L’Altra Mont-Blanc c’est la nouveauté trail de la marque américaine, qui a également présenté une nouvelle paire en carbone, la Vanish Carbon cette saison. Qui porte des Altra doit aimer le drop zéro et l’avant du pied très large. Si vous n’adhérez pas à ces deux concepts, cette Altra Mont-Blanc n’est pas faite pour vous ! La marque positionne ce modèle pour les trailers les plus aguerris. D’un poids léger (280 g en 42,5) pour sa robustesse, la sensation de maintien à l’usage est plutôt meilleure que sur les autres Altra, réputées pour une relative instabilité. Attention quand même dans les dévers piégeux !
Altra Mont-Blanc, une semelle très amortie
La semelle amortissante est très moelleuse. Presque trop sur l’avant du pied où l’on ressent que le pied s’enfonce. C’est que la mousse Altra EGO MAX au niveau de la semelle intermédiaire absorbe bien les chocs. La semelle d’accroche fait vraiment le job ! Avec sa semelle extérieure Vibram Litebase et ses crampons, l’adhérence est bonne sur cette Altra Mont-Blanc.
Les notes du testeur. Souplesse : 18/20 Confort : 16/20 Accroche : 16/20 Amorti : 15/20 Stabilité : 14/20
Un look réussi pour cette Altra Mont-Blanc proposée en plusieurs coloris.
Un manque de protection sur terrains engagés
De cette Altra Mont-Blanc, on a retenu la finesse du tissu de l’empeigne, sans protection particulière. Vu son prix, il faudra être prudent dans les pierriers. La languette très fine impose de bien ajuster le serrage, de façon à tenir le pied sans coincer la mobilité ni créer des tensions sur le tendon releveur.
LES + Look et souplesse. LES – Protection et stabilité.
Il a testé pour vous. Serge, 60 ans, mesure 1,74 m pèse 59 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie, 2h16’52’’ sur marathon. Conditions du test : 300 km avec séances de seuil sur sentiers techniques, fractionné en côte, et rando courses.
L’été, c’est aussi la haute saison pour les tiques et les moustiques. Comment éviter leurs piqûres en courant ? Quels sont les risques ? On vous dit tout.
Ennemi du coureur, la tique se cache dans les bois ou les hautes herbes. Cet acarien s’accroche à la peau. Elle se niche souvent dans les grands plis des articulations (aine, aisselle, arrière du genou, etc.). Sa piqure est indolore. La tique commence généralement à se nourrir au bout de 12 à 24 heures. Le risque d’infection est faible si elle est enlevée rapidement.
Si vous remarquez une rougeur autour d’une morsure de tique, foncez chez le médecin afin qu’il vous prescrive des antibiotiques. Si vous ne faites rien, cette zone va s’étendre puis disparaître. Mais les ennuis commenceront avec douleurs articulaires, problèmes neurologiques et/ou anomalies du rythme cardiaque. Cette maladie de Lyme touche 5 000 à 10 000 personnes chaque année en France. Si vous voyagez, renseignez-vous car les tiques peuvent transmettre des maladies encore plus graves.
Eviter les tiques en courant
Lors de vos footings cet été, préférez les sentiers larges et propres. Evitez les hautes herbes, les monotraces envahis de végétation et les zones boisées et/ou humides lorsque vous avez les jambes nues. Attachez vos cheveux, enfilez une casquette avec un linge couvrant la nuque, optez pour un maillot à manches longues et un collant long en couvrant vos jambes jusqu’aux chaussettes. Vous pouvez utiliser une pommade, une lotion ou un spray répulsif sur les zones de peau non couvertes et vos vêtements. Le bon réflexe une fois chez vous : inspecter les replis de votre peau, car ces piqûres sont indolores.
Lyme disease caused by the bacteria borrelia from a tick bite
Tique incrustée : que faire ?
Mettez une noisette de savon liquide sur une boule de coton, dont vous couvrirez la tique en tamponnant pendant 15 à 20 secondes. Si l’insecte ne se colle pas au coton, servez-vous d’un tire-tique. A défaut, d’une pince à épiler que vous réchaufferez sous l’eau chaude. Attention, le contact du froid risquerait de lui faire vider sa salive et de répandre ses bactéries. Attrapez la tique au ras de la peau. Tirez doucement en tournant en sens inverse des aiguilles d’une montre. Il ne faut pas casser la tête enfoncée dans la peau. Désinfectez vos mains et l’endroit de la morsure. Si vous n’avez pas pu tout enlever, sachez que les éventuelles parties de la mâchoire restées dans la peau seront rejetées en quelques jours. Si l’endroit de la morsure s’enflamme, consultez, et conservez la tique dans une boîte, afin de la faire analyser.
Sus aux moustiques !
Toujours désagréables, leurs piqûres deviennent de plus en plus inquiétantes dans le sud-est de la France, depuis que le moustique « tigre » s’y est implanté en 2004. Or ce moustique peut transmettre des affections relativement graves telles que le chikungunya. Une première épidémie qui a touché La Réunion en 2006-2007. Désormais, nous ne sommes plus à l’abri.
Quatre à sept jours après avoir été piquée, la personne souffre d’une fièvre supérieure. 38,5°C, avec maux de tête, douleurs articulaires et éruption cutanée légère. La maladie évolue ensuite sur une semaine à dix jours, puis est suivie d’une fatigue intense qui peut persister plusieurs semaines. Les fortes douleurs articulaires, associées à des courbatures peuvent subsister plus longtemps. Une bonne forme physique n’atténue pas les signes cliniques de cette affection et aucun vaccin, médicament, ni extrait de plante n’a encore fait ses preuves contre ce virus. La seule possibilité reste d’utiliser un antalgique pour lutter contre la douleur et la fièvre, ainsi que de boire abondamment pour éviter la déshydratation.
Evitez les moustiques à la maison
Supprimez tous les récipients ou objets pouvant contenir de l’eau stagnante. Ce sont des milieux propices au développement des larves. Portez des vêtements longs et amples, recouvrant bras et jambes. Ils peuvent être imprégnés de perméthrine ou de deltaméthrine. En effet, bon nombre de piqûres de moustiques se produisant à travers les tissus. Ces produits résistent à quelques lavages et permettent aussi de repousser les tiques, mais ils ne doivent jamais être appliqués directement sur la peau. Plutôt que de vaporiser votre intérieur d’insecticides plus ou moins toxiques, équipez votre lit et vos fenêtres de moustiquaires enroulables bien ajustées. Et avant de partir en voyage à l’étranger, renseignez-vous sur les risques de dengue, fièvre jaune, paludisme et autres maladies transmises par les moustiques.
Si vous courez en petite tenue…
Utilisez un répulsif cutané en tenant compte de sa durée d’action (trois à six heures). Ce type de produit ne doit jamais être en contact avec les muqueuses ni les yeux. En cas d’utilisation d’un vaporisateur, dirigez-le d’abord sur les mains, puis étalez sur les zones du visage à protéger. Lavez-vous ensuite les mains. N’appliquez jamais de répulsif sur une coupure, une plaie ou une peau irritée, ni en même temps qu’une protection solaire, mais au moins 20 mn après celle-ci.
Le Marathon de New York fêtera sa 51e édition le 6 novembre 2022. Une ambiance électrique attend 50 000 concurrents qui défileront à travers ses cinq quartiers. Conseils et repérage du parcours.
Attendu ce Marathon de New York 2022 ! L’an dernier, ce « magic marathon » avait célébré son 50e anniversaire en petit comité. Seulement 30 000 coureurs y avaient participé. C’est 23 000 concurrents de moins qu’en 2019, dernière édition record avec 53 627 finishers recensés. Car avec le Covid, les coureurs de l’espace Schengen avaient été privés de la fête. En effet, la réouverture des frontières aux Etats-Unis était effective le lendemain de la course. Une grande déception pour les Français, qui représentent traditionnellement 7 % des engagés.
Les Français de retour sur le Marathon de New York
Car depuis des décennies, les Français représentent ici le premier contingent d’étrangers. Cette année, plus de 2 500 « frenchies » seront de retour à Big Apple, escortés par les quatre tours opérateurs officiels, Planet Tours, France Marathon, Ouest-Voyages et Sportstoursinternational. Parmi les six World Marathon Majors, New York est de loin le plus mythique. Celui qui fait rêver les coureurs du monde entier. Ici, la liesse est générale. Tout New York s’attroupe sur les trottoirs pour acclamer ses marathoniens.
De Staten Island à Central Park, ce voyage de 42.195 km à travers Big Apple vous laissera des souvenirs impérissables. Mais ce marathon est aussi sans conteste le plus relevé du circuit mondial. Voyons comme gérer au mieux cette traversée des 5 quartiers new yorkais.
D’abord l’attente sur Staten Island. Ce sera très long. Comptez jusqu’à quatre heures après un premier transfert entre votre hôtel et Manhattan, puis un autre dans les fameux bus scolaires jaunes. Souvent par grand froid, parfois en plein vent. Un conseil : couvrez-vous ! Vieux blouson, pantalon de jogging, bonnet, gants. Jetés après votre départ, ces vêtements seront ensuite collectés par l’association, Goodwill, l’équivalent de notre Emmaüs.
Pensez aussi au sac poubelle, pratique pour s’asseoir sans se mouiller les fesses. Autre indispensable de ce Marathon de New York : des en-cas. Car votre petit déjeuner ingurgité vers 3h du matin, sera déjà loin. Côté boisson, vous trouverez de tout à profusion sur place. Le premier départ sera donné à 9h40, le dernier à 10h55. Il sera difficile de s’échauffer dans les sas. Le premier mile lui sera couru en montée pour enjamber le pont Verrazano. Ne vous emballez pas. Profitez plutôt de la vue sur Manhattan !
Ensuite, ça planera à Brooklyn. Six kilomètres de ligne droite pour cette « autoroute » qui compte un premier faux plat du 12e au 14e km. Après la sérénité des foulées cadencées sur le Verrazano, c’est l’effervescence. Le public s’attroupe sur autour de la 4e avenue (du 5e au 10e km). Les spectateurs scandent des « You can do it » entrecoupés de refrains jazzy. Ensuite, de nouveau le silence dans le quartier juif orthodoxe, entre le 16e et le 17e km.
