Nous le savons tous : la consommation régulière de pâtes est indispensable au sportif avant vos sorties longues. Mais attention : pour profiter du bon côté des pâtes, il convient de savoir les choisir, les préparer et de ne pas les accommoder avec n’importe quoi. 

Energie : apprenez à consommer les pâtes
Energie : apprenez à consommer les pâtes

Les aliments à index glycémique bas ont un effet rassasiant nettement plus durable et favorisent moins la formation de graisses.

L’index glycémique est une méthode de classement des aliments basée sur la vitesse d’apparition des sucres de l’aliment dans le sang. Le glucose a un index glycémique de 100, les spaghettis al dente de 40. Les aliments à index glycémique bas ont un effet rassasiant nettement plus durable : ils favorisent moins la formation de graisses corporelles et l’hyperinsulinisme, facilitent et amplifient la charge glucidique musculaire (sauf durant et dans l’heure qui suit l’activité sportive intense).

Voilà pourquoi les aliments à index glycémique bas devraient constituer la source alimentaire prioritaire du sportif. Plusieurs facteurs influencent l’index glycémique des pâtes, sans pour autant se cumuler (ainsi, il est inutile de chercher absolument à cumuler tous les facteurs, mais préférable de les varier). Les facteurs fondamentaux à retenir sont le procédé de fabrication, la forme, la teneur en protéines, la teneur en fibres, la cuisson et la température de consommation.

Astuce
Les pâtes consommées en même temps qu’un poisson, une viande ou tout autre aliment protidique auront un index glycémique bien plus bas que des pâtes consommées seules (les protéines se combinent à l’amidon dans l’estomac).

Le procédé de fabrication

Les pâtes sèches ont un index glycémique plus bas que les pâtes fraîches, car ces dernières ne subissent pas de pastification (« pression » mécanique de la pâte).

La forme

Les spaghettis et les tagliatelles, qui subissent une pastification poussée, ont un index glycémique plus bas que les ravioles ou les lasagnes qui n’en subissent peu ou pas (découpe simple).

La teneur en protéines

Les pâtes fabriquées avec des blés durs de qualité supérieure (plus riches en protéines et notamment gluten), les pâtes fabriquées avec des œufs ou du germe de blé (tous deux sources de protéines) ont un index glycémique plus bas que les pâtes fabriquées avec des blés durs de qualité ordinaire ou des blés tendres. 

La teneur en fibres

Les pâtes complètes ou semi-complètes, les pâtes fabriquées avec des légumes (pâtes aux légumes verts), ont un index glycémique plus bas que les pâtes blanches.

La cuisson

Les pâtes cuites al-dente (5min) ont un index glycémique plus bas que les pâtes très cuites.

La température de consommation

Les pâtes froides (ex : salade de pâtes) ont un index glycémique plus bas que les pâtes chaudes en raison du phénomène de rétrogradation.

Début encadré

Palmarès de l’index glycémique
Classification des pâtes en fonction de l’index glycémique, du plus bas (mieux) au plus élevé (moins bien).Spaghettis al dente
1 – Pâtes intégrales al dente
2 – Pâtes complètes
3 – Macaroni
4 – Tagliatelles très cuites
5 – Spaghettis très cuits
6 – Raviolis
7 – Lasagnes

Gluten ou pas gluten ?

Gluten ou pas gluten ?
Gluten ou pas gluten ?

Le gluten est une substance protéique naturellement présente dans le blé (y compris le froment et l’épeautre mais aussi dans le seigle, l’avoine, l’orge et le kamut) et essentielle à l’élasticité des aliments. Chez les personnes intolérantes, la gliadine du gluten provoque des lésions de la muqueuse intestinale, voire des réactions immunitaires dans les cas aigus. Par choix (convictions personnelles) ou par nécessité (intolérance, allergie, maladie cœliaque), il pourra donc être décidé d’exclure le gluten de son alimentation. Dans ce cas, il faut se diriger vers d’autres aliments comme le maïs, le riz, le millet, le sarrasin, le quinoa, l’amarante, la pomme de terre ou des aliments sans gluten (pâtes sans gluten). La suppression du gluten en lui-même n’intervient pas dans la perte de poids. Le blé est la céréale la plus cultivée au monde. Il y a des milliers de variétés différentes : les blés tendres servent à produire la farine panifiable (pain), les blés durs réduits en semoule ou concassés sont essentiellement utilisés pour produire les couscous, les boulgours et les pâtes alimentaires. Les pâtes sèches sont fabriquées par extrusion (« pastification »). Ce procédé mécanique naturel consiste à faire passer sous l’effet d’une forte pression le mélange d’eau et de semoule de blé à l’état pâteux à travers une formeuse. Il s’en suit une diversité de formes mais aussi de caractéristiques nutritionnelles.

Pâtes complètes
Les pâtes complètes sont riches en fibres insolubles (cellulose, hémicellulose, lignine). Non dégradables, ni dans l’estomac, ni dans l’intestin grêle, les fibres de blé vont s’imprégner durant leur parcours dans l’organisme de 4 à 8 fois leur poids en eau et 2 à 3 fois leur poids en huile ! Conclusion : les fibres de blé contribuent à la fois à l’amélioration du transit mais aussi à la diminution des calories absorbées.

Assaisonnement : la juste dose

Les pâtes alimentaires ne constituent pas, en elles-mêmes, un apport énergétique important. 70 g de pâtes crues ou 200 g de pâtes cuites (1 assiette) représentent 230 Kcal. Mais en ajoutant 25 g de beurre (190 Kcal) ou 2 cuillères à soupe d’huile (200 Kcal) ou 6 cl de crème fraîche (180 Kcal) ou 50 g de gruyère râpé (190 Kcal), vous doublez presque d’un coup l’apport calorique ! Voilà pourquoi il convient d’être très modéré sur l’utilisation des matières grasses d’ajout suivantes : beurre, crème fraiche ou crème soja cuisine, huile végétale, margarine, gruyère râpé, copaux de parmesan, sauces à base d’huile (pesto), fruits secs oléagineux (pignons de pin), lardons etc.

D’une manière générale, il convient de privilégier : les herbes aromatiques fraîches, les épices, les aromates (oignon, ail, échalotes, tomates séchées, poivrons séchés) ou encore les matières grasses allégées (attention aux quantités)

Germe de blé 
Le germe du blé ou embryon de blé est une substance très riche en sels minéraux, en vitamines du groupe B (fondamentales à l’activité musculaire), en antioxydants primaires (vitamine A, C, E et Zinc) et en acides gras essentiels (oméga 6). Il est parfois utilisé à bon escient pour l’enrichissement des pâtes.

Accompagnement : freinez sur le fromage…

Le fromage constitue une source alimentaire (sous-animale comme l’œuf) riche en protéines mais à modérer car il est vraiment très riche en graisses. Cependant, l’accompagnement des pâtes avec une source alimentaire de protéines est préférable à des pâtes nature. La source alimentaire ne sera pas forcément animale. Elle peut tout à fait être végétale (tofu, algues…). Dans les deux cas, il faudra néanmoins veiller à la teneur en graisses de l’accompagnement.

Parmi les protéines animales, on limitera ainsi : entrecôte, agneau, travers de porc, boudin, nuggets et cordons bleus.

Les protéines alimentaires végétales sont rarement grasses à l’exception des fruits secs oléagineux comme les pignons de pin. On privilégiera donc le tofu cuisiné, les algues, le chénopode ou encore le seitan. 

Vous serez sans aucun doute intéressé par notre article « Que manger avant une course ?« 



Sri Lanka, Laponie, Maroc, Martinique, Sénégal, Croatie… Partir entre femmes au bout du monde pour vivre une aventure sportive, vous en rêvez ? Osez ! Les raids féminins sont la portée de nous toutes. Faites vos jeux, et vos valises !

La Parisienne, La Rochambelle, Courir pour Elles, Odysséa contre le cancer du sein (pour ne citer qu’elles) ; les courses féminines ont le vent en poupe. Mais savez-vous qu’il existe aussi, parfois depuis bien plus longtemps, d’autres formes de course où partage, entraide et solidarité sont la clé ? Il s’agit des raids féminins, qui se déroulent en équipe de 2 ou 3 femmes. Les concurrentes sont souvent des aventurières débutantes car le niveau sportif proposé est à la portée de toutes. L’idée, c’est justement de donner la possibilité à chacune d’aller chercher ses limites et de tenter de les dépasser en équipe. Le sport est ici un moyen solidaire de se découvrir soi-même au milieu des autres. Les femmes qui y participent ont pour la plupart une vie très active en conjuguant vie familiale et activité professionnelle. Issues de milieux sociaux très différents, elles font preuve d’une solidarité à toute épreuve pour franchir chaque jour la ligne d’arrivée ensemble. Pourquoi pas vous et vos copines en 2022 ?! Voici un petit florilège des aventures programmées. Embarquement immédiat !

Laponie Trophy 

20 au 24 janvier 2022- 27 au 31 janvier 2022 puis 19 au 23 janvier 2023- Finlande

Cap sur le Grand Nord, en Finlande, au pays du Père Noël pour ce raid féminin taillé pour celles qui n’ont pas froid aux yeux. Il se déroule par équipe de 2 avec des épreuves “polaires”. Le voyage se déroulera sur cinq jours dont trois réservés aux épreuves sportives. Au programme : run et raquette dans la neige, run et fatbike et enfin Ice made avec du ski de fond, du bobsleigh, des courses d’obstacles dans la neige et un fil rouge pour marquer des points supplémentaires : se baigner dans un trou de glace. Frissons garantis. Thierry Jacob est l’organisateur de ce Raid. Les sessions 2022 sont déjà complètes. A noter dans vos tablettes pour 2023 !

Organisation : www.raid-feminin.com – contact@adventure-sport-event.com  

Défi d’elles Iceland

22-27 février 2022 – Islande 

C’est un raid sportif 100% féminin et solidaire par équipe de 2 dans un pays sauvage et magique, l’Iceland, terre de feu et de glace. Vous courrez au milieu des cascades et des geysers, vous plongerez dans un rift unique au monde, vous marcherez sur un glacier et vous vous baignerez dans des sources d’eau chaude naturelle… Expérience WAOUH garantie. Le tout au profit d’une noble cause : la prévention du cancer du sein. Christelle Gauzet, participante de l’émission Koh Lanta qui l’organise. Défi d’elles propose aussi d’autres défis en France, une session à Oléron, au Cap ferret, à Chamonix avec des épreuves de run & bike, des trails et d’autres épreuves surprises.

