Sur le Marathon de Tokyo, 3 300 coureurs ont décroché la médaille « Six stars finisher » en bouclant les six World Marathon majors. Un record !
Le Marathon de Tokyo est depuis 2013 le sixième marathon majeur du circuit Abbott World Marathon Majors aux côtés de Boston, Londres, Berlin, Chicago et New York. Après trois années « sans », l’édition 2023, disputée le 5 mars était particulièrement attendue.
Record mondial pour le World Marathon Majors
En effet, la dernière édition « grand public » remonte à 2019. L’année suivante, aux prémices de la pandémie de Covid, seuls les élites avaient couru dans la capitale nippone. L’attente s’est poursuivie jusqu’en 2022 avant que le pays n’assouplisse ses restrictions aux frontières et reprenne ses grands évènements.
Cette année donc, 38 000 coureurs très impatients au départ. Cette édition de reprise s’achève sur un record du monde tout à fait singulier.
En effet, 3 033 coureurs ont remporté leur médaille « six star finisher » en bouclant le circuit World Marathon Majors. C’est un record inscrit au Guinness Book. qui efface le précédent avec 732 « big challengers » récompensés en 2019.
Mohammed El Yamani, Six Star finisher et premier Français
Désormais, 11 148 coureurs dans le monde possèdent la fameuse médaille à six étoiles. Parmi eux, quelques récidivistes sacrés sur ce Marathon de Tokyo. Ainsi, quarante coureurs ont terminé ce circuit Abbott pour la deuxième fois, cinq pour la troisième fois. Un coureur a même fait le tour de la série entre Etats-Unis, Europe et Japon pour la quatrième fois !
Autre première : 75 Français ont décroché leur sixième étoile dont Mohammed El Yamani, 58 ans. Il se classe d’ailleurs premier Français, en tête de sa catégorie d’âge en 2h31’. Un chrono de haut niveau pour ce master exemplaire qui n’a perdu que 5 minutes sur marathon en vingt ans.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/03/Six-star-finisher-1.jpg533800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-03-16 16:50:172023-07-05 12:42:55Marathon de Tokyo : record de Six stars finishers
L’EcoTrail Paris attend 11 000 coureurs sur ses 7 distances le 18 mars. Les inscriptions courent toujours pour ce premier trail urbain francilien. En tête, des champions annoncés.
Belle destinée pour cet EcoTrail Paris. On se souvient du scepticisme ambiant pour la première, en 2006. Un trail à Paris ? Une plaisanterie ! Non, bien au contraire. Car aux portes de la capitale, côté Ouest, le vert domine. L’association de traileurs franciliens à l’initiative de l’événement voulaient justement faire découvrir ce beau terrain de jeu. Et ces passionnés ne s’y sont pas trompés. Depuis la première édition – avec 1500 concurrents – l’engouement ne se dément pas. Ainsi, pour la 16e édition, le 18 mars, 11 000 coureurs sont attendus sur les 7 distances proposées.
L’épreuve reine de 80 km totalise plus 90% de sentiers en nature. Depuis Saint-Quentin en Yvelines, le circuit balade d’abord au bord de l’étang de la base de loisirs, puis dans les forêts de Versailles, de Meudon, de Clamart, de Fausses Reposses, ainsi que dans les allées du Domaine National de Saint-Cloud.
Pour l’heure, à trois semaines de l’événement les sentiers sont bien secs, faute de précipitations récentes. Mais on sait la météo toujours très incertaine à quelques jours du printemps. On se souvient ainsi d’édition glaciale, sous la neige ou à l’inverse, comme l’an dernier, d’une journée presque estivale.
Il faudra faire avec, le jour J, et surtout en garder sous le pied. Car après les dix derniers kilomètres bétonnés sur les quais de Seine (de loin les moins agréables), le final se jouera au premier étage de la Tour Eiffel. 357 marches à grimper avant d’en finir. De quoi enflammer les cuisses, mais donner des ailes une fois au sommet !
EcoTrail Paris, les vainqueurs en titre seront en lice
Nicolas Duhail (au centre), vainqueur de l’édition 2022 sera de retour.
Parmi les têtes d’affiche cette année, l’Allemand Benedikt Hoffmann (2e en 2022), le Belge Florent Caelen ou encore l’Italien Giulo Ornati, affichant des cotes ITRA au-dessus de 850. Très attendu chez les Français, Nicolas Duhail. Le champion de Villepreux, vainqueur de l’édition 2022, revient pour défendre son titre.
Il devra composer avec d’autres Franciliens bien en forme : Aurélien Collet,Alexandre Boucheix alias Casquette Verte ou et Clément Hilier.
Côté féminin, trois championnes seront dans les starting-blocks. Grande favorite, Kathie Schide, vainqueur de l’UMTB 2022 donnera du fil à retorde à Maryline Nakache, victorieuse à Paris en 2022 et 2019, et Sylvaine Cussot qui cumule déjà trois victoires à Paris.
Si le 80 km représente l’épreuve reine de l’événement, avec 3000 coureurs dans ses rangs, cet EcoTrail Paris propose également six autres distances plus accessibles. Le 45 km s’élancera des jardins du Château de Versailles, le 30 km et le 18 km depuis l’observatoire de Meudon, le 10 km, depuis les allées du Domaine National de Saint-Cloud. Deux marches nordiques de 10 et 18 km complètent l’affiche.
La billetterie est ouverte ICI. Il reste des dossards pour l’ensemble de ces distances.
Marseille-Cassis attend 20 000 coureurs le 29 octobre. A huit mois de la 44e édition, 75% des dossards ont déjà été pourvus !
Le coup d’envoi du 44e Marseille-Cassis sera donné le 29 octobre. Mais avant de s’aligner au départ dans un peu plus de 8 mois, le premier grand rendez-vous à ne pas manquer a démarré le 20 février, avec le lancement des inscriptions. Après 4 jours seulement, l’organisation annonce que près de ¾ des 20 000 dossards disponibles ont déjà été pourvus. Cette grande classique affiche toujours une côte d’enfer ! Pour être au départ, mieux vaut donc réserver sa place sans tarder !
Inscriptions pour Marseille-Cassis 2023
Un aller simple entre Marseille et Cassis, en passant par le fameux col de la Gineste.
Pour les groupes
Lundi 20 février 2023 à 10h, exclusivement en ligne sur ce site de Marseille-Cassis. Session ouverte aux entreprises, associations et clubs sportifs avec réservation de 10 à 100 dossards maximum. Tarif unitaire 70 €.
Pour les licenciés FFA
Du mardi 21 février à 9h au mercredi 22 février 2023 à 9h. Numéro de licence exigé lors de l’inscription. Session limitée à 1500 places, au tarif de 60 €.
Inscriptions en individuel
À partir du mercredi 22 février 2023 à 10h en ligne sur le site de la course. Mais aussi au siège de la SCO Sainte Marguerite : Uniquement le mercredi 22 février à partir de 10h. SCO Sainte Marguerite – 1, bd de la Pugette – 13009 Marseille. Tarif unitaire 65 €.
Marseille-Cassis soutien « don d’organes – dons de vie »
En 2023, la course sera solidaire de « Don d’Organes – Dons de Vie », à travers l’engagement de l’association « Maryse ! Pour la Vie ». Créée il y a 20 ans de cela à Cassis, cette association milite pour la promotion du don d’organes. Les coureurs pourront ainsi soutenir l’association en effectuant un don optionnel d’un montant de 10 € en faveur de cette cause lors de chaque inscription individuelle.
De plus, les 1 000 dernières places disponibles en 2023 seront proposées à la vente au tarif de 75 €. 10 € seront directement versés à cette association.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/09/Marseille-Cassis-6Remy-Michel-TeamPhoto-5-1030x686-1.jpg6861030Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-02-24 14:37:062023-02-24 14:37:11Marseille-Cassis : dernière ligne droite pour s’inscrire
Le Marathon de Paris modifie la fin de son circuit avec un passage par le Trocadéro et des derniers kilomètres inédits dans les rues de la capitale.
Le Marathon de Paris affiche complet et attend plus de 50 000 concurrents le 2 avril. L’organisation dévoile une nouvelle fin de parcours de la 46e édition. Ces quelques retouches, hors départ et arrivée devraient rendre la fête plus belle. Rendez-vous est pris en haut des Champs-Élysées. Ce départ en pente douce, sur la plus belle avenue du monde, donne la chair de poule. Qu’on le vive pour la première ou la énième fois. En ligne de mire, la place de la Concorde. Une fois l’Obélisque contourné, un virage à gauche, puis le peloton s’étirera en passant devant l’Opéra Garnier, la rue Rivoli et le Musée du Louvre. Ensuite, un passage devant l’Hôtel de Ville puis la place de la Bastille avant de remonter la rue de Reuilly puis l’avenue Daumesnil. Cap maintenant sur le Bois de Vincennes pour quelques kilomètres à pas feutrés, entre le château et l’hippodrome.
