La nouvelle Salomon Metacross sera disponible en exclusivité chez Intersport à partir du 19 juin. C’est la première paire de trail-running fabriquée en France de l’équipementier outdoor.

Cette Salomon Metacross, c’est le premier modèle issu de l’usine Advanced Shoe Factory 4.0 (ASF 4.0) basée à Ardoix, en Ardèche (voir notre article Tour du made in France dans le running). Ce site de pointe fondé par Chamatex Group, dont Salomon est actionnaire, a pour objet la conception, la construction et la production automatisée de chaussures de sport au cœur de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Empreinte carbone réduite

La nouvelle Salomon Metacross est fabriquée en France et sera disponible en exclusivité chez Intersport à partir du 19 juin.


Relocaliser la production, c’est un projet phare pour Salomon. « Être au plus près de nos consommateurs et avoir la capacité de répondre à leur demande plus rapidement est un enjeu essentiel pour nous. Mais aussi réduire nos cycles de développement et bien entendu réduire notre empreinte carbone » explique Guillaume Meyzenq, vice-Président Footwear à Salomon.

Ce projet s’inscrit dans un projet plus large mené par la marque outdoor. Objectif visé : réduire son empreinte environnementale de 30% d’ici à 2030. « Nous réduisons ainsi de 22,8% l’empreinte carbone de ce modèle par rapport à son équivalent fabriqué en Asie. Et la nouvelle version de la Metacross attendue en fin d’année améliorera encore ce ratio grâce à une augmentation des composants venus d’Europe», assure le responsable.

Salomon Metacross, une paire tout terrain

Conçue pour les courses occasionnelles sur sentiers meubles comme bouex, cette Salomon Metacross bénéficie d’une conception innovante. Sa Tige Matryx® assure une excellente résistance à l’abrasion. Légère et assemblée sans coutures, elle offre maintien du pied et respirabilité. La semelle Contagrip® TD (Traction Durability) garantit une accroche maximale et une longévité accrue. La semelle associe les crampons en chevrons profonds et agressifs emblématiques de la gamme Cross de Salomon et la gomme la plus durable. Le drop est de 10 mm, le poids de 287 g.

Elle sera en vente en exclusivité dans les magasins Intersport dès le 19 juin au prix de 120 euros.



La Saucony Peregrine 13 est une paire tous terrains pour le trail. Cette nouvelle version gagne en légèreté et en accroche notamment.

[all4affiliates id= »43675″ title= »Saucony Peregrine 13″]

Cette Saucony Peregrine 13 est un modèle phare de trail chez la marque américaine. Après les très grosses améliorations de la Peregrine 12, j’étais très impatiente de découvrir ce que cette version 13 allait apporter.

Première remarque à l’ouverture de la boite : elles sont blanches, avec une semelle couleur camouflage… Bel effet ! Mais comment faire alors pour les utiliser dans la boue et sur les chemins ? C’est donc avec un peu de réticence que je me décide à bien les salir, après une semaine d’utilisation en mode sportswear.

Quoi de neuf sur la Saucony Peregrine 13 ?

Première sensation : la semelle a pris un peu d’épaisseur. En effet, d’après la fiche technique cette semelle est passée de 26 mm à 28mm tout en gardant un drop de 4mm, ce qui est toujours un feu faible pour ma façon de courir.

Par contre la chaussure a perdu du poids. Peut-être est-ce dû au fait qu’à part le pare pierre sur l’avant du pied, il n’y a pas de protection latérale, ni de renfort au talon ?

Saucony Peregrine 13

Les crampons ont aussi changé. Ils mesurent maintenant 5mm. A voir donc si la chaussure y gagne en adhérence sur tous types de terrains.

A l’essayage, cette Saucony Peregrine 13 est ultra confortable, mais l’avant pied est étroit. Surprenant ! Cependant au fur et à mesure des kilomètres cet aspect un peu serré permet une précision de la pose du pied et de l’appui. Attention toutefois à ce que cela ne devienne pas gênant. On recommandera plutôt de tester en magasin avant achat, pour s’assurer d’opter pour la bonne pointure. Personnellement, la chaussure s’est « faite » et aucun frottement latéral dû à ce côté un peu serré n’a été observé.

Légèreté et bonne accroche

L’amorti est très correct sans être non plus mou. La languette, très légère dans la même maille respirante que l’empeigne se positionne très bien et est très confortable.

En course, la chaussure se révèle un poil rigide. C’est sans doute dû à l’insertion d’une plaque de protection entre la semelle intermédiaire et la semelle extérieure. On confirme d’ailleurs l’excellente protection contre les surfaces de course irrégulières. On pourrait presque courir sur des cailloux pointus ! Cela laisse présager une bonne durabilité qui se profile déjà après 200 km réalisés avec ce modèle.

Les + Légèreté, accroche, look, prix. Les – chaussant un peu étroit, peu de protection latérale, rigidité relative.

[all4affiliates id= »43675″ title= »Saucony Peregrine 13″]



Le yoga en complément du trail-running n’a que des avantages. Une pratique régulière renforce et étire les muscles profonds, mais permet aussi d’optimiser sa respiration et son mental. Démonstration.


Le yoga est en plein boom, avec plus 5 millions de pratiquants en France. Cette pratique n’a que des atouts. Et c’est encore plus vrai en complément du trail ou du running. «  En parallèle de vos entraînements, le yoga permet à la fois de préserver la mobilité de vos articulations, notamment du bassin et de la région lombaire, de mieux vous connaître, d’être connecté à vos sensations, de vous aider à préparer vos compétitions grâce à la respiration, la médiation et aux postures, de prévenir les blessures, d’optimiser votre respiration, d’améliorer votre posture dans la course à pied », détaille Sophie Bernaille dans son livre Yoga et Trail (Editions Glénat).

S’écouter, c’est la clé

L’auteur, professeur de yoga et traileuse recommande de « faire son yoga ». «  Le yoga n’est pas une compétition. Il est important d’être progressif dans cette pratique qui se veut celle de l’écoute, de l’observation, de la tolérance envers vous-même et vos sensations. Soyez bienveillant, et prenez le temps. Regardez ce que votre corps vous autorise et observez les limites qu’il vous impose, accueillez-les et respectez-les. » L’idéal est de s’accorder ce temps régulièrement, à distance d’une activité physique intense, idéalement en une séance de 30 à 45 minutes par semaine.

5 postures de yoga pour se muscler

Ces postures sont extraites du livre de Sophie Bernaille, Yoga & trail. Il regroupe les grands principes de respiration du yoga, et propose une série de postures spécifiques de renforcement, d’équilibre et d’étirement. On y trouve aussi des séquences d’enchaînements pour s’échauffer, pour mobiliser son bassin et pour récupérer. Parmi toutes les postures existantes, celles-ci renforcent cuisses, fessiers, ischios-jambiers et permettent d’améliorer sa proprioception. Que du bonus pour la course à pied !

Demi-pont

Posture du demi-pont extraite du livre Yoga & Trail de Sophie Bernaille.
Posture du demi-pont extraite du livre Yoga & Trail de Sophie Bernaille.

Allongez-vous sur le dos, les bras le long du corps, paumes de main vers le sol. Trouvez la neutralité de votre bassin. Veillez à ce que les épaules soient basses et relâchées. Pliez les genoux et alignez vos chevilles avec vos genoux. Vos pieds sont bien à plat sur le sol. Inspirez profondément, puis sur l’expiration, activez le ventre et soulevez le bassin vers le ciel. Inspirez, laissez descendre le bassin vers le sol sans le déposer. Continuez à ce rythme et répétez 5 fois. Prenez un temps de pause puis répétez la série 3 à 5 fois.

Si vous êtes très souple, ne cherchez pas à monter le bassin encore plus haut. L’alignement avec les épaules et les genoux est suffisant. Evitez la rotation externe des genoux en gardant les orteils en contact avec le sol, dirigés vers l’avant, les genoux dans l’axe.

Bienfaits : muscle les cuisses, les ischios-jambiers, étire la colonne vertébrale, étire la poitrine.

Posture du bateau

Posture du bateau, extraite du livre Yoga & Trail de Sophie Bernaille.
Posture du bateau, extraite du livre Yoga & Trail de Sophie Bernaille.

Asseyez-vous sur les fessiers, genoux fléchis et pieds au sol proches du bassin. Activez le périnée et les muscles transverses et redressez la colonne vertébrale. Soulevez les tibias de façon à ce qu’ils soient parallèles au sol. Une légère bascule vers l’arrière est nécessaire, cependant le bas du dos ne devrait pas s’arrondir. Gardez le contact des ischions (os des fessiers) avec le sol, quitte à moins monter les tibias. Gardez les mains derrière les cuisses ou allongez les bras vers l’avant dans l’axe des tibias. Restez pour 5 respirations profondes. Lorsque la posture est stable, tendez les jambes vers le ciel et vers l’avant en pointant les orteils. Si la posture est trop intense, aidez-vous dans un premier temps avec les mains derrière les cuisses.

Bienfaits : renforce la zone abdominale, la région lombaire, stimule les fonctions digestives, étire les ischio-jambiers, améliore la posture globale du corps.

Posture de l’arbre

Posture de l’arbre, extraite du livre Yoga & trail de Sophie Bernaille.

Placez-vous debout, les pieds à la largeur du bassin. Basculez le poids du corps sur votre pied gauche et placez votre pied droit à l’intérieur de la jambe gauche ; soit au niveau du mollet, soit au niveau de la cuisse, soit au niveau de la cheville.

Placez les mains au centre de la poitrine puis soulevez-les vers le ciel en gardant les épaules basses. Fixez un point au sol pour vous aider à maintenir l’équilibre. Prenez de longues et profondes respirations, puis changez de côté.

Bienfaits : améliore l’équilibre et la posture, renforce les jambes, améliore la proprioception et renforce les muscles autour de la cheville, calme le mental.

Posture du guerrier III

Posture du guerrier III, extraite du livre Yoga & Trail de Sophie Bernaille.
Posture du guerrier III, extraite du livre Yoga & Trail de Sophie Bernaille.

