L’endurance fondamentale, c’est l’allure clé pour progresser. Car non, il n’est pas utile de cavaler le cœur au bord des lèvres pour espérer courir loin, vite et surtout longtemps.

Gardez en tête cet apparent paradoxe : mieux vaut courir trop lentement que trop vite. Car la lenteur en course à pied a des vertus méconnues. Rien de plus simple a priori : courir en endurance fondamentale, c’est faire un footing en totale aisance respiratoire et musculaire.

Autrement dit, c’est courir en étant capable de raconter votre week-end à votre copain d’entraînement sans souffler comme un bœuf. Vous devez presque avoir l’impression d’être en randonnée et, si vous êtes un peu entraîné, avoir la sensation de pouvoir courir des heures.

Presque l’intégralité de votre entraînement (70 % de votre volume hebdomadaire) doit se faire à cette allure

A quelle vitesse courir en endurance fondamentale ? Si vous connaissez votre VMA, l’endurance fondamentale se situe entre 60 et 65 % de votre VMA. Si vous avez un cardiofréquencemètre, il vous faudra rester entre 65 % et 75 % de votre Fréquence cardiaque maximale. Pour une FCM de 200, votre endurance fondamentale se situera par exemple entre 130 et 150 battements par minute (bpm).

Endurance fondamentale, une allure très confortable

70 % de votre volume hebdomadaire doit se faire à cette allure d'endurance fondamentale.

L’endurance fondamentale (EF) se situe entre 65 et 75 % de votre FCM (fréquence cardiaque maximale) et l’acide lactique doit se situer sous le seuil de 2 mmol/litre de sang. Vu que vous n’allez pas vous piquer le doigt et analyser la goutte qui perle, et que vous n’avez pas forcément de cardiofréquencemètre, restons-en à vos sensations.

En respectant l’esprit évoqué précédemment, vous pouvez assez facilement trouver l’allure qui correspond à votre EF. Attention toutefois à ne pas basculer en endurance active !

Dans ce cas, vous avez l’illusion de courir avec facilité alors qu’en réalité votre vitesse est un tantinet trop élevée. Vous finissez alors votre footing avec une légère fatigue contre-productive à terme.

Pourquoi courir lentement fait progresser ?

Même si vous avez l’impression de vous freiner et d’avaler des kilomètres qui ne servent à rien, forcez-vous à courir sans forcer. Pourquoi ? Les raisons ne manquent pas.

Courir lentement permet d’améliorer la circulation sanguine, ce qui accroît l’apport d’oxygène vers les cellules musculaires. Or, mieux vascularisés, les muscles peuvent produire plus d’énergie… et sont donc plus performants. Certaines fibres musculaires (celles que l’on qualifie d’intermédiaires) voient leurs caractéristiques se modifier.

Le nombre de mitochondries s’élève, ce qui signifie que le processus de transformation des molécules organiques (ce qui est fourni par l’alimentation) en énergie utilisable par les muscles est amélioré.

En travaillant ainsi à basse intensité, le cœur grossit. Le débit cardiaque augmente, autrement dit le cœur pompe davantage de sang à chaque contraction. La fréquence cardiaque diminue.

A cette faible allure, les lipides sont davantage sollicités pour fournir l’énergie nécessaire à la contraction musculaire. L’optimisation de cette filière lipidique permet d’épargner les réserves de glycogène intramusculaire, donc de repousser ce que les marathoniens connaissent sous le nom de « mur du 30e kilomètre ».

D’un point de vue biomécanique enfin, courir lentement contribue à l’adoption d’une foulée plus économique en termes de cadence, d’appuis, de posture. Cette technique devient un automatisme bénéfique à toutes les allures.

L’endurance fondamentale en pratique

Courir de bon matin, c'est bien !

Si vous êtes débutant ou revenez de blessure

L’endurance fondamentale n’est pas seulement la base de votre entraînement, c’est votre entraînement. L’objectif est de courir de plus en plus longtemps, sans aller de plus en plus vite. Alors courez lentement tout le temps et profitez-en pour peaufiner votre technique de course.

Si vous êtes coureur régulier

Presque l’intégralité de votre entraînement (70 % de votre volume hebdomadaire) doit se faire à cette allure. En effet, seul un tiers du volume hebdomadaire, réservé aux séances de qualité, doit être réalisé à des intensités plus élevées. Par exemple, effectuez une séance par intervalles chaque semaine et faites des footings en endurance fondamentale le reste du temps.

Si vous êtes coureur expert

Vous devez la pratiquer en permanence, sur tous vos footings, lors de 15 à 30 minutes d’échauffement précédant vos séances de fractionné et sur les périodes de récupération entre les fractions courues à hautes intensités, lors du retour au calme mais aussi lors de vos sorties longues.



Cette Altra Olympus 5 est le modèle le plus amorti et le plus confortable de la série, pensée pour courir les trails longues distances en toute sécurité.

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L’Altra Olympus 5 affiche une semelle très épaisse (33mm). On observe tous les détails améliorant la protection et le confort du pied. Pare-pierre, mesh très résistant, bien aéré et renforcé aux endroits sujets à une usure prématurée, lacets plats.

Cet hiver, j’ai notamment emmené cette paire sur le Maxicross de Bouffémont version 27 km et 1000m D+. Ce trail court a la réputation d’être assez boueux et propose des portions bien raides.

Altra Olympus 5 : confortable et rassurante

Altra Olympus 5, une paire zéro drop confortable et bien amortie pour les trails longues distances.

N’étant pas très à l’aise en descente, la semelle Vibram Megagrip m’a été d’un très grand secours en absorbant parfaitement les impacts et en proposant une accroche parfaite sur terrain gras.

Attention : avec des crampons de 4mm de hauteur vous ne pourrez pas non plus courir sur tous les terrains. Le chaussant très large permet de positionner facilement le pied et améliore considérablement la qualité de la foulée sur terrain instable.

Le pare-pierre joue parfaitement son rôle en protégeant tout l’avant du pied. L’épaisseur de la semelle rend cette Altra Olympus 5 plus rigide que d’autres modèles de la marque. Mais c’est le prix très modeste à payer pour un confort augmenté.

Côté dynamisme, n’imaginez pas courir des sprints, ça n’est pas le but avec ce modèle. Son poids a augmenté de la V4 à la V5, passant de  329 à 350g. Mais cela reste dans la moyenne des chaussures de trail de ce type.

Le seul petit point négatif de cette chaussure, ce sont ses lacets trop courts. On les trouve difficiles à faire glisser et à serrer.

En conclusion l’Altra Olympus 5 est une chaussure taillée pour les trails longs et conviendra parfaitement aux coureurs de poids moyen à lourd cherchant avant tout la sécurité, la stabilité et le confort.

Les notes du testeur. Amorti : 19/20 Dynamisme : 14/20 Confort : 18/20. Stabilité : 16/20. Souplesse : 14/20.

Le + Le chaussant vraiment très confortable. Le – Le prix de 180 €.

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Le Marathon pour Tous des JO 2024 se courra le 10 août, de nuit entre Paris et Versailles. Il reste 26 000 dossards à prendre pour ce marathon olympique ouvert pour la première fois au grand public ou le 10 km qui l’accompagne.

Le Marathon pour Tous, qui clôturera les Jeux Olympiques de Paris 2024, se courra en nocturne. Après le parcours de ce marathon olympique (musclé !)pour la première fois de l’histoire ouvert aux coureurs amateurs, l’organisation dévoile son’horaire de départ, assez inhabituel.

Marathon pour Tous 2024, un départ « à la fraîche »

Le parcours du Marathon pour tous des JO 2024 sera un aller-retour entre le coeur de Paris et Versailles.
Le parcours du Marathon pour tous des JO 2024 sera un aller-retour entre le cœur de Paris et Versailles.

En effet, ce Marathon pour Tous s’élancera le 10 août 2024 à partir de 21h depuis l’Hôtel de Ville de Paris.  Les participants du 10 km, proposé conjointement, partiront eux à 23h30. Ce départ en soirée permettra de courir « à la fraîche » en plein mois d’août.

Somme toute logique pour éviter la surchauffe d’une journée estivale. D’autant plus que le circuit s’annonce relevé entre Paris et le château de Versailles, avec plus de 400 mètres de dénivelé positif (voir le détail ICI).

Certes, on imagine l’expérience « by night « inédite autour de cette grande première. Mais du coup, les derniers concurrents termineront l’épreuve marathon en pleine nuit, vers deux ou trois heures du matin, sans doute sans public massé pour les acclamer…

Quid du « vrai » marathon olympique, celui des champions ? Les athlètes masculins s’élanceront le 10 août, à 8h. Puis lendemain, 11 août à 8h, ce sera au tour des athlètes féminines..

Marathon pour Tous Paris 2024 : encore 26 000 dossards à prendre !

