Le Kényan Kelvin Kiptum a battu le record du monde du marathon à Chicago, en 2h00’35’’, effaçant de 34 secondes le record son compatriote Eliud Kipchoge. 

Kelvin Kiptum, un phénomène passé d’inconnu à recordman du marathon. Ce dimanche à Chicago, le Kenyan de 23 ans a bouclé le marathon majeur en 2h00’35’. Un chrono dingue, nouveau record du monde du marathon. Oui, il efface celui d’Eliud Kipchoge, (2h01’09’’ Berlin en 2022) pour 34 secondes. 

Je suis si heureux, je n’étais pas préparé, même si je savais que je pouvais battre le record de l’épreuve » déclarait en substance Kelvin Kiptum au micro de NBC Chicago.

Le Kényan Kelvin Kiptum a battu le record du monde du marathon à Chicago, en 2h00’35’’, effaçant de 34 secondes le record son compatriote Eliud Kipchoge. 
©Bank of America Chicago Marathon

Ce champion détient désormais trois des six meilleures performances mondiales de l’histoire sur marathon. Et le plus hallucinant, c’est que toutes ont été réalisées en moins d’un an ! Là où Eliud Kipchoge a mis une bonne dizaine d’années à courir si vite, si haut, si fort, Kelvin Kiptum a mis onze mois seulement.

Kelvin Kiptum et son exploit interrogent

Kelvin Kiptum avait déjà fait des étincelles au marathon de Valence en décembre dernier. Premier marathon de sa carrière couru en 2h01’53’’. Dans la foulée, il avait remporté Londres en 2h01’25’’ en avril. Quelques secondes grignotées… et toujours des temps de passage hallucinants.

A Chicago de nouveau, une cadence stratosphérique. 21km/h pendant deux heures, soit une allure de 2’51’’/km, et negativ split de folie. Il a passé le premier semi en 1h00’48 », terminé le deuxième en 59’47 ». C’est le même chrono (à une seconde près) que celui de Jimmy Gressier au semi-marathon sur les derniers mondiaux de Riga !

Tout cela interroge, alors que les affaires de dopage se multiplient. Et que le héros du jour paraissait à peine marqué à l’arrivée. 

Quoiqu’il en soit, on se plait à imaginer un duel sur marathon entre Eliud Kipchoge et Kelvin Kiptum. Car les champions n’ont pas eu l’occasion de s’affronter au cours de la dernière année. Les prochains Jeux olympiques de Paris 2024 pourraient être une occasion en or.



Le champion Yann Schrub partage une séance ultra-efficace pour gagner en vitesse et en endurance, en combinant allure seuil et fractionnés courts.

Yann Schrub en bref… Champion de demi-fond de 27 ans, étudiant en médecine récemment passé professionnel, il a décroché le bronze sur 10 000 m aux derniers championnats d’Europe et notamment remporté les 20 km de Paris 2022. Ses records : 27’47’’ sur 10 000 m, 28’24’’ sur 10 km route, 13’37’’ sur 5 000 m, 7’49’’ sur 3000 m en salle.

Quel est le principe de cette séance seuil choc que tu nous proposes, Yann Schrub ?

Comme en 2022, il y aura de beaux athlètes tricolores au départ des 20 km de Paris.
Yann Schrub au départ des 20 km de Paris 2022. ©DR

C’est une séance au seuil (allure située entre de 80 à 85% de sa VMA ou 85 à 90 % de sa Fréquence cardiaque maximale) où l’on ajoute des fractionnés courts pour travailler à des allures un peu plus rapides. Le seuil est une vitesse élevée mais tout de même un peu plus lente que sa vitesse de course. Et les fractionnés courts se courent à une vitesse plus rapide qu’en compétition, donc, combiner les deux permet de bien débrider son moteur.

L’idée est d’introduire la séance par du fractionné court sur 3 minutes pour se chauffer, de faire ensuite 3 x 10 minutes au seuil, puis de terminer sur une note de vitesse, avec une nouvelle série de fractionnés sur 3 minutes. 

Il faut souvent un peu de temps pour rentrer dans sa séance au seuil, faire un petit fractionné en introduction y aidera. L’allure n’est pas forcément super rapide sur cette première série de fractionné, mais la deuxième série finale sera idéalement plus rapide.

En pratique, comment courir cette séance au seuil spéciale ?

Yann Schrub, ©KmSP - France de cross 2021
Yann Schrub, ©KMSP – France de cross 2021

« Après un bon échauffement, on peut commencer par 6 x 30’’/30’’ (30 secondes courues à vive allure / 30 secondes trottinées), enchaîner sur 3 x 10 minutes à son allure seuil et terminer par une nouvelle série de 6 x 30’’/30’’.

Les fractionnés sont positionnés au début à la fin, mais on pourrait, pourquoi pas essayer de faire de 10 minutes au seuil +  6 x 30’’/30’’ + 10 minutes + 6 x 30’’/30’’’, tout comme on aurait pu faire des fractionnés sur 45’’ voire 1’. L’idée avec ce type de séance, c’est d’innover afin de solliciter son organisme de manière différente en évitant la monotonie d’entraînements répétitifs d’une semaine à l’autre.

On la pratique quand, cette séance, Yann Schrub ?

« J’aime bien faire ce combiné fractionnés et seuil, mais je ne le pratique pas forcément très régulièrement car mes coachs aiment bien changer mes entraînements pour ne pas tomber dans une routine, en variant au maximum les allures et les sensations d’une semaine à l’autre.  Mais je recommande cette séance car elle intéressante en phase de développement, dans la préparation de ses objectifs sur 5 km, 10 km, semi voire marathon. Elle est très efficace pour le développement de l’endurance notamment.



Michel Armandy fait partie des meilleurs marathoniens mondiaux dans sa catégorie. A Valence, en décembre prochain, ce coach sportif installé dans les Bouches-du-Rhône compte bien battre son record en 2h45’. Un bel exemple à suivre.

Plus il vieillit, plus il est rapide Michel Armandy. A l’aube de la soixantaine, ce coach inspirant a gagné trois minutes sur son chrono au marathon datant de quinze ans auparavant.

Jugez plutôt ses chronos : 2h48’ en 2007, nouvelle marque en 2h54’ en 2018, 2h46’ en 2021. 2022 sera sa meilleure année, avec un nouveau cap passé en 2h45’ à 58 ans. C’était à Berlin et deux mois plus tard, il réitérait la performance au marathon de Valence en 2h47’ cette fois.

En décembre prochain, il retournera sur ce même marathon espagnol roulant (son favori) pour grappiller encore quelques secondes à ce chrono record de haute volée. Son objectif : monter sur le podium de ce marathon international, sans conteste le plus dense au monde.

Repartir à la guerre

Michel Armandy sur le marathon de Valence 2021. 2h46'02'' à 58 ans !
Marathon de Valence 2021. 2h46’02 » à 58 ans !

La fameuse « décadence liée à l’âge » dont parlent les scientifiques – estimée entre 8 et 12% par décennie à partir de 40 ans – ? Michel ne connaît pas. Et s’ingénie à conserver une belle fraîcheur d’esprit. « J’oublie mon âge, je me dis que je dois encore progresser. J’y crois encore sincèrement, cela me motive au quotidien pour m’entrainer et m’inscrire sur des courses », assure le passionné à l’accent chantant.

Avec ce « RP » tout frais et 85 marathons au compteur en trente ans de pratique, son expérience parle pour lui. De quoi surmotiver les sportifs qu’il entraîne via sa structure, la Run Academy, comme ceux qui le suivent sur sa récente chaîne Youtube.

« J’encadre majoritairement des sportifs dans la tranche d’âge 40-50 ans.  C’est génial de réussir à remobiliser des coureurs qui avaient lâché l’affaire, pensant que leurs meilleures années sportives étaient derrière eux. J’adore les faire repartir à la guerre en me servant de mon exemple, et cela fonctionne », explique le coach, fier de dire que sur les centaines de sportifs suivis depuis dix ans, 80% ont battu leur record personnel, gagnant en moyenne entre 10 et 30 minutes sur leur chrono sur marathon.

Michel Armandy, la course dans la peau

En 2005, Michel Armandy courait déjà les marathons en baladant sa fille.
En 2005, Michel Armandy courait déjà les marathons en baladant sa fille.

