Le premier Marathon international de la Côte d’Amour s’annonce pour novembre 2024, avec six épreuves à l’affiche entre La Baule, Guérande, Batz-sur-mer, Le Pouliguen et Le Croisic.

Chic, un marathon de bord de mer en vue ! Le premier Marathon International de la Côte d’Amour, se tiendra les 2 et 3 novembre 2024 en Loire-Atlantique. L’affiche sera complète pour cette première avec six distances proposées. Un marathon (en solo ou en relais), mais aussi un semi-marathon, un 10 km, un 5 km et des courses enfants rythmeront ce week-end d’hiver bien iodé. 

Pour mettre sur pied cette grande première, l’agence événementielle OC SPORT, déjà organisatrice de l’Abalone Marathon de Nantes s’est associée au club PGAC (Presqu’île Guérandaise Athlétic Club) qui organise la traditionnelle Corrida de Guérande depuis 46 ans.

Marathon de la Côte d’Amour, une boucle unique autour de La Baule

L’épreuve phare, le marathon, prendra son départ à La Baule. Le circuit de 42,195 km mettra à l’honneur  les plus beaux paysages de la Presqu’île Guérandaise, en foulant cinq communes du littoral. Et il promet d’en mettre plein les yeux.

D’abord la promenade de mer de La Baule, et sa belle plage, figurant parmi les plus longues d’Europe. Ensuite, un passage par la cité médiévale et les marais salants de Guérande. Puis la balade se poursuivra sur la côte sauvage du Pouliguen et les ports typiques du Croisic et de Batz-sur-Mer.

Et pour ne rien gâcher, cette boucle s’annonce propice aux performances. 109 mètres de dénivelé seulement, classant l’épreuve parmi les plus roulantes de France.

Les parcours seront dévoilés fin octobre. L’ouverture des inscriptions aura lieu début novembre. Les coureurs peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur la liste d’attente pour recevoir les informations liées à l’événement sur www.marathondelacotedamour.com



La Corrida internationale de Houilles, enregistrée au calendrier de la World Athletics et de la fédération Française d’athlétisme, le 17 décembre prochain est annulée par la municipalité.

La Corrida de Houilles, c’est depuis 1972 un petit monument de la course à pied en France. Une fête mêlant compétition à haut niveau et plaisir de milliers d’anonymes, paradant déguisés pour cette dernière épreuve phare du calendrier.

Jimmy Gressier, fidèle de la Corrida de Houilles annulée en 2023.
Le champion Jimmy Gressier compte parmi les fidèles de cette Corrida de Houilles. ©Christophe SAIDI agence FED

L’an dernier pour sa 50e édition, la traditionnelle course des As, fut même d’une rare densité. Six coureurs sous les 28 minutes, 60 coureurs sous les 30 minutes, 355 coureurs sous les 35 minutes. Aucun autre 10 km en France ne peut se targuer d’afficher des chronos de si haute volée !

Conflit entre la mairie et le Comité des Fêtes

Seulement voilà, la 51e édition, prévue au calendrier le 17 décembre, tombe à l’eau. Le Comité des Fêtes résume sur sa page Facebook : « Malgré tous nos efforts, le maire de Houilles pour des raisons incompréhensibles, nous refuse obstinément l’utilisation temporaire du domaine public permettant de recevoir la course. »

La raison ? Un conflit municipal sur d’anicroches politiques que détaille le média local 78 actu. En résumé, d’un côté le maire de Houilles a exprimé son souhait d’organiser une course similaire pour remplacer la Corrida. Et de l’autre, le Comité des Fêtes fait de la résistance. En effet, l’association historique, dépositaire de la marque « Corrida de Houilles » n’entend pas céder l’organisation de l’évènement.

Tout cela mène à une impasse juridique et cette bien triste annulation. Pour les coureurs, comme les bénévoles qui s’y investissent depuis des années.

Et plus encore en cette veille d’année olympique. Les athlètes français du 1500m au marathon perdent l’occasion d’affiner comme il est de tradition, leur préparation aux JO en se frottant aux meilleurs coureurs de la planète, résume le Comité des Fêtes, navré de cette situation.



La première édition de Pouilly-Sancerre prévue 22 octobre promet de régaler autour d’un 20 km festif et gourmand. 1 000 coureurs ont déjà réservé un dossard. Les inscriptions courent toujours…

Pouilly-Sancerre, deux villes, deux appellations, et deux territoires désormais réunis par une course. La première édition prévue pour le 22 octobre promet de régaler. 1 000 coureurs ont déjà pris un dossard mais il est encore temps de s’inscrire !

Pouilly-Sancerre, le vin à l’honneur

Visite de la Tour du Pouilly fumé sur la course Pouilly-Sancerre.
Visite de la Tour du Pouilly fumé, la veille de la course.

Le Nivernais Antoine de Wilde, de la French Run Evenement, qui organise notamment le Nevers Marathon, est à l’initiative de ce nouvel évènement. Fan de l’incontournable Marathon du Médoc, l’athlète a eu une envie de créer sur son territoire une course dans le même état d’esprit.

Au milieu des vignes dorées par l’automne, Pouilly-Sancerre s’annonce donc festive et épicurienne.

Un salon œnologique est ainsi prévu le samedi, veille de course, autour d’un village course. Il sera posté à La Tour du Pouilly Fumé. Implanté dans un cadre patrimonial remarquable, au coeur de Pouilly-sur-Loire, ce temple du vin sera accessible aux inscrits. La visite complète avec dégustations, accès à la vinothèque et au caveau d’arômes ravira les amateurs de bons vins.

Le lendemain, deux dégustations de vins ponctueront la course, avant un dernier verre de Sancerre servi avec le ravitaillement final.

20 km entre deux départements

Pouilly-Sancerre, une nouvelle course festive prévue le 22 octobre 2023

Le circuit avoisinera 20 kilomètres, une distance un peu plus abordable qu’un semi-marathon. Le départ sera donné sur les hauteurs de Pouilly, face au château de Ladoucette, réputé pour son Sauvignon Blanc.

Au démarrage, le cortège passera notamment par une ancienne voie romaine ainsi que par le Pont de Pouilly. Cet ouvrage enjambant la Loire se trouve à égale distance (496 km exactement) entre la source du fleuve et de son embouchure.

Ensuite, le circuit suivra l’itinéraire de la Loire à vélo, en profitant de belles couleurs automnales.

Pouilly-Sancerre, une première course épicurienne le 22 octobre

Puis après une dernière bonne côte finale, l’arrivée sera jugée avenue Honoré de Balzac à Sancerre, devant le Collège Francine Leca.

Navettes, douches, consignes, vestiaires et nombreuses récompenses (bouteille de vin du Centre Loire, t-shirt finisher, médaille originale, verre de vin…) attendent les participants de cette belle première.

Sans conteste, une nouvelle course atypique qui devrait vite s’ancrer au calendrier. D’autant qu’elle traversera deux départements, la Nièvre et le Cher, mais aussi deux régions, la Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val de Loire. Toute une histoire !



Le marathon de Saint-Tropez, prévu le 24 mars, sera support des championnats de France de la distance. Une belle reconnaissance pour ce jeune marathon mais un choix qui pose question.

C’est à Saint-Tropez que les prochains champions de France de marathon seront sacrés. Fin du suspens. Car depuis novembre 2022, Duncan Perrillat et Anais Quemener conservent leur couronne sur cette distance reine. En effet, après leur sacre sur le marathon de Deauville, un silence radio de la FFA.

On apprenait, un brin surpris, que la Fédération française d’Athlétisme avait renoncé à organiser des championnats de marathon en 2023. Le motif ? La compétition nationale serait désormais proposée sur une saison (2023-2024) et non chaque année, comme cela était le cas jusqu’à présent. Bon.

Marathon de Saint-Tropez, un cadre de rêve…

Passage au coeur de Saint-Tropez…

Finalement, c’est donc la Côte d’Azur ont donc été choisi comme support du championnat 2024. Pour ce jeune marathon piloté par Azur Sport Organisation (qui orchestre également le Marathon des Alpes Maritimes Nice-Cannes), c’est une petite consécration. L’épreuve, née avant le Covid, n’affiche que quatre éditions au compteur.

Pour sûr, le cadre s’annonce superbe, le long du fameux golfe clair. L’épreuve se court en aller simple entre Sainte-Maxime et Cavalaire-sur-Mer. Les spots s’enchaînent ainsi via port Grimaud, Cogolin, Gassin, la baie de Saint-Tropez, Ramatuelle, La Croix-Valmer. La mer à voir bien sûr. Mais aussi les vignobles et la garrigue bordant ce littoral magnifique que l’on découvre au naturel, loin du tumulte estival et du côté « jet set » qui lui colle à la peau l’été.

L’ambiance sur ce Marathon de Saint-Tropez se veut décontractée, avec dégustations de rosé sur le tracé, quelques brochettes de déguisés, de la musique rythmée tous les 2 kilomètres et une tarte tropézienne à l’arrivée.

… et un tracé de caractère

En revanche, les chronos ne devraient pas s’affoler le long de la Méditerranée. Car l’itinéraire se corse à l’amorce du second semi. Il y a une première « bosse » à Saint-Tropez puis une franche montée vers le 31ekm, toute en virages pour atteindre le col de Collebasse. Un col qui donne un accent montagnard à ce marathon de bord de mer résolument étonnant. Au total, 314 m de dénivelé cumulés en 42 km, soit un profil exigeant.

Côté élites, cette date printanière interpelle. Proche de grandes échéances comme les marathons de Paris, de Rotterdam ou de Londres (mais aussi des JO bien sûr), cela laisse à penser que de nombreux athlètes sécheront ce rendez-vous tricolore. Dommage car la dernière édition de Deauville s’était achevée sur un score inédit de participation. 627 classés pour un championnat de France de marathon, c’est un record !