Marathon de New York : le second semi plus costaud
Pulaski marquera le semi de ce marathon de New York. Avec au passage, une côte de 400 à 500 mètres avant d’entrer dans le Queens. Courte, mais raide cette montée donne le ton du deuxième semi. Il sera beaucoup moins roulant que le premier ! Suit Queensboro Bridge (24e au 26ekm). Plus d’un kilomètre de montée, en silence, sans spectateurs. Puis au fil de la descente, on se laissera gagner par le brouhaha de de la foule. Elle hurle sur la 1ère avenue. Un virage à angle droit, et là Manhattan s’ouvre à vous.
Bienvenue sur la 5e avenue
Du 27e au 31ekm, ce sera 4 miles en ligne droite dans Manhattan. Des kilomètres interminables et jubilatoires à la fois. L’atmosphère électrise. Encore un pont, celui de Willis dans le Bronx. Ensuite, des relances après les virages de la 3rd avenue et 138th street pour prendre la direction de Central Park.
Bienvenue sur la célèbre 5e avenue. On la remonte à partir 34e km. Plus d’1,5 km de côte à endurer, agrémenté par la suite,de faux plats entre la 106e et la 80e rue. Un coup de grâce vécu dans l’allégresse. Car c’est tout New York qui vous escorte dans Central Park pour les trois derniers miles. Il faudra encaisser quelques toboggans dans ses allées boisées (après le 36e km), dont une belle grimpette de 800 mètres à un kilomètre du finish. Et voilà « you did it ».
On vous remettra votre médaille, une couverture de survie et un dernier ravito. Si vous avez laissé un sac au départ, il faudra marcher pour le récupérer, en fonction de votre nom de famille, jusqu’à 2 kilomètres. Si vous n’avez pas déposé de sac (la meilleure option) vous aurez droit à un beau poncho en polaire à récupérer un kilomètre après la ligne. Surtout, gardez votre médaille au cou les jours suivants. Les new yorkais vous féliciteront comme un champion.
Bien gérer votre séjour sur le Marathon de New York
Participer au Marathon de New York, c’est d’abord bien gérer le jet lag. Après les heures de vol et l’attente aux douanes, il est tentant en arrivant de s’écrouler sur le lit de son hôtel. C’est une erreur ! Mieux vaut lutter pour résorber rapidement ce décalage horaire. Il est plutôt favorable lorsque l’on traverse l’Atlantique. L’autre piège, c’est de vouloir arpenter en long et en large cette ville qui ne dort jamais les jours qui précédent la course. Essayez plutôt de vous préserver, de faire du jus comme on dit. Pour cela, une arrivée sur le place le vendredi paraît plus appropriée. Vous aurez ainsi le temps de visiter New york après la course, au ralenti, certes, mais en héros !
Le lendemain de votre arrivée, allez faire un petit footing dans Central Park. Pour palper l’ambiance et décrasser les jambes. Il sera ensuite temps d’aller retirer votre précieux sésame. Là encore pour éviter de piétiner au maximum, on choisit de créneau de fin de journée, le vendredi ou le samedi.
Jour J, les détails pratiques
Votre numéro de dossard indiquera votre heure de départ avec un code couleur. Bleu et orange, vous serez sur le pont. Vert ? Vous partirez alors en dessous. Vous devrez entrer dans votre sas 45 minutes avant le départ officiel. Comme évoqué plus haut, l’attente sera longue, souvent dans une ambiance fraîche et ventée. Prévoyez donc le nécessaire. Détail pratique, les toilettes. Ils sont en nombre au départ, y compris dans chaque sas ! Tout au long du parcours, vous en trouverez aussi « dos à la rue ».
Côté ravitaillements, vous en trouverez tous les miles, de chaque coté des rues. Ils proposent de l’eau dans des gobelets, de la boisson énergétique ainsi qu’un gel vers le 30e km. Mais pas de solide ! Tenez-en compte vu que votre petit déjeuner aura été très matinal.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/08/NYRRFirstAve1a-NYC_M15jpg-495x400-1.jpg400495Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-08-06 08:00:002023-02-01 17:46:55Marathon de New York : ce qu’il faut savoir
Les rando-courses sont idéales pour préparer des trails longs. Mais pas de place à l’improvisation. Ces séances doivent être bien ciblées. Nos trucs pour viser juste.
Séances préférées des traileurs, les rando-courses sont parfaites pour s’habituer à porter un sac à dos, à s’alimenter régulièrement, à se servir de bâtons… Mais surtout à savoir quand et comment enchaîner marche et course. Attention toutefois, il ne suffit pas de passer des heures à parcourir plus ou moins activement les sentiers, pour être performant le jour de votre ultra-trail. Première chose, le profil et le terrain de vos sorties doivent être en relation avec le trail que vous préparez.
Rando-courses : des sorties de 2h à plus de 6h
Ensuite, les durées de vos rando-courses doivent s’accroître progressivement, être adaptées à votre niveau et votre objectif. Si vous préparez un trail court montagneux de 25 km à 30 km, vos rando-courses vont commencer à 2h, pour aller jusqu’à 3 ou 4h, en fonction du dénivelé et du temps visé. Si vous préparez un trail montagneux de 40 km à 60 km, vos rando-courses vont commencer à 3h pour aller jusqu’à 5 ou 6h, toujours en fonction du dénivelé et du chrono espéré.
Rando-courses : trois pour le prix d’une !
Si vous préparez un trail long, vous n’atteindrez pas à l’entraînement la durée de votre course. Ce serait contre-productif. Soit vous vous épuiseriez, soit votre rythme serait trop lent pour vous préparer à l’effort du jour J. Il vaut alors mieux totaliser cette durée sur 2 jours consécutifs. C’est encore plus vrai pour les trails de plus de 80 km, classés dans la catégorie « ultra ». Dans ce cas, vos rando-courses ne dépasseront pas les 7 à 8h. Mais elles pourront se répéter sur 3 jours, à l’occasion d’un long week-end ou de vacances par exemple. Au cours de ces entraînements très longs, soyez persévérant et exigeant. Restez tout de même à votre écoute pour ne pas vous griller.
Bien repérer ses itinéraires en rando-courses
Etudiez bien vos itinéraires avant de vous lancer sur de grandes boucles. En effet, une rando-course en montagne peut vite tourner au cauchemar lorsqu’on se retrouve face à un sentier exposé au vide ou effacé suite à un éboulement…En montagne, lorsqu’on ne part pas sur un aller-retour, la simple étude du tracé sur une carte IGN n’est pas suffisante pour assurer sa sécurité. Il faut aussi se renseigner très précisément sur l’état des sentiers. On peut alors profiter des services de nombreuses applications comme On Piste, Run Advisor,Trail Connect ou Trace de trail, ou bien encore se rendre dans une Station de trail. Choisissez toujours votre circuit, en fonction de la longueur, du profil et du type de terrain de votre objectif, ainsi que de votre habitude des reliefs montagneux.
Ensuite, il sera temps de vous préparer vos rando-courses matériellement. L’idéal sera de vous équiper de la même manière que pour le trail visé. Même sac à dos, mêmes vêtements, mêmes chaussures et mêmes bâtons. Il va falloir aussi vous habituer aux nombreux enchaînements de course et de marche, qu’impliquent les trails longs. En marchant dans les côtes, vous ne sollicitez pas vos muscles et tendons de la même façon qu’en courant. Ce sont alors surtout vos mollets qui travaillent.
Lorsque la pente s’adoucit et que vous vous remettez à courir, le travail prédominant va alors être fourni par vos quadriceps. Alterner les deux modes de déplacement vous permettra de ménager alternativement vos mollets et vos cuisses. Si vous sentez vos quadriceps se raidir, vous pouvez vous autoriser à marcher un peu sur le plat. Cela vous permettra de les étirer un peu.
Si vous n’avez jamais pratiqué cette alternance, vous y prendrez très vite goût. En effet, elle permet de prolonger l’effort en réduisant la fatigue. On peut aussi par ce biais faire des incursions dans des endroits sauvages. Vos bâtons seront souvent plus faciles à utiliser efficacement en marchant qu’en courant. Outre la meilleure répartition de l’effort sur tout le corps, ils aident à conserver une cadence régulière et soutenue.
Under Armour est une marque assez peu connue côté runnings. Elle gagne pourtant à être plus connue ! Comme toutes les paires de cet équipementier américain, cette Under Armour Flow Velocity Wind 2 a un style bien identifiable. Son chausson est constitué d’une résille évoquant une toile d’araignée et son coloris acidulé ne passe pas inaperçu.
La chaussure pèse 240 g en pointure 44. C’est un poids contenu. Le chaussant lui n’est pas très large.
Under Armour Flow Velocity Wind 2, à l’aise sur le long comme sur la piste
La souplesse permet un bon déroulé du pied. Depuis la réception jusqu’à la propulsion. Avec la mousse UA Flow, cette semelle intermédiaire assure une belle absorption des chocs. La légèreté du modèle ne se fait pas au détriment du confort.
Ces premières bonnes impressions sont confirmées lors d’entraînements en endurance sur bitume et chemins stabilisés. Direction maintenant la piste d’athlétisme. On note que la relative étroitesse de l’empeigne pourrait gêner certains coureurs qui aiment avoir de l’espace pour les orteils.
Mais cette Under Armour Flow Velocity Wind 2 est parfaitement à l’aise sur des séances rythmées sur un stade. Poids contenu, bonne souplesse de la semelle, la chaussure n’impose rien.
Sur cette Under Armour Flow Velociti Wind 2 on note une adhérence un peu en retrait sur sols humides.
Un confort bien présent
Les sorties longues sont également possibles. Le confort est alors bien présent. La stabilité latérale est correcte. Cela permet des incursions sur des chemins bien revêtus. La tige UA Warp qui épouse le pied. Des empiècements assurent par ailleurs un soutien supplémentaire.
A noter toutefois, sur des secteurs humides, l’adhérence de la semelle est légèrement en retrait par rapport à certains modèles plus performants.
