Le Riyadh Marathon, disputé le 5 mars, entre de belle manière sur la scène running avec 10 000 participants pour sa première édition et un gagnant en 2h06′.

Riyadh, nouvelle destination sportive mondiale. Le Royaume d’Arabie Saoudite lanceune grande promotion des secteurs du sport et du tourisme. Et cela, dans le cadre du programme Vision 2030. Ce plan vise à faire sortir le pays de sa rente pétrolière historique en diversifiant son économie.  

Ce nouveau Riyadh Marathon s’inscrit donc dans cet élan. La première édition, disputée le 5 mars a attiré 10 007 inscrits, dont 32% de femmes. 103 nationalités y ont participé. Un beau succès populaire. Quatre courses se sont ainsi enchaînées sous le soleil de la capitale saoudienne : 4 km, 10 km, semi et marathon. Amaury Sport Organisation, qui orchestrait ce même week-end le Semi de Paris, a apporté son support technique à cette première.

Plaisant et roulant, ce Riyadh Marathon

Le peloton du marathon fut le moins dense du week-end avec 375 classés mais les chronos se sont affolés. Le circuit de ce Riyadh Marathon premier du nom s’est montré à la fois touristique et performant. En effet, le vainqueur, Tadese Tsegaye Getachew termine en 2h06’26’’. Chez les femmes, Nare Tadu Teshome inscrit son nom au palmarès en 2h26’37’’. 

Le prochain évènement sportif prévu en Arabie saoudite sera aussi une course. Le week-end du 18-19 mars, l’Alula EcoTrail promet d’enchanter. Ces circuits de 10 à 80 km, parcourront l’Oasis Al-‘Ula, site archéologique situé en plein désert, au Nord-Ouest du royaume. Reportage à suivre dans le prochain numéro du magazine.



Une douleur rebelle dans la région du genou, ou une tendinite au mollet ? Une gêne à la marche, à la course, aux appuis latéraux ? Une mauvaise adaptation aux différents terrains rencontrés ? Un même responsable potentiel : la tête du péroné. 

Le saviez-vous ? Une entorse de la cheville peut provoquer une douleur externe au genou.La tête du péroné est une pièce anatomique particulièrement indispensable se situant dans le genou, une région souvent en cause dans les blessures des coureurs. C’est l’extrémité osseuse formant une bosse naturelle à la partie haute et externe de la jambe. Situons rapidement les choses. La jambe est composée de deux os : tibia et péroné. Et de deux groupes musculaires : le mollet en arrière et un groupe de muscles nommé loge antéro-externe en avant.

Le tibia et le péroné sont reliés par deux articulations. Une en haut, la péronéo-tibiale supérieure, que nous analyserons dans le détail. Et une en bas (péronéo-tibiale inférieure) formant la cheville (avec un autre os nommé astragale). Et une membrane appelée membrane interosseuse. Autant le tibia apparaît massif, solide, droit. Autant le péroné se trouve filiforme, torsadé et pourtant si utile. Il est composé de trois parties : deux extrémités entourant le corps ou diaphyse.

Incidents pouvant agir sur la tête du péroné : entorse de la cheville ou du genou // chute sur les pieds // tension musculaire dans la loge antéro-externe du segment jambier // défaut d’appui plantaire // claquages musculaires au niveau de la partie postérieure de la cuisse de la jambe.

De la cheville au tibia

Celle du bas compose la partie externe de la cheville : malléole où s’insère le fameux ligament latéral externe mis à mal par les (fréquentes) entorses de cheville. Celle du haut réalise avec le tibia un carrefour à risques. Son importance est due aux nombreux éléments passant ou s’insérant à ce niveau. En premier lieu, la branche externe du nerf sciatique qui apporte le courant à tout ce qui se trouve dessous : jambe, cheville, pied.

Passent aussi à ce niveau des artères, des veines, des lymphatiques. Tout près se trouve une zone ganglionnaire dans le creux poplité (derrière le genou). 

périostite tibiale

Sur la tête du péroné s’insèrent : 

  • le ligament latéral externe du genou responsable (avec son homologue interne) de la stabilité latérale du genou.
  • le biceps crural = muscle postérieur de la cuisse qui a pour action, entre autres, de fléchir le genou et s’en va s’insérer plus haut sur un os du bassin.
  • le muscle du mollet (par l’intermédiaire d’une de ses parties).
  • un ligament important pour le genou appelé ligament poplité.
  • enfin, un muscle servant à relever le pied et à soutenir le ligament externe de la cheville, nommé long péronier latéral. 

Tête du péroné : un carrefour délicat

Compte tenu de la densité anatomique de cette région, toute modification au niveau des muscles, ligaments ou autres enveloppes tissulaires s’insérant ici, entraîne bien souvent des répercussions (tensions excessives, malpositions, etc.) sur cette tête péronière. Et amène ainsi des conséquences plus ou moins fâcheuses sur tout ce qui passe à proximité ou sur les autres insertions.

Par exemple, une entorse de cheville en raison de son attache sur la malléole péronière peut entraîner une malposition de la fibula (autre nom du péroné). Et elle pourra elle-même favoriser une entorse de genou, du fait de l’attache de son ligament externe sur la tête du péroné. Ou encore une tendinite du biceps fémoral pour les mêmes raisons. Une malposition de tête péronière peut comprimer le nerf sciatique poplité externe. Et donc entraîner une paresthésie (atteinte de la sensibilité) de la jambe et du pied sous-jacents. Et ainsi de suite suivant les circonstances… 

Dégageons de ces quelques données certains préceptes :

  • un traumatisme à un endroit donné peut en entraîner d’autres à distance.
  • inversement, un problème localisé peut avoir été créé à distance.
  • enfin, ne pas négliger une banale entorse ou tendinite et toujours aller voir plus loin ce qui a pu s’y passer. 
  • rechercher l’origine de tout problème : chaussures inadaptées, problèmes morphologiques… 
  • rechercher le traumatisme primaire qui peut se révéler douloureusement à distance. Exemple : entorse de la cheville provoquant une douleur externe du genou. 

Tendinite du mollet, douleur au genou, que faire ?

Commençons par un problème existant : entorse récidivante de la cheville, douleur de genou récalcitrante aux traitements, tendinites au mollet, à la cuisse ou encore gêne à la marche (sciatique basse), etc.

Ici, et sans tarder, faites examiner cet endroit « crucial » par quelqu’un de compétent. L’ostéopathe, le kinésithérapeute du sport ou le médecin qualifié. Lui (ou elle) décidera du bien fondé de ces observations péronières. Décèlera peut-être la position inhabituelle (trop haute, trop basse ou autre) et le manque de mobilité de cette articulation. Que fait-il ensuite ? Eh bien, il essaie de tout remettre à peu près en place en mobilisant cette pièce osseuse, en maintenant le tibia de l’autre main (tout ceci se fait après certaines vérifications anatomiques ou encore radiologiques) ainsi que des manœuvres ou massages décontracturants, sur les muscles entourant cette région. 

En prévention, il faut systématiquement se faire traiter après chaque ennui, entorse, tendinite, contracture… de l’ensemble genou-jambe, cheville-pied. Encore mieux : éviter les ennuis en pratiquant des étirements. Vous devez étirer les muscles postérieurs situés derrière la cuisse, les mollets et enfin, les muscles se situant entre le cou-de-pied et la tête du péroné sur le devant et le côté externe de la jambe.

Au final, ne négligez aucune douleur au genou, surtout si elle est lancinante et s’éternise. Ensuite, ayez la puce à l’oreille dès qu’un accident quelconque du genre entorse ou craquement sinistre arrive de ce côté là… 



Parmi les 40 000 coureurs du dernier Semi-marathon de Paris, de nombreux finishers ont battu leur record. Comme Raphaël, qui nous raconte sa virée à travers Paris en fête.

Après la pluie, le beau temps. J’aurai dû courir le semi-marathon de Paris en 2020. Mais il a été annulé en dernière minute à cause de la crise sanitaire, alors naissante. Je n’ai pas pu courir e Semi de Paris 2021 reprogrammée en septembre. Me revoilà donc ce 6 mars 2022. Heureux de participer à ce plus grand semi de France, un dossard Adidas sur la poitrine.

Départ du Semi-marathon de Paris 2022.
Départ par vagues, pour le Semi de Paris. ©ASO-Morgan Bove

Semi de Paris, une belle fête 

Ciel bleu, temps frais : les conditions sont parfaites. Et la fête a été belle tout au long de ses 21 km, avec des musiciens et du public pour nous encourager. Un tel engouement fait chaud cœur en ces temps troublés !

En octobre dernier, j’avais terminé le semi de Run in Reims en 1h41’04’’. Sur ce Semi de Paris, j’ai envie de faire mieux. Objectif : passer sous les 1h40’. Arrivé dans la zone de départ, bien échauffé, je m’élance bientôt. C’est toujours un moment clé. Il faut savoir se placer mais également ne pas s’emballer. Je cherche ma cadence sur ce premier kilomètre. Le peloton est compact. Il y a ceux derrière, qui veulent passer vit, et ceux qui partent très prudemment.