Organisation : defidelles.co

©Sénégazelle

La Sénégazelle 

5 dates différentes pour une semaine de Raid du 5 février 2022 au 1er avril 2022

Une pionnière cette Sénégazelle, course 100% féminine et solidaire. Cinq étapes, de 8 à 10 km par jour, réalisées en allure libre au Sénégal, autour de Simal, Foundiougne, dans la région du delta de Sine Saloum ou dans le désert de Lompoul selon les dates. Chaque « gazelle » distribuera des fournitures scolaires dans les écoles traversées. La participation est individuelle mais se déroule dans un très grand esprit de solidarité entre les participantes. Une version au Népal est également proposée.

Organisation : Association Bretagne Outdoor – jeanmichelferron@gmail.com – www.senegazelle.fr

©Raid Amazones

Raid Amazones

13 au 23 mars 2022 –27 mars au 6 avril 2022 – Sri Lanka

Par équipe de 2 ou 3 avec une destination dans le monde qui change chaque année, annoncée quelques mois avant. Les épreuves proposées sont de la course à pied nature (trail) canoé, VTT, tir à l’arc et quelques fois natation le tout en équipe. Ce raid est organisé et dirigé par Alexandre Debanne, c’est le plus connu et le plus ancien des raids féminins. Il fêtera ses 20 ans (21e édition) en 2022.

Organisation :ZBO – Raid Amazones – 01 69 06 11 11 – www.raidamazones.com

Du 30 mars au 7 avril 2022

Trek Rose trip

Nouvelle destination au Sénégal pour ce trek d’orientation et solidaire dans le désert durant lequel des équipes de trois femmes partiront à l’assaut des grands espaces. Le GPS étant évidemment proscrit, les trios féminins évolueront sous forme de boucles grâce aux seuls instruments de navigation autorisés par le règlement du trek : une boussole à apprivoiser, une carte à décrypter, un compteur de distances GPS à renseigner et un roadbook à créer ! La même organisation propose aussi ce concept au Maroc (fin octobre-début novembre).

Organisation : Jean-Jacques Rey,  www.trekrosetrip.com

19 au 23 juin 2022-Moustiers-Sainte-Marie (04)

Raid des étoiles du verdon

©Photossports.com

 La signification cachée des emojis coeur selon leur couleur | Elle Côte  d'Ivoire Pas besoin de partir au bout du monde pour s’offrir une bonne dose d’aventure entre filles ! Celui-ci est notre coup de cœur : une grande aventure humaine à travers les plus beaux sites du territoire du Verdon. En équipe de trois féminines, on alterne natation, bike and run, canoé, trail, parcours d’obstacles aquatiques, chasse au trésor… Le programme détaillé de l’évènement ne sera pas dévoilé.Durant 72h, les équipes sont susceptibles de prendre un départ d’une épreuve et cela à n’importe quel moment de jour comme de nuit car au signal de la corne de brume vous n’aurez que 5 minutes pour vous rendre au conseil. Courage, générosité, audace, complémentarité, goût pour la stratégie et endurance seront les qualités requises !

Organisateur : Creasports Organisation, 3 imp des anémones, 83400 Hyères – contact@raid-etoiles-verdon.fr

Juillet 2022 – Madagascar 

La Madagazelle

5e édition malgache pour cette petite sœur de la Sénégazelle. Au programme donc, six étapes de 7 à 10 km, alliées à une action de solidarité scolaire autour de Nosy Be, au Nord de l’île. Vous évoluerez à travers les plantations de café, de vanille, d’ananas, d’ylang-ylang… et il faudra être préparé car certains parcours seront pentus.

Organisation : Association Bretagne Outdoor –  jeanmichelferron@gmail.com – www.senegazelle.fr

Fin septembre – Saint-Pée-sur-Nivelle

Raid Nature Capwomen 

Celui-ci se déroule au pays basque et régale de jolis paysages de la côte. Au menu de CapWomen, VTT trail course d’orientation, épreuve nautique avec une part de suspens pour dévoiler les épreuves au dernier moment.  

Organisation :Christelle Dubourg, www.raid-capwomen.fr 

1 au 5 octobre 2022 – Croatie 

Dalmatie Trophy

©Dalmatie Trophy

Cap sur la Croatie et la magnifique côte dalmate, sous un format inhabituel puisque les concurrentes sont logées sur des voiliers qui changent d’ile chaque jour pour une nouvelle épreuve : VTT, course à pied nature (trail) et swim and run font partie du programme de ce raid sur 3 jours.

Organisation  :Thierry Jacob – www.raid-feminin.com

fin octobre – début novembre – Népal 

Gazelle au Népal

Ce raid féminin associe course à pied et action solidaire auprès des enfants népalais rencontrés au cœur du séjour. Un cheminement de Kathmandu vers les Annapurnas en six étapes accessibles de 6 à 9 km, à maximum 1 500 m d’altitude, entre forêts et rizières. 

Organisation : Association Bretagne Outdoor – jeanmichelferron@gmail.com  – www.senegazelle.fr 

Fin novembre-début décembre 2022 – Martinique 

Raid des Alizés

©Raid des Alizés

Raid féminin par équipe de 3 qui se déroule chaque année en Martinique avec des parcours tenus secrets jusqu’au dernier moment. Enchainement d’épreuves de types course à pied natures (Trails) canoé et VTT, le tout en bivouac sur l’ile aux fleurs !

Organisation : www.raiddesalizes.com 



Jimmy Gressier a fait le show sur les France de Cross à Montauban. Le Nordiste a décroché le titre tricolore sur le court, courant à 2’59 »/km sur un circuit très technique et bien boueux. Alexa Le Mitre l’emporte chez les femmes, tandis que Manon Trapp et Yann Schrub s’imposent sur le long.

Il vole, Jimmy Gressier ! ©KMSP / FFA

Un beau spectacle ce week-end pour les amoureux des labours. Les championnats de France de Cross-Country sont disputés sur l’hippodrome des Allègres, à Montauban. Et il y avait du beau monde dans les starting-blocks et un circuit aménagé pour l’occasion.

Une pointe arrachée mais une allure folle !

Sur le court, les yeux étaient rivés sur Jimmy Gressier. Le triple champion d’Europe espoir, désormais senior, a impressionné en décrochant son premier titre de champion de France de cross. Il a avalé les 4625 mètres du circuit technique et bien boueux à 2’59 » au kilomètre de moyenne.

Le Nordiste du Boulogne-sur-Mer AC , parti en retrait car la pointe de sa chaussure s’était arrachée, a accéléré dans le premier passage de la « pyramide Olympe-de-Gouges », une butte de 3,50 m de haut bien grasse. Il a déposé la concurrence dans la troisième boucle. « J’ai senti dès les cinq premiers mètres qu’on m’avait marché sur la pointe et qu’elle était arrachée, alors je n’ai pas voulu faire le fanfaron dès le début, a expliqué le champion à la presse. « J’avais de bonnes sensations, c’est parti sur de bonnes allures. J’ai pris la première grande butte et après j’ai été porté par le public, je n’ai pas contrôlé, je suis parti, j’ai laissé les jambes parler. »

Derrière lui, le Dijonnais Alexis Miellet (qualifié sur 1500 m sur les derniers J.O) puis Donovan Christien, de Quimperlé. Côté féminins, Alexa Le Mitre (ECLA Albi) décroche la palme devant Alice Mitard (AC Romorantin) et Manon Douteau (Entente Poitiers Athlé 86).

Schrub et Trapp, patrons sur le long

Manon-Trapp-Championne-France-cross-KMSP
Grosse performance pour Manon Trapp ©KMSP

Sur le cross long (9 823 mètres), de beaux champions également. Yann Schrub (Athlé Sports Sarreguemines), étudiant en 8e année de médecine, a longtemps fait partie du groupe de tête. Il a fini par prendre l’avantage sur Félix Bour (Racing Multi Athlon) qui termine 2eme et Mehdi Frère (Pays de Fontainebleau Athlé), 3eme.

Chez les femmes, l’Espoir Savoyarde sociétaire de l’AS Aix, Manon Trapp, a aussi impressionné. Elle a décroché le titre devant l’impressionnante Mekdes Woldu, archi-favorite.  L’Erythréenne d’origine (licenciée à l’EA Franconville) affiche en effet un sacré palmarès. Cette saison, elle a enchaîné trois titres nationaux (10 000m sur piste et route, semi-marathon) et a gagné tout récemment Marseille-Cassis. Leïla Hadji (Pays de Fontainebleau) complète le podium féminin sur le long.

Les podiums

Femmes : 
Cadettes : 
1. Jade Le Corre (EA St Quentin en Yvelines)
2. Margot Dajoux (Clermont Auvergne Athlétisme)
3. Jade Buridon (Strasbourg Agglomération Athlé)
Juniors :
1. Laure Bertrand (EA Pays de Brocéliande)
2. Camille Place (EA Bourg-en-Bresse)
3. Maëlle Porcher (Dordogne Athlé)
Cross court : 
1. Alexa Lemitre (ECLA Albi)
2. Alice Mitard (AC Romorantin)
3. Manon Douteau (Entente Poitiers Athlé 86)Cross Long : 
1. Manon Trapp (AS Aix-les-Bains)
2. Mekdes Woldu (EFCVO)
3. Leïla Hadji (Pays de Fontainebleau Athlé)
Relais Mixte : 
1. Nancy Métropole Athlétisme 
2. Stade Français
3. Décines Meyzieu Athlétisme
Hommes : 
Cadets :
 
1. Aurélien Radja (CSM La Seyne)
2. Gaël Leprohon (Athlétisme Club de Bourges)
3. Raphaël Gateaux (AC Amnéville) 
Juniors : 
1. Luc Le Baron (Doubs Sud Athlétisme)
2. Hugo Macquet (RC Arras)
3. Jules Robin (Pierefitte Multi Athlo Ville)
Cross court : 
1. Jimmy Gressier (Boulogne-sur-Mer AC)
2. Alexis Miellet (Dijon UC)
3. Donovan Christien (Bannalec Pays de Quimperlé Athlé)
Cross Long : 
1. Yann Schrub (Athlé Sports Sarreguemines) 
2. Felix Bour (Racing Multi Athlon)
3. Mehdi Frere (Pays de Fontainebleau Athlé)
Relais Mixte Juniors : 
1. Muret AC
2. SPN Vernon
3. AS Fontenay Trésigny Athlé



Le K-Taping – ou bandages neuromusculaires – orne les jambes des sportifs. Intérêts, principes et précautions, on vous explique.