Les notes du testeur. Amorti : 17/20 Confort : 17/20 Dynamisme : 16/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 17/20
Une puce GPS dans la semelle
On retrouve le système de puce GPS intégrée dans la semelle. Compatible avec l’application Map my run, cela permet de retrouver l’intégralité des données enregistrées pour conserver un historique précis de ses entraînements, mais aussi des infos sur le temps de contact du pied avec le sol et l’angle de pose de la chaussure. Pas besoin de GPS ni ne smartphone du coup. C’est un petit plus qui peut plaire à de nombreux coureurs.
Les + Une bonne polyvalence pour ce modèle combinant confort et dynamisme. Les – Adhérence de la semelle en retrait sur sol très humide, obligation d’utiliser une application spécifique pour la puce GPS.
Il a testé pour vous. Frédéric, 57 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction.Conditions du test : 100 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.
L’Échappée belle, c’est dans moins de trois semaines. Magique mais ultra-technique, la course enchaîne sans répit cols, refuges et lacs au milieu des pierriers de Belledonne. Reconnaissance de l’Intégrale de 149 km du 19 août.
En quelques étés, l’Échappée Belle s’est vite taillée une sacrée réputation. Avec l’UTMB et l’UT4M, c’est un des ultras les plus difficiles des Alpes. Sa technicité et sa beauté font sa renommée, tout comme l’âme généreuse qui l’anime depuis dix ans. Sur la fameuse Intégrale, on compte ainsi un bénévole par coureur ! Entre Isère et Savoie, le cadre est enchanteur, le terrain piégeur. Une quinzaine de cols s’enchaînent au-dessus de 2 000 mètres d’altitude sur un univers minéral très exigeant.
Chaque été, entre 50 et 70% des engagés jettent l’éponge. « Je donne toujours les trois mêmes conseils : gestion, gestion, gestion. C’est le seul conseil qui vaille ! » explique Florent Hubert. Créateur de l’épreuve et directeur de course, il décompose ici l’Intégrale de 149 km et 11 400 mD+ en trois portions clés.
Une entame façon GR20 corse pour l’Echappée belle
D’abord, un premier gros morceau de Vizille, au Pleynet (62e km), première base de vie. C’est là que se joue quasiment tous les abandons. « Cette section est du même acabit que le GR20 en termes de technicité. C’est une entame très montagneuse est piégeuse. Il ne faut jamais se mettre dans le rouge mais au contraire y progresser très tranquillement » recommande Florent Hubert. Le chemin est un monotrace – sauf sur les 16 premiers kilomètres – entre moraines et gros blocs pierreux.
Certains passages sollicitent les mains. Et les descentes ? Aussi exigeantes que les montées. Pas question d’y rattraper sa moyenne horaire. Autre paramètre essentiel, l’absence d’ombre. « Pendant 46 km, pas un seul arbre. Comme en Corse, on peut évoluer dans un four pendant des heures. La déshydratation guette, il faut être vigilant », rappelle le directeur de course. Il conseille ainsi de courir en manches longues, la tête bien couverte. Il y a certes 4 ravitaillements (Arselle, La Pra, Jean-Collet, Aiguebelle) sur cette Echappée Belle. Mais dans Belledonne, on passe plusieurs heures entre deux ravitos. 2 litres d’eau au dos, c’est le minimum.
François d’Haene a mis 10h sur cette portion de l’Echappée Belle. Pour les derniers, ce sera déjà 22 heures d’efforts. L’altitude est aussi un facteur clé. « Au 30e km, la montée à la Croix de Belledonne, point culminant de la course à 2 926 mètres, laisse des traces. L’effort en altitude est constant. Il faut s’y préparer. Je conseille de marcher avec du gros dénivelé en altitude et de s’entraîner à gérer la semi-autonomie »détaille l’organisateur, également ultra-traileur. Dernier sage conseil :s’accorder une vraie bonne pause sur cette première base de vie. Une, deux ou trois heures pour recharger les batteries, ce sera du temps gagné pour la suite.
Col Morétan, un grand moment
La deuxième section de cette Echappée belle s’ouvre du Pleynet (62ekm) jusqu’à Super Collet (100e km). Ici, on passe la première nuit. Elle sera marquée par la montée au col de Morétan (80ekm) atteint après une longue bavante de 1500 mD+. « Cette montée dans les cailloux est éprouvante. Au sommet, on est pile à la moitié de la course, même si le coureur a souvent l’impression d’avoir fait les 2/3 du circuit », commente Florent Hubert. Un cordage sécurise la descente. La pente est raide (jusqu’à 50°), dans une moraine, avec un gros névé à passer. « De nuit, c’est impressionnant. Cela demande de la lucidité. Je conseille d’aborder la section Le Pleynet-Morétan toujours en dedans, sans forcer. Car si l’on est fatigué au pied du col, on ne grimpera sans doute pas jusqu’en haut. », conseille l’organisateur.
Sur l’Echappée Belle, on relâche seulement pour le dénouement…
Ensuite, un troisième tronçon de Super-Collet (100e km) à Aiguebelle. 50 derniers kilomètres qui se jouent en deux temps. Jusqu’à Val Pelouse, l’avant-dernier ravitaillement, le monotrace, joueur, multiplie les bosses, toujours en altitude et dans les cailloux. Il faut encore une fois en garder sous le pied. Ensuite seulement – enfin ! – on pourra relâcher. Pourvu qu’on ait encore le goût de courir… En effet, la toute fin du circuit suit un sentier souple, au profil descendant.
« On peut sur ces 24 derniers kilomètres gagner énormément de temps. Certains regagnent 200 places entre Val pelouse et l’arrivée. Ceux-là se sont bien réservés. Et ils profitent alors de ces jolis sentiers pour trottiner ! », assure Florent Hubert. Pour sûr, sonner la cloche d’Aiguebelle, rituel final, clôturera un voyage au bout de soi-même.
Idée de reconnaissance sur 3 jours. Jour 1 : Arselle – Croix de Belledonne – Col de la Mine de fer – Habert d’Aiguebelle – 30km et 2 514 mD+. Difficultés : Croix de Belledonne, col Mine de fer et Brèche Fendue. Jour 2 Habert d’Aiguebelle – Fond de France – Refuge de l’Oule – 37 km et 3 120 mD+. Difficultés : enchainement col de l’Aigleton, col de la Vache, montée au refuge de la Grande Valloire, première section du Morétan. Jour 3: Refuge de l’ Oule – Super Collet – Val Pelouse – Le Bourget – 49 km et 3 665 mD+. Difficultés : seconde section du Morétan, descente du Morétan, montée à la Pierre du Carre, Col d’Arpingon
L’été est la période idéale pour se lancer sur un premier trail. Pour réussir ce nouveau défi, voici les spécificités du trail à prendre en compte avant de vous lancer.
1-Un état d’esprit différent
Pour ne pas être déçu par votre première expérience, il est important de bien cibler vos attentes. La plupart des coureurs sur route s’orientent vers le trail pour se remotiver après une certaine lassitude ou des chronos qui stagnent. Vous pouvez chercher le maintien d’une bonne condition physique, une meilleure connaissance de vous-même, une soif de découverte. En fonction de vos envies, vous n’allez pas choisir les mêmes épreuves. Dans le premier cas, une course nature près de chez vous vous satisfaira amplement. Sinon, visez le dépaysement d’un trail plus engagé en montagne pour combler toutes vos aspirations.
2-Un terrain très particulier
Au moment de choisir votre premier trail, orientez-vous plutôt vers un parcours roulant et d’une distance raisonnable. L’idée est de faire une entrée progressive dans cette discipline. Elle va vous entraîner dans des endroits magiques où vous ne seriez jamais allé autrement. Ne croyez pas que les longues distances sont faciles à boucler parce qu’effectuées à faible allure. Le trail n’est pas une simple randonnée active ! Les moyennes horaires tenues par les traileurs peuvent paraître très modestes. Mais lorsqu’on est en situation, on se rend compte de la difficulté à les tenir, surtout lorsque les distances et le dénivelé s’accroissent. Par rapport à ce que vous faisiez sur route, pensez donc bien à revoir à la baisse la distance de votre premier trail, surtout s’il comporte du dénivelé.
3-Une moindre importance du chrono
A l’entraînement comme en compétition, vous n’aurez pas votre ample foulée régulière de coureur sur route. Mais vous allez au contraire devoir sans cesse l’adapter aux terrains. Jusqu’à marcher dans les côtes raides, dans les passages techniques ou les descentes engagées. Le chrono sera toujours présent bien sûr. La seule possibilité de comparaison en entraînement sera sur le même parcours ou grâce à vos pulsations cardiaques. Et en compétition, votre classement ne pourra s’évaluer que par rapport à d’autres participants dont vous connaissez la valeur. Impossible de confronter des performances sur deux trails de même kilométrage. En effet, la technicité des parcours et les conditions fait énormément varier les résultats. E Vous devez donc être vraiment prêt à oublier le chrono.
Pour être performant sur votre premier trail, vous devrez modifier votre technique de course en fonction du terrain. Pour gagner en agilité, vous devrez la raccourcir en montée, monter plus les genoux lorsque le terrain devient technique, être aérien et bien relâché dans les descentes… Vous ne ferez donc pas toujours travailler les mêmes groupes musculaires. Vous devez donc renforcer vos cuisses et vos mollets durant votre préparation. Vous allez aussi parfois faire travailler vos bras en vous servant de bâtons. Votre sac à dos, plus ou moins lourd, va lui-aussi modifier un peu votre façon de courir. Pour assimiler tous ces changements, vous devez travailler le plus spécifiquement possible à l’entraînement, au moins sur 50% de vos séances.
5 Premier trail : l’importance de la marche
Pour moins souffrir en côte, vous devrez marcher de façon tonique pour vous économiser. Pour vous y préparer, choisissez une portion de chemin bien pentue (20 à 25%) et entraînez-vous à la gravir en marchant. Enchaînez les passages (toujours avec une récup en descente) si elle est trop courte. L’idée est totaliser au début 15 à 20 mn d’effort en côte. En montée raide, vous irez largement aussi vite en marchant qu’en courant. Contrairement à ce que l’on observe sur la route, marcher est alors le mode de déplacement le plus efficace.
