Trouver chaussure à son pied n’est pas forcément aisé, tant il y a de marques et de modèles différents. Pour dénicher la paire qui vous sera la plus adaptée, il convient d’être attentif à plusieurs données.

Chaque marque possède ses propres technologies : forme de chaussant (étroit ou plus évasé), maintien (rigide ou plus souple), système d’amorti plus ou moins réactif, et semelle extérieure au caoutchouc plus ou moins raide et sonore lors de la réception sur le goudron. 

Notre premier conseil, c’est d’éviter d’acheter sa paire de runnings en se fiant uniquement à l’argumentaire technique. En effet, selon votre morphologie et votre antériorité dans la pratique du running, vous apprécierez plus ou moins certaines marques, caractéristiques ou technologies. L‘idéal, c’est toujours de tester en magasin avant d’acheter. Mieux vaut en effet effectuer quelques foulées. Si vous avez déjà eu de bonnes sensations avec un modèle, lorsque vous rechercherez une chaussure pour une autre distance ou un autre type de course, il y a de grandes chances pour que vous trouviez votre bonheur dans la même marque. 

Choisir une paire de running en fonction du terrain pratiqué

Si vous êtes adepte de course nature, il va falloir privilégier un modèle trail. La semelle sera plus ou moins crantée, selon les sols plus ou moins boueux et glissants auxquels vous allez être confronté. La tige sera plus ou moins protectrice selon la technicité des terrains (pierriers, dévers, etc.). Si vous courez majoritairement sur route et chemins stabilisés, des runnings classiques à semelles lisses feront l’affaire.

Pour choisir une paire de running, prenez toujours une pointure au-dessus de celle de vos chaussures de ville. Vos pieds vont gonfler à l’effort et vos orteils risquent de souffrir ! Ne partez jamais sur une compétition avec une paire de chaussures neuves. Deux ou trois sorties préalables seront nécessaire pour bien les « faire » à vos pieds et vous assurer qu’elles ne vous blessent pas.

Quel est votre niveau de pratique ?

Si vous débutez ou si vous ne courez que 2 ou 3 fois par semaine, sur des distances courtes et à des allures modérées, privilégiez le confort et l’amorti, afin de ne surtout pas vous blesser. Si vous souhaitez progresser et participer à des compétitions, il va falloir demander un peu plus à vos chaussures. En particulier en termes de souplesse et de dynamisme. La souplesse est facile à tester en pliant la semelle entre ses mains. C’est plus difficile en ce qui concerne le dynamisme, qu’il faudrait pouvoir ressentir au moins sur quelques foulées. 

Votre poids ?

Si vous pesez moins de 70 kg (moins de 60 kg pour les femmes), évitez de prendre un modèle très amortissant et lourd. Vous n’aurez alors aucune sensation et aurez l’impression de courir avec des « bateaux » aux pieds. Inversement, si vous pesez plus de 85 kg, fuyez les modèles très légers. Vous allez très vite les déformer. Et dans ce cas, la paire ne vous apportera pas l’amorti nécessaire pour éviter les blessures. Entre les deux, votre choix pourra varier en fonction de votre niveau de pratique. 

Choisir une paire de running adaptée à votre foulée

Si l’avant de votre chaussure est usée sur l’extérieur, vous êtes supinateur. Si la paire est usée au milieu, votre foulée est universelle. Et si c’est sur l’intérieur, c’est que vous êtes pronateur. Si vous avez tendance à avoir les pieds à « 10h10 » en courant, il y a de grandes chances que vous soyez pronateur. Les « gros » pronateurs ont même tendance à écraser l’intérieur de la tige de leur chaussure au talon. Pour éviter l’aggravation de ce phénomène, il existe des modèles avec une semelle plus dense sur l’intérieur du pied au niveau du talon.

Nous ne nous attarderons pas sur les foulées en attaque talon ou en avant-plante. Les modèles minimalistes, à la semelle fine et au drop très bas éduquent la foulée avec un pied très proche du sol et qui doit faire lui-même son amorti. Leur inconvénient, c’est qu’il faut avoir une foulée très tonique pour ne pas se blesser avec. 

Pour quelles distances ?

Plus la distance sera courte, et plus vous pourrez prendre une chaussure légère, surtout si vous êtes vous-même léger. Pour les modèles de route, plus on s’approchera du marathon, plus l’amorti sera important à prendre en considération. Ce sera encore plus vrai pour l’ultra. En trail, en plus de la distance s’ajoutent les notions de montée et descente. En effet, la descente est beaucoup plus traumatisante que la montée et nécessite donc plus d’amorti. L’avantage des modèles oversize comme Hoka par exemple, c’est que leur amorti donne l’impression de toujours courir sur des sols souples. Leur inconvénient, c’est qu’ils endorment un peu le pied, et qu’ils peuvent, de part la hauteur de leur semelle, être instables en terrain accidenté.