Sam Laidlow, 24 ans, devient le premier français champion du monde d’Ironman, épreuve mythique de triathlon, disputé à Nice sous un soleil de plomb. Laurent Jalabert décroche aussi le titre dans sa catégorie d’âge.

C’est fait. Le phénoménal Sam Laidlow s’est imposé ce dimanche sur le Championnat du Monde Ironman masculin à Nice. 8h06’22 », c’est le temps qu’il a fallu à l’athlète Hoka pour boucler ce triple effort géant. A 24 ans seulement ! 3,8 km de natation dans la Baie des Anges, 180,2 km (et 2400m de dénivelé) de vélo à travers l’arrière-pays niçois et un marathon pour finir.

Sam Laidlow, au sommet du triathlon mondial

Sam Laidlow décroche le titre de champion du monde triathlon à 24 ans.
©Peignée Verticale-T.Nalet.

Le jeune champion a levé les bras sous les ovations du public massé sur la promenade des Anglais. Il a bouclé l’épreuve en avalant les 42.195 km en 2h41′ seulement, sous un soleil de plomb. Il devance l’Allemand Patrick Lange, déjà doublement sacré en 2017 et 2018. Sam devient ainsi le plus jeune triathlète à remporter cette compétition mondiale.

Après être déjà entré dans l’histoire à Hawaï l »an dernier, il devient également le premier Français Champion du monde d’Ironman. Avec la manière et à domicile. Car en 46 ans d’existence, c’était en effet la première fois que le championnat était organisé en France.

Laurent Jalabert aussi champion du monde !

Laurent Jalabert, 55 ans, décroche le titre de champion du monde de triathlon dans la catégorie d'âge.

D’autres Français ont aussi brillé sur ces mondiaux 2023. Laurent Jalabert décroche la couronne dans sa catégorie d’âge 55-59 ans. L’ancien cycliste champion de France sur route (1998) déjà sacré en 2019 chez les 50-54 ans étoffe ainsi son impressionnant palmarès. Et confirme, son excellente forme et son talent, malgré les années qui passent.

En effet, « Jaja » pointait seulement à la 86e position sur 229 participants après les 3,8 km de natation. Mais il a signé une folle remontada sur la partie vélo, creusant par la suite son avance sur la course finale. L’ancien champion cycliste boucle en 10h02′56″.

Une autre star du peloton, le Karakh Alexandre Vinokourov, 49 ans, s’est aussi illustré ce dimanche chez les 50-54 ans, bouclant en 9h35.

Le titre féminin de ces championnats du monde se jouera sur le site historique de Kailua-Kona à Hawaï le 14 octobre.




« 



Une pétition circule sur internet pour que Patrick Montel retrouve un micro pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. L’ancien journaliste de France Télévisions n’est pour l’instant pas accrédité pour la compétition. Il nous explique.  

La pétition en ligne « JO 2024 : Paris avec Patrick » lancée par un amateur d’athlétisme fait le buzz ces derniers jours, avec déjà 35 000 signatures. On se plait à croire à un retour officiel au micro ?

Patrick Montel : « La démarche de ce garçon que je ne connais pas m’a vraiment touchée. Je venais juste de rentrer des Mondiaux d’athlétisme de Budapest. Je me suis dit, perdu pour perdu, allons-y, j’ai relayé cette pétition. Il ne s’agirait pas d’un retour au micro car je sais très bien que je ne retravaillerai plus sur France Télévisions. L’idée c’est surtout d’avoir un pass, une accréditation pour commenter ces prochains Jeux olympiques. Soit en tant que Radio Montel, comme je l’ai été sans problème pour les mondiaux de Budapest en août. Soit en travaillant pour quelqu’un qui aurait une accréditation, en posant ma voix sur une radio par exemple. On m’a donné la légion d’honneur au mois de juillet, je n’avais rien demandé. Je l’ai accepté bien sûr. Mais ma vraie légion d’honneur ce serait un carton avec mon nom pour pouvoir être présent sur les Jeux qui se déroulent dans notre jardin ! »

Patrick Montel, pensez-vous pouvoir obtenir cette précieuse accréditation pour les Jeux via cette pétition ?  

« Je ne pense rien. Je sais juste que la distribution des accréditations média est finie. Et qu’en octobre auront lieu les accréditations nominatives pour ceux qui travailleront sur les Jeux. De mon côté, j’ai fait tout ce que je pouvais, en contactant notamment le Comité national olympique dont je n’ai pas de retour pour l’instant. Si cette pétition marche vraiment bien, que l’on sent que les gens ont envie, non pas que je prenne la place de quelqu’un mais que je vienne en périphérie apporter un petit plus niveau émotionnel, cela peut déclencher quelque chose. »

Ces prochains Jeux, vous y serez de toute façon, d’une manière ou d’une autre…

« Oui. Si je n’ai pas cette accréditation, ce n’est pas un drame certes mais ce sera une blessure pour moi. J’ai toujours pensé que ce serait une bonne manière de mettre le dunk final pour reprendre une expression de basket, que de commenter ma treizième olympiade. En tout cas, je ne laisserai pas tomber. Dans le pire des cas, je serai à la périphérie, sans accès à la zone olympique. Si je dois commenter ou vivre les Jeux dans le métro, dans la rue, dans un Ephad, une église, ou tout autre endroit où les gens n’ont pas accès aux images, ce sera plus compliqué, pas exactement pareil, mais je commenterai bien sûr, et sans aucune rancœur. »

Retrouvez notre précédente interview de Patrick Montel : « Chacun est son propre champion olympique. »



Pour la première fois de l’histoire, l’UTMB s’achève sur un doublé américain. Jim Walmsley et Courtney Dauwalter ont fait vibrer Chamonix pour les 20 ans de l’épreuve.

Enfin. Jim Walmsley, tête d’affiche de cet UTMB décroche son premier sacre chamoniard. L’Américain attendait cette victoire, celle d’une vie, après quatre tentatives infructueuses. Dernière en date en  2022. Il y a cru ferme et nous avec lui. En tête au 103e km après le grand col Ferret, il pointait avec un petit quart d’heure d’avance sur la star Kilian Jornet.

Mais des problèmes d’alimentation ont anéanti sa fin de course, le rétrogradant à la 4eme place. Depuis, Jim Walmsley a fait de cet UTMB son objectif numéro 1. Et son rêve est devenu réalité. Triple vainqueur de la prestigieuse Western States aux États-Unis, dont il détient le meilleur chrono à ce jour,  recordman du monde sur 50 miles (80,46 km), et devient donc le premier Américain à remporter l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, qui célèbrait cette année sa 20e édition.

UTMB, le rêve de Jim Walmsley devenu réalité

UTMB 2023, le podium : Jim Walmsley, Zach Miller et Germain Grangier.
UTMB 2023, le podium : Jim Walmsley, Zach Miller et Germain Grangier.

Pour mettre toutes les chances de son côté, l’Américain de 33 ans a même quitté l’Arizona s’est installé depuis le printemps 2022 dans le Beaufortain, tout près de son ami François d’Haene.

Bilan de sa course : une vitesse moyenne de 8,78 km/h. Jim Walmsley devient ainsi le 3e athlète de l’histoire à terminer l’UTMB® Mont-Blanc en dessous de la barre des 20 heures.

19 heures 37 minutes et 43 secondes exactement. Il bat ainsi le record de temps réalisé par l’Espagnol Kilian Jornet, absent cette année pour blessure, en 2022 de près de 12 minutes. « J’ai rencontré de nombreuses difficultés cette nuit et plus globalement tout au long de la course. Je suis donc le premier surpris que cela se termine aussi bien pour moi. Je me sens vraiment chanceux d’avoir eu ce regain d’énergie en fin de parcours, et d’avoir pu tenir jusqu’à l’arrivée, parce que j’étais vraiment en train de m’effondrer« , assurait le vainqueur 2023, ému aux larmes à son arrivée.

Jim Walmsley devance son compatriote Zach Miller. Derrière Germain Grangier, auteur d’une magnifique troisième place sur cette finale de prestige se classe premier Français devant Mathieu Blanchard, 2e en 2022.  

Queen Courtney

UTMB 2023, le podium : Jim Wamlsley, Zach Miller et Germain Grangier.

Grandissime favorite, Courtney Dauwalter entre elle encore un peu plus dans la légende. L’Américaine a déchaîné les foules. Et marqué l’histoire. Trois participations à l’UTMB et trois victoires. De quoi conclure en bonne note son année au sommet.

En effet, la ‘queen of Chamonix’ a signé un grand chelem inédit en remportant coup sur coup la Western States (record de course), la Hardrock 100 (record de course) et cet UTMB à quelques mois d’intervalle.

Et la championne du team Salomon avait d’ailleurs déjà fait sensation en s’imposant en octobre dernier sur la Diagonale des Fous 2022, terminant à 3ème place au classement général. Avant elle, aucun traileur, homme ou femme n’avait réussi a remporter ces quatre ultra-mythiques sur une même année !

Lever toutes les barrières

Courtney Dauwalter à l'arrivée de l'UTMB 2023
Courtney Dauwalter à l’arrivée de l’UTMB 2023

Après avoir longuement remercié ses proches et la foule, faisant des allers-retours le long de l’arrivée au contact des fans, Courtney Dauwalter raconte : “Je pense que tout au long de notre vie, dès qu’on a l’opportunité de faire quelque chose de fou, il faut la saisir, c’est tellement bon ! C’est la raison pour laquelle je me suis alignée sur cette course. Ce n’était pas facile mais cela valait tellement la peine. Dès la sortie de Champex-Lac et pendant toute la deuxième partie du parcours, cela a été très dur pour moi, mon estomac ne voulait plus.« 

La reine de l’ultra-trail poursuit, en toute humilité : « Je n’en serais pas là sans toute ma famille. Kevin mon conjoint, mes parents, mon team, les bénévoles, les spectateurs, toutes ces personnes qui m’ont portée. C’est grâce à leur énergie que j’ai pu atteindre Chamonix, je les remercie tellement ! J’ai la chance d’avoir des parents fantastiques et deux merveilleux frères qui m’ont construites, m’ont poussée à lever toutes les barrières, me permettant de devenir la femme que je suis aujourd’hui.

Blandine L’Hirondel, épatante 3eme femme

Courtney Dauwalter, katarina Hartmuth et Blandine L’Hirondel au sommet de cet UTMB 2023.

Dans son sillage, l’Allemande Katharina Hartmutch, vice-championne du monde de trail long 2023 franchit la ligne d’arrivée en 24h10’52’’. Derrière, on a assisté à une très belle bataille pour la troisième place. Mano à mano entre la Française Blandine L’Hirondel et la Chinoise Fuzhao Xiang.

Longtemps deuxième au classement, Blandine, double-championne du monde de trail running 2019 et 2022, a connu un gros passage à vide après Champex.