5-Un parfum d’aventure
En trail, votre priorité ne sera plus la vitesse mais l’adaptation matérielle, physique et mentale. Cet aspect très important ne s’improvise pas le jour J. Elle doit être travaillé à l’entraînement. Ne pensez surtout pas qu’il ne peut rien vous arriver. En trail, vous êtes responsable de votre sécurité, et même de celles des autres concurrents en cas de problème. D’où l’importance de ne pas vous lancer dans un défi dont vous n’êtes pas capable pour le moment ! Certains trails de montagne sont très engagés, avec des passages aériens où il ne faut pas craindre le vide. Etre rapide et endurant ne suffit plus. Il faut en plus savoir gérer son équipement en fonction du terrain et de la météo. Maitrisez aussi son alimentation (pas de ravitos nts tous les 5km), être très vigilant au balisage parfois très discret et capable d’affronter des conditions parfois extrêmes en montagne.
7-Premier trail : un équipement inédit
En trail, vous devez être autonome donc prévoir un moyen de transporter boisson et nourriture. Que ce soit à l’aide d’une ceinture ou d’un sac, vous devez vous entraîner. Car plus que le poids, ce sont les frottements qui risquent de perturber votre foulée. Avec l’habitude, vous optimiserez les réglages pour oublier cet accessoire indispensable. De même, si vous envisagez des bâtons, il faut bien les choisir, et apprendre à vous en servir durant vos séances.
Nutripure, marque française de compléments alimentaires travaille autour de 3 valeurs : la qualité et la pureté des matières premières, la transparence et un prix accessible au plus grand nombre. Une découverte et un vrai coup de cœur.
Nutripure, c’est d’abord une marque française fondée par les frères Carrio. A ma droite Christophe Carrio, quintuple champion du monde de karaté, coach sportif reconnu. A ma gauche Florent, ingénieur de formation. Le premier établit le cahier des charges des produits et le second les crée. Le premier les teste, le second les améliore si besoin.
Leur valeur ajoutée, c’est une gamme hyper complète. Elle est répartie en trois segments, santé, musculation et performance. Dans cette gamme, 31 produits, notamment de la maltodextrine, des électrolytes, de la L-Citrulline et des BCAA. Les produits sont 100% naturels, vegan, sans agents chimiques et parfaitement calibrés pour la performance et la récupération.
Des BCAA en gélules très pratiques
Mon coup de cœur pour les BCAA en gélule. Elles sont très pratiques à transporter. Pas besoin de doser soi même au risque d’en mettre partout. 6 gélules par jour apportent 3,9 g de BCAA. L’enveloppe est aussi en matière naturelle. La version en poudre permet de faire soi-même ses préparations et de les emporter dans un bidon. Mais elle a un gros inconvénient : le produit est très amer. J’ai dû le mélanger avec du lait d’amande pour pourvoir l’avaler. C’est tout de suite beaucoup plus contraignant en termes de préparation.
Nutripure, un magnésium de qualité
Les protéines végétales en poudre ne posent en revanche aucun problème de goût. Elles associent farine de pois cassés et farine de riz. Et, bonus, Nutripure propose des arômes naturels sympas : chocolat, fraise, citron vert Mangue, noisette et vanille. Le magnésium en gélule est lui aussi pensé pour le confort des sportifs. Il existe différents types de magnésium avec leurs avantages et inconvénients. Le bisglycinate utilisé par Nutripure est une des sources les plus biodisponibles existantes. Cest-à-dire qu’il est facilement assimilable par l’organisme et ce sans perdre ses qualités initiales. Et contrairement au citrate de magnésium, il n’y a pas de risques d’effets laxatifs !
Des barres bio & raw
Quant aux barres protéinées elles sont 100% issues de l’agriculture biologique et fabriquées en France. Elles sont composés d’ingrédients naturels simplement déshydratés à faible température. Ce procédé permet ainsi de conserver leurs propriétés nutritionnelles. Les saveurs cacao/noisettes ou coco/vanille sont excellentes. Même si du fait de leur processus d’élaboration, elles sont plus sèches que des barres industrielles.
Au final, Nutripure est un vrai coup de cœur parmi les marques testées cette saison, notamment Maurten et Naak. On sent la volonté de « coller » aux besoins des sportifs tout en respectant leur santé et l’environnement.
Le + Les prix vraiment abordables pour des produits de cette qualité. Le – Nutripure est une marque jeune, disponible principalement en ligne.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/07/nutripure-une-marque-francaise-de-complements-alimentaires-de-qualite.png7921381Antoine Galewskihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAntoine Galewski2022-07-28 11:00:002022-08-02 12:27:01Gamme Nutripure : quand le sport de haut niveau s’allie à la science
Malgré la canicule qui a sévi sur Grenoble, plus de 3 500 coureurs ont pris le départ de l’Ut4M qui se déroulait du 21 au 24 juillet dans les 4 massifs du Vercors, Taillefer, Belledonne et la Chartreuse. Dans ces conditions dantesques, Alexandre Boucheix remporte la course phare, le 160 Xtrem, tandis que Sylvain Court s’impose sur la version 160 Challenge devant Yoann Stuck. Super perfs de l’Italienne Valentina Michielli et de la Française Magali Mellon chez les féminines.
UT4M 160 Xtrem : Casquette Verte sans trembler
L’Ut4M 2022 proposait 12 formats de courses différents, du « à la carte » de 20km à 173km, avec des dénivelés allant de 730 à 11 510 mètres et des passages jusqu’à 2 645 mètres d’altitude. Sur la course phare, le 160 Xtrem qui enchaîne les 4 massifs d’une traite en 173km et 11 510m de dénivelé positif, l’infatigable Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, l’emporte en 28h et 28 minutes. Il termine avec plus d’une heure trente d’avance sur le deuxième, Nicolas Prin. Steeve Gobert monte sur la 3e marche du podium.
Chez les femmes, l’Italienne Valentina Michielli se classe à la 6e place du scratch et boucle sa course après 33h et 23 min de course. Elle signe une impressionnante performance pour son premier format de plus de 150 kilomètres, maintenant une belle moyenne de course de 5,25 km/h. Elle devance une autre Italienne, Maria Ilaria Fossati. La première Française, Ghislaine Trilliat, termine 3e.
Sur la version 160 Challenge, où les concurrents enchaînaient les 4 massifs sur 4 jours de course, le suspense a été total. La bataille finale a eu lieu le dernier jour entre Sylvain Court (Team Kinetik) et Yoann Stuck (Team I-run). Le départ, donné en fonction des écarts des 3 premiers jours de course, a offert une poursuite féroce. Parti en tête, c’est finalement Sylvain qui l’emporte avec 6 minutes 50 secondes d’avance sur Yoann. Arrivé 14 minutes plus tard, Clément Dieudonné (Team CS Megève) a décroché la troisième place.
Impressionnante Magali Mellon sur la 160 Challenge féminine
Dans la course féminine, Magali Mellon (Team FK Studenterna) a passé la ligne d’arrivée avec un cumulé de 21h19 de course. Elle prend la 26e place au scratch. Elle devance au final de plus d’une heure Aline Coquard (Team EOL athlétisme). Pélagie Olivier (Team DEL Transport) monte sur la troisième marche du podium.
Seconde « grande » course de l’UT4M 2022, la 100 Master a été le théâtre d’une rude bataille. Stéphane Évêque Mourroux l’emporte en 12h45, avec 19 petites minutes d’avance sur Nicolas Perrier. Ce dernier raconte : « C’était une course très éprouvante et sans véritable repos pour espérer correctement me positionner » Une seconde place obtenue dans la douleur, à cause d’une chute en descente dans le massif de Belledonne. Hugo Smets termine à la troisième place.
Christine Selman loin devant chez les féminines
Chez les femmes, l’écart est plus marqué. Christine Selman (Team AsicsFrontRunner) rafle la première place et se positionne 22e au scratch. Elle termine avec une très large avance fulgurante de plus 2h30 sur Céline Gibard-Grobaud (Team Montluçon Athlétisme). Cette dernière ne devance en revanche que d’environ 12 minutes Guislaine Verrier (Team Aclam), 3e.
Les podiums des autres courses
UT4M Challenge 80
Hommes Romaric Pelloux Thygat Mathieu Esmieu Robin Dieumegard
Femmes Rachel Pain Marie Duthel Pauline Astruc
UT4M Chartreuse 40
Hommes Fabrice Arène Nicolas Hairon Tibère Debizet
Evadict, la marque trail de Decathlon propose enfin des bâtons de trail en carbone. Des trois brins pratiques et efficaces.
Il aura fallu attendre 2022 pour que la marque Evadict propose aux traileurs des bâtons en carbone digne de ce nom. Mais ça valait le coup d’attendre ! Ces nouveaux bâtons sont des trois brins. En trail, c’est clairement le « format » le plus pratique. Ce modèle rétractable permet en effet d’allier légèreté (entre 282 et 308 grammes la paire, selon la taille), facilité d’utilisation et de rangement. Les monobrins sont certes plus légers, mais sont plus compliqués à ranger sur le sac à dos. Quant aux bâtons télescopiques, quant à eux, sont plus lourds et ils doivent être réglés à chaque utilisation.
Bâtons Evadict Carbone : légèreté et efficacité au rendez-vous
Ici, le système de dépliage est simple. Il suffit de saisir la poignée ergonomique en EVA et de tirer sur le brin pour le déplier jusqu’à entendre un clic. Pour le replier, un cran de verrouillage situé sous la poignée, on repousse le brin et tour est joué. Ces deux étapes sont faciles à suivre, même en pleine activité. J’ai trouvé que l’accroche était bonne sur les différents terrains, grâce à la pointe en carbure de tungstène. Les poignées ergonomiques m’ont permis une bonne prise en main. Certains adeptes apprécieront la prise basse, parfois utile en montée. La dragonne est également facile à régler grâce au système de scratch. Une fois ajustée lors de vos premières sorties, vous n’aurez plus à y toucher.
Quelques améliorations à prévoir…
Je suis assez satisfait de ces nouveaux bâtons Evadict Carbone. Mais il y a encore des axes d’améliorations. Au niveau de la poignée et des dragonnes particulièrement. En effet, les paumes de main ont tendance à transpirer avec les poignées en EVA lisse. De plus, les dragonnes manquent peut-être de rembourrage au niveau des poignets ; elles ont tendance à couper dès qu’on appuie fortement sur les dragonnes dans les montées à forte déclivité.