Placez-vous debout, les pieds à la largeur du bassin, le dos droit. Sur une inspiration, levez les bras vers le ciel. A l’expiration, placez le poids du corps sur votre pied gauche et basculez le buste vers l’avant, bras tendus, tout en allongeant la jambe droite vers l’arrière. Activez la jambe droit en poussant le talon vers l’arrière. Fixez un point au sol pour vous aider à tenir l’équilibre. Prenez 5 à 10 respirations profondes puis changez de côte.
Bienfaits : améliore l’équilibre et la posture globale du corps, stabilise le bassin, améliore la proprioception et renforce les muscles autour de la cheville, calme le mental. 

Posture de la demi-lune

Posture de la demi-lune, extraite du livre Yoga & Trail de Sophie Bernaille.
Posture de la demi-lune, extraite du livre Yoga & Trail de Sophie Bernaille.

Depuis votre posture du guerrier III, déposez le bout des doigts de votre main droite au sol. Si besoin, pliez le genou de la jambe d’appui. Soulevez le bras gauche vers le ciel. Simultanément, pivotez la hanche gauche vers le haut et les orteils vers l’avant. Poussez le talon vers l’arrière, trouvez votre équilibre, respirez profondément, restez pour 50 à 10 respirations profondes dans la posture, puis ressortez doucement et changez de côté.

Bienfaits : stabilise le corps, étire les ischio-jambiers, les épaules, améliore la proprioception et renforce les muscles autour de la cheville, calme le mental.



La surcompensation des derniers jours de préparation est décisive pour quiconque espère performer lors d’une compétition. Malheureusement, il n’existe pas de semaine-type d’entraînement reproductible à l’infini pour s’assurer du succès. Une absence de semaine « idéale » qui exige donc de faire preuve d’adaptation… 

« Surcompenser » ne doit pas seulement favoriser la récupération physique, la résorption de la fatigue mentale doit être également recherchée, les deux étant d’ailleurs liées.

La semaine de compétition s’inscrit généralement dans une phase d’affûtage : une période de récupération qui précède immédiatement une compétition. Son objectif étant double : diminuer la fatigue générée par la préparation et renforcer ses effets positifs (les adaptations). On parle de surcompensation : une rapide amélioration des performances suivie d’une baisse temporaire due à une fatigue excessive puis enfin une troisième phase de nouvelle et nette amélioration des performances lorsque les adaptations positives s’installent véritablement et que la fatigue a été résorbée. L’affûtage est donc une période cruciale en préparation finale à un objectif compétitif. 

Une semaine, une organisation

L’affûtage dure généralement de sept à vingt et un jours : une semaine si l’épreuve préparée est une courte distance (jusqu’à une heure d’effort), une vingtaine de jours pour un marathon (et au-delà). La charge globale d’entraînement au cours de l’affûtage est drastiquement réduite.

Le volume peut être progressivement diminué jusqu’à 60% de celui habituellement réalisé. Par exemple, si vous vous entraînez habituellement 100km par semaine, seuls 40 à 60km le sont pendant la période d’affûtage. En parallèle de cette réduction du volume d’entraînement et ce, afin de ne pas perdre les acquis (la forme), l’intensité des séances est maintenue. Ainsi, une session d’entraînement tous les deux jours suffit. Par contre, il est important d’intégrer de courtes périodes d’intensité (égale ou supérieure à 80% de la vitesse maximale aérobie).      

Ces principes de base posés, il convient rapidement de les nuancer, fortement même : la période d’affûtage ne doit pas être systématique. Votre entraînement en semaine de compétition doit effectivement s’adapter au contexte. Croire en effet qu’il faut systématiquement s’affûter pour performer est une erreur : votre entraînement des semaines précédentes, vos contraintes (professionnelles, familiales…), les conditions météorologiques, vos niveaux de forme et de fatigue, etc. diffèrent pour chaque épreuve. Il existe donc clairement ni séance incontournable, ni organisation idéale pour performer. 

L’importance de la récupération 
L’effort consenti pendant une compétition n’est jamais anodin. Sa durée, son intensité, ses contraintes mécaniques (les nombreux chocs de la foulée sur le sol), les conditions météorologiques, etc. impliquent que lorsque vous vous engagez dans un effort compétitif, il convient de vous présenter dans un état de fraîcheur, tant physique que mental. 

Récupérez pour la surcompensation, mais sans culpabilité

Récupérez pour la surcompensation, mais sans culpabilité
Récupérez pour la surcompensation, mais sans culpabilité

Vous êtes nombreux à mal supporter cette période de récupération précompétitive. En effet, vous ressentez un mal être général, vous vous sentez coupable de ne pas durement vous entraîner. Vous éprouvez des craintes, celles notamment de perdre les acquis d’une longue préparation et de prendre du poids. Vous percevez globalement cette période comme stressante et négative. Et pourtant, ces ultimes jours de préparation devraient au contraire être un moment privilégié de décompression pour aborder de manière optimale l’objectif à venir. La surcompensation ne doit pas seulement favoriser la récupération physique. La résorption de la fatigue mentale doit être également recherchée, les deux étant  liées.

Pendant de longues semaines, vous vous êtes astreint en effet à un difficile entraînement, réalisé dans des conditions météorologiques parfois dures, en jonglant avec diverses contraintes (professionnelles, familiales…) et en ayant consenti de nombreux efforts. Ces quelques jours de récupération doivent donc vous permettre de « refaire le plein ». Prenez du bon temps avec votre famille, rendez visite à vos amis, réalisez les activités dont vous n’avez pas eu le temps de faire des semaines durant dues à un entraînement chargé, ne pensez plus à la compétition à venir.

Par contre, n’anéantissez pas en quelques jours tout le travail accumulé. Votre objectif approchant, restez mobilisé en termes d’entraînement, de nutrition et de récupération ; ne tombez pas dans l’approximation. Vos performances ne vont évidemment pas décoller après ces quelques jours de récupération. Un affûtage réussit permet un gain de performance (de surcompensation) maximal de 5%, ce qui est déjà pas mal…

S’adapter en cas de blessure 

Comme il n’existe pas de séance incontournable en semaine de compétition, Il n’existe pas non plus d’organisation idéale. Les niveaux de fatigue et de forme diffèrent pour chaque compétition. Les horaires professionnels peuvent changer, votre état d’esprit peut également être plus ou moins tourné vers l’objectif, etc. Votre entraînement en semaine de compétition doit donc s’adapter au contexte, constamment. Par exemple :

Situation n°1 : vous préparez un 10 km et malheureusement, à deux ou trois semaines de votre objectif, vous vous blessez. Quel entraînement réaliser au cours de l’ultime semaine de compétition ? Maintenir la phase d’affûtage ou bien essayer de rattraper le temps perdu en réalisant un intense entraînement ?

L’attitude à adopter dépend évidemment de multiples facteurs mais si votre niveau de fatigue est faible (ce qui devrait être le cas suite à une période de convalescence). Et bien que ce ne soit pas coutumier, vous pouvez encore opter pour des séances intenses (égales ou supérieures à 80% de la vitesse maximale aérobie) et/ou longues (1h30 ou plus) les derniers jours avant une compétition. La période d’affûtage n’a d’intérêt que si un entraînement intense a été réalisé les semaines précédentes. Le niveau de fatigue doit en effet être suffisamment élevé pour pleinement tirer bénéficier des effets d’une période de récupération. Dans ce contexte, seul l’entraînement des deux derniers jours avant la compétition est allégé. 

Situation n°2 : vous vous êtes blessé à quelques semaines de votre objectif. Mais cette fois-ci, vous préparez une longue distance (dont l’effort est supérieur à une heure de trente). Même si vous manquez d’entraînement, votre condition physique n’étant donc pas optimale, n’essayez pas de rattraper le temps perdu. Les multiples contraintes de la compétition (les chocs de la foulée contre le sol, la perte hydrique, etc. exigent d’être frais. Or, une charge d’entraînement trop élevée au cours des ultimes jours de préparation ne le permettront pas. 



Cette Mizuno Wave Rebellion Pro, c’est la nouvelle « super shoes » de Mizuno. Une paire en carbone taillée pour la performance à réserver aux compétiteurs.

[all4affiliates id= »43672″ title= »Mizuno Wave Rebellion Pro »]

Avec cette Mizuno Wave Rebellion Pro, l’équipementier japonais entre enfin de plain-pied sur le marché de la super-shoes. Look détonnant, géométrie de semelle exclusive, hauteur de semelle impressionnante… Cette semelle largement biseautée au talon et très incurvée à l’avant est la signature de ce modèle pour l’heure unique sur le marché.

L’effet de bascule est surprenant, même en statique. Lors des premières foulées, on se rend vite compte que la réduction de matériau contribue à la réduction de poids : 220 g en pointure 44.

Mizuno Wave Rebellion Pro : effet bascule & fort retour d’énergie

Mizuno Wave Rebellion Pro, géométrie et hauteur de semelle impressionnantes !
Version féminine de la Mizuno Wave Rebellion Pro

Les premières foulées en endurance confirment que ce modèle est peu polyvalent. Car on a tendance à systématiquement vouloir accélérer avec cette Mizuno Wave Rebellion Pro. Direction la piste du stade pour une série de fractionnés : la légèreté est un atout, de même que la cambrure avant. L’effet de la plaque en carbone associé à la mousse est indéniable : le retour d’énergie est assez incroyable. En revanche l’ensemble manque un peu de stabilité en virage. C’est moins précis qu’avec d’autres modèles eux aussi munis d’une plaque carbone dans la semelle.

Performante, mais exigeante

Plusieurs séances dynamiques sur route confirment la vocation performance de cette chaussure, qui permet à Mizuno de rester dans la course. Dynamisme, propulsion, légèreté, tout est réuni pour courir vite. On pourra porter ces Wave Rebellion Pro à l’entraînement en préparation de courses de courte à moyenne distances. Mais pour envisager un marathon, il faudra tester sur de longues sorties si l’on supporte leurs caractéristiques qui peuvent les rendre exigeantes à mesure que l’on augmente le kilométrage.

