Cette On Running CloudStratus deuxième génération est la plus amortie de la gamme de la marque suisse. Du confort en plus sur longues distances !
On Running Cloudstratus
Bien amortie, cette CloudStratus. Inévitablement, avec cette semelle équipée d’une double hauteur de « clouds », on gagne quasiment 4 centimètres de stature, et le poids de la chaussure en pointure 44 s’élève à 340 grammes. Plus de poids, plus d’amorti, plus de confort ? Sur ce point c’est excellent, dès les premières foulées en endurance ou en augmentant l’allure.
Du confort à revendre
Côté amorti, ce n’est pas plus ferme mais plus moelleux que la première version de la Cloudstratus. Les sensations s’en trouvent ainsi un peu gommées. Peut-être que ce ressenti diminuera pour un coureur de plus de 75, voire 80 kilos. Ce n’est pas véritablement gênant car la semelle conserve une certaine souplesse, permettant un bon déroulé du pied.
Une séance sur piste confirme que cet amorti très orienté vers le confort n’en fait pas le modèle idéal pour des séances de fractionné, mais là encore, un coureur lourd pourra avoir des sensations différentes. Nous en avions eu la confirmation lors d’un test réalisé sur le précédent modèle avec un coureur de 85 kilos.
Rien de particulier à signaler lors d’une sortie longue sur bitume et chemins stabilisés : confort et stabilité sont bien au rendez-vous. Ce modèle pourra convenir aux adeptes du très grand confort ou aux coureurs de plus de 80 kg pour des sorties longues.
Les + Confort sur longues distances, belles finitions.
Les – Piège à cailloux sous la rainure centrale de la semelle, tarif élevé.
Il a testé pour vous. Frédéric, 56 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 120 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.
Guillaume Ruel a couru son premier 100 km en 6h42’, à 15 km/h de moyenne. Ce Manchois de 23 ans, étudiant en pharmacie, devient le plus jeune champion de France de 100 km. Il a signé la meilleure performance française depuis quinze ans et ne compte pas s’arrêter là…
Ce championnat de France de 100 km d’Amiens que tu as gagné n’était pas prévu à ton programme initialement…
« Oui, j’étais invité à courir le marathon du Loch Ness au nord de l’Ecosse mais avec les contraintes sanitaires, il m’était impossible d’y aller. J’avais donc 3 solutions : re-préparer un marathon fin octobre, je pensais à Rennes, me reposer ou tenter l’aventure sur 100 km. J’avais en tête de me lancer sur cette distance dans les deux prochaines années. J’ai pris ces aléas comme une opportunité à saisir. »
Courir 100 km, c’était donc une première pour toi ?
« Effectivement, c’était ma première expérience sur la distance. J’avais réalisé en 2016 (à 18 ans, ndlr), les championnats du monde skyrunning format marathon, où j’avais couru pendant 6h donc une durée similaire à un 100 km. »
Sur le 100 km d’Amiens, tu es parti très vite, sur les bases du record de France jusqu’à 80e km…
« L’idée était de partir aux alentours de 16km/h et tenir le plus longtemps possible l’allure. Je suis passé au 50e km en 3h06’30’’, c’est-à-dire quasiment sur les bases du record du monde (6h09). J’étais facile à ce moment-là même si les sensations dès le début de course n’étaient pas superbes. Je n’étais pas dans un super jour. »
Guillaume Ruel, comment s’est passée ta fin de course ?
« A partir du 75e km, cela a été assez délicat. Le manque de préparation spécifique (seulement 3 semaines) s’est fait ressentir. Mon allure a dégringolé à 13km/h sur les 25 derniers kilomètres. Pris de crampes aux quadris et ischios, j’ai été contraint à m’arrêter à trois reprises. Le chrono ne m’importait plus à ce moment-là. Je savais que terminer en 6h20 ne serait pas possible alors je me suis mis comme objectif de rallier l’arrivée pour assurer la victoire et la sélection pour les prochains championnats du monde. »
T’attendais-tu à décrocher le titre de champion de France ?