Un cas à part, Michel ? Assurément mais un bel exemple à suivre. La course, c’est (presque) toute sa vie. D’abord l’athlétisme, avec une découverte en classe de 5eme – pour courir après sa petite copine de l’époque – et jusqu’à ses 20 ans. Il poursuit ensuite la cavale « hors stade » à un moment où le running se démocratise peu à peu. Dans le milieu, il ne passe pas inaperçu. Poussman, de son surnom.

Le père de famille baladait alors sa troisième et dernière fille en poussette sur ses entraînements comme ses compétitions. « Je l’avais commandée aux Etats-Unis car à l’époque, il n’existe pas de modèle de poussette pour les coureurs en France. Ma fille s’est régalée à m’accompagner de ses 1 ans à ses 3 ans – elle en a 22 aujourd’hui – et moi avec elle. J’étais alors un bon athlète de niveau départemental, mais sans plus. Puis partir de 40 ans, j’ai commencé à faire des podiums sur les courses localesJ’ai couru les marathons pour performer jusqu’en 2007, l’année de mes 43 ans. Je courais à l’époque environ 4 marathons par an. Un pour la performance, les autres pour le plaisir de voyager en Europe en compagnie de ma femme, également marathonienne », raconte le coureur.

Bloqué sur 15km/h

Michel Armandy sur le marathon de Paris 2021
Michel Armandy sur le marathon de Paris 2021.

Son record était alors de 2h48’. Un plafond de verre…  « J’étais persuadé que je ne pourrais pas aller plus vite. Un peu comme si mon compteur était bloqué sur 15km/h. Du coup, j’ai arrêté de courir après le chrono sur marathon et j’ai basculé sur le triathlon. »

Très vite, il coche la case Ironman, bouclant cinq triathlons XL entre 2007 et 2012. Encore une fois avec des chronos honorables, un record en 9h53’ mais une faiblesse, la natation. « Je me rattrapais ensuite, sur la partie vélo, mais surtout, sur la course à pied, bouclant les marathons entre 3h15 et 3h25’ », raconte le triathlète de Bouc-bel-Air.

En 2011, le décès de son père l’éloigne un peu de la compétition. Puis trois ans plus tard, Michel, jusqu’à alors acheteur pour la grande distribution est licencié pour raisons économiques. Il rebondit alors en se lançant dans le coaching, qu’il a toujours pratiqué autour de lui, par du goût du partage. Sa Run Academy se fait vite connaître en région PACA et au-delà.

Bien sûr, pas de secret, pour arriver ces résultats, cette « locomotive » s’entraîne fort. Lorsqu’il avait un job un plein temps, Michel tournait à 70 kilomètres par semaine. Désormais, il avale le double au plus fort de sa préparation marathon, ayant plus de souplesse pour gérer son emploi du temps au quotidien.

On se met trop de barrières…

Borner est une chose, mais cela ne fait pas tout, loin de là. L’aspect psychologique est primordial assure le coach. « On se met trop de barrières dans la vie. Si votre cerveau y croit, il n’y a aucune raison pour que vous n’y arriviez pas. Sauf si vous avez été un champion de très haut niveau à 20 ans, rien ne vous empêche de performer après 40 ou 50 ans. Il faut simplement être patient et s’entrainer intelligemment. Si vous reprenez la course par exemple après une longue pause, oubliez ce que vous avez été pour ne pas se tirer vers le haut, ni vers le bas. »

Autre conseil de coach : mettre l’accent sur le renforcement musculaire les années passant pour éviter les blessures, et soigner tout particulièrement son alimentation en évitant les graisses et en privilégiant les protéines.

Eloge de la lenteur

Côté entraînement, sa recette « miracle », c’est de courir lentement. Oui, lentement. « Beaucoup de coureurs de tous âges d’ailleurs s’entraînent trop souvent trop vite. Il ne faut pas faire plus de deux séances de qualité (fractionné, seuil) par semaine. Regardez le champion Nicolas Navarr, que j’ai eu la chance de côtoyer par le passé. Il court le marathon à 20km/heure mais il effectue les trois quarts de ses footings à 12 km/h ! » se plaît-il à répéter.

Son atout le plus précieux ?  L’expérience acquise au fil des années. « Maintenant par exemple,  je suis capable de courir le deuxième semi de mes marathons exactement à la même allure que le premier, à quelques secondes près. Et la régularité sur marathon, on le sait, c’est une stratégie payante. Ne pas se griller sur les premiers 21 kilomètres, cela s’apprend avec l’expérience. L’âge n’est pas une fatalité, au contraire. Toutes les barrières liées à l’âge sont en train de tomber. Regardez Kipchoge, au top à près de 40 ans ! ». Le meilleur resterait donc à venir ? On se plait à y croire derrière Michel Armandy.



Gabriel Noutary a fait sensation sur ces 100 km de Millau, bouclant le grand huit sud-aveyronnais en moins de 7 heures. Et Stéphanie Gicquel s’est offert le record féminin de cette épreuve mythique, 51e du nom.

Moustache impeccable et béret en place, Gabriel Noutary a fait valser les cœurs sur ces 100 km de Millau. Le coureur de 27 ans du Tarn-et-Garonne a signé une performance majuscule sur cette 51e édition, en 6h58′. Victoire bissée donc, avec six minutes de moins que l’an dernier.

Il entre encore un peu plus dans « autre dimension » en passant ainsi sous la barre des 7 heures. Le club est un cercle très fermé. En un demi siècle d’histoire, ils ne sont que cinq à être descendu sous les 7 heures sur 100 km. Dernier en date, Bruno Laroche en 1993… C’était il y a vingt ans !

Gabriel Noutary, en cavalier seul sur 100 km

Gabriel Noutary a survolé les 100 km de Millau 2023, l'emportant en moins de 7 heures.
©DR

C’est donc sous une véritable ovation que le champion de Caussade est arrivé dans la salle des fêtes millavoise. Parti comme une fusée dès les premiers kilomètres, il était déjà en tête au premier ravitaillement. Puis, ce récent papa de deux jumeaux, n’a cessé d’augmenter son avance. Lancé à plus de 15/km, il a ainsi passé le marathon à Millau en 2h38’37. Un petit quart d’heure avant le vainqueur de cette distance, Julien Narcisse (2h52′) !

En l’absence de Benjamin Polin, champion de France 2023 qui avait déclaré forfait la veille pour cause de maladie, seul Hervé Seitz, quadruple vainqueur de l’épreuve était capable à contrarier ce cavalier seul de Noutary.
Malheureusement, une blessure lui empêchera de pouvoir jouer ce rôle mais «  par respect aux organisateurs et à la course » il terminera la course à la dixième place.

Gabriel Noutary a survolé les 100 km de Millau 2023, l'emportant en moins de 7 heures.
Gabriel Noutary a troqué la casquette pour son béret à quelques mètres de la ligne d’arrivée. ©DR


Derrière le futur vainqueur, Toni Caporale passé en deuxième position à Millau semblait être le dauphin désigné. Mais dans la célèbre côte de Tiergues, il se faisait doubler par le Saint-Affricain Aurélien Connes. Telle la tortue, le coureur de l’ACSA a ménagé ses efforts pour finir plus
fort. Il prendra pour la seconde fois, la deuxième place sur le podium après celle de 2018, en 7h26’09’’. Toni Caporale lui a pris la troisième place en 8h01’32’’pour sa première participation.

Le record des 100 km de Millau pour Stéphanie Gicquel

L'impressionnante Stéphanie Gicquel complète son palmarès en battant record féminin des 100 km de Millau.
L’impressionnante Stéphanie Gicquel complète son palmarès en battant record féminin des 100 km de Millau. ©DR

Une autre standing ovation attendait celle qui allait battre le record féminin de l’épreuve. Grande favorite au départ, l’impressionnante Stéphanie Gicquel s’est classée huitième de la course en 8h21’34’’. Elle bat ainsi le chrono de Brigitte Bec (8h24’56’’ en 2009) et signe une performance de niveau international. La championne de France 2022 sur 24h (240 km) affichait un large sourire à l’arrivée mais sa course fut compliquée.

