Gilbert Dantzer, alias Jésus, figure bien connue des pelotons a fêté son 300e marathon en novembre dernier. Depuis 40 ans, ce joyeux coureur déguisé prêche le même évangile : la perf’ d’accord, la fête d’abord.

Vous l’avez sans doute déjà croisé, ce Jésus des marathons. Torse nu, couronne d’épines et croix sur le dos, Gilbert Dantzer, de son nom, court ainsi entre dix et quinze marathons par an. Depuis 40 ans. Il a fêté son 300e marathon au Beaujolais, le 19 novembre dernier.

Tout était calculé depuis plus d’un an pour fêter ce jubilé entouré d’autres « centenaires », coureurs affichant plus de 100 marathons que célèbre l’organisation de Villefranche-sur-Saône. Jésus n’est pas le plus capé de la bande – citons Pascal et Chantal Comte, plus de 800 marathons à eux deux – et ne court clairement pas après le record.

La fête avec les copains

« Le chiffre, je m’en fous, le chrono aussi, du moment que j’arrive dans le  temps limite ! Ce qui m’intéresse c’est de faire la fête, déguisé avec une bande de potes, de boire des canons et de partager un bon gueuleton », déclame-t-il avec son franc parler. La fête fut extraordinaire pour Jésus entouré de ses apôtres, des copains portant l’aube et une médaille à son effigie autour du cou pour l’occasion. 6h20’ de balade sous les applaudissements entre châteaux et vignobles du Beaujolais, son meilleur cru en 18 participations.

Gilbert Dantzer a couru 300 marathons, dont une bonne partie déguisé en Jésus.
Bien entouré, lors d’une précédente édition du Marathon du Beaujolais. ©Vincent Lyky

Depuis qu’un jour le champion Dominique Chauvelier l’a surnommé Jésus, à cause son look cheveux longs et barbe franche, ce déguisement lui colle à la peau. Il le sort sur les super-festifs comme le Médoc (21 participations), Blaye ou encore le Cognac. Des costumes, il en a d’autres. Borne kilométrique, baba-cool en chemise tahitienne avec guitare en bandoulière mais « c’est Jésus qui plait le plus. Je n’y aurai jamais cru », raconte le marathonien de 68 ans.

Un premier marathon sans y croire…

Cet ancien technicien  chez Dassault ne pensait pas non plus connaître une telle carrière. Car à vrai dire, il n’aime pas tant courir. « Je m’y suis mis en 1983 pour participer chaque année au cross de mon entreprise. Puis j’ai couru Paris-Versailles, sans y croire, puis mon premier marathon. C’était en 1987, je m’étais inscrit deux jours avant, je courais 8,5 km par semaine, au plus. J’ai terminé ce premier marathon en 3h10. J’aurai peut-être pu être bon en m’entraînant sérieusement à l’époque. Mais je n’ai pas de regrets. Les plans d’entraînement, le fartlek, la VMA, tout ça, ce n’est pas mon truc », insiste Gilbert.

Aujourd’hui, il ne court plus en  semaine, se contente volontiers de marcher avec sa compagne Jacqueline, marathonienne aussi, ou de pédaler. « Il n’y a vraiment que les courses qui me plaisent et me motivent pour faire la fête. »

20 marathons sous les 3h !

La perf d’accord, la fête d’abord, il a fait sienne cette devise des Festiviales-Challenge de la Convivialité. Même s’il affiche un beau palmarès! 20 marathons sous les trois heures, un record en 2h52 (Marathon des Hauts-de-Seine, 1992), des trails dont une Diagonale des Fous, un paquet de courses « découverte » à l’étranger…

En tout, 1 500 courses. Une sacrée collection de médailles, de bons souvenirs et de multiples rencontres. Car Jésus, fort sympathique, ne passe jamais incognito sur les marathons où il se rend au volant de son Van Volkswagen.

Sa dernière course de l’année ? La Corrida de Houilles, dans les Yvelines. Ce rendez-vous à domicile est un autre incontournable. Gilbert a participé 38 fois à ce 10 km qui vient de fêter son 50e anniversaire. Toujours partant pour participer aux immanquables, le retraité s’avoue tout de même usé. « J’ai les genoux bien abimés depuis des années. Cette fois, je n’ai plus le choix, je programme des PRP cet hiver. Il faut que ça marche car je prévois d’aller courir au Bénin en février ». Prions pour lui, son calendrier 2023 est déjà bien rempli.



Cette La Sportiva Bushido II version Gore-Tex est accrocheuse et protectrice avec sa membrane imperméable. Mais elle ne conviendra pas à tous les pieds…

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Racée, cette La Sportiva Bushido II-Gtx en jaune flashy avec des crampons bien marqués. C’est une première pour moi. La première fois que je teste cette marque référente dans le milieu de l’outdoor. La première fois que je porte une paire avec membrane Gore-Tex imperméable.

Chaussant fin et semelle rigide

Première constatation en enfilant la paire, elle est faite pour les pieds fins, voire très fins. Nous n’allons donc pas être copains d’emblée. D’autant plus que le chaussant est rigide. Je me dis que cette chaussure n’est probablement pas destinée à tout le monde. Entendez par « tout le monde », les gens comme moi qui n’ont pas vraiment de « pied » ou de vitesse, ni de technique hors pair dans les descentes (et encore moins dans les montées !).

6 mm de drop et 310 g de solidité sur le papier. C’est surprenant pour un modèle qui semble tout léger à la sortie de sa boite. Une fois au pied, on a l’impression que plus rien ne peut arriver, vu les crampons de protection et la certaine rigidité que possède la chaussure. Le pare-pierre joue parfaitement son rôle surtout quand on butte facilement sur les pierres. Il est protégé par une doublure en microfibre ce qui évite les frottements et irritations sur cette zone.

Autre coloris un peu moins flashy que le jaune disponible pour ce modèle La Sportiva.

La Sportiva Bushido II-Gtx, une membrane imperméable efficace

La semelle de cette La Sportiva Bushido II-Gtex est ferme avec peu d’amorti. Elle semble bien résister à l’abrasion et le plus intéressant était de pouvoir la tester en milieu humide. Ce fut chose faite grâce à cette membrane Gore-Tex Invisible Fit. Cette membrane qui permet bien de garder le pied au sec. L’empeigne qui intègre ce revêtement imperméable Gore-Tex Invisible Fit permet toujours une respirabilité puissante mais surtout une protection contre la pluie infaillible.

Sa conception quasi sans coutures limite les frottements et réduit le risque d’irritation même si comme précisé en introduction c’est clairement une chaussure pour pieds fins.

Enfin, dernier détail qui n’en est pas un : le système de laçage. Simpliste mais hyper-efficace donc rien à dire là-dessus.

Finalement j’ai couru souvent sous la pluie avec ce modèle. Sur des terrains boueux, techniques, parfois avec de pierriers et des parties rocheuses. Dans tous les cas, pas de surprise, cette La Sportiva Bushido II-Gtx se comporte parfaitement en termes d’accroche. La gêne est plutôt venue de la rigidité de la semelle et de l’étroitesse du chaussant.

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Cette New Balance Fuelcell SuperComp Trainer est une paire en carbone qui offre un bon équilibre entre confort et dynamisme. Pour l’entraînement, comme la compétition.

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Avec cette New Balance Fuelcell SuperComp Trainer, New Balance étoffe sa gamme de chaussures performance à plaque carbone. Il s’agit d’un modèle intermédiaire à la version course élite.

Semelle oversize, lame de carbone et effet rocker


On retrouve l’épaisse semelle, désormais habituelle sur ce type de modèle, ainsi que la partie incurvée à l’avant (dit effet rocker). Ici la hauteur de 47 mm. Le test de flexion manuelle le confirme : il y a bien une lame carbone. D’ailleurs, elle est partiellement visible sous l’avant-pied.

Cette New Balance Fuelcell SuperComp Trainer est une paire avec une plaque en carbone qui offre un bon équilibre entre confort et dynamisme.

Le poids (280 g en pointure 44) n’est pas particulièrement léger pour un modèle à vocation performance. Mais on ne le ressent pas lors des premiers kilomètres. L’effet rocker incite naturellement à accélérer l’allure. Et à poser le pied sur la partie avant. Les coureurs peu habitués à ce type de foulée pourraient être un peu déroutés. Mieux vaut ainsi prévoir quelques sorties d’adaptation, en commençant par des durées relativement courtes (45 à 60 minutes).

L’amorti est ferme mais pas inconfortable. Cela « tape » beaucoup moins qu’avec d’autres modèles destinés à la compétition. C’est là que le terme  » Trainer  » prend toute sa signification. Car c’est bel et bien une paire utilisable à l’entraînement. Sur piste pour des sessions rythmées comme sur des sorties longues en préparation semi-marathon voire marathon, selon les capacités du coureur à apprécier ce type de chaussures.

New Balance FuelCell Super Comp Trainer : un réel gain de vitesse sur la piste !


Pour mettre en évidence ses qualités dynamiques, place à une séquence de 600 mètres sur piste. Après 30 minutes d’échauffement, je réalise une première séquence de 5 x 600 m en portant la New Balance Fuelcell Rebel V2 (chaussure orientée performance, 230 g, sans plaque carbone). Je termine en 2’05 », soit 3’30 » au km, un peu plus de 17 km/h avec 1’30 » de récupération.

J’attaque la seconde session de 5 x 600 m en portant ces New Balance Fuelcell SuperComp Trainer. J’adopte le même rythme (validé par la fréquence cardiaque stabilisée mesurée à l’aide d’une ceinture pectorale). Chaque séquence de 600 mètres est réalisée systématiquement 3 à 4 secondes plus rapidement. Le même gain est constaté chez un autre coureur sollicité. Il a effectué des séries de 800 mètres avec un protocole identique : 5 x 800 m en 2’45 » (3’25 » au km) puis 5 x 800 m avec les SuperComp Trainer courus en 2’40 » (3’19 » au km).

Les notes du testeur. Amorti : 16/20 – Confort : 17/20 – Dynamisme : 17/20 Stabilité : 16/20 – Souplesse : 16/20

Du confort au-delà de 1h30 de course


Mais il n’y a pas que des séances sur piste dans un programme d’entraînement. Et ces chaussures étant assez confortables pour effectuer des sorties d’au moins 1h30, elles sont parfaitement adaptées à des sorties longues en préparation d’un semi marathon. Avec un début de séance en endurance (elles sont parfaitement utilisables à ce type d’allure), puis en augmentant progressivement la vitesse pour effectuer des séries à allure semi-marathon.

Le bon équilibre entre confort et dynamisme permet de bien s’entraîner et de profiter des qualités de propulsion apportées par l’ensemble semelle en mousse et plaque carbone.

Pour des sorties plus longues en vue d’un marathon (d’une durée allant de 1h45 à 2h15), comme il a été écrit plus haut, il faudra peut-être envisager une période d’adaptation pour que les mollets (jumeaux et soléaires) encaissent ce surcroît de sollicitation.
Un petit inconvénient remarqué lors de quelques passages sur des chemins parfois moyennement revêtus : la large découpe sous le talon est un piège à cailloux, situation que l’on ne rencontre pas si l’on court exclusivement sur bitume.

