Le Marathon de Montpellier sera de retour les 6 et 7 avril avec de nombreuses nouveautés. Et pour fêter cette renaissance, il se pare d’un nouveau nom : le Montpellier Run Festival.
Décidément, la société Playground est sur tous les fronts. L’organisation a repris les rênes de l’ex-Run in Reims, devenu Reims Champagne Run en octobre dernier. Elle annonçait récemment le grand retour du Marathon de Toulouse à l’automne prochain… Et transforme le Marathon de Montpellier en Montpellier Run Festival, avec de belles nouveautés à la clé.
Six épreuves pour le Montpellier Run Festival
@Midi Libre
La prochaine édition prévue les 6 et 7 avril 2024 regroupera six épreuves au cœur de la ville. On retrouvera donc la distance reine de 42.195 km, tracée en double boucle de 21.1km.
Le semi-marathonattend de son côté 3 000 concurrents.
Côté nouveautés, un ekiden, marathon en relais sur une boucle de 5 km sera proposé. Par ailleurs, pour la première fois, une épreuve de 10 km débarquera au printemps dans les rues de Montpellier, ainsi qu’un nouveau 5 km et des courses pour les plus jeunes.
Un nouveau village autour de la Promenade du Peyrou
Autre changement, un nouveau Q.G pour l’évènement autour de la Promenade du Peyrou. Ce point central est célèbre pour être la conjonction de 3 œuvres emblématiques de la cité montpelliéraine, la promenade et ses terrasses, la Porte du Peyrou et l’aqueduc de la source Saint- Clément.
C’est donc sur cette promenade que campera le village de la course. Ce sera aussi la ligne de départ des épreuves. Les arrivées seront jugées à quelques mètres de là, sous l’arc de Triomphe. Les inscriptions sont ouvertes sur le site Montpellier Run Festival.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/11/Marathon-de-Montpellier-2019_-@Midi-Libre-15.jpg533800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-11-24 16:54:482023-11-24 16:54:50Le Marathon de Montpellier devient Montpellier Run Festival
Le Marathon de Toulouse, disparu depuis quatre ans sera de retour le 10 novembre 2024. Les premiers dossards pour ce nouveau Toulouse Métropole Run Experience sont en pré-vente à tarifs préférentiels dès aujourd’hui.
A Toulouse, le dernier marathon remonte à 2019. En déficit financier malgré 13 000 participants, l’événement né en 2007 et repris par la Fédération française d’athlétisme de 2016 à 2019 était enterré par Toulouse Métropole à la veille du Covid. Il revient en 2024, piloté par la société PlayGround. Nouveau nom, nouvelle organisation, nouvel élan.
Toulouse Métropole Run Experience, première en 5 épreuves
Le premier Toulouse Métropole Run Experience s’annonce ainsi pour le 10 novembre 2014. Encore une nouvelle course pour PlayGround ! La société, qui pilote notamment la Grande Course du Grand Paris prend de l’ampleur. Le mois dernier, elle a repris en mains, avec succès, l’ex Run in Reims d’ASO devenu Reims Champagne Run. Une première marquée par la naissance d’un nouvel ultra-trail et la disparition du marathon.
Dans la ville rose, l’épreuve reine de 42.195 km sera bien de nouveau à l’affiche le 10 novembre 2024. Un grand retour pour les Toulousains car l’événement s’annonce populaire, autour de cinq épreuves. Une formule relais, un semi-marathon, un 10 km et des courses enfants seront à l’affiche.
Un Marathon éco-responsable dans Toulouse en une boucle
Le parcours n’est pas encore dévoilé dans le détail. Jérémy Larson, président de la société, nous indique toutefois ses grandes lignes. Ce marathon devrait se courir en une seule boucle entre les allées Jean Jaurès et la place du Capitole, sur un tracé à la fois performant et plaisant, enjambant quelques ponts, passant notamment par la Halle de la Machine et l’île du Ramier mais aussi par quelques communes limitrophes de Toulouse.
Comme sur les autres évènements PlayGround, l’accent sera mis sur l’éco-responsabilité. Zéro bouteille plastique mais de l’eau de ville, pas de gobelet jetable (il faudra courir avec le sien), des ravitos solides locaux, des médailles en bois, pas de T-shirt finisher fabriqué à l’autre bout du monde…
Pour lancement, une vente flash à tarifs préférentiels est disponible jusqu’au 17 novembre sur le site de Toulouse Métropole Run Experience. Le dossard pour le marathon est ainsi proposé dès à présent à 45 euros. Ensuite, les inscriptions débuteront le 8 janvier 2024, avec un nombre de dossards limités.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/11/Marathon-de-Toulouse.png431825Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-11-10 11:09:082023-11-10 11:10:13Le Marathon de Toulouse est de retour
Sur le Marathon de New York, les Français campent toujours en tête des étrangers. Cette année, parmi les 51 229 finishers, 2 073 tricolores, de belles performances et quelques têtes connues…
Tous les records tombent sur marathon. Et New York, dernier marathon majeur de la saison n’a pas fait exception. Ce dimanche, l’Ethiopien Tamirat Tola s’est imposé dans Central Park en 2h04’58’’, améliorant l’ancien chrono de Geoffrey Mutai (2h05’06’’, 2011).
Médaillé d’or lors des mondiaux de marathon 2022, l’athlète adidas de 32 ans a remporté son premier « major » en un temps record. A ses pieds, les dernières Adidas Adios Pro Evo 1, la même paire que celle que portait Tigist Assefa sur le marathon de Berlin lors de son record du monde.
Chez les femmes, la victoire est revenue à la Kényane Hellen Obiri en 2h27’23. Elle s’impose après une course tactique, quelques secondes seulement devant la deuxième Letesenbet Gidey (2h27’29).
Marathon de New York, les Français fidèles premiers
Guillaume Adam premier Français au Marathon de New York.
Derrière ces champions, New York a célébré 51 229 finishers lors de sa 52e édition. Ce marathon reste bien le plus couru de la planète, LE marathon à courir une fois dans sa vie. Parcours exigeant à travers les 5 quartiers de Big Apple, mais ambiance incomparable servie par une météo idéale ce 5 novembre.
Cette fois encore, plus de 2 millions de spectateurs se sont massés le long des avenues pour célébrer les marathoniens durant de longues heures.
Dans le cortège, 2 073 Français, transcendés par la liesse générale. L’histoire d’amour avec New York dure depuis toujours. La France est le premier contingent d’étrangers depuis maintenant cinq décennies !
Cette année, le tricolore le plus performant, ce fut Guillaume Adam. Co-fondateur de l’application de coaching running personnalisé, RunMotion Coach, il a terminé à la 34e au classement général, en 2h27’. Well done. Sachant qu’en 2019 déjà, le coach avait performé en 2h26’. Derrière lui, quelques personnalités avaient fait le voyage, pour certains avec la Team Orange Running.
Nouveaux records et premières fois
Ainsi, le champion de BMX Matthias Dandois a carburé en 2h57’. Claude Dartois de Koh-Lanta termine en 3h01, son nouveau record, « la pomme sur le gâteau » (sic) suite une préparation rondement menée par Dorian Louvet, ex de l’émission Koh-Lanta. Le chef Juan Arbeleaz boucle lui aussi avec le sourire en 3h30’.
Claude Dartois, heureux finisher du marathon de New York.
Citons aussi Hervé Mathoux, présentateur du Canal Football Club, qui a couru son premier marathon en 5h59’. Première fois réussie également pour les deux Miss France Marine Lorphelin (4h49) et Amandine Petit (5h05’) ainsi que pour le chanteur Amir(5h35’). Pas meilleure première expérience que New York pour vivre ce challenge de 42.195 km qui change une vie !
