En parcourant les 623 km du GR223 qui relie Honfleur au Mont-Saint-Michel en 7 jours, 3 heures et 42 minutes, Sonia Poutrel vient d’établir le tout premier Fastest Know Time féminin sur ce tracé à travers le littoral normand. Un exploit doublé d’une bonne cause : collecter des fonds pour les enfants du Centre Hospitalier Public du Cotentin. Rencontre avec une ultra-runneuse au grand cœur.

Une jeunesse loin des sentiers

Née à Valognes, dans la presqu’île du Cotentin, et ayant passé toute la première partie de sa vie à Bricquebec, en Normandie, Sonia Poutrel n’aurait jamais dû courir autant. Ou du moins, rien ne semblait l’y destiner. En effet, souffrant d’asthme durant sa jeunesse, elle a passé plus d’heures à soigner sa pathologie au Centre Hospitalier Public du Cotentin qu’à arpenter les sentiers de la côte. Ce n’est que bien plus tard, autour de ses 20 ans, alors qu’elle étudiait à Paris, qu’elle chausse pour la première fois les baskets. Avec Mehdi, son compagnon, elle parcourt ses premiers kilomètres, dans la douleur, sans grand enthousiasme.

Le trail, une révélation

C’est en 2015, alors qu’ils étudient l’architecture à Rouen, que Sonia et Mehdi découvrent la course nature. Et c’est la révélation pour Sonia ! Entre sentiment de liberté, découverte de la nature, endurance et envie de performer, tout est réuni pour faire du trail sa seconde nature. Aujourd’hui jeune architecte de 31 ans installée depuis peu en Haute-Savoie, elle s’épanouit dans l’ultra-endurance. En 2021, elle a ainsi décroché une belle victoire sur l’Infernal Trail des Vosges, une course de 210 km. Le 19 juin 2022, elle s’élançait de Honfleur, avec 623 kilomètres à parcourir pour relier le Mont-Saint-Michel. Une odyssée baptisée Traversée 223 qu’elle nous raconte.

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Le parcours de la Traversée 223, de Honfleur au Mont-Saint-Michel. © DR

L’interview débrief de Sonia Poutrel

Running Attitude : Quelle a été ta plus grande distance parcourue en 24h durant tout ce périple ?

En général, j’étais dehors de 4h du matin jusque maximum 22h30, hormis la dernière journée qui a commencé le samedi à 3h00 et qui s’est achevée le dimanche matin à 5h00 pour parcourir 103 kilomètres en 26 heures. Mais, finalement, la journée la plus productive aura été le dimanche du départ, avec 100 kilomètres parcourus en un peu plus de 12 heures. Mais c’était sur un terrain plus abordable.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer ?

Bonne question… Je suis partagée entre la fatigue et les douleurs imprévisibles dans les jambes, apparues dès le deuxième jour. Je ne suis pas de nature marmotte mais il est vrai que, mine de rien, vouloir courir 100 bornes par jour, ce n’est pas rien. Et avec un sommeil de mauvaise qualité, sur une durée de 2-3 heures, le corps ne comprend pas vraiment. Malgré toute ma motivation et mon envie d’avancer plus rapidement, je n’en étais pas capable. Était-ce à cause de la fatigue ? Ou des jambes lourdes ? Je ne saurais pas le dire.

Tu avais un camping-car pour les nuits. De quels soins bénéficiais-tu chaque soir ?

J’ai la chance d’avoir ma sœur qui est kiné et qui était présente du matin au soir. Elle a pu soulager mes bobos et me masser le soir avant d’aller dormir. Un sacré privilège ! En parallèle, toute une équipe était aux petits soins avec moi – famille, amis – pour m’apporter le soutien nécessaire, qu’il s’agisse des ravitaillements, de l’accompagnement sur les sentiers, etc.

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© Vincent Fleury

Quel a été ton protocole nutrition durant cette semaine ?

Au p’tit déj’, c’était fromage blanc/banane/müesli. Ensuite, c’était souvent des barres céréales, soit celles du commerce classique, soit celles de la marque Atlet Nutrition, de la compote, beaucoup de fruits rouges les 3⁄4 premiers jours, de la salade riz/concombre/tomates, un peu de pâtes les deux premiers jours. Vers les 3 derniers jours, je mangeais pas mal de sandwichs pain de mie/beurre (beaucoup de beurre !)/confiture et des bonbons (les petites bouteilles de coca, non acidulées). Ah oui, je me suis enfilé une glace à l’eau aussi, le mercredi à 10h00 du mat’ : ça passe pas mal ! Les gommes Ta Energy aussi : une tuerie pour les gourmands ! Et sinon, j’ai pas mal picolé : de l’eau plate principalement, parfois avec de la boisson d’effort Atlet, et de la Sainte-Yorre aux ravitos.

« Je me suis foulé la cheville 100 mètres après le départ ! »

Ça ressemble à un gag, mais juste avant le départ, tu t’es fait une belle frayeur en te foulant la cheville. Que s’est-il passé ?

Haha… Juste avant le départ, n’exagérons rien. Je me suis foulé la cheville une centaine de mètres après le départ, et non pas juste avant. En fait, ma balise GPS ne fonctionnait pas. Mehdi, qui me suivait en vélo sur ce départ, vérifiait si le suivi live fonctionnait. Et quand j’ai cherché ma balise dans ma ceinture pour vérifier si elle était bien allumée, paf, il y avait un petit trou tout léger, que je me suis pris. Au moins, dès le départ, j’ai eu un signal d’alerte : attention, le pilote n’est pas dans la bagnole. J’ai donc repris mes esprits et là, je me suis vraiment mise dans ma traversée.

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© Vincent Fleury

Nuit ou jour, quand as-tu préféré courir ?

Je dois reconnaître que les deux ne m’ont pas dérangé. Bon, si les marquages du GR pouvaient être phosphorescents, ça serait un luxe. Mais franchement… qui fait ça de nuit ? Non, vraiment, le fait de courir de nuit permet de profiter des couchers et des levers de soleil qui étaient juste magnifiques : le ciel rouge, les silhouettes des bâtiments. Et puis… que rêver de mieux que de voir à la fois le coucher puis le lever du soleil sur le Mont-Saint-Michel à six heures d’intervalle ?

La météo bretonne, tu es toujours aussi fan ?

Oula ! La météo normande, attention ! (Rires.) Franchement, j’ai eu de la chance. J’ai évité la canicule avec une première journée entremêlée de pluie et de vent. Les journées qui ont suivi étaient agréables. Je portais souvent avec une petite veste pour me protéger du vent. Le soleil était davantage présent en fin de journée. Le samedi, on a eu de nouveau un bon mélange de pluie et de vent vers Granville, jusque dans l’après-midi, mais ça commençait à me faire ni chaud ni froid. Ce n’est qu’en revoyant certaines images que je me rends compte que j’ai traversé de bonnes averses quand même !

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© Vincent Fleury

« Je n’aurais pas pensé faire toute la traversée avec la même paire de chaussures ! »

As-tu dû faire face à des imprévus au cours de cette Traversée 223 ?

Je m’étais préparée à pas mal de choses, mais je n’aurais pas pensé faire toute la traversée avec la même paire de chaussures. En fait, j’ai commencé la balade avec des Altra Rivera, plutôt conçues pour la route/chemin simple. Et au bout de 150 bornes, je me suis dit : bon allez, change un peu du 0 drop et prends tes New Balance (les Summit Unknown). Et là : quelle erreur j’ai faite… Ça m’a provoqué de vives douleurs aux tibias. Et au lieu d’appeler mon assistance pour récupérer mes Altra, j’ai continué pendant 20 bornes avec les NB. Du coup, j’ai dû balader ces douleurs jusqu’à la fin de la traversée, bien qu’une fois les Altra récupérées, ça allait quand même mieux. Par la suite, je n’ai plus voulu prendre de risques : j’ai fait les 450 bornes restantes avec les Altra, même dans les falaises, les pierres etc. Résultat : elles sont bien fichues, mais je n’ai eu aucune ampoule ou autre inconfort ! L’autre imprévu, c’est que j’ai eu très rapidement des problèmes de circulation, que j’ai déjà plus ou moins au quotidien. Mes jambes ont vite gonflé : ça n’a pas aidé aux libres mouvements articulaires. Les chaussettes que j’avais, les belles BV Sport / Des Bosses et Des Bulles me comprimaient beaucoup trop les mollets alors j’ai ressorti une vieille paire de chaussettes basses que j’ai gardées jusqu’à la fin de l’aventure.

Y a-t-il un secteur ou une région que tu as particulièrement aimé ?

Je connaissais déjà une partie des plages balnéaires (Deauville, Cabourg…), une partie du Val de Saire (phare de Gatteville, l’Anse du Brick…) ainsi qu’une partie de la Hague (Jobourg, Herqueville…) dont je ne me lasse pas. Mais si je devais choisir un secteur, je dirais Carolles, juste après Granville : un terrain rocailleux avec un joli profil. En plus, c’est à partir de ce moment que l’on commence à voir le Mont-Saint-Michel.

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© Vincent Fleury

« J’ai finalement préféré privilégier la récolte de dons pour les enfants malades. »

Tu avais initialement programmé une arrivée le samedi, avant de la décaler au dimanche. Pour quelle raison ?

J’avais surtout programmé d’aller jusqu’au bout et d’arriver durant le week-end. Pour l’événement, j’avais effectivement noté la date du samedi afin de donner un ordre d’idée. Au fur et à mesure de la traversée, voyant que je n’arrivais pas à courir plus vite que l’allure à laquelle j’allais, je me rendais compte que j’allais arriver dans la nuit du samedi au dimanche. Même si j’aurais aimé arriver plus tôt, il fallait que je me rende à l’évidence. Alors j’ai pris le temps de réfléchir : soit tu arrives à l’heure où tu arrives, mais de toute façon tu arriveras après le samedi après-midi et donc, de nuit, tu n’auras personne à ton arrivée au Mont-Saint-Michel ; soit tu privilégies un de tes objectifs initiaux : récolter des dons pour les enfants du Centre Hospitalier Public du Cotentin. Et donc tu prends le temps de t’arrêter dans la nuit du samedi au dimanche et tu programmes et diffuses sur les réseaux sociaux une arrivée prévue à la passerelle du Mont-Saint-Michel le dimanche à 10h30 pour partager ce moment avec ceux qui le souhaitent.