Malgré la fraîcheur matinale, le corps se réchauffe assez vite. Je reste concentré, le en plus régulier possible. Écouteurs vissés aux oreilles pour être dans ma bulle, je fixe l’horizon pour avancer au tempo prévu, l’œil sur la montre. Bientôt, l’avenue de Gravelle. Un passage redouté pour son léger dénivelé. Je passe la côte sans problème, concentré. Seul hic, je ressens déjà un manque de sucre au bout de 6km. Cela me tiendra jusqu’à la fin du parcours même si les pâtes de fruits et eau sucrée vont me permettre de maintenir mon allure sans effort. Passage au 10km en 45’30’’. Nickel !

Passage sur les quais de Seine pour le Semi de Paris 2022
Du public sur les quais de Seine, pour le Semi de Paris. ©ASO-Morgan Bove

Un parcours parfait

Il faut le souligner, le parcours est idéal. S’il n’est jamais plat, il est très rythmé, dynamique. On profite de nombreuses relances. Surtout sur la deuxième partie avec beaucoup de faux plats descendants. On s’y fait plaisir, tout en étant très relâché. D’ailleurs, mon chrono s’affole avec une moyenne de 4’25km/h entre les kilomètres 10 à 17 km. Puis il remonte légèrement, notamment au niveau du passage entre le 17e et le 19e kilomètre. C’est un peu les « montagnes russes » le long des quais de Bercy, bien casse-pattes en fin de course. Mais, je sens que je peux réaliser un bon chrono.

Alors je débranche le cerveau et donne tout ce qu’il me reste sur les derniers kilomètres. Les jambes sont plus lourdes. Mais la foule massée vers l’arrivée et la perspective de terminer dope le mental. Finish line, j’y suis enfin. Le chrono est là : 1h34’27’’. Record personnel, avec plus de 6’30 de gagner en quelques mois ! Un sentiment de bien-être et de fierté m’envahit. Merci les endorphines ! Ce week-end a été parfait, le chrono mais aussi la bière et le burger  avec les copains.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à courir une course. Je n’ai désormais plus qu’une envie, accrocher un nouveau dossard dans les prochaines semaines. Et je peux déjà le dire, rendez-vous pour le Semi-marathon de Paris 2023 !

Raphaël, heureux finisher du Semi de Paris 2022.
Raphaël Gilleron, heureux finisher du Semi de Paris 2022.


Noliju, c’une marque française écoresponsable dédiée aux femmes actives capables de cumuler 3 vies en 1, ça vous parle ça non ?

Qui se cache derrière Noliju ? Norah,qui après des années comme responsable marketing pour des grandes marques de prêt à porter s’est demandée si c’était normal qu’il y ait autant de différences entre nos vêtements de sport ultra-confortables, et ceux « de ville » lookés mais souvent peu confortables au quotidien. 

Noliju, la seule limite c’est vous 

A la suite de ce constat, Noliju est né. Noliju pour NO Limits Just U. Donc, pas de limite. Dans le sport, dans les performances. Mais pas de limite non plus dans l’esthétisme. En effet, ce n’est pas parce qu’on fait du sport qu’on ne peut pas être jolie aussi. En somme, la seule limite c’est nous-même ! Alors soyons belle et sportive au quotidien. 

Et c’est le pari qu’a réussi la marque. Ecoresponsable pourquoi ?

Les produits et matières premières sont issues de pays d’Europe. Chaque pièce est faite avec des tissus recyclés et non toxiques. Et elles sont à usages multiples : sport, travail, famille…. Enfin, Noliju s’inscrit dans le mouvement slow fashion avec un système de préventes. Cela permet d’éviter les surstocks, avec une mise en œuvre de la fabrication en fonction de la demande. 

Ensemble Arthur, ultra-confort 

Et le look alors ? Nous avons testé l’ensemble Arthur. 

Le confort de ce legging Noliju est top. Il monte haut sur le ventre et ne glisse pas. La texture est épaisse et donc non transparente et d’une douceur incroyable.

Dans la ceinture haute (sans système serrage par un cordon) parfaitement ajustée, se cache une petite poche bien pratique pour mettre une clé mais trop petite pour un téléphone.

La brassière débardeur est à la hauteur du legging. L’imprimé est très réussi. On peut d’ailleurs la porter aussi tous les jours. Les bretelles croisées dans le dos apportent tout le maintien nécessaire pour la pratique de la course à pied. Mais cela est valable aussi pour plein d’autres sports. Yoga, fitness, et même le tennis !

Les matières sélectionnées sont très confortables, respirantes avec des détails et finitions issues de l’univers de la mode. 

C’est ce mélange qui est totalement différenciant par rapport aux autres marques de running. En somme, je suis convaincue par Noliju !



Figure de la communauté running, l’artiste Vincent Dogna peint depuis douze ans sa passion pour la course à pied. A son actif, 35 marathons et plus d’une centaine de toiles toutes en émotions. Rencontre. 

« La course à pied est ma source d’inspiration, la peinture mon mode d’expiration », voilà le mantra de Vincent Dogna. Courir et peindre, et vice et versa. Ses deux passions sont intimement mêlées. Ce que l’artiste fixe sur la toile, c’est ce que le coureur ressent. Le sentiment de « déjà vu » est troublant. Regarder sa peinture, c’est replonger dans ses propres souvenirs, revivre une émotion enfouie. Sa quête artistique est dans ce partage : « Le plus beau compliment, c’est me dire : vous êtes coureur, cela se ressent », confie l’artiste, que la course à pied a révélé. 

Vincent Dogna sur l'une de ses nombreuses expositions
Vincent Dogna sur l’une de ses nombreuses expositions.

Objectif 42 marathons

Après ses études d’art – trois ans à l’Ecole supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, puis deux ans aux Métiers d’arts du Hainaut en Belgique – Vincent Dogna, tente de percer dans la veine surréaliste. Faute de succès, il passe à autre chose, il faut bien payer les factures… A la trentaine, il devient graphiste puis directeur artistique.

A l’époque, son quotidien n’a rien de sain. « Dans les années 80, je tournais à deux paquets de cigarettes par jour. J’étais tout sauf sportif. Et puis un jour, j’ai voulu arrêter de fumer. C’est comme cela que je me suis mis à la course à pied, entraîné par un copain. Mon premier dossard, c’était le Cross du Figaro, en 1992. 6 km et j’ai cru ne jamais y arriver. Au final, j’ai été applaudi comme si j’étais le premier. J’ai adoré l’ambiance. » 

Le voilà donc piqué. S’enchaînent 10 km, semis, puis marathons. Paris en 1995 fut son premier. Il ira courir et découvrir le monde au pas de course : New York, Athènes ou encore Prague, son marathon record (3h16’ en 2004). A ce jour, 35 marathons bouclés mais un objectif affiché à 42 « pour la symbolique du nombre », précise le sportif de 57 ans. 

42,195 km, série Splash.

Peindre pour courir par procuration 

Et la peinture alors ? On y revient. En 2006, le marathonien vit une série noire : sur-entraînement, pubalgie, entorse à répétition…. Blessé, frustré de ne plus pouvoir cavaler, il ressort son chevalet. « Je n’avais pas touché les pinceaux depuis 20 ans ! J’ai décidé de peindre des coureurs pour vivre ma passion par procuration parce que courir me manquait », explique-t-il. Son geste fondateur : une ligne bleue jetée sur une toile vierge. Cette ligne, fil d’Ariane guidant le coureur pendant 42 kilomètres sera sa « muse ». L’artiste en (re)devenir file la métaphore : « C’est la trajectoire idéale, celle que l’on aimerait tous suivre au plus près pendant 42.195 km comme dans la vie ». Elle lui portera chance et inspirera une première série de toiles. Touche par touche, soir après soir, en rentrant du boulot, Vincent peint ses émotions au milieu du salon familial. Des natures mortes représentant des moments clés de la vie d’un coureur, ou des scènes de course, inspirées de photos prises sur le vif. 

Au bout de deux ans, encouragé par son entourage, le père de famille dévoile son travail hors ses murs. Et cela démarre fort. Au culot, en 2009, il décroche une première exposition au Ministère de la Jeunesse et des sports. L’année suivante, son tableau « Blue line », sa « Joconde », sera sélectionnée au salon des artistes français du Grand Palais. Belle mise en lumière ! 

Vincent Dogna, en train de peindre son tableau à l'effigie du prochain Marathon de Nantes.
Vincent Dogna, en train de peindre son tableau à l’effigie du prochain Marathon de Nantes.

Vincent Dogna expose sur les courses

Dans la foulée, il tient son premier « stand » sur les Foulées de la Butte Montmartre. A deux pas de la place du Tertre et de ses peintres. Un signe ! Enthousiasmé par ses premières ventes, il quitte son job pour se consacrer à sa peinture. Depuis douze ans, il enchaîne sans relâche les expositions : 170 à ce jour, du Stade de France à Commission Européenne. Avoir fait rentrer le running dans cette institution est source de fierté.