Application de bande K Tape
Application de bande K Tape.

Ces bandes colorées ont un rôle bien précis et leur action fait appel à des récepteurs particuliers de la peau appelés mécanorécepteurs. Ils ont une action sur la décontraction (lors d’une contracture musculaire) ou la stimulation musculaire pour un muscle ou groupe de muscles défaillants ou enflammés (tendinite) ou encore une action drainante au niveau lymphatique. On peut donc les utiliser dans de nombreuses situations, sans se limiter aux terrains sportifs.

Est-ce comme un strapping ?

Non, le strapping agit uniquement sur la contention pour limiter un mouvement alors que le bandage neuro musculaire K-Taping est actif même avec une tension à zéro. Contiennent-elles une substance particulière ? Non, aucun anti-inflammatoire ni autre molécule antalgique dans ces bandelettes, qui contiennent juste de la colle pour adhérer la peau. C’est leur composition élastique qui leur permet d’agir de manière active et pas seulement comme contention passive.

Quels intérêts du K Tape?

Réduire la douleur tout en gardant l’amplitude des mouvements. Une action s’exerce aussi sur les œdèmes par une activation de la circulation sanguine et lymphatique. Le soulèvement de la peau avec le mouvement au niveau de la bande de K Tape permet de créer ainsi une sorte de palper-rouler permanent. Cependant, soyons clair, elles agissent provisoirement sur la douleur mais ne traitent pas la cause. On peut les envisager comme traitement d’appoint, qui ne limitera pas la pratique d’un sportif dans un épisode algique mais évitera de prendre des anti-douleurs pouvant masquer (et aggraver) la lésion.

Quel est le code couleurs ?

Les K-tapes existent en rose, bleu, noir et beige. Toutes ont les mêmes propriétés, les coloris s’inspirent simplement de la chromothérapie, c’est-à-dire en fonction de la théorie des couleurs. On attribue des qualités stimulantes et activatrices au rose, tandis que le bleu apaise et calme. Le beige et le noir sont neutres.

Peut-on se les poser soi-même ?

Eh non. Si l’utilisation du K Tape en paraît simple et que l’on trouve ce type de bandes – d’une qualité variable – en vente sur Internet, l’apprentissage auprès d’un professionnel de santé (médecins du sport, kinés, ostéo, podologues du sport ou coach sportif formé) est indispensable pour comprendre le mécanisme et bénéficier au maximum des propriétés. Plus que la bande en elle-même c’est la manière de la poser qui lui permet d’assurer ses propriétés anti-douleurs. En effet, la bande est pré-tendue à 10% lors de l’achat et sa tension de pose peut aller de 0 à 100% ce qui veut dire que sa longueur peut doubler par étirement.

Les tensions proches de 0 seront plutôt utilisées pour la technique de drainage des œdèmes et certaines douleurs aigues; alors qu’on utilisera des tensions de 10 à 50% pour des problèmes de tonus musculaire; et jusqu’à 100% pour des techniques de corrections posturales et fonctionnelles. Enfin, ne pas oublier que le sens de tension dans lequel la bande va être placée aura des effets contraires selon que la traction se fait dans un sens ou un autre par rapport à la contraction musculaire.

Quelles contre-indications ou précautions d’usage ?

Dans tous les cas, le K-Taping doit être posé par un professionnel formé à cette technique. Ces bandes, non stériles, ne doivent pas être appliquées sur une plaie. La peau doit être propre, sèche et non grasse. Pour un traumatisme sévère ou des pathologies avec douleurs récurrentes, il est impératif d’avoir un diagnostic approfondi et donc de consulter son médecin du sport.


Le K-Tape, ça sert aussi en…

Podologie : réduction de déviations posturales, pour le soin anti-douleur (hallux valgus, syndrome de Morton, aponévrosite plantaire talonnade…).

Cancérologie : pour le suivi et le soutien de la thérapie du cancer du sein, applicable pour la rééducation lymphatique. Le K-Taping soutient en effet les thérapies de drainage lymphatique manuel et peut être appliqué en combinaison des bandages classiques.

Pédiatrie : pour le soin des prématurés ou le soutien du travail orthopédique et/ou neurologique sur certains nouveau-nés.

Gynécologie : pour aider au soulagement et au soutien des femmes enceintes dès les premiers mois de grossesse; ou encore pour soulager des règles douloureuses.

Gériatrie : pour faciliter une meilleure mobilité et un soutien articulaire (arthrose du genou, lombalgies, soutient postural…).

L’avis de la coureuse à pied pharmacienne : Oui à cette technique douce et qui a prouvé maintes fois ses effets pour un soulagement ponctuel lors d’une épreuve sportive ou dans les jours suivants ou précédant une épreuve. Non à la pose artisanale du K Tape qui peut en effet provoquer des effets aggravants. Seul un professionnel formé peut les poser.



New York a fêté la 50e édition de son mythique marathon en compagnie de 33 000 coureurs. Pour ce cinquantenaire, pas de Français dans Big Apple et deux Kenyans patrons, Albert Korir et Peres Jepchirchir.

©NYRR

Cinquante ans pour ce Marathon de New York, qui fait rêver les coureurs du monde entier.  En 2019, derrière édition en date, 53 627 finishers, un record planétaire. Dire qu’en 1970, ils n’étaient que 55 à boucler ce 42,195km, tracé alors en quatre tours dans les allées de Central Park ! 

Désormais, le circuit donne à voir les 5 quartiers de New York depuis Staten Island. Brooklyn, Queens, Manhattan, le Bronx, puis Central Park. Un tracé exigeant pour ce World Marathon Majors, vécu tambours battants dans la liesse générale. 

Les Français privés du 50e

Cette année, ce fut une célébration en « petit comité ». 30 000 coureurs y ont participé ce dimanche 7 novembre, soit 23 000 concurrents de moins qu’en 2019, dernière édition record.

Les coureurs européens de l’espace Schengen, du Royaume-Uni, de l’Irlande, du Brésil, de l’Afrique du Sud, de l’Inde, de la Chine et de l’Iran ont été privés de la fête. La réouverture des frontières aux Etats-Unis était effective le lendemain, 8 novembre. Une grande déception pour les Français, qui représentent traditionnellement 7 % des engagés. 

Après deux ans d’absence, dans une ville où plus de 34 000 personnes sont mortes du Covid-19, cette édition anniversaire était chargée d’émotions, comme le fut l’édition post 11-Septembre, en 2001. 

Bekele a calé 

En tête de course, on attendait Kenenisa Bekele, triple champion olympique sur 5000 et 10 000 mètres. L’Ethiopien, récent 3e du marathon de Berlin avait le record de New York dans le viseur (2h05’50’’ du Kenyan Geoffrey Mutai en 2011). Finalement, Bekele a calé. Le Kenyan Albert Korir a décroché la victoire en 2h08’22’’. Une belle revanche après sa 2e place en 2019. Sa compatriote Peres Jepchirchir, médaillée d’or aux Jeux olympiques de Tokyo cet été, a brillé en 2h22’39’’. 



Lorsqu’on s’entraîne, l’envie de progresser vite est forte. Mais souvent l’inexpérience provoque des erreurs. Elles peuvent aboutir à la blessure ou au surentraînement, donc à la démotivation. Nous vous livrons ici les 10 trucs pour progresser vite et bien.

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Lorsqu’on s’entraîne, l’envie de progresser vite est forte. Mais bien souvent l’inexpérience provoque des erreurs. Elles peuvent aboutir à la blessure ou au surentraînement, donc à la démotivation. Nous vous livrons ici les 10 trucs pour progresser vite et bien.

Être patient 

La patience est une des qualités premières du coureur : il ne faut donc pas vouloir griller les étapes et aller trop vite. Cela nécessite d’écouter votre corps. Trop de courbatures ou de douleurs ne sont pas forcément le signe que vous avez bien travaillé mais plutôt que vous avez des dégâts occasionnés par la course et que ces dommages doivent être réparés. Il faut donc lui laisser le temps nécessaire pour se reconstruire. Courir sur un organisme fragilisé et fatigué risque de vous mener tout droit à la blessure. Il faut donc prendre la peine de laisser à votre organisme la possibilité de s’adapter aux sollicitations qu’il découvre, si vous êtes novice, ou auxquelles il doit s’habituer à nouveau, si vous reprenez une activité physique.

S’entraîner régulièrement

Il vaut mieux courir trois fois 30 minutes qu’une fois 1h30. Les progrès ne viendront pas de la longueur et de la durée de vos séances mais de la répétition de celles-ci. Ne tombez donc pas dans le piège (naturel) de vouloir toujours et systématiquement allonger les durées de vos sorties. Même si courir des kilomètres et des kilomètres était le rêve que vous poursuiviez avant de vous lancer.

Varier les vitesses

On progresse certes aux vitesses où l’on s’entraîne mais cette progression sera vite limitée si les allures de courses sont toujours les mêmes. Il faut donc varier celles-ci au cours de séances différentes. Comme par exemple dans le tableau ci-dessous.

Séance 1Course en confort et en aisance respiratoire absolue.
Séance 2Course en confort et en aisance respiratoire absolue et finir par ¼ de la durée environ 0.5 à 1 km/h plus vite.
Séance 3Course en confort et en aisance respiratoire absolue.
Séance 4Course en confort et en aisance respiratoire absolue et intégrer des séquences courtes à environ 1 à 1.5 km/h plus vite entrecoupées de temps de récupération à allure lente de la moitié de la durée de la séquence plus rapide.

S’entraîner aux bonnes allures

Il est important de courir aux allures qui correspondent à votre potentiel physique du moment. L’idéal est de l’évaluer par un test de VMA. Il existe des tests simples et accessibles à tous. Comme par exemple, courir la plus grande distance possible en 5 minutes (VM5 pour Vitesse Maximale sur 5 minutes). A partir de cette vitesse trouvée, il faut s’astreindre à courir la plupart des entrainements à des vitesses inférieures, à 70 % de votre VMA. Cela qui peut vous sembler lent mais c’est indispensable pour progresser sans brûler les étapes. Il faut aussi compléter cet entraînement par des vitesses autour de 80 à 90 % de votre VMA pour développer votre endurance aérobie (courir vite longtemps) et en complément, d’autres dans une zone de 90 à 100 % pour travailler votre puissance aérobie. Voici une illustration de la construction de ces séances d’une semaine type.