Pour la première fois de l’histoire, l’UTMB s’achève sur un doublé américain. Jim Walmsley et Courtney Dauwalter ont fait vibrer Chamonix pour les 20 ans de l’épreuve.

Enfin. Jim Walmsley, tête d’affiche de cet UTMB décroche son premier sacre chamoniard. L’Américain attendait cette victoire, celle d’une vie, après quatre tentatives infructueuses. Dernière en date en  2022. Il y a cru ferme et nous avec lui. En tête au 103e km après le grand col Ferret, il pointait avec un petit quart d’heure d’avance sur la star Kilian Jornet.

Mais des problèmes d’alimentation ont anéanti sa fin de course, le rétrogradant à la 4eme place. Depuis, Jim Walmsley a fait de cet UTMB son objectif numéro 1. Et son rêve est devenu réalité. Triple vainqueur de la prestigieuse Western States aux États-Unis, dont il détient le meilleur chrono à ce jour,  recordman du monde sur 50 miles (80,46 km), et devient donc le premier Américain à remporter l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, qui célèbrait cette année sa 20e édition.

UTMB, le rêve de Jim Walmsley devenu réalité

UTMB 2023, le podium : Jim Walmsley, Zach Miller et Germain Grangier.
UTMB 2023, le podium : Jim Walmsley, Zach Miller et Germain Grangier.

Pour mettre toutes les chances de son côté, l’Américain de 33 ans a même quitté l’Arizona s’est installé depuis le printemps 2022 dans le Beaufortain, tout près de son ami François d’Haene.

Bilan de sa course : une vitesse moyenne de 8,78 km/h. Jim Walmsley devient ainsi le 3e athlète de l’histoire à terminer l’UTMB® Mont-Blanc en dessous de la barre des 20 heures.

19 heures 37 minutes et 43 secondes exactement. Il bat ainsi le record de temps réalisé par l’Espagnol Kilian Jornet, absent cette année pour blessure, en 2022 de près de 12 minutes. « J’ai rencontré de nombreuses difficultés cette nuit et plus globalement tout au long de la course. Je suis donc le premier surpris que cela se termine aussi bien pour moi. Je me sens vraiment chanceux d’avoir eu ce regain d’énergie en fin de parcours, et d’avoir pu tenir jusqu’à l’arrivée, parce que j’étais vraiment en train de m’effondrer« , assurait le vainqueur 2023, ému aux larmes à son arrivée.

Jim Walmsley devance son compatriote Zach Miller. Derrière Germain Grangier, auteur d’une magnifique troisième place sur cette finale de prestige se classe premier Français devant Mathieu Blanchard, 2e en 2022.  

Queen Courtney

UTMB 2023, le podium : Jim Wamlsley, Zach Miller et Germain Grangier.

Grandissime favorite, Courtney Dauwalter entre elle encore un peu plus dans la légende. L’Américaine a déchaîné les foules. Et marqué l’histoire. Trois participations à l’UTMB et trois victoires. De quoi conclure en bonne note son année au sommet.

En effet, la ‘queen of Chamonix’ a signé un grand chelem inédit en remportant coup sur coup la Western States (record de course), la Hardrock 100 (record de course) et cet UTMB à quelques mois d’intervalle.

Et la championne du team Salomon avait d’ailleurs déjà fait sensation en s’imposant en octobre dernier sur la Diagonale des Fous 2022, terminant à 3ème place au classement général. Avant elle, aucun traileur, homme ou femme n’avait réussi a remporter ces quatre ultra-mythiques sur une même année !

Lever toutes les barrières

Courtney Dauwalter à l'arrivée de l'UTMB 2023
Courtney Dauwalter à l’arrivée de l’UTMB 2023

Après avoir longuement remercié ses proches et la foule, faisant des allers-retours le long de l’arrivée au contact des fans, Courtney Dauwalter raconte : “Je pense que tout au long de notre vie, dès qu’on a l’opportunité de faire quelque chose de fou, il faut la saisir, c’est tellement bon ! C’est la raison pour laquelle je me suis alignée sur cette course. Ce n’était pas facile mais cela valait tellement la peine. Dès la sortie de Champex-Lac et pendant toute la deuxième partie du parcours, cela a été très dur pour moi, mon estomac ne voulait plus.« 

La reine de l’ultra-trail poursuit, en toute humilité : « Je n’en serais pas là sans toute ma famille. Kevin mon conjoint, mes parents, mon team, les bénévoles, les spectateurs, toutes ces personnes qui m’ont portée. C’est grâce à leur énergie que j’ai pu atteindre Chamonix, je les remercie tellement ! J’ai la chance d’avoir des parents fantastiques et deux merveilleux frères qui m’ont construites, m’ont poussée à lever toutes les barrières, me permettant de devenir la femme que je suis aujourd’hui.

Blandine L’Hirondel, épatante 3eme femme

Courtney Dauwalter, katarina Hartmuth et Blandine L’Hirondel au sommet de cet UTMB 2023.

Dans son sillage, l’Allemande Katharina Hartmutch, vice-championne du monde de trail long 2023 franchit la ligne d’arrivée en 24h10’52’’. Derrière, on a assisté à une très belle bataille pour la troisième place. Mano à mano entre la Française Blandine L’Hirondel et la Chinoise Fuzhao Xiang.

Longtemps deuxième au classement, Blandine, double-championne du monde de trail running 2019 et 2022, a connu un gros passage à vide après Champex.

Sur cet UTMB 2023, elle a découvert le 100M pour la première fois. La championne de la team Kiprun a retrouvé un regain d’énergie après Vallorcine, lui permettant de reprendre sa place sur le podium dans les derniers kilomètres, arrivant troisième en 24h22’50’’, devant la Chinoise Fuzhao.

Podium hommes UTMB 2023 :

– 1er Jim WALMSLEY (US) : 19h37
– 2ème Zach MILLER (US) : 19h58
– 3ème Germain GRANGIER (FR) : 20h10

Podium Femmes UTMB 2023 :

– 1ère Courtney DAUWALTER (US) : 23h29
– 2ème Katarina HARTMUTH (GER) : 24h10
– 3ème Blandine L’HIRONDEL (FR) : 24h22



Les premiers finishers de la Petite Trotte à Léon ont bouclé en moins de 100 heures leur grand tour du Mont-Blanc en 300 km et 25 000 mD+. Un UTMB version XL & aventure.

Ce 1er septembre, quelques heures avant le lancement de l’UTMB (171 km), ultime épreuve et course star du sommet mondial du trail, Chamonix célèbre l’arrivée des premiers finishers de la PTL.

Cette Petite Trotte à Léon, c’est la plus longue distance à l’affiche de l’événement chamoniard. 300 km et 25 000 mD+. Un grand tour du Mont-Blanc. Une folle épopée à vivre en équipe de 2 ou 3 membres indissociables. C’est bien l’épreuve la plus exigeante de la semaine, et curieusement la moins médiatisée.

Petite Trotte à Léon, le défi XXL de l’UTMB

UMTB 2023 - PTL, première course lancée lundi matin sous la pluie battante pour 300 km et 25 000 mD+ à parcourir en moins de 151 heures.
Départ lundi matin sous la pluie battante pour 300 km et 25 000 mD+ à parcourir en moins de 151 heures. ©Pascal Tournaire

Pourtant, ce défi hors norme exige un engagement total. Sans balisage au sol, le sens de l’orientation est indispensable, sur et en dehors des sentiers. Cette PTL au concept original et différent des autres courses de l’UTMB requiert aussi d’autres qualités. L’esprit d’équipe, le goût de l’aventure et la passion de la montagne.

Une centaine d’équipes se sont embarquées dans ce merveilleux voyage alpin. Ces derniers jours, ils ont traversé tous les massifs voisins. Le Beaufortain versant français, le Val d’Aoste avec son glacier du Ruitor en Italie et le pays du Saint-Bernard en Suisse avant de rentrer à Chamonix via le col de Balme.

Sélectionnées sur dossier, ces concurrents surmotivés ont essuyé une météo très contrastée ces derniers jours. Partis sous une pluie battante lundi matin, les premiers finishers arrivent ce vendredi sous le soleil Place du Triangle de l’Amitié.

Moins de 100 heures de cavale pour l’équipe suisso-belge UltraTiming. Le Genévois Nicolas Lehmann (UTMB Index 722) et le Belge Victor Richard (Index 723), résidant à Passy en Haute-Savoie sont arrivés en tête, en 99h33’40’’. 

L’esprit montagne et le sens du partage

UMTB 2023 - La PTL vaincue en moins de 100 heures par Nicolas Lehmann et Victor Richard.
Nicolas Lehmann et Victor Richard à l’arrivée de la PTL.

Sur la ligne d’arrivée, les compères racontent d’une même voix : « Quand on a vu les conditions au départ, la pluie, le vent, la neige en altitude, jusqu’à 30 cm à certains endroits, on s’est dit que ça allait être une belle semaine mais compliquée. Le plus difficile a été cette nuit du jeudi au vendredi, sur la dernière descente d’arête vers le col de Balme, c’était engagé, de nuit et avec la fatigue il fallait être très prudent. Ça fait longtemps qu’on y pense et qu’on en rêve, on a tous les deux l’amour du sport et de la montagne. Quand on fait la PTL, on vient chercher la montagne, c’est plus que du trail et cette année, on a vraiment eu cela. » 

Derrière eux, les équipages PTL arrivent au compte-gouttes dans Chamonix depuis quelques heures. Maximum imparti : 151 heures pour boucler cette odyssée montagnarde, l’aventure d’une vie.



Exit Run in Reims, place à Reims Champagne Run les 14 et 15 octobre. A l’affiche de nouvelles épreuves, dont un « Sacré trail ».

Reims Champagne Run, c’est le nouveau nom et la nouvelle identité du rendez-vous running rémois prévu les 14 et 15 octobre. Amaury Sport Organisation se retire de ce « Run in » moins populaire que son cousin de Lyon, dernier unique évènement running organisé hors Paris par la société.