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/11/marathon-de-New-York.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-11-06 17:23:342023-11-15 10:19:45Français au Marathon de New York : Guillaume Adam en tête et quelques vedettes
Pour sa 15e édition, le marathon des Alpes Maritimes a rassemblé 14 000 coureurs entre Nice et Cannes. Un anniversaire placé sous le signe de la fête et marqué par le vent.
On peut dire que ce Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes a le vent en poupe. Pour sa 15e édition, l’épreuve s’achève sur un nouveau record de participation post-covid.
Plus de 14 000 inscrits avaient réservé un dossard pour participer à l’évènement. 4 distances étaient à l’affiche ce dimanche 5 novembre. Un marathon, un duo, une formule relais ainsi qu’un 20 km entre Nice et Villeneuve-Loubet.
Ici, le marathon reste, de loin, la distance reine. Plus de 6 000 coureurs étaient massés derrière la banderole de départ, sur la Promenade des Anglais.
Dans les starting-blocks, 2 500 concurrents s’apprêtaient alors à plonger pour la première fois dans le « grand bain du marathon ». Beaucoup de petits nouveaux donc, mais aussi des habitués dans le cortège de ce 42.195 km réputé parmi les plus beaux du calendrier. 21 engagés comptent désormais 15 éditions de « Nice-Cannes » au compteur. Comme Jean qui arborait fièrement un dossard ‘James bond’, 78 marathons à son actif, la centaine dans le viseur, et Nice-Cannes en coup de cœur, « le plus beau de tous » (sic).
Marathon Nice-Cannes, le parcours modifié en raison de la tempête Dominguos
Une nouvelle fois, l’expérience fut belle. Car pour célébrer en bonne note cet anniversaire, l’organisation avait mis le paquet sur les animations. Au programme : jongleurs, échassiers, flammes scintillantes, pluie de confettis, groupes musicaux tous les 2 kms, DJ, espace détente dans la zone finish, soirée After-Race… L’ambiance s’est voulue décoiffante, au sens propre comme au figuré, car le vent a bien soufflé le long de la Méditerranée.
En raison d’une vigilance orange « vagues-submersion marine » ce week-end, le parcours fut modifié à la marge. Cela afin de garantir la sécurité de tous les participants au niveau du Cap d’Antibes.
Il a donc fallu endurer un vent de face tenace sur cette 15e édition. Comme à son habitude, le groupe de tête mené par les athlètes élites est parti très vite guidé par le lièvre jusqu’au Cap d’Antibes. Puis, les deux Kenyans ont pris le large, au coude à coude.
C’est finalement, le Kenyan Japheth Kosgei qui a mis le turbo. Premier à pointe sur la Croisette, il s’est emparé de la victoire en 2h14’37’’. Il a terminé loin devant son compatriote Patrick Kosgei (2h17’51’’). Derrière, le Tchèque Matez Zima, n’a pas démérité. Il a collé au train des Kenyans pour décrocher une superbe troisième place en 2h31’2.
Le premier régional, François Holzerny, termine à la 7e place au scratch en 2h39’01’’.
Chez les femmes, moins de suspense. L’unique élite féminine enregistrée sur le papier en raison du forfait de la seconde, fut sans réelle concurrence. La Kenyane Irène Jerobon décroche ainsi les lauriers en 2h41’17 ». La Camille Van Huffel Verite termine 2eme en 2h53’29 », suivi de la Suédoise Elmina Saksi en 2h58’41 ». A noter, la 4e place de la première régionale, la traileuse Maryline Nakache, première du dernier Marathon des Sables. qui termine en 3h02’.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/11/Marathon-Nice-Cannes-2.jpg533800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-11-06 13:26:002023-11-13 17:07:50Résultats du Marathon des Alpes Maritimes, une édition décoiffante
La SaintéLyon, rendez-vous culte de fin de saison connaît un engouement sans précédent avec 11 000 inscrits. Pour la première fois, les 8 formules sont complètes deux mois à l’avance. En tête, du beau monde s’annonce.
A l’aube de la 69e édition, prévue le, une grande première pour la SaintéLyon. Toutes les formules affichent complet. Depuis 2017, la participation pour cette doyenne des courses ultras est limitée. Les 17 000 dossards ont trouvé preneurs. On enregistre même plus de 5 000 personnes en liste d’attente !
Tous les départements sont représentés. Avec 50 % d’engagés pour les 12 départements de la Région Auvergne Rhône-Alpes et 18 % pour l’île de France. On comptabilise par ailleurs 4,3 % d’étrangers avec une trentaine de pays. Par ailleurs, la participation féminine toujours en hausse, notamment sur les petits parcours comptant 26% de participantes.
Les 8 formules sont complètes. LyonSaintéLyon (400 engagés) Solo / 156 km /SaintéLyon (7000 engagés) Solo / 78 km / > SaintéLyon relais (1500 engagés) > SaintéLyon relais 2 > SaintéLyon relais 3 > SaintéLyon relais 4 > SaintéExpress (3 800 engagés) Solo / 44 km > SaintEtic (1800 engagés) Solo / 13 km > SaintéSprint (2800 engagés) Solo / 24 km / > SaintEtic(1800 engagés) Solo / 13 km.
C’est la diagonale historique en 78 km, la plus prestigieuse, celle qui attire le plus de participants. Ils seront 7000 coureurs au départ, avec un beau plateau annoncé. Il s’agit de la seule course de l’événement qui propose des primes financières pour les 5 premiers hommes et les 5 premières femmes.
Côté masculin, 20 coureurs avec un index supérieur 800 points. La participation de l’Espagnol, Andreu Simon Aymeric, vainqueur sortant, n’est pas confirmée à ce jour. Thomas Cardin, vainqueur 2021 et deuxième en 2022 sera lui de la partie. Face à lui une meute de prétendants.
Le champion de France de trail long Baptiste Chassagne, 3ème l’an passé, le britannique Andy Symonds. Dans les rangs également, les Français Valentin Benard, Alexandre Meyleu, Benjamin Polin, Kevin Vermeulen, Loïc Rolland. Ainsi que l’Espagnol Alvaro Gonzales Del Salto, le NorvégienDidrik Hermansen.
Chez les dames, l’Espagnole Azara García de los Salmones (782 points) sera la plus capée et s’alignera pour la première fois sur cette SaintéLyon. Dans l’attente de la confirmation de la participation de Sarah Vieuille, vainqueure en 2022, il faudra compter avec la coureuse du Team Asics, Marie Goncalves. Elle a déjà remporté la SaintExpress en 2021 et la SaintéSprint en 2022 et bien sûr, la récente vainqueure du Grand trail des Templiers, Julie Roux, du Team Salomon.
La team Asics en force
La SaintéLyon connaît un engouement sans précédent. Pour la première fois, les 8 formules sont complètes depuis le 11 octobre. En tête, du beau monde s’annonce.
Par ailleurs, de nombreux top athlètes Asics, partenaire de l’événement seront engagés sur les plus petites distances. Benedict Hoffmann, Lucile Taillefer,Rachel Pain et Mathieu Cornier sur la SaintExpress. Xavier Chevrier, Quentin Meyleu, Manon Lallement et Sara Alonso (vainqueure 2023 de l’ETC-UTMB et du Marathon du Mont-Blanc) sur la SaintéSprint.
À noter la participation en Relais 2 de David Gaudu, leader de l’équipe cycliste professionnelle Groupama-FDJ, 9ème et premier français du dernier Tour de France, en binôme avec Alexandre Fine, Champion de France de trail court 201
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/11/la-saintelyon-connait-un-engouement-sans-precedent-pour-la-premiere-fois-les-8-formules-sont-completes-depuis-le-11-octobre-en-tete-du-beau-monde-sannonce.jpg532800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-11-03 11:20:242023-11-03 11:20:26SaintéLyon affiche complet : le point sur la start list
Marseille-Cassis, la grande classique du Sud-Est, a de nouveau rassemblé 20 000 coureurs lancés sur les pentes de la Gineste et du plateau de Carpiagne. Retour au cœur du peloton avec l’équipe Garmin.