Pour tous ceux qui rêvent de participer à cet évènement historique, pas de panique. 2024 approche, mais il est encore temps de décrocher le précieux sésame ! En effet, l’organisation nous informe que 7600 dossards ont pour l’heure été attribués pour ce Marathon pour Tous (en date de fin 2023) via les différents challenges proposés depuis deux ans. 5 800 dossards sont déjà réservés pour le 10 km.

Il reste donc des milliers de dossards à gagner ! En effet, en clin d’œil au chiffre 2024, 20 024 dossards seront alloués gratuitement pour ce Marathon pour Tous, et autant pour le 10 km.

Orange Night Run, 1000 dossards en jeu pour le Marathon pour tous.
Prochaine occasion de décrocher un dossard pour le Marathon pour Tous, sur le Orange night Run, le 17 juin.

Comment obtenir son dossard pour le Marathon pour Tous Paris 2024 ?

Lors du Marathon pour tous 2024, des milliers de coureurs amateurs pour emboîter le pas d'Eliud Kipchoge, recordman du monde de marathon annoncé au départ.
Lors du Marathon pour tous 2024, des milliers de coureurs amateurs pour emboîter le pas d’Eliud Kipchoge, recordman du monde de marathon annoncé au départ.

Pour obtenir son ticket pour 2024, trois portes d’entrée sont possibles :

Le  Club Paris 2024. Cette année le club organisateur met 15 000 dossards en jeu (7000 pour le marathon, autant pour le 10 km) grâce à différents challenges sportifs organisés chaque mois. A noter : il faut cumuler 100 000 points via le Club avant le 31 décembre 2023, pour pouvoir participer au tirage au sort fin 2023.


L’application mobile Marathon Pour Tous. Des dossards sont à gagner uniquement pour le 42,195km, en participant aux challenges à faire seul ou en équipe proposés chaque mois sur l’application.

Le compte @teamorangerunning. Il y a également des dossards à prendre via ce partenaire des prochains Jeux. De nombreux jeux-concours sont proposés via cette communauté instagram. Orange organisera notamment un Orange Night Run le 17 juin, avec 1 000 dossards à gagner à l’issue de ce marathon en relais en nocturne dans Paris.



Guy Amalfitano, athlète paralympique a entamé son Ultra Run France Tour de 4300 kilomètres. Actuellement en Normandie, il courra un marathon par jour pendant 100 jours consécutifs.

Guy Amalfitano, dit le « kangourou » est reparti sur les routes de l’Hexagone. Cet athlète hors-norme de 58 ans, amputé d’une jambe à 17 ans suite à un accident de ski, a déjà bouclé deux tours de France par le passé.

En 2023, il s’est lancé un nouveau défi fou. Parti le 17 mars dernier de chez lui, dans les Landes, il prévoit d’enchaîner 4 300 kilomètres, soit 100 marathons en 100 jours consécutifs. En 32 jours, l’ultra-runner a déjà cumulé 1 400 kilomètres. Un marathon par jour, au rythme de 7-8 km/h. A la force des bras !

Guy Amalfitano : « tout est possible »

Guy Amalfitano parcourt la France en 4 300 km.
©DR

En tant qu’athlète professionnel, Guy Amalfitano est habitué aux défis physiques les plus extrêmes. C’est d’ailleurs l’un des ultra-runners paralympiques les plus performants au monde. A son palmarès, plusieurs victoires sur des courses de longue distance et  trois participations Jeux olympiques de 1984 à 1992.

L’athlète landais, exemple de résilience poursuit toujours le même objectif : « Prouver que tout est possible si l’on se donne les moyens de réussir. Je me considère comme un athlète unijambiste mais pas comme étant porteur d’un handicap. Car tout ce que j’ai voulu faire dans ma vie, je l’ai fait ! J’espère que mon aventure inspirera tous ceux qui ont envie de relever un défi personnel et repousser leurs limites. »

Un Tour de France solidaire

Guy Amalfitano parcourt la France en 4 300 km.
12 régions au programme de l’Ultra Run France Tour 2023.

Pendant cet Ultra Run France Tour, il est suivi par un véhicule assistance, un camping-car véhiculé par des chauffeurs bénévoles qui se relaient. 

Sa grande boucle se veut avant tout solidaire de la lutte contre le cancer. En effet, son défi permettra de récolter des dons en faveur d’associations référencées parmi les 12 régions traversées.

Il est soutenu par de nombreux partenaires, mais également des particuliers, des écoles et des collectivités accueillantes. « L’objectif est de récolter des dons, de vendre des t-shirts, des sweat-shirts, des kangourous en peluche et des cartes postales dédicacées pour la cagnotte, qui sera répartie entre les douze associations que je veux soutenir. », explique en substance ce champion.

Guy Amalfitano parcourt la France en 4 300 km.
Guy Amalfitano parcourt la France en 4 300 km.

Ainsi, chaque jour, les fans viennent attendre Guy à l’arrivée de ses villes ou villages étapes. Sa progression est visible 24h/24 grâce une balise GPS sur le site Ultra Run France Tour 2023.

Ces prochaines semaines, Guy poursuivra son itinéraire dans les Hauts de France, avant de mettre le cap sur le Grand Est. Il passera ensuite par Bourgogne, la région Auvergne-Rhône-Alpes, ralliera Avignon, Marseille, Montpellier avant de boucler sa grande boucle dans les Landes au début de l’été.



Le Marathon pour Tous des JO 2024 approche. Le 17 juin, lors d’un marathon en relais Orange Night Run, 1 000 dossards seront attribués pour ce marathon olympique ouvert au grand public.

Pour préparer le Marathon pour Tous, Orange, partenaire des JO de Paris 2024 organisera un nouvel événement le 17 juin à Paris. Annoncé hier soir, cet Orange Night Run est victime de son succès. Il affiche déjà complet ! En effet, les inscriptions étaient closes en quelques heures à peine.

1 000 dossards en jeu pour le Marathon pour Tous

Après la mémorable course-poursuite contre Eliud Kipchoge en 2021, et une course en équipe autour de la Bastille en octobre denier, ce sera donc le troisième événement « Orange » en vue des prochains JO 2024.

Il permettra à 1 000 chanceux de décrocher leur sésame pour le marathon olympique ouvert au grand public. Ce sera le plus grand nombre de dossards mis en jeu pour ce Marathon pour Tous. Rappelons que 20 024 coureurs participeront à ce marathon historique entre Paris et Versailles le 10 août 2024.

Orange Night Run, 1000 dossards en jeu pour le Marathon pour tous.

Orange Night Run, un marathon à 5 au coeur de Paris

5 000 coureurs participeront donc à cette Orange Night Run. Il s’agira d’un marathon relais de nuit en équipe de 5. A 19h45, les participants devront ainsi parcourir 8 fois une boucle de 5 274 m. Ce circuit nocturne les mènera de l’Hôtel de Ville aux Quais de Seine, en passant sous le Pont d’Arcole, le Pont Notre-Dame, le Pont au Change, le Pont Neuf.

Comme sur le Marathon pour Tous, la parité sera de mise. Ainsi, les 1 000 équipes devront chacune présenter au moins deux femmes au départ. Cette course de nuit permettra de se préparer dans des conditions proches de celles du Marathon pour Tous, dont les horaires seront dévoilés demain.

Orange annonce qu’il y aura encore d’autres dossards à gagner en suivant le compte @TeamOrangeRunning.

https://night-run.orange.com/inscription


Courir les Foulées du Mégara en Tunisie, entre les faubourgs de Carthage et le front de mer de La Marsa, c’est la promesse d’un week-end bien dépaysant. Sandrine nous raconte son semi « happy », sous le soleil exactement.

Carthage, Tunis, Sidi Bou Saïd et son célèbre café des délices et du soleil ! Que rêver de mieux comme décor pour y planter le parcours d’un semi-marathon haut en couleurs. Des coureurs venus de 25 pays sont rassemblés ce dimanche sur la corniche de Tunis, en bord de la Méditerranée pour participer aux Foulées du Mégara.

Foulées du Mégara, la belle idée d’un passionné

Riahd Ben Zazia, le gentil organisateur des Foulées du Mégara.
Je vous présente, Riahd Ben Zazia, le gentil organisateur des Foulées du Mégara.

On doit cette course à un coureur passionné, Riadh Ben Zazia. En 2008, il a eu  l’idée de monter une association pour développer les courses sur route en Tunisie. Elles sont alors très peu nombreuses.

Le succès est immédiat dès la création de ces foulées du Mégara. L’événement regroupe un semi-marathon appelé semi de la Marsa dont l’inscription sera gratuite jusqu’en 2015 ainsi qu’un 5 km, la Marsoise, toujours gratuite.
Depuis 2016, avec un record à 6 000 coureurs, l’événement évolue en soignant les détails. Le dossard avec des puces pour le chronométrage, des sponsors de plus en plus nombreux, des prix pour les 10 premiers hommes et 10 premières femmes, une circulation fermée, des ravitaillement bien achalandés, des meneurs d’allure pour donner le rythme, de belles médailles à l’arrivée… et toujours une ambiance survoltée au départ. Le speaker qui a été capable de faire danser toute la corniche sur l’avenue Habib Bourguiba !