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Les derniers mètres vers le Mont-Saint-Michel, terminus de cette Traversée 223. © Vincent Fleury

As-tu eu beaucoup d’accompagnateurs sur tout ton parcours ?

Oh oui ! Dès le départ, trois personnes que je ne connaissais pas m’ont accompagnée malgré la météo maussade. Ensuite, dans le Calvados, j’étais plutôt seule. Mais dans la Manche, j’ai dû parcourir maximum 40 kilomètres toute seule. De la famille, des amis m’ont retrouvé. Sachant que mon compagnon, Mehdi, était presque toujours avec moi, à pied ou en vélo, j’ai dû parcourir une centaine de bornes seule. Sur 620… ce n’est rien. Merci à Anthony, Léa, Eléonore, PA, Walid, Paul, Mélanie, Noémie, Florence, Irène, Lucie, Martine, Michel, Cyril, Christophe x 2, Olivier, et à ceux que j’ai oublié. Merci également aux copains, à la famille, qui ont fait des bornes (en voiture) pour être présents sur la ligne d’arrivée !

Où en est ta cagnotte ? La course est finie, mais la collecte aussi ?

Durant la semaine de la traversée, la cagnotte dédiée aux dons pour les enfants hospitalisés du Centre Hospitalier Public du Cotentin a presque doublé et j’en ai été agréablement surprise. Elle est d’ailleurs toujours ouverte et ce, jusqu’à la diffusion de la vidéo de la Traversée qui est en cours de montage par Vincent Fleury. Si on souhaite réaliser un don, rendez-vous sur le site de la collecte. Avec cet argent, je pourrai acheter de nouveaux livres, des jouets ou encore de la décoration pour le service pédiatrie. Ce ne sont pas les besoins qui manquent.

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L’équipe à l’arrivée, et le sourire de Sonia, au centre, bouquet à la main. © Vincent Fleury

« La récupération se fait à mon allure de tortue : doucement, mais sûrement. »

Comment s’est passée ta récupération ?

Je ne sais pas si on peut déjà en parler au passé. La première semaine d’après course n’a pas été si simple : mauvais sommeil, jambes toujours un peu douloureuses, mais depuis ça va mieux. La récupération se fait à mon allure de tortue : doucement, mais sûrement. Deux semaines après la fin de la traversée, j’ai repris tranquillement la course à pied avec quelques footings, histoire de voir l’état de la carcasse. Mentalement et au niveau de la fatigue aussi, il faut prendre le temps de récupérer.

Quel est ton prochain défi ?

Bien que d’un point de vue sportif ce défi soit terminé, j’estime qu’il ne l’est pas encore complètement. Car, comme je le disais, la cagnotte est encore en ligne, et il y a le film à réaliser puis à diffuser, notamment auprès des enfants hospitalisés de l’hôpital normand. Et pourquoi pas ailleurs, d’ailleurs… L’objectif est de continuer à sensibiliser les gens sur le littoral normand ainsi que sur le fait de continuer à se projeter et faire en sorte de réaliser ses rêves. Pour ce qui est du prochain défi sportif, l’avenir nous le dira. Je suis toujours accompagnée par Stéphane Brogniart et l’année 2023 va commencer à se dessiner. Parce que trouver des idées de défi, ce n’est pas la chose la plus compliquée. Seulement, il faut bien savoir pourquoi on veut faire telle ou telle course. Parce que c’est ça qui te permet d’aller au bout – notamment dans les moments difficiles. Mais en attendant, je ne suis pas contre le fait de reprendre un ou deux dossards d’ici la fin d’année. Ce n’est pas si mal d’avoir à suivre un balisage de course finalement…

Le détail de ce Fastest Known Time est visible ICI

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Une image forte de cette Traversée 223 : la ligne d’arrivée en vue pour Sonia Poutrel. © Vincent Fleury


Dans un documentaire diffusé sur la BBC, Mo Farah, quadruple champion olympique d’athlétisme, révèle sa vraie identité et raconte son arrivée illégale au Royaume-Uni sur fond de guerre civile en Somalie, son pays natal. 

Mo Farah dévoile sa vraie identité et son passé, dans The Real Mo Farah, diffusé sur la BBC. Il s’appelle en réalité Hussein Abdi Kahin. Jusqu’à la diffusion de ce documentaire, Mo Farah avait expliqué être né à Mogadiscio, capitale de la Somalie, et arrivé en Grande-Bretagne à dix ans avec sa mère et deux de ses frères et sœurs pour rejoindre son père informaticien. Mais le champion a tu pendant la vérité pendant des années.

« Si tu veux revoir ta famille, ne dis rien »

« J’ai été séparé de ma mère, et j’ai été amené au Royaume-Uni illégalement sous le nom d’un autre enfant », raconte ainsi le champion. A la mort de son père, tué en Somalie alors qu’il avait 4 ans, Mo Farah part vivre chez un oncle à Djibouti. Puis 9 ans, il débarque à Londres un faux passeport en poche. La dame inconnue, qui l’accompagne, lui promet qu’il retrouverait les siens. Il n’en fut rien. Pendant deux ans, l’enfant est contraint à travailler comme domestique dans une famille. Ménage, garde d’enfants, profil bas. Il doit se taire. « Si tu veux revoir ta famille, ne dis rien », lui assène-ton.

« Souvent, je m’enfermais dans la salle de bains et je pleurais », confie le champion. A 12 ans, il est scolarisé, apprend peu à peu l’anglais. Et court déjà très vite. « La seule chose que je pouvais faire pour m’éloigner de cette situation était de sortir et de courir », raconte ainsi l’athlète. Son professeur d’éducation physique, Alan Watkinson, le met alors en confiance. « Le seul langage qu’il semblait comprendre était celui de l’éducation physique et du sport » témoigne le prof de sport. Le jeune Mo lui confie un jour ses secrets. Ce professeur contacte alors les services sociaux, qui le placent dans une nouvelle famille d’accueil somalienne, où l’adolescent grandit.

Mo Farah à l’arrivée du Marathon de Chicago, en 2018. ©Bank of America Chicago Marathon

« Je pense souvent à l’autre Mo Farah »

A 17 ans, à la demande d’Alan Watkinson, Mo Farah obtient la citoyenneté britannique. Quelques années plus tard, il deviendra le grand champion que l’on connaît. Premier Britannique à remporter quatre titres olympiques en athlétisme, il sera anobli par la Reine Elizabeth II.

« Je pense souvent à l’autre Mohamed Farah, le garçon dont j’ai pris la place dans cet avion, et j’espère vraiment qu’il va bien. », conclut Sir Mo.

Après des décennies de silence, il a mis deux ans avant d’oser se livrer ainsi. « Décider de parler été un voyage difficile et émotionnel. Car je n’ai pas compris ce qui m’était arrivé. Maintenant que mes jumeaux ont atteint l’âge que j’avais quand je suis arrivé ici, j’ai senti que c’était le bon moment », explique-t-il sur ses réseaux sociaux.

Le champion, a également partagé des images de sa famille. Il a en effet retrouvé sa mère, Aisha et ses deux frères au Somaliland, région séparatiste de Somalie.

Depuis la diffusion de ce documentaire, le 13 juillet, la police britannique a ouvert une enquête. Et le gouvernement britannique a assuré qu’il ne serait pas déchu de sa nationalité britannique. Un porte-parole le qualifiant de « héros sportif ».



Vous partez courir à la montagne cet été ? Ne négligez pas les effets de l’altitude. Nos conseils pour « prendre de la hauteur » et en tirer le meilleur.

Vous préparez un trail en montagne cet été ? Grand bien vous fasse ! Le calendrier estival regorge d’épreuves organisées à travers tous nos massifs. Mais attention, courir en moyenne montagne ne convient pas forcément à tout le monde. En effet, l’altitude peut provoquer chez certains sujets des réactions physiologiques négatives se traduisant parfois par de violents maux de tête, des vertiges ou des vomissements, dont les effets peuvent se faire ressentir même au repos. D’une façon générale, quelqu’un qui n’est pas habitué à vivre en altitude voit sa capacité d’effort diminuer et se trouve confronté à une période d’adaptation organique plus ou moins longue.

Effets physiologiques de l’altitude

Les effets négatifs de l’altitude sont dus à une chute de la pression atmosphérique. Car cette dernière décroît avec l’altitude. Ainsi, en haut de l’Everest – 8 848 m – la pression atmosphérique est le 1/3 de celle au niveau de la mer. En montagne, un même volume d’air contient moins de molécules d’oxygène. Durant l’exercice, les symptômes du mal des montagnes commencent à se manifester à partir de 2 000 mètres. En revanche au repos, ils ne sont généralement ressentis qu’à des altitudes supérieures.

Il existe en fait une très grande variété de réactions d’un individu à l’autre. La plupart des personnes en bonne santé peuvent pratiquer un sport intense jusqu’à environ 2000 mètres d’altitude, et un exercice modéré jusqu’à 2 500 mètres. Les effets de l’altitude augmentent ainsi progressivement à mesure qu’on s’élève. Au-dessus de 3000 mètres, la plupart des gens est dans l’incapacité de déployer une activité physique quelle qu’elle soit. Un des symptômes fréquents, c’est la sensation du manque d’air. C’est que le besoin en oxygène des muscles est le même en altitude qu’au niveau de la mer. Or, comme la densité d’oxygène de l’air diminue avec l’altitude, l’organisme nécessite une plus grande ventilation

Des effets de l’altitude côté cardiaque

La ventilation accrue n’est pas le seul mécanisme compensatoire qui permet e supporter la réduction d’oxygène dans l’air. Le rythme et le débit cardiaques s’accélèrent eux aussi pour apporter aux tissus plus de sang et d’oxygène par unité de temps. Il s’opère une plus grande diffusion d’oxygène depuis le sang vers les cellules du corps. Cependant, le cœur doit lui-même accélérer le mouvement pour pouvoir transporter la quantité d’oxygène nécessaire à l’organisme. La fréquence cardiaque s’accroît en conséquence, ce qui se traduit notamment par des palpitations.

Toutes les modifications biochimiques et physiologiques sont encore insuffisantes pour compenser le manque d’oxygène à des altitudes supérieures à 1 500 m. A partir de cette altitude, la consommation maximale d’oxygène ne cesse de décroître.

Altitude et VO2 max : quels rapports ?

