Les lésions du ménisque sont fréquentes chez les sportifs. Voyons comme diagnostiquer une déchirure et quel traitement adopter.


La déchirure ou la fissure du ménisque est une blessure fréquente chez le sportif. Voyons comment poser le diagnostic et traiter cette lésion du genou avec le docteur Jean-Pierre de Mondenard.

Situé dans l’articulation du genou, entre le fémur et le tibia, le ménisque est un cartilage clé. Il assure la stabilité de la jointure et une répartition égale des forces de pression des deux os. On trouve dans chaque genou, deux ménisques. Le ménisque externe d’abord. Il est situé sur le bord externe de l’articulation, en forme de O presque complet. Et le ménisque interne, comparable à un croissant ou à un C.

Les lésions méniscales sont fréquentes parmi les blessures qui touchent les sportifs. Dans différents mouvements brusques du genou, les ménisques peuvent être écrasés ou arrachés. Cela peut être des mouvements rapides ou incontrôlés ou encore une perte d’équilibre ou un mauvais appui. De même, lors de flexions accroupies sur la pointe des pieds. De type cartilagineux, ils ne cicatrisent jamais naturellement. Une opération doit être envisagée pour stopper la douleur ainsi que l’aggravation de la blessure.

L’arthroscopie, solution pour réparer les lésions du ménisque

Le médecin procède à un examen clinique. Il fait effectuer au patient différents mouvements. Il s’agit de déterminer quel ménisque et quelle partie du ménisque sont abîmés. Pour confirmer le diagnostic, on peut faire appel à une radiographie spéciale (avec injection), l’arthrographie. Le ménisque étant un cartilage, sa structure laisse passer les rayons X et il n’est donc pas visible directement sur une radio « normale ». L’examen le plus performant reste l’IRM.

Lorsque le diagnostic de lésion méniscale est avéré, il est recommandé d’enlever les fragments qui « traînent » dans l’articulation. Cela évitera qu’ils favorisent l’apparition d’une arthrose en détériorant les surfaces cartilagineuses articulaires.

L’arthroscopie permet en effet au chirurgien de regarder directement dans le genou. Il fait ainsi l’inventaire des anomalies et retirer tout élément gênant, notamment d’origine méniscale, en pratiquant deux mini-ouvertures.

Quelles suites opératoires ?

D’abord environ une demi-heure de sommeil profond, cela en raison de la courte durée de l’anesthésie, les suites sont minimes. Cette opération réalisée par des mains expertes n’impose qu’un bref séjour en clinique, de 24 à 48 heures.

Elle est suivie 6 à 10 jours d’arrêt de travail. On peut remarcher de suite. En revanche, la reprise de la course à pied devra être très progressive. Et seulement après une rééducation d’une dizaine de séances au minimum. Le kiné le déterminera en fonction des symptômes. Plus les symptomes sont anciens, plus il faut de temps pour récupérer un genou normal.

Le feu vert alors ? Les premiers footings de courte durée ne se feront qu’à partir du moment où l’on est capable de se mettre à genoux sans gêne ni douleur, les fesses au contact des talons, les orteils fléchis vers l’avant. Si, du côté opéré, on sent une limitation ou une douleur, il est prématuré de reprendre la course. Il vaut mieux marcher tant que la flexion maximale du genou n’est pas récupérée au même niveau que du côté sain.

Pour confirmer le diagnostic, on peut faire appel à une radiographie spéciale (avec injection), l’arthrographie. Le ménisque étant un cartilage, sa structure laisse passer les rayons X et il n’est donc pas visible directement sur une radio « normale ». L’examen le plus performant reste l’IRM