En parallèle, il multiplie les stands sur les courses afin de vendre ses œuvres, toiles originales, tirages d’art signés, broches ou encore t-shirts à l’effigie de son « 42.195 km ». Vannes, Nice-Cannes, Laval, Deauville, Le Beaujolais, Metz, Paris mais aussi Genève, Prague, Trévise, Madrid ou encore Barcelone…. Ave ses tableaux bien empaquetés dans sa voiture, ce passionné a cumulé près de 200 000 kilomètres pour exposer une centaine d’œuvres regroupées sur son site www.ARTandRUN.com. Des « Dogna » sont ainsi accrochés chez des sportifs amateurs d’art en Grèce, à New York, au Canada ou encore au Kazakhstan ! Après deux années blanches, Covid oblige, on retrouvera avec plaisir Vincent Dogna sur les « villages » des courses ce printemps. L’artiste sera du 31 mars au 2 avril, sur le salon du marathon de Paris, Run Expérience, puis sur le Marathon de Nantes, sur le Marathon de la Loire ainsi qu’au Marathon du Luxembourg.



40 000 coureurs ont participé à la 30e édition du Semi de Paris ce dimanche 6 mars. Une belle fête dans les rues de la capitale pour ce plus grand semi-marathon de France.

Temps frais et sec : des conditions idéales pour ce semi de Paris 2022. Après une édition automnale exceptionnelle en septembre dernier, le plus grand semi de France a retrouvé sa date printanière habituelle. La 30e édition s’est courue ce 6 mars, un mois pile avant le prochain Marathon de Paris. Parmi les 40 000 inscrits, deux tiers du peloton courait l’épreuve pour la première fois. Les femmes représentent 36% du peloton, un pourcentage qui ne cesse d’augmenter.

Prise de la Bastille

A partir de 8h du matin, les coureurs se sont élancés en plusieurs vagues depuis le Pont de Sully sur l’île Saint-Louis. Le cortège a défilé dans les rues de la capitale dans une ambiance rythmée. Rue Rivoli, Hôtel de Ville, Quais de Seine, Bibliothèque François Mitterrand, bois de Vincennes : il y a avait du public pour applaudir les coureurs. Le final s’est joué en fanfare, au cœur de la place historique de la Bastille.

Des temps rapides sur ce Semi de Paris

Les derniers n’étaient pas encore partis que l’on célébrait les vainqueurs de cette 30e édition ensoleillée. 

En tête, une razzia kenyane. Au kilomètre 8,  Boniface Kibiwott a accéléré avant de s’échapper seul sur les 5 derniers kilomètres. Il s’impose en 1h00’52’’. Ses compatriotes Vincent Yegon en 1h01’18’’ et Benard Kimelli en 1h01’23’’ complètent le podium. .Le premier français, Benjamin Choquert termine 7e en 1h03’38’’.

Chez les femmes, la victoire s’est jouée au sprint. C’est l’Ethiopienne Nigsti Haftu qui remporte la course en 1h07’37’’ devant la Kenyane Joyce Tele dans le même chrono. Le podium est complété par une autre kenyane Brillian Kipkoech en 1h09’18’’. La Française Margaux Sieracki, qui s’alignait pour la première fois sur la distance, termine 6e en 1h11’01’’.

L’athlète handi fauteuil Damien Appéré est lui devenu le nouveau champion de France de semi Handisport en 1h01’54’’ d’effort.
Tous les résultats ICI.



Travailler sa VMA, on peut le faire a priori jusqu’à 70 ans, mais pas de la même façon. Plus les années passent, plus la prudence est de mise. Voici quatre séances en adéquation avec chaque tranche d’âge pour améliorer ou entretenir votre VMA, tout en évitant de vous blesser.

A moins de débuter le sport après 40 ans, on s’aperçoit que bien souvent après cet âge, ce n’est pas le souffle qui manque, mais les facultés de récupération qui s’amoindrissent et la carrosserie qui se fragilise. Jusqu’à 45 ans, ces changements ne se font qu’à bas bruit. En effet, nombre d’athlètes réussissent à garder le même niveau de performance malgré leur nouveau statut de « master ». C’est après 45 ans qu’il devient plus risqué de s’astreindre à de fastidieuses répétitions sur une piste d’athlétisme. Et ce encore plus lorsqu’on n’y a jamais mis les pieds. Heureusement, il est tout à fait possible d’améliorer votre VMA en vous entraînant en pleine nature, en côte ou en séances de « vite-lent-vite ».

4 types de séances VMA « spécial masters »

Toutes les séances présentées ici devront être précédées d’un footing d’échauffement d’au minimum 20 minutes, et suivies d’un retour au calme d’environ 10 minutes.

Pour les – de 45 ans : la séance sur piste

Jusqu’à cet âge, vous pouvez encore quasiment tout vous permettre. Et notamment courir sur la surface exigeante d’une piste d’athlétisme. Pour accéder à cet équipement, il est souvent nécessaire d’être membre d’un club d’athlétisme, de triathlon ou d’une association de coureurs sur route. Cela permet en plus de bénéficier des conseils d’un entraîneur et de l’émulation d’un groupe. Vous y ferez aussi bien des séances de VMA courte (séries de 200 m, 300 m, 400 m, etc. ou pyramides) que de VMA longue (800 m, 1000 m, etc. ou pyramides) toujours en soignant les récup qui doivent être actives (en footing).

De 45 à 50 ans : VMA courte sur piste et VMA longue en nature

Après 45 ans, il faut être extrêmement prudent lorsqu’on programme des séances sur piste. On recommande de les limiter à une seule par semaine. En plus du sol, c’est l’ambiance du lieu qui est redoutable, car le chrono est intraitable. Avec ses distances mesurées au centimètre, vous ne pouvez pas tricher, le couperet tombe à chaque répétition. Il y a aussi la pression du groupe, bien souvent présent lorsqu’on est sur un stade, et qui vous pousse dans vos derniers retranchements. Cette ambiance peut vous faire dépasser vos limites et vous conduire à la blessure, surtout après 45 ans. Se produit ainsi l’effet inverse à celui que vous recherchez, à savoir la progression ou tout au moins le maintien de vos performances.

A moins de débuter, il est en effet rare que vos performances s’améliorent significativement après 45 ans. C’est plutôt une lente régression que vous observez au fil des années qui passent. A vous de la freiner au maximum. Pour éviter les arrêts très préjudiciables générés par les blessures, limitez vos séances hebdomadaires à de la VMA courte. Vous profiterez ainsi de la qualité de l’infrastructure pour aller vite, tout en limitant la durée des sessions donc le nombre de chocs au sol. Pour la VMA longue, préférez un bon chemin stabilisé en nature, où vous pourrez travailler à l’aide d’un cardio-GPS ou aux sensations, en vous libérant ainsi du stress du chrono et en étant plus à l’écoute des signaux d’alerte de votre organisme.

De 50 à 60 ans : la séance de « vite-lent-vite » en nature 

C’est la séance de base pour travailler sa VMA en minimisant les traumatismes. Il s’agit d’alterner des sessions de 30s courues vite, et des récupérations également de 30s courues lentement. Vous pourrez ainsi effectuer plusieurs séries de 6 à 8 intervalles de 30s-30s, entrecoupées de footings de récupération d’environ 2 mn. Au début, on peut les écourter à 20s, puis cela peut évoluer vers des 40s, 45s, voire 1mn. Le plus simple, c’est d’utiliser la fonction « compte-à-rebours » de votre montre chrono en la faisant sonner par exemple toutes les 30 secondes (à régler selon la périodicité choisie).

A votre âge, l’essentiel de la réussite tient en plusieurs facteurs… D’abord il faut courir vite mais relâché, en étant en effort sous maximal, c’est-à-dire en étant capable de trottiner activement entre chaque portion rapide. Ensuite, il vous faut organiser cette séance dans un lieu et sur un sol où vous ne risquez pas d’être gêné par quelqu’un ou quelque chose. Et où vous pouvez travailler vos appuis au sol sans souci d’entorse. Les pelouses des terrains de grands jeux sont par exemple très pratique. On peut y accélérer en aller-retour en récupérant à chaque extrémité. Ce type d’entraînement sera à réaliser en alternance avec la séance n°4. En conservant toujours au minimum un jour de repos et un footing léger entre 2 sessions de fractionné.

Pour les plus de 60 ans : la séance de côtes

Au niveau cardiovasculaire, si vous vous êtes bien entretenu, vous pouvez encore être performant. Par contre, niveau carrosserie, vous devenez de plus en plus fragile. Les contractures, élongations, et autres pépins musculaires ou tendineux vous guettent à chaque foulée trop ample. Pour continuer à faire monter les pulsations et travailler votre VO²max, rien de tel que les répétitions de côtes courtes de 45s à 1mn30s, avec récupération en redescendant à votre point de départ en trottinant. Malgré l’intensité élevée de la séance, vous limitez au maximum les traumatismes des chocs au sol. Attention à votre choix de chaussures pour ces séances. Fuyez le drop zéro qui risque de vous « exploser » les mollets. Un drop de 6mm est un minimum, et vous aurez confort maximum à partir d’un drop de 8 mm.



Le petit déjeuner matérialise la fin du « jeûne » nocturne et constitue la meilleure manière de préparer sa journée d’activité. On vous explique son rôle et ce qu’il faut privilégier.

La première mission du petit déjeuner est de réhydrater. L’eau est indispensable à toutes les réactions chimiques dans l’organisme. Et de fait, la nuit, les ressources en eau s’épuisent. Par ailleurs, les pertes en eau sont continues durant le sommeil (sudation, respiration, urée…). Elles contribuent à cette diminution du niveau d’hydratation. La nécessité de prendre une boisson au petit déjeuner est donc largement justifiée.