Au final, New Balance avec sa FuellCell Super Comp Trainer, propose un très bon modèle d’entraînement orienté vers la performance, sans sacrifier le confort !

Le + Dynamisme et confort préservé. Le – Tarif élevé (230 € la paire).

Utilisation recommandée : entraînement courtes et moyennes distances, adaptation à envisager pour les préparations marathon, pour coureur à foulée neutre, poids inférieur à 75 kg.

Il a testé pour vous. Frédéric, 57 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 100 km sur bitume (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

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La Coros Apex 2 Pro, montre cardio-GPS multisport nouvelle génération est complète, très performante, et toujours un peu moins chère que la concurrence. Le point sur ses fonctionnalités après plusieurs semaines de test.

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Cette Coros Apex Pro 2, au poignet de Kilian Jornet et d’Emelie Forsberg depuis quelques semaines fait beaucoup parler d’elle. Je suis utilisateur au quotidien de la Coros Apex Pro, modèle sorti en 2019 et qui reste selon moi le meilleur rapport qualité prix du marché des montres GPS.

J’attendais donc avec impatience l’arrivée de la Coros Apex 2 Pro pour connaitre les points d’améliorations apportés par la marque. Car ce modèle « milieu de gamme » avait déjà connu une vraie mise à jour avec l’ajout de la cartographie il y a quelques mois.

La Coros Apex 2 Pro, montre cardio-GPS mutlisport est une belle réussite. Complète, précise et performante.

Coros Apex 2 Pro, un plus grand écran et un verre saphire

Esthétiquement cette Coros Apex 2 Pro est vraiment réussie. Elle dégage une impression de robustesse et ressemble vraiment à une Vertix, le modèle haut de gamme chez Coros. Je suis un peu moins fan du bracelet nylon vert barré d’un grand « explore perfection ». J’aurais préféré quelque chose de plus discret. Ce n’est qu’une question de goût…

En revanche, il est toujours très pratique et s’adapte à tous les poignets. Attention justement aux poignets fins car l’écran de l’Apex 2 Pro est plus grand. Cela facilite la lecture des données mais donne aussi un aspect un peu plus massif.

On retrouve par ailleurs le boitier plastique et titane de l’Apex Pro et les 3 boutons sur le côté. Cela facilitera grandement la prise en main pour les habitués de la marque. Pour les autres pas de panique, on s’y fait rapidement d’autant que les options de configuration sont nombreuses.

La vitre est en verre saphire. Coros annonce avoir améliorer la résistance de la lunette aux rayures. Dans les faits, le verre est sorti indemne de mon test, mais pas la lunette. Dernière info clé à mentionner, le poids, 52 g : c’est léger.

La Coros Apex 2 Pro, montre cardio-GPS mutlisport est une belle réussite. Complète, précise et performante.

Nouveau capteur cardio, puce multi GNSS et meilleure autonomie

Alors, quoi de neuf sur cette Apex Pro 2 ? Coros a retravaillé son capteur cardio en proposant deux modes de fonctionnement. Un mode quotidien moins précis mais plus économe en batterie et un mode performance qui utilise non pas une mais 4 Led rendant la mesure plus précise.


La puce GPS s’est elle aussi offerte une cure de jouvence. Il s’agit d’une puce multi GNSS (GPS + GLONASS + Galileo + Beidou) double fréquence qui fonctionne selon 3 modes. La précision et l’autonomie varient en fonction du mode utilisé.

En comparant les traces GPS entre Apex Pro et Apex 2 Pro, on sent une amélioration. Mais les performances de la Coros Apex Pro étaient déjà excellentes. De mon point de vue, elles sont d’ailleurs largement suffisantes pour une utilisation « route ». Si vous êtes ultra-trailer alors cette précision accrue sur cette nouvelle version peut devenir intéressante.

A noter aussi que Coros a encore amélioré l’autonomie de base de l’Apex 2 Pro par rapport à l’Apex Pro. On retrouve également un altimètre barométrique. L’Apex 2 Pro dispose de 32 Go ce qui permet d’embarquer la cartographie et la musique et en fait donc une vraie montre outdoor.


On retrouve les profils sportifs classiques chez Coros ainsi que toutes les données de performances qui ont permis à Coros de venir concurrencer Garmin en la matière.

Coros Apex 2 Pro, une « montée en gamme » et en prix…

Au final, Coros nous avait habitué ces dernières années à révolutionner le marché des montres GPS. Mais il faudra se contenter cette fois-ci d’une évolution. Cette Coros Apex 2 Pro est une belle réussite, c’est inédiable. Mais à 579 € on change de budget. En s’éloignant un peu plus de la Coros Pace 2 et ses 200 € pour se rapprocher de la Coros Vertix 2 et ses 700 €, deux modèles que j’ai aussi testés.

Coros reste toutefois en deçà des montres concurrentes en proposant une montre vraiment très complète et agréable à porter avec des performances accrues, mais ce repositionnement côté prix nous pose tout de même question.

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Pour ne pas grossir cet hiver, appliquez nos 10 commandements anti-kilos pendant un mois. Et constatez ensuite les résultats…

Retirez 1 sucre de votre boisson chaude

Au réveil, le taux de sucre dans le sang augmente naturellement. Ce mécanisme est sous contrôle hormonal. Inutile d’accroître le processus par une consommation excessive de produits sucrés. Un sucre économisé par jour, c’est 7 sucres économisés par semaine et 30 par mois ! Lorsque vous démultipliez ce chiffre en le rapportant au nombre de cafés consommés dans la journée, vous arrivez parfois à des résultats inattendus (4 cafés sucrés par jour = 28 sucres par semaine = 110 sucres par mois). Une fois que vous avez compris le principe, faites de même avec le chocolat en poudre, la confiture, le miel, les laitages…

Contrôlez votre consommation de pain 

Avec une farine T80 (pain de campagne), T110 (pain bis ou complet) ou T150 (pain intégral), vous obtenez un pain plus riche en fibres. Fibres qui exerceront un meilleur effet de satiété dans la matinée et une diminution de l’absorption des sucres et graisses. En dehors du petit déjeuner, le pain doit être sous contrôle car il présente une densité énergétique élevée. Pour maigrir, la mise sous surveillance du pain, lorsqu’elle est compensée par un apport de féculents adéquat, est efficace. Si vous ne souhaitez pas faire l’impasse, avant de démarrer le repas, vous pouvez vous couper deux fines tranches de pain. Une pour votre entrée, une pour votre plat de résistance ou fromage.

Misez sur les crudités « maison » 

Les entrées de crudités élaborées de type salade piémontaise ou industrielles véhiculent pas mal de graisses cachées (et parfois de sucre !) dans leur composition. Il vaut mieux les éviter. Pour maigrir, vous préférerez alors une salade « maison » avec un assaisonnement léger. Une simple salade verte représente un apport de crudité tout à fait valable au plan micronutritionnel.

Surveiller sa consommation d'huile est une bonne astuce pour maigrir.

Réduisez votre consommation d’huile 

Olive, noix, colza, soja, noisette… Les huiles végétales sont bénéfiques pour la santé, c’est admis. Cela ne doit cependant pas faire oublier leur extrême densité calorique, la plus élevée de tous les aliments. Chaque cuillère à soupe d’huile apporte 10ml d’huile soit près de 100 Kcal. Une cuillère à soupe d’huile économisée par jour correspond à 700 Kcal/semaine et 2 800 Kcal/mois. Pour maigrir, il faut donc commencer par quantifier puis réduire sa consommation d’huile en utilisant des recettes diététiques. On peut faire une vinaigrette diluée à l’eau ou à base de yaourt nature, fromage blanc ou yaourt soja. Il est aussi possible d’ajouter une protéine pour relever la saveur sans augmenter les calories : crevettes, thon au naturel, crabe, surimi, œuf, blanc de dinde, charcuterie maigre. L’équivalent d’une seule cuillère à soupe d’huile par repas est suffisant.

Réduisez votre consommation de sel 

Le sel exalte l’appétit. Dans certains cas, il favorise la rétention d’eau. Si vous rajoutez du sel aux préparations déjà salées, tentez l’expérience de réduire progressivement votre consommation. Il est démontré qu’avec une réduction de sel, on obtient un meilleur contrôle de l’appétit. Diminuer le sel c’est également maîtriser la consommation de tous les aliments riches en sel. Et cela tombe bien, sont souvent les plus caloriques : charcuteries, fromages, pain et biscottes, pâtisseries, chips, bouillons cube.

Limitez-vous à 3 fruits par jour pour ne pas grossir en hiver

Trois apports de fruits par jour (matin, midi, soir ou matin goûter, soir) suffisent amplement à satisfaire nos besoins quotidiens. Au-dela, il faut commencer à s’intéresser au coût calorique de cette surconsommation. Et surtout à ses causes. Deux belles pommes consommées quotidiennement dans l’après-midi libèrent à elles deux environ 8 sucres. C’est l’équivalent d’une assiette de riz de 200 g. Un tel cas de figure peut amener à se demander si le déjeuner est suffisant et s’il n’est pas opportun de rééquilibrer la ration de féculents sur ce repas.

Supprimez l’alcool la semaine

Pour ne pas grossir en hiver, limiter l’alcool est une mesure efficace. Un verre de vin apporte 100 Kcal pour 15 cl, ce qui n’est pas négligeable. Et encore, ce n’est pas l’alcool le plus calorique. A titre d’exemple, un verre de martini-gin apporte plus de 225 Kcal pour 15 cl. Limitez votre consommation d’alcool au seul weekend. Et mettez en équivalence votre verre de vin avec 40 g de pain ou 1 fruit (à condition d’avoir au moins 2 fruits par jour). Evitez les boissons et cocktails alcoolisés sucrés. Une dose de sirop = 2 à 4 sucres donc un verre de kir sera deux fois plus calorique qu’un verre de vin blanc seul. En apéritif, privilégiez les vins mousseux secs, champagne, apéritifs anisés sans alcool.

Traquez le gras le soir 

Le soir, il faut faire attention aux calories. Et surtout à celles qui proviennent des graisses animales (beurre, pâtés feuilletées, viandes grasses, charcuteries…). Adoptez donc le régime poisson sous toutes ses formes. Frais, congelé, surgelé, cru, en conserve mais au naturel, avec un poisson gras une seule fois par semaine (saumon, maquereau, sardine, hareng). Attention aux sauces, sinon cela ne sert à rien !