Séance 145’ à 1h à 65-70 % de la VMA
Séance 21h-1h15 à 65-70 % de la VMA dont 3×10’ à 80-85 % de la VMA (rec : 1’30)
Séance 31h à 65-70 % de la VMA
Séance 41h à 65-70 % de la VMA dont 10×1’ à 100 % de la VMA (rec : 30’’ à 50% de la VMA)

Ne pas viser trop haut

On est motivé lorsqu’on s’entraine et il y à fort à parier que vous êtes loin de vous imaginer ce que vous êtes capable de réaliser. Mais il faut toutefois progresser en douceur et progressivement. Monter marche par marche pour éviter d’en louper une et chuter. Si par exemple vous avez fait 1h au 10 km, envisagez de réaliser 55’ plutôt que de vouloir faire moins de 50’, même si vous en êtes peut être capable. C’est surtout une question de motivation. Si vous vous êtes sous-estimé et que vous courez en 53’ vous serez content de vous et vous aurez amélioré votre estime ; à l’inverse si vous visiez 50’ et que vous faites 53’, vous serez déçu quand bien même vous avez progressé…

S’entraîner spécifiquement

Pour progresser vite et bien, il faut s’entraîner en fonction des objectifs que vous vous fixez. Cela signifie qu’il faut bien identifier les distances sur lesquelles vous avez envie de vous investir. Lorsque ce choix est fait, il faut s’entraîner spécifiquement. L’entraînement d’un 10 km ou d’un marathon a certes des bases communes mais à l’approche de l’objectif il faut programmer des séances spécifiques. Quelques exemples à titre d’illustration…

Séance spécifique 10km6 x 4’ (rec : 1’) ou 6 x 5’ (rec : 1’15) ou 5 x 6’ (rec : 1’30)
Séance spécifique semi-marathon7 x 5’ (rec : 1’30) ou 5 x 8’ (rec : 1’45) ou 4 x 10’ ( rec : 2’)
Séance spécifique marathon3 x 15’ (rec : 1’15) ou 4 x 10’ (rec : 1’) ou 3 x 20’ (rec : 1’30)
Séance spécifique trailEntraînements sur des parcours les plus proches de ceux de la course préparée dans les conditions de vitesse de course et d’équipements les plus proches de celles qui seront adoptées le jour J.

Augmenter progressivement le volume d’entraînement

Pour progresser sans se blesser ou se surentraîner, il faut augmenter votre charge de travail en douceur sur certains points et plus précisément, en ce qui concerne la fréquence, la durée et la vitesse de l’entraînement.

  • Fréquence de l’entraînement : on ne passe pas de 2 à 5 entraînements par semaine brutalement. 
  • Durée de l’entraînement : on ne passe pas de 30 minutes à une heure du jour au lendemain.
  • Vitesse de l’entraînement : on ne passe pas de footings lents à des séances de fractionné rapide sans une adaptation progressive.

En résumé : à chaque augmentation en durée, intensité ou fréquence, faites des paliers de plusieurs semaines avant d’envisager un nouveau changement, afin de laisser votre organisme s’habituer aux efforts et aux sollicitations que vous lui soumettez. Cela n’est pas grave si cela vous prend plusieurs mois pour arriver à votre objectif. L’essentiel est d’y arriver en forme et en y prenant du plaisir.

Se fixer des objectifs à courts termes

Même si l’on rêve de marathon ou de grands raids dans la montagne, il faut aussi se fixer des buts qui soient accessibles rapidement. Cela signifie qu’il faut jalonner son année de course à pied d’objectifs principaux mais aussi d’étapes plus proches qui vont permettre de valider les progrès, de construire les bases et de conserver une motivation intacte.

Changer de terrain de jeu

La variété doit aussi se situer dans vos lieux d’entraînement. Urbain ou en nature, routes goudronnées ou chemins, parcours plats ou vallonnés… Le piège s’est d’avoir son parcours fétiche sur lequel on va tenter à chaque sortie de battre son temps de référence. Certes, au début c’est très motivant et souvent spectaculaire, au niveau des progrès réalisés, mais très vite, on atteint ses limites pour ne plus progresser, avec toutes les conséquences néfastes que cela entraîne.

Prendre du plaisir à courir

C’est le maître mot et s’il n’y en a qu’un à retenir, c’est celui là. Prenez du plaisir à chaque entraînement. La progression n’est pas systématiquement synonyme de souffrance même si parfois certaines séances nous font approcher nos limites et que pour repousser celles-ci, il faut aller dans des zones d’inconfort parfois douloureuses. Soyez heureux de la chance – que dis-je du privilège ! – que vous avez d’être suffisamment en forme et bonne santé pour pratiquer votre passion.



Confort 5 étoiles pour cette nouvelle Torin d’Altra: la Torin 5. C’est aussi une paire dynamique, idéale pour s’initier à la foulée avant-pied et au zéro drop.

Altra Torin 5

L’Altra Torin 5 est l’évolution de la Torin 4.5 plush. Mais là où la version précédente s’éloignait des fondamentaux de la gamme en apportant plus de dynamisme donc un peu moins de confort, l’Altra Torin 5 reprend les mêmes caractéristiques que la V4, avec une grande innovation qui fait toute la différence. D’emblée, cette nouvelle version dégage à la fois une sensation de confort et de dynamisme, sans artifices superflus. Et cela se traduit parfaitement sur la route.

Altra Torin 5: Confort et liberté

Cette Torin 5 est l’une des chaussures les plus confortables que j’ai pu tester. On retrouve bien entendu le chaussant large, signature d’Altra, mais tout le mesh et le renfort talon fournissent un équilibre parfait entre confort et liberté. On pourrait courir des heures sans ressentir la moindre gêne. Mieux : elle est aussi au rendez-vous dès qu’il s’agit d’accélérer. La nouvelle mousse Altra EGO MAX placée sur toute la semelle intermédiaire est une vraie réussite.

Tout en souplesse

Alors que la semelle de la version précédente était vraiment raide, la Torin 5 offre la souplesse qu’on recherche lorsqu’on opte pour cette marque, et ce malgré ses 28 mm d’épaisseur. La semelle extérieure présente des rainures qui augmentent la flexibilité de l’ensemble favorisant le déroulé naturel du pied. Le zéro drop caractéristique d’Altra peut faire peur mais cette Altra Torin 5 est le modèle idéal pour s’y essayer sans besoin d’une transition progressive. En bref, c’est la paire universelle par excellence pour les coureurs de poids moyen à lourd, pour tout type de séance et pour les compétitions du 10 km au marathon voire au-delà…

Les notes Confort : 19/20 – Amorti : 18/20 – Stabilité : 16/20 – Souplesse : 16/20 – Dynamisme : 15/20

On a aimé : le tissu ultra-confortable. On a moins aimé : la tige un peu plus haute.

Poids : 258 g en 42,5  / 210 g en 38,5. Drop : 0 mm. Prix : 160 €

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Le champion du monde d’ultra-trail François D’Haene, viticulteur depuis neuf ans, arrête son activité dans le Beaujolais et s’installe pour de bon dans le Beaufortain.

François D'Haene et son vin qui monte
©Emotion_Trail

Champion et bon vivant, François D’Haene. L’athlète pro Salomon, aux 4 victoires sur l’UTMB menait sa carrière sportive en parallèle de son activité de viticulteur. Depuis neuf ans, avec sa femme Caroline, ils faisaient revivre d’anciennes vignes au Domaine du Germain dans le Beaujolais. 4,5 ha en appellation Moulin-à-Vent, Chénas, Beaujolais Villages et Beaujolais Rosé. Du 100% Gamay cultivé en Bio et vinifié par leurs soins. Leur vin a pris une place sur la table des Français mais aussi des traileurs et traileuses nationaux et internationaux. Depuis quelques années, ils vivent à la fois dans le Beaujolais pour travailler leurs vignes une partie de l’année et l’autre, en hiver, en montagne dans le Beaufortain. Le champion décide de tourner la page et explique son choix dans une interview partagée par Salomon.

François D’Haene,pourquoi arrêter une entreprise qui marche et qui monte ?!

« Nous avons fait ce choix suite à 2 années particulières du fait de la pandémie rendant notre présence sur les évènements impossibles. Suite également à la difficulté de terminer notre conversion bio sur nos vieilles vignes et suite enfin au grandissement de nos trois enfants toujours perturbés par des changements successifs d’école et de lieu de vieOn a aussi une volonté de moins bouger et de moins conduire au quotidien. Nous nous sentons aussi plus en communion avec le milieu naturel montagnard. Se réveiller au quotidien sur son terrain d’entrainement idéal et pouvoir partir à pied ou à ski de chez soi me permet un entrainement plus adapté et efficace, et plus en rapport avec mes valeurs environnementales. »

Les cuves toujours pleines !

Mais qu’on se rassure, il reste des millésimes dans les cuves. Et du vin à vendre pour plusieurs années. François D’Haene précise « nous allons conserver autant que possible les projets liés au monde viticole et développés ces dernières années. Particulièrement en collaboration avec les refuges, comme « le vin qui monte, » alors la vente se passe comme avant : sur les marchés, le vin qui monte, notre site internet, des salons et évènements ! »

Est-ce que quelqu’un reprend les vignobles derrière ? 

« La parcelle de Moulin-à-Vent continue d’être exploitée mais seulement une petite partie des vignes en Beaujolais Villages ont été reprises. Le reste du vignoble, très ancien, a dû être arraché. »

Une nouvelle page se tourne vers de nouvelles aventures, des indices pour le futur du Champion du Monde d’Ultra-Trail ? 

« Nous allons conserver autant que possible nos nouveaux projets que nous aimons beaucoup comme le ‘vin qui monte’, et nous souhaitons continuer de travailler ensemble dans un projet commun naturel, mais qui sera plus centré et localisé en montagne et dans le Beaufortain. » 



Le Trail du Saint-Jacques au Puy-en-Velay rejoint le nouveau circuit UTMB® World Series, qui intégrera à terme une trentaine d’événements trail running sur six continents.

©Gilles Reboisson

Créé en 2012 par l’association Grand Trail du Saint-Jacques et Extra-Sports, le Trail du Saint-Jacques au Puy-en-Velay rejoint le circuit UTMB® World Séries. La prochaine édition se courra le 11 juin 2022 en 4 épreuves (17 km, 43 km, 72 km et 123 km) sur les fameux sentiers de Saint-Jacques de Compostelle. Quatre nouvelles catégories de course ont été définies sur la base du « kilomètre-effort » (somme de la distance en kilomètre et du centième de dénivelé positif en mètre). Il continuera d’être co-organisé par l’association Grand Trail du Saint-Jacques et Extra-Sports, avec le soutien d’UTMB France. 