« Il y avait tous les meilleurs français au départ, mais je savais que personne n’avait le niveau pour courir en moins de 6h30’. Avec l’accompagnement de mon préparateur mental, il n’y avait qu’une issue à cette course… la victoire et rien d’autre. Beaucoup de personnes me disent : ‘c’est exceptionnel, je sais pas si tu te rends bien compte’. Je leur réponds simplement que j’étais préparé à gagner. »
Qu’est-ce que cela fait d’être le plus jeune champion de France de 100 km ?
« Forcément, cela fait quelque chose, c’est très flatteur. Après cette vision de l’âge est très française. La moyenne d’âge de l’équipe de France de 100 km est assez élevée, les entraineurs ont souvent comme doctrine de freiner les jeunes à se lancer sur du long, sur marathon et au-delà. Heureusement le renouveau arrive. Je pense qu’entre 23 et 35 ans, les athlètes sont dans la meilleure forme de leur carrière. En comparaison, les meilleurs coureurs mondiaux ont la trentaine et se lancent sur des marathons à tout juste 20 ans. »
Et de réaliser la 7e performance mondiale de l’année à 23 ans ?!
« Oui, c’est la 7e meilleure performance mondiale de l’année et la meilleure performance française des 15 dernières années. Cette performance permet de me comparer au top niveau mondial et à l’histoire du 100 km français et c’est très intimidant. »
Tu cours depuis tout petit, n’est-ce pas ?
« J’ai commencé à courir dès l’école primaire. A 10 ans, mon grand frère Pierre-Antoine m’avait suivi à vélo quand j’avais couru 10 km. De fil en aiguille, j’ai allongé les sorties et multiplié les entrainements. Jusqu’à courir mon premier marathon à 19 ans et le 100 km à 23 ans. »
Courir, c’est une affaire de famille chez les Ruel…
« Oui. Mon papa a couru 5 sélections internationales sur 24h de 2015 à 2019 avec à la clé une seconde place et 3e place aux championnats d’Europe ainsi qu’une 5e place aux championnats du monde avec un record à 263.54 km. Maman marche beaucoup, environ 1 à 2 heures par jour et a déjà cumulé 134.8 km en 24h. Mon frère Pierre-Antoine a couru le marathon en 2h27 et le 50 km en 2h59. Il a pour projet de courir le 100 km prochainement pour décrocher également sa sélection en équipe nationale. »
Tu es en 6e année de pharmacie et t’entraînes dur pour arriver à ce niveau. A quoi ressemble ton quotidien ?
« Je suis sur les listes ministérielles de haut niveau depuis 2018. L’université de Caen met tout en œuvre pour m’aménager au mieux mon emploi du temps. C’est une véritable chance ! Une journée type c’est : 5h30 réveil et 45’ de course à jeun. Je mange et pars à la fac de 9h à 12h. Le midi, si j’ai le temps, je rentre faire du vélo ou du renforcement. Je retourne travailler à la fac de 13h30 à 16h30. Vers 17h30, je fais une séance de qualité à pied (VMA, allures spécifiques, endurance, …). A 20h je dine et me repose un peu avant de m’étirer, faire de l’électrostimulation, de la pressothérapie et de la sophrologie. Je suis très admiratif de ma copine qui me comprend et me soutient à 200% dans ce projet. »
Guillaume Ruel, quel sera ton objectif sur les mondiaux de 100 km à Berlin en 2022 ?
« Je ne me fixe pas de limites. J’ai couru 80 km à Amiens sur les bases des meilleurs mondiaux. Avec de l’entrainement bien spécifique en amont de la compétition, cette allure passera jusqu’à la ligne d’arrivée. Alors forcément, j’irai pour la victoire. J’ai tendance à dire que sur une course il n’y a qu’un vainqueur et que le second est le premier perdant. »
Combien de marathons as-tu déjà couru ?
« J’ai couru seulement 2 marathons en compétition, Milan en mai 2021 en 2h20 et les championnats de France à Albi en 2018 en 2h25 avec le titre espoir.
Te reverra-t-on sur marathon prochainement ?