Sur cet UTMB 2023, elle a découvert le 100M pour la première fois. La championne de la team Kiprun a retrouvé un regain d’énergie après Vallorcine, lui permettant de reprendre sa place sur le podium dans les derniers kilomètres, arrivant troisième en 24h22’50’’, devant la Chinoise Fuzhao.

Podium hommes UTMB 2023 :

– 1er Jim WALMSLEY (US) : 19h37
– 2ème Zach MILLER (US) : 19h58
– 3ème Germain GRANGIER (FR) : 20h10

Podium Femmes UTMB 2023 :

– 1ère Courtney DAUWALTER (US) : 23h29
– 2ème Katarina HARTMUTH (GER) : 24h10
– 3ème Blandine L’HIRONDEL (FR) : 24h22



Avec cette New Balance 880 V13, ce modèle bon « à tout faire » gagne encore en polyvalence. Une valeur sûre pour le débutant comme le coureur plus confirmé.

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Cette New Balance 880 V13, affiche 290 g en pointure 44 sur la balance. On est dans les standards de ce type de modèle. Le confort est présent dès les premières foulées. L’équipementier de Boston présente cette 880 comme un modèle bien adapté aux débutants, mais elle convient tout à fait à une pratique plus soutenue, sur toutes distances.

New Balance 880 V13, une paire « facile

La New Balance 880 V13 reste une valeur sûre qui gagne encore en polyvalence.

C’est une paire stable. Elle est facile d’utilisation, avec un bon compromis entre confort, amorti et souplesse. Sur cette 13e version, la semelle intermédiaire incorpore la mousse Fresh Foam X associée à une mousse FuelCell plus dynamique à l’avant. Au talon, une couche supplémentaire permet d’atterrir en douceur.

Les séances de fractionné sur piste passent relativement bien, même si cette 880 manque un peu de dynamisme. Sur terrain humide la semelle avec un caoutchouc NDurance offre une adhérence correcte. Grâce à la bonne stabilité générale, on peut sans crainte courir sur chemins; cela renforce encore la polyvalence.

Pourquoi pas sur marathon

Les sorties longues avec quelques variations d’allure confirment leur très bon confort général, et on se prend à imaginer les porter sur un marathon. Après 5 mois d’utilisation régulière, la semelle ne porte pas de trace d’usure apparente. Cette dernière version New Balance 880 V13 offre donc une bonne polyvalence et pourra convenir aux coureurs débutants et même confirmés dont la priorité n’est pas les séances sur piste.      


Les notes. Confort : 17/20 Amorti : 15/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 17/20 Dynamisme : 14/20

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Les premiers finishers de la Petite Trotte à Léon ont bouclé en moins de 100 heures leur grand tour du Mont-Blanc en 300 km et 25 000 mD+. Un UTMB version XL & aventure.

Ce 1er septembre, quelques heures avant le lancement de l’UTMB (171 km), ultime épreuve et course star du sommet mondial du trail, Chamonix célèbre l’arrivée des premiers finishers de la PTL.

Cette Petite Trotte à Léon, c’est la plus longue distance à l’affiche de l’événement chamoniard. 300 km et 25 000 mD+. Un grand tour du Mont-Blanc. Une folle épopée à vivre en équipe de 2 ou 3 membres indissociables. C’est bien l’épreuve la plus exigeante de la semaine, et curieusement la moins médiatisée.

Petite Trotte à Léon, le défi XXL de l’UTMB

UMTB 2023 - PTL, première course lancée lundi matin sous la pluie battante pour 300 km et 25 000 mD+ à parcourir en moins de 151 heures.
Départ lundi matin sous la pluie battante pour 300 km et 25 000 mD+ à parcourir en moins de 151 heures. ©Pascal Tournaire

Pourtant, ce défi hors norme exige un engagement total. Sans balisage au sol, le sens de l’orientation est indispensable, sur et en dehors des sentiers. Cette PTL au concept original et différent des autres courses de l’UTMB requiert aussi d’autres qualités. L’esprit d’équipe, le goût de l’aventure et la passion de la montagne.

Une centaine d’équipes se sont embarquées dans ce merveilleux voyage alpin. Ces derniers jours, ils ont traversé tous les massifs voisins. Le Beaufortain versant français, le Val d’Aoste avec son glacier du Ruitor en Italie et le pays du Saint-Bernard en Suisse avant de rentrer à Chamonix via le col de Balme.

Sélectionnées sur dossier, ces concurrents surmotivés ont essuyé une météo très contrastée ces derniers jours. Partis sous une pluie battante lundi matin, les premiers finishers arrivent ce vendredi sous le soleil Place du Triangle de l’Amitié.

Moins de 100 heures de cavale pour l’équipe suisso-belge UltraTiming. Le Genévois Nicolas Lehmann (UTMB Index 722) et le Belge Victor Richard (Index 723), résidant à Passy en Haute-Savoie sont arrivés en tête, en 99h33’40’’. 

L’esprit montagne et le sens du partage

UMTB 2023 - La PTL vaincue en moins de 100 heures par Nicolas Lehmann et Victor Richard.
Nicolas Lehmann et Victor Richard à l’arrivée de la PTL.

Sur la ligne d’arrivée, les compères racontent d’une même voix : « Quand on a vu les conditions au départ, la pluie, le vent, la neige en altitude, jusqu’à 30 cm à certains endroits, on s’est dit que ça allait être une belle semaine mais compliquée. Le plus difficile a été cette nuit du jeudi au vendredi, sur la dernière descente d’arête vers le col de Balme, c’était engagé, de nuit et avec la fatigue il fallait être très prudent. Ça fait longtemps qu’on y pense et qu’on en rêve, on a tous les deux l’amour du sport et de la montagne. Quand on fait la PTL, on vient chercher la montagne, c’est plus que du trail et cette année, on a vraiment eu cela. » 

Derrière eux, les équipages PTL arrivent au compte-gouttes dans Chamonix depuis quelques heures. Maximum imparti : 151 heures pour boucler cette odyssée montagnarde, l’aventure d’une vie.



Exit Run in Reims, place à Reims Champagne Run les 14 et 15 octobre. A l’affiche de nouvelles épreuves, dont un « Sacré trail ».

Reims Champagne Run, c’est le nouveau nom et la nouvelle identité du rendez-vous running rémois prévu les 14 et 15 octobre. Amaury Sport Organisation se retire de ce « Run in » moins populaire que son cousin de Lyon, dernier unique évènement running organisé hors Paris par la société.

Playground, qui orchestre notamment la Course du Grande Paris Express reprend les commandes de l’événement qui se profite pour se réinventer.

10 km et semi, mais plus de marathon…

Reims Champagne Run proposera un Semi des Rois, le 15 octobre.
Reims Champagne Run proposera un Semi des Rois, le 15 octobre.

Premier changement, la disparition du marathon, en baisse de fréquentation ces dernières années. Mais l’on retrouvera les deux distances phares de 10 km et 21.1km chers aux Rémois.

Les deux épreuves phares seront tracées en boucle autour de la Porte de Mars. Le 10 km de Rémus ; clin d’œil au fondateur de la ville, fera le tour des monuments.

Départ devant le cathédrale pour les 11 00 0 participants de Run in Reims.
Le nouveau Reims Champagne Run ne s’élancera pas devant la cathédrale comme l’ancien Run in Reims, pas depuis la Porte de Mars.

Il passera d’abord par l’Arena, les docks, la chapelle Foujita, puis la basilique Saint-Rémi notamment. Ensuite, un petit bout du canal de la Marne à l’Aine, puis cap sur le musée des beaux arts, la cathédrale et la place royale… Un parcours royal et roulant qui devrait permettre aux 10 000 concurrents attendus de signer de beaux chronos.

Même profil performant pour le nouveau Semi des Rois (69m+). Son circuit prolongera la visite plus au Sud en passant par les parcs de champagne, celui de la Cerisaie et celui de Vesle avant de revenir à la case départ, Porte de Mars.

Un nouveau « Sacré trail » pour Reims Champagne Run

Reims Champagne Run remplace Run in Reims et proposera un "Sacré trail" de 88 km.
Le parcours du « Sacré trail » de 88 km.

La grande nouveauté, ce sera un « Sacré trail ». 88 km et 1287 mD+ sur un parcours magistral tracé entre le Creps et la Porte de Mars, site phare de l’évènement.

Il se déroulera en nocturne, dans la nuit du samedi au dimanche. Première dans la région, cet ultra sillonnera en majorité les chemins du parc régional de la montagne de Reims, via les forêts domaniales de Sermier du Chêne à la Vierge et de Verzy. Puis, le parcours entrera dans Reims pour le final, sur les 15 derniers kilomètres. L’organisation espère rassembler 700 concurrents sur cette nouvelle distance.

Plus vert et moins cher

Ce nouveau Reims Champagne Run s’attachera à prendre une dimension plus respectueuse de l’environnement avec des écocup et de l’eau de ville aux ravitaillements, et des médailles en bois notamment.
Cette première s’annonce réjouissante, et les participants y gagneront au change. En effet, les dossards sont proposés à des prix plus raisonnables (60 € pour le trail, 28 € pour le semi, 18 € pour le 10 km) qu’auparavant.

Au total, plus de 15 000 concurrents sont attendus en Champagne.



La 20e édition de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc a démarré ce lundi à Chamonix. La course reine de 171 km qui s’élancera vendredi 1er septembre s’annonce palpitante.

La folle semaine du sommet mondial du trail ne fait que commencer. Première des courses à l’affiche, la MCC, format marathon avec 2300m D+ entre Martigny en Suisse et Chamonix, a été remportée par Simon Paccard et Clémentine Geoffray, championne du monde en trail de trail court.

UTMB 2023 : premiers résultats et prochains départs…

Maryline Nakache et Flavie Bruyneel, deux athlètes Cimalp sur le podium de la TDS.

Autre épreuve à l’affiche, la terrible TDS s’est disputée dans des conditions météo très difficiles. Le Canadien Christian Meier n’a pas faibli remportant ce cru 2023 particulièrement éprouvant en 19h36mn, devant le Suédois Simen Hjalmar Wästlund et du français Yannick Noël en 20h18mn.

Chez les femmes, l’impressionnante Maryline Nakache, victorieuse du dernier Marathon des Sables, a fait sensation après sa remontada du tonnerre. Elle termine en 23h 37mn 57s, 21ème au scratch, devant Fiona Porte et Flavie Bruyneel.

La prochaine course attendue, c’est l’OCC (Orsières-Champex-Chamonix) de 55 km qui partira ce jeudi à 8h15. Le lendemain vendredi 1er septembre, la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix (100 km et 6156 mD+) débutera à 9h, avant que le fameux UTMB (171 km, 9973 mD+) clôture le programme.

Départ à 18h pétantes, au son de Vangelis, depuis la place du triangle de l’Amitié, 2300 coureurs dans son sillage. Course phare de la semaine, cette 20e édition s’annonce pleine de rebondissements.

UTMB 2023, les favoris

UTMB 2023, qui sont les favoris ?

