Pas envie sortir courir sous la pluie battante, dans le froid ou la nuit ? Profitez des appareils pour travailler vos muscles et votre cardio. 1h de sport en salle, c’est parti.

Une séance de VMA sur tapis ? C’est possible !

Le froid et l’humidité facilitent l’apparition de blessures musculaires ou tendineuses. Ne parlons pas de la neige et du verglas qui rendent les chaussées extrêmement dangereuses. C’est là qu’apparait tout l’intérêt d’une salle de gym. Bien équipée en appareils de cardiotraining, tels que tapis de course, vélo home-trainer, vélo elliptique, stepper, rameur, etc. 

Quel que soit votre niveau, ajouter d’autres sports à votre pratique vous fera progresser, aussi bien en course qu’au niveau de votre état de forme en général, avec un développement plus harmonieux de votre corps. Mais comment remplacer au mieux les séances prévues ? Pour un footing récup, n’importe quel appareil fera l’affaire en mode cool, mais pour les autres séances, laissez-vous guider pas à pas…

1h de fartlek en intérieur

Pour retrouver l’esprit d’un fartlek (littéralement « jeu de course ») en plein air, c’est-à-dire à une course variée à l’envie sur un parcours vallonné, pensez à changer toutes les 15 à 20 minutes de « machine ». Alterner tapis de course, vélo home-trainer, le vélo elliptique, stepper et même rameur sollicitera tous vos muscles et votre système cardiovasculaire de façon ludique. Choisissez d’abord un appareil pour vous échauffer environ 15 min. Puis sur chaque machine, commencez par 5 min sur un mode doux, et enchainez par 2 fois 3 min intenses et 2 min de récupération, avant de changer d’appareil. Au final, votre séance aura duré environ 1h sans vous ayez vu le temps passer. Et si vous recherchez surtout l’émulation, vous pouvez mixer votre effort sur machine avec un cours collectif de cardiotraining.

Par quoi remplacer une séance de VMA courte ?

Le tapis de course est l’appareil qui permet d’avoir l’entraînement le plus proche de celui que vous feriez dehors. Mais y rester pendant une heure peut s’avérer fastidieux. Vous pouvez ainsi faire vos 20 min d’échauffement sur un vélo home trainer, puis démarrer vos 15 à 20 min de variations d’allures sur des durées proches de ce vous auriez programmé dehors. Oubliez cependant les « 30/30 », il faut faire des sessions d’au minimum 1 min vite, 1 min lente pour pouvoir gérer ces changements d’allures sur le tapis. Faites ensuite 10 min de retour au calme, soit sur tapis, soit sur vélo. Puis prenez impérativement 10 à 15 min pour vous étirer consciencieusement. En effet, cet exercice sollicite énormément les quadriceps, les ischios, les fessiers et les lombaires, sans parler de la concentration pour rester bien en ligne sur la bande déroulante. En ce qui concerne la vitesse à programmer, fiez-vous à vos sensations ou à votre fréquence cardiaque cible, et ne l’augmentez que très progressivement. 

Et pour la VMA « longue » ?

Procédez de la même manière, avec 20 min d’échauffement soit sur tapis soit sur vélo, puis selon la technicité de votre tapis de course, programmez votre séance par exemple en 6 x 1000 m avec 200 m plus lent en récupération. Vous pouvez aussi actionner manuellement vos changements d’allure sur 6 x 4 min avec des récupérations de 2 min. N’hésitez pas à modifier légèrement la séance prévue si votre tapis comporte un programme préenregistré avec des accélérations de durées quasiment similaires.

Une séance de côtes en salle ?

La plupart des tapis s’inclinent jusqu’à 15%. C’est une excellente opportunité pour travailler en côte. Et si vous n’êtes pas spécialement à l’aise à vitesse élevée, la pente est aussi un bon moyen de travailler les jambes et monter le cardio à des allures inférieures. Le stepper est une alternative intéressante au tapis puisqu’il reproduit un peu une montée d’escalier. Enfin, les séances de vélo spinning, où la cadence est élevée et où on se met beaucoup en danseuse, peuvent de temps en temps remplacer une séance de côte.

L’option vélo elliptique

Vous avez tout intérêt à acquérir un vélo d’appartement. C’est l’appareil le moins onéreux, le moins encombrant et le plus simple à utiliser. Nul besoin d’investir dans un modèle haut de gamme très équipé. Prenez-en un tout simple, mais dont le pédalage est fluide et agréable. Vérifiez aussi qu’il s’adapte bien à votre morphologie, sinon vous allez vite vous lasser. Placez-le dans un endroit agréable de votre habitation, l’idéal étant devant un écran pour avoir un peu de distraction.

Il sera aussi très utile le lendemain d’une compétition ou d’une séance dure. En effet, il remplacera avantageusement un footing. Vous pourrez aussi l’utiliser en cas de blessure qui oblige à stopper la course à pied. Les pulsations montent moins haut à vélo qu’en running. N’hésitez donc pas à y faire du travail de fractionné. Commencez par exemple par 8 x 1 min de pédalage accéléré, 1 min de récup, puis en augmentant progressivement les durées de travail rapide et/ou le nombre de répétitions. 



Cette Endorphin Speed 2 est équipée d’une plaque en nylon, moins coûteuse et plus durable que la plaque carbone. Une bonne paire pour les entraînements rapides.

Saucony Endorphin Speed 2
Originale, cette Endorphin Speed 2 de Saucony avec son design façon damiers.

Les chaussures à plaque carbone sont devenues incontournables dans le peloton des coureurs avec leur lot de louanges et de critiques. Fidèle à une stratégie adoptée avec l’apparition de cette nouvelle technologie, Saucony a fait le pari de décliner son modèle Endorphin en 3 versions. Une version Pro avec plaque carbone, une Speed avec plaque en nylon et une Shift avec amorti classique. 

La Saucony Endorphin Speed 2 reprend les grandes caractéristiques de la V1. Mais en gommant un défaut majeur. La tige est repensé pour offrir un peu plus d’espace aux orteils. C’est un vrai gain de confort. Et cela permet aux pieds de mieux se positionner. Le mesh est toujours aussi agréable, doux et bien aéré. Le talon est bien rembourré sans que cela soit gênant. On se sent ainsi parfaitement maintenu.

Tout en souplesse, cette Endorphin Speed 2

Et côté semelle ? Rien de neuf. On retrouve en effet la mousse en matériaux PEBA. Elle est censée offrir plus de dynamisme et d’amorti. Sur ce modèle, Endorphin Speed 2, elle est couplée à une plaque nylon. C’est une alternative moins couteuse et sans doute plus durable que la plaque carboneBien sûr, on ne retrouve pas le dynamisme apporté par la technologie carbone. Mais on y gagne tout de même en souplesse. C’est ainsi une option judicieuse sur des courses longues très éprouvantes. L’ensemble donne donc une semelle très épaisse et donc protectrice.

 La transition du pied est facilitée par le profil incurvé de la semelle qui vous pousse naturellement vers l’avant. La semelle extérieure laisse apparaitre la mousse PEBA façon « polystyrène ». Cela laisse planer un doute quant à sa durabilité. Enfin, l’adhérence. Elle est bonne mais pas non plus exceptionnelle par rapport aux standards chez Saucony.

Au final, avec un 8 mm de drop, classique chez Saucony, cette Endorphin Speed 2 est accessible à tous les coureurs à la recherche d’une bonne chaussure pour les entrainements rythmés. 

Les notes du testeur. Amorti : 17/20 – Confort : 16/20 – Dynamisme : 16/20 Stabilité : 15/20 – Souplesse : 15/20

Poids : 216 g en 42  – Drop : 8 mm 

Le + Le design façon « damiers » qui sort vraiment de l’ordinaire.

Le –  Le prix élevé pour un modèle sans plaque carbone.

Utilisation : courtes et moyennes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids. 

Il a testé pour vous. Antoine Galewski, 39 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

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Sur le dernier Marathon de Valence, Emmanuel Roudolff-Lévisse, 26 ans, a terminé premier Français et battu son record en 2h11’03’. En contrat chez Puma, désormais installé aux Etats-Unis, ce champion vit sa passion pour la course à fond. 

Emmanuel Roudolff-Lévisse
Emmanuel Roudolff-Lévisse avait décroché le titre de champion de France de cross-country à Vittel en 2019. ©KMSP

Emmanuel Roudolff-Lévisse, qu’est-ce que vous avez pensé de ce Marathon de Valence ? 

«  Je n’avais jamais vu autant de densité sur une course. Même sur les Majors, il n’y a pas autant de niveau. Il y avait du vent mais je pense que Valence est plus rapide que Berlin que j’ai couru en 2019. Il donne aussi plus de chance à ceux qui visent 2h09 ou 2h11. Il y avait 5 groupes avec chacun 2 à 3 lièvres, alors qu’en général, il y a un groupe devant puis un seul autre derrière pour ceux qui visent 2h11 ».

Vous avez réalisé la 23e performance de l’histoire. Quel est votre objectif à court terme sur marathon ? 