Playground, qui orchestre notamment la Course du Grande Paris Express reprend les commandes de l’événement qui se profite pour se réinventer.

10 km et semi, mais plus de marathon…

Reims Champagne Run proposera un Semi des Rois, le 15 octobre.
Reims Champagne Run proposera un Semi des Rois, le 15 octobre.

Premier changement, la disparition du marathon, en baisse de fréquentation ces dernières années. Mais l’on retrouvera les deux distances phares de 10 km et 21.1km chers aux Rémois.

Les deux épreuves phares seront tracées en boucle autour de la Porte de Mars. Le 10 km de Rémus ; clin d’œil au fondateur de la ville, fera le tour des monuments.

Départ devant le cathédrale pour les 11 00 0 participants de Run in Reims.
Le nouveau Reims Champagne Run ne s’élancera pas devant la cathédrale comme l’ancien Run in Reims, pas depuis la Porte de Mars.

Il passera d’abord par l’Arena, les docks, la chapelle Foujita, puis la basilique Saint-Rémi notamment. Ensuite, un petit bout du canal de la Marne à l’Aine, puis cap sur le musée des beaux arts, la cathédrale et la place royale… Un parcours royal et roulant qui devrait permettre aux 10 000 concurrents attendus de signer de beaux chronos.

Même profil performant pour le nouveau Semi des Rois (69m+). Son circuit prolongera la visite plus au Sud en passant par les parcs de champagne, celui de la Cerisaie et celui de Vesle avant de revenir à la case départ, Porte de Mars.

Un nouveau « Sacré trail » pour Reims Champagne Run

Reims Champagne Run remplace Run in Reims et proposera un "Sacré trail" de 88 km.
Le parcours du « Sacré trail » de 88 km.

La grande nouveauté, ce sera un « Sacré trail ». 88 km et 1287 mD+ sur un parcours magistral tracé entre le Creps et la Porte de Mars, site phare de l’évènement.

Il se déroulera en nocturne, dans la nuit du samedi au dimanche. Première dans la région, cet ultra sillonnera en majorité les chemins du parc régional de la montagne de Reims, via les forêts domaniales de Sermier du Chêne à la Vierge et de Verzy. Puis, le parcours entrera dans Reims pour le final, sur les 15 derniers kilomètres. L’organisation espère rassembler 700 concurrents sur cette nouvelle distance.

Plus vert et moins cher

Ce nouveau Reims Champagne Run s’attachera à prendre une dimension plus respectueuse de l’environnement avec des écocup et de l’eau de ville aux ravitaillements, et des médailles en bois notamment.
Cette première s’annonce réjouissante, et les participants y gagneront au change. En effet, les dossards sont proposés à des prix plus raisonnables (60 € pour le trail, 28 € pour le semi, 18 € pour le 10 km) qu’auparavant.

Au total, plus de 15 000 concurrents sont attendus en Champagne.



Septembre, rentrée des classes, reprise des courses. Voici notre sélection parmi les épreuves de rentrée à ne pas rater. A vos dossards !

Week-end du 2 et 3 septembre

Bière et bonne humeur sur ce semis du Houblon d'Arques (62).
Bière et bonne humeur sur ce Semis du Houblon (62).

Le Semis du Houblon à Arques (62)

En 4 ans, ce semi s’est fait une réputation dans l’Audomarois et au-delà. Les courses de 12 km et 21 km enchaînent les plus jolis coins de la commune d’Arques, mondialement connue pour ses verreries, mais aussi son ascenseur à bateaux unique en France. Le parcours est typé nature, mais plutôt plat. Après le départ depuis la brasserie Goudale, 6 ravitaillements sont proposés au fil du tracé. Tous copieux et servant des bières locales, sur fond de refrains rocks. Sur les 2500 coureurs, 80% de déguisés annoncent l’organisation de ce semis du Houblon (avec s à semi, en respect de la Loi Evin). Thème de l’année : le cinéma français.

La Caldéniacienne à Chaudeney-sur-Moselle (54)

Un 10 km ou un semi pour cette Caldéniacienne réputée pour son ambiance festive depuis 35 ans. Sur les parcours, agréables en sous-bois, la musique résonnera. Le cortège est invité à se déguiser. A l’arrivée, de nombreux lots à gagner par tirage au sort.

Boulevards de Colomiers (31)

Les Boulevards de Colomiers, c’est aussi un 10 km, rendez-vous phare de rentrée dans la région toulousaine est propice aux performances. Pas de changement pour la 29e édition qui proposera également un 3 km, une course enfants, et toujours la traditionnelle tombola à l’arrivée.

Week-end du 9-10 septembre

Passage sur un pont de bateaux sur le Trail des 36 000. ©Sébastien Gayet
Un pont de bateaux pour enjamber Ardèche. ©Sébastien Gayet

Trail des 36 000 à Vallon Pont d’Arc (07)

36 000 c’est le nombre d’années qui nous sépare du tout premier chef d’œuvre de l’humanité découvert dans la grotte ornée du Pont d’Arc, dite Grotte Chauvet, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. 36 000, c’est aussi la distance de ce trail proposant un circuit inédit à travers les gorges de l’Ardèche, avec une traversée de la rivière sur un pont de bateaux. En plus du 36 km (1200 mD+), un 20 km (700 mD+) ou bien un 11 km à courir en solo ou en duo. Attention, 800 places seulement !  

Courses du Bien Public à Dijon (21)

Rentrée pour les runners Bourguignons, ces courses orchestrées par le journal Le Bien Public. L’évènement regroupe un 20 km, un 10 km, une course de 5 km réservée aux femmes et des courses enfants. Les parcours sont agréables entre le canal de Bourgogne et les bords du lac Chanoine Kir.

Toujours de magnifiques lumières sur le Trail Côté d'Opale.
Toujours de magnifiques lumières sur le Trail Côté d’Opale.

Auray-Vannes (56)

Mythique dans le Morbihan et pas seulement ! Le circuit d’Auray-Vannes alterne bord de mer et paysages verdoyants de Bretagne avec un finish par un tour de stade à Vannes. Au choix, un semi et un 10 km. Nouveauté cette année, un 5 km la veille à 19h40 ainsi que des foulées jeunes.

Trail Côte d’Opale à Wimereux (62)

8 épreuves et un challenge inédit de 104 km pour ce célèbre TCO déjà pris d’assaut. Car oui, pour avoir le bonheur de fouler les plages de la Côte d’Opale et les sentiers de la Terre des Deux Caps, il faut s’y prendre très tôt ! Des listes d’attente sont ouvertes pour les courses de 8 à 42 km.

La Parisienne à Paris (75)

Ce festival de 3 jours, gratuit et ouvert à tous, axé autour de la femme, du sport, de la santé proposera des animations autour de son salon et un événement yoga mixte en plein air notamment. Côté sport, deux courses de 7 et 10 km autour de la Tour Eiffel, ou bien une marche de 7 km, passant notamment par les Champs-Élysées et les quais de Seine. 25 000 femmes et 400 entreprises sont attendues.

L’Infernal Trail des Vosges à Saint-Nabord (88)

Pour sa 15e édition, l’Infernal Trail élargit son affiche avec 15 formats possibles pour crapahuter sur les fameux ballons des Vosges. Le plus costaud longue de 200 km transporte des Vosges en Alsace et cache des pics de difficultés avec 10 000 mD+ que l’on pourra partager en duo. On profitera aussi des montagnes sur 130 km (5 700 mD+), 100 km (4 300 mD+)  en solo ou relais duo, 70 km (2 800 mD+) en solo ou relais à 3, 30 km (1 200 mD+), 15 km (400 mD+) ou encore 8 km en nocturne, ainsi que des courses enfants. 5 000 coureurs sont attendus.

Week-end du 16-17 septembre

Le Marathon de Colmar est organisé à des fins solidaires avec des associations locales.

Marathon de Colmar (68)

Le circuit en forme de bretzel traverse le centre historique puis de jolis villages voisins avant de remettre le cap sur la place Rapp. On peut se partager la découverte en relais à 3 ou bien sur une formule en escadrille à trois avec 42 km pour l’un, un semi pour l’autre et 10 km pour le dernier de la bande avant un final commun. Autres options sinon : un semi, un 10 km et des courses enfants. Depuis 2015, « Courir solidaire » orchestre cet évènement pour collecter des fonds destinés à des associations caritatives dans le domaine de la santé et du handicap.


Semi de Sète (34)

Une journée festive, sportive et caritative à Sète autour de trois courses de 21 km, 10 km ou 5 km. Des animations sont prévus tout au long du parcours à la découverte de toutes les facettes de Sète en passant par le côté plage, les canaux, le centre-ville et l’étang. A l’arrivée DJ et dégustation de produits locaux seront proposés. Les inscriptions permettront de financer du matériel pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés ainsi que l intégration de l’handicap.

Impérial Trail de Fontainebleau (77)

Votre terrain de jeu : les sentiers de la magnifique forêt de Fontainebleau. L’impérial ici, c’est le 67 km affichant tout de même 1200 mD+. Il alterne les parcours bleus, des sections techniques, roulantes ou sablonneuses, mais aussi de nombreuses montées et descentes avec au final, un bel effet « casse pattes ». Autour de l’hippodrome de la Solle, on peut aussi s’amuser sur 45 km (770 mD+), 25 km (340 mD+) ou encore sur 13 km. Sur cette course distance, un condensé de « Bleau » avec racines, côtes, rochers, singles, grottes et autres bosses. Tout, tout, tout, vous verrez tout de la forêt !

Week-end du 23-24 septembre

Carro-Carry c'est un 13 km bien rythmé, et de toute beauté.
©Carro-Carry. Un 13 km bien rythmé, et de toute beauté.