Avec le dossard numéro 1, Courtney DAUWALTER, l’ultime favorite de la course sera au départ, après un doublé Western States Endurance Run / Hardrock 100, pour valider un triplé historique.

Pour lui faire face, Blandine L’HIRONDEL a elle aussi un triplé à confirmer après ses victoires consécutives sur l’OCC 2021 et la CCC 2022.

Au cœur de l’action, il faudra aussi compter sur Ruth CROFT habituée des victoires notamment l’an dernier sur la Western States Endurance. Dans cette tête de course, sont aussi très attendues Eszter CSILLAG, Manon BOHARD e tFuzhao CHIANG. 

Côté masculin, le combat s’annonce tout aussi passionnant. Il durera certainement 20 longues heures (ou moins).

Jim WALMSLEY tentera une nouvelle fois de concrétiser son objectif : devenir le premier américain à remporter l’UTMB. Après sa seconde place l’an dernier Mathieu BLANCHARD revient avec la ferme intention de s’imposer à Chamonix.

Le suédois Petter ENGDAHL, vainqueur de la CCC 2022 a toutes ses chances de s’imposer pour son premier 100 miles. Après sa victoire sur la Western States Endurance Run, Thomas EVANS, fait aussi figure de favoris.

Quant à Thibaut GARRIVIER et Pau Capell ils sont de véritables concurrents pour voler la couronne. 



Ah les courbatures ! On les craint mais d’un autre côté, qui n’a pas éprouvé une certaine fierté puisqu’elles témoignent qu’un intense travail a été réalisé ? Il est possible, toutefois, de minorer l’effet « aïe, des escaliers » !

Les courbatures sont des douleurs musculaires consécutives à des efforts physiques. Elles se traduisent par une raideur et une impotence d’un muscle ou d’un groupe musculaire. La contraction musculaire normale devient douloureuse et l’amplitude de mouvement est limitée d’où cette démarche caractéristique… et grimaçante.

A quoi sont dues les courbatures ?

Les courbatures sont un passage quasi obligé après un effort de longue durée. Voyons comment minimiser les douleurs.

Ces courbatures sont provoquées par des microtraumatismes des fibres musculaires qui provoquent des fuites de calcium. Ce phénomène est toxique pour les cellules et se propage lentement en provoquant une réaction inflammatoire retardée. C’est ce qui explique que les courbatures n’apparaissent que 24 à 48 heures après l’effort déclencheur. L’acide lactique, souvent accusé, est présent lors des efforts intenses mais une heure après son taux est systématiquement redevenu normal dans les muscles. Ainsi au moment où les courbatures apparaissent, il n’y a plus d’acide lactique !

Les coupables sont…  des efforts musculaires inhabituels (nouvel exercice, changement de sport, de matériel, travail de type excentrique – course à pied, squats, descente d’escalier, ski…) ; intenses (efforts longs, intensités plus élevées qu’à l’ordinaire, compétition…) Faisant suite à une période de repos (après un arrêt, une blessure ou des vacances).

La bonne stratégie : réduire la durée des courbatures

Porter des chaussettes de récupération au minimum pendant 2 heures peut aider à soulager les douleurs aux mollets. ©BV Sport

Elles ne sont ni une maladie ni un phénomène grave nécessitant des soins poussés. Il s’agit d’une réponse naturelle de l’organisme à une contrainte physique. Avoir des courbatures ne doit donc pas vous inquiéter. Même si ces dernières vous gênent dans la vie courante pendant deux à cinq jours car c’est ça aussi, la vie de sportive !

L’enjeu du traitement n’est pas tant de soigner la douleur que de réduire la durée des courbatures. Pour cela, plusieurs alliées. En premier lieu, la récupération active ou « décrassage ». Elle consiste à pratiquer une activité à faible intensité pour ne pas risquer d’aggraver les micro-déchirures, en sollicitant, si possible, d’autres groupes musculaires. Par exemple un coureur courbaturé pourra faire du vélo en moulinant beaucoup.

Les antidouleurs peuvent soulager de très fortes douleurs mais leur efficacité reste modérée. L’homéopathie aussi. Les produits à base d’Arnica Montana ont une efficacité qui n’est plus à démontrer, sous la forme de granules d’Arnica Montana 9CH ou encore en comprimés à croquer – Sporténine (les deux : Laboratoires Boiron, en pharmacie).

Massage, chaud & froid, du bonus !

Les rouleaux de massage sont efficaces pour soulager les courbatures.
Les rouleaux de massage sont efficaces pour soulager les courbatures. ©Aptonia

Citons bien sûr le massage des zones concernées. Une pommade à base d’arnica permet d’activer le drainage et accélère l’élimination des déchets issus du travail cellulaire.

La chaleur, cela fonctionne aussi. Douche, bain chaud voire sauna et hammam sont recommandés tout comme l’utilisation d’un coussin chauffant ou d’un patch auto-chauffant. Le froid est aussi indiqué pour son effet anti-inflammatoire. C’est la cryothérapie très en vogue actuellement. En se plongeant dans un bain glacé après un effort, on diminue la toxicité du calcium et donc la libération des substances inflammatoires à l’origine de la douleur.

Ainsi, les méthodes utilisant le chaud et/ou le froid ne sont pas contradictoires mais complémentaires. Le froid utilisé juste après l’entraînement agit sur la diminution de l’effet inflammatoire et a un pouvoir antidouleur. Alors que le chaud permet la vasodilatation des vaisseaux sanguins et l’oxygénation des tissus. Les deux techniques peuvent donc être conjuguées pour un effet maximal.

Tout ce qui peut aider à réduire les courbatures…

Les pistolets de massage peuvent aider à soulager les courbatures.
Les pistolets de massage peuvent aussi aider à soulager les courbatures. ©Compex

L’électrostimulation permet de remplacer le footing de décrassage en sollicitant de manière faible et contrôlée, grâce à l’électricité, des zones musculaires courbaturées pour obtenir une augmentation du débit sanguin et donc les effets de la récupération active.

L’hydratation est primordiale après l’effort (mais aussi pendant surtout si l’effort est long). Après l’entraînement, on favorisera les eaux alcalines (avec un pH>7) pour contrecarrer l’acidose et faciliter la récupération. 

Les étirements juste après le sport ? Non ! Enfin, pas des gros étirements, sinon il y a un risque d’aggraver les courbatures qui de toute façon apparaîtront 24 ou 48 heures après. Alors que les étirements passifs réalisés de manière douce après un effort peuvent aider à l’oxygénation des muscles.

Les remèdes naturels à base de plantes à utiliser en tisane ou en boisson froide fonctionnent bien, notamment le cassis et son action anti-inflammatoire, la reine des prés ou encore le saule blanc pour leurs propriétés anti-douleurs (extraits fluides à diluer dans de l’eau et à consommer tout au long de la journée).

Les huiles essentielles Celle de Gaulthérie pour son action anti-inflammatoire et chauffante doit être utilisée diluée dans une huile de massage neutre et s’utilise à raison de deux-trois gouttes seulement.

Peut-on prévenir les courbatures ?

Nous l’avons vu, les étirements à chaud, juste après un effort intense, ce n’est pas recommander. En revanche, l’échauffement progressif sur les zones sollicitées de manière intense doit être fait mais souvent, rien ne peut empêcher totalement l’apparition des courbatures. Et si celles-ci étaient autant un moyen de protection musculaire qu’une façon d’indiquer au cerveau que les tissus ont besoin de récupérer et se reconstruire ? Et une façon de vous faire (re)découvrir certains muscles de votre corps ?



La Salomon Aerogide, c’est la nouvelle « routière » de l’équipementier outdoor et la plus amortie de la gamme running.

Depuis quelques saisons, Salomon étoffe sa gamme « running » qui compte aujourd’hui 12 références. Cette Aeroglide, c’est l’une des dernières routières de la marque. Elle possède une semelle est épaisse mais affiche un poids est assez léger. 280 g en pointure 44.

Côté présentation, dans la gamme Aero, c’est la plus amortie. L’AeroVolt étant plus légère et typée compétition, l’AéroBlaze faisant la synthèse entre ces deux modèles.

On retrouve la semelle Contagrip®, signature Salomon. Elle offre une très bonne adhérence pour les premières foulées courues sous le déluge. On peut sans appréhension envisager de courir sur des chemins moyennement revêtus et glissants, d’autant plus que la stabilité est bonne.

Salomon Aeroglide : le confort prime sur les sensations

La Salomon Aerogide, c’est la nouvelle « routière » de l’équipementier outdoor et la plus amortie de la gamme running.

Cette Salomon Aeroglide n’est pas très réactive lorsque l’on accélère l’allure. Son amorti très présent privilégie clairement confort. Dans ces conditions, les fractionnés sur piste ne sont pas les séances de prédilection de ce modèle. Toutefois, des coureurs d’un poids supérieur à 80 kg pourront y trouver leur compte.

Rien de particulier à signaler lors de sorties longues avec d’éventuelles variations d’allure. Cela confirme d’ailleurs la vocation de ce modèle généraliste offrant la possibilité de courir des longues distances dans le confort.

En conclusion, les coureurs relativement lourds pourront apprécier le bon rapport entre confort et amorti, ce dernier sera peut-être trop présent pour les coureurs plus légers à la recherche de dynamisme.  

Les notes. Confort : 17/20 Amorti : 16/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20 Dynamisme : 14.20



Quand Killian Jornet débarque avec sa propre marque de chaussures cela mérite un test long. En proposant deux modèles offrant quelques ressemblances mais surtout des différences notables, Nnormal frappe fort d’entrée en touchant un public large.

Résumons d’entrée pour bien cerner les différences de ces deux paires Nnormal. Avec la Kjerag vous avez le modèle dynamique mais moins confortable, proposant des matériaux de pointe, destinée à la course courte distance. Et la Tomir se destine davantage au trail très longue distance ainsi qu’à la randonnée.

NNormal Kjerag : tout pour la performance

La Nnormal Kjerag, c'est le modèle dynamique mais moins confortable, proposant des matériaux de pointe, destiné à la course courte distance.
La Nnormal Kjerag existe en trois coloris, dont cette couleur claire.

On retrouve sur la Kjerag le tissu Matryx made in Ardèche proposé sur de nombreux modèles haut de gamme. Très léger, respirant, résistant et souple il contribue grandement à la sensation de liberté qu’offre ce modèle. La languette asymétrique propose une matière qui accroche à la chaussette. C’est un peu déstabilisant mais une fois habitué plus rien ne bouge de ce côté. Il faudra vraiment bien délasser la Kjerag avant de l’enfiler sous peine de voir la languette bouger ou la chaussette faire des plis.

La surprise est de taille quand on enfile cette Kjerag. Car on se retrouve avec une chaussure dénuée de tout artifice et qui va à l’essentiel. Le chaussant est large mais il faut avoir du pied pour la dompter. Pas de semelle intérieure et un contact plus direct avec le sol. L’amorti est ferme. Avec 23.5mm au talon et 17.5mm à l’avant-pied, pour un drop de 6mm on sent bien toutes les aspérités. Mais cela permet aussi un placement plus rapide du pied. Pas de pare-pierre non plus. Sur sortie courte pas de gêne mais au-dessus de 40km cela peut user.