Limitez-vous à un seul apport de fromage par jour

Le fromage est l’aliment qui affiche la concentration en nutriments la plus élevée parmi les produits laitiers. Plus concentré en protéines, en calcium et en graisses. Ainsi, l’erreur courante est d’occulter, dans le décompte des apports journaliers, les « préparations à base de fromage ». Tous les plats gratinés, les pâtes fourrées (raviolis aux fromages), les omelettes, les croque-monsieurs, les sauces au fromage, les potages au fromage fondu, les salades au fromage, le gruyère râpé ou le parmesan…Dans ce cas, terminez le repas plutôt par un fromage blanc 20 %, un petit-suisse 20 %, un fruit ou une compote sans sucre ajouté.

Oubliez les carrés de chocolat en fin de repas

C’est dur mais c’est payant, à très court terme. 4 carrés de chocolat libèrent 2 sucres et 5 g de graisse. Sur la semaine, cela fait 14 sucres et 3 plaquettes et demie de beurre. Et sur le mois ? Faites le calcul…

Pour aller plus loin, découvrez le régime alcalin.



Préparer un premier semi-marathon, c’est la suite logique après un premier objectif sur 10 km. Nos conseils pour préparer au mieux ces 21.1 km et tenir la distance le jour J.

Si vous venez de boucler un 10 km, vous pouvez facilement estimer un prochain chrono sur semi-marathon. Cette distance de 21.1km, premier défi avant d’envisager la préparation d’un marathon, ne s’improvise pas. On y dépassera très largement l’heure de course. Et il n’est pas rare qu’un véritable coup de barre nous tombe dessus autour du 17e km, alors qu’il en reste encore quatre à tenir.

Ainsi, même si vous êtes habitué à boucler des épreuves de 10 km, il va falloir modifier certains aspects de votre préparation et changer quelques habitudes…Du côté « rythme », vous êtes armé et c’est un privilège par rapport à un vrai débutant.

Par contre, pour préparer un premier semi, il vous manque certainement un peu d’endurance. C’est cet aspect la qu’il va falloir développer avant d’épingler votre premier dossard de semi-marathonien… Un mois d’entraînement spécifique sera nécessaire afin d’arriver vraiment au top pour votre premier semi.

Hors entraînement, contrôlez la qualité de vos apports nutritionnels. Votre alimentation en phase pré-compétitive, doit doit être enrichie en glucides lents, sans toutefois réduire la ration protidique. Veillez également à une hydratation régulière en cours de journée.

Le semi-marathon impose de partir à la bonne allure : si vous partez trop vite, vous le paierez au-delà d’une heure d’effort !
Le semi-marathon impose de partir à la bonne allure : si vous partez trop vite, vous le paierez au-delà d’une heure d’effort ! ©Kiprun

5 priorité pour préparer un premier semi-marathon

Endurance, tenir la distance

Courir 21,1km n’est pas à la portée de tout le monde, en particulier à ceux que les longues sorties rebutent. Sans devoir dépasser deux heures de course comme si vous prépariez un marathon, vous devez prévoir un long footing dans votre programme. Qui dit longue sortie, dit courir tranquillement. Ne cherchez pas à vous rassurer ou à passer « un semi à blanc » pour vous prouver que vous serez capable de réussir votre objectif.

Le principe d’une longue sortie est basé sur la durée. Pour préparer un premier semi, il s’agit d’apprendre à votre organisme à puiser dans ses réserves après une heure de course, lorsque le glycogène est épuisé. Même en courant lentement, vous l’épuiserez tout en conservant suffisamment de fraicheur pour la suite de votre programme.

Votre séance spéciale endurance. Echauffement : 10mn d’étirements. Corps de séance : 1h20 à 1h50 de course régulière et lente, entre 65 et 70% de VMA. Retour au calme : 10mn d’étirements.

Connaissance de soi : partir à la bonne allure

Contrairement aux épreuves plus courtes (10km) qui vous permettent de digérer un départ trop rapide, ou épreuves longues (marathon) qui vous permettent de rattraper un éventuel retard sur vos temps de passages au fil des kilomètres, le semi impose de partir à la bonne allure. Si vous partez trop vite, vous le paierez au-delà d’une heure d’effort. Si vous partez trop lentement, vous n’aurez pas le temps de refaire votre retard avant la ligne d’arrivée.

Votre séance spéciale « allure semi ». Echauffement : 10 à 15mn de footing lent (65% de VMA) + 5 lignes droites de 100m à votre allure de 10km. Corps de séance : 20 à 40mn à votre allure de semi en essayant de courir le plus régulièrement possible sur un parcours étalonné ou sur une piste d’athlétisme. Apprenez à maintenir l’allure sans regarder votre montre. Retour au calme : 10mn de footing très lent à 60% de VMA.

Résistance : garder le rythme au-delà d’une heure

Bien souvent, c’est après l’heure de course que l’on raccourcie sa foulée. Cela réduit naturellement l’allure, sans que l’on s’en aperçoive. Il faut ainsi prévoir des séances de fractionnés assez longues

Votre séance de fractionné long. Echauffement : 15 à 20mn de footing lent (65% de VMA) + 5 lignes droites de 100m à votre allure de 10km. Corps de séance : 4 ou 5km entre 75 et 80% de VMA + 3km entre 80 et 85% de VMA + 2km entre 85 et 90% de VMA + 1km entre 90 et 95% de VMA. La récupération entre chaque effort doit correspondre à la moitié du temps de votre fraction et être réalisée au trot. Retour au calme : 10mn de footing très lent à 60% de VMA + 5mn d’étirements.

Motivation, croyez en vous !

Après une heure de course, on doit ensuite franchir le cap particulièrement délicat du 17e km. A ce niveau, on a alors l’impression d’avoir déjà beaucoup « donné ». Mais il reste encore quatre kilomètres déterminants de votre chrono final. En course à pied, les passages difficiles se franchissent souvent au mental. C’est plus facile si l’on dispose d’un gros moteur, c’est à dire d’un système cardiovasculaire bien au point. Autant s’y préparer en effectuant quelques séances vraiment dures…

Votre séance spéciale ‘anti-mur du 17e km’. Echauffement : 15 à 20mn de footing lent (65% de VMA) + 5 lignes droites de 100m à votre allure de 10km. Corps de séance : 10 X 45’’ à 100% de VMA, récup en trottinant entre 30 et 45’’. Retour au calme : 15mn de footing très lent à 60% de VMA + 5mn d’étirements.

Récupération : arriver frais au départ

Sans parler de surentraînement, si l’on manque de fraîcheur mentale et/ou physique au départ d’un semi marathon, on court immanquablement à la catastrophe. Et cela, même si on a suivi un programme d’entraînement spécifique. Notre énergie n’est en aucun cas inépuisable. Prendre un départ pour 21,1km de course impose de disposer de 100% de son potentiel. On doit donc insérer des jours de repos entre chaque séance mais aussi un footing de récupération qui optimise l’assimilation du travail effectué.

Votre séance « spéciale récupération« . Echauffement : 5 à 10mn d’étirements. Corps de séance : 30 à 40mn de footing très lent entre 60 et 65% de VMA. Retour au calme : 5 à 10mn d’étirements.

5 conseils pour réussir un premier semi

1. Augmenter le volume de votre travail en fractionné.

2. Allonger les distances de vos longues sorties.

3. N’enchaînez pas des épreuves de semi-marathon… Sachez que la récupération d’une épreuve de 21 kilomètres demande plus de temps que lorsque vous venez de boucler 10 kilomètres. Ainsi, il vous sera impossible d’enchaîner plusieurs semi-marathons rapprochés comme vous pouvez le faire avec des distances courtes.

4. Faites évoluer votre technique de foulée vers un geste plus économique. Vos genoux doivent moins monter, vos pieds attaquant le sol par le talon pour se dérouler complètement et vous propulser vers l’avant, d’une foulée rasante.

5. Gérez votre allure de course. Sur 10km, on entre dans le vif du sujet dès le coup de pistolet. Le semi demande patience et ténacité lors des premiers kilomètres qui doivent être gérés prudemment, à un rythme inférieur à nos possibilités, un peu comme lors d’un marathon…




Le fractionné en côte c’est un moyen d’améliorer sa technique de course, de se renforcer musculairement et de travailler son cardio. Une séance 3 en 1, dure mais redoutable !

L’entraînement fractionné en côte améliore en premier lieu la technique de course avec une foulée plus efficace. En effet, la résistance offerte par la pente nécessite pour garder une vitesse suffisante, de tirer sur les bras en les plaçant bien dans l’axe et d’engager le genou en le montant un peu. Cela va bonifier votre gestuelle qui sera plus efficace avec une foulée plus ample. C’est un travail naturel de foulée et donc spécifique aux exigences de la course à pied.

Fractionné en côte, un travail de puissance et de VMA


Ce fractionné en côte va renforcer aussi naturellement vos muscles des cuisses (les quadriceps) ainsi que ceux du pied améliorant la force de celui-ci. C’est donc de la préparation physique.
Vous allez gagner en puissance. Ce gain va se combiner aux effets sur la gestuelle pour améliorer votre foulée dans son ensemble. C’est donc une amélioration de la force fonctionnelle grâce à une forme musculation naturelle.
Ces exercices sont aussi un excellent travail cardiovasculaire. La montée sollicite le cœur car en raison de la pente, l’intensité de l’exercice oblige à des efforts importants.

C’est à la fois un travail aérobie de VMA mais aussi d’accoutumance à l’acide lactique et donc un travail anaérobie.

En effet, la fin de chacune des répétitions doit donner lieu à une impression de « grosses cuisses ». Elle est souvent combinée à une impression que les genoux ne peuvent plus monter. Cela est dû à l’accumulation des lactates dans les quadriceps.

Comment faire son fractionné en côte


Il faut trouver une route qui présente une pente d’environ 6 à 8% de façon à ce qu’en la montant en courant, on obtienne les différents effets bénéfiques recherchés. Une fois le parcours trouvé, il faut répéter la distance prévue en vous efforçant d’aller le plus vite possible tout en restant régulier à chaque répétition.

Si les temps déclinent tout au long de la séance, c’est que vous êtes allé trop vite. A l’inverse, il ne doit pas être possible d’aller beaucoup plus vite au fil des enchaînements car cela signifie que vous avez été trop prudent au départ.

Cet exercice s’apparente à une séance de fractionné où la régularité, sur des allures maximales, est recherchée. La récupération s’effectue en redescendant au point de départ, en trottinant très doucement.

3 consignes associées pour réussir son fractionné en côte


Ce type de séance qui mobilise un nombre important de ressources, gagne en efficacité si les consignes de réalisation sont bien respectées.

  1. Les bras participent à l’effort. Ils sont dans l’axe. On exagère l’amplitude du mouvement en allant loin derrière et surtout devant.
  2. Les membres inférieurs ne doivent pas « subir » la pente. Il faut engager le genou vers le haut et vers l’avant. Seul l’avant du pied est en contact avec le sol.
  3. Le talon ne pose pas afin d’avoir du dynamisme et de l’impulsion à chaque foulée.


Le 14 mai, un nouveau semi-marathon avec passage sur le barrage du Mont-Saint-Michel s’annonce à Pontorson, dans la Manche.

