i-Run, leader de la vente en ligne de matériels de running termine l’année sur un chiffre d’affaires record de 110 millions d’euros et investit massivement pour financer son développement. A l’origine de cette success story, Emmanuel Vidal, un passionné parti de rien.

Incontournable i-Run ! Ce revendeur en ligne spécialiste du running concentre 22% de part de marché, chaussures, textiles, accessoires et matériels électroniques confondus. Depuis seize ans, sa croissance grimpe en flèche jusqu’à dépasser 100 millions d’euros pour l’année qui vient de s’achever.

Des tournées pour équiper les professionnels

Derrière ce fleuron du e-commerce, un self made man passionné et de belles rencontres. Son fondateur, Emmanuel Vidal a commencé avec trois fois rien mais de l’énergie à revendre. A 16 ans, un CAP en poche, ce jeune Toulousain entre dans la vie active pour gagner sa croûte.

Emmanuel Vidal, fondateur i-Run.
Emmanuel Vidal, fondateur i-Run.

Basketteur et passionné par l’univers de sport, il rêve de collaborer avec une grande marque de sport. « J’envoyais des CV sans recevoir de réponse. Il donc fallu que je trouve le moyen de faire ce que je voulais faire par moi-même », raconte-t-il. Une aide départementale lui met le pied à l’étrier. « En 2000, j’ai reçu 50 000 francs (7500 euros), cela m’a permis d’acheter un petit véhicule et un premier stock de chaussures. 56 paires, je m’en souviens encore. J’ai démarré en équipant des associations sportives dans les entreprises puis je me suis orienté vers les gens qui courent à travers leur métier comme les pompiers, les gendarmes et les militaires ».

Avec sa société Sport pour Tous, il visite ainsi toutes les casernes de France, à raison 50 000 km par an. Roulant la nuit, exposant le jour, il propose aux militaires d’essayer différentes paires.

Une croissante fulgurante

Puis en 2006, une rencontre décisive. « Deux jeunes entrepreneurs du web, Stéphane et Yann, m’ont démarché. Mon assistante était la petite copine de l’un deux. Ils m’ont conseillé de vendre sur internet, me disant que le e-commerce était l’avenir. Je n’y croyais pas. Internet était alors une nébuleuse, un repère de hackers, de cartes bleues piratées. Et surtout, cela allait à l’encontre de mes valeurs. Pour moi, vendre une paire de chaussures de course passait forcément par du conseil, un essayage », raconte Emmanuel Vidal.

Sceptique, l’entrepreneur se laisse tout de même convaincre et tente l’aventure. i-Run né ainsi le 1er janvier 2007. Pendant trois ans, il cumule ses tournées en journée dans les casernes et l’envoi de colis la nuit, suite aux commandes reçues via le site internet naissant.

« En 2010, le chiffre d’affaires a dépassé 1 million d’euros. J’ai alors dû laisser tomber mes tournées pour me concentrer sur i-Run en pleine croissance. Stéphane et Yann sont devenus mes directeurs associés. A partir de ce moment là, i-Run a décollé ». Une croissance fulgurante au fil des années, avec 28 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, le triple sept ans plus tard !

Cultiver la proximité

L’essor du e-commerce conjugué au boom du running a bien sûr porté cette success story. Mais les raisons de ce succès se trouvent aussi ailleurs. i-Run a bâtit sa notoriété sur sa proximité avec les pratiquants. Très présente sur le terrain, l’entreprise toulousaine est partenaire de nombreuses courses. Elle soutient également des talents dans sa team d’athlètes, notamment la championne de trail Sylvaine Cussot, l’une des premières ambassadrices.

Cette proximité passe aussi par l’exigence de fournir des renseignements de qualité, héritage des années passées à conseiller dans les casernes. « Chaque produit est déballé, photographié, pesé, disséqué par toute une équipe. On s’assure que l’on retrouve bien les informations du fournisseur. Ensuite, on échange avec la marque afin d’établir une fiche la plus détaillée possible comme pour raconter une histoire », détaille Emmanuel Vidal.

Les commandes sur i-run.fr partent de l'entrepôt de l'enseigne situé près de Toulouse.
Les commandes sur i-run.fr partent de l’entrepôt de l’enseigne situé près de Toulouse.

i-Run, un catalogue inédit livré en 24 heures

L’autre force d’i-Run, c’est bien sûr son catalogue. Il est rapidement devenu exhaustif grâce aux bonnes relations nouées avec l’ensemble des équipementiers. Côté chaussures – dont la vente représente 60% du chiffre d’affaires – la plateforme regroupe 2 500 références pour l’homme, autant pour femme. Cela représente l’ensemble des gammes avec pour chaque modèle, le choix le plus large de coloris.

Et cette offre inédite se double d’une promesse phare : la livraison garantie en 24 heures. « Amazon fait payer ce service avec le Prime. Chez nous, c’est gratuit depuis toujours à partir de 60 euros d’achat. Pour une commande passée avant 16h, vous êtes livré le lendemain par Chronopost » assure Emmanuel Vidal.

La clé de cette efficacité ? Une logistique optimisée et des canaux d’acheminement spécifiques avec La Poste. L’ensemble des stocks est regroupé dans un immense entrepôt de 10 000 m2 situé à Castelnau d’Estretefonds, près de Toulouse.


Bientôt de nouveaux magasins en France

Portée par son succès, l’enseigne vient de réaliser une levée de fonds historique de 100 millions d’euros. Cette vaste opération permettra de financer son développement ces prochaines années, avec les J.O 2024 en temps fort. Objectif affiché : doubler le chiffre d’affaires d’ici 2025.

Cela passera notamment par l’ouverture de nouveaux magasins. Car i-Run a fait le pari gagnant de revenir à ses premiers amours en équipant les coureurs directement en boutique dans dix « conseil store ». Après Toulouse, premier magasin ouvert en 2013, Montpellier, Rennes, Paris, Maisons Alfort et tout récemment Boulogne-Billancourt, de nouvelles adresses ouvriront ces prochains mois du côté de Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg et Bordeaux. En ligne de mire, une vingtaine de magasins d’ici trois ans.  

The House of Performance d'i-Run, à Maisons Alfort (94).
The House of Performance d’i-Run, à Maisons Alfort (94).

Développement à l’international

i-Run compte aussi multiplier par cinq son activité à l’international. La Belgique, l’Espagne et l’Allemagne représentent déjà 10% de ses ventes. Elle s’implantera sous peu en Italie, en Suisse ou encore en Scandinavie.

En parallèle, la société toulousaine prévoit d’ouvrir son catalogue à l’univers outdoor. « Le trail-running restera toujours notre premier amour, mais le pluridisciplinaire est l’avenir. Les coureurs d’aujourd’hui font aussi du vélo, du VTT, du triathlon, de la randonnée. Nous proposerons donc bientôt des équipements pour tous les sports outdoor », annonce Emmanuel Vidal.

i-Run, 150 collaborateurs passionnés

Sa plus grande fierté ? « Avoir réussi à allier notre passion du sport et de la course à pied avec un outil – internet – qui n’était pas fait pour ça au départ sans jamais renoncer à nos préceptes et aux valeurs qui nous animentNous sommes tous passionnés. Nos 150 collaborateurs font la réussite d’i-Run aujourd’hui. Ma plus grande satisfaction, c’est que nous avons très peu de turn over dans nos équipes. Le plus ancien collaborateur, c’est ma première recrue, chez i-Run depuis 23 ans ! » s’enthousiasme le fondateur. Pour sûr, l’essence de cette grande aventure toulousaine qui ne fait que commencer, c’est bien une passion en partage.



Casquette Verte attaque fort 2023. Une victoire sur le 100 km de la Trace des Maquisards et une semaine plus tard, un 100 km en off autour du Parc des Princes. Rencontre avec cet ultra-traileur parisien décidément inclassable !

Casquette Verte (Alexandre Boucheix) sort d’une année record avec 9 ultras-trails cumulés et 4 victoires. Son bilan Strava 2022 : 10 000 km – un compte rond qui le fait marrer – et plus de 230 000m de dénivelé positif cumulé… Du pur délire pour un Parisien !

La même, sans la pression

En 2023, cet enfant terrible du trail a annoncé vouloir changer de braquet. Son objectif ? Zéro objectif ! Courir toujours autant mais en fuyant les démons de la compétition. Au diable la pression et les pronostics de comptoir. « Que ceux qui ne comprennent pas aillent se faire cuire le cul (sic). Je veux m’enlever toute notion de performance, de chrono. Limite, l’idée serait de me mettre hors classement tout le temps. Je veux juste m’amuser, sans que la pression du résultat gâche mon plaisir », explique-t-il en substance.

100 km autour du Parc des Princes, juste pour le fun

Casquette Verte a remporté l'ultra Sur la Trace des Maquisards de l'Ain ex-aequo avec Mathieu Augier.
Sur la Trace des Maquisards de l’Ain, victoire partagée avec Mathieu Augier. ©DR

Et ça lui réussit ! Le 18 février, il a remporté sa première victoire de l’année sur la Trace des Maquisards de l’Ain (100 km et 4000 mD+). En toute décontraction, il a donc gagné sans le chercher en 9h18, en compagnie de Mathieu Augier avec qui il a partagé la course.