Un dynamisme au-dessus de la moyenne

La Nnormal Kjerag, c'est le modèle dynamique mais moins confortable, proposant des matériaux de pointe, destiné à la course courte distance.

La semelle intermédiaire en mousse EExpureoffre un dynamisme au-dessus de la moyenne. Couplée à la semelle extérieure Vibram Litebase megagrip et ses crampons de 3,5mm, cela donne un attelage détonnant qui vous pousse naturellement à envoyer et facilite les relances. Le tout donne à la fois une sensation de dépouillement et de durabilité. La Kjerag est faite pour durer dans le temps.

Les notes attribuées à la Kjerag. Confort : 15/20 Amorti : 14/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 18/20 Dynamisme : 18/20

Le + La sensation de légèreté et le dynamisme bluffant pour une chaussure sans plaque carbone

NNormal Tomir : le confort avant tout

La Nnormal Tomir se destine davantage au trail très longue distance ainsi qu’à la randonnée.
Nnormal Tomir existe aussi en trois coloris.

La Tomir offre moins de nouveautés du point de vue des technologies mais sa construction est intéressante à bien des égards. Elle semble offrir le meilleur des chaussures d’ultra trail et de randonnée. Ce qui frappe visuellement c’est la robustesse de l’ensemble. L’œil est de tout de suite attiré par les coutures entre la tige et la semelle (qui rappellent les chaussures de trek), la semelle épaisse et les crampons imposants de 5 mm. Le mesh est plus rigide que sur la Kjerag et offre un bon maintien.

Le chaussant est suffisamment large pour permettre au pied de correctement se placer. La languette et le laçage asymétriques sont assez déstabilisants sans qu’on comprenne vraiment l’intérêt. La semelle Vibram ZegaLite est d’une robustesse et d’une accroche à toute épreuve. Avec un stack de 31mm à l’arrière et 23mm à l’avant on ne sent absolument pas les aspérités des sentiers. Le pare-pierre est efficace. Le tout est bien entendu beaucoup plus rigide que sur la Kjerag.

Plus robuste et typée longues distances

La Nnormal Tomir se destine davantage au trail très longue distance ainsi qu’à la randonnée.

Mais le dynamisme n’est pas le cœur de métier de la Tomir, compagnon de voyage au long cours. Mais elle est beaucoup plus ferme que la plupart des modèles Ultra et permet donc d’accélérer quand c’est nécessaire. La vraie question est de savoir si elle peut accompagner le coureur amateur sur des distances supérieures à 80 ou 100Km

J’ai couru et randonné avec elle sur de longues distances, dans la boue, dans la poussière et la chaussure ne bouge pas, pas un début d’usure. La Tomir existe en version tige haute pour la grande randonnée. Mais la version tige basse est largement suffisante pour des randonnées en dehors de la haute montagne.

Les notes attribués à la Tomir (160 €). Confort : 16/20 Amorti : 16/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 14/20 Dynamisme : 14/20

Le + Une des chaussures les plus solides du marché

Verdict de ce test Nnormal…

Nnormal et Killian Jornet réalisent un coup de maitre. Rarement les premiers modèles d’une nouvelle marque auront été aussi réussis. On sent tout de même les inclinaisons du maitre dans la construction des chaussures et il faudra peut-être rééquilibrer la fermeté de l’amorti pour ouvrir la marque à un public plus large.

J’aurais un seul point négatif qui ne concerne pas les performances des chaussures mais le marketing autour de la marque. Quand on axe autant la communication sur la nature, le respect de l’environnement et la durabilité, qu’on met en place un programme No trace visant à traiter les chaussures en fin de vie il est dommage de se retrouver avec des chaussures « made in China » (avec tout ce que cela signifie en termes d’impact environnemental et social) d’autant que les prix pratiqués sont plutôt dans la fourchette haute du marché.



Cette Kiprun KS900 light allie qualité et prix abordable. C’est une paire idéale pour débuter sans se ruiner et effectuer des sorties en endurance fondamentale s’il on est plus expérimenté.

Avec cette Kiprun KS900 Light, Decathlon propose un modèle pouvant rivaliser avec les cadors de la catégorie « confort et maintien ». La chaussure est visuellement réussie et dégage une impression de fluidité et de légèreté. Kiprun annonce 25 2g en 42 ce qui la place devant de nombreux concurrents de renom.

Le chaussant est très confortable, ajusté mais pas serrant. On est tout de suite saisi par le côté moelleux de la semelle et le mesh très aéré et léger. Testée par temps chaud la KS900 light n’a jamais été prise en défaut d’un manque d’aération du pied. Le talon est parfaitement protégé avec un renfort enveloppant et la languette rembourrée termine d’envelopper le pied dans un cocon. Le laçage est efficace.

Une nouvelle mousse dynamique pour cettte Kiprun KS900 light

La Kiprun KS900 light allie qualité et prix abordable. C'est une paire idéale pour débuter sans se ruiner et effectuer des sorties en endurance fondamentale s'il on est plus expérimenté.
La Kiprun KS900 light allie qualité et prix abordable. C’est une paire idéale pour débuter sans se ruiner et effectuer des sorties en endurance fondamentale s’il on est plus expérimenté.

La semelle procure la vraie sensation de nouveauté avec une mousse alvéolée, MFOAM à la fois souple et dynamique. Le confort et la stabilité sont au rendez-vous mais pas au détriment de la performance. La KS 900 light, du fait sans doute de sa construction et de sa légèreté, n’a pas à rougir sur séance rapide... même si son domaine de prédilection reste la longue distance.

Le drop de 8mm un peu plus faible que ce qu’on a pu connaitre chez Decathlon permet une foulée plus fluide. La semelle extérieure offre une accroche de très grande qualité même par temps humide grâce à une surface au sol plus grande qui améliore également la stabilité.

Les notes du testeur. Confort : 18/20 Amorti : 18/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20 Dynamisme : 16/20



Garmin est l’une des marques de montres connectées dont la croissance est la plus rapide au monde. Ce leader mondial a porté une révolution en démocratisant l’utilisation du GPS de poignet et ne cesse d’innover depuis pour satisfaire ses utilisateurs en quête de performance.

Avant de porter une Forerunner ou une fēnix au poignet, vous avez sans doute ventousé un Garmin sur le pare-brise dans votre voiture. C’est d’abord avec ses GPS automobiles que Garmin s’est fait connaître dans le monde entier. Le GPS ou système de positionnement par satellite, c’est l’ADN de cette société américaine née en 1989 dans le Kansas.

A son origine, deux ingénieurs visionnaires. L’Américain Gary Burrell et le Taiwanais Min H.Kao développaient initialement des assistants de navigation pour  la défense américaine. Puis, lorsque le signal GPS s’est ouvert au grand public sous l’impulsion de Ronald Reagan, les deux associés ont vite entrevu l’utilité de ce signal satellitaire pour le quidam.

ProNav est rebaptisée Garmin, contraction de leurs deux prénoms. En 1990, le premier produit « grand public » est un récepteur GPS destiné à la marine. Il enregistre rapidement plus de 5 000 commandes malgré son prix élevé de 2500 dollars.

Forerunner 201, une rupture technologique

Depuis la première Forerunner en 2003, des dizaines de modèles sont sortis au fil des années. Une série à succès.

Dix ans plus tard, la société prend un nouvel essor avec l’explosion des GPS automobiles. Puis, avant que cette tendance ne s’essouffle, via des systèmes de navigation directement intégrés par les constructeurs automobiles, Garmin innove encore en sortant des GPS nomades pour randonneurs (Foretrex et etrex). Et bientôt une montre GPS à destination des coureurs, la Forerunner 201. En 2003, c’est une première mondiale !

Frédéric Saint-Etienne, directeur communication de Garmin France depuis vingt ans se souvient de ce modèle inaugural. « A l’époque, ce fut une véritable rupture technologique. Cela n’a pas été compris tout de suite car dans l’inconscient collectif, le GPS servait uniquement à aller d’un point A et B avec un guidage vocal. Mais qui dit GPS dit mesures sur la  distance, le dénivelé, l’allure, mais aussi la trace pouvant être partagée auprès d’une communauté », explique le responsable, coureur et ultra-traileur.

Garmin alors outsider sur le marché naissant de la montre de sport se propulse rapidement leader mondial de ce secteur en pleine explosion. Finalement, le GPS de poignet s’est vite imposé, dans un premier temps,  aux poignets des marathoniens et des triathlètes », rapporte notre interlocuteur.

Garmin propose aussi (entre autres) des systèmes de navigation pour la marine.

Des montres connectées, mais pas que… L’activité de la firme se déploie sur cinq segments. Le fitness regroupe les montres Forerunner, Venu, les compteurs GPS vélo Edge et les home trainers intelligents Tacx. L’univers outdoor propose les montres multisports fēnix et Instinct, des appareils de communication par satellite InReach mais aussi des montres de golf, de chasse, des télémètres lasers Approach. Côté maritime, Garmin fabrique des sondeurs, des traceurs de cartes et des radars notamment. L’activité automobile s’est recentrée sur les systèmes de navigation pour camions et motos. Dernier segment, les produits électroniques pour l’aviation, notamment Autoland, un système révolutionnaire qui permet à un avion à se poser sans intervention humaine en cas d’urgence.

Fenix, un succès planétaire phénoménal

Garmin Fenix 7 Pro, les dernières fonctionnalités de cartographie.
La fenix (ici 7 Pro) est un énorme succès pour Garmin.

Depuis lors, Garmin révolutionne l’univers du sport, porté par une folle croissance que le Covid n’a fait qu’accélérer. Cotée en bourse, elle affiche un chiffre d’affaires de près de 5 milliards de dollars, et 2023 démarre fort. « Quatre de nos cinq segments affichant une croissance à deux chiffres grâce au lancement de nouveaux produits et aux tendances solides de la demande », détaillait ainsi il y a quelques semaines le PDG, Cliff Pemble.

Les montres connectées représentent désormais plus de la moitié du chiffre d’affaire de l’entreprise, qui développe également des outils électroniques pour l’automobile, la marine et l’aviation notamment.

Le produit « héros » c’est la fēnix, cardio-GPS multisport outdoor haut de gamme (à partir de 409). « fēnix, c’est un succès qui dépasse aujourd’hui le cadre du trail-running et que l’on porte volontiers au quotidien pour marquer son appartenance à une communauté », rapporte Frédéric Saint-Etienne.

Chaque produit « conçu à l’intérieur pour la vie à l’extérieur » partage un même leadership associant fiabilité, solidité et précision. Les utilisateurs, souvent des sportifs exigeants prêts à débourser un certain prix, sont les meilleurs ambassadeurs de la marque, plébiscitée pour ses innovations régulières.