Autour de Pontorson, dans la Manche, Courir en baie annonce un premier semi-marathon le 14 mai. Après 12 éditions de son 10 km, l’association se challenge pour 2023, avec un changement de décor, de date et de distance.

Ce nouveau semi-marathon normand est une bonne nouvelle pour les nostalgiques du Run in Mont-Saint-Michel. Souvenez-vous, le Marathon de la baie du Mont-Saint-Michel, l’un des plus beaux marathons du calendrier, était passé dans le giron de la société Amaury-Sport-Organisation sous l’appellation ‘Run in’. Puis, subitement, il avait été annulé en 2022 au motif que « l’édition n’aurait pas permis d’atteindre le nombre de participants nécessaire au maintien durable de l’épreuve. »

Le semi-marathon de Pontorson de Courir en baie passera sur le barrage du Mont-Saint-Michel le 14 mai.
@Courir en baie.

Un semi-marathon pour admirer le Mont-Saint-Michel

Suite à cet arrêt, les passionnés de Courir en baie ont voulu remettre la Merveille à portée de foulée avec ce semi-marathon filant le long de la baie du Mont-Saint-Michel.

Certes, l’épreuve pilotée par cette « petite organisation » n’attirera pas les quelque 5 000 coureurs que rassemblait le « Run in » associant marathon, duo, semi, 10km et trail le temps d’un week-end. Mais il fera le bonheur de ses finishers ! « Notre priorité n’est pas le financier, mais de partager notre passion », détaille en substance Matthieu Chappé, de l’organisation.

Traversée du barrage et passage sur le polder

D’autant que l’épreuve promet d’en mettre plein la vue. La course s’élancera donc à 9h le 14 mai de la place de la mairie de Pontorson. Le circuit de 21.1 km suivra ensuite sur quelques kilomètres le chemin de halage pour rejoindre le barrage du Mont-Saint-Michel. Puis, une fois la digue traversée, le cortège passera par le polder pour rallier Pontorson. Cette boucle de toute beauté s’annonce sans difficulté .

Il sera possible de participer à ce premier semi-marathon de Pontorson en solo ou bien en duo. Le traditionnel 10 km de Courir en baie sera cette année mis de côté mais des courses enfants et une marche nordique seront aussi à l’affiche de cette nouvelle épreuve printanière.

Toutes les infos sur @Courir en baie, inscriptions sur Klikego



L’UTMB World Series est désormais l’unique accès à l’UMTB Mont-Blanc ou UTMB World Series Finals. On fait le point sur le fonctionnement de ce circuit avec Frédéric Lénart, directeur général UTMB Group.

Vous rêvez de participer à l’UTMB Mont-Blanc, à la CCC ou à l’OCC en 2023 ? Il n’est pas trop tard ! Vous avez jusqu’au 31 décembre 23h59 sur compte MyUTMB pour vérifier votre éligibilité et vous pré-inscrire au tirage au sort dont les résultats seront communiqués le 10 janvier. Deux préalables toutefois : posséder une running stone au moins acquise sur une course de l’UMTB World Series cette année 2022 et un UTMB Index à jour. Tout est expliqué dans l’interview qui suit.

UTMB World Series : 4 courses en France pour se qualifier

Si vous n’avez pas de running stone en poche, c’est donc raté pour l’UTMB-Mont Blanc 2023. En revanche, si vous souhaitez tenter la loterie de Chamonix pour 2024, il vous faudra participer en 2023 à l’une des 34 courses de l’UTMB World Series. En France, le circuit regroupe désormais 4 évènements. Le nouveau Trail Alsace Grand Est by UTMB (19 mai) de Colmar, le Trail Saint-Jacques de Saugues (3 juin), le Restonica Trail en Corse (6 juillet) et le Nice Côte d’Azur (29 septembre).

Chez nos voisins suisses, 3 courses « by UTMB » : le Trail du Verbier Saint-Bernard (9 juillet), l‘Eiger Ultra-trail (12 juillet) et le Wildstrubel (16 septembre). En Italie, le magnifique Lavaredo Ultra-Trail (22 juin) fait partie du circuit En Espagne enfin, la Transvulcania (6 mai) et l’UTMB Val d’Aran (7 juillet) vous donneront accès les fameuses running stones.

Et pour participer aux PTL, TDS, MCC, ETC et YCC 2023 ? Les pré-inscriptions ouvrent le 3 janvier 2023 pour les PTL, TDS et MCC. Le 10 janvier pour les YCC, l’ETC et la TDS pour l’ensemble du public, en suivant la règle du premier arrivé, premier servi. 3-10 janvier 2023 : période de pré-inscriptions PTL et inscriptions prioritaires TDS, MCC. 10 janvier 2023 : ouverture grand public des inscriptions TDS, ETC et YCC. 20-31 janvier 2023 : résultats de la sélection des dossiers PTL et finalisation des inscriptions ».

UTMB World-Series
L’UTMB Mont-Blanc est désormais la finale du circuit UTMB World Series.

Pourquoi imposer ce nouveau circuit UTMB World Series ? 

Frédéric Lénart, directeur général UTMB Group : « Le système d’inscriptions pour l’UTMB Mont-Blanc atteignait sa limite. En 2020, nous avions 32 000 candidats pour 10 000 places. Pour éviter de gérer trop de frustrations à l’avenir, nous avons mis en place ce nouveau système pyramidal. L’UTMB Mont-Blanc est désormais une finale mondiale.  Le fonctionnement est plus fermé qu’auparavant. Il n’y a plus 4000 courses qualificatives, mais quelques dizaines d’évènements sur l’UTMB World Series. Ceux-ci fournissent des running stones, tickets pour le tirage au sort. En parallèle, nous avons mis en place une qualification par la performance. Ainsi, les athlètes qui font un podium sur un événement by UTMB ont automatiquement une invitation pour l’UTMB de Mont-Blanc. Nous conservons la cohabitation entre athlètes et amateurs qui nous est chère. »

Comment fonctionne le système de running stone sur l’UTMB World Series ? 

« En participant à un UTMB World Series Events de 20 km, vous obtenez une Running Stone qui vous permet de poser votre candidature pour le tirage au sort de l’OCC (50 km). Si vous courez un 50 km, vous cumulerez deux Running Stones et pourrez prétendre à courir l’OCC et la CCC (100 km). Si vous courez un 100 km, vous décrochez trois Running Stones. Vous aurez alors plus de tickets pour la loterie à l’OCC, la CCC ou l’UTMB (160 km). Si vous courez un 100 miles (160 km), vous aurez 4 Running Stones, soit 4 chances de vous qualifier sur ces 3 courses. »

Une running stone correspond à un ticket pour participer à la loterie de l'UTMB Mont-Blanc.
Une running stone correspond à un ticket pour participer à la loterie de l’UTMB Mont-Blanc.

Ces « stones » ou tickets pour participer à la loterie vont donc augmenter la probabilité de pouvoir courir à Chamonix ? 

« Oui, c’est l’idée. Plutôt que 50 000 candidats pour 10 000 places sur l’événement UTMB Mont-Blanc, nous préférons qu’il y ait 20 000 candidats pour 10 000 places. Une chance sur deux, c’est déjà mieux ! »

Si l’on résume, pour prétendre courir l’UTMB Mont-Blanc, on peut donc posséder une seule running stone acquise sur une course du circuit en catégorie 20 km mais il faut avoir un UTMB Index valide?

« C’est possible, oui. Il faut juste avoir plus de chance au tirage au sort si l’on possède qu’une seule Running Stone. Il faut aussi savoir que l’on conserve ses Running Stones à vie. Si vous obtenez une Running Stone en 2022 et que vous décidez de courir l’UTMB en 2032, il faudra simplement avoir un UTMB Index valide remontant sur les 36 derniers mois au moins. »

Dans le circuit UTMB World Series, quelle est différence entre les Events et les Majors ? 

« Il y a actuellement 34 Events dont 2 Majors. En Europe, la Major c’est Val d’Aran en Espagne. Sur cette course, il y aura plus de chance se qualifier par la performance, notamment par tranche d’âge. On y obtiendra aussi davantage de Running stones, quatre au lieu de deux en catégorie 50 km par exemple. »

Parlons des courses Qualifiers. Elles ne sont pas obligatoires pour prétendre à l’UTMB-Mont-Blanc mais donnent un accès privilégié aux Events. C’est-à-dire ? 

« Le système d’accès direct à Chamonix via des courses qualificatives n’existe plus. Nous avons toutefois voulu garder un lien avec la communauté trail/running en dehors du circuit UTMB World Series. C’est pour cela que nous avons des courses dites « Qualifiers » partout dans le monde (calendrier complet ICI). Si la course choisie affiche complet, le coureur du circuit UTMB aura une priorité pour décrocher son dossard, et les meilleures conditions pour s’inscrire. »

Les courses « Qualifiers » correspondent aux anciennes courses qualificatives qui donnaient des points ?

« Oui. Toutes ces courses, environ 3000 dans le monde, déposent leurs résultats sur notre base de données. Elles ne délivrent plus de points mais permettent de calculer l’indice de performance du coureur. Cet UTMB Index est désormais requis pour s’inscrire à l’OCC, la CCC et l’UTMB. »

L’UTMB Index remplace la côte ITRA et le système de points ITRA disparaît… 

«  L’an dernier, l’ITRA s’est en effet dissocié de l’UTMB. Nous avons mis en place l’UTMB Index, qui reprend la côte ITRA. Cet indice de performance valide la capacité du coureur à courir un ultra. Quant aux courses qui fournissaient des points ITRA, elles alimentent aujourd’hui à 90% l’UTMB Index. »

UTMB Word Series calendrier
Le calendrier de l’UTMB World Series compte 34 Events (hors UTMB Mont-Blanc) dont 17 en Europe.



Il était temps que mes mollets découvrent le drop 0 sur la route mais aussi en trail. Que de mieux que la marque Altra, leader dans le drop très faible, pour tester ce nouveau mode de course « à plat » ?

Le drop, tout le monde en parle mais savez-vous au juste ce que cela signifie ? C’est tout simplement la différence de hauteur entre l’arrière et l’avant d’une chaussure. Aussi, perchée sur des talons, le drop est très haut car l’arrière de la chaussure est nettement surélevé par rapport à l‘avant. Mais à plat dans une paire de tongues, le drop est nul puisque l’avant du pied et le talon sont au même niveau.

Du drop élevé au drop 0

En course à pied, le drop moyen constaté sur les chaussures est de 10 à 12 mm. C’est l’évolution des chaussures au cours de ces dernières décennies qui a eu tendance à augmenter l’épaisseur au niveau du talon.

L’argument généralement avancé par les marques ? La protection face aux blessures par des amortis et des drops de plus en plus importants. Mais finalement ce n’est pas si évident. Car on s’est rendus compte que ces ajouts de drop et de techniques stabilisatrices avaient peut-être eu pour conséquencs de modifier notre biomécanique de course naturelle. Et donc l’attaque talon qui concerne aujourd’hui la majorité des coureurs (chiffre avancé de +80%) serait peut-être en partie la conséquence du port ces chaussures « maximalistes » avec des drops importants.