Une semaine plus tard, il a remis ça, sans dossard cette fois. Une nouvelle « dinguerie » en off dont il raffole. Casquette verte a donc couru 100 km en tournant autour de la pelouse du Parc des Princes à Paris pour fêter l’ouverture des inscriptions du nouveau 10 km PSG We Run Paris, prévu le 2 juillet.

Ambassadeur de l’événement et fan du club de foot, Alexandre a cumulé 255 tours autour du stade. Chrono en 7h37′, soit une « petite » moyenne de 4’34 »/km. « Quand j’étais au collège, lycée, il n’y a rien qui me saoulait plus que lorsque le prof d’EPS disait « Va faire un tour de terrain pour t’échauffer ! ». Alors Parisien s’est lancé ce défi inédit juste pour dire « Ça, c’est fait ! »

Casquette Verte courra 100 km autour de la pelouse du Parc des Princes pour l'ouverture des inscriptions du 10 km du PSG.
©DR

S’éclater, avec ou sans dossard

On l’attend ensuite sur le 80 km de l’EcoTrail Paris en mars. En avril, il prévoit une escapade au MIUT à Madère, avec un dossard élite mais juste pour découvrir les paysages de cette île contrastée. Son été sera rythmé de quatre grands « U ». Ultra 01 (175 km) en juin, UT4M (180 km) en juillet  – deux courses qu’il avait gagnées en 2022 – UTMB (170 km) fin août – terminé dans le top 20 – puis UTMJ (77 km) dans le Jura à la rentrée.

Ensuite, cap sur l’ile intense pour boucler sa 4e Diagonale des Fous (170 km), sa course fétiche. En novembre, il retournera sur l’Ultra 100 miles de Kullamannen en Suède sans aucune velléité de victoire, tout comme du côté de Lyon pour boucler son année. 2023, année 100% plaisir, avec ou sans dossard.

A un moment ça va péter…

A l’arrivée de l’UT4M 2022. ©DR

Bien sûr, à borner de la sorte, Alexandre sait ce qui lui pend au nez. « A un moment, ça va péter, je le sais. Une fracture ou un truc grave m’arrêtera. C’est le jeu, ce n’est pas comme si je faisais du bilboquet. En attendant, j’ai envie de m’amuser au maximum. »

En 2022, il a ainsi passé l’équivalent de 40 jours à ne faire que courir, à une cadence folle. Le plus déroutant dans l’histoire, c’est que ce champion du niveau d’un pro travaille à plein temps. Chef de projet chez JC Decaux, Alexandre jongle entre le costard au bureau, et le short et sa casquette verte le reste du temps. « Mon gros avantage, c’est que je n’ai pas un métier physique, comme par exemple Benat Marmissolle pour ne citer que lui. Moi, j’ai le cul vissé sur une chaise derrière un ordinateur toute la journée », explique ce cadre trentenaire avec le franc parler qu’on lui connaît.

Au départ, juste un semi…

En 2014, Alexandre, jeune diplômé, enchaînait les soirées en boite de nuit à coup de clopes et de whisky. C’est la rencontre d’un collègue traileur qui le fait « plonger » dans l’univers de la course. « J’ai voulu devenir ce collègue qui vous raconte le lundi matin à la machine à café qu’il couru trente bornes en toute détente ce week-end et qu’il prépare un petit ultra de 80 km. A l’époque, je pesais 23 kilos de plus. J’en ai bavé, puis au bout d’un an, je me suis inscrit au semi de Paris ». Ce premier dossard devait être un aboutissement, cela a été le début de sa folle aventure. Sur route d’abord, avec un record sur marathon en 2h58, puis très vite sur ultra avec le succès que l’on connaît.   

Partager et susciter l’envie

Casquette a remporté trois fois d'affilée la Lyon-SaintéLyon (156 km).
Casquette a remporté trois fois d’affilée la Lyon-SaintéLyon (156 km). ©DR

Un petit coup d’œil dans le rétro lui fait dire qu’il est content d’avoir atteint ce niveau en s’éclatant. Mais plus encore de susciter de l’envie autour de lui. « Ce qui me rend le plus fier, c’est de croiser des mecs qui me disent qu’ils se sont mis à courir les trails en me suivant. Si j’ai pu montrer que le trail n’est pas qu’un sport de montagnard, qu’on le droit de pratiquer aussi à Paris, je suis content », explique Alexandre, heureux de partager sa passion. L’ultra-traileur se plie à répondre à chaque commentaire – 2h de réseaux sociaux par jour – même s’il avoue que cette charge mentale devient pesante. « Je sais que je vais tuer le personnage Casquette Verte à un moment ou à un autre, un peu comme les Daft Punk (rires). »

La suite alors ? « Pour l’instant, je n’ai couru que pour ma gueule, mais dans les années à venir, j’aimerai m’investir dans un projet caritatif. L’homme qui a monté le Téléthon m’inspire énormément. Avec sa petite association, il vendait des cartes postales et des chocolats puis il est allé toquer chez France Télévisions pour convaincre la chaîne de faire une émission appelant aux dons pour sauver les enfants malades avec le succès que l’on connaît. Cela montre bien qu’avec de la volonté et de l’huile de coude, on peut faire de grandes choses ! »



L’EcoTrail Paris attend 11 000 coureurs sur ses 7 distances le 18 mars. Les inscriptions courent toujours pour ce premier trail urbain francilien. En tête, des champions annoncés.   

Belle destinée pour cet EcoTrail Paris. On se souvient du scepticisme ambiant pour la première, en 2006. Un trail à Paris ? Une plaisanterie ! Non, bien au contraire. Car aux portes de la capitale, côté Ouest, le vert domine. L’association de traileurs franciliens à l’initiative de l’événement voulaient justement faire découvrir ce beau terrain de jeu. Et ces passionnés ne s’y sont pas trompés. Depuis la première édition – avec 1500 concurrents – l’engouement ne se dément pas. Ainsi, pour la 16e édition, le 18 mars, 11 000 coureurs sont attendus sur les 7 distances proposées.

EcoTrail Paris, 90% de nature

En pleine nature, à portée de foulées de Paris. ©Vincent Lyky

L’épreuve reine de 80 km totalise plus 90% de sentiers en nature. Depuis Saint-Quentin en Yvelines, le circuit balade d’abord au bord de l’étang de la base de loisirs, puis dans les forêts de Versailles, de Meudon, de Clamart, de Fausses Reposses, ainsi que dans les allées du Domaine National de Saint-Cloud.

Pour l’heure, à trois semaines de l’événement les sentiers sont bien secs, faute de précipitations récentes. Mais on sait la météo toujours très incertaine à quelques jours du printemps. On se souvient ainsi d’édition glaciale, sous la neige ou à l’inverse, comme l’an dernier, d’une journée presque estivale.

Il faudra faire avec, le jour J, et surtout en garder sous le pied. Car après les dix derniers kilomètres  bétonnés sur les quais de Seine (de loin les moins agréables), le final se jouera au premier étage de la Tour Eiffel. 357 marches à grimper avant d’en finir. De quoi enflammer les cuisses, mais donner des ailes une fois au sommet !

EcoTrail Paris, les vainqueurs en titre seront en lice

Nicolas Duhail (au centre), vainqueur de l'édition 2022 sera de retour.
Nicolas Duhail (au centre), vainqueur de l’édition 2022 sera de retour.

Parmi les têtes d’affiche cette année, l’Allemand Benedikt Hoffmann (2e en 2022), le Belge Florent Caelen ou encore l’Italien Giulo Ornati, affichant des cotes ITRA au-dessus de 850. Très attendu chez les Français, Nicolas Duhail. Le champion de Villepreux, vainqueur de l’édition 2022, revient pour défendre son titre.

Il devra composer avec d’autres Franciliens bien en forme : Aurélien Collet, Alexandre Boucheix alias Casquette Verte ou et Clément Hilier.

Côté féminin, trois championnes seront dans les starting-blocks. Grande favorite, Kathie Schide, vainqueur de l’UMTB 2022 donnera du fil à retorde à Maryline Nakache, victorieuse à Paris en 2022 et 2019, et Sylvaine Cussot qui cumule déjà trois victoires à Paris.

Si le 80 km représente l’épreuve reine de l’événement, avec 3000 coureurs dans ses rangs, cet EcoTrail Paris propose également six autres distances plus accessibles. Le 45 km s’élancera des jardins du Château de Versailles, le 30 km et le 18 km depuis l’observatoire de Meudon, le 10 km, depuis les allées du Domaine National de Saint-Cloud. Deux marches nordiques de 10 et 18 km complètent l’affiche.

La billetterie est ouverte ICI. Il reste des dossards pour l’ensemble de ces distances.



Marseille-Cassis attend 20 000 coureurs le 29 octobre. A huit mois de la 44e édition, 75% des dossards ont déjà été pourvus !

Le coup d’envoi du 44e Marseille-Cassis sera donné le 29 octobre. Mais avant de s’aligner au départ dans un peu plus de 8 mois, le premier grand rendez-vous à ne pas manquer a démarré le 20 février, avec le lancement des inscriptions. Après 4 jours seulement, l’organisation annonce que près de ¾ des 20 000 dossards disponibles ont déjà été pourvus. Cette grande classique affiche toujours une côte d’enfer ! Pour être au départ, mieux vaut donc réserver sa place sans tarder !