L’autre mission du petit déjeuner est de re-sucrer. Mais si vous ne vous êtes pas « affamé » la veille, il n’y a pas péril en la demeure. Vous devez avant tout renouveler le petit stock de sucres du foie. Car c’est lui qui va réguler votre glycémie tout au long de la matinée et parer à la fringale de 11 heures. Le matin au réveil, l’organisme poursuit sa mobilisation des graisses dans la continuité de son activité nocturne. Cela assure une certaine autonomie… et est plutôt sain. Il est judicieux de préserver ce mode de fonctionnement en mangeant un produit céréalier à index glycémique bas (céréales complètes, pain intégral…). Il faut au contraire éviter le très sucré, qui interrompt l’utilisation des graisses corporelles.

Le saviez-vous ? L’index glycémique constitue un classement des aliments en fonction de la vitesse du resucrage. Il faut éviter le resucrage trop brusque (index glycémiques élevé) et privilégier le resucrage modéré mais continu (index glycémique bas).

Quels aliments pour un bon petit déjeuner au quotidien ?

Le petit déjeuner recharge l’organisme en micronutriments « essentiels ». On pense en premier au lieu au calcium, minéral essentiel. Les besoins en calcium sont élevés et continus tout au long de la journée. La meilleure stratégie, si l’on ne veut pas puiser à un moment ou un autre dans la réserve osseuse, est donc de prévoir un approvisionnement élevé et continu, c’est-à-dire à chaque repas à commencer par le petit-déjeuner. Les produits laitiers occupent à ce titre une place importante.

Autre recharge importante fournit par le petit dej’, la vitamine C, enzyme essentielle. Elle catalyse de nombreuses réactions chimiques dans l’organisme. On retiendra qu’il s’agit d’un puissant antioxydant qui protège notre organisme contre les agressions. Il n’y a pas de forme de stockage de la vitamine C dans l’organisme. Il s’approvisionne donc en continu via notre alimentation. D’où l’importance de démarrer la journée par une source de vitamine C : agrume frais, agrume pressé, 100% pur jus d’agrume.

Dernière famille importante, les protéines. Elles permettent de s’approvisionner en précieux acides aminés essentiels que l’organisme ne sait pas fabriquer. Et qui servent à la fabrication des protéines humaines, à la fois structurales (peau, muscles…) et fonctionnelles (hormones…). Le petit déjeuner doit participer, comme les autres repas, à couvrir les importants besoins quotidiens du sportif : 1,2 à 1,5 g de protéines par kilo de poids corporel par jour via des sources de protéines animales (produits laitiers, œufs, jambon) et végétales (soja, céréales, etc.). On pourrait aussi ajouter à cette liste les acides gras essentiels des végétaux gras (fruits et graines oléagineuses), les CLA et acides butyrique du beurre frais.

Petit déjeuner continental ou anglo-saxon ?

Le petit-déjeuner continental est un déjeuner de type « sucré » comprenant : 1 boisson chaude sucrée, 1 produit laitier, 1 produit céréalier (baguette, céréales, viennoiseries), 1 produit sucré (confiture, miel) ou gras-sucré (Nutella), 1 produit gras (beurre, margarine) 1 fruit ou jus de fruit. Ses avantages : apport d’énergie rapide, digeste, adapté avant une activité sportive. Ses inconvénients : très sucré, moins satiétogène sur la durée, contradictoire avec l’utilisation des graisses corporelles.

Le petit-déjeuner anglo-saxon est un déjeuner de type « salé » comprenant : 1 boisson chaude sucrée, 1 produit céréalier, 1 produit protéiné (œufs, bacon, saucisses, fromage…), des légumes frais (champignons, tomates cuites, pommes de terre…) ou secs (haricots blancs), 1 fruit ou jus de fruit. Ses avantages : très complet et davantage satiétogène (grâce aux protéines), moins sucré, non contradictoire avec l’utilisation des graisses corporelles, permet de correspondre aux objectifs de 5 fruits et légumes par jour. Ses inconvénients : potentiellement plus gras (en fonction des choix d’aliments et modes de cuisson) donc  nécessite de faire davantage attention aux autres repas de la journée, moins digeste avant une activité sportive, présence moins évidente d’un produit laitier.

Au final… Pour une alimentation au long cours, l’avantage semble donc se diriger vers le petit-déjeuner à l’anglo-saxonne, mais dans sa version light (ou d’un mix type « brunch »), davantage satiétogène et complet nutritionnellement. En revanche, le déjeuner continental est plus digeste et mieux adapté avant une activité sportive.

Quel petit déjeuner le jour d’une compétition ?


Ce dernier repas avant votre compétition est important. Prenez-le au moins 3h avant le départ de votre compétition. Attention à ne pas manger trop lourd le matin de votre course, sinon toute votre énergie risque d’être mobilisée pour la digestion. Comme nous l’avons vu, le petit déjeuner ne sert pas à remplir les muscles de carburant mais le foie, dont les réserves ont été vidées durant le jeûne nocturne. En ce qui concerne les muscles, vous avez déjà fait le « plein » la veille et les jours qui précédent, après chaque entraînement. Quelques tartines de pain grillé avec un peu de confiture, un thé ou café avec une pointe de miel et un demi-verre de jus de pomme soigneusement dilué avec de l’eau suffisent.



Denis Clerc, alias Zinzin Reporter, journaliste à France 3 Occitanie, filme ses ultra-trails depuis quinze ans. En 2022, ce passionné bien inspiré se lance dans une nouvelle grande aventure en organisant le premier Zinzin Ultra-trail au cœur du parc national des Cévennes. 

« Raconter des histoires à dormir debout », c’est la devise de Zinzin Reporter. Marathon des Sables, Diagonale des Fous, TransMartinique, 6000D, ultras à Madagascar ou en Nouvelle Calédonie ; ce trailer filme ses ultras-trails pour les partager. Derrière la caméra, Denis Clerc, journaliste sportif à France 3 Occitanie. Avec 3 millions de vues sur Youtube, 25 000 abonnés sur Facebook et 10 000 abonnés sur Instagram ; Zinzin Reporter est une figure du trail/running. C’est aussi un pionnier. Car Denis Clerc, 57 ans, partage ainsi ses reportages depuis 2007. Une autre ère… celle d’avant les GoPro et les réseaux sociaux. 

Reportages télévisés

« Au début des années 2000, pour faire un reportage sur une course, il fallait être accompagné d’un caméraman trimballant une caméra de 12 kilos. Les images se résumaient aux premiers filmés aux ravitaillements facilement accessibles. Nous n’avions aucune image des coureurs en action sur les sentiers. Cela ne rendait pas la course vivante ! » raconte le journaliste.

« Un jour, mon ami Ludovic Trabuchet, journaliste au Midi-Libre, m’a filmé lors d’une sortie avec un petit appareil photo en mode vidéo. C’est ce qui m’a donné envie de le faire en course. A l’époque, cela ne s’était jamais fait. C’était parfois flou mais au moins, c’était un témoignage vivant. Mon reportage de 6 minutes pour France 3 sur les Templiers, qui était alors mon premier trail, a d’ailleurs reçu le Micro d’or ».

En 2009, Denis se filme sur l’UTMB, son premier ultra-trail. Et son reportage de 26 minutes sera également diffusé à la télévision. En 2014, à 50 ans, il crée sa chaîne sur la nouvelle plateforme Youtube, son site internet Zinzin Reporter et sa page Facebook dans la foulée. Puis il enchaîne les courses, bientôt équipé d’une GoPro tenue à bout de bras. Ses reportages bien ficelés – c’est son métier – plongent au cœur des courses et fourmillent d’informations. Denis, le trailer s’y efface derrière Denis, le reporter. « Depuis le début, je fais cela pour m’amuser à côté de mon boulot, sur mon temps libre. On me reconnaît souvent sur les courses, et l’on me remercie, cela fait plaisir ! »

Du marathon aux ultras-trails 

Coureur pourtant, ce père de famille ne l’a pas toujours été. Ancien footballeur, il nourrissait même une aversion pour la course sans ballon rond. Puis à l’aube de la quarantaine, son ami Ludovic Trabuchet le met au défi de courir le Marathon de Paris. Denis termine ainsi son premier 42 km à 42 ans, en 3h01. La même année, il enchaîne avec Berlin en 2h59’.

Très vite, ce Haut-Savoyard d’origine est rattrapé par son amour pour la montagne. Il découvre l’ultra-trail. Au total, Denis en a couru une trentaine à travers le monde. Dans le lot, quelques courses à part. Comme la Diagonale des Fous, bouclée quatre fois. Ou encore le Tor des Géants (330 km à travers la vallée d’Aoste) terminé 100e sur 800 finishers. 

Car ce reporter est aussi bon compétiteur. « Il m’arrive parfois de ralentir pour faire un focus sur un personnage que j’imagine au cœur de mon film. Tout cela se fait au feeling, sur l’instant. Mais même si jai ma caméra, l’idée c’est d’aller le plus vite possible », explique-t-il.