Alors bien sûr, le drop étant présent dans la plupart des chaussures du quotidien, le corps s’est habitué. Et c’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que le passage à un drop faible ou nul est un peu difficile et souvent douloureux !

On ne talonne pas avec une paire zéro drop ! ©Altra

Comment passer au drop 0 en toute sécurité ?

Premier exercice requis : courir pieds nus dans le sable ou dans l’herbe. Ainsi, vous remarquerez tout de suite que quelle que soit votre foulée, une fois pieds nus, c’est sur l’avant-pied ou le médio-pied que vous courrez et non sur le talon. Cette première constatation suggère donc qu’un drop bas va inciter à courir sur l’avant-pied ou le médio-pied. Mais pas de miracle, un drop ne modifie en aucun cas une foulée à lui tout seul. Cela va juste vous inciter à courir d’une autre manière.

Toute la chaine postérieure qui va être sollicitée par un changement de drop : mollet, tendon d’Achille et aponévrose plantaire. Il convient donc d’y aller doucement dans un premier temps. On recommande de commencer par réduire le drop à 4 mm par exemple ou encore de partager les entrainements en deux temps. On peut ainsi faire un échauffement avec les chaussures à drop 0 puis la séance spécifique avec les chaussures habituelles.

 Quel est l’avantage de passer à un drop 0 ?

Le plus gros avantage est de se rapprocher de la position pied nu et d’une biomécanique naturelle. En mettant votre pied à plat, vous êtes en accord avec votre biomécanique. Car votre anatomie n’est initialement pas faite pour courir sur les talons.

Une fois bien adapté au drop 0, vous allez favoriser tout le renforcement de la chaine postérieure qui est ultra importante pour la pratique de la course à pied. Si en plus d’un drop faible, vous utilisez des chaussures minimalistes, vous allez également renforcer toute la musculature intrinsèque du pied.

Drop 0 ne veut pas dire pas d’amorti !

Mais alors un drop 0, c’est la même chose qu’une chaussure minimaliste ?

Alors non, pas du tout car la chaussure minimaliste est une chaussure qui se rapproche le plus possible du pied nu. C’est-à-dire un drop nul bien sûr mais aussi un amorti inexistant (comme les chaussures Five Fingers à 5 doigts par exemple). Alors qu’une chaussure à drop 0 peut parfaitement conserver des critères de confort comme amorti, relance, techniques stabilisatrices du pied, dynamisme dans sa conception.

J’ai testé Altra Escalante 3 (route)

Altra Escalante 3, tout confort pour passer au drop 0

La marque américaine Altra est spécialisée dans les chaussures permettant une « foulée plus naturelle ». Elle a sorti la version 3 de son modèle phare pour la route l’escalante.

Il s’agit donc d’une chaussure équipée d’un drop zéro. Il est vendu sous le concept de « Balanced Cushionning », combiné à la « Footshape Toe Box, un avant de la chaussure plus large qui libére le pied et augmente la stabilité. La nouvelle Escalante se veut un peu plus lourde que sa grande sœur l’Escalante 2.5. Le poids annoncé est de 263g (H) / 219g (F) contre 241g (H) / 210g (F). La tige a elle été revue afin de maximiser le confort et la respirabilité.

La chaussure a une hauteur de 24 mm. L’empeigne propose toujours un minimum de coutures, notamment sur l’avant, afin de favoriser la souplesse et le confort. Et c’est franchement très appréciable quand on a tendance à avoir ces fameux pieds à ampoules.

A l’essai sur route, la première surprise vient d’une certaine rigidité de la tige arrière. Mais surtout le modèle est très stable et bien sûr aucun déséquilibre lié à la présence d’un drop, vu qu’il n’y en a pas !

Bon il faut passer au-delà de la vision de ces pieds vu d’au-dessus avec notamment cette impression de largesse oversize et de légère déformation sur l’avant. Mais on s’y habitue très vite.

Altra Escalante 3, confort, amorti, stabilité

Aux premières foulées c’est l’amorti, le confort du chaussant qui sont très impressionnants. Mais que c’est dur de relancer ! Et surtout ça tire très très dur dans les mollets… A tel point que le premier essai s’arrêtera au bout de 3km avec l’impression d’avoir l’arrière de la jambe passée sous un rouleau compresseur.

Massage manuel, rouleau de massage, pistolet de massage… j’aurais épuisé tout ce qui était en ma possession pour tenter de récupérer ma chaine postérieure après les premières séances. Mais au final, en augmentant progressivement les distances, je me rends compte que quand je reprends mes chaussures « classiques » je me sens plus à l’aise, voire plus reposée dans ma foulée. Et bonus non négligeable, les ischios, les mollets se sont redessinés différemment.

Aussi après ce premier essai sur toute il me tardait de voir l’effet d’un drop 0 avec une chaussure de trail…

Altra Olympus 5, le drop 0 tout confort pour trails courts sur terrains peu techniques.

J’ai testé l’Altra Olympus 5 (trail)

Avec 33 mm de hauteur de la semelle, cette Altra Olympus 5 est la plus haute de la marque. Cette hauteur implique une certaine rigidité, compensée par le confort de l’amorti. Le Vibram Megagrip qui compose la semelle extérieure lui offre la durabilité nécessaire pour accumuler les kilomètres

Concernant cette semelle on est tout de suite séduit par l’amorti et le confort qu’elle produit alors que la chaussure pourrait paraître minimaliste. Mais c’est cependant la paire la plus amortie de la gamme chez Altra. Elle se destine aux longues distances en trail.

Pour rappel, cette chaussure comme toute Altra possède un drop 0 et toujours cette même toebox large à l’avant du pied.

Du confort sur trails peu techniques

Cependant, l’Altra Olympus 5 a été conçue pour des sentiers modérément techniques. Ses crampons de 4 mm ne lui offrant pas l’accroche nécessaire en cas de boue ou de neige trop importante. Sur un parcours de 40km boueux, j’ai trouvé une chaussure qui accrochait très bien et qui s’en sortait parfaitement pour m’empêcher de glisser en descente ! g

D’un point de vue technique, l’Altra Olympus 5 est une version légèrement revisitée du modèle précédent. Le véritable changement se situe au niveau de la tige. Celle-ci a été retravaillé pour apporter plus de confort et de maintien et elle monte assez haut le long du tendon d’Achille.

A quoi cela peut servir ? Plus de confort ? Facilité d’enfilage ? En fait cela m’a posé souci car j’aime bien quand je déroule le pied ne rien sentir qui touche sur le tendon d’Achille. Toujours pour éviter ces fameux frottements. Mais finalement, j’ai trouvé cela assez confortable. Cela confère encore plus d’effet cocoon à la paire, genre « charentaise ».

Altra Olympus 5, le drop 0 tout confort pour trails courts sur terrains peu techniques.
Altra Olympus 5, édition spéciale Chamonix.

Drop 0 et mes mollets alors  ?

Et bien bizarrement cet effet drop 0 est beaucoup moins pesant pour la chaine musculaire postérieure en trail que sur route. Peut être est-ce dû à la variabilité des appuis en trail, différente de la foulée répétitive en course à pied ?

Mais il m’a semblé m’être adaptée très vite à ce modèle sur une distance de 40km en trail. Ce que je ne vous dis pas, c’est que le lendemain de ce trail, quand même, mes mollets ont protesté pendant 48h. A ne plus pouvoir descendre ni monter des escaliers, une vraie démarche de canard… Mais à force de les utiliser ces douleurs post-course ont progressivement disparues.

Au final cette chaussure est réellement destinée aux sorties très longues de par son confort, plutôt par temps secs. Attention au laçage, il n’est pas toujours évident de trouver le bon serrage et/ou position des lacets pour bien serrer le pied. 

Alors vous aussi vous voulez passer en drop 0 ? Une seule consigne, allez-y très progressivement. Vos muscles de la chaine postérieure de vos jambes vous en seront reconnaissants. Et vous éviterez de vous blesser en faisant d’emblée des longues sorties en drop 0.



Habitué de la SaintéLyon, Alexandre Delore revient sur l’édition 2022 de la SaintéExpress sa course fétiche. Du premier relais en famille en 2002 en passant par la « doyenne » ou le bénévolat l’an dernier, ce coureur lyonnais ne se lasse pas de participer de cette nuit à courir dehors, unique en son genre.

La SaintéLyon, une attraction qui fascine toujours autant de monde. Le plus marquant, c’est la foule. Exemple à Sainte Catherine, au départ de la SaintExpress, que j’ai couru cette année. En moins d’une heure, plus de 3500 personnes rejoignent en car ce village des monts du Lyonnais de quelques centaines d’habitants. Un tour de force sans accroc, un miracle chaque année pour les organisateurs. Qu’importe si l’ambiance feutrée du départ ne ressemble pas à celle frissonnante de Saint-Etienne.

Qui est Alexandre Delore ? 47 ans, licencié à l’Entente Sud Lyonnais. Gestionnaire de collège. 2h55′ au marathon. Finisher 100km de Millau, Saintélyon 4 fois, Grand trail des Templiers et Grand Trail du St Jacques.

SainteLyon 2022, dans les ténèbres de Saint-Genoux.
SainteLyon 2022, dans les ténèbres de Saint-Genoux. ©Brice Robert

Dans la purée de pois…

Le format marathon-trail de 44 km me correspond, d’autant que l’hiver s’est invité brusquement cette semaine et rend les sentiers très humides. C’est l’occasion de partager un moment convivial avec quelques copains (Martial, Gerhard, Greg, Jean-Charles et Etienne). Chacun à son niveau, ses espoirs. Plus tard avec son lot de sensations fortes, ses illusions, ses galères.

J’étais prévenu par le « Padre » que l’ancien coureur cycliste Thomas Voeckler récemment converti au trail prendrait le départ. « Prends sa roue et bat le au sprint !. Ca m’a fait bien rigoler.
Mais dès que le train de la SaintExpress fut lancé, on fait moins le malin à se faufiler pour aborder le premier sentier au bout de 800 mètres ! La frontale nous guide dans les trajectoires sinueuses. Puis le bois d’Arfeuille advient très vite. Fantomatique et glissant. Et c’est la montée du Rampeau, l’épouvantail, monotrace tout droit dans le pentu au milieu de la forêt. Exigeant mais en connaisseur, je gère bien en marchant vite.

A Saint-André-la-Côte, le brouillard s’invite. Sans m’en rendre compte, dans la purée de pois, c’est le bois des Marches « casse-pattes » que l’on traverse au ralenti et non pas la boucle du hameau du Surgeon, surprise ! On croit sortir des ténèbres à Saint-Genoux. La suite est plus facile. Une meilleure visibilité et de bonnes jambes.

Alexandre Delore au bout de sa SaintExpress 2022.
Alexandre Delore, bientôt au bout de sa SaintExpress 2022.

