Run in Lyon a une nouvelle fois confirmé son succès avec une participation record de plus de 30 000 coureurs venus de toute la France et d’ailleurs.

30 000 coureurs dont 41% de femmes ont participé à Run in Lyon ce dimanche. Les participants de 15 à 83 ans ont défilé entre Rhône et Saône entre les gouttes, dans une ambiance de fête.

Des milliers de Lyonnais à la fête

Car des milliers de Lyonnais rassemblés joyeusement sur les trottoirs ont fait du bruit. Toute la matinée, refrains des musiciens et acclamations des supporteurs ont résonné d’un quartier et d’une berge à l’autre de la belle cité des Gones.

Sur la Place Bellecour, théâtre final, l’émotion n’est retombée que dans l’après midi. Bilan des courses : 3 738 classés sur le marathon, 15254 classés sur le 21.1 km et 11 270 classés sur 10 km.


Belles performances en tête 

Maxime Tesch, 24 ans, a dominé le marathon en 2h24'.
©Bastien-Séon ASO

Sur le marathon, le jeune Montpelliérain, Maxime Tesch a triomphé pour sa 3eme participation consécutive, en 2h24’24’’, à 6 minutes de son poursuivant. Une victoire éclatante pour ce doctorant de 24 ans qui a ainsi gagné 30 minutes sur son chrono 2022 !

La Parisienne Louise Loisel s’est imposée en passant sous la barre des 3h (2h57’10’’) pour son deuxième marathon.

Sur le semi-marathon, Julien Rabaca, de Haute-Loire,  a pris commandes au pied de la Croix-Rousse (km15) avec chrono gagnant en 1h05’44’’. Et la régionale Maëlle Lacroix, annoncée comme favorite, a tenu son rang en 1:18:34.

Sur le 10 km enfin, le local Anthony Frontera a bissé sa victoire 2023en 30’05 ». La Parisienne, Laurina Arche l’a rejoint sur le podium 5′ plus tard, en 35’57 ».

Notons que le Run Solidaire mise sur pied il y a trois ans prend de l’ampleur sur Run in Lyon. Il a rassemblé 2700 coureurs sur une boucle de 5 km. Cet élan a permis de lever des fonds pour l’association locale Entourage, promouvant le sport comme levier d’inclusion.

Tous les résultats disponibles ici.



La course à pied met à contribution l’articulation de la hanche (coxo-fémorale), une jointure majeure des activités pédestres. Le point sur cette usure douloureuse entre le cotyle (cavité de l’os coxal du bassin) et la tête du fémur.

Lors de la marche, l’articulation coxo-fémorale transmet des forces équivalentes à quatre fois le poids du corps. Il n’est donc nullement étonnant que cette articulation soit sujette à des troubles de natures diverses. La jointure des hanches peut être limitée et douloureuse. Ces signes surviennent généralement dès la quarantaine chez les adeptes des longs parcours menés à vive allure.

Différents types de coxarthrose

arthrose de la hanche

Il existe plusieurs types étiologiques de coxarthrose (arthrose débutante de la hanche) :

  • Coxarthrose primitive sur une hanche normalement constituée sans défaut, anatomique ou autre, décelable. En particulier l’angle cervico-diaphysaire est normal (120°), l’antéversion du col est normale (20°), le cotyle est normal.
  • Coxarthrose sur dysplasie de hanche par insuffisance de couverture du cotyle. C’est une malformation mineure de la hanche qui entraîne des troubles mécaniques du fait que la surface d’appui entre tête et cotyle est réduite. Il en résulte des zones d’hyperpression qui créent le problème mécanique. Le plus souvent due à une inégalité des membres inférieurs, le plus long est plus exposé.
  • Coxarthrose sur coxa valga : l’angle cervico-diaphysaire entre le col et le fémur lui-même est supérieur à la normale, d’où des modifications dans les bras de levier selon lesquels les muscles d’une part, le poids du corps d’autre part, agissent sur la tête fémorale. Là encore, se produisent des zones d’hyperpression qui créent l’usure du cartilage.
  • Coxarthrose sur ostéochondrite ou ostéonécrose aseptique de la tête fémorale. Cette ostéochondrite peut se voir chez l’adolescent (maladie de Legg-Perthes-Calvé) ou chez l’adulte. Ces deux affections ont une évolution différente. Chez l’adolescent l’évolution suit un cycle. Mais dans les deux cas on aboutit à une déformation de la tête fémorale, surtout à son pôle supérieur, du fait de la séquestration qui s’y est formée. Cette déformation entraîne à la longue une coxarthrose.
  • Coxarthrose post-traumatique après fracture du col ou luxation de hanche. Le cal vicieux est l’apanage des fractures cervico-trochantériennes. Exemple : coxa vara post-traumatique due à une mauvaise réduction, l’angle cervico-diaphysaire du fémur est plus petit que la normale qui est de 120°. Ceci doit être évité par une intervention chirurgicale correcte afin d’empêcher la survenue d’une coxarthrose secondaire.

Symptômes du début d’arthrose de la hanche 

  • Une douleur à un genou alors que ce dernier est sec (non gonflé) avec une température cutanée identique au genou non douloureux doit faire rechercher un début de coxarthrose. Une règle médicale ancienne précise qu’en cas de douleurs aux genoux, il faut aussi examiner les hanches.
  • Des difficultés à lacer ses runnings en position assise.
  • En position assise, le croisement limité, voire sensible, de la cuisse symptomatique sur l’autre doit faire rechercher par des radios un début d’arthrose de la hanche.

Causes possibles

Dans la coxarthrose primitive où il n’existe pas de malformation ou de maladie, la responsabilité de l’usure prématurée du cartilage articulaire est en rapport avec une :

  • Anomalie des sollicitations mécaniques due à une hyperpression (surcharge pondérale),
  • Inégalité de longueur des membres inférieurs : le plus souvent le côté le plus long,
  • Excès d’utilisation : course et trail sur longues distances.

Traitement d’une arthrose débutante

arthrose de la hanche

La stratégie comprend plusieurs actions. Surveiller son poids d’abord : chaque kilo correspond à 4 kg en moins sur l’articulation de la hanche. Porter des orthèses plantaires avec, éventuellement, compensation du membre inférieur plus court

Prendre des médicaments antalgiques et décontracturants. Les anti-inflammatoires doivent être évalués en fonction de leur efficacité. Faire des injections d’acide hyaluronique et/ou de PRP (plasma riche en plaquettes) sous contrôle radiographique par un radiologue expérimenté. Observer une rééducation fonctionnelle : indispensable pour lutter contre la fonte musculaire.

Afin de maintenir la condition physique sans agresser la zone en souffrance, pratiquer des activités sollicitant moins les hanches : vélo, aquarunning, vélo elliptique, ski de fond, marche nordique.

La reprise pédestre se fera par la marche puis la course sur terrains souples. L’absence de douleur permet d’adapter la progression. Pendant cette phase, on peut y associer des sports portés.

Deux lésions à la hanche pouvant être induites par la course

arthrose de la hanche

Arthrose de la coxo-fémorale (coxarthrose)

Le cartilage qui joue le rôle d’amortisseur s’amincit progressivement et entrave la mobilité de l’articulation de la hanche.

  1. Lorsque le diagnostic de coxarthrose débutante est confirmé par la radiographie, il est recommandé d’aménager les runnings en les fractionnant : 2 fois 30 mn plutôt qu’une heure
  2. Les chocs répétés de la course accélèrent l’usure du cartilage et le recours à la chirurgie de hanche devient inévitable.
  3. Pendant la période algique, il est vivement conseillé de pratiquer des sports portés tels que aquarunning, cyclisme, natation, ski de fond, voire marche nordique.
  4. L’association d’étirements des muscles de la hanche, de la cuisse et du dos freine l’aggravation du mal en permettant de maintenir une pratique pédestre adaptée sur des terrains moins traumatisants.

Labrum cotyloïdien (ménisque de la coxo-fémorale)

arthrose de la hanche

La cavité articulaire coxo-fémorale est agrandie grâce à la présence d’un bourrelet fibro-cartilagineux enroulé sur tout son pourtour. Ce bourrelet forme avec le ligament transverse  un élément circulaire autour de la tête fémorale. Il participe à l’amortissement de l’articulation lors du pas, de la marche et de la course mais aussi intervient comme stabilisateur dans la phase d’oscillations du pas.