Souvent classé dans sa catégorie, Denis a même gagné un ultra. Une victoire improbable ! « J’ai été le premier et le dernier vainqueur de la Pyréanica, près de Font Romeu. Il y avait 17 partants, tous affûtés comme Kilian Jornet. La météo était très mauvaise, avec beaucoup de neige. Au bout de 10h, nous n’étions plus que cinq en course, et trois devant. Nous sommes arrivés ensemble. Comme au niveau alphabétique j’étais le premier, j’ai gagné cette course tellement mal organisée qu’il n’y a pas eu de deuxième édition !» s’amuse ainsi Zinzin reporter. Une anecdote qui fait bien rire les copains.

Zinzin Reporter
ZinZin Reporter lance un ultra-trail dans les Cévennes.

Un grand tour du Causse Méjéan 

Les copains justement, on y vient. Avec deux amis ultra-traileurs, Ludovic Trabuchet, déjà cité, et Pierre Toussaint, organisateur du Trail des Avens, Denis organise un ultra-trail cette année. Le nom est tout trouvé : Zinzin Ultra-Trail ou « ZUT ». Un acronyme accrocheur et un sacré décor, les Cévennes. Plus précisément, le Causse Méjéan. Ce vaste plateau calcaire de Lozère, département le moins peuplé de France, évoque les steppes mongoles. Les gorges de la Jonte et du Tarn seront deux temps forts de ce tour en 160 km depuis Florac, siège du Parc National des Cévennes, partenaire de l’évènement. « Malheureusement, la première édition est prévue en même temps qu’une course de la région que j’adore, le Trail du Mont Aigoual. Nous n’avons pas eu le choix. En fonction de la nidification des vautours-moines et des espèces de fleurs protégées du parc, il n’y avait que deux possibilités, ce premier week-end de juillet, ou le même week-end que les Templiers en octobre, ce qui n’aurait pas eu de sens. », explique Denis Clerc.

Zinzin reporter mais pas fou

Hasard de calendrier, Les Templiers lancent aussi un nouvel ultra dans les Cévennes ce printemps, le Tarn Valley Trail. Zinzin Reporter, blessé au ménisque depuis novembre, compte bien y aller s’il est sur pied. « Ce n’est pas parce que je vais être organisateur d’un ultra-trail que je me vais me priver d’aller courir et faire des reportages sur les courses qui me plaisent ! », insiste le trailer-reporter. 

Mais au fait, pourquoi « zinzin » ? « Cela vient de mon métier. En 2000, je couvrais les championnats d’Europe de handball, en Croatie. Je suivais l’équipe de France qui enchaînait les victoires. Ma rédaction m’avait demandé plusieurs sujets pour les JT télévisés. Je travaillais beaucoup, de 8h jusqu’à plus de 4h du matin. Un jour, mon caméraman m’a dit ‘mais c’est fou, tu n’es jamais fatigué, tu es zinzin toi… Un zinzin reporter !’ Ce surnom m’a amusé car j’ai toujours été un fan de Tintin. Ce sont ses voyages extraordinaires qui m’ont donné envie de devenir journaliste ».

La boucle est bouclée avec ce Zinzin Reporter qui nous inspire à son tour, d’aventure en aventure.



Pas simple de concilier pratique sportive et règles. Certaines femmes ne ressentent aucune gêne pendant cette période menstruelle, d’autres souffrent de nausées, de troubles digestifs ou de maux de tête. Tour de la question.

Faut-il stopper sa pratique sportive en période de règles, même si elles sont peu abondantes et peu douloureuses ? 

C’est bien essayé mais ça ne marche pas ! Le mot d’excuse « je ne peux pas, je suis indisposée » – pour échapper aux séances de sport n’est pas recevable. Aucune raison médicale ne contre-indique la pratique d’une activité sportive pendant la période des règles. Au contraire, au bout d’une demi-heure d’activité, grâce à la sécrétion de nos précieuses endorphines, les petites douleurs de règles disparaissent. Un entraînement régulier permettra d’élever le seuil de sensibilité à la douleur et de rendre les règles moins pénibles.

Est-on moins performante quand on a ses règles ?

Eh bien non ! De nombreuses études le prouvent, et depuis longtemps. Sauf dans les cas de règles très douloureuses et abondantes pouvant générer un risque d’anémie et de fatigue. Une chercheuse américaine a même récemment travaillé avec les footballeuses de l’équipe américaine (dont la fameuse Megan Rapinoe) afin d’intégrer leurs règles au cœur de leurs programmes d’entrainement. Elle a créée une application FitrCoach permettant de suivre son cycle et d’adapter son entrainement et son alimentation en fonction de son cycle. Une belle idée ! Côté compétition, beaucoup de femmes reconnaissent aussi avoir battu leur record en course pendant leurs règles. Le corps possède donc une sacrée capacité d’adaptation !

Est-ce que le sport intensif peut faire disparaître les règles ?

Oui. Et c’est même très fréquent dans le sport de haut niveau. Il faut savoir que la régulation des règles se fait en grande partie via l’hypophyse. Cette glande prend en compte un très grand nombre de facteurs internes et externes comme le niveau de fatigue, le stress ou encore l’état des réserves en graisses. Or la coureuse assidue, qui s’entraîne 3 ou 4 fois par semaine dépense parfois plus de calories que son alimentation lui en apporte. Elle perd alors de la masse grasse. Les œstrogènes responsables de l’arrivée des règles sous commande de l’hypophyse sont fabriquées en partie dans les tissus gras. Ils ne sont alors plus présents en quantité suffisante dans le corps pour provoquer l’apparition du cycle. En fonction des femmes, de l’intensité de leur entraînement et de leur nutrition, ce phénomène peut conduire à une diminution très importante du flux des règles, voire à sa disparition totale.  

Enchaîner deux plaquettes de pilule pour décaler mes règles si j’ai une compétition, c’est une bonne option ? 

Oui et non. Oui de manière très exceptionnelle. Non de manière systématique car perturber sans cesse les cycles de fabrication naturelle des hormones est fortement déconseillé. Cela aura potentiellement une incidence sur la fécondité. En période de grande compétition ou pour une épreuve particulière, on peut effectivement adopter cette solution. Mais dans le cas de compétions fréquentes, il est alors conseillé de s’orienter vers d’autres moyens de contraception. Pensez au stérilet, très faiblement dosé en progestérone. Il diminue en effet considérablement les flux de règles. Et le stérilet est maintenant parfaitement adapté aux jeunes filles qui n’ont pas eu d’enfants.

Que pratiquer avant les règles si le syndrome prémenstruel me met à plat ?

Un sport doux comme la marche active améliorera les symptômes et activera la circulation sanguine. Les étirements lombaires avec une grande respiration abdominale peuvent aussi soulager. On peut par exemple s’allonger sur le côté et remonter ses genoux vers son buste pour que ses cuisses forment un angle droit avec le dos. Cette posture permet de repositionner l’utérus.

Si on a mal au ventre et que l’on se sent ballonnée, on peut aussi faire du vélo ou de la natation. Ces deux sports ne sollicitent pas le poids du corps. Ainsi, les symptômes les plus couramment décrits pendant cette période prémenstruelle arrivent généralement  2 à 7 jours avant les règles. Bien sûr, c’est alors à chaque femme d’adapter le sport qui lui fera le plus de bien. Physiquement mais aussi émotionnellement. Cela pourra être « chips-canapé » mais il faudra alors mettre le turbo quand les symptômes seront passés…  

Serviette hygiénique ou tampon pendant le sport ?

C’est une vraie problématique pour la sportive. La solution la plus adaptée, c’est le tampon. Mais attention, une mise en garde importante : le tampon reste un facteur de risque très important dans la survenue du syndrome de choc toxique. Et ce d’autant plus si ce tampon est porté plus de 4h. Il convient de privilégier des tampons adaptés à son flux habituel et si possible fabriqués à base de coton et de matières absorbantes biologiques non blanchies au chlore. Et la serviette hygiénique ? Elle est peu adaptée pour une course de plus de 20 minutes car elle va très vite générer des frottements, donc des irritations, voire même des brulures…

Y-a-t-il d’autres solutions ‘anti-pollution’ pour faire du sport pendant ses règles ? 

Oui, il y a la cup ou coupe menstruelle. Elle est bien tolérée et adaptée pour la pratique du sport pendant les règles. Il s’agit d’une coupe en silicone chirurgicale en forme d’entonnoir et que l’on insère dans le vagin pour recueillir le sang. Son utilisation est simple. A condition d’impérativement la vider et la nettoyer pour la remettre toutes les 4 heures. Attention, comme pour les tampons, ne jamais dépasser 4 à 6 h d’utilisation sans l’enlever, la vider et la nettoyer consciencieusement. Pour la stériliser entre 2 cycles, il suffit de la faire bouillir dans l’eau.

Autre option, la culotte lavable, récemment débarquée sur le marché français. Elle peut se décliner sous la forme de culotte, de string ou boxer. Elle ressemble à un sous-vêtement classique mais elle absorbe l’équivalent de deux tampons. L’astuce tient dans plusieurs microcouches de tissus cousues dans l’entrejambe. Facile d’entretien, après l’avoir rincée à l’eau froide il suffit de la passer au lave-linge. Il faut juste prévoir d’en avoir au moins 2 ou 3 pour les changer et avoir le temps de les laver.