Ces bâtons de trail en carbone Evadict sont disponibles en 3 taille, à 100 €, ce qui est un bon rapport qualité-prix.
Taille du coureur de 155 à 170 cm = Bâtons 110 cm pour les coureurs de 155cm à 170cm
Taille du coureur de 171 à 181 cm = Bâtons 120 cm pour les coureurs de 171cm à 181cm
Taille du coureur de + de 182 cm = Bâtons 130 cm pour les coureurs de plus de 182cm.
En parcourant les 623 km du GR223 qui relie Honfleur au Mont-Saint-Michel en 7 jours, 3 heures et 42 minutes, Sonia Poutrel vient d’établir le tout premier Fastest Know Time féminin sur ce tracé à travers le littoral normand. Un exploit doublé d’une bonne cause : collecter des fonds pour les enfants du Centre Hospitalier Public du Cotentin. Rencontre avec une ultra-runneuse au grand cœur.
Une jeunesse loin des sentiers
Née à Valognes, dans la presqu’île du Cotentin, et ayant passé toute la première partie de sa vie à Bricquebec, en Normandie, Sonia Poutrel n’aurait jamais dû courir autant. Ou du moins, rien ne semblait l’y destiner. En effet, souffrant d’asthme durant sa jeunesse, elle a passé plus d’heures à soigner sa pathologie au Centre Hospitalier Public du Cotentin qu’à arpenter les sentiers de la côte. Ce n’est que bien plus tard, autour de ses 20 ans, alors qu’elle étudiait à Paris, qu’elle chausse pour la première fois les baskets. Avec Mehdi, son compagnon, elle parcourt ses premiers kilomètres, dans la douleur, sans grand enthousiasme.
Le trail, une révélation
C’est en 2015, alors qu’ils étudient l’architecture à Rouen, que Sonia et Mehdi découvrent la course nature. Et c’est la révélation pour Sonia ! Entre sentiment de liberté, découverte de la nature, endurance et envie de performer, tout est réuni pour faire du trail sa seconde nature. Aujourd’hui jeune architecte de 31 ans installée depuis peu en Haute-Savoie, elle s’épanouit dans l’ultra-endurance. En 2021, elle a ainsi décroché une belle victoire sur l’Infernal Trail des Vosges, une course de 210 km. Le 19 juin 2022, elle s’élançait de Honfleur, avec 623 kilomètres à parcourir pour relier le Mont-Saint-Michel. Une odyssée baptisée Traversée 223 qu’elle nous raconte.
Running Attitude : Quelle a été ta plus grande distance parcourue en 24h durant tout ce périple ?
En général, j’étais dehors de 4h du matin jusque maximum 22h30, hormis la dernière journée qui a commencé le samedi à 3h00 et qui s’est achevée le dimanche matin à 5h00 pour parcourir 103 kilomètres en 26 heures. Mais, finalement, la journée la plus productive aura été le dimanche du départ, avec 100 kilomètres parcourus en un peu plus de 12 heures. Mais c’était sur un terrain plus abordable.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer ?
Bonne question… Je suis partagée entre la fatigue et les douleurs imprévisibles dans les jambes, apparues dès le deuxième jour. Je ne suis pas de nature marmotte mais il est vrai que, mine de rien, vouloir courir 100 bornes par jour, ce n’est pas rien. Et avec un sommeil de mauvaise qualité, sur une durée de 2-3 heures, le corps ne comprend pas vraiment. Malgré toute ma motivation et mon envie d’avancer plus rapidement, je n’en étais pas capable. Était-ce à cause de la fatigue ? Ou des jambes lourdes ? Je ne saurais pas le dire.
Tu avais un camping-car pour les nuits. De quels soins bénéficiais-tu chaque soir ?
J’ai la chance d’avoir ma sœur qui est kiné et qui était présente du matin au soir. Elle a pu soulager mes bobos et me masser le soir avant d’aller dormir. Un sacré privilège ! En parallèle, toute une équipe était aux petits soins avec moi – famille, amis – pour m’apporter le soutien nécessaire, qu’il s’agisse des ravitaillements, de l’accompagnement sur les sentiers, etc.
Quel a été ton protocole nutrition durant cette semaine ?
Au p’tit déj’, c’était fromage blanc/banane/müesli. Ensuite, c’était souvent des barres céréales, soit celles du commerce classique, soit celles de la marque Atlet Nutrition, de la compote, beaucoup de fruits rouges les 3⁄4 premiers jours, de la salade riz/concombre/tomates, un peu de pâtes les deux premiers jours. Vers les 3 derniers jours, je mangeais pas mal de sandwichs pain de mie/beurre (beaucoup de beurre !)/confiture et des bonbons (les petites bouteilles de coca, non acidulées). Ah oui, je me suis enfilé une glace à l’eau aussi, le mercredi à 10h00 du mat’ : ça passe pas mal ! Les gommes Ta Energy aussi : une tuerie pour les gourmands ! Et sinon, j’ai pas mal picolé : de l’eau plate principalement, parfois avec de la boisson d’effort Atlet, et de la Sainte-Yorre aux ravitos.
« Je me suis foulé la cheville 100 mètres après le départ ! »
Ça ressemble à un gag, mais juste avant le départ, tu t’es fait une belle frayeur en te foulant la cheville. Que s’est-il passé ?
Haha… Juste avant le départ, n’exagérons rien. Je me suis foulé la cheville une centaine de mètres après le départ, et non pas juste avant. En fait, ma balise GPS ne fonctionnait pas. Mehdi, qui me suivait en vélo sur ce départ, vérifiait si le suivi live fonctionnait. Et quand j’ai cherché ma balise dans ma ceinture pour vérifier si elle était bien allumée, paf, il y avait un petit trou tout léger, que je me suis pris. Au moins, dès le départ, j’ai eu un signal d’alerte : attention, le pilote n’est pas dans la bagnole. J’ai donc repris mes esprits et là, je me suis vraiment mise dans ma traversée.
Je dois reconnaître que les deux ne m’ont pas dérangé. Bon, si les marquages du GR pouvaient être phosphorescents, ça serait un luxe. Mais franchement… qui fait ça de nuit ? Non, vraiment, le fait de courir de nuit permet de profiter des couchers et des levers de soleil qui étaient juste magnifiques : le ciel rouge, les silhouettes des bâtiments. Et puis… que rêver de mieux que de voir à la fois le coucher puis le lever du soleil sur le Mont-Saint-Michel à six heures d’intervalle ?
La météo bretonne, tu es toujours aussi fan ?
Oula ! La météo normande, attention ! (Rires.) Franchement, j’ai eu de la chance. J’ai évité la canicule avec une première journée entremêlée de pluie et de vent. Les journées qui ont suivi étaient agréables. Je portais souvent avec une petite veste pour me protéger du vent. Le soleil était davantage présent en fin de journée. Le samedi, on a eu de nouveau un bon mélange de pluie et de vent vers Granville, jusque dans l’après-midi, mais ça commençait à me faire ni chaud ni froid. Ce n’est qu’en revoyant certaines images que je me rends compte que j’ai traversé de bonnes averses quand même !
« Je n’aurais pas pensé faire toute la traversée avec la même paire de chaussures ! »
As-tu dû faire face à des imprévus au cours de cette Traversée 223 ?
Je m’étais préparée à pas mal de choses, mais je n’aurais pas pensé faire toute la traversée avec la même paire de chaussures. En fait, j’ai commencé la balade avec des Altra Rivera, plutôt conçues pour la route/chemin simple. Et au bout de 150 bornes, je me suis dit : bon allez, change un peu du 0 drop et prends tes New Balance (les Summit Unknown). Et là : quelle erreur j’ai faite… Ça m’a provoqué de vives douleurs aux tibias. Et au lieu d’appeler mon assistance pour récupérer mes Altra, j’ai continué pendant 20 bornes avec les NB. Du coup, j’ai dû balader ces douleurs jusqu’à la fin de la traversée, bien qu’une fois les Altra récupérées, ça allait quand même mieux. Par la suite, je n’ai plus voulu prendre de risques : j’ai fait les 450 bornes restantes avec les Altra, même dans les falaises, les pierres etc. Résultat : elles sont bien fichues, mais je n’ai eu aucune ampoule ou autre inconfort ! L’autre imprévu, c’est que j’ai eu très rapidement des problèmes de circulation, que j’ai déjà plus ou moins au quotidien. Mes jambes ont vite gonflé : ça n’a pas aidé aux libres mouvements articulaires. Les chaussettes que j’avais, les belles BV Sport / Des Bosses et Des Bulles me comprimaient beaucoup trop les mollets alors j’ai ressorti une vieille paire de chaussettes basses que j’ai gardées jusqu’à la fin de l’aventure.
Y a-t-il un secteur ou une région que tu as particulièrement aimé ?
Je connaissais déjà une partie des plages balnéaires (Deauville, Cabourg…), une partie du Val de Saire (phare de Gatteville, l’Anse du Brick…) ainsi qu’une partie de la Hague (Jobourg, Herqueville…) dont je ne me lasse pas. Mais si je devais choisir un secteur, je dirais Carolles, juste après Granville : un terrain rocailleux avec un joli profil. En plus, c’est à partir de ce moment que l’on commence à voir le Mont-Saint-Michel.
« J’ai finalement préféré privilégier la récolte de dons pour les enfants malades. »
Tu avais initialement programmé une arrivée le samedi, avant de la décaler au dimanche. Pour quelle raison ?
J’avais surtout programmé d’aller jusqu’au bout et d’arriver durant le week-end. Pour l’événement, j’avais effectivement noté la date du samedi afin de donner un ordre d’idée. Au fur et à mesure de la traversée, voyant que je n’arrivais pas à courir plus vite que l’allure à laquelle j’allais, je me rendais compte que j’allais arriver dans la nuit du samedi au dimanche. Même si j’aurais aimé arriver plus tôt, il fallait que je me rende à l’évidence. Alors j’ai pris le temps de réfléchir : soit tu arrives à l’heure où tu arrives, mais de toute façon tu arriveras après le samedi après-midi et donc, de nuit, tu n’auras personne à ton arrivée au Mont-Saint-Michel ; soit tu privilégies un de tes objectifs initiaux : récolter des dons pour les enfants du Centre Hospitalier Public du Cotentin. Et donc tu prends le temps de t’arrêter dans la nuit du samedi au dimanche et tu programmes et diffuses sur les réseaux sociaux une arrivée prévue à la passerelle du Mont-Saint-Michel le dimanche à 10h30 pour partager ce moment avec ceux qui le souhaitent.