  1. Circonstances : traumatisme aigu lors d’une mauvaise réception à la suite d’un saut, courses intensives à répétition, malformation de la hanche pouvant induire : fractures, pincement, décollement.
  2. Symptômes : douleurs au niveau de l’aine mais aussi craquements ou blocages de la coxo-fémorale. Au début, la gène survient après le parcours pédestre plus ou moins intense. Ensuite, la marche peut être limitée ainsi que la position assise contraignante.
  3. Diagnostic : la radiographie classique est le plus souvent normale. Seuls l’arthroscanner et / ou l’arthro-IRM visualisent la lésion.
  4. Traitement : dans un premier temps, on peut essayer la viscosupplémentation [injections(s)] d’acide hyaluronique et de PRP (plasma riche en plaquettes), les deux techniques se font par injection intra-articulaire sous contrôle radiologique). Si les résultats sont insuffisants, l’arthroscopie permet de régulariser la lésion mais aussi dans certains cas de corriger la malformation en cause.


L’association Aviation Sans Frontières lance une course de 10 km insolite le 20 octobre sur le tarmac de l’aéroport Paris-Le Bourget.


Courir sur les pistes de l’aéroport Paris-Le Bourget, c’est le concept de l’AéroRun Paris 2024. Prévu le 20 octobre, ce nouveau 10 km francilien au cœur du berceau de l’aéronautique tricolore promet de l’inédit mais aussi de faire voler les records.

Car son parcours sera rigoureusement plat et en lignes droites, évoluant au milieu des avions iconiques du musée de l’Air et de l’Espace, et de la célèbre fusée Ariane. Pour cette première, des animations musicales rythmeront les foulées pendant qu’un  ravitaillement sera proposé au 5e km et à l’arrivée. Après l’effort, chaque participant pourra profiter d’une visite gratuite du Musée de l’air et de l’Espace.

AéroRun, une expérience solidaire

L’association Aviation Sans Frontières lance une course de 10 km insolite le 20 octobre sur le tarmac de l’aéroport Paris-Le Bourget.

Initiée par l’association Aviation Sans Frontières, dont l’objectif est de mettre les moyens du monde aéronautique au service de l’humanitaire à travers des missions d’urgence et de soutien logistique, l’AéroRun vise a collecter des fonds pour financer les missions de l’association.

Le prix du dossard est fixé à 40 € (20 € pour les -26 ans). Les sommes collectées seront entièrement reversées à l’association (et donc déductible d’impôts). A noter qu’une marche de 2.5 km sera proposée après la course (11h30), au tarif de 30 €.

Comment venir pour courir à Paris-Le Bourget ?

Pour faciliter l’accès, plusieurs options de transport ont été mises en place. Le site est accessible par le
RER B, avec une correspondance en bus vers l’arrêt « Musée de l’Air et de l’Espace ». De plus, un service de navette, disponible pour 5 euros, reliera la gare RER « Le Bourget » au site de l’événement. Ce service, à réserver lors de l’inscription, fonctionnera entre 7h et 9h puis entre 12h et 15h.

Un parking situé près du musée sera ouvert dès 7h, avec des places disponibles (5 €), également à réserver au moment de l’inscription.

Une consigne gratuite sera mise à disposition pour déposer leurs effets personnels avant la course. Le départ du 10 km sera donné à 9h30. La marche lui emboîtera le pas à 11h30.

Les inscriptions sont ouvertes sur le site d’Aviation Sans Frontières.



Le mois qui précède votre marathon sera crucial pour la réussite de votre objectif. Après la phase la plus chargée de votre préparation, vous relâcherez volume et intensité pour faire fructifier votre entraînement, tout cela alors que la pression monte. Pas simple… Nous avons demandé au coach et champion Yoann Kowal, qui sort un livre, ses conseils pour optimiser cette phase finale délicate.

J-30, vous y voilà. Vous avez déjà deux mois d’entraînement derrière vous, en tout cas, on vous le souhaite. Bien vivre son marathon impose une préparation bien conduite de 12 semaines, à raison d’un minimum de trois séances par semaine.

Deux cycles à respecter

Ce dernier mois se décompose en deux cycles distincts, d’abord deux semaines dites d’affûtage, puis deux semaines de relâchement pré-compétition. Durant le premier temps, votre entraînement va atteindre son point culminant. C’est lors des semaines 7 ou 8 que le volume de kilomètres sera le plus important, avec la dernière sortie la plus longue réalisée en fonction de votre plan, lors de la 3eme ou de la 4eme semaine qui précède l’épreuve.

Ensuite, il faudra réduire volume et intensité. Faire du jus comme on dit, c’est la meilleure manière d’assimiler tout le travail effectué et c’est bien souvent la phase la plus délicate à gérer.

Dans ce livre, le champion Yoann Kowal raconte sa préparation marathon croisée avec celle d'un coureur amateur, Matéo Benoist-Fritsch

Raconte-moi ta prépa. Dans Marathoniens (Editions Eyrolles, 17 €) Yoann Kowal croise son expérience de coach et champion de demi-fond en reconversion sur marathon avec celle de Matéo Benoit-Fristch, jeune journaliste à l’initiative de l’ouvrage et sportif amateur qui se lance sur un coup de tête sur la distance. Ce roman attachant et inclassable est à la fois l’histoire d’une amitié naissante entre deux passionnés et l’éloge de cette épreuve mythique qui met l’amateur et l’athlète de haut niveau sur un pied  d’égalité. Même trac, même doutes, même envie de bien faire… En plongeant dans les coulisses de ces deux prépas, on prend un tas de bons conseils et une sacrée leçon d’humanité.

Arriver le plus frais possible

Yoann Kowal rejoint Kiprun

« Durant la phase finale des 15 derniers jours, le marathonien, quel que soit son niveau, cherche à trop en faire. Il pousse la machine pour se rassurer, moi le premier, témoigne Yoann Kowal qui renchérit : « pourtant ce n’est pas à l’entraînement qu’il faut faire ses preuves, mais le jour de la compétition ! La bonne stratégie c’est bien d’arriver le plus frais possible le jour J. Il faut presque avoir l’impression d’être encrassé, avec la sensation d’en avoir pas assez fait plutôt que trop, en ayant confiance dans le travail effectué en amont ».

La dernière sortie longue sera placée entre J-12 et J-10, histoire d’avoir le temps de bien récupérer. Il convient de la courir en totale aisance respiratoire. Ensuite, le planning de la dernière semaine dépendra du nombre de sorties hebdomadaires programmées. Pour quelqu’un qui court 5 à 6 fois par semaine, soit environ 100 km, on conseillera de passer à 42 km voire 50 maximum. Ceux qui s’entraînent autour de 40 à 50 km, pourront faire trois sorties de 8 km par exemple.   

Lire aussi nos conseils pour éviter le mur du marathon

Faire preuve de souplesse

« Bien trop souvent, on aborde ce dernier mois l’œil rivé sur le chrono, obnubilé par le respect de son plan. Il faut au contraire lâcher prise, ne pas être esclave de son entraînement et s’adapter au contexte. Ce n’est pas si vous courez 8 km plutôt que les 12 km prévus dans votre plan en semaine 10 que vous n’allez ne pas être en forme le jour de votre marathon. Vous avez fait ce qu’il fallait si vous avez bien suivi jusque là votre préparation, alors faites preuve de souplesse, gardez la notion de plaisir et surtout écoutez vos sensations, c’est bien plus important », conseille le champion.

En cas de douleurs ? On pourra se tourner vers les sports portés, très adéquats. « On a longtemps prôné le repos complet en cas de blessures, mais souvent, selon l’avis médical bien évidemment, conserver du vélo par exemple permet de sauver les meubles ».

Soigner tous les à-côtés

On ne parle pas ici de vos chaussures, de votre tenue et de vos ravitaillements que vous aurez déjà testés préalablement au cours de votre préparation. Mais plutôt des autres paramètres hors entraînement qui devront vous aider à arriver le plus frais possible. A commencer par le sommeil, qui impacte beaucoup les performances. Couchez-vous tôt et veillez à passer de bonnes nuits (entre 6h et 8h de sommeil) durant ce dernier mois.

Côté alimentation, soyez vigilant à la qualité de ce que vous mettrez dans votre assiette. Votre alimentation devra être équilibrée et variée avec des glucides (céréales, riz, pâtes…) aux principaux repas.

N’oubliez pas les protéines, elles aideront à la réparation des tissus, les lipides (huiles de première pression à froid, poissons gras..), et les fruits et légumes. Ne tombez pas dans le « tout pâtes » ni le « zéro glucides » du régime dissocié scandinave appliqué au sens strict, l’un comme l’autre pourrait ne pas couvrir tous les besoins de votre organisme et engendrer des carences utiles.