Des classiques d’automne, Marseille-Cassis est sans conteste celle qui a le plus fort caractère. Pour ne rien gâcher, cette course en ligne entre la cité Phocéenne et la station balnéaire permet de combiner sport et farniente, de nombreux arrivants terminant leur journée sur la plage de Cassis.
Une longue montée régulière jusqu’au col de la Gineste
Contrairement à 2022 où il avait fait chaud dès le départ, la température était plus propice à un effort sportif exigeant ce 29 octobre. Au programme, 4 km de mise en jambes au départ de l’Orange Vélodrome, avant d’attaquer la longue mais régulière montée du col de la Gineste (6 km d’ascension).
Equipé de la Garmin Fenix 7 pour l’occasion, je teste la fonction ClimbPro, qui affiche les caractéristiques du profil lors des portions en montées ou en descente. Après avoir préalablement chargé le parcours dans la montre, cette dernière affiche les recommandations d’allure à tenir et l’estimation du temps d’ascension actualisé en direct, en fonction de ma vitesse et de ma fréquence cardiaque. C’est très pratique pour gérer son effort le plus précisément possible, car, la seconde partie, bien que quasiment tout en descente, nécessite d’avoir encore de l’énergie.
Les trois virages en épingle permettent de voir la ville de Marseille en contrebas et d’embrasser du regard le parc des calanques. Après la grosse fan zone mise en place par la Team Orange au 5e km, place à la solitude. On évolue dans le seul bruit feutré des foulées et de la respiration.
La mi-course se situe quasiment au sommet du col de la Gineste. Ce n’est certes pas une montagne, mais la vue sur la Grande bleue mériterait que l’on s’y arrête.
Place à la descente désormais, mais cette dernière est entrecoupée de quelques portions en faux-plat défavorable qui cassent légèrement le rythme et mettent à mal le moral de ceux qui pensaient qu’il suffisait de se laisser porter jusqu’à Cassis.
La chaussée est large, le silence total, la route s’étire au milieu d’un paysage alternant garrigue, bosquets de chênes verts et de pins maritimes, une véritable ambiance méditerranéenne.
Vers le 15e km cela descend enfin régulièrement. On entend déjà la seconde fan zone de la Team Orange, où l’ambiance s’apparente à celle de l’Alpe d’Huez, mais en descente. Musique, applaudissements et encouragements au programme. Le bas de la descente, vers le 18e km, fait presque mal aux jambes tant la pente est raide (plus de 10 %).
A l’entrée de Cassis cela remonte légèrement avant de filer vers la gare sur une petite route étroite passant au milieu des vignes et des oliviers. Un dernier virage à droite, une dernière descente et c’est enfin l’arrivée, après 20 km d’effort.
L’actuel site d’arrivée (depuis 2017) est situé sur les hauteurs de Cassis. Certains regrettent l’ancien parcours avec une arrivée sur le port, mais l’exiguïté du lieu rendait difficile la sortie de la zone d’arrivée. Pour rejoindre la plage de Cassis, il suffit désormais de continuer à descendre jusqu’à la mer.
Une organisation au cordeau
Si, en 2022, la météo était estivale, et presque trop chaude pour courir, cette fois, le ciel était couvert avec une température agréable, mais un vent un peu sensible qui refroidit les ardeurs des candidats baigneurs. Les navettes en autobus (retour possible en train également) permettent de retourner à Marseille. On soulignera la grosse logistique mise en place: transport des 20000 sacs des coureurs depuis le départ jusqu’à l’arrivée, ainsi que plusieurs centaines d’autobus pour effectuer le retour vers Marseille (mais également le départ depuis Cassis vers Marseille tôt le matin avant la course). Cette qualité d’organisation participe à la réussite de cette course.
Les coureurs ayant du mal à estimer leur temps sur Marseille-Cassis, compte tenu du profil particulier de la course, avec une longue montée régulière suivie d’une descente avec quelques portions nécessitant des relances, peuvent se référer à leur meilleure performance sur un semi-marathon plat.
Rendez-vous le dimanche 27 octobre 2024, sous le soleil exactement, au pied de l’Orange vélodrome.
Le 10 décembre, le premier10 km de la Tour Eiffel attend 6 000 coureurs autour d’un parcours sublime tracé au cœur du 7eme arrondissement de la capitale.
Une nouvelle course dans Paris, c’est toujours un événement. Et ce premier 10km de la Tour Eiffel promet d’enchanter, avec son parcours de rêve autour du monument symbole de la capitale.
Déjà un monument !
Pour son lancement, le 10 décembre, la nouvelle soutenue par la mairie du 7eme arrondissement attend 6 000 concurrents. Aux manettes, on retrouve Eric Schwartz et son équipe. Ce marathonien passionné organise déjà le Marathon du Deauville, le Semi de Cabourg, le 10 km de l’Hexagone, mais également le 10 km des Champs-Élysées lancé l’hiver dernier.
En février, cette nouvelle course foulant la plus célèbre avenue du monde avait fait sensation. Des guichets fermés, 3 000 refoulés, un beau champion (Yohan Kowal) pour étrenner le palmarès et des finishers unanimes. Qui dit mieux pour une première ?
10 km de la Tour Eiffel, une boucle au cœur 7ème arrondissement
On imagine volontiers ce nouveau 10 km de la Tour Eiffel susciter autant d’engouement pour son lancement. En tout cas, l’épreuve invite à terminer l’année en beauté.
Le circuit se courra en une boucle, exclusivement sur la rive gauche. La zone de départ et d’arrivée sera postée Place de Fontenoy, face au bâtiment de l’Unesco.
Parmi les grandes artères empruntées, l’avenue de Suffren, le quai J.Chirac, le quai d’Orsay, l’avenue de la Motte Piquet, la rue de Grenelle ou encore la rue de Babylone… Soit un parcours particulièrement élégant autour de la grande dame .Si vous souhaitez participer à cette première, ne tardez pas, les inscriptions vont bon train.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/AdobeStock_252619416.jpeg532800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-10-31 08:00:002023-10-24 16:07:3410 km de la Tour Eiffel, une première très élégante
La 30e édition du Lausanne Marathon a été une immense fête populaire entre vignobles et rives du Léman. Plus de 10 000 concurrents dans les rangs, une météo idéale, un décor enchanteur et de belles performances.
Cette 30e édition du Marathon de Lausanne s’est ouverte sur un premier record, celui de la participation. En effet, la manifestation suisse a pour la première fois de son histoire dû fermer avant l’heure les inscriptions.
« Nous sommes heureux de pouvoir annoncer 3000 personnes de plus que l’an passé pour notre 30e anniversaire, c’est magnifique », se réjouit le comité directeur de l’épreuve. « En Suisse, seules quelques courses ont réussi à retrouver leurs chiffres d’avant la crise du Covid : nous sommes fiers d’en faire partie. », poursuit en chœur l’équipe à la veille du week-end festif.
Pour ne rien gâcher, la météo fut de la partie. 10 310 enthousiastes se sont donc fondus dans le superbe paysage du Lavaux entre ville, lac et vignes ce 30 octobre.
Dans le lot, 1359 concurrents ont bouclé l’épreuve reine du marathon. Depuis toujours, cet aller-retour le long de la Riviera vaudoise enchante avec ses 42 kilomètres au cœur de l’un des plus beaux panoramas d’Europe, classé par l’Unesco. D’un côté les eaux bleutées du Léman et les sommets alpins en toile de fond, de l’autre les coteaux mordorés.