Les + Performante. Les – Manque de stabilité dans certaines conditions, polyvalence réduite.

Les notes du testeur : amorti : 16/20 – Confort : 15/20 – Dynamisme : 18/20 – Stabilité : 14/20 – Souplesse : 15/20;

Recommandation d’usage : entraînements dynamiques et compétitions courtes à moyennes distances pour coureur à foulée neutre d’un poids inférieur à 80 kg

[all4affiliates id= »43672″ title= »Mizuno Wave Rebellion Pro »]



Moins courir pour mieux courir, c’est le titre du livre du coach Sébastien Cornette, de l’Ecole de Trail. Cette approche ludique multisports de l’entraînement permet de minimiser les blessures sans sacrifier les performances.

En moyenne, un coureur sur trois se blesse chaque année. Dans 90% des cas, la blessure est liée à une erreur d’entraînement. Trop de kilomètres, trop vite, trop fort. « Croire que la blessure fait partie de l’entraînement, parce que le squelette n’est pas adapté à la course à pied, c’est faux. Le corps humain est fait pour courir. Encore faut-il qu’il se réadapte à ce geste, sans que l’on dépasse sa capacité à s’adapter », explique le coach Sébastien Cornette. Sa méthode dite «  Ecole de Trail », détaillée dans son dernier livre Courir moins pour courir mieux (Editions Mons, 19 €) vise justement à s’éviter au maximum les pépins de course.

Moins courir car le volume ne fait pas tout

Le coach, également expert pour La clinique du coureur, balaye au passage nombre d’idées reçues.  « Croire que le volume est le seul curseur de l’entraînement, c’est LA grosse erreur réalisée à tous niveaux. Dans l’entraînement, le plus important c’est la charge. Cette charge est la somme de 5 curseurs ; le volume, l’intensité, la spécificité, la complexité et la monotonie. Et il n’y a pas un curseur plus important qu’un autre », insiste l’entraineur drômois. Son approche prend le contrepied des méthodes traditionnelles d’entraînement, car elle ne s’inspire pas de ce qui marche pour les élites sous la forme d’une pyramide, comme on le voit la plupart du temps. Au contraire, elle conviendrait à 99% des gens. En voici les grands principes.

Un entraînement de 30 minutes entrecoupés de quelques exercices de gainage est très efficace pour progresser.
Séance run & renfo, hyper efficace en 30 minutes chrono.

Des séances « run & renfo » courtes et intenses pour mieux courir 

« C’est un fait, nous sommes beaucoup moins forts que nos parents ou grands-parents. Je parle de la force pure, gage de bonne santé. Pour éviter de se blesser, le premier préalable donc c’est de se renforcer », explique le coach. Gainage et PPG vous donnent de l’urticaire ? Pas besoin de vous infliger 20 minutes de torture en salle de sport ! Avec cette méthode, 5 petites minutes suffisent au cours d’une de vos séances de course à pied. Le coach précise : « Le plus important, c’est de respecter le principe de progressivité et de mettre de côté son égo en démarrant par des exercices très basiques. Car le coureur qui se met au renforcement se dirige souvent de suite vers des exercices qui sont vraiment trop durs, du coup, il se blesse ! »

On ne démarrera donc pas directement par des squats mais plus en douceur. D’abord, tenir une minute la chaise, puis quelques squats, puis on enchaînera squats jump et squats sur une jambe par exemple. 30 minutes suffisent pour qu’un entraînement soit efficace. Toutes les 3 ou 4 minutes, vous pouvez entrecouper votre footing de petits exercices ludiques durant une minute. Cela aura un impact très positif sur votre pattern de course.

De la même manière, sur un 400 mètres à 95-100% de la VMA, on peut opter pour une récupération active en faisant des squats, des fentes. Cela permet de réduire le volume et de faire du renforcement. Le cœur redescend peu, ce qui permet de rester dans la filière qu’on souhaite développer.  Cette séance 2 en 1 en somme, plus efficace et moins chronophage qu’une sortie au seuil.


Pas de sorties de plus de 2h30, même en prépa d’un ultra 

On pense souvent qu’il faut ‘borner’ à l’entraînement pour réussir ses objectifs. Pour Sébastien Cornette, c’est une erreur. Notre interlocuteur, bien renseigné, insiste à ce propos : « De nombreuses études démontrent qu’au-delà de 2h30 de course en continu, et ce quel que soit son niveau et l’objectif visé, les risques au point de vue structurel sont plus importants que les bénéfices. »

Le coureur qui prépare un ultra répondra « mais il faut bien que je prépare mon corps à cet effort de plusieurs heures… Certes, rétorque illico Seb Cornette : « Mais il faut le préparer à un tas de facteurs ! Entraînement, renforcement, travail technique, développement physiologique… On peut inclure tous ces facteurs dans une même séance comme nous l’avons vu ».

De la même manière, pour deux coureurs préparant un marathon, l’un en 2h15, l’autre en 4h15, la sortie la plus longue que préconisera ce coach sera toujours pour celui qui va courir le moins longtemps. « Car le coureur en 4h15 ne fera pas sa course en continu, il s’arrêtera au ravitaillement, et il ne mettra pas la même intensité que le coureur plus rapide. On veut aussi surtout que ce coureur en 4h15 ne termine pas blessé et retourne travailler le lendemain. »

Pour courir moins, mais courir mieux, on mise sur les autres sports comme le VTT.
Le VTT est intéressant pour le traileur, car le travail de la descente lui sera bénéfique.

Misez sur l’entraînement croisé pour progresser 

Cette nouvelle méthode dite École de Trail encourage le multisports. « Pratiquer d’autres sports permet de rompre la monotonie qui peut être source de blessures. De plus, cette variété de pratiques stresse plus efficacement l’organisme afin qu’il s’adapte aux effets de l’entraînement. On le sait, courir toujours la même séance, à la même allure, ne permet pas de progresser. » explique le coach

Les sports amis sont très nombreux. Le vélo bien sûr est le plus connu. Ce coach inclut d’ailleurs toujours du run and bike en duo dans ses préparations. On alterne course et vélo avec son binôme de manière très régulière, toutes les 5 minutes par exemple. « Cela permet de faire 2h-2h30 de run and bike, avec 1h-1h15 de course chacun, ce qui représente une belle sortie ». Le VTT est intéressant pour le traileur, car le travail de la descente lui sera bénéfique. Roller et ski de fond renforceront toute la chaîne latérale.

La marche nordique sera complète et utile pour développer son endurance fondamentale. Elle permettra aussi au traileur d’apprendre à bien utiliser ses bâtons. Le seul sport qui comporte un bémol, c’est la natation. « On nage souvent très mal en France, avec une mauvaise technique de brasse qui est source de blessures. De plus, un bon nageur travaillera certes son souffle, son relâchement mais ne pourra pas profiter d’un transfert physiologique avec ce sport, il faut le savoir. »



La fessalgie est due à une contracture du pyramidal, un petit muscle fessier surmené lors de la course à pied, surtout si l’on est pronateur. Il s’agit d’une fausse sciatique, tout à fait réversible à condition que le traitement soit correct.

Le responsable de la fessalgie, c’est le pyramidal, un muscle du bassin sur-utilisé chez le coureur. C’est le point douloureux que vous sentez en appuyant au fond de la fesse. Il s’agit plutôt d’une sensation de forte gêne que de douleur véritable touchant la fesse, la face postérieure de la cuisse et ne dépassant pas le genou.

Ce problème est le plus souvent majoré par les trajets en voiture du fait de la position assise, les stations debout prolongées, le piétinement et le port de charges.

Où se cache le muscle pyramidal ?

C’est un muscle pair (soit un de chaque côté). Il part du sacrum, chemine à travers le petit bassin et termine sa course sur une arête osseuse en haut du fémur, appelée grand trochanter.

Qui rencontre-t-il dans son périple? Beaucoup de monde en vérité. Des articulations : la hanche et la sacro-iliaque (entre le sacrum qui est la terminaison de la colonne vertébrale et l’os iliaque, os formant le « relief osseux » de notre hanche). Des muscles: fessiers, jumeaux du bassin. Mais aussi des artères, des veines, des lymphatiques des nerfs: notamment le grand et le petit sciatiques.

Précisons encore que le pyramidal prend « en sandwich » un autre muscle, le nerf sciatique. Tout problème à ce niveau (exemple : contracture ou « nœud » musculaire) entraîne ce qu’on croit primitivement être une sciatique et qui se révèle en réalité un problème musculaire fessier.

Pourquoi la fessalgie touche le coureur à pied ?

Entrons dans le détail de la biomécanique de la course au niveau du bassin. Lors de la phase de réception sur la partie postérieure du pied, le corps est entraîné du fait de la vitesse de déplacement en rotation autour du membre inférieur en appui. Et ceci en rotation interne. Ce qui fait que s’il n’est pas arrêté dans son élan, le bassin et donc le corps entier ‘’tournent’’ au-dessus du fémur comme une toupie. Pour éviter cette situation, il faut un freinateur de rotation interne, donc un rotateur externe de hanche puissant, solide et efficace : j’ai nommé le pyramidal.

Alors les coureurs forcément en danger de contracture du pyramidal ? Pas toujours. Mais il arrive souvent que soit pour une raison invoquée plus haut, soit par entraînement mal conduit ou mal appliqué, le pyramidal soit surutilisé, s’épuise et ait du mal à récupérer.

La bonne thérapeutique : du curatif et du préventif

Tout d’abord consulter médecin et kinésithérapeute spécialistes du sport. Il s’agira de savoir si le problème de pyramidal rencontré a une origine mécanique ou physiologique. Il fera la différence entre un défaut de course, de chaussure ou d’entraînement et une légère anomalie morphologique, majorée chez le coureur de fond.  

La première chose à faire est de diagnostiquer un problème anatomique et de le traiter. Par exemple, si une jambe plus longue est authentifiée par une radiographie spéciale (EOS), il faut faire correction « mécanique » controlatérale par une talonnette.