Se projeter psychologiquement

S’il convient de soigner particulièrement son alimentation, Yoann Kowal partage une astuce bonus pour ce dernier mois : se priver sur trois semaines ou 15 jours d’un petit plaisir quotidien, du moins très régulier. Cela peut être le petit gâteau du soir ou le verre d’apéro avec les copains, à vous de voir.

« Moi j’avais supprimé le café du matin le dernier mois de ma prépa et cela m’a permis de me projeter dans mon marathon. Créer une privation, une petite dette alimentaire sur ce dernier mois est  intéressant psychologiquement pour se mettre concrètement dans l’objectif durant cette période qui est moins focalisée sur l’entraînement » explique le champion.

Lire aussi notre article Dernière semaine avant marathon : que faire ?

S’affûter le mental

On le dit souvent, le marathon avec la tête autant que les jambes. Et côté mental aussi il faut s’affûter, à plusieurs niveaux. « Il faut d’abord garder à l’esprit que rien n’est écrit à l’avance. On peut avoir suivi sa préparation à la lettre et passer à côté de son marathon, c’est hélas une vérité qui concerne tous les coureurs, même les meilleurs », rappelle Yoann Kowal. Pour canaliser son stress et se préparer mentalement à en baver, le champion partage plusieurs techniques dans son livre. Lui par exemple redoutait terriblement le mur du 30e km.

La méthode de dépolarisation l’a aidée à vaincre cette appréhension. « J’ai cherché des exemples de marathoniens qui n’avaient jamais frappé le mur pour me rassurer et me convaincre que moi non plus, je le frapperai pas. » Simple et efficace. Yoann évoque aussi la sophrologie avec des respirations abdominales lentes et profondes associées à des images mentales (vous sur la ligne de départ par exemple) pour relâcher la pression, ou encore la construction d’une bibliothèque d’images positives très personnelles dans laquelle on ira piocher lorsque l’on sera dans le dur.

Un rappel pour finir : «  Avoir la boule au ventre avant le départ, c’est normal, et quelque part, cela montre que l’on a envie de bien faire. Le tout est d’arriver à canaliser son stress pour en faire une ‘bonne pression’ sans jamais oublier que tout cela n’est QUE du sport ! »



La nouvelle veste Gore Concurve abandonne pour la première fois le PFC, matériau dont les effets néfastes pour la santé et l’environnement ont été prouvés. A la place, Gore propose un tissu baptisé GORE-TEX ePE, plus fin, plus léger…mais toujours aussi efficace ?

Après quelques années d’absence, Gore Wear fait – enfin ! – son retour sur le marché français. Nous testons donc la nouvelle veste Concurve avec enthousiasme. Dès la prise en main, l’effet « peau de pêche » déstabilise et la finesse de cette veste interroge. Car la grande force des vestes Gore wear c’est leur capacité à maintenir au sec même sous des trombes d’eau.

Une coupe ajustée

Veste Gore Concurve
Veste Gore Concurve, proposée en différents coloris, dont jaune et noir.

Attention au choix de la taille. La veste est très ajustée surtout au niveau des manches. Pour une utilisation 100% running avec  un t-shirt, pas de problème. Mais en mode trail, trekking/randonnée alors mieux vaut prendre un peu plus grand pour faciliter l’enfilage.

L’aspect ajusté ne gêne pas en action car le tissu est très extensible. La sensation au toucher est très agréable, pas plastique. La transpiration est bien évacuée.

Super capuche, poches pratiques mais pas de zips étanches !

Veste Gore Concurve

Un grand bravo pour la capuche qui est sans doute ce que j ai vu de mieux depuis un moment. Elle reste bien en place et protège parfaitement. Le col remonte bien et évite les entrées d’eau intempestives même en cas d’orage et de pluie de face.

Elle présente deux poches latérales zippées suffisantes pour emmener un portable et ses papiers et est ajustable au niveau de taille.

Mais son gros point noir ce sont ses zips qui ne sont pas étanches. Ça n’est pas dramatique sous un petit crachin car les fermetures sont protégées avec des rabats. Mais cela devient insuffisant en sortie longue sous une pluie battante. L’humidité finit par pénétrer. En y remédiant Gore Wear proposerait un modèle robuste, très agréable à porter et léger…dommage à ce tarif.

Prix : 270 €

Les + Mix parfait entre légèreté et solidité, le tout en offrant des rangements ; la capuche. Le – Le manque d’étanchéité des zips.



Coros décline désormais sa Pace 3 en couleurs. Après le pack rétro sorti cet été, une nouvelle édition spéciale clin d’œil au Marathon de Valence vient de sortir. Voilà qui donne du peps à cette montre affichant le meilleur rapport qualité-prix du marché.

La Coros Pace 3, c’est la montre d’Eliud Kipchoge, une montre entrée de gamme qui a tout d’une grande. Cet été Coros a sorti trois coloris rétro qui changent des traditionnels noir ou blanc.

Cette version flashy tendance est vendue de base avec un bracelet silicone très confortable (249 €).  Elle est proposée également avec un bracelet Emma Bates en nylon.

GPS précis et batterie longue durée

Avec ses fonctionnalités de dernière génération, la Pace 3 s’impose comme l’une des références sur le marché.

Son GPS double fréquence, son suivi du sommeil, sa navigation et son confort sont autant d’atouts pour les coureurs, que ce soit pour le trail, le running et même le triathlon. Son bracelet en silicone et son altimètre barométrique complètent ses spécificités.

Mais surtout avec ses 30g (bracelet compris) et son écran de 42 mm, elle se fait discrète même sur un poignet féminin. Elle convient d’ailleurs parfaitement à une utilisation quotidienne.

Cette Coros Pace 3 est dotée d’un écran tactile. C’es pratique et intuitif pour faciliter la navigation entre les différentes fonctionnalités.

Sa batterie longue durée permet une utilisation de 38h en mode GPS standard. C’est encore une fois l’une des meilleures autonomies du marché à ce niveau de prix. 

Lecteur M3 et plans personnalisés

Coros Pace 3 Valencia
Coros Pace 3 édition Valencia, 249 € avec le bracelet silicone.

D’autant qu’elle se recharge intégralement en moins de 2h. En plus de sa e nouvelle puce GPS double fréquence pour une localisation plus précise, elle embarque un altimètre barométrique pour une mesure exacte de l’élévation.

Par ailleurs, son lecteur MP3 intégré pourra rythmer vos entraînements. Le tout est complété par des plans d’entraînement personnalisés via l’application Coros.

Nouvelle édition spéciale Valencia

Notons qu’une nouvelle édition colorée vient tout juste de sortir, cette fois aux couleurs du marathon de Valence. Un bleu intense habille l’objet, joli clin d’oeil au finish spectaculaire – entre les bassins de la cité des Arts et des Sciences – de ce marathon ultra-rapide.



Le choix d’une bonne veste de trail/running dépendra avant tout de l’usage envisagé. Du simple coupe-vent pour des sorties running , à la protection imperméalable et respirante pour les ultra-trails engagés en montagne, voici quelques conseils pour vous guider.

Vous l’avez sans doute expérimenté, il est très difficile de rester au sec sous une veste. Les marques font d’énormes progrès en la matière. Chaque année de nouveaux modèles sortent, plus light et plus efficaces. Mais il faut avouer que c’est un gros investissement… Tout le monde n’est pas prêt à débourser 300 euros pour une veste !

Seuls les traileurs sont en réalité contraint d’y passer. Surtout les adeptes d’ultra-trail, car cela fait partie du matériel obligatoire afin d’être bien protégé avec un poids minimal à transporter, ça n’a pas de prix. Ces nouvelles vestes hyper-légères et compressibles ont aussi l’avantage de ne tenir que très peu de place dans le sac à dos.

Quels critères privilégier pour choisir sa veste de trail/running  ?

Pour choisir sa veste de trail et ultra-trail, il faut se fier à l'indice Schmerber pour l'imperméabilité et au MVTR pour l'étanchéité.
Parmi les nouveautés 23-24, la veste Compressport ThunderStorm 25/75 affichant 25 000 Schmerber pour l’imperméabilité et 75 000 MVTR pour la respirabilité. ©Justin Galant

Au niveau visuel et toucher, vérifiez la solidité du tissu. Les coutures devront être thermocollées pour être étanches et ce, même au niveau des zips de fermeture. On va aussi s’intéresser au confort, à la praticité et au poids car il est impossible de courir avec plaisir lorsqu’on est engoncé dans une veste mal coupée, et/ou avec une capuche qui tombe sur les yeux ou ne tient pas sur la tête.