« Je vise un chrono en 2h08 l’année prochaine ou dans deux ans. Mais sur marathon, le chrono dépend des conditions, il faut faire avec.

Emmanuel Roudolff-Levisse en bref. 26 ans, diplômé d’un NBA (2019) à l’Université de Portland (Oregon), en contrat avec Puma, champion de France de 10 000 mètres en 2017, champion de France de cross 2019, 13’40’’ sur 5 000m, 28’37’’ sur 10 000 , 64’08’’ sur semi, 2h11’03’ sur marathon. 

Avec un père champion – Pierre Lévisse, 4 fois champion de France de cross dans les années 80 – on imagine que vous avez toujours « baigné » dans la course à pied…

« J’ai pratiqué d’autres sports, notamment du foot, mais j’étais fort en course à pied, alors forcément, ça motive pour se lancer. Cela s’est fait naturellement. »

Vous avez commencé par la piste. Désormais votre distance fétiche, c’est le marathon ? 

« Oui, disons que c’est sur le marathon que j’ai le plus de chance de réaliser des bons chronos. Mais j’aimerai bien encore progresser sur la piste. Il faut toujours entretenir sa vitesse, c’est bon pour le marathon. Je suis encore assez jeune, je pense que j’ai une petite marge sur mes chronos. »

Vous vivez désormais la moitié de l’année en Caroline du Nord aux Etats-Unis. Votre vie a changé depuis janvier…

« Oui en effet, je suis en contrat avec la marque Puma depuis le début de l’année. Je m’entraîne avec des coureurs qui valent 28’ et moins au 10 km. Cela me tire bien vers le haut. »

A quoi ressemble votre quotidien d’athlète, Emmanuel Roudolff-Lévisse ? 

« En préparation marathon, je fais 13 sorties par semaine et entre 180 et 200 km. En général, je fais un footing le matin d’une 1h20, j’ajoute des séances le mardi et le jeudi. Je double ces entraînements en sortant 40 minutes environ pour décrasser les jambes. Et le dimanche, je fais environ 35-40 km avec du fractionné. »

Vous portez donc des chaussures en carbone Puma ?

« Oui et on a de bonnes chaussures. C’était une des conditions pour signer chez Puma car mon but est de courir le plus vite possible. Il y a une paire d’entraînement en carbone (Deviate Nitro) et une paire compétition (Deviate Nitro Elite) qui à mon sens rivalise avec les autres marques que j’ai pu essayer. »

Vous estimez qu’on court plus vite avec ces paires en carbone ? 

« Oui, c’est certain, il y a un gain de temps. Il est variable en fonction des athlètes et des distances. Sur un marathon, je dirai que cela permet de gagner 2 minutes à mon niveau. »

Quels conseils à ceux qui préparent un marathon ?

« La base c’est l’endurance. Si on peut incorporer un long footing de 30 minutes à 45 minutes en échauffement avant sa séance, cela aide à reproduire le schéma du marathon dans le sens où les jambes seront ainsi déjà un peu fatiguées avant de démarrer la séance. »

Quels sont vos objectifs 2022 ?

« Avec mon chrono de Valence, j’espère me qualifier pour les Championnats d’Europe de Munich en août. Je vais aussi me focaliser sur le 10 000 mètres en espérant battre mon record et me qualifier au championnat d’Europe. »

Emmnanuel Roudolff-Lévisse, ous avez été champion de France de cross en 2019. On vous reverra cette saison ? 

« Oui, cela me plairait de me rebattre dans les labours aux championnats de France en mars prochain. Le cross se travaille bien lorsqu’on se prépare sur la piste. »



Pour gagner du temps sur marathon en fin de parcours, il faut commencer par ne pas vouloir en gagner dès l’entame de votre course. Sur cette distance reine, quelques règles s’imposent. 

Pour gagner du temps sur la fin de votre marathon, il faut commencer par ne pas vouloir gagner du temps au démarrage
Pour finir fort sur marathon, il ne faut pas s’emballer au démarrage et respecter ses allures.

Vous avez prévu de courir un marathon en 2022 ? Grand bien vous fasse, les bonnes raisons de courir un marathon ne manquent pas. Mais attention, ce voyage de 42.195 kilomètres ne s’improvise pas. Une préparation sérieuse en suivant un plan d’entraînement en 12 semaines est nécessaire. Et le jour J, il convient aussi d’être méthodique dans sa gestion de course.

Les secondes gagnées au début seront perdues…

« Ce qui est pris n’est plus à prendre » voici une maxime qui ne s’applique pas à la course à pied. Les secondes gagnées en début de course se remboursent au centuple. C’est un peu comme si vous aviez une dette. On court à crédit, au dessus de ses moyens. Au début tout va bien mais lorsque arrive le moment de régler les intérêts, c’est la soupe à la grimace. Le piège c’est qu’en début d’épreuve, on ne sent pas que l’on est en surrégime. Les indicateurs sont quasi inexistants. Pas d’essoufflement ni de douleurs musculaires et pourtant, sans s’en rendre compte (et c’est là le piège) on est en train de griller de précieuses cartouches qui vont cruellement faire défaut en fin de course. Partez doucement. Si vous avez l’impression d’être bien, c’est à coup sûr que vous allez bien trop vite. Si vous sentez que vous êtes lent, c’est que vous n’êtes pas loin de la bonne vitesse. Si vous avez l’impression de vous traîner et que tout le monde vous double vous êtes certainement à la bonne vitesse !

Démarrez en douceur

La raison principale qui dicte cette prudence recommandée, c’est l’effet starter en début de course. A l’instar d’un véhicule dont le moteur au démarrage demande un peu plus de carburant, le coureur est très gourmand en glycogène (les réserves de carburant) lors des premiers hectomètres. La combinaison avec un démarrage au-dessus des possibilités, c’est-à-dire plus vite que l’allure moyenne de votre performance, aboutit à une utilisation plus importante du précieux carburant. Cela va se concrétiser par une inéluctable baisse d’allure en fin d’épreuve car l’athlète va devoir faire appel de plus en plus à ses acides gras (lipides) pour produire de l’énergie. Et cette filière énergétique est moins efficace. A partir de ce moment là, les secondes vont défiler très vite et la perte de temps va être importante.

Contrôlez votre vitesse

Mais il ne suffit pas de le savoir pour l’appliquer. D’ailleurs, si on demande à des coureurs quelle est la bonne façon de gérer le début de course, la quasi-totalité mettra en avant la nécessité d’un départ prudent. Et dans les faits, c’est tout le contraire ! C’est la différence entre les connaissances « déclaratives » et les connaissances « procédurales ». Les premières sont avant tout théoriques (je sais comment faire pour réussir). Les secondes, on est capable de les mettre en œuvre en situation (je fais ce que je sais qu’il faut faire pour réussir). Pour passer de l’une à l’autre, il faut pratiquer. En compétition bien sûr mais aussi à l’entraînement. Les footings doivent être gérés progressivement. Les séances de fractionnés avec mesure et prudence dans les premières répétitions afin d’aller au minimum aussi vite à chaque fraction et même un peu plus vite à chacune d’elles. Ce contrôle des vitesse va finir par devenir une seconde nature. Vous allez être à l’écoute de vos sensations. C’est très formateur en vue du jour de la compétition.

Courez régulier

Le jour J, pour gagner du temps sur marathon, il va falloir faire preuve de rigueur et de retenue. Spontanément, on a tous tendance  à partir trop vite. Cela est dû au fait que l’on se fie à ses sensations. Terrible erreur ! En effet, elles sont trompeuses. Car en début de course, on est forcément facile. Heureusement d’ailleurs. Il faut donc modifier l’échelle des sensations et ses repères. Ne pas être « facile » mais « très facile ». Pas « à l’aise » mais « très à l’aise », voire même très « très très à l’aise ». Et il est même fort possible que vous alliez encore trop vite. La bonne vitesse, c’est celle que vous êtes capable de maintenir toute la durée de l’épreuve, sans faiblir. « Et si je pars trop lentement ? ». Pas vraiment de risques. Mais dans ce cas, il est alors possible de réaliser la deuxième partie plus vite que la première. C’est ce que l’on appelle un negative-split. La plupart des grandes performances sont réalisées de cette manière. Pour garder l’allure prévue, la montre cardio est indispensable sur marathon.

Restez dans votre bulle

La solution la plus simple pour éviter de se référer à des sensations qui peuvent être trompeuses si vous manquez d’expérience, c’est d’avoir un œil sur votre montre et de vérifier l’allure. En fonction de votre montre et de ses possibilités vous pouvez avoir des indications très précises sur votre vitesse. Et ce, très vite si elle fait GPS, le temps que celui-ci ait lissé la moyenne de vos premiers hectomètre. La vitesse instantanée n’est pas fiable, il est recommandé de paramétrer la vitesse moyenne. Si vous avez un auto-lap, alors vous aurez les temps au kilomètre sans avoir à vous soucier de trouver les repères de l’organisation. Dans le cas contraire, il faudra vous fier à ces marques (pas toujours justes). Et si vous n’avez ni GPS ni repères kilométriques, alors ce seront uniquement vos sensations qui devront vous guider. Oubliez les autres. Evitez à tout prix de vous référer à eux pour étalonner vos vitesses de départ. Ne vous fiez qu’à vous-même et à ce que vous avez prévu de faire en préparant votre stratégie les jours précédents.