Inscriptions pour Marseille-Cassis 2023

Un aller simple entre Marseille et Cassis, en passant par le fameux col de la Gineste.

Pour les groupes

Lundi 20 février 2023 à 10h, exclusivement en ligne sur ce site de Marseille-Cassis. Session ouverte aux entreprises, associations et clubs sportifs avec réservation de 10 à 100 dossards maximum. Tarif unitaire 70 €.

Pour les licenciés FFA

Du mardi 21 février à 9h au mercredi 22 février 2023 à 9h. Numéro de licence exigé lors de l’inscription. Session limitée à 1500 places, au tarif de 60 €.

Inscriptions en individuel

À partir du mercredi 22 février 2023 à 10h en ligne sur le site de la course. Mais aussi au siège de la SCO Sainte Marguerite : Uniquement le mercredi 22 février à partir de 10h. SCO Sainte Marguerite – 1, bd de la Pugette – 13009 Marseille. Tarif unitaire 65 €.

Marseille-Cassis soutien « don d’organes – dons de vie »

En 2023, la course sera solidaire de « Don d’Organes – Dons de Vie », à travers l’engagement de l’association « Maryse ! Pour la Vie ». Créée il y a 20 ans de cela à Cassis, cette association milite pour la promotion du don d’organes. Les coureurs pourront ainsi soutenir l’association en effectuant un don optionnel d’un montant de 10 € en faveur de cette cause lors de chaque inscription individuelle.

De plus, les 1 000 dernières places disponibles en 2023 seront proposées à la vente au tarif de 75 €. 10 € seront directement versés à cette association.



Saucony entame son tour de France pour faire tester sa nouvelle collection Endorphin dans une quarantaine de villes.

Saucony, qui vient de fêter son 125e anniversaire, traversera la France jusqu’au 19 avril. En van, la marque ira à la rencontre des coureurs dans une quarantaine de villes de l’Hexagone.

Ce sera l’ccasion d’essayer les dernières nouveautés de la collection Endorphin. Quatre modèles seront proposés en test : l’Endorphin Elite, l’Endorphin Pro 3, l’Endorphin Speed 3, l’Endorphin Shift 3.

Une cinquantaine de coureurs sont attendus à chaque rendez-vous, sans inscription préalable nécessaire. Chaque test sera accessible pendant 3h, à proximité des revendeurs locaux partenaires ou dans le lieu de pratique sélectionné. Il sera suivi de diverses animations. Le programme complet ICI.

Saucony vous donne rendez-vous jusqu’au 19 avril

Retrouvez l’équipe Saucony dès ces jours prochains : le 23 février à Liévin (62), le 24 février à Montigny-les-Cormeilles (95), le 27 février à Aubières (63) le 28 février à Périgueux (24).

Puis en mars, Saucony fera escale à La Rochelle (17), Le Teich et Bordeaux, (33), à Pau et Anglet (64),  Rouffiac et Balma (31), Perpignon (66), Montauban (82), Malemort (19), Bourges (18), Vannes (56), Le Mans (72), Saint-Malo (35), Paris (75), Marseille (13), Béziers (34), Saint-Priest (42), Bron et Lyon (69), Mandelieu (06), Alès (30), Fréjus (83) et Avignon (84).

La tournée se poursuivra en avril, d’abord dans le Sud-Est entre La Garde, Nice, La Ciotat et Sanary-sur-mer, Puis à Craponne (69), Anthy sur Léman (74), Albertville (73), Valence (26), Strasbourg et Haguenau (67), Beaune (21), Chazelles (57°, Nantes (44), Rouen (76). Dernière date prévue à Paris le 19 avril.



Le Marathon de Paris modifie la fin de son circuit avec un passage par le Trocadéro et des derniers kilomètres inédits dans les rues de la capitale.

Le Marathon de Paris affiche complet et attend plus de 50 000 concurrents le 2 avril. L’organisation dévoile une nouvelle fin de parcours de la 46e édition. Ces quelques retouches, hors départ et arrivée devraient rendre la fête plus belle. Rendez-vous est pris en haut des Champs-Élysées. Ce départ en pente douce, sur la plus belle avenue du monde, donne la chair de poule. Qu’on le vive pour la première ou la énième fois. En ligne de mire, la place de la Concorde. Une fois l’Obélisque contourné, un virage à gauche, puis le peloton s’étirera en passant devant l’Opéra Garnier, la rue Rivoli et le Musée du Louvre. Ensuite, un passage devant l’Hôtel de Ville puis la place de la Bastille avant de remonter la rue de Reuilly puis l’avenue Daumesnil. Cap maintenant sur le Bois de Vincennes pour quelques kilomètres à pas feutrés, entre le château et l’hippodrome.

Le marathon de Paris modifie la fin de son circuit en privilégiant les derniers kilomètres dans la capitale et non plus dans le Bois de Boulogne.

Après le premier semi-marathon, à nouveau l’Opéra Bastille et son ambiance tonitruante. Ensuite quelques kilomètres sur les quais de Seine ponctués par les fameux tunnels, souvent redoutés. Au passage, quelques vues : Notre- Notre-Dame, Musée d’Orsay, le Grand Palais et bien sûr la Tour Eiffel, croisée au 33ekm.

Le peloton s’engouffrera ensuite dans le Bois de Boulogne. Dans ce secteur un peu plus excentré, traditionnellement moins de spectateurs. Cette année justement, ce passage sera raccourcit. Il y aura trois kilomètres seulement dans les allées de ce poumon vert. Exit la fameuse montée du boulevard Suchet et le crochet par la fondation Louis Vuitton.

En effet, après avoir longé le stade Roland-Garros et contourné l’hippodrome d’Auteuil, les coureurs attaqueront les derniers kilomètres sur un tracé inédit.

Marathon de Paris : un final dans Paris

Dans cette nouvelle fin de course, les coureurs quitteront le Bois de Boulogne dès le 38e kilomètre pour revenir dans les rues du 16ème arrondissement. Direction le Trocadéro via La Muette, avec un coup d’œil en bonus au passage sur la Tour Eiffel. Les spectateurs profiteront de ce nouvel itinéraire pour voir passer leurs favoris à plusieurs reprises. En effet, les supporteurs n’auront que quelques mètres à faire depuis les bords de Seine pour retrouver le cortège au niveau du 40e kilomètre. Un soutien précieux au moment où les bornes semblent parfois si longs !

Au milieu des prestigieux immeubles de l’ouest parisien, via l’avenue Paul Doumer, le circuit passera par la Place Victor Hugo et la Porte Dauphine pour les derniers efforts, avenue Foch. Un final triomphant face à l’Arc de Triomphe.



Il serait dommage de rater votre prochain semi-marathon à cause d’une mauvaise gestion de votre alimentation. Avant, pendant et après votre compétition, on vous guide avec des protocoles adaptés et des menus-types.

Votre semi-marathon approche. Côte entraînement, la dernière semaine avant votre objectif sera allégée. Côte nutrition aussi il est recommandé de respecter certains principes alimentaires les jours qui précédent la course. Ce protocole alimentaire démarre 5 à 6 jours avant l’objectif, c’est-à-dire le lundi ou le mardi pour une compétition le dimanche matin. Démarrer ce protocole suffisamment longtemps à l’avance permet de procéder à un ajustement alimentaire en douceur et mieux ciblé.

Objectif avant la compétition : faire le plein de glucides

Durant cette semaine, il faut prévoir repas spécifiques dits de « recharge glucidique » priorisant les féculents (pâtes, riz, semoule, etc), sont indispensables pour arriver le jour J avec des fibres musculaires au maximum de leur potentiel mécanique et énergétique et recouvrer le plus rapidement ce potentiel après l’effort. On peut en prévoir un après chaque séance de la semaine, un la veille de la compétition, puis deux repas après la compétition.

Ensuite, les deux derniers jours, il faut être vigilant sur le contenu de vos assiettes. Veillez à modérer ou éliminer les fibres, légumes, céréales complètes, choux, légumes secs sur les 48 heures qui précédent votre course afin de prévenir d’éventuels troubles digestifs. Soignez aussi bien sûr votre hydratation en buvant régulièrement tout au long de la journée.