Mieux vaut donc bien se renseigner avant de foncer sur une promo alléchante sur Internet, qui concerne peut-être un produit mal coupé ou tout simplement qui ne correspond pas à votre morphologie.

Au niveau plus technique, pour stopper la pluie et laisser la transpiration s’évaporer, un tissu Gore-Tex sera un bon choix. Il contient plus d’1,4 milliard de pores par cm² d’un diamètre 20 000 fois plus petit qu’une goutte d’eau et 700 fois plus grand qu’une molécule d’eau.

Difficile de juger en magasin de l’efficacité d’une veste en magasin. Fiez-vous aux performances techniques détaillées par l’équipementier. Et lisez quelques avis de testeurs pour vous faire une idée du produit « à l’usage ».

Deux indices clés pour choisir sa veste de trail/running

affiche 25 000 schmerber pour l'imperméabilité et 75 000 en MVTR pour la respirabilité. Deux très bons scores !
Nouvelle veste Compressport Thunderstorm 25/75 – 25 000 schmerber pour l’imperméabilité et 75 000 en MVTR pour la respirabilité. Deux bons scores ! © Justin Galant.

Le Schmerber pour l’imperméabilité

L’imperméabilité est mesurée en Schmerber (ou en mm). Pour cela, on place le tissu sous un tube (colonne) rempli d’eau. Puis on calcule à partir de quelle hauteur d’eau les premières gouttes passent au travers du tissu. Plus la hauteur est importante, plus le tissu sera imperméable.

Un Schmerber équivalant à une hauteur d’eau d’1 mm, on en déduit facilement que plus le nombre de Schmerber affiché est important, plus le tissu est imperméable. On considère ainsi qu’un vêtement est parfaitement imperméable à partir de 20 000 Schmerber. Le minimum requis sur des trails à matériel obligatoire est de 10 000 Schmerber.

Le RET ou MVTR pour la respirabilité

Pour a respirabilité, on utilise le RET (Resistance Evaporative Transfert). Cet indice mesure la capacité d’un tissu à laisser s’échapper la vapeur d’eau générée par le corps. Plus l’indice est faible, plus le vêtement est respirant. S’il est inférieur à 6, il est déjà très respirant. Mais certaines vestes affichent désormais des RET inférieurs à 3 ! Au-dessus de 6, n’espérez pas de miracle, vous serez humide voire mouillé en action.

La deuxième unité de mesure utilisée est la MVTR. Ce taux de transmission de la vapeur d’eau correspond à la quantité d’eau (sous forme de vapeur) que le tissu laisse passer en 24h. Elle s’exprime en g/m²/24h. Cette fois, plus elle est élevée, plus le vêtement est respirant, les meilleurs produits affichant des taux supérieurs à 75 000. A vous de jouer maintenant !

Des détails qui comptent

Pour choisir sa veste de trail et ultra-trail, il faut se fier à l'indice Schmerber pour l'imperméabilité et au MVTR pour l'étanchéité.
©Compressport-Ben Becker

Au-delà de l’aspect purement technique, plusieurs détails pourront avoir leur importance, particulièrement si vous êtes traileur. Des coutures étanches d’abord, garantissant une bonne imperméabilité, comme vu plus haut. La possibilité de pouvoir compacter la veste sera un atout. Pour le côté pratique afin de pouvoir la loger facilement au fond de votre sac ou bien à votre taille, dans une large ceinture par exemple.

Une capuche ajustable au moyen d’un cordon sera un gage de confort. Idem quand au fait que celle-ci possède une visière. Pour courir des heures d’affilée sous une pluie battante ce n’est pas du luxe ! Autre détail à ne pas négliger, la présence de poches, toujours pratiques pour stocker des gants ou bien des gels énergétiques. Dernier point à envisager : la possibilité de pouvoir enfiler sa veste sur un sac de trail, histoire de gagner du temps et de protéger votre chargement.



La célèbre New Balance 1080 revient dans une nouvelle version 14 associant amorti, légèreté et style. Une paire tout confort, toutes distances et adaptée à tous les coureurs.  

Le confort monte encore d’un cran sur la New Balance Fresh FoamX 1080 V14. La paire best-seller toutes distances et tous coureurs poursuit l’expérience de course premium.

La principale évolution par rapport à la version précédente, c’est une conception de sa semelle ajustée, suite à des tests approfondis menés par le Sports Reasearch Lab de l’équipementier.

Semelle Fresh FoamX optimisée

New Balance 1080 V14-3

La structure de la semelle intermédiaire Fresh Foam X est optimisée. Le but recherché : proposer une sensation de course à la fois plus dynamique et plus stable.

L’autre amélioration concerne la tige en mesh. Sa conception offre un maintien plus ferme désormais et une meilleure respirabilité.

Par ailleurs, l’avant-pied est renforcé et du caoutchouc est ajouté sur les zones les plus sollicitées, cela afin d’augmenter la durabilité de la paire.

New Balance 1080 V14-3

Hauteur de la semelle : 32 mm / 26 mm. Drop : 6 mm. Poids : 302 g en 42.5 / 237 g en 38.

La New Balance Fresh FoamX 1080 V14 sera disponible à partir du 10 octobre à 190 euros sur le site de la marque, ainsi que certains revendeurs spécialisés. Nous la testons dans le prochain numéro 248 du magazine.



On entend souvent dire qu’on est accro à la course à pied et qu’il vaut mieux ça, que d’autres drogues. Oui mais, l’addiction au sport peut être réelle et pathologique et cela porte un nom : la bigorexie. Explications.

Maladie reconnue par l’OMS, la bigorexie concerne celles et ceux pour qui la pratique du sport est passée du stade du plaisir à celui de l’obsession. « Lorsque la pratique sportive empiète sur la sphère professionnelle et familiale, conduit à la désociabilisation, aux blessures, aux troubles physiques et psychiques, le médicament devient la maladie. Cette pathologie, c’est la bigorexie » résume ainsi Frank Fontveille, médecin de sport à Dijon que nous avons interrogé.

Comment devient-on bigorexique ?

En état de glucopénie (panne de glycogène) vos muscles n’ont plus de fuel, vous n’avez plus de jus. C’est ce que certains connaissent sur marathon, avec le fameux « mur ».
©Saucony

C’est une maladie aussi difficile dans son diagnostic, les patients étant le plus souvent dans le déni, que dans son traitement qu’il convient de démystifier.

La bigorexie – en référence aux bodybuilders qui cherchent à être toujours plus musclés (big) – concerne donc les sportifs qui, par une pratique intensive, sont devenus complètement dépendant physiquement et psychologiquement au sport.

Et cette pathologie s’installe progressivement, parfois sournoisement. Il semblerait que le risque apparaisse au-delà de 10h de pratique par semaine.

Rassurez-vous, d’après les études, 72% des sportifs et sportives ne sont pas à risque. Et pour ceux qui passent du côté obscur, dans la dépendance pure, que se passe-t-il ? Les mêmes mécanismes que ceux impliqués dans d’autres addictions sauf que cette fois-ci, les substances sont endogènes.

Des signes qui ne trompent pas

On retrouve souvent chez le pratiquant de sport une opinion altérée de soi-même, avec une tendance à se voir plus gros que la réalité (comme lors de troubles alimentaires) et toujours convaincu de ne pas s’entraîner assez.

Le sport est au centre de tout. Le mode de vie du bigorexique tourne à  1000% autour du sport (investissement excessif dans du matériel sportif, réduction du temps consacré au reste). Ne pas pouvoir respecter son plan d’entraînement lui est presque insupportable.

Cela entraine inévitablement une vie sociale et familiale sacrifiée : tendance à se couper de tout et ne pas écouter les conseils de ses amis/famille, jugés “pas assez sportifs” ou “pas assez compréhensifs”.

Chez le sportif très addict on retrouve souvent une perte de plaisir à l’entraînement. Il est passé en mode “robot” et cela fait bien longtemps que le plaisir n’est plus présent, tout cela accompagné de frustration, d’angoisses, d’anxiétés, parfois d’insomnie car en cas d’arrêt forcé (vacances ou blessure), c’est la descente aux enfers.

Les répercussions physiques sont dangereuses avec une abstraction totale des alertes et des douleurs physiques. Œillères sur la tête, le bigorexique fonce et n’écoute plus son corps. Une tendinite ? Une fracture de fatigue ? Le bigorexique n’entends rien !


Comment savoir si je suis bigorexique ?

Avez-vous connu ces 5C sur au moins 1 an ? Si oui, alors il est temps de revoir votre pratique.