Une chamelle mascotte au départ

Foulées du Mégara, une chamelle au départ
©Ridha BENGAMRA – ZooM photographe

L’emblème de ces Foulées du Mégara, c’est une chamelle, qui trône avec ses ornements décoratifs devant la ligne de départ. Une attraction pour les petits comme les grands. Nous sommes clairement dans une grande fête du sport familiale et c’est magique. D’autant plus que 20% des coureurs du semi sont des femmes, souvent jeunes (même très jeunes) et motivées. Comme tous ici, elles profitent d’un vrai jour de fête pour se défouler.

GO. Le départ est donné, je me pousse pour ne pas gêner les coureurs les plus rapides et très vite, nous passons devant l’imposante Mosquée Malek Ibn Anas de Carthage. Elle annonce une belle petite descente qui permet de prendre un peu de vitesse. Un peu plus loin, c’est une épingle en aller-retour que nous devons emprunter.

J’adore ce système qui, même si on ne voit pas où se fait vraiment le demi-tour, permet de croiser les plus rapides que soi ! Et hop un coucou à Serge et à Christelle qui font aussi partie du voyage. Mais cette épingle permet d’observer des pratiques étranges. Des coureurs coupent par l’arête centrale et se font huer. Tant pis pour eux, ils seront disqualifiés car un tapis de détection des puces est placé tout au bout de l’épingle, discrètement, sur le côté.

Un jour de fête

©Ridha BENGAMRA – ZooM photographe

Autour de moi, la foule massée sur les abords des boulevards et des avenues, nous encourage fortement. Certains supporteurs entonne des chants. Y’a de la joie et cela fait plaisir à voir sur ces terres tunisiennes.

Le parcours se déroule ainsi dans la bonne humeur entre Carthage, La Marsa et Tunis. Courir sans être dérangée par la circulation est un privilège. Cependant, très vite mes jambes me rappellent que la Tunisie est loin d’être un plat pays. Faux plats, raidillons, descentes… de quoi mettre à mal mon genou déjà entamé par le semi-marathon de Paris la semaine précédente.

Au premier ravito, j’en profite comme à mon habitude pour marcher un peu : eau, raisins secs, oranges… Il y a ce qu’il faut et c’est parfait !

Les montagnes russes en Tunisie

Foulées du Mégara, une folle ambiance sur un circuit vallonné.
©Ridha BENGAMRA – ZooM photographe

Commence alors une grande ligne droite. Les autorités gèrent chaque carrefour et la circulation ne vient donc pas perturber notre avancée, même si elle n’est pas totalement coupée, elle est parfaitement maitrisée.

Puis c’est le km tant redouté dont Riadh m’a fait part la veille. Le Km 14, avec son rond-point décoré d’un bateau qui vient marquer le début d’une portion façon «  montagnes russes ». C’est parti pour une alternance de marche et course entre montées (un vrai mur droit au km 14) et descentes, mon genou ayant décidé de protester de plus en plus fortement.

Suivra une la longue descente libératrice sur la corniche. Les paysages sont magnifiques, dignes de ceux que nous avons vu la veille en jouant les touristes dans les ruelles aux maisons blanches aux volets bleus du village de Sidi Bou Said. Avec un passage obligé au Café des Délices et sa vue magique sur le Golfe de Tunis. Un thé à la menthe, une pâtisserie à la fleur d’oranger et la chanson bien connue de Patrick Bruel en tête.

Mais je m’égare car très vite la voix du speaker me fait comprendre que l’arrivée est proche. Je rassemble tout ce qui me reste d’énergie pour franchir la ligne qui est animée, elle aussi, d’une ambiance de folie.

Foulées du Mégara, une course et une découverte touristique

Je suis accueillie par l’organisateur Riadh qui peut être fier de cette 13e édition. Comble du confort, mon hôtel (Hôtel La Marsa) est au pied de l’arche de départ et d’arrivée. Après une bonne douche, j’y retourne volontiers pour assister à la remise des prix et profiter de douceur de la météo de Tunis sur la plage !

La médaille est belle, le dépaysement total, l’accueil 5 étoiles.  Il parait qu’un trail urbain organisé par cette même association au mois d’octobre. L’occasion peut-être de revenir courir en Tunisie. En tout cas, les attraits ne manquent pas entre les sites archéologiques de Carthage et d’Oudhna, les plages de Gammarth, les souks, la médina de Tunis et la visite de Sidi Bou Saïd… « Habibi Yahil » comme dit la chanson, qu’il fait bon flâner ici. Au printemps prochain pensez-y, c’est à 2h30 seulement de Paris !



Courir un marathon est un rêve que partagent tous les coureurs. Après avoir longtemps hésité, je me suis enfin jeté à l’eau sur le Marathon de Paris, accompagné par la team Hoka.

Détermination, entraînement et dépassement de soi. C’est avec ces adjectifs que l’on pourrait qualifier la préparation d’un marathon, notamment le premier, un véritable saut dans l’inconnu. J’ai couru plusieurs semi-marathons, avec un meilleur chrono d’1h31’07’’ mais quand j’ai sauté le pas pour me lancer sur le Marathon de Paris, je ne pensais pas me donner autant. Durant près de trois mois, j’ai enchaîné les entraînements intensifs afin d’être le mieux préparé possible.

J’ai travaillé la condition physique, l’endurance, mais également le mental. Je ne savais pas comment mon corps allait réagir. Une défaillance en cours de route est toujours possible. Je l’ai donc gardé à l’esprit au fil des semaines.

Trois mois de préparation intensive

Charlotte Morel et Frédéric Belaubre, triathlètes professionnels et athlètes Hoka, ont terminé leur marathon en 2h56’20’’ et 2h51’49’’.
Charlotte Morel et Frédéric Belaubre, triathlètes professionnels et athlètes Hoka, ont terminé leur premier marathon en 2h56’20’’ et 2h51’49’’. ©Peignée Verticale

J’ai pu compter sur l’aide et le soutien de la team Hoka, avec deux coachs de choc, Charlotte Morel et Frédéric Belaubre, deux triathlètes pro qui courront aussi leur premier marathon. Depuis janvier, ces champions me distillent de précieux conseils pour m’entraîner. Et ils m’ont aussi aidé sur le choix de la nutrition, que j’ai pris le soin de tester en amont de la compétition.

Pour ce qui est de l’entraînement, 4 à 5 sorties hebdomadaires étaient au programme. J’ai couru en moyenne 65 km par semaine. En alternant les séances longues, avec des sorties pouvant aller jusqu’à plus de 30km, avec des séances de côtes ou bien du fractionné, histoire de travailler le cardio et la vitesse, deux qualités toujours être intéressantes à développer.

Marathon de Paris, excitant, exigeant

Marathon de Paris 2023, top départ.
©Peignée Verticale

Dimanche 2 avril. Me voilà enfin sur les Champs-Élysées en compagnie de 50 000 coureurs venus du monde entier pour participer à ce Marathon de Paris. Dans le peloton, comme moi, 43% des coureurs s’apprêtent à vivre leur premier marathon.

J’entre dans mon sas et attend patiemment le départ, entre euphorie et stress. J’ai le sourire, mais la boule au ventre.

Je me fixe des paliers au niveau du chrono visé. Sur les premiers kilomètres, je suis à la lettre les conseils : surtout, pas d’emballement. Je prends un départ prudent et descends les Champs en pente douce avec la place Concorde dans le viseur.

J’ai vite trouvé mon rythme de croisière dans le peloton. Opéra, Musée du Louvre, Bastille défilent avec ça et là, des musiciens, des bénévoles et des supporteurs bien emmitouflés pour nous acclamer. Il ne fait pas bien chaud ce dimanche matin mais Paris est à la fête.

Après une parenthèse verte dans le Bois de Vincennes, on retrouve les rues Paris. Au passage au semi, je suis dans les temps prévus. Les sensations sont bonnes. Mais encore une fois, prudence, je ne m’enflamme pas.

Dix kilomètres avec la tête…

Raphaël, heureux finisher du Marathon de Paris.
Raphaël, heureux finisher du Marathon de Paris. ©Peignée Verticale

Entre le 20e et le 30e kilomètre, j’accélère l’allure, passant de 4’45 en moyenne à 4’35, porté par les acclamations de la foule. Je regretterais bien vite cette poussée d’adrénaline. Car les derniers kilomètres feront mal. Cela fera sans doute sourire les traileurs, mais moi, j’ai bien senti passer les presque 300 mètres de dénivelé au cumulé !