Caro-Carry à Carry-le-Rouet (13)

Splendide ce 14 km les yeux posés sur la Méditerranée, le long de la Côte bleue. Depuis 29 ans, il attire environ 1 800 concurrents, dont des talents internationaux, nationaux et locaux. Via le village pittoresque de la Couronne, le port des Tamaris, les corniches de Sausset-les-pins, le circuit est ponctué de côtes et de faux-plats (150 mD+) jusqu’à Carry.

X-Trail Corrèze Dordogne à Argentat (19) 


Autour d’Argentat, sur les contreforts du Massif Central, l’atmosphère est sauvage, très sauvage, un rien mystique. Forteresses médiévales, gorges de la Dordogne, ruisseaux bouillonnants s’enchaînent au cœur d’un relief tourmenté ouvrant sur de larges panoramas. Au choix : 80 km (3500 mD+), 53 km (2 500 mD+), 26 km (930 mD+) ou 14 km (410mD+). Pour préserver la convivialité chaque peloton est limité à 400 coureurs.

Semi du Lion à Montbéliard (25)

Cette édition sera support des championnats de France de semi, une reconnaissance pour l’organisation qui accueillera les « France » pour la 4e fois. On attend donc du niveau au départ de ce 21 km qui se courra cette année dans le sens Montbéliard-Belfort, avec une arrivée au pied du Lion de Bartholdi, monument préféré des Français en 2020.

©Running Loire Valley. Cette année, le marathon ne passera pas par les jardins de Vilandry mais fera un grand tour dans Tours.

Running Loire Valley à Tours (37)    

Le Marathon de Tours s’offre un nouveau circuit entre patrimoine tourangeau, bords de Loire et du Cher. Il se courra en boucle autour de la place Anatole France, en passant notamment par l’ancienne abbaye de Marmoutier, le Vieux-Tours, le parc de la Gloriette, le lac de la Bergeonnerie, l’île Balzac ou encore l’hôtel de Ville. 100% urbain et performant avec 119 m de dénivelé seulement. Les inscriptions sont ouvertes pour le marathon (solo et duo), ainsi que les traditionnels 10 et 20 km de Tours.

Course des Terrils à  Raismes (69)

39 ans pour cette plus ancienne course nature des Hauts de France. Le concept : gravir les fameux terrils, ces montagnes de charbon typiques du Nord de la France. Cette année, un 45 km (400 m D+) s’élancera à 6h du matin, en semi-nocturne. Au programme 7 terrils, en passant par la Tranchée de Wallers-Arenberg et les sentiers de la mare à Goriaux. La Sauvage de 25 km (300 mD+) comptera 5 terrils à grimper et à descendre. Autres options : 16 km (160 mD+) avec 3 terrils, 9 km et 2 terrils ou bien 3 km, ouvert aux plus de 11 ans.

Marathon & Courses des Ecluses à Laval (53)

Cette année, le marathon est de retour en Mayenne. 28e du nom au départ de Martigné-sur-Mayenne. Le circuit possède un profil plutôt descendant et se court en grande majorité sur les chemins de halage bordant la Mayenne. Un cadre verdoyant très agréable ! Mêmes profils pour le semi, au départ de la halte fluviale de Montgiroux et le 10 km, lancé depuis Saint-Jean-de-Mayenne.

Paris-Versailles (75)

Depuis la Tour Eiffel, 25 000 coureurs rallieront Versailles en passant par la fameuse Côte des Gardes. Des courses parisiennes, c’est sans conteste la plus champêtre, avec de beaux accents verdoyants du côté de Viroflay et Meudon. Les inscriptions courent au tarif de 37 euros, jusqu’au quota maximal qui devrait être atteint cet été.

Seine-Marathon 76 à Rouen (76)

5e saison pour ce rendez-vous rouennais. Au programme, un 5 km et un 10 km courus le samedi soir. Le dimanche matin, place au marathon et au semi. Entre le centre historique, les bords de Seine et la visite des communes alentours, le circuit s’annonce plaisant avec arrivée sur les quais de Seine. Une formule relais est proposée aux entreprises sur ce Seine-Marathon 76.



Marvejols-Mende ne pouvait pas rêver plus beau scénario pour ses 50 ans. Une participation en hausse et un Français vainqueur, Mickäel Gras, sensation de cette édition mémorable.

Avec 3 513 finishers ce 23 juillet contre moins de 2 000 l’an dernier, Marvejols-Mende renoue avec son succès d’antan. La classique fête ainsi joyeusement son cinquantenaire sous un soleil éclatant. Un demi siècle d’histoire pour cette course de légende. L’histoire démarre comme un conte, le 25 décembre 1972.

Courir et militer

Jean-Claude Moulin, et trois copains, en pleine ascension du col du Goudard, le 25 décembre 1972
Les pionniers ©DR

L’histoire démarre comme un conte, le 25 décembre 1972. Jean-Claude Moulin, son emblématique organisateur – qui dédicaçait cette année un livre passionnant – retrouve alors trois copains sur l’esplanade de Marvejols. Rallier Mende sera leur petit défi avant d’attaquer la dinde de Noël.

Le premier acte « officiel » se jouera l’été suivant, 22 juillet 1973. 153 concurrents derrière la banderole pour cette première orchestrée sans aucune autorisation. Oui car à l’époque, courir ainsi sur la route, hors de la piste  n’était pas vu d’un bon œil. Les hurluberlus en short ne couraient alors pas les rues et les compétitions se comptaient sur les doigts d’une main. Marvejols-Mende fit figure de pionnière, un rien provocante et libertaire.

La première édition s'est disputée le 22 juillet 1973, sans autorisation.
Première en juillet 1973. ©DR

Au lendemain de Mai 68, courir, c’était militer. Dans la mouvance de la revue Spiridon et de son slogan « la perf d’accord, la fête d’abord », l’épreuve de Lozère se fait vite une renommée, alliant d’emblée sport et esprit festif.

Ouverte aux non-licenciés comme aux féminines – une première en France ! -, avec des catégories d’âges, des remises de prix, un repas d’après course, une soirée dansante gratuite, et en prime, un tour à poils (sic) sur les coups de minuit… Elle cumule alors les inédits.

Ici commence l’enfer…

Marvejols-Mende a fête sa 50e édition en compagnie de plus de 3500 coureurs
©Photo7

Cinquante ans plus tard, même programme. On y (re)vient ainsi sur les traces des anciens du siècle passé, autant pour s’offrir un défi musclé (22, 4 km et 650 mD+) au cœur de l’été que fêter la course à pied.

Entre les deux villes, la course est rythmée comme une valse à quatre temps. Au menu, « deux montagnes » à gravir, les fameux cols de Goudard et Chabrits.

L’accueil est tonitruant, le décorum soigné. « Ici commence l’enfer », ce fameux slogan inscrit sur l’asphalte au pied de la première montée fait partie de la légende, tout comme des dizaines d’autres barrant la route et prêtant à sourire. Sur les bas côtés, les spectateurs massés partout ce dimanche d’été poussent à ne rien lâcher.

« J’ai rêvé de cette victoire »

Mickaël Gras a remporté la 50e édition de Marvejols-Mende. Un Français vainqueur, ce n'était pas arrivé depuis près de 20 ans !
Mickaël Gras, vainqueur de la 50e édition de Marvejols-Mende. ©Photo7

Le plus ovationné fut sans doute le premier, Mickaël Gras. « Je l’ai rêvé cette victoire, j’y croyais sans trop savoir. J’ai lutté jusqu’au bout, je suis très content de remporter cette course légendaire, surtout avec ce chrono, en ayant gagné 4 minutes par rapport celui d’il y a 4 ans », confiait l’heureux vainqueur, fraîchement redescendu d’un stage Font-Romeu.

Au terme sprint final endiablé, l’Alésien coupe le fil en 1h11’38’’, à une minute du record de l’épreuve et sept secondes de son poursuivant. Un Français vainqueur, cela n’était pas arrivé depuis un certain Philippe Rémond en 1996. La classique ne pouvait pas espérer plus beau gagnant pour ses 50 ans.

Nouveau record pour la Lozère

Corentin Capelier (dossard 126), 23 ans a battu le « vieux » record lozérien sur ce Marvejols-Mende.
Corentin Capelier (dossard 126), 23 ans, a dépoussiéré le record de Lozère. ©Photo 7

D’autant qu’une autre belle surprise n’allait pas tarder sur l’Esplanade centrale, en ébullition toute la matinée. Corentin Capelier, Cévenol de 23 ans a battu le  « vieux » record lozérien de Jean-Louis Soulier de plus d’une minute trente. En 1h17’33, terminant  à la dix-huitième place au général, il fut applaudi et salué par Jean-Claude Moulin, 75 ans, et son épouse Fabienne Curiace, toujours fidèles au poste. Au terme de cette 50e palpitante, on peut dire que la légende s’écrit encore bien au présent, même si l’avenir de cette classique reste pour l’heure en pointillé.

Consultez les résultats 2023, visionnez les photos de la 50e édition de Marvejols-Mende sur Photocanoe.net



Ce Marathon des Sables n’a pas échappé aux Marocains avec une première victoire de Mohamed El Morabity. La Française Maryline Nakache, championne de France de trail long 2018 décroche la couronne chez les femmes et Mathieu Blanchard s’offre une belle 3e place.

Sur ce Marathon des Sable, le désert n’aura décidément fait aucun cadeau. Pour la cinquième étape disputée ce jour, encore plus de 40,5°C ont été relevés à 12h30 ! Cette température extrême oblige chaque participant à la plus grande prudence pour parvenir au bout des 42,2 km du jour.

Un Marathon des Sables très sélectif

Marathon des Sables 2023 : une chaleur impitoyable.

Quel sera le pourcentage de finishers cette année ? Au maximum 71%, puisque 771 concurrents étaient au départ de  cette étape, sur 1085 partants dimanche dernier.