  • Perte de Contrôle : je me sens coupable de ne pas me dépenser tous les jours.
  • Usage Continu et Chronique : ça fait au moins un an que je suis à fond dans la pratique de mon sport sans faire de pause.
  • Usage Compulsif : il m’est impossible de louper une séance ou d’avoir un jour OFF.
  • Craving : j’ai une envie irrépressible de faire du sport.

Ce que dit la science

Le mécanisme physiologique qui se cache derrière est assez complexe. En effet, lors d’une activité physique comme la course à pied, le corps va secréter des hormones, les endorphines et dopamines.

Pour la team endorphines, il s’agit d’un groupe de neurotransmetteurs dont la structure est très proche de la morphine (rien que ça). C’est grâce à elles que la personne aime tant courir tout en ressentant du plaisir voire de l’euphorie. Et en plus, elles ont un effet anti-fatigue.

Et la team dopamines ? Pendant et après l’effort, ce sont elles qui vont activer les circuits de récompense au niveau cérébral. On se sent moins fatigué, plus vif et tonique.  À elles deux, elles sont responsables de l’effet addictif du running.

Epuisement physique générale et blessures à répétition…

Douleur au pied ? C'est peut-être une fracture de fatigue.
©DR

Les conséquences sont autant physiques que psychologiques avec une perte de poids extrême (anorexie), ostéoporose (détérioration du tissu osseux), palpitations, vertiges, anémie, irritabilité, manque de motivation professionnelle…

Epuisement physique généralisé, déchirures musculaires, atteintes tendineuses et blessures à répétition sont fréquentes chez la personne addict au sport.

Le temps nécessaire de récupération est rarement respecté, notamment parce que les séances s’enchaînent plusieurs fois par jour. Et le sommeil est négligé : on dort moins pour avoir plus de temps pour faire du sport.  À force, une usure précoce des os et du cartilage s’installe.

Puis les entorses, l’arthrose et les fractures de fatigue fragilisent sur le long terme. Des troubles de la fertilité peuvent aussi survenir. Chez la femme cela peut également entraîner une aménorrhée (absence de règles) et des troubles du cycle. En cas de grossesse, les risques sont majeurs : retard de développement, fausses couches répétées, souffrance fœtale.

Cette addiction entraine également une obsession de l’image du corps et une dysmorphie (un déséquilibre) musculaire apparait. Sans compter que la bigorexie peut totalement couper l’individu de ses relations sociales, générer des conflits familiaux car il faut toujours du temps pour faire son sport tous les jours.

Cette addiction peut également conduire à des pratiques déviantes comme la prise de substances (médicaments, produits illicites ou dopants) pour pouvoir encaisser une haute dose de sport.

Comment s’en sortir ?

Comme toutes les addictions il faut alors passer par une période de sevrage. Difficile à effectuer sans soutien médical, la désintoxication au sport entraîne des tremblements, céphalées, douleurs articulaires et musculaires, mais aussi une irritabilité, de l’anxiété, des insomnies.

Pour se soigner, il faut retrouver l’équilibre dans la pratique et le plaisir qui va avec. Des thérapies adaptées permettent d’en sortir, pour cela, il est très important de pouvoir en discuter avec son médecin ou un médecin du sport spécialisé.

Une prise en charge précoce favorise d’ailleurs la guérison car pour que le sport reste ce formidable vecteur de santé physique, d’épanouissement personnel et de cohésion sociale, il est important de parler aussi de son addiction.



Dans la gamme Brooks, c’est la Caldera, qui est proposée pour courir les trails longs et les ultras. Et cette 7eme version reste une référence en terme de confort, avec son amorti maximal.

Dès que l’on sort cette Brooks Caldera 7 de sa boîte, on remarque la grosse semelle large et haute. Par rapport à la version 6, on ressent à l’usage une mousse intermédiaire plus dynamique. On note aussi des protections et pare-pierres plus imposants. Niveau drop, établi à 6mm, on est dans la norme d’aujourd’hui, un peu basse pour ceux qui préfèrent le confort d’un drop plus proche de 10.

BROOKS-Caldera_7

Côté semelle extérieure, certainement pour contenir le prix du modèle, pas de Vibram, pour moi le must de l’accroche. Et pour l’empeigne, pas de Matryx, qui se positionne concrètement comme un vrai plus pour la solidité durable qu’exige l’ultra trail.

Semelle EVA expansé sous azote

On retrouve la semelle en EVA expansé sous azote, la même que sur certains modèles de la gamme route de la marque. En enfilant – facilement – la chaussure, on apprécie la languette ni trop fine, ni trop large, rembourrée juste ce qu’il faut ! Le talon, assez bas, est bien protégé.

Pour l’accroche, les crampons espacés seront efficaces sur les sols peu gras. En pose de pied, il faut être attentif, car j’ai trouvé le modèle assez large, et il doit trouver sa place au milieu des pierres et des racines.

Cette chaussure, qui ne favorise pas la relance de la foulée, est vraiment conçue pour courir longtemps.

Les notes du testeur Confort : 18/20 Amorti : 18/20 Stabilité : 18/20 Souplesse : 16/20 Accroche : 16/20

LES + Confort, accroche sur le sec, amorti maximal. LES – Faible accroche sur terrains techniques et le gras.

Utilisation : Entrainements longs et ultras pour coureur à foulée universelle de tous poids.



Un nouveau challenge regroupant quatre 10 km au cœur de Paris s’annonce pour 2025. Aux 10 km de la Tour Eiffel et des Champs-Élysées déjà très prisés, s’ajouteront deux nouveaux circuits inédits autour du Panthéon et de Trocadéro.


Se défier sur 10 km tout au long de l’année au cœur des lieux emblématiques de la capitale, c’est le principe du Paris Masters Series. Ce nouveau challenge annoncé pour 2025 comptera 4 épreuves de 10 kilomètres. En fin d’année prochaine, un classement sera établi au cumul des chronos, avec une moyenne ramenée sur la distance.

Pour figurer à ce challenge, il sera possible de ne participer qu’à 2 ou 3 courses. Par ailleurs, l’organisation proposera un pack comprend les dossards pour les 4 épreuves (100 euros).

2 février – 10 km des Champs-Elysées

10 km des Champs-Elysées de retour le 2 février 2025
©Photorunning

La première étape de ce mini-circuit sera le 10 km des Champs-Elysées. Lancée en 2022, cette épreuve connaît un succès fou. Elle attend ainsi 20 000 coureurs pour sa 3eme édition. Sa boucle au cœur du Triangle d’or démarrera cette année directement sur la partie basse des Champs-Elysées. Elle passera notamment par la rue Royale et le Boulevard Malesherbes avant de retrouver la plus belle avenue du monde pour le final… Les inscriptions sont ouvertes sur Klikego.

11 mai – 10 km du Panthéon

Un 10 km verra le jour autour du Panthéon le 11 mai 2025.

Deuxième étape du Paris Masters Series, le 10 km du Panthéon au cœur du Quartier Latin. En une boucle autour de la Place du Panthéon, la course fera le tour des spots du cinquième arrondissement. Sorbonne, Jardin des Plantes, rue Mouffetard, rue Saint-Jacques, Institut du Monde Arabe, Arènes de Lutèce défileront sous les foulées… Pour cette première, l’organisation attend 10 000 concurrents.


14 septembre – 10 km du Trocadéro

Un 10 km verra le jour autour du Trocadéro le 14 septembre 2025.

Troisième étape et deuxième nouveauté, côté Trocadéro cette fois. La course, qui prendra la suite du 10 km du 16e arrondissement, promet un parcours attrayant autour du Palais du Trocadéro. Elle passera notamment dans l’enceinte de Roland-Garros ainsi que dans le Parc des Princes et les serres d’Auteuil. 10 000 concurrents devraient l’inaugurer.

7 décembre – 10 km de la Tour Eiffel

Deuxième édition du 10 km de la Tour Eiffel le 15 décembre 2024.
©Photorunning

Après son premier succès en 2023, ce 10 km de la Tour Eiffel reviendra le 15 décembre prochain en partenariat avec Paramount, dans le cadre de la sortie du film Sonic 3. 20 000 coureurs profiteront de son parcours ultra-rapide filant dans le 7e arrondissement pour terminer l’année en beauté. Les inscriptions sont ouvertes. Seule l’édition 2025 (7 décembre) comptera pour le nouveau Paris Masters Series.



La nouvelle Brooks Glycerin Max inaugure une technologie brevetée DNA Tuned qui redéfinit l’expérience de course sans compromis entre amorti et réactivité.

