Cette Kiprun KS900 light allie qualité et prix abordable. C’est une paire idéale pour débuter sans se ruiner et effectuer des sorties en endurance fondamentale s’il on est plus expérimenté.

Avec cette Kiprun KS900 Light, Decathlon propose un modèle pouvant rivaliser avec les cadors de la catégorie « confort et maintien ». La chaussure est visuellement réussie et dégage une impression de fluidité et de légèreté. Kiprun annonce 25 2g en 42 ce qui la place devant de nombreux concurrents de renom.

Le chaussant est très confortable, ajusté mais pas serrant. On est tout de suite saisi par le côté moelleux de la semelle et le mesh très aéré et léger. Testée par temps chaud la KS900 light n’a jamais été prise en défaut d’un manque d’aération du pied. Le talon est parfaitement protégé avec un renfort enveloppant et la languette rembourrée termine d’envelopper le pied dans un cocon. Le laçage est efficace.

Une nouvelle mousse dynamique pour cettte Kiprun KS900 light

La Kiprun KS900 light allie qualité et prix abordable. C'est une paire idéale pour débuter sans se ruiner et effectuer des sorties en endurance fondamentale s'il on est plus expérimenté.
La Kiprun KS900 light allie qualité et prix abordable. C’est une paire idéale pour débuter sans se ruiner et effectuer des sorties en endurance fondamentale s’il on est plus expérimenté.

La semelle procure la vraie sensation de nouveauté avec une mousse alvéolée, MFOAM à la fois souple et dynamique. Le confort et la stabilité sont au rendez-vous mais pas au détriment de la performance. La KS 900 light, du fait sans doute de sa construction et de sa légèreté, n’a pas à rougir sur séance rapide... même si son domaine de prédilection reste la longue distance.

Le drop de 8mm un peu plus faible que ce qu’on a pu connaitre chez Decathlon permet une foulée plus fluide. La semelle extérieure offre une accroche de très grande qualité même par temps humide grâce à une surface au sol plus grande qui améliore également la stabilité.

Les notes du testeur. Confort : 18/20 Amorti : 18/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20 Dynamisme : 16/20



Garmin est l’une des marques de montres connectées dont la croissance est la plus rapide au monde. Ce leader mondial a porté une révolution en démocratisant l’utilisation du GPS de poignet et ne cesse d’innover depuis pour satisfaire ses utilisateurs en quête de performance.

Avant de porter une Forerunner ou une fēnix au poignet, vous avez sans doute ventousé un Garmin sur le pare-brise dans votre voiture. C’est d’abord avec ses GPS automobiles que Garmin s’est fait connaître dans le monde entier. Le GPS ou système de positionnement par satellite, c’est l’ADN de cette société américaine née en 1989 dans le Kansas.

A son origine, deux ingénieurs visionnaires. L’Américain Gary Burrell et le Taiwanais Min H.Kao développaient initialement des assistants de navigation pour  la défense américaine. Puis, lorsque le signal GPS s’est ouvert au grand public sous l’impulsion de Ronald Reagan, les deux associés ont vite entrevu l’utilité de ce signal satellitaire pour le quidam.

ProNav est rebaptisée Garmin, contraction de leurs deux prénoms. En 1990, le premier produit « grand public » est un récepteur GPS destiné à la marine. Il enregistre rapidement plus de 5 000 commandes malgré son prix élevé de 2500 dollars.

Forerunner 201, une rupture technologique

Depuis la première Forerunner en 2003, des dizaines de modèles sont sortis au fil des années. Une série à succès.

Dix ans plus tard, la société prend un nouvel essor avec l’explosion des GPS automobiles. Puis, avant que cette tendance ne s’essouffle, via des systèmes de navigation directement intégrés par les constructeurs automobiles, Garmin innove encore en sortant des GPS nomades pour randonneurs (Foretrex et etrex). Et bientôt une montre GPS à destination des coureurs, la Forerunner 201. En 2003, c’est une première mondiale !

Frédéric Saint-Etienne, directeur communication de Garmin France depuis vingt ans se souvient de ce modèle inaugural. « A l’époque, ce fut une véritable rupture technologique. Cela n’a pas été compris tout de suite car dans l’inconscient collectif, le GPS servait uniquement à aller d’un point A et B avec un guidage vocal. Mais qui dit GPS dit mesures sur la  distance, le dénivelé, l’allure, mais aussi la trace pouvant être partagée auprès d’une communauté », explique le responsable, coureur et ultra-traileur.

Garmin alors outsider sur le marché naissant de la montre de sport se propulse rapidement leader mondial de ce secteur en pleine explosion. Finalement, le GPS de poignet s’est vite imposé, dans un premier temps,  aux poignets des marathoniens et des triathlètes », rapporte notre interlocuteur.

Garmin propose aussi (entre autres) des systèmes de navigation pour la marine.

Des montres connectées, mais pas que… L’activité de la firme se déploie sur cinq segments. Le fitness regroupe les montres Forerunner, Venu, les compteurs GPS vélo Edge et les home trainers intelligents Tacx. L’univers outdoor propose les montres multisports fēnix et Instinct, des appareils de communication par satellite InReach mais aussi des montres de golf, de chasse, des télémètres lasers Approach. Côté maritime, Garmin fabrique des sondeurs, des traceurs de cartes et des radars notamment. L’activité automobile s’est recentrée sur les systèmes de navigation pour camions et motos. Dernier segment, les produits électroniques pour l’aviation, notamment Autoland, un système révolutionnaire qui permet à un avion à se poser sans intervention humaine en cas d’urgence.

Fenix, un succès planétaire phénoménal

Garmin Fenix 7 Pro, les dernières fonctionnalités de cartographie.
La fenix (ici 7 Pro) est un énorme succès pour Garmin.

Depuis lors, Garmin révolutionne l’univers du sport, porté par une folle croissance que le Covid n’a fait qu’accélérer. Cotée en bourse, elle affiche un chiffre d’affaires de près de 5 milliards de dollars, et 2023 démarre fort. « Quatre de nos cinq segments affichant une croissance à deux chiffres grâce au lancement de nouveaux produits et aux tendances solides de la demande », détaillait ainsi il y a quelques semaines le PDG, Cliff Pemble.

Les montres connectées représentent désormais plus de la moitié du chiffre d’affaire de l’entreprise, qui développe également des outils électroniques pour l’automobile, la marine et l’aviation notamment.

Le produit « héros » c’est la fēnix, cardio-GPS multisport outdoor haut de gamme (à partir de 409). « fēnix, c’est un succès qui dépasse aujourd’hui le cadre du trail-running et que l’on porte volontiers au quotidien pour marquer son appartenance à une communauté », rapporte Frédéric Saint-Etienne.

Chaque produit « conçu à l’intérieur pour la vie à l’extérieur » partage un même leadership associant fiabilité, solidité et précision. Les utilisateurs, souvent des sportifs exigeants prêts à débourser un certain prix, sont les meilleurs ambassadeurs de la marque, plébiscitée pour ses innovations régulières.

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L’autonomie, un axe stratégique

Depuis 2020, la recharge solaire – technologie développée avec un partenaire français – sur les montres fēnix 6 Solar et Instinct Solar fait sensation dans le milieu de l’ultra-endurance. Le verre PowerGlass intègre des zones photovoltaïques qui permettent d’augmenter sensiblement l’autonomie. Sur les dernières fēnix 7 Solar ou Pro et Forerunner 955 Solar, le bonus varie selon les modèles, de plusieurs heures en en mode GPS actif jusqu’à plusieurs jours en mode montre.

Citons aussi l’intégration d’un écran tactile haute résolution sur les nouvelles Forerunner 265 et 965 et epix Pro. « Cet écran oled toujours allumé et lisible même en plein soleil est une évolution importante pour le confort de l’utilisateur mais ne s’est pas faite au détriment de l’autonomie », détaille Frédéric Saint-Etienne. Qui poursuit : « L’autonomie est un axe stratégique chez Garmin car l’utilisateur portera sa montre longtemps et souvent, plus les mesures faites seront précises. Les algorithmes analysant les données permettront ainsi une analyse personnalisée répondant au mieux au profil de chaque utilisateur ».

La puissance des algorithmes

Ces algorithmes, c’est un autre point fort de Garmin. Les données collectées par les capteurs (GPS, cardio-fréquencemètre, oxymètre, altimètre-barométrique…) sont exploitées au maximum, retranscrites de manière intelligible et utile aux pratiquants. Résultat : des fonctionnalités ‘made in Garmin’ inédites, par exemple sur l’analyse de la foulée (Running Dynamics), le niveau d’endurance en temps réel basée sur la VO2 max (Stamina), la gestion de l’effort en montée (ClimbPro) ou encore le niveau d’énergie (Body Battery)…

L’analyse est tellement poussée que l’on se demande bien ce que Garmin pourrait bien encore inventer. « Plusieurs milliers d’ingénieurs y travaillent. Il y a encore des choses à faire notamment en termes d’écran, du côté du suivi de la forme, de l’analyse de la santé et du médical, mais aussi sur tout ce qui à trait à la sécurité, comme par exemple le système de lampe torche à LED développée sur la dernière fēnix 7 », précise Frédéric Saint-Etienne.

Car si la durée de vie de ses produits est prolongée grâce des mises à jour régulières, la firme multiplie toujours les nouveautés. Les lancements s’enchaînent : déjà 5 nouvelles montres depuis le début de l’année ! En moyenne, toutes catégories confondues, 100 nouveaux produits Garmin sortent chaque année. Forcément : la société réinvestit plus de 10% de son chiffre d’affaire dans sa Recherche et Développement. La folle épopée de cet as de l’électronique n’a pas fini de révolutionner nos pratiques.



Clémentine Geoffray, 28 ans, c’est la révélation trail de l’année. La coureuse de l’équipe Evadict a décroché la médaille d’or sur les championnats de France puis le titre mondial sur le format court. Rencontre.

Clémentine Geoffray, en bref… 28 ans, professeur d’EPS, vit à Grenoble, directrice régionale auprès de la Fédération française de sport universitaire. Court depuis 2014, fait partie de la Team Evadict. En mars, elle est devient championne de France de trail court (30 km et 1500 mD+, 2h41’), en juin, championne du monde de trail court (45 km et 3100mD+ en 4h53’) après deux courses parfaitement gérées. Son mantra : ne lâche pas les commandes de ta vie, pilote par toi-même ! Son péché mignon : le chocolat noir qui font dans l’eau chaude. Son principal trait de caractère : la curiosité.

Tu ne partais pas parmi les favorites de ces Mondiaux. Cette victoire, c’est une surprise !

Clémentine Geoffray a décroché le titre de championne du monde de trail court à Innsbruck en Autriche.
©DR

 Clémentine Geoffray : « Oui, je ne pensais pas remporter la course. Je savais que j’étais en forme mais je n’aurai pas su me situer. Je n’avais pas fait de compétition internationale depuis les Mondiaux 2019. En tant qu’outsider, je n’étais pas trop stressée car je n’étais pas attendue. Au 10e km, on m’annonce deuxième, du coup, je me suis demandée si je n’étais pas partie trop vite. Je suis restée bien dans mon rythme, cela a tenu et j’ai pu remonter en tête en bout de course. »

Elle est où cette médaille d’or alors ?

« Chez mes parents, dans l’Ain. Mon père était tellement fier que je lui ai dit de la garder ! »

Qu’est-ce que cela fait d’être championne du monde ?

« J’ai mis du temps à réaliser. Le jour même, c’était juste une joie immense, un soulagement aussi car c’est dur, on se donne à fond. Je suis super heureuse, j’ai réussi à être là au bon moment, le bon jour, mais ça me fait poser des questions… est-ce que je vais réussir à réitérer mes bonnes performances ? Bon, pour l’instant, je savoure ! »

Trois victoires, le titre national, l’or mondial… quelle saison de folie !

« Merci beaucoup. Je m’étais bien préparée pour les France, course de sélection, mais sur un format bien différent (30 km et 1500 mD+) avant les Mondiaux, affichant 15 km de plus et le double de dénivelé. J’ai pris la Skyrace des Matheysins comme un bon bloc d’entraînement. Je sortais d’une semaine professionnelle chargée mais tout s’est passé au mieux. »

Clémentine Geoffray a décroché le titre de championne du monde de trail court à Innsbruck en Autriche.
©DR

Avant d’être traileuse, tu étais kayakiste à haut niveau. Raconte-nous…

« J’ai fait du kayak dès mes 8 ans, déjà avec du ski de fond, de la course et du  VTT l’hiver. Je faisais aussi les cross du collège, des footings avec mes parents et de la montagne. En 2012, j’étais au Pole France de Toulouse, mais sans être sélectionnée pendant deux ans, ce qui m’a fait sortir du jeu. La transition s’est faite naturellement car je participais déjà à quelques petits trails. »

Le premier dossard, les premières victoires, c’était où Clémentine Geoffray ?

« Je pense que c’était la Ronde des Grangeons à Ambérieu-en-Bugey, près de chez moi en 2014. Cette année-là, dans le cadre d’un stage à Canoë-kayak magazine, j’avais aussi pu faire la SaintéExpress. Je me souviens que j’ai eu mal aux genoux (rires). Ensuite en 2015, j’avais gagné en Espoir sur les championnats de France dans le Sancy, puis en 2016 à Saint-Martin-de-Vésubie. J’étais alors dans la team de jeunes Buff-Hoka-Les Saisies, avec Julien Rancon pour entraîneur. Cela m’avait bien aidé à structurer mon entraînement pour progresser. »

Une semaine type d’entraînement, cela donne quoi ?