J’ai à nouveau baissé le rythme, plus conforme à mes prévisions. Je profite au mieux du moment présent. Avoir Paris à ses pieds. Communier avec des milliers de coureurs. Se sentir porté par tous les supporteurs massés sur les trottoirs. C’est aussi cela, le Marathon de Paris.

Les jambes sont dans le dur à présent mais je garde l’allure. La montée entre le km39 et le km40 m’a scié. On dit souvent qu’on court un marathon 30 km avec les jambes, 10 km avec la tête, 2 kilomètres avec le cœur et 195 mètres avec les larmes. C’est tellement vrai. Fouler le tapis vert et passer sous l’arche d’arrivée fut une délivrance.

Il m’a fallu quelques minutes pour réaliser. Ça y est, c’est fait. Je l’ai fait, je suis marathonien. C’est pour moi un bel aboutissement, le tout en 3h21’37’’, 8 minutes de mieux que l’objectif visé. J’ai mis deux jours à retrouver mes jambes, bien raides, l’envie de recourir la distance chevillée au cœur. Merci Paris.



Cette adidas Adizero SL, nouveau modèle performance de la marque aux trois bandes réunit de nombreuses qualités pour un prix « entrée de gamme ».

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Cette adidas Adizero SL tranche avec les autres modèles de la marque. La paire pèse 250 g en pointure 44 et l’ensemble évoque une chaussure orientée vers la performance. Cette impression se confirme lors des premières sorties. L’amorti est « sportif » et le dynamisme bien présent.

Toutefois, pas de plaque en carbone sur cette nouveauté. C’est la mousse Lightstrike, comme sur les autres modèles compétition d’adidas qui fait le job. Le confort est globalement préservé. On note qu’il n’y a pas de semelle Continental mais que l’adhérence sur une piste d’athlétisme détrempée est très bonne.

Adidas Adizero SL, un excellent modèle pour les séances rapides

Cette adidas Adizero SL nous a enthousiasmée par ses qualités de dynamisme et son prix attractif.

Les séances sur piste, c’est le domaine de prédilection de cette adidas Adizero SL. Poids contenu, semelle souple, dynamisme, tout est réuni pour en faire un excellent modèle pour des sessions dynamiques. L’amorti assez ferme pourra ne pas convenir à tout le monde. En tout cas jusque vers 1h30 d’entraînement c’est largement supportable.

Au-delà, il pourra y avoir besoin d’un peu d’adaptation. Autre point à souligner, le tarif de 130 € est attractif pour un modèle réunissant de nombreuses qualités. Les coureurs à la recherche de performance trouveront suffisamment de polyvalence dans ce modèle pour effectuer la majorité de leurs séances d’entraînement ainsi que des compétions sur des distances allant de 5 km au semi-marathon, et plus si affinités…

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Voici les bons réflexes pour optimiser sa récupération post-marathon, avec les conseils du champion Yohan Durand et du physiologiste Christophe Hausswirth.

Se réhydrater et s’alimenter, c’est la priorité

Boire, c’est la première chose à faire une fois la ligne franchie insiste Yohan Durand. On peut privilégier des eaux riches en
sels minéraux, comme par exemple St Yorre et boire en petite quantité de façon régulière, mais aussi miser sur les fruits et les légumes qui contiennent de l’eau et des électrolytes.

L'hydratation, c'est la priorité numéro 1 pour s'assurer une bonne récupération.

L’objectif est de compenser ses pertes hydriques à hauteur de 1,5 fois. Si l’on a perdu 3 kilos en course par exemple, il faudra ingérer l’équivalent de 4,5 litres environ détaille le physiologiste Christophe Hausswirth, interrogé sur le sujet.

Dans les premières heures qui suivent son marathon, il est aussi important de s’alimenter pour optimiser sa récupération. Bon à savoir : lorsque les muscles ont été épuisés en glycogène (ressources énergétiques) comme c’est le cas après un marathon, toute la reconstitution des stocks énergétiques se fait dans la première demi-heure.

Ne pas s’étirer

On voit souvent des marathoniens s’étirer à chaud. Mauvais réflexe ! Les étirements sont au contraire à proscrire pendant plusieurs jours en raison de la casse musculaire après un marathon. Les muscles sont très fragiles après un effort violent met en garde le champion.

La seule exception que l’on fera sera bien sûr si une crampe fortuite arrive sur un muscle précis. On pourra alors pratiquer quelques étirements ciblés, sans forcer. D’une manière générale, tant que les courbatures sont présentes, on reste vigilants et on ne s’étire pas de façon prolongée et insistante car le muscle est déjà bien fragilisé.

Manger des glucides

Les glucides (féculents) sont à privilégier en phase de récupération.

Comme avant une compétition, l’objectif est d’apporter des glucides sur son repas d’après course. En phase de récupération, ces glucides vont aider à refaire les stocks en glycogène dans les muscles.

On les accompagnera de légumes verts qui aideront à limiter les inflammations et à hydrater les cellules. Les produits laitiers auront également un intérêt car ils vont participer à la reconstruction des fibres musculaires et favoriser leur croissance. Côté protéines, on privilégiera les viandes blanches, avec une source de protéines à chaque repas, y compris au petit déjeuner.

On évitera en revanche les aliments complets, trop riches en fibres. En effet, après un marathon, la flore intestinale est fragilisée, on devra donc éviter de surcharger les phases digestives par des aliments trop riches et trop gras.

Une stratégie « détente » pour optimiser sa récupération

L'électrostimulation en phase de récupération, cela a du bon !

En plus de la nutrition de récupération, on pourra s’aider de plusieurs alliés. Les jours qui suivent sont propices à diminuer les inflammations et à faciliter le retour veineux pour évacuer ce que l’on appelle souvent les déchets métaboliques.

Les deux premiers réflexes de Yohan Durand, c’est de se masser les jambes avec des crèmes à base d’huiles essentielles et d’arnica, et d’enfiler des chaussettes de récupération plusieurs heures pour activer le retour veineux.
En complément, l’électrostimulation aura un effet drainant en augmentant le débit sanguin, un effet antalgique par la production d’endorphines et un effet décontracturant qu’apprécie le champion.

Et l’automassage ? Cela fonctionne aussi. Avec son rouleau de massage, il ne faut pas hésiter à appuyer là ou ça fait mal, c’est-à- dire sur les zones courbaturées pour détendre les fascias et ainsi réduire les tensions. Nous vous proposons six exercices d’automassage pour détendre ses fascias et optimiser votre récupération.

Bottes pressothérapie-Jolt

Le marathonien est aussi adepte de la pressothérapie très efficace sur le drainage lymphatique. Ces bottes permettent d’éliminer les toxines dans les muscles, avec une sensation de « jambes légères » quasi immédiate. Cette technologie prisée des sportifs de haut niveau depuis des années reste chère, mais elle se démocratise peu à peu avec des bottes à destination des particuliers.

Miser sur le froid

Les bienfaits du froid sont connus pour optimiser la récupération. A défaut de séance de cryothérapie corps entier, comme le font les élites, on peut plus simplement recourir chez soi à des bains de froid à 10°C environ pendant 10 minutes, deux fois par jour pendant 48 heures.

Ensuite, dans un second temps, on pourra faire des bains chauds en alternance avec des bains froids. Cela aura pour effet un « vaso- pumping » qui accélèrera la récupération nous explique le physiologique.

©Cryopole

Envisager la reprise en douceur


Quand reprendre l’entraînement en étant certain de bien avoir récupéré ? Le physiologiste nous explique qu’il y a une fenêtre de 5 jours environ où certains métabolites (i.e. déchets) peuvent encore se retrouver dans la circulation sanguine.

C’est la fenêtre de temps pendant laquelle il faut accepter la récupération sans chercher à l’accélérer mais juste en la facilitant. En fonction des habitudes, une simple récupération active légère (à 50 % de la vitesse maximale aérobie, entre 30 et 45 minutes) pourra alors être proposée. Si les courbatures restent trop importantes en courant, pensez à l’option vélo pour faire tourner les jambes.

Yohan Durand partage 4 séances "bonus" pour courir plus vite.

De son côté, Yohan Durand prend 10 jours de repos au minimum en récupération d’un marathon. C’est pour lui un temps nécessaire pour laisser sa tête et son corps récupérer. « Je peux faire un sport moins traumatisant pour les muscles comme le vélo ou la natation. Je reprends ensuite l’entraînement par du petit footing très facile en aisance respiratoire. Et j’augmente progressivement la charge, sans objectif ni séance de fractionné dans le mois qui suit un marathon », conclut le champion.

Pour aller plus loin. Dans l’ouvrage Améliorer sa récupération en sport, édité par l’INSEP, Christophe Hausswirth fait le point sur les méthodes de récupération les plus efficaces. Près de 1 650 articles scientifiques ont ainsi été analysés et synthétisés afin d’offrir des informations fiables.