« C’était une dure journée parce qu’il a fait très chaud, et j’ai dû adapter ma course. Après je n’ai pas très bien géré mon ravitaillement ni l’eau. Je me suis retrouvée en déshydratation et en hyperglycémie… », raconte-t-elle à nos confrères du Millavois. On se demande donc bien quel aurait été son chrono dans de meilleures conditions. En tout cas, la championne compte bien revenir à Millau et s’attaquer au chrono symbolique de 8 heures.


Sur les 1092 partants, 767 concurrents ont rallié l’arrivée sur cette 51e édition marquée cette année par une chaleur inhabituelle pour une fin de mois de septembre.

Tous les résultats des 100 km de Millau



Les 20 km de Paris réuniront les meilleurs coureurs tricolores dimanche prochain. Au départ : Yann Schrub, Morhad Amdouni, Nicolas Navarro, Yohan Durand… Un Français remportera-t-il la 45e édition ?

A quelques jours de sa 45e édition (8 octobre), les 20 km des Paris dévoilent une starting list de rêve. Devant les 25 000 coureurs réunis autour de cette belle classique, des athlètes de premier plan, et notamment le gotha français.

Yann Schrub remet son titre en jeu sur les 20 km de Paris

Yann Schrub a remporté les 20 Km de Paris en 2022 en 58'01''.
Yann Schrub avait remporté les 20 Km de Paris en 2022 en 58’01 ». ©A Decottignies

C’est simple, tous nos champions (ou presque) seront de la partie. En chef de file, Yann Schrub. Le Mosellan vainqueur de l’édition 2022 et médaille de bronze au championnat d’Europe 2022 remettra son titre en jeu dimanche prochain. Et il sera bien entouré.

A ses côtés, Morhad Amdouni, recordman français sur marathon (2h05’22 » Paris 2022) et double vainqueur de ces 20 km de Paris. Nicolas Navarro, 12e du dernier marathon olympique (Tokyo, 2020) affichant un record en 2h06’45’’ au marathon.

Présents également Yohan Durand, de retour de blessure, ainsi que Benjamin Choquert et Etienne Daguinos, tout juste rentrés des championnats du Monde de course sur route disputés le week-end dernier à Riga, en Lettonie.

20 km de Paris, un plateau d’exception

20 km de Paris
Départ Pont d’Iena, le 8 octobre de bon matin. ©Didier Lefebvre.

Ces tricolores seront challengés par d’autres européens et africains. Dans les rangs, le Norvégien Sondre Norstadt Moen, doté d’un chrono en 2h05’ sur le marathon de Fukuoka ainsi que l’Allemand Amanal Petros (2h07’ sur le marathon d’Hanovre 2023).

Autres sérieux prétendants à la victoire, le Kenyan Collins Chebii, vainqueur des 20 km de Paris 2017 et le Marocain Abdelilah El Maimouni, dauphin de l’édition 2022… Vu le niveau en présence, le record de la course (57’19’’) pourrait tomber à l’issue de cette 45e édition !

Même densité côté féminin. On retrouvera sur le Pont d’Iena, quelques championnes françaises.

Mekdes Woldu, championne de France de 10 km et de semi-marathon en 2021 fait figure de favorite. Marie Bouchard, gagnante de la Route du Louvre 2023 et Mélanie Allier, championne de France du 10 000 m en 2023 seront aussi dans les rangs. Elles auront affaire aux Kenyanes Lydia Korir, Hilda Jelagat et Féliciana Kipkosgei, en lice pour la victoire.

Une organisation engagée

Ce plateau de rêve est le résultat d’un engagement sans équivalent des 20 km de Paris. En effet, l’organisation a offert le dossard à 100 coureurs pouvant justifier d’un chrono niveau N4 du barème FFA*. Afin d’apporter un soutien financier à nos athlètes, des primes d’apparence ont également été mises en place. Et une enveloppe de 20 000 euros permettra de récompenser les meilleurs coureurs de cette 45e édition.

*soit 1h05’ sur semi pour les hommes, et 1h22’ pour les femmes.



Jimmy Gressier décroche la 5e place sur semi-marathon aux championnats du monde de course sur route disputés à Riga, en Lettonie. C’est la meilleure performance tricolore de ces premiers mondiaux regroupant, mile, 5 km et semi-marathon.

Jimmy Gressier visait un top 10 sur semi-marathon sur ces mondiaux de course sur route disputés à Riga, en Lettonie. Pour la première fois, la compétition regroupait les meilleurs athlètes sur trois distances, mile, 5 km et semi-marathon.

Distance qu’avait cochée Jimmy Gressier sur ses tablettes. C’était le deuxième semi de sa carrière après son premier succès à Paris en mars dernier en 59’55’ (3e performance française de l’histoire).

A Riga, le « lion de Boulogne-sur-mer » visait la place, plutôt que le chrono. Et, une nouvelle fois, le fondeur a fait honneur à son statut de chef de file. L’élève d’Adrien Taouji et Arnaud Dinielle, qui visait un top 10, a fait bien mieux que cela.  

Jimmy Gressier, premier européen et de loin !

Jimmy Gressier termine 5e des championnats du monde de semi-marathon 2023.
©Paola Tertrais_TRC_FFA

Seul Européen capable d’accrocher le peloton de tête au côté des coureurs africains, il n’a cédé qu’un peu après le 15e kilomètre. Le rythme s’est alors brusquement accéléré sous l’impulsion des Kényans. Ils signent un impressionnant triplé avec la victoire de Sabastian Sawe (59’10’’, record des championnats) devant Daniel Ebenyo (59’14’’) et Samwel Mailu (59’19’’).

La tranche entre le 15e et le 20e kilomètre avalée en seulement un peu plus de 13’30’’ a eu raison du recordman de France du 5000 m. Mais, fidèle à son tempérament combatif, Jimmy Gressier n’a rien lâché.

Auteur d’un solide negative split, il a doublé dans les derniers hectomètres le Sud-Africain Thabang Mosiakor. Et termine ainsi à une magnifique cinquième place en 59’46’’. Soit une course avalée à 2’50/km.

Avec ce chrono, il améliore son record personnel de neuf secondes. Meilleur européen, et de loin, il grimpe au 5e rang des bilans de tous temps. Et devient aussi le deuxième meilleur performeur français de l’histoire, derrière Abdallah Bahar, 4e en 1999. 

Par équipes, les Bleus terminent au pied du podium. Mais ils n’ont pas grand-chose à regretter. D’abord, un record personnel de Valentin Gondouin, camarade d’entraînement de Jimmy et 23e en 1h01’27’’. Juste derrière, on retrouve Mehdi Frère, 24e dans la même seconde. Benjamin Choquert finit 44e en 1h02’59’’.

Record personnel pour Mélin Rollin

Méline Rollin a battu son record personnel sur semi-marathon sur les premiers mondiaux de Riga .
©DR

Côté féminin, une dernière place de finaliste pour l’équipe de France, sixième collectif sur la distance. Nos championnes ont pu s’appuyer sur une Méline Rollin en grande forme. L’athlète Kiprun a abaissé son record à 1h10’35’’, terminant à la 18e place. Mekdes Woldu (26e en 1h11’12’’) et Manon Trapp (30e en 1h11’’44’’) complètent l’équipe, juste devant Margaux Sieracki (31e en 1h12’07’’).

La révélation Maël Gouyette sur le mile

Mäel Gouyette a performé sur le mile des premiers championnats du monde de course sur route.
©Paola Tertrais_TRC_FFA

Autre performance tricolore, celle de Maël Gouyette sur le mile. Classé quatrième. Une médaille en chocolat qui a d’abord arraché un geste de dépit au demi-fondeur du Haute Bretagne Athlétisme une fois la ligne d’arrivée franchie. Car il est passé tout près de l’exploit !

En 3’56’’57, il ne termine qu’à 14 centièmes du troisième, l’Américain Samuel Prakel (3’56’’43), dans une course très serrée remportée par un autre représentant de la bannière étoilée, Hobbs Kessler (3’56’’13).

Mais Maël Gouyette devrait vite relativiser, tant sa performance a tout d’une divine surprise boostant sans doute sa carrière au niveau international. Pour ne rien gâcher, Benoît Campion se classe lui aussi finaliste, avec sa 8eplace en 3’57’’62.