Un coup de coeur pour cette panoplie féminine Odlo Run Easy Warm. Tout confort, légère, douillette, respirante et ajustable !

C’est encore l’hiver. Matin et soir, les températures sont fraîches pour sortir courir. Mais pas d’excuse pour zapper ses entraînements avec cette panoplie Run Easy warm d’Odlo ! Cette marque norvégienne existe depuis plus de 75 ans. Elle s’est taillée une solide réputation dans ce qu’on appelle les premières couches. Comprenez, les textiles techniques chauds, respirants que l’on porte à même la peau.

Haut Run Easy Warm, col ajustable et doublure en polaire respirante

Le haut manches longues Run Easy Warm (60 euros) possède une doublure surprenante de douceur. Nous l’avons testé en noir-gris, mais il existe aussi en rouge-cerise ou bleu turquoise. Sa spécificité repose sur un col cheminée ajustable. Il possède aussi des passe-pouces aux poignets.

Haut Run Easy Warm d'Oldo
Haut Run Easy Warm d’Odlo.

Ce haut cache bien son jeu. A l’intérieur, il contient une multitude de microalvéoles polaires. Cela explique sa douceur et sa chaleur, mais aussi son côté respirant. Car ces alvéoles polaires permettent d’évacuer facilement l’humidité liée à la transpiration. Pas d’effet cocotte minute ou sauna ! Autre bonus constaté : pas d’odeur de transpiration résiduelle. Et ce, malgré une composition à 96% à base de polyester (recyclé) et d’élasthanne.

Il se porte de 3 manières : à même la peau, sans veste pour un confort optimal à 10°C et sans vent. A même la peau avec une veste technique par-dessus, sous 10°C et en cas de vent. Ou avec un t-shirt technique moulant dessous et une veste par-dessus. C’est la fameuse solution « superposable » en cas de grand froid et de vent.

Et la couleur ? Toute en sobriété. Le coloris noir comportedes zones chinées en gris. On les retrouve aussi sur le côté du legging. C’est du coup un haut passe partout. D’autant que son col montant peut servir de foulard, ou de masque protecteur contre le froid et le vent, en le remontant jusqu’au nez. Grâce son cordon, on peut en effet le serrer et l’ajuster ainsi de manière précise.

On note également la présence de signes réfléchissants la lumière. Ce qui nous a manqué ? Une mini poche à l’arrière ou sur le coté. Juste pour y glisser une clé, un mouchoir, un stick à lèvre ou un masque.

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Un legging doux et chaud

Le legging Run Easy Warm (80 euros) est lui aussi tout doux, léger et chaud. A l’usage, il monte haut et ne glisse pas. Cela évite la désagréable sensation du bas du dos ou du nombril à l’air !

Collant Run Easy Warm Odlo
Collant Run Easy Warm Odlo

N’avez-vous jamais passé toute une sortie running à rentrer votre haut dans le bas, pour éviter que l’air ne passe ? Ici, ce n’est pas le cas. Car le haut associé possède une coupe longue et droite qui protège les reins. Mais surtout le legging à taille haute est agrémenté d’un cordon de serrage pour s’adapter parfaitement à toutes nos morphologies de ventre.

Le contact du legging sur la peau est très doux. On retrouve la sensation de douceur et de légèreté à partir du genou et sur tout le mollet, avec les fameuses microalvéoles polaires.

Là encore, une excellente isolation thermique et une gestion de l’humidité optimale. Pas de crainte d’avoir trop chaud lors de la pratique sportive au grand froid !

Le plus : deux poches plaquées de chaque coté des jambes. Cela évite ainsi le cliquetis de la clé contre les pièces de monnaie. On apprécie aussi les marquages lumineux à l’arrière des mollets. Et la petite poche supplémentaire dans le haut de la ceinture à l’avant, coté ventre. L’une des poches latérales aurait toutefois pu posséder une petite fermeture pour sécuriser le contenu.

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Le marathon de la Baie du Mont Saint-Michel ainsi que les courses composant le Run In Mont Saint-Michel prévus 21 au 22 mai 2022 sont annulés.

Run in Marseille est déjà passée à la trappe cette année. C’est donc au tour de Run in Mont-Saint-Michel. L’évènement, prévu du 21 au 22 mai est annulé. Pour l’organisateur, Amaury Sport Organisation, la pérennité de ce Run In normand passait par un développement du nombre de participants. Et ce grâce à l’ajout de courses complémentaires de l’historique marathon. Ces dernières années, en plus du traditionnel marathon-duo, un semi, un 10 km, et un trail de 56 km sont venus gonfler les rangs.

Trop peu d’engagés sur Run in Mont-Saint-Michel

Mais la crise sanitaire a mis un coup d’arrêt à cet élan. Ainsi, l’édition 2022 de ce Run in Mont-Saint-Michel « n’aurait pas permis d’atteindre le nombre de participants nécessaire au maintien durable de l’épreuve », précise le communiqué de presse.


De son côté, le Département de la Manche, partenaire local, constate que l’évènement peinait à décoller. « Il s’est développé auprès d’un public local et régional de proximité. Mais sans parvenir à attirer des participants venant de régions françaises plus éloignées voire d’autres pays. Cette volonté, liée à son souhait de développement de l’attractivité territoriale, ne s’est pas matérialisée à la hauteur des espérances« , indique également le communiqué. Le département se désengage de ce Run in Mont Saint-Michel en accord avec A.S.O. L’organisation procédera prochainement au remboursement des inscrits. On doute, à cette annonce, que ce beau marathon courant du port de la Houle à Cancale au pied du Mont-Saint-Michel revoit le jour…



Cette année, le Marathon du Mont-Blanc se courra en boucle autour de Chamonix. L’épreuve phare de la Golden Trail World Series attend 2 300 concurrents et de beaux champions face au Mont-Blanc. Reconnaissance.

Chamonix, Place du Triangle de l’Amitié, le 26 juin prochain. 2 300 heureux tirés au sort s’élanceront pour le 19e Marathon du Mont-Blanc. Les champions mettront 3h30, la moitié du peloton plus de 8h. Ce 42 km assorti de 2540 m de dénivelé positif ne s’improvise pas.

« 2500 mètres de dénivelé positif, c’est presque comme si vous montiez au sommet de l’Aiguille du midi depuis Chamonix. Ce n’est pas rien ! », se plaît à rappeler Fred Comte, directeur du club des sports de Chamonix, qui épluche avec nous le circuit, qui évolue cette année. Exit l’arrivée en altitude à Planpraz, cette année le Marathon du Mont-Blanc se courra en boucle autour de Chamonix.

Ne pas se griller et lever les pieds

Un kilomètre dans les rues de Chamonix puis on entre en sous-bois sur de larges pistes de ski de fond. La mise en jambe est tranquille avant les premières bosses qui montent au Lavancher (km5/200 D+). Pas la peine de s’y griller dans l’euphorie du départ !

Bientôt, le premier single, dit « balcon Nord » conduit les traileurs juqu’au Tour en passant par Argentière (km9) et le Planet (km10 / 500 D+).Il faut lever les pieds pour éviter les racines d’épicéas,  gérer les micros coups-de-cul, tout en appréciant la fraicheur matinale de la forêt.

Au fond de la vallée, au ravitaillement du Tour (km12 / 600 D+), l’échauffement sera fait… Mieux vaut y reprendre des forces avant d’attaquer l’Aiguillette des Posettes, point culminant à 2 200m. Un bon morceau de 800 D+ à grimper. D’abord 5 minutes de bonheur, un peu à plat, au soleil (on l’espère) et avec vue. Puis, la pente se raidit au gré de lacets avant de chevaucher la longue arête qui conduit au cairn sommital.

2500 m de dénivelé positif en 42 km pour ce Marathon du Mont-Blanc.
2500 m de dénivelé positif en 42 km pour ce Marathon du Mont-Blanc.

Marathon du Mont-Blanc : une vue à couper le souffle

Au sommet (km17/1 400 D+) surtout, retournez-vous ! En enfilade, un panorama extra sur toute la vallée de Chamonix, le massif du Mont-Blanc, les Aiguilles rouges, les Alpes valaisannes et le barrage d’Emosson, où les concurrents du 90 km du Mont-Blanc sont passés deux jours avant.

On embraye ensuite sur une descente vers le col des Posettes. Peu raide, mais technique, elle mobilise les quadris sur les rochers et les dalles de schiste.

Une piste 4 x 4 au cœur d’un alpage vert tendre permettra de se refaire avant de rallier Vallorcine (km22) par un single dans les sous-bois. A ce 2eme ravito, on est à mi-course mais il reste 1000 mètres de dénivelé positif. Mieux vaut donc ne pas y arriver trop cuit !

Cap désormais sur le col des Montets (Km26 / 200 D +). Entre singles et pistes forestières, les chemins sont faciles mais il devient difficile de courir… Une fois la passerelle routière enjambée commence le juge de paix, versant Sud, en plein soleil. La montée au Béchard (350 D+) au cœur de la réserve des Aiguilles rouges, fait mal aux jambes et au moral. La descente qui suit, aussi, courte et technique. Ensuite, un sentier en balcon grimpe jusqu’au Bois de la Trappe avec une portion finale bien raide. Arrivée au pied du télésiège on aperçoit enfin le ravito de La Flégère (Km33 / 2 400 D+).