En conséquence, pour pouvoir développer une activité musculaire intense en altitude, il est nécessaire qu’une grande partie de l’énergie employée soit produite de façon anaérobie, c’est-à-dire sans l’intervention d’oxygène. Un tel phénomène augmente la production d’acide lactique dans les muscles. Cette élévation des lactates intervient dans le métabolisme musculaire, de telle sorte que la fatigue « locale » s’accentue. Une partie de l’acide lactique passe dans le sang, ce qui provoque une accélération de la respiration.

Le schéma montre les effets délétères de l’altitude sur la consommation maximale d’oxygène (VO2 max) en raison de la baisse de la pression atmosphérique et de la raréfaction de l’air et de l’oxygène qui s’ensuit. La diminution de la quantité d’oxygène disponible commence vers 1 500 m d’altitude, à 2 500 m la baisse s’accentue et détermine une chute du VO2 max de 10 à 15 %.

Acclimatation nécessaire à l’altitude

On sait aujourd’hui que le fameux « mal aigu des montagnes » (MAM) n’est pas irrémédiable. La plupart des symptômes dont il s’accompagne disparaissent au bout de quelques jours. En réalité, après une semaine, la majorité des sujets ne ressente plus le MAM. La course en montagne demande une telle dépense énergétique que la fréquence cardiaque diminue au fur et à mesure que la capacité d’effort physique et d’endurance s’améliore. Cette adaptation porte le nom d’acclimatation. En montagne, elle réclame environ trois semaines. Mais si un runneur fréquente régulièrement les stations de ski l’hiver, cette période d’adaptation sera nettement raccourcie. En effet, les experts scientifiques ont démontré que l’essentiel était de cumuler au préalable 15 à 20 jours d’adaptation en altitude.

En résumé, jusqu’à 2 000 m d’altitude, l’exercice lorsqu’il est modéré ne pose généralement pas de problèmes. Plus les symptômes sont intenses, et nombreux au repos ou au cours de l’exercice, plus le sujet a intérêt à prendre son mal en patience. C’est à lui de savoir régler son activité en fonction de son ressenti.



Pour moins souffrir en côte et relancer ensuite, il faut adapter son style de course ou de marche, et ses muscles aux pentes plus ou moins raides, pour les attaquer en toute confiance.

En trail, courir et marcher en montée sont deux gestes techniques qu’il faut parfaitement adapter à la pente et au terrain pour ne pas gaspiller son énergie. Des séances spécifiques que vous aborderez comme des jeux de course sur les obstacles du terrain, vous mettront en situation. Lors de vos sorties sur terrains très vallonnés, appliquez-vous à visualiser la meilleure trajectoire. Celle où vous bénéficierez d’un sol sûr qui ne se dérobera pas sous votre poussée.

Pour être efficace, votre foulée sera la plus brève possible. Avec un temps de poussée raccourci, et vous pencherez légèrement le buste en avant en fonction du pourcentage de la pente. Au début, vous aurez sûrement tendance à courir presque sur la pointe des pieds. Mais cette foulée sautillante génère beaucoup de fatigue musculaire dans les mollets. Il vaut donc mieux attaquer pleine plante sur les pentes moyennes, et adopter la marche rapide dès que le pourcentage incite à ne plus dérouler le pied.

Travaillez vos enchaînements

Ensuite, dès que le terrain redeviendra plat ou descendant, vous devrez vous remettre à courir. Vous risquez alors d’avoir de mauvaises sensations de jambes molles ou douloureuses. Il faut ainsi vous habituer à enchaîner marche et course à l’entraînement. Si vous avez bien travaillé cet enchaînement, ainsi que le geste spécifique de la marche en montée, vous aurez souvent l’occasion de suivre en marchant des gars qui courent, avec le plaisir de les doubler en « relançant » dès le premier replat !

Pour cela, il faut choisir un parcours vallonné ou une longue montée aux pourcentages variés. Adaptez-y votre foulée en alternant marche et course selon la pente. Les rando courses se prêtent idéalement à ce genre d’exercice, ainsi que les sorties présentant un long dénivelé continu.

Vos séances spécifiques pour moins souffrir en côte 

Vous pourrez commencer votre préparation par des séances de côtes courtes. Au bout de seulement quelques semaines, vous devrez rapidement les allonger, sur des portions plus longues. Comme pour toute préparation, vous devrez aller vers le travail le plus spécifique possible. Et cela aussi bien au niveau de la durée qu’au niveau du terrain que vous rencontrerez sur votre trail. Si votre objectif tourne autour des 30 km, vous pourrez effectuer des répétitions de 4 à 10 minutes à allure compétition, avec des récupérations en descente. Ce type de séance vous aidera à renforcer les muscles spécifiques de la montée, à mieux connaître le degré d’effort que vous êtes capable de tenir en montée, et à poser vos pieds aux meilleurs endroits. Arrêtez ces séances dans les 10 derniers jours avant votre trail, afin d’arriver « frais » et suffisamment reposé sur l’épreuve.

N’oubliez pas le dénivelé continu

Si vous préparez un trail montagneux, il faudra trouver un dénivelé suffisant pour pouvoir enchaîner des portions de côtes longues, sans être obligé de redescendre au point de départ à chaque récupération. Si vous habitez en plaine, essayez d’aller dans une région montagneuse afin de vous entraîner sur de longues montées lorsque votre période compétitive se rapproche. En effet, les muscles des cuisses et les mollets travaillent différemment en montée. Ils risquent de se tétaniser s’ils n’ont pas été habitués au long dénivelé continu.

D’une durée minimum de 30 minutes, ce travail de côte peut durer jusqu’à 2h30 en fin de préparation. Il se développe sur 500 à 2000m de dénivelé en continu, en fonction de votre objectif. Redescendez tranquillement, après vous être bien ravitaillé, en essayant de vous relâcher sans prendre de risques, en anticipant vos prises d’appui.

Sur cette 6000 D, on grimpe jusqu'au sommet du glacier de Bellecôte, à 3000 mètres d'altitude.
©6000D.

Comment aborder les côtes en ultra ?

Il faut vraiment être très fort et très entraîné pour avoir intérêt à courir en côte lors d’un ultra-trail. Sur un tel format, votre souci sera de durer et d’être capable de monter correctement jusqu’au bout de l’épreuve. Vous devrez donc adopter la marche dès la première côte, même si à ce moment-là, vous avez encore très envie de courir. Economisez-vous au maximum en vous concentrant bien sur vos gestes et votre respiration. Recherchez toujours la meilleure trajectoire.

Les bâtons peuvent vous apporter une aide précieuse, car ils permettent de soulager un peu les cuisses et d’avoir le buste plus redressé, ce qui ouvre la cage thoracique et fatigue moins les lombaires. Mais il faut absolument vous être entraîné à marcher avec auparavant, car ils fatiguent beaucoup les bras et le haut du corps, si on n’est pas habitué à cette gestuelle.

Faut-il courir ou marcher dans les montées ?

Lorsque le pourcentage de pente dépasse 18 à 20%, vous allez très souvent aussi vite, voire plus, en marchant qu’en courant. De plus, votre rythme cardiaque baissera alors de 15 à 25 pulsations. Vous avez d’ailleurs peut-être déjà vécu l’expérience d’être rattrapé en côte par un concurrent qui marchait alors que vous mettiez un point d’honneur à courir ! Dans les trails longs, il est judicieux de marcher sur des pourcentages plus faibles, de l’ordre de 12 à 15% selon son niveau. Et en ultra, le gros du peloton marche dès que cela monte…

Il faut se persuader que marcher n’est pas le début de la fin, mais au contraire, la technique transitoire qui vous permettra de rejoindre la ligne d’arrivée le plus vite possible. Vous marcherez en allongeant le pas, le buste plus ou moins incliné selon votre morphologie et votre souplesse de bassin, en appuyant sur le bas des cuisses avec vos mains. Cet appui des mains soulagera le travail de vos cuisses et vous donnera un meilleur équilibre du haut du corps. Sur les longues montées raides, les bâtons représentent une aide non négligeable pour alléger le travail des jambes et du dos.



Une référence cette Brooks Adrenaline, plébiscitée pour son confort par les débutants comme les runners assidus. Le système GTS et la technologie guideRails® apportent une grande stabilité.

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Chez Brooks, cette Adrenaline est le modèle phare. Cette année, une 22e version pour cette paire qui fait figure de « berline tout confort ». Ni vraiment lourde, ni vraiment légère (254g en pointure 41), son gros drop de 12 mm propulse quand même vers l’avant notamment pour les foulées à attaque talon mais évite aussi les tensions au niveau des mollets lors des sorties longues.

Sa particularité, c’est le système GTS qui assure une grande stabilité avec un système anti-pronation (comprenez : pas de pied penché vers l’intérieur). La technologie Guide Rails soutient le pied en réduisant les mouvements latéraux. C’est surtout une paire extrêmement confortable avec une semelle intermédiaire en DNA LOFT, mousse la plus amortie de Brooks, et une languette bien rembourrée.

Brooks Adrenaline 22, toujours un amorti moelleux

Le point fort de cette Brooks Adrenaline 22, c’est clairement le confort, pour les runs quotidiens et les sorties longues jusqu’au marathon. Elle chausse assez grand, en laissant beaucoup de place au pied, avec 3 largeurs disponibles à la vente. Le dynamisme pêche sur les séances rythmées.

Clairement, ce n’est pas sa vocation, même si le confort donne envie d’accélérer. On le répète, pour ceux qui talonnent et cherchent avant de l’amorti, ce sera un modèle de choix. Brooks propose de l’essayer pendant 90 jours, avec retour gratuit si l’on est pas convaincu.

Verdict du test... Amorti : 19/20 Confort : 19/20 Dynamisme : 14/20 Stabilité : 19/20

Les + Confort premium, amorti souple, fluidité de la foulée. Les – Manque de dynamisme en réponse au sol, difficile pour les foulées avant pied, drop de 12 mm.

Prix : 150 euros.

Elle a testé pour vous…Sandrine, 50 ans, 1,76m, 62 kg, 3h53’ sur marathon (2014), 48’ sur 10 km. Pieds universels. Chausse habituellement Mizuno (route) ou Salomon (trail). Conditions du test : 120 km, tous types de séances, mixant entraînement et compétition.