Holiday on ice sur boue

Ma seule appréhension, c’est quelle surprise vais-je découvrir à chaque prochain sentier. Je manque de peu de me vautrer par terre dans la descente finale du bois Bouchat. C’est la lutte contre les éléments naturels. La pluie qui fouette le visage, les cuisses et refroidit le corps à mesure que l’on rejoint Soucieu.

En avance sur mon tableau de marche à mi-course, c’est bien engagé. Je déroule comme à l’entraînement. Mais voici la forêt de Champanel. Une énième descente digne d’« holiday on ice » sur boue. Une glissade, les fesses à terre, y parait que c’est bon pour la peau ! Pardon à toutes celles et ceux qui passeront derrière, le chemin a été bien labouré !

Les kilomètres défilent à allure régulière autour de 12 km à l’heure. Aux abords du ravito de Chaponost, sur un tracé en aller retour, je croise Greg qui n’est pas très loin devant. C’est une bonne référence. On est sur les bases de 4
heures de course. Les sentiers laissent place de plus en plus à du bitume.

Dans le top 100 de la SaintExpress !

Cela tape bien sous les pieds avec nos pompes de trail. Les dernières difficultés, les montées des Aqueducs et celle du parc aventures de Sainte Foy obligent à puiser des ressources surgies du tréfonds mais ça passe.

4h03’ au final sous l’arche d’arrivée à la Halle Tony Garnier, soit une moyenne horaire légèrement supérieure à celle de 2019 avec les mêmes conditions météo. Je retrouve Greg qui termine en costaud en 3h59’. Dans les 100 premiers, satisfaction partagée.

Puis Gerhard me rejoint à la douche qui n’a pu continuer l’aventure après Soucieu, trahi par une contracture au mollet. Dommage pour lui, car la dernière sortie ensemble deux semaines auparavant était prometteuse. Enfin, au petit matin, revenu au bercail, j’irai encourager Milliau et David au ravito de Soucieu. Engagés sur le 78km, parcours historique de SaintéLyon, un autre monde ! Une nuit de boue, dantesque, dans la pure tradition de la Saintélyon.



Cette Asics Fuji Speed saura vous surprendre sur trail court et terrain peu technique.

Attention, cette Asics Fuji Speed taille petit. On vous recommande de prendre une pointure de plus que ce que l’on a l’habitude en chaussures running/trail. Mais c’est une bombe, parce qu’elle est légère et très réactive. Elle est conçue avant tout pour performer sur des distances courtes voire moyennes. Mais elle ne sacrifie pas pour autant au confort éprouvé à chaque foulée, grâce à son système d’amorti dynamique. A noter toutefois, son drop de 4 mm, exigeant, qui ne conviendra pas à toutes les foulées.

Asics Fuji Speed, légère & réactive

Sa réactivité est accrue par la plaque de propulsion intégrée, qui permet un vrai retour d’énergie à l’impulsion, son drop bas et l’effet rocker induit par l’avant très relevé de la semelle. Sous la semelle, le crantage est peu proéminent (3mm), on évitera donc les terrains très techniques. Le grip est par ailleurs de qualité. La languette, reliée à la semelle sur sa partie basse, est très fine et comporte une pochette pour ranger les lacets.

Quelques nouveautés

La nouveauté de cette Asics Fuji Speed, en tout cas la plus visible, réside dans son système de laçage innovant. Le lacet est comme doublé grâce à des « pattes » qui se croisent. Peut-être pour éviter la pression qu’un laçage classique exercerait sur le dessus du pied ?

Cela complique en tout cas un peu l’obtention d’un serrage optimum, et ce malgré la présence d’un système style « Quicklace ». L’autre originalité de l’empeigne, c’est son tissu translucide à l’aspect plastifié, suffisamment solide pour être directement relié à la semelle, sans pare-pierre sur les côtés.

Conformément à la tradition Asics, l’avant est assez étroit. La coque talonnière est assez rigide et haute, ce qui peut irriter le tendon et/ou les malléoles, mais elle est heureusement un peu rembourrée sur l’intérieur.

Les notes de la testeuse. Amorti : 16/20 Accroche : 15/20 Confort : 14/20 Stabilité : 18/20 Souplesse : 15/20

Elle a testé pour vous. Isabelle Guillot, 61 ans, 1,55 m, 44 kg, 4 fois championne du monde de course de montagne, 2h36’16’’ au marathon Conditions du test. Environ 150 km à allures variées, sur des sols peu techniques.



Ce Marathon de Valence a une nouvelle fois fait trembler les chronos avec de nouveaux records en tête de course et près de 18% du peloton terminant en moins de 3 heures.

Le Marathon de Valence vient de vivre sa plus belle édition avec un record de participation (21 838 finishers), deux nouveaux records et de belles surprises. Cette 42e édition a en effet révélé un « outsider ». Le Kenyan couronné, Kelvin Kiptum, 23 ans courait son premier marathon. A 10 km de l’arrivée, l’athlète a lâché le groupe de tête, comptant notamment le champion du monde en titre Tamirat Tola pour voler vers la victoire. En 2h01’53’’, ce nouveau champion signe ainsi la troisième meilleure performance mondiale de tous les temps.

Chez les femmes, on a cru un temps au record du monde (2h14’04 »). L’Éthiopienne Letesenbet Gidey a couru sur les bases de ce record, avant de s’effondrer sur le finish, terminant en 2h16’. Sa compatriote Amane Beriso Shankule a décroché la couronne, en 2h14’58’’, ce qui représente aussi la troisième meilleure performance mondiale sur la distance.

Valence devient ainsi le second marathon le plus rapide au monde derrière le marathon de Berlin.

Plus de 3000 Français et un paquet de « RP »

Côté Français, il y avait une belle densité de coureurs, avec des champions en quête de records parmi les 3053 tricolores en lice. La France, c’est le premier contingent d’étrangers sur ce marathon espagnol. En tête, un Nicolas Navarro très costaud. Pointant à la 13e place au classement général, il bat d’une minute son précédent record, terminant en 2h07’01’’, ce qui représente la 4eme performance française de tous les temps.

Nicolas Navarro a battu son record en 2h07'01'' sur le marathon de Valenc
Nicolas Navarro, record personnel en 2h07’01 ». ©DR

Derrière, Mehdi Frère termine en 2h09’18’’, lui aussi avec les minimas en poche pour les championnats 2023. Citons aussi la performance de Félix Bour qui a couru son premier marathon en 2h10’43’’.

Chez les masters, Mohammed El Yamani, 58 ans, a encore une fois forcé le respect. L’an dernier, ce francilien avait couru en 2h26’56’’, passant à une minute du record du monde de la catégorie M55 qu’il visait à nouveau cette année. Il boucle cette fois son marathon fétiche en 2h27’25’’ après une course particulièrement rude. « Une chute au 15e kilomètre et des problèmes gastriques aux 39e et 40e kilomètre – trois arrêts pour vomir – m’ont coûté de précieuses secondes » commente en substance ce master super-performant.

Méline Rollin a couru son premier marathon en 2h30' à Valence.
Méline Rollin, athlète Kiprun, sur le finish de son premier marathon à Valence.

Chez les femmes, la palme tricolore revient Méline Rollin. Impressionnante aussi pour son premier marathon qu’elle boucle en 2h30’27’’ !

18% de coureurs en moins de 3h sur le marathon de Valence

Derrière ces champions, de nombreux coureurs ont battu leur « RP ». Avec 18% de finishers en moins de 3 heures – contre 7% sur le marathon de Berlin ! – Marathon de Valence affiche des statistiques records.

Véritable ‘aubaine espagnole’, cette destination, attrayante et abordable multiplie les atouts. Sa date d’abord, idéale. Fixé le premier week-end de décembre, ce marathon permet de réaliser une préparation après les fortes chaleurs estivales et avant les températures très froides de l’hiver.

marathon de valence, un nombre record de finishers en moins de 3h.
Une densité folle de coureurs en moins de 3h sur le marathon de Valence.

Cette année encore, la météo était idéale le jour J avec 12 degrés au départ, un ciel ensoleillé et sans vent. Antoine, de région parisienne qui était dans le peloton témoigne : « Même si je n’ai pas battu mon record, ce marathon de Valence est un vrai coup de cœur. Le parcours est clairement tourné vers la performance. Le départ est un peu difficile du fait du nombre de participants, mais on prend vite son rythme. Et toute la ville vit au rythme du marathon durant le week-end. J’ai parfois eu l’impression d être dans le final d’une une étape du Tour de France avec des spectateurs vraiment proches des coureurs et pas avares d’encouragement. En plus d’être roulant, le circuit est très plaisant et entièrement contenu dans la ville. On passe devant à peu près tous les lieux symboliques avant de finir en apothéose en courant sur l’eau (sic), entre les bassins de la magnifique Cité des arts et des sciences. L’organisation était parfaite, avec des ravitaillements bien organisés. Je recommande vraiment ce marathon qio vaut le déplacement ! ». Alors Vamos à Valencia en 2023 ?



La 68e édition de la SaintéLyon a tenu ses promesses. Avec plus de 17000 coureurs sur les 8 formats proposés, la Doyenne en a fait baver plus un, dans des conditions de froid, de pluie et de brouillard. Et les nouveaux venus ont marqué l’épreuve reine. Ainsi l’Espagnol Andreu Simon Aymercih du team Asics s’est imposé pour sa première participation, tout comme Sarah Vieille du team Evadict chez les femmes. Sur l’épreuve XXL, exploit d’Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, qui remporte sa 3e Lyon-SaintéLyon d’affilée.

SaintéLyon 2022 : Andreu Simon Aymerich était le plus fort

Sur les 78 kilomètres et 2050 mètres de D+ d’un parcours détrempé et rendu boueux et glissant, le jeune et talentueux Espagnol Andreu Simon Aymerich, qui découvrait le parcours, a réalisé la course exceptionnelle. Parti en tête, il a dynamité le groupe de leaders dès le premier ravitaillement. Epuisant ses adversaires un par un, il n’a jamais cessé de mettre la pression. Ainsi les favoris Théo Detienne, Kevin Vermeulen et Emmanuel Meyssat ont plié les premiers, tandis que Thomas Cardin et Baptiste Chassagne ont essayé de résister ensemble.

Chassagne décroché, Thomas Cardin a de nouveau essayé, seul, de reprendre du temps à l’Espagnol, fournissant un énorme effort entre le 50e et le 60e kilomètre. Il est revenu à 1mn30 de Andreu Simon Aymerich, mais ce dernier n’a pas craqué, et Cardin a dû baisser les bras. L’Espagnol termine en 5h 47mn 35s, à une vitesse moyenne de plus de 14km/h. Il signe la première victoire d’un étranger sur la SaintéLyon, jusque là chasse gardée des Français. Thomas Cardin prend la deuxième place, à 5 minutes (5h 52mn 40s). Le podium est complété par Baptiste Chassagne, 4e en 2019, en 6h 03mn 23s.