As-tu eu beaucoup d’accompagnateurs sur tout ton parcours ?
Oh oui ! Dès le départ, trois personnes que je ne connaissais pas m’ont accompagnée malgré la météo maussade. Ensuite, dans le Calvados, j’étais plutôt seule. Mais dans la Manche, j’ai dû parcourir maximum 40 kilomètres toute seule. De la famille, des amis m’ont retrouvé. Sachant que mon compagnon, Mehdi, était presque toujours avec moi, à pied ou en vélo, j’ai dû parcourir une centaine de bornes seule. Sur 620… ce n’est rien. Merci à Anthony, Léa, Eléonore, PA, Walid, Paul, Mélanie, Noémie, Florence, Irène, Lucie, Martine, Michel, Cyril, Christophe x 2, Olivier, et à ceux que j’ai oublié. Merci également aux copains, à la famille, qui ont fait des bornes (en voiture) pour être présents sur la ligne d’arrivée !
Où en est ta cagnotte ? La course est finie, mais la collecte aussi ?
Durant la semaine de la traversée, la cagnotte dédiée aux dons pour les enfants hospitalisés du Centre Hospitalier Public du Cotentin a presque doublé et j’en ai été agréablement surprise. Elle est d’ailleurs toujours ouverte et ce, jusqu’à la diffusion de la vidéo de la Traversée qui est en cours de montage par Vincent Fleury. Si on souhaite réaliser un don, rendez-vous sur le site de la collecte. Avec cet argent, je pourrai acheter de nouveaux livres, des jouets ou encore de la décoration pour le service pédiatrie. Ce ne sont pas les besoins qui manquent.
« La récupération se fait à mon allure de tortue : doucement, mais sûrement. »
Comment s’est passée ta récupération ?
Je ne sais pas si on peut déjà en parler au passé. La première semaine d’après course n’a pas été si simple : mauvais sommeil, jambes toujours un peu douloureuses, mais depuis ça va mieux. La récupération se fait à mon allure de tortue : doucement, mais sûrement. Deux semaines après la fin de la traversée, j’ai repris tranquillement la course à pied avec quelques footings, histoire de voir l’état de la carcasse. Mentalement et au niveau de la fatigue aussi, il faut prendre le temps de récupérer.
Quel est ton prochain défi ?
Bien que d’un point de vue sportif ce défi soit terminé, j’estime qu’il ne l’est pas encore complètement. Car, comme je le disais, la cagnotte est encore en ligne, et il y a le film à réaliser puis à diffuser, notamment auprès des enfants hospitalisés de l’hôpital normand. Et pourquoi pas ailleurs, d’ailleurs… L’objectif est de continuer à sensibiliser les gens sur le littoral normand ainsi que sur le fait de continuer à se projeter et faire en sorte de réaliser ses rêves. Pour ce qui est du prochain défi sportif, l’avenir nous le dira. Je suis toujours accompagnée par Stéphane Brogniart et l’année 2023 va commencer à se dessiner. Parce que trouver des idées de défi, ce n’est pas la chose la plus compliquée. Seulement, il faut bien savoir pourquoi on veut faire telle ou telle course. Parce que c’est ça qui te permet d’aller au bout – notamment dans les moments difficiles. Mais en attendant, je ne suis pas contre le fait de reprendre un ou deux dossards d’ici la fin d’année. Ce n’est pas si mal d’avoir à suivre un balisage de course finalement…
Le détail de ce Fastest Known Time est visible ICI
Dans un documentaire diffusé sur la BBC, Mo Farah, quadruple champion olympique d’athlétisme, révèle sa vraie identité et raconte son arrivée illégale au Royaume-Uni sur fond de guerre civile en Somalie, son pays natal.
Mo Farah dévoile sa vraie identité et son passé, dans The Real Mo Farah, diffusé sur la BBC. Il s’appelle en réalité Hussein Abdi Kahin. Jusqu’à la diffusion de ce documentaire, Mo Farah avait expliqué être né à Mogadiscio, capitale de la Somalie, et arrivé en Grande-Bretagne à dix ans avec sa mère et deux de ses frères et sœurs pour rejoindre son père informaticien. Mais le champion a tu pendant la vérité pendant des années.
« Si tu veux revoir ta famille, ne dis rien »
« J’ai été séparé de ma mère, et j’ai été amené au Royaume-Uni illégalement sous le nom d’un autre enfant », raconte ainsi le champion. A la mort de son père, tué en Somalie alors qu’il avait 4 ans, Mo Farah part vivre chez un oncle à Djibouti. Puis 9 ans, il débarque à Londres un faux passeport en poche. La dame inconnue, qui l’accompagne, lui promet qu’il retrouverait les siens. Il n’en fut rien. Pendant deux ans, l’enfant est contraint à travailler comme domestique dans une famille. Ménage, garde d’enfants, profil bas. Il doit se taire. « Si tu veux revoir ta famille, ne dis rien », lui assène-ton.
« Souvent, je m’enfermais dans la salle de bains et je pleurais », confie le champion. A 12 ans, il est scolarisé, apprend peu à peu l’anglais. Et court déjà très vite. « La seule chose que je pouvais faire pour m’éloigner de cette situationétait de sortir et de courir », raconte ainsi l’athlète. Son professeur d’éducation physique, Alan Watkinson, le met alors en confiance. « Le seul langage qu’il semblait comprendre était celui de l’éducation physique et du sport » témoigne le prof de sport. Le jeune Mo lui confie un jour ses secrets. Ce professeur contacte alors les services sociaux, qui le placent dans une nouvelle famille d’accueil somalienne, où l’adolescent grandit.
A 17 ans, à la demande d’Alan Watkinson, Mo Farah obtient la citoyenneté britannique. Quelques années plus tard, il deviendra le grand champion que l’on connaît. Premier Britannique à remporter quatre titres olympiques en athlétisme, il sera anobli par la Reine Elizabeth II.
« Je pense souvent à l’autre Mohamed Farah, le garçon dont j’ai pris la place dans cet avion, et j’espère vraiment qu’il va bien. », conclut Sir Mo.
Après des décennies de silence, il a mis deux ans avant d’oser se livrer ainsi. « Décider de parler été un voyage difficile et émotionnel. Car je n’ai pas compris ce qui m’était arrivé. Maintenant que mes jumeaux ont atteint l’âge que j’avais quand je suis arrivé ici, j’ai senti que c’était le bon moment », explique-t-il sur ses réseaux sociaux.
Le champion, a également partagé des images de sa famille. Il a en effet retrouvé sa mère, Aisha et ses deux frères au Somaliland, région séparatiste de Somalie.
Depuis la diffusion de ce documentaire, le 13 juillet, la police britannique a ouvert une enquête. Et le gouvernement britannique a assuré qu’il ne serait pas déchu de sa nationalité britannique. Un porte-parole le qualifiant de « héros sportif ».
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/07/the-real-mo-farah.png452800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-07-21 17:04:592022-07-21 17:05:28Le passé caché de Mo Farah : « je ne suis pas celui que vous croyez »
Vous partez courir à la montagne cet été ? Ne négligez pas les effets de l’altitude. Nos conseils pour « prendre de la hauteur » et en tirer le meilleur.
Vous préparez un trail en montagne cet été ? Grand bien vous fasse ! Le calendrier estival regorge d’épreuves organisées à travers tous nos massifs. Mais attention, courir en moyenne montagne ne convient pas forcément à tout le monde. En effet, l’altitude peut provoquer chez certains sujets des réactions physiologiques négatives se traduisant parfois par de violents maux de tête, des vertiges ou des vomissements, dont les effets peuvent se faire ressentir même au repos. D’une façon générale, quelqu’un qui n’est pas habitué à vivre en altitude voit sa capacité d’effort diminuer et se trouve confronté à une période d’adaptation organique plus ou moins longue.
Effets physiologiques de l’altitude
Les effets négatifs de l’altitude sont dus à une chute de la pression atmosphérique. Car cette dernière décroît avec l’altitude. Ainsi, en haut de l’Everest – 8 848 m – la pression atmosphérique est le 1/3 de celle au niveau de la mer. En montagne, un même volume d’air contient moins de molécules d’oxygène. Durant l’exercice, les symptômes du mal des montagnes commencent à se manifester à partir de 2 000 mètres. En revanche au repos, ils ne sont généralement ressentis qu’à des altitudes supérieures.
Il existe en fait une très grande variété de réactions d’un individu à l’autre. La plupart des personnes en bonne santé peuvent pratiquer un sport intense jusqu’à environ 2000 mètres d’altitude, et un exercice modéré jusqu’à 2 500 mètres. Les effets de l’altitude augmentent ainsi progressivement à mesure qu’on s’élève. Au-dessus de 3000 mètres, la plupart des gens est dans l’incapacité de déployer une activité physique quelle qu’elle soit. Un des symptômes fréquents, c’est la sensation du manque d’air. C’est que le besoin en oxygène des muscles est le même en altitude qu’au niveau de la mer. Or, comme la densité d’oxygène de l’air diminue avec l’altitude, l’organisme nécessite une plus grande ventilation
Des effets de l’altitude côté cardiaque
La ventilation accrue n’est pas le seul mécanisme compensatoire qui permet e supporter la réduction d’oxygène dans l’air. Le rythme et le débit cardiaques s’accélèrent eux aussi pour apporter aux tissus plus de sang et d’oxygène par unité de temps. Il s’opère une plus grande diffusion d’oxygène depuis le sang vers les cellules du corps. Cependant, le cœur doit lui-même accélérer le mouvement pour pouvoir transporter la quantité d’oxygène nécessaire à l’organisme. La fréquence cardiaque s’accroît en conséquence, ce qui se traduit notamment par des palpitations.
Toutes les modifications biochimiques et physiologiques sont encore insuffisantes pour compenser le manque d’oxygène à des altitudes supérieures à 1 500 m. A partir de cette altitude, la consommation maximale d’oxygène ne cesse de décroître.