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La Hardrock 100 était la course la plus attendue du mois de juillet 2022 par les amateurs d’ultra-trail. Et elle a tenu toutes ses promesses. D’abord pour l’incroyable bras de fer entre Kilian Jornet et François D’Haene. Ensuite pour le retour de Courtney Dauwalter sur cette course qu’elle avait dû abandonner en 2021. Le spectacle a été total.

161 km à 3300 mètres d’altitude moyenne

Si la Hardrock 100 ne fait « que » 161 kilomètres pour 10 000 m de D+, soit moins que l’UTMB du Mont-Blanc par exemple, c’est son profil en dents de scie et son altitude qui la rendent si exigeante. Quand on sait qu’au-dessus de 2000m, les effets du manque d’oxygène se font sentir, imaginez courir à 3300 mètres d’altitude ! Et même gravir un sommet à plus de 4 280 m. C’est donc cet immense défi que propose la Hardrock 100 au départ de Silverton, dans le comté de San Juan, Colorado. Un ultra mythique ouvert chaque année à 145 coureurs soigneusement sélectionnés, et qui se court en alternance dans le sens des aiguilles d’une montre (le parcours le plus difficile, au menu cette année) ou dans l’autre.

HARDROCK 100 PROFIL
Le terrible profil de la Hardrock 100.

Jornet / D’Haene : le duel des champions

C’était sans doute le duel le plus attendu de ce début de saison : les retrouvailles entre l’extraterrestre espagnol et le champion français, 5 ans après l’UTMB 2017 remporté par D’Haene devant Jornet. Un combat plein d’enjeux entre d’un côté le Français, vainqueur en 2021 et désireux d’établir un record du parcours dans ce sens horaire, et de l’autre l’Espagnol, 4 fois vainqueur en autant de participations, et qui n’était pas revenu sur la Hardrock depuis 2017. Un combat de marques également, entre le leader du team Salomon et celui qui a quitté le célèbre équipementier pour créer sa propre marque, NNormal, en mars 2022.

HARDROCK 100 DEPART
Dossard N°1 oblige, le tenant du titre François D’Haene s’élance en tête de la Hardrock 100 2022. © DR

Une Hardrock 100 jusqu’au bout du suspense

Les amateurs de suspense auront eu droit à une course de rêve. Jusqu’à 12 kilomètres de l’arrivée, c’est-à-dire pendant près de 150 kilomètres, les deux champions n’ont jamais été distants de plus d’une minute. Au point que de nombreux observateurs se sont imaginé une sorte de statu quo implicite pour qu’ils franchissent la ligne ensemble, main dans la main. Sauf qu’aucun des deux protagonistes n’était dans cet état d’esprit. Au contraire, l’engagement était total, et la victoire appartiendrait à celui qui serait le plus costaud.

Et c’est dans les derniers kilomètres, en pleine nuit, que Kilian Jornet a su faire la différence, pour s’imposer de 5 petites minutes seulement. Cerise sur le gâteau, c’est le second membre de la team NNormal, Dakota Jones, qui monte sur la troisième marche du podium. L’Américain aura d’ailleurs été l’autre grand animateur de la course. Très en forme, il a accompagné les deux champions pendant plus de la moitié de la course, prenant même la tête et comptant jusqu’à 20 minutes d’avance, avant connaître un passage à vide et de rétrograder à la 3e place.

HARDROCK 100 TRIO DE TETE
Dakota Jones, François D’Haene et Kilian Jornet, les 3 fantastiques de cette édition 2022. © DR

5e Hardrock, 5e victoire et record pour Kilian Jornet

En s’imposant en 21h36mn51s, Kilian Jornet enregistre donc une cinquième victoire en cinq participations, cinq ans après son dernier triomphe. Il bat également de plus d’une heure le record de l’épreuve dans le sens des aiguilles d’une montre, qu’il détenait depuis 2014 en 22h 41mn 33s. Il montre surtout que même s’il s’est focalisé depuis quelque temps sur des formats plus courts, type Zegama, il reste également le patron sur l’ultra-distance.

HARDROCK 100 JORNET VICTOIRE
Auteur d’un finish exceptionnel, Kilian Jornet s’impose pour la 5e fois. © DR

Courtney Dauwalter exceptionnelle

Si la course masculine a tenu les observateurs en haleine, il n’y a guère eu de suspense chez les femmes. Annoncée archi-favorite, Courtney Dauwalter a tenu son rang et dominé l’épreuve de bout en bout. Même si la concurrence était relevée, avec notamment l’expérimentée Darcy Piceu, triple vainqueur de l’épreuve de 2012 à 2014, personne n’a pu suivre le rythme effréné de l’Américaine. En gérant parfaitement sa progression, et surtout son alimentation (des problèmes gastriques l’avaient contrainte à l’abandon au 100e kilomètre l’an dernier), Dauwalter a réalisé une course parfaite.

Elle s’impose en 26h 44mn 36s, s’offrant au passage une fantastique 6e place au scratch. Elle pulvérise au passage de près de 2 heures le record de l’épreuve, détenu depuis 2010 par l’Américaine Diana Finkel en 28h 32mn 06s. Dauwalter bat même celui du parcours en sens inverse, également propriété de Diana Finkel, qui avait réalisé 27h 18mn 24s en 2009.

HARDROCK 100 COURTNEY ROCK
Courtney Dauwalter devant le rocher mythique figurant l’arrivée de la Hardrock. © DR

Stephanie Case 6 heures plus tard

Pour mesurer plus encore l’exploit de Courtney Dauwalter, il faut considérer les écarts qu’elle est parvenue à creuser. L’Américaine devance ainsi de plus de 6 heures la spécialiste de l’ultra-distance canadienne Stephanie Case, qui termine sa première Hardrock 100 en 32h 52mn 46s. Troisième féminine, l’Américaine originaire de Silverton Hannah Green signe un chrono de 34h 26mn 39s. Quant à Darcy Piceu, qui avait en 9 participations jamais fait moins bien que seconde, elle échoue cette année au pied du podium.

Voir le classement complet de la course



Le Natureman Var Explorer aura lieu du 17 au 19 septembre. 48 heures et 380 km cumulant natation, vélo et course entre Sainte-Maxime et les Gorges du Verdon.

Ce Natureman Val Explorer promet de l’inédit, du 17 au 19 septembre. Seul ou  équipe, l’épreuve traversera ainsi tout le département du Var. Au total, 380 km non-stop, assortis de 7300 mD+.  En 48 heures, 11 étapes ravitaillements et un enchaînement rythméde natation, de vélo et de course à pied.

Dans le détail, 3 séquences de natation en mer et lac en 3,5km cumulés. Il y aura aussi 6 sections cyclistes en vélo de route, VTT et ou Gravel en 325 km. Enfin, 3 segments en trail en 48,5 km.

60 coureurs solos et 60 équipes sont attendues sur l’évènement.

Natureman Var Explorer, un triathlon géant de Sainte-Maxime aux Gorges du Verdon

Son parcours s’élancera depuis un bateau en Méditerranée à Sainte-Maxime. Les concurrents prendront la direction du Massif des Maures. Cannet-des-Maures, le Haut-Var, village d’Aups « capitale de la truffe » , le lac de Saint-Cassien, Draguignan pour commencer…

En seconde partie, la difficulté résidera dans la remontée des Gorges du Verdon, en vélo et trail. Mais le jeu en vaudra la chandelle ! L’environnement s’annonce enchanteur à l’approche de ces gorges mondialement connues.

Aventure solidaire et version féminine

Suite aux incendies de 2021 qui ont détruit 8000 hectares de la forêt, l’évènement a lancé une cagnotte. Il s’agit d’aider la reforestation et à la sensibilisation au respect de l’environnement local; onparticipe.fr

De plus, une Naturewoman Liv Explorer sera proposée. Celle-ci autorise uniquement les équipes 100% féminines à s’inscrire à 4 personnes pour se relayer. Les équipes hommes seront limitées à 3 relayeurs au maximum.  

Cette année, l’équipe LIV féminine regroupera Nathalie Simon et ses collègues ambassadrices. Une équipe constituée de 4 femmes des différentes agences pôle emploi en Provence représenteront également l’inclusion des femmes dans ce sport. 



Ce sac Nathan VaporKrar 2.0 est une référence pour les ultras-trails. 12 litres de contenance, un encombrement minimal, du confort et une belle résistance dans le temps.

Si vous êtes amateur d’ultra trail vous aurez peut-être remarqué le Vaporkrar 2.0 au dos des trailers américains comme Zach Miller ou Hayden Hawks. La marque Hoka collabore elle aussi avec Nathan
pour développer des sacs pour ses coureurs élite. Le nom du modèle n’a pas été choisi au hasard. En effet, car il a été développé avec le plus grand traileur canadien, Rob Krar, double vainqueur de la Western States 100 et de la Leadville 100.

Sac Nathan VaporKrar, chargement optimisé et maintien de qualité


Ce sac Nathan VaporKrar 2.0 est prévue pour les longues distances. Les 12 litres de contenance permettent de ranger une poche à eau et/ou des flasques avec pipette de 600ml. Et on trouve de nombreuses poches de rangements sur l’avant du sac dans lesquelles on peut ranger téléphone, barres ou gels énergétiques, clés… La poche kangourou à l’arrière accueille facilement une veste de pluie qu’on peut facilement récupérer sans enlever le sac.


Le sac s’enfile donc comme une veste. Le choix de la taille est décisif pour s’assurer un bon maintien. Je me suis fié aux conseils de taille de Nathan et je n’ai eu aucun problème. On sent rapidement la qualité du maintien. Attention tout de même à un point : si vous chargez la poche arrière en vêtements cela aura tendance à tirer un peu sur les sangles de maintien. Il faudra réajuster le sac.
Mais passés ces quelques réglages on oublie vite le Vaporkrar. Cette veste suit parfaitement les mouvements du corps sans les entraver.

Du confort sur ultra

Je n’ai eu aucun problème de frottement même sur des sorties de plus de deux heures. La poche à eau de 1,6L fournie avec le sac bénéficie d’une couche isolante très efficace qui permet de maintenir les liquides au frais. C’est vraiment très appréciable quand on court par temps chaud. Je n’ai pas pu tester les flasques avec pipette.
Après quelques mois d’essais je ne constate aucune trace d’usure. Le sac respire la solidité. Cela des conséquences sur le poids, 262g à vide. Mais le Vaporkrar 2.0 12L est une vraie réussite.