Figure de la course à pied depuis des décennies, Charly Bancarel, 93 ans, a terminé le Marathon de Paris en 7h22′. En 2024, ce papy fringuant réalisera un rêve en courant le marathon des Jeux Olympiques.

On ne s’arrête pas quand on vieillit, mais on vieillit quand on s’arrête. C’est le dicton favori de Charly Bancarel, 93 ans. Une frêle silhouette mais une santé de fer pour ce super papy qui vit depuis toujours à Salers, dans le Cantal. « Pour l’instant, je touche du bois, je n’ai jamais été blessé et j’ai terminé tout ce que j’ai entrepris  », lance-t-il de sa voie éraillée.

Objectif : finisher à Paris 

Ce doyen de la course à pied a couru ce dimanche le Marathon de Paris pour la dixième fois. « Mon objectif c’est d’abord de terminer bien sûr. Autour de 5h-5h15, si j’y arrive, en fonction de ma forme. En 2019, j’avais mis 5h23’. J’étais bien à l’arrivée, j’avais même regretté de ne pas avoir forcé un peu plus, mais enfin, que voulez-vous à mon âge, on fait attention… », nous expliquait-il il y a quelques semaines. Finalement, Charly a mis plus de temps que prévu pour boucler cette traversée de Paris. Il termine en 7h22, sous les ovations du public.  

Charly Bancarel à l'arrivée du marathon de Paris en 2019
A l’arrivée du marathon de Paris en 2019.

Cet homme est fait d’un autre bois que vous et moi. Aligner 42 kilomètres à son âge tient tout simplement de l’exploit. « Malgré les années qui passent, j’ai toujours le cœur pour faire ces choses-là, c’est une chance. Je sens que c’est bien pour mon corps et mon médecin ne dit pas le contraire », explique ce grand-père qui fait la fierté de toute sa famille. Ses bilans de santé réguliers en attestent. Tension, articulation, cholestérol, tout est au vert. Il faut dire que cet ancien hôtelier suit une hygiène de vie irréprochable.

A Salers, ses enfants et petits-enfants tiennent désormais Le Bailliage, l’hôtel-restaurant qu’il a bâtit en 1980, ainsi qu’un bar voisin. Mais les bons plats auvergnats, bien roboratifs, c’est pour les clients. Charly Bancarel lui raffole plutôt des crudités, bien meilleures pour la santé.

De la course, du vélo et du renforcement

Et il s’entretient au quotidien. Sa silhouette foulant les routes du coin de bon matin fait partie du paysage. « Je me lève tous les matins vers 6h30. Je sors m’entraîner à l’extérieur, sauf s’il pleut à verse ou qu’il fait très froid. Dans ce cas, je fais tourner les jambes sur mon vélo d’appartement. Et puis j’enchaîne avec quelques exercices avec mes haltères de 8 kilos et je fais des étirements pour garder la souplesse, c’est important », détaille le retraité bien occupé.

Depuis des années, sa vie sportive est consignée dans des carnets, soigneusement conservés. « Tenez, par exemple en 2016, j’avais fait 1000 kilomètres de course à pied et 3700 kilomètres de vélo. Une bonne année. Depuis, j’ai réduit la voilure, je trottine toujours bien sûr mais je tourne autour de 600 kilomètres en courant par an » commente-t-il en feuilletant les pages au hasard. 

C’est le directeur de La Pastourelle, trail phare de son pays qui l’a convertit. « J’ai été vice-président pendant plusieurs années. Mon camarade directeur m’a dit un jour, puisque que tu es dans l’organisation, viens donc t’entraîner avec nous. C’est comme ça que tout a démarré et je ne me suis jamais arrêté. J’ai commencé tard, j’avais alors 55 ans, mais je me rattrape depuis pour mon plus grand plaisir ! »

Un premier marathon à 70 ans pour Charly Bancarel

Charly Bancarel sur le Marathon du Médoc, son premier marathon à 70 ans.
Charly Bancarel sur le Marathon du Médoc, son premier marathon à 70 ans.

Conducteur de car pendant des années, il rentrait souvent chez lui en courant, raconte sa femme. Une vingtaine de kilomètres effectués régulièrement après son service. Puis Charly Bancarel s’est offert son premier marathon pour ses 70 printemps. C’était au Médoc. Il s’en souvient comme si c’était hier. « J’ai commencé par le plus festif. Mais moi je ne m’occupais pas de boire du vin aux ravitaillements dans les châteaux, juste de l’eau. J’ai terminé premier vétéran 4 et l’organisation m’avait offert une caisse de 12 bouteilles d’un grand cru du Médoc. »

Ensuite, les marathons se sont enchaînés parmi d’autres compétitions, sur la route comme sur les sentiers. S’il n’a plus le compte exact en tête, Charly évoque une petite trentaine de 42 km à son palmarès, avec un record 4h45. New York en 1998 reste sa plus belle émotion. « L’ambiance prend à la poitrine dès le départ. Imaginez-moi, petit auvergnat, au pied des buildings de Wall Street de 60 étages, sur des avenues larges de dizaines de mètres… je me suis senti si petit… J’avais mis 5h16’ », raconte-t-il, en regardant une photo de lui, les bras levés au ciel dans Central Park.

Le Puy, Marvejols et Dax pour la suite

Charly Bancarel sur le Marathon de New York en 1998, son marathon le plus fort en émotion.
Charly Bancarel sur le Marathon de New York en 1998, un souvenir phare.

Après deux années en pointillé liées au Covid, Charly se remet en selle en 2023, sa quatre vingt quatorzième année. La forme est là. L’envie aussi. Au programme pour les prochains mois, sans doute les 15 km du Puy-en-Velay, le 1er mai. Cet été, pourquoi pas Marvejols-Mende, déjà bouclé deux fois.

Ensuite sans doute, un tour sur La Fériascapade de Dax, l’une de ses courses favorites. « Cela fait quinze ans que j’y vais. C’est un 10 km très convivial. A l’arrivée, il y a de bonnes choses, du foie gras des Landes et un bon repas le soir. Pour mes 90 ans l’organisation m’avait offert une magnifique plaque gravée à mon nom ». Ce beau souvenir trône dans la vitrine du salon familial, parmi les coupes et les médailles, exposées par dizaines.

La surprise de Patrick Montel

Charly a retrouvé son ami Patrick Montel autour de ce Marathon de Paris. ©DR

Mais sa plus belle récompense reste à venir. Car en 2024, Charly Bancarel réalisera un rêve en participant au marathon des Jeux olympiques. Le journaliste Patrick Montel lui a fait une belle surprise après Noël. Il a toqué à sa porte avec André Giroux, président de la Fédération française pour lui remettre un dossard pour le Marathon pour tous. Les larmes de joie de ce petit monsieur filmé pour l’occasion ont fait le tour du web.

« Quand j’ai su que les JO 2024 étaient à Paris et qu’il y aurait un marathon pour tous, j’ai tout de suite voulu participer. J’en avais parlé à Patrick Montel, rencontré sur les 15 km du Puy-en-Velay. Quand il est venu chez moi, je n’y croyais pas. Participer à ce marathon olympique, c’est un honneur pour moi. Pour ma famille, pour mes petits enfants, c’est magnifique » s’enthousiasme le vétéran, ému de cette attention. Porter le dossard 95 serait un joli clin d’œil à ses 95 ans, qu’il fêtera le 12 août 2024, deux jours après l’épreuve.

La chaleur ne lui fait pas peur. Le tracé qui s’annonce bien musclé non plus. « La chaleur, j’aime ça, je roule souvent par 30°C l’été, ça ne me gêne pas, je crains plutôt le froid. Et puis j’ai fait cinq fois Paris-Versailles, alors je connais un peu le secteur vers la Côte des Gardes ». détaille-t-il.

En quarante ans de compétitions, Charly a multiplié les rencontres, suscitant l’admiration d’une génération à l’autre. « Pour moi, c’est toujours un plaisir de courir. On éprouve une telle satisfaction en terminant une course ! Ce marathon en 2024 sera sans doute mon dernier marathon, mais j’espère continuer sur des distances plus courtes tant que je pourrais ». Avec lui, touchons du bois pour cette passion le comble encore durant de belles années. 



Le jeune Ethiopien Abeje Ayana a créé la surprise en remportant ce Marathon de Paris pour un coup d’essai. Mehdi Frère et Anaïs Quemener terminent premiers Français de cette 46e édition marquée par une météo bien fraîche et ventée.

Fraicheur, légère bruine, rafales de vent pour ce 46e Marathon de Paris. On n’avait pas connu pareille météo hivernale depuis plusieurs années. Une bonne partie des 52 000 inscrits rassemblés sur les Champs-Élysées défilent toujours au cœur de la capitale. Ainsi, à 15h, on recensait un peu plus de 10 000 finishers. Les derniers coureurs boucleront leur traversée de Paris dans l’après-midi. Les premiers, lancés dès 8h15 sont arrivés en milieu de matinée sur l’avenue Foch. Avec ces conditions capricieuses, il était difficile d’améliorer son record sur le macadam parisien ce matin.