Bérenice Cleyet-Merle et Etienne Daguinos dans le top 8

Sur la même distance mais chez les femmes, Bérénice Cleyet-Merle n’a pas pu se mêler à la bagarre. Grandes patronnes, l’Ethiopienne Diribe Welteji (4’20 »98 ») et la Kenyane Fait Kipyego (4’24 »13 »). Mais elle n’a pas démérité. Elle décroche une belle 7e place en 4’34’’41. Charlotte Mouchet (11e en 4’36’’71) termine un peu plus loin.

Autre top 8 de ces mondiaux : celui d’Etienne Daguinos sur 5 km cette fois. Il termine sixième avec un excellent chrono à la clé : 13’25’’, son record personnel. Le Talençais a bien géré son effort et ne s’est pas brûlé les ailes à vouloir suivre le rythme des favoris, la première place revenant à l’Ethiopien Hagos Gebrhiwet en 12’59’’.



Le mur du marathon est du à une panne de glycogène ou glucopénie, à ne pas confondre avec l’hypoglycémie. Détaillons la bonne stratégie pour garder du carburant 42 kilomètres durant.

Un rappel utile pour commencer. L’hypoglycémie est une baisse progressive du taux de sucre dans le sang ou glycémie (normalement autour de 1,10 g/l) jusqu’à un niveau (env. 0,60 g/l), qui ne permet plus d’approvisionner les organes vitaux et tissus irrigués. Les fonctions essentielles peuvent être affectées (vue, réflexion), jusqu’au malaise.

Dans ce cas, un resucrage immédiat sera d’autant plus efficace qu’il aura été pris à temps. Et d’autant plus durable qu’il aura été composé, en plus des sucres rapides (jus de pomme, pâte de fruits…), de sucres dites lents (pain, biscottes, petits beurres)

Glycopénie = panne de glycogène

A la différence de l’hypoglycémie, la glucopénie ne s’intéresse pas à la réserve sanguine de sucre, mais à la réserve cellulaire de sucre : le glycogène. Elle désigne donc une pénurie du stock de sucre dans les cellules fonctionnelles de nos tissus, notamment celles de nos muscles.

Si la cellule n’a plus de sucre, elle ne peut plus fonctionner de façon optimale. En effet, il lui faut un certain laps de temps pour en fabriquer du nouveau à partir des substrats disponibles dans l’organisme. A défaut de sucre, ce sont les graisses corporelles et les protéines qui sont oxydées, sinon c’est la panne sèche.

Le cas du « mur » du marathon

En état de glucopénie (panne de glycogène) vos muscles n’ont plus de fuel, vous n’avez plus de jus. C’est ce que certains connaissent sur marathon, avec le fameux « mur ».

En état de glucopénie, vos muscles n’ont plus de fuel, vous n’avez plus de jus. C’est ce que certains connaissent avec le fameux mur du marathon.

Même si vous vous ravitaillez, ralentissez l’allure en alternant marche et course, rien à faire. Car vous serez tributaire du délai que mettent vos cellules pour reformer leur stock, sachant que vous continuez à le brûler, puisque votre activité se prolonge. Ainsi, la glucopénie est bien plus fréquente en compétition. Sa survenue dépendra surtout de ce que vous avez mangé avant l’épreuve ; alors que l’hypoglycémie sera liée à ce que vous avez mangé durant l’épreuve.


La bonne stratégie pour éviter la panne de glycogène

Pour éviter la glucopénie, la stratégie est en cinq points indissociables :

1 – Optimiser sa réserve de glycogène tissulaire (glycogène dans les muscles et les organes), grâce à un vrai régime hyperglucidique avant la compétition.

2 -S’alimenter régulièrement, dès le début de l’épreuve et tout au long de celle-ci, de façon diversifiée (sucres, graisses, protéines), pour épargner le plus longtemps possible son précieux stock de glycogène tissulaire qui s’épuise très rapidement et rend peu autonome à l’échelle d’une épreuve d’ultra distance.

Au-delà de 2h d'effort, on recommande de consommer 70 g de glucides, fournis par les gels et boissons de l'effort.

3 –Améliorer à l’entraînement la capacité de mon organisme à utiliser efficacement d’autres substrats que le sucre, notamment les graisses corporelles. Pour cela, faites des sorties à jeun occasionnelles de 45min. Mais aussi des entraînements distants d’au moins 4h par rapport au dernier repas. Egalement recommandées, des sorties longues entre 1h30-1h45 sans apport glucidique-sucré. Autre bonne idée : testez les ravitaillements protéiné-gras-salés sur les sorties très longues de plus de 2h. Ceci contribue à une meilleure épargne du stock de glycogène et une plus grande capacité à le renouveler en temps réel, à partir des différents substrats disponibles dans l’organisme. 

4 – Optimiser sa réserve de triglycérides intramusculaires (graisses dans les muscles et organes), grâce à un repas gras (omelette gruyère jambon ou quiche au fromage ou raviolis au fromage) avant la compétition. Cela constituera une vraie réserve alternative à la réserve de glycogène dans le muscle et ainsi contribuer à son épargne.

5 – S’entraîner en adéquation avec l’épreuve visée, afin de à répondre efficacement à ses exigences. Il faut solliciter différentes filières énergétiques en conditions réelles (entraînement à jeun, sortie longue) et forcer les capacités d’adaptation des tissus sollicités (muscles) pour orienter leurs caractéristiques (rando course, fartlek, renfo, PPG…).

…et les 5 bons réflexes anti-hypoglycémie

  1. Eviter de se retrouver en situation de glucopénie car c’est la voie royale vers l’hypoglycémie. Il faut donc veiller à l’application des 5 points précédemment listés.).

2. Prendre un petit-déjeuner avant l’épreuve. Léger ou copieux, liquide ou solide, 1h ou 3h avant, peu importe. A partir du moment où il y a un petit déjeuner. Le but : compléter les réserves de glycogène du foie, l’organe garant de la stabilité de la glycémie. On peut aussi faire une vraie collation juste avant de se coucher la veille. Un gâteau énergétique par exemple, puis opter au réveil pour un petit déj léger (1 thé avec du miel et 1 tranche de pain d’épice ou 2 petits beurre) ou liquide (milk-shake énergétique pré-effort).

3 – S’alimenter régulièrement, de façon diversifiée (sucres, graisses, protéines) dès le début de l’épreuve, voire 1h à 30 min avant, sous forme de boisson d’attente (type thé vert + miel + sel). Encore une fois, l’idée est de préserver le plus longtemps possible son stock de glycogène hépatique.

4 – Réduire au quotidien sa dépendance aux sucres (glucodépendance), de manière à réguler ses sécrétions d’insuline (hyperinsulinisme) et habituer son organisme à utiliser d’autres substrats. Ainsi, on obtient une glycémie plus stable et l’on sera moins sujet aux baisses de forme (diminution de la glycémie), fringales et envies compulsives de sucré.

5 – S’habituer sur les entraînements courts (+/-1h) à ne rien consommer à l’exception de l’eau pure. Il convient aussi s’habituer sur les entraînements longs à éviter les ravitaillements sucrés (gels, pâtes de fruits) et à diluer fortement ses boissons énergétiques par rapport aux conditions de course. On peut trouver de ravitaillement alternatives moins sucrées (biscuits secs, galettes fines de kamut) voire salées (chips, cajou, biscuits TUC, crackers aux graines) ou protéinées (viande des grisons, emmental).

Ce qu’il faut retenir

Même s’il s’agit de deux états différents, il y a donc une interdépendance entre hypoglycémie et glucopénie. L’une se nourrit de l’autre. Une stratégie nutritionnelle aboutie s’attachera donc à prévenir la survenue de ces deux situations préjudiciables en termes de performance et de santé. Car les deux laissent des traces sur l’organisme, pouvant être compromettantes sur le long terme.



Après de sa Nimbus 25, ASICS présente son autre paire iconique dans une nouvelle déclinaison. La Kayano 30, référence du genre, qui gagne encore en confort.