Après le premier semi-marathon, à nouveau l’Opéra Bastille et son ambiance tonitruante. Ensuite quelques kilomètres sur les quais de Seine ponctués par les fameux tunnels, souvent redoutés. Au passage, quelques vues : Notre- Notre-Dame, Musée d’Orsay, le Grand Palais et bien sûr la Tour Eiffel, croisée au 33ekm.
Le peloton s’engouffrera ensuite dans leBois de Boulogne. Dans ce secteur un peu plus excentré, traditionnellement moins de spectateurs. Cette année justement, ce passage sera raccourcit. Il y aura trois kilomètres seulement dans les allées de ce poumon vert. Exit la fameuse montée du boulevard Suchet et le crochet par la fondation Louis Vuitton.
En effet, après avoir longé le stade Roland-Garros et contourné l’hippodrome d’Auteuil, les coureurs attaqueront les derniers kilomètres sur un tracé inédit.
Marathon de Paris : un final dans Paris
Dans cette nouvelle fin de course, les coureurs quitteront le Bois de Boulogne dès le 38e kilomètre pour revenir dans les rues du 16ème arrondissement. Direction le Trocadéro via La Muette, avec un coup d’œil en bonus au passage sur la Tour Eiffel. Les spectateurs profiteront de ce nouvel itinéraire pour voir passer leurs favoris à plusieurs reprises. En effet, les supporteurs n’auront que quelques mètres à faire depuis les bords de Seine pour retrouver le cortège au niveau du 40e kilomètre. Un soutien précieux au moment où les bornes semblent parfois si longs !
Au milieu des prestigieux immeubles de l’ouest parisien, via l’avenue Paul Doumer, le circuit passera par la Place Victor Hugo et la Porte Dauphine pour les derniers efforts, avenue Foch. Un final triomphant face à l’Arc de Triomphe.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/09/Russir-un-premier-marathon-2003-A.S.O.-Aurn-Vialatte-495x400-1.jpg400495Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-02-23 18:00:002023-02-24 15:00:07Marathon de Paris : un final inédit
L’Amazean Jungle Thailand by UTMB s’est déroulé autour de Betong, ville du sud de la Thaïlande cernée par la jungle. 1500 trailers ont participé à ses 5 distances de 10 à 160 km. Sandrine revient sur cette édition inaugurale.
Betong, petite ville de la province thaïlandaise de Yala vivait repliée sur elle-même jusqu’à l’arrivée de ce Amazean Jungle Thailand by UTMB. Après un test grandeur nature en 2022, l’UTMB World Series proposait donc cette année une première édition autour de 5 distances : 100 miles (160 km), 100 km, 50 km, 20 km et 10 km. J’y débarque en pleine nuit après un transfert de 3h depuis l’aéroport le plus proche, à Penang en Malaisie.
Je retrouve avec plaisir le champion Sange Sherpa – qui remportera le 100 miles haut la main, Valentin Orange, Français expatrié au Vietnam impatient de découvrir le 100 km tout comme l’ultra-traileuse hors-pair Perrine Fages, avec qui j’ai la chance de partager ma chambre.
Le lendemain, nous découvrons une ville typique, préservée du tourisme de masse avec tout de même quelques boîtes de nuit, karaoké et bar à hôtesses autour du quartier animé de notre hôtel. Toute la population semble ici adhérer au projet UTMB, avec des fresques aux couleurs de l’événement sur les façades, et des drapeaux Betong Festival un peu partout. Un QR code permet de manger pour 1000 Baht (environ 30 euros) dans les commerces partenaires.
La ville a sorti le grand jeu, avec des lumières un peu partout. C’est une première découverte ‘urbaine’, avant l’immersion au cœur d’une nature sauvage et luxuriante, entre les sangsues, les tigres et les éléphants sauvages. Nous le savons déjà, la chaleur sera l’une des difficultés à gérer avec 80% d’humidité et près de 40°C au maximum.
Pas de crochet en Malaisie pour l’Amazean Jungle Thailand by UTMB
A 5h du matin, il fait déjà 24 degrés. Les coureurs du 100 km s’élancent les premiers, depuis un tunnel tout illuminé pour l’occasion. Perrine, malgré une courte nuit, est prête à en découdre, avec un peu d’inquiétude sur les conditions de courses, notamment la présence de sangsues. Je prends le même chemin 1h plus tard pour le départ du 50 km, annoncé pour 55 km et 2400m de dénivelé positif.
Je sais déjà que la plus grosse difficulté sera la première barrière horaire au point de ravitaillement A2 car elle est courte et ne correspond pas à mon niveau actuel (ou habituel !). Il faut dire que les parcours des 160 et 50 km ont dû être complètement revus en dernière minute. Un aller-retour était prévu en Malaise, mais en dernière minute, le gouvernement malaisien n’a plus voulu voir passer le peloton sur ses terres. Le temps a été ajusté en conséquence, je vois bien que cette barrière horaire à 21 km va être difficile à atteindre.
En guise de mise en jambes pour l’instant, une partie roulante dans la ville. Les premières difficultés pointent assez vite. Une corde sert à se hisser une pente très raide et glissante, ce qui occasionne bien sûr un bouchon. Ça papote gentiment thaïlandais autour de moi jusqu’au sommet.
Là, une vue « waouh » sur la fameuse Sea of Mist. Une mer de nuage recouvre la vallée, et le soleil brille au-dessus des montagnes. La nature est si belle ! Après une pause photo, je reprends le chemin sous les chants des enfants thaïlandais. Je calcule que je suis bien dans les temps.
Ouf. Sauf que … C’était sans compter les 1200 mètres de dénivelé à avaler sur 11km, avec des montées plus pentues et glissantes les unes que les autres. Je m’agrippe aux arbres pour me hisser et m’y raccroche pour ralentir ma descente. Le terrain est très gras. Tout le monde dévale sur les fesses (les miennes sont déjà en sang !), malgré les cordes installées. La pente se radoucie vers le point A2. Côté timing, c’est juste mais jouable.
Sauf que le ravitaillement n’est pas comme annoncé au km 21 mais à 23,7 km… Cela change tout ! Je me retrouve à devoir sortir à cette barrière horaire pour 15 minutes de retard ! Comme moi, 178 coureurs seront ainsi bloqués sur les 555 partants. Rageant. J’aurai tant aimé poursuivre la découverte de la faune et la flore locale. Et franchir l’arrivée de cet Amazean Jungle by UTMB au bout du tunnel tout illuminé.
Une jungle luxuriante et si bruyante
Sange Sherpa, vainqueur du 160 km du premier Amazean Jungle Thailand by UTMB en 25h03′.
Un retour express en pickup local et me voici de retour à Betong. Je sais que Perrine est dans le dur. Pour elle aussi le kilométrage et le dénivelé annoncés sont erronés. La nuit tombe sur la jungle. L’atmosphère est très impressionnante avec tous les cris d’animaux qui se font écho.
Pour assurer la sécurité, les militaires Thaïlandais sont nombreux, postés très régulièrement. La signalisation est extraordinaire, aucun risque de se perdre, la rubalise orange est en permanence bien visible. Coté ravitaillement c’est l’abondance., Cela fait longtemps que je n’ai pas vu autant de bénévoles mobilisés dans l’allégresse avec des chants, des danses, et tout un tas de choix de plats et encas à se mettre sous la dent.
Pour Perrine, rien ne se passe comme prévu. Au km 60 (plutôt 66 km en réalité), elle est terrassée par des vomissements. Son estomac dit non, son corps aussi. La mort dans l’âme, elle me rejoint à la case départ. Dépitées, nous listons les spécificités de nouvel UTMB thaïlandais.
Paysages majestueux au cœur d’une faune et d’une flore luxuriante, mais surtout, une technicité extrême. Sur le 100 km, on comptera 50% d’abandon sur cette première édition. La faute au couac sur les barrières horaires suite aux modifications de circuits. Mais Betong et ses habitants si généreux méritent bien un festival de trails à la sauce UTMB.
Le club de foot Paris-Saint-Germain annonce son premier 10 km à Paris le 2 juillet. Des milliers de fans sont attendus au départ du parc des Princes.