« Les plus grosses semaines, j’ai tourné à 17h, six jours sur sept. J’ai la chance d’habiter depuis l’an dernier au pied de la Chartreuse, le terrain de jeu est incroyable. La semaine, je faisais des footings avec environ 800 mD+, deux bons tours de vélo de 2h, une séance en côte assez longue, puis des sorties longues avec du dénivelé et de l’allure seuil le week-end, le tout en suivant les conseils de Philippe Propage, l’entraineur de l’équipe de France. »

Clémentine Geoffray a décroché le titre de championne du monde de trail court à Innsbruck en Autriche.
©Alanis Duc – FFA

Quel est ton programme cet été ?

«Je poursuis le circuit skyrunning le 22 juillet en Autriche (NDRL, terminé à la 2e place), le 26 août en Suisse avant la finale en Italie le 28 octobre. J’aimerai bien sûr remporter ce circuit mais il faut que je tienne. La saison est longue, l’année intense. Je ferai du mieux que je peux. »

Clémentine Geoffray, quel sera ton objectif numéro 1 en 2024 ?

« Les championnats d’Europe, en France en plus, cela donne encore plus envie. Le format est plus long (60 km) mais avec le même dénivelé qu’en Autriche, cela devrait donc le faire, enfin je l’espère. J’essaierai bien aussi le Golden Trail Series. »



L’entraînement polarisé qui répartit le volume en deux zones d’intensité opposées, une basse autour de l’endurance fondamentale (80%), et une haute autour de la VMA (20%) est largement plébiscité. Mais d’autres méthodes élargissent la palette d’allures…

Pour progresser, « borner » c’est-à-dire faire du volume est une chose, mais cibler les bonnes allures en est une autre, souvent délicate à mettre en pratique. Le coureur amateur se cantonne aux mêmes allures, souvent trop rapides d’ailleurs, par manque d’encadrement.

C’est pourtant en variant les allures (ou zones de travail) que l’on peut s’améliorer à court, moyen et long terme. Il n’existe bien évidemment pas de recette universelle, qui fonctionne à tous les coups sur tout le monde. Ce serait trop simple. Mais pour résumer, on peut dire qu’il existe trois grandes méthodes pour s’entraîner. Nous allons voir que chacune à ses avantages et ses inconvénients.

En résumé… L’entraînement peut s’articuler de 3 manières en ciblant 2 ou 3 zones d’intensité dans des ratios différents. L’entraînement polarisé : 80% du volume hebdomadaire en zone 1, 20 % en zone 3. L’entraînement pyramidal: 70% du volume hebdomadaire en zone 1 / 20 % du volume en zone 2 / 10% du volume en zone 3. L’entraînement au seuil: 20 à 50 % du volume en zone 2.

Entraînement polarisé = progrès assuré 

L'entraînement polarisé qui répartit le volume entre endurance fondamentale (80% du temps) et zone 3 (20% du temps) n'est pas forcément la panacée si vous êtes un coureur confirmé.
L’entraînement polarisé qui répartit le volume entre endurance fondamentale (80% du temps) et zone 3 (20% du temps) n’est pas forcément la panacée si vous êtes un coureur confirmé.

Commençons par la méthode phare, plébiscitée en France par une grande majorité de coachs. Cet entraînement polarisé, popularisé par les triathlètes notamment est né d’un constat. Trop courir à allure course (zone 2 ou seuil) provoque un très fort impact sur la fatigue du système nerveux autonome. Du coup, cette méthode évite cette zone 2. Et elle s’axe sur les deux autres zones d’intensité opposées.

L’intensité basse de la zone 1 compte pour environ 80% du volume hebdomadaire. Et l’intensité haute ou zone 3, proche de la vitesse maximale aérobie (VMA) pour les 20 % restants.

Pourquoi cela marche ? « C’est prouvé : les adaptations physiologiques sont grandes à haute et basse intensité, ce sont les deux zones les plus efficaces pour progresser en course à pied », explique Guillaume Adam, entraîneur et fondateur de l’application Run Motion Coach. « Courir à basse intensité, cela muscle cœur, développe les capillaires, petits vaisseaux qui transportent l’oxygène au sein de muscles. Courir à haute intensité, cela stimule le système cardio respiratoire, développe le VO2 max. Allier les deux, c’est donc très efficace ».

Se construire des bases solides avec l’endurance fondamentale

En effet, consacrer la majorité de son volume d’entraînement à la fameuse endurance fondamentale permet de se construire des bases solides. C’est valable lorsque l’on débute en course à pied, mais pas seulement !

« Le coureur amateur, quel que soit son profil, a la fâcheuse tendance à courir trop vite. Privilégier une allure lente est souvent gage de gros progrès. Il est difficile de faire comprendre à des marathoniens qui stagnent que courir plus lentement leur sera bénéfique. Mais c’est justement l’intensité faible va permettre de bien récupérer des entrainements. Et c’est souvent grâce cette allure très tranquille travaillée à l’entraînement que les chronos s’améliorent ensuite en compétition. J’ai vu des coureurs gagner 10 minutes sur marathon en s’entraînant ainsi ! », détaille le coach.

3 zones clés. Zone 1 = faible intensité ou endurance fondamentale. Vos repères : de 55 à 70 % de VMA ou de 65 à 75% de la FCMax. Si vous n’utilisez pas de cardio et ne connaissez pas votre VMA, c’est une allure qui permet de tenir une conversation. Zone 2 – intensité moyenne ou seuil. Vos repères : de 80 à 85% de VMA ou 85 à 90 % de FCM. Correspond aux allures marathon et semi-marathon. Zone 3 – haute intensité ou VMA. Vos repères : de 85 à 105% VMA ou 90 à 100% de FCM. Correspond aux allures 10 km et 5 km. Se travaille dans la majorité des cas sous forme d’entrainement fractionné.

Diversifier davantage les allures, c’est nécessaire si l’on s’entraîne plus de 4 fois par semaine

L'entraînement polarisé qui répartit le volume entre endurance fondamentale (80% du temps) et zone 3 (20% du temps) n'est pas forcément la panacée si vous êtes un coureur confirmé.

Cet entraînement polarisé serait-il donc la panacée ? Pas forcément car son principal défaut, c’est que cette méthode élude une zone de travail, la zone 2 donc. En réalité, elle sera plus ou moins appropriée en fonction de la fréquence d’entraînement.

Vous courez 3 fois par semaine ? Deux sorties en endurance fondamentale et une séance de VMA (avec échauffement en endurance fondamentale bien sûr), c’est le top. 4 entraînements par semaine ? Alors 3 sorties en endurance fondamentale et 1 séance de VMA, c’est bien.

Ou mieux encore ; 2 sorties en endurance fondamentale, 1 séance de VMA et 1 séance en Endurance Active. Cette allure un peu plus soutenue que l’endurance fondamentale (autour de 70% et 75% de la VMA) est toujours intéressante à développer explique Guillaume Adam.

Ensuite, au-delà de 5 entraînements par semaine, l’entraineur recommande d’élargir sa palette d’allures en courant un peu dans la zone du milieu, grande oubliée de cet entraînement polarisé.

Entraînement au seuil : plus risqué

Cette zone du milieu ou zone 2, c’est le fameux seuil, le « tempo run » comme disent les Anglo-saxons. En Angleterre et aux Etats-Unis, le seuil a davantage la cote que chez nous. L’allure seuil se situe entre l’allure semi-marathon et l’allure 10 km, soit une vitesse que l’on pourrait tenir entre 50’ et 1h en fonction de son niveau. C’est une séance où l’on va vite, entre le footing facile et le fractionné intense.

Dans sa définition stricte, cette notion de seuil est liée aux seuils lactiques (ou seuils ventilatoires) que l’on évalue en faisant un test d’effort en laboratoire. C’est une zone située entre le seuil aérobie (seuil 1) et anaérobie (seuil 2). L’idée est « de décaler la courbe vers la droite » comme disent les entraîneurs. En gros, plus on est bon et performant, plus le seuil se rapproche de la VMA.

Les adeptes de l’entraînement au seuil passent en moyenne 20% de leur volume hebdomadaire à cette allure située autour de 80% de la VMA.

Des « tempo runs » à l’anglosaxone

Certains coureurs expérimentés effectuent même quasiment la moitié de leur volume à cette allure ! « Cette méthode privilégiant le seuil est très pratiquée dans les universités américaines notamment. Cela permet de former les athlètes de manière rapide. Faire que du seuil, du moins beaucoup de seuil, permet de progresse vite, c’est indéniable.

Mais cela amène ensuite à stagner, à régresser ou pire à se blesser. Car on manque alors des fondations solides que l’on développe avec l’endurance fondamentale. Pour résumer, c’est une méthode plus tranchée et bien plus risquée que l’entraînement polarisé. Elle peut marcher en fonction des athlètes mais il faut savoir que c’est un peu du quitte ou double », explique Guillaume Adam.

Entrainement pyramidal : plus spécifique   

L'entraînement polarisé qui répartit le volume entre endurance fondamentale (80% du temps) et zone 3 (20% du temps) n'est pas forcément la panacée si vous êtes un coureur confirmé.

Moins populaire, un autre modèle existe pour les disciplines d’endurance, il s’agit de l’entraînement pyramidal. Il consiste à réaliser une part importante de son entraînement à basse intensité (70%) mais cette fois avec un volume accentué en zone 2 (20%), puis une plus faible proportion à haute intensité en zone 3 (10 %).

Sur le papier, cela paraît plus équilibré que la version polarisée, puisque l’on travaille trois zones au lieu de deux. Mais en y regardant de plus près, avec le schéma pyramidal, on se rend compte que l’on passe moins de temps dans la zone 3. La zone des fameuses séances de fractionnés proches de la VMA, indispensable pour progresser.

Maintenir un minimum de travail au seuil

« En effet, avec un entraînement polarisé, on consacre la majorité de son temps à un travail à faible intensité mais on augmente son travail à haute intensité, 20% vs 10% avec l’entraînement pyramidal. » nous explique Jean-Claude Le Cornec, entraîneur.

Qui ajoute : « même si l’entraînement polarisé a fait ses preuves, il est important de maintenir un minimum de travail en zone, sachant que le travail à cette allure ne sera efficace que si le temps cumulé qu’on y consacré sur une séance est de 25 à 30 minutes ou plus suivant le niveau. 

Autour de 75 – 80% (85% pour le coureur confirmé) de la VMA, cela correspond par exemple à l’allure spécifique marathon. Et réaliser des sorties à cette allure cible pendant sa préparation servira de test indispensable. Ces séances à allure spécifique qui permettent « d’imprimer » votre allure marathon. Il est en effet toujours intéressant de confronter votre organisme à l’entraînement à cet effort que vous allez devoir accomplir le jour J », détaille ce coach.

Ainsi, ce schéma pyramidal correspond plus à une préparation marathon. On y travaillera régulièrement l’allure marathon (zone 2), plutôt que le fractionné court, qui a moins d’intérêt en vue de préparer cette distance.

Jean-Claude Le Cornec précise toutefois : pour effectuer ce type de séance, un développement de la VMA aura été effectué en amont.

Alors quelle meilleure méthode ?

Nous l’avons vu, pas de méthode universelle donc. Tout est question d’équilibre, comme beaucoup de choses dans la vie. L’idéal serait un mix de toutes les allures, évidemment en s’appuyant sur un coach pour adapter vos vitesses et séances en fonction de vos forces et faiblesses, de vos objectifs et de votre forme du moment.  

Mais dans tous les cas, il peut être judicieux de « jongler » entre ces trois modèles, d’une année sur l’autre, d’une saison sur l’autre, voire au sein même d’une saison, en fonction des objectifs visés. On peut ainsi modifier le ratio 80% zone 1 -20% zone 3 de la méthode polarisée en diminuant le travail en zone 3 mais en augmentant les intensités (les allures) correspondant à cette zone 3. Vous maintiendrez ou diminuerez alors légèrement le temps consacré à la zone 1.

Testez par exemple les ratios réajustés suivants : 75 % en zone 1 – 5 % en zone 2 – 20 % en zone 3 ou 80 % en zone 1 – 5% en zone 2 – 15 % en zone 3. A l’approche de la compétition, en période d’affûtage, il est possible de répartir ses séances comme suit : 70 % en zone 1 – 20 % en zone 2 – 10 % en zone 3, avec un volume global d’entraînement réduit de 30 %. Gardez aussi en tête que l’entraînement à l’approche de la compétition consistera à établir un bon équilibre entre volume et intensité. Pour cela vous devrez « coller » au plus près à la vitesse de votre objectif tout en gardant la base de l’entrainement à faible intensité.

S’offrir un second souffle

Si vos performances stagnaient ces derniers temps, varier ainsi davantage les allures pourra vous redonner un second souffle. Modifier un peu le curseur dans les zones 2 et 3 ne pourra qu’introduire un peu plus de variété et vous éviter la monotonie d’une allure très routinière. D’autant que, plus vous maitriserez différentes allures à l’entraînement, plus vous serez efficace en compétition.

Mais attention, on le répète pour finir : l’endurance reste fondamentale. Cette allure tranquille, c’est le socle de votre entrainement, le gage de votre longévité en course à pied. Adoptez-la pour les footings de récupération, les sorties longues comme les échauffements précédant vos séances de fractionné. 