Prix : 190€
Le + contenance maxi pour un encombrement mini. Le – Le prix qui en fait un des plus chers du marché mais également un des plus solides.



Il y a quelques mois, nous avions interviewé l’athlète franco-cambodgienne Laurie Phaï, ancienne championne de France de ping-pong devenue marathonienne et championne de trail suite à un drame personnel. Aujourd’hui, Au-delà du temps, le documentaire qui raconte sa reconstruction, primé au Winter Film Festival 2021 de Bourg-Saint-Maurice, est disponible. Une leçon de résilience.

Retrouvez son interview ici

2017-2021 : 4 années de la vie de Laurie Phaï

Rencontré en 2016 lors du Trail du Pic-Saint-Loup, l’entraîneur Ludovic Collet a accompagné la reconstruction de Laurie. De simple pratiquante de trail, il l’a amenée, avec d’autres, au plus haut niveau. Il a surtout, avec son frère Andy, suivi l’athlète dans ses défis, ses doutes, ses espoirs. Un long chemin de résiliante.

Au-delà du temps : un synopsis poignant

« Laurie a atterri dans le monde du trail par nécessité. Pour tenter de surpasser la douleur causée par la perte de son enfant, persuadée que les douleurs du corps allaient lui faire oublier ses douleurs du cœur. Sur ce chemin tortueux qu’est celui de la reconstruction personnelle, une rencontre va tout changer. Une symbiose qui va lui permettre de se relever et d’atteindre une existence nouvelle. Une existence au service des autres. »

Le film est aujourd’hui accessible en pay-per-view sur vimeo avec le lien suivant

Découvrez la bande-annonce



Pour améliorer son allure spécifique marathon, pas de secret, il faut courir à cette vitesse à l’entraînement durant sa préparation.

Les séances à allure spécifique marathon sont déterminantes dans le cadre d’une préparation marathon. La vitesse spécifique, c’est celle de votre objectif. Elle change donc en fonction de la compétition préparée. En effet, vous ne courrez pas à la même vitesse si vous participez à un 10 km, un semi ou un marathon.

Ainsi, si vous visez 4h sur votre marathon, votre vitesse spécifique sera de 10.55 km/h sur cette distance. Enfin presque. Car il faut également tenir compte des arrêts aux ravitaillements. Il conviendra donc de l’augmenter sensiblement afin de pouvoir le Jour J vous ravitailler sur votre marathon comme il se doit.

Comment définir votre vitesse sur marathon ?

Afin d’estimer votre vitesse sur marathon, multipliez votre temps sur semi (21.1 km) par deux. Puis, multipliez à nouveau par…

  • 1,05 pour définir un objectif haut. Si vous êtes un coureur aguerri et/ou avec une endurance aérobie bonne à très bonne.
  • 1,10 pour espérer une performance accessible. Si vous êtes un coureur confirmé et/ou avec une endurance aérobie bonne à moyenne.
  • 1,15 pour fixer votre objectif bas. Si vous êtes un débutant, avec une endurance aérobie moyenne à faible.

Pour connaître votre niveau d’endurance aérobie, il faut analyser vos performances sur des distances inférieures. Mais aussi observer si la perte de vitesse a été est importante, moyenne ou faible.

Allure spécifique marathon, répétez vos gammes

Lors de votre séance spécifique marathon, vous devrez courir le plus longtemps possible à votre vitesse cible. Cette vitesse, celle visée sur votre objectif, variera donc en fonction de votre niveau. Cette allure va représenter un pourcentage plus ou moins grand de votre VMA. Plus vous courrez vite, et plus ce pourcentage sera élevé.

Et à l’inverse, plus vous serez novice, et plus il sera faible. Cela signifie que la durée d’une séance à allure spécifique ne peut pas être la même de manière systématique. Elle doit être adaptée et calibrée en fonction des particularités de chaque coureur. Lorsqu’on est débutant, la vitesse spécifique se rapproche et se confond parfois avec la vitesse de votre footing de base.

Il est alors aisé de faire cette séance. A l’opposé, pour un coureur de haut niveau, elle va représenter un pourcentage élevé de sa VMA. Cela nécessitera donc de concevoir la séance sous forme de fractionné en temps ou en distance.

Type de coureurDurée de la séanceExemples de progression des séances
Débutant1h30 à 2h et plus 2 x 30’ – 1h – 1h15 – 1h30 – 1h45 – 2h
Débrouillé1h à 1h303 x 15’ – 2 x 20’ – 2 x 25’ – 2 x 30’ – 1h – 1h15 – 1h30
Confirmé45’ à 1h154 x 10’ – 3 x 15’ – 2 x 30’ – 2 x 35’ – 2 x 40’
Expert30’ à 1h4 x 8’ – 3 x 12’ – 2 x 20’ – 2 x 25’ – 2 x 30’

Vos séances spécifiques à allure marathon

Voici quelques exemples de séances à allure spécifique marathon : 3 x 3 000 m ; 2 x 5 000 m ; 3 x 4 000 m ; 5 000 – 4 000 – 3 000 m ; 2 x 6 000 m ; 3 x 5 000m ; 2 x 7 000 m ; 2 x 8 000 m. A déterminer en fonction du niveau de performance du coureur. Car il est plus difficile de soutenir un pourcentage de VMA élevé longtemps. La durée de la séance sera alors moindre plus la performance visée est élevée.

Objectif 2h30 : 3 x 4 000 m en 3 x 14’, soit 42’ à la vitesse spécifique.

Objectif 3h : 3 x 5 000 m pour 3 x 20’, soit 1h à la vitesse spécifique.

Objectif 3h30 : 2 x 7500m pour 2 x 37’, soit 1h15 à la vitesse spécifique.

Objectif 4h : 16 km en continu, soit 1h30 à la vitesse spécifique.



Run in Lyon revient le 2 octobre. Toujours trois formats de course, 10 km, semi ou marathon sur de nouveaux parcours entre Rhône, Saône et monuments phares de la capitale des Gones.

Incontournable d’automne, ce Run in Lyon.  De tous les « Run in » lancés par ASO, c’est sans conteste celui qui a pris la plus grande envergure. Run in Mont-Saint-Michel a disparu du calendrier, tout comme Run in Marseille, en pause pour l’heure. Reste Run in Reims, autre rendez-vous d’octobre, mais moins couru toutefois que son cousin de Rhône-Alpes.

Pour manger du Lyon, le 2 octobre, toujours le même triptyque à l’affiche. 10 km, semi-marathon ou marathon au choix. Quel que soit le format de course choisi, les berges des deux fleuves qui lézardent la ville, le Rhône et la Saône accompagneront les coureurs sur les nouveaux parcours.

Trois circuits entre Rhône et Saône

Le 10km s’élancera du palais de justice. D’abord, quelques kilomètres le long des quais de Saône. En passant par le conservatoire de musique, la presqu’île et la place des Terreaux. Les participants fouleront ensuite les berges du Rhône. L’arrivée sera jugée sur la majestueuse place Bellecour.

Le semi-marathon emmènera les coureurs le long des quais. Des abords de l’île Barbe et jusqu’au pont Paul Bocuse. Puis le cortège longera la Croix Rousse et la place des Terreaux. Pour finir, direction les berges du Rhône avant de rejoindre la place Bellecour, théâtre du final.

Enfin, le marathon. En 42,195 km un grand tour dans Lyon. Passages près de l’île Barbe, puis au parc de la tête d’or. Ensuite, jusqu’au parc de Gerland et de confluence, pour finir à Bellecour également. s

Cette année, Run In Lyon by Harmonie Mutuelle propose de courir pour la bonne cause. Il est possible de soutenir l’association lyonnaise Une Souris Verte. Depuis 30 ans, elle permet paux enfants en situation de handicap ou atteints de maladie chronique de vivre et grandir pleinement dans notre société. 

Les inscriptions sont ouvertes sur Time To.



C’était un de ces week-ends comme le monde du trail les aime, avec de belles courses un peu partout dans les montagnes, du Mercantour à la Corse en passant par les Pyrénées espagnoles et les Alpes suisses. Et les Français ont encore brillé. Retour sur les 4 événements majeurs.

UTCAM : Benoît Girondel et Pau Capell ultra-dominateurs

UTCAM GIRONDEL © Lionel Lecourtier - Activ_Images
Benoît Girondel tout en maîtrise sur le 125km de l’UTCAM 2022. © Lionel Lecourtier / Activ_Images

Plus de 2000 traileurs avaient rallié le sud-est de la France pour participer à l’une des 8 courses de l’UTCAM 2022. Vainqueur du format 75km en 2021, la tête d’affiche française Benoît Girondel était en lice sur le 125km et 7400m D+, la plus longue des épreuves de cette 8e édition. Parti de Monaco, l’athlète de la Team Asics, double vainqueur du Grand Raid de La Réunion, a mené de bout en bout pour s’imposer à Saint-Martin-Vésubie avec plus d’une heure d’avance sur le second. Chez les femmes, c’est la tenante du titre, Daphnée Derouch, qui l’emporte pour la seconde année consécutive.

Même domination pour le champion espagnol Pau Capell. Privé d’UTCAM pour cause de blessure l’an dernier, il s’est adjugé le format 50km en battant le second de plus d’une demi-heure. Chez les féminines, c’est Manon Gras, seconde l’an passé, qui s’adjuge la victoire.

A noter également les victoires de Lucas Laforet et Hannah Derksen sur le 95km, de Thibault Legarff et Jeanne Maillot sur le 75km et de Sébastien Poesy et Stéphanie Reymond sur le 30. Quant aux deux formats courts, ils ont vu la victoire de Vincent Viallefont et Virginie Bourdrez sur le 10km et d’Alexis Gigant et Valérie Raibaut sur la montée sèche de 5km.

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Restonica Trail : Marmissolle, un Basque en terre Corse

RESTONICA BENAT MARMISSOLLE
Beñat Marmissolle a fait la loi en terre corse. © DR

Le Basque Beñat Marmissolle ne connaissait pas les sentiers corses, mais il n’a pas hésité à défier les coureurs locaux sur la plus longue des distances du Restonica Trail, l’Ultra-Trail di Corsica, 110km pour 7200D+. Bien lui en a pris puisqu’après une nuit au coude à coude avec le Corse Noël Giordano, vainqueur du 64km en 2021, Marmissolle s’est peu à peu détaché dans la seconde partie de la course. Il l’emporte avec finalement près de 2 heures d’avance sur Giordano et le Suisse Diego Pazos, ex-aequo. Marmissolle échoue à seulement 7 petites minutes du record de l’épreuve, détenu par le Corse Lambert Santelli en 15h 41mn. Chez les femmes, la victoire revient à Delphine Avenier, qui l’emporte avec presque 3 heures d’avance sur sa dauphine.