Le Paris-Saint-Germain lance son 10 km, We Run Paris, prévu le 2 juillet. Une expérience 100% PSG pour les fans du club et les amateurs de course dès 16 ans. Le parcours consistera un aller-retour autour de l’emblématique Parc des Princes, avec un départ depuis le virage Auteuil, un aller-retour dans Paris et une arrivée dans l’enceinte mythique des Rouge & Bleu. L’organisation annonce des animations sur le parcours et diverses activités mises en place par le club et ses partenaires autour du village course.
Des anciens joueurs du PSG attendus
Des anciens joueurs de foot, légendes du club prendront également part à l’événement. Par ailleurs, des courses pour les enfants, de 7 à 15 ans seront prévues la veille du 10 km. Les inscriptions sont ouvertes ICI, avec un dossard affiché à 40 euros – 4 euros du kilomètre, tout de même ! – et 15 euros pour les différentes « kid’s races ».
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/02/10km-du-PSG.jpg10661600Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-02-08 12:17:222023-02-08 21:07:26Le club PSG lance son 10 km
L’institut Curie mobilise autour de sa campagne « une jonquille contre le cancer » avec une course connectée et des évènements solidaires du 14 au 26 mars.
Chaque jour en France, plus de 1 000 personnes sont diagnostiquées d’un cancer. Premier centre français de lutte contre le cancer, l’Institut Curie mène sa campagne nationale d’appel à générosité « Une Jonquille Contre le Cancer« . Cette année, un focus particulier sur le dépistage et du diagnostic précoce.
Des tests diagnostiques non invasifs et novateurs aux imageries médicales ultra-performantes : la recherche avance à l’Institut Curie pour développer des technologies toujours plus innovantes, précises et sensibles. Mais pour assurer l’efficacité et la pérennité de la recherche, la mobilisation de tous est essentielle.
Courir pour soutenir « une jonquille contre le cancer »
La campagne se déroulera du 14 au 26 mars. Des évènements solidaires se tiendront partout en France, mais également sur les réseaux sociaux et sur le site unejonquillecontrelecancer.fr.
On pourra faire un don, créer son évènement solidaire et sa page de collecte de dons, acheter un objet solidaire jonquille ou s’inscrire à la « Course de la Jonquille Contre le Cancer 2023 ».
Ce challenge connecté permet à chacun de réaliser le plus grand nombre de kilomètres en marchant ou en courant. Pour chaque kilomètre parcouru, un don de 1 € sera reversé à l’Institut Curie par le partenaire majeur de l’évènement. Le défi à relever : dépasser les 450 000 km parcourus lors de l’édition 2022 !
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/01/Course-de-la-Jonquille202.jpg1198800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-02-04 16:06:562023-02-03 12:56:38Une jonquille contre le cancer avec l’Institut Curie
Le champion Jimmy Gressier participera au premier semi-marathon de sa carrière à Paris. Le 5 mars, il sera à la tête d’une belle délégation française qui tentera de perturber les favoris kenyans.
Ce printemps, Jimmy Gressier, 25 s’attaque pour la première fois au semi-marathon. Il sera du départ du semi-marathon de Paris le 5 mars prochain. « J’avais envie de faire quelque chose de nouveau sur la période hivernale, explique le Boulonnais actuellement en stage au Kenya. « La préparation d’un semi se rapproche de celle d’un 10 km. Ça reste assez court. Comme je ne me vois pas encore faire un marathon, ce choix était évident. ».
Avec son récent chrono en 27’40’’ sur 10 km à Valence, le médaillé de bronze aux Championnats d’Europe de cross 2021 peut légitimement viser très haut. Et il ne cache d’ailleurs pas son objectif. « Gagner, lâche-t-il sans hésitation. Je n’ai pas de chrono en tête. Il faudra être prudent et ne pas partir trop vite. J’ai adapté un peu mon entraînement et augmenté le kilométrage hebdomadaire, mais je reste sur les schémas de préparation d’un 10 km ou du cross. »
Semi de Paris : du haut niveau dans le clan tricolore
La star de l’athlétisme aura de la concurrence sur ce semi de Paris. Dans le clan tricolore on annonce Mehdi Frère, troisième performeur français sur la distance en 1h0’32’’ (Valence, octobre 2022). Mais aussi Florian Carvalho (1h0’58’’), Hassan Chahdi (1h01’21’’), Benjamin Choquert (1h01’32’’) ou encore Yoann Kowal (1h02’17’’).
Avec ces champions, la France présente donc plusieurs atouts capables de s’immiscer dans le peloton de tête. Et peut-être, troubler l’habituelle domination africaine. Les Kenyans Roncer Kipkorir (59’38, à Lille en 2022) Collins Koros (1h0’01’’, en décembre 2021), Edwin Yator (1h0’43’’) ainsi que Wesley Kimutai (1h0’45’’) seront dans les starting-blocks.
Chez les femmes, la Kenyane Sheia Chepkurui, qui affiche un record en 1h04’36’’ est annoncée favorite. ses compatriotes Angela Tanui, victorieuse du marathon d’Amsterdam en septembre, la jeune Magdalyne Masai (20 ans) et Vivian Melly, toutes enregistrées avec un record sous les 1h09’ devraient animer la tête de course.
Côté tricolore, on attend MarjolaineNicolas sera particulièrement suivie. Cette médecin généraliste bretonne a signé ces derniers mois des performances de haut niveau notamment, notamment un record en 2h33’13 sur marathon (Valence). Sur 21,1 km, elle avait couru en 1h14’23’’ Tout Rennes court en octobre dernier et espère battre cette marque à Paris.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/02/jimmy-gressier-courra-son-premier-semi-marathon-a-paris-le-5-mars.jpg600800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-02-03 08:00:002023-02-03 13:09:52Jimmy Gressier courra le semi de Paris
Le Marathon de la Bière s’annonce à Montbrison, dans la Loire le week-end du 28 mai. L’occasion de découvrir toutes les richesses du Forez (presque) sans pression.
En France, on connait bien les marathons festifs autour du vin, comme le Médoc ou le Beaujolais. Chez nos voisins belges, le Beer Lovers’ marathon près de Liège connaît un certain succès. Mais ce Marathon de la Bière français nous manquait !
Et il s’est trouvé un département tout destiné, le « 42 ». Au cœur de la Loire donc, ce nouveau marathon se courra à Montbrison, près de Saint-Étienne, le week-end du 28 et 29 mai. Trois distancesse partagent l’affiche : un marathon, un semi et un 10 km.
Le marathon de la Bière se déroulera le 28 mai à Montbrison dans la Loire.
Un Marathon de la Bière, pour découvrir le patrimoine du Forez
A son initiative, quatre coureurs ligériens. A force de se retrouver autour d’une petite mousse après l’entraînement, ces copains, très fiers de leur département, ont eu l’idée de ce Marathon de la bière. Pour la partie technique, la petite équipe s’est associée au club stéphanois du Coquelicot 42.
Tracé autour de Montbrison, le circuit de ce Marathon de la Bière mettra en valeur les richesses du Forez. Il passera notamment par des villages de caractère comme Champdieu, Chalain-d’Uzore, Montverdun ainsi qu’à la célèbre Bâtie d’Urfé.
En chemin, des ravitaillements traditionnels mais aussi de nombreuses dégustations de bières artisanales locales. 12 stands « brasseurs » sont prévus sur le marathon, 7 sur le semi-marathon et 4 sur le 10 km. L’organisation annonce de nombreuses animations et invite les participants à se déguiser.
Même s’il s’agit avant de courir (presque) sans « pression », les plus sportifs pourront aussi se régaler. En effet, les parcours sont en cours de labellisation. Le marathon affiche un dénivelé cumulé « raisonnable » de 235 mètres.
Deux soirées festives et un salon Made in Loire
Les festivités démarreront le samedi 28 mai autour d’un salon « Made in loire ». Il mettra à l’honneur toutes les initiatives ligériennes dans le textile, l’artisanat, la gastronomie et les AOP de la région.
En soirée, une « nuit des brasseurs » autour d’un repas convivial servi au boulodrome. Le lendemain dimanche après les courses, une soirée pétillante avec DJ, The Place to Beer permettra de récupérer au mieux.
L’organisation attend environ 1500 participants sur cette première édition. Les inscriptions sont ouvertes sur le site du Marathon de la Bière, avec un dossard affiché à 62 euros pour le marathon jusqu’au 28 février, 32 euros pour le semi-marathon et 22 euros pour le 10 km.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/01/Marathon-de-la-biere_2-.png12001200Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2023-01-22 08:00:002023-01-19 21:56:47Un premier Marathon de la Bière dans la Loire
Le 14 mai, un nouveau semi-marathon avec passage sur le barrage du Mont-Saint-Michel s’annonce à Pontorson, dans la Manche.