Un nouveau final en descente pour le Marathon du Mont-Blanc

Côté dénivelé, ce sera cette fois quasiment terminé. Un très beau single vallonné amène les traileurs à l’ancien alpage de la Charlanon (Km35 / 2540 D+) au milieu des rhododendrons, face à sa majesté le Mont-Blanc. Puis, au lieu de remonter à Planpraz, une descente directe sur Chamonix. Au fil de ses 7 derniers kilomètres, la clameur de Cham’ gagne. On y terminera sous les hourras du public massé Place du Triangle de l’Amitié. La boucle sera joliment bouclée. 

En pratique. 42 km et 2 540m D+ avec 3 ravitaillements complets. Départ de 7h30 à 8h en 4 vagues. Temps de course maxi : 10h (calculé sur l’heure de départ de votre vague) Barrières horaires (calées sur le départ de la dernière vague) : ravitaillement du Tour (Km13.5) + 2h45 / ravitaillement de Vallorcine (Km23,5) + 5h30 / ravitaillement de la Flégère (Km34) + 8h30 Un plateau inédit : 2e étape de la Golden Trail World Series, ce Marathon du Mont-Blanc est très disputé. L’an dernier, 10 athlètes en lice affichaient plus de 900 points ITRA. Une densité rare ! Bon à savoir: parmi les 3 courses de ce week-end chamoniard accessibles par tirage au sort, ce marathon est le plus prisé. 1 chance sur 6 en moyenne de décrocher son dossard.

Bon à savoir: parmi les 3 courses de ce week-end chamoniard accessibles par tirage au sort, ce marathon est le plus prisé. 1 chance sur 6 en moyenne de décrocher son dossard.



Cette Hoka Zinal, légère et dynamique est taillée pour les trails courts et moyens. On a apprécié le confort de l’amorti et le maintien du pied en montée comme en descente.

Découvrez la Hoka Rocket X

Hoka Zinal, quelle bonne idée que d’avoir nommé ainsi cette nouvelle paire de trail. Ce nom évoque la fameuse course Sierre-Zinal et ses 31km et 2200m de dénivelé. Une course mythique dont j’ai accroché le podium.

Dans les faits, cette Hoka Zinal est très légère et dynamique. Ce serait effectivement un bon choix pour participer à Sierre-Zinal. Bien souple, elle est taillée pour des trails et courses de montagne de courtes à moyennes distances. Sa semelle est bien affinée par rapport à l’ADN oversize de la marque Hoka.

Une bonne accroche sur sol dur

L’accroche est adaptée à des terrains plutôt durs. La hauteur de ses crampons n’est en effet pas suffisante sur les terrains très gras. En revanche, la qualité de caoutchouc de la semelle assure un bon grip sur les rochers même humides. Le drop de 5mm reste assez exigeant et demande une foulée en avant-plante, incitant à la relance tout comme le profil incurvé sous les métatarses.

Assez peu renforcée sur les côtés, l’empeigne de cette Hoka Zinal en mesh issu de matériaux recyclés n’est pas faite pour les pierriers agressifs. Le pied y manquera alors de protection. Et la paire pourra vite s’abimer…

Les notes de la testeuse. Amorti : 19/20 – Confort : 19/20 – Stabilité : 18/20 – Souplesse : 18/20 – Accroche : 16/20

Hoka Zinal, légère, dynamique et agile

Mais elle maintient bien sans contraindre, cette Zinal. Aussi bien en montée qu’en descente. Notamment grâce à une bonne largeur au niveau des orteils. Cela permet au pied de s’épanouir dans le chaussant et de jouer pleinement son rôle d’amorti et de propulsion de la foulée.

Le laçage classique avec des lacets plats qui tiennent bien noués, et une fine languette à soufflet, judicieusement échancrée en haut et qui reste bien en place, contribuent également à ce maintien efficace. De même que la largeur de la semelle.

La stabilité est ainsi bonne, même en dévers. La tige relativement basse au niveau du talon, libère bien le tendon d’Achille. Mais on se sent tout de même bien tenu grâce à la fermeté de sa coque talonnière. L’amorti, fourni par la semelle intermédiaire à double densité, est très agréable et confortable, absorbant bien les impacts tout en restant dynamique en propulsant vers l’avant.  Au final, une belle réussite cette Hoka Zinal !

Drop : 5 mm – Poids : 200 g en 38 2/3 – Prix : 160 €

Le + Légèreté, amorti, confort et dynamisme. Le – Drop exigeant.

Elle a testé pour vous. Isabelle Guillot, 60 ans, mesure 155 cm et pèse 45kg, 4 fois championne du monde de course de montagne, 2h36’16 » sur marathon, 4 fois championne du monde de course de montagne. Conditions du test : Environ 150 km, avec des séances de tous types sur des surfaces variées : herbe, sentiers techniques ou roulants, boue, pierriers, devers et fortes pentes.

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Le succès d’une compétition passe aussi par l’assiette. Des erreurs alimentaires peuvent gâcher votre course. Mieux vaut en prendre conscience avant le jour J !

Première règle d’or : ne vous affamez pas les derniers jours En vous mettant ainsi trop en restriction, vous pourriez arriver sur votre compétition avec un potentiel diminué. Si des entrainements sont planifiés durant votre dernière semaine, prévoyez au minimum une petite ration de féculents après chaque entraînement. 3 ou 4 cuillères de riz, pâtes, semoule, par exemple. L’idée est de « protéger » vos précieuses réserves musculaires et maintenir votre état de forme jusqu’au jour J.

Ne vous gavez pas de pâtes !

Jusqu’à la distance du semi-marathon, il n’est pas recommandé de changer vos habitudes. Manger de trop grosses rations de féculents (pâtes, riz) par peur de ne pas avoir suffisamment d’énergie risque de provoquer l’effet inverse de celui attendu. Inutile en effet d’espérer compenser un manque d’entraînement par un supplément de nourriture.

Sans augmenter les quantités, il faut prévoir au moins un apport de féculents sur l’un des deux repas principaux de la veille de votre course. Ainsi, vous disposerez d’un peu de carburant au niveau musculaire. Un exemple de menu ? En entrée, quelques crudités peu assaisonnées, puis une viande blanche, quelques cuillères à soupe de pâtes et légumes cuits et une cuillère à café d’huile de noix. En dessert, un yaourt nature et une compote de fruits sans sucre ajouté.

Quel petit déj le jour J ? Attention à ne pas manger trop lourd le matin de votre course. Sinon toute votre énergie risque d’être mobilisée pour la digestion. En effet, le petit-déjeuner ne sert pas à remplir les muscles de carburant mais le foie, dont les réserves ont été vidées durant le jeûne nocturne. En ce qui concerne les muscles, vous avez déjà fait le « plein » les jours qui précédent, après chaque entraînement. Quelques tartines de pain grillé avec un peu de confiture, un thé ou café avec une pointe de miel et un demi-verre de jus de pomme soigneusement dilué avec de l’eau suffisent.

Avant une compétition, fuyez les fibres dès J-3

En temps normal, les fibres sont nos amies. On recommande de manger des fruits et légumes, des céréales complètes, des légumes secs, des graines oléagineuses… C’est bon pour le transit, la santé et le contrôle du poids.

Néanmoins, les 3 derniers jours avant une course, la donne est différente. Les troubles digestifs à l’effort sont l’une des deux causes principales de contreperformance. Un excès de fibres consommé dans les quelques jours précédant la course peut être à l’origine de diarrhées ou autres désagrements. Il faut donc modérer les fruits et légumes temporairement trois jours avant la compétition.

Diminuez votre consommation de lait 

Le lait de vache contient un sucre fermentescible, le lactose. S’il n’est pas bien digéré, il est susceptible de fermenter et d’occasionner des troubles digestifs. Ce le cas, en compétition en été, lorsque la température du corps s’élève et que son PH diminue. Quelles conséquences ? Des ballonnements et des « dérangements » incommodants. Ainsi, si vous avez l’habitude de consommer beaucoup de lait de vache, modérez votre consommation les 3 derniers jours avant la compétition. Vous pouvez le remplacer par du jus de soja, du lait d’amandes, du jus de noisette ou lait délactosé. 

Abstenez vous de manger trop riche avant une compétition

Il ne faut pas bouleverser votre alimentation la semaine précédant une compétition, mais certaines habitudes sont à aménager. Si vous mangez trop riche, trop gras, trop sucré, trop salé, trop alcoolisé ou trop caféiné, alors la « tuyauterie » risque d’être bien encrassée le jour J. Vitesse bridée, pesanteurs gastriques, régurgitations acides, surchauffe, crampes… Ceux qui sont passés par là ne reproduisent généralement pas deux fois la même erreur. Une alimentation trop riche est à l’origine d’une acidification de l’organisme bien peu compatible avec l’effort sportif.

Privilégiez donc le poisson et les viandes blanches, les légumes vapeur, les assaisonnements légers, l’huile vierge première pression à froid, quelques fruits doux, l’eau minérale plate ou gazeuse, les produits laitiers maigre (en quantité modérée), et d’une manière générale les produits frais et au naturel.





La Prom’Classic de Nice, annulée en janvier est reportée au 3 avril. Il reste 1 000 dossards pour ce 10 km super roulant !