En cas d’hyper-pronation (pied qui tourne en dedans), la correction par une semelle orthopédique sera nécessaire. Ensuite, il conviendra de réorganiser, si besoin est, sa pratique. En choisissant des chaussures plus adaptées, en modifiant sa foulée, ses terrains (sol souple), son intensité (à la baisse} en évitant le fractionné.  

La mise au repos pendant quelques temps est nécessaire. Une à plusieurs semaines suivant la gravité. On évitera alors les longs trajets en voiture, les positions assises prolongées ou encore les positions debout longtemps maintenues.

On pourra aussi vider l’organisme des déchets pouvant l’encombrer en buvant un litre et demi à deux litres d’eau par jour. Diminuer la ration de viande rouge (pas plus d’une fois tous les deux jours), en évitant les aliments trop lourds à digérer, l’alcool, est aussi recommandé. Dernier conseil : penser à étirer le muscle hypercontracturé !

Fessalgie : deux étirements qui soulagent le pyramidal

Cet étirement du Lasègue soulage la fessalgie.
Cet étirement soulage la fessalgie.

Assis par terre, jambes allongées. Mettre le pied gauche avec genou plié à l’extérieur du genou droit, puis tourner le buste de façon à poser le coude droit à l’extérieur du genou gauche. De même que le buste effectue une rotation vers la gauche, le coude droit pousse la cuisse gauche à l’intérieur. La technique : aller au début des tensions et travailler ensuite sur la respiration : tenir la position sur l’inspiration, puis pousser vers l’étirement sur l’expiration. Ceci sur 5 répétitions.

Si ce premier exercice s’avère insuffisant pour ressentir l’étirement dans la fesse, on peut utiliser une variante. Par exemple, se placer assis au sol dos contre un mur. Genou droit plié, on plaque ce dernier vers la poitrine tout en ramenant le pied droit vers le flanc gauche (étirement du pyramidal droit).

Cet étirement soulage le pyramidal responsable de la fessalgie.

Autre étirement qui soulage : assis jambe tendue, dos droit, pied le plus près possible de la fesse opposée, bras levé très tendu pour redresser le dos, poignet fléchi et main à plat (horizontale). Dans cet exemple, on ramène le genou contre la poitrine grâce au coude fléchi (étirement du pyramidal droit). Même technique de respiration que sur l’exercice précédent.



La The North Face Summit Vectiv Pro combine confort, dynamisme et légèreté. Un bon choix sur trails moyennes distances et au-delà.

[all4affiliates id= »43568″ title= »The North Face Summit Vectiv Pro »]

The North Face a été l’une des premières marques à intégrer une plaque en carbone dans le trail avec sa gamme Vectiv. Cette nouvelle génération Summit Vectiv Pro intègre une mousse innovante. C’est un modèle tout léger malgré son imposante semelle, aussi bien en hauteur (32 mm au talon et 26 mm sur l’avant) qu’en largeur.

The North Face Summit Vectiv Pro : amorti et retour d’énergie

La plaque en fibre de carbone dotée d’ailerons de stabilité et s’associe à un design en fourche dans le talon et l’avant du pied. Le résultat est là : cela donne un amorti performant, une bonne stabilité, et un bon retour d’énergie. Et cet effet dynamisant encore boosté par la conception en bascule du profil de la semelle.

La The North Face Summit Vectiv Pro combine confort, dynamisme et légèreté.

Le laçage classique est très efficace, avec des lacets crénelés pour une meilleure tenue. Sur l’arrière, la tige maintient bien le talon grâce à une coque rembourrée remontant assez haut sur le tendon d’Achille.

Protection et accroche au rendez-vous

Avec une épaisseur de mousse de 26 mm sous l’avant-plante, le pied est complètement protégé des aspérités du terrain. La semelle extérieure est en caoutchouc très souple d’origine biologique. Cela ne tape pas sur les sols durs et offre une bonne adhérence.

Côté accroche, on est sur des crampons de 3,5 mm, un relief qui pourra être un peu limite sur sol boueux. L’empeigne est réalisée en maille respirante d’aspect plastifié, renforcée au niveau des orteils et sur le pourtour.

Au final, on apprécie cette The North Face Summit Vectiv Pro qui combine confort, dynamisme et légèreté. On la conseille sur trails moyens et longues distances, sur tous terrains, pour les coureurs à foulée universelle de poids légers.

Les notes du test. Amorti : 18/20 – Accroche : 15/20 – Confort : 19/20 – Stabilité : 17/20 – Souplesse : 16/20

[all4affiliates id= »43568″ title= »The North Face Summit Vectiv Pro »]



Le régime cétogène est à la mode, notamment dans le sport. Popularisé par de nombreux champions, des All Backs au cycliste Chris Froome, en passant l’ultra-traileur Sébastien Chaigneau, il consiste à carburer au gras. Passons en revue ses principes, avantages et inconvénients.

La nutrition sportive est en pleine révolution. Depuis des décennies, on recommande de carburer aux glucides et d’éviter les graisses. Désormais, des recherches récentes ont montré l’intérêt d’un régime cétogène, qui à l’inverse est pauvre en glucides et riche en graisses (lipides). En anglais, on parle de low carb high fat. Le principe est simple : lorsqu’on prive l’organisme de glucides, il puise dans ses réserves de graisses.

On active alors les cétones, molécules produites dans le foie à partir du gras. En l’absence de glycogène (carburant du muscle fournit par les glucides), l’organisme utilise un carburant de secours, les cétones. La cétose est atteinte lorsque la concentration sanguine en cétones est suffisante. C’est un état naturel que l’on observe à jeun par exemple. Avec le régime cétogène qui consiste en une réduction drastique de glucides, ce phénomène est amplifié. Le corps devient alors une machine à brûler du gras.

Docteurs et athlètes, Fabrice Kuhn et Hugues Daniel y ont consacré un livre, Le régime cétogène pour les sportifs (édition Thierry Souccar) après avoir « digéré » toute la littérature scientifique et testé eux-mêmes ce mécanisme. Ce régime cétogène possède des avantages dans le cadre d’une pratique sportive d’endurance, mais présente aussi des inconvénients.

Régime cétogène : quel intérêt pour le sportif ?

On sait que nous sommes capables de stocker beaucoup de lipides (graisses), mais peu de glucides. Une fois le stock de glycogène épuisé, il faut pour durer à l’effort sans faiblir, ingérer des glucides régulièrement, sachant que l’intestin n’assimile pas plus de 60 g de glucose par heure, soit 240 kcal, qui sont brûlées en quelques kilomètres. L’autre solution consiste à modifier son métabolisme pour accentuer l’utilisation des lipides. Cette solution, celle du régime cétogène, évite la panne de carburant en compétition, participant notamment au fameux « mur » du marathon.

Cela permet aussi et surtout, de s’entraîner des heures sans avoir besoin de manger ! Qui n’en rêve pas ? Dans le même temps, on s’évite les troubles digestifs souvent associés à la prise de produits de l’effort d’apports glucidiques.

Autres effets constatés : les cétones sont coupe-faim, antioxydantes et anti-inflammatoires. Elles favorisent aussi la prise de masse musculaire et améliorent la récupération après un effort, en favorisant le restockage du glycogène musculaire. Globalement, les athlètes convertis parlent également d’une sensation de bien-être en cétose.  

Pour carburer au gras, on mange quoi ?

Manger cétogène, c’est renoncer à un paquet d’aliments.En premier lieu, on bannit tous les sucres. Boissons sucrées, confiture, pâtisseries mais aussi sucres cachés des aliments industriels. En parallèle, il faut réduire beaucoup sa consommation de fruits. Et cela peut-être très frustrant ! En gros, seules les baies (fraises, framboises, groseilles, etc.), le citron et rhubarbe font partie de la liste des fruits autorisés.

On bannit bien sûr aussi tous les féculents (pâtes, patates douces, semoule, etc.), toutes les céréales, mais aussi les légumineuses (lentilles, pois chiche). Côté légumes, pas de restrictions particulières. Et pour les protéines, les apports seront maitrisés. Car un excès de protéines peut bloquer la production de cétones. D’une manière générale dans un premier temps, il sera recommandé de peser ses aliments.

En revanche, aucune restriction sur le gras. On profitera à fond des avocats, olives, différentes huiles, sauces en tous genres, lard, beurre, crème fraîche… En ce sens, ce régime permet de garder un certain plaisir à table, même s’il est difficilement conciliable avec une vie de famille. 

Dans le régime cétogène, on bannit tous les sucres. Très peu de fruits sont autorisés. Parmi eux, la fraise et la rhubarbe.
Dans le régime cétogène, on bannit tous les sucres. Très peu de fruits sont autorisés. Parmi eux, la fraise et la rhubarbe.

Ce qu’il faut savoir sur le régime cétogène…

1/ Les effets de la cétose ne sont pas identiques d’une personne à l’autre.Pour certains, suivre ce régime sera source de progression. Pour d’autres, il n’aura que peu voire pas d’effet sur les performances. En gros, le seul moyen de savoir dans quel camp vous vous situez, c’est d’essayer, en respectant la bonne méthode.

2/ Passer en état de cétose ne fait pas du jour au lendemain. Il faut 5 à 10 jours pour modifier son métabolisme et apprendre à son organisme à privilégier les lipides comme carburant. Durant cette première phase, on est alors un régime hypoglucidique plutôt que dans le cétogène au sens strict. La production de cétones s’accélère pour devenir un carburant dans un second temps.

3/ Durant cette phase dite de céto-adaptation, les performances peuvent stagner voire régresser, c’est un passage quasi obligé. On peut aussi se sentir fatigué, nauséeux, on parle alors de « grippe cétogène ». Il faut s’accrocher.

Des variantes plus flexibles


Ce régime est strict et contraignant, mais il existe plusieurs variantes, plus flexibles qu’il peut être intéressant de tester si vous en ressentez l’envie ou le besoin, en phase d’affutage notamment. Cela peut-être un régime cétogène plus ciblé, avec un apport en glucides autour de séances clés et avant une compétition par exemple.