Après sa récente Ghost Max et son Hyperion Max, Brooks décline à présent son iconique Glycerin en version oversize. La nouvelle Glycerin Max lancée ce jour s’appuie sur une nouvelle technologie d’amorti brevetée. Celle-ci est composée de mousse supercritique (DNA Tuned) mariant deux densités différentes au sein d’un unique bloc semelle, une grande première.

Un bloc semelle unique, deux densités différentes

Ainsi, plusieurs volumes de cellules infusées d’azote s’ajustent stratégiquement pour offrir confort et relance à chaque foulée. Dans le détail, des cellules plus grandes au talon assurent un atterrissage plus doux, tandis que des cellules plus petites et réactives à l’avant-pied permettent une poussée puissante à chaque foulée.

Par ailleurs, cette nouvelle semelle intermédiaire DNA Tuned ne contient pas de couches supplémentaires ni de colle, ce qui rend la paire légère (298 g en 42,5) et durable, pour une expérience de course redéfinit.

Semelle épaisse et effet rocker

On retrouve par aillleurs la technologie GlideRoll Rocker qui assure des transitions sans effort. La hauteur de semelle est elle nettement augmentée. L’épaisseur totale de la semelle est de 45.25 mm, celle de la semelle intermédiaire de 35.29mm. Drop de 6 mm donc avec une forme biseautée marquée au talon ainsi qu’à l’avant-pied, toujours pour faciliter la course.

Sans compromis entre confort et réactivité, cette Brooks Glycerin Max marque l’entrée de la marque dans une nouvelle ère. « Cette chaussure représente la prochaine étape pour rendre la course plus facile et agréable pour tous. Nous avons hâte que les coureurs découvrent la différence que DNA Tuned peut faire », commente le directeur du marketing produit de l’équipementier américain. La paire sera disponible au prix de 200 euros en quantités limitées à partir du 1er octobre.



La série Mach chez Hoka est sans doute le meilleur compromis entre la confortable Clifton et l’exigeante Rocket. Et cette Mach 6 nous a convaincu.

La première impression lorsqu’on observe le profil de la Hoka Mach 6 c’est son côté « près du sol » et l’impression de dynamisme malgré une semelle à la taille non négligeable. Nous ne sommes pas sur une « racer » mais pas non plus sur une chaussure « tranquille ».

Le chaussant est lui aussi un compromis entre confort avec un mesh Jacquard agréable et une protection du talon plus light mais largement suffisante. La chaussure est assez ajustée comme l’était déjà la Mach 5. De ce point de vue on est plus proche de la Rocket que de la Clifton.

La sensation Clifton, en version plus réactive

HOKA Mach 6

C’est au niveau de la semelle qu’on trouve du changement. Elle est dotée d’une mousse EVA monodensité plus amortie mais aussi plus réactive et plus résistante. Et on ressent tous ces aspects dès les premières foulées.

On retrouve ainsi une partie du confort et de l’amorti de la Clifton mais avec beaucoup plus de dynamisme. De quoi envoyer sur des séances de fractionnés sans avoir besoin de forcer. C’est assez bluffant pour une semelle sans plaque carbone et avec cette épaisseur. C

ôté stabilité on est là encore plus proche de la Clifton. Aucun problème à signaler dans les virages. La semelle extérieure a été renforcée aux endroits stratégiques. Elle accroche bien, même sur sol mouillé.

Rocker et profil rasant

HOKA Mach 6

Le rocker qu’on peut sentir en statique permet une bascule vers l’avant efficace. Par ailleurs, le profil rasant de la Mach joue beaucoup dans le dynamisme.

En résumé la Mach 6 s’adresse aux coureurs jusqu’à 85 kg en recherche d’une chaussure à tout faire. Elle pourra également les accompagner en compétition, sans doute même jusqu’au marathon pour les plus aguerris qui ne sont pas fans du carbone.

Prix : 160 €. Poids : 219 g en 42. Drop : 5 mm

Les notes du testeur Amorti : 17/20 Confort : 17/20 Dynamisme : 18/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20

Le + L’équilibre confort/dynamisme. Le – Le côté ajusté à surveiller pour ceux qui ne connaissent pas Hoka.

Utilisation : entraînements et compétitions toutes distances pour coureur à foulée neutre, d’un poids inférieur à 85 kg.



Dans le cadre d’octobre rose, mois dédié à la lutte contre le cancer du sein, l’association Casiopeea proposera un marathon marche au départ de Paris le soir du 5 octobre.

Fort d’un premier succès en 2023, l’association Casiopeea le Sport pour Vaincre remet en avant le combat des femmes contre le cancer du sein en organisant un marathon à allure libre non chronométré dans la nuit du 5 au 6 octobre. Ce 42 km marche en individuel entre femmes s’élancera à 20 heures dans Paris, le lieu exact restant à confirmer.

Le circuit rappelle dans les grandes lignes celui du Marathon pour Tous. Il passera ainsi par Boulogne, Sèvres, Ville d’Avray, Versailles, Viroflay, Chaville, Meudon et Issy-Les-Moulineaux, avant de revenir dans la capitale.

Un challenge sportif & convivial autour de la lutte contre le cancer

Casiopeea organise un marathon rose le 5 octobre autour de Paris.

L’objectif : faire parler de la lutte contre le cancer du sein et démontrer qu’ensemble, les femmes sont capables de l’exceptionnel. Les messieurs seront bénévoles s’ils souhaitent participer. Des ravitaillements seront prévus en route, ainsi que des animations. 100 participantes sont attendues.

Casiopeea, dont la championne Anaïs Quemener est marraine, s’engage par ailleurs tout au long de l’année. Des évènements réguliers sont organisés afin de pratiquer une activité physique, en parallèle d’un programme phare baptisé Remise en Selle. Celui-ci permet aux personnes en traitement de cancer de pratiquer une activité physique à leur rythme, en étant encadrées. Des séances de vélo sont organisées en intérieur avec un coach spécialisé en sport-santé.



Boulogne-sur-Mer accueillera son premier marathon le 3 mai prochain. Les inscriptions viennent d’ouvrir et plus de 2000 coureurs ont déjà réservé un dossard pour courir le 10 km, le semi-marathon ou bien le marathon le long de la Côte d’Opale.

Le Marathon de la Mer est lancé. Première prévue le 3 mai. Les organisateurs, quatre Boulonnais, ont créé leur association en juin puis dévoilé le parcours des trois différentes courses 10 km, semi-marathon et marathon – fin août.

De Boulogne jusqu’aux dunes de la Slack

Marathon de la mer-

Les trois courses partiront de Boulogne, offriront une vue imprenable sur la mer et longeront les berges de la Liane. Pour le marathon, le circuit ira jusqu’à Wimereux et les dunes de la Slack, que les traileurs arpentent sur le célèbre Trail Cote d’Opale voisin.

Des ravitaillements festifs ponctueront la découverte du bord de mer. Tout au long des circuits, des ravitaillements festifs et conviviaux seront proposés, mettant à l’honneur les produits locaux : spécialités de la mer et de la terre, bières artisanales et vins. Une véritable expérience gourmande et sportive ! Pasta-party la veille et soirée de clôture avec DJ (35 euros) complèteront les festivités.

5 500 coureurs attendus sur la première édition

Comme le Marathon de la Côte d’Amour de La Baule, dans la première est prévue le 2-3 novembre et qui a été victime de son succès un an à l’avance, ce nouveau Marathon de la Mer suscite déjà un bel enthousiasme.

En effet, les inscriptions lancées le 1er septembre démarrent sur les chapeaux de roue. En 12 jours, l’organisation a reçu plus de 2000 inscrits. Devant l’engouement, elle revoit les jauges à la hausse sur les trois distances. Ainsi, 2 000 places sont prévues pour le marathon, 2 500 dossards seront attribués au semi et 1000 au 10 km.

Tarifs Marathon Jusqu’au 25/12/24  45€ Jusqu’au 30/03/25  55€ Jusqu’au 01/05/25  65€

Tarifs Semi-Marathon Jusqu’au 25/12/24  25€ Jusqu’au 30/03/25  30€ Jusqu’au 01/05/25  35€

Tarifs 10 km Jusqu’au 25/12/24  14€ Jusqu’au 30/03/25  16€ Jusqu’au 01/05/25  18€

Inscriptions sur Njuko



Au cœur de l’été, Guillaume Ruel a pulvérisé son propre record de France sur 100 km en 6h13’41’’. Pour le Normand de 26 ans ce n’est qu’une étape vers le record du monde ! Rencontre avec ce jeune prodige du 100 bornes aussi fougueux que besogneux.

Guillaume Ruel, sur ton 100 km à Los Angeles le 22 juin, tu as pulvérisé de 6 minutes ton propre record de France. Raconte-nous ta folle course à 16km/h de moyenne pendant 100 bornes !