Le circuit n’est pas le plus roulant du calendrier, avec sa redoutable montée de Vevey, mais c’est assurément l’un des plus plaisants.
En tête, c’est d’ailleurs un montagnard qui s’est imposé. Le Catalan Aleix Toda Mas a fait forte impression. Cette pépite « sortie de nulle part » avait terminé huit jours plus tôt le Kilomètre Vertical de Fully en 35 minutes.
Il a enchaîné avec ce marathon, son troisième à fond les ballons, terminant en 2h29’48. « Je suis très heureux et étonné d’avoir pu courir si vite. Je viens d’enchaîner les courses et ne pensais pas être à ce niveau sur le plat. Le paysage m’a enthousiasmé », soufflait le coureur domicilié à Couvet. Converti au marathon par l’intermédiaire de sa femme en début d’année, il remporte ainsi sa première victoire de prestige. Et devance l’Italien Giovanni Vanini (2h30’27) et Marc Chevalley des Paccots (2h36’38).
Côté féminin, c’est la néo-Helvète Alemitu Clerc-Bekele qui a survolé les 42,195 km. En 2h53’34, la Bernoise d’origine éthiopienne gagne pour la deuxième fois à Lausanne après son premier sacre en 2016. La vainqueur-surprise de l’an passé Carla Weber (Zurich) se classe deuxième en 3h06’40. La Française Ruth Jaeger-Manatschal complète le podium en 3h07’31.
Semi-marathon & 10 km, des podiums internationaux
Sur le semi-marathon, 4 375 finishers ont défilé derrière le Kenyan vainqueur. Elvis Tabarach de Morat-Fribourg n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Il gagne en solitaire en 1h05’53, devant le réfugié érythréen de Zurich Seare Weldezghi (1h07’19) et l’Américain de Berne T-Roy Brown (1h09’12). Victoire kenyane aussi chez les féminines, avec Beatrice Cherono en 1h17’46’’, devant l’Espagnole de Nyon Reyes Astrain (1h20’53) et la Préverengeoise Phoebe Tengdin (CTT/1h24’45).
Sur le 10 km enfin, distance la plus courue avec 4576 classés, un jeune Français installé à Lausanne, Edmond Demoulin a décroché les lauriers en 30’55’’« Ouh là là, c’était dur », souriait-t-il juste après avoir franchi la ligne en 30’55. L’athlète de 21 ans s’est débarrassé dans le dernier kilomètre du Genevois Jasper McDowell (31’01). Le Vaudois Jean-Pierre Ané (Coppet) complète le podium en 31’26.
Chez les féminines, ce fut une nouvelle démonstration de la révélation romande de course à pied 2023 Oria Liaci, de Martigny. Cet été, La Valaisanne avait fait sensation sur la course Montreux-les Rochers-de-Naye assortie de 1650 m de dénivelé. Elle a donc filé devant sur ce 10 km roulant, terminant 34’24, devant l’Ethiopienne Meskerem Feyssa Biftu (35’44 ») et la régionale Julie Lachat (36’47’).
A l’arrivée, devant la foule rassemblée à Bellerive, des sourires par milliers et un même satisfecit des heureux médaillés. Ce week-end à Lausanne rondement mené fut festif, sportif et instructif. En effet, dans le cadre de cette édition anniversaire, les participants ont pu profiter d’une visite gratuite du Musée Olympique de Lausanne, avec un espace retraçant l’histoire de ce marathon lancé en 1993 et une exposition passionnante intitulée Free to run.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/10/Marathon-de-Lausanne-1.jpg563800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-10-30 11:25:182023-11-13 16:33:18Marathon de Lausanne : une 30e édition record
La FFA a mis en place un nouveau Challenge National Trail pour la saison 2023-2024. Il s’agit d’un circuit comprenant 12 épreuves parmi les trails du Trail Tour National, avec classement et dotations en prize money.
Afin d’amplifier l’intérêt sportif autour dut trail, la Fédération française d’athlétisme (FFA) lance un nouveau Challenge National Trail pour la saison 2024 qui s’ouvre.
Ce circuit compte 12 trails (6 trails longs et 6 trails courts) choisis parmi les trails labellisés du Trail National Tour. Ils sont répartis dans toute la France, à égalité entre typologies de terrains, « haute montagne », « moyenne montagne » et « plaine ».
Des Vosges au Cantal, de la Savoie à Paris, il récompensera ainsi les plus polyvalents et les plus réguliers.Carpour être classé, le(a) participant(e) devra avoir terminé au minimum trois courses dont une dans chaque typologie de parcours.
27 juillet : La 6000 D La Plagne (73) ; long – haute montagne
Classement et prize money
A condition bien sûr d’être licenciés FFA, les coureurs engrangeront à chaque course des points en fonction de leur classement dans la catégorie homme ou femme. A noter : il n’y aura en revanche pas de distinction de classement entre les catégories espoir, senior ou master, ni de classement par équipe.
Le classement final sera établi à l’issue du dernier trail du Challenge, en l’occurrence la 6000 D. Celle et celui qui auront obtenu le plus grand nombre de points seront les premiers.
Comme cela se fait déjà sur les grands circuits de trails comme Golden Trail Series ou UTMB World Series, la FFA a décidé de mettre en place des dotations pécuniaires sur ce nouveau challenge. Les 5 premiers athlètes hommes et femmes eront récompensés, à égalité pour les formats courts et longs.
• 1er homme et 1ere femme : 6 000 €
• 2ème homme et 2eme femme : 4 000 €
• 3ème homme et 3eme femme : 3 000 €
• 4ème homme et 4eme femme : 2 000 €
• 5ème homme et 5eme femme : 1 000 €
Ce top 5 recevra la dotation financière lors de la cérémonie officielle de remise des titres qui aura lieu lors des Championnats de France de Trails de l’année suivante, précise le règlement.
Que devient le Trail Tour National ?
Ce nouveau challenge s’ajoute au Trail Tour National, lancé en 2012. Ce TTN devient une sorte de « label de qualité ». Il garantit aux participants de courir sur des compétitions où l’aspect organisationnel et environnemental est pris en compte. Mais aussi où les distances et les dénivelés seront tous mesurés et officialisés avec la même méthode.
Ce TTN regroupe 80 trails possédant un label national ou régional où l’on peut se qualifier pour les championnats de France de trail court et de trail long. Il reste le support du challenge des clubs. Ce « challenge du nombre » permettra aux clubs s’investissant en groupe dans le TTN d’être classés. A la différence lui du nouveau Challenge National Tour, purement individuel et basé sur la performance.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/02/EcoTrail-Paris-2.jpg538800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-10-25 08:15:002023-10-25 10:02:09Challenge National Trail : comment fonctionne le nouveau circuit de la FFA ?
La classique provençale vivra sa 44e édition en compagnie de 20 000 concurrents ce dimanche 29 octobre. Quelques points de repères pour bien appréhender l’effort en 20 kilomètres entre Marseille et Cassis.
A quelques jours de Marseille-Cassis, un petit rappel sur les spécificités du parcours s’impose. Certes, beaucoup connaissent déjà cette classique provençale, mais d’autres s’y frotteront pour la première fois.
Espérons que vous n’avez pas lésiné sur les séances de côte car alors, la fameuse route qui serpente jusqu’au col de la Gineste (237 m de dénivelé) pourrait bien vous couper les jambes.
Nous avons « découpé » les 20 km qui séparent le boulevard Michelet, de l’avenue d’Albizzi de Cassis en cinq sections pour vous aider à appréhender l’épreuve.
Marseille-Cassis, une côte en entrée et en dessert
Km 0 à 3. Un long faux plat montant en entrée ! Pas évident pour caler son allure. On attaque directement le dénivelé du Marseille-Cassis. Mieux vaut partir en-dedans, ne pas se faire aspirer ni trop slalomer.