Menus-types durant la semaine qui précède votre semi-marathon

SEANCE 1 FOOTINGSEANCE 2 FOOTING AVEC ALLURE SPESEANCE 3 FOOTING COURTREPOSCOMPETITION 21KMREPOS
Lundi ou mardiMercredi ou jeudiVendredi ou samedi matinSamedi (soir)Dimanche (midi)Dimanche (soir)
Gratin de penne au pesto et pecorino, dés de poulet rôtiLasagnes chèvre épinards à la béchamel légère, émincés de thon fuméSpaghettis au beurre et gruyère râpé, émincés de gésiers de canardTagliatelles à la crème d’amande et citron, lardons de truite fuméePizza œuf jambon-champignon fromage, salade verteRiz basmati courgettes-champignons à la crème légère, omelette aux fines herbes
√√√√√√√√√√√√√√√√√√√√√√

Quelle quantité  ? √√ vos portions habituelles  √√√ un peu plus que vos portions habituelles √√√√ plus que vos portions habituelles √√√√√ le max

Plan de ravitaillement pour votre semi-marathon

Sur votre semi-marathon, ne zappez pas les ravitaillements.
Sur votre semi-marathon, ne zappez pas les ravitaillements. ©ASO-P.Charlier
TYPE DE RATIONRATION D’AVANT COURSERATION D’ATTENTERATION STARTERRATION DE SOUTIENRATION D’APRÈS COURSE
TIMING2 A 3H AVANT LA COURSE1H AVANT LA COURSE5/10 MIN AVANT LA COURSETOUTES LES 20 MINDANS LES 30MIN A 1H APRES LA COURSE
RATION SPÉCIFIQUE– 1 café – 1 part de gâteau creusois moelleux aux noisettes – 1 c.à c. de lemon curd – 1 verre de lait d’avoine– 250ml de thé tiède légèrement sucré et salé (sur l’heure)– 50 ml de boisson isotonique– 1 gomme énergétique ou 1/3 de pâte de fruits ou 1/3 de gel – 100-150ml d’eau ou de boisson isotonique– 500ml de boisson de récupération* (sur l’heure) *protéines, bcaa, maltodextrines, vitamines et minéraux


L’Amazean Jungle Thailand by UTMB s’est déroulé autour de Betong, ville du sud de la Thaïlande cernée par la jungle. 1500 trailers ont participé à ses 5 distances de 10 à 160 km. Sandrine revient sur cette édition inaugurale.

Betong, petite ville de la province thaïlandaise de Yala vivait repliée sur elle-même jusqu’à  l’arrivée de ce Amazean Jungle Thailand by UTMB. Après un test grandeur nature en 2022, l’UTMB World Series proposait donc cette année une première édition autour de 5 distances : 100 miles (160 km), 100 km, 50 km, 20 km et 10 km. J’y débarque en pleine nuit après un transfert de 3h depuis l’aéroport le plus proche, à Penang en Malaisie.

Je retrouve avec plaisir le champion Sange Sherpa – qui remportera le 100 miles haut la main, Valentin Orange, Français expatrié au Vietnam impatient de découvrir le 100 km tout comme l’ultra-traileuse hors-pair Perrine Fages, avec qui j’ai la chance de partager ma chambre.  

Toute une ville aux couleurs de l’UTMB

Départ en fanfare pour le premier Amazean Jungle Thailand by UTMB.
Départ en fanfare pour le premier Amazean Jungle Thailand by UTMB.

Le lendemain, nous découvrons une ville typique, préservée du tourisme de masse avec tout de même quelques boîtes de nuit, karaoké et bar à hôtesses autour du quartier animé de notre hôtel. Toute la population semble ici adhérer au projet UTMB, avec des fresques aux couleurs de l’événement sur les façades, et des drapeaux Betong Festival un peu partout. Un QR code permet de manger pour 1000 Baht (environ 30 euros) dans les commerces partenaires.

La ville a sorti le grand jeu, avec des lumières un peu partout. C’est une première découverte ‘urbaine’, avant l’immersion au cœur d’une nature sauvage et luxuriante, entre les sangsues, les tigres et les éléphants sauvages. Nous le savons déjà, la chaleur sera l’une des difficultés à gérer avec 80% d’humidité et près de 40°C au maximum.  

Pas de crochet en Malaisie pour l’Amazean Jungle Thailand by UTMB

80% d'humidité, près de 40°C en pleine jungle pour ce premier Amazean Jungle Thailand by UTMB.
©Amazean Jungle Thailand by UTMB

A 5h du matin, il fait déjà 24 degrés. Les coureurs du 100 km s’élancent les premiers, depuis un tunnel tout illuminé pour l’occasion. Perrine, malgré une courte nuit, est prête à en découdre, avec un peu d’inquiétude sur les conditions de courses, notamment la présence de sangsues. Je prends le même chemin 1h plus tard pour le départ du 50 km,  annoncé pour 55 km et 2400m de dénivelé positif.

Je sais déjà que la plus grosse difficulté sera la première barrière horaire au point de ravitaillement A2 car elle est courte et ne correspond pas à mon niveau actuel (ou habituel !). Il faut dire que les parcours des 160 et 50 km ont dû être complètement revus en dernière minute. Un aller-retour était prévu en Malaise, mais en dernière minute, le gouvernement malaisien n’a plus voulu voir passer le peloton sur ses terres. Le temps a été ajusté en conséquence, je vois bien que cette barrière horaire à 21 km va être difficile à atteindre.

Mer de nuages & océan de boue

Magnifique mer de nuage au sommet du premier Amazean Jungle Thailand by UTMB.
© Amazean Jungle Thailand by UTMB.

En guise de mise en jambes pour l’instant, une partie roulante dans la ville. Les premières difficultés pointent assez vite. Une corde sert à se hisser une pente très raide et glissante, ce qui occasionne bien sûr un bouchon. Ça papote gentiment thaïlandais autour de moi jusqu’au sommet.

Là, une vue « waouh » sur la fameuse Sea of Mist. Une mer de nuage recouvre la vallée, et le soleil brille au-dessus des montagnes. La nature est si belle ! Après une pause photo, je reprends le chemin sous les chants des enfants thaïlandais. Je calcule que je suis bien dans les temps.

Ouf. Sauf que … C’était sans compter les 1200 mètres de dénivelé à avaler sur 11km, avec des montées plus pentues et glissantes les unes que les autres. Je m’agrippe aux arbres pour me hisser et m’y raccroche pour ralentir ma descente. Le terrain est très gras. Tout le monde dévale sur les fesses (les miennes sont déjà en sang !), malgré les cordes installées. La pente se radoucie vers le point A2. Côté timing, c’est juste mais jouable.

Sauf que le ravitaillement n’est pas comme annoncé au km 21 mais à 23,7 km… Cela change tout ! Je me retrouve à devoir sortir à cette barrière horaire pour 15 minutes de retard ! Comme moi, 178 coureurs seront ainsi bloqués sur les 555 partants. Rageant. J’aurai tant aimé poursuivre la découverte de la faune et la flore locale. Et franchir l’arrivée de cet Amazean Jungle by UTMB au bout du tunnel tout illuminé.

Une jungle luxuriante et si bruyante

Sange Sherpa a remporté le 160 km du premier Amazean Jungle Thailand by UTMB.
Sange Sherpa, vainqueur du 160 km du premier Amazean Jungle Thailand by UTMB en 25h03′.

Un retour express en pickup local et me voici de retour à Betong. Je sais que Perrine est dans le dur. Pour elle aussi le kilométrage et le dénivelé annoncés sont erronés. La nuit tombe sur la jungle. L’atmosphère est très impressionnante avec tous les cris d’animaux qui se font écho.

Pour assurer la sécurité,  les militaires Thaïlandais sont nombreux, postés très régulièrement. La signalisation est extraordinaire, aucun risque de se perdre, la rubalise orange est en permanence bien visible. Coté ravitaillement c’est l’abondance., Cela fait longtemps que je n’ai pas vu autant de bénévoles mobilisés dans l’allégresse avec des chants, des danses, et tout un tas de choix de plats et encas à se mettre sous la dent.

Pour Perrine, rien ne se passe comme prévu. Au km 60 (plutôt 66 km en réalité), elle est terrassée par des vomissements. Son estomac dit non, son corps aussi.  La mort dans l’âme, elle me rejoint à la case départ. Dépitées, nous listons les spécificités de nouvel UTMB thaïlandais.

Paysages majestueux au cœur d’une faune et d’une flore luxuriante, mais surtout, une technicité extrême. Sur le 100 km, on comptera 50% d’abandon sur cette première édition. La faute au couac sur les barrières horaires suite aux modifications de circuits. Mais Betong et ses habitants si généreux méritent bien un festival de trails à la sauce UTMB.



Cette Altra Escalante 3 est une vraie réussite avec un vrai bonus côté confort mais moins de sensations au sol.

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Chez Altra, l’Escalante est mon modèle préféré. J’ai donc voulu prendre le temps de tester cette nouvelle version. Elle est réussie, même si elle s’éloigne un peu de l’ADN Escalante. L’esthétique est soignée, avec un look plus racé et un coloris blanc réussi.

En statique on retrouve tout de suite certains marqueurs Altra comme le chaussant hyper large et le mesh en tricot aéré : un vrai bonheur !

Atra Escalante 3 : plus de confort

Cette Altra Escalante 3 est une vraie réussite avec un vrai bonus côté confort mais moins de sensations au sol.

En revanche on se sent tout de suite moins proche du sol et moins libre avec cette Altra Escalante 3. La tige a été relevé pour augmenter le confort et le maintien. Du côté de la semelle intermédiaire, on retrouve la mousse Altra EgoTM. La chaussure est un peu plus lourde. L’amorti a été sensiblement augmenté.

On se souvient que la précédente Escalante pouvait être déstabilisante tant elle semblait légère et peu protectrice. Là, avec cette V3, ça n’est plus le cas.  

Pourtant, on retrouve les sensations du modèle : une forme de liberté et un dynamisme bien réel. Ceux qui connaissent la gamme ressentiront davantage de protection au talon. Mais cela n’entrave en rien le déroulé naturel.