Septembre, rentrée des classes, reprise des courses. Voici notre sélection parmi les épreuves de rentrée à ne pas rater. A vos dossards !

Week-end du 2 et 3 septembre

Bière et bonne humeur sur ce semis du Houblon d'Arques (62).
Bière et bonne humeur sur ce Semis du Houblon (62).

Le Semis du Houblon à Arques (62)

En 4 ans, ce semi s’est fait une réputation dans l’Audomarois et au-delà. Les courses de 12 km et 21 km enchaînent les plus jolis coins de la commune d’Arques, mondialement connue pour ses verreries, mais aussi son ascenseur à bateaux unique en France. Le parcours est typé nature, mais plutôt plat. Après le départ depuis la brasserie Goudale, 6 ravitaillements sont proposés au fil du tracé. Tous copieux et servant des bières locales, sur fond de refrains rocks. Sur les 2500 coureurs, 80% de déguisés annoncent l’organisation de ce semis du Houblon (avec s à semi, en respect de la Loi Evin). Thème de l’année : le cinéma français.

La Caldéniacienne à Chaudeney-sur-Moselle (54)

Un 10 km ou un semi pour cette Caldéniacienne réputée pour son ambiance festive depuis 35 ans. Sur les parcours, agréables en sous-bois, la musique résonnera. Le cortège est invité à se déguiser. A l’arrivée, de nombreux lots à gagner par tirage au sort.

Boulevards de Colomiers (31)

Les Boulevards de Colomiers, c’est aussi un 10 km, rendez-vous phare de rentrée dans la région toulousaine est propice aux performances. Pas de changement pour la 29e édition qui proposera également un 3 km, une course enfants, et toujours la traditionnelle tombola à l’arrivée.

Week-end du 9-10 septembre

Passage sur un pont de bateaux sur le Trail des 36 000. ©Sébastien Gayet
Un pont de bateaux pour enjamber Ardèche. ©Sébastien Gayet

Trail des 36 000 à Vallon Pont d’Arc (07)

36 000 c’est le nombre d’années qui nous sépare du tout premier chef d’œuvre de l’humanité découvert dans la grotte ornée du Pont d’Arc, dite Grotte Chauvet, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. 36 000, c’est aussi la distance de ce trail proposant un circuit inédit à travers les gorges de l’Ardèche, avec une traversée de la rivière sur un pont de bateaux. En plus du 36 km (1200 mD+), un 20 km (700 mD+) ou bien un 11 km à courir en solo ou en duo. Attention, 800 places seulement !  

Courses du Bien Public à Dijon (21)

Rentrée pour les runners Bourguignons, ces courses orchestrées par le journal Le Bien Public. L’évènement regroupe un 20 km, un 10 km, une course de 5 km réservée aux femmes et des courses enfants. Les parcours sont agréables entre le canal de Bourgogne et les bords du lac Chanoine Kir.

Toujours de magnifiques lumières sur le Trail Côté d'Opale.
Toujours de magnifiques lumières sur le Trail Côté d’Opale.

Auray-Vannes (56)

Mythique dans le Morbihan et pas seulement ! Le circuit d’Auray-Vannes alterne bord de mer et paysages verdoyants de Bretagne avec un finish par un tour de stade à Vannes. Au choix, un semi et un 10 km. Nouveauté cette année, un 5 km la veille à 19h40 ainsi que des foulées jeunes.

Trail Côte d’Opale à Wimereux (62)

8 épreuves et un challenge inédit de 104 km pour ce célèbre TCO déjà pris d’assaut. Car oui, pour avoir le bonheur de fouler les plages de la Côte d’Opale et les sentiers de la Terre des Deux Caps, il faut s’y prendre très tôt ! Des listes d’attente sont ouvertes pour les courses de 8 à 42 km.

La Parisienne à Paris (75)

Ce festival de 3 jours, gratuit et ouvert à tous, axé autour de la femme, du sport, de la santé proposera des animations autour de son salon et un événement yoga mixte en plein air notamment. Côté sport, deux courses de 7 et 10 km autour de la Tour Eiffel, ou bien une marche de 7 km, passant notamment par les Champs-Élysées et les quais de Seine. 25 000 femmes et 400 entreprises sont attendues.

L’Infernal Trail des Vosges à Saint-Nabord (88)

Pour sa 15e édition, l’Infernal Trail élargit son affiche avec 15 formats possibles pour crapahuter sur les fameux ballons des Vosges. Le plus costaud longue de 200 km transporte des Vosges en Alsace et cache des pics de difficultés avec 10 000 mD+ que l’on pourra partager en duo. On profitera aussi des montagnes sur 130 km (5 700 mD+), 100 km (4 300 mD+)  en solo ou relais duo, 70 km (2 800 mD+) en solo ou relais à 3, 30 km (1 200 mD+), 15 km (400 mD+) ou encore 8 km en nocturne, ainsi que des courses enfants. 5 000 coureurs sont attendus.

Week-end du 16-17 septembre

Le Marathon de Colmar est organisé à des fins solidaires avec des associations locales.

Marathon de Colmar (68)

Le circuit en forme de bretzel traverse le centre historique puis de jolis villages voisins avant de remettre le cap sur la place Rapp. On peut se partager la découverte en relais à 3 ou bien sur une formule en escadrille à trois avec 42 km pour l’un, un semi pour l’autre et 10 km pour le dernier de la bande avant un final commun. Autres options sinon : un semi, un 10 km et des courses enfants. Depuis 2015, « Courir solidaire » orchestre cet évènement pour collecter des fonds destinés à des associations caritatives dans le domaine de la santé et du handicap.


Semi de Sète (34)

Une journée festive, sportive et caritative à Sète autour de trois courses de 21 km, 10 km ou 5 km. Des animations sont prévus tout au long du parcours à la découverte de toutes les facettes de Sète en passant par le côté plage, les canaux, le centre-ville et l’étang. A l’arrivée DJ et dégustation de produits locaux seront proposés. Les inscriptions permettront de financer du matériel pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés ainsi que l intégration de l’handicap.

Impérial Trail de Fontainebleau (77)

Votre terrain de jeu : les sentiers de la magnifique forêt de Fontainebleau. L’impérial ici, c’est le 67 km affichant tout de même 1200 mD+. Il alterne les parcours bleus, des sections techniques, roulantes ou sablonneuses, mais aussi de nombreuses montées et descentes avec au final, un bel effet « casse pattes ». Autour de l’hippodrome de la Solle, on peut aussi s’amuser sur 45 km (770 mD+), 25 km (340 mD+) ou encore sur 13 km. Sur cette course distance, un condensé de « Bleau » avec racines, côtes, rochers, singles, grottes et autres bosses. Tout, tout, tout, vous verrez tout de la forêt !

Week-end du 23-24 septembre

Carro-Carry c'est un 13 km bien rythmé, et de toute beauté.
©Carro-Carry. Un 13 km bien rythmé, et de toute beauté.

Caro-Carry à Carry-le-Rouet (13)

Splendide ce 14 km les yeux posés sur la Méditerranée, le long de la Côte bleue. Depuis 29 ans, il attire environ 1 800 concurrents, dont des talents internationaux, nationaux et locaux. Via le village pittoresque de la Couronne, le port des Tamaris, les corniches de Sausset-les-pins, le circuit est ponctué de côtes et de faux-plats (150 mD+) jusqu’à Carry.

X-Trail Corrèze Dordogne à Argentat (19) 


Autour d’Argentat, sur les contreforts du Massif Central, l’atmosphère est sauvage, très sauvage, un rien mystique. Forteresses médiévales, gorges de la Dordogne, ruisseaux bouillonnants s’enchaînent au cœur d’un relief tourmenté ouvrant sur de larges panoramas. Au choix : 80 km (3500 mD+), 53 km (2 500 mD+), 26 km (930 mD+) ou 14 km (410mD+). Pour préserver la convivialité chaque peloton est limité à 400 coureurs.

Semi du Lion à Montbéliard (25)

Cette édition sera support des championnats de France de semi, une reconnaissance pour l’organisation qui accueillera les « France » pour la 4e fois. On attend donc du niveau au départ de ce 21 km qui se courra cette année dans le sens Montbéliard-Belfort, avec une arrivée au pied du Lion de Bartholdi, monument préféré des Français en 2020.

©Running Loire Valley. Cette année, le marathon ne passera pas par les jardins de Vilandry mais fera un grand tour dans Tours.

Running Loire Valley à Tours (37)    

Le Marathon de Tours s’offre un nouveau circuit entre patrimoine tourangeau, bords de Loire et du Cher. Il se courra en boucle autour de la place Anatole France, en passant notamment par l’ancienne abbaye de Marmoutier, le Vieux-Tours, le parc de la Gloriette, le lac de la Bergeonnerie, l’île Balzac ou encore l’hôtel de Ville. 100% urbain et performant avec 119 m de dénivelé seulement. Les inscriptions sont ouvertes pour le marathon (solo et duo), ainsi que les traditionnels 10 et 20 km de Tours.

Course des Terrils à  Raismes (69)

39 ans pour cette plus ancienne course nature des Hauts de France. Le concept : gravir les fameux terrils, ces montagnes de charbon typiques du Nord de la France. Cette année, un 45 km (400 m D+) s’élancera à 6h du matin, en semi-nocturne. Au programme 7 terrils, en passant par la Tranchée de Wallers-Arenberg et les sentiers de la mare à Goriaux. La Sauvage de 25 km (300 mD+) comptera 5 terrils à grimper et à descendre. Autres options : 16 km (160 mD+) avec 3 terrils, 9 km et 2 terrils ou bien 3 km, ouvert aux plus de 11 ans.

Marathon & Courses des Ecluses à Laval (53)

Cette année, le marathon est de retour en Mayenne. 28e du nom au départ de Martigné-sur-Mayenne. Le circuit possède un profil plutôt descendant et se court en grande majorité sur les chemins de halage bordant la Mayenne. Un cadre verdoyant très agréable ! Mêmes profils pour le semi, au départ de la halte fluviale de Montgiroux et le 10 km, lancé depuis Saint-Jean-de-Mayenne.

Paris-Versailles (75)

Depuis la Tour Eiffel, 25 000 coureurs rallieront Versailles en passant par la fameuse Côte des Gardes. Des courses parisiennes, c’est sans conteste la plus champêtre, avec de beaux accents verdoyants du côté de Viroflay et Meudon. Les inscriptions courent au tarif de 37 euros, jusqu’au quota maximal qui devrait être atteint cet été.

Seine-Marathon 76 à Rouen (76)

5e saison pour ce rendez-vous rouennais. Au programme, un 5 km et un 10 km courus le samedi soir. Le dimanche matin, place au marathon et au semi. Entre le centre historique, les bords de Seine et la visite des communes alentours, le circuit s’annonce plaisant avec arrivée sur les quais de Seine. Une formule relais est proposée aux entreprises sur ce Seine-Marathon 76.



Saucony revisite l’un de ses grands classiques, la Guide ; référence des chaussures d’entrainements quotidiens pour les foulées pronatrices. Avec la version 16, la vraie nouveauté, c’est un modèle plus léger et surtout plus dynamique.

Cette Saucony Guide 16 pourra interpeler au look les habitués de la gamme. La ligne est plus fluide, moins massive. La légèreté se voit presque à l’œil nu. Pour autant le confort est toujours au rendez-vous.

Enfiler une paire de Saucony Guide 16 c’est faire le choix de courir en toute sécurité. Le mesh s’ajuste parfaitement et offre une bonne respirabilité. Les orteils n’ont pas une totale liberté mais ne sont pas non plus prisonniers. Pour information, il existe une version « pieds larges ». La languette, le bon laçage, tout comme le renfort talon participent de la sensation de sécurité et de confort.

Saucony Guide 16, maintien et bon retour d’énergie

La Saucony Guide 16, référence pour les coureurs pronateur gagne quelques grammes et se fait un peu plus réactive cette saison.

Du côté de la semelle, le renfort se fait bien sentir au niveau de la voute plantaire. Mais cette sensation disparait après quelques kilomètres. Les puristes de la foulée naturelle passeront sans doute leur chemin. Pour les autres, ce renfort sera une aide précieuse sur sortie longue, quand la fatigue rend la foulée moins précise.

La mousse PWRRUN de la semelle intermédiaire offre un retour d’énergie très net. Il est renforcé par la semelle intérieure amovible PWRRUN+ . La paire supporte des sorties au seuil et même des séances de fractionnés. La qualité du maintien du pied sera alors un avantage pour les débutants.

Au final, une chaussure au large spectre d’utilisation idéale pour les débutants souhaitant préparer des courses longues ou simplement s’entrainer de manière régulière.

Poids : 263 g en 42 – Drop : 8 mm

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Prix : 150 €

Les notes. Confort : 18/20 Amorti : 17/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 15/20 Dynamisme : 16/20

Note moyenne : 16,4/20

Le + Le look en vert et gris, un des plus beaux modèles que j’ai eu à tester. Le – RAS.



Marvejols-Mende ne pouvait pas rêver plus beau scénario pour ses 50 ans. Une participation en hausse et un Français vainqueur, Mickäel Gras, sensation de cette édition mémorable.

Avec 3 513 finishers ce 23 juillet contre moins de 2 000 l’an dernier, Marvejols-Mende renoue avec son succès d’antan. La classique fête ainsi joyeusement son cinquantenaire sous un soleil éclatant. Un demi siècle d’histoire pour cette course de légende. L’histoire démarre comme un conte, le 25 décembre 1972.