Km 3-10. C’est la fameuse montée de la Gineste. L’ascension est longue mais régulière, sans pente abrupte. Les lacets, peu serrés, n’occasionnent pas trop de déperdition de vitesse. Pourvu que l’on arrive frais pour grimper…
Km 10,5-13. Arrivée en haut, profitez d’abord de la vue sur la rade de Marseille, derrière vous. Devant, c’est le plateau de Carpiagne. La pente douce mais en ligne droite. Ces 3 kilomètres paraissent très longs. Et ce sont, de l’avis des coureurs, les plus monotones du circuit.
Km 15-17. Là, vous « plongerez » vers Cassis. Le dénivelé positif est enfin terminé ! S’ouvre alors la descente, assez abrupte. Mais la vue est magnifique sur la baie. Pour ne pas laisser de plumes, il faut se contrôler. Veillez à ne pas trop taper au sol à chaque foulée. Car l’épreuve n’est pas terminée…
Km 17,5-20. Au rond-point d’entrée dans Cassis, devant les vins de Cassis Bodin, le circuit bifurque vers la gauche en direction du quartier « Mussuguet ». Exit la côte des Pompiers dont certains se souviennent peut-être. En lieu et place, une remontée de l’avenue Carmoux. Elle s’étire sur 600 mètres. Moins abrupte mais plus longue, cette dernière grimpette promet de piquer les jambes. Ensuite, le final en ligne droite sur l’avenue des Albizzi. Au sprint tant qu’à faire, pour terminer en beauté !
Marseille-Cassis se déroulera ce dimanche 29 octobre, en compagnie de 20 000 concurrents dont de beaux champions. Hassan Chahdi, Nicolas Navarro, Charik Abderrazak sont notamment annoncés au départ.
Marseille-Cassis approche. Rendez-vous est pris pour ce dimanche 29 octobre. A 9 heures devant l’Orange Vélodrome, ce sera la coup d’envoi de la 44e édition. Et cette classique provençale s’annonce d’ores et déjà palpitante.
En effet, de nombreux athlètes qui ont déjà en ligne de mire les Jeux Olympiques de Paris 2024 sont annoncés. Avec ses 20 km et son relief marqué par l’ascension de la Gineste et la descente sur Cassis, Marseille-Cassis se présente comme une bonne répétition en perspective du marathon olympique qui disposera d’un dénivelé assez similaire.
Parmi les hommes, Hassan Chahdi, vainqueur 2022? 7ème des derniers championnats du Monde 2023, sera le grand favori. Il est forme, auteur d’une superbe deuxième place en 57’36 » lors des 20 km de Paris le 8 octobre dernier.
Le local de l’étape, Nicolas Navarro compte aussi animer la course. En pleinepréparation du marathon de Valence et déjà détenteur des minima olympiques, il sera aux avant-postes. Tout comme Charik Abderrazak, auteur d’un gros chrono de 2h08’35 (à 25 secondes des minima!) lors du dernier marathon d’Amsterdam.
Florian Carvalho et Benjamin Choquert, tous deux expérimentéssur la route, ne manqueront pas de se mêler à la bagarre.
Les coureurs tricolores devront se méfier du jeune ougandais Samuel Kibet. Champion du monde de course de montagne 2022 en montée et descente, qui dispose de toutes les armes pour prétendre à écrire son nom dans l’histoire de Marseille-Cassis.
Haut niveau aussi côté féminin
La fameuse montée du col de la Gineste…
Côté féminin, Wede Kefale sera la plus attendue pour se hisser sur la première marche du podium. Elle affiche un record en 31’16 » sur 10 kilomètres. La jeune éthiopienne aura pour principales adversaires la kazakhe Zhanna Mamazhanova, qui connait bien la course après sa participation aux deux dernières éditions.
Mais aussi la Française Mélanie Allier, championne de France du 10 000m 2023 et du 5 kilomètres en 2022. Elle aura une carte à jouer pour sa 2ème expérience sur la distance après les 20 km de Paris au début du mois.
Marie Bouchard, vice-championne de France de cross 2022, Léonie Periault, médaillée de bronze du relais mixte de triathlon des JO de Tokyo, Floriane Hot, championne du monde du 100km, et Leila Hadji, championne de France du 5000m en 2021, tenteront également leur chance sur ce 44ème Marseille-Cassis.
Run In Lyon a une fois encore fait le plein avec 30 000 inscrits pour sa 13e édition. Le Jour J : un beau soleil et une ambiance festive entre Rhône et Saône.
Ce Run in Lyon fait exception. Dans la série « Run in » initiée par A.S.O il y a quelques années, seul Lyon subsiste désormais. Run in Marseille est tombé à l’eau en 2020, Run in Mont-Saint-Michel était enterré en 2022. Cette année, ce fut au tour de Run in Reims de passer à l’as. L’étape champenoise est passé dans le giron d’une autre organisation, Playground, avec un nouveau Reims Champagne Run.
Run in Lyon, un grand défilé à travers toute la ville
A Lyon depuis 13 ans, la mobilisation ne se dément pas, au contraire. L’évènement s’est vite ancré dans les cœurs. Le tiercé regroupant 10 km, semi et marathon fonctionne à plein, emmené par un peloton de 13 565 coureurs sur la plus courte distance.
En parallèle, un 5 km lancé l’an dernier a permis d’accrocher un dossard, sans classement. La balade non chronométrée a défilé sur les ponts de la Feuillée et Morand, puis les berges du Rhône avant de rallier la place Bellecour, CQ du week-end.
Côté compétition, les coureurs ont pu admirer la capitale des Gaules sous toutes ses coutures. Du quai Tilsitt jusqu’à l’arrivée place Bellecour – la plus grande place piétonne d’Europe, le vieux Lyon, les quais de Saône, le parc de la Tête d’Or ou encore les berges du Rhône ont été témoins des exploits du jour sous un soleil éclatant, pour le plus grand plaisir des participants. Et l’ambiance était également au rendez-vous avec les différentes animations sur le parcours et le public venu en masse soutenir les coureurs.
Sur le marathon, le cortège a fait un crochet par le stade Gerland, en passant dans l’enceinte sportive. Au bout des 42.195 km, 2 790 classés cette année, soit une participation en progression. En tête, à Michael Bouché vainqueur en 02:25:16, avec plus de 3 minutes d’avance sur son plus proche concurrent. Chez les femmes, Sabine Ehrstrom, plutôt habituée du trail, a fait forte impression. Elle s’impose en 2h49’35 » pour son tout premier marathon !
Ensuite, du semi-marathon, un peloton bien plus dense, avec 11 062 finishers recensés. Thibaut Imbert, qui s’entraîne au Puy-en Velay a coupé le fil en 1h06’10 ». Parti dans le top 10, il a pu placer une accélération au kilomètre 14 avant de passer en tête au 18e devant l’Ethiopien Dadi Legese. Chez les femmes, Anne-Sophie Chaume s’impose à la régulière après une course bien maitrisée de bout en bout et améliore son record personnel de 2 minutes (01:15:30).
Enfin, sur le 10 km, le local de l’épreuve Anthony Frontera, vainqueur du semi-marathon de Montréal le mois dernier, remporte la course en 30’38 ». Chez les femmes, Grâce Charpy s’impose en 35’49 » avec seulement quelques secondes d’avance sur sa plus proche poursuivante.
D’ailleurs, cd 10 km Run In Lyon by Harmonie Mutuelle était pour la troisième année consécutive l’événement support du Championnat de France Handisport.
Ainsi, sur la trentaine d’athlètes handisport en lice, Julien Casoli, sur la route de ses 5e Jeux Paralympiques, a bien assumé son statut de grand favori. Il a pris le titre de Champion de France fauteuil avec un chrono de 23:16. Chez les femmes, Nadège Monchalin garde sa couronne pour la troisième année consécutive en 33’28 ».