Altitude et VO2 max : quels rapports ?
En conséquence, pour pouvoir développer une activité musculaire intense en altitude, il est nécessaire qu’une grande partie de l’énergie employée soit produite de façon anaérobie, c’est-à-dire sans l’intervention d’oxygène. Un tel phénomène augmente la production d’acide lactique dans les muscles. Cette élévation des lactates intervient dans le métabolisme musculaire, de telle sorte que la fatigue « locale » s’accentue. Une partie de l’acide lactique passe dans le sang, ce qui provoque une accélération de la respiration.
Le schéma montre les effets délétères de l’altitude sur la consommation maximale d’oxygène (VO2 max) en raison de la baisse de la pression atmosphérique et de la raréfaction de l’air et de l’oxygène qui s’ensuit. La diminution de la quantité d’oxygène disponible commence vers 1 500 m d’altitude, à 2 500 m la baisse s’accentue et détermine une chute du VO2 max de 10 à 15 %.
Acclimatation nécessaire à l’altitude
On sait aujourd’hui que le fameux « mal aigu des montagnes » (MAM) n’est pas irrémédiable. La plupart des symptômes dont il s’accompagne disparaissent au bout de quelques jours. En réalité, après une semaine, la majorité des sujets ne ressente plus le MAM. La course en montagne demande une telle dépense énergétique que la fréquence cardiaque diminue au fur et à mesure que la capacité d’effort physique et d’endurance s’améliore. Cette adaptation porte le nom d’acclimatation. En montagne, elle réclame environ trois semaines. Mais si un runneur fréquente régulièrement les stations de ski l’hiver, cette période d’adaptation sera nettement raccourcie. En effet, les experts scientifiques ont démontré que l’essentiel était de cumuler au préalable 15 à 20 jours d’adaptation en altitude.
En résumé, jusqu’à 2 000 m d’altitude, l’exercice lorsqu’il est modéré ne pose généralement pas de problèmes. Plus les symptômes sont intenses, et nombreux au repos ou au cours de l’exercice, plus le sujet a intérêt à prendre son mal en patience. C’est à lui de savoir régler son activité en fonction de son ressenti.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/07/Courir-en-altitude-MDaviet_AIGU_160704_76-495x400-1.jpg400495Jean-Pierre de Mondenardhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngJean-Pierre de Mondenard2022-07-21 05:00:002023-01-26 06:40:13Courir en montagne : les effets de l’altitude
Pour moins souffrir en côte et relancer ensuite, il faut adapter son style de course ou de marche, et ses muscles aux pentes plus ou moins raides, pour les attaquer en toute confiance.
En trail, courir et marcher en montée sont deux gestes techniques qu’il faut parfaitement adapter à la pente et au terrain pour ne pas gaspiller son énergie. Des séances spécifiques que vous aborderez comme des jeux de course sur les obstacles du terrain, vous mettront en situation. Lors de vos sorties sur terrains très vallonnés, appliquez-vous à visualiser la meilleure trajectoire. Celle où vous bénéficierez d’un sol sûr qui ne se dérobera pas sous votre poussée.
Pour être efficace, votre foulée sera la plus brève possible. Avec un temps de poussée raccourci, et vous pencherez légèrement le buste en avant en fonction du pourcentage de la pente. Au début, vous aurez sûrement tendance à courir presque sur la pointe des pieds. Mais cette foulée sautillante génère beaucoup de fatigue musculaire dans les mollets. Il vaut donc mieux attaquer pleine plante sur les pentes moyennes, et adopter la marche rapide dès que le pourcentage incite à ne plus dérouler le pied.
Travaillez vos enchaînements
Ensuite, dès que le terrain redeviendra plat ou descendant, vous devrez vous remettre à courir. Vous risquez alors d’avoir de mauvaises sensations de jambes molles ou douloureuses. Il faut ainsi vous habituer à enchaîner marche et course à l’entraînement. Si vous avez bien travaillé cet enchaînement, ainsi que le geste spécifique de la marche en montée, vous aurez souvent l’occasion de suivre en marchant des gars qui courent, avec le plaisir de les doubler en « relançant » dès le premier replat !
Pour cela, il faut choisir un parcours vallonné ou une longue montée aux pourcentages variés. Adaptez-y votre foulée en alternant marche et course selon la pente. Les rando courses se prêtent idéalement à ce genre d’exercice, ainsi que les sorties présentant un long dénivelé continu.
Vos séances spécifiques pour moins souffrir en côte
Vous pourrez commencer votre préparation par des séances de côtes courtes. Au bout de seulement quelques semaines, vous devrez rapidement les allonger, sur des portions plus longues. Comme pour toute préparation, vous devrez aller vers le travail le plus spécifique possible. Et cela aussi bien au niveau de la durée qu’au niveau du terrain que vous rencontrerez sur votre trail. Si votre objectif tourne autour des 30 km, vous pourrez effectuer des répétitions de 4 à 10 minutes à allure compétition, avec des récupérations en descente. Ce type de séance vous aidera à renforcer les muscles spécifiques de la montée, à mieux connaître le degré d’effort que vous êtes capable de tenir en montée, et à poser vos pieds aux meilleurs endroits. Arrêtez ces séances dans les 10 derniers jours avant votre trail, afin d’arriver « frais » et suffisamment reposé sur l’épreuve.
N’oubliez pas le dénivelé continu
Si vous préparez un trail montagneux, il faudra trouver un dénivelé suffisant pour pouvoir enchaîner des portions de côtes longues, sans être obligé de redescendre au point de départ à chaque récupération. Si vous habitez en plaine, essayez d’aller dans une région montagneuse afin de vous entraîner sur de longues montées lorsque votre période compétitive se rapproche. En effet, les muscles des cuisses et les mollets travaillent différemment en montée. Ils risquent de se tétaniser s’ils n’ont pas été habitués au long dénivelé continu.
D’une durée minimum de 30 minutes, ce travail de côte peut durer jusqu’à 2h30 en fin de préparation. Il se développe sur 500 à 2000m de dénivelé en continu, en fonction de votre objectif. Redescendez tranquillement, après vous être bien ravitaillé, en essayant de vous relâcher sans prendre de risques, en anticipant vos prises d’appui.
Il faut vraiment être très fort et très entraîné pour avoir intérêt à courir en côte lors d’un ultra-trail. Sur un tel format, votre souci sera de durer et d’être capable de monter correctement jusqu’au bout de l’épreuve. Vous devrez donc adopter la marche dès la première côte, même si à ce moment-là, vous avez encore très envie de courir. Economisez-vous au maximum en vous concentrant bien sur vos gestes et votre respiration. Recherchez toujours la meilleure trajectoire.
Les bâtons peuvent vous apporter une aide précieuse, car ils permettent de soulager un peu les cuisses et d’avoir le buste plus redressé, ce qui ouvre la cage thoracique et fatigue moins les lombaires. Mais il faut absolument vous être entraîné à marcher avec auparavant, car ils fatiguent beaucoup les bras et le haut du corps, si on n’est pas habitué à cette gestuelle.
Faut-il courir ou marcher dans les montées ?
Lorsque le pourcentage de pente dépasse 18 à 20%, vous allez très souvent aussi vite, voire plus, en marchant qu’en courant. De plus, votre rythme cardiaque baissera alors de 15 à 25 pulsations. Vous avez d’ailleurs peut-être déjà vécu l’expérience d’être rattrapé en côte par un concurrent qui marchait alors que vous mettiez un point d’honneur à courir ! Dans les trails longs, il est judicieux de marcher sur des pourcentages plus faibles, de l’ordre de 12 à 15% selon son niveau. Et en ultra, le gros du peloton marche dès que cela monte…
Il faut se persuader que marcher n’est pas le début de la fin, mais au contraire, la technique transitoire qui vous permettra de rejoindre la ligne d’arrivée le plus vite possible. Vous marcherez en allongeant le pas, le buste plus ou moins incliné selon votre morphologie et votre souplesse de bassin, en appuyant sur le bas des cuisses avec vos mains. Cet appui des mains soulagera le travail de vos cuisses et vous donnera un meilleur équilibre du haut du corps. Sur les longues montées raides, les bâtons représentent une aide non négligeable pour alléger le travail des jambes et du dos.
Une référence cette Brooks Adrenaline, plébiscitée pour son confort par les débutants comme les runners assidus. Le système GTS et la technologie guideRails® apportent une grande stabilité.
Chez Brooks, cette Adrenaline est le modèle phare. Cette année, une 22e version pour cette paire qui fait figure de « berline tout confort ». Ni vraiment lourde, ni vraiment légère (254g en pointure 41), son gros drop de 12 mm propulse quand même vers l’avant notamment pour les foulées à attaque talon mais évite aussi les tensions au niveau des mollets lors des sorties longues.
Sa particularité, c’est le système GTS qui assure une grande stabilité avec un système anti-pronation (comprenez : pas de pied penché vers l’intérieur). La technologie Guide Rails soutient le pied en réduisant les mouvements latéraux. C’est surtout une paire extrêmement confortable avec une semelle intermédiaire en DNA LOFT, mousse la plus amortie de Brooks, et une languette bien rembourrée.
Brooks Adrenaline 22, toujours un amorti moelleux
Le point fort de cette Brooks Adrenaline 22, c’est clairement le confort, pour les runs quotidiens et les sorties longues jusqu’au marathon. Elle chausse assez grand, en laissant beaucoup de place au pied, avec 3 largeurs disponibles à la vente. Le dynamisme pêche sur les séances rythmées.
Clairement, ce n’est pas sa vocation, même si le confort donne envie d’accélérer. On le répète, pour ceux qui talonnent et cherchent avant de l’amorti, ce sera un modèle de choix. Brooks propose de l’essayer pendant 90 jours, avec retour gratuit si l’on est pas convaincu.
Les + Confort premium, amorti souple, fluidité de la foulée. Les – Manque de dynamisme en réponse au sol, difficile pour les foulées avant pied, drop de 12 mm.
Prix : 150 euros.
Elle a testé pour vous…Sandrine, 50 ans, 1,76m, 62 kg, 3h53’ sur marathon (2014), 48’ sur 10 km. Pieds universels. Chausse habituellement Mizuno (route) ou Salomon (trail). Conditions du test : 120 km, tous types de séances, mixant entraînement et compétition.