Faites la tortue… pas le lièvre !

Il est difficile de résister à cette envie de bien faire et à ces émotions qui nous submergent au moment du départ. Il est donc essentiel d’anticiper, prévoir et s’y préparer. A la fois physiquement mais aussi psychologiquement. Cela permet d’éviter la surprise et de diminuer au maximum les risques de se retrouver déstabilisé. Préparez-vous à être dépassé par les autres et surtout ceux que vous connaissez bien et qui sont de votre niveau. Ce n’est pas grave. Vous les reverrez probablement dans quelques kilomètres et très certainement en fin de course où votre prudence va vous permettre de maintenir votre rythme quand tous les autres ou presque ralentissent. C’est alors le double effet de l’efficacité de votre stratégie combinée à la force mentale que vous donne le fait de gagner du temps, de précieuses secondes sur le finish.



Cette Mizuno Rebellion, c’est un nouveau modèle compétition avec une plaque en fibre de verre alors que la plupart des concurrents en choisi le carbone. Une belle réussite !

Mizuno Rebellion
La plaque en fibre de verre plutôt qu’en carbone assure plus de polyvalence à cette Mizuno Rebellion.

Mizuno n’a pas cédé, comme ses concurrents à la course au carbone. Avec cette Rébellion, l’équipementier se démarque et fait le choix d’une plaque en fibre de verre .Ce modèle au dessin fluide a un poids assez contenu : seulement 270 g en pointure 44. Le mesh sans couture est confortable. Contrairement à de nombreux autres modèles à plaque carbone, cet aspect de confort n’est ici pas sacrifié.

 Indéniablement, la plaque à base de fibre de verre est moins rigide que le carbone, cela se constate d’ailleurs lorsque l’on tente une torsion manuelle de la semelle, qui se plie relativement facilement. 

Plus polyvalente qu’une paire en carbone

Premières foulées dans le confort donc, mais l’on sent tout de même que cette Mizuno Rebellion est orientée vers la performance. On est tenté d’accélérer l’allure sans vraiment le vouloir. Sur une alternance de bitume et de chemins bien revêtus, l’amorti apparaît « sportif » : c’est ferme, sans pour autant que cela soit inconfortable.

La paire est stable même lorsque le terrain comporte quelques passages en dévers. Sur la piste, on retrouve les sensations de propulsion d’autres modèles « carbone », avec cette possibilité de flexion de la semelle légèrement supérieure qui rend la paire moins exigeante, donc un peu plus polyvalente. 

La bonne adhérence a permis de réaliser l’un des deux entraînements sur piste sous une forte pluie sans appréhension.

Aucune amorce de glissade et bonne tenue dans les virages. La languette remonte assez haut mais cela n’est absolument pas gênant.

Sur une sortie d’environ 1h45, la sensation de confort est toujours présente, cela ne « tape » pas comme les modèles carbone. 

Le dynamisme associé au poids assez léger permet à cette Mizuno Rebellion de maintenir la même foulée sans dégradation du geste. Même après une augmentation d’allure en fin d’entraînement.
Avec sa Rebellion, on peut donc dire que Mizuno réussit son entrée dans le domaine des chaussures performantes.

Elle est moins exclusive que les paires « compétition » d’autres marques. Mais surtout, elle préserve le confort, ce qui lui ouvre les portes d’une utilisation sur marathon.

Les notes du testeur. Amorti : 16/20 – Confort : 16/20 – Dynamisme : 17/20 – Stabilité : 17/20 – Souplesse : 17/20

Le + Bonne polyvalence et confort préservé. 

Le – RAS.

Prix : 200 €

Poids : 242 g en 42  – Drop : 8 mm 

Utilisation : entraînements et compétitions jusqu’au marathon pour coureur à foulée universelle de moins de 80 kg.

Il a testé pour vous : Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas.

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Le marathon de Biarritz se courra le 5 juin. Il reste seulement 1500 dossards pour les marathon, relais, semi et 12 km. Retrouvez le détail des parcours.

Marathon de Biarritz
Un parcours terre et mer pour ce premier marathon de Biarritz.

Très attendu, ce premier Marathon de Biarritz-Pays Basque. 3500 coureurs ont déjà réservé leur dossard pour le 5 juin. Le parcours du marathon enthousiasme déjà. Même s’il s’annonce corsé, avec 480m de dénivelé cumulé. Il sera labellisé FFA et fera le tour des spots de la Côte basque.

Le tour des spots basques

Au départ et à l’arrivée du célèbre stade d’Aguilèra, le Marathon propose un véritable parcours carte postale. Bassussarry, Arcangues (et son golf), Arbonne, Bidart le front d’océan. Les organisateurs mettent l’accent sur un marathon avant tout festif et touristique, avec bien sûr l’ambiance légendaire du territoire basque.

Le peloton passera à côte de monuments emblématiques : l’Église de Sainte-Eugénie, le vieux port de pêche, Le phare de Biarritz et ses 73 mètres d’altitude, les villas, le casino, et les grands hôtels, à l’image de l’emblématique Hôtel du Palais, la Cité de l’Océan…

Il est toujours possible de réserver un dossard pour ce nouveau marathon (58 €), pour le relais, le semi-marathon (36 €) ou le 12 km (19 €).

Attention, il reste 1500 places seulement, toutes épreuves confondues.



L’Ultra-Trail World Tour s’éclipse après 8 ans d’existence pour laisser place à l’UTMB World Series autour d’une trentaine d’évènements.

Ultra-Trail World Tour

Avec les annonces qui se bousculent sur l’UTMB World Series, on se demandait bien comment ce nouveau circuit mondial pouvait cohabiter avec l’Ultra-Trail World Tour (UTWT). On a désormais la réponse. L’Ultra-Trail World Tour tire sa révérence. La deuxième édition de Thailand by UTMB® qui vient de s’achever marque donc la fin de l’UTWT.

Clap de fin donc après 8 années de compétition, de partage et d’émotions. Le circuit avait vu le jour en 2014 autour de 10 courses mythiques, de la Diagonale des Fous à l‘UTMB® Mont-Blanc, en passant par la Western States®. Rapidement, d’autres courses ont rejoint l’aventure. Au total, plus de 62 000 coureurs ont participé à 34 courses différentes dans 23 pays différents.

Thailand by UTMB 2021
La Chinoise Xiang Fuzhao, gagnante du Thailand by UTMB. Elle a bouclé le 100 miles en 26h01’, 4e au scratch.

Dauwalter et Cappell, derniers champions

« L’Ultra-Trail® World Tour m’a donné l’opportunité de découvrir des courses incroyables. Le circuit m’a permis de me lancer de nouveaux défis. Comme en 2014 où j’ai réussi à faire l’Ultra-Trail Mt.Fuji, la Diagonale des Fous et l’UTMB®. J’ai exploré mes limites, rencontré des gens formidables et vécu de belles aventures », commente ainsi François D’Haene, vainqueur du circuit en 2014 et 2017.

Cette année, Courtney Dauwalter et Pau Capell décrochent la palme. Et pour la deuxième année consécutive. Les 4 meilleurs résultats de Courtney s’étalent sur la saison 2019 et 2021. L’Américaine a ainsi enchaîné 4 victoires sur le Madeira Island Ultra-Trail® et l’UTMB® 2019, et en 2021, une victoire sur l’UTMB®et l’Ultra-Trail Cape Town®. Quant à Pau Cappell, il a cumulé les premières places en 2019 sur la Transgrancanaria HG, la Mozart 100®, la Patagonia Run et l’UTMB®.



24 évènements sont désormais confirmés pour l’UTMB World Series. Canyons Endurance Runs et Speedgoat Mountain Races intègrent le circuit aux Etats-Unis. En Europe, l’Istria 100 et la Julian Alps Trail Run slovène seront de belles étapes.

Sur l’historique Western States Trail

Après l’annonce de trois évènements « by UTMB » en France, sur le Trail du Saint-Jacques, le Restonica Trail Corse et sur un nouvel ultra autour de Nice, la liste des UTMB World Series s’allonge encore. Elle compte désormais 24 évènements. Le calendrier complet de 30 évènements sera annoncé en début d’année.

La Canyons Endurance Runs by UTMB, sur l’historique Western States Trail.

Le 23 avril 2022, Canyons Endurance Runs by UTMB® rassemblera les coureurs au sein du berceau de l’ultra-running, à Auburn, en Californie. Les participants feront l’expérience des sentiers les plus pittoresques et les plus difficiles de l’emblématique Western States Trail en parcourant jusqu’à 4572 mètres de dénivelé positif à travers de célèbres canyons. Panoramas sur les Sierras et les canyons, forêts de chênes et de pins, traversées de ruisseaux vestiges de l’époque de la ruée vers l’or…La course s’annonce comme un véritable voyage dans le temps, sur les traces des pionniers de l’ultra-running.