« Mon niveau sur marathon est loin d’être à son potentiel maximal. Je pars du principe que courir plus vite le marathon me permettra de courir le 100 km encore plus vite. Je n’oublie pas non plus que j’ai encore une grande marge de progression sur le « court ». On me reverra probablement sur 50 km avec comme objectif de m’approcher du record d’Europe et sûrement en Normandie sur le marathon du Mont-Saint-Michel et le marathon de la Liberté à Caen. »
Quelle est ta distance favorite ?
« J’ai pris beaucoup de plaisir à courir le 100 km. Sur marathon, j’ai un niveau national pour l’instant alors que le 100 km j’ai un niveau international. Ma distance favorite est donc pour le moment le 100 km. »
Une course te fait rêver ?
« Oui, je rêve de participer aux Comrades en Afrique du Sud (90 km) et de gagner ! »
Un personnage qui t’inspire ?
« Marie Lemière, qui a comme moi 23 ans. C’est une amie depuis l’enfance qui me battait toujours sur les cross quand nous étions plus petits. Elle est atteinte du syndrome Ehler Danlos mais fait preuve d’une force mentale et d’un courage incroyable pour toujours aller de l’avant. Elle ne se plaint jamais malgré les douleurs et les difficultés de son quotidien. Son courage, son humilité et sa détermination au quotidien sont à mes yeux la plus belle source d’inspiration. »
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/marathon-de-la-somme-100km-guillaume-ruel-copie.jpg12801920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-12-04 10:44:002021-12-22 11:24:45Guillaume Ruel : 6h42′ sur 100 km à 23 ans !
Petzl propose une nouvelle lampe frontale Swift RL. Légère, compacte et puissante pour accompagner vos trails nocturnes.
PETZL Swift RL, une frontale puissante et intelligente.
Indispensable pour courir en hiver, la lampe frontale. Sur cette Petzl Swift RL, on retrouve le principe « reactive Lighting », une technologie désormais bien connue qui équipe désormais modèles de la marque iséroise. Très pratique en action, cette technologie adapte la puissance d’éclairage aux conditions de luminosité du moment. On retrouve aussi ce fonctionnement intelligent chez les concurrents, comme Go’Lum, que nous avons aussi testé récemment. Petzl a choisi pour sa Swift RL une batterie rechargeable (port USB) et amovible. Elle est vndue au tarif de 48 €. Ce système est pour les utilisations sur plusieurs nuits. Mais également pour certaines courses qui exigent une batterie supplémentaire.
Avec un poids de seulement 100 grammes et son bandeau dédoublé sur la partie arrière, elle est très confortable et se fait rapidement oublier. L’unique interrupteur situé sur la partie supérieure est muni d’une position qui se verrouille, pratique lors du transport dans un sac ou en utilisation pour éviter toute manipulation intempestive.
Petzl Swift RL: 900 lumens et 40 heures d’autonomie au maxi
Le mode maximal de cette lampe frontale est 900 lumens. La lumière offre alors une portée supérieure à 120 mètres. Et une puissance digne d’un phare de moto ! Le système cranté d’inclinaison est fiable et permet d’ajuster la hauteur du faisceau à sa guise.
Ensuite, le mode intermédiaire de 300 lm (55 m de portée) s’avérera suffisant dans la majorité des cas avec une autonomie annoncée à 40 heures. Notons que la température extérieure a une influence sur l’autonomie, qui diminue par temps froid.
Lorsqu’il reste moins de 2 heures d’autonomie, un mode « veilleuse » de 10 lm s’active. Cela évite ainsi de se retrouver totalement dans la pénombre. En laissant la Petzl Swift RL allumée durant 12 heures (température vers + 7°C, 4 h à 900 lm puis 8 h à 300 lm), la batterie avait encore plus de 60 % de capacité.
Au final, cette lampe compacte, confortable et munie d’une batterie amovible, très bien conçue et avec une bonne autonomie pourra vous éclairer sur des terrains très engagés où sa puissance sera appréciable.
Les + Légèreté, compacité et autonomie, système « reactive lighting » et puissance, batterie rechargeable et amovible.