Une chose est sûre : cette 37e édition est l’une des plus sélectives de toute l’histoire du Marathon des Sables. Sous la ligne d’arrivée, Patrick Bauer, Fondateur et Directeur de Course, remet à chacun sa médaille de Finisher. Ls yeux pétillent, les larmes coulent, les cris de joie fusent. Ces instants resteront gravés à jamais dans la mémoire de chacun.

Une première victoire pour Mohamed El Morabity

Marathon des Sables-Mohamed El morabity vainqueur

Le Marocain Mohamed El Morabity de 3 minutes d’avance sur son camarade Aziz Yachou. La tactique du cadet des frères EL Morabity était simple : coller Aziz au plus près pour le neutraliser. C’est bien ce qui s’est produit, Aziz laissant même filer Mohamed dans la dernière portion roulante. Mohamed s’impose ainsi en 3 h 18 mn et gagne pour la première fois le Marathon des Sables, après avoir été cinq fois deuxième derrière son frère, Rachid. Ce dernier a quitté la caravane du MDS suite aux trois heures de pénalité reçues dans le cadre de la quatrième étape pour assistance extérieure.

Mathieu Blanchard sur le podium

Marathon des Sables 2023 : une chaleur impitoyable.

Aziz, deuxième de l’étape, est également deuxième au général. Quatrième en 2021, troisième en 2022, deuxième en 2023, l’édition 2024 sera-t-elle pour lui ? C’est le Russe Vasilli Korytkin qui complète le podium d’étape après avoir absolument tout donné. Juste derrière, un duo français composé de Mathieu Blanchard et Pierre Meslet a franchi la ligne d’arrivée main dans la main. Mathieu empoche donc la troisième place au général.

Maryline Nakache remporte la course féminine

Marathon des Sables-Maryline-Nakache l'emporte !

Après l’énorme défaillance de la Néerlandaise Ragna Debats, la Française Maryline Nakache n’avait plus qu’à gérer son avance pour obtenir son premier titre. C’est donc sans forcer que la championne installée à Grasse, franchit la première la ligne d’arrivée de cette cinquième étape, et gagne ce 37e Marathon des Sables ! La Japonaise, Tomomi Bitoh, impressionnante sur les dernières étapes finit deuxième de l’étape devant Aziza El Amrany. Ragna Debats, en partie régénérée, est parvenue à courir de nouveau sur cette cinquième étape et termine quatrième. Le classement général féminin est inchangé : Maryline Nakache l’emporte devant Aziza El Amrany et Tomomi Bitoh.

Par équipes, ce sont donc les Français de la Team France Terdav qui s’imposent devant SoFac, et Terres d’Aventures 1.



La troisième étape du Marathon des Sables s’est avérée magnifique mais difficile, avec de superbes paysages traversés sous 40°C. Le Marocain Mohamed El Morabity et la Néerlandaise Ragna Debats  sont aux avant-postes.

Marqués par les deux journées précédentes, les visages des 958 concurrents au départ de la troisième étape du Marathon des Sables laissaient poindre l’anxiété. Depuis le début de la course, 127 participants ont quitté le peloton, malmenés par le désert, l’effort et les conditions de vie difficiles sur le bivouac.

40°C à l’ombre…

Marathon des Sables, torpeur sur la 37e édition.
Marathon des Sables, torpeur sur la 37e édition.

L’étape du jour se divisait en deux parties. Une première très roulante, se courant sur des sols durs renvoyant la chaleur puissance dix. La seconde sablonneuse, mais absolument magnifique. Les participants passaient en effet au pied du djebel Zireg. Une zone aux contrastes éblouissants – noir, blanc, ocre, jaune… Un régal pour les yeux !

Mais un régal qui se mérite : montées et descentes successives et sols meubles ne facilitent pas la progression, et la chaleur encore accrue aujourd’hui – 40°C sous abri à 13 h 45 avec une hygrométrie à 7%, typique du désert – a encore compliqué la tâche des forçats du désert.

Rachid El Morabity et Ragna Debats en tête

Marathon des Sables - Mathieu Blanchard s'accroche
©DR – Marathon des Sables

En tête de peloton, les trois Marocains Mohamed et Rachid El Morabity ainsi qu’Aziz Yachou. Accompagnés du Français Mathieu Blanchard, ils ont fait course commune jusqu’au premier checkpoint (11,9 km). À la faveur d’un réapprovisionnement en eau express, les trois Marocains se sont envolés, laissant Mathieu esseulé. Dans la partie plus sablonneuse de fin d’étape, les écarts n’ont fait que se creuser.

Et c’est finalement Mohamed qui l’a emporté, trois minutes devant Rachid. Aziz n’est qu’à trois secondes de l’aîné des El Morabity. Mathieu Blanchard finit quatrième à 15 minutes de Mohamed. Au classement général, Mohamed prend la tête avec trois minutes d’avance sur son frère. Mathieu Blanchard est quatrième à 43 minutes du leader.

Chez les femmes, la Néerlandaise Ragna Debats s’impose calmement sur cette troisième étape. Elle a laissé la Marocaine Aziza El Amrany prendre la tête de la course, puis a accéléré vers le milieu de l’étape. La Française Maryline Nakache légèrement à la traîne en début d’étape, s’est reprise pour doubler la Marocaine ; finalement, Ragna s’impose avec 11 mn d’avance sur Maryline, et 13 mn devant Aziza. Ragna confirme sa domination sans partage, et le podium féminin continue de se conforter.

Le Marathon des Sables se féminise

Les femmes sont à l’honneur sur ce 37ème Marathon des Sables. Cette année elles représentent 21 % des participants, un record ! Nous avons receuillis les témoignages de 3 participants.

Aurélie, finisheuse de l’édition 2019, revient pour la 2e fois

Aurélie, vit son 2 deuxième marathon des Sables.

« Très contente de finir ce 3e  jour, dans une chaleur hallucinante avec 45 degrés relevés dans les dunes en pleine journée.  Je n’ai pas de douleur malgré un genou un peu récalcitrant de manière non prévue et pas d’ampoules  majeures aux pieds ! L’étape de vérité est demain : 90 km ce n’est pas rien. Je visualise déjà l’arrivée de ce Marathon des sables après l’épreuve marathon.  D’autant plus que ce soir dans ce bivouac, c’était là qu’avait eu lieu l’arrivée en 2019, alors c’est chargé d’émotion. »

Céline, vit son premier Marathon des Sables

Céline vit son premier Marathon des Sables.

C’est très difficile. La chaleur et le poids du sac sur les épaules génèrent beaucoup de tensions musculaires. Mais la beauté des paysages est incroyable et très varié. Il y avait même eu un troupeau de dromadaires sauvages aujourd’hui sur le parcours ! J’ai quelques ampoules mais pas de douleurs aux jambes. La solidarité, l’aventure humaine des 8 participants regroupés sous la tente est géniale. Je suis dans la tente de Mathieu Blanchard et d’Eric Clavery, alors des anecdotes il y a en sans cesse, mais ce qui se raconte sur le bivouac reste sur le bivouac ! »

Quitterie, a terminé les éditions 2012, 2014 et 2019, revient en famille

Quitterie vit le Marathon des Sables en famille

« A J3, après 100 km réalisés dans la chaleur, je suis confiante. Mais je suis venue ici pour le partage, avec ma famille, mon mari, deux de mes enfants et surtout mes amis. Alors quand aujourd’hui c’est l’hécatombe et que mon mari doit abandonner ainsi que mes amis Lionel et son fils et bien je suis triste. Je suis là pour le partage, l’introspection. Ca a du bon mais pas sur 250 km, c’est trop long ! Je fais le MDS pour être dans le mal, cela décuple les émotions et permet de relativiser. Chaque retour de MDS est un début de vie différent et je voulais le faire découvrir et le partager avec mes enfants. »



Le Marathon pour Tous des JO 2024 se courra le 10 août, de nuit entre Paris et Versailles. Il reste 26 000 dossards à prendre pour ce marathon olympique ouvert pour la première fois au grand public ou le 10 km qui l’accompagne.

Le Marathon pour Tous, qui clôturera les Jeux Olympiques de Paris 2024, se courra en nocturne. Après le parcours de ce marathon olympique (musclé !)pour la première fois de l’histoire ouvert aux coureurs amateurs, l’organisation dévoile son’horaire de départ, assez inhabituel.

Marathon pour Tous 2024, un départ « à la fraîche »

Le parcours du Marathon pour tous des JO 2024 sera un aller-retour entre le coeur de Paris et Versailles.
Le parcours du Marathon pour tous des JO 2024 sera un aller-retour entre le cœur de Paris et Versailles.

En effet, ce Marathon pour Tous s’élancera le 10 août 2024 à partir de 21h depuis l’Hôtel de Ville de Paris.  Les participants du 10 km, proposé conjointement, partiront eux à 23h30. Ce départ en soirée permettra de courir « à la fraîche » en plein mois d’août.

Somme toute logique pour éviter la surchauffe d’une journée estivale. D’autant plus que le circuit s’annonce relevé entre Paris et le château de Versailles, avec plus de 400 mètres de dénivelé positif (voir le détail ICI).

Certes, on imagine l’expérience « by night « inédite autour de cette grande première. Mais du coup, les derniers concurrents termineront l’épreuve marathon en pleine nuit, vers deux ou trois heures du matin, sans doute sans public massé pour les acclamer…

Quid du « vrai » marathon olympique, celui des champions ? Les athlètes masculins s’élanceront le 10 août, à 8h. Puis lendemain, 11 août à 8h, ce sera au tour des athlètes féminines..

Marathon pour Tous Paris 2024 : encore 26 000 dossards à prendre !

Pour tous ceux qui rêvent de participer à cet évènement historique, pas de panique. 2024 approche, mais il est encore temps de décrocher le précieux sésame ! En effet, l’organisation nous informe que 7600 dossards ont pour l’heure été attribués pour ce Marathon pour Tous (en date de fin 2023) via les différents challenges proposés depuis deux ans. 5 800 dossards sont déjà réservés pour le 10 km.