On peut aussi citer le jeune intermittent, qui consiste à jeûner pendant seize heures entre le dîner et le premier repas du lendemain, puis à respecter 8 heures de pause avant le repas suivant.

Autre option, l’entraînement à glycogène bas. Il s’agit d’enchaîner deux séances sans manger. Par exemple un fractionné le matin, puis on zappe le déjeuner et on enchaîne avec une séance en endurance le soir. Cela permet d’augmenter les capacités à utiliser les graisses et donc à protéger les faibles réserves de glycogène musculaire.




La préparation mentale est capitale sur marathon. On a coutume de dire que « tout est dans la tête ». Voyons comment se forger un mental gagnant.

Chaque marathon est différent et apporte son lot d’évènements propres, même pour les habitués à la distance reine. Servez-vous de chaque compétition comme d’une expérience qui vous sera utile en d’autres circonstances, afin de surmonter une difficulté. Pour cela, il est important de noter toutes vos sensations de course dans les jours qui suivent, idéalement dans un « journal de course » personnel.

Cette forme de débriefing vous permettra d’analyser finement ce qui a bien fonctionné, mais aussi ce qui doit être modifié. Faites le sans tarder. A chaud, vous ne risquez pas d’oublier. N’hésitez donc pas à tout coucher sur le papier. Plusieurs mois après vous serez surpris de retrouver toutes ces notes. Et vous constaterez à quel point elles vous sont précieuses pour mieux appréhender votre prochain objectif.

Apprendre à dompter vos peurs

Préparation mentale sur marathon : fixez-vous des buts intermédiaires, par exemple en découpant la distance d'un ravitaillement à l'autre.
Fixez-vous des buts intermédiaires, par exemple en découpant la distance d’un ravitaillement à l’autre. ©Vincent Lyky

Des études récentes ont mis en évidence le lien étroit entre la confiance en soi et la capacité à gérer le stress généré par la compétition. Ainsi, les marathoniens possédant une grande confiance arrivent à tourner les symptômes d’anxiété à leur avantage. Pour ne pas vous laisser déborder par vos émotions, il existe quatre stratégies.

La visualisation est la méthode la plus accessible et la plus efficace. L’utilisation d’images de bonnes performances passées permet de rester positif par rapport à la performance future, tout en limitant l’entrée de pensées négatives. On parle aussi souvent de l’utilisation du discours interne positif. Il s’agit de se parler à soi-même pour se convaincre de ses propres capacités à bien performer. Si jamais des pensées négatives viennent à apparaître, on doit les bloquer en les substituant par des pensées positives.

Préparation mentale : chassez les pensées négatives

« Qu’est-ce que je fais ici ? », « je suis nul », « je n’avance plus », « cette course est trop difficile pour moi ». Lorsque ces pensées négatives vous assaillent, remémorez-vous les instants où, à l’inverse, vous avez été performant. Sûr de vous, triomphant d’un nouveau record personnel.

N’hésitez pas à vous motiver en vous parlant à vous-même, comme le ferait un entraîneur. « Allez tu peux le faire car tu l’as déjà fait », « telle ou telle épreuve était bien plus difficile et tu as été au bout donc tu peux à nouveau ». Le fait de penser à des proches ou à des gens dont la souffrance est subie et non choisie comme la vôtre peut aussi être une source de retour à une démarche positive.

Gérez votre course avec des objectifs intermédiaires

Préparation mentale marathon : oui, la tête est plus forte que les jambes !
Oui, la tête est plus forte que les jambes ! © Vincent Lyky

La spécificité du marathon (et encore plus de l’ultra) réside dans la gestion du temps. Prévoyez donc toujours une stratégie basée sur une extrême prudence. Mieux vaut se sous-estimer et minimiser la prise de risque.

On voit trop souvent des marathoniens admettre, a posteriori, que leur première partie de course était ambitieuse ou leur départ trop rapide et qu’ils en étaient conscients. On le répète ici, le negativ split, c’est à dire courir le deuxième semi plus vite que le premier est une stratégie payante, qui témoigne d’une bonne gestion de course.

Durant l’épreuve, surtout en cas de difficulté, fixez-vous des buts intermédiaires. Cela peut être le prochain ravitaillement, le passage du semi, un repère au loin, la dizaine de kilomètres à terminer… Ces petites étapes eront autant de victoires sur vous-même et renforceront votre mental pour compenser le physique défaillant. Vous apprendrez ainsi peu à peu à gérer votre temps passé à aligner les kilomètres. Bien entendu, cela demande un peu de pratique mais avec l’expérience, vous maîtriserez de mieux en mieux ce paramètre.

Préparation mentale : la victoire sera rien que pour vous

Pour réussir votre marathon, courez-le pour vous. Vous n’avez rien à prouver aux autres. Même, et surtout, si ce sont vos proches. Un record battu, c’est une satisfaction qu’il faut goûter sans modération. Ne faites pas l’erreur de regarder un classement général ou un autre coureur qui aurait fait mieux. L’essentiel est de progresser à votre rythme.

Le bonheur réside plutôt dans l’effort de réalisation que dans le résultat. Gardez-bien en tête cet adage. Cela signifie que vous devez évaluer vos objectifs en fonction de vous même et non par rapport aux autres. L’essentiel est que vous vous accomplissiez en pratiquant votre sport favori. Ne placez donc pas la barre trop haute, au risque d’être déçu et ne brûlez pas les étapes. Un marathonien met des années à se construire !



Cimalp nous a enthousiasmé. T-shirt, short, veste : les matières sont confortables et les détails bien pensés avec un bon rapport qualité/prix.

C’est la première fois que je teste du Cimalp, marque française et c’est un vrai coup de foudre. Le t-shirt Venturi est un petit bijou à lui tout seul. Au premier essayage, il semble très épais mais vraiment confortable. Il donne la sensation d’être doté d’une double couche.

T-shirt Venturi, une technologie qui ‘aspire’ l’humidité

T-shirt Venturi de Cimalp, 39,90 €.
T-shirt Venturi de Cimalp, 39,90 €.

C’est sans doute l’effet de la technologie Cimadry | Cyclone® qui « aspire » l’eau pour la rejeter vers l’extérieur.  Dans les faits cela fonctionne plutôt très bien. On reste plus au sec qu’avec d’autres t-shirt même si je ne l’ai pas testé par forte chaleur. En tout cas, il est idéal pour la mi-saison et relativement accessible à 40 €.  Petit plus : une petite poche zippée très pratique.

Short Twin de Cimalp : léger, confortable, compressif

Short Twin de Cimalp, confortable, bien pensé, un vrai coup de coeur.

Mais mon vrai coup de cœur c’est le short Twin. Il s’agit d’un short 2 en 1 doté d’un cuissard de compression (légère mais réelle). En matière 3D-FLEX, il offre à la fois un bon maintien et une grande liberté de mouvement. Le short est hyper léger et maintient au frais. Il est surtout bourré de rangements hyper pratiques et d’un cordon de serrage plat très confortable et efficace. A 80 € c’est le meilleur short que j’ai testé jusqu’à présent !

Veste Storm, compatible pour l’ultra-trail

Veste Storm de Cimalp, un bon rapport qualité prix.

La veste Storm est dotée d’une membrane Ultrashell® Slim 2,5 couches. Elle est imperméable à 10’000 mm et son indice de respirabilité est de 12’500 MV, ce qui la rend compatible avec les ultras. On a la sensation d’une matière un peu caoutchouteuse mais lorsqu’on l’enfile c’est sa légèreté et sa solidité qui prédominent. Elle résiste parfaitement aux intempéries même intenses et longues. Elle propose une poche poitrine avec zip sous rabat et des poignets avec un passage pour les pouces. La capuche est ajustable. Ce n’est pas la veste de trail la plus légère ni la moins chère mais elle est très complète et de grande qualité.



Le champion Yoann Kowal partage une séance « maison » associant fractionné court et long. Un mix ludique et très efficace en préparation d’un 10 km comme d’un marathon.

Yoann Kowal, dit Yoko est champion d’Europe du 3000m steeple. Il affiche des records en 28’05’’ sur 10 000 m, 62’17’’ sur semi-marathon, et 2h14’57 » au marathon. Il a terminé 3e Français du dernier Marathon de Paris. Ce champion vous coache sur son site internet. www.yoannkowal.com

En quoi consiste ta séance spéciale Yoann Kowal ?

« C’est une séance mixant fractionné court et long que j’aime beaucoup. Je la place souvent dans mes programmes et mon coach l’a retranscrit sur d’autres sportifs. En pratique, en préparation d’un 10 km par exemple, après un bon échauffement, j’enchaîne 5 à 6 blocs de fractionnés 30’’-30’’ (soit 30 secondes courues en survitesse + 30 secondes lentes) + 3’ à l’allure objectif 10 km + 2’ de récupération pour finir.

Cela représente environ 30 à 36 minutes d’effort avec des intensités courtes et rapides, et des séquences de 3 minutes à l’allure de course. Cela peut paraître mathématique, mais il faut donc lâcher prise, se faire plaisir sur les 30’’, se mettre dans le dur sur les 3’ à allure cible, bien récupérer sur les 2’ trottinées ensuite avant de repartir sur de l’intensité sans trop de volume, puis de pousser la machine sur les 3’ à allure cible. Bref, c’est un très bon mix que je conseille à tous de tester ! »

Quand effectuer cette séance mixant fractionné court et long ?

Yoann Kowal, athlète Kiprun, lors de son stage au Kenya.
Yoann Kowal, athlète Kiprun, lors d’un stage au Kenya.

« On peut la placer en reprise en début de préparation de 10 km, dans ce cas, on ira moins vite et on pourra répéter 4 voire 5 blocs. Puis, au fil de sa préparation, on pourra jouer sur l’intensité pour se rentrer plus ou moins dedans. On peut aussi tout à fait la programmer en fin de préparation, par exemple à J-10 de son objectif 10 km.