Les – Pas de mode lumière rouge.
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https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/petzl-swift-rl.jpeg5751200Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-12-02 16:22:002021-11-30 14:18:20Lampe frontale Petzl Swift RL : le jour en pleine nuit
Les champions battent des records avec des paires en carbone aux pieds. Mais attention, lorsque l’on est un coureur moyen, porter ces chaussures hyper-dynamiques peut conduire à la blessure.
Pour autant, nous disons attention. Ces paires sont destinées aux compétiteurs capables de les « conduire » correctement. Chez le coureur « lambda » de milieu de peloton, la technologie carbone est exigeante. Pire, elle peut être source de blessures du fait de l’épaisseur de la semelle, de l’énergie renvoyée dans les jambes et ce d’autant plus que la distance parcourue sera longue.
Un risque avéré de blessures. Aurélien Clémenceau, kiné du sport à Angers spécialisé dans le suivi d’athlètes déplore en effet un grand nombre de consultations pour blessures ces derniers mois.Douleurs aux genoux, chevilles ou au dos pour des coureurs lents, souvent lourds, avec une foulée non adaptée (attaque talon) ayant utilisé ces paires promettant des records.
On a testé la Saucony Endorphin Pro : bluffante !
Nous avons donc voulu nous faire notre avis, avec une paire de Saucony Endorphin Pro. Un petit bijou de 200 grammes dont le look est beaucoup moins imposant que sa principale concurrente, la Vaporfly Next de Nike. L’impression de légèreté est surprenante. Habituée des Saucony Ride, côté chaussant et confort, je ne suis pas trop inquiète, je suis en « terrain connu ».
Premier constat, avec la plaque de carbone, la rigidité de cette Saucony endorphin Pro est maximale. Cela laisse présager d’un très bon retour d’énergie au sol même si l’appui est relativement doux. La chaussure bascule un peu le pied vers l’arrière ce qui donne envie de redresser vers l’avant et donc de faire un pas, puis un autre, avec la sensation de marcher sur un ressort. J’ai couru le duo du Marathon de La Rochelle avec cette paire au pied.
Par précaution, j’y ai inséré mes semelles orthopédiques ayant bien conscience que ces chaussures peuvent être synonyme de blessures chez une coureuse moyenne comme moi.
La sensation de légèreté est perceptible dès les premières foulées. Comme la plupart des modèles carbone, cette chaussure est faite pour courir vite et forcément, elle déploie tout son potentiel lorsque l’on augmente le rythme, ce que je fais un peu avant le 10ème km.
L’appui est effectivement très doux, et pour autant le retour d’énergie est très marqué, avec ce fameux « effet rebond » qui vous propulse vers l’avant. Impressionnant.
Le chausson reste très confortable malgré la finesse du mesh. On sent que la chasse au moindre de gramme a été faite, à tous les niveaux. L’amorti est présent grâce à la mousse PWRUN PB, ce qui permet d’enchaîner les kilomètres sans sourciller. En ce sens, elle est évidemment parfaite pour la distance marathon, ce pour quoi elle a notamment été conçue pour des coureurs rapides en quête de performance. Le laçage est classique, mais efficace, aucun signe de pression sur le cou-de-pied.
Mais attention tout de même, les pieds larges (et c’est mon cas) se sentiront un peu à l’étroit. Mon ongle du gros orteil droit a moyennement apprécié. Je me suis retrouvée avec un gros hématome de sang. Donc, en pointure habituelle la Saucony Endorphin Pro taille plus petite que la Saucony Ride. Il faut le savoir !
Oui, j’ai couru plus vite !
Et ce que j’ai couru plus vite ? Oui ! Enfin tout est relatif 5’50 au km sur 21 km. C’est un temps que je n’avais pas réalisé depuis très longtemps flirtant plutôt avec les 6’15 à 6’30 au km ces derniers mois.
Oui la chaussure a un puissant impact… psychologique ! Sans aucun doute, le fait de savoir qu’on les porte booste le mental et donc les jambes. Au-delà de cet impact psychologique, cette Saucony Endorphin Pro est ultra impressionnante dans le ressenti de la foulée et l’envie d’accélérer.