Autour de Pontorson, dans la Manche, Courir en baie annonce un premier semi-marathon le 14 mai. Après 12 éditions de son 10 km, l’association se challenge pour 2023, avec un changement de décor, de date et de distance.
Ce nouveau semi-marathon normand est une bonne nouvelle pour les nostalgiques du Run in Mont-Saint-Michel. Souvenez-vous, le Marathon de la baie du Mont-Saint-Michel, l’un des plus beaux marathons du calendrier, était passé dans le giron de la société Amaury-Sport-Organisation sous l’appellation ‘Run in’. Puis, subitement, il avait été annulé en 2022 au motif que « l’édition n’aurait pas permis d’atteindre le nombre de participants nécessaire au maintien durable de l’épreuve. »
@Courir en baie.
Un semi-marathon pour admirer le Mont-Saint-Michel
Suite à cet arrêt, les passionnés de Courir en baie ont voulu remettre la Merveille à portée de foulée avec ce semi-marathon filant le long de la baie du Mont-Saint-Michel.
Certes, l’épreuve pilotée par cette « petite organisation » n’attirera pas les quelque 5 000 coureurs que rassemblait le « Run in » associant marathon, duo, semi, 10km et trail le temps d’un week-end. Mais il fera le bonheur de ses finishers ! « Notre priorité n’est pas le financier, mais de partager notre passion », détaille en substance Matthieu Chappé, de l’organisation.
Traversée du barrage et passage sur le polder
D’autant que l’épreuve promet d’en mettre plein la vue. La course s’élancera donc à 9h le 14 mai de la place de la mairie de Pontorson. Le circuit de 21.1 km suivra ensuite sur quelques kilomètres le chemin de halage pour rejoindre le barrage du Mont-Saint-Michel. Puis, une fois la digue traversée, le cortège passera par le polder pour rallier Pontorson. Cette boucle de toute beauté s’annonce sans difficulté .
Il sera possible de participer à ce premier semi-marathon de Pontorson en solo ou bien en duo. Le traditionnel 10 km de Courir en baie sera cette année mis de côté mais des courses enfants et une marche nordique seront aussi à l’affiche de cette nouvelle épreuve printanière.
L’UTMB World Series est désormais l’unique accès à l’UMTB Mont-Blanc ou UTMB World Series Finals. On fait le point sur le fonctionnement de ce circuit avec Frédéric Lénart, directeur général UTMB Group.
Vous rêvez de participer à l’UTMB Mont-Blanc, à la CCC ou à l’OCC en 2023 ? Il n’est pas trop tard ! Vous avez jusqu’au 31 décembre 23h59 sur compte MyUTMB pour vérifier votre éligibilité et vous pré-inscrire au tirage au sort dont les résultats seront communiqués le 10 janvier. Deux préalables toutefois : posséder une running stone au moins acquise sur une course de l’UMTB World Series cette année 2022 et un UTMB Index à jour. Tout est expliqué dans l’interview qui suit.
UTMB World Series : 4 courses en France pour se qualifier
Si vous n’avez pas de running stone en poche, c’est donc raté pour l’UTMB-Mont Blanc 2023. En revanche, si vous souhaitez tenter la loterie de Chamonix pour 2024, il vous faudra participer en 2023 à l’une des 34 courses de l’UTMB World Series. En France, le circuit regroupe désormais 4 évènements. Le nouveau Trail Alsace Grand Est by UTMB (19 mai) de Colmar, le Trail Saint-Jacques de Saugues (3 juin), le Restonica Trail en Corse (6 juillet) et le Nice Côte d’Azur (29 septembre).
Chez nos voisins suisses, 3 courses « by UTMB » : le Trail du Verbier Saint-Bernard (9 juillet), l‘Eiger Ultra-trail (12 juillet) et le Wildstrubel (16 septembre). En Italie, le magnifique Lavaredo Ultra-Trail (22 juin) fait partie du circuit En Espagne enfin, la Transvulcania (6 mai) et l’UTMB Val d’Aran (7 juillet) vous donneront accès les fameuses running stones.
Et pour participer aux PTL, TDS, MCC, ETC et YCC 2023 ? Les pré-inscriptions ouvrent le 3 janvier 2023 pour les PTL, TDS et MCC. Le 10 janvier pour les YCC, l’ETC et la TDS pour l’ensemble du public, en suivant la règle du premier arrivé, premier servi. 3-10 janvier 2023 : période de pré-inscriptions PTL et inscriptions prioritaires TDS, MCC. 10 janvier 2023 : ouverture grand public des inscriptions TDS, ETC et YCC. 20-31 janvier 2023 : résultats de la sélection des dossiers PTL et finalisation des inscriptions ».
L’UTMB Mont-Blanc est désormais la finale du circuit UTMB World Series.
Pourquoi imposer ce nouveau circuit UTMB World Series ?
Frédéric Lénart, directeur général UTMB Group : « Le système d’inscriptions pour l’UTMB Mont-Blanc atteignait sa limite. En 2020, nous avions 32 000 candidats pour 10 000 places. Pour éviter de gérer trop de frustrations à l’avenir, nous avons mis en place ce nouveau système pyramidal. L’UTMB Mont-Blanc est désormais une finale mondiale. Le fonctionnement est plus fermé qu’auparavant. Il n’y a plus 4000 courses qualificatives, mais quelques dizaines d’évènements sur l’UTMB World Series. Ceux-ci fournissent des running stones, tickets pour le tirage au sort. En parallèle, nous avons mis en place une qualification par la performance. Ainsi, les athlètes qui font un podium sur un événement by UTMB ont automatiquement une invitation pour l’UTMB de Mont-Blanc. Nous conservons la cohabitation entre athlètes et amateurs qui nous est chère. »
Comment fonctionne le système de running stone sur l’UTMB World Series ?
« En participant à un UTMB World Series Events de 20 km, vous obtenez une Running Stone qui vous permet de poser votre candidature pour le tirage au sort de l’OCC (50 km). Si vous courez un 50 km, vous cumulerez deux Running Stones et pourrez prétendre à courir l’OCC et la CCC (100 km). Si vous courez un 100 km, vous décrochez trois Running Stones. Vous aurez alors plus de tickets pour la loterie à l’OCC, la CCC ou l’UTMB (160 km). Si vous courez un 100 miles (160 km), vous aurez 4 Running Stones, soit 4 chances de vous qualifier sur ces 3 courses. »
Une running stone correspond à un ticket pour participer à la loterie de l’UTMB Mont-Blanc.
Ces « stones » ou tickets pour participer à la loterie vont donc augmenter la probabilité de pouvoir courir à Chamonix ?
« Oui, c’est l’idée. Plutôt que 50 000 candidats pour 10 000 places sur l’événement UTMB Mont-Blanc, nous préférons qu’il y ait 20 000 candidats pour 10 000 places. Une chance sur deux, c’est déjà mieux ! »
Si l’on résume, pour prétendre courir l’UTMB Mont-Blanc, on peut donc posséder une seule running stone acquise sur une course du circuit en catégorie 20 km mais il faut avoir un UTMB Index valide?
« C’est possible, oui. Il faut juste avoir plus de chance au tirage au sort si l’on possède qu’une seule Running Stone. Il faut aussi savoir que l’on conserve ses Running Stones à vie. Si vous obtenez une Running Stone en 2022 et que vous décidez de courir l’UTMB en 2032, il faudra simplement avoir un UTMB Index valide remontant sur les 36 derniers mois au moins. »
Dans le circuit UTMB World Series, quelle est différence entre les Events et les Majors ?
« Il y a actuellement 34 Events dont 2 Majors. En Europe, la Major c’est Val d’Aran en Espagne. Sur cette course, il y aura plus de chance se qualifier par la performance, notamment par tranche d’âge. On y obtiendra aussi davantage de Running stones, quatre au lieu de deux en catégorie 50 km par exemple. »
Parlons des courses Qualifiers. Elles ne sont pas obligatoires pour prétendre à l’UTMB-Mont-Blanc mais donnent un accès privilégié aux Events. C’est-à-dire ?
« Le système d’accès direct à Chamonix via des courses qualificatives n’existe plus. Nous avons toutefois voulu garder un lien avec la communauté trail/running en dehors du circuit UTMB World Series. C’est pour cela que nous avons des courses dites « Qualifiers » partout dans le monde (calendrier complet ICI). Si la course choisie affiche complet, le coureur du circuit UTMB aura une priorité pour décrocher son dossard, et les meilleures conditions pour s’inscrire. »
Les courses « Qualifiers » correspondent aux anciennes courses qualificatives qui donnaient des points ?