15 courses pour l’UTMB World Series en 2022

Sur le nouveau circuit internationalUTMB® World Series Events, les athlètes pourront collecter des « Running Stones » à utiliser pour le tirage au sort de l’UTMB® Mont-Blanc, à partir de 2023. Ce seront également les seules courses où les élites pourront se qualifier pour les UTMB® World Series Finals.

À ce jour, 15 événements ont été confirmés intégrer ce circuit qui débutera en 2022. D’autres épreuves seront annoncées dans les semaines à venir.  Pour être informé des prochaines annonces, inscrivez-vous ici

Liste des UTMB® World Series Events 2022 (au 4 novembre 2021)

– Tarawera™ Ultramarathon by UTMB® (Nouvelle-Zélande), 12 février 

– Ultra-Trail Australia™ by UTMB® (Australie), 12-15 mai

– Trail du Saint-Jacques by UTMB® (France), 11 juin

– Mozart 100 by UTMB® (Autriche), 18 juin

– La Sportiva® Lavaredo Ultra Trail® by UTMB® (Italie), 23-26 juin

– Trail 100 Andorra by UTMB® (Andorre), 24-26 juin

– Western States® 100-Mile Endurance Run (USA), 25-26 juin

– Val d’Aran by UTMB® (Espagne), 7-10 juillet

– Nice Côte d’Azur by UTMB® (France), 22-25 septembre

– Puerto Vallarta México by UTMB® (Mexique), octobre

– Thaïland by UTMB® (Thaïlande), 10-13 novembre

– TransLantau by UTMB® (Hong Kong), novembre
– Panda Trail by UTMB® (Chine), dates à confirmer
– Gaoligong by UTMB® (Chine), dates à confirmer

La finale, ce sera l’UTMB® Mont-Blanc (France, Italie, Suisse), 22-28 août.



Parmi les lampes frontales disponibles, Go’Lum, entreprise française créée en 2017 par des passionnés de trail se fait remarquer. Elle propose aujourd’hui la Go’Lum Piom+2, une lampe frontale puissante et intelligente.

Nous avions déjà testé la première version, Go’Lum Piom+. Cette Go’Lum Piom+2 va plus loin. L’idée : proposer une frontale qui adapte l’intensité lumineuse à l’allure du coureur partant du principe que plus on court vite plus on a besoin de voir loin pour anticiper les pièges du terrain. La Piom+2 est légère (125g). Tellement légère que j’ai oublié de l’enlever en rentrant en transports en commun d’une de mes sorties. On apprécie aussi le petit format grâce à l’utilisation de l’aluminium. De plus, un seul bouton la rend très facile d’utilisation, même avec des gants. La lampe est attachée au bandeau par deux anneaux en silicone. Go’Lum assure qu’en deux ans de développement aucune casse n’a été constatée. Ce système permet de diriger facilement le faisceau. La promesse d’une lampe intelligente est aussi au rendez-vous.

Go’Lum Piom+2 : avec 2 batteries intégrées

La Piom+2 propose deux modes intelligents : autonomie (15h annoncées) et puissance (6h). Quoiqu’il arrive la Piom+2 s’adaptera de façon automatique immédiatement à l’environnement et à votre rythme. C’est bluffant ! Le secret ? Un accéléromètre intégré qui pilote le faisceau. 

En plus de ces modes intelligents, la Piom+2 offre 5 niveaux d’intensité constante en mode manuel : 40 / 150 / 300 / 500 / 1000 lumens. La frontale est livrée avec deux batteries et un chargeur. Un pack premium intègre également une powerbank universelle.

Cerise sur le gâteau Go’Lum produit une frontale durable, responsable et produite en France. L’entreprise est basée à Annecy, la Piom+2 est assemblée à Tours et conditionnée par des travailleurs en situation de handicap via un ESAT situé près de Marne la Vallée.

Prix : 189€ en version classique et 201€ avec fonction powerbank.

On a aimé : le confort.

On a moins aimé : le prix mais c’est celui à payer pour avoir une frontale d’excellente qualité, solide et fabriquée en France.

A noter : il existe une version moins chère, la Piom2 à partir de 159€. Elle dispose de toutes les fonctionnalités de la Piom+2 hormis les modes intelligents.



Pour réaliser une performance, quelle que soit la distance que l’on vise, il faut courir vite et longtemps. C’est l’EMA (Endurance Maximale Aérobie) qui permet de soutenir la plus haute vitesse possible en fonction de la durée de l’objectif.

©Kiprun

Moins connu que la VMA, l’Endurance Maximale Aérobie (EMA) est pourtant un indicateur clé pour progresser. L’Endurance Maximale Aérobie est la vitesse correspondant à la plus grande fraction possible d’utilisation de la VMA, en fonction de la durée de l’effort. L’EMA c’est ce qui va vous faire courir vite, longtemps.

Plus tu cours longtemps, moins tu cours vite…

Plus on court longtemps, moins on court vite. C’est logique. Mais ce qu’il faut savoir, c’est pour chaque durée de course, il existe un maximum de vitesse que l’on peut soutenir. C’est pour cela que nous n’attribuerons jamais de pourcentage de VMA à des distances.

Par exemple, dire que l’on court un marathon à tel pourcentage de la VMA, cela revient à appliquer la même intensité d’effort à quelqu’un qui court 2h, 3h ou 4h. Est-on capable de soutenir la même intensité durant le double du temps ? Non, bien évidemment. Le but du travail d’Endurance maximale aérobie (EMA), c’est d’atteindre le plus gros pourcentage de sa VMA en fonction de son temps d’effort (ou de course).

Ce pourcentage n’est donc pas le même si l’on court un 10km, un semi-marathon ou un marathon. Et il est différent, on vient de le voir, si l’on court ce 10km en 40 minutes ou en 1 heure. Dans cette logique, ce sont des pourcentages de VMA en fonction de durée d’effort que nous vous proposons : 30’ : 90% de la VMA // 1h : 85-90% de la VMA // 2h : 80-85% de la VMA // 3h : 80% de la VMA // 4h : 75% de la VMA

Pourcentage de VMA en fonction du temps de course.

Déterminer son Indice d’EMA

L’Indice d’Endurance représente la pente de la relation entre le % VMA et le logarithme du temps de course. C’est un chiffre négatif car cette pente est toujours descendante. Pour le calculer, vous avez besoin de connaître votre VMA, et une performance réalisée sur une distance comprise entre 10 km et le marathon. Dans l’idéal, votre test VMA et cette performance doivent être assez proches dans le temps.
Commencez par déterminer le % de VMA maintenu pendant la compétition. %VMA = Vitesse de la course / VMA x 100 (Exemple : Votre VMA est de 15 km/h. Vous avez couru un 10 km en 50mn, soit à 12 km/h. Vous avez donc maintenu un pourcentage de VMA de : 12/15 = 0,80 soit 80%).
Vous pouvez maintenant calculer votre Indice d’Endurance grâce à la formule suivante :
IE = (% de VMA maintenu – 100) / Ln  (temps de course /5)
Soit dans notre exemple : (80 –100) / Ln (50/5) = – 20 / Ln 10 = -20 / 2,3 = -8,7. Cette opération peut être aisément réalisée à l’aide d’un tableur.

Intensité des séances d’EMA en fonction de votre Indice d’Endurance

Indice d’EnduranceIntensité de la séance d’EMAPourcentage de VMA
-12Très faibleEMA à – de 80% de la VMA
-10FaibleEMA à 80% de la VMA
-8MoyenEMA à 82-83% de la VMA
-6ÉlevéeEMA à 82-83% de la VMA
-4Très élevéeEMA à 85% de la VMA
-2MaximaleEMA à 85% de la VMA

Réaliser une séance d’EMA

L’EMA s’améliore en s’entraînant à des vitesses allant de 80 à 85% de la VMA. On peut aller au-delà de 85% et jusqu’à 90 pour des objectifs sur des durées d’efforts courtes (40′ et en-deçà). Cette intensité est variable selon votre indice d’endurance et donc votre endurance aérobie.
Il est ainsi conseillé de se tester aux différentes allures. Ou alors de commencer par 80% pour tendre progressivement vers 85%.

Il faut augmenter la durée à chaque intensité afin d’obtenir une relative aisance à la vitesse visée. Puis, au palier suivant, augmenter l’intensité avec des durées réduites que vous augmentez progressivement. Et ainsi de suite…

La peur n’évite pas le danger

Ces séances d’endurance aérobie peuvent faire peur. Mais l’adaptation aux charges d’entraînement est une réalité. La clé de la réussite réside dans la gestion de l’effort.

La séance d’EMA doit être régulière, à la vitesse la plus élevée possible. Ou si ce n’est pas régulier, de manière progressive d’une fraction à l’autre. Et cela sans que l’écart entre la plus lente et la plus rapide ne soit trop important. Les vitesses ne doivent pas être dégressives. Ainsi, un départ trop rapide et une vitesse qui diminue est le signe d’une mauvaise gestion et d’une vitesse de départ trop élevée.

Exemples de séances d’EMA

Les récupérations entre les fractions s’effectuent de manière active. La séance doit être précédée d’un échauffement d’au moins 15 à 20 minutes, et suivies d’un retour au calme de 5 à 10 minutes environ.

6 × 4′ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’15’’) // 5 × 5′ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’15’’) // 4 × 6′ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’20’’) // 3 × 8′ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’25’’) // 3 × 10’ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’30’’) // 3 × 12’ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’30’’) // 3 × 14’ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’35’’) // 3 × 16’ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’35’’) // 3 × 18’ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’40’’) // 3 × 20’ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’40’’) // 2 × 25’ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’45’’) // 2 × 30’ à 80-85% de la VMA (récupération : 1’45’’).

A lire bien sûr aussi, nos 10 conseils pour progresser plus vite.



Parmi les 12 656 finishers de la 42e édition de Marseille-Cassis, Sandrine. Elle raconte ces 20 km mythique via le col de la Gineste sous les rafales de mistral. 

Sandrine et Muriel, heureuses médaillées

8h30, top départ sur le Boulevard Michelet. Après les élites et les sas-1h20, -1h30 et -1h45, le flot des coureurs, qui sont dans le sas grand public, s’écoule tranquillement. Même par vague cela fait du monde, beaucoup de monde.

On passe le premier kilomètre à slalomer. A régler son allure, à enlever ou pas ses manchons. A se dire qu’il y a du vent et que ça va souffler là-haut…

Km2 et 3 : Le slalom entre les coureurs se fait bien, le peloton s’étire. On en oublierait presque qu’on est déjà sur un faux plat montant. Je jette régulièrement un œil sur le côté pour vérifier que mon amie Muriel est toujours là. Fidèle au poste elle me sourit. Jusqu’ici tout va bien.