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30, comme 30ème version pour cette ASICS Kayano 30. Mais à part le nom, il n’y a plus grande chose de commun entre la version d’origine. Ce modèle abouti intègre toutes les technologies à la mode aujourd’hui. Son point fort, c’est un grand confort du chaussant, une grande douceur à la réception au sol, et un look très large !

ASICS Kayano 30, confort premium

La marque évoque une nouvelle technologie 4D Guidance System qui stabiliserait vos pieds pendant que vous courez. Bon, pour être honnête, en courant sur la route, et sous réserve d’un devers raisonnable, je n’ai pas ressenti de « guidance » particulière mais une bonne stabilité.

En revanche, ce que je ressens un maximum, c’est un amorti très moelleux et une absorption importante des chocs. Pour arriver à ce résultat, la marque a amélioré sa technologie PureGel, 60% plus moelleux que la technologie précédente. Par ailleurs, la paire dispose de 30% de sa mousse FF Blast en plus par rapport à Kayano 29.

Tout cela réduit considérablement l’impact sur les articulations et permet de courir confortablement, c’est indéniable. Même si cela amoindrit la relance et la dynamique du pied…

Une bonne option sur marathon

Asics Kayano 30, encore plus confortable !
Asics Kayano 30, encore plus confortable !

ASICS évoque une réception en douceur et un amorti dynamique. Je valide la douceur, moins la dynamique. Mais sur route, et à une allure supérieure à 4’15 » au kilomètre, c’est la bonne option. Et c’est déjà un rythme à moins de 3h au marathon !

On retrouve par ailleurs les caractéristiques de la marque sur ce nouveau modèle Kayano. Il sera apprécié des coureurs aux pieds fins, et qui comme moi aiment les laçages très classiques. Dans la durée, la semelle extérieure résiste plutôt bien à l’usure, surtout si vous évitez les gravillons qui pourraient entamer les zones non couvertes par du caoutchouc résistant.

Les notes Confort : 18/20 Souplesse : 1820 Stabilité : 18/20 Amorti : 18/20 Dynamisme : 14/20

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Quatre ans après la disparition du Marathon de Bordeaux, un semi-marathon s’annonce pour le 3 décembre sur les quais de la Garonne. Et il affiche déja complet.

Attendu, ce Semi-marathon de Bordeaux ! Les 10 000 dossards prévus pour sa première sont déjà réservés, bien avant la date fixée au 3 décembre. Une liste d’attente est ouverte. Parmi les inscrits, une majorité de coureurs de la région bordelaise, forcément, mais aussi des Franciliens, deuxième région la plus représentée.

Un retour tant attendu !

Semi de Bordeaux
Semi de Bordeaux

La neuvième ville de France renoue enfin avec un évènement running après quelques déconvenues. On se souvient en effet de l’échec du Marathon de Bordeaux, qui avait coûté deux fois plus cher que prévu en 2019 et tombant de facto à l’eau. Après le Covid, un 21.1 km, plus accessible et populaire qu’un marathon, figurait déjà au calendrier 2023.

D’abord inscrit au 2 avril, ce semi n’avait finalement pas pu avoir lieu, le délai d’organisation étant alors trop court. On s’est donc (re)donné rendez-vous pour une version automnale.

A l’initiative, la ville,qui s’est associée au Stade Bordelais. Ce club organise depuis 19 ans le 10 km des Quais de Bordeaux. Appréciés des Bordelais, ces 10 km se dérouleront le 5 novembre prochain. Un belle rampe de lancement vers le semi, calé pile poil un mois plus tard !

 « L’envie de proposer un semi-marathon à Bordeaux trottait dans la tête de Caroline Pujol notre présidente depuis quelques années. Alors, lorsque la ville a proposé ce projet, nous avons sauté sur l’occasion. Certains parlent d’une renaissance, mais il s’agira bien d’une première édition pour nous, sans lien avec le précédent Marathon de Bordeaux », explique Thibault Rayé du Stade Bordelais.

©10 km des Quais de Bordeaux.

Roulant et performant, ce premier semi de Bordeaux

Le parcours sera dévoilé sous peu. On sait déjà que départ et arrivée seront postés sur le quai de la Douane, à côté de la place de la Bourse. Et que le circuit s’annonce roulant, avec un dénivelé inférieur 70mD+, et plaisant. Sa boucle fera le tour des endroits emblématiques de Bordeaux sur des routes fermées à la circulation.

 Quelques figures locales ont déjà confirmé leur participation. On attend notamment Sidney Bailly de l’US Talence affichant 1h08’ sur semi, sa camarade de club Marine Etienne (34’09’’ sur 10 km) . Elle aura affaire à Laura Bel Franquesa du Stade Bordelais auteure d’un 1h19’ sur la distance.



Le Marathon de Berlin et son parcours billard ont une nouvelle fois marqué l’histoire. Fabuleux record du monde féminin pour Tigist Assefa et cinquième sacre (sans record du monde) pour Eliud Kipchoge.

Une journée à marquer dans les livres d’histoire. La olà d’abord pour Tigst Assefa. La nouvelle reine du marathon, c’est elle. L’Ethiopienne de 22 ans a fait chavirer tout Berlin en coupant le fil en 2h11’52’’. Nouveau record du monde, chrono fantastique, deux minutes plus rapide que le précédent temps record de Brigid Kosgei (2h14’04’’ à Chicago en 2019).

Marathon de Berlin, une femme sous les 2h12’

La jeune Assefa devient la première femme de l’histoire à courir le marathon en moins de 2h12’. Et c’est sa deuxième victoire consécutive à Berlin. En effet, l’an dernier, elle avait déjà amélioré le record du parcours berlinois, tapant un 2h15’37’’.

Ce dimanche, la course féminine a connu dès le départ un rythme sensationnel. Au 10 km, 13 athlètes couraient avec un temps intermédiaire de 31’45 ». En tête déjà, Assefa passait le semi en 66’02 ». Un temps qui lui permettrait de remporter de nombreuses courses internationales sur cette distance !

Puis elle a couru encore plus vite dans la seconde moitié (65’33 ».). « Dans la première mi-temps, j’ai économisé un peu d’énergie pour la deuxième partie », a déclaré le championne. Avec ce chrono, elle aurait pu remporter la course masculine au marathon de Berlin en les années 80. « Je me suis entraîné pendant six mois pour cette course. Maintenant, je pense que je serai nominé pour les Jeux Olympiques« , indiquait l’athlète équipée des dernières Adidas Adios Pro Evo 1 ultralégères.

Chrono canon pour Anaïs Quemener

Avec les conditions météo capricieuses, il était difficile d’améliorer son record ce matin sur le macadam parisien
Anais Quemener, sur le marathon de Paris 2023. ©ASO

La Kényane Sheila Chepkirui (2h17’49 ») et la Tanzanienne Shauri Magdalena (2h18 »41) complètent le podium. Au crédit de cette 49e édition record, saluons aussi la performance majuscule de la Française Anaïs Quemener.

A 32 ans, cette aide-soignante francilienne montre encore un peu plus son talent. Championne de France de marathon en titre, elle explose son record de plus de 4 minutes, bouclant pour en 2h29’01’’, 7e performance tricolore féminine de l’histoire !

Eliud Kipchoge, toujours grand patron

Eliud Kipchoge remporte sa 5eme victoire sur le marahton de Berlin sans battre son record du monde.

Côté masculin, le grand Eliud Kipchoge reste bien le patron. Le recordman du monde en titre termine sous la porte de Brandebourg en 2h02’42’, sous les ovations du public.

Avec un premier semi en 1h00’22’’, soit à 20,87 km/h, il était bien bien sur les bases du record du monde. Mais, malgré le soutien des lièvres, le double champion olympique a baissé le rythme sur le second semi. Il  termine ainsi à plus d’une minute de son précédent record du monde, signé ici-même l’an dernier (2h01’09’’).  

A moins d’un an de son défi inédit triplé olympique à Paris, le Kényan de 38 ans est devenu le marathonien le plus titré à Berlin. « J‘ai raté le record du monde, mais je suis maintenant le recordman à Berlin – c’est aussi quelque chose de spécial« , a-t-il déclaré. Cinq victoires à son palmarès, soit une de plus que l’Ethiopien Haile Gebrselassie, ancien recordman de la distance.

