En travaillant le profil rocker au niveau du talon et de l’avant-pied, avec quelques ajustements légers, nous obtenons un peu plus de contact avec le sol et un meilleur contrôle au niveau du médio-pied, notamment grâce à la suppression de la découpe médiale. C’est l’une des zones clés pour accroître la stabilité en fin de course.

La Hoka Cielo X1 3.0 est une chaussure de pointe dédiée à la vitesse pour l'équipementier.
©Hoka

Pourquoi autant d’évolutions sur la Cielo X1 3.0 ?

B.B : Pour nous, en tant qu’équipe produit, l’objectif est de continuer à avancer. Dès que nous acquérons de nouvelles connaissances ou que de nouvelles technologies apparaissent, nous souhaitons les offrir à nos athlètes et aux coureurs.

Ce cycle d’apprentissage et d’écoute ne s’arrête jamais. Dès que nous avons reçu les retours sur la version 2.0, nous savions que nous voulions continuer à progresser. La réduction du poids ou l’amélioration des transitions sont moins liées à un calendrier de lancement qu’à une réflexion sur l’expérience que nous voulons offrir, en fonction des besoins réels de nos athlètes. Tout est véritablement guidé par leurs retours.

Peut-on considérer la Cielo comme un prototype axé sur la performance ?

B.B : Nous voulons que chacun considère ce produit comme la chaussure de pointe par excellence. Elle doit être innovante et évoluer par étapes. Cette mentalité d’amélioration continue est visible depuis la première Cielo.

Il y a eu une grande avancée entre la 1.0 et la 2.0, et c’est encore le cas entre la 2.0 et la 3.0. Ce sont les itérations successives et les apprentissages qui nous permettent d’avancer et de continuer à développer ce « prototype » orienté performance.

La Hoka Cielo X1 3.0 est une chaussure de pointe dédiée à la vitesse.
©

Quelles sont les différences entre la Rocket X et la Cielo ?

B.B : La Cielo X1 3.0 est spécialement conçue pour les athlètes les plus rapides, en tête de peloton sur marathon. Elle cible principalement les coureurs attaquant du milieu vers l’avant du pied, avec une biomécanique spécifique qui a guidé sa conception.

Cependant, nous savons qu’il existe de nombreux athlètes avec des biomécaniques différentes, préférant une foulée plus stable et un amorti légèrement plus ferme. C’est pourquoi il était essentiel de conserver une chaussure comme la Rocket X3.

Cela ne signifie pas que la Rocket X3 n’est pas rapide : de nombreux athlètes ont signé d’excellentes performances avec elle. Elle offre simplement une sensation différente en termes de stabilité et de contrôle. Avec la Cielo, nous avons cherché à renforcer ces qualités tout en proposant la chaussure la plus légère de notre gamme. Au final, la Cielo s’est imposée comme la meilleure option pour la majorité de nos athlètes.

Hoka Mach 7 : la chaussure d’entraînement rapide revue en profondeur

La Hoka Mach 7procure la même sensation de vivacité et de réactivité que sa devancière, avec un look entièrement renouvelé.
©Hoka

Autre nouveauté attendu ce printemps, la Hoka Mach 7, qui sera en vente le 5 mars. Offrant un amorti léger et dynamique grâce à une mousse à haut retour d’énergie, cette Mach 7 conserve la vivacité et la réactivité de sa devancière, avec un design entièrement renouvelé. Chaussure d’entraînement éprouvée, elle intègre des éléments orientés vitesse sur l’ensemble du modèle :

  • Tige en jacquard creel
  • Languette affinée, axée sur la performance
  • Soufflet interne
  • EVA supercritique moulée
  • Caoutchouc adhérent à l’avant-pied
  • Caoutchouc Durabrasion au talon

Quelles sont les évolutions entre la Mach 6 et la Mach 7 ?

B.B : Pour la Mach 7, nous voulions améliorer quelques aspects clés, notamment la traction. Nous avons modifié le matériau et le motif de la semelle extérieure à l’avant-pied afin d’améliorer l’évacuation de l’eau et l’adhérence sur sol mouillé.

Pour nous, la traction est directement liée à la confiance à grande vitesse. Lorsque vous courez sur des routes humides, cette adhérence supplémentaire fait une vraie différence.

Nous avons également retravaillé la tige afin d’améliorer l’ajustement à l’avant-pied, pour un confort un peu plus accommodant, tout en conservant une excellente respirabilité et un bon maintien. Sous le pied, nous avons cherché à rendre la transition plus fluide. Après une évolution majeure entre la Mach 5 et la Mach 6, la Mach 7 bénéficie surtout de mises à jour ciblées, sans nécessité de la réinventer totalement.

L’adhérence a donc fortement évolué ?

B.B : Oui, clairement. La Mach 7 a connu une évolution majeure à l’avant-pied, avec beaucoup plus d’adhérence. C’est l’élément qui a été le plus important dans notre vision de la chaussure.