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[all4affiliates id= »40109″ title= »Garmin Fenix 7 sapphire Solar »]

L’autonomie, un axe stratégique

Depuis 2020, la recharge solaire – technologie développée avec un partenaire français – sur les montres fēnix 6 Solar et Instinct Solar fait sensation dans le milieu de l’ultra-endurance. Le verre PowerGlass intègre des zones photovoltaïques qui permettent d’augmenter sensiblement l’autonomie. Sur les dernières fēnix 7 Solar ou Pro et Forerunner 955 Solar, le bonus varie selon les modèles, de plusieurs heures en en mode GPS actif jusqu’à plusieurs jours en mode montre.

Citons aussi l’intégration d’un écran tactile haute résolution sur les nouvelles Forerunner 265 et 965 et epix Pro. « Cet écran oled toujours allumé et lisible même en plein soleil est une évolution importante pour le confort de l’utilisateur mais ne s’est pas faite au détriment de l’autonomie », détaille Frédéric Saint-Etienne. Qui poursuit : « L’autonomie est un axe stratégique chez Garmin car l’utilisateur portera sa montre longtemps et souvent, plus les mesures faites seront précises. Les algorithmes analysant les données permettront ainsi une analyse personnalisée répondant au mieux au profil de chaque utilisateur ».

La puissance des algorithmes

Ces algorithmes, c’est un autre point fort de Garmin. Les données collectées par les capteurs (GPS, cardio-fréquencemètre, oxymètre, altimètre-barométrique…) sont exploitées au maximum, retranscrites de manière intelligible et utile aux pratiquants. Résultat : des fonctionnalités ‘made in Garmin’ inédites, par exemple sur l’analyse de la foulée (Running Dynamics), le niveau d’endurance en temps réel basée sur la VO2 max (Stamina), la gestion de l’effort en montée (ClimbPro) ou encore le niveau d’énergie (Body Battery)…

L’analyse est tellement poussée que l’on se demande bien ce que Garmin pourrait bien encore inventer. « Plusieurs milliers d’ingénieurs y travaillent. Il y a encore des choses à faire notamment en termes d’écran, du côté du suivi de la forme, de l’analyse de la santé et du médical, mais aussi sur tout ce qui à trait à la sécurité, comme par exemple le système de lampe torche à LED développée sur la dernière fēnix 7 », précise Frédéric Saint-Etienne.

Car si la durée de vie de ses produits est prolongée grâce des mises à jour régulières, la firme multiplie toujours les nouveautés. Les lancements s’enchaînent : déjà 5 nouvelles montres depuis le début de l’année ! En moyenne, toutes catégories confondues, 100 nouveaux produits Garmin sortent chaque année. Forcément : la société réinvestit plus de 10% de son chiffre d’affaire dans sa Recherche et Développement. La folle épopée de cet as de l’électronique n’a pas fini de révolutionner nos pratiques.



Clémentine Geoffray, 28 ans, c’est la révélation trail de l’année. La coureuse de l’équipe Evadict a décroché la médaille d’or sur les championnats de France puis le titre mondial sur le format court. Rencontre.

Clémentine Geoffray, en bref… 28 ans, professeur d’EPS, vit à Grenoble, directrice régionale auprès de la Fédération française de sport universitaire. Court depuis 2014, fait partie de la Team Evadict. En mars, elle est devient championne de France de trail court (30 km et 1500 mD+, 2h41’), en juin, championne du monde de trail court (45 km et 3100mD+ en 4h53’) après deux courses parfaitement gérées. Son mantra : ne lâche pas les commandes de ta vie, pilote par toi-même ! Son péché mignon : le chocolat noir qui font dans l’eau chaude. Son principal trait de caractère : la curiosité.

Tu ne partais pas parmi les favorites de ces Mondiaux. Cette victoire, c’est une surprise !

Clémentine Geoffray a décroché le titre de championne du monde de trail court à Innsbruck en Autriche.
©DR

 Clémentine Geoffray : « Oui, je ne pensais pas remporter la course. Je savais que j’étais en forme mais je n’aurai pas su me situer. Je n’avais pas fait de compétition internationale depuis les Mondiaux 2019. En tant qu’outsider, je n’étais pas trop stressée car je n’étais pas attendue. Au 10e km, on m’annonce deuxième, du coup, je me suis demandée si je n’étais pas partie trop vite. Je suis restée bien dans mon rythme, cela a tenu et j’ai pu remonter en tête en bout de course. »

Elle est où cette médaille d’or alors ?

« Chez mes parents, dans l’Ain. Mon père était tellement fier que je lui ai dit de la garder ! »

Qu’est-ce que cela fait d’être championne du monde ?

« J’ai mis du temps à réaliser. Le jour même, c’était juste une joie immense, un soulagement aussi car c’est dur, on se donne à fond. Je suis super heureuse, j’ai réussi à être là au bon moment, le bon jour, mais ça me fait poser des questions… est-ce que je vais réussir à réitérer mes bonnes performances ? Bon, pour l’instant, je savoure ! »

Trois victoires, le titre national, l’or mondial… quelle saison de folie !

« Merci beaucoup. Je m’étais bien préparée pour les France, course de sélection, mais sur un format bien différent (30 km et 1500 mD+) avant les Mondiaux, affichant 15 km de plus et le double de dénivelé. J’ai pris la Skyrace des Matheysins comme un bon bloc d’entraînement. Je sortais d’une semaine professionnelle chargée mais tout s’est passé au mieux. »

Clémentine Geoffray a décroché le titre de championne du monde de trail court à Innsbruck en Autriche.
©DR

Avant d’être traileuse, tu étais kayakiste à haut niveau. Raconte-nous…

« J’ai fait du kayak dès mes 8 ans, déjà avec du ski de fond, de la course et du  VTT l’hiver. Je faisais aussi les cross du collège, des footings avec mes parents et de la montagne. En 2012, j’étais au Pole France de Toulouse, mais sans être sélectionnée pendant deux ans, ce qui m’a fait sortir du jeu. La transition s’est faite naturellement car je participais déjà à quelques petits trails. »

Le premier dossard, les premières victoires, c’était où Clémentine Geoffray ?

« Je pense que c’était la Ronde des Grangeons à Ambérieu-en-Bugey, près de chez moi en 2014. Cette année-là, dans le cadre d’un stage à Canoë-kayak magazine, j’avais aussi pu faire la SaintéExpress. Je me souviens que j’ai eu mal aux genoux (rires). Ensuite en 2015, j’avais gagné en Espoir sur les championnats de France dans le Sancy, puis en 2016 à Saint-Martin-de-Vésubie. J’étais alors dans la team de jeunes Buff-Hoka-Les Saisies, avec Julien Rancon pour entraîneur. Cela m’avait bien aidé à structurer mon entraînement pour progresser. »

Une semaine type d’entraînement, cela donne quoi ?

« Les plus grosses semaines, j’ai tourné à 17h, six jours sur sept. J’ai la chance d’habiter depuis l’an dernier au pied de la Chartreuse, le terrain de jeu est incroyable. La semaine, je faisais des footings avec environ 800 mD+, deux bons tours de vélo de 2h, une séance en côte assez longue, puis des sorties longues avec du dénivelé et de l’allure seuil le week-end, le tout en suivant les conseils de Philippe Propage, l’entraineur de l’équipe de France. »

Clémentine Geoffray a décroché le titre de championne du monde de trail court à Innsbruck en Autriche.
©Alanis Duc – FFA

Quel est ton programme cet été ?

«Je poursuis le circuit skyrunning le 22 juillet en Autriche (NDRL, terminé à la 2e place), le 26 août en Suisse avant la finale en Italie le 28 octobre. J’aimerai bien sûr remporter ce circuit mais il faut que je tienne. La saison est longue, l’année intense. Je ferai du mieux que je peux. »

Clémentine Geoffray, quel sera ton objectif numéro 1 en 2024 ?

« Les championnats d’Europe, en France en plus, cela donne encore plus envie. Le format est plus long (60 km) mais avec le même dénivelé qu’en Autriche, cela devrait donc le faire, enfin je l’espère. J’essaierai bien aussi le Golden Trail Series. »



L’entraînement polarisé qui répartit le volume en deux zones d’intensité opposées, une basse autour de l’endurance fondamentale (80%), et une haute autour de la VMA (20%) est largement plébiscité. Mais d’autres méthodes élargissent la palette d’allures…

Pour progresser, « borner » c’est-à-dire faire du volume est une chose, mais cibler les bonnes allures en est une autre, souvent délicate à mettre en pratique. Le coureur amateur se cantonne aux mêmes allures, souvent trop rapides d’ailleurs, par manque d’encadrement.

C’est pourtant en variant les allures (ou zones de travail) que l’on peut s’améliorer à court, moyen et long terme. Il n’existe bien évidemment pas de recette universelle, qui fonctionne à tous les coups sur tout le monde. Ce serait trop simple. Mais pour résumer, on peut dire qu’il existe trois grandes méthodes pour s’entraîner. Nous allons voir que chacune à ses avantages et ses inconvénients.

En résumé… L’entraînement peut s’articuler de 3 manières en ciblant 2 ou 3 zones d’intensité dans des ratios différents. L’entraînement polarisé : 80% du volume hebdomadaire en zone 1, 20 % en zone 3. L’entraînement pyramidal: 70% du volume hebdomadaire en zone 1 / 20 % du volume en zone 2 / 10% du volume en zone 3. L’entraînement au seuil: 20 à 50 % du volume en zone 2.

Entraînement polarisé = progrès assuré 

L'entraînement polarisé qui répartit le volume entre endurance fondamentale (80% du temps) et zone 3 (20% du temps) n'est pas forcément la panacée si vous êtes un coureur confirmé.
L’entraînement polarisé qui répartit le volume entre endurance fondamentale (80% du temps) et zone 3 (20% du temps) n’est pas forcément la panacée si vous êtes un coureur confirmé.

Commençons par la méthode phare, plébiscitée en France par une grande majorité de coachs. Cet entraînement polarisé, popularisé par les triathlètes notamment est né d’un constat. Trop courir à allure course (zone 2 ou seuil) provoque un très fort impact sur la fatigue du système nerveux autonome. Du coup, cette méthode évite cette zone 2. Et elle s’axe sur les deux autres zones d’intensité opposées.

L’intensité basse de la zone 1 compte pour environ 80% du volume hebdomadaire. Et l’intensité haute ou zone 3, proche de la vitesse maximale aérobie (VMA) pour les 20 % restants.

Pourquoi cela marche ? « C’est prouvé : les adaptations physiologiques sont grandes à haute et basse intensité, ce sont les deux zones les plus efficaces pour progresser en course à pied », explique Guillaume Adam, entraîneur et fondateur de l’application Run Motion Coach. « Courir à basse intensité, cela muscle cœur, développe les capillaires, petits vaisseaux qui transportent l’oxygène au sein de muscles. Courir à haute intensité, cela stimule le système cardio respiratoire, développe le VO2 max. Allier les deux, c’est donc très efficace ».