«  J’avais déjà l’objectif de finir ce 100 km car l’an dernier au Japon, j’avais dû m’arrêter au 70e km. C’est une distance longue, il peut se passer plein de choses. Je savais que je pouvais faire mieux que mon précédent 6h19’ mais 6h13’, je ne m’y attendais pas vraiment. En allant aussi loin dans la course sur des allures aussi élevées, je pensais que j’allais exploser plus tôt. Donc j’étais content du chrono final, d’autant que je n’avais pas prévu ce 100 km initialement mais un autre au Japon qui n’a pas pu se faire pour des raisons logistiques. »


A Long Beach en Californie le 22 juin, Guillaume Ruel a battu son record de France de 100 km en 6h13’41’’. ©Salomon

Le record du monde d’Alexander Sorokin (6h05’35’), de plus de 10 ans ton aîné, c’est toujours ton objectif numéro 1 ?

« Oui oui et ce 100 km aux Etats-Unis me conforte dans l’idée que c’est possible, en tout cas tant que le record est au-dessus 6h. J’ai encore une marge de progression. Ce n’était que mon 3e 100 km, j’ai 26 ans, c’est une distance à maturité longue. A Berlin en 2022 j’étais pendant 70 km sur l’allure de ce record du monde. Là, à Los Angeles, j’ai tenu 88 km à 3’39’’/km, donc il me reste plus que 12 km à combler. Cela veut dire que j’ai fait 88% du chemin. C’est plus motivant de voir les choses comme ça plutôt que de se dire que je suis encore à 8’ de ce record… »

Une semaine type d’entraînement pour toi, cela donne quoi ?

« Je tourne à 180 km par semaine en moyenne en 13 entrainements. Cette année, j’ai eu un pic à 280 km sur une semaine avec beaucoup de volume donc mais peu de qualité si bien que j’étais aussi fatigué que pendant une préparation semi-marathon avec des semaines à 140 km beaucoup plus dures ! »

On dit que le 100 km est une distance d’expérience. Ta jeunesse, c’est ta force ?

« Disons que j’ai encore du mal à appréhender la distance. Je suis un très bon coureur de 70-80 km sur 4h-5h d’effort, mais il me manque encore 1h30’. En 100 km, il peut se passer plein de choses, on est livré à soi-même, on passe par différents états physiques et émotionnels. J’y amène la fougue de ma jeunesse et mon ambition qui est peut-être un peu démesurée sur les allures de départ mais avec une course régulière dans l’allure et la gestion, je n’aurai pas autant de plaisir !  »

Depuis deux ans, on t’a aussi vu carburer sur marathon que tu enchaînes sérieusement !

« (Rires) Oui, j’en cours pas mal dans le cadre de mes préparations 100 km. L’année  dernière, j’avais fait Rouen, Jersey, Rennes, Deauville et La Rochelle à la suite. Souvent, je cible un marathon pour faire un chrono et je vois les autres comme des sorties longues rythmées. A Rennes où l’objectif était de courir vite, j’avais battu mon record en 2h14’. Quand je termine en 2h20-2h25, cela me fatigue moins donc je peux les enchaîner et surtout, je prends plaisir à les courir ainsi, disons à 90%. Il y a du public, de l’ambiance, des parcours différents de ceux de mes entraînements : j’adore ! »

Penses-tu pouvoir abaisser ton record sur marathon ?

« Oui, peut-être que je pourrais faire 2h13, voire autour de 2h10 avec une préparation très spécifique mais cela ne me classerait pas parmi les meilleurs vu le niveau actuel sur marathon. Pour l’instant, je mets le 100 km sur un piédestal et j’y vais à fond. Je n’ai que 26 ans, je pourrais revenir sur marathon dans quelques années. »


Lors de la course planétaire solidaire Wings for Life World Run à Vienne en Autriche, Guillaume a parcouru
68 km sous une chaleur accablante, deuxième meilleur temps réalisé sur cette épreuve contre-la-montre.


Et maintenant, quelle est la suite de ton programme ?

« J’avais prévu le 100 km d’Alexandre Sorokin en septembre initialement mais la récupération me paraît un peu courte. Je vais plutôt me concentrer sur les championnats du monde de 100 km en décembre en Inde avec l’envie de gagner. Avant cela, je courrais comme l’an dernier 4 ou 5 marathons cet automne. »

As-tu déjà des idées pour ta saison 2025 ?

« Oui bien sûr, il me faut des objectifs car j’ai peur du vide ! S’il y a un championnat sur 100 km annoncé, ce sera ma priorité tout en sachant que j’ai envie de tester des nouvelles choses. Je pense à un ultra trail roulant type EcoTrail Paris ou et pourquoi pas un jour un 100 miles comme la Western States que j’ai dans un coin de ma tête. Courir 120, 140, 160 km en nature sur terrain roulant sera aussi intéressant pour performer sur un 100 km route ! ».

Au fait, comment as-tu basculé sur 100 km Guillaume Ruel ?


« Sur un coup de tête. J’ai couru mon premier 100 km sur le championnat de France d’Amiens en 2021 que j’ai gagné. Cette année-là, je préparais un marathon en Ecosse mais c’était le Covid et je n’avais pas pu y aller en raison des restrictions sanitaires. Je pensais déjà aux 100 km mais plutôt pour mes 28-30 ans, pas pour mes 23 ans, mais bon j’y ai vu une bonne occasion de me lancer et depuis j’y ai pris goût. »


Tu as commencé à courir tout jeune ?

« Oui, dès l’école primaire. A 10 ans, mon grand frère Pierre-Antoine m’avait suivi à vélo quand j’avais couru 10 km. De fil en aiguille, j’ai allongé les sorties et multiplié les entrainements jusqu’à courir mon premier marathon à 17 ans avec mon père  à l’entraînement. »

Avant la Wings for Life ce printemps, Guillaume Ruel avait battu son propre record d’Europe sur 50 km en février (2h47’32’’).

Courir vite et très longtemps, c’est une affaire de famille chez les Ruel… 

« On peut dire ça. Papa a eu 5 sélections internationales sur 24h de 2015 à 2019 avec un record à 263.54 km. Maman marche beaucoup et a déjà cumulé 134.8 km en 24h. Mon frère Pierre-Antoine a couru avec moi le marathon de La Rochelle en 2h25’ l’an dernier et il prépare son 2eme 100 km pour le championnat de France d’Amiens, en visant les 6h50’, ce qui est déjà un très bon niveau. »

Il a peut-être une part de génétique alors…

« Je ne sais pas. Je pencherai plutôt pour le côté psychologique car petits avec mon frère, on voyait papa faire un marathon le samedi et un autre le dimanche à l’entraînement. Clairement, il a banalisé la distance à nos yeux. A 17 ans quand j’ai fait mon premier marathon à l’entraînement, je me dis, je fais juste comme papa, il n’y a rien d’incroyable à cela, lui le fait tous les week-ends. Grâce à lui aussi le 100 km ne nous fait pas peur avec mon frère car on avait l’habitude de le suivre sur ses épreuves pour lui faire ses ravitaillements. »

Depuis 2022, tu es diplômé en pharmacie mais tu as fait le choix de te consacrer à 100% au sport, soutenu entre autres par Salomon. Raconte-nous.

« Avec mes derniers résultats, je peux vivre de ma passion donc j’en profite tant que je peux mettre toutes les chances de mon côté pour tirer la performance vers le haut et ne pas avoir de regrets plus tard. En parallèle, je suis toujours en rédaction de ma thèse que j’espère soutenir l’an prochain. Depuis l’année dernière, je ne travaille plus en pharmacie un jour par semaine car avec les compétitions et les stages, c’était trop compliqué mais je vais peut-être reprendre à la rentrée… »

Quel est ton meilleur souvenir de coureur ? 

« Les championnats du monde de 100 km à Berlin en 2022. Après une grosse partie de la course seul en tête, je me suis fait rattraper sur la fin. J’ai terminé 5eme, alors que je visais le titre mondial ou le podium. Pour moi, c’était un échec. Mais à l’arrivée, mes proches pleuraient de joie car je venais de battre le record de France. Ce jour là, je me suis rendu compte que je ne courais pas que pour moi, mais aussi pour eux. Les voir fiers, c’est tellement motivant. »

Quelle course te fait rêver Guillaume Ruel ?

« Je rêve depuis toujours les Comrades, course mythique d’environ 85 km en Afrique du Sud. C’est un copain, le Hollandais Piet Wiersma qui l’a gagnée l’an dernier et cela m’a encore en plus donné envie d’y aller. Cela n’a pas pu se faire jusqu’à présent pour des questions de calendrier, mais ce sera je l’espère un objectif majeur pour 2025 ».