Dans le classement handisport debout, Antoine Leymarie s’impose chez les hommes en 33:34 et Rosario Murcia Gangloff remporte le titre chez les femmes en 41:46.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/10/Run-in-Lyon-L1063-A.S.O.___Morgan_BOVE.jpg534800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-10-23 15:59:002023-10-23 15:59:02Résultats du Run in Lyon
Les meilleurs coureurs français ont trusté le top 10 des 20 km de Paris ce dimanche. Hassan Chadhi et Mekdes Woldu en tête, heureux deuxièmes.
Soleil étincelant ce dimanche pour les Vredestein 20 km de Paris, 45e du nom. 22 061 coureurs – dont 32% de femmes – ont bouclé cette classique, joliment orchestrée sous le thème du cirque cette année.
Hassan Chahdi, à quelques secondes du record des 20 km de Paris
La dernière vague n’était pas encore lancée côté Trocadéro que l’on célébrait déjà, au pied de la Tour Eiffel la victoire d’Elvis Chebord. Chrono gagnant en 57’32’’ pour ce jeune kenyan. Sur ses talons, une « surprise » nommée Hassan Chahdi.
Septième des Mondiaux de Budapest sur marathon fin août (2h10’’45’’), récent vainqueur des 20 km de Tours, le champion haut-savoyard s’est inscrit ‘last minute’.
Une sortie parisienne improvisée histoire de confirmer son talent. Car il s’est emparé de la deuxième place en 57’37’’, Hassan Chahdi termine ainsi à cinq secondes du vainqueur, et moins de vingt secondes du record de l’épreuve. Celui-ci est détenu depuis 2005 par le Kenyan Evans Kiprop Cheruiyot (57’19’’). Et tout cela après les Mondiaux, meilleure performance de sa carrière.
Le Norvégien Sondre Nordstad Moen, ancien détenteur du record d’Europe, complète le podium de cette 45e édition de haute volée.
Juste derrière, Morhad Amdouni,recordman de France de marathon, pointe quatrième en 57’45’’. Il s’agit de son meilleur temps sur ces 20 km de Paris remportés deux fois par le passé. Voilà qui donne une idée du niveau cette année !
Étienne Daguinos, fraîchement rentré des Mondiaux de semi de Riga prend la septième place (58’27 »). Suivent Nicolas Navarro, papa depuis cet été (8e en 58’42 ») et Emmanuel Roudolff Levisse (58’48’’). Cinq français terminent ainsi dans le top 10 de ces 20 km de Paris. Citons aussi Christien Donovan (11e en 59’), Florian Carvalho (13e en 1h00’12’’), Yohan Durand, en reprise (17e en 1h01’17’’), Mathieu Brulet (21e) ainsi que Yann Schrub. Lauréat 2022, le Mosellan de retour de vacances prend cette fois 22e place.
Un peu plus loin, on retrouve Mohammed El Yamani, 59 ans. Le coureur d’Issy-les-Moulineaux termine en 1h06’14’’, deuxième meilleure performance mondiale de tous les temps dans la catégorie M55, à deux secondes de son propre record !
Côté féminin, les tricolores ont également trusté les premières places. La Kényane Gladys Jemaiyo a filé en tête pour aller décrocher le record de l’épreuve en 1h04’30’’.
Et juste derrière, deux marathoniennes Françaises de premier plan. Mekdes Woldu, (2h26’34’’) et Anaïs Quemener, auteure d’un ‘RP’ tout frais (2h29’01’ à Berlin). Les championnes sont tombées dans les bras l’une de l’autre, avant de grimper sur le podium. Elles terminent respectivement 2e et 3e en 1h06’36’’ et 1h06’59’’.
Aux places d’honneur citons aussi Margaux Sieracki (4e en 1h07’06’’), Mélanie Allier (7e en 1h09’05’’) ou encore Latifa Moktari (8e en 1h09’18’’). Enfin, saluons la performance de Floriane Hot. La championne du monde de 100 km, compagne de Nicolas Navarro et maman d’un petit Nino né en juin a signé un beau chrono en 1h21′. Elle termine 75e quelques mois seulement après son accouchement.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/10/Hassan-Chahdi-Antoine-DECOTTIGNES_2T1A9571.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-10-09 09:25:002023-10-09 12:09:18Résultats des 20 km de Paris : une razzia tricolore
Gabriel Noutary a fait sensation sur ces 100 km de Millau, bouclant le grand huit sud-aveyronnais en moins de 7 heures. Et Stéphanie Gicquel s’est offert le record féminin de cette épreuve mythique, 51e du nom.
Moustache impeccable et béret en place, Gabriel Noutary a fait valser les cœurs sur ces 100 km de Millau. Le coureur de 27 ans du Tarn-et-Garonne a signé une performance majuscule sur cette 51e édition, en 6h58′. Victoire bissée donc, avec six minutes de moins que l’an dernier.
Il entre encore un peu plus dans « autre dimension » en passant ainsi sous la barre des 7 heures. Le club est un cercle très fermé. En un demi siècle d’histoire, ils ne sont que cinq à être descendu sous les 7 heures sur 100 km. Dernier en date, Bruno Laroche en 1993… C’était il y a vingt ans !
C’est donc sous une véritable ovation que le champion de Caussade est arrivé dans la salle des fêtes millavoise. Parti comme une fusée dès les premiers kilomètres, il était déjà en tête au premier ravitaillement. Puis, ce récent papa de deux jumeaux, n’a cessé d’augmenter son avance. Lancé à plus de 15/km, il a ainsi passé le marathon à Millau en 2h38’37. Un petit quart d’heure avant le vainqueur de cette distance, Julien Narcisse (2h52′) !
En l’absence de Benjamin Polin, champion de France 2023 qui avait déclaré forfait la veille pour cause de maladie, seul Hervé Seitz, quadruple vainqueur de l’épreuve était capable à contrarier ce cavalier seul de Noutary. Malheureusement, une blessure lui empêchera de pouvoir jouer ce rôle mais « par respect aux organisateurs et à la course » il terminera la course à la dixième place.
Derrière le futur vainqueur, Toni Caporale passé en deuxième position à Millau semblait être le dauphin désigné. Mais dans la célèbre côte de Tiergues, il se faisait doubler par le Saint-Affricain Aurélien Connes. Telle la tortue, le coureur de l’ACSA a ménagé ses efforts pour finir plus fort. Il prendra pour la seconde fois, la deuxième place sur le podium après celle de 2018, en 7h26’09’’. Toni Caporale lui a pris la troisième place en 8h01’32’’pour sa première participation.
Le record des 100 km de Millau pour Stéphanie Gicquel
Une autre standing ovation attendait celle qui allait battre le record féminin de l’épreuve. Grande favorite au départ, l’impressionnante Stéphanie Gicquel s’est classée huitième de la course en 8h21’34’’. Elle bat ainsi le chrono de Brigitte Bec (8h24’56’’ en 2009) et signe une performance de niveau international. La championne de France 2022 sur 24h (240 km) affichait un large sourire à l’arrivée mais sa course fut compliquée.
« C’était une dure journée parce qu’il a fait très chaud, et j’ai dû adapter ma course. Après je n’ai pas très bien géré mon ravitaillement ni l’eau. Je me suis retrouvée en déshydratation et en hyperglycémie… », raconte-t-elle à nos confrères du Millavois. On se demande donc bien quel aurait été son chrono dans de meilleures conditions. En tout cas, la championne compte bien revenir à Millau et s’attaquer au chrono symbolique de 8 heures.