A l’assaut de la Gineste 

Km 4 et 5 : Le faux-plat grimpe légèrement plus. Certains attaquent le début de cette montée en marchant. Premier ravito : j’attrape une petite bouteille d’eau, j’ai déjà soif et la vraie grimpette nous attend. Passage du km5, je coche la case “1/4 du parcours de fait” dans ma tête.

Km 6 et 7 : On passe le rond-point de Luminy et le gentil faux-plat devient encore un peu plus raide. L’allure baisse un peu, Muriel tient bon en courant. On profite d’un dernier petit replat avant d’arriver au virage qui annonce le début de la vraie montée de la Gineste. Je tourne la tête vers la droite et je vois en face les coureurs qui viennent d’entamer la montée… Je n’aurais pas dû : moi qui déteste les montées, je ne vais pas y couper…

Km7 à 10 : Muriel me dit “Bon ben c’est là que ça commence vraiment ». Je me cale sur son allure, essayant par toutes les techniques possibles de me persuader que c’est facile, que je suis à l’aise… C’était sans compter sur mon dos qui me complique la tâche. Je reçois la douleur comme une information et j’essaie juste de grimper à un bon rythme sans me griller.

Côté vue c’est toujours extraordinaire. Le vent a eu la bonne idée de chasser les nuages gorgés de pluie de la veille. En lieu et place : du soleil pour apprécier le décor. Les kilomètres défilent avec un vent de face propre à décorner les bœufs. Je tente de m’abriter derrière des coureurs plus grands que moi, sans succès… On arrive déjà au dernier virage du col. Je commence à avoir du mal alors que Muriel me dit, « à l’antilope il reste 1 km de montée » (l’antilope, vous savez, sur le panneau de sécurité routière) ; le plus dur est donc fait. Là, ouf, un ravito. Hop une bouteille pour me réhydrater et joie, maintenant, cela descend. Le chrono est anecdotique. On a dit plaisir avant tout !  

En descente, avec vue plongeante 

Km11 à 15 : le ciel se dégagele vent semble moins présent. On va pouvoir aussi profiter du panorama redescendant sur Cassis. Muriel part comme une flèche. Même si ça ne me fait sourire, j’ai du mal à encaisser son changement d’allure soudain et mon dos me rappelle très vite à l’ordre. Ok j’allonge mes foulées, genre « naturelle pieds en canard » et ça passe…

Km16 à 18 : Après avoir enchaîné les petites relances bien casses pattes, on attaque la vraie grosse descente sur Cassis. Celle qui fait à la fois plaisir et peut aussi faire très mal si on arrive affaibli. Mais je retrouve la forme et j’ai l’impression de voler. Je profite du cadre et des encouragements du public. On termine ensemble la descente avec Muriel. Notre euphorie se calme bien vite une fois au rond-point de Cassis. Si je ne me souviens plus bien de l’édition courue en 2019, il me semble pourtant que ça va piquer sévère jusqu’à la grande ligne droite finale sur les hauteurs de Cassis.

Une Gineste bis en dessert ? 

Km18 à 20 : Où sont mes jambes ? La descente se transforme en plat et je n’ai soudain plus d’énergie. Je dis à Muriel qu’il faut qu’on s’accroche, qu’il ne reste pas grand-chose. Le km19 est terrible. On nous fait grimper de nouveau. Même si c’est juste un faux plat j’ai l’impression qu’on me sert une Gineste bis en guise de dessert. Je ne suis pas la seule. C’est un peu l’hécatombe sur le parcours. Beaucoup, sûrement partis sur de très bonnes bases, marchent. C’est dur mais pas question de lâcher maintenant. Plus qu’un gros kilomètre avant l’arrivée. On se rebooste autant qu’on peut, et le parcours finit miraculeusement par redescendre. On ne lâche plus rien, on se prend la main avec Muriel et c’est sur un sprint drôle et tout tordu, moi devant la tirant que nous passerons la ligne d’arrivée.  

L’émotion de l’arrivée d’avoir fini et d’avoir partagé cela ensemble nous fait tomber dans les bras l’une de l’autre, et c’est ensuite le retour en marchant vers les médailles, les consignes, et la longue file d’attente pour monter dans un bus pour revenir vers Marseille.

Alors mythique cette Marseille-Cassis ? Oh que oui ! Il faut l’avoir fait au moins une fois dans sa vie pour comprendre la course et l’envie du dépassement de soi qu’elle provoque ! Mais surtout pouvoir profiter de ces paysages magnifiques et d’une organisation sans faille, c’est important aussi de le souligner. 

Le gagnant a bouclé le parcours en 1h01 soit un peu plus de 19km/h en moyenne. Pour nous, c’est plus du double mais le plaisir est sans aucun doute le même !



Paris 2024 a célèbré le J-1000 avant les Jeux en lançant le Marathon Pour Tous, lors d’une course poursuite avec Eliud Kipchoge. Sur les 3600 participants, 1000 coureurs ont terminé avant la star du marathon, lancée un peu trop vite à leurs trousses…

©Vincent Lyky

Dimanche 31 octobre, à 1 000 jours de l’ouverture des Jeux Paris 2024, le club Paris 2024 et Orange, parrain officiel du Marathon Pour Tous, ont proposé une course poursuite dans Paris avec Eliud Kipchoge, recordman du monde de marathon. 

3600 coureurs ont participé à l’événement sur 5 km autour des Champs-Elysées. 1 000 participants ont réussi le défi : franchir la ligne d’arrivée avant la légende du marathon. Ils ont ainsi décroché un dossard pour le Marathon pour Tous 2024. 

Mais cette course inédite n’a pas fait que des heureux. Car les règles du « jeu » n’ont pas été équitables en réalité.

Les participants étaient répartis en 5 sas en fonction de leur niveau sur 5 km. Dans chaque sas, des meneurs d’allure à ne pas dépasser. Les plus lents se sont élancés en premiers, les plus rapides, en derniers. Jusqu’ici, tout va bien.

Sauf que le timing ne fut pas optimal. Les plus rapides ont eu très peu de chance de finir avant le double médaillé olympique. En effet, alors que le premier SAS est parti avec 19 minutes d’avance sur Eliud Kipchoge, les coureurs du dernier sas n’ont pu courir que quelques mètres avant de se faire doubler par le champion, lancé une minute plus tard seulement. Rageant !

L’organisation a rectifié le tir

Consciente de ce manque d’équité sportive, l’organisation a rectifié le tir : « Pour que la fête soit parfaite, il faut qu’elle soit JUSTE. En étudiant les temps de course, nous avons réalisé (et vous aussi) que le handicap des deux derniers SAS était trop difficile. Sur la base des temps réalisés, Paris 2024 a donc décidé d’offrir 200 dossards pour les premiers arrivés du SAS 4 et 200 dossards pour les premiers arrivés du SAS 5 »

400 coureurs supplémentaires ont donc bénéficié d’un ticket pour Paris 2024.

Quoiqu’il en soit, ce dimanche sur les Champs fut une belle occasion de croiser la « fusée Kipchoge ». La star s’est volontiers prêtée à un bon bain de foule. « C’est la première fois que je suis heureux d’avoir perdu ! Ma défaite est une victoire pour plusieurs centaines de personnes à qui je donne rendez-vous en 2024 ici, à Paris », a réagi le champion.

De nombreuses autres occasions de remporter un dossard pour le Marathon Pour Tous seront bientôt dévoilées.



Pour récupérer après l’effort, il est important d’adopter de bonnes habitudes alimentaires. Retrouvez nos 5 conseils clés, avec le nutritionniste David Padaré, de Nuteoconsult.

Portrait Of Fitness Mature Man Eating A Energy Bar Of Chocolate

Bien s’hydrater tout de suite après la course pour bien récupérer

Il est important de bien s’hydrater pour compenser les pertes hydriques. Elles peuvent s’élever à plus d’un litre par heure d’effort. C’est la priorité. L’eau nature ou légèrement sucrée et salée est la boisson idéale pour se réhydrater. Ne buvez pas trop frais. Le choc thermique avec votre corps (chaud) vous serait préjudiciable.

Bien se re-sucrer avec des sucres rapides

Vous pouvez vous faire plaisir, c’est le moment. Il est prouvé que les produits sucrés (boissons sucrées, pâtes de fruits, barres de céréales, etc.), consommés immédiatement après l’effort, favorisent le mieux le renouvellement du carburant musculaire. Idéal pour une bonne récupération, à condition de rester raisonnable sur la quantité et d’en consommer dans les 30 minutes qui suivent l’effort.

Consommez des fruits frais pour bien récupérer

Il n’est pas rare de trouver des fruits frais sur les tables de ravitaillement à l’arrivée (orange, pastèque, pomme, banane). Ne lésinez pas dessus. Ces mines de vitamines et minéraux vous permettront de compenser les pertes subies durant l’exercice, mais aussi de rester en forme les jours suivants.

Menu type du dîner d’après course. Entrée : 1 grande assiette de crudités (carottes, salade, tomates cerise…) avec quelques miettes de crabe ou crevettes roses, quelques graines (sésame, millet, pavot, noix…), 2 à 3 c. à s. de quinoa avec 1 c. à c. d’huile d’olive, une sauce légère (1c. à c. d’huile de colza et 1c.à c. de citron. Plat : 1 part de quiche sans pâte aux légumes provençaux. Dessert : 1 flan aux poires. 1 grand verre d’eau type St-Yorre.

Ne faites pas l’impasse sur les protéines

Le ravitaillement d’après-course sert à couvrir les besoins immédiats en eau, vitamines, minéraux et énergie. Néanmoins, passée cette étape importante, il faut s’intéresser à la réparation des dégâts musculaires. Les protéines sont les matériaux qui nous aident à réparer nos tissus lésés. Il faudra donc au repas qui suit la course (1 à 2h après), prévoir des aliments riches en protéines en quantité suffisante. Omelette, poulet, poisson, jambon… constitueront votre plat principal. Et les produits laitiers ou à base de soja (semoule caramel, flan, yaourt, fromage) un complément intéressant en guise de dessert. Ils sont le socle alimentaire vous permettant de bien récupérer

Misez sur les légumes frais pour vous désacidifier

L’effort intense entraîne une baisse du PH de l’organisme (une acidification). Pour rééquilibrer ce PH et bien récupérer, il est nécessaire de fournir à l’organisme des aliments à dominante alcaline (le contraire d’acide). Les légumes frais mais aussi la pomme de terre et le quinoa, grâce à leur richesse en minéraux alcalins (calcium, potassium, sodium, magnésium) contribuent à rétablir le PH. En flans, gratins, vapeur ou en salade, ils constitueront la garniture idéale de votre plat principal. Une eau minérale gazeuse (type Vichy) viendra idéalement compléter ce repas, grâce au pouvoir alcalinisant des bicarbonates.