La Canyons Endurance Runs by UTMB® proposera trois distances : 100km, 50km et 25km. Les inscriptions sont ouvertes ici.

Une Speedgoat Mountain Races dans l’Utah rejoint l’UTMB World Series

Organisée sur les pentes de la station de ski de Snowbird dans l’Utah, la Speedgoat Mountain Races by UTMB® a la réputation d’être l’une des courses de 50 km les plus difficiles des États-Unis. Les participants retrouveront des montées abruptes, un terrain unique et rocailleux, beaucoup de dénivelé au coeur de la chaîne de montagnes Wasatch.
 
Cette course emblématique, nommée d’après le célèbre coureur américain fondateur de la Speedgoat, Karl Metzler, propose plusieurs challenges : un 13 km, un 28 km et le légendaire 50 km, avec près de 3657 mètres de dénivelé positif – dont la majeure partie au-dessus de 2743 mètres d’altitude.
 
Organisée en juillet 2022, la course fêtera son 15e anniversaire l’année prochaine. Les inscriptions seront ouvertes en janvier sur le site de l’événement ici.

Istria 100 by UTMB® : un défi exigeant en Croatie  

C’est la plus grande course de trail en Croatie. Du 7 au 10 avril 2022, plus de 2 000 coureurs se rendront sur la péninsule d’Istria en forme de cœur, au nord-ouest du pays, pour relever ce défi. 

Les coureurs auront le choix entre un 100 miles, un 128 km, un 68 km et 40 km et un nouveau 20 km. Le 100 miles est une épreuve aussi belle qu’exigeante. Les coureurs peuvent s’attendre à un terrain technique, de vieilles villes médiévales, des forêts denses, des vallées boueuses et même un peu de grimpe et de nage le long de la côte Adriatique. Les participants peuvent s’attendre à un voyage à travers les parties les plus pittoresques de l’Istrie. Les informations concernant l’ouverture des inscriptions sont disponibles sur le site de l’événement. 

Un trésor de beauté sur la Julian Alps Trail Run by UTMB® en Slovénie

La principale course de trail running de Slovénie, Julian Alps Trail Run by UTMB®, évolue dans une nature sauvage. L’événement porte le nom de la chaîne de montagnes sur laquelle il se déroule. Il combine des chemins de montagne et des sentiers accessibles avec des portions plus techniques et promet une expérience unique à chaque participant.

Avec le plus haut sommet de Slovénie, le mont Triglav, au cœur de l’épreuve, les coureurs des 170 km, 100 km et 60 km découvriront les vallées alpines, les rivages du lac Bled et la beauté vert émeraude de la rivière Soča. Des distances de 10 km, 15 km et 30 km sont également proposées.

La course est organisée du 16 au 18 septembre 2022 autour de la station alpine de Kranjska Gora, dans le nord-ouest de la Slovénie. Les inscriptions sont désormais ouvertes sur le site de l’événement.

Calendrier UTMB® World Series Events 2022 (au 16 décembre 2021)

24 événements internationaux dans 16 pays sont désormais confirmés pour la toute première édition de l’UTMB® World Series. Ce seront les seuls événements où les coureurs peuvent collecter des Running Stones et commencer leur quête vers l’UTMB® Mont-Blanc.

•    Tarawera™ Ultramarathon by UTMB® (Nouvelle-Zélande), 12 février
•    Istria 100 by UTMB® (Croatie), 7-10 avril
•    Canyons Endurance Runs by UTMB®, (USA) 23 avril
•    Ultra-Trail Australia™ by UTMB® (Australie), 12-15 mai
•    Trail du Saint-Jacques by UTMB® (France), 11 juin
•    mozart 100™ by UTMB® (Austriche), 18 juin
•    La Sportiva® Lavaredo Ultra Trail® by UTMB® (Italie), 23-26 juin
•    Trail 100 Andorra™ by UTMB® (Andorre), 24-26 juin
•    Western States® 100-Mile Endurance Run (USA), 25-26 juin
•    Speedgoat Mountain Races by UTMB® (USA), juillet
•    Ultra-Trail Snowdonia by UTMB®, (UK), 1-3 juillet
•    Restonica Trail by UTMB® (France) 7-9 juillet
•    Val d’Aran by UTMB® (Espagne), 7-10 juillet
•    Trail Verbier Saint-Bernard by UTMB®, (Suisse), 8-10 juillet
•    Eiger Ultra Trail by UTMB®, (Suisse), 15-17 juillet
•    Wildstrubel by UTMB®, (Suisse), 8-11 septembre
•    Julian Alps Trail Run by UTMB®, (Slovénie), 16-18 septembre
•    Nice Côte d’Azur by UTMB® (France), 22-25 septembre
•    Puerto Vallarta México by UTMB® (Mexique), octobre
•    Thailand by UTMB® (Thailande), 10-13 novembre
•    TransLantau™ by UTMB® (Hong Kong), 3-6 novembre
•    Panda Trail by UTMB® (Chine), dates TBC
•    Gaoligong by UTMB® (Chine), dates TBC
•    UTMB® World Series Finals; UTMB® Mont-Blanc (France, Italie, Suisse), 22-28 août
 



HDN pour Haute Densité Nutritionnelle. Quels sont les aliments à privilégier ? Quels bénéfices pour la santé ? On vous dit tout.

Aliments HDN, riches en vitamines, minéraux et antioxydants
Maintenez des omégas-3, vitamines et minéraux dans vos assiettes !

Une alimentation à Haute Densité Nutritionnelle, c’est une alimentation riche en produits qui apportent beaucoup de vitamines et minéraux pour relativement peu de calories. Les fruits et légumes par exemple, sont des aliments HDN, à condition d’être cuisinés sans apports importants de sucre ou de graisse qui vont rompre cet équilibre entre l’apport en oligoéléments et en calories.

Prenons un exemple : consommée telle quelle, la pomme est un aliment HDN, mais ce ne sera plus le cas si elle est cuisinée en beignet ! Le mode de cuisson sera aussi fondamental pour préserver l’apport vitaminique. Parmi les vitamines et les minéraux, le plus important pour avoir une alimentation HDN sera de privilégier les antioxydants, à savoir surtout les vitamines A, C et E, le béta-carotène, le zinc, le sélénium, les omégas 3 et les polyphénols…

Dans vos menus, privilégiez les antioxydants, le zinc, le sélénium et les omégas-3. 

Pourquoi les antioxydants sont-ils indispensables ?

En priorité pour lutter contre les radicaux libres, des substances nocives inévitables dans notre organisme, générées par l’oxygène que nous respirons et qui ont la fâcheuse habitude d’endommager nos cellules saines. Ce phénomène est augmenté par les agressions extérieures que nous subissons au quotidien, à savoir, la prise d’âge, la pollution, le soleil, mais aussi les entrainements longs et les compétitions où l’on va au bout de ses forces… On parle alors de stress oxydatif. 

Il est donc indispensable d’opter pour une alimentation riche en antioxydants, si vous voulez courir sans faire souffrir votre organisme. Il faut savoir qu’à petites doses, les radicaux libres ne sont pas si mauvais que cela, puisqu’ils nous aident à lutter contre les virus et les microbes. En revanche, lorsqu’ils sont en excès dans l’organisme, il faut les empêcher de nuire et c’est là qu’interviennent les antioxydants. 

Où trouver des antioxydants ?

La vitamine C, qui intervient dans la formation de collagène donnant ainsi de l’élasticité à la peau et aux fibres musculaires, soumises à rude épreuve lors des longues courses, se trouve surtout dans certains fruits (agrumes, kiwi, fraises…) et légumes (choux, épinards…). La vitamine E, qui renouvelle les cellules en préservant leurs membranes, est présente en quantité dans les huiles végétales de première pression à froid (huile de germe de blé, de noix, de colza, de tournesol…) et les fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes…).

Les céréales complètes et les légumes à feuilles vertes comme les épinards, la mâche, etc. ne sont pas en reste et en contiennent également. Le béta-carotène, qui prête main forte à la santé à long terme, est un pigment caractéristique de tous les fruits et légumes colorés. Misez alors sur les fruits rouges (myrtilles, framboises, fraises, mûres), ainsi que sur le raisin noir, le melon, la papaye, la mangue. Côté légumes, pensez aux choux, carottes, poivron rouge, etc. 

Le duo zinc-sélénium au summum 

Le zinc se trouve essentiellement dans les fruits de mer et la viande et le sélénium est présent dans les produits laitiers, les poissons, les fruits oléagineux (noix, noisette).Très en vogue également, les fameux oméga-3, acides gras polyinsaturés, protecteurs des membranes des cellules cérébrales et qui assurent une bonne protection cardio-vasculaire. Ils sont très présents dans certaines huiles végétales comme l’huile de colza, mais aussi dans les poissons gras, les noix et noisettes.