Courir et militer

Jean-Claude Moulin, et trois copains, en pleine ascension du col du Goudard, le 25 décembre 1972
Les pionniers ©DR

L’histoire démarre comme un conte, le 25 décembre 1972. Jean-Claude Moulin, son emblématique organisateur – qui dédicaçait cette année un livre passionnant – retrouve alors trois copains sur l’esplanade de Marvejols. Rallier Mende sera leur petit défi avant d’attaquer la dinde de Noël.

Le premier acte « officiel » se jouera l’été suivant, 22 juillet 1973. 153 concurrents derrière la banderole pour cette première orchestrée sans aucune autorisation. Oui car à l’époque, courir ainsi sur la route, hors de la piste  n’était pas vu d’un bon œil. Les hurluberlus en short ne couraient alors pas les rues et les compétitions se comptaient sur les doigts d’une main. Marvejols-Mende fit figure de pionnière, un rien provocante et libertaire.

La première édition s'est disputée le 22 juillet 1973, sans autorisation.
Première en juillet 1973. ©DR

Au lendemain de Mai 68, courir, c’était militer. Dans la mouvance de la revue Spiridon et de son slogan « la perf d’accord, la fête d’abord », l’épreuve de Lozère se fait vite une renommée, alliant d’emblée sport et esprit festif.

Ouverte aux non-licenciés comme aux féminines – une première en France ! -, avec des catégories d’âges, des remises de prix, un repas d’après course, une soirée dansante gratuite, et en prime, un tour à poils (sic) sur les coups de minuit… Elle cumule alors les inédits.

Ici commence l’enfer…

Marvejols-Mende a fête sa 50e édition en compagnie de plus de 3500 coureurs
©Photo7

Cinquante ans plus tard, même programme. On y (re)vient ainsi sur les traces des anciens du siècle passé, autant pour s’offrir un défi musclé (22, 4 km et 650 mD+) au cœur de l’été que fêter la course à pied.

Entre les deux villes, la course est rythmée comme une valse à quatre temps. Au menu, « deux montagnes » à gravir, les fameux cols de Goudard et Chabrits.

L’accueil est tonitruant, le décorum soigné. « Ici commence l’enfer », ce fameux slogan inscrit sur l’asphalte au pied de la première montée fait partie de la légende, tout comme des dizaines d’autres barrant la route et prêtant à sourire. Sur les bas côtés, les spectateurs massés partout ce dimanche d’été poussent à ne rien lâcher.

« J’ai rêvé de cette victoire »

Mickaël Gras a remporté la 50e édition de Marvejols-Mende. Un Français vainqueur, ce n'était pas arrivé depuis près de 20 ans !
Mickaël Gras, vainqueur de la 50e édition de Marvejols-Mende. ©Photo7

Le plus ovationné fut sans doute le premier, Mickaël Gras. « Je l’ai rêvé cette victoire, j’y croyais sans trop savoir. J’ai lutté jusqu’au bout, je suis très content de remporter cette course légendaire, surtout avec ce chrono, en ayant gagné 4 minutes par rapport celui d’il y a 4 ans », confiait l’heureux vainqueur, fraîchement redescendu d’un stage Font-Romeu.

Au terme sprint final endiablé, l’Alésien coupe le fil en 1h11’38’’, à une minute du record de l’épreuve et sept secondes de son poursuivant. Un Français vainqueur, cela n’était pas arrivé depuis un certain Philippe Rémond en 1996. La classique ne pouvait pas espérer plus beau gagnant pour ses 50 ans.

Nouveau record pour la Lozère

Corentin Capelier (dossard 126), 23 ans a battu le « vieux » record lozérien sur ce Marvejols-Mende.
Corentin Capelier (dossard 126), 23 ans, a dépoussiéré le record de Lozère. ©Photo 7

D’autant qu’une autre belle surprise n’allait pas tarder sur l’Esplanade centrale, en ébullition toute la matinée. Corentin Capelier, Cévenol de 23 ans a battu le  « vieux » record lozérien de Jean-Louis Soulier de plus d’une minute trente. En 1h17’33, terminant  à la dix-huitième place au général, il fut applaudi et salué par Jean-Claude Moulin, 75 ans, et son épouse Fabienne Curiace, toujours fidèles au poste. Au terme de cette 50e palpitante, on peut dire que la légende s’écrit encore bien au présent, même si l’avenir de cette classique reste pour l’heure en pointillé.

Consultez les résultats 2023, visionnez les photos de la 50e édition de Marvejols-Mende sur Photocanoe.net



La tendinite du moyen fessier ou bursite du grand trochanter fait mal au niveau de la fesse avec irradiation dans le haut de la cuisse. Diagnostic et traitement avec notre médecin référent.

La tendinite du moyen fessier se localise sur le grand trochanter. Il se trouve à l’extrémité supérieure du fémur, au moment où ce dernier change de direction et amorce un virage à 130° pour aller vers le bassin et l’articulation de la hanche, par l’intermédiaire du col du fémur.

Un accusé : le grand trochanter

Le grand trochanter forme une grosse bosse osseuse sous la peau, non visible à l’œil nu, située sur la partie haute et externe de la cuisse, à environ 10 à 15 centimètres de la ceinture lorsqu’on se tient debout.

Sur ce massif osseux dénommé trochantérien, se fixent plusieurs muscles, notamment le groupe des fessiers. Entre os et muscles, on trouve des petits coussins de glissement appelés bourses séreuses. Dans la région trochantérienne, elles sont au nombre de trois. Aussi, par ordre de grandeur et selon la force des muscles correspondants, on individualise celles du grand, du moyen et du petit fessier. Le rôle naturel de ces bourses consiste à amortir les frottements et frictions créés par l’activité musculaire.

Une inflammation des bourses séreuses

tendinite moyen fessier - bursite - grand trochanter

Lorsqu’il y a surmenage des muscles et tendons de cette région, soit en raison d’une activité pédestre intempestive, d’un surpoids ou d’une anomalie morphologique, les bourses séreuses sont alors hypersollicitées et manifestent leur désaccord en s’enflammant.

C’est pourquoi, l‘on parle de bursite trochantérienne, le suffixe « ite » signifiant « inflammation ». Il est évident que ce genre d’ennuis apparaît plus facilement au fil des années dans la mesure où nos structures corporelles deviennent de moins en moins souples et efficaces, les bourses séreuses n’échappant pas à la règle générale.

La tendinite du moyen fessier, blessure fréquente du coureur

tendinite moyen fessier - bursite

La hanche est essentiellement une articulation porteuse. Le moyen fessier (et sa bourse séreuse) le plus souvent incriminé dans cette affaire s’insère en haut sur la crête iliaque (l’os qui retient la ceinture du pantalon) et en bas sur le grand trochanter. C’est le muscle de l’appui monopodal autrement dit lorsque le poids du corps porte sur une seule jambe.

Le muscle moyen fessier, pour empêcher le corps de trop se déhancher doit développer une force égale à trois à quatre fois le poids du corps. Si, en plus de la course, l’on adopte un balancement intempestif des bras, il y aura surcharge des muscles au niveau de la hanche.

En effet, le bassin tourne autour de l’axe vertical du corps, proportionnellement à l’importance du balancement des bras.

Le mouvement des membres supérieurs en travers du corps et en croisant devant l’axe du corps, entraîne une rotation excessive du bassin et du tronc qui peut provoquer une surcharge des muscles thoraciques, lombaires et fessiers.

De même, si on court en se laissant « tomber » à chaque foulée, un peu comme dans la course à cloche-pied, les fessiers seront soumis à rude épreuve et la bourse séreuse s’enflammera.

Où siège la douleur de la tendinite du moyen fessier ?

tendinite moyen fessier - bursite - grand trochanter

De la fesse au genou en passant par la face externe de la cuisse. Parfois dans l’aine. Elle peut aussi irradier très bas jusqu’à la face externe de la jambe. En dehors de la course proprement dite, la douleur survient électivement ou s’accentue lors de la montée des escaliers. Elle réveille parfois le sujet la nuit, surtout lorsqu’il est couché sur le côté atteint.

Le signe majeur de cette affection est le point douloureux très précis à la pression du bord supérieur du grand trochanter. Il est recherché sur le patient couché sur le côté sain, la cuisse du côté douloureux demi-fléchie. Chez le sédentaire, la bursite du grand trochanter se rencontre souvent chez les femmes un peu enveloppées et souffrant du dos.

La position qui réveille la douleur..

Si le médecin demande au patient allongé sur le dos, les genoux fléchis à 90°, les pieds reposant sur la table d’examen, d’écarter la cuisse du côté incriminé et que le thérapeute s’oppose à ce mouvement en bloquant le geste avec sa main, la douleur se réveille, du fait de la mise en tension du moyen fessier.

La radiographie osseuse est le plus souvent normale. Ce n’est que dans moins de 25% des cas que l’on découvre une calcification à la périphérie du grand trochanter. Elle est surtout indispensable pour éliminer toutes les affections de la hanche, notamment la coxarthrose qui n’est pas exceptionnelle chez les coureurs de fond. Finalement, le diagnostic est fait par l’échographie.

Quel traitement pour en venir à bout ?

L’expérience montre l’inefficacité des comprimés antalgiques et anti-inflammatoires. Lorsqu’on prend un médicament de ce type par la bouche il « inonde » le corps dans son ensemble et n’est que très peu concentré au niveau de la lésion. Pour être efficace, les doses nécessaires seraient trop agressives pour l’estomac. La physiothérapie locale (laser, ultrasons, ondes de choc) dans les formes légères peut en venir à bout, à condition bien sûr d’avoir corrigé les facteurs favorisants la bursite du grand trochanter.

Les infiltrations locales sont très efficaces, mais elles fragilisent à la longue tendons et muscles. Et comme ce type de problème a une fâcheuse tendance à la récidive, si on ne corrige pas les éléments perturbateurs (jambe plus courte, etc.), il vaut mieux faire l’effort de rechercher un thérapeute concerné par ce genre d’affection et connaissant la parade efficace : l’étirement des muscles fessiers.



Cette Altra Rivera 3 séduit par sa polyvalence et sa légèreté. Cette paire reste idéale pour découvrir le zéro drop.

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A sa création, la série Rivera était présentée comme une entrée de gamme permettant aux coureurs de se familiariser avec le 0 drop à moindre coût. Avec cette troisième version, la Rivera s’impose définitivement dans la famille Altra comme la chaussure à tout faire.

Le confort est toujours aussi présent et même renforcé avec une semelle plus épaisse (+2 mm) ouvrant ainsi la possibilité à des coureurs un peu plus lourds de tester ce modèle. Le chaussant est toujours large mais plus ajusté que sur d’autres modèles. La tige est douce et le maillage assez lâche et fin. La languette (plus fine que sur la V2) tout comme le talon sont suffisamment rembourrés.

Altra Rivera 3, nouvelle référence pour découvrir le zéro drop

Altra Rivera 3, nouvelle valeur sûre pour découvrir le zéro drop.

Du point de vue du dynamisme, nous sommes ni sur une chaussure « pépère » ni sur un bolide mais bien dans un entre-deux qui offre de multiples possibilités. A notre avis, les 2 mm de semelle en plus font perdre un peu de dynamisme et ce côté proche du bitume qui faisait le charme de la Rivera.

L’accroche est toujours au rendez-vous. Le dessin de la semelle extérieur est actualisé avec davantage de rainures et un coussinet sur l’arrière sans doute pour améliorer la souplesse et la conduite du pied. En conclusion, elle séduit toujours autant par sa polyvalence et sa légèreté et reste faire idéale pour découvrir le zéro drop en toute sécurité pour les coureurs de poids léger à moyen.

Les notes du testeur : Amorti : 16/20 Confort : 17/20 Dynamisme : 15/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 16/20

Le + Le bon rapport confort/dynamisme. Le – Le prix (140 euros) en (petite) augmentation depuis la V1.

Usage recommandé : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle adepte du zéro drop ou souhaitant y passer.

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Cette Adidas Ultraboost light est la nouvelle déclinaison de la paire phare de la marque. Principale nouveauté ; un poids allégé grâce à une technologie Boost retravaillée, sans rogner sur le confort et l’amorti.

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Cette Adidas Ultraboost light, c’est donc la nouvelle version de la paire phare d’adidas, destinée aux runs quotidiens. Sur cette nouvelle paire, la partie arrière de la semelle, très haute et épaisse, contraste avec la partie avant beaucoup plus épurée. Cette impression de lourdeur n’est pas confirmée par la balance : 315 g en pointure 44, c’est dans la moyenne de ce type de chaussures.

Adidas Ultraboostlight. Plus légère et toujours aussi polyvalente.

Les premières foulées se font dans un bon confort, mais lorsque l’on accélère on constate que l’amorti moelleux gomme quelque peu les sensations. Sur une piste d’athlétisme, cette sensation se confirme, mais la  souplesse de la semelle, associée à une bonne stabilité latérale, permettent néanmoins d’effectuer des séances de fractionné dans de bonnes conditions.

Adidas Ultraboost light polyvalente & sécurisante

Très bon point pour la semelle Continental. Comme toujours elle offre une excellent adhérence sur terrain mouillé. Le confort et l’amorti bien présents seront appréciés lors de sorties longues où l’on pourra effectuer des séquences plus rapides en toute quiétude, faisant de cette chaussure un modèle bien adapté aux courses sur longues distances.