Nouveau record allemand en 2h04’58 »

Pour leur première participation, Vincent Kipkemoi, deuxième (2h03’13 ») et Tadese Takele (2h03’24 ») complètement le podium.

Autre chrono majeur ce dimanche, celui de l’Allemand Amanal Petros. L’athlète termine en 2h04’58’’, classé 9e de la l’épreuve très dense cette année. Il dote l’Allemagne d’un nouveau record et se qualifie pour les prochains jeux olympiques. C’est le premier coureur allemand depuis 2008 à craquer le top 10 de ce marathon majeur.

Le premier tricolore, c’est Florian Carvalho, auteur d’un 2h18’19 ». Sur les bases d’un chrono en 2h09′ au premier semi (1h04’35 »), l’athlète a cédé du terrain, terminant finalement loin de son record personnel (2h10’22 » à Valence en 2020) sans décrocher le ticket pour les JO, le temps qualificatif requis étant fixé à 2h08’10 ».

Cette belle 49e édition s’achève sur un score record de participation avec 42 974 finishers. Parmi eux, 1 600 Français ont tenté de battre leur record personnel sur ce parcours super rapide servi par une météo idéale, avec une ambiance phénoménale.

Les résultats des Français au marathon de Berlin 2023, et les résultats complets.



Pour accompagner les coureurs dans leur pratique, ASICS lance sa tournée de testing dans 4 villes de France. L’objectif : faire découvrir ses trois paires les plus confortables.

85% des Français placent le confort comme critère numéro 1 un lors du choix de leur chaussure de course. C’est pourquoi ASICS lance sa tournée de testing. La campagne nommée « Feel the confort tour » fera découvrir les derniers modèles les plus confortables de la gamme, la Nimbus 25, la Kayano 30 et la Novablast 3.

Tests, défis et cadeaux

ASICS invite de manière ludique les personnes à venir découvrir les produits de la gamme. En fonction des spécificités des produits testés, il leur sera proposé de réaliser un défi associé et de repartir avec des cadeaux.

Un premier rendez-vous a eu lieu à Lyon la semaine dernière. L’équipementier vous donne à présent rendez-vous ce week-end du 22 et 23 septembre à Rennes, à l’Intersport de Pacé. Puis le 29 et 30 septembre à Lille, au Westfield Euralille.

Le 5 octobre, le testing aura lieu à Paris, au Racing MultiAthlon, Stade Emile Anthoine, non loin de la Tour-Eiffel. Enfin, dernières dates les 6 et 7 octobre, à La Défense.

Plus d’infos : https://www.asics.com/fr/fr-fr/mk/feel-the-confort-tour



Le premier Marathon international de la Côte d’Amour s’annonce pour novembre 2024, avec six épreuves à l’affiche entre La Baule, Guérande, Batz-sur-mer, Le Pouliguen et Le Croisic.

Chic, un marathon de bord de mer en vue ! Le premier Marathon International de la Côte d’Amour, se tiendra les 2 et 3 novembre 2024 en Loire-Atlantique. L’affiche sera complète pour cette première avec six distances proposées. Un marathon (en solo ou en relais), mais aussi un semi-marathon, un 10 km, un 5 km et des courses enfants rythmeront ce week-end d’hiver bien iodé. 

Pour mettre sur pied cette grande première, l’agence événementielle OC SPORT, déjà organisatrice de l’Abalone Marathon de Nantes s’est associée au club PGAC (Presqu’île Guérandaise Athlétic Club) qui organise la traditionnelle Corrida de Guérande depuis 46 ans.

Marathon de la Côte d’Amour, une boucle unique autour de La Baule

L’épreuve phare, le marathon, prendra son départ à La Baule. Le circuit de 42,195 km mettra à l’honneur  les plus beaux paysages de la Presqu’île Guérandaise, en foulant cinq communes du littoral. Et il promet d’en mettre plein les yeux.

D’abord la promenade de mer de La Baule, et sa belle plage, figurant parmi les plus longues d’Europe. Ensuite, un passage par la cité médiévale et les marais salants de Guérande. Puis la balade se poursuivra sur la côte sauvage du Pouliguen et les ports typiques du Croisic et de Batz-sur-Mer.

Et pour ne rien gâcher, cette boucle s’annonce propice aux performances. 109 mètres de dénivelé seulement, classant l’épreuve parmi les plus roulantes de France.

Les parcours seront dévoilés fin octobre. L’ouverture des inscriptions aura lieu début novembre. Les coureurs peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur la liste d’attente pour recevoir les informations liées à l’événement sur www.marathondelacotedamour.com



La Corrida internationale de Houilles, enregistrée au calendrier de la World Athletics et de la fédération Française d’athlétisme, le 17 décembre prochain est annulée par la municipalité.

La Corrida de Houilles, c’est depuis 1972 un petit monument de la course à pied en France. Une fête mêlant compétition à haut niveau et plaisir de milliers d’anonymes, paradant déguisés pour cette dernière épreuve phare du calendrier.

Jimmy Gressier, fidèle de la Corrida de Houilles annulée en 2023.
Le champion Jimmy Gressier compte parmi les fidèles de cette Corrida de Houilles. ©Christophe SAIDI agence FED

L’an dernier pour sa 50e édition, la traditionnelle course des As, fut même d’une rare densité. Six coureurs sous les 28 minutes, 60 coureurs sous les 30 minutes, 355 coureurs sous les 35 minutes. Aucun autre 10 km en France ne peut se targuer d’afficher des chronos de si haute volée !

Conflit entre la mairie et le Comité des Fêtes

Seulement voilà, la 51e édition, prévue au calendrier le 17 décembre, tombe à l’eau. Le Comité des Fêtes résume sur sa page Facebook : « Malgré tous nos efforts, le maire de Houilles pour des raisons incompréhensibles, nous refuse obstinément l’utilisation temporaire du domaine public permettant de recevoir la course. »

La raison ? Un conflit municipal sur d’anicroches politiques que détaille le média local 78 actu. En résumé, d’un côté le maire de Houilles a exprimé son souhait d’organiser une course similaire pour remplacer la Corrida. Et de l’autre, le Comité des Fêtes fait de la résistance. En effet, l’association historique, dépositaire de la marque « Corrida de Houilles » n’entend pas céder l’organisation de l’évènement.

Tout cela mène à une impasse juridique et cette bien triste annulation. Pour les coureurs, comme les bénévoles qui s’y investissent depuis des années.

Et plus encore en cette veille d’année olympique. Les athlètes français du 1500m au marathon perdent l’occasion d’affiner comme il est de tradition, leur préparation aux JO en se frottant aux meilleurs coureurs de la planète, résume le Comité des Fêtes, navré de cette situation.



Cette Garmin Forerunner se démarque avec son écran très lumineux et ses fonctionnalités avancées. Un outil fiable, performant avec des technologies derniers cris.

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Ces temps-ci, Garmin, l’as du GPS multiplie les sorties. Déjà 5 nouvelles montres cardio-GPS depuis janvier, dont la fameuse Fenix 7 Pro. Et l’année n’est pas terminée ! Cette Forerunner 965 est sortie conjointement avec une autre Forerunner 265.

L’écran Amoled, du confort en plus

Sa véritable innovation c’est son écran Amoled avec une résolution de 454 pixels au carré. En comparaison avec la Forerunner 955 équipée d’un classique écran LCD translectif MiP, la différence est vraiment flagrante. Meilleur contraste et excellente lisibilité, quel que soit l’éclairage ambiant.

En activité, on apprécie vraiment cette amélioration, notamment si l’on utilise la cartographie en mode trail ou VTT. L’écran, un peu plus grand, est aussi tactile en gardant toutefois les cinq boutons. Le boîtier équipé d’une lunette métallique gagne un millimètre en épaisseur par rapport à la Forerunner 955, le poids reste identique (52 g).

Un outil d’analyse archi-complet

La Garmin Forerunner 965 intègre la cartographie.
La Garmin Forerunner 965 intègre la cartographie.

Côté fonctionnalités, deux nouveautés. La première concerne la mesure des métriques avancées en course à pied : le calcul du temps de contact et sol et de l’oscillation verticale ne nécessitent plus le port de la ceinture pectorale. La seconde est l’analyse de la charge d’entraînement de la dernière semaine par rapport aux quatre semaines précédentes (training load ratio). En terme de suivi d’entraînement, on peut difficilement faire plus complet !