Citons enfin les polyphénols (flavonoïdes, tanins, anthocyanes…), contenus essentiellement dans le raisin, la fraise, le litchi, le cacao, le chocolat noir et le thé. En privilégiant les aliments cités dans cette page, en les cuisinant sainement, et en bannissant les aliments industriels, vous aurez à coup sûr, une alimentation HDN !



La Corrida de Noël d’Issy-les-Moulineaux, prévue le 12 décembre est annulée en dernière minute suite à la dégradation du contexte sanitaire.

Corrida de noël dd'Issy les moulineaux
Pas de corrida à Issy. On range son déguisement rouge et blanc pour l’an prochain.

La Corrida de Noël d’Issy, la plus populaire de France, est annulée sur décision de la préfecture. 9 000 coureurs, petits et grands, étaient attendus sur la 44e édition qui affichait complet ce dimanche 12 décembre. Les chiffres de la Covid repartant malheureusement à la hausse, cette décision s’est imposée dans l’intérêt commun. Et cette annulation de dernière minute risque bien d’être la première d’une nouvelle série noire…

« Eviter les regroupements de masse »

« La Région Ile-de-France connait depuis plusieurs jours une dégradation significative de la situation sanitaire et le plan Blanc a été déclenché le 8 décembre dans les hôpitaux. Dans ce contexte, la Corrida de Noël prévue dimanche 12 décembre 2021 est annulée à la demande de la Préfecture des Hauts-de-Seine, qui rappelle qu’il faut éviter au maximum les regroupements de masse », peut-on lire sur le site de la ville d’Issy-les-Moulineaux. A J-2 de l’évènement, c’est un nouveau coup dur pour l’organisation dont l’édition 2020 avait déjà été annulée. Elle communiquera dans les prochaines heures auprès des inscrits sur le site de la Corrida de Noël d’Issy.



Augmenter le volume, l’intensité ou la fréquence d’entraînement doit vous faire progresser. Mais cela génère aussi de la fatigue. Certaines règles doivent donc être respectées.

Vous êtes nombreux à penser qu’il faut enchaîner les bornes pour progresser. Il existe en effet une forte relation entre la progression, les performances réalisées et le kilométrage effectué à l’entraînement. Plusieurs raisons l’expliquent : perte de poids, meilleur rendement, etc. Pour autant, le « toujours plus » n’assure pas non plus des progrès. Au bout d’un moment, l’organisme peut plus encaisser la fatigue générée par la charge d’entraînement. Par exemple, il faut savoir que les multiples contacts des pieds sur le sol fragilisent les globules rouges. Si la récupération n’est pas de qualité et suffisante, le nombre de globules rouges va chuter et les performances vont alors se détériorer.

Le bon réglage du volume

L’augmentation du kilométrage sollicite l’appareil locomoteur. Afin de minimiser les contraintes mécaniques pesant sur vos muscles, tendons et os, alternez les courses sur sols durs et souples, pratiquez des activités moins traumatisantes (vélo, ski de fond, natation…). L’aqua-jogging est également une activité très intéressante pour minimiser les impacts tout en gardant le geste spécifique de la course.

Afin d’éviter les blessures, deux règles d’or : l’augmentation du volume d’entraînement doit être progressive et la récupération de qualité. La charge de travail est une chose, la récupération en est une autre. Il ne peut y avoir de progrès sans une alimentation qui subvient aux besoins de l’organisme et un sommeil suffisant et de qualité. C’est durant cette phase post-séance que l’organisme se réorganise, progresse. La charge d’entraînement ne fait « que » perturber l’organisme. Les progrès sont alors permis par la récupération.

Une question d’intensité

Pour progresser, il faut aussi recourir au travail intense. Par « intense », nous entendons toutes les intensités supérieures à 85% de la puissance maximale aérobie, c’est-à-dire celles ne pouvant pas être soutenues plus d’une heure en continu.

Le travail intense est très efficace pour améliorer les performances car il perturbe profondément l’organisme. Mais attention, évoluer souvent à des intensités n’est pas sans risque. Par exemple, un organe est particulièrement traumatisé par ce travail intense : les intestins. A l’effort, une grande partie du sang est détournée des viscères au profit des muscles en activité. Une ischémie qui est d’autant plus forte que l’effort dure et est… intense. Or, un déficit sanguin rend poreux la muqueuse des intestins. Et cette muqueuse étant particulièrement importante pour l’organisme. Cela peut ainsi conduire à des carences nutritionnelles, à une stimulation permanente du système immunitaire, à une inflammation chronique, etc. Pour éviter de tels désagréments, l’augmentation de la charge d’entraînement par l’intensité doit être alors progressive et la récupération de qualité. 

Trouver la bonne fréquence

Si vous avez usé du travail intense et abusé des sorties longues, une dernière solution s’offre à vous pour progresser : vous entraîner plus fréquemment. 

En enchaînant les séances, quotidiennement, plusieurs fois par jour, vous allez souvent courir alors que vos réserves de glucose sont faibles. Votre organisme va alors être particulièrement sollicité, prêt à progresser. En effet, l’adaptation de votre organisme ne dépend pas seulement de la charge de votre entraînement. Le contexte de réalisation des séances doit également être pris en compte. Une même charge externe (courir 1h à 60% de la puissance maximale aérobie) ne va générer la même fatigue et donc induire des progrès de même ampleur selon si elle est réalisée à jeun ou pas, par -10, 10 ou 30°C, en début ou fin de journée, de saison, etc. 

Courir avec de faibles réserves de glucose augmente la charge interne (la contrainte pesant sur l’organisme) pour une même charge externe. C’est donc une méthode d’entraînement bien utile lorsque le temps manque pour s’entraîner ! Mais attention encore une fois. Il convient de soigner son alimentation lorsque l’on court fréquemment, plusieurs fois par jour. L’idéal est d’adopter un régime anti-inflammatoire (par régime, nous entendons « façon de se nourrir ») en misant sur les aliments HDN. Légumes, poissons gras, huile de colza, fruits rouges, épices doivent avoir une place de choix dans vos assiettes.



Mohammed El Yamani, 57 ans, vient de boucler le marathon de Valence en 2h26’. C’est le 3e chrono de tous les temps sur marathon dans sa catégorie d’âge. Rencontre avec ce « vétéran » inspirant qui garde la fraîcheur d’un débutant.

Mohammed El Yamani, 57 ans, a couru le marathon de Valence en 2h26'.
Mohammed El Yamani, 57 ans, a couru le marathon de Valence en 2h26′.

« Je ne vois pas mon âge comme un handicap, ni comme une excuse. A l’entraînement, je me donne à fond, comme les plus jeunes. Quand je prends un dossard, c’est pour figurer le mieux possible au classement scratch, et non pas dans ma catégorie ». Voilà qui résume l’état d’esprit de Mohammed El Yamani. Ce master de 57 ans est un compétiteur hors pair. Dans sa catégorie d’âge, au niveau mondial, « Momo » fait partie des meilleurs marathoniens de l’histoire.

2h26′ au marathon

Sur le Marathon de Valence, il a réalisé un chrono impressionnant : 2h26’56’’. Il explose ainsi le record de France des M55 de plus de 10 minutes et réussit le troisième chrono de tous les temps sur la distance dans sa catégorie. « Sans les rafales de vent violent je me serais rapproché davantage du record du monde de la catégorie », confie Mohammed. En octobre dernier, il avait battu le record mondial de la catégorie M55 sur les 20 km de Paris, bouclés en 1h06’12’’. 

Donner le meilleur de soi-même, en toutes circonstances, c’est le mantra de ce régisseur pour les concerts de musique classique. Son talent fait le reste. Lui dit ne rien avoir de plus que les autres. Il s’entraîne juste beaucoup. Environ 170 km par semaine, en optant souvent pour des séances bi-quotidiennes. 

EN BREF. 57 ans, habite Issy-les-Moulineaux, s’entraîne avec la Team Lenglen Running, père de 2 enfants, régisseur pour les concerts de musique classique 
Court depuis 1994, 32 marathons bouclés  Ses records : 2h22’24’’ sur marathon (Berlin, 2001), 1h08’ sur semi (2001), 31’17’’ sur 10 km. Ses 10 marathons les plus rapides : 2h22’24’’ (Berlin, 2001), 2h22’43’’ (Lyon, 2000), 2h23’06’’ (Sénart 2006), 2h24’43’’ (Chicago, 2012), 2h25’09’’ (Lyon, 1999), 2h25’32’’ (Milan, 2010), 2h25’40’’ (Rotterdam, 1999), 2h26’17’’ (Paris, 2007), 2h26’36’’ (Londres, 2017), 2h26’41’’ (Paris, 2009) 

« Moi aussi je dois être capable »

Et dire que son histoire tient du hasard. Non sportif jusqu’à ses 30 ans, il découvre la course en 1994, en lisant dans Libération, le portrait d’un coureur de 62 ans au lendemain des 20 km de Paris : « Je me suis dit, si ce monsieur peut courir 20 km à 62 ans, je dois bien en être capable aussi. Du coup, je me suis inscrit sur un coup de tête au semi de la Voie Royale de Saint-Denis qui avait lieu deux semaines plus tard. J’ai terminé en 1h19’. J’ai mis une semaine à m’en remettre, mais cela m’a ouvert l’appétit », raconte-t-il. Il se jauge ensuite sur 10 km, terminant son premier en 33’32’’. Potentiel confirmé.