Se construire des bases solides avec l’endurance fondamentale

En effet, consacrer la majorité de son volume d’entraînement à la fameuse endurance fondamentale permet de se construire des bases solides. C’est valable lorsque l’on débute en course à pied, mais pas seulement !

« Le coureur amateur, quel que soit son profil, a la fâcheuse tendance à courir trop vite. Privilégier une allure lente est souvent gage de gros progrès. Il est difficile de faire comprendre à des marathoniens qui stagnent que courir plus lentement leur sera bénéfique. Mais c’est justement l’intensité faible va permettre de bien récupérer des entrainements. Et c’est souvent grâce cette allure très tranquille travaillée à l’entraînement que les chronos s’améliorent ensuite en compétition. J’ai vu des coureurs gagner 10 minutes sur marathon en s’entraînant ainsi ! », détaille le coach.

3 zones clés. Zone 1 = faible intensité ou endurance fondamentale. Vos repères : de 55 à 70 % de VMA ou de 65 à 75% de la FCMax. Si vous n’utilisez pas de cardio et ne connaissez pas votre VMA, c’est une allure qui permet de tenir une conversation. Zone 2 – intensité moyenne ou seuil. Vos repères : de 80 à 85% de VMA ou 85 à 90 % de FCM. Correspond aux allures marathon et semi-marathon. Zone 3 – haute intensité ou VMA. Vos repères : de 85 à 105% VMA ou 90 à 100% de FCM. Correspond aux allures 10 km et 5 km. Se travaille dans la majorité des cas sous forme d’entrainement fractionné.

Diversifier davantage les allures, c’est nécessaire si l’on s’entraîne plus de 4 fois par semaine

L'entraînement polarisé qui répartit le volume entre endurance fondamentale (80% du temps) et zone 3 (20% du temps) n'est pas forcément la panacée si vous êtes un coureur confirmé.

Cet entraînement polarisé serait-il donc la panacée ? Pas forcément car son principal défaut, c’est que cette méthode élude une zone de travail, la zone 2 donc. En réalité, elle sera plus ou moins appropriée en fonction de la fréquence d’entraînement.

Vous courez 3 fois par semaine ? Deux sorties en endurance fondamentale et une séance de VMA (avec échauffement en endurance fondamentale bien sûr), c’est le top. 4 entraînements par semaine ? Alors 3 sorties en endurance fondamentale et 1 séance de VMA, c’est bien.

Ou mieux encore ; 2 sorties en endurance fondamentale, 1 séance de VMA et 1 séance en Endurance Active. Cette allure un peu plus soutenue que l’endurance fondamentale (autour de 70% et 75% de la VMA) est toujours intéressante à développer explique Guillaume Adam.

Ensuite, au-delà de 5 entraînements par semaine, l’entraineur recommande d’élargir sa palette d’allures en courant un peu dans la zone du milieu, grande oubliée de cet entraînement polarisé.

Entraînement au seuil : plus risqué

Cette zone du milieu ou zone 2, c’est le fameux seuil, le « tempo run » comme disent les Anglo-saxons. En Angleterre et aux Etats-Unis, le seuil a davantage la cote que chez nous. L’allure seuil se situe entre l’allure semi-marathon et l’allure 10 km, soit une vitesse que l’on pourrait tenir entre 50’ et 1h en fonction de son niveau. C’est une séance où l’on va vite, entre le footing facile et le fractionné intense.

Dans sa définition stricte, cette notion de seuil est liée aux seuils lactiques (ou seuils ventilatoires) que l’on évalue en faisant un test d’effort en laboratoire. C’est une zone située entre le seuil aérobie (seuil 1) et anaérobie (seuil 2). L’idée est « de décaler la courbe vers la droite » comme disent les entraîneurs. En gros, plus on est bon et performant, plus le seuil se rapproche de la VMA.

Les adeptes de l’entraînement au seuil passent en moyenne 20% de leur volume hebdomadaire à cette allure située autour de 80% de la VMA.

Des « tempo runs » à l’anglosaxone

Certains coureurs expérimentés effectuent même quasiment la moitié de leur volume à cette allure ! « Cette méthode privilégiant le seuil est très pratiquée dans les universités américaines notamment. Cela permet de former les athlètes de manière rapide. Faire que du seuil, du moins beaucoup de seuil, permet de progresse vite, c’est indéniable.

Mais cela amène ensuite à stagner, à régresser ou pire à se blesser. Car on manque alors des fondations solides que l’on développe avec l’endurance fondamentale. Pour résumer, c’est une méthode plus tranchée et bien plus risquée que l’entraînement polarisé. Elle peut marcher en fonction des athlètes mais il faut savoir que c’est un peu du quitte ou double », explique Guillaume Adam.

Entrainement pyramidal : plus spécifique   

L'entraînement polarisé qui répartit le volume entre endurance fondamentale (80% du temps) et zone 3 (20% du temps) n'est pas forcément la panacée si vous êtes un coureur confirmé.

Moins populaire, un autre modèle existe pour les disciplines d’endurance, il s’agit de l’entraînement pyramidal. Il consiste à réaliser une part importante de son entraînement à basse intensité (70%) mais cette fois avec un volume accentué en zone 2 (20%), puis une plus faible proportion à haute intensité en zone 3 (10 %).

Sur le papier, cela paraît plus équilibré que la version polarisée, puisque l’on travaille trois zones au lieu de deux. Mais en y regardant de plus près, avec le schéma pyramidal, on se rend compte que l’on passe moins de temps dans la zone 3. La zone des fameuses séances de fractionnés proches de la VMA, indispensable pour progresser.

Maintenir un minimum de travail au seuil

« En effet, avec un entraînement polarisé, on consacre la majorité de son temps à un travail à faible intensité mais on augmente son travail à haute intensité, 20% vs 10% avec l’entraînement pyramidal. » nous explique Jean-Claude Le Cornec, entraîneur.

Qui ajoute : « même si l’entraînement polarisé a fait ses preuves, il est important de maintenir un minimum de travail en zone, sachant que le travail à cette allure ne sera efficace que si le temps cumulé qu’on y consacré sur une séance est de 25 à 30 minutes ou plus suivant le niveau. 

Autour de 75 – 80% (85% pour le coureur confirmé) de la VMA, cela correspond par exemple à l’allure spécifique marathon. Et réaliser des sorties à cette allure cible pendant sa préparation servira de test indispensable. Ces séances à allure spécifique qui permettent « d’imprimer » votre allure marathon. Il est en effet toujours intéressant de confronter votre organisme à l’entraînement à cet effort que vous allez devoir accomplir le jour J », détaille ce coach.

Ainsi, ce schéma pyramidal correspond plus à une préparation marathon. On y travaillera régulièrement l’allure marathon (zone 2), plutôt que le fractionné court, qui a moins d’intérêt en vue de préparer cette distance.

Jean-Claude Le Cornec précise toutefois : pour effectuer ce type de séance, un développement de la VMA aura été effectué en amont.

Alors quelle meilleure méthode ?

Nous l’avons vu, pas de méthode universelle donc. Tout est question d’équilibre, comme beaucoup de choses dans la vie. L’idéal serait un mix de toutes les allures, évidemment en s’appuyant sur un coach pour adapter vos vitesses et séances en fonction de vos forces et faiblesses, de vos objectifs et de votre forme du moment.  

Mais dans tous les cas, il peut être judicieux de « jongler » entre ces trois modèles, d’une année sur l’autre, d’une saison sur l’autre, voire au sein même d’une saison, en fonction des objectifs visés. On peut ainsi modifier le ratio 80% zone 1 -20% zone 3 de la méthode polarisée en diminuant le travail en zone 3 mais en augmentant les intensités (les allures) correspondant à cette zone 3. Vous maintiendrez ou diminuerez alors légèrement le temps consacré à la zone 1.

Testez par exemple les ratios réajustés suivants : 75 % en zone 1 – 5 % en zone 2 – 20 % en zone 3 ou 80 % en zone 1 – 5% en zone 2 – 15 % en zone 3. A l’approche de la compétition, en période d’affûtage, il est possible de répartir ses séances comme suit : 70 % en zone 1 – 20 % en zone 2 – 10 % en zone 3, avec un volume global d’entraînement réduit de 30 %. Gardez aussi en tête que l’entraînement à l’approche de la compétition consistera à établir un bon équilibre entre volume et intensité. Pour cela vous devrez « coller » au plus près à la vitesse de votre objectif tout en gardant la base de l’entrainement à faible intensité.

S’offrir un second souffle

Si vos performances stagnaient ces derniers temps, varier ainsi davantage les allures pourra vous redonner un second souffle. Modifier un peu le curseur dans les zones 2 et 3 ne pourra qu’introduire un peu plus de variété et vous éviter la monotonie d’une allure très routinière. D’autant que, plus vous maitriserez différentes allures à l’entraînement, plus vous serez efficace en compétition.

Mais attention, on le répète pour finir : l’endurance reste fondamentale. Cette allure tranquille, c’est le socle de votre entrainement, le gage de votre longévité en course à pied. Adoptez-la pour les footings de récupération, les sorties longues comme les échauffements précédant vos séances de fractionné. 



Septembre, rentrée des classes, reprise des courses. Voici notre sélection parmi les épreuves de rentrée à ne pas rater. A vos dossards !

Week-end du 2 et 3 septembre

Bière et bonne humeur sur ce semis du Houblon d'Arques (62).
Bière et bonne humeur sur ce Semis du Houblon (62).

Le Semis du Houblon à Arques (62)

En 4 ans, ce semi s’est fait une réputation dans l’Audomarois et au-delà. Les courses de 12 km et 21 km enchaînent les plus jolis coins de la commune d’Arques, mondialement connue pour ses verreries, mais aussi son ascenseur à bateaux unique en France. Le parcours est typé nature, mais plutôt plat. Après le départ depuis la brasserie Goudale, 6 ravitaillements sont proposés au fil du tracé. Tous copieux et servant des bières locales, sur fond de refrains rocks. Sur les 2500 coureurs, 80% de déguisés annoncent l’organisation de ce semis du Houblon (avec s à semi, en respect de la Loi Evin). Thème de l’année : le cinéma français.

La Caldéniacienne à Chaudeney-sur-Moselle (54)

Un 10 km ou un semi pour cette Caldéniacienne réputée pour son ambiance festive depuis 35 ans. Sur les parcours, agréables en sous-bois, la musique résonnera. Le cortège est invité à se déguiser. A l’arrivée, de nombreux lots à gagner par tirage au sort.

Boulevards de Colomiers (31)

Les Boulevards de Colomiers, c’est aussi un 10 km, rendez-vous phare de rentrée dans la région toulousaine est propice aux performances. Pas de changement pour la 29e édition qui proposera également un 3 km, une course enfants, et toujours la traditionnelle tombola à l’arrivée.