Les adeptes de la marque ne seront pas dépaysés avec cette adidas Ultraboost light : semelle Boost et bonne adhérence pour un modèle polyvalent et allégé par rapport à la version précédente. Que du bonus !

Les notes du testeur : Amorti : 15/20 – Confort : 17/20 – Dynamisme : 15/20 – Stabilité : 17/20 – Souplesse : 16/20

Utilisation recommandée : entraînements et compétitions sur moyennes à longues distances pour coureurs à foulée neutre, d’un poids inférieur à 85 kg.

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Claude et Elisabeth Dauge détiennent une médaille très convoitée des marathoniens, celle des six stars finishers. Le couple de Franciliens a réalisé un rêve en bouclant les six plus gros marathons de la planète. Et courir ainsi a changé leur vie.

Six courses, six étoiles, un rêve pour Claude et Elisabeth Dauge. Ces Franciliens font partie d’un club très fermé, celui des « six stars finishers ». En février au Japon, le couple de cinquantenaires a décroché sa sixième étoile en bouclant la série des Abbott World Marathon Majors (Boston, Londres, Berlin, Chicago, New York et Tokyo). En France, 350 marathoniens seulement possèdent cette « big medal ». Pour les Dauge, cette récompense est un bel accomplissement.

Claude et Elisabeth Dauge font partie des 350 Français à posséder la médaille des 'six stars finishers'.

Courir, d’abord pour maigrir

Des deux, c’est monsieur qui s’est mis à courir en premier. Conducteur de bus de nuit, les années passant, ce père de famille s’était un peu laissé aller. A plus de 100 kilos sur la balance, Claude a chaussé des baskets sans autre ambition que de maigrir.

Rapidement, la course équilibre son quotidien et le métamorphose. Aujourd’hui jeune retraité, il affiche un poids de forme autour de 64 kilos et une pêche d’enfer pour un presque sexagénaire. Mais rien n’a été facile. « Le tour du parc de l’île Marante, à côté de chez nous, fait 4 kilomètres. J’ai commencé par marcher, puis alterner marche et course, pour finir par courir d’une traite. Je me suis inscrit sur mon premier marathon à Paris en 2001. »

« A l’époque, je pesais encore près de 100 kilos. J’en ai bavé, j’ai fini au mental en 5h. J’ai réalisé que cette distance était insurmontable pour personne. Avec de la volonté et un bon entraînement, tout le monde peut boucler un marathon. J’en suis la preuve ! Comme je maigrissais bien, je me suis pris au jeu des marathons, histoire d’aller plus loin. En club, j’ai rapidement progressé », raconte l’ancien chauffeur.

Son record : 3h07’ (Dublin, 2005) en 25 marathons comptant donc les Majors. « Courir les six majeurs, c’était plutôt le rêve de ma femme. Moi je voyais plus le côté pécuniaire de la chose. Mais je dois dire que j’ai adoré courir ces marathons, tout particulièrement aux Etats-Unis. A Boston, Chicago et New York, le public est extraordinaire et l’ambiance comme nulle part ailleurs. » détaille Claude.

Premier marathon : « le plus beau jour de ma vie« 

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Le couple Dauge à l’arrivée du Marathon de Londres.

Sa femme Elisabeth lui a donc emboîté le pas une dizaine d’années plus tard. Allergique au sport à la base, cette employée de banque s’est aussi reprise en main à l’aube de la cinquantaine. « J’étais une grosse fumeuse, environ deux paquets par jour. J’ai eu un souci de santé avec des artères bouchées. J’ai donc arrêté de fumer et nécessairement, j’ai pris du poids. J’ai commencé à trottiner tranquillement, sans aucun esprit de compétition, juste pour perdre du poids. Je voyais mon mari enchaîner les marathons et j’avais bien un rêve secret, courir New York, mais cela me paraissait tout simplement impossible….

« Et puis j’ai eu un déclic lorsque qu’une amie a terminé un marathon en 6h. Je me suis dit, si elle l’a fait, pourquoi je n’en serais pas capable ? Cette amie m’a proposée de l’accompagner à Paris en 2016. Je n’oublierai jamais l’émotion qui m’a traversée en passant la ligne d’arrivée de mon premier marathon. Après la naissance de ma fille, ce fut le plus beau jour de ma vie ! J’étais fière d’accomplir ce challenge toute seule, en dépassant la souffrance. Du haut de mon mètre cinquante six et de mes cinquante six kilos, je n’ai pas vraiment le profil type de la coureuse mais j’y suis arrivée ! » détaille Elisabeth.

Six stars finishers, un graal

Le couple Dauge, sur le Marathon de New York en 2017.
Le couple Dauge, sur le Marathon de New York en 2017.

Le couple réserve son voyage pour New York l’année suivante, en 2017. « Très vite, j’ai eu envie de cette grosse médaille à six étoiles, c’était mon graal. », raconte Elisabeth, désormais aussi mordu que son époux.  

Ensemble, chacun à son rythme, ils ont donc couru Chicago en 2018, Londres et Berlin en 2019, Boston en 2022, pour finir par Tokyo cette année. Elisabeth boucle ce dernier de la série, son 9e marathon, sur un « RP » en 4h08’, une belle surprise. «Je ne partais pas spécialement pour battre mon record. Au pied des grandes immeubles de Tokyo, mon GPS captait mal, je ne savais pas vraiment à quelle allure je courrais. Le contexte n’était pas très favorable, car à cause du Covid, les ravitaillements étaient compliqués, nous devions repérer les tables en fonction de notre numéro de dossard, puis aller chercher nous-même les verres d’eau. Bref, malgré cela, à 5 kilomètres de la fin, je réalise que je peux battre mon record, cela m’a boosté pour terminer ! » raconte la mère de famille, pas prête de s’arrêter en si bon chemin…

« Courir, c’est mon Prozac »

« Initialement, je m’étais dit que j’arrêterai après avoir couru ces six marathons majeurs. A 57 ans, le corps commence à fatiguer et avec le travail, l’entraînement est parfois pesant. Mais bon, maintenant je prévois de continuer. Courir, c’est mon Prozac et j’adore la distance marathon. Si j’ai la chance d’être sélectionnée pour le Marathon pour Tous, j’irai évidemment pour ne pas rater cet événement historique. Mais j’ai aussi dans un coin de ma tête, le Marathon des Big Five en Afrique du Sud qui se court au milieu des animaux, ou encore le Marathon de Washington DC, en soutien aux vétérans américains. »

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Elisabeth Dauge, fan de la mascotte du Marathon de Boston.
Souvenir avec la mascotte du marathon de Boston.

De son côté, son mari compte aussi bien sûr continuer le plus longtemps possible à se challenger. « Je me suis focalisé sur les marathons pendant des années, en enchaînant parfois 3 ou 4 en une année. Si c’était à refaire, je m’entraînerais différemment, en privilégiant la qualité à la quantité. Cela m’aurait sans doute permis de passer sous les 3h. C’est mon seul regret. Mais à l’époque, on faisait tous beaucoup de volume, maintenant c’est différent. Cette année, je veux justement essayer de regagner en vitesse. J’aimerai revenir à 41’ ou 42’ sur 10 km (ndrl : son record est en 39’) » raconte le coureur de Nanterre.

Car en bon compétiteur, Claude joue volontiers des coudes en compétition comme à l’entraînement. Le duo fait partie de la grande communauté Adidas Runners Paris et partage régulièrement des sorties groupées à plusieurs dizaines de coureurs de tous âges et tous niveaux. Claude tient parfois la dragée haute à plus jeune que lui, et aime se « rentrer dedans » comme on dit dans le jargon.

La collection de médailles promet donc de s’étaler encore un peu plus dans le salon. Pourquoi pas d’ailleurs en courant le futur petit nouveau du circuit Abbott World Marathon Majors. Pour l’heure Sydney en Australie, Capetown en Afrique du Sud et Chengdu en Chine sont candidats. On devrait connaître d’ici l’an prochain la destination élue. Reste à savoir si une nouvelle « big medal » arborera sept étoiles…



Dans son livre culte Glucose Revolution, la biochimiste Jessie Inchauspé donne des clés pour limiter l’impact du glucose sur notre santé. Voyons comment optimiser sa glycémie, et l’intérêt que cette démarche peut avoir pour le sportif.

Le glucose est la forme la plus simple et biodisponible de ce qu’on appelle vulgairement le « sucre ». Les variations trop brutales de notre taux de glucose dans le sang (glycémie) ont une répercussion négative sur notre état général. Elles encouragent la production de radicaux libres responsables du stress oxydatif.

Cette glycation est responsable du vieillissement cellulaire (« cuisson » des cellules par le glucose) et le dépôt de graisse sous l’action de l’insuline. A tel point que Jessie Inchauspé considère dans son livre Glucose Revolution (édition Robert Laffont) « qu’agir sur notre courbe glycémique est le geste le plus efficace que nous puissions faire pour notre santé ».

Capteur de glucose, comment cela marche ?

Il est possible de suivre sa glycémie au moyen de petits capteurs connectés.

Ce dispositif, à l’origine pour personnes diabétiques, permet finalement à quiconque (y compris le sportif) de suivre son taux de glucose en simultané et d’ajuster sa nutrition en fonction. Cela permet de constater en temps réel l’évolution de la glycémie sur 24 heures.

On dresse ainsi le journal de sa journée, en faisant se superposer les variations de glycémie avec les prises alimentaires ou les circonstances susceptibles d’avoir eu un impact sur sa cinétique comme l’activité physique. Les dispositifs les plus avancés du marché sont le fait de la firme Abbott. Il s’agit du capteur Freestyle Libre 3, destiné à l’origine aux personnes diabétiques et qui se fixe à l’arrière du bras pendant 14 jours (PV 65,90 €) et le capteur Supersapiens, plébiscité par les sportifs (abonnement annuel à partir de 150 euros).

Pourquoi aplanir la courbe glycémique ?

L'idéal est d'aplanir sa courbe glycémique en évitant les pics responsables notamment des fringales.
L’idéal est d’aplanir sa courbe glycémique en évitant les pics responsables notamment des fringales.

Un meilleur pilotage des pics et creux de glucose permet d’atténuer les conséquences délétères à long terme des radicaux libres, du stress oxydatif, de la glycation et des dépôts de graisses sur notre organisme. On les regroupe sous le terme générique « d’état inflammatoire ».

Cet état chronique et généralisé entraine des conséquences lourdes aussi bien physiques que psychiques. Parmi elles : difficultés de sommeil, fatigue chronique, fringales, prise de poids, affaiblissement des défenses immunitaires, maladies chroniques et cardiaques, dérèglements hormonaux, troubles de l’humeur, troubles cognitifs, migraines…


Réduire le sucre, plutôt que l’éliminer

Eliminer le sucre dans notre alimentation n’est pas chose aisée. Les aliments sucrés stimulent la production de dopamine, un neurotransmetteur dont la présence dans notre cerveau nous abreuve de bien-être. Une réduction semble plus réalisable. Elle permet de contenir l’augmentation du taux de sucre dans le sang après un repas à +30mg/dl (soit un plafond autour de 1,20mg/dl) .

Avec cela, le maintien d’une glycémie à jeun entre 0,7mg/l et 0,85mg/dl. Ces chiffres de Jessie Inchauspé sont un peu éloignés de ceux de l’Agence Nationale de Santé Publique qui préconise une glycémie à jeun entre 0,6 à 1mg/dl et un plafond après repas de 1,40mg/dl.

La réduction des pics de glucose, en plus de lutter contre l’état inflammatoire, favorise la réutilisation par l’organisme des graisses stockées et la satiété. L’explication est à chercher du côté d’un basculement de l’équilibre hormonal, notamment la diminution du couple insuline/ghréline (hormone de stockage/hormone de la faim) au bénéfice du couple glucagon/leptine (hormone de déstockage/hormone de la satiété).

Lutter contre la fatigue et les fringales

Les aliments à Index Glycémique bas sont vos alliés.

La réduction des pics de glucose constitue par ailleurs un angle d’attaque contre la fatigue chronique. Cette dernière s’installe insidieusement lorsque l’excès de glucose engorge nos fours cellulaires (mitochondries) et les empêche d’assurer leur fonction de base, à savoir produire de l’énergie. Il en va de même pour le système immunitaire, qui perd de sa virulence en cas de pics glycémiques répétés.

Plus le pic de glucose consécutif à l’ingestion d’un aliment est élevé, plus la chute est rapide et ample. Or, ce sont les chutes (pas les pics) qui activent la zone du cerveau responsable des fringales et donnent envie de consommer des aliments denses en calories. Et ce processus se déclenche dès que la chute de glycémie est supérieure à 20mg/dl (même lorsqu’elle démarre d’un niveau élevé).

Comment faire pour agir sur sa glycémie ?

Pour éviter les pics de glycémie néfastes pour la santé, on recommande de miser sur les fibres pour tapisser l'estomac.
Augmenter les fibres est une bonne stratégie pour freiner l’absorption du glucose.

Consommer les aliments dans l’ordre inverse de leur contenu en sucres et de la vitesse de leur vidange gastrique

C’est-à-dire, les fibres d’abord, les protéines et les graisses ensuite, les féculents et les sucres en dernier. Cet ordonnancement peut être nuancé chez les sportifs. Nous lui préférons le suivant pour une meilleure assimilation des protéines : protides en premiers, fibres en deuxième, puis graisses féculents et sucres. Cet ordre permet de retenir plus longtemps les sucres dans la partie supérieure de l’estomac. Cela ralentit aussi l’action des enzymes responsables de leur dégradation et de freiner leur absorption intestinale (effet des fibres solubles).