Il reste donc des milliers de dossards à gagner ! En effet, en clin d’œil au chiffre 2024, 20 024 dossards seront alloués gratuitement pour ce Marathon pour Tous, et autant pour le 10 km.

Orange Night Run, 1000 dossards en jeu pour le Marathon pour tous.
Prochaine occasion de décrocher un dossard pour le Marathon pour Tous, sur le Orange night Run, le 17 juin.

Comment obtenir son dossard pour le Marathon pour Tous Paris 2024 ?

Lors du Marathon pour tous 2024, des milliers de coureurs amateurs pour emboîter le pas d'Eliud Kipchoge, recordman du monde de marathon annoncé au départ.
Lors du Marathon pour tous 2024, des milliers de coureurs amateurs pour emboîter le pas d’Eliud Kipchoge, recordman du monde de marathon annoncé au départ.

Pour obtenir son ticket pour 2024, trois portes d’entrée sont possibles :

Le  Club Paris 2024. Cette année le club organisateur met 15 000 dossards en jeu (7000 pour le marathon, autant pour le 10 km) grâce à différents challenges sportifs organisés chaque mois. A noter : il faut cumuler 100 000 points via le Club avant le 31 décembre 2023, pour pouvoir participer au tirage au sort fin 2023.


L’application mobile Marathon Pour Tous. Des dossards sont à gagner uniquement pour le 42,195km, en participant aux challenges à faire seul ou en équipe proposés chaque mois sur l’application.

Le compte @teamorangerunning. Il y a également des dossards à prendre via ce partenaire des prochains Jeux. De nombreux jeux-concours sont proposés via cette communauté instagram. Orange organisera notamment un Orange Night Run le 17 juin, avec 1 000 dossards à gagner à l’issue de ce marathon en relais en nocturne dans Paris.



Le Marathon pour Tous des JO 2024 approche. Le 17 juin, lors d’un marathon en relais Orange Night Run, 1 000 dossards seront attribués pour ce marathon olympique ouvert au grand public.

Pour préparer le Marathon pour Tous, Orange, partenaire des JO de Paris 2024 organisera un nouvel événement le 17 juin à Paris. Annoncé hier soir, cet Orange Night Run est victime de son succès. Il affiche déjà complet ! En effet, les inscriptions étaient closes en quelques heures à peine.

1 000 dossards en jeu pour le Marathon pour Tous

Après la mémorable course-poursuite contre Eliud Kipchoge en 2021, et une course en équipe autour de la Bastille en octobre denier, ce sera donc le troisième événement « Orange » en vue des prochains JO 2024.

Il permettra à 1 000 chanceux de décrocher leur sésame pour le marathon olympique ouvert au grand public. Ce sera le plus grand nombre de dossards mis en jeu pour ce Marathon pour Tous. Rappelons que 20 024 coureurs participeront à ce marathon historique entre Paris et Versailles le 10 août 2024.

Orange Night Run, 1000 dossards en jeu pour le Marathon pour tous.

Orange Night Run, un marathon à 5 au coeur de Paris

5 000 coureurs participeront donc à cette Orange Night Run. Il s’agira d’un marathon relais de nuit en équipe de 5. A 19h45, les participants devront ainsi parcourir 8 fois une boucle de 5 274 m. Ce circuit nocturne les mènera de l’Hôtel de Ville aux Quais de Seine, en passant sous le Pont d’Arcole, le Pont Notre-Dame, le Pont au Change, le Pont Neuf.

Comme sur le Marathon pour Tous, la parité sera de mise. Ainsi, les 1 000 équipes devront chacune présenter au moins deux femmes au départ. Cette course de nuit permettra de se préparer dans des conditions proches de celles du Marathon pour Tous, dont les horaires seront dévoilés demain.

Orange annonce qu’il y aura encore d’autres dossards à gagner en suivant le compte @TeamOrangeRunning.

https://night-run.orange.com/inscription


Courir les Foulées du Mégara en Tunisie, entre les faubourgs de Carthage et le front de mer de La Marsa, c’est la promesse d’un week-end bien dépaysant. Sandrine nous raconte son semi « happy », sous le soleil exactement.

Carthage, Tunis, Sidi Bou Saïd et son célèbre café des délices et du soleil ! Que rêver de mieux comme décor pour y planter le parcours d’un semi-marathon haut en couleurs. Des coureurs venus de 25 pays sont rassemblés ce dimanche sur la corniche de Tunis, en bord de la Méditerranée pour participer aux Foulées du Mégara.

Foulées du Mégara, la belle idée d’un passionné

Riahd Ben Zazia, le gentil organisateur des Foulées du Mégara.
Je vous présente, Riahd Ben Zazia, le gentil organisateur des Foulées du Mégara.

On doit cette course à un coureur passionné, Riadh Ben Zazia. En 2008, il a eu  l’idée de monter une association pour développer les courses sur route en Tunisie. Elles sont alors très peu nombreuses.

Le succès est immédiat dès la création de ces foulées du Mégara. L’événement regroupe un semi-marathon appelé semi de la Marsa dont l’inscription sera gratuite jusqu’en 2015 ainsi qu’un 5 km, la Marsoise, toujours gratuite.
Depuis 2016, avec un record à 6 000 coureurs, l’événement évolue en soignant les détails. Le dossard avec des puces pour le chronométrage, des sponsors de plus en plus nombreux, des prix pour les 10 premiers hommes et 10 premières femmes, une circulation fermée, des ravitaillement bien achalandés, des meneurs d’allure pour donner le rythme, de belles médailles à l’arrivée… et toujours une ambiance survoltée au départ. Le speaker qui a été capable de faire danser toute la corniche sur l’avenue Habib Bourguiba !

Une chamelle mascotte au départ

Foulées du Mégara, une chamelle au départ
©Ridha BENGAMRA – ZooM photographe

L’emblème de ces Foulées du Mégara, c’est une chamelle, qui trône avec ses ornements décoratifs devant la ligne de départ. Une attraction pour les petits comme les grands. Nous sommes clairement dans une grande fête du sport familiale et c’est magique. D’autant plus que 20% des coureurs du semi sont des femmes, souvent jeunes (même très jeunes) et motivées. Comme tous ici, elles profitent d’un vrai jour de fête pour se défouler.

GO. Le départ est donné, je me pousse pour ne pas gêner les coureurs les plus rapides et très vite, nous passons devant l’imposante Mosquée Malek Ibn Anas de Carthage. Elle annonce une belle petite descente qui permet de prendre un peu de vitesse. Un peu plus loin, c’est une épingle en aller-retour que nous devons emprunter.

J’adore ce système qui, même si on ne voit pas où se fait vraiment le demi-tour, permet de croiser les plus rapides que soi ! Et hop un coucou à Serge et à Christelle qui font aussi partie du voyage. Mais cette épingle permet d’observer des pratiques étranges. Des coureurs coupent par l’arête centrale et se font huer. Tant pis pour eux, ils seront disqualifiés car un tapis de détection des puces est placé tout au bout de l’épingle, discrètement, sur le côté.

Un jour de fête

©Ridha BENGAMRA – ZooM photographe

Autour de moi, la foule massée sur les abords des boulevards et des avenues, nous encourage fortement. Certains supporteurs entonne des chants. Y’a de la joie et cela fait plaisir à voir sur ces terres tunisiennes.

Le parcours se déroule ainsi dans la bonne humeur entre Carthage, La Marsa et Tunis. Courir sans être dérangée par la circulation est un privilège. Cependant, très vite mes jambes me rappellent que la Tunisie est loin d’être un plat pays. Faux plats, raidillons, descentes… de quoi mettre à mal mon genou déjà entamé par le semi-marathon de Paris la semaine précédente.

Au premier ravito, j’en profite comme à mon habitude pour marcher un peu : eau, raisins secs, oranges… Il y a ce qu’il faut et c’est parfait !

Les montagnes russes en Tunisie

Foulées du Mégara, une folle ambiance sur un circuit vallonné.
©Ridha BENGAMRA – ZooM photographe

Commence alors une grande ligne droite. Les autorités gèrent chaque carrefour et la circulation ne vient donc pas perturber notre avancée, même si elle n’est pas totalement coupée, elle est parfaitement maitrisée.

Puis c’est le km tant redouté dont Riadh m’a fait part la veille. Le Km 14, avec son rond-point décoré d’un bateau qui vient marquer le début d’une portion façon «  montagnes russes ». C’est parti pour une alternance de marche et course entre montées (un vrai mur droit au km 14) et descentes, mon genou ayant décidé de protester de plus en plus fortement.

Suivra une la longue descente libératrice sur la corniche. Les paysages sont magnifiques, dignes de ceux que nous avons vu la veille en jouant les touristes dans les ruelles aux maisons blanches aux volets bleus du village de Sidi Bou Said. Avec un passage obligé au Café des Délices et sa vue magique sur le Golfe de Tunis. Un thé à la menthe, une pâtisserie à la fleur d’oranger et la chanson bien connue de Patrick Bruel en tête.

Mais je m’égare car très vite la voix du speaker me fait comprendre que l’arrivée est proche. Je rassemble tout ce qui me reste d’énergie pour franchir la ligne qui est animée, elle aussi, d’une ambiance de folie.

Foulées du Mégara, une course et une découverte touristique

Je suis accueillie par l’organisateur Riadh qui peut être fier de cette 13e édition. Comble du confort, mon hôtel (Hôtel La Marsa) est au pied de l’arche de départ et d’arrivée. Après une bonne douche, j’y retourne volontiers pour assister à la remise des prix et profiter de douceur de la météo de Tunis sur la plage !

La médaille est belle, le dépaysement total, l’accueil 5 étoiles.  Il parait qu’un trail urbain organisé par cette même association au mois d’octobre. L’occasion peut-être de revenir courir en Tunisie. En tout cas, les attraits ne manquent pas entre les sites archéologiques de Carthage et d’Oudhna, les plages de Gammarth, les souks, la médina de Tunis et la visite de Sidi Bou Saïd… « Habibi Yahil » comme dit la chanson, qu’il fait bon flâner ici. Au printemps prochain pensez-y, c’est à 2h30 seulement de Paris !