Cela pourra être la dernière grosse séance qui remplacera la traditionnelle séance de 8 x 1000 m symbolique sur 10 km. Je trouve d’ailleurs cette séance de 30’’-30’’ avec bloc à allure compétition plus ludique. Elle met aussi un peu plus dans le dur. En attaquant fort les 30’’, on peut se mettre dans le mal pour les 3’ à allure cible, et tout cela au final met très bien en condition pour simuler l’effort d’un 7e-8e km en compétition sur 10 km. »

Yoann Kowal, on peut l’adapter en préparation marathon ?

Yoann Kowal, athlète Kiprun, lors d’un stage au Kenya.

« Oui tout à fait, l’idée est de mixer le court et le long en amenant une diversité d’intensité dans l’entraînement. En préparation marathon, on pourra faire par exemple 4 blocs de  30’’-30’’ + 5, 6 voire 7’ à allure marathon + 2’ trottinées en récupération entre chaque bloc.

C’est par exemple que ce je conseille à Amélie Mauresmo que j’entraîne pour son prochain marathon. Cela peut paraître difficile à gérer au démarrage car il faut se rentrer dedans, apprendre à gérer ses intensités, mais quand on la contrôle bien, au fil de la saison, elle devient agréable et surtout gage de progression. »



La Brooks Catamount 2 est une paire réactive et dynamique qui s’adresse aux coureurs rapides sur trails courts à moyennes.

[all4affiliates id= »43562″ title= »Brooks Catamount 2″]

Souvenez-vous, la Brooks Catamount avait marqué avec son look blanc immaculée « pour écrire l’histoire ». Deux ans plus tard, Brooks sort la version 2 cette fois-ci en version coloris flashy.

C’est un modèle plutôt destiné aux trails courts et aux coureurs rapides grâce à sa réactivité et son dynamisme. En effet, Brooks a misé sur une semelle intermédiaire innovante. En définitive, c’est un modèle assez unique sur le marché. Aussi à l’aise sur les sections roulantes que dans les cailloux. C’est assez rare pour être souligné.

Brooks Catamount 2, confort et stabilité

La Brooks Catamount 2 est dynamique et réactive, parfaite pour les coureurs rapides sur trais courts.

A l’essayage, la paire paraît quasi-faite sur-mesure. En marchant quelques pas on devine très vite la cible de cette Catamount 2. En effet, la relative rigidité ressentie en fait un modèle destiné aux coureurs plutôt rapides, sur les distances intermédiaires (disons 40-80 km). Le chaussant est précis, proche du pied, et très fité.

Le tissu semble très résistant. Et surtout on note la présence d’un vrai pare-pierres à l’avant. Tout le contour de la chaussure possède des protections.

La chaussure est aussi très stable, sans que l’arrière ne soit « bloqué ». En dévers, le pied ne bouge pas dans la chaussure.

La nouveauté par rapport à la version 1 ? Cette première était pour schématiser une chaussure de route à qui on avait ajouté des crampons. Cette fois, une plaque de propulsion Skyvault ajoute de dynamisme combiné à la technologie récente DNA flash. Attention, pas de confusion, ce n’est pas une plaque carbone. Mais elle protège très efficacement des cailloux et des racines.

Moins accrocheuse que la Cascadia

La Brooks Catamount 2 est dynamique et réactive, parfaite pour les coureurs rapides sur trais courts.
On oublie le blanc de la Catamount 1. Cette version 2 est plus colorée, pour homme comme pour femme.

Je suis une traileuse peu sûre sur mes appuis. Alors trois points sont importants à mon niveau en trail : le confort, la stabilité et surtout l’accroche. Et là sur cette chaussure, à la différence des crampons de sa grande sœur, la célèbre Cascadia, l’accroche avec des crampons 3-4mm en chevrons n’est pas excellente. Même s’il est vrai que la présence de fentes de drainage permet d’évacuer l’eau lus rapidement.

A l’usage la Catamount (littéralement chat des montagnes !) devra s’apprivoiser du fait de sa légère rigidité. Mais on retient au final plutôt son côté ultra confortable. Je précise d’ailleurs : pas une ampoule ou de zone de frottement sur des distances supérieures à 30  km.

Enfin un dernier bon point, cette Brooks Catamount 2 est composée à 16% de matériaux recyclés. La tige en maille aérée possède une couche extérieure qui repousse l’eau. La couche intérieure est très douce, ce qui contribue à cette sensation de confort. Elle est composée à 100% de fibres de polyester recyclées, de même que la languette. Cela représente l’équivalent de 8 bouteilles en plastique ainsi réutilisées.

Les +  Le confort du chausson, le bon maintien du pied, la stabilité. Les –  L’accroche limitée sur terrain gras, la rigidité de la semelle. Elle est urtout adaptée pour des coureurs rapides?

[all4affiliates id= »43562″ title= »Brooks Catamount 2″]



Ce Marathon des Sables n’a pas échappé aux Marocains avec une première victoire de Mohamed El Morabity. La Française Maryline Nakache, championne de France de trail long 2018 décroche la couronne chez les femmes et Mathieu Blanchard s’offre une belle 3e place.

Sur ce Marathon des Sable, le désert n’aura décidément fait aucun cadeau. Pour la cinquième étape disputée ce jour, encore plus de 40,5°C ont été relevés à 12h30 ! Cette température extrême oblige chaque participant à la plus grande prudence pour parvenir au bout des 42,2 km du jour.

Un Marathon des Sables très sélectif

Marathon des Sables 2023 : une chaleur impitoyable.

Quel sera le pourcentage de finishers cette année ? Au maximum 71%, puisque 771 concurrents étaient au départ de  cette étape, sur 1085 partants dimanche dernier.

Une chose est sûre : cette 37e édition est l’une des plus sélectives de toute l’histoire du Marathon des Sables. Sous la ligne d’arrivée, Patrick Bauer, Fondateur et Directeur de Course, remet à chacun sa médaille de Finisher. Ls yeux pétillent, les larmes coulent, les cris de joie fusent. Ces instants resteront gravés à jamais dans la mémoire de chacun.

Une première victoire pour Mohamed El Morabity

Marathon des Sables-Mohamed El morabity vainqueur

Le Marocain Mohamed El Morabity de 3 minutes d’avance sur son camarade Aziz Yachou. La tactique du cadet des frères EL Morabity était simple : coller Aziz au plus près pour le neutraliser. C’est bien ce qui s’est produit, Aziz laissant même filer Mohamed dans la dernière portion roulante. Mohamed s’impose ainsi en 3 h 18 mn et gagne pour la première fois le Marathon des Sables, après avoir été cinq fois deuxième derrière son frère, Rachid. Ce dernier a quitté la caravane du MDS suite aux trois heures de pénalité reçues dans le cadre de la quatrième étape pour assistance extérieure.

Mathieu Blanchard sur le podium

Marathon des Sables 2023 : une chaleur impitoyable.

Aziz, deuxième de l’étape, est également deuxième au général. Quatrième en 2021, troisième en 2022, deuxième en 2023, l’édition 2024 sera-t-elle pour lui ? C’est le Russe Vasilli Korytkin qui complète le podium d’étape après avoir absolument tout donné. Juste derrière, un duo français composé de Mathieu Blanchard et Pierre Meslet a franchi la ligne d’arrivée main dans la main. Mathieu empoche donc la troisième place au général.

Maryline Nakache remporte la course féminine

Marathon des Sables-Maryline-Nakache l'emporte !

Après l’énorme défaillance de la Néerlandaise Ragna Debats, la Française Maryline Nakache n’avait plus qu’à gérer son avance pour obtenir son premier titre. C’est donc sans forcer que la championne installée à Grasse, franchit la première la ligne d’arrivée de cette cinquième étape, et gagne ce 37e Marathon des Sables ! La Japonaise, Tomomi Bitoh, impressionnante sur les dernières étapes finit deuxième de l’étape devant Aziza El Amrany. Ragna Debats, en partie régénérée, est parvenue à courir de nouveau sur cette cinquième étape et termine quatrième. Le classement général féminin est inchangé : Maryline Nakache l’emporte devant Aziza El Amrany et Tomomi Bitoh.

Par équipes, ce sont donc les Français de la Team France Terdav qui s’imposent devant SoFac, et Terres d’Aventures 1.



Patrick Montel, commentaire phare de l’athlétisme sur France Télévisions désormais retraité poursuit sa passion en tendant son micro aux amateurs chaque week-end. Et ça donne toujours des frissons.

Alors après avoir commenté les exploits des plus grands champions, vous tendez le micro aux amateurs. Qu’est-ce qui a motivé votre démarche ?


« Celui qui se défie sur un effort de longue durée est son propre champion olympique. Et donc il mérite un traitement comparable à un athlète de haut niveau. Cette évidence ne m’avait jamais sauté aux yeux lorsque j’étais à France Télévisions. Je faisais de la discrimination malgré moi en pensant, il y a les athlètes de haut niveau d’un côté et les coureurs du dimanche. C’était une erreur énorme. Monsieur et Madame Tout le monde sont de véritables champions comparés à eux-mêmes. S’entraîner pour un trail ou un marathon, c’est un investissement comparable à un sportif de haut niveau. J’ai juste voulu acter cette réalité. Comme peu de gens le font, il y a une attente importante. »

« Radio Montel » a démarré ainsi en plein Covid…

«  Oui, le sport était à l’arrêt, moi aussi. Alors par manque d’événement, j’ai exhumé de vieilles vidéos d’archives. Cela m’a permis de mobiliser une communauté, qui a enflé lorsque j’ai tendu le micro à des gens qui ne l’avaient jamais eu. »

Plus de 230 000 personnes vous suivent désormais sur les réseaux sociaux. Vous attendiez-vous à ce succès ?