Dans la version Relais, c’est l’équipe La Suarellaise/GFCA composée de Fabien Ruggeri, Ange-Marie Morange, Axel Mondain et Valentin Bricquet qui s’impose.

3 autres courses étaient au programme de cette édition marquée par un record de participation, avec plus de 1800 inscrits. Sur le Restonica Trail (69 km, 4000D+), Gautier Airiau et Julie Marini s’imposent. Sur le Tavignanu Trail (33 km, 2500D+), la victoire revient à Anthony Quilici et Léna Bonnel. Enfin, sur le Giru di Tumbonu (17km, 650D+), Bruno Mazzucchelli et Victoire Alzon montent sur la plus haute marche du podium.

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Val d’Aran by UTMB : le couple Grangier / Schide fait le show

VAL D'ARAN KATIE SCHIDE
Pour une première dans les Pyrénées, Katie Schide a montré toute sa classe, en terminant 6e au scratch. © de

Il y avait également foule au cœur des Pyrénées espagnoles pour la deuxième édition du Val d’Aran, première sous le label UTMB. Parmi les 3600 coureurs inscrits sur l’ensemble des courses, on attendait de voir ce qu’allait faire le couple star du trail, le Français Germain Grangier et l’Américaine Katie Schide. Les deux athlètes The North Face ont parfaitement tenu leur rôle. Germain Grangier s’impose facilement sur le format le plus long, la VDA (160km et 10200D+) avec une heure d’avance sur le second. Chez les féminines, c’est la Française Amandine Ginouves, 2e de la Diagonale des Fous 2021, qui l’emporte.

Quant à Katie Schide, elle l’impose également, mais sur le format intermédiaire de la CDH (105km et 6100m D+). Elle réalise même l’exploit de finir 6e au général d’une course remportée par l’Espagnol Andreu Simon Aymerich.

Enfin, sur la PDA, le format le plus compact (55km), c’est un Chinois qui monte sur la plus haute marche du podium. L’athlète du team Hoka One One Yanqiao Yun bat le second d’à peine une minute, tandis que chez les femmes, c’est l’Espagnole Maite Maiora, championne du monde de Skyrunning Ultra en 2021, qui s’impose.

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Trail Verbier Saint-Bernard : les Français et les Suisses brillent

VERBIER SAINT BERNARD ANTOINE BOUCHET
Antoine Bouchet remporte le très technique Trail Verbier-Saint-Bernard. © DR

Les Alpes suisses ont aussi attiré du monde, avec la 14e édition du fameux Trail Verbier-Saint-Bernard. Réputée pour ses parcours techniques et authentiques, cette étape de l’UTMB World Series a couronné le Français Antoine Bouchet et la Suissesse Emily Vaudin sur la plus longue des distances, l’X-Alpine (145km et 9300mD+).

Sur l’X-Traversée (76km/ et 5300mD+), c’est le Suisse Martin Lustenberger et la la Française Manon Bohard, superbe 4e au scratch, qui s’imposent. A l’instar du Val d’Aran, c’est également un Chinois qui l’emporte sur le le Verbier Marathon (45km/4000mD+). Parti en favori, Jiasheng Shen a mené de bout en bout pour s’imposer sur la course la plus technique du week-end. Chez les femmes, c’est la Française Lucie Ochs qui monte sur la première marche. Enfin, sur la X-Plore (26km/1700mD+), le Français Carl Maugain gagne chez les hommes et la Sud-Africaine Lindy-Lee Folsher chez les femmes.

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Lootie Run court toujours ! Après 26 400 kilomètres et 4 continents traversés en plus deux ans, Marie Leautey, touche au but. A Sydney, le 30 août, cette Rouennaise de 45 ans décrochera deux « World Records ».

Pendant que vous lisez ces lignes, Lootie Run court à l’autre bout du monde. Depuis plus de deux ans, Lootie alias Marie Leautey enchaîne un marathon par jour.Elle est partie le 6 décembre 2019 du Sud du Portugal et vient de dépasser les 26 400 kilomètres, sur le quatrième et dernier continent de sa grande traversée, l’Australie. 245 000 mètres de dénivelé positif cumulés, soit 27 fois l’Everest jusqu’à présent. Au final, cela fera 698 marathons cumulés en 813 jours. De quoi affoler son compteur Strava !

Deux records du monde pour Lootie Run

Voyageuse en quête d’aventure, cette directrice financière de 45 ans, qui a notamment vécu en Grèce et à Singapour, a tout plaqué pour vivre son rêve en courant.

Le 30 août prochain, lorsqu’elle ralliera Sydney, Marie décrochera deux « World Records » homologués par la World Runners Association. Cette Normande  aura ainsi réalisé le tour du monde en courant féminin le plus rapide. Et ce sera la seule femme au monde à avoir traversé les 4 continents, d’océan à océan, en courant.

L’ultrafondue rejoindra ainsi un club très, très fermé. En effet, cinq hommes – dont le Français Serge Girard – et une femme ont jusqu’à présent réussi ce défi. L’Anglaise Rosie Swale-Pope, 72 ans aujourd’hui, avait elle mis cinq ans à traverser les trois continents de l’hémisphère nord. Son témoignage, Little run around the world, a d’ailleurs beaucoup inspiré Marie Leautey.

21 000 km en autonomie totale

Qui elle a poussé le « bouchon » bien plus loin. Puisqu’elle s’est engagée dans ce tour du monde en solitaire et en autonomie. « Pendant les 21 000 premiers kilomètres, j’étais en solo complet. Je poussais mon équipement, un sac de 12 kilos, dans ma poussette BoB qui pèse aussi 12 kilos. Pour la traversée des Andes en Amérique du Sud, je savais que j’aurai besoin d’aide, car courir du niveau de la mer jusque 4 000mD+ avec une poussette de 30kg à bout de bras ne me paraissait pas faisable. Mon ami James s’est porté volontaire. Et puis il s’est prêté à l’aventure et m’a suivi en Australie. Il conduit un petit camping-car d’un jour sur l’autre et roule à vélo de son côté, pendant que je cours mon marathon. Il fait son propre voyage à mes côtés, et ça fonctionne super bien ! », raconte la Française.

Depuis son départ, Marie avance au rythme de 41 km par jour, avec un jour de repos hebdomadaire. Sa « séance » quotidienne variera en fonction des étapes, de 30 km à plus 60 km. En moyenne, 9,2 km/h, soit 4h30 d’efforts quotidiens.

Son marathon quotidien, entamé au lever du jour, lui laisse les après-midis libres pour visiter les environs. « Mon étape se termine à l’heure du déjeuner. Je prends une bonne douche, je file au bistrot du coin pour un bon repas accompagné d’une grande pinte de bière. Ensuite, je prends un temps pour écrire sur mon blog et actualiser mes réseaux sociaux avec un post et une vidéo, puis je fais un tour en ville, s’il y en a une, ou je pars avec James visiter un lieu qui vaut le détour. »

Après 26 400 kilomètres et 4 continents traversés en plus deux ans, Lootie Run atteindra Sydney, le 30 août. Cette Rouennaise de 45 ans décrochera deux « World Records ».
30 kilos à pousser sur 21 000 km…

Un périple compliqué par le Covid

Au démarrage, le Covid a bien compliqué les choses. Pendant de longs mois, Marie a dû naviguer entre les frontières, ouvertes ou fermées, déviant de son parcours initial. « Je devais faire 7000 kilomètres en Europe initialement. Au final, j’en ai fait plus de 15 000 km sur ce premier continent. Cette traversée devait être une ligne droite mais elle a plus ressemblé à un plat de spaghetti », s’amuse-t-elle avec le recul.

Ce Tour du monde, Lootie Run l’a préparé pendant deux ans. Patiemment. Méthodiquement. Sans toutefois participer à un seul ultra. A son palmarès notamment, une dizaine de marathons ainsi que six Ironman. « Je bossais à plein temps comme directrice financière mais j’y ai passé tout mon temps libre en 2018 et 2019. Pour me préparer, je faisais tous mes allers-retours au boulot (20 km) en courant. J’ai aussi fait plusieurs « voyages marathons » en les enchaînant sur 3, 5 ou 8 jours d’affilée, en totale autonomie, avec ma poussette. J’ai aussi planifié toute la logistique, étape par étape, continent par continent, et cela m’a pris beaucoup de temps. Dans un grand fichier Excel, qui est toujours ma Bible aujourd’hui, j’ai tout listé ligne par ligne (départ, arrivée de chaque jour, km, dénivelé, magasins à proximité, hébergement, etc. »

En solitaire, mais solidaire

Autofinancée à 100%, Marie dédie son aventure à l’ONG Women for Women qui soutient la cause féminine à travers le monde. Elle invite aux donations via une cagnotte participative accessible en ligne (ICI).

Cette globetrotteuse se sent-elle l’âme d’une wonder woman ? Pas franchement. « J’ai conscience de vivre quelque chose de peu commun, mais au quotidien, cela ne paraît extraordinaire, même si c’est une expérience unique. Je pense que nous sommes beaucoup à pouvoir faire un tel parcours. Mais nous sommes surement peu à en avoir envie comme j’en ai envie. A avoir ce désir d’être dans le voyage aussi fort que celui qui m’anime », confie en substance la Normande. Chaque matin donc, depuis 780 jours, elle se lève avec le sourire. Prête à rempiler, avec une curiosité sans cesse renouvelée.

Certaines étapes affichent plus de dénivelé que d’autres…Ici lors de sa traversée des Andes.

Pas une blessure, et un rythme très supportable

 « J’ai le goût de l’effort mais pas de la douleur », précise l’ultra-runneuse. « Si ce voyage avait été synonyme de souffrance, de crampes, je ne l’aurais jamais fait. Car cela ne m’intéresse pas. Je le fait d’une manière confortable et supportable ».