A Courmayeur ce matin, François d’Haene a remporté le Tor des Géants  330 km pour sa première participation après mille rebondissements et difficultés, et une heure de sommeil en 68h !

D’Haene a franchi la ligne d’arrivée à Courmayeur à 7h08 ce matin. 68h08’32’’ d’efforts pour venir à bout du parcours hors-norme. 330 km et 24 000 mD+ dans le Val d’Aoste pour ce Tor des Géants tracé au pied des principaux 4000 des Alpes et à travers le Parc national du Grand Paradis et du mont Avic.

« La cerise sur le gâteau » pour François d’Haene

François d’Haene a remporté le Tor des Géants 330 km en 68 h pour sa première participations après mille rebondissements et difficultés.
©Ph Zambianchi-ZZam Agency

« Je suis vraiment ravi d’avoir terminé cette course et de l’avoir fait avec une victoire, ce que je n’avais jamais imaginé. C’était la cerise sur le gâteau. J’étais heureux de vivre cela avec ma famille et mes amis qui m’ont soutenu. Terminer le Tor des Géants fait oublier la douleur, même si je dois encore récupérer avant de penser à revenir. J’ai dormi une heure en tout, le moment le plus dur a été la nuit de dimanche avec la neige au Col Loson, et le meilleur, hier matin avec le Cervin en arrière-plan. »

Pour sa première participation, l’athlète Salomon de 38 ans détrône Patrick Bohard, vainqueur il y a neuf ans, et seul Français en 15 ans au sommet de cet ultra alpin.

Jour 3 sous la pluie à La Thuile. ©Sara Cerrato Zzam Agency?

Une victoire de plus pour ce champion Haut-Savoyard. Quadruple vainqueur de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (en 2012, 2014, 2017 et 2021), cinq fois vainqueur entre le Grand Raid de la Réunion et la Diagonale des Fous, deuxième à la Hardrock 100 (2022) et à la Western States (2018)… Cette année, il a terminé cinquième à l’Andorra 100, après avoir dû faire face en 2022 à une fracture de la malléole qui l’a écarté longtemps des courses.

330 km, un long voyage semé d’incertitudes

Jour 4. Un bisous à la tribu d'Haene au refuge Barma, et François repart. ©Ph-Carolina-Valsecchi-Gillmeister
Un bisous à la tribu d’Haene au refuge Barma, et François repart. ©Ph-Carolina-Valsecchi-Gillmeister

Au départ de ce Tor, il y avait de la curiosité à voir l’un des ultra-traileurs les plus forts au monde participer à l’endurance trail le plus dur du monde. Il y avait aussi un peu de scepticisme à le voir affronter une distance double par rapport à celles qui l’ont mené au sommet de ce sport.

Mais comme on le sait, en trail, les mathématiques ne sont pas toujours logiques. 330 kilomètres, soit 200 miles, ce n’est pas simplement le double d’une de 100 miles. On ne sait pas comment le corps réagira à une course de plus de 60 heures.

Au petit matin, au refuge Tournalin.  Stefano Coletta

Après avoir mené la première partie de la course, traversé des difficultés et rétrogradé à la troisième place dans la partie centrale, il a repris la tête du classement à Ollomont, dans le Val d’Aoste.

François d'Haene et de Benat Marmissolle au départ du Tor des Géants 330 km.
François d’Haene et de Benat Marmissolle au départ du Tor des Géants 330 km. ©Stefano Coletta_Zzam! Agency

Au gré du tracé, les émotions n’ont cependant pas manqué. On a vu un duel tout français avec Louis Calais et Beñat Marmissolle, eux aussi débutants au TOR330, et Martin Perrier.

Calais a mené jusqu’à Ollomont, où il s’est arrêté pour se reposer, avant de perdre plusieurs places. Entre lundi et mardi, Marmissolle et Perrier semblaient au bord de l’abandon. Mais ils ont réalisé deux retours spectaculaires qui les ont menés sur le podium virtuel, avec Marmissolle devant Perrier.

Katharina Hartmuth, seule en tête

Une autre grande championne est sur le point d’entrer dans l’histoire : Katharina Hartmuth, leader depuis le début, continue de mener la course féminine avec des temps qui pourraient lui permettre de battre le record de 80h19’38 » établi par Sabrina Verjee en 2022 et devenir la première femme à passer sous la barre des 80 heures.



Le Grand Raid Ventoux devient de 4eme événement français à rejoindre le circuit UTMB World Series. La prochaine édition se déroulera du 25 au 27 avril. Les inscriptions ouvrent le 16 septembre.

L’ UTMB World Series n’en finit plus de rallier sous sa bannière. Lancé en mai 2021 avec la collaboration entre UTMB Group et The Ironman Group, le circuit compte désormais 49 événements à travers le monde.

Le Grand Raid Ventoux devient de 4eme événement français à rejoindre le circuit UTMB World Series. La prochaine édition se déroulera du 25 au 27 avril. Les inscriptions ouvrent le 16 septembre.

Après quelques mois de suspense, l’organisation lève le voile sur sa nouvelle recruez. C’est le Grand Raid  Ventoux qui vivra sa première édition « by UTMB  du 25 au 27 avril prochain.

Cette course mythique, créée depuis près de 30 ans et organisée par le Team Sport 84 depuis 10 ans, deviendra ainsi le sixième événement français du circuit en 2025. 

Grand Raid Ventoux, 4 formats autour du Géant de Provence

Le Grand Raid Ventoux devient de 4eme événement français à rejoindre le circuit UTMB World Series. La prochaine édition se déroulera du 25 au 27 avril. Les inscriptions ouvrent le 16 septembre.

Quatre formats de course seront à l’affiche : 100M, 100K, 50K et 20K. Toutes les épreuves partiront de Malaucène et offriront aux coureurs une immersion dans le paysage provençal, entre ses vignes, ses villages perchés et l’imposant Mont Ventoux, surnommé le « Géant de Provence ». Ces parcours, déjà reconnus pour leur beauté et diversité, allient parfaitement défi sportif et découverte d’un territoire au riche patrimoine naturel. 

Le seul 100 miles de la région

La distance reine de l’événement et le seul 100M de la région. Des collines pittoresques à l’imprévisible Mont Ventoux, le 100M plonge les coureurs dans la nature sauvage et les panoramas grandioses de la face nord du Géant de Provence. 

  • Date : Vendredi 25 avril 2025
  • Distance : 124 km 
  • Dénivelé : 6 500 m D+ 
  • Running Stones : 4 
  • En savoir plus : ICI 

Grand Raid Ventoux – 100K

Le Grand Raid Ventoux devient de 4eme événement français à rejoindre le circuit UTMB World Series.

Un ultra-trail qui amène les coureurs à la découverte de la beauté du territoire : entre lieux emblématiques, collines pittoresques et vues imprenables. 

  • Date : Samedi 26 avril 2025
  • Distance : 83 km 
  • Dénivelé : 4 500 m D+ 
  • Running Stones : 3 
  • En savoir plus : ICI 

Grand Raid Ventoux – 50K

Le Grand Raid Ventoux devient de 4eme événement français à rejoindre le circuit UTMB World Series.

Une immersion au cœur de la nature préservée du Ventoux et de la Provence attend chacun des participant de cette distance intermédiaire. 

  • Date : Samedi 26 avril 2025 
  • Distance : 47 km  
  • Dénivelé : 2 100 m D+ 
  • Running Stones : 2 
  • En savoir plus : ICI 

Grand Raid Ventoux – 20K

Le Grand Raid Ventoux devient de 4eme événement français à rejoindre le circuit UTMB World Series.

Le format court de l’événement, qui plonge chaque coureur dans l’essence du Ventoux et au cœur du Parc Naturel du Mont-Ventoux. 

  • Date : Dimanche 27 avril 2025
  • Distance : 26 km  
  • Dénivelé : 1 100 m D+ 
  • Running Stones : 1 
  • En savoir plus : ICI 

Un évènement solidaire

En plus de son volet sportif, le Grand Raid Ventoux by UTMB est très engagé envers l’Œuvre des Pupilles Orphelins des Sapeurs-Pompiers du Vaucluse : un engagement historique pour les deux fondateurs Pieryves Coudray et Laurent Belmonte. Deux euros par dossard seront ainsi reversés à cette association, perpétuant une tradition de soutien qui est au cœur de l’événement depuis sa création. 

Les inscriptions ouvrent le 16 septembre.