La Hardrock 100 était la course la plus attendue du mois de juillet 2022 par les amateurs d’ultra-trail. Et elle a tenu toutes ses promesses. D’abord pour l’incroyable bras de fer entre Kilian Jornet et François D’Haene. Ensuite pour le retour de Courtney Dauwalter sur cette course qu’elle avait dû abandonner en 2021. Le spectacle a été total.
161 km à 3300 mètres d’altitude moyenne
Si la Hardrock 100 ne fait « que » 161 kilomètres pour 10 000 m de D+, soit moins que l’UTMB du Mont-Blanc par exemple, c’est son profil en dents de scie et son altitude qui la rendent si exigeante. Quand on sait qu’au-dessus de 2000m, les effets du manque d’oxygène se font sentir, imaginez courir à 3300 mètres d’altitude ! Et même gravir un sommet à plus de 4 280 m. C’est donc cet immense défi que propose la Hardrock 100 au départ de Silverton, dans le comté de San Juan, Colorado. Un ultra mythique ouvert chaque année à 145 coureurs soigneusement sélectionnés, et qui se court en alternance dans le sens des aiguilles d’une montre (le parcours le plus difficile, au menu cette année) ou dans l’autre.
Le terrible profil de la Hardrock 100.
Jornet / D’Haene : le duel des champions
C’était sans doute le duel le plus attendu de ce début de saison : les retrouvailles entre l’extraterrestre espagnol et le champion français, 5 ans après l’UTMB 2017 remporté par D’Haene devant Jornet. Un combat plein d’enjeux entre d’un côté le Français, vainqueur en 2021 et désireux d’établir un record du parcours dans ce sens horaire, et de l’autre l’Espagnol, 4 fois vainqueur en autant de participations, et qui n’était pas revenu sur la Hardrock depuis 2017. Un combat de marques également, entre le leader du team Salomon et celui qui a quitté le célèbre équipementier pour créer sa propre marque, NNormal, en mars 2022.
Les amateurs de suspense auront eu droit à une course de rêve. Jusqu’à 12 kilomètres de l’arrivée, c’est-à-dire pendant près de 150 kilomètres, les deux champions n’ont jamais été distants de plus d’une minute. Au point que de nombreux observateurs se sont imaginé une sorte de statu quo implicite pour qu’ils franchissent la ligne ensemble, main dans la main. Sauf qu’aucun des deux protagonistes n’était dans cet état d’esprit. Au contraire, l’engagement était total, et la victoire appartiendrait à celui qui serait le plus costaud.
Et c’est dans les derniers kilomètres, en pleine nuit, que Kilian Jornet a su faire la différence, pour s’imposer de 5 petites minutes seulement. Cerise sur le gâteau, c’est le second membre de la team NNormal, Dakota Jones, qui monte sur la troisième marche du podium. L’Américain aura d’ailleurs été l’autre grand animateur de la course. Très en forme, il a accompagné les deux champions pendant plus de la moitié de la course, prenant même la tête et comptant jusqu’à 20 minutes d’avance, avant connaître un passage à vide et de rétrograder à la 3e place.
5e Hardrock, 5e victoire et record pour Kilian Jornet
En s’imposant en 21h36mn51s, Kilian Jornet enregistre donc une cinquième victoire en cinq participations, cinq ans après son dernier triomphe. Il bat également de plus d’une heure le record de l’épreuve dans le sens des aiguilles d’une montre, qu’il détenait depuis 2014 en 22h 41mn 33s. Il montre surtout que même s’il s’est focalisé depuis quelque temps sur des formats plus courts, type Zegama, il reste également le patron sur l’ultra-distance.
Si la course masculine a tenu les observateurs en haleine, il n’y a guère eu de suspense chez les femmes. Annoncée archi-favorite, Courtney Dauwalter a tenu son rang et dominé l’épreuve de bout en bout. Même si la concurrence était relevée, avec notamment l’expérimentée Darcy Piceu, triple vainqueur de l’épreuve de 2012 à 2014, personne n’a pu suivre le rythme effréné de l’Américaine. En gérant parfaitement sa progression, et surtout son alimentation (des problèmes gastriques l’avaient contrainte à l’abandon au 100e kilomètre l’an dernier), Dauwalter a réalisé une course parfaite.
Elle s’impose en 26h 44mn 36s, s’offrant au passage une fantastique 6e place au scratch. Elle pulvérise au passage de près de 2 heures le record de l’épreuve, détenu depuis 2010 par l’Américaine Diana Finkel en 28h 32mn 06s. Dauwalter bat même celui du parcours en sens inverse, également propriété de Diana Finkel, qui avait réalisé 27h 18mn 24s en 2009.
Pour mesurer plus encore l’exploit de Courtney Dauwalter, il faut considérer les écarts qu’elle est parvenue à creuser. L’Américaine devance ainsi de plus de 6 heures la spécialiste de l’ultra-distance canadienne Stephanie Case, qui termine sa première Hardrock 100 en 32h 52mn 46s. Troisième féminine, l’Américaine originaire de Silverton Hannah Green signe un chrono de 34h 26mn 39s. Quant à Darcy Piceu, qui avait en 9 participations jamais fait moins bien que seconde, elle échoue cette année au pied du podium.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/07/hardrock-100-open.png8401920Patrick Guerinethttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngPatrick Guerinet2022-07-17 12:03:282022-07-18 14:24:12Hardrock 100 : exploits de Kilian Jornet et Courtney Dauwalter
Le Natureman Var Explorer aura lieu du 17 au 19 septembre. 48 heures et 380 km cumulant natation, vélo et course entre Sainte-Maxime et les Gorges du Verdon.
Ce Natureman Val Explorer promet de l’inédit, du 17 au 19 septembre. Seul ou équipe, l’épreuve traversera ainsi tout le département du Var. Au total, 380 km non-stop, assortis de 7300 mD+. En 48 heures, 11 étapes ravitaillements et un enchaînement rythméde natation, de vélo et de course à pied.
Dans le détail, 3 séquences de natation en mer et lac en 3,5km cumulés. Il y aura aussi 6 sections cyclistes en vélo de route, VTT et ou Gravel en 325 km. Enfin, 3 segments en trail en 48,5 km.
60 coureurs solos et 60 équipes sont attendues sur l’évènement.
Natureman Var Explorer, un triathlon géant de Sainte-Maxime aux Gorges du Verdon
Son parcours s’élancera depuis un bateau en Méditerranée à Sainte-Maxime. Les concurrents prendront la direction du Massif des Maures. Cannet-des-Maures, le Haut-Var, village d’Aups « capitale de la truffe » , le lac de Saint-Cassien, Draguignan pour commencer…
En seconde partie, la difficulté résidera dans la remontée des Gorges du Verdon, en vélo et trail. Mais le jeu en vaudra la chandelle ! L’environnement s’annonce enchanteur à l’approche de ces gorges mondialement connues.
Aventure solidaire et version féminine
Suite aux incendies de 2021 qui ont détruit 8000 hectares de la forêt, l’évènement a lancé une cagnotte. Il s’agit d’aider la reforestation et à la sensibilisation au respect de l’environnement local; onparticipe.fr
De plus, une Naturewoman Liv Explorer sera proposée. Celle-ci autorise uniquement les équipes 100% féminines à s’inscrire à 4 personnes pour se relayer. Les équipes hommes seront limitées à 3 relayeurs au maximum.
Cette année, l’équipe LIV féminine regroupera Nathalie Simon et ses collègues ambassadrices. Une équipe constituée de 4 femmes des différentes agences pôle emploi en Provence représenteront également l’inclusion des femmes dans ce sport.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/07/natureman-var-explorer.png7951200Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-07-17 05:00:002023-01-16 15:26:43Natureman Var Explorer, une aventure au coeur du Var
Ce sac Nathan VaporKrar 2.0 est une référence pour les ultras-trails. 12 litres de contenance, un encombrement minimal, du confort et une belle résistance dans le temps.
Si vous êtes amateur d’ultra trail vous aurez peut-être remarqué le Vaporkrar 2.0 au dos des trailers américains comme Zach Miller ou Hayden Hawks. La marque Hoka collabore elle aussi avec Nathan pour développer des sacs pour ses coureurs élite. Le nom du modèle n’a pas été choisi au hasard. En effet, car il a été développé avec le plus grand traileur canadien, Rob Krar, double vainqueur de la Western States 100 et de la Leadville 100.
Sac Nathan VaporKrar, chargement optimisé et maintien de qualité
Ce sac Nathan VaporKrar 2.0 est prévue pour les longues distances. Les 12 litres de contenance permettent de ranger une poche à eau et/ou des flasques avec pipette de 600ml. Et on trouve de nombreuses poches de rangements sur l’avant du sac dans lesquelles on peut ranger téléphone, barres ou gels énergétiques, clés… La poche kangourou à l’arrière accueille facilement une veste de pluie qu’on peut facilement récupérer sans enlever le sac.
Le sac s’enfile donc comme une veste. Le choix de la taille est décisif pour s’assurer un bon maintien. Je me suis fié aux conseils de taille de Nathan et je n’ai eu aucun problème. On sent rapidement la qualité du maintien. Attention tout de même à un point : si vous chargez la poche arrière en vêtements cela aura tendance à tirer un peu sur les sangles de maintien. Il faudra réajuster le sac. Mais passés ces quelques réglages on oublie vite le Vaporkrar. Cette veste suit parfaitement les mouvements du corps sans les entraver.
Du confort sur ultra
Je n’ai eu aucun problème de frottement même sur des sorties de plus de deux heures. La poche à eau de 1,6L fournie avec le sac bénéficie d’une couche isolante très efficace qui permet de maintenir les liquides au frais. C’est vraiment très appréciable quand on court par temps chaud. Je n’ai pas pu tester les flasques avec pipette. Après quelques mois d’essais je ne constate aucune trace d’usure. Le sac respire la solidité. Cela des conséquences sur le poids, 262g à vide. Mais le Vaporkrar 2.0 12L est une vraie réussite.
Prix : 190€ Le + contenance maxi pour un encombrement mini. Le – Le prix qui en fait un des plus chers du marché mais également un des plus solides.
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