Pas une ampoule, pas un pépin musculaire donc durant tous ces jours à écumer l’asphalte ! Enfin si, une blessure… aux doigts. A force de pousser son paquetage, Marie s’était bloquée la main en février 2021. « J’ai adapté mon guidon avec un peu de mousse pour plus de confort, et depuis, tout va bien », précise-t-elle, pour l’anecdote.

Pas contrariante, Marie s’adapte aussi côté alimentation. Burger-frites, pizza surgelée, coca, tout lui va.  Mais pas de boisson isotonique, ni de barres protéinées à ses menus. D’ailleurs, en courant, Marie ne s’alimente pas.

L’imprévu fait partie du voyage…

Bien sûr, elle a connu des jours plus compliqués que d’autres. Avec parfois une météo contraire. Au plus, 40 degrés en Grèce en août dernier. A moins, -10°C sous la neige en Belgique en janvier 2021. Ses aléas climatiques, comme les imprévus font partie du voyage… Parmi ses anecdotes, ce jour où, au fin fond du Montana elle avait pénétré sans s’en rendre compte une « propriété privée ». « Crime de lèse majesté, sans le savoir, j’étais coupable de “trespassing”. Dans cet état, la loi est claire. Si je “trespasse” on peut me tirer dessus à balle réelle, sans justifier de la légitime défense. Et voilà que je tombe nez à nez avec un petit monsieur furieux, une arme à feu dans chaque main. Il se tourne vers moi, très agité et menaçant. Quand je réalise mon erreur, je vire à 180 degrés. Puis, les mains en l’air, poussant la poussette avec mes hanches, je cours aussi vite que je n’ai jamais couru en criant : “I’m sorry I didn’t know!”. Ce jour là, j’ai eu très peur ! », confie Lootie Run.

Cet épisode restera, on lui souhaite, l’unique mauvaise rencontre de son incroyable épopée.  « Traverser le monde de cette façon, de 42km en 42km, à pied, à hauteur et à vitesse d’homme, permet d’avoir un regard unique, et de vivre une expérience du monde déclinée aux cinq sens », conclut-elle. Après son final à Sydney, Marie rentrera à Rouen, sa ville natale, le 11 septembre. Elle convie ceux qui le souhaitent à partager quelques foulées pour célébrer ses presque 700 marathons.   



Eliud Kipchoge courra le marathon de Berlin le 25 septembre, quatre ans après son spectaculaire record du monde en 2h01’39’.

Eliud Kipchoge reviendra sur le marathon de Berlin prévu le 25 septembre. Kipchoge revient comme homme le plus rapide du marathon, et double champion olympique de la distance. « Nous sommes ravis qu’Eliud Kipchoge court le BMW Berlin-Marathon pour la cinquième fois », déclare directeur de course Mark Milde.

Berlin, marathon préféré d’Eliud Kipchoge

Certes, Berlin peut se targuer d’être la destination préférée d’Eliud Kipchoge. Puisqu’il y aura couru plus que partout ailleurs. Après avoir terminé deuxième en 2013, il a gagné en 2015, 2017 et 2018. Une quatrième victoire placerait ainsi Kipchoge au niveau d’Haile Gebrselassie. Cette légende éthiopienne détient actuellement le record du plus grand nombre de victoires à Berlin.

A 37 ans, Eliud Kipchoge a remporté 18 des 20 marathons qu’il a disputés. Parmi ses succès, il y en a deux dans lesquels il a délivré des « records » non homologués. A Milan en 2017 et à Vienne, en 2019. Avec son sponsor Ineos, Kipchoge était alors parti à la chasse du premier marathon bouclé « sub 2 », réussissant alors à boucler la distance marathon en 1h59’40’’.

Un duel Eliud Kipchoge / Guye Adola

L’athlète mondial n’a pas voulu se fixer d’objectifs précis à près de trois mois de la course de Berlin. Mais Eliud Kipchoge a bien clarifié un point. « Berlin est le parcours le plus rapide. C’est là qu’un être humain peut montrer son potentiel pour repousser les limites. »

La forme du quadruple vainqueur des Abbott World Marathon Majors (2016 à 2019) est forte ces derniers temps. En effet, le Kenyan a remporté le dernier marathon de Tokyo en 2h02’40’’ en mars. Il avait ainsi battu le record du parcours, signant le quatrième marathon le plus rapide de l’histoire.

Le 25 septembre à Berlin, Eliud Kipchoge aura des rivaux de grande qualité. Au départ également, Guye Adola. Champion en titre, l’Ethiopien avait failli le vaincre en 2017. Il détient un record en 2h03’46’’, et compte bien cette-fois descendre sous les 2h03. Ce prochain marathon de Berlin s’annonce donc palpitant.



Après un marathon ou un trail exigeant, on se rue souvent sur les pâtes et la viande rouge pour refaire le plein. Les aliments gras sont oubliés. Dommage, ils sont précieux pour optimiser sa récupération.

Manger plus gras que d’habitude pour bien récupérer est indispensable. Après un effort long et soutenu comme un marathon ou un trail, la durée de votre « convalescence » sera est liée à l’état des réserves de glycogène à l’entame de l’épreuve, et à ceux en lipides. Ainsi, si vous avez terminé en hypoglycémie, donc avec de faibles stocks de glycogène, et si vous avez tendance à éviter les aliments gras, vous risquez bien de trainer une intense fatigue plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Les aliments gras sont indispensables pour limiter l’inflammation

Manger des pâtes ou du riz après un effort long n’est pas illogique. Pour autant, les aliments gras ne doivent pas être oubliés car certains lipides sont propices à la récupération. En effet, ils remplissent d’autres fonctions. D’abord, une fonction structurale en rentrant dans la composition des membranes cellulaires, dont celles des muscles et des globules rouges. Or, les contraintes mécaniques de la foulée au sol et l’inflammation les agressent. Déficitaires en certains lipides, vous trainerez vos courbatures pendant quelques temps et vous risquez l’anémie.

Et aussi, un rôle fonctionnel, les lipides étant précurseurs de certains médiateurs de l’inflammation, laquelle est très présente à l’issue d’un effort intense. Or, cette inflammation ne doit pas perdurer car certains troubles organiques risquent de se chroniciser.

Quels sont les bons aliments gras en phase de récupération ?

Les oléagineux, poissons des mers froides (saumon, hareng, sardines et maquereau) et certaines huiles doivent faire partie des repas post-marathon par exemple. Ils sont riches en acides gras oméga-3, donc favorables à la récupération.

Les oléagineux, qui comptent parmi les aliments HDN contiennent pour moitié des lipides ; mais comme ils sont riches en fibres, les quantités ingérées sont généralement faibles. L’apport en lipides est donc limité. De plus, ces acides gras sont de qualité. Le risque de prendre du poids est donc bien moindre qu’avec d’autres aliments gras saturés et trans comme les viennoiseries ou encore la pâte à tartiner. Côté huile, l’huile d’olive est une bonne alliée (si elle est de première pression à froid) mais il ne faut pas s’en contenter. Toutes les huiles n’ayant pas les mêmes compositions nutritionnelles, il est important de les varier : l’huile d’olive, colza, noix et cameline.

Les mauvais gras, ce sont les acides gras trans qui amplifient l'inflammation donc aggravent la fatigue. A fuir en récupération d'un effort intense.
Les mauvais gras, ce sont les acides gras trans qui amplifient l’inflammation donc aggravent la fatigue. A fuir en récupération d’un effort intense. ©Adobestock

Fuyez les acides gras trans

A l’inverse, certains aliments doivent être évités car leurs lipides vont amplifier l’inflammation. Cela aggravera votre fatigue et retardera votre récupération. Parmi eux, les acides gras trans (AGT). Ce sont des acides gras insaturés, d’origine naturelle ou industrielle.

Les premiers proviennent de l’hydrogénation des acides gras insaturés par les bactéries du rumen des bovins, ovins et chèvres. La teneur en AGT du lait, beurre, fromage et des viandes dépendent de la saison et liée à la région, la race des ruminants et de leur mode d’élevage. Les AGT industriels sont eux issus de l’industrie agro-alimentaire, également par un procédé d’hydrogénation mais d’origine chimique cette fois-ci. Les cuissons prolongées à haute température génèrent ainsi des AGT.

Les aliments frits en sont ainsi de grands pourvoyeurs. Les teneurs en acides gras trans peuvent s’approcher de 30% (contre 1% environ pour les huiles d’origine). Il faut éviter ces AGT industriels après un effort exigeant car ils amplifient l’inflammation. Ainsi, fuyez les aliments dont l’étiquette mentionne : « graisse végétale hydrogénée, acide gras hydrogéné, huile hydrogénée, huile partiellement hydrogénée, gras trans ». Par ailleurs, évitez les aliments frits ou cuits à haute température et/ou prolongée.

Bonnes et mauvaises graisses, comment se repérer ?

Il existe deux sources de graisses : la graisse animale et la graisse végétale. En simplifiant, les graisses végétales sont indispensables et les graisses animales recommandées en apport contrôlé. Les graisses sont le nutriment le plus calorique, soit 9 kcal pour 1 gramme. Elles existent sous deux formes : liquide (ou fluide) et solide (ou concrète). Corps gras, lipides, graisses, acides gras, triglycérides, oméga 3, acide linoléique, DHA : difficile parfois de tout comprendre dans cette jungle de noms… Voici quelques repères utiles pour le coureur :

AGS pour acides gras monoinsaturés, dont on entend souvent parler. C’est l’acide butyrique, caproïque, caprylique, caprique, laurique, myristique, palmitique, stéarique, arachidique, béhénique. On recommande au coureur d’en consommer en petite quantité pour le runner.

AGPI  pour acides gras polyinsaturés. On en trouve dans le règne végétal et les poissons gras principalement. A consommer quotidiennement car le corps ne sait pas les fabriquer.

DHA pour acide docosahéxaénoïque. C’est un oméga 3, principalement dans les poissons gras. A consommer 3 fois par semaine.

EPA, c’est l’acide éicosapentaénoïque. Un oméga 3 encore, à longue chaîne également présent dans les poissons gras. A consommer 3 fois par semaine.

TCM pour triglycérides à chaîne moyenne. Ce type de graisse permet une digestion rapide. C’est pour cela qu’elle est utilisée pour cette raison dans les boissons énergétiques. Attention à  ne pas en abuser pour éviter des désagréments intestinaux.

CLA : acide linoléique conjugué. Il est utilisé pour la « sèche » principalement. Pas recommandée pour le running.