Après une course, on se dit souvent qu’on aurait pu faire mieux, en gérant plus habilement son effort, en s’entraînant davantage. Et les erreurs alimentaires font partie de ces paramètres, dont on ne prend conscience qu’après coup. Nos conseils pour bien manger avant une compétition, avec le nutritionniste David Padaré de Nuteoconsult.

Non à l’affûtage de dernière minute

En vous restreignant trop dans les jours qui précèdent la course, vous arriverez au départ avec un potentiel diminué. Le pic de forme espéré se manifestera finalement avec un décalage de plusieurs jours à plusieurs semaines.

Prévoyez au contraire au minimum une petite ration de féculents. Trois ou quatre cuillerées de riz, pâtes ou semoule après chaque sortie, c’est bien. L’idée est de « protéger » vos précieuses réserves musculaires et maintenir votre état de forme jusqu’au jour J.


Mollo sur les féculents (pâtes, riz) la veille et le matin de la course

Jusqu’à la distance du semi, il n’est pas recommandé de changer vos habitudes. Manger de trop grosses rations de féculents (pâtes, riz…) par peur de ne pas avoir suffisamment d’énergie risque de provoquer l’effet inverse. En clair, il est inutile d’espérer compenser un manque de préparation par un supplément de nourriture. Ainsi, sans augmenter les quantités, il faut prévoir au moins un apport de féculents sur l’un des deux repas principaux de la veille et du jour de la course. Cela permet de disposer d’un peu de carburant au niveau musculaire. Dans votre assiette principale, une viande blanche, quelques cuillerées à soupe de pâtes et de légumes cuits, une cuillerée à café d’huile de noix. En entrée, quelques crudités peu assaisonnées et en dessert, un yaourt nature et une compote de fruits sans sucre ajouté.

Un petit déjeuner optimisé. Attention à ne pas manger trop lourd car toute votre énergie risque d’être mobilisée par la digestion. Le petit déjeuner ne sert pas à remplir les muscles de carburant mais le foie, dont les réserves ont été vidées durant le jeûne nocturne. En ce qui concerne les muscles, vous avez déjà fait le « plein » la veille et les jours qui précédent, après chaque entraînement. Quelques tartines de pain grillé avec un peu de confiture, un thé ou café avec une pointe de miel et un demi-verre de jus de pomme soigneusement dilué dans de l’eau suffisent.

Les fibres, ce sera pour plus tard

En temps normal, il est recommandé de manger beaucoup de fruits et légumes, céréales complètes et fibres pour le transit et la santé. Néanmoins, dans les trois derniers jours avant une course, la donne est différente. Les troubles digestifs à l’effort sont l’une des deux causes principales de contre-performance en compétition. Précisément, un excès de fibres quelques jours précédant la course peut être à l’origine de troubles digestifs. Il faut donc modérer les fruits et légumes temporairement trois jours avant.

Le lait de vache à l’amende

Si vous avez l’habitude d’en consommer beaucoup, soyez prudent. Le lait de vache contient un sucre fermentescible, le lactose, qui, s’il n’est pas bien digéré est susceptible d’occasionner des troubles digestifs. Certaines personnes sont naturellement intolérantes au lactose (déficit en lactase, l’enzyme nécessaire à la digestion du lactose), mais si vous êtes un grand consommateur de lait, c’est probablement que vous n’en faites pas partie. Dans tous les cas, le lait de vache sera donc à modérer les trois derniers jours avant la compétition. On peut le remplacer par du jus de soja, lait d’amandes, jus de noisette ou lait délactosé.

Manger trop riche, ça se paie…

Certaines habitudes sont à « aménager » avant une course. Ainsi, si vous mangez trop riche, trop gras, trop sucré, trop salé, trop alcoolisé et trop caféiné alors la « tuyauterie » risque d’être bien encrassée le jour de la course ; et votre épreuve de se transformer en chemin de croix. Vitesse bridée, pesanteurs gastriques (et pesanteurs tout court), régurgitations acides, surchauffe, crampes… Afin de vous éviter cela, faites quelques aménagements la dernière semaine. Privilégiez le poisson et les viandes blanches, les légumes vapeur, les assaisonnements légers (herbes fraîches), l’huile vierge première pression à froid (olive, noix), quelques fruits doux, l’eau minérale plate ou gazeuse, les produits laitiers maigres (en quantité modérée), les produits frais et au naturel.



Mieux courir, cela s’apprend. Pour être efficace en course, il faut travailler son rendement mécanique. Suivez nos 5 séances pour améliorer votre foulée.

10 conseils pour progresser vite et bien
Enchaînez les montées d’escaliers pour améliorer votre foulée. ©361°

La performance en course à pied est le produit de la fréquence par l’amplitude. Les coureurs entraînés trouvent ce compromis idéal, mais c’est le résultat d’un long travail. Le jeu en vaut la chandelle. Un 10 km représente entre 7 à 9000 foulées, un marathon entre 30 000 à 40 000 foulées. Imaginez le bonus sur votre chrono, si vous gagnez juste quelques centimètres sur votre foulée. Pour une dépense énergétique équivalente, ce sont des centaines de mètres gagnés. Si les progrès se font sur la fréquence, les gains sont similaires. En travaillant sur ces axes pour améliorer votre foulée, vous progressez en amplitude et vous augmentez votre fréquence de foulée : c’est le jackpot à la clé !

Qu’est-ce qu’une technique économique ?

On sait aujourd’hui qu’un pied efficace – avec une phase d’appui courte et brève – réduit le temps total de chaque foulée. Et donc améliore la vitesse de déplacement. Autre constante, une bonne foulée se caractérise par un équilibre entre amplitude et fréquence. Ainsi, votre course ne devra pas être trop ample (grandes enjambées) car elle serait lente. Ni trop en fréquence (petites foulées) car elle serait alors peu économique.

On sait aussi l’importance d’un bon alignement segmentaire pour optimiser le rendement des jambes. C’est notamment le rôle du bassin qui assure le lien entre les membres supérieurs et inférieurs. En effet, il détermine en partie la qualité technique et énergétique de la foulée. Un bassin bien tenu et aligné favorisera au maximum le relâchement du haut de votre corps.

Faites des « lignes droites »

Cet exercice consiste à réaliser des accélérations sur une centaine de mètres entrecoupées de récupération active. On l’effectue sur une distance identique pour revenir au point de départ lorsque cela est pratiqué sur piste. D’où le nom de « lignes droites » car cela est exécuté généralement sur la partie rectiligne de l’anneau d’athlétisme. La vitesse, plus élevée qu’une allure d’entraînement, permet de travailler la gestuelle et le placement. mais aussi la foulée et notamment la phase d’appui au sol. Celle-ci étant réduite en raison de la vitesse d’exécution, elle impose une pose de pied brève mais aussi très en médio-pied, ce qui améliore la dynamique. Grâce à cela la phase d’appui sera plus tonique. Quant au travail de gestuelle, il va permettre de corriger les défauts caractéristiques, notamment tout ce qui concerne le haut du corps (épaules, bras).

Grimpez les côtes pour améliorer votre foulée

L’exercice consiste en répétitions de côtes rapides entrecoupées de descentes effectuées en récupérant lentement. Le bénéfice est à la fois musculaire et gestuel. Le travail en montées oblige à une pose d’appui en avant-pied, ce qui renforce le pied. Lors de la pose de pied, la foulée sur sol plat sera plus solide, assurant un meilleur transfert de l’énergie. Sur le plan gestuel, la nécessité, pour lutter contre la pente, d’utiliser les segments libres va occasionner une mobilisation plus importante des bras. Ils seront toujours propulseurs. Et donc, cela permet d’améliorer le geste. Cette contrainte de la pente va également nécessiter d’engager le genou « haut », cela va avoir un impact positif sur l’amplitude de la foulée.

Enchaînez les montées d’escaliers

Il s’agit de répéter des montées rapides en récupérant durant la descente, effectuée lentement. Les bénéfices sont similaires à ceux du travail de côtes et vous allez ainsi améliorer votre foulée rapidement. Néanmoins, il est possible d’avoir plus de diversités dans les exercices en les variant. Par exemple, en montant chaque marche en vélocité. Cela fait un mixte entre côtes et lignes droites, avec un travail de fréquence par la rapidité du geste mais aussi de force par la montée. Des montées effectuées en grimpant deux ou trois marches auront davantage un effet de renforcement de la force musculaire. N’hésitez pas à consulter notre article expliquant comment s’entraîner dans les escaliers.

Faites du gainage

On l’oublie souvent mais une foulée ne peut être efficace si le haut du corps n’est pas lui aussi fort et tonique afin d’assurer un bon transfert de l’énergie. Tous les exercices de gainage sont donc conseillés et intéressants.

Ciblez votre vitesse spécifique pour améliorer votre foulée

Votre vitesse de course et votre taille ont une forte incidence sur la longueur de votre foulée. Pour accroître ou diminuer l’allure, c’est l’augmentation de la longueur de foulée qui va varier. Quelle que soit la vitesse, la fréquence ne se modifie pratiquement pas.

La question qui se pose, c’est de savoir si la longueur de la foulée est la bonne. Est-elle trop ample ou à l’inverse trop petite ? Le corps humain est très bien fait : la bonne longueur de foulée, c’est celle que l’on adopte spontanément. D’ailleurs, pour le démontrer, on a fait courir un athlète sur un tapis roulant à vitesse donnée en lui demandant de régler la fréquence de ses foulées sur un métronome puis en le laissant libre de choisir la longueur de ses foulées. Dans ce dernier cas, l’athlète choisissait la foulée la plus économique. Toute variation par rapport à la longueur choisie spontanément entraînait une augmentation importante de la dépense énergétique.



Rien n’arrête Mathieu Blanchard. Un mois après sa 3e place sur l’UTMB, il a accroché une 5e place sur son premier Marathon des Sables. Ce champion, qui avait participé à l’émission Koh-Lanta en 2020, vit une folle progression !

Mathieu Blanchard sur l'UTMB 2021
A l’arrivée de l’UTMB – ©UTMB

Mathieu Blanchard, cette 3e place sur l’UTMB, tu y pensais ?