« Oui. Toutes ces courses, environ 3000 dans le monde, déposent leurs résultats sur notre base de données. Elles ne délivrent plus de points mais permettent de calculer l’indice de performance du coureur. Cet UTMB Index est désormais requis pour s’inscrire à l’OCC, la CCC et l’UTMB. »
L’UTMB Index remplace la côte ITRA et le système de points ITRA disparaît…
« L’an dernier, l’ITRA s’est en effet dissocié de l’UTMB. Nous avons mis en place l’UTMB Index, qui reprend la côte ITRA. Cet indice de performance valide la capacité du coureur à courir un ultra. Quant aux courses qui fournissaient des points ITRA, elles alimentent aujourd’hui à 90% l’UTMB Index. »
Le calendrier de l’UTMB World Series compte 34 Events (hors UTMB Mont-Blanc) dont 17 en Europe.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/02/utmb-world-series-utmb-mont-blanc-utmb21-ccc-pt-00-0142-franck-dunouau-utmb-copie.jpg662992Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-12-16 05:00:002023-09-01 16:21:32UTMB World Series : comment ça fonctionne ?
Habitué de la SaintéLyon, Alexandre Delore revient sur l’édition 2022 de la SaintéExpress sa course fétiche. Du premier relais en famille en 2002 en passant par la « doyenne » ou le bénévolat l’an dernier, ce coureur lyonnais ne se lasse pas de participer de cette nuit à courir dehors, unique en son genre.
La SaintéLyon, une attraction qui fascine toujours autant de monde. Le plus marquant, c’est la foule. Exemple à Sainte Catherine, au départ de la SaintExpress, que j’ai couru cette année. En moins d’une heure, plus de 3500 personnes rejoignent en car ce village des monts du Lyonnais de quelques centaines d’habitants. Un tour de force sans accroc, un miracle chaque année pour les organisateurs. Qu’importe si l’ambiance feutrée du départ ne ressemble pas à celle frissonnante de Saint-Etienne.
Qui est Alexandre Delore ? 47 ans, licencié à l’Entente Sud Lyonnais. Gestionnaire de collège. 2h55′ au marathon. Finisher 100km de Millau, Saintélyon 4 fois, Grand trail des Templiers et Grand Trail du St Jacques.
Le format marathon-trail de 44 km me correspond, d’autant que l’hiver s’est invité brusquement cette semaine et rend les sentiers très humides. C’est l’occasion de partager un moment convivial avec quelques copains (Martial, Gerhard, Greg, Jean-Charles et Etienne). Chacun à son niveau, ses espoirs. Plus tard avec son lot de sensations fortes, ses illusions, ses galères.
J’étais prévenu par le « Padre » que l’ancien coureur cycliste Thomas Voeckler récemment converti au trail prendrait le départ. « Prends sa roue et bat le au sprint !. Ca m’a fait bien rigoler. Mais dès que le train de la SaintExpress fut lancé, on fait moins le malin à se faufiler pour aborder le premier sentier au bout de 800 mètres ! La frontale nous guide dans les trajectoires sinueuses. Puis le bois d’Arfeuille advient très vite. Fantomatique et glissant. Et c’est la montée du Rampeau, l’épouvantail, monotrace tout droit dans le pentu au milieu de la forêt. Exigeant mais en connaisseur, je gère bien en marchant vite.
A Saint-André-la-Côte, le brouillard s’invite. Sans m’en rendre compte, dans la purée de pois, c’est le bois des Marches « casse-pattes » que l’on traverse au ralenti et non pas la boucle du hameau du Surgeon, surprise ! On croit sortir des ténèbres à Saint-Genoux. La suite est plus facile. Une meilleure visibilité et de bonnes jambes.
Alexandre Delore, bientôt au bout de sa SaintExpress 2022.
Holiday on ice sur boue
Ma seule appréhension, c’est quelle surprise vais-je découvrir à chaque prochain sentier. Je manque de peu de me vautrer par terre dans la descente finale du bois Bouchat. C’est la lutte contre les éléments naturels. La pluie qui fouette le visage, les cuisses et refroidit le corps à mesure que l’on rejoint Soucieu.
En avance sur mon tableau de marche à mi-course, c’est bien engagé. Je déroule comme à l’entraînement. Mais voici la forêt de Champanel. Une énième descente digne d’« holiday on ice » sur boue. Une glissade, les fesses à terre, y parait que c’est bon pour la peau ! Pardon à toutes celles et ceux qui passeront derrière, le chemin a été bien labouré !
Les kilomètres défilent à allure régulière autour de 12 km à l’heure. Aux abords du ravito de Chaponost, sur un tracé en aller retour, je croise Greg qui n’est pas très loin devant. C’est une bonne référence. On est sur les bases de 4 heures de course. Les sentiers laissent place de plus en plus à du bitume.
Dans le top 100 de la SaintExpress !
Cela tape bien sous les pieds avec nos pompes de trail. Les dernières difficultés, les montées des Aqueducs et celle du parc aventures de Sainte Foy obligent à puiser des ressources surgies du tréfonds mais ça passe.
4h03’ au final sous l’arche d’arrivée à la Halle Tony Garnier, soit une moyenne horaire légèrement supérieure à celle de 2019 avec les mêmes conditions météo. Je retrouve Greg qui termine en costaud en 3h59’. Dans les 100 premiers, satisfaction partagée.
Puis Gerhard me rejoint à la douche qui n’a pu continuer l’aventure après Soucieu, trahi par une contracture au mollet. Dommage pour lui, car la dernière sortie ensemble deux semaines auparavant était prometteuse. Enfin, au petit matin, revenu au bercail, j’irai encourager Milliau et David au ravito de Soucieu. Engagés sur le 78km, parcours historique de SaintéLyon, un autre monde ! Une nuit de boue, dantesque, dans la pure tradition de la Saintélyon.
Ce Marathon de Valence a une nouvelle fois fait trembler les chronos avec de nouveaux records en tête de course et près de 18% du peloton terminant en moins de 3 heures.
Le Marathon de Valence vient de vivre sa plus belle édition avec un record de participation (21 838 finishers), deux nouveaux records et de belles surprises. Cette 42e édition a en effet révélé un « outsider ». Le Kenyan couronné, Kelvin Kiptum, 23 ans courait son premier marathon. A 10 km de l’arrivée, l’athlète a lâché le groupe de tête, comptant notamment le champion du monde en titre Tamirat Tola pour voler vers la victoire. En 2h01’53’’, ce nouveau champion signe ainsi la troisième meilleure performance mondiale de tous les temps.
Chez les femmes, on a cru un temps au record du monde (2h14’04 »). L’Éthiopienne Letesenbet Gidey a couru sur les bases de ce record, avant de s’effondrer sur le finish, terminant en 2h16’. Sa compatriote Amane Beriso Shankule a décroché la couronne, en 2h14’58’’, ce qui représente aussi la troisième meilleure performance mondiale sur la distance.
Valence devient ainsi le second marathon le plus rapide au monde derrière le marathon de Berlin.
Plus de 3000 Français et un paquet de « RP »
Côté Français, il y avait une belle densité de coureurs, avec des champions en quête de records parmi les 3053 tricolores en lice. La France, c’est le premier contingent d’étrangers sur ce marathon espagnol. En tête, un Nicolas Navarro très costaud. Pointant à la 13e place au classement général, il bat d’une minute son précédent record, terminant en 2h07’01’’, ce qui représente la 4eme performance française de tous les temps.
Derrière, Mehdi Frère termine en 2h09’18’’, lui aussi avec les minimas en poche pour les championnats 2023. Citons aussi la performance de Félix Bour qui a couru son premier marathon en 2h10’43’’.
Chez les masters, Mohammed El Yamani, 58 ans, a encore une fois forcé le respect. L’an dernier, ce francilien avait couru en 2h26’56’’, passant à une minute du record du monde de la catégorie M55 qu’il visait à nouveau cette année. Il boucle cette fois son marathon fétiche en 2h27’25’’ après une course particulièrement rude. « Une chute au 15e kilomètre et des problèmes gastriques aux 39e et 40e kilomètre – trois arrêts pour vomir – m’ont coûté de précieuses secondes » commente en substance ce master super-performant.
Méline Rollin, athlète Kiprun, sur le finish de son premier marathon à Valence.
Chez les femmes, la palme tricolore revient Méline Rollin. Impressionnante aussi pour son premier marathon qu’elle boucle en 2h30’27’’ !