Week-end du 9-10 septembre

Passage sur un pont de bateaux sur le Trail des 36 000. ©Sébastien Gayet
Un pont de bateaux pour enjamber Ardèche. ©Sébastien Gayet

Trail des 36 000 à Vallon Pont d’Arc (07)

36 000 c’est le nombre d’années qui nous sépare du tout premier chef d’œuvre de l’humanité découvert dans la grotte ornée du Pont d’Arc, dite Grotte Chauvet, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. 36 000, c’est aussi la distance de ce trail proposant un circuit inédit à travers les gorges de l’Ardèche, avec une traversée de la rivière sur un pont de bateaux. En plus du 36 km (1200 mD+), un 20 km (700 mD+) ou bien un 11 km à courir en solo ou en duo. Attention, 800 places seulement !  

Courses du Bien Public à Dijon (21)

Rentrée pour les runners Bourguignons, ces courses orchestrées par le journal Le Bien Public. L’évènement regroupe un 20 km, un 10 km, une course de 5 km réservée aux femmes et des courses enfants. Les parcours sont agréables entre le canal de Bourgogne et les bords du lac Chanoine Kir.

Toujours de magnifiques lumières sur le Trail Côté d'Opale.
Toujours de magnifiques lumières sur le Trail Côté d’Opale.

Auray-Vannes (56)

Mythique dans le Morbihan et pas seulement ! Le circuit d’Auray-Vannes alterne bord de mer et paysages verdoyants de Bretagne avec un finish par un tour de stade à Vannes. Au choix, un semi et un 10 km. Nouveauté cette année, un 5 km la veille à 19h40 ainsi que des foulées jeunes.

Trail Côte d’Opale à Wimereux (62)

8 épreuves et un challenge inédit de 104 km pour ce célèbre TCO déjà pris d’assaut. Car oui, pour avoir le bonheur de fouler les plages de la Côte d’Opale et les sentiers de la Terre des Deux Caps, il faut s’y prendre très tôt ! Des listes d’attente sont ouvertes pour les courses de 8 à 42 km.

La Parisienne à Paris (75)

Ce festival de 3 jours, gratuit et ouvert à tous, axé autour de la femme, du sport, de la santé proposera des animations autour de son salon et un événement yoga mixte en plein air notamment. Côté sport, deux courses de 7 et 10 km autour de la Tour Eiffel, ou bien une marche de 7 km, passant notamment par les Champs-Élysées et les quais de Seine. 25 000 femmes et 400 entreprises sont attendues.

L’Infernal Trail des Vosges à Saint-Nabord (88)

Pour sa 15e édition, l’Infernal Trail élargit son affiche avec 15 formats possibles pour crapahuter sur les fameux ballons des Vosges. Le plus costaud longue de 200 km transporte des Vosges en Alsace et cache des pics de difficultés avec 10 000 mD+ que l’on pourra partager en duo. On profitera aussi des montagnes sur 130 km (5 700 mD+), 100 km (4 300 mD+)  en solo ou relais duo, 70 km (2 800 mD+) en solo ou relais à 3, 30 km (1 200 mD+), 15 km (400 mD+) ou encore 8 km en nocturne, ainsi que des courses enfants. 5 000 coureurs sont attendus.

Week-end du 16-17 septembre

Le Marathon de Colmar est organisé à des fins solidaires avec des associations locales.

Marathon de Colmar (68)

Le circuit en forme de bretzel traverse le centre historique puis de jolis villages voisins avant de remettre le cap sur la place Rapp. On peut se partager la découverte en relais à 3 ou bien sur une formule en escadrille à trois avec 42 km pour l’un, un semi pour l’autre et 10 km pour le dernier de la bande avant un final commun. Autres options sinon : un semi, un 10 km et des courses enfants. Depuis 2015, « Courir solidaire » orchestre cet évènement pour collecter des fonds destinés à des associations caritatives dans le domaine de la santé et du handicap.


Semi de Sète (34)

Une journée festive, sportive et caritative à Sète autour de trois courses de 21 km, 10 km ou 5 km. Des animations sont prévus tout au long du parcours à la découverte de toutes les facettes de Sète en passant par le côté plage, les canaux, le centre-ville et l’étang. A l’arrivée DJ et dégustation de produits locaux seront proposés. Les inscriptions permettront de financer du matériel pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés ainsi que l intégration de l’handicap.

Impérial Trail de Fontainebleau (77)

Votre terrain de jeu : les sentiers de la magnifique forêt de Fontainebleau. L’impérial ici, c’est le 67 km affichant tout de même 1200 mD+. Il alterne les parcours bleus, des sections techniques, roulantes ou sablonneuses, mais aussi de nombreuses montées et descentes avec au final, un bel effet « casse pattes ». Autour de l’hippodrome de la Solle, on peut aussi s’amuser sur 45 km (770 mD+), 25 km (340 mD+) ou encore sur 13 km. Sur cette course distance, un condensé de « Bleau » avec racines, côtes, rochers, singles, grottes et autres bosses. Tout, tout, tout, vous verrez tout de la forêt !

Week-end du 23-24 septembre

Carro-Carry c'est un 13 km bien rythmé, et de toute beauté.
©Carro-Carry. Un 13 km bien rythmé, et de toute beauté.

Caro-Carry à Carry-le-Rouet (13)

Splendide ce 14 km les yeux posés sur la Méditerranée, le long de la Côte bleue. Depuis 29 ans, il attire environ 1 800 concurrents, dont des talents internationaux, nationaux et locaux. Via le village pittoresque de la Couronne, le port des Tamaris, les corniches de Sausset-les-pins, le circuit est ponctué de côtes et de faux-plats (150 mD+) jusqu’à Carry.

X-Trail Corrèze Dordogne à Argentat (19) 


Autour d’Argentat, sur les contreforts du Massif Central, l’atmosphère est sauvage, très sauvage, un rien mystique. Forteresses médiévales, gorges de la Dordogne, ruisseaux bouillonnants s’enchaînent au cœur d’un relief tourmenté ouvrant sur de larges panoramas. Au choix : 80 km (3500 mD+), 53 km (2 500 mD+), 26 km (930 mD+) ou 14 km (410mD+). Pour préserver la convivialité chaque peloton est limité à 400 coureurs.

Semi du Lion à Montbéliard (25)

Cette édition sera support des championnats de France de semi, une reconnaissance pour l’organisation qui accueillera les « France » pour la 4e fois. On attend donc du niveau au départ de ce 21 km qui se courra cette année dans le sens Montbéliard-Belfort, avec une arrivée au pied du Lion de Bartholdi, monument préféré des Français en 2020.

©Running Loire Valley. Cette année, le marathon ne passera pas par les jardins de Vilandry mais fera un grand tour dans Tours.

Running Loire Valley à Tours (37)    

Le Marathon de Tours s’offre un nouveau circuit entre patrimoine tourangeau, bords de Loire et du Cher. Il se courra en boucle autour de la place Anatole France, en passant notamment par l’ancienne abbaye de Marmoutier, le Vieux-Tours, le parc de la Gloriette, le lac de la Bergeonnerie, l’île Balzac ou encore l’hôtel de Ville. 100% urbain et performant avec 119 m de dénivelé seulement. Les inscriptions sont ouvertes pour le marathon (solo et duo), ainsi que les traditionnels 10 et 20 km de Tours.

Course des Terrils à  Raismes (69)

39 ans pour cette plus ancienne course nature des Hauts de France. Le concept : gravir les fameux terrils, ces montagnes de charbon typiques du Nord de la France. Cette année, un 45 km (400 m D+) s’élancera à 6h du matin, en semi-nocturne. Au programme 7 terrils, en passant par la Tranchée de Wallers-Arenberg et les sentiers de la mare à Goriaux. La Sauvage de 25 km (300 mD+) comptera 5 terrils à grimper et à descendre. Autres options : 16 km (160 mD+) avec 3 terrils, 9 km et 2 terrils ou bien 3 km, ouvert aux plus de 11 ans.

Marathon & Courses des Ecluses à Laval (53)

Cette année, le marathon est de retour en Mayenne. 28e du nom au départ de Martigné-sur-Mayenne. Le circuit possède un profil plutôt descendant et se court en grande majorité sur les chemins de halage bordant la Mayenne. Un cadre verdoyant très agréable ! Mêmes profils pour le semi, au départ de la halte fluviale de Montgiroux et le 10 km, lancé depuis Saint-Jean-de-Mayenne.

Paris-Versailles (75)

Depuis la Tour Eiffel, 25 000 coureurs rallieront Versailles en passant par la fameuse Côte des Gardes. Des courses parisiennes, c’est sans conteste la plus champêtre, avec de beaux accents verdoyants du côté de Viroflay et Meudon. Les inscriptions courent au tarif de 37 euros, jusqu’au quota maximal qui devrait être atteint cet été.

Seine-Marathon 76 à Rouen (76)

5e saison pour ce rendez-vous rouennais. Au programme, un 5 km et un 10 km courus le samedi soir. Le dimanche matin, place au marathon et au semi. Entre le centre historique, les bords de Seine et la visite des communes alentours, le circuit s’annonce plaisant avec arrivée sur les quais de Seine. Une formule relais est proposée aux entreprises sur ce Seine-Marathon 76.



Saucony revisite l’un de ses grands classiques, la Guide ; référence des chaussures d’entrainements quotidiens pour les foulées pronatrices. Avec la version 16, la vraie nouveauté, c’est un modèle plus léger et surtout plus dynamique.

Cette Saucony Guide 16 pourra interpeler au look les habitués de la gamme. La ligne est plus fluide, moins massive. La légèreté se voit presque à l’œil nu. Pour autant le confort est toujours au rendez-vous.

Enfiler une paire de Saucony Guide 16 c’est faire le choix de courir en toute sécurité. Le mesh s’ajuste parfaitement et offre une bonne respirabilité. Les orteils n’ont pas une totale liberté mais ne sont pas non plus prisonniers. Pour information, il existe une version « pieds larges ». La languette, le bon laçage, tout comme le renfort talon participent de la sensation de sécurité et de confort.

Saucony Guide 16, maintien et bon retour d’énergie

La Saucony Guide 16, référence pour les coureurs pronateur gagne quelques grammes et se fait un peu plus réactive cette saison.

Du côté de la semelle, le renfort se fait bien sentir au niveau de la voute plantaire. Mais cette sensation disparait après quelques kilomètres. Les puristes de la foulée naturelle passeront sans doute leur chemin. Pour les autres, ce renfort sera une aide précieuse sur sortie longue, quand la fatigue rend la foulée moins précise.

La mousse PWRRUN de la semelle intermédiaire offre un retour d’énergie très net. Il est renforcé par la semelle intérieure amovible PWRRUN+ . La paire supporte des sorties au seuil et même des séances de fractionnés. La qualité du maintien du pied sera alors un avantage pour les débutants.

Au final, une chaussure au large spectre d’utilisation idéale pour les débutants souhaitant préparer des courses longues ou simplement s’entrainer de manière régulière.