« Je ne m’attendais à rien du tout. Ces traileurs, je leur en saurais gré toute ma vie parce qu’ils m’ont permis de rebondir. Je ne savais pas ce que j’allais devenir. Je voulais absolument continuer à exercer ma passion et toute cette communauté qui m’a permis de vivre ce rebond. »

Patrick Montel à l'arrivée du Grand Raid de La Réunion.
Patrick Montel à l’arrivée du Grand Raid de La Réunion. ©DR

Vous êtes sur le terrain chaque week-end sur les courses la France…

« Oui, je bosse plus que lorsque je bossais (rires). Lorsque les organisateurs m’invitent à couvrir leur course, je sais que je vais rencontrer des gens bienveillants. A la télévision, j’apparaissais comme clivant. Il y avait ceux qui aimaient bien Montel et ceux qui ne pouvaient pas le voir. En gros, c’était du 50/50. Depuis que je suis sur le terrain, c’est différent, on m’accueille toujours très gentiment. J’éprouve ce besoin d’aller à la rencontre de gens et de me sentir aimé, c’est simplement humain. »

Comment repérez-vous les coureurs que vous interrogez ?

« Il n’y a pas vraiment de hasard. J’observe et je perçois une étincelle, un regard, quelque chose de différent. Cela ne s’explique pas. Après 30 ans de télé, je suis assez facilement identifié, on ne me perçoit pas comme un intru, cela aide aux confidences. A travers ces témoignages, j’espère motiver ceux qui ne pratiquent pas le sport. Le plus beau compliment, c’est qu’on me dise : ‘j’ai vu telle vidéo et cela m’a donné envie de courir’. »

Parmi vos rencontres ces derniers mois, certain(e)s vous ont particulièrement ému ?

« Tous ceux qui courent pour quelqu’un, pleurent un enfant ou un parent disparus, luttent contre la maladie ou l’usure du temps. Tous ceux-là me touchent au plus profond. Il m’arrive de pleurer avec eux. Les frissons que je ressentais lorsque je commentais Usain Bolt, je les ressens en recueillant les témoignages des uns et des autres. Tout contact m’enrichit. Vraiment. »


Vous courez aussi Patrick Montel ?

« Oui toujours, trois ou quatre fois par semaine à présent. J’ai une boucle de 10 km sur les bords de Marne que j’effectue sans la montre. Je m’arrête souvent pour parler avec des gens. Sur mon parcours, il y a une centaine de marches sur lesquelles les traileurs viennent traquer du dénivelé. Je leur tends volontiers le micro, cela fait partie de mon jogging. »

Cela ne vous donne pas envie de prendre un dossard ?

« Surtout pas. Mon maître, Bernard Faure, qui m’a mis le pied à l’étrier en course à pied il y a 30 ans, qui m’a appris à écouter mon corps. La compétition, la performance pour la performance, ce n’est pas la panacée. Je respecte énormément ceux qui sont dans cet état d’esprit là mais moi, je préfère courir sans la montre. »

Est-ce qu’un souvenir émerge de votre longue carrière de commentateur sportif ?

« Oui, il y en a un auquel je pense quasiment tous les jours. C’est ma rencontre avec Samya, une jeune athlète yéménite. A Pékin en 2008, elle avait terminé dernière de sa série du 100 mètres. On s’était donnés rendez-vous à Londres en 2012. Malheureusement, le Yémen est un pays en guerre permanente dont on ne parle jamais. Samya a terminé au fond de l’océan en voulant rejoindre un camp d’entraînement pour préparer les J.O de Londres. C’est ma petite fée, un trait d’union entre les athlètes de haut niveau qui ont quelque part des privilèges et Monsieur et Madame Tout le monde, qui quelquefois passent au travers de leur passion. »

Vous avez digéré votre départ de France Télévisions ?  

« Complètement. J’ai refermé la page et je remercie France Télé de m’avoir offert ces grands moments de bonheur. Cela a été difficile, comme toute rupture amoureuse, mais je suis très heureux de ma reconversion qui n’en est pas une car c’est le prolongement de ce que j’ai toujours fait ! »

Patrick Montel, commente toujours au pas de course.
Patrick Montel, commente toujours au pas de course. ©Joaquim Galvez


Un sportif ou une sportive vous inspire particulièrement, Patrick Montel ?

« J’ai eu beaucoup de privilèges dans ma vie mais on peut dire que j’ai épousé la carrière de Marie-José Pérec. Elle m’a dit un jour « j’écris la musique et tu écris les paroles ». C’est le plus beau compliment que l’on ne m’ait jamais fait, surtout venant d’une jeune femme plutôt avare de compliments. Je me sens ainsi très proche de Marie-Jo sans l’avoir intimement côtoyée. »


En 2019, vos propos polémiques lors de l’affaire Clémence Calvin vous ont écarté de l’antenne. Les regrettez-vous ?

« Il n’y avait aucune polémique. C’est un constat, tout le monde sait mais personne ne veut savoir. Le dopage aujourd’hui est consubstantiel de la société et du sport du haut niveau. Je n’ai jamais dit que tout le monde se dopait, je m’en garderai bien. Concernant mon départ de la chaîne, j’avais atteint la limite d’âge et je ne voulais pas m’en rendre compte. Je pense qu’une passion est éternelle. J’aurai adoré mourir au micro, peut-être que je vais mourir au micro d’ailleurs car je compte continuer à commenter. »

Justement, Patrick Montel, on rêve de vous voir commenter les JO de Paris 2024. Vous y serez ?

« Ces prochains JO, c’est mon trip absolu. Je me bats pour obtenir une accréditation. Radio Montel n’est pas grand-chose pour le CIO. Si je n’y arrive pas, j’irai commenter à l’extérieur ou bien depuis ma salle de bain avec Nicole, mon chat, qui m’écoute toujours quand les autres en ont marre. Donc oui, d’une manière ou d’une autre, j’y serai. »

Pour finir, parlez-nous de votre association « Alors Peut-être »…


« En reprenant la notion de sport sur ordonnance, malheureusement trop peu appliquée, l’idée est d’être un trait d’union entre les malades d’un cancer, du diabète ou de problèmes cardiovasculaires, les coachs qui peuvent les épauler et les organisateurs de courses qui peuvent offrir des dossards. « Alors peut-être », formule que j’avais utilisée sur une course, résume cette idée : si l’on tend la main, on peut aider des gens qui souffrent d’une affection longue durée à prendre goût au sport et à réaliser des objectifs dont ils se pensaient incapables. »



Cette New Balance SC Elite V3, paire la plus performante de l’équipementier, regroupe tout pour aller vite avec un confort préservé.

[all4affiliates id= »43558″ title= »New Balance SC Elite V3″]

Sur cette New Balance SC Elite V3, l’abréviation SC signifie « Super comp » pour « super compétition ». Associée au terme élite, l’ambiance compét’ est clairement assumée et confirmée par le poids réduit de ce modèle pesant 235 g en pointure 44. Dans la gamme « SC », qui compte notamment la New Balance SC Trainer testée en début d’année, cette nouveauté sans conteste la plus performante. Elle bénéficie des dernières innovations de la marque. Le drop est de 4 mm.

La bonne souplesse du chausson contraste avec la rigidité de la semelle. Cela est dû à la présence de la plaque carbone intégrée dans la mousse FuellCell, avec la technologie Energy Arc. Précédemment introduite la SC Trainer, cette technologie de cambrure du tiers-avant entraîne naturellement une réception sur cette partie du pied. Et cela incite inconsciemment à accélérer l’allure.

New Balance SC Elite V3 : une sacrée sensation de propulsion

New Balance SC Elite V3, c'est incontestablement la plus performante à ce jour chez New Balance. Conçue pour perf et la vitesse.

Sans surprise, les séances favorites de ce modèle sont dynamiques. Sur piste : la légèreté de la chaussure et sa bonne tenue (même sur revêtement humide) facilitent les entraînements en fractionné. C’est précis, on ne subit pas la moindre contrainte, on ressent un véritable dynamisme et une bonne propulsion.

Mêmes sensations sur route à des allures légèrement inférieures, avec toujours cette précision lors du contact du pied avec le sol. Les sorties en endurance sont possibles bien sûr. Mais on aura du mal à ne pas irrésistiblement vouloir accélérer. Pour préserver leur longévité, il semble vraiment préférable de les réserver aux compétions et à des entraînements dynamiques, domaine où elles excellent véritablement.


Avec sa New Balance SC Elite V3, New Balance propose une paire résolument orientée vers la performance, utilisable du 5 km au semi-marathon. Pour le marathon, il faudra vérifier que l’on supporte la relative rigidité de la plaque carbone qui peut devenir gênante au fil des kilomètres.

Prix : 240 €.

Poids : 229 g en 42 / 188 g en 38.

Les notes du testeur. Amorti : 16/20. Confort : 15/20. Dynamisme : 20/20. Stabilité : 17/20. Souplesse : 16/20

[all4affiliates id= »43558″ title= »New Balance SC Elite V3″]



La troisième étape du Marathon des Sables s’est avérée magnifique mais difficile, avec de superbes paysages traversés sous 40°C. Le Marocain Mohamed El Morabity et la Néerlandaise Ragna Debats  sont aux avant-postes.

Marqués par les deux journées précédentes, les visages des 958 concurrents au départ de la troisième étape du Marathon des Sables laissaient poindre l’anxiété. Depuis le début de la course, 127 participants ont quitté le peloton, malmenés par le désert, l’effort et les conditions de vie difficiles sur le bivouac.

40°C à l’ombre…

Marathon des Sables, torpeur sur la 37e édition.
Marathon des Sables, torpeur sur la 37e édition.

L’étape du jour se divisait en deux parties. Une première très roulante, se courant sur des sols durs renvoyant la chaleur puissance dix. La seconde sablonneuse, mais absolument magnifique. Les participants passaient en effet au pied du djebel Zireg. Une zone aux contrastes éblouissants – noir, blanc, ocre, jaune… Un régal pour les yeux !

Mais un régal qui se mérite : montées et descentes successives et sols meubles ne facilitent pas la progression, et la chaleur encore accrue aujourd’hui – 40°C sous abri à 13 h 45 avec une hygrométrie à 7%, typique du désert – a encore compliqué la tâche des forçats du désert.