18% de coureurs en moins de 3h sur le marathon de Valence
Derrière ces champions, de nombreux coureurs ont battu leur « RP ». Avec 18% de finishers en moins de 3 heures – contre 7% sur le marathon de Berlin ! – Marathon de Valence affiche des statistiques records.
Véritable ‘aubaine espagnole’, cette destination, attrayante et abordable multiplie les atouts. Sa date d’abord, idéale. Fixé le premier week-end de décembre, ce marathon permet de réaliser une préparation après les fortes chaleurs estivales et avant les températures très froides de l’hiver.
Une densité folle de coureurs en moins de 3h sur le marathon de Valence.
Cette année encore, la météo était idéale le jour J avec 12 degrés au départ, un ciel ensoleillé et sans vent. Antoine, de région parisienne qui était dans le peloton témoigne : « Même si je n’ai pas battu mon record, ce marathon de Valence est un vrai coup de cœur. Le parcours est clairement tourné vers la performance. Le départ est un peu difficile du fait du nombre de participants, mais on prend vite son rythme. Et toute la ville vit au rythme du marathon durant le week-end. J’ai parfois eu l’impression d être dans le final d’une une étape du Tour de France avec des spectateurs vraiment proches des coureurs et pas avares d’encouragement. En plus d’être roulant, le circuit est très plaisant et entièrement contenu dans la ville. On passe devant à peu près tous les lieux symboliques avant de finir en apothéose en courant sur l’eau (sic), entre les bassins de la magnifique Cité des arts et des sciences. L’organisation était parfaite, avec des ravitaillements bien organisés. Je recommande vraiment ce marathon qio vaut le déplacement ! ». Alors Vamos à Valencia en 2023 ?
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/12/marathon-de-valence.jpg8011200Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-12-05 16:37:102022-12-05 16:42:24Marathon de Valence : l’édition de tous les records
La 68e édition de la SaintéLyon a tenu ses promesses. Avec plus de 17000 coureurs sur les 8 formats proposés, la Doyenne en a fait baver plus un, dans des conditions de froid, de pluie et de brouillard. Et les nouveaux venus ont marqué l’épreuve reine. Ainsi l’Espagnol Andreu Simon Aymercih du team Asics s’est imposé pour sa première participation, tout comme Sarah Vieille du team Evadict chez les femmes. Sur l’épreuve XXL, exploit d’Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, qui remporte sa 3e Lyon-SaintéLyon d’affilée.
SaintéLyon 2022 : Andreu Simon Aymerich était le plus fort
Sur les 78 kilomètres et 2050 mètres de D+ d’un parcours détrempé et rendu boueux et glissant, le jeune et talentueux Espagnol Andreu Simon Aymerich, qui découvrait le parcours, a réalisé la course exceptionnelle. Parti en tête, il a dynamité le groupe de leaders dès le premier ravitaillement. Epuisant ses adversaires un par un, il n’a jamais cessé de mettre la pression. Ainsi les favoris Théo Detienne, Kevin Vermeulen et Emmanuel Meyssat ont plié les premiers, tandis que Thomas Cardin et Baptiste Chassagne ont essayé de résister ensemble.
Chassagne décroché, Thomas Cardin a de nouveau essayé, seul, de reprendre du temps à l’Espagnol, fournissant un énorme effort entre le 50e et le 60e kilomètre. Il est revenu à 1mn30 de Andreu Simon Aymerich, mais ce dernier n’a pas craqué, et Cardin a dû baisser les bras. L’Espagnol termine en 5h 47mn 35s, à une vitesse moyenne de plus de 14km/h. Il signe la première victoire d’un étranger sur la SaintéLyon, jusque là chasse gardée des Français. Thomas Cardin prend la deuxième place, à 5 minutes (5h 52mn 40s). Le podium est complété par Baptiste Chassagne, 4e en 2019, en 6h 03mn 23s.
Andreu Simon Aymerich, vainqueur de la SaintéLyon 2022. Photo DR
SaintéLyon 2022 : ils ont dit…
Andreu Simon Aymerich, 1er :« Durant toute la course, mon manager m’a dit que Thomas Cardin était à 1 minute, ce qui m’a obligé à pousser, pousser. J’attendais le finish avec impatience, parce que j’étais fatigué. »
Thomas Cardin, 2ème :« J’ai tout donné entre le 50e et le 60 pour essayer de recoller, j’ai pris des risques, je suis revenu à 1mn30 mais ce n’était pas suffisant. Après, j’étais sec sur la fin de parcours, j’ai dû serrer les dents, heureusement que le public était là pour me pousser. C’était une édition pas facile, avec beaucoup de boue, c’était très glissant, j’ai fait plusieurs chutes. Mais aujourd’hui, le premier était vraiment très très fort, et je suis content de ma performance. »
Baptiste Chassagne, 3ème : « Je suis tellement ému. J’ai tout mis, j’ai couru avec du panache, je n’ai pas de mots. Je suis fier de partager un podium avec des athlètes de cette classe. »
Thomas Cardin épuisé mais second de la SaintéLyon 2022. Photo DR
SaintéLyon 2022 : Sarah Vieuille royale
Dans la course féminine, Sarah Vieuille n’a rien laissé aux autres. Pour sa première participation, l’athlète du team Evadict a fait un véritable cavalier seul et termine en 6h 54 09s, en 1§e position au scratch. « Je ne réalise pas encore. J’ai eu de très bonnes sensations dès le début. J’avais les jambes. Et plus j’avançais, plus ça me rassurait. J’ai accusé un peu le coup à partir du 44e kilomètres, je me suis demandé si je n’étais pas partie un peu vite, mais j’avais assez d’avance et je savais qu’en assurant je pouvais gagner. Mais les 13 dernières kilomètres ont été difficiles. »
Sarah Vieuille devance Sandrine Fléchet, vainqueure en 2021, de plus d’une demi-heure (7h 25mn 07s). Le podium est complété par Isabelle Dragon, troisième en 7h 35mn 42s.
Lyon-SaintéLyon : le triplé pour Alexandre Boucheix
Grand favori de la version longue Lyon-SaintéLyon, un ultra de 156km et 4100m D+ en 2 temps, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, a assuré comme un chef. Pour mémoire, les concurrents de cette version longue devaient rallier Saint-Etienne depuis Lyon le samedi dans la journée (soit 78km et 2050m D+, le chemin inverse de la SaintéLyon), avant de prendre le départ à minuit de la SaintéLyon avec les concurrents de la course de 78km. Mais ce n’est sur cette partie entre Saint-Etienne et Lyon que sont pris les chronos déterminant le classement final. Et comme lors des 2 dernières éditions, Casquette Verte a été le plus fort. Il remporte une 3e victoire consécutive en 7h 12mn 53s. Nicolas Firmin termine second en 7h 48mn 14s. Steeve Dobert prend la troisième place, arrivé un peu plus d’une heure après Casquette Verte.
Casquette Verte pour une 3e victoire d’affilée sur la Lyon-SaintéLyon. Photo DR
SaintéLyon 2022 : les résultats des autres courses
SaintÉxpress : Anna-Stiina Erkkilä la plus rapide, Loïc Rolland 2e
Victoire féminine sur le format 44km et 926m D+. Impressionnnate, la Finlandaise Anna-Stiina Erkkilä, du team Asics, s’impose en 3h 02mn 33s. Elle devance de plus de 5 minutes le très rapide stéphanois Loïc Rolland et de plus de 10 minutes l’Allemand du Team Asics Benedikt Hoffman. Le podium masculin est complété par Quentin Deshoulles. Côté féminin, Rachel Pain termine à plus de 47 minutes de la Finlandaise. Caroline Lafaye termine 3e, à près d’une heure.
SaintéSprint : Quentin Meyleu et Marie Goncalvès en mode turbo
Quentin Meyleu, favori, a assuré. L’athlète du team Asics s’impose sur ce format court de 24km et 350m D+ en 1h 30mn 04s et succède à un autre coureur Asics, l’Italien Xavier Chevrier, vainqueur en 2021. Thomas Lautier termine second à 2 minutes, Florian Bernabeu 3e à 3 secondes de la deuxième place.
Dans la course féminine, Marie Goncalves, qui avait gagné la SaintExpress en 2021, avait choisi de faire plus court en 2022. Mais ça ne l’a pas empêchée de gagner de nouveau. Elle s’impose en 1h 46mn 01s, prenant la 16e place au général. Elle devance Emilie Malhanche de 3 minutes. Diane Rassineux termine 3e en 1h 51mn 55s.