Abeje Ayana remporte son premier Marathon de Paris

En tête, on attendait l’Ethiopien Guye Adola. C’était le grand favori, 22e performer mondial sur la distance affichant un record personnel en 2h03’46’’. Finalement, c’est un petit jeune de 20 ans, Abeje Ayana, qui a créé la surprise. Dans les dernières montées de la fin de parcours, l’Ethiopien a placé une attaque décisive pour déposer Guye Adola. Il s’offre ainsi une victoire de prestige pour le premier marathon de sa carrière ! Son compatriote Guye Adola un temps menacé par le Kenyan Josphat Boit préserve sa 2e place en 2h07’35. Boit complète le podium en 2h07’40’’. 

Mehdi Frère, premier Français

Mehdi Frère termine premier Français du Marathon de Paris en 2h11'.
Mehdi Frère termine premier Français du Marathon de Paris en 2h11′, longtemps aux côtés de Morhad Amdouni. ©ASO-M.Delobel

Côté Français, Mehdi Frère a été plus costaud. En 2h11’05’’, le gendarme termine à la 9e place. Le champion échoue dans sa quête de minima (2h08’10’’) pour les Jeux olympiques de Paris 2024 : « J’ai fait de mon mieux aujourd’hui. C’était un jour un peu sans mais j’ai pris beaucoup de plaisir. On va retenter en fin d’année pour les minima olympiques. Les conditions météo étaient correctes. On n’avait pas un groupe parti sur les bases prévues, je n’avais pas les jambes pour relancer derrière, je suis content d’avoir partagé ma course avec le public aujourd’hui. »

Morhad Amdouni qui avait pulvérisé l’an dernier le record de France en 2h05’22″ a dû se contenter d’un chrono beaucoup plus modeste. Cette année, 2h12’45’’ pour son retour à la compétition. « Les conditions n’ont pas été faciles. Je suis en phase de préparation, je n’ai pas de volume sur la préparation marathon, l’idée était de prendre cette course comme un entraînement notamment au niveau des ravitaillements. », commente-t-il à son arrivée. Yoann Kowal termine en 2h14’57 ». L’ultra-traileur Mathieu Blanchard, 2eme du dernier UTMB boucle de son côté en 2h22’36 ».

Une victoire féminine au sprint

Helah Kiprop remporte le Marathon de Paris après un sprint endiablé.
Helah Kiprop remporte le Marathon de Paris après un sprint endiablé. ©ASO-M.Delobel

Chez les dames, le dénouement fut spectaculaire. En effet, elles étaient encore sept aux commandes à 6 km de l’arrivée. L’arrivée au sprint était inévitable pour le plus grand bonheur des spectateurs massés avenue Foch. Au bout de la ligne droite, Helah Kiprop, vice- championne du monde de marathon en 2015, s’adjuge la victoire en 2h23’19’’. « Cette arrivée était incroyable, je savais qu’en restant dans le groupe de tête c’était faisable. Les conditions météo n’étaient pas faciles avec le vent. J’espère revenir à Paris l’an prochain mais cette fois-ci pour les Jeux olympiques.»

La Kenyane devance l’Ethiopienne Atalel Anmut arrivée aussi en 2h23’19’’ (dans la même seconde). Firkte Wereta s’adjuge la 3e place en 2h23’22.

Anaïs Quemener confirme !

Avec les conditions météo capricieuses, il était difficile d’améliorer son record ce matin sur le macadam parisien
La reine du marathon français, c’est elle, Anais Quemener. ©ASO-B.Seon

A noter aussi la très belle performance d’Anaïs Quemener. Championne de France en titre de marathon, cette aide soignante francilienne termine première française en 2h32’12’’. Elle pulvérise son record de plus de 5 minutes établi ici à Paris, l’an passé en 2h37’26’’.

« Je suis contente même si je pense que je n’ai pas bien géré ma course. J’étais sur les bases de 2h30 jusqu’au 32e km. À partir du 35e, gros passage à vide jusqu’à l’arrivée. Je passe de 3’33’’- 3’35’’ de moyenne à 3’45’. La fin de course a été compliquée. Mais je suis quand même super contente, je mets 5 minutes à mon record sur un parcours qui n’est pas facile. L’an dernier, j’avais fait 2h37 en étant toute seule du début à la fin. Là, je préférais m’aider en étant dans un groupe de gars pour m’abriter du vent. Je pense que c’était beaucoup mieux. Je partais avec cet objectif. J’aimerais aller chercher les 2h30 à Berlin en septembre. »

Consultez les résultats provisoires.



La Decathlon GPS900 by Coros s’adresse au traileur avec son capteur altimètre-barométrique et le suivi l’itinéraire pour un rapport qualité-prix imbattable.

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Après la Kiprun GPS 500 by Coros qui nous avait enthousiasmée, cette GPS 900 est le deuxième bébé issu du partenariat entre Coros et Decathlon. Les deux marques ont trouvé le parfait équilibre pour produire une montre outdoor complète, épurée et accessible.

Taillée pour l’outdoor

Cette Decathlon GPS 900 by Coros bénéficie de l’ergonomie et de l’interface Coros. On retrouve la fameuse molette ainsi qu’un bouton. Elle est construite sur la base d’une Apex. Cela facilite grandement sa prise en main. L’écran couleur est de taille classique, lisible et affiche jusqu’à six données par écran.

C’est une de belle réussite esthétique, sobre et moderne. Elle peut parfaitement être portée au quotidien. Il n’y a en revanche pas de lecteur MP3. Avec son verre en corning Gorilla et sa lunette métal, elle est clairement taillée pour les sentiers.

Decathlon GPS 900 by Coros avec altimètre-barométrique

Le nouveau cardio GPS900 by Coros de Decathlon intègre un capteur altimètre-barométrique et la navigation.
Le nouveau cardio GPS900 by Coros de Decathlon intègre un capteur altimètre-barométrique et la navigation.

Les modes sportifs sont ultra-complets mais sans profils multisports. Au niveau des capteurs, elle n’a rien à envier à certains modèles plus chers. Elle embarque un nouvel altimètre barométrique. On retrouve par ailleurs capteur cardiaque au poignet, mesure de la puissance et GPS multi-systèmes ou multi GNSS.

Il ne s’agit toutefois pas des dernières technologies développées par Coros sur l’Apex 2 Pro. Mais la précision et la fiabilité sont d’un excellent niveau ! Elle est d’ailleurs compatible avec le POD 2 de Coros.

Suivi d’itinéraire

Cette montre cardio-GPS ne permet pas d’importer des fonds de carte mais sa fonction fil d’Ariane affichera un parcours et informera lorsqu’on s’en éloigne. C’est largement suffisant pour se familiariser avec le suivi d’itinéraire. Les données sont ensuite transférables via bluetooth sur l’appli Coros qui est très complète.

L’autonomie est annoncée à 35h d’autonomie. Ses performances sont plus que satisfaisantes. Meilleures même que de nombreuses montres milieu de gamme plus chères.

En conclusion, c’est une montre idéale pour débuter dans le trail sans dépenser une fortune avec tous les outils pour progresser et se faire plaisir.

Le prix : 249 €. Le + Le rapport qualité-prix imbattable.. Le – Le bracelet silicone qui mérite d’être remplacé par un bracelet nylon plus confortable.

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L’organisation du Marathon de Paris confirme la tenue de la 46e édition avec plus de 52 000 concurrents attendus et notamment Morhad Amdouni, recordman de France au départ.

Que les inscrits au Marathon de Paris soient rassurés : la 46e édition s’annonce bien pour dimanche 2 avril, comme prévu. La rumeur d’une annulation, liée à la réforme des retraites et à la grève des éboueurs dans la capitale a enflé sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

Ce lundi, l’organisation ASO confirme la tenue de l’évènement. L’adjoint à la maire de Paris en charge du sport, Pierre Rabadan, enfonce le clou. « Il n’a jamais été question d’annuler ou de reporter le marathon de Paris cette année » martèle-t-il sur Twitter.

©DR

Marathon de Paris, 43% de néo-marathoniens

Près de 52 000 concurrents seront donc rassemblés sur les Champs-Élysées dimanche prochain de bon matin. Les handisports en fauteuil seront les premiers à s’élancer à 7h55. Ils seront suivis des Elite Femmes (7h59) et des Elite hommes (8h15). Dans le peloton, 43% des coureurs prendront le départ d’un marathon pour la première fois. Ces « néo-marathoniens » seront reconnaissables à leur dossard orné d’une fresque dorée.

Zone départ Marathon de Paris.