Ce qui est toujours bluffant c’est que l’Escalante est aussi à l’aise sur une sortie tranquille que sur un entrainement rythmé. Avec ce confort accru de nouveaux adeptes pourront se convertir tout en veillant bien à une adaptation progressive au zéro drop

Le + Un rapport poids/confort vraiment intéressant. Le – On perd un peu le côté proche de la route.

Les notes du testeur : Amorti : 17/20 Confort : 17/20 Dynamisme : 16/20  Stabilité : 18/20  Souplesse : 17/20

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On propose une solution originale avec sa Cloudneo, une paire bio-sourcée, avec service d’abonnement circulaire.

Avec cette On Cloudneo, le projet Cyclon de la marque suisse, exposé en 2020 prend forme. L’idée : mettre à disposition du coureur une paire de chaussures recyclable, proposé par abonnement. Cette On Cloudneo s’achète donc en ligne avec un paiement mensuel de 29,95 €.

Le concept inclut deux modèles par an (soit 359,40 € pour deux paires), avec une durabilité estimée autour de 650 km. Si l’on use pas sa paire avant six mois, le tarif annuel revient à un peu moins de 360 €. C’est l’équivalent de180 € par modèle, mais en paiement échelonné mensuellement. Une fois usée, il faut retourner la chaussure pour recyclage dans l’enveloppe initiale.

Avec sa On Cloudneo bio-sourcée, l'équipementier suisse propose une solution originale et innovante sous la forme d'un abonnement mensuel.

Des matériaux bios

Côté matériaux, du 100 % bio. Polyamide biosourcé dérivé de graines de ricin et Pebax constituent l’essentiel de ses composants. En l’absence de teinture, la paire affiche un blanc immaculé, qui tourne vite au gris moucheté après quelques sorties automnales. Son look rappelle d’ailleurs l’Index 01, chaussure recyclable de Salomon lancée en 2021.

On Cloudneo, une paire tournée vers la performance

Avec sa On Cloudneo bio-sourcée, l'équipementier suisse propose une solution originale et innovante sous la forme d'un abonnement mensuel.

Le poids est de 280 g en 44, et la partie avant très incurvée incite à une pose du pied sur la partie avant. C’est un peu déroutant lorsque l’on n’est pas habitué. Associé à l’amorti ferme, cela en fait un modèle assez orienté vers la performance. Quelques entraînements sur piste confirment cette vocation de vitesse. Même si l’on peut tout à fait se contenter de sorties en endurance, on conseillera cette paire pour les entraînements et compétitions sur courtes et moyennes distances.

Au final, On avec son programme Cyclon de recyclage circulaire lance un concept totalement innovant ! Une démarche louable, même si pour aller au bout de la philosophie, il faudrait troquer le « made in Vietnam » pour une production européenne. La prochaine étape, peut-être ?

Les + Concept innovant. Les – Pas d’essai possible avant l’abonnement exclusivement en ligne…

Les notes du testeur. Amorti : 15/20 – Confort : 15/20 – Dynamisme : 17/20 Stabilité : 16/20 – Souplesse : 16/20



Le Raid Sahraouiya a rassemblé 45 équipes autour de Dakhla, au Sud du Maroc. Clémence Lefebure raconte ses 5 jours de défis entre VTT, canoë, trail de nuit, course d’orientation et sensations fortes.

“On ne revient pas la même du Raid Sahraouiya”. C’est ce que disent les anciennes participantes de ce raid 100% féminin qui a lieu e au Maroc à Dakhla, la Perle du Sud. C’est une aventure humaine, solidaire et sportive durant laquelle chaque binôme concourt pour ramener des fonds à son association.

Ici, pour faire connaissance, la question n’est pas « ton temps sur semi ? » mais « tu cours pour quelle asso ? ». Un esprit collectif et solidaire qui se ressent au quotidien via les présentations et visites des assos, mais aussi par l’entraide entre les participantes. Cerise sur le gâteau : un confort au service de l’effort qui fait bien plaisir ! Ici pas de nuit en tente, mais en bivouac ultra-confort, avec vue époustouflante au cœur du désert puis en bord de mer.

Raid Sahraouiya : sur le sable mou, ça change tout

Raid Sahraouiya, du VTT, du trail, du canoë et beaucoup de solidarité au programme.
Ça roule pour Clémence, jusqu’à la prochaine dune… ©Chris Besson

Le premier jour de ce Raid Sahraouiya donne le ton. 38 km qui démarrent par 12km de VTT. Moi qui ne me déplace qu’à vélo, je pars confiante. Et pourtant… bizarre j’ai l’impression d’être freinée dès le départ. Un pneu à plat ? Non, juste un élément naturel avec lequel nous allons devoir composer toute la semaine : LE SABLE ! Sur le papier, les épreuves semblent accessibles mais c’est sans compter ce paramètre sable qui vient challenger l’effort. Courir sur sable mou, porter son vélo, gérer ses ampoules aux pieds… Personne n’est préparé, à moins d’habiter sur la Dune du Pyla !

Après avoir bravé nos dunes en VTT, on file sur notre 1èrecourse d’orientation. Objectif : trouver le plus vite possible 11 balises, à l’aide d’une carte et d’une boussole. Impulsive et dans l’action, je file direct avant que Sophie, plus réfléchie me rappelle à l’ordre. « Tout doux Clem, on se construit une stratégie de course et ensuite on attaque ». On décide de démarrer par les balises les plus éloignées, et de suivre un tracé selon le sens du vent et le relief. De vraies Mike Horn en puissance. Bon, pour l’instant plus « Mike » que « Horn »…

Descente en rappel, mon gros challenge

Raid Sahraouiya, une aventure féminine multisport et solidaire dans le désert marocain.
J’y vais mais j’ai peur… ©Chris Besson

S’en suit un trail de 6,5km, plutôt le double en ressenti avec vent et sable sur une interminable ligne droite ! Nous atteignons enfin l’épreuve tant attendue mais redoutée de toutes : la descente en rappel. Pour l’acrophobe que je suis, cette falaise de 50m est LE challenge de ce raid.

Je m’agrippe à la corde concentrée pour surtout ne pas regarder le vide, encouragée par Sophie qui affronte les mêmes peurs que moi quelques mètres plus loin. Ce n’est qu’une fois arrivées sur la terre ferme que nous prenons conscience du paysage idyllique : une plage déserte de sable blanc, à flanc de falaise. On l’a fait !

Deuxième jour. Une grosse journée en perspective avec course d’orientation VTT, trail, bootcamp, trail de nuit. On retrouve nos copines de course : un vrai booster qui pousse au dépassement sur chaque épreuve. Pour contrer le vent, on passe en drafting, l’une derrière l’autre pour de belles pointes de vitesse en VTT sur un terrain enfin plus dur, quel kiff !

Plus en confiance, on anticipe la couleur du sol pour trouver les passages les plus praticables, on s’habitue aux dérapages en terrain sablonneux, de vrais berbères ! La journée se termine en apothéose par un trail de nuit de 9 km en plein désert, à la frontale, un soir de pleine lune. Une expérience déroutante et magique, durant laquelle nous mesurons chacune la chance d’être là.

Tony Estanguet, es-tu là ?

Raid Sahraouiya, une aventure féminine multisport et solidaire dans le désert marocain.
©Chris Besson

Troisième jour. Jusqu’ici tout va bien… jusqu’au canoë en mer où nous allons ramer au sens propre du terme mais surtout au figuré ! On ne fait que dériver du mauvais côté malgré nos tentatives pour redresser le cap, on s’épuise à pagayer dans la semoule, ce canoé se transforme en galère…

Notre séance d’entraînement sur la Seine s’était pourtant si bien passée ! En désespoir de cause, on tente d’invoquer l’esprit du maître en la matière : Tony Estanguet. Un appel entendu… mais pas pour nous. Tony tu t’es trompé de canoé ! Deux autres binômes nous doublent, tout en grâce et volupté, filant au loin vers l’arrivée.

Quatrième jour. Après notre claque de la veille, on redoute cette journée. Au programme : 6 km de canoë entrecoupés d’une course d’orientation sur une île paradisiaque au milieu du lagon. Pour éviter un nouveau fiasco, on opte pour la stratégie du « moins pire » : faire tout à l’opposé d’hier ! Je prendrai l’avant du canoë, Sophie l’arrière. Et cette fois, nous prendrons le temps de bien trouver notre rythme en fonction du courant.

Rien n’est jamais perdu !

Clémence et Sophie terminent 5e du Raid Sahraouiya.
Sophie et Clémence, deux amies sportives mamans de jumeaux, terminent 5e de ce raid. ©Chris Besson

Le départ se fait en mode 24h du Mans. 50m de run sur sable pour rejoindre notre canoé. 1, 2, 3 c’est parti ! On fonce en sprint jusqu’à notre embarcation qu’on tracte jusqu’à la mer. Au moment de monter, le drame : une seule pagaie… Celle de Sophie a dû tomber vers le départ.