Sur les 1092 partants, 767 concurrents ont rallié l’arrivée sur cette 51e édition marquée cette année par une chaleur inhabituelle pour une fin de mois de septembre.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/10/Gabriel-Noutary-1.png467592Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-10-03 10:52:012023-10-03 10:52:03Gabriel Noutary et Stéphanie Gicquel entrent dans la légende des 100 km de Millau
Les 20 km de Paris réuniront les meilleurs coureurs tricolores dimanche prochain. Au départ : Yann Schrub, Morhad Amdouni, Nicolas Navarro, Yohan Durand… Un Français remportera-t-il la 45e édition ?
A quelques jours de sa 45e édition (8 octobre), les 20 km des Paris dévoilent une starting list de rêve. Devant les 25 000 coureurs réunis autour de cette belle classique, des athlètes de premier plan, et notamment le gotha français.
Yann Schrub remet son titre en jeu sur les 20 km de Paris
C’est simple, tous nos champions (ou presque) seront de la partie. En chef de file, Yann Schrub. Le Mosellan vainqueur de l’édition 2022 et médaille de bronze au championnat d’Europe 2022 remettra son titre en jeu dimanche prochain. Et il sera bien entouré.
A ses côtés, Morhad Amdouni, recordman français sur marathon (2h05’22 » Paris 2022) et double vainqueur de ces 20 km de Paris. Nicolas Navarro, 12e du dernier marathon olympique (Tokyo, 2020) affichant un record en 2h06’45’’ au marathon.
Présents également Yohan Durand, de retour de blessure, ainsi que Benjamin Choquert et Etienne Daguinos, tout juste rentrés des championnats du Monde de course sur route disputés le week-end dernier à Riga, en Lettonie.
Ces tricolores seront challengés par d’autres européens et africains. Dans les rangs, le Norvégien Sondre Norstadt Moen, doté d’un chrono en 2h05’ sur le marathon de Fukuoka ainsi que l’Allemand Amanal Petros (2h07’ sur le marathon d’Hanovre 2023).
Autres sérieux prétendants à la victoire, le Kenyan Collins Chebii, vainqueur des 20 km de Paris 2017 et le Marocain Abdelilah El Maimouni, dauphin de l’édition 2022… Vu le niveau en présence, le record de la course (57’19’’) pourrait tomber à l’issue de cette 45e édition !
Même densité côté féminin. On retrouvera sur le Pont d’Iena, quelques championnes françaises.
Mekdes Woldu, championne de France de 10 km et de semi-marathon en 2021 fait figure de favorite. Marie Bouchard, gagnante de la Route du Louvre 2023 et Mélanie Allier, championne de France du 10 000 m en 2023 seront aussi dans les rangs. Elles auront affaire aux Kenyanes Lydia Korir, Hilda Jelagat et Féliciana Kipkosgei, en lice pour la victoire.
Une organisation engagée
Ce plateau de rêve est le résultat d’un engagement sans équivalent des 20 km de Paris. En effet, l’organisation a offert le dossard à 100 coureurs pouvant justifier d’un chrono niveau N4 du barème FFA*. Afin d’apporter un soutien financier à nos athlètes, des primes d’apparence ont également été mises en place. Et une enveloppe de 20 000 euros permettra de récompenser les meilleurs coureurs de cette 45e édition.
*soit 1h05’ sur semi pour les hommes, et 1h22’ pour les femmes.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/06/20-km-de-Paris-Yann-Schrub_Antoine_Decottigne.jpg533800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-10-02 15:00:002023-10-02 16:06:48Les meilleurs Français au départ des 20 km de Paris
Jimmy Gressier décroche la 5e place sur semi-marathon aux championnats du monde de course sur route disputés à Riga, en Lettonie. C’est la meilleure performance tricolore de ces premiers mondiaux regroupant, mile, 5 km et semi-marathon.
Jimmy Gressier visait un top 10 sur semi-marathon sur ces mondiaux de course sur route disputés à Riga, en Lettonie. Pour la première fois, la compétition regroupait les meilleurs athlètes sur trois distances, mile, 5 km et semi-marathon.
Distance qu’avait cochée Jimmy Gressier sur ses tablettes. C’était le deuxième semi de sa carrière après son premier succès à Paris en mars dernier en 59’55’ (3e performance française de l’histoire).
A Riga, le « lion de Boulogne-sur-mer » visait la place, plutôt que le chrono. Et, une nouvelle fois, le fondeur a fait honneur à son statut de chef de file. L’élève d’Adrien Taouji et Arnaud Dinielle, qui visait un top 10, a fait bien mieux que cela.
Seul Européen capable d’accrocher le peloton de tête au côté des coureurs africains, il n’a cédé qu’un peu après le 15e kilomètre. Le rythme s’est alors brusquement accéléré sous l’impulsion des Kényans. Ils signent un impressionnant triplé avec la victoire de Sabastian Sawe (59’10’’, record des championnats) devant Daniel Ebenyo (59’14’’) et Samwel Mailu (59’19’’).
La tranche entre le 15e et le 20e kilomètre avalée en seulement un peu plus de 13’30’’ a eu raison du recordman de France du 5000 m. Mais, fidèle à son tempérament combatif, Jimmy Gressier n’a rien lâché.
Auteur d’un solide negative split, il a doublé dans les derniers hectomètres le Sud-Africain Thabang Mosiakor. Et termine ainsi à une magnifique cinquième place en 59’46’’. Soit une course avalée à 2’50/km.
Avec ce chrono, il améliore son record personnel de neuf secondes. Meilleur européen, et de loin, il grimpe au 5e rang des bilans de tous temps. Et devient aussi le deuxième meilleur performeur français de l’histoire, derrière Abdallah Bahar, 4e en 1999.
Par équipes, les Bleus terminent au pied du podium. Mais ils n’ont pas grand-chose à regretter. D’abord, un record personnel de Valentin Gondouin, camarade d’entraînement de Jimmy et 23e en 1h01’27’’. Juste derrière, on retrouve Mehdi Frère, 24e dans la même seconde. Benjamin Choquert finit 44e en 1h02’59’’.
Côté féminin, une dernière place de finaliste pour l’équipe de France, sixième collectif sur la distance. Nos championnes ont pu s’appuyer sur une Méline Rollin en grande forme. L’athlète Kiprun a abaissé son record à 1h10’35’’, terminant à la 18e place. Mekdes Woldu (26e en 1h11’12’’) et Manon Trapp (30e en 1h11’’44’’) complètent l’équipe, juste devant Margaux Sieracki(31e en 1h12’07’’).
Autre performance tricolore, celle de Maël Gouyette sur le mile. Classé quatrième. Une médaille en chocolat qui a d’abord arraché un geste de dépit au demi-fondeur du Haute Bretagne Athlétisme une fois la ligne d’arrivée franchie. Car il est passé tout près de l’exploit !
En 3’56’’57, il ne termine qu’à 14 centièmes du troisième, l’Américain Samuel Prakel (3’56’’43), dans une course très serrée remportée par un autre représentant de la bannière étoilée, Hobbs Kessler (3’56’’13).
Mais Maël Gouyette devrait vite relativiser, tant sa performance a tout d’une divine surprise boostant sans doute sa carrière au niveau international. Pour ne rien gâcher, Benoît Campion se classe lui aussi finaliste, avec sa 8eplace en 3’57’’62.
Bérenice Cleyet-Merle et Etienne Daguinos dans le top 8
Sur la même distance mais chez les femmes, Bérénice Cleyet-Merle n’a pas pu se mêler à la bagarre. Grandes patronnes, l’Ethiopienne Diribe Welteji (4’20 »98 ») et la Kenyane Fait Kipyego (4’24 »13 »). Mais elle n’a pas démérité. Elle décroche une belle 7e place en 4’34’’41. Charlotte Mouchet (11e en 4’36’’71) termine un peu plus loin.
