En course à pied, le poids du sein peut être multiplié par cinq. Maintien maximal et confort optimal sont exigés côté brassière. Nos conseils pour bien choisir. 

Une marque spécialisée 

©Anita

Il paraît que 40% des femmes ne portent pas de soutien-gorge de sport ! Et pourtant, une bonne brassière avec un maintien élevé, c’est tout aussi primordial qu’une bonne paire de runnings. Le soutien-gorge du quotidien à proscrire car il provoque des plaies et abime les tissus de la poitrine, qui rappelons-le n’est pas un muscle. La brassière de sport « généraliste »  type Nike, Asics, H&M, Forever 21, etc., est à réserver aux activités à faible impact (gainage, yoga). En running, c’est du lourd : un sein de 450 grammes, ce qui correspond à la moyenne, peut peser jusqu’à 3kg à chaque impact s’il n’est pas maintenu correctement. Et il se balance, jusqu’à 20 cm de gauche à droite et 13 cm de bas en haut en bas. Mêmes les petites poitrines sont sensibles à ce phénomène en « 8 » qui peut créer des dommages irréversibles. Et on ne parle pas des douleurs liées aux cycles menstruels. Le maintien doit être irréprochable. Il convient pour cela d’opter pour un modèle d’une marque spécialisée (Zsport, Anita Active, Shock Absorber pour ne citer qu’elles) dont la coupe et la matière sont étudiées pour minimiser l’impact fort de la course à pied. 

Porte-monnaie & banc d’essai 

Un bon soutif de sport, c’est un budget (environ 50 €), mais tout bien calculé, vous vous y retrouverez. Côté confort d’abord, c’est indéniable pour s’éviter les douleurs dans la poitrine et le dos. Au fil des lavages ensuite, car il ne se déformera pas. L’idéal, c’est de se rendre en magasin. En fonction de la forme de votre poitrine, une marque spécialisée vous ira mieux qu’une autre. Enfilez, sautez sur place. Ça bouge ? Ça gêne ? Éliminé ! 

La bonne taille & les détails 

©Zsport

70% des femmes ne portent pas soutien-gorge à leur taille ! C’est pourtant crucial pour en garantir l’efficacité. Plusieurs détails sont à vérifier. L’entre-bonnet doit coller au torse, la bande sous-poitrine doit être à plat contre la peau et à l’horizontale. Si elle remonte dans votre dos, c’est sans doute que le tour de buste est trop grand – vous ne devez pas pouvoir y passer deux doigts. Si au contraire, vous vous retrouvez avec des boursouflures sur la poitrine ou au niveau des aisselles, c’est que le bonnet n’est pas assez profond. Ajustez les bretelles, sans trop les serrer, car à la longue, cela ferait des marques. Sachez que le maintien d’un soutien-gorge se fait principalement par le dos et non par les bretelles. Suffisamment serrées toutefois, elles ne doivent pas se détendre au delà de 2cm.Enfin, il est aussi question de confort : à l’essayage, il faut se sentir à l’aise, maintenue mais pas comprimée non plus. 

La coupe à la loupe


Le « dos nageur » inspiré de la natation est idéal en course à pied car il facilite les mouvements et assure aux bretelles de rester en place. Les runneuses à forte poitrine préfèreront les modèles aux larges bretelles croisées (et matelassées) dans le dos (en forme de X ou de Y) afin d’assurer un bon maintien pendant l’effort. Pour la fermeture, trois options possibles, avec des agrafes dans le dos, à l’avant entre les seins, ou bien à enfiler. Pour les bonnets préformés dits « coqués » qui devront être protégées d’une matière douce et capitonnée, c’est une question de goût et d’habitude. 


Comment prendre vos mensurations. Tour de poitrine : placez un mètre ruban à l’endroit le plus fort de la poitrine. Assurez-vous qu’il soit parallèle au sol. Levez la tête, ajustez le mètre ruban en respirant normalement. Tour de dessous de poitrine : placez un mètre ruban juste en dessous des seins. Assurez-vous qu’il soit parallèle au sol. Levez la tête, ajustez le mètre ruban en respirant normalement.