Poids : 263 g en 42 – Drop : 8 mm

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Prix : 150 €

Les notes. Confort : 18/20 Amorti : 17/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 15/20 Dynamisme : 16/20

Note moyenne : 16,4/20

Le + Le look en vert et gris, un des plus beaux modèles que j’ai eu à tester. Le – RAS.



Marvejols-Mende ne pouvait pas rêver plus beau scénario pour ses 50 ans. Une participation en hausse et un Français vainqueur, Mickäel Gras, sensation de cette édition mémorable.

Avec 3 513 finishers ce 23 juillet contre moins de 2 000 l’an dernier, Marvejols-Mende renoue avec son succès d’antan. La classique fête ainsi joyeusement son cinquantenaire sous un soleil éclatant. Un demi siècle d’histoire pour cette course de légende. L’histoire démarre comme un conte, le 25 décembre 1972.

Courir et militer

Jean-Claude Moulin, et trois copains, en pleine ascension du col du Goudard, le 25 décembre 1972
Les pionniers ©DR

L’histoire démarre comme un conte, le 25 décembre 1972. Jean-Claude Moulin, son emblématique organisateur – qui dédicaçait cette année un livre passionnant – retrouve alors trois copains sur l’esplanade de Marvejols. Rallier Mende sera leur petit défi avant d’attaquer la dinde de Noël.

Le premier acte « officiel » se jouera l’été suivant, 22 juillet 1973. 153 concurrents derrière la banderole pour cette première orchestrée sans aucune autorisation. Oui car à l’époque, courir ainsi sur la route, hors de la piste  n’était pas vu d’un bon œil. Les hurluberlus en short ne couraient alors pas les rues et les compétitions se comptaient sur les doigts d’une main. Marvejols-Mende fit figure de pionnière, un rien provocante et libertaire.

La première édition s'est disputée le 22 juillet 1973, sans autorisation.
Première en juillet 1973. ©DR

Au lendemain de Mai 68, courir, c’était militer. Dans la mouvance de la revue Spiridon et de son slogan « la perf d’accord, la fête d’abord », l’épreuve de Lozère se fait vite une renommée, alliant d’emblée sport et esprit festif.

Ouverte aux non-licenciés comme aux féminines – une première en France ! -, avec des catégories d’âges, des remises de prix, un repas d’après course, une soirée dansante gratuite, et en prime, un tour à poils (sic) sur les coups de minuit… Elle cumule alors les inédits.

Ici commence l’enfer…

Marvejols-Mende a fête sa 50e édition en compagnie de plus de 3500 coureurs
©Photo7

Cinquante ans plus tard, même programme. On y (re)vient ainsi sur les traces des anciens du siècle passé, autant pour s’offrir un défi musclé (22, 4 km et 650 mD+) au cœur de l’été que fêter la course à pied.

Entre les deux villes, la course est rythmée comme une valse à quatre temps. Au menu, « deux montagnes » à gravir, les fameux cols de Goudard et Chabrits.

L’accueil est tonitruant, le décorum soigné. « Ici commence l’enfer », ce fameux slogan inscrit sur l’asphalte au pied de la première montée fait partie de la légende, tout comme des dizaines d’autres barrant la route et prêtant à sourire. Sur les bas côtés, les spectateurs massés partout ce dimanche d’été poussent à ne rien lâcher.

« J’ai rêvé de cette victoire »

Mickaël Gras a remporté la 50e édition de Marvejols-Mende. Un Français vainqueur, ce n'était pas arrivé depuis près de 20 ans !
Mickaël Gras, vainqueur de la 50e édition de Marvejols-Mende. ©Photo7

Le plus ovationné fut sans doute le premier, Mickaël Gras. « Je l’ai rêvé cette victoire, j’y croyais sans trop savoir. J’ai lutté jusqu’au bout, je suis très content de remporter cette course légendaire, surtout avec ce chrono, en ayant gagné 4 minutes par rapport celui d’il y a 4 ans », confiait l’heureux vainqueur, fraîchement redescendu d’un stage Font-Romeu.

Au terme sprint final endiablé, l’Alésien coupe le fil en 1h11’38’’, à une minute du record de l’épreuve et sept secondes de son poursuivant. Un Français vainqueur, cela n’était pas arrivé depuis un certain Philippe Rémond en 1996. La classique ne pouvait pas espérer plus beau gagnant pour ses 50 ans.

Nouveau record pour la Lozère

Corentin Capelier (dossard 126), 23 ans a battu le « vieux » record lozérien sur ce Marvejols-Mende.
Corentin Capelier (dossard 126), 23 ans, a dépoussiéré le record de Lozère. ©Photo 7

D’autant qu’une autre belle surprise n’allait pas tarder sur l’Esplanade centrale, en ébullition toute la matinée. Corentin Capelier, Cévenol de 23 ans a battu le  « vieux » record lozérien de Jean-Louis Soulier de plus d’une minute trente. En 1h17’33, terminant  à la dix-huitième place au général, il fut applaudi et salué par Jean-Claude Moulin, 75 ans, et son épouse Fabienne Curiace, toujours fidèles au poste. Au terme de cette 50e palpitante, on peut dire que la légende s’écrit encore bien au présent, même si l’avenir de cette classique reste pour l’heure en pointillé.

Consultez les résultats 2023, visionnez les photos de la 50e édition de Marvejols-Mende sur Photocanoe.net



La tendinite du moyen fessier ou bursite du grand trochanter fait mal au niveau de la fesse avec irradiation dans le haut de la cuisse. Diagnostic et traitement avec notre médecin référent.

La tendinite du moyen fessier se localise sur le grand trochanter. Il se trouve à l’extrémité supérieure du fémur, au moment où ce dernier change de direction et amorce un virage à 130° pour aller vers le bassin et l’articulation de la hanche, par l’intermédiaire du col du fémur.

Un accusé : le grand trochanter

Le grand trochanter forme une grosse bosse osseuse sous la peau, non visible à l’œil nu, située sur la partie haute et externe de la cuisse, à environ 10 à 15 centimètres de la ceinture lorsqu’on se tient debout.

Sur ce massif osseux dénommé trochantérien, se fixent plusieurs muscles, notamment le groupe des fessiers. Entre os et muscles, on trouve des petits coussins de glissement appelés bourses séreuses. Dans la région trochantérienne, elles sont au nombre de trois. Aussi, par ordre de grandeur et selon la force des muscles correspondants, on individualise celles du grand, du moyen et du petit fessier. Le rôle naturel de ces bourses consiste à amortir les frottements et frictions créés par l’activité musculaire.

Une inflammation des bourses séreuses

tendinite moyen fessier - bursite - grand trochanter

Lorsqu’il y a surmenage des muscles et tendons de cette région, soit en raison d’une activité pédestre intempestive, d’un surpoids ou d’une anomalie morphologique, les bourses séreuses sont alors hypersollicitées et manifestent leur désaccord en s’enflammant.

C’est pourquoi, l‘on parle de bursite trochantérienne, le suffixe « ite » signifiant « inflammation ». Il est évident que ce genre d’ennuis apparaît plus facilement au fil des années dans la mesure où nos structures corporelles deviennent de moins en moins souples et efficaces, les bourses séreuses n’échappant pas à la règle générale.

La tendinite du moyen fessier, blessure fréquente du coureur

tendinite moyen fessier - bursite

La hanche est essentiellement une articulation porteuse. Le moyen fessier (et sa bourse séreuse) le plus souvent incriminé dans cette affaire s’insère en haut sur la crête iliaque (l’os qui retient la ceinture du pantalon) et en bas sur le grand trochanter. C’est le muscle de l’appui monopodal autrement dit lorsque le poids du corps porte sur une seule jambe.

Le muscle moyen fessier, pour empêcher le corps de trop se déhancher doit développer une force égale à trois à quatre fois le poids du corps. Si, en plus de la course, l’on adopte un balancement intempestif des bras, il y aura surcharge des muscles au niveau de la hanche.

En effet, le bassin tourne autour de l’axe vertical du corps, proportionnellement à l’importance du balancement des bras.

Le mouvement des membres supérieurs en travers du corps et en croisant devant l’axe du corps, entraîne une rotation excessive du bassin et du tronc qui peut provoquer une surcharge des muscles thoraciques, lombaires et fessiers.

De même, si on court en se laissant « tomber » à chaque foulée, un peu comme dans la course à cloche-pied, les fessiers seront soumis à rude épreuve et la bourse séreuse s’enflammera.

Où siège la douleur de la tendinite du moyen fessier ?

tendinite moyen fessier - bursite - grand trochanter

De la fesse au genou en passant par la face externe de la cuisse. Parfois dans l’aine. Elle peut aussi irradier très bas jusqu’à la face externe de la jambe. En dehors de la course proprement dite, la douleur survient électivement ou s’accentue lors de la montée des escaliers. Elle réveille parfois le sujet la nuit, surtout lorsqu’il est couché sur le côté atteint.

Le signe majeur de cette affection est le point douloureux très précis à la pression du bord supérieur du grand trochanter. Il est recherché sur le patient couché sur le côté sain, la cuisse du côté douloureux demi-fléchie. Chez le sédentaire, la bursite du grand trochanter se rencontre souvent chez les femmes un peu enveloppées et souffrant du dos.

La position qui réveille la douleur..

Si le médecin demande au patient allongé sur le dos, les genoux fléchis à 90°, les pieds reposant sur la table d’examen, d’écarter la cuisse du côté incriminé et que le thérapeute s’oppose à ce mouvement en bloquant le geste avec sa main, la douleur se réveille, du fait de la mise en tension du moyen fessier.

La radiographie osseuse est le plus souvent normale. Ce n’est que dans moins de 25% des cas que l’on découvre une calcification à la périphérie du grand trochanter. Elle est surtout indispensable pour éliminer toutes les affections de la hanche, notamment la coxarthrose qui n’est pas exceptionnelle chez les coureurs de fond. Finalement, le diagnostic est fait par l’échographie.

Quel traitement pour en venir à bout ?

L’expérience montre l’inefficacité des comprimés antalgiques et anti-inflammatoires. Lorsqu’on prend un médicament de ce type par la bouche il « inonde » le corps dans son ensemble et n’est que très peu concentré au niveau de la lésion. Pour être efficace, les doses nécessaires seraient trop agressives pour l’estomac. La physiothérapie locale (laser, ultrasons, ondes de choc) dans les formes légères peut en venir à bout, à condition bien sûr d’avoir corrigé les facteurs favorisants la bursite du grand trochanter.

Les infiltrations locales sont très efficaces, mais elles fragilisent à la longue tendons et muscles. Et comme ce type de problème a une fâcheuse tendance à la récidive, si on ne corrige pas les éléments perturbateurs (jambe plus courte, etc.), il vaut mieux faire l’effort de rechercher un thérapeute concerné par ce genre d’affection et connaissant la parade efficace : l’étirement des muscles fessiers.