Côté parcours, cette année, les derniers kilomètres seront modifiés. Le passage dans le Bois de Boulogne sera écourté, afin de vivre un final plus parisien. Toujours avec la « finish line » avenue Foch, face à l’Arc de Triomphe.

Morhad Amdouni au départ

Morhad Amdouni signe le record de France du Marathon à Paris en 2h05'22''.
Morhad Amdouni, 3eme homme du dernier Marathon de Paris et recordman de France sur la distance. ©DR

En tête, deux favoris sont annoncés. L’Ethiopien Guye Adola, 22e performer mondial sur la distance et seul athlète sous les 2h04’ ainsi que Kenyan Elisha Rotich, recordman de l’épreuve en 2h04’21 » (2021).

Très attendu, Amdouni Morhad, qui avait pulvérisé l’an dernier le record de France en 2h05’22’’ sera de retour dans la capitale.  A ses trousses, d’autres champions tricolores : Medhi Frère, Michael Gras ou encore Yoann Kowal.

Dans le peloton, on croisera aussi quelques traileurs, notamment Mathieu Blanchard (2e de l’UTMB 2022) et Yoann Stuck, récent gagnant du 80 km de l’Eco-Trail Paris.

Côté féminins, un beau duel s’annonce. Kenyanes et Ethiopiennes tenteront de passer sous la barre des 2h20’ pour se rapprocher du record de l’épreuve.

3 rendez-vous avant le Marathon de Pris

Salon du Marathon de Paris. 90 000 visiteurs attendus.
©G.Desmouveaux

Avant le grand départ, trois rendez-vous seront proposés aux participants ainsi qu’à leur famille.

L’incontournable salon « Run Expérience » 

C’est Le rendez-vous des passionnés du running avec 150 exposants répartis sur 26 500m².  Du 30 mars au 1er avril, ce grand salon du running sera en entrée libre au Parc des Expositions de Porte de Versailles. Il attend 90 000 visiteurs autour de conférences et rencontres. Il sera aussi possible de tester les nouveautés des marques sur une piste d’athlétisme de plus 300 mètres. Retrouvez les infos pratiques et le programme complet ICI.

Paris Run For All, un 4 km solidaire

L’organisation propose cette année un nouveau 4 km au profit de l’association « Lames de Joie ». Ce Paris Run fo All ouvert à tous se courra samedi 1er avril dès 9h, sur un parcours dédié, entre le Louvre et le Champs de Mars. Double objectif : soutenir l’association qui équipe des enfants (et quelques adultes) amputés de membres inférieurs. Et se mettre en jambes avant le marathon.

La Maratoon’s pour les jeunes

C’est une course réservée aux 5-12 ans. Elle permet aux enfants de découvrir les joies du running. Rendez-vous samedi 1er avril de 14h à 16h30 au Parc Montsouris. Inscriptions gratuites via time to ou sur le salon Run Experience (Fan corner).



i-Run, leader de la vente en ligne de matériels de running, a perdu son fondateur, Emmanuel Vidal, 53 ans, des suites d’une longue maladie.

i-Run, l’enseigne de e-commerce leader sur le marché du running annonce le décès de son fondateur, Emmanuel Vidal. Passionné de sport, ce Toulousain s’était lancé avec trois fois rien. D’abord en équipant pompiers, gendarmes et militaires, allant d’une caserne à l’autre avec sa société, Sport pour Tous.

Puis, en 2007, il a fondé i-Run, suite à une rencontre décisive avec ses deux futurs associés. Ce site est aujourd’hui leader de la vente d’articles de running, trail, outdoor et fitness sur internet et emploie 150 collaborateurs.

Malgré son cancer, Emmanuel Vidal avait pris le temps, il y a quelques semaines, de nous raconter son histoire en toute simplicité et ses projets pour i-Run, en plein développement. Nous tenions à rendre hommage à cet homme passionné, acteur majeur de notre communauté. Running Attitude présente ses sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses collaborateurs.



La Hoka Clifton 9 est de retour avec un confort amélioré pour toutes vos sessions de running, jusqu’au marathon.

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La Clifton, paire iconique de Hoka est de retour avec sa 9e génération. La version précédente, Clifton 8, nous avait déjà enthousiasmée. Cette saison, Hoka a décidé de miser sur le confort et la légèreté, avec notamment un amorti de qualité et un dynamique retour d’énergie. Cela est dû à la semelle en CMEVA, une mousse qui apporte propulsion très intéressante ainsi qu’une stabilité très agréable.

Cette Hoka Clifton 9 est parfaite pour vos sessions de running sur toute distance, jusqu’au marathon, notamment si vous êtes amateur. En revanche, pour plus aguerri, cette paire sera surtout programmée pour l’entraînement, afin de parcourir les kilomètres en toute aisance.

La Hoka Clifton 9 est de retour avec un confort amélioré pour toutes vos sessions de running, jusqu’au marathon.

Souplesse et respirabilité

En plus d’être une paire très confortable, cette Clifton 9 affiche une belle souplesse. Cela est notamment dû à la languette à soufflet. Cela permet d’avoir un meilleur accueil du pied pour plus d’aisance. On a vraiment l’impression d’être dans un chausson !

De plus, l’empeigne en mesh apporte une respirabilité optimale. Enfin, la semelle extérieure en caoutchouc apporte une belle adhérence, même sur route humide, ce qui est toujours agréable. Cette Hoka Clifton 9 est un compromis parfait pour les coureurs cherchant une paire de running polyvalente et confortable sur de nombreuses distances.

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Ce Marathon de Rome a vu défiler 11 000 marathoniens autour du Colisée. Parmi les Français présents, Alexandre Delore raconte son marathon au cœur de la ville éternelle, sur les traces du champion Bikila.

« Ecco ci siamo ». Nous y voilà ! A Rome ce 19 mars, c’est jour de marathon et de mes 48 ans. La veille, j’ai la chance de me promener en compagnie de mes cousins italiens Cristina et Massimo sur la via Appia Antica. Un lieu saisissant d’Histoire où l’Ethiopien Abebe Bikila forgea sa victoire au marathon des Jeux Olympiques de 1960. Un vrai décor de théâtre avec ses « sampietrini », les pavés romains, bordés de pins parasols et de catacombes.

Abebe Bikila (dossard 11), vainqueur pieds nus du marathon des J.O. de Rome en 1960
Abebe Bikila (dossard 11), vainqueur pieds nus du marathon des J.O. de Rome en 1960

Tous les chemins mènent au Marathon de Rome…

Abebe Bikila, premier africain champion olympique, qui signifie « la fleur qui grandit », a suscité en moi la vocation du marathon il y a 20 ans. J’ai couru mon premier marathon le 30 mars 2003 à Lyon. Je m’étais alors juré de venir sur ce Marathon de Rome pour courir, là où tout a commencé.

Au petit matin de la course, près du Colisée, mes cousins me souhaitent bonne chance. « in bocca al lupo » ! Massimo a déjà couru des semi-marathons mais jamais de marathon. « Quale la differenza ? » me demande- il ? « C’est deux fois la distance, les douleurs en plus », en rigolant ! Je vis un rêve éveillé. Un départ au milieu des ruines de la Rome antique, l’hymne italien « Fratelli d’Italia », la patrouille aérienne d’Italie au- dessus des 11 000 marathoniens. Je croise beaucoup de coureurs internationaux. Des athlètes grecs, hongrois, ukrainiens, allemands au départ de ce Marathon de Rome.

Départ du marathon de Rome avec passage Piazza Venezia devant le Monument Victor Emmanuel II.
Départ du marathon de Rome avec passage Piazza Venezia devant le Monument Victor Emmanuel II.

L’entame de la course, avenue des Forums Impériaux, est prudente avec les meneurs d’allure des 3h10’. Puis au bout de 30 minutes porté par de bonnes sensations, je m’élance devant. Je me sens plus libre, à mon propre rythme et me ravitaille régulièrement sans risquer les bousculades. Je joue crânement ma chance sur les bases de 3h07’-3h08’ avec mes 50 bornes hebdomadaires ces dernières semaines.

Des relances, des monuments et des pavés

Passage sur place Saint-Pierre pour le marathon de Rome.
Passage sur place Saint-Pierre.

Le tracé du marathon de Rome n’est pas des plus faciles. Il y pas mal de relances en une succession de rues et d’avenues plus ou moins bien asphaltées au coeur de cette ville éternelle. Et surtout les fameux « sampietrini », ces pavés irréguliers pour environ six kilomètres au total.

Les bornes défilent à allure constante avec quelques lieux emblématiques traversés. On longe les thermes de Caracalla et la place St Pierre, emprunte de belles avenues le long du Tibre. Il y aura aussi un passage près du stade Olympique et un final dans le centre historique avec ses célèbres places del Popolo, Spagna et Navona.