SaintéTic :
Sur le format le plus court, 13km et 190m D+, Corentin Fournier atomise la course et l’emporte en 48mn 47s. Il devance Matthieu Euverte de 36 secondes et Kévin Blot de 48 secondes. Chez les féminines, Marie Herveic s’impose en moins d’une heure (59mn 45s). Elle devance Marine David d’1mn 46 et Camille Lafitte de 10 secondes de plus.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/12/andreu-simon.png6451200Patrick Guerinethttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngPatrick Guerinet2022-12-04 13:13:352022-12-04 13:13:36SaintéLyon : Andreu Simon Aymerich et Sarah Vieuille s’imposent, Casquette Verte fait le triplé !
Le Half Marathon des Sables a vécu une première réussie en Jordanie en compagnie de 300 concurrents. Trois étapes au cœur du magnifique désert de Wadi Rum, entre dunes et canyons sculptés par des siècles d’érosion. Sandrine raconte…
Ce Half Marathon Des Sables (HMDS) petit frère du Marathon Des Sables (MDS) se court autonomie totale, en 3 distances 70, 100 ou 120 km à réaliser sur 4 jours en 3 étapes avec un jour de repos après les 2 premières étapes.
Après le Pérou et les Canaries, l’équipe emmenée par le charismatique Cyril Gauthier a mis à l’honneur la Jordanie et le Wadi Rum. Un désert féérique dont les paysages lunaires sont mis à l’honneur dans quelques films comme Lawrence d’Arabie ou la saga Star Wars. Après le Marathon des Sables, je ne pouvais pas rater cette petite nouvelle !
Half MDS Jordanie, du sable bien mou partout…
Etape 1 : 26.8 km et 980m de dénivelé +, 27% de sable, 70% sentier et 3% rocailleux (données du roadbook)
Tout commence après une courte nuit et un réveil à 3h du matin. De l’hotel, sur les bords de la Mer Morte, nous ferons 4h de bus pour rejoindre le départ de cette étape 1. Avec, selon les données du roadbook (reçu la veille), un pourcentage de sable d’environ 28% sur ce parcours.
Comment vous expliquer ? Disons que nous accordons à l’organisation le bénéfice d’une erreur de frappe (!). Car ce fut plutôt une épreuve avec 82% de sable. Et du sable mou, très mou… qui laissera les coureurs, novices comme plus expérimentés épuisés par tout ce sable sur lequel il fut très difficile de progresser. Seul le vainqueur multirécidiviste du Marathon des Sables (9 victoires) Rachid El Morabity et ses collègues en tête auront pu courir à 15km/h en moyenne.
Un bon feu pour se réchauffer
Mais la beauté du site compense bien ces efforts ! Une fois arrivée, c’est la découverte de ses compagnons d’alcôves . En effet, nous sommes logés dans des tentes individuelles regroupées en alcôve de six. Au milieu, un feu bien appréciable quand la nuit tombe. Car oui, il a fait froid la nuit, 10-12 degrés tout au plus alors que les températures frôlaient les 30° en journée.
Je retrouve avec plaisir mon équipe qui participe sous les couleurs de Ultra Sports Science, un fond de dotation dédié à la prévention et aux soins des maladies graves chez les ultra sportifs.
Un repas lyophilisé avalé, matelas (crevé, sic), duvet installé…et c’est l’extinction des feux dès 19h. Demain, c’est l’étape longue qui s’annonce. Je sais déjà que je veux faire la distance de 60km, alors un rechargement des batteries s’impose.
Jusqu’ici, ça roule…
Etape 2 : 62km, 902 D+ et 29% de sable. Réveil à 5h30. Ça pique. MON déroulé/sortie de tente est épique ! C’est donc 62km annoncés avec 902m de D+ et 29% de sable. Cette fois-ci nous sommes vaccinés par l’étape de la veille.
Dès le départ, surprise : c’est roulant et cela fait du bien ! Le premier checkpoint est atteint rapidement (11 km) et c’est au 26ème km que viendra l’heure du choix. 40 ou 62 km.Pour le moment je papote avec un joyeux groupe. Tous à la même allure, en toute convivialité, au milieu de nulle part.
14h pour boucler l’étape longue
Au 26ème km, j’opte pour le 62km, fidèle au défi que je m’étais lancé. Mes jambes suivent, mon dos couine un peu sous le poids du sac. Je suis la seule dans mon groupe à partir vers la gauche. Pas grave… j’avance.
Les deux kilomètres suivants vont très vite me faire regretter mon choix. Du sable, du sable et encore du sable, mou bien entendu. Bientôt, des passages somptueux au creux des canyons rocheux. Je suis comme seule au monde à profiter de ce décor lunaire. Personne à l’horizon, une sensation si rare de nos jours…
C’est déjà le CP3. Je mange un taboulé lyophilisé je repars accompagnée d’une maman et de sa fille partageant l’aventure.
Juste avant le CP4, je retrouve Justine et Julia, deux sœurs et amies déjà croisées sur d’autres aventures. Et que je ne vais plus quitter jusqu’à l’arrivée. Les jambes commencent à être lourdes, le sac pèse encore lourd sur les épaules. C’est en se racontant nos histoires et en fredonnant un refrain inventé pour l’occasion que nous franchissons la ligne d’arrivée du jour.
Il est 22h, nous avons mis 13h59 pour boucler ces 62km ! L’émotion est intense. Les parents de Justine et Julie les attendent de pieds fermes.
Quelques dromadaires s’invitent au CP .
Décrocher puis dévaler la dune…
Je m’effondre dans ma tente. Oh oui la journée de repos du lendemain va faire du bien !
Le bivouac s’éveille tranquillement ce matin. Les feux réchauffent les petits déjeuners. Ensuite lessive, yoga, papotage, soins de pieds. Un coca bien frais est offert par l’organisation et un dancing organisé en fin d’après-midi. De quoi tous nous remettre en jambes avant cette dernière nuit dans le désert. Quelle ambiance !
Demain, deux départs. Un à 4h30 du matin pour les plus lents (dont je fais bien sûr partie) et un à 6h30 pour les plus rapides. Cela permettra que l’on finisse en même temps.
Etape 3 : 26.6 km et 733D+. 42% de sable ! Mais cette fois-ci, surprise encore, l’étape se révèlera extrêmement roulante. C’est simple, je n’ai jamais autant couru sur une étape. Surtout, un big up au moral avec la montée d’une dune avant la dévale euphorisante. Les deux talons bien plantés, comme des gamins, on s’élance.
Un tour à Petra pour terminer ce half MDS Jordanie
Au loin, déjà se profile l’arrivée. Je continue de courir, rattrapée depuis bien longtemps par les plus rapides partis plus tard. Je passerais la ligne avec beaucoup d’émotions. Quelques larmes de bonheur en recevant la médaille de finisher, a mes yeux remplis de tous ces paysages hallucinants, entre dunes, rochers et canyons.
Le temps d’enfiler le t-shirt de finisher, nous voilà partis en bus pour la visite de Petra, la merveilleuse, pour clôturer en beauté ce périple.
J’en retiendrais l’extrême bienveillance et gentillesse de l’organisation. Je participais comme « medical patrol », concept qui permet d’intervenir auprès de coureurs qui seraient en difficulté avec un équipement médical minimum présent dans mon sac. Cela m’a notamment permis d’échanger avec de très nombreux participants. Tous comme moi rentrent émerveillé de ces 4 jours passés hors du temps (et hors réseau) dans le Wadi rum, ce désert si vivant.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/11/Half-MDS-Jordanie-7.jpg4001024Sandrine Nail-Billaudhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSandrine Nail-Billaud2022-11-23 16:37:372022-11-23 21:46:20Half MDS Jordanie : une première de folie
Plus de 47 700 coureurs ont terminé le Marathon de New York marqué par la chaleur et l’énergie débordante de milliers de spectateurs.
New York et son magic marathon ont célébré 47 743 finishers ce dimanche. La 51e édition s’est disputée sous une météo particulièrement chaude.
La chaleur moite, inhabituelle à cette période de l’année, a corsé la traversée des cinq quartiers en 26.2 miles. Mais les concurrents se sont surpassés dans la liesse générale. Environ deux millions de spectateurs étaient massés au bord des célèbres avenues.
2000 Français de retour au marathon de New York
Ce marathon de New York a retrouvé sa pleine mesure. Après le jubilé (50 ans) de l’an dernier, disputé en petit comité, ce marathon de New York a retrouvé sa pleine mesure. En 2021? 25 000 finishers seulement, soit moitié moins qu’à l’accoutumée. En effet, les coureurs de l’espace Schengen n’avaient pas pu entrer aux Etats-Unis, les frontières ayant rouverts au lendemain de l’événement. Rageant !