Ce phénomène est évidemment rendu possible grâce à la plaque en carbone, qui permet d’agir comme un effet de levier. Mais également et surtout grâce à la mousse présente dans le modèle. Elle permet de restituer l’énergie produite lors de la foulée, et donc d’améliorer la relance. Les mousses utilisées sur ces modèles à plaque carbone sont souvent très légères pour favoriser la performance. Le secret de ces chaussures ne réside donc pas seulement dans la plaque mais bien dans le mix entre la plaque et la mousse.
Nos réserves sur la technologie carbone
Oui, pourquoi pas une telle chaussure pour battre un record sur un 10 km quand on est un coureur moyen, mais un marathon, cela ne paraît pas une bonne option. Il faut aussi garder à l’esprit que ces paires en carbone sont chères, et avec une durabilité limitée. Maximum 300 kilomètres. De plus, il n’est pas conseillé de les porter en entrainement mais juste sur quelques séances avant son objectif de course.
Sur marathon, lorsque l’on n’est pas un coureur rapide, il faut avoir du « pied », c’est-à-dire savoir courir vite avec une foulée maitrisée et un pied qui ne s’affaisse pas. Ce n’est pas donné à tout le monde. Clairement, ce type de chaussures convient pour les coureurs expérimentés possédant une attaque médio-pied.
C’est d’ailleurs sur cette partie du pied que la technologie carbone est ciblée, afin d’améliorer le retour d’énergie et de limiter la fatigue musculaire. Un coureur amateur avec une attaque talon se sentira gêné par ces modèles très rigides, ce qui pourrait causer des problèmes de blessures.
D’une manière générale, on ne recommandera pas d’opter pour une telle paire sans l’avis d’un spécialiste : coach sportif, entraineur, vendeur spécialisé qui déterminera s’il y a un intérêt ou un danger (de blessure potentielle) à porter ce genre de chaussures sur une distance plus importante qu’un semi-marathon.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/12/saucony-endorphin-pro-2.jpg347686Sandrine Nail-Billaudhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSandrine Nail-Billaud2021-12-02 11:15:252021-12-02 16:20:15Le carbone pour les nuls, une mauvaise idée ?
L’hiver ne doit pas être forcément synonyme de repos. Cette période est un moment privilégié pour travailler les fondamentaux qui vont servir de base pour l’année suivante.
On associe souvent la période hivernale à celle de la préparation foncière. C’est effectivement le moment où il faut en profiter pour développer les qualités de bases. Or, celles-ci sont souvent associées à des entraînements longs à des allures lentes. Le coureur pense, en procédant ainsi, qu’il va améliorer son endurance. En fait, il va effectivement améliorer sa capacité à courir longtemps … mais uniquement à l’allure où il s’entraîne. Ainsi en reprenant un plan avec des rythmes plus rapides et/ou variés, il constatera les désagréables effets du désentraînement.
Il faut savoir, par exemple que votre VO²max décline au bout de 15 jours sans l’avoir sollicité. Il est donc impératif de travailler puissance et endurance aérobie. Que ce soit l’une ou l’autre, il faudra prévoir un entraînement de ce type tous les 4 à 6 jours. De plus, afin de ne pas perdre les qualités développées à l’occasion de la préparation spécifique de votre dernier objectif, vous veillerez à placer régulièrement des rappels de séance à vitesse de course.
Semaine type d’entraînement hivernal. Lundi : Footing 50’ à 1h en aisance respiratoire. Mardi : Echauffement, côtes (par exemple : 15 x 150m (récupération en descente, revenir au point de départ), retour au calme. Mercredi : Footing 1h en aisance respiratoire. Jeudi : Echauffement, VMA longue (par exemple : 6 x 1 000m à 85-90 % de la VMA (récupération : 1’15″-1’30″), retour au calme. Vendredi : repos ou footing (maxi 1h) en aisance respiratoire. Samedi : Echauffement, VMA courte (par exemple : 20 x 30’’ à 105 % de la VMA (récupération : 30’’ à 50 % de la VMA), retour au calme. Dimanche :sortie longue de 1h30.