La Prom’Classic devait ouvrir l’année sportive à Nice, le 9 janvier dernier. Mais en raison des conditions sanitaires, la course a été annulée en dernière minute, le 5 janvier par la ville et la préfecture des Alpes-Maritimes.

Finalement l’organisation a réussi à reprogrammer ce 10 km très populaire ce printemps. Rendez-vous donc le 3 avril, pour un aller-retour express sur la Promenade des Anglais.

Prom’Classic, un 10 km et deux options

Ce 10 km est réputé pour son décor : on court le long de la baie des Anges, entre la Méditerranée et les palmiers. Mais aussi pour son profil roulant, propice aux performances. Records à battre : 28’37’’, un chrono réalisé par Raphaël Montoya (2020) et 32’08’’ côté féminin, signé aussi en 2020 par Liv Westphal. 

Pour la première fois cette année, la Prom’Classic propose deux options. On pourra courir ce 10 km en version chronométrée, pour la performance donc. Mais aussi en version non chronométrée, donc sans certificat médical, juste pour le fun. 

Les 1 000 dossards disponibles risquent d’être vite pris d’assaut.



Kilian Jornet sera au départ de l’UTMB Mont-Blanc cet été après 4 ans d’absence. Un grand retour sur les sentiers pour le champion catalan qui enchaînera les ultras cette saison.

Kilian Jornet est de retour. Après 4 ans d’absence à Chamonix Kilian Jornet renoue avec l’UTMB® Mont-Blanc. Le champion qui a récemment quitté Salomon, annonce sa 7e  participation au « sommet mondial du trail » le 26 août prochain. Rare sur les sentiers ces dernières années, il a annoncé un programme bien dense de compétitions cette saison.

Il sera d’abord au départ de la course de ski alpinisme La Pierra-Menta. Puis le 29 mai, il courra Zegama-Aizkorri. Kilian a déjà gagné neuf fois cette course du pays basque espagnol chère à son coeur. Ensuite, ce sera la Hardrock 100 (15 juillet) pour tenter un cinquième trophée. Le 13 août, la fameuse Sierre-Zinal et peut-être une dizaine victoire au coeur des alpes Valaisannes. Une préparation dense donc avant son prochain UTMB.

Kilian Jornet, un 7e UTMB pour le plaisir

« En fait, j’aime la douleur, me mettre dans le dur (…) La longue distance c’est un challenge avec l’effort, soutenir cette douleur qui dure. Mais aussi parce qu’à l’UTMB®, il y a toujours un gros niveau, une belle confrontation avec les athlètes sur un parcours que je connais bien. J’ai vécu plusieurs années à Chamonix. C’est un plaisir de revenir sur cette course mythique », commente celui qu’on surnomme l’ultra-terrestre.

L’athlète catalan a déjà remporté trois éditions de l’ultra chamoniard. En 2008, 2009 et 2011. C’est l’un des champions les plus titrés de l’UTMB. Il pourrait ainsi égaler François D’Haene, qui cumule lui 4 victoires. Son statut d’ancien vainqueur lui a permis d’obtenir un délai supplémentaire pour récolter ses 10 points qualificatifs. C’est chose faite avec sa victoire sur l’Ultra-trail de Tjörnarparen, le 12 février. On comprend désormais mieux pourquoi Kilian s’est aligné sur cet ultra suédois !

Un UTMB 2022 au sommet

Les stars de la discipline Jim Walmsley, Pau Capell, Xavier Thévenard, Tim Tollefson et Mathieu Blanchard, tous annoncés au départ du prochain UTMB, ont réagi à ce come-back de Kilian.


« C’est une super nouvelle. Courir avec une légende c’est pas souvent. Ça met des étoiles dans les yeux et ça donne envie d’être encore plus minutieux sur la préparation » a ainsi confié le Jurassien Xavier Thévenard, triple vainqueur de l’UTMB. 

Pau Capell, vainqueur de l’édition 2019 et détenteur du record de l’épreuve sur le parcours complet s’enthousiasme aussi. « Cela sera une belle compétition avec Kilian, avec Jim, Xavier… C’est vraiment bien que la course de référence réunisse les meilleurs athlètes au monde, ça sera une belle fête ». Une course de folie en perspective donc autour de Chamonix. Le plateau s’annonce exceptionnellement dense. On attend aussi Aurélien Dunand Pallaz, Luis Alberto Hernando, Pablo Villa, Benoit Girondel… La liste est longue ! Ne manquera que François d’Haene sur cette 19e édition palpitante…



Trouver chaussure à son pied n’est pas forcément aisé, tant il y a de marques et de modèles différents. Pour dénicher la paire qui vous sera la plus adaptée, il convient d’être attentif à plusieurs données.

Chaque marque possède ses propres technologies : forme de chaussant (étroit ou plus évasé), maintien (rigide ou plus souple), système d’amorti plus ou moins réactif, et semelle extérieure au caoutchouc plus ou moins raide et sonore lors de la réception sur le goudron. 

Notre premier conseil, c’est d’éviter d’acheter sa paire de runnings en se fiant uniquement à l’argumentaire technique. En effet, selon votre morphologie et votre antériorité dans la pratique du running, vous apprécierez plus ou moins certaines marques, caractéristiques ou technologies. L‘idéal, c’est toujours de tester en magasin avant d’acheter. Mieux vaut en effet effectuer quelques foulées. Si vous avez déjà eu de bonnes sensations avec un modèle, lorsque vous rechercherez une chaussure pour une autre distance ou un autre type de course, il y a de grandes chances pour que vous trouviez votre bonheur dans la même marque. 

Choisir une paire de running en fonction du terrain pratiqué

Si vous êtes adepte de course nature, il va falloir privilégier un modèle trail. La semelle sera plus ou moins crantée, selon les sols plus ou moins boueux et glissants auxquels vous allez être confronté. La tige sera plus ou moins protectrice selon la technicité des terrains (pierriers, dévers, etc.). Si vous courez majoritairement sur route et chemins stabilisés, des runnings classiques à semelles lisses feront l’affaire.

Pour choisir une paire de running, prenez toujours une pointure au-dessus de celle de vos chaussures de ville. Vos pieds vont gonfler à l’effort et vos orteils risquent de souffrir ! Ne partez jamais sur une compétition avec une paire de chaussures neuves. Deux ou trois sorties préalables seront nécessaire pour bien les « faire » à vos pieds et vous assurer qu’elles ne vous blessent pas.

Quel est votre niveau de pratique ?

Si vous débutez ou si vous ne courez que 2 ou 3 fois par semaine, sur des distances courtes et à des allures modérées, privilégiez le confort et l’amorti, afin de ne surtout pas vous blesser. Si vous souhaitez progresser et participer à des compétitions, il va falloir demander un peu plus à vos chaussures. En particulier en termes de souplesse et de dynamisme. La souplesse est facile à tester en pliant la semelle entre ses mains. C’est plus difficile en ce qui concerne le dynamisme, qu’il faudrait pouvoir ressentir au moins sur quelques foulées. 

Votre poids ?

Si vous pesez moins de 70 kg (moins de 60 kg pour les femmes), évitez de prendre un modèle très amortissant et lourd. Vous n’aurez alors aucune sensation et aurez l’impression de courir avec des « bateaux » aux pieds. Inversement, si vous pesez plus de 85 kg, fuyez les modèles très légers. Vous allez très vite les déformer. Et dans ce cas, la paire ne vous apportera pas l’amorti nécessaire pour éviter les blessures. Entre les deux, votre choix pourra varier en fonction de votre niveau de pratique. 

Choisir une paire de running adaptée à votre foulée

Si l’avant de votre chaussure est usée sur l’extérieur, vous êtes supinateur. Si la paire est usée au milieu, votre foulée est universelle. Et si c’est sur l’intérieur, c’est que vous êtes pronateur. Si vous avez tendance à avoir les pieds à « 10h10 » en courant, il y a de grandes chances que vous soyez pronateur. Les « gros » pronateurs ont même tendance à écraser l’intérieur de la tige de leur chaussure au talon. Pour éviter l’aggravation de ce phénomène, il existe des modèles avec une semelle plus dense sur l’intérieur du pied au niveau du talon.

Nous ne nous attarderons pas sur les foulées en attaque talon ou en avant-plante. Les modèles minimalistes, à la semelle fine et au drop très bas éduquent la foulée avec un pied très proche du sol et qui doit faire lui-même son amorti. Leur inconvénient, c’est qu’il faut avoir une foulée très tonique pour ne pas se blesser avec. 

Pour quelles distances ?

Plus la distance sera courte, et plus vous pourrez prendre une chaussure légère, surtout si vous êtes vous-même léger. Pour les modèles de route, plus on s’approchera du marathon, plus l’amorti sera important à prendre en considération. Ce sera encore plus vrai pour l’ultra. En trail, en plus de la distance s’ajoutent les notions de montée et descente. En effet, la descente est beaucoup plus traumatisante que la montée et nécessite donc plus d’amorti. L’avantage des modèles oversize comme Hoka par exemple, c’est que leur amorti donne l’impression de toujours courir sur des sols souples. Leur inconvénient, c’est qu’ils endorment un peu le pied, et qu’ils peuvent, de part la hauteur de leur semelle, être instables en terrain accidenté.