Avec cette Vanish Carbon, Altra propose à son tour un modèle équipé d’une plaque en carbone. La marque réussit ainsi à allier performance et confort, sans renier son approche naturelle de la course à pied.

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Altra qui sort un modèle carbone… C’est pour certains un sacrilège et pour d’autres une évolution logique, suivant la grande tendance de la chaussure running ces deux dernières années. La
question est de savoir si, avec cette Vanish Carbon, Altra reste fidèle à ce qui a fait son succès : une approche naturelle de la course à pied.


Le design pour commencer. A l’oeil, cette Vanish Carbon est massive. Rien de choquant quand on connait la gamme Provision. L’épaisseur de la semelle (33mm) y est pour beaucoup dans cette impression. Mais ce qui interpelle c’est la légèreté une fois aux pieds. Le chaussant à l’avant du pied est un peu plus serrant que sur d’autres modèles. Le gros orteil a moins de place pour se positionner, premier écart avec l’ADN Altra.

Le rembourrage au niveau du talon est très réduit et le renfort ne remonte pas beaucoup. Certains diront que cela évite une gêne au niveau du tendon, d’autres se sentiront moins maintenus.

Altra Vanish Carbon : du carbone uniquement sur le tiers avant

L’autre question qui se pose est liée au niveau de rigidité de la semelle. Altra, à l’inverse de tous ses concurrents, n’a pas positionné la plaque carbone sur toute la longueur de la semelle mais uniquement sur l’avant.

Cette demi-plaque est divisée en trois dans le sens de la longueur. L’intérêt ? Cela atténue la rigidité latérale et redonne un peu de liberté au pied. Altra a placé le point de bascule (via le système « Active stance rocker) au niveau du premier tiers avant de la chaussure. Cela favorise un déroulé naturel et efficace du pied. On se sent clairement porté vers l’avant.

Donc le point qui semblait le plus éloigné de l’ADN Altra n’est pas si problématique que cela. Quant à la rigidité liée à la plaque carbone n’est pas aussi présente que dans les autres modèles de ce type que j’ai pu tester.
Quid de la performance ? Car c’est bien sur ce plan qu’Altra évolue. Les autres modèles de la marque, hormis la très confidentielle Vanish première version, étaient certes orientés « foulée naturelle et
confort » mais pas taillés pour battre des records de vitesse.

Les notes du testeur. Amorti : 17/20 – Confort : 15/20 – Dynamisme : 19/20 – Stabilité : 16/20 – Souplesse : 14/20

Altra Vanish Carbon, avec une plaque en carbone ciblée sur l'avant du pied.
Altra Vanish Carbon, avec une plaque en carbone ciblée sur l’avant du pied.

Du confort, et un moindre sentiment de fatigue


De ce point de vue, cette Altra Vanish carbon réussi le pari d’allier performance et confort. Elle répond à toutes les sollicitations dès lors qu’on accélère. Le pied est bien maintenu dans l’axe et le déroulé se fait naturellement. On a moins le sentiment de fatigue qu’avec d’autres modèles en carbone. J’ai pu emmener la paire sur des sorties de 2h dans la moindre gêne.

La seule limite de la chaussure tient au fait qu’à vitesse faible elle perd beaucoup de son intérêt. Elle devient même un peu handicapante. Au final, ce modèle vient compléter l’offre Altra. Il est toutefois à réserver aux plus experts, sur les compétitions du 5km au marathon.

Le +  Enfin un modèle taillé vitesse chez Altra qui ne trahi pas les fondamentaux de la marque. Le – La languette est un vrai raté, difficile à mettre correctement en place du premier coup.

Prix : 250 € – Drop : 0 mm  – Poids : 206 g en 42

Il a testé pour vous… Antoine, 42 ans, 1,89 m, 78 kg, 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées.

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Cette New Balance 1080, c’est une paire best-seller alliant confort et polyvalence pour les coureurs privilégiant l’amorti. Cette 12e version se veut encore plus douillette.

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Cette New Balance 1080 est une paire référente plébiscitée pour son grand confort. Sur cette 12e version, peu de changements visuels par rapport aux modèles précédents, notamment la 1080 V10 que nous avions testée.

Côté coloris, c’est flashy en orange fluo. Mais la paire existe également en noir ou en bleu. On retrouve notamment l’épaisse semelle Fresh Foam sur le tiers arrière. Le poids de 300 g en pointure 44 est dans la moyenne de ce type de modèle censé être polyvalent.

Il faut le savoir, on peut choisir entre trois largeurs de chaussant. C’est une spécificité à laquelle New Balance tient. Et c’est un très bon point pour coller au mieux à la morphologie de chaque coureur.

Les notes du testeur. Amorti : 18/20 – Confort : 18/20 – Dynamisme : 16/20. Souplesse : 16/20. Stabilité : 18/20. Note moyenne : 17,2/20

New Balance 1080 V12, amorti premium

L’empeigne sans couture est extrêmement confortable, New Balance a fait le choix d’y intégrer des fibres issues de produits recyclés, avec son nouveau label Green Leaf.

On retrouve le confort de la version précédente et la légère augmentation de poids ne se fait pas sentir. La bonne stabilité permet de sortir du bitume et de courir sur des chemins moyennement revêtus, avec une semelle extérieure offrant une bonne adhérence.

Sans surprise, puisque l’on connaît désormais bien ce modèle, l’amorti est vraiment orienté vers le confort. Il gomme un peu les sensations. Cela peut être pénalisant lors d’entraînements rythmés sur une piste d’athlétisme, si le coureur affiche un poids élevé.

En revanche, les sorties longues, voire très longues, se feront assurément dans le confort. On peut ainsi envisager des courses de longue distance, marathon, et ultra type 100 km sur route. Au final, pour les coureurs visant avant tout amorti et confort, et pour qui les séances sur piste ne seront pas essentielles, cette New Balance 1080 V12 fait référence.

Les + Bon compromis entre confort et polyvalence, disponible en plusieurs largeurs. Les – Tarif élevé (180€), manque de dynamisme sur piste.

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Estimer son temps pour une course de 10 km, un semi-marathon ou un marathon est essentiel pour définir des objectifs réalistes et planifier son entraînement. Que vous soyez un coureur débutant ou expérimenté, comprendre comment calculer votre chrono peut vous aider à maximiser vos performances.

Pour estimer son chrono sur une distance, une formule simple fonctionne quelle que soit la distance choisie. Temps estimé = temps de la course de référence x (distance de la course objectif / distance de la course de référence) exposant 1,06. Par exemple, pour un 15 km couru en 1h07’50”, l’extrapolation sur un marathon sera : 1h07’50” x (42,195 / 15) exposant 1,06 soit 3h23’02”.

Bien entendu, comme toutes les choses qui s’appliquent à tous, elles ne s’appliquent pas forcément à vous. Mais cela donne un ordre d’idée assez intéressant. Et puis surtout c’est extrêmement facile à calculer donc bien pratique.

Estimer son chrono pour un 10 km

Le temps en course sur cette distance est égal au temps sur 2 000 m multiplié par 5,5 à 6,5. Cela peut toutefois aller jusqu’à 7 chez les coureurs débutants.

ProfilRatio
Très endurant5,5
Endurant5,8
Equilibré6,1
Peu endurant6,3
Très peu endurant6,5

Par exemple, pour une performance de 8 minutes (soit 15 km/h) le temps sur 10 km sera de : 8 minutes soit 480 secondes x 5,5 = 2640 secondes soit 44’ pour un profil très endurant.

ProfilTemps sur 10 kmVitesse
Très endurant44’13,64 km/h
Endurant46’44”12,84 km/h
Equilibré48’48”12,3 km/h
Peu endurant50’24”11,9 km/h
Très peu endurant52’11,54 km/h

Cette distance de 2000 m est pratique. Elle permet de se tester à la fois sur une distance abordable et donne une mesure de l’endurance aérobie. Seuls les coureurs de haut niveau peuvent se servir d’un 3000 m car sur 2000 m, on est déjà proche de leur VMA, donc sans indication de leur indice d’endurance. Mais dans la plupart des cas, ces coureurs expérimentés ont déjà toutes les capacités physiques et l’expérience pour gérer au mieux une première expérience sur 10 km.
Dans le cas de débutants, cela permet de situer un niveau de performance possible. Cela permet donc de se fixer un objectif tout en les rassurant sur leurs possibilités.

Estimer son chrono pour un semi-marathon

Pour évaluer votre potentiel sur semi-marathon à partir de votre temps sur 10 km, il faut ajouter un nombre de secondes qui va varier en fonction de votre niveau. Si la perte de vitesse entre les deux est de moins en moins grande à mesure que le temps s’allonge, le temps à ajouter en seconde par kilomètre sera lui de plus en plus conséquent (voir tableau ci-dessous).

Temps sur 10 kmPerte de vitesse sur semi-marathonTemps supplémentaire (en secondes) par kilomètreTemps théorique  semi-marathon calculé  sur la base du 10 km
30’0,85 km/h81h06
35’0,7 km/h91h17
40’0,6 km/h101h28
45’0,55 km/h121h39
50’0,50 km/h131h50
55’0,45 km/h142h01
60’0,40 km/h162h12

Cette estimation dépend, une fois encore de votre endurance aérobie, c’est-à dire-de votre faculté à maintenir une vitesse élevée au fur et à mesure que la distance s’allonge. Cette qualité se développe en s’entraînant à des allures entre 80 et 90% de la VMA.

Estimer son chrono pour un marathon

Un chrono récent sur semi-marathon vous permettra d’envisager une performance possible sur un premier marathon. Soit S le temps réalisé récemment sur un semi. Soit M le temps prévisible sur un marathon. Multipliez votre temps sur 21,1 km par deux. Puis multipliez à nouveau par un coefficient allant de 1,05 à 1,15 suivant votre profil.

ProfilRatio
Très endurant1,05
Endurant1,075
Equilibré1,10
Peu endurant1,125
Très peu endurant1,5

Par exemple, pour 1h30 au semi-marathon, le calcul est le suivant : 1h30 soit 90 minutes x 2 x1,05 = 189 minutes soit 3h09 pour un profil très endurant.

ProfilTemps sur marathonVitesse
Très endurant3h09’13,4
Endurant3h13’30”13,1
Equilibré3h18’12,8
Peu endurant3h22’30”12,5
Très peu endurant3h27’12,2