Les derniers capteurs embarqués

Pour le reste, on retrouve l’intégralité des fonctions de la Forerunner 955, toujours au catalogue. Elle embarque les meilleurs capteurs: puce multi GNSS à double fréquence, altimètre barométrique (pour des dénivelés précis), capteur cardio optique et oxygénation sanguine, boussole (pour le suivi d’itinéraire), accéléromètre et gyroscope.

Les possibilités d’affichage sont multiples et personnalisables. L’ergonomie permet de ne pas s’y perdre, avec toutefois quelques réglages nécessaires lors de la prise en main.

Musique, paiement… tout y est

On retrouve le stockage et l’écoute sa musique préférée, les fonctions Garmin pay, l’accès direct aux segments Strava, les notifications smartphone avec la possibilité d’y répondre directement.

Pour finir, parlons de l’autonomie. En montre seule augmente légèrement, elle est un peu inférieure en mode GPS (31 h contre 42 h). Son tarif est identique à la 955 équipée du verre solar, avec le choix suivant : écran standard et autonomie supérieure pour la 955, ou écran Amoled et autonomie légèrement en retrait pour cette nouvelle venue.

Prix : 649 €

Le + L’écran Amoled, vraiment lumineux avec le mêmes outils qu’une Fenix 7 ou une Epix 2 à moindre prix. Le – Pas disponible en petit format S, autonomie un peu retrait.

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La première édition de Pouilly-Sancerre prévue 22 octobre promet de régaler autour d’un 20 km festif et gourmand. 1 000 coureurs ont déjà réservé un dossard. Les inscriptions courent toujours…

Pouilly-Sancerre, deux villes, deux appellations, et deux territoires désormais réunis par une course. La première édition prévue pour le 22 octobre promet de régaler. 1 000 coureurs ont déjà pris un dossard mais il est encore temps de s’inscrire !

Pouilly-Sancerre, le vin à l’honneur

Visite de la Tour du Pouilly fumé sur la course Pouilly-Sancerre.
Visite de la Tour du Pouilly fumé, la veille de la course.

Le Nivernais Antoine de Wilde, de la French Run Evenement, qui organise notamment le Nevers Marathon, est à l’initiative de ce nouvel évènement. Fan de l’incontournable Marathon du Médoc, l’athlète a eu une envie de créer sur son territoire une course dans le même état d’esprit.

Au milieu des vignes dorées par l’automne, Pouilly-Sancerre s’annonce donc festive et épicurienne.

Un salon œnologique est ainsi prévu le samedi, veille de course, autour d’un village course. Il sera posté à La Tour du Pouilly Fumé. Implanté dans un cadre patrimonial remarquable, au coeur de Pouilly-sur-Loire, ce temple du vin sera accessible aux inscrits. La visite complète avec dégustations, accès à la vinothèque et au caveau d’arômes ravira les amateurs de bons vins.

Le lendemain, deux dégustations de vins ponctueront la course, avant un dernier verre de Sancerre servi avec le ravitaillement final.

20 km entre deux départements

Pouilly-Sancerre, une nouvelle course festive prévue le 22 octobre 2023

Le circuit avoisinera 20 kilomètres, une distance un peu plus abordable qu’un semi-marathon. Le départ sera donné sur les hauteurs de Pouilly, face au château de Ladoucette, réputé pour son Sauvignon Blanc.

Au démarrage, le cortège passera notamment par une ancienne voie romaine ainsi que par le Pont de Pouilly. Cet ouvrage enjambant la Loire se trouve à égale distance (496 km exactement) entre la source du fleuve et de son embouchure.

Ensuite, le circuit suivra l’itinéraire de la Loire à vélo, en profitant de belles couleurs automnales.

Pouilly-Sancerre, une première course épicurienne le 22 octobre

Puis après une dernière bonne côte finale, l’arrivée sera jugée avenue Honoré de Balzac à Sancerre, devant le Collège Francine Leca.

Navettes, douches, consignes, vestiaires et nombreuses récompenses (bouteille de vin du Centre Loire, t-shirt finisher, médaille originale, verre de vin…) attendent les participants de cette belle première.

Sans conteste, une nouvelle course atypique qui devrait vite s’ancrer au calendrier. D’autant qu’elle traversera deux départements, la Nièvre et le Cher, mais aussi deux régions, la Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val de Loire. Toute une histoire !



adidas Adizero Adios Pro Evo 1, c’est le nom de la dernière innovation de la marque, chaussure la plus légère jamais conçue. Le futur de la course de fond affiché 500 euros !

138 grammes sur la balance pour l’adidas Adizero Adios Pro Evo 1 dévoilée ce jour. La firme aux trois bandes annonce avoir ainsi créé la chaussure la plus légère du marché pour la course de fond. 40 % plus légère que tous les autres modèles de pointe (gamme Adizero) d’adidas. C’est une véritable petite révolution !

Mais une révolution qui ne concernera qu’une infime frange de runners. Car elle sera commercialisée à 500 euros en novembre, après un premier lancement en édition limitée dès aujourd’hui. La plus légère donc, mais aussi la plus chère de l’histoire ! A ce prix, bien sûr, elle bénéficie des meilleures technologies destinées à améliorer l’efficacité de la course. Pas de plaque en carbone cette fois mais une traque obsessionnelle de chaque gramme superflu.

adidas Adizero Adios Pro Evo 1, au gramme près…

Adidas Adizero-Adios Pro Evo 1, la plus légère jamais conçue.

« Nous avons étudié chaque composant d’une chaussure de course afin de déterminer ce que nous pouvions supprimer ou modifier pour en réduire le poids. Cette chaussure a été développée avec l’aide d’athlètes et de coureurs d’élite, avec l’ambition d’aider les sportifs à courir encore plus vite lors des compétitions. », explique ainsi Patrick Nava, vice-président de la marque.

Quelles sont les innovations de cette Adizero Adios Pro Evo 1 dans le détail ? La première, c’est son rocker d’avant-pied unique en son genre. Il est placé à 60 % de la longueur de la chaussure. Il s’agit d’une nouvelle géométrie testée en laboratoire pour favoriser l’impulsion vers l’avant et améliorer l’efficacité de la course.

Côté amorti, la mousse Lightstrick Pro est revisitée. Cette technologie qui a permis de battre des records, est ici le fruit d’un processus de moulage sans compression. Ce nouveau process a permis d’abaisser encore le poids, tout en optimisant le retour d’énergie.

La semelle intérieure elle a carrément été supprimée. Tandis que la semelle extérieure et la tige affichent aussi un poids plume, doublées d’une traction optimisée.

Baptême du feu sur le Marathon de Berlin

Destinée avant tout aux élites, cette Adizero Adios Pro Evo 1 sera mise à l’honneur lors du prochain marathon de Berlin. Tigist Assefa, le vainqueur sortant l’aura aux pieds le 24 septembre. Il affrontera le recordman du marathon, Eliud Kipchoge, équipé par Nike, vraisemblablement d’une toute nouvelle paire en carbone.



Les pré-inscriptions pour l’UTMB Mont-Blanc 2024 et ses courses satellites ouvrent le 14 décembre et la qualification court jusqu’à la fin de l’année. Le point sur les modalités et les options possibles.

Il y a moins de deux semaines, 10 000 coureurs prenaient le départ de l’une des huit courses de la 20ème édition de l’UTMB Mont-Blanc. Désormais, l’attention se porte sur l’édition 2024, prévue du 26 août au 1er septembre, et sur les conditions de qualification. Vous rêvez de courir l’UTMB Mont-Blanc (100 miles), la CCC (100 K) ou l’OCC (50 K) en 2024 ?

Si vous n’avez pas déjà une running stone en poche, c’est déjà cuit, ou presque. On vous explique.  

Running stone, comment ça fonctionne ?

UTMB_World_Series_

Une running stone équivaut à une chance d’être tiré au sort, la loterie étant imposée pour ces trois distances phares de l’UTMB Mont-Blanc. On acquiert ces running stones en participant à l’une des 38 courses du circuit UTMB World Series. Ce circuit mondial, c’est désormais unpassage préalable imposé vers la « finale » de Chamonix.