Elle retourne la chercher, et me laisse sur le bord de mer, penaude face aux participantes déjà en action sur les flots. Une once de découragement me traverse « Game is over  ». Mais voir Sophie tout donner me rebooste : « On lâche rien ! On n’a peut-être pas de pagaie, mais on a des pieds ! Alors, avance ! » Je tire notre bolide sur la plage pour ne pas perdre 1 seconde, jusqu’à ce que Sophie me rejoigne pagaie à la main. Ce très mauvais départ nous aura porté chance : nous arriverons 1ère de ce 4ème jour d’épreuve, portées par nos copines de course Cécile et Alexia. Une journée gravée à jamais qui restera une belle métaphore de vie : rien n’est jamais perdu tant que tu as la volonté !  

Ce raid se finira en beauté avec un trail suivi d’une chasse au trésor en mode Pékin Express dans la ville de Dakhla. Ce n’est pas une ligne d’arrivée que nous franchissons en cinquième position, mais bien une ligne de départ vers de nouveaux défis. Les anciennes avaient raison : on ne revient pas pareil de ce Raid Sahraouiya…



Decathlon sortira fin mars sa nouvelle montre GPS 900 by Coros. Un outil multisport fiable, complet et toujours affiché au meilleur prix. Présentation en avant-première.

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L’an dernier, Decathlon avait secoué le marché du cardio-GPS avec sa montre Kiprun GPS 500 by Coros. Affichée à 139 euros et équipée des technologies Coros, la marque des champions Kilian Jornet et Eliud Kipchoge, elle connaît un beau succès. « Les retours des utilisateurs de la Kiprun GPS500 by Coros sont très positifs avec une note de 4,5/5. C’est un niveau de satisfaction jamais atteint auparavant chez nous sur le secteur électronique » se félicite ainsi Julien Mouchon, chef de produit chez Decathlon.

Un partenariat gagnant avec Coros

Cette année, la saga « by Coros » se poursuit avec une nouvelle montre GPS900 orientée outdoor et affichée à 249 euros. Sa sortie est annoncée pour fin mars avec un lancement officiel lors du Marathon de Paris.

Collaborer avec Coros, concurrent direct de Garmin et Suunto est une évidence pour l’enseigne sportive française. « Ce partenariat nous permet de bénéficier de la fiabilité et des technologies éprouvées notamment par les athlètes Coros. Mais aussi de mutualiser les investissements en matière de recherche et développement afin de proposer un prix optimisé. Nous échangeons aussi beaucoup avec Coros sur la partie coaching notamment. Nous souhaitons que l’environnement digital Coros et Decathlon puisse apporter des réponses encore plus pertinentes aux sportifs », détaille le responsable.

Altimètre-barométrique et navigation pour le GPS 900 by Coros

Le nouveau cardio GPS900 by Coros de Decathlon intègre un capteur altimètre-barométrique et la navigation.

Plus complète que la GPS 500, cette nouvelle GPS 900 s’adresse à des utilisateurs exigeants amenés à pratiquer d’autres sports extérieurs, comme les traileurs.  

En effet, sa finition aluminium haut de gamme est clairement teintée outdoor. Sous le boîtier, un nouveau capteur baromètre-altimétrique permet de suivre de nouveaux sports notamment le trail, mais aussi le ski ou encore le snowboard.

L’utilisateur profite ainsi en temps réel d’informations clés sur l’altitude, le dénivelé positif et négatif cumulés, la vitesse verticale, le pourcentage de pente ou encore la distance affichable en 3D.

Autre nouveauté, la navigation désormais disponible au poignet. Avec une trace GPX chargée en amont, on profite d’un guidage en mode « fil d’ariane » (sans fond de carte) et d’une fonction « retour au point de départ ».

35 heures d’autonomie

On retrouve par ailleurs la précision du GPS grâce à la combinaison de différents systèmes satellites. Le temps de détection est rapide (environ 15 secondes). Par ailleurs, la batterie et le « cerveau de la montre » sont mis à jour avec la dernière génération Coros.

« Ce n’est pas parce qu’on travaille avec Coros que l’on prend les vieux produits de Coros, au contraire. L’idée est de proposer le meilleur produit à l’instant T, avec les dernières technologies disponibles et le meilleur ratio valeur/prix » insiste Julien Mouchon.

Côté autonomie, la nouvelle batterie de cette GPS 900 est garantie 35 heures en mode GPS. C’est 10 heures de plus que la précédente GPS 500. Et le mode Ultramax permet de tenir jusqu’à 80 heures, ce qui n’a rien à envier à la concurrence sur le secteur outdoor !

Après l’entraînement, via l’application Coros, l’utilisateur profite également d’une analyse détaillée. Elle regroupe des données biomécaniques poussées, comme la cadence et la longueur de foulée ou encore des données physiologiques comme la charge d’entraînement, le niveau de fatigue ou encore le temps de récupération nécessaire entre deux séances.

Simplicité & accessibilité

Les ingénieurs Decathlon ont par ailleurs optimisé l’ergonomie. Autour de la lunette, non plus quatre boutons, mais deux seulement. Une molette – un système éprouvé chez Coros – sert à faire défiler les infos et permet de valider ses choix. Un autre bouton « back » permet de revenir au menu précédent. Simple et efficace.

« Pour proposer ce produit à ce prix et avec ce niveau de qualité, nous avons dû faire des choix. Nous avons mis de côté le paiement sans contact et la musique embarquée », explique Julien Mouchon.

Le chef de produit assure que pour avoir le même niveau de fonctionnalités ailleurs, il faut débourser entre 100 et 150 euros de plus chez la concurrence.

« Sur ce marché très concurrentiel la notion de marque est importante, nous en sommes conscients mais je suis persuadé que nous nous ferons rapidement une place. Comme avec la précédente GPS 500, nous espérons que les utilisateurs deviendront vite nos meilleurs ambassadeurs », conclut le responsable.

Gageons que cette GPS 900 by Coros séduira le sportif qui souhaite s’équiper d’un cardio-GPS dernier cri sans se ruiner. En bonus pour le convaincre : une garantie « satisfait ou remboursé » sous 30 jours après l’achat.

Nous testons cette GPS 900 by Coros de Decathlon depuis quelques semaines. Notre test complet dans le prochain numéro 238 de Running Attitude, en kiosque début avril .

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Dans son livre, Une odyssée, Jacob Lis, raconte son long voyage pour vaincre un cancer du sang. Sous chimiothérapie pendant trois ans, ce jeune ingénieur résilient a terminé un Ironman, son rêve numéro 1 à réaliser avant de mourir. Désormais guéri, il cumule les défis.

« Le cancer, je ne souhaite à personne mais cela a été la chance de ma vie car celui que je suis devenu me rend profondément heureux. Ma vision du bonheur a été un peu redéfinie car j’ai vraiment pris conscience de la valeur de la vie. Et je peux dire que le sport m’a sauvé pendant mon cancer », raconte Jacob Lis dans son livre Une Odyssée (édition Atlande) préfacée par Bernard Tapie. Son nom est un pseudo, l’auteur souhaitant rester discret. Cet ingénieur trentenaire, plus scientifique que littéraire, raconte son histoire pour donner de l’espoir. Y croire, toujours, et se battre.

Dans Une odyssée, un jeune trentenaire parisien partage son combat contre le cancer au travers des défis sportifs qui l'ont aidés à encaisser les traitements.

Vivre ou mourir

Cancer du sang. Lorsqu’un médecin prononce ces mots en juin 2015, son monde s’écroule. Jacob est en pleine forme. Aîné d’une fratrie de quatre, c’est le sportif de la famille. Quelques semaines plus tôt, il courait d’ailleurs son premier marathon à Paris (3h45). « J’ai consulté car je sentais une gêne au niveau du cou. J’ai passé un scanner, puis une IRM, tout s’est enchaîné très vite. Cette boule au cou était en fait une métastase de 13 cm. J’avais tout le haut du corps métastasé. Des centaines, sans doute, que je ne sentais pas. », raconte ce Parisien.

L’Ironman en tête

Sur le half Ironman d'Aix.

Il encaissera la chimiothérapie la plus invasive, celle que l’on applique aux patients atteints d’une leucémie aigüe. Trois ans de traitement lourd. Sans garantie de résultats. Jusqu’en 2016, il passera dix mois à l’hôpital Saint-Louis, branché en permanence sur un cathéter, relié à une valve.

Les cheveux qui tombent par poignées, les nausées, la fonte musculaire spectaculaire, Jacob, qui voit son corps lui échapper décrit ce lot d’épreuves. Mais à 24 ans, cet ancien judoka ne se laisse pas abattre. Sur son lit d’hôpital, il dresse sa to-do list de rêves à réaliser avant de mourir. En tête, l’Ironman, son objectif numéro 1.

Pendant sa deuxième phase de traitement, une chimiothérapie mensuelle, Jacob reprendra son poste à mi-temps les premiers mois tout en commençant à s’entraîner pour le triathlon. Le chemin sera long. « Les premières fois, j’étais totalement à plat au bout de 200 mètres de course. Cela a été une renaissance à un point zéro absolu. J’ai dû retrouver mon souffle, me remuscler car je ne pesais plus que 60 kilos pour 1,81 m, prendre des cours de natation. Mais à force de discipline et d’entraînement, on progresse forcément », s’enthousiasme-t-il. Après un dossard test en 2017, sur le 10 km de la Course des Héros solidaire du cancer, il enchaînera comme prévu le triathlon L de Deauville (5h40’) en juin puis l’Ironman de Cologne en septembre. Toujours sous chimio, il terminera ce triathlon de l’extrême (3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course) en 12h40’, un bel exploit !