Puis il bascule sur marathon, suite à un défi. « Des amis m’ont inscrit à Berlin. Je n’y connaissais rien en préparation marathon. Pour moi, courir, c’était juste se donner à bloc, jusqu’à épuisement. Je n’avais pas idée du temps que j’allais mettre ». 2h34’23’’ pour ce premier 42 km en 1996. Le plus impressionnant, c’est qu’en deux décennies, il n’a pas faibli. Dernier en date, Boston en avril 2019, bouclé en 2h32’11’’. Entre les deux, un record en 2h22’24’(2001).  

Des années qui ne comptent pas

Presque trente ans de passion. Les années s’égrènent sans compter, sans coûter. Temps suspendu. Même chrono, même foulée puissante, même niaque qu’au premier jour. Sa constance chronométrique inédite lui a valu un paquet de trophées dont deux titres nationaux en vétéran 2, à Metz (2014) en 2h29’ (2014) et à Rennes (2015) en 2h28’. En tout, 30 marathons terminés.

Dans le lot, Chicago (2012) reste un souvenir phare, une anecdote qu’il aime raconter : « Je sortais d’une période de multiples blessures. Je n’avais pas couru de marathon depuis 2010 (Milan, 2h25’). A 48 ans, je ne savais pas du tout à quel niveau j’allais revenir. La veille, mon ami Claude Minni, m’a dit ‘Il y a 2 500 dollars à gagner pour le premier vétéran. Tu peux le faire. Si tu gagnes, je te paye le resto’Je lui ai répondu sans trop y croire : ‘Allez, si je gagne, je t’invite au Bristol’. J’ai terminé en 2h24’, premier vétéran. Nous sommes allés au Bristol. C’était une vraie renaissance après deux années difficiles ».

« Marathonite aïgue »

Curieusement, il préfère depuis toujours le chemin qui mène au marathon, c’est-à-dire toute la préparation, plutôt que l’épreuve en elle-même. Sa « marathonite aïgue » le poursuit ainsi à longueur d’année. « Je cours chaque marathon avec le même plaisir que le premier. Je me pose la question de savoir si je serai prêt et j’ai toujours le trac au départ. » avoue-t-il. Et ajoute : « Je me dis aussi depuis quelques années que cela ne pourra pas toujours durer. Le jour où je ne pourrais plus courir de marathon, j’arrêterai la compétition ». Le plus tard possible ! 


Doyen du team Lenglen

Source d’inspiration dans le monde du running, l’homme est une figure bienveillante, jamais avare de conseils. Momo coache bien volontiers – il devrait d’ailleurs passer son diplôme d’entraineur dans les prochains mois – et partage son expérience. On peut dire qu’il a motivé des coureurs par dizaines ! Avec quelques copains, il a créé le team Lenglen, prenant ses distances avec son ancien club, le Plessis Robinson AC.

Sa joyeuse bande s’entraîne autour du Stade Suzanne Lenglen, entre le 15earrondissement de Paris et Issy-les-Moulineaux. Lors des séances au seuil, le doyen tient toujours la dragée haute aux plus jeunes, dans un bel état d’esprit. Voir les copains progresser est toujours une grande satisfaction. 

Quel conseil donner à celui qui souhaite courir un jour un marathon ? « La préparation est longue, en 12 ou 14 semaines, éprouvante et même fatigante.  S’inscrire sur un coup de tête n’est pas sérieux. Il faut en avoir vraiment envie. C’est la clé pour bien vivre son marathon sans le subir. C’est un peu comme l’amour. Quand on termine, on doit avoir envie de recommencer », conclut le champion. On en revient à l’envie, source d’une vie épanouie. 



Le premier Nice Côte d’Azur by UTMB ® se déroulera du 22 au 25 septembre en 4 épreuves de 24 à 159 km avec une arrivée sur la Promenade des Anglais. Il fera partie des trois épreuves françaises permettant de se qualifier pour l’UTMB Mont-Blanc.

Nice Côte d'Azur By UTMB
Un nouvel ultra-trail by UTMB à Nice du 22 au 25 septembre 2022.

Le Nice Côte d’Azur by UTMB, nouvelle épreuve annoncée pour 2022 prend forme. Le rendez-vous est fixé du 22 au 25 septembre du côté de Nice. 4 distances, du 20 km au 100 miles seront à l’affiche. Et l’évènement intègrera le nouveau circuit UTMB World SeriesIl permettra ainsi aux athlètes de se qualifier à l’UTMB® Mont-Blanc dont les courses phares OCC, CCC® et UTMB® deviennent les finales. Deux autres épreuves françaises, le Grand Trail du Saint-Jacques en Haute-Loire et le Restonica Trail en Corse intègre ce nouveau circuit.

Le parcours du nouveau 100 miles Nice Côte d'Azur by UTMB.
Le parcours du nouveau 100 miles Nice Côte d’Azur by UTMB.

Les quatre épreuves du Nice Côte d’Azur by UTMB ®

  • 159 km (8500mD+) entre Auron et Nice
  • 107 km (4900mD+) entre Roubion et Nice
  • 50 km (3000mD+) entre Menton et Nice
  • 24 km (715mD+) entre Villefranche-sur-mer et Nice.

Des plus hauts sommets des Alpes du Sud aux vues panoramiques de la Côte d’Azur avec une arrivée sur la célèbre Promenade des Anglais, l’événement promet. 3000 coureurs sont attendus sur cette grande première. Les parcours ne sont pas encore définitifs mais on sait qu’ils s’élanceront de Roubion, Menton, Villefranche-sur-Mer et Auron pour le 100 miles.

Les inscriptions ouvriront le 14 décembre 2021 sur UTMB.World.



Cette New Balance Fresh Foam Hierro V6 offre un amorti incomparable. Une paire confortable pour affronter les sentiers peu techniques.

New Balance Hierro V6
Belle allure, cette New Balance Hierro V6.

Un amorti incomparable, c’est surtout ce qui caractérise cette New Balance Fresh Foam Hierro V6. Elle absorbe bien les chocs et les aspérités du terrain. Le corolaire de cette semelle épaisse et ultra moelleuse, c’est forcément un manque de stabilité, légèrement corrigé par sa forme évasée et non incurvée sous la voute plantaire, par une tige assez haute au niveau du  talon, et par un large et fin aileron arrière sur lequel la foulée peut s’appuyer.

Attention tout de même à ne pas accrocher celui-ci sous un rocher en descente, dans les portions hyper pentues et techniques, ce qui pourrait vous faire trébucher.

Les notes : Amorti : 18/20 Confort : 18/20 Accroche : 16/20 Souplesse : 15/20 Stabilité : 14/20

Toute en souplesse

Côté adhérence, le caoutchouc souple de la semelle est très performant sur les sols durs. Par contre, les crampons manquent un peu de relief pour bien accrocher sur les sols boueux. L’empeigne de ce modèle est renforcée par des fils en TPU tissés à l’avant pour protéger les orteils et sur les côtés pour maintenir le pied bien en place, tandis que des perforations au laser ont été effectuées sur le dessus pour améliorer son aération. 

Cette technicité toute en souplesse rend la chaussure très confortable et agréable à porter. Une impression confortée par son drop de 8 mm qui n’agresse par les mollets… ni les tendons d’Achille d’autant plus que la tige est bien rembourrée à la base de la cheville.

La languette tient bien en place grâce à son épaisseur, ainsi que grâce au laçage classique permettant de bien ajuster le serrage. En résumé, cette chaussure sera parfaite sur les terrains plutôt secs, durs et peu techniques, où elle procurera des sensations de course très agréables.

Elle a testé pour vous. Isabelle, 60 ans, 1,55cm, 45 kg, 4 fois championne du monde de course de montagne, 2h36’16’’ sur marathonConditions des tests 150 km par modèle, avec des séances de tous types sur des surfaces variées : herbe, sentiers techniques ou roulants, boue, pierriers, devers et fortes pentes

Les + Accroche, stabilité et confort.

Les –  Manque d’amorti.

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Cette On Running CloudStratus deuxième génération est la plus amortie de la gamme de la marque suisse.  Du confort en plus sur longues distances !

On Running Cloudstratus
On Running Cloudstratus

Bien amortie, cette CloudStratus. Inévitablement, avec cette semelle équipée d’une double hauteur de « clouds », on gagne quasiment 4 centimètres de stature, et le poids de la chaussure en pointure 44 s’élève à 340 grammes. Plus de poids, plus d’amorti, plus de confort ? Sur ce point c’est excellent, dès les premières foulées en endurance ou en augmentant l’allure. 