SaintéLyon andreu simon
Andreu Simon Aymerich, vainqueur de la SaintéLyon 2022. Photo DR

SaintéLyon 2022 : ils ont dit…

Andreu Simon Aymerich, 1er : « Durant toute la course, mon manager m’a dit que Thomas Cardin était à 1 minute, ce qui m’a obligé à pousser, pousser. J’attendais le finish avec impatience, parce que j’étais fatigué. »

Thomas Cardin, 2ème : « J’ai tout donné entre le 50e et le 60 pour essayer de recoller, j’ai pris des risques, je suis revenu à 1mn30 mais ce n’était pas suffisant. Après, j’étais sec sur la fin de parcours, j’ai dû serrer les dents, heureusement que le public était là pour me pousser. C’était une édition pas facile, avec beaucoup de boue, c’était très glissant, j’ai fait plusieurs chutes. Mais aujourd’hui, le premier était vraiment très très fort, et je suis content de ma performance. »

Baptiste Chassagne, 3ème : « Je suis tellement ému. J’ai tout mis, j’ai couru avec du panache, je n’ai pas de mots. Je suis fier de partager un podium avec des athlètes de cette classe. »

SaintéLyon Thomas Cardin
Thomas Cardin épuisé mais second de la SaintéLyon 2022. Photo DR

SaintéLyon 2022 : Sarah Vieuille royale

Dans la course féminine, Sarah Vieuille n’a rien laissé aux autres. Pour sa première participation, l’athlète du team Evadict a fait un véritable cavalier seul et termine en 6h 54 09s, en 1§e position au scratch. « Je ne réalise pas encore. J’ai eu de très bonnes sensations dès le début. J’avais les jambes. Et plus j’avançais, plus ça me rassurait. J’ai accusé un peu le coup à partir du 44e kilomètres, je me suis demandé si je n’étais pas partie un peu vite, mais j’avais assez d’avance et je savais qu’en assurant je pouvais gagner. Mais les 13 dernières kilomètres ont été difficiles. »

Sarah Vieuille devance Sandrine Fléchet, vainqueure en 2021, de plus d’une demi-heure (7h 25mn 07s). Le podium est complété par Isabelle Dragon, troisième en 7h 35mn 42s.

Lyon-SaintéLyon : le triplé pour Alexandre Boucheix

Grand favori de la version longue Lyon-SaintéLyon, un ultra de 156km et 4100m D+ en 2 temps, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, a assuré comme un chef. Pour mémoire, les concurrents de cette version longue devaient rallier Saint-Etienne depuis Lyon le samedi dans la journée (soit 78km et 2050m D+, le chemin inverse de la SaintéLyon), avant de prendre le départ à minuit de la SaintéLyon avec les concurrents de la course de 78km. Mais ce n’est sur cette partie entre Saint-Etienne et Lyon que sont pris les chronos déterminant le classement final. Et comme lors des 2 dernières éditions, Casquette Verte a été le plus fort. Il remporte une 3e victoire consécutive en 7h 12mn 53s. Nicolas Firmin termine second en 7h 48mn 14s. Steeve Dobert prend la troisième place, arrivé un peu plus d’une heure après Casquette Verte.

casquette verte
Casquette Verte pour une 3e victoire d’affilée sur la Lyon-SaintéLyon. Photo DR

SaintéLyon 2022 : les résultats des autres courses

SaintÉxpress : Anna-Stiina Erkkilä la plus rapide, Loïc Rolland 2e

Victoire féminine sur le format 44km et 926m D+. Impressionnnate, la Finlandaise Anna-Stiina Erkkilä, du team Asics, s’impose en 3h 02mn 33s. Elle devance de plus de 5 minutes le très rapide stéphanois Loïc Rolland et de plus de 10 minutes l’Allemand du Team Asics Benedikt Hoffman. Le podium masculin est complété par Quentin Deshoulles. Côté féminin, Rachel Pain termine à plus de 47 minutes de la Finlandaise. Caroline Lafaye termine 3e, à près d’une heure.

SaintéSprint : Quentin Meyleu et Marie Goncalvès en mode turbo

Quentin Meyleu, favori, a assuré. L’athlète du team Asics s’impose sur ce format court de 24km et 350m D+ en 1h 30mn 04s et succède à un autre coureur Asics, l’Italien Xavier Chevrier, vainqueur en 2021. Thomas Lautier termine second à 2 minutes, Florian Bernabeu 3e à 3 secondes de la deuxième place.

Dans la course féminine, Marie Goncalves, qui avait gagné la SaintExpress en 2021, avait choisi de faire plus court en 2022. Mais ça ne l’a pas empêchée de gagner de nouveau. Elle s’impose en 1h 46mn 01s, prenant la 16e place au général. Elle devance Emilie Malhanche de 3 minutes. Diane Rassineux termine 3e en 1h 51mn 55s.

SaintéTic :

Sur le format le plus court, 13km et 190m D+, Corentin Fournier atomise la course et l’emporte en 48mn 47s. Il devance Matthieu Euverte de 36 secondes et Kévin Blot de 48 secondes. Chez les féminines, Marie Herveic s’impose en moins d’une heure (59mn 45s). Elle devance Marine David d’1mn 46 et Camille Lafitte de 10 secondes de plus.

Pour les résultats complets de toutes les courses, c’est ICI



Anaïs Quemener a battu tous ses records cette année et vient de décrocher son deuxième titre de championne de France de marathon. Mais sa plus belle victoire, c’est d’avoir vaincu un cancer du sein agressif il y a sept ans. Cette aide-soignante de 31 ans est une vraie guerrière.

Anaïs Quemener, ce deuxième titre de championne de France de marathon, six ans après votre premier sacre, en 2016, cela représente quoi pour vous ? 

« C’est un peu une consécration, l’aboutissement d’un long entraînement. Ce championnat de France de Deauville était mon objectif de l’année. Après mon premier titre en 2016, je savais où je mettais les pieds. Je visais un meilleur chrono, autour de 2h36’-2h38’. J’ai mis un peu plus de temps et termine en 2h40’36’’ mais je suis très heureuse de décrocher à nouveau ce titre qui vient clôturer en beauté 2022. C’est ma meilleure année ! J’ai battu tous mes records sur 10 km (33’54’’ à Paris), semi-marathon (1h14’55’’ à Paris) et marathon (2h37’26’’ à Paris) après avoir faire un top 10 au France de cross et gagné Paris-Versailles notamment. »

En 2016, vous aviez décroché votre premier titre de championne de France en 2h55’, six mois après avoir vaincu votre cancer du sein. Nous avions alors découvert une championne guerrière.

« Merci, c’est gentil. Gagner ce championnat de France en 2016 avait été pour moi une revanche sur la vie. J’y allais pour battre mon record personnel de l’époque qui était de 2h58’. Je voulais me prouver qu’après mon cancer, j’avais retrouvé mon niveau d’avant. J’avais terminé en 2h55’26’’. Le titre était totalement inattendu ! Les favorites de la course n’étaient pas présentes, il y a eu des abandons à droite et à gauche, moi j’avais une grosse envie de courir… C’était comme dans un film et cela reste mon meilleur souvenir de coureuse. »

Gagnante du dernier Paris-Versailles, Anais Quemener est très attendue sur le championnat de France de marathon de Deauville
Victoire sur le dernier Paris-Versailles pour l’athlète Salomon, Anais Quemener.

A 24 ans, on vous a diagnostiqué un cancer du sein agressif et métastasé. Comment avez-vous traversé cette épreuve ?

« En courant, justement. Je dis souvent, la course à pied m’a sauvé de mon cancer. Je ne travaillais plus à l’époque. Tout mon quotidien me rappelait que j’étais malade avec les traitements que je subissais. Je ne pouvais pas rester à rien faire chez moi. J’avais besoin de sortir courir, de faire du vélo, de m’aérer l’esprit. A l’entraînement avec les copains, j’avais l’impression d’être comme tout le monde, comme si je n’étais plus malade. Cela m’a aidé à tenir pendant ces mois difficiles où j’ai surtout eu la chance d’être très bien entourée, avec beaucoup de bienveillance de mon entourage. »

Depuis votre cancer, vous êtes très investie dans la lutte contre le cancer du sein, notamment avec l’association Casiopeea que vous parrainez.

« Quand j’étais en traitement j’ai rencontré Casiopeea via les réseaux sociaux. Je me posais mille questions et j’avais besoin de réponses en tant que malade. La présidente de l’association, Nathalie David, a eu un cancer du sein et fait de l’ultra-marathon. Je me suis reconnue dans son profil. Je suis allée à leur premier évènement, la Marche des Roses. Le lien s’est vite créé d’un événement à l’autre jusqu’à mon premier titre de championne de France où je suis devenue marraine de l’association. Depuis l’aventure continue. On n’habite pas toutes à côté mais nous essayons de nous voir de temps en temps en nous fixant des défis ensemble. Et c’est toujours super cool. »

Anais Quemener fait partie de la team Salomon.

Anaïs Quemener, la course à pied et vous, c’est une passion qui dure depuis toujours ?

« Oui, j’ai toujours baigné dedans. J’ai commencé à courir 7 ans, en club à l’âge de 9 ans. Bon, à l’adolescence, ce n’était pas ma priorité. Je préférais souvent sortir avec les copines plutôt qu’aller m’entraîner je dois le dire. Mais aujourd’hui, le sport, c’est presque toute ma vie ! C’est mon papa qui m’entraîne depuis des années. Il a été plusieurs fois champion de France militaire avec les pompiers de Paris. Il avait un très bon niveau 10 km, steeple et en cross. »

Vous êtes aussi aide-soignante à l’hôpital de Bondy, en Seine-Saint-Denis et vous travaillez de nuit. Comment faites-vous pour vous entraîner ?

« J’ai travaillé cinq ans aux Urgences de Bondy (93) maintenant je suis à la suppléance de l’hôpital. C’est un poste où l’on est amené à faire tous les services en fonction des besoins à l’instant T. Je travaille de 21h à 7h du matin trois jours par semaine. Je dors jusqu’à 13h voire 14h au plus si je fais une grasse matinée (rires), après je m’entraine avant de repartir au boulot le soir. Je cours six jours sur sept, avec entre 120 et 160 km au maximum au plus fort de ma prépa marathon. C’est un rythme qui me convient bien d’autant que je suis une petite dormeuse. J’aime mon travail et j’aime courir, alors je ne vois pas le côté contraignant, même si mon copain me dit souvent que je vis à 2 000 à l’heure… »

Quel est votre objectif pour 2023, Anais Quemener ?

« Je vais recourir le marathon de Paris. J’aimerai bien faire moins de 2h35’. Je prévois aussi de courir le marathon de Berlin fin septembre, avec l’objectif de faire un meilleur chrono qu’à Paris. A moyen terme, j’aimerai me rapprocher des minimas mondiaux qui sont en 2h32’. Je sais que cela va être difficile. Si ça marche tant mieux, cela ne marche pas tant pis, au moins j’aurai tenté. Et rien à regretter ! »



Être bien dans ses chaussettes en courant, c’est le pied. Car le moindre frottement est impactant. Parmi les marques phares du marché, nous avons testé 6 modèles running & trail, entre best-seller et nouveautés.