Jacob Lis a terminé la CCC l'été dernier.
Jacob Lis a terminé la CCC l’été dernier.

Tour du monde et défis sportifs

En 2018, pour fêter sa rémission après une dernière phase de traitement médicamenteux, il partira découvrir le monde, un autre grand rêve. Une année de congé sabbatique pour bourlinguer sac au dos, en compagnie d’amis.

Depuis, Jacob continue de profiter de la vie, toujours en quête de nouveaux défis. Il a bouclé une série de marathons, notamment New York, Rome et Milan, tous autour de 3h15’, les Templiers l’an dernier, un Half Ironman ce printemps.

Sa dernière grande aventure, c’est la CCC, 100 km autour du Mont-Blanc. « C’était une aventure ultra-chouette que j’ai partagée avec mon ami Romain. J’ai adoré la communion avec la nature, la magie de la nuit en pleine montagne. Le lendemain, malgré une tonne de courbatures, on rêvait déjà de l’UMTB, de la Diagonale des Fous »… La to-do-list s’allonge ! En 2023, Jacob prévoit de courir un autre Half Ironman, quelques ultras. Il se fixe aussi l’objectif de passer sous les 3h au marathon, pourquoi pas à Berlin. Qui vivra verra.



Le club de foot Paris-Saint-Germain annonce son premier 10 km à Paris le 2 juillet. Des milliers de fans sont attendus au départ du parc des Princes.

Le Paris-Saint-Germain lance son 10 km, We Run Paris, prévu le 2 juillet. Une expérience 100% PSG pour les fans du club et les amateurs de course dès 16 ans. Le parcours consistera un aller-retour autour de l’emblématique Parc des Princes, avec un départ depuis le virage Auteuil, un aller-retour dans Paris et une arrivée dans l’enceinte mythique des Rouge & Bleu. L’organisation annonce des animations sur le parcours et diverses activités mises en place par le club et ses partenaires autour du village course.

10 km du Paris-Saint-Germain, première édition le 2 juillet autour du Parc des Princes.

Des anciens joueurs du PSG attendus

Des anciens joueurs de foot, légendes du club prendront également part à l’événement. Par ailleurs, des courses pour les enfants, de 7 à 15 ans seront prévues la veille du 10 km. Les inscriptions sont ouvertes ICI, avec un dossard affiché à 40 euros – 4 euros du kilomètre, tout de même ! – et 15 euros pour les différentes « kid’s races ».



Le CrossFit a la côte. Ce  sport promet des résultats impressionnants sur votre musculature au bout d’un mois de pratique. Allez-vous pour autant vous transformer en version féminine de Hulk ? Est-ce compatible avec la course à pied ? Balayons les idées reçues sur le sujet, avec un test longue durée à l’appui.

Débarqué des Etats-Unis, principalement sous l’impulsion de la marque Reebok, le phénomène CrossFit n’en finit plus de séduire. Des coureurs et trailers se laissent tenter par ce complément musculaire à haute intensité pour améliorer leurs performances. C’est pratique devenue très rapidement pour ses adeptes un véritable mode de vie avec ses propres codes et surtout son propre langage.

CrossFit, de l’entraînement croisé à haute intensité

La classique salle de sport s’appelle une box, on y retrouve des choses connues comme des rameurs, des vélos, (ouf !) mais aussi plein d’autres appareils de réjouissance avec une impressionnante collection d’haltères, de poids, des barres de traction, des ballons (lestés bien sûr..) et autre outils à l’usage encore inconnu lors de ma découverte de cette box.

La séance est baptisée « WOD » pour « workout of the day ». Oui, tout est en anglais. On ne parle pas de pompes mais de push up, de tractions mais de pull up. En pratique, qu’est-ce qu’on y fait ? Un mélange de musculation, d’haltérophilie et de mouvement de gymnastique d’où le nom, CrossFit pour entrainement croisé. 52 exercices différents sont proposés avec 10 axes de travail. Endurance cardiovasculaire et musculaire, équilibre, agilité, précision, puissance, vitesse, flexibilité, coordination et force. Point commun entre tous ces axes : on travaille à très haute intensité.

Le CrossFit est un mélange de musculation, d’haltérophilie, de travail cardio et de mouvements de gymnastique. Que du bonus pour la course à pied !

Il s’agit d’effectuer les exercices le plus vite possible, avec des temps de récupération raccourcis. Le compteur des calories brûlées s’affole mais attention aux blessures. Les répétitions sont parfois précipitées, avec un geste qui peut être imprécis et donc dangereux pour les structures musculaires et articulaires. Il est donc souhaitable d’avoir un coach qui surveille ou corrige la qualité du geste.

Pour les accros à ce sport, ce qui ressort le plus, c’est que la progression est rapide et notamment pour ceux qui pratiquent souvent (au moins 3 fois par semaine) avec une nette modification de leur musculature et de la répartition graisseuse et musculaire. Principaux avantages : on ne s’ennuie jamais car le programme change tous les jours pour travailler l’ensemble des exercices. C’est ludique, convivial, avec autant de femmes que d’hommes. On s’encourage et on peut venir avec ses enfants.

CrossFiteuse = bodybuildée ?

L’objectif de cette pratique, c’est de rendre l’athlète performant dans tous les domaines, tout en adoptant un mode de vie sain. Beaucoup de femmes s’y mettent car – bonne nouvelle –  on sait désormais que le CrossFit n’entraine pas une prise importante de masse musculaire. Au contraire, avec un entrainement régulier mais surtout adapté, la silhouette s’affine et se définit. Sans spécialement maigrir, le corps se raffermit.

Pour devenir ultra-musclée, il faudrait s’entrainer intensément tous les jours et avec des charges très lourdes et un régime alimentaire spécial comprenant des apports de protéines journaliers pour aider à cette prise de poids. La pratique à raison de 3 fois par semaine (voire 4) permet de prendre un peu de masse musculaire mais cela augmente aussi – surtout – le métabolisme de base et permet donc de brûler beaucoup plus de calories au repos. Au final : un amincissement tout bon non ?

Avec le CrossFit, 10 axes de travail : 10 axes de travail : endurance cardio vasculaire et musculaire, équilibre, agilité, précision, puissance, vitesse, flexibilité, coordination et force sont au programme.
©Pierre Mouton 2000

CrossFit, que du bonus pour la course à pied

La répétition d’exercices à haute intensité cardiaque mobilise la filière anaérobie et déclenche une combustion calorique importante. Il en résulte une vitesse améliorée en course à pied, un corps renforcé, gainé et affuté. Ce qui permet d’être moins désuni en fin de course, d’avoir un meilleur cardio mais aussi une meilleure gestuelle, une meilleure qualité de pied et plus de puissance. Pour les femmes, c’est surtout la fermeté musculaire qui est le résultat le plus satisfaisant avec un ventre plus plat et une posture qui se redresse en course. Au final, c’est aussi une meilleure aisance à courir et des chronos qui s’améliorent !

Aussi si vous êtes une coureuse bien entrainée et que vous commencez à vous sentir moins motivée, un programme de CrossFit pourrait parfaitement vous convenir. En effet, la plupart d’entre nous s’entrainent en course à pied… en courant… selon donc un format classique et il est possible à terme de développer des grandes capacités d’entrainement et notamment des sorties longues à faible allure assez aisément. Aussi en réduisant fortement ce volume de course à pied et en augmentant la puissance et l’intensité des entrainements en CrossFit, les coureuses dont vous faites certainement parties vont améliorer de nombreux points clés comme la vitesse, la puissance, l’économie de mouvement, le poids du corps et la confiance en soi.

Au minimum 3 séances par semaine

Ensuite bien sûr, tout dépend du temps disponible. Car s’il faut au moins 3 séances de CrossFit par semaine pour pouvoir passer en revue les différents exercices. En course à pied la plupart des plans d’entrainement comprennent également 3 sorties hebdomadaires. 3 séances en course, c’est un minimum justifié. En dessous de ce chiffre il est difficile de progresser en vue d’un objectif, sur route comme en trail. Et donc si on fait le calcul cela amène quand même à 5 ou 6 entrainements par semaine. Et dans une vie de working woman, c’est compliqué !

Si vous êtes runneuse à la base et que vous souhaitez découvrir le CrossFit, il faudra un processus d’adaptation. L’entrainement devra être progressif pour que le corps puisse s’habituer au bout de quelques semaines à ces 2 disciplines hautement complémentaires.

Il va falloir accepter de commencer par le début au CrossFit sans se n surestimer ! Mais rassurez-vous, ce sport s’adresse à tous, quel que soit le niveau d’aptitude physique, l’âge, le sexe, le bagage sportif. L’intérêt c’est que ’ensemble des exercices sont adaptables au niveau de chacun. Vous pourrez aussi compter sur la camaraderie, la fraternité et le respect. Ce sont des valeurs essentielles au CrossFit. On progresse ensemble et devenir meilleure que la veille.