Rachid El Morabity et Ragna Debats en tête

Marathon des Sables - Mathieu Blanchard s'accroche
©DR – Marathon des Sables

En tête de peloton, les trois Marocains Mohamed et Rachid El Morabity ainsi qu’Aziz Yachou. Accompagnés du Français Mathieu Blanchard, ils ont fait course commune jusqu’au premier checkpoint (11,9 km). À la faveur d’un réapprovisionnement en eau express, les trois Marocains se sont envolés, laissant Mathieu esseulé. Dans la partie plus sablonneuse de fin d’étape, les écarts n’ont fait que se creuser.

Et c’est finalement Mohamed qui l’a emporté, trois minutes devant Rachid. Aziz n’est qu’à trois secondes de l’aîné des El Morabity. Mathieu Blanchard finit quatrième à 15 minutes de Mohamed. Au classement général, Mohamed prend la tête avec trois minutes d’avance sur son frère. Mathieu Blanchard est quatrième à 43 minutes du leader.

Chez les femmes, la Néerlandaise Ragna Debats s’impose calmement sur cette troisième étape. Elle a laissé la Marocaine Aziza El Amrany prendre la tête de la course, puis a accéléré vers le milieu de l’étape. La Française Maryline Nakache légèrement à la traîne en début d’étape, s’est reprise pour doubler la Marocaine ; finalement, Ragna s’impose avec 11 mn d’avance sur Maryline, et 13 mn devant Aziza. Ragna confirme sa domination sans partage, et le podium féminin continue de se conforter.

Le Marathon des Sables se féminise

Les femmes sont à l’honneur sur ce 37ème Marathon des Sables. Cette année elles représentent 21 % des participants, un record ! Nous avons receuillis les témoignages de 3 participants.

Aurélie, finisheuse de l’édition 2019, revient pour la 2e fois

Aurélie, vit son 2 deuxième marathon des Sables.

« Très contente de finir ce 3e  jour, dans une chaleur hallucinante avec 45 degrés relevés dans les dunes en pleine journée.  Je n’ai pas de douleur malgré un genou un peu récalcitrant de manière non prévue et pas d’ampoules  majeures aux pieds ! L’étape de vérité est demain : 90 km ce n’est pas rien. Je visualise déjà l’arrivée de ce Marathon des sables après l’épreuve marathon.  D’autant plus que ce soir dans ce bivouac, c’était là qu’avait eu lieu l’arrivée en 2019, alors c’est chargé d’émotion. »

Céline, vit son premier Marathon des Sables

Céline vit son premier Marathon des Sables.

C’est très difficile. La chaleur et le poids du sac sur les épaules génèrent beaucoup de tensions musculaires. Mais la beauté des paysages est incroyable et très varié. Il y avait même eu un troupeau de dromadaires sauvages aujourd’hui sur le parcours ! J’ai quelques ampoules mais pas de douleurs aux jambes. La solidarité, l’aventure humaine des 8 participants regroupés sous la tente est géniale. Je suis dans la tente de Mathieu Blanchard et d’Eric Clavery, alors des anecdotes il y a en sans cesse, mais ce qui se raconte sur le bivouac reste sur le bivouac ! »

Quitterie, a terminé les éditions 2012, 2014 et 2019, revient en famille

Quitterie vit le Marathon des Sables en famille

« A J3, après 100 km réalisés dans la chaleur, je suis confiante. Mais je suis venue ici pour le partage, avec ma famille, mon mari, deux de mes enfants et surtout mes amis. Alors quand aujourd’hui c’est l’hécatombe et que mon mari doit abandonner ainsi que mes amis Lionel et son fils et bien je suis triste. Je suis là pour le partage, l’introspection. Ca a du bon mais pas sur 250 km, c’est trop long ! Je fais le MDS pour être dans le mal, cela décuple les émotions et permet de relativiser. Chaque retour de MDS est un début de vie différent et je voulais le faire découvrir et le partager avec mes enfants. »



Une ou deux fois par an, ce régime « choc » pour perdre du gras permet de s’affûter. Suivez le mode d’emploi de ces 5 jours anti-gras et constatez les résultats. 

Dans certains cas l’équation « apport alimentaire + ressources corporelles = besoin journalier » n’est plus équilibrée. Soit car les apports alimentaires sont supérieurs aux besoins journaliers, ce qui contribue à une augmentation des ressources corporelles, ces dernières n’étant plus mises à contribution. Soit parce que les ressources corporelles sont trop excédentaires et qu’il faudrait couper temporairement les vannes pour les purger un peu.

Le régime « choc » pour perdre du gras que nous vous proposons concerne prioritairement ce second cas de figure. Il doit être limité dans le temps (cinq jours, par exemple) dans sa forme la plus stricte, à raison d’une ou deux fois par an au maximum. Il est possible, par exemple, de le mettre en place du samedi au mercredi avant une compétition importante qui aurait lieu le dimanche suivant (soit trois jours plus tard). Le principe : couper temporairement tout approvisionnement en graisses quelles qu’elles soient, dans son alimentation. Cela exige de savoir toutes les identifier.

Pour perdre du gras, je m’y mets quand ?

30 % des besoins énergétiques quotidiens doivent théoriquement être alimentés par les graisses alimentaires. Si l’on part d’un besoin théorique de 2 000 kcal cela fait 600 kcal soit 65 g de graisses par jour (1 g de graisse = 9 kcal). Lorsque les ressources corporelles dépassent huit mois de besoin (16 kg) on peut dire qu’elles deviennent excédentaires (ceci correspond à un taux de graisse de 21% pour un coureur lambda de 1,75 m/75 kg).

J’en sors comment ?

Il convient de ne pas pratiquer cette rigueur alimentaire extrême trop longtemps. Certes, l’idée de perdre rapidement du gras est tentante. Mais ce régime serait contre-productif à long terme, d’autant qu’il existe d’autres leviers d’actions qui pourront prendre le relais pour perdre du gras et ne pas grossir… 

Réintroduisez progressivement les graisses à l’issue des cinq jours en commençant par les plus rares, c’est-à-dire les acides gras polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6) que l’on trouve notamment dans les poissons gras (sardine, hareng, thon ou saumon).  

Vos menus pendant 5 jours pour perdre du gras

Petit déjeuner

A éliminer A remplacer par…
Spécialités à base de café (Nescafé-Dolce Gusto capuccino, macchiato, mocha, caramel…)Café nature (expresso intenso…) ou thé nature
Lait entier ou demi-écréméLait écrémé
Tout produit laitier à base de lait entier ou demi-écrémé (fromage blanc 40% ou 20%, yaourt nature entier ou Danone ordinaire au lait partiellement écrémé, petits-suisses 40% ou 20%…)Produit laitier à base de lait écrémé nature (0% MG ou 0% MG et 0% SA*)  * Sucre Ajouté
Boisson végétale chocolatée (Sojasun chocolat, jus de riz chocolaté…)Boisson végétale nature (Sojasun nature, jus de riz nature…)
Chocolat en poudre, cacao sans sucre, cacao dégraisséArôme de vanille, *Protéine 95 chocolatée en poudre (soja, caséine, œuf…) ou Isolat/Concentré de Whey*uniquement si les conditions d’entraînement le justifient (10/15 g)
Biscottes industrielles, viennoiseries, pain de mie, pain au laitBaguette ordinaire
Beurre, margarineFromage à tartiner 0%
Céréales pour enfants, mueslis, céréales chocolatées, Fruits & fibres…Flocons d’avoine au naturel, Céréales type Spécial K ou Fitness nature, Corn Flakes, Rice Crispies, Weetabix, All Bran
Biscuits pour petit-déjeuner, Prince, OreoBN Casse-croûte Original

Déjeuner et dîner

A éliminer pendant 5 joursRemplacer par…
Avocat, olivesCornichon, radis, champignons, tomates cerise, oignons grelots
Jambon ordinaire, jambon cru, lardons, charcuterie ordinaireJambon découenné dégraissé, viande des Grisons
Saumon fumé, truite fumée, sardine, maquereau, harengMiettes de thon au naturel, miettes de crabe au naturel, surimi maigre, crevettes au naturel, moules au naturel, calamars au naturel
Huile pour la cuisson ou l’assaisonnement, les sauces vinaigrettesFleur de sel, papier cuisson, yaourt, eau, jus de pamplemousse… (pour les recettes de sauce vinaigrette sans huile)
Beurre, margarineHerbes fraîches, condiments (ail, oignon…)
Crème fraîcheLait écrémé, crème liquide allégée 3%
Bouillon cubeEpices, aromates
Entrecôte, faux-filet, basse-côte, côte de porc, steak haché à 10/15/20%, viandes panéesRumsteck, steak, rôti de porc, steak haché à 5%
Ailes de pouletBlanc de poulet
Œuf et préparations à base d’œuf entier (quiches…)Blanc d’œuf et préparations sans jaune d’œuf
Saumon frais, truite, sardine, maquereau, hareng (poissons gras)Cabillaud, colin, bar… (poissons blancs)
Frites, pommes dauphinePommes de terre à l’eau, purée nature
Fromages ordinaires et allégés à + de 5%Fromage à – 5% de MG (Bridelight, Carré Frais 0%, Sylphide, Sveltesse…)
Tout produit laitier à base de lait entier ou demi-écrémé (fromage blanc 40% ou 20%, yaourt nature entier ou Danone ordinaire au lait partiellement écrémé, petits-suisses 40% ou 20%…)Produits laitiers à base de lait écrémé nature (0% MG ou 0% MG et 0% SA*)  * Sucre Ajouté
Crème dessert au soja (vanille, chocolat..)Yaourt au soja nature (Sojasun…)
Chocolat noir ou au laitBonbons aux plantes sans sucre
Pain aux graines, pain au maïs, pain aux noix…Baguette ordinaire

Goûter ou en-cas

A éliminer pendant 5 joursA remplacer par…
Spécialités à base de café (Nescafé-Dolce Gusto capuccino, macchiato, mocha, caramel…)Café nature (expresso intenso…) ou thé nature
Biscuits diététiques ; barres de céréales (Grany, Spécial K…)BN Casse-croûte Original, pain d’épices nature, galettes soufflées riz, maïs
Graines et fruits secs oléagineux (noix, amandes, noisettes…)Fruits frais