Les chaussettes ne figurent pas souvent au premier rang des achats du coureur. C’est pourtant un accessoire essentiel. Une irritation, un frottement, c’est une potentielle ampoule qui impactera votre foulée et votre moral. Pour s’éviter cette mauvaise expérience, on choisira donc sa paire de chaussettes avec un soin tout particulier.

La chaussette est un accessoire essentiel pour le coureur. On la choisira sans coutures, avec renforts sur les zones sensibles pour s'éviter les frottements.

Quels critères pour bien choisir ces chaussettes de running ?

Les chaussettes doivent épouser parfaitement la morphologie du pied pour pouvoir supporter les mouvements sans bouger. Idéalement, il faut des renforts sur zones sensibles et une technologie assurant la respirabilité.

On sera vigilant sur les coutures (à limiter au maximum) et la taille. Une mauvaise taille s’expose à davantage de frottements et donc d’ampoules. Pour la hauteur de la tige, c’est une question de goût et d’habitude. Basse, sous la cheville ou haute, en dessous du genou, c’est vous qui voyez. Si vous êtes trailer, une chaussette un peu plus haute sera un bon rempart anti-intrusion de cailloux.

Les chaussettes basses sont plus discrètes mais protègent peu l’arrière du pied et donc des frottements peuvent apparaitre entre le talon et la chaussure.

On doit tout simplement être à l’aise dans ses chaussettes, ni trop larges ni trop serrées avec une épaisseur qui peut être plus importante en hiver qu’en été.

Si vous êtes sujet(te) aux ampoules, il faudra alors préférer une chaussette très ajustée avec des renforts sur les zones sensibles. S’il y a une sensibilité au niveau du tendon d’Achille, choisir alors une paire qui renforce et protège cet endroit en douceur.

Banc essai chaussettes

6 chaussettes de running au banc d’essai 

Rywan, modèle Marathon des Sables.  Sur route mais aussi dans le sable sous des guêtres protectrices : aucune ampoule ! Elles sont fines et se positionnent très bien sur le pied même au niveau de la zone toujours plus délicate du petit orteil. Très bonne résistance aux nombreux lavages et avantage certain pour le fait qu’il n’y a pas de différence pied droit et gauche, plus facile à enfiler ! On la recommande sur route jusqu’au marathon.

[all4affiliates id= »41740″ title= »Rywan, modèle Marathon des Sables »]

Incylence. On les aime pour le look ! Enfin des chaussettes de sport qui ont du style ! et de la couleur ! Et ce qui ne gâche rien à leur douceur et leur extrême confort d’utilisation. Mention spéciale pour des courses de type trail ou le fait que la chaussette soit mi-haute protège très bien des petites poussières qui pourraient rentrer dans la chaussette. Un confort tout doux dans la chaussure et une très bonne absorption de la transpiration. On la recommande : sur route et trail.

La Chaussette de France Oslo. Plutôt une chaussette de ville car elle est surtout très jolie et surtout une chaussette de randonnée agréable. Très confortable et une seule ampoule à déclarer au bout de 25 km de randonnée. Avec pied anatomique et renforts sur les zones sensibles. On les aime le design, la fabrication française, et la belle épaisseur pour mi-saison et hiver. On la recommande sur route, en ville et en rando.

Sidas Run Feel Socks. Sidas est le spécialiste du pied et il le prouve bien avec ce modèle très fin qui se fait oublier. Mais dans ce cas il faut avoir des chaussures parfaitement adaptées à son pied presque nu car dans mon cas, une pointure au-dessus de mes chaussures adaptées aux chaussettes plus épaisses, n’a pas été compatible avec ce modèle. J’ai eu des ampoules liées au frottement du pied dans la chaussure. A noter : pas de renforts sur les zones sensibles. On la recommande : sur route jusqu’au marathon.

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BV Sport Socks Run. BV Sport est leader sur la chaussette technique en France et fabrique à Saint-Etienne. Cette paire destinée à la course sur route tient toutes ses promesses. C’est un modèle épais conçu également pour procurer un maintien et une stabilisation du pied et de la cheville à 360 degrés. A noter aussi, une protection contre le frottement au niveau de la zone du talon d’Achille. Le haut de la chaussette est un bord large très agréable sans sensation de serrage ni d’effet garrot. Avec pied anatomique On la recommande : sur route jusqu’au marathon.

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X-Socks Run Speed Two. Encore une chaussette épaisse mais très respirante avec des zones de protection et de renfort intelligemment distribuées sur toute la chaussette et qui permet d’éviter les zones de friction.  C’est juste au niveau du petit orteil qu’une zone de friction est apparue sur une sortie de 20km sur route du fait de l’épaisseur de la chaussette qui a peut-être engendré un mauvais positionnement de la chaussette dans la chaussure. On la recommande : sur route, jusqu’au marathon.

[all4affiliates id= »41748″ title= »X-Socks Run Speed Two »]

 



La SaintéLyon 68e édition revient ce week-end avec 17 000 concurrents dans ses rangs. Programme, start list, météo : les dernières infos.

La SaintéLyon, doyenne des courses d’ultra revient ce 3 décembre avec 17 000 concurrents dans ses rangs.

La première course du week-end consistera à rallier Lyon à temps. En effet, la grève des contrôleurs de la SNCF, avec un TGV sur trois annoncé sur Paris-Lyon notamment, promet de rajouter une bonne dose de stress aux engagés.

Côté météo, la nuit blanche sera servie bien fraîche sur les Monts du Lyonnais. Gelée nocturne, risque de neige ou de pluie, puis 4°C tout au plus au plus en journée.

Des 8 distances au programme, l’historique diagonale reliant Saint-Étienne à Lyon en 78 km reste bien la course reine du week-end. 7 000 concurrents prendront ainsi le départ depuis Parc des Expositions de Saint-Étienne à partir de 23h30 ce samedi.

La 68e édition de la SaintéLyon s'annonce un peu plus clémente que la précédente marqué par la neige et un froid polaire.
La 68e édition de la SaintéLyon s’annonce un peu plus clémente que la précédente marquée par la neige et un froid polaire. ©Peignée Verticale.

Les derniers vainqueurs  au départ

Dans les starting-blocks, des champions sont annoncés. Tout juste rentré des Mondiaux de Trail en Malaisie avec une belle 6e place sur le Trail court, le co-vainqueur 2021 Thomas Cardin fait figure de grand favori. Il devra composer avec Manu Meyssat. En forme, il sera son grand retour sur la doyenne, qu’il a remportée deux fois en 2016 et 2017.

On surveillera aussi le fougueux lyonnais Baptiste Chassagne. Car il a fait l’impasse sur le championnat du monde de Trail pour mieux préparer cette SaintéLyon.

Côté féminin, Sandrine Flechet, vainqueure 2021, viendra tenter de renouveler l’exploit. Elle pourra s’appuyer pour cela sur sa camarade du team ASICS, notre marraine Sylvaine Cussot, qui aura bien récupéré de sa Diagonale des fous. Elles auront fort à faire avec la présence au départ de Sarah Vieuille, du team Evadict, ancienne championne de France de Trail long et 4eme de la récente diagonale de fous, juste devant… Sylvaine Cussot.

Sur la Lyon-SaintéLyon, consistant en l’aller retour Lyon-Saint-Etienne puis Saint-Etienne-Lyon, 350 engagés. En tête, on attend Casquette Verte, alais Alexandre Boucheix. Ce Parisien qui enchaîne les ultras à une cadence folle a remporté les deux premières éditions de cette version XXL en 156 km. Et compte bien terminer son année en beauté à Lyon. 

Une SaintéLyon à suivre en live

Cette année, grande première, il sera possible de vivre cette SaintéLyon bien au chaud, sous sa couette. Un suivi live de 12 heures sera mis en place. Sur le plateau installé dans la Halle Tony Garnier de Lyon, aire d’arrivée, de nombreux invités et experts se succèderont au micro. Sur le terrain, VTT à assistance électrique et bons coureurs permettront au public de suivre la tête de course.

Le live vidéo sera à suivre :

 Sur le site de 100%’Outdoor TV ou sur mobile et tablette sur l’application

https://www.sportall.fr/

 Sur la page Facebook SAINTELYON Page Officielle 

 Sur la chaîne Youtube d’Extra Sports

Dernière minute : Les inscriptions restent ouvertes seulement pour les trois plus longs formats (156, 78 km et 44 km) en ligne sur Saintélyon.com.Toutes les autres formules sont complètes, depuis plusieurs semaines pour certaines.



Cette New Balance Summit Unknown V3 est une valeur sûre pour courir des trails courts sur terrains engagés.

[all4affiliates id= »41737″ title= »New Balance Summit Unknown V3″]

New Balance Summit Unknown V3 est conçue pour la performance sur des formats courts d’un maximum de 3 h de course, et plutôt pour les coureurs de premier tiers de peloton. Elle sera donc moins polyvalente qu’une New Balance Hierro, modèle trail phare de New Balance (voir notre test de la New Balance Hierro V6).

Un vrai confort au pied

Sa coque talonnière est relativement rigide par rapport à la tendance actuelle. Elle maintient bien l’arrière du pied, tout en étant suffisamment rembourrée et échancrée au niveau des malléoles pour ne pas blesser.

Le laçage est classique, avec une languette assez large et un peu rembourrée elle-aussi. Deux paramètres qui assurent un vrai confort au pied, maintenu sans être bloqué. On note toutefois que le chaussant est assez fin sur l’avant-pied.

La semelle intérieure procure un amorti dynamique tout en absorbant correctement les chocs. Une plaque y est intégrée sous la plante du pied pour protéger dans les terrains rocailleux.

On ressent d’ailleurs bien cette plaque, surtout qu’ensuite la semelle se relève sensiblement à l’avant pour faciliter le déroulement de la foulée.

New Balance Summit Unknown V3 stable et accrocheuse

La semelle extérieure est en caoutchouc spécialement adapté pour les terrains humides, avec des crampons bien marqués et espacés. Le drop de 6mm confirme que cette chaussure est bien réservée aux courtes et moyennes distances.

Après 300 km de test, on confirme que cette New Balance Summit Unknown V3 est une valeur sûre. Sans défaut, avec l’essentiel pour courir de manière engagée sur des terrains techniques.

Les notes du testeur : Amorti : 17/20 Accroche : 15/20 Stabilité : 17/20 Confort : 16/20 Souplesse : 15/20

Drop : 6 mm – Poids : 270 g en 42,5

Il a testé pour vous. Serge Moro, 61 ans, 1,74m, 59 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie, 2h16’52’’ au marathon. Conditions du test : 300 km, avec séances de seuil sur sentiers techniques, fractionné en côte, et rando courses.

[all4affiliates id= »41737″ title= »New Balance Summit Unknown V3″]