Si vous vous mettez au CrossFit, attention à bien prioriser votre objectif. Gardez en tête pourquoi vous ajoutez des séances de CrossFit à votre entrainement de course, histoire de pas vous épuiser et rater votre objectif de course. Pour cela il est primordial d’échanger avec le coach. C’est un préalable avant tout engagement en CrossFit pour bien préciser ses attentes. Au final tout est une question d’équilibre. Et bien sûr, n’oubliez pas que le repos fait aussi parti de l’entrainement ! Alors, prêtes pour rejoindre une box de CrossFit ?

J’ai testé pour vous une box de CrossFit

J’ai testé le CrossFit chez CrossFit Angers. Après un accueil chaleureux avec bonjour obligatoire à tout le monde (attention, pas de politesse = des pénalités en burpees ! ) le programme est annoncé. Le WOD sera un Amrap de 20 minutes avec 10 squats clean, 3 HSPU, 3 pull-ups et 20 double under. Hein ? On vous le décode : un As Many Round As Possible (autant de tours que possible) et chaque terme est ensuite expliqué (ouf…). S’ensuit un échauffement cardio (rameur, course à pied, saut, de quoi bien faire monter le rythme cardiaque). Puis ce sera 10 squats et 5 push up press (pompe après laquelle on pousse sur les bras pour que le corps fasse un V), une explication des différents gestes, le tout à faire 3 fois. Puis le travail spécifique peut commencer.

Pendant 20 minutes, j’enchaîne les plus de fois possible 10 squats clean, 3équilibres pompes au mur, 3 tractions et 20 sauts doubles avec une corde à sauter et la barre de 20 kg comme point de départ à soulever. Le but n’est pas de partir trop vite non plus, car il faut tenir les 20 minutes. Et plus les répétitions et les tours augmentent, plus il devient difficile de soulever les 20 kg et d’enchainer avec le reste des exercices. Toute rouge, transpirante, mais que suis-je en train de m’infliger : être plus forte, plus fit, gagner en muscle, en endurance, repousser ces limites, finir la CCC à Chamonix cet été ? Ok, je tiens.

A la fin du WOD, chacun se félicite et se tape dans la main. L’ambiance est conviviale, femmes et hommes avec une parité dans les cours souvent respectée. Et surtout chacun fait à son niveau car tout est adaptable…

Combien ça coute ? Environ 69 euros par mois pour un abonnement annuel avec accès illimité. Le cours est limité à 15 personnes et coach diplômé. C’est un prix pour une salle (oh pardon, une box) de province. Les prix peuvent être différents en fonction des zones géographiques. Des séances à la carte peuvent aussi être proposées.



Nous avons profité des journées fraîches pour tester une tenue X-Bionic à porter en première couche. Efficacité thermique validée !



X-Bionic est spécialisée dans les tenues de running (mais également cyclisme et sports d’hiver). La panoplie testée ici est fabriquée en Italie. Elle fait partie de la gamme  » base layer « , à porter en première couche. La technologie X-Bionic offre de la compression et du maintien, associée à une bonne protection thermique. Nous avons réalisé nos séances mi-janvier, avec des températures bien hivernales pour en mesurer l’efficacité.

X-Bionic, compression et confort


Le collant, modèle Trick 4.0 possède des empiècements de compression au niveau des quadriceps. Sa taille assez haute protège le ventre par temps froid. Sur le site web de la marque, le guide des tailles permet d’effectuer le bon choix. La compression n’est pas trop marquée sur l’avant des cuisses. Et le confort est excellent aussi bien lors d’un entraînement en endurance que lors de séances plus dynamiques sur une piste d’athlétisme par exemple. On ne se sent jamais contraint, libre de l’amplitude de ses mouvements. De même, la protection thermique par une température proche de zéro degré avec un peu de vent est très bonne. Le tissage est légèrement déperlant, mais on précise que ce collant n’a pas vocation à protéger d’une forte pluie.

Une panoplie technique multisports


Le maillot testé est le modèle Effektor à manches longues. On y retrouve des éléments de compression et de maintien. La partie élastique située en bas du maillot permettant de bien rester en place lors des séances d’entraînement les plus actives. Associé à la ceinture haute du collant, le bas de l’abdomen est ainsi toujours protégé du froid. Le tissage différent au niveau de la poitrine augmente le confort. La protection thermique est identique à celle du collant.

Par temps froid et pluvieux, l’ajout d’un veste légère permettra de courir tout en restant sec. Au final, cet ensemble collant et maillot offre vraiment une bonne protection par temps froid. En l’absence de vent le maillot porté seul pourra souvent être suffisant lorsque l’on court par des températures proches de zéro degré. Le confort et la finition sont également de très bon niveau. On peut en effet envisager de porter cette tenue durant plusieurs saisons hivernales. Pour finir, précisons que cet équipement pourra aussi être utile pour le ski de fond ou le cyclisme.


Prix : collant 149 €, maillot 169 €.
Le + Très bonne protection contre le froid, fabrication italienne. Le – RAS



L’institut Curie mobilise autour de sa campagne « une jonquille contre le cancer » avec une course connectée et des évènements solidaires du 14 au 26 mars.

Chaque jour en France, plus de 1 000 personnes sont diagnostiquées d’un cancer. Premier centre français de lutte contre le cancer, l’Institut Curie mène sa campagne nationale d’appel à générosité « Une Jonquille Contre le Cancer« . Cette année, un focus particulier sur le dépistage et du diagnostic précoce.

Des tests diagnostiques non invasifs et novateurs aux imageries médicales ultra-performantes : la recherche avance à l’Institut Curie pour développer des technologies toujours plus innovantes, précises et sensibles. Mais pour assurer l’efficacité et la pérennité de la recherche, la mobilisation de tous est essentielle.

Courir pour soutenir « une jonquille contre le cancer »

La campagne se déroulera du 14 au 26 mars. Des évènements solidaires se tiendront partout en France, mais également sur les réseaux sociaux et sur le site unejonquillecontrelecancer.fr.

On pourra faire un don, créer son évènement solidaire et sa page de collecte de dons, acheter un objet solidaire jonquille ou s’inscrire à la « Course de la Jonquille Contre le Cancer 2023 ».

Ce challenge connecté permet à chacun de réaliser le plus grand nombre de kilomètres en marchant ou en courant. Pour chaque kilomètre parcouru, un don de 1 € sera reversé à l’Institut Curie par le partenaire majeur de l’évènement. Le défi à relever : dépasser les 450 000 km parcourus lors de l’édition 2022 !



Le champion Jimmy Gressier participera au premier semi-marathon de sa carrière à Paris. Le 5 mars, il sera à la tête d’une belle délégation française qui tentera de perturber les favoris kenyans.

Ce printemps, Jimmy Gressier, 25 s’attaque pour la première fois au semi-marathon. Il sera du départ du semi-marathon de Paris le 5 mars prochain. « J’avais envie de faire quelque chose de nouveau sur la période hivernale, explique le Boulonnais actuellement en stage au Kenya. « La préparation d’un semi se rapproche de celle d’un 10 km. Ça reste assez court. Comme je ne me vois pas encore faire un marathon, ce choix était évident. ».

Avec son récent chrono en 27’40’’ sur 10 km à Valence, le médaillé de bronze aux Championnats d’Europe de cross 2021 peut légitimement viser très haut. Et il ne cache d’ailleurs pas son objectif. « Gagner, lâche-t-il sans hésitation. Je n’ai pas de chrono en tête. Il faudra être prudent et ne pas partir trop vite. J’ai adapté un peu mon entraînement et augmenté le kilométrage hebdomadaire, mais je reste sur les schémas de préparation d’un 10 km ou du cross. »

Semi de Paris : du haut niveau dans le clan tricolore

La star de l’athlétisme aura de la concurrence sur ce semi de Paris. Dans le clan tricolore on annonce Mehdi Frère, troisième performeur français sur la distance en 1h0’32’’ (Valence, octobre 2022). Mais aussi Florian Carvalho (1h0’58’’), Hassan Chahdi (1h01’21’’), Benjamin Choquert (1h01’32’’) ou encore Yoann Kowal (1h02’17’’).

Avec ces champions, la France présente donc plusieurs atouts capables de s’immiscer dans le peloton de tête. Et peut-être, troubler l’habituelle domination africaine. Les Kenyans Roncer Kipkorir (59’38, à Lille en 2022) Collins Koros (1h0’01’’, en décembre 2021), Edwin Yator (1h0’43’’) ainsi que Wesley Kimutai (1h0’45’’) seront dans les starting-blocks.

Chez les femmes, la Kenyane Sheia Chepkurui, qui affiche un record en 1h04’36’’ est annoncée favorite. ses compatriotes Angela Tanui, victorieuse du marathon d’Amsterdam en septembre, la jeune Magdalyne Masai (20 ans)  et Vivian Melly, toutes enregistrées avec un record sous les 1h09’ devraient animer la tête de course.

Côté tricolore, on attend Marjolaine Nicolas sera particulièrement suivie. Cette médecin généraliste bretonne a signé ces derniers mois des performances de haut niveau notamment, notamment un record en 2h33’13 sur marathon (Valence).  Sur 21,1 km, elle avait couru en 1h14’23’’ Tout Rennes court en octobre dernier et espère battre cette marque à Paris.