Courir un marathon est un rêve que partagent tous les coureurs. Après avoir longtemps hésité, je me suis enfin jeté à l’eau sur le Marathon de Paris, accompagné par la team Hoka.

Détermination, entraînement et dépassement de soi. C’est avec ces adjectifs que l’on pourrait qualifier la préparation d’un marathon, notamment le premier, un véritable saut dans l’inconnu. J’ai couru plusieurs semi-marathons, avec un meilleur chrono d’1h31’07’’ mais quand j’ai sauté le pas pour me lancer sur le Marathon de Paris, je ne pensais pas me donner autant. Durant près de trois mois, j’ai enchaîné les entraînements intensifs afin d’être le mieux préparé possible.

J’ai travaillé la condition physique, l’endurance, mais également le mental. Je ne savais pas comment mon corps allait réagir. Une défaillance en cours de route est toujours possible. Je l’ai donc gardé à l’esprit au fil des semaines.

Trois mois de préparation intensive

Charlotte Morel et Frédéric Belaubre, triathlètes professionnels et athlètes Hoka, ont terminé leur marathon en 2h56’20’’ et 2h51’49’’.
Charlotte Morel et Frédéric Belaubre, triathlètes professionnels et athlètes Hoka, ont terminé leur premier marathon en 2h56’20’’ et 2h51’49’’. ©Peignée Verticale

J’ai pu compter sur l’aide et le soutien de la team Hoka, avec deux coachs de choc, Charlotte Morel et Frédéric Belaubre, deux triathlètes pro qui courront aussi leur premier marathon. Depuis janvier, ces champions me distillent de précieux conseils pour m’entraîner. Et ils m’ont aussi aidé sur le choix de la nutrition, que j’ai pris le soin de tester en amont de la compétition.

Pour ce qui est de l’entraînement, 4 à 5 sorties hebdomadaires étaient au programme. J’ai couru en moyenne 65 km par semaine. En alternant les séances longues, avec des sorties pouvant aller jusqu’à plus de 30km, avec des séances de côtes ou bien du fractionné, histoire de travailler le cardio et la vitesse, deux qualités toujours être intéressantes à développer.

Marathon de Paris, excitant, exigeant

Marathon de Paris 2023, top départ.
©Peignée Verticale

Dimanche 2 avril. Me voilà enfin sur les Champs-Élysées en compagnie de 50 000 coureurs venus du monde entier pour participer à ce Marathon de Paris. Dans le peloton, comme moi, 43% des coureurs s’apprêtent à vivre leur premier marathon.

J’entre dans mon sas et attend patiemment le départ, entre euphorie et stress. J’ai le sourire, mais la boule au ventre.

Je me fixe des paliers au niveau du chrono visé. Sur les premiers kilomètres, je suis à la lettre les conseils : surtout, pas d’emballement. Je prends un départ prudent et descends les Champs en pente douce avec la place Concorde dans le viseur.

J’ai vite trouvé mon rythme de croisière dans le peloton. Opéra, Musée du Louvre, Bastille défilent avec ça et là, des musiciens, des bénévoles et des supporteurs bien emmitouflés pour nous acclamer. Il ne fait pas bien chaud ce dimanche matin mais Paris est à la fête.

Après une parenthèse verte dans le Bois de Vincennes, on retrouve les rues Paris. Au passage au semi, je suis dans les temps prévus. Les sensations sont bonnes. Mais encore une fois, prudence, je ne m’enflamme pas.

Dix kilomètres avec la tête…

Raphaël, heureux finisher du Marathon de Paris.
Raphaël, heureux finisher du Marathon de Paris. ©Peignée Verticale

Entre le 20e et le 30e kilomètre, j’accélère l’allure, passant de 4’45 en moyenne à 4’35, porté par les acclamations de la foule. Je regretterais bien vite cette poussée d’adrénaline. Car les derniers kilomètres feront mal. Cela fera sans doute sourire les traileurs, mais moi, j’ai bien senti passer les presque 300 mètres de dénivelé au cumulé !

J’ai à nouveau baissé le rythme, plus conforme à mes prévisions. Je profite au mieux du moment présent. Avoir Paris à ses pieds. Communier avec des milliers de coureurs. Se sentir porté par tous les supporteurs massés sur les trottoirs. C’est aussi cela, le Marathon de Paris.

Les jambes sont dans le dur à présent mais je garde l’allure. La montée entre le km39 et le km40 m’a scié. On dit souvent qu’on court un marathon 30 km avec les jambes, 10 km avec la tête, 2 kilomètres avec le cœur et 195 mètres avec les larmes. C’est tellement vrai. Fouler le tapis vert et passer sous l’arche d’arrivée fut une délivrance.

Il m’a fallu quelques minutes pour réaliser. Ça y est, c’est fait. Je l’ai fait, je suis marathonien. C’est pour moi un bel aboutissement, le tout en 3h21’37’’, 8 minutes de mieux que l’objectif visé. J’ai mis deux jours à retrouver mes jambes, bien raides, l’envie de recourir la distance chevillée au cœur. Merci Paris.



Le jeune Ethiopien Abeje Ayana a créé la surprise en remportant ce Marathon de Paris pour un coup d’essai. Mehdi Frère et Anaïs Quemener terminent premiers Français de cette 46e édition marquée par une météo bien fraîche et ventée.

Fraicheur, légère bruine, rafales de vent pour ce 46e Marathon de Paris. On n’avait pas connu pareille météo hivernale depuis plusieurs années. Une bonne partie des 52 000 inscrits rassemblés sur les Champs-Élysées défilent toujours au cœur de la capitale. Ainsi, à 15h, on recensait un peu plus de 10 000 finishers. Les derniers coureurs boucleront leur traversée de Paris dans l’après-midi. Les premiers, lancés dès 8h15 sont arrivés en milieu de matinée sur l’avenue Foch. Avec ces conditions capricieuses, il était difficile d’améliorer son record sur le macadam parisien ce matin.

Abeje Ayana remporte son premier Marathon de Paris

En tête, on attendait l’Ethiopien Guye Adola. C’était le grand favori, 22e performer mondial sur la distance affichant un record personnel en 2h03’46’’. Finalement, c’est un petit jeune de 20 ans, Abeje Ayana, qui a créé la surprise. Dans les dernières montées de la fin de parcours, l’Ethiopien a placé une attaque décisive pour déposer Guye Adola. Il s’offre ainsi une victoire de prestige pour le premier marathon de sa carrière ! Son compatriote Guye Adola un temps menacé par le Kenyan Josphat Boit préserve sa 2e place en 2h07’35. Boit complète le podium en 2h07’40’’. 

Mehdi Frère, premier Français

Mehdi Frère termine premier Français du Marathon de Paris en 2h11'.
Mehdi Frère termine premier Français du Marathon de Paris en 2h11′, longtemps aux côtés de Morhad Amdouni. ©ASO-M.Delobel

Côté Français, Mehdi Frère a été plus costaud. En 2h11’05’’, le gendarme termine à la 9e place. Le champion échoue dans sa quête de minima (2h08’10’’) pour les Jeux olympiques de Paris 2024 : « J’ai fait de mon mieux aujourd’hui. C’était un jour un peu sans mais j’ai pris beaucoup de plaisir. On va retenter en fin d’année pour les minima olympiques. Les conditions météo étaient correctes. On n’avait pas un groupe parti sur les bases prévues, je n’avais pas les jambes pour relancer derrière, je suis content d’avoir partagé ma course avec le public aujourd’hui. »

Morhad Amdouni qui avait pulvérisé l’an dernier le record de France en 2h05’22″ a dû se contenter d’un chrono beaucoup plus modeste. Cette année, 2h12’45’’ pour son retour à la compétition. « Les conditions n’ont pas été faciles. Je suis en phase de préparation, je n’ai pas de volume sur la préparation marathon, l’idée était de prendre cette course comme un entraînement notamment au niveau des ravitaillements. », commente-t-il à son arrivée. Yoann Kowal termine en 2h14’57 ». L’ultra-traileur Mathieu Blanchard, 2eme du dernier UTMB boucle de son côté en 2h22’36 ».

Une victoire féminine au sprint

Helah Kiprop remporte le Marathon de Paris après un sprint endiablé.
Helah Kiprop remporte le Marathon de Paris après un sprint endiablé. ©ASO-M.Delobel

Chez les dames, le dénouement fut spectaculaire. En effet, elles étaient encore sept aux commandes à 6 km de l’arrivée. L’arrivée au sprint était inévitable pour le plus grand bonheur des spectateurs massés avenue Foch. Au bout de la ligne droite, Helah Kiprop, vice- championne du monde de marathon en 2015, s’adjuge la victoire en 2h23’19’’. « Cette arrivée était incroyable, je savais qu’en restant dans le groupe de tête c’était faisable. Les conditions météo n’étaient pas faciles avec le vent. J’espère revenir à Paris l’an prochain mais cette fois-ci pour les Jeux olympiques.»

La Kenyane devance l’Ethiopienne Atalel Anmut arrivée aussi en 2h23’19’’ (dans la même seconde). Firkte Wereta s’adjuge la 3e place en 2h23’22.

Anaïs Quemener confirme !

Avec les conditions météo capricieuses, il était difficile d’améliorer son record ce matin sur le macadam parisien
La reine du marathon français, c’est elle, Anais Quemener. ©ASO-B.Seon

A noter aussi la très belle performance d’Anaïs Quemener. Championne de France en titre de marathon, cette aide soignante francilienne termine première française en 2h32’12’’. Elle pulvérise son record de plus de 5 minutes établi ici à Paris, l’an passé en 2h37’26’’.