En vue de l’UTMB Mont-Blanc 2024, vous avez jusqu’au 30 décembre 2023 pour décrocher une running stone. Rappelons toutefois qu’une seule  Running Stone collectée dans les deux années précédentes est obligatoire pour participer au tirage au sort. Ces Running Stones sont cumulables, n’ont pas de date d’expiration et chacune offre une chance supplémentaire d’être tiré au sort.

Sans running stone, que faire pour l’UTMB Mont-Blanc 2024 ?

Vous n’avez pas de running stone ? Votre seule chance sera de vous inscrire ‘last minute’ pour le Nice Côte d’Azur by UTMB prévu dans 15 jours (29 septembre). Après cela, ce sera raté. Sauf à avoir le budget pour partir courir au débotté au Brésil, aux USA, en Corée ou en Suède parmi les 12 évènements ‘by UTMB »restant au calendrier d’ici fin décembre.

Dans votre cas, il vous faudra reporter votre aventure autour du Mont-Blanc en 2025. Vous pourrez ainsi planifier pour le printemps prochain une course du fameux circuit UTMB World Series.

Anticiper en 2024, pour 2024…

Trail du Saint-Jacques by UTMB
©Trail du Saint-Jacques

Pour rappel, en France, il y en quatre trails « by UTMB ». Dans l’ordre chronologique pour 2024, le Grand Trail Alsace by UTMB (20 mai), le Saint-Jacques (15 juin), le Restonica Trail (5 juillet) et le Nice Côte d’Azur (septembre).

Autres possibilités, chez nos voisins européens. A l’affiche : le chianti Ultra Trail b (23 mars 2024) en Italie, l’Istria 100 en Croatie (5 avril ), le Snowdonia au Royaume-Uni (10 mai 2024), le Trail 100 Andorra (16 juin), le Val d’Aran en Espagne (4 juillet), ou encore le Verbier (5 juillet) ou l’Eiger (17 juillet) en Suisse.

Notez (pour faire simple) que des « Majors » permettent à tous les finishers de collecter deux fois plus de Running Stones. Il y a un « major » par continent. Een Europe, c’est l’UTMB Val d’Aran qui fait figure de « finale continentale ».

Vous voila donc briefé côté running stone. Mais pour vous pré-inscrire pour l’UTMB, la CCC et l’OCC, il vous faudra aussi un UTMB index valide.

Comment valider son UTMB Index ?

UTMB Index_

Cette cote UTMB est calculée pour chacune des 4 catégories 20K, 50K, 100K et 100M.  L’UTMB Index est validé quand un coureur a terminé au moins une course du circuit UTMB World Series ou un trail UTMB Index. Car on peut égaement le mettre à jour sur les trails du calendrier français, ceux qui anciennement donnaient des points qualificatifs. Cela devra se faire dans la catégorie équivalente, au cours des 24 derniers mois.  

Sans tirage au sort, c’est possible pour 2024 !  

Toutefois, ne désespérez pas. Il vous reste des options pour 2024, avec les courses sans tirage au sort. A Chamonix, il existe aussi la TDS® (145 km / 9 176 m+), de la MCC (40 km / 2 300 m+) ou de l’ETC (15 km / 1 200 m+), et les jeunes trailers souhaitant accéder à la YCC (14 km / 1 100 m+)​,

Pour ces courses, il n’est pas nécessaire d’avoir de Running Stone ou un UTMB Index. Les coureurs sont toutefois invités à s’inscrire au plus tôt avant que les épreuves ne soient complètes ! 

Ceux qui ont un mental d’acier, un profond esprit d’équipe et de grandes valeurs pour la montagne pourront tenter la difficile PTL (300 km / 25 000 m+), accessible sur dossier.

L’option dossard solidaire, pensez-y pour l’UTMB Mont-Blanc 2024 !

Autre possibilité, le dossard solidaire. Chaque année, ils sont proposés à ceux souhaitant soutenir et investir dans une association partenaire en faisant un don minimum de 2 000 € directement à l’association, ou via un sponsor collectant les fonds.

En faisant ce don, les coureurs peuvent ainsi s’inscrire sans avoir à passer par le tirage au sort. Un coureur qui souhaite acquérir un dossard solidaire s’engage également à devenir un ambassadeur de la cause qu’il a choisie. Un UTMB index valide est nécessaire pour souscrire aux dossards solidaires. Les inscriptions pour ces dossards solidaires ouvriront le 30 novembre. Plus d’informations sur ce lien

Les dates à retenir

Le 30 novembre 2023 :  Ouverture des inscriptions pour les dossards solidaires 
Le 14 décembre 2023 :  Ouverture des pré-inscriptions UTMB, CCC, OCC (Finales UTMB World Series)  Ouverture des inscriptions TDS, MCC, ETC, YCC  Ouverture dépôt des dossiers PTL 
Le 11 janvier 2024 :  Fin des pré-inscriptions UTMB, CCC, OCC  Fin du dépôt des dossiers PTL 
Le 16 janvier 2024 :  Tirage au sort UTMB, CCC et OCC  Annonce des équipes sélectionnées pour la PTL 
Le 29 janvier 2024  : Fin de confirmation d’inscription OCC, CCC, UTMB pour les tirés au sort du 1er tour  Deuxième tirage au sort si les coureurs ne confirment pas leur inscription 


Le marathon de Saint-Tropez, prévu le 24 mars, sera support des championnats de France de la distance. Une belle reconnaissance pour ce jeune marathon mais un choix qui pose question.

C’est à Saint-Tropez que les prochains champions de France de marathon seront sacrés. Fin du suspens. Car depuis novembre 2022, Duncan Perrillat et Anais Quemener conservent leur couronne sur cette distance reine. En effet, après leur sacre sur le marathon de Deauville, un silence radio de la FFA.

On apprenait, un brin surpris, que la Fédération française d’Athlétisme avait renoncé à organiser des championnats de marathon en 2023. Le motif ? La compétition nationale serait désormais proposée sur une saison (2023-2024) et non chaque année, comme cela était le cas jusqu’à présent. Bon.

Marathon de Saint-Tropez, un cadre de rêve…

Passage au coeur de Saint-Tropez…

Finalement, c’est donc la Côte d’Azur ont donc été choisi comme support du championnat 2024. Pour ce jeune marathon piloté par Azur Sport Organisation (qui orchestre également le Marathon des Alpes Maritimes Nice-Cannes), c’est une petite consécration. L’épreuve, née avant le Covid, n’affiche que quatre éditions au compteur.

Pour sûr, le cadre s’annonce superbe, le long du fameux golfe clair. L’épreuve se court en aller simple entre Sainte-Maxime et Cavalaire-sur-Mer. Les spots s’enchaînent ainsi via port Grimaud, Cogolin, Gassin, la baie de Saint-Tropez, Ramatuelle, La Croix-Valmer. La mer à voir bien sûr. Mais aussi les vignobles et la garrigue bordant ce littoral magnifique que l’on découvre au naturel, loin du tumulte estival et du côté « jet set » qui lui colle à la peau l’été.

L’ambiance sur ce Marathon de Saint-Tropez se veut décontractée, avec dégustations de rosé sur le tracé, quelques brochettes de déguisés, de la musique rythmée tous les 2 kilomètres et une tarte tropézienne à l’arrivée.

… et un tracé de caractère

En revanche, les chronos ne devraient pas s’affoler le long de la Méditerranée. Car l’itinéraire se corse à l’amorce du second semi. Il y a une première « bosse » à Saint-Tropez puis une franche montée vers le 31ekm, toute en virages pour atteindre le col de Collebasse. Un col qui donne un accent montagnard à ce marathon de bord de mer résolument étonnant. Au total, 314 m de dénivelé cumulés en 42 km, soit un profil exigeant.

Côté élites, cette date printanière interpelle. Proche de grandes échéances comme les marathons de Paris, de Rotterdam ou de Londres (mais aussi des JO bien sûr), cela laisse à penser que de nombreux athlètes sécheront ce rendez-vous tricolore. Dommage car la dernière édition de Deauville s’était achevée sur un score inédit de participation. 627 classés pour un championnat de France de marathon, c’est un record !