L’esprit ne commande plus le corps

6 kilomètres de pavés, les « sampietrini », principale difficulté du marathon de Rome

Je passe le 30e kilomètre en 2h13’. Le Mur tant redouté. Les douleurs musculaires commencent à poindre. J’ai apporté avec moi les ondes positives de Laurence et des filles, ainsi que les encouragements des proches, amis et copains de l’Entente Sud Lyonnais, mon club. Malgré 14 marathons au compteur, l’expérience ne suffit pas.

Les réserves en glycogène s’amenuisent. Les ondes de choc successives au sol tendent de plus en plus les bras et épaules, jusqu’aux cervicales. Les cuisses semblent peser trois tonnes. L’esprit ne commande plus le corps et la Roche Tarpéenne n’est pas loin du Capitole. Le masque de la souffrance apparait. Je suis un marathonien ordinaire sur une distance qui ne l’est pas. Mais le marathon se gagne lorsqu’il s’achève. Alors je prends mes jambes à mon cou malgré l’allure ralentie…

La fleur qui grandit

Dans les deux derniers kilomètres (km 40 en 3h),, l’ambiance est fantastique avec un public très présent. Je profite de l’instant présent. Je reconnais les cris d’encouragements de mes cousins au moment d’entamer le sprint final. Un faux plat-montant Piazza Venezia, face au Monument Victor Emmanuel II.

Quel pied cette ligne d’arrivée avec vue sur le Colisée ! Je boucle en 3h11’. Larmes d’émotions. Tous ces entraînements hivernaux, cette somme de petits efforts pour le grand effort le jour J. Et dire que tout avait débuté il y a 63 ans, tout près d’ici, au pied de l’Arc de Constantin, dans une fabuleuse nuit romaine, grâce à l’homme aux pieds nus, « la fleur qui grandit ».



Réussir un premier marathon, c’est d’abord se fixer l’objectif de le terminer. Pour que le plaisir soit au rendez-vous le jour J, faisons le tour des écueils à éviter et des principes à respecter à l’entraînement.

Calculez votre potentiel pour votre premier marathon

Difficile d’estimer son objectif lorsqu’on se lance sur son premier marathon. Une performance récente sur semi-marathon donne un reflet assez juste de votre potentiel. Appliquez la règle des 5 %. Multipliez par deux votre record sur semi-marathon, puis ajoutez 5%. C’est-à-dire en multipliant par 1,05. Toutefois, cette estimation dépend aussi de votre capacité à maintenir une vitesse élevée longtemps et de votre aptitude à gérer l’effort sur la durée. Dans le doute, multipliez par 1,10 (soit 10 %). Dans tous les cas, cela vous donne tout de même une fourchette indicative de vos possibilités.

Le mur, quel mur ?

L’autre thème récurrent concerne le fameux mur du marathon. C’est un peu un mythe. Il est censé correspondre à la panne de carburant (le glycogène). Or, à part les athlètes de haut niveau, les substrats énergétiques utilisés en course proviennent à la fois des glucides (sucres) et des graisses (lipides). Nous en sommes tous suffisamment pourvus pour éviter la panne !

Lentement pour tenir longtemps

Pour éviter l’inexorable baisse de rythme, il faut se préserver des départs trop rapides, des changements d’allures intempestifs et gérer ses réserves énergétiques avec prudence et mesure. Pour cela, partir lentement et… ralentir, le cas échéant.

Gare aux excès de zèle en préparant votre premier marathon

Le piège de la préparation d’un premier marathon, c’est de chercher à se rassurer dans des sorties longues démesurées. C’est le plus sûr moyen de se fatiguer ou de se blesser. La pire des choses étant de vouloir à tout prix avoir réalisé la distance avant le jour J, pour être certain d’en être capable. Ce serait suicidaire. Il ne faut pas le faire ni même approcher les 42,195 km. Cela a pour seul but de vous rassurer mais en aucun cas celui de vous préparer.

De nombreux coureurs choisissent le Marathon de Paris pour leur premier marathon. Chaque année, ces "débutants" représentent près de 30% du peloton.
De nombreux coureurs choisissent le Marathon de Paris pour leur premier marathon. Chaque année, ces « débutants » représentent près de 30% du peloton. ©ASO-Jonathan Biche

Progressivité, votre mot clé

Respectez ce principe de base : augmentez en douceur la durée de la sortie longue en procédant par paliers. Partez de ce que vous savez faire pour allonger de 10 à 15 minutes hebdomadaires au maximum. Vous constaterez au fur et à mesure que ces durées qui vous effrayaient sur le papier ne sont plus des objectifs inaccessibles.

Le « long », essence du marathon

La sortie longue est essentielle pour réussir votre objectif. Elle va permettre de vous habituer à courir à l’allure de compétition et ainsi améliorer votre rendement à cette vitesse. Mais cette séance clé améliore aussi la capillarisation musculaire, favorise l’utilisation des graisses comme carburant. Et pour finir, elle vous habitue physiquement et mentalement et de tester la logistique dans des conditions qui se rapprochent de la compétition.

Des sorties longues bien calibrées

Pas facile de savoir jusqu’où aller, en temps, lors de cette sortie longue lorsque l’on prépare son premier marathon. C’est variable en fonction de la performance visée. Pour cela, ne comptez pas en kilomètres (car 30 km peuvent représenter deux heures pour un coureur et jusqu’à trois pour un autre selon le niveau) mais en durée. Celle de votre plus longue sortie, à trois semaines du jour J, ne doit pas excéder les 4/5e de votre objectif. Par exemple, vous visez 4h ? Votre plus longue sortie ne dépassera pas 240 minutes x 4/5 = 192 minutes soit 3h12.

Marcher pour mieux courir

Sauf dans de très rares cas de coureurs extrêmement doués, capables de courir en moins de trois heures dès leur première expérience, il est conseillé de s’arrêter à chaque poste de ravitaillement afin de prendre le temps nécessaire pour s’hydrater convenablement. Il faut donc reproduire ce schéma lors de vos sorties longues afin de vous habituer à cette routine. Prévoir 1’ de marche tous les quarts d’heure, par exemple. Cela fait un tempo de 14/1 (14’ de course et 1’ de marche durant laquelle vous vous ravitaillez).

Essentiel, votre matériel pour votre premier marathon

Partir pour des heures de course sans avoir la certitude que les chaussures, la tenue et les ravitaillements vous conviennent parfaitement, c’est prendre un risque important. Il faut donc les tester à chaque sortie longue et se mettre le plus possible dans les conditions de la course. Il faut considérer, sur chaque sortie longue, que c’est comme si vous preniez le départ. Vous devez donc être dans la configuration du jour J. C’est à chaque fois une répétition avant la générale. Vous devez courir pratiquement à l’allure de votre objectif. Profitez-en pour tester tout que vous allez utiliser lors de l’épreuve. Ne négligez aucun point. Ce sont ces détails qui font souvent la différence et une course réussie.

Suivez votre plan à la lettre le jour J

Le jour de votre premier marathon, vous devrez appliquer la bonne stratégie. Les temps de passage, les allures doivent être fixées à l’avance, avec précision en fonction de l’objectif visé. Il faut appliquer à la lettre ou plutôt à la seconde, la tactique définie au préalable. Pas question donc de se laisser guider par autre chose que le chronomètre. La patience est l’une des qualités premières d’un marathonien. Jusqu’au 3/4 de la course, au moins, il ne faut rien changer. Respecter scrupuleusement les temps de passage et s’efforcer de s’économiser le plus longtemps possible. Passé le 35e kilomètre, c’est l’heure de vérité. Si vous en avez encore sous le pied, il est temps de « lâcher les chevaux ».



Le champion Paul Chelimo, spécialiste du 5000 mètres choisit l’équipementier Kiprun pour l’accompagner sur longue distance.

Kiprun étoffe sa team élite et s’ouvre à l’international. Après les deux athlètes français Yoann Kowal et Méline Rollin, la marque running performance de Decathlon recrute Paul Chelimo.

Cet athlète américain d’origine kenyane affiche un beau palmarès. Double médaillé Olympique, en argent à Rio en 2016 et en bronze à Tokyo en 2021, l’international spécialiste du fond s’est forgé une réputation au sein de l’élite mondiale.

Une nouvelle carrière pour Paul Chelimo avec Kiprun

Paul Chelimo signe chez Kiprun pour le porter vers de prochains objectifs.
Paul Chelimo signe chez Kiprun pour le porter vers de prochains objectifs.

Coureur engagé, désormais tourné vers la longue distance, il souhaite donner une nouvelle impulsion à sa carrière grâce à Kiprun. Spécialiste du 5 000 m, l’athlète a pour ambition de performer sur longue distance. Il porte déjà bien sûr la fameuse KD900X, première paire en carbone de Kiprun.

Ces prochains mois, le champion développera avec son nouvel équipementier, des produits techniques testés dans la contrainte la plus forte. Cette collaboration s’inscrit dans la volonté de Kiprun d’intégrer le top 5 mondial de la running performance à court terme.