Augmenter sa consommation globale de fibres

Plus il y a de fibres présentes sur le repas, plus il y a de chances de freiner l’absorption du glucose. On peut ainsi miser sur une entrée à base de légumes crus. Il faut le plus possible privilégier les aliments frais, car les transformations industrielles conduisent souvent à une élimination de la majorité de leur contenu en fibres, quand elles ne s’accompagnent pas d’un rajout de sucres simples.

Pour éviter les pics de glycémie, on prend un petit déjeuner salé.
©Adobestock

Adopter un petit-déjeuner moins sucré

Les produits très transformés (céréales, biscotteries, pain de mie…) sont accusés de provoquer des pics très importants de glycémie, qui seront en réalité reproductibles sur chacun des autres repas de la journée. Le modèle de petit-déjeuner salé (protéines, matières grasses, fibres…) est l’alternative qui est préconisée.

Privilégier le sucre à l’état naturel des fruits plutôt que les produits sucrés

Les fruits sont des sources de sucres simples (glucose, fructose) et combinés (saccharose, cellulose). Certes, les fruits que nous produisons aujourd’hui sont plus gros et plus sucrés qu’ils ne l’étaient à l’origine, mais le fait de les consommer en fin d’un repas riches en fibre réduit leur impact sur la courbe glycémique.

– Eviter les produits transformés riches en fructose

Le fructose (une autre forme moléculaire du sucre) augmente le stress oxydatif de façon plus importante que le glucose seul. Il génère ainsi une glycation 10 fois plus rapide. Par ailleurs, à la différence du glucose, dont la partie non consommée peut être affectée dans nos muscles ou notre foie pour servir d’énergie de réserve (le glycogène), le fructose en excès ne peut être transformé puis stocké qu’en graisse. La consommation d’aliments à la fois riches en glucose et fructose (produits sucrés transformés, saccharose, sirop de fructose…) est donc plus préjudiciable que celle d’aliments uniquement riches en glucose (maltose, amidons).

Réduire le glucose, quel intérêt pour le sportif ?

Optimiser sa filière lipidique est particulièrement intéressant lorsque l’on pratique des efforts longs comme les ultra-trails. ©Evadict

La réduction de la part du glucose dans l’alimentation est toujours pertinente, nous l’avons vu. Mais elle l’est encore plus chez le sportif. Le glucose arrive en bout de processus de nombreuses filières énergétiques de l’organisme. Il n’y a pas de risque de créer de carence car le glucose peut être produit à partir de nombreux substrats énergétiques comme les graisses et les protéines.

Mettre l’organisme en situation de manque ou amoindrir la disponibilité du glucose est donc un exercice intéressant. En effet, cela dépoussière des filières énergétiques et qui contribue à l’auto-nettoyage cellulaire. Pour le sportif, cela permet d’optimiser la filière lipidique, sans qu’il n’y ait de perte d’efficacité. A l’image d’une voiture hybride disposant de deux sources de carburants complémentaires.

Optimiser la réserve lipidique, deuxième carburant du sportif 

Hydratation Trail © Salomon

En cas d’effort prolongé, le glucose peut venir à manquer. Il faut alors recourir à d’autres substrats énergétiques, notamment les lipides ou graisses, qui sont abondantes dans l’organisme et offrent un rendement très élevé. La réserve lipidique est de 300 g dans les muscles et 10 à 12 kg en moyenne dans les tissus adipeux.

C’est une ressource quasi illimitée, avec un réservoir de 100 000 Kcal et économique (1g de graisse fournit 9 Kcal soit 2 fois plus de calories qu’1g de glucide). Elle peut contribuer jusqu’à 50-60% de l’énergie consommée. Ainsi, à intensité équivalente, un athlète qui saura mieux mettre à contribution ses graisses de réserve que ses concurrents aura un avantage substantiel sur la durée.

Adapter sa stratégie nutritionnelle


La mise en jeu de la filière lipidique est cependant moins immédiate que celle de la filière glucidique, ce qui explique qu’elle ne soit pas privilégiée par l’organisme pour des efforts immédiats. Néanmoins, il est possible d’une part d’accélérer la disponibilité des graisses. Et d’autre part de repousser plus loin l’intensité au-delà de laquelle les graisses de réserve ne peuvent plus être mises à contribution. Cet effet d’adaptation survient lorsque la lipolyse (dégradation des lipides) est stimulée régulièrement par l’athlète.

La préparation nutritionnelle l’encouragera en limitant tous les comportements qui s’opposent à la lipolyse. On évitera donc la surconsommation d’aliments à index glycémique élevé, les grignotages, les aliments sucrés à l’effort. Autre avantage indirect, vous allez perdre de la graisse, ce qui diminuera votre consommation énergétique à l’effort. Car vous aurez ainsi moins de poids à porter. Et vous entrez alors dans un cercle vertueux !



La 45e édition des 20 km de Paris se déroulera le 8 octobre. L’organisation offre le dossard aux meilleurs athlètes tricolores. Une belle action pour soutenir nos champions.

Les inscriptions pour les Vredestein 20 km de Paris sont toujours ouvertes. La 45e édition du 8 octobre se courra sur le thème du cirque. On sait déjà que de beaux champions seront de la fête.

En effet, dans la continuité de son action en faveur des athlètes tricolores, les Vredestein 20 km de Paris offrent le dossard aux coureurs élites tricolores.

Ainsi, les coureurs pouvant justifier d’un niveau de performance Elite, soit un niveau N4 du barème FFA, pourront bénéficier d’une inscription gratuite. L’offre est limitée aux 100 premiers inscrits et valable jusqu’au 31 août à minuit.

Performances requises pour bénéficier de l’inscription gratuite

Comme en 2022, il y aura de beaux athlètes tricolores au départ des 20 km de Paris.
Le Mosellan Yann Schrub avait remporté les 20 km de Paris 2022 au sprint. ©Antoine Decottigne

Les performances requises dans les trois dernières années pour être éligible sont :

Hommes

5000 m : 14’40 », 10 km : 31’15 », 20 km ; 1h05′, semi-marathon : 1h08’30 », marathon : 2h28′.
Femmes

5000 m : 17’40 », 10 km : 37 », 20 km : 1h18′, semi-marathon : 1h22′, marathon : 3h04 »

20 km de Paris, une organisation engagée auprès des athlètes de haut niveau

Des primes en argent pour un moment global de près de 20 000 euros sont également prévues. Elles récompenseront les dix meilleurs athlètes homme et femme. En 2022, les cinq premiers hommes et les cinq premières femmes s’étaient partagés l’enveloppe.

Enfin, un soutien financier supplémentaire est également mis en place pour les meilleurs athlètes tricolores constituant le plateau Elites par le biais de primes d’apparence. Une belle manière d’apporter du soutien à nos champions !

Pour mémo, l’an dernier, Yann Schrub avait créé la surprise en remportant cette grande classique en 58’03 », une seconde devant le Kenyan Elvis Chebor Tabarach.

Morhad Amnoudi, recordman de France de marathon, et Nicolas Navarro, 2eme meilleur performeur français sur marathon, étaient aussi dans les starting-blocks. Voila qui promet pour la 45e édition…



Le SwimRun enchaîne natation et course à pied sur des segments répétés. Courir et nager, un mix parfait pour l’été !

L’idée du SwimRun est apparue en Suède en 2002 à l’occasion d’un pari entre amis. « La dernière équipe arrivée à Sandham, village située 70 km plus au nord, en courant sur les différentes îles et en nageant entre elles, paiera l’hôtel et le dîner aux autres ». Suite à cette première officieuse, en 2006, le premier SwimRun, le désormais célèbre Otillo, était lancé. En 2017, la Fédération Française de Triathlon a obtenu la délégation de cette nouvelle discipline. En France, elle est en plein boom, surtout en été. Le site SwimrunFrance recense notamment les épreuves organisées à travers l’Hexagone.

Le SwimRun est caractérisé par un format laissant place à la créativité des organisateurs et à l’adaptation au territoire. A la différence du triathlon, qui possède des aires de transition permettant de changer de tenue/matériel, les swimrunners conservent leur tenue et leur matériel sur l’ensemble du parcours.

On vous recommande le SwimRun Côte Vermeille : une merveille !
On vous recommande le SwimRun Côte Vermeille : une merveille !

C’est à dire qu’ils vont nager avec leurs chaussures et courir avec leur combinaison néoprène. Ils ont également la possibilité d’apporter avec eux tout type de matériel (palmes, plaquettes de natation, corde)…

Il existe également différents formats afin de correspondre à toutes les envies. La distance annoncée équivaut toujours à la distance totale de l’épreuve. Le ratio des parties nagées et courues reste à la libre appréciation de l’organisateur. Autre spécificité, un SwimRun se court également toujours en binôme. Mixte, masculin ou féminin. Mais on voit cependant apparaître quelques épreuves découvertes en format solo.

Check-list pour un SwimRun de courte et moyenne distance

Swimrun, un mix parfait pour l'été !
  1. Combinaison trifonction très ajustée pour favoriser l’hydrodynamisme afin d’éviter de retenir trop d’eau lors de la natation. On peut aussi s’équipe de manchons de compression.
  2. Vaseline pour appliquer sur les zones sensibles : cou, aisselles, mamelons…
  3. Double de bonnet de bain à mettre sous celui fourni par l’organisation pour faciliter son maintien. Pas de gel sur les cheveux, pas de crème.
  4. Double paire de lunettes nettoyées la veille avec de l’antibuée. Serrage suffisent pour empêcher l’eau de rentrer. Vérifiez la solidité des élastiques et éléments de serrage. Evitez les lunettes type suédoise à cause du nombre de manipulations à opérer (ajustement, désajustement, réajustement…), préférez des lunettes de type monobloc ou masque : ajustement en un seul geste, d’une seule main et excellente tenue au moment de la mise à l’eau.
  5. Crème anti-échauffement pour les pieds, permettant d’éviter le port de chaussettes.
  6. Chaussures pourquoi pas minimalistes. Il faut éviter les semelles trop épaisses avec un laçage très ajusté. Car cela limitera l’absorption d’eau. Fermez-les d’un double nœud solide pour éviter que les lacets se dénouent en pleine course.
  7. Sifflet et couverture de survie pour votre sécurité.
  8. Pull-boy. Avec système de maintien autour de la cuisse – chambre à air – c’est idéal. Cela évite qu’il ne glisse pendant la natation ou au moment de votre mise à l’eau, et mousqueton pour un maintien au niveau de la ceinture durant la course à pied.
  9. Baume du tigre pour masser les tendons d’Achille avant l’effort.
  10. Plaquettes de nage. Vérifiez la solidité des gaines en caoutchouc. Assurez aussi une mise en place ferme des gaines. Cela évitera ainsi de les perdre pendant la nage, Les plaquettes pourront être glissées dans la combinaison de SwimRun pendant la course à pied.
  11. Prévoyez aussi un marqueur pour inscrire le détail des sections et ravitos sur vos plaquettes ou sur vos bras.

Comment se ravitailler sur un SwimRun ?

L’effort est proche de ce que nous connaissons en course à pied. La différence réside dans la manière de se ravitailler pour tenir dans la durée, à cause des sections de natation. Il faut tenir compte de quelques principes. Notamment du fait que plus la durée d’effort est longue, plus il faut s’alimenter précocement.

Vous ne devrez jamais consommer de grosses rations. Le moyen le plus adapté d’augmenter les rations est de rapprocher les prises. Passez d’un rythme de 3 prises par heure à 4 à 6 prises, soit d’un ravito chaque 20 mn, à un chaque 10/15 mn. Gels, gourdes de pulpe de fruits, barres… Vous pourrez les glisser sous votre combinaison au-dessus de la poitrine ou sous vos manchons de compression. Prévoyez toujours une lasque d’eau pleine de 250 ml. Sans flasque, il est impossible de compenser les pertes hydriques (600 ml par heure) à cause des sections de natation qui ne proposent aucun ravitaillement. Rechargez la flasque à chaque ravito.

Dans tous les cas, il vaut mieux prendre un ravito en avance plutôt qu’en retard ou le sauter. Attention à ne pas prendre un gel ou aliment trop sucré avant une section de natation qui ne vous permettra pas de boire. Vérifiez bien qu’il n’y a pas de risque de perdre votre ravitaillement. Privilégiez les emballages hermétiques et étanches, ou partagez avec votre binôme si vous n’avez pas moyen de conserver un produit déjà ouvert.



Si l’entorse de la cheville est une blessure fréquente du coureur, elle n’est pas à négliger pour autant, sous peine de compromettre vos entraînements futurs. Explications et solutions pour la soigner définitivement en 12 points.

1 – Qu’est-ce qu’une entorse ?

Selon le Larousse médical, une entorse est une lésion des ligaments d’une articulation sans déplacement des surfaces articulaires. Elle est due à un mouvement brutal de l’articulation lui faisant dépasser ses amplitudes normales. On distingue en outre les entorses bénignes, où les ligaments sont simplement distendus, des entorses graves, où ils sont rompus. Dans les faits, le scénario est souvent le même : on se tord la cheville (on entend un bruit caractéristique), qui gonfle rapidement sur la zone autour du ligament. Si vous avez un doute, en cas de traumatisme ou de gêne supérieure à 48 heures, il faut consulter.