Cette fois, les étrangers étaient de retour. Parmi eux, 2044 Français particulièrement impatients. Le plus rapide de nos compatriotes, Fouad Latreche termine en 2h30’50’’ devant Thierry Guibault en 2h35’.
A New York, la France représente le premier contingent de touristes. Et l’histoire d’amour dure depuis des décennies. New York, c’est le marathon à courir une fois dans sa vie. Un rêve pour beaucoup qui n’est toutefois pas à la portée de toutes les bourses. Car aller croquer la grosse pomme coûte environ 3 000 euros.
Le Kenya triomphe après une scène poignante
En tête, on a cru un temps à la victoire de Daniel Do Nascimento. Affichant un chrono en 2h04’, l’athlète brésilien était même sur les bases d’un record. Depuis Staten Island, il a mené un train d’enfer. Mais à 10 kilomètres de l’arrivée, il s’est écroulé, paralysé par les crampes.
Le Kenyan Evans Chebet lui est alors passé sous le nez. Victorieux du marathon de Boston ce printemps (2h06’51’’), Chebet a géré au mieux sa course pour décrocher le titre new yorkais. En 2h08’41 », il s’impose avec 12 secondes d’avance sur l’Ethiopien Shura Kitata, suivi par le Néerlandais Abdi Nageeye, médaillé d’argent aux J.O de Tokyo.
Avec sa victoire, Chebet offre le grand chelem au Kenya. Cette année en effet, Eliud Kipchoge a gagné Tokyo (6 mars) puis Berlin (25 septembre), Evans Chebet, Boston (18 avril) avant New York, Amos Kipruto à Londres (2 octobre) et Benson Kipruto à Chicago (9 octobre).C’est la première fois qu’une nation remporte les six courses des Abbott World Major marathons en une année.
Vue sur Manhattan, depuis l’un des nombreux ponts de ce marathon de New York.
L’authentique exploit de Sharon Lokedi
Et le Kenya réalise un doublé avec la victoire inattendue de Sharon Lokedi. Car la compétition féminine fut aussi palpitante. Une bataille entre l’Israélienne Lonah Salpeter, l’Éthiopienne Gotytom Gebreslase et Sharon Lokedi, révélation de ce marathon de New York.
Dans Central Park, l’Israélienne Lonah Salpeter a d’abord accéléré, laissant Gebreslase et Lokedi sur ses talons. Puis Lokedi a trouvé les ressources pour prendre le lead, déposant ses concurrentes. Son avance n’a cessé de croître sur les dernières minutes de course. Elle décroche ainsi la victoire 2 h 23’23’’, avec sept secondes d’avance sur l’Israélienne et 15 secondes sur Gebreslase, championne du monde 2022. Un véritable exploit pour cette Kenyane de 28 ans qui courait le premier 26.2 miles de sa carrière !
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/11/marathon-de-new-york.jpg9001200Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-11-07 12:06:002022-11-15 17:01:00Retour sur le Marathon de New York
La saison de trail des GTWS 2022, débutée en mai dernier à Zegama-Aizkorri, s’est achevée avec les finales disputées à Madère. Après 6 courses prestigieuses réparties tout au long de l’année et 5 épreuves consécutives lors des finales, qui rassemblaient les 30 meilleurs hommes et 30 meilleures femmes de la saison, c’est le Suisse Rémi Bonnet et la Néerlandaise Nienke Brinkman qui remportent le titre. Thibaut Baronian et Anthony Felber intègrent le Top 10 masculin. Chez les femmes, 3 Tricolores, Elise Poncet, Julie Roux et Theres Lebœuf, figurent dans le Top 10.
Golden Trail World Series 2022 : Rémi Bonnet au-dessus du lot
Le Suisse Rémi Bonnet n’aura laissé que des miettes à ses adversaires. En tête du classement général à l’issue des 6 épreuves de l’année, il a survolé les finales de tout son talent. Avec 4 victoires sur les 5 courses disputées à Madère la semaine du 24 au 30 octobre, Bonnet a tué le suspense. Il remporte le titre 2022 devant le Marocain Elhousine Elazzaoui, qui a bataillé jusqu’à la toute dernière course, dimanche 30 octobre, pour souffler la 2e place au Français Thibaut Baronian, finalement 3e. Le jeune Anthony Felber, très régulier durant les finales, termine à une belle 9e place au général.
Rémi Bonnet impérial. Photo GTWS
Golden Trail World Series 2022 : Nienke Brinkman impressionnante
Il n’y a pas eu plus de suspense chez les femmes que chez les hommes. Largement en tête au général avant les épreuves finales de Madère, la Néerlandaise a remporté 3 des 5 courses de la semaine et remporte le titre de championne 2022. Elle devance l’Américaine Sophia Laukli et l’Espagnole Sara Alonso, brillante en début de saison avec notamment sa victoire au Marathon du Mont-Blanc. Côté français, satifaction avec la 4e place d’Elise Poncet, mais également la 7e place de Julie Roux et la 10e place de Theres Lebœuf.
La prochaine saison des Golden Trail World Series, circuit de référence mondial, débutera au printemps prochain avec le fameux rendez-vous en terre basque de Zegama-Aizkorri.
Nienke Brinkman aura dominé la saison 2022. Photo GTWS
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/10/GTWS-rémi-bonnet-vainqueur-Photo-GTWS.png7181280Patrick Guerinethttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngPatrick Guerinet2022-10-31 12:36:382022-10-31 12:36:39Golden Trail World Series 2022 : Rémi Bonnet et Nienke Brinkman sacrés à Madère
10 528 coureursont participé au Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes sous le soleil de la Côte d’Azur. Au terme de cette 14e édition, un nouveau record féminin sur la distance reine.
Le ciel, le soleil et la mer sur ce Marathon des Alpes Maritimes. Une météo idéale – quoique un peu chaude ! -, sur cette 14e édition. Cette année, ce marathon phare du calendrier s’est disputé un peu plus tôt en saison, en même temps qu’une autre classique du Sud de la France, Marseille-Cassis. Mais cela n’a pas empêché l’évènement azuréen de faire le plein.
Il faisait déjà bon à 8h, au départ du Marathon Nice-Cannes ce 30 octobre. @activimages
Nouveau record féminin sur le marathon
Dans les rangs, 10 528 participants – dont 26% d’étrangers. Tous ont donc profité à plein du décor « 4 étoiles » sur ce grand défilé de la Promenade des Anglais de Nice à la croisette de Cannes.
Sur l’épreuve reine du week-end, 4 437 classés. En tête, le Kenyan John Langat. Vainqueur en 2h10’25’’, il suivi par deux compatriotes, Vincent Rono en 2h10’40’’ et Japheth Kosgei en 2h13’39’.
Le premier française et Maralpin, Lucas Gehin termine à la 6ème place au scratch en 2h30’06 ».
Chez les femmes, les deux favorites, l’Ethiopienne Zenebu Fikadu et la Kenyane Sharon Jemutai ont couru ensemble jusqu’au 16e kilomètre. Puis Fikadu a creuse l’écart pour voler vers la victoire. Nouveau record pour l’épreuve à la clé, en 2h28’15 ». Elle termine loin devant Sharon Jemutai, en 2h34’12 ».
A noter une belle bagarre pour la troisième place entre la Suédoise Hanna Lindholm et la Française Aline Camboulives. C’est finalement la Suédoise qui grimpera sur le podium en 2h39’57 ». Aline Camboulives, habituée de la course, terminera à la 5e place au scratch en 2h51’10’.
En parallèle, 290 équipes de 3 à 6 coureurs se sont partagés ce circuit longeant la Méditerranée et en passant notamment par le célèbre Cap d’Antibes et son fort carré.
Parmi les relayeurs, Charles Ange Ginésy, président du Département des Alpes-Maritimes engagé aux couleurs du 06. Sur le duo de 2 x 21 km, 550 binômes en lice se sont partagés la visite du littoral azuréen.
Enfin, dernière course à l’affiche ce dimanche, le 20 km. Tracé entre Nice et Villeneuve Loubet, sur la première partie du marathon, ce petit dernier lancé il y a trois saisons s’avère particulièrement roulant.
En tête, des chronos gagnants pour Victor Leroy en 1h04’ et Augustine Emeraux en 1h16’16’’, premiers parmi les quelque 1500 classés.
Vu la douceur inhabituelle de ce dernier week-end d’octobre, de nombreux finishers se sont offerts une baignade sur la plage de Cannes.
Tous les résultats du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes ICI.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/10/marathon-nice-cannes3.jpg7831200Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2022-10-31 10:21:222022-10-31 10:21:24Marathon Nice-Cannes, nouveau record sous le soleil
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