En 67 km, la 6 000D fait passer des pommiers d’Aime-la-Plagne en vallée, au sommet du glacier de Bellecôte. Un parcours de haute volée pour cet ultra de légende réputé pour son ambiance chaleureuse. 

Une course de géants, cette 6 000D grimpant en 67 km et 3 400mD+ sur le glacier de Bellecôte. C’est aussi la doyenne. La première course au-delà de la distance marathon organisée en montagne. A l’origine, quelques locaux effectuaient l’aller-retour au plus court, droit dans la pente. 

Un plein soutien qui fait du bien

Désormais, le circuit suit les sentiers de la Grande Plagne. Fière de ce territoire, cette 6 000D a gardé son âme. Et sa dimension humaine en trois décennies de succès. « On limite 2 000 coureurs. Il en va de la sécurité de chacun, sur le glacier notamment » explique Cédric Lathoud, directeur de course. Ici, les coureurs sont acclamés comme nulle part ailleurs. Par les Plagnards, toujours très mobilisés, mais aussi par leurs propres supporteurs. C’est le seul ultra où l’on peut profiter d’un tel suivi de ses proches. L’accès par les routes et la télécabine permettront jusqu’à 7 entrevues. Un soutien qui change tout ! Cette année toutefois, en raison de travaux, la liaison au glacier sera fermée. 

6000D, un passage 5h du matin

Projetons-nous donc le 30 juillet. Départ à 5h du matin au pied de la basilique d’Aime-la-Plagne. Une rapide mise en jambe puis la pente se raidit au 5e km sur le sentier menant à Montalbert (Km10). Le jour se lève alors que l’on remonte la piste de bobsleigh (Km13 / 1 000 mD+). Autour de ce passage insolite, un corridor de spectateurs. Il est tôt, mais le public est déjà là ! 

On retrouve ensuite l’ambiance feutrée de la forêt jusqu’à Plagne Centre. A ce premier ravitaillement (Km20 / 1 500 mD+), on saura si l’on est dans un bon jour ou pas, commente Cédric Lathoud. S’ouvrent ensuite les alpages jusqu’à Roche de Mio (Km28 / 2 700 mD+), où se situera le relais cette année. En montant, on contourne le lac des Blanchets par une crête, en profitant d’une vue à 360°. Ensuite, on pourra relancer sur la piste qui redescend au col de la Chiaupe 200 m de dénivelé plus bas (Km30, 2e ravitaillement).  Cette portion avec vue sur les glaciers de la Vanoise est agréable.

Revivez cette 6000 D en visionnant le reportage vidéo (ICI) de Zinzin Reporter réalisé l’été dernier, sur l’édition 2021.

Sur cette 6000 D, on grimpe jusqu'au sommet du glacier de Bellecôte, à 3000 mètres d'altitude.
Sur cette 6000 D, on grimpe jusqu’au sommet du glacier de Bellecôte, à 3000 mètres d’altitude. ©Andy Parant

Une boucle de 7 km sur le glacier 

Le ravitaillement y est important car suivra une boucle de 7 kilomètres sur le glacier. Le sentier est technique au milieu des blocs de pierre, parfois sur la neige. D’une année sur l’autre, le décor varie. Les conditions aussi. « On peut connaître les extrêmes en quelques heures, parfois avec des températures négatives sur le glacierLes crampons sont obligatoires dans le règlement par précaution car il peut très bien neiger la veilleEn fonction de la météo, nous en dispensons ou pas les coureurs » rappelle Cédric Lathoud. Le sommet de Bellecôte (Km 33), point culminant à 3064 m d’altitude est à mi-course. 90% du dénivelé positif cumulé (3 400 mD+) est avalé. 

20 km de redescente pour finir…

Reste donc toute la redescente. D’abord une combe sur un chemin carrossable en lacets jusqu’au col de la Chiaupe (Km37). Ensuite, ce sera plus technique, sur un sentier plus creusé qui nécessite de rester vigilant dans le Dérochoir. Au chalet du Carroley, un point d’eau, puis ce sera le lac du Carroley (Km 42,7). La grimpette suivante fera mal (300 mD+) jusqu’ au col de l’Arpette (Km 43,7/3 200mD+). Désormais, ce ne sera que de la descente dans les pâturages. Prochaine étape, Plagne Bellecôte et son gros ravitaillement (Km45). On repart en pente douce sur une belle piste forestière. Le sol bien « meuble » est agréable jusqu’à Montchavin-Les-Coches. Ce village typique accueille le 4eravitaillement. Resteront alors 10 kilomètres. Bientôt en pied de vallée, on suivra l’Isère. Cette portion sur la Voie Verte, en faux-plat peut paraître monotone mais l’arrivée approche. Une ultime petite côte puis c’est l’effervescence de la rue commerçante d’Aime. Le public attroupé acclame et tape dans les casseroles. Un moment que l’on savoure avant de décrocher sa médaille bien méritée. 

Envie de vous frotter à cet ultra de légende ? Il reste des dossards, à partir de 61 €. On peut aussi participer en relais à 2 (28 km/2 280mD+ et 39 km /1 115 mD+), ou bien courir les autres distances à l’affiche : 42 km (2 000 mD+), 28 km (1 500 mD+), 11 km (600 mD+), 1,5 km (125 mD+) dans la piste de bobsleigh, courses enfants.