2 – Quelle différence avec une foulure ?

La foulure est le terme populaire désignant l’entorse bénigne. Par exemple, lorsque l’on se tord la cheville. En cas de foulure, il suffit d’éviter de forcer dessus pendant quelques jours. Après 10 jours, on peut espérer une utilisation normale de la cheville.

3 – Quelle gravité pour une entorse de la cheville ?

Entre l’entorse légère et l’entorse avec arrachage des ligaments, il existe une échelle des degrés de gravité. L’entorse légère (ou foulure) peut se traiter sans consultation et ne nécessite pas forcément que l’on arrête l’entraînement. En revanche, si les ligaments sont distendus et/ou s’accompagnent d’une déchirure, il faut absolument consulter. Il faut alors compter 3 à 4 semaines d’arrêt avec traitement rééducatif. En cas de rupture ligamentaire complète, la chirurgie peut être nécessaire. Dans tous les cas, il faut envisager une immobilisation plâtrée et 8 semaines d’arrêt. Le risque de douleurs résiduelles est réel.

4 – Entorse interne ou externe

La plus fréquente est l’entorse externe, qui se situe donc sur l’extérieur du pied. C’est aussi la plus simple à traiter. L’entorse interne est souvent plus complexe. La cheville gonfle moins mais l’entorse est souvent associée à des lésions sur les structures de voisinage.

ENTORSE CHEVILLE PHOTO Nino Liverani
Photo Nino Liverani

5 – Les coureurs sont-ils davantage exposés aux entorses de la cheville ?

Pas particulièrement. Le basket-ball et le volley-ball, voire le football, sont des sports plus à risque. Attention en revanche aux facteurs favorisants, que l’on rencontre surtout dans le trail : les terrains accidentés ou caillouteux (notamment quand on court généralement sur le bitume) et surtout le manque d’échauffement. En effet, beaucoup de coureurs oublient la gestuelle de base de la course à pied, qui implique de travailler l’équilibre notamment grâce à des exercices de proprioception. Il suffit de se tenir debout à cloche-pied et de fermer les yeux pour vérifier si l’on tient l’équilibre ou pas.

6 – Doit-on stopper l’entraînement en cas d’entorse de la cheville ?

Tout dépend de la blessure en elle-même, du profil sportif et, bien sûr, de la douleur. Dans le cadre d’une pratique loisir, l’arrêt en cas d’entorse avérée est conseillé. Pour un coureur de plus haut niveau ou un sportif professionnel, les enjeux peuvent être différents. Là encore, tout dépend du degré de gravité de l’entorse, mais l’arrêt peut être handicapant car il va différer la reprise. On peut alors moduler cet entraînement, en particulier sur vélo ou en piscine, en attendant d’être rétabli. Le pratiquant peut aussi en profiter pour travailler le gainage et les étirements.

7 – Entorse de la cheville : comment éviter les récidives ?

C’est peut-être l’enjeu le plus important lors d’une première entorse. En effet, une première entorse mal soignée fait le lit d’entorses récidivantes, car la cheville devient hyperlaxe, même si on a l’impression d’avoir bien récupéré. D’où l’importance de suivre un traitement adapté lors du premier épisode. En cas d’entorses, même bénignes, trop fréquentes, il est préférable de consulter. Si le ligament est distendu, on peut récupérer de la stabilité grâce à des exercices de proprioception, mais parfois la chirurgie est alors le seul recours.

TOUT SAVOIR SUR LENTORSE
Photo DR

8 – Attention à la fausse entorse

Cela ressemble à une entorse, on la traite comme une entorse, mais ce n’en est pas une. Quand l’évolution de la blessure n’est pas celle attendue (douleurs résiduelles, impossibilité de reprendre le sport…) alors que le délai de traitement de l’entorse est dépassé, il faut se poser la question du diagnostic initial, pas toujours évident à poser quand la cheville est très gonflée. En effet, toute lésion de cheville n’étant pas une véritable entorse (atteinte des ligaments) doit être évaluée médicalement afin d’en faire le diagnostic exact. Les causes ? Elles sont multiples. L’entorse a pu cacher une autre lésion, par exemple une fracture qui a pu passer inaperçue ou une structure de voisinage qui a pu être touchée…

9 – Les bons gestes en cas d’entorse de la cheville

Inutile de se précipiter aux urgences un dimanche ou en pleine nuit. Mieux vaut traiter immédiatement l’entorse avant de consulter un médecin. 3 étapes s’imposent :

1/ Le glaçage. À effectuer immédiatement après l’entorse, mais pas plus de 10 minutes. Dans un linge, pour éviter les brûlures induites par le froid. À répéter trois fois dans la journée.

2/ Calmer la douleur. Prendre des antalgiques ou de l’arnica en granules et de l’arnica en pommade, à appliquer localement. N’utilisez pas d’anti-inflammatoire, sauf avis médical et après 3 jours.

3/ La compression. Comprimez la zone (bande, strapping, attelle…) pour limiter le gonflement. En effet, quand la cheville est gonflée, les ligaments sont poussés dans des directions différentes, et il se peut qu’ils ne retrouvent pas leur position anatomique naturelle une fois guéris.

4/ L’élévation. Pensez à élever votre cheville au-dessus du niveau de votre cœur pour empêcher l’accumulation de fluide sanguin. Cela exige un canapé ou un lit, car votre fauteuil de bureau ne fera pas l’affaire. Évidemment, vous êtes obligé de bouger malgré tout. C’est possible, mais en prenant vos précautions.

10 – Entorse de la cheville : adoptez l’exercice du chaud et froid

Avec votre pied et votre talon toujours levés en l’air, dessinez l’alphabet en lettres capitales à l’aide de votre gros orteil. Répétez cet exercice de 10 minutes quatre fois par jour durant les deux premiers jours qui suivent votre blessure. Après 48 heures, changement de programme. Voici ce que vous devez faire :

– Remplissez deux bassines, l’une d’eau très chaude, et l’autre avec de l’eau et de la glace pilée.
– Retirez tout bandage ou attelle, enfoncez votre cheville dans l’eau brûlante et faites l’exercice de l’alphabet pendant 5 minutes.
– Puis plongez votre pied dans l’eau glacée, en gardant votre talon posé sur le fond de la bassine et en levant vos doigts de pied de façon à ce qu’ils touchent le bord. Conservez cette position pendant 8 secondes et relâchez-vous pendant 2 secondes. Répétez six fois au total.
– Puis alternez des bains chauds et froids de 30 secondes pendant les 4 minutes suivantes.

Répétez ce petit entraînement trois autres fois au cours de la journée, en réduisant l’étape de « l’alphabet dans l’eau chaude » de 1 minute à chaque fois. Cela amène vos vaisseaux sanguins à se dilater et contribue à drainer les sérosités et à diminuer l’inflammation. Continuez à porter la bande de compression quand vous ne plongez pas votre cheville dans l’eau et jusqu’à ce qu’elle ne soit plus enflée ni douloureuse.

ENTORSE CHEVILLE PHOTO Otto Norin
Photo Otto Norin

11 – Travaillez votre équilibre

Lorsque la cheville reprend son aspect normal et qu’elle ne fait plus mal, la plupart des individus mettent fin au traitement et commencent à penser à reprendre les footings. Mais l’étape suivante – appelée « entraînement proprioceptif » – est capitale. Elle stimule l’équilibre, la stabilité et la sensation de l’endroit où votre cheville se situe dans l’espace. C’est une composante essentielle qui doit vous permettre d’être plus conscient du moment où votre cheville commence à tanguer, en faisant que ce message parvienne plus rapidement à votre cerveau et qu’il envoie à son tour le signal de résister.


Votre premier mouvement : levez votre pied en bon état et tenez-vous debout sur l’autre pied pendant que vous vous brossez les dents. Faites cela deux fois par jour durant 3 minutes, et vous aurez entamé la forme la plus basique d’entraînement proprioceptif. Ne le prenez pas à la légère : l’entraînement de l’équilibre peut réduire de moitié, au moins, le taux d’entorses de la cheville. En effet, notre cerveau demande jusqu’à 120 millièmes de seconde – trois fois plus longtemps que les 30 à 50 millièmes de seconde qu’il faut pour se tordre la cheville – pour envoyer un message qui stoppe le processus. Par conséquent, l’entraînement de l’équilibre peut pallier ce défaut.

12 – Éduquez votre cerveau avec 4 exercices

Les exercices qui nous vous proposons vont aider votre cerveau à contrôler la position de vos chevilles et à améliorer votre équilibre. Faites-le tous les deux jours pendant quatre semaines. Pour chaque exercice, accomplissez 3 séries de 15 répétitions. Coincez l’extrémité d’une bande élastique de 2 mètres, avec des sangles pour les pieds, au-dessous du gond le plus bas d’une porte, un peu plus haut que la cheville. Passez l’autre sangle autour de la cheville en bon état.

Le tirage avant
Tenez-vous debout, dos contre la porte, puis avancez jusqu’à ce que la bande élastique atteigne un certain degré de résistance. Placez votre pied libre de 60 à 90cm en avant de l’autre, les doigts de pied recroquevillés, le genou légèrement fléchi, le talon levé. Tirez votre pied entravé vers l’avant, jusqu’à ce qu’il soit entre 5 et 7 cm devant votre pied libre. Revenez lentement à la position de départ.

Le tirage arrière
Mettez-vous face à la porte. Tenez-vous debout sur votre pied libre, le genou légèrement plié, les doigts de pied recroquevillés, le talon un peu soulevé. Commencez avec votre pied entravé placé entre 2,5 et 7,5 cm devant votre pied libre. Tirez votre pied entravé en arrière de 60 à 90 cm, en étirant votre hanche et votre genou. Touchez le sol avec vos doigts de pied, le talon fléchi, avant de revenir lentement à la position de départ.

Le croisement
Tenez-vous debout, votre côté non blessé tourné vers la porte, vos pieds écartés d’un peu plus de la largeur de vos épaules et vos hanches et vos genoux légèrement fléchis. Gardez votre pied libre fermement planté au sol, tout en faisant passer le pied entravé de l’autre côté de votre corps. Quand celui-ci atteint l’autre côté de votre pied posé à plat, touchez le sol avec vos doigts de pied. Revenez lentement à la position de départ.

Le croisement inversé
Répétez l’exercice du croisement, mais cette fois, avec votre côté blessé tourné vers la porte.



La Polar Ignite 3 est plutôt présentée comme un cardio-GPS axé sur la santé, mais elle fait très bien le job côté course à pied. Et plus si affinités.

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Ce test de la Polar Ignite 3, c’est une première pour moi. Autant le dire de suite, je suis une adepte Garmin. Tester une autre marque de montre cardio-GPS me trottait dans la tête depuis un moment sans que je saute le pas. Il a fallu que Polar sorte cette magnifique montre ici en rose (dit purple) pour que je craque avec cette série 3 du modèle Ignite.

Ecran lumineux, design élégant et performance

La Polar Ignite 3 est plutôt présentée comme cardio-GPS axé sur la santé, mais elle fait très bien le job côté course à pied. Et plus si affinités.

Avec son écran Amoled, le design est très élégant avec une grande clarté des indications. C’est une montre très fine. C’est d’ailleurs la montre cardio-GPS avec capteur optique (pour la fréquence cardiaque) qui est la plus mince et la plus légère du marché. Bon point pour les femmes !

Elle est plutôt présentée comme une montre douée pour l’analyse de la santé etdu sommeil. Mais au final, elle se révèle être une excellente montre pour la course à pied.

En effet, sans rentrer dans les détails techniques, disons que cette Polar Ignite 3 intègre une fonctionnalité qui permet d’avoir un support pour une double fréquence GPS. Les positions sont donc fiables et précises. Tout comme les fonctions de mesurage de la montre lors d’activité physique outdoor.

Les manipulations avec le bouton unique sont simples. Le balayage de l’écran tactile permet de retrouver facilement les différents raccourcis ou widgets. Comme celui pour l’activité : nombre de pas, fréquence cardiaque en continu, énergie et calories dépensées au quotidien. Un widget existe également pour le résumé de la semaine sportive, pour l’éphéméride, la météo etc…

Fonctionnement simple et menus clairs

La Polar Ignite 3 est plutôt présentée comme cardio-GPS axé sur la santé, mais elle fait très bien le job côté course à pied. Et plus si affinités.
La Polar Ignite 3 est plutôt présentée comme cardio-GPS axé sur la santé, mais elle fait très bien le job côté course à pied. Et plus si affinités.

Les menus de la montre sont clairs et facilement accessibles. Menu d’entrainement sportif, fonction de détente et de respiration, fonctions de ravitaillement (rappel d’alimentation et/ou d’hydratation), chrono et les traditionnels réglages pour le couplage avec un smartphone.

Sur le smartphone l’application est facile à installer et le couplage avec la montre se fait facilement. On peut alors y ajouter ses différents profils sportifs avec un choix dans le panel d’activités très important. En effet la Polar Ignite 3 donne accès à 150 profils sportifs, du Pilate au ski de randonnée, en passant par la natation en eau libre et le trail. En clair, cela couvre absolument tous les besoins. Mais parmi tous ces profils, on ne peut en transférer que 20 vers la montre.