Du confort à revendre

Côté amorti, ce n’est pas plus ferme mais plus moelleux que la première version de la Cloudstratus. Les sensations s’en trouvent ainsi un peu gommées. Peut-être que ce ressenti diminuera pour un coureur de plus de 75, voire 80 kilos. Ce n’est pas véritablement gênant car la semelle conserve une certaine souplesse, permettant un bon déroulé du pied. 

Une séance sur piste confirme que cet amorti très orienté vers le confort n’en fait pas le modèle idéal pour des séances de fractionné, mais là encore, un coureur lourd pourra avoir des sensations différentes. Nous en avions eu la confirmation lors d’un test réalisé sur le précédent modèle avec un coureur de 85 kilos.

Rien de particulier à signaler lors d’une sortie longue sur bitume et chemins stabilisés : confort et stabilité sont bien au rendez-vous. Ce modèle pourra convenir aux adeptes du très grand confort ou aux coureurs de plus de 80 kg pour des sorties longues.

Les + Confort sur longues distances, belles finitions.

Les – Piège à cailloux sous la rainure centrale de la semelle, tarif élevé.

Les notes du testeur : Amorti : 17/20 – Confort : 18/20 – Dynamisme : 15/20 – Stabilité : 18/20 – Souplesse : 16/20.

Il a testé pour vous. Frédéric, 56 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 120 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

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Guillaume Ruel a couru son premier 100 km en 6h42’, à 15 km/h de moyenne. Ce Manchois de 23 ans, étudiant en pharmacie, devient le plus jeune champion de France de 100 km. Il a signé la meilleure performance française depuis quinze ans et ne compte pas s’arrêter là…

Guillaume Ruel, champion de France de 100 km 2021.
©Aurélien Dassonneville . A Amiens, Guillaume Ruel décroché le titre de champion de France de 100 km pour sa première sur la distance. ©Aurélien Dassonneville

Ce championnat de France de 100 km d’Amiens que tu as gagné n’était pas prévu à ton programme initialement…  

« Oui, j’étais invité à courir le marathon du Loch Ness au nord de l’Ecosse mais avec les contraintes sanitaires, il m’était impossible d’y aller. J’avais donc 3 solutions : re-préparer un marathon fin octobre, je pensais à Rennes, me reposer ou tenter l’aventure sur 100 km. J’avais en tête de me lancer sur cette distance dans les deux  prochaines années. J’ai pris ces aléas comme une opportunité à saisir. »

Courir 100 km, c’était donc une première pour toi ? 


« Effectivement, c’était ma première expérience sur la distance. J’avais réalisé en 2016 (à 18 ans, ndlr), les championnats du monde skyrunning format marathon, où j’avais couru pendant 6h donc une durée similaire à un 100 km. »

Sur le 100 km d’Amiens, tu es parti très vite, sur les bases du record de France jusqu’à 80e km… 

 « L’idée était de partir aux alentours de 16km/h et tenir le plus longtemps possible l’allure. Je suis passé au 50e km en 3h06’30’’, c’est-à-dire quasiment sur les bases du record du monde (6h09). J’étais facile à ce moment-là même si les sensations dès le début de course n’étaient pas superbes. Je n’étais pas dans un super jour. »

Guillaume Ruel, comment s’est passée ta fin de course ? 

« A partir du 75e km, cela a été assez délicat. Le manque de préparation spécifique (seulement 3 semaines) s’est fait ressentir. Mon allure a dégringolé à 13km/h sur les 25 derniers kilomètres. Pris de crampes aux quadris et ischios, j’ai été contraint à m’arrêter à trois reprises. Le chrono ne m’importait plus à ce moment-là. Je savais que terminer en 6h20 ne serait pas possible alors je me suis mis comme objectif de rallier l’arrivée pour assurer la victoire et la sélection pour les prochains championnats du monde. »

T’attendais-tu à décrocher le titre de champion de France ?

« Il y avait tous les meilleurs français au départ, mais je savais que personne n’avait le niveau pour courir en moins de 6h30’. Avec l’accompagnement de mon préparateur mental, il n’y avait qu’une issue à cette course… la victoire et rien d’autre. Beaucoup de personnes me disent : ‘c’est exceptionnel, je sais pas si tu te rends bien compte’. Je leur réponds simplement que j’étais préparé à gagner. »

Qu’est-ce que cela fait d’être le plus jeune champion de France de 100 km ? 

« Forcément, cela fait quelque chose, c’est très flatteur. Après cette vision de l’âge est très française. La moyenne d’âge de l’équipe de France de 100 km est assez élevée, les entraineurs ont souvent comme doctrine de freiner les jeunes à se lancer sur du long, sur marathon et au-delà. Heureusement le renouveau arrive. Je pense qu’entre 23 et 35 ans, les athlètes sont dans la meilleure forme de leur carrière. En comparaison, les meilleurs coureurs mondiaux ont la trentaine et se lancent sur des marathons à tout juste 20 ans. »

Et de réaliser la 7e performance mondiale de l’année à 23 ans ?! 

 « Oui, c’est la 7e meilleure performance mondiale de l’année et la meilleure performance française des 15 dernières années. Cette performance permet de me comparer au top niveau mondial et à l’histoire du 100 km français et c’est très intimidant. »

Tu cours depuis tout petit, n’est-ce pas ? 

« J’ai commencé à courir dès l’école primaire. A 10 ans, mon grand frère Pierre-Antoine m’avait suivi à vélo quand j’avais couru 10 km. De fil en aiguille, j’ai allongé les sorties et multiplié les entrainements. Jusqu’à courir mon premier marathon à 19 ans et le 100 km à 23 ans. »

Courir, c’est une affaire de famille chez les Ruel… 

« Oui. Mon papa a couru 5 sélections internationales sur 24h de 2015 à 2019 avec à la clé une seconde place et 3e place aux championnats d’Europe ainsi qu’une 5e  place aux championnats du monde avec un record à 263.54 km. Maman marche beaucoup, environ 1 à 2 heures par jour et a déjà cumulé 134.8 km en 24h. Mon frère Pierre-Antoine a couru le marathon en 2h27 et le 50 km en 2h59. Il a pour projet de courir le 100 km prochainement pour décrocher également sa sélection en équipe nationale. »

Tu es en 6e année de pharmacie et t’entraînes dur pour arriver à ce niveau. A quoi ressemble ton quotidien ? 

 « Je suis sur les listes ministérielles de haut niveau depuis 2018. L’université de Caen met tout en œuvre pour m’aménager au mieux mon emploi du temps. C’est une véritable chance ! Une journée type c’est : 5h30 réveil et 45’ de course à jeun. Je mange et pars à la fac de 9h à 12h. Le midi, si j’ai le temps, je rentre faire du vélo ou du renforcement. Je retourne travailler à la fac de 13h30 à 16h30. Vers 17h30, je fais une séance de qualité à pied (VMA, allures spécifiques, endurance, …). A 20h je dine et me repose un peu avant de m’étirer, faire de l’électrostimulation, de la pressothérapie et de la sophrologie. Je suis très admiratif de ma copine qui me comprend et me soutient à 200% dans ce projet. »

Guillaume Ruel, quel sera ton objectif sur les mondiaux de 100 km à Berlin en 2022 ? 

« Je ne me fixe pas de limites. J’ai couru 80 km à Amiens sur les bases des meilleurs mondiaux. Avec de l’entrainement bien spécifique en amont de la compétition, cette allure passera jusqu’à la ligne d’arrivée. Alors forcément, j’irai pour la victoire. J’ai tendance à dire que sur une course il n’y a qu’un vainqueur et que le second est le premier perdant. »

Combien de marathons as-tu déjà couru ? 

« J’ai couru seulement 2 marathons en compétition, Milan en mai 2021 en 2h20 et les championnats de France à Albi en 2018 en 2h25 avec le titre espoir.

Te reverra-t-on sur marathon prochainement ? 

« Mon niveau sur marathon est loin d’être à son potentiel maximal. Je pars du principe que courir plus vite le marathon me permettra de courir le 100 km encore plus vite. Je n’oublie pas non plus que j’ai encore une grande marge de progression sur le « court ». On me reverra probablement sur 50 km avec comme objectif de m’approcher du record d’Europe et sûrement en Normandie sur le marathon du Mont-Saint-Michel et le marathon de la Liberté à Caen. »

 Quelle est ta distance favorite ? 

« J’ai pris beaucoup de plaisir à courir le 100 km. Sur marathon, j’ai un niveau national pour l’instant alors que le 100 km j’ai un niveau international. Ma distance favorite est donc pour le moment le 100 km. »

Une course te fait rêver ? 

« Oui, je rêve de participer aux Comrades en Afrique du Sud (90 km) et de gagner ! » 

Un personnage qui t’inspire ?