La Hoka Mach 7procure la même sensation de vivacité et de réactivité que sa devancière, avec un look entièrement renouvelé.
©Hoka

La Mach 7 ne va-t-elle pas concurrencer la Mach X ?

B.B : Pour nous, la Mach X se situe entre la Mach et la Cielo. Elle intègre une plaque P-Backs (plaque en plastique thermique), des hauteurs de stack plus importantes et une mousse PEBA.

La Mach X est donc une sorte de version d’entraînement de la Cielo, ou une Mach « boostée ». Il existe une vraie différence entre les modèles : la Mach X représente un juste milieu.

Comment voyez-vous la Mach X ?

B.B : La Mach X reste très axée sur l’entraînement. C’est une excellente manière pour les coureurs de s’habituer aux chaussures à plaque. Si vous aimez la sensation de vitesse, elle permet de vous préparer pour le jour de la course sans forcément enfiler directement une Cielo ou une Rocket. La Mach X est l’outil idéal pour cette transition.

Quelle est la paire Hoka la plus vendue à ce jour ?

B.B : Nos deux best-sellers restent la Bondi et la Clifton, notamment grâce à l’amorti signature Hoka, qui séduit un très large public. Nous sommes très fiers de ces modèles et de ce qu’ils permettent aux coureurs : sortir, bouger et prendre du plaisir.

Mais cette saison, certains produits nous enthousiasment particulièrement, car ils introduisent une dimension plus rapide dans l’expérience Hoka.



La Fondation de l’Université Gustave Eiffel et l’Université Gustave Eiffel, en partenariat avec les Restos du Cœur, lancent la Run’Eiffel, une course solidaire le 16 avril sur le campus de Marne-la-Vallée destinée à récolter des fonds pour lutter contre la précarité alimentaire étudiante.


À la fac, la précarité alimentaire est une réalité bien identifiée. A l’Université Gustave Eiffel de Marne-la-Vallée, lors de l’année universitaire 2024-2025, près de 200 paniers alimentaires étaient distribués chaque semaine , en partenariat avec les Restos du Cœur, au bénéfice de 288 étudiantes et étudiants. Cette année, 353 étudiant·es sont d’ores et déjà inscrits dans ce dispositif solidaire, illustrant l’ampleur croissante des besoins.

1 euro collecté = 1 repas distribué

L’épreuve Run’Eiffel a pour ambition de financer un fonds dédié à la lutte contre cette précarité alimentaire étudiante. Trois distances seront proposées : 2,5 km marche, 5 km marche/course ou 10 km course au cours de l’après-midi du 16 avril, au coeur du Campus de Marne-la-Vallée. L’inscription se fait uniquement via le site Hello Asso, au tarif de de 20 euros (5 euros pour les étudiants).

Le principe est volontairement simple : 1 euro collecté = 1 repas distribué. L’organisation de l’épreuve affiche un objectif de 40 000 euros de collecte, somme qui permettra la distribution de paniers alimentaires à destination des étudiant·es les plus fragiles.

Run Eiffel, l’esprit sportif, fédérateur et inclusif

Intégrée à la Journée du sport de l’Université Gustave Eiffel, cette Run’Eiffel se veut accessible à tous. Elle entend également symboliser la mobilisation collective des étudiant·es et du personnel universitaire autour de cette cause essentielle. Au-delà des coureurs et coureuses, toute personne souhaitant soutenir l’initiative peut s’inscrire, participer ou effectuer un don.



La marque Distance lance une campagne pour mettre en lumière les « shadow runners » ou « Strava Jockes », rémunérés par d’autres pour courir et engranger des likes sur le célèbre réseau social sportif.

« Strava Jockeys » : derrière ce terme se cache une pratique émergente : des coureurs enregistrent leurs performances sur des applications de running pour le compte d’un tiers, contre rémunération (1 € du kilomètre selon l’usage). L’effort est réel, mais les performances sont attribuées à d’autres profils, en quête de visibilité et de reconnaissance numérique.

Des shadow runners pour ambassadeurs

Souvent jeunes et sous-valorisés, ces runners « de l’ombre » courent pour des utilisateurs plus aisés, devenant les victimes d’une course aux likes qui détourne le sens de la performance sportive.

Face à ce phénomène, la marque lyonnaise Distance lance la campagne « Shadow Runners », mettant en lumière cinq Strava Jockeys — Oscar, Clara, Ousmane, Howard et Eva — désormais nouveaux visages de la marque, avec de vrais contrats et une reconnaissance officielle. Pendant toute la durée de la campagne, 10 % des bénéfices réalisés sur une sélection de produits leur seront reversés.

Un spot de 1min40 est diffusé sur les plateformes de Distance, accompagné d’un dispositif d’affichage à Paris, Lyon et à l’international, de Copenhague à Iten (Kenya). Une campagne engagée qui interroge le rapport entre authenticité, performance et réseaux sociaux dans le running moderne.