Autre top 8 de ces mondiaux : celui d’Etienne Daguinos sur 5 km cette fois. Il termine sixième avec un excellent chrono à la clé : 13’25’’, son record personnel. Le Talençais a bien géré son effort et ne s’est pas brûlé les ailes à vouloir suivre le rythme des favoris, la première place revenant à l’Ethiopien Hagos Gebrhiwet en 12’59’’.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/10/J.Gressier-Paola-Tertrais_TRC_FFA.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2023-10-02 08:10:002023-10-02 10:17:57Jimmy Gressier, 5e des Mondiaux de semi-marathon
Quatre ans après la disparition du Marathon de Bordeaux, un semi-marathon s’annonce pour le 3 décembre sur les quais de la Garonne. Et il affiche déja complet.
Attendu, ce Semi-marathon de Bordeaux ! Les 10 000 dossards prévus pour sa première sont déjà réservés, bien avant la date fixée au 3 décembre. Une liste d’attente est ouverte. Parmi les inscrits, une majorité de coureurs de la région bordelaise, forcément, mais aussi des Franciliens, deuxième région la plus représentée.
Un retour tant attendu !
Semi de Bordeaux
La neuvième ville de France renoue enfin avec un évènement running après quelques déconvenues. On se souvient en effet de l’échec du Marathon de Bordeaux, qui avait coûté deux fois plus cher que prévu en 2019 et tombant de facto à l’eau. Après le Covid, un 21.1 km, plus accessible et populaire qu’un marathon, figurait déjà au calendrier 2023.
D’abord inscrit au 2 avril, ce semi n’avait finalement pas pu avoir lieu, le délai d’organisation étant alors trop court. On s’est donc (re)donné rendez-vous pour une version automnale.
A l’initiative, la ville,qui s’est associée au Stade Bordelais. Ce club organise depuis 19 ans le 10 km des Quais de Bordeaux. Appréciés des Bordelais, ces 10 km se dérouleront le 5 novembre prochain. Un belle rampe de lancement vers le semi, calé pile poil un mois plus tard !
« L’envie de proposer un semi-marathon à Bordeaux trottait dans la tête de Caroline Pujol notre présidente depuis quelques années. Alors, lorsque la ville a proposé ce projet, nous avons sauté sur l’occasion. Certains parlent d’une renaissance, mais il s’agira bien d’une première édition pour nous, sans lien avec le précédent Marathon de Bordeaux », explique Thibault Rayé du Stade Bordelais.
Roulant et performant, ce premier semi de Bordeaux
Le parcours sera dévoilé sous peu. On sait déjà que départ et arrivée seront postés sur le quai de la Douane, à côté de la place de la Bourse. Et que le circuit s’annonce roulant, avec un dénivelé inférieur 70mD+, et plaisant. Sa boucle fera le tour des endroits emblématiques de Bordeaux sur des routes fermées à la circulation.
Quelques figures locales ont déjà confirmé leur participation. On attend notamment Sidney Bailly de l’US Talence affichant 1h08’ sur semi, sa camarade de club Marine Etienne (34’09’’ sur 10 km) . Elle aura affaire à Laura Bel Franquesa du Stade Bordelais auteure d’un 1h19’ sur la distance.
Le Marathon de Berlin et son parcours billard ont une nouvelle fois marqué l’histoire. Fabuleux record du monde féminin pour Tigist Assefa et cinquième sacre (sans record du monde) pour Eliud Kipchoge.
Une journée à marquer dans les livres d’histoire. La olà d’abord pour Tigst Assefa. La nouvelle reine du marathon, c’est elle. L’Ethiopienne de 22 ans a fait chavirer tout Berlin en coupant le fil en 2h11’52’’. Nouveau record du monde, chrono fantastique, deux minutes plus rapide que le précédent temps record de Brigid Kosgei (2h14’04’’ à Chicago en 2019).
Marathon de Berlin, une femme sous les 2h12’
La jeune Assefa devient la première femme de l’histoire à courir le marathon en moins de 2h12’. Et c’est sa deuxième victoire consécutive à Berlin. En effet, l’an dernier, elle avait déjà amélioré le record du parcours berlinois, tapant un 2h15’37’’.
Ce dimanche, la course féminine a connu dès le départ un rythme sensationnel. Au 10 km, 13 athlètes couraient avec un temps intermédiaire de 31’45 ». En tête déjà, Assefa passait le semi en 66’02 ». Un temps qui lui permettrait de remporter de nombreuses courses internationales sur cette distance !
Puis elle a couru encore plus vite dans la seconde moitié (65’33 ».). « Dans la première mi-temps, j’ai économisé un peu d’énergie pour la deuxième partie », a déclaré le championne. Avec ce chrono, elle aurait pu remporter la course masculine au marathon de Berlin en les années 80. « Je me suis entraîné pendant six mois pour cette course. Maintenant, je pense que je serai nominé pour les Jeux Olympiques« , indiquait l’athlète équipée des dernières Adidas Adios Pro Evo 1 ultralégères.
La Kényane Sheila Chepkirui (2h17’49 ») et la Tanzanienne Shauri Magdalena (2h18 »41) complètent le podium. Au crédit de cette 49e édition record, saluons aussi la performance majuscule de la Française Anaïs Quemener.
A 32 ans, cette aide-soignante francilienne montre encore un peu plus son talent. Championne de France de marathon en titre, elle explose son record de plus de 4 minutes, bouclant pour en 2h29’01’’, 7e performance tricolore féminine de l’histoire !
Eliud Kipchoge, toujours grand patron
Côté masculin, le grand Eliud Kipchoge reste bien le patron. Le recordman du monde en titre termine sous la porte de Brandebourg en 2h02’42’, sous les ovations du public.
Avec un premier semi en 1h00’22’’, soit à 20,87 km/h, il était bien bien sur les bases du record du monde. Mais, malgré le soutien des lièvres, le double champion olympique a baissé le rythme sur le second semi. Il termine ainsi à plus d’une minute de son précédent record du monde, signé ici-même l’an dernier (2h01’09’’).
A moins d’un an de son défi inédit triplé olympique à Paris, le Kényan de 38 ans est devenu le marathonien le plus titré à Berlin. « J‘ai raté le record du monde, mais je suis maintenant le recordman à Berlin – c’est aussi quelque chose de spécial« , a-t-il déclaré. Cinq victoires à son palmarès, soit une de plus que l’Ethiopien Haile Gebrselassie, ancien recordman de la distance.
Nouveau record allemand en 2h04’58 »
Pour leur première participation, Vincent Kipkemoi, deuxième (2h03’13 ») et Tadese Takele (2h03’24 ») complètement le podium.
Autre chrono majeur ce dimanche, celui de l’Allemand Amanal Petros. L’athlète termine en 2h04’58’’, classé 9e de la l’épreuve très dense cette année. Il dote l’Allemagne d’un nouveau record et se qualifie pour les prochains jeux olympiques. C’est le premier coureur allemand depuis 2008 à craquer le top 10 de ce marathon majeur.
Le premier tricolore, c’est Florian Carvalho, auteur d’un 2h18’19 ». Sur les bases d’un chrono en 2h09′ au premier semi (1h04’35 »), l’athlète a cédé du terrain, terminant finalement loin de son record personnel (2h10’22 » à Valence en 2020) sans décrocher le ticket pour les JO, le temps qualificatif requis étant fixé à 2h08’10 ».
Cette belle 49e édition s’achève sur un score record de participation avec 42 974 finishers. Parmi eux, 1 600 Français ont tenté de battre leur record personnel sur ce parcours super rapide servi par une météo idéale, avec une ambiance phénoménale.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/Marahton-berlin-Assefa.jpg600800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-09-24 14:46:152023-09-24 21:29:31Résultats du Marathon de Berlin, des records historiques !
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