« Je suis contente même si je pense que je n’ai pas bien géré ma course. J’étais sur les bases de 2h30 jusqu’au 32e km. À partir du 35e, gros passage à vide jusqu’à l’arrivée. Je passe de 3’33’’- 3’35’’ de moyenne à 3’45’. La fin de course a été compliquée. Mais je suis quand même super contente, je mets 5 minutes à mon record sur un parcours qui n’est pas facile. L’an dernier, j’avais fait 2h37 en étant toute seule du début à la fin. Là, je préférais m’aider en étant dans un groupe de gars pour m’abriter du vent. Je pense que c’était beaucoup mieux. Je partais avec cet objectif. J’aimerais aller chercher les 2h30 à Berlin en septembre. »

Consultez les résultats provisoires.



L’organisation du Marathon de Paris confirme la tenue de la 46e édition avec plus de 52 000 concurrents attendus et notamment Morhad Amdouni, recordman de France au départ.

Que les inscrits au Marathon de Paris soient rassurés : la 46e édition s’annonce bien pour dimanche 2 avril, comme prévu. La rumeur d’une annulation, liée à la réforme des retraites et à la grève des éboueurs dans la capitale a enflé sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

Ce lundi, l’organisation ASO confirme la tenue de l’évènement. L’adjoint à la maire de Paris en charge du sport, Pierre Rabadan, enfonce le clou. « Il n’a jamais été question d’annuler ou de reporter le marathon de Paris cette année » martèle-t-il sur Twitter.

©DR

Marathon de Paris, 43% de néo-marathoniens

Près de 52 000 concurrents seront donc rassemblés sur les Champs-Élysées dimanche prochain de bon matin. Les handisports en fauteuil seront les premiers à s’élancer à 7h55. Ils seront suivis des Elite Femmes (7h59) et des Elite hommes (8h15). Dans le peloton, 43% des coureurs prendront le départ d’un marathon pour la première fois. Ces « néo-marathoniens » seront reconnaissables à leur dossard orné d’une fresque dorée.

Zone départ Marathon de Paris.

Côté parcours, cette année, les derniers kilomètres seront modifiés. Le passage dans le Bois de Boulogne sera écourté, afin de vivre un final plus parisien. Toujours avec la « finish line » avenue Foch, face à l’Arc de Triomphe.

Morhad Amdouni au départ

Morhad Amdouni signe le record de France du Marathon à Paris en 2h05'22''.
Morhad Amdouni, 3eme homme du dernier Marathon de Paris et recordman de France sur la distance. ©DR

En tête, deux favoris sont annoncés. L’Ethiopien Guye Adola, 22e performer mondial sur la distance et seul athlète sous les 2h04’ ainsi que Kenyan Elisha Rotich, recordman de l’épreuve en 2h04’21 » (2021).

Très attendu, Amdouni Morhad, qui avait pulvérisé l’an dernier le record de France en 2h05’22’’ sera de retour dans la capitale.  A ses trousses, d’autres champions tricolores : Medhi Frère, Michael Gras ou encore Yoann Kowal.

Dans le peloton, on croisera aussi quelques traileurs, notamment Mathieu Blanchard (2e de l’UTMB 2022) et Yoann Stuck, récent gagnant du 80 km de l’Eco-Trail Paris.

Côté féminins, un beau duel s’annonce. Kenyanes et Ethiopiennes tenteront de passer sous la barre des 2h20’ pour se rapprocher du record de l’épreuve.

3 rendez-vous avant le Marathon de Pris

Salon du Marathon de Paris. 90 000 visiteurs attendus.
©G.Desmouveaux

Avant le grand départ, trois rendez-vous seront proposés aux participants ainsi qu’à leur famille.

L’incontournable salon « Run Expérience » 

C’est Le rendez-vous des passionnés du running avec 150 exposants répartis sur 26 500m².  Du 30 mars au 1er avril, ce grand salon du running sera en entrée libre au Parc des Expositions de Porte de Versailles. Il attend 90 000 visiteurs autour de conférences et rencontres. Il sera aussi possible de tester les nouveautés des marques sur une piste d’athlétisme de plus 300 mètres. Retrouvez les infos pratiques et le programme complet ICI.

Paris Run For All, un 4 km solidaire

L’organisation propose cette année un nouveau 4 km au profit de l’association « Lames de Joie ». Ce Paris Run fo All ouvert à tous se courra samedi 1er avril dès 9h, sur un parcours dédié, entre le Louvre et le Champs de Mars. Double objectif : soutenir l’association qui équipe des enfants (et quelques adultes) amputés de membres inférieurs. Et se mettre en jambes avant le marathon.

La Maratoon’s pour les jeunes

C’est une course réservée aux 5-12 ans. Elle permet aux enfants de découvrir les joies du running. Rendez-vous samedi 1er avril de 14h à 16h30 au Parc Montsouris. Inscriptions gratuites via time to ou sur le salon Run Experience (Fan corner).



Ce Marathon de Rome a vu défiler 11 000 marathoniens autour du Colisée. Parmi les Français présents, Alexandre Delore raconte son marathon au cœur de la ville éternelle, sur les traces du champion Bikila.

« Ecco ci siamo ». Nous y voilà ! A Rome ce 19 mars, c’est jour de marathon et de mes 48 ans. La veille, j’ai la chance de me promener en compagnie de mes cousins italiens Cristina et Massimo sur la via Appia Antica. Un lieu saisissant d’Histoire où l’Ethiopien Abebe Bikila forgea sa victoire au marathon des Jeux Olympiques de 1960. Un vrai décor de théâtre avec ses « sampietrini », les pavés romains, bordés de pins parasols et de catacombes.

Abebe Bikila (dossard 11), vainqueur pieds nus du marathon des J.O. de Rome en 1960
Abebe Bikila (dossard 11), vainqueur pieds nus du marathon des J.O. de Rome en 1960

Tous les chemins mènent au Marathon de Rome…

Abebe Bikila, premier africain champion olympique, qui signifie « la fleur qui grandit », a suscité en moi la vocation du marathon il y a 20 ans. J’ai couru mon premier marathon le 30 mars 2003 à Lyon. Je m’étais alors juré de venir sur ce Marathon de Rome pour courir, là où tout a commencé.

Au petit matin de la course, près du Colisée, mes cousins me souhaitent bonne chance. « in bocca al lupo » ! Massimo a déjà couru des semi-marathons mais jamais de marathon. « Quale la differenza ? » me demande- il ? « C’est deux fois la distance, les douleurs en plus », en rigolant ! Je vis un rêve éveillé. Un départ au milieu des ruines de la Rome antique, l’hymne italien « Fratelli d’Italia », la patrouille aérienne d’Italie au- dessus des 11 000 marathoniens. Je croise beaucoup de coureurs internationaux. Des athlètes grecs, hongrois, ukrainiens, allemands au départ de ce Marathon de Rome.

Départ du marathon de Rome avec passage Piazza Venezia devant le Monument Victor Emmanuel II.
Départ du marathon de Rome avec passage Piazza Venezia devant le Monument Victor Emmanuel II.

L’entame de la course, avenue des Forums Impériaux, est prudente avec les meneurs d’allure des 3h10’. Puis au bout de 30 minutes porté par de bonnes sensations, je m’élance devant. Je me sens plus libre, à mon propre rythme et me ravitaille régulièrement sans risquer les bousculades. Je joue crânement ma chance sur les bases de 3h07’-3h08’ avec mes 50 bornes hebdomadaires ces dernières semaines.

Des relances, des monuments et des pavés

Passage sur place Saint-Pierre pour le marathon de Rome.
Passage sur place Saint-Pierre.

Le tracé du marathon de Rome n’est pas des plus faciles. Il y pas mal de relances en une succession de rues et d’avenues plus ou moins bien asphaltées au coeur de cette ville éternelle. Et surtout les fameux « sampietrini », ces pavés irréguliers pour environ six kilomètres au total.

Les bornes défilent à allure constante avec quelques lieux emblématiques traversés. On longe les thermes de Caracalla et la place St Pierre, emprunte de belles avenues le long du Tibre. Il y aura aussi un passage près du stade Olympique et un final dans le centre historique avec ses célèbres places del Popolo, Spagna et Navona.

L’esprit ne commande plus le corps

6 kilomètres de pavés, les « sampietrini », principale difficulté du marathon de Rome

Je passe le 30e kilomètre en 2h13’. Le Mur tant redouté. Les douleurs musculaires commencent à poindre. J’ai apporté avec moi les ondes positives de Laurence et des filles, ainsi que les encouragements des proches, amis et copains de l’Entente Sud Lyonnais, mon club. Malgré 14 marathons au compteur, l’expérience ne suffit pas.

Les réserves en glycogène s’amenuisent. Les ondes de choc successives au sol tendent de plus en plus les bras et épaules, jusqu’aux cervicales. Les cuisses semblent peser trois tonnes. L’esprit ne commande plus le corps et la Roche Tarpéenne n’est pas loin du Capitole. Le masque de la souffrance apparait. Je suis un marathonien ordinaire sur une distance qui ne l’est pas. Mais le marathon se gagne lorsqu’il s’achève. Alors je prends mes jambes à mon cou malgré l’allure ralentie…

La fleur qui grandit

Dans les deux derniers kilomètres (km 40 en 3h),, l’ambiance est fantastique avec un public très présent. Je profite de l’instant présent. Je reconnais les cris d’encouragements de mes cousins au moment d’entamer le sprint final. Un faux plat-montant Piazza Venezia, face au Monument Victor Emmanuel II.

Quel pied cette ligne d’arrivée avec vue sur le Colisée ! Je boucle en 3h11’. Larmes d’émotions. Tous ces entraînements hivernaux, cette somme de petits efforts pour le grand effort le jour J. Et dire que tout avait débuté il y a 63 ans, tout près d’ici, au pied de l’Arc de Constantin, dans une fabuleuse nuit romaine, grâce à l’homme aux pieds nus, « la fleur qui grandit ».