Mathieu  Blanchard : « C’était mon objectif A de l’année. J’avais coché la date en rouge sur mon calendrier, avec un grand point d’exclamation. J’ai tout mis en œuvre pour arriver au top le jour J. J’ai donné le meilleur de moi-même et cela a fonctionné ! »

Un mois plus tard, tu as enchaîné avec le Marathon des Sables (MDS), une grande première…

« Oui, après l’UTMB où je me suis beaucoup donné, je ne suis pas arrivé dans un état de forme top au Maroc. Je ne m’étais pas trop entraîné pour récupérer au maximum et être le plus frais possible. J’avais simplement passé deux jours en Camargue pour courir un peu dans le sable. »

Au final, tu décroches une 5e place pour ton premier MDS, c’est inédit !

« Oui, c’est honorable même si au fond de moi, j’espérais un peu mieux. J’étais bien parti sur les trois premières étapes, malheureusement, j’ai attrapé une sorte de gastro qui circulait sur le camp. Cela m’a mis dans le mal sur l’étape longue de 82 km. J’ai dû beaucoup marcher. Cela allait mieux sur la dernière étape de 42 km mais les premiers avaient pris trop d’avance. Je l’ai tout de même terminée en 2e position au sprint ! »

Que retient Mathieu Blanchard de ce MDS ?

« C’était une grosse aventure, une expérience nouvelle. J’imaginais le désert monotone mais il y a des paysages très diversifiés entre les dunes, les montagnes djebels, les oueds asséchés et les étendues de cailloux et d’ardoises. Je retiens le côté extrême avec la chaleur affichant jusqu’à  55°C. Mais aussi, le sable à dompter, le fait de s’orienter à la boussole, de porter un sac de 6 kilos. Il y a aussi le fait d’enchaîner chaque jour. La fatigue s’accumule et les nuits sont difficiles à dormir au sol, sous une simple toile de tente. Et bien sûr, le côté humain, très fort. Tous les soirs sur le camp, on partageait nos émotions entre rires et larmes. Au fil des étapes, les masques tombaient. On était tous à fleur de peau. L’ambiance était très authentique. D’ailleurs, avec Loury, Dorian, et Alix, ma compagne, nous avons tissé des liens forts avec nos 4 autres camarades de tente. »

Comment as-tu débuté la course à pied ?

« En 2014 lorsque je suis arrivé à Montréal. Je voulais de me remettre en forme après quelques années de fêtes, entre mon école d’ingénieur et mon début de carrière. Au début, je ne connaissais pas les trails alors j’ai fait de la route. Jusqu’en 2017, je me suis amusé à faire tous les beaux marathons autour de Montréal comme New York, Boston, Philadelphie, Washington, Ottawa, Toronto ou encore Chicago. »

Quel est ton record sur marathon ?

« Je me suis arrêté à 2h32’, à Chicago en 2017. A l’époque, je commençais le trail. Deux semaines avant, j’avais terminé la TransAlpine de 270 km, qui est assez difficile. Je ne suis pas donc arrivé au meilleur de ma forme à Chicago. »

Mathieu Blanchard, 5e du Marathon des Sables 2021
©M.Guérit – Marathon des Sables 2021

Penses-tu recourir un marathon un jour ?

« Oui, j’aimerai bien, mais pas tout de suite. Je suis à fond dans le trail et consacrer 3 mois à une préparation marathon, c’est trop sur une saison pour l’instant. D’après ma VO2Max, si je faisais une préparation marathon correcte, je pourrais boucler autour de 2h20-2h25. »

Et comment as-tu basculé sur le trail ?

« Par hasard. En 2016, un ami m’a proposé de faire un trail de 20 km dans la région du Québec. J’ai adoré l’expérience. Après cela, je n’ai plus quitté les sentiers. J’ai eu le coup de foudre pour le trail et ne suis plus du tout revenu sur la route. Désormais, je construis ma saison autour de formats entre 100 et 170 km mais de temps en temps, j’aime aussi les trails de 20 ou 30 km, en préparation ou juste pour le fun. »

Depuis 2019, ta vie a changé. Tu étais ingénieur et désormais, tu te consacres pleinement au sport. Décris-nous ton quotidien…

«  Ma vie se partage entre Montréal où j’habite et le Sud de la France où j’ai grandi. Je suis commercial pour la Clinique du Coureur, une équipe de scientifiques et chercheurs dans le domaine de la course à pied. Je suis aussi coach pour Le Coaching du coureur, filiale de La Clinique du coureur. En 2019, j’ai quitté mon poste d’ingénieur pour devenir coureur pro. Je rejoins l’an prochain le team international de Salomon aux côtés des meilleurs : Kilian Jornet, François d’Haene, Courtney Dawaulter… c’est le graal ! Pour moi c’est fou ! »

Quel est ton plus grand souvenir de coureur ?

« Mes 2 UTMB ont été très marquants. Le premier en 2018 (Mathieu débutait dans l’ultra et avait terminé en 13e position, ndrl) car quelques mois plus tôt, mon petit frère a eu un grave accident et perdu une jambe. Pour le motiver un peu, je lui avais dit de venir assurer mes ravitaillements. Notre arrivée main dans la main, cela a été beaucoup d’émotions. Pour lui, pour moi, pour notre famille. Il se montrait pour la première fois en short, avec sa prothèse. Et sur l’UTMB cette année, c’est simple, je n’avais jamais vécu d’émotions aussi fortes de toute de ma vie ! A l’arrivée, j’ai perdu le contrôle, j’étais comme transcendé. Et j’ai plané sur un nuage pendant trois semaines ! »

Et ton pire souvenir ?

« C’était en 2018, un mois après l’UTMB, je suis parti courir l’Ultra Trail Atlas Toubkal au Maroc. La course se déroule en bonne partie au-dessus de 3000 mètres d’altitude. Je n’avais aucune acclimatation car je suis arrivé la veille. A l’époque, je travaillais encore et j’avais peu de jours de congé. J’ai fait un mal aigu des montagnes. C’était une souffrance affreuse. J’ai eu peur pour ma vie. Cela m’a donné une leçon : il y a certains paramètres comme la chaleur ou l’altitude à ne pas prendre à la légère. »

Mathieu Blanchard sur le Marathon des Sables 201
©Ben Jifre-Marathon des Sables 2021

La semaine d’entraînement de Mathieu Blanchard, elle ressemble à quoi ?

« C’est très variable en fonction de l’objectif. Cela peut aller d’une semaine light à 5 heures, et monter jusqu’à 30 heures par semaine en alternant course à pied, vélo, renforcement musculaire et un peu de natation aussi. »

Ton autre passion, c’est la plongée sous-marine. Raconte-nous

 « Oui, je voue une grande passion à l’océan. Par le passé, j’ai travaillé comme moniteur de plongée, photographe sous-marin et rédacteur pour des magazines. Je rêve d’acheter un voilier un jour et de parcourir l’océan en explorant les fonds sous-marins comme Cousteau, un personnage qui m’a énormément inspiré. »

Quelle sera la suite de ta saison ?

« Je vais terminer mon année avec l’Ultra-Trail de Capetown en Afrique du Sud fin novembre. »

En 2022, on te reverra à Chamonix ?

« Oui, c’est clair. Mon histoire avec l’UTMB n’est pas terminée. Je le sens au fond de moi, j’ai encore quelque chose à faire là-bas. Ce sera la pierre angulaire de mon année 2022. Pour le préparer, je ferai des courses très montagneuses. Pourquoi pas l’Ultra-Trail de Madeira en avril et le Lavaredo en Italie en juin. En octobre, ce sera sans doute la Diagonale des Fous. En 2019, j’avais dû quitter La Réunion en vitesse la veille du départ pour partir sur le tournage l’aventure Koh-Lanta. J’ai donc envie de la courir, cette Diagonale ! »



Belle, fiable et complète, cette Coros Vertix 2 à l’autonomie impressionnante est une vraie réussite. Une sérieuse concurrente de la Garmin Fenix 6.

Coros Vertix 2

En trois ans Coros a bousculé le marché des montres GPS en se faisant une place de choix grâce à des modèles fiables, faciles d’utilisation et à l’autonomie impressionnante. La Vertix version 1 était déjà une réussite à laquelle il manquait quelques options pour venir vraiment concurrencer la Garmin Fenix 6. Cette Coros Vertix 2 se place désormais comme la montre de référence pour l’outdoor.

Coros Vertix 2: une cartographie embarquée

La cartographie c’est bien mais pour l’exploiter correctement il faut un GPS au niveau. Cette Vertix 2 propose l’utilisation simultanée de 5 systèmes GNSS : GPS, Galileo, Glonass, Beidu et QZSS lorsqu’il est disponible. Cela augmente la précision en augmentant le nombre de satellites utilisables.

En pratique,  elle n’est pas encore parfaite notamment sur des parcours en forêt ou sur des sentiers encaissés. Mais Coros garde une longueur d’avance sur les autres marques.

Autre point fort, l’autonomie. La Vertix 1 a longtemps occupé la plus haute marche du podium avant d’être détrônée par des modèles avec recharge solaire. Cette Coros Vertix 2 affiche des statistiques impressionnantes (135h en mode GPS) et sans écran solaire. Je ne suis pas souvent passé par la case recharge malgré une préparation marathon intensive. Les records théoriques paraissent donc atteignables.

Le capteur cardio optique est lui aussi au niveau. A allure constante sur route ou en trail la précision vaut celle d’une ceinture. En revanche sur les intervalles, elle est à la peine.

Elle conserve l’ergonomie construite autour d’une molette et deux boutons. Une fois qu’on est habitué, c’est très facile d’utilisation. L’écran est tactile pour certaines applications. Les menus sont simples, pas d’arborescence sans fin et on s’y retrouve vite.

Des classiques et des nouveautés

Coros Vertix 2 propose les classiques déjà présents sur la Vertix mais aussi quelques nouveautés dans les applications notamment un calcul de la variabilité de fréquence cardiaque, sorte d’ECG, qui mesure le niveau de fatigue. C’est très utile dans le cadre d’une préparation soutenue.

Enfin, elle propose la musique embarquée. Il est possible de télécharger vos morceaux préférés directement sur la montre et les écouter en bluetooth.

Coros frappe une nouvelle fois un grand coup avec cette Vertix 2. Belle, complète, facile d’utilisation et tout terrain.

Le + L’appli Coros qui permet de gérer de nombreux paramètres est facile d’utilisation.

Le – La taille de la Coros Vertix 2 qui ne s’adaptera pas à tous les poignets.