«  Marie Lemière, qui a comme moi 23 ans. C’est une amie depuis l’enfance qui me battait toujours sur les cross quand nous étions plus petits. Elle est atteinte du syndrome Ehler Danlos mais fait preuve d’une force mentale et d’un courage incroyable pour toujours aller de l’avant. Elle ne se plaint jamais malgré les douleurs et les difficultés de son quotidien. Son courage, son humilité et sa détermination au quotidien sont à mes yeux la plus belle source d’inspiration. »



Petzl propose une nouvelle lampe frontale Swift RL. Légère, compacte et puissante pour accompagner vos trails nocturnes.

PETZL Swift RL
PETZL Swift RL, une frontale puissante et intelligente.

Indispensable pour courir en hiver, la lampe frontale. Sur cette Petzl Swift RL, on retrouve le principe « reactive Lighting », une technologie désormais bien connue qui équipe désormais modèles de la marque iséroise. Très pratique en action, cette technologie adapte la puissance d’éclairage aux conditions de luminosité du moment. On retrouve aussi ce fonctionnement intelligent chez les concurrents, comme Go’Lum, que nous avons aussi testé récemment. Petzl a choisi pour sa Swift RL une batterie rechargeable (port USB) et amovible. Elle est vndue au tarif de 48 €. Ce système est pour les utilisations sur plusieurs nuits. Mais également pour certaines courses qui exigent une batterie supplémentaire.

Avec un poids de seulement 100 grammes et son bandeau dédoublé sur la partie arrière, elle est très confortable et se fait rapidement oublier. L’unique interrupteur situé sur la partie supérieure est muni d’une position qui se verrouille, pratique lors du transport dans un sac ou en utilisation pour éviter toute manipulation intempestive. 

Petzl Swift RL: 900 lumens et 40 heures d’autonomie au maxi

Le mode maximal de cette lampe frontale est 900 lumens. La lumière offre alors une portée supérieure à 120 mètres. Et une puissance digne d’un phare de moto ! Le système cranté d’inclinaison est fiable et permet d’ajuster la hauteur du faisceau à sa guise. 

Ensuite, le mode intermédiaire de 300 lm (55 m de portée) s’avérera suffisant dans la majorité des cas avec une autonomie annoncée à 40 heures. Notons que la température extérieure a une influence sur l’autonomie, qui diminue  par temps froid.

Lorsqu’il reste moins de 2 heures d’autonomie, un mode « veilleuse » de 10 lm s’active. Cela évite ainsi de se retrouver totalement dans la pénombre. En laissant la Petzl Swift RL allumée durant 12 heures (température vers + 7°C, 4 h à 900 lm puis 8 h à 300 lm), la batterie avait encore plus de 60 % de capacité.

Au final, cette lampe compacte, confortable et munie d’une batterie amovible, très bien conçue et avec une bonne autonomie pourra vous éclairer sur des terrains très engagés où sa puissance sera appréciable. 

Les + Légèreté, compacité et autonomie, système « reactive lighting » et puissance, batterie rechargeable et amovible.

Les – Pas de mode lumière rouge.

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Les champions battent des records avec des paires en carbone aux pieds. Mais attention, lorsque l’on est un coureur moyen, porter ces chaussures hyper-dynamiques peut conduire à la blessure.

Saucony Endorphin Pro 2
Saucony Endorphin Pro 2

Le carbone cartonne dans le running depuis deux ans. Hoka Carbon X, Nike Vaporfly et Nike Alphafly, Brooks Hyperion Elite, Adidas Adios Adizero Pro, Asics Metaspeed… Chaque équipementier propose désormais sa paire en carbone. L’intérêt ? Courir plus vite. Cette technologie fait l’effet d’un ressort et invite en effet à accélérer.

Pour autant, nous disons attention. Ces paires sont destinées aux compétiteurs capables de les « conduire » correctement. Chez le coureur « lambda » de milieu de peloton, la technologie carbone est exigeante. Pire, elle peut être source de blessures du fait de l’épaisseur de la semelle, de l’énergie renvoyée dans les jambes et ce d’autant plus que la distance parcourue sera longue. 

Un risque avéré de blessures. Aurélien Clémenceau, kiné du sport à Angers spécialisé dans le suivi d’athlètes déplore en effet un grand nombre de consultations pour blessures ces derniers mois. Douleurs aux genoux, chevilles ou au dos pour des coureurs lents, souvent lourds, avec une foulée non adaptée (attaque talon) ayant utilisé ces paires promettant des records.

On a testé la Saucony Endorphin Pro : bluffante !

Nous avons donc voulu nous faire notre avis, avec une paire de Saucony Endorphin Pro. Un petit bijou de 200 grammes dont le look est beaucoup moins imposant que sa principale concurrente, la Vaporfly Next de Nike. L’impression de légèreté est surprenante. Habituée des Saucony Ride, côté chaussant et confort, je ne suis pas trop inquiète, je suis en « terrain connu ». 

Premier constat, avec la plaque de carbone, la rigidité de cette Saucony endorphin Pro est maximale. Cela laisse présager d’un très bon retour d’énergie au sol même si l’appui est relativement doux. La chaussure bascule un peu le pied vers l’arrière ce qui donne envie de redresser vers l’avant et donc de faire un pas, puis un autre, avec la sensation de marcher sur un ressort. J’ai couru le duo du Marathon de La Rochelle avec cette paire au pied. 

Par précaution, j’y ai inséré mes semelles orthopédiques ayant bien conscience que ces chaussures peuvent être synonyme de blessures chez une coureuse moyenne comme moi.

La sensation de légèreté est perceptible dès les premières foulées. Comme la plupart des modèles carbone, cette chaussure est faite pour courir vite et forcément, elle déploie tout son potentiel lorsque l’on augmente le rythme, ce que je fais un peu avant le 10ème km.

L’appui est effectivement très doux, et pour autant le retour d’énergie est très marqué, avec ce fameux « effet rebond » qui vous propulse vers l’avant. Impressionnant.

Le chausson reste très confortable malgré la finesse du mesh. On sent que la chasse au moindre de gramme a été faite, à tous les niveaux. L’amorti est présent grâce à la mousse PWRUN PB, ce qui permet d’enchaîner les kilomètres sans sourciller. En ce sens, elle est évidemment parfaite pour la distance marathon, ce pour quoi elle a notamment été conçue pour des coureurs rapides en quête de performance. Le laçage est classique, mais efficace, aucun signe de pression sur le cou-de-pied.

Mais attention tout de même, les pieds larges (et c’est mon cas) se sentiront un peu à l’étroit. Mon ongle du gros orteil droit a moyennement apprécié. Je me suis retrouvée avec un gros hématome de sang. Donc, en pointure habituelle la Saucony Endorphin Pro taille plus petite que la Saucony Ride. Il faut le savoir !

Oui, j’ai couru plus vite !

Et ce que j’ai couru plus vite ? Oui ! Enfin tout est relatif 5’50 au km sur 21 km. C’est un temps que je n’avais pas réalisé depuis très longtemps flirtant plutôt avec les 6’15 à 6’30 au km ces derniers mois.

Oui la chaussure a un puissant impact… psychologique ! Sans aucun doute, le fait de savoir qu’on les porte booste le mental et donc les jambes. Au-delà de cet impact psychologique, cette Saucony Endorphin Pro est ultra impressionnante dans le ressenti de la foulée et l’envie d’accélérer.

Ce phénomène est évidemment rendu possible grâce à la plaque en carbone, qui permet d’agir comme un effet de levier. Mais également et surtout grâce à la mousse présente dans le modèle. Elle permet de restituer l’énergie produite lors de la foulée, et donc d’améliorer la relance. Les mousses utilisées sur ces modèles à plaque carbone sont souvent très légères pour favoriser la performance. Le secret de ces chaussures ne réside donc pas seulement dans la plaque mais bien dans le mix entre la plaque et la mousse.

Nos réserves sur la technologie carbone

Oui, pourquoi pas une telle chaussure pour battre un record sur un 10 km quand on est un coureur moyen, mais un marathon, cela ne paraît pas une bonne option. Il faut aussi garder à l’esprit que ces paires en carbone sont chères, et avec une durabilité limitée. Maximum 300 kilomètres. De plus, il n’est pas conseillé de les porter en entrainement mais juste sur quelques séances avant son objectif de course.

Sur marathon, lorsque l’on n’est pas un coureur rapide, il faut avoir du « pied », c’est-à-dire savoir courir vite avec une foulée maitrisée et un pied qui ne s’affaisse pas. Ce n’est pas donné à tout le monde. Clairement, ce type de chaussures convient pour les coureurs expérimentés possédant une attaque médio-pied.

C’est d’ailleurs sur cette partie du pied que la technologie carbone est ciblée, afin d’améliorer le retour d’énergie et de limiter la fatigue musculaire. Un coureur amateur avec une attaque talon se sentira gêné par ces modèles très rigides, ce qui pourrait causer des problèmes de blessures.

D’une manière générale, on ne recommandera pas d’opter pour une telle paire sans l’avis d’un spécialiste : coach sportif, entraineur, vendeur spécialisé qui déterminera s’il y a un intérêt ou un danger (de blessure potentielle) à porter ce genre de chaussures sur une distance plus importante qu’un semi-marathon.