Un suivi du sommeil poussé

Concernant le suivi du sommeil,  Polar se démarque sur ce modèle Ignite 3. En effet, l’analyse est complète et avancée. Une mise à jour des algorithmes appelés SleepWise a permis d’ajouter de nouvelles mesures et a amélioré la détection des phases de sommeil.

On trouve ainsi les données de la dernière nuit de sommeil dans le widget directement sur la montre. Je trouve au final que le score fourni par la montre le matin correspond bien à mon ressenti de la nuit passée. Mais ce qui est intéressant sur cette montre c’est l’analyse du cycle circadien. C’est à dire notre horloge interne afin de déduire de l’analyse du sommeil les différents niveaux d’éveil et les niveaux d’énergie que l’on peut espérer sur la journée. En gros la montre est capable de nous dire si on va être attentif le matin ou l’après-midi : une petite révolution.

Et pour la course à pied ? Et bien avec la programmation des entrainements, le test de course à pied pour obtenir sa VO2max, FC max et FC seuil, et le suivi de la charge d’entrainement, oui, la polar Ignite 3 convient parfaitement.

Polar Ignite 3, l’essentiel pour courir

Elle est facile à mettre en route pour une séance de footing. Les indications sur l’écran : distance, temps, vitesse moyenne peuvent être facilement changés. On a aimé la possibilité d’avoir son temps à chaque kilomètre. Et le transfert d’activités de la montre vers le smartphone ou vers un réseau de type Strava qui se fait très facilement.

Il existe également un coach virtuel qui est une excellente aide pour les sportifs occasionnels. Là ou polar se différencie des autres marques avec FitSpark et ses différents types de séances : du cardio, du renforcement musculaire, des étirements et en prenant en compte chaque séance chaque jour.

Un bon compromis

En conclusion, faisons le tour des points forts d’abord. Le look, le style et l’interface très facile à utiliser. Mais aussi l’écran d’une grande clarté. Le suivi du sommeil et des rythmes en journée pour équilibre, le sport, le sommeil, le travail sont précis et utiles. La montre adaptée est aux adeptes des salles de sport comme des séances de course en extérieur. Enfin, la double fréquence pour le GPS offre une bonne précision.

Du côté des pistes d’amélioration pour cette Polar Ignite 3 ? Pas de musique intégrée, on peut gérer sa musique sur la montre pour le smartphone comme une télécommande mais il faut avoir son téléphone avec soit. Pas de paiement sans contact. La mesure de l’altitude ne se fait pas par baromètre mais uniquement par le capteur GPS, c’est donc peu précis.

Enfin, les profils multisports ne sont pas supportés sur cette montre, on ne peut pas par exemple ajouter un mode triathlon.

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Il existe sur le marché pléthore de boissons de l’effort, mais avec quelques ingrédients courants, on peut aussi se concocter la potion idéale pour partir courir deux heures et plus.

Pour un effort inférieur à une heure, boire de l’eau suffit. Au-delà, la prise d’une boisson glucidique est vivement conseillée. L’objectif est d’éviter déshydratation, hypoglycémie ou « fringale ». Mais aussi de compenser votre consommation en glucides (environ 70-120 g/h selon votre allure).

Eau + glucides, le carburant idéal

Votre boisson ne sera pas trop concentrée pour être bien digérée ni trop diluée pour être efficace et bien évidemment elle doit être… consommée ! On recommande donc de boire quelques gorgées toutes les 15-20 minutes.

La teneur en glucides d’une boisson isotonique (qui sera bien absorbée) est de l’ordre de 25 à 60 g /l. Sa concentration variera en fonction de la température ambiante (voir ci-dessous). Il faudra également ajouter du sel pour compenser les pertes via la sueur.

Recette d’une boisson de l’effort « maison »

Remplissez votre bidon de 500 ml d’eau chaude et faites infuser un sachet de thé. Ajoutez 1 cuillerée à café de miel (2 cuillerées s’il fait froid), 1 pincée de sel et quelques gouttes de jus de citron. Laissez refroidir et conservez au frigo (maximum une journée). Vous pouvez également remplacer ce mélange dans votre gourde par un verre de 150 ml de boisson toute prête « thé goût citron » (en grandes surfaces) + 350 ml d’eau, sans oublier une pincée de sel.

Optimisez votre boisson

Les jus de pomme ou de raisin permettent un mélange naturel de glucose /fructose. Intéressant aussi, le jus de raisin noir qui est en plus concentré en antioxydants, grâce à ses polyphénols. La dilution variera en fonction de la température ambiante. Ainsi pour les ambiances froides (T°<10°C) : 200 ml de jus de fruits  + 300 ml d’eau  + 1 pincée de sel. Et pour les ambiances chaudes (T°>18°C) : 100 ml de jus de fruits  + 400 ml d’eau  + 1 pincée de sel.

Article rédigé par Frédérique Emery-Morel, nutritionniste.



La Garmin fēnix 7 Pro sort ce jour. Cette montre outdoor haut de gamme affiche 122 heures d’autonomie en mode GPS et embarque des fonctionnalités inédites.

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Garmin® annonce aujourd’hui le lancement de la série fēnix 7 Pro®, sa montre GPS multisports connectée haut de gamme avec verre solaire. Avec des données de performance de niveau professionnel, de nouvelles fonctions cartographiques et un suivi de la santé et du bien-être en continu, la série fēnix 7 Pro est la plus aboutie des montres outdoor.

De plus, chaque modèle est équipé d’une lampe torche à LED intégrée et d’un verre solaire offrant une autonomie exceptionnelle de 37 jours en mode montre connectée, 122 heures avec GPS et jusqu’à 139 heures en mode expédition.

Les nouveautés de la série fēnix 7 Pro

Garmin Fenix 7 Pro, avec lampe torche intégrée.
Garmin Fenix 7 Pro, avec lampe torche intégrée.
  • Lampe torche à LED intégrée : disponible sur toutes les montres de la série, quelle que soit leur taille. Eclairage avec intensité réglable disposant d’une lumière de sécurité rouge et d’un mode stroboscopique conférant une meilleure visibilité et plus de sécurité lors des entraînements dans l’obscurité.
  • Écran MIP de dernière génération : des pixels, un rétroéclairage et un verre solaire retravaillés améliorent la lisibilité de l’écran et confèrent à la montre une luminosité supérieure, une meilleure efficacité énergétique et une adaptabilité optimale aux différentes conditions d’éclairages, sans compromettre les performances exceptionnelles de l’écran MIP en plein soleil.
  • Capteur de fréquence cardiaque : des capteurs optiques améliorés combinés à des algorithmes dédiés au sport permettent un meilleur suivi des performances sur une plus grande gamme d’activités afin de mieux comprendre comment le corps réagit aux efforts.
  • Score d’endurance : mesure la capacité à soutenir un effort prolongé en prenant en compte les données d’entraînements comme la Vo2 Max, les charges d’entraînement à court et à long terme, ainsi que toutes les données qui sont enregistrées lors des activités sportives.
  • Score de montée : évalue la capacité à courir en montée en mesurant la puissance de course dans les pentes raides et l’endurance en course pour les ascensions longues. Estime les progrès faits au fil du temps grâce à des indicateurs comme l’évolution de la Vo2 Max et l’historique d’entraînement. 
  • Le mode Up Ahead : permet de visualiser certains points d’intérêt (POI) sur un parcours, comme les points remarquables, les postes de secours et les zones de ravitaillement.
  • Superposition des cartes météo : fournit un aperçu amélioré des prévisions météorologiques avec la possibilité d’afficher sur la carte, la qualité de l’air, les zones de précipitation, la couverture nuageuse, le vent et bien plus encore.
  • Ombrage des reliefs : améliore la qualité d’affichage des cartes topographiques pour une meilleure compréhension des reliefs.
  • Activités préchargées supplémentaires : rafting, motocross, sports d’équipe et des dizaines d’autres nouvelles activités pour diversifier ses pratiques.

Des performances ultimes

Garmin Fenix 7 Pro, les dernières fonctionnalités de cartographie.
Garmin Fenix 7 Pro, les dernières fonctionnalités de cartographie.

La série Garmin fēnix 7 Pro propose une variété d’applications sportives intégrées pour la randonnée, le VTT ou encore la musculation. Chaque matin, le sportif peut recevoir un score de préparation à l’entraînement pour les aider à déterminer si la journée est propice à l’effort ou à la détente. De plus, des métriques d’entraînement avancées telles que le score d’ascension, le score d’endurance, la Vo2 max et le statut d’entraînement sont disponibles.

Lors d’une course, la fonctionnalité PacePro™ fournit des conseils d’allure basés sur le GPS en fonction des parcours téléchargés ou des distances sélectionnées. Plus spécifiquement pour le trail running ou le vélo, la fonction ClimbPro affiche en temps réel des informations sur les montées en cours et à venir. Par ailleurs, la fonction d’ajustement de l’allure à la pente, évalue quant à elle l’allure nécessaire pour fournir un effort équivalent sur terrain plat ou en montée.

De plus, pour mieux gérer leurs efforts, les athlètes ont accès à des données d’endurance Stamina et de puissance en temps réel. 

Le widget de course disponible sur la série fēnix 7 Pro offre une préparation optimale pour leurs courses. Il fournit des conseils d’entraînement, des suggestions quotidiennes personnalisées d’exercices, ainsi qu’une prédiction du temps de course basée sur les détails du parcours, les conditions météorologiques et leurs performances passées.

Le sportif peut également consulter des suggestions d’entraînement personnalisées. Celles-ci évoluent en fonction de leurs performances et de leur temps de récupération après chaque entrainement tout en prenant en compte les futures courses programmées dans leur calendrier Garmin Connect.

Des fonctions de navigations uniques sur le marché

Dotée de fonctionnalités cartographiques haut de gamme, la série fēnix 7 Pro est adaptée à toutes les aventures y compris celles qui sortent des sentiers battus :

  • La technologie SatIQ et la réception de signaux GPS multi-bandes permettent une géolocalisation très précise, même dans les environnements difficiles, tout en optimisant l’autonomie de la batterie.
  • Les cartes préchargées TopoActive offrent une cartographie multi-continents gratuite qui couvre le monde entier2.
  • Outdoor Maps+3 apporte aux aventuriers un contenu cartographique de qualité supérieure, comme des images satellites, des cartes publiques, des cartes TOPO perfectionnées, etc. directement sur la montre.
  • Les cartes préchargées SkiView permettent aux skieurs de connaître le nom des pistes et leur niveau de difficulté dans plus de 2 000 stations de ski du monde entier.
  • Les cartes CourseView proposent aux golfeurs des cartes couleurs préchargées de plus de 43 000 parcours de golf à travers le monde.
  • Les athlètes peuvent créer ou trouver des parcours existants depuis l’application Garmin Connect et les synchroniser en toute simplicité avec la montre.
  • Ceux qui partent en voyage peuvent créer des parcours aller-retour depuis leur poignet en utilisant la fonction d’itinéraires populaires Trendline pour identifier les meilleurs trajets dans une zone.

Toujours au poignet

Grâce à son autonomie de plusieurs semaines et leur verre solaire, cette Garmin fēnix 7 Pro ne nécessite pas d’être retirée et rechargée chaque soir. Ainsi, les sportifs peuvent bénéficier d’un suivi continu.

En effet, les montres sont équipées d’un oxymètre de pouls Pulse Ox4 au poignet et d’un moniteur d’énergie Body Battery qui permet d’identifier les moments les plus adaptés pour l’activité et le repos. Elles intègrent également le suivi avancé et le score de sommeil pour mieux comprendre la manière dont le corps récupère.

Au réveil, ils peuvent consulter un rapport matinal qui leur donne un aperçu personnalisé de leur sommeil, leur propose des suggestions d’entraînement et leur fournit des informations sur la variabilité de leur fréquence cardiaque (statut de la VFC) et bien plus encore.

Pour les voyageurs, la fonction Jet Lag propose de rentrer les détails du voyage dans le calendrier Garmin Connect afin de recevoir des conseils personnalisés sur l’exposition à la lumière, les horaires de sommeil et l’exercice physique afin de minimiser les effets du décalage horaire.

La série fēnix 7 Pro permet de rester connectée, même lors de déplacements. En effet, lorsque la montre est connectée à un smartphone compatible, toutes les notifications intelligentes peuvent être consultées directement depuis le poignet. De plus, les fonctionnalités de sécurité et de suivi, telles que la détection d’incidents, l’assistance et la fonction LiveTrack5, offrent ne tranquillité d’esprit.

L’utilisateur peut également facilement payer avec leur montre grâce au sans contact Garmin Pay™6 et télécharger des musiques depuis Spotify®, Deezer ou Amazon Music (abonnement premium requis) pour écouter de la musique sans téléphone.

Prix et disponibilités

Robustes et élégantes, les modèles de la série fēnix 7 Pro sont tous dotés d’un verre solaire, d’un écran tactile dynamique, de boutons traditionnels, d’un boîtier en polymère renforcé de fibres avec une lunette en acier ou en titane selon les modèles.


Ces montres connectées sont conformes aux normes militaires américaines relatives à la résistance, aux chaleurs, aux chocs et à l’eau.
Les versions disponibles sont : la fēnix 7S Pro – 42mm, la fēnix 7 Pro – 47mm et la fēnix 7X Pro – 51mm, avec la possibilité de choisir, pour chaque modèle, entre l’édition standard et l’édition Sapphire.

Prix de vente conseillé : à partir de 849,99 €. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.garmin.com.

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