Comment s’entraîner en hiver ?
Pour s’entraîner en hiver, examinez toujours le sens du vent avant de partir. Si c’est possible, partez vent de face et gardez le retour avec le vent favorable. Tout d’abord, c’est plus agréable de finir l’entraînement avec le vent dans le dos. Mais surtout, vous éviterez cette désagréable sensation du vent qui vous transperce. Et cette impression sera amplifiée par le fait que vous aurez transpiré davantage avec le vent favorable. Sans compter le risque d’attraper un mauvais rhume !
Dans le cas des séances de qualité, pour s’entraîner en hiver, il faut veiller à bien se couvrir à l’échauffement et prévoir de se déshabiller ensuite. Cela permet d’une part avoir toute la liberté de mouvement nécessaire sans avoir trop chaud, ce qui arrive si l’on ne veille pas à adapter sa tenue en fonction du type d’effort effectué. Si vous avez des locaux à votre disposition, n’hésitez pas à vous changer afin de débuter la séance avec une tenue sèche et adaptée.
En cas de neige, lorsque le soleil est de la partie, on peut vite avoir chaud. La réverbération peut être forte. Dans ce cas, des lunettes de soleil et un équipement léger seront recommandés. Si le vent est présent (il est souvent fort en montagne), un vêtement protégeant du vent tout en laissant le corps respirer est une nécessité. A défaut, une première couche près du corps, doublée d’une polaire est souvent suffisante. Dans tous les cas, le bonnet (ou un bandeau) et les gants s’imposent, de préférence étanches si vous allez au contact de la neige. Un Buff (tour de cou) est aussi très utile car il peut faire à la fois bandeau, bonnet, foulard pour protéger les parties sensibles (front, oreilles, nez, bouche, cou…) sans trop se charger.
Après 18 années sous les couleurs de Salomon, Kilian Jornet met fin à sa collaboration avec la marque haute-savoyarde. Il se lance dans un nouveau projet avec sa propre fondation.
Kilian Jornet quitte Salomon. C’est la fin d’une belle histoire. Depuis 18 ans, l’athlète iconique était ambassadeur mondial de la marque. Il a annoncé mettre fin à ce « voyage fou » avec Salomon, dans une vidéo enregistrée avec Jean-Marc Pambet, PDG de Salomon et partagée sur les réseaux sociaux.
Des rêves que je croyais impossibles
« Je m’en souviens comme si c’était hier. En 2003, un ami d’un ami m’a offert quelques paires de chaussures de trail running. Ce gars était le directeur marketing de Salomon en Espagne. À partir de ce moment, Salomon n’est pas seulement devenu un sponsor, mais un partenaire de vie et l’équipe, du marketing aux développeurs de produits, sont devenus une partie de ma famille... » explique Kilian Jornet. « Ensemble, nous avons rêvé grand, gagné des courses de trail et de ski-alpinisme, jusqu’à l’escalade de hautes montagnes, raconte le triple vainqueur de l’UTMB. J’ai pu réaliser des rêves que je croyais impossibles… Ce fut en grande partie grâce à cette équipe. Je ne peux exprimer la gratitude que j’ai envers Salomon pour m’avoir accompagné pendant plus de la moitié de ma vie.«
Très attaché à Salomon, Kilian Jornet, l’ultra-terreste, annonce qu’il ne compte pas rejoindre un autre équipementier, mais bien voler de ses propres ailes. Le Catalan va se lancer dans une nouvelle aventure, avec sa propre fondation. Il dévoilera ce nouveau projet dans les prochains jours…
La SaintéLyon, 67e édition s’est courue sous la neige et par un froid polaire. Des conditions rudes pour les 14 000 concurrents. Thomas Cardin et Romain Lieux remportent l’épreuve reine main dans la main.
La SaintéLyon, monument de l’histoire de la course à pied en France a été fidèle à sa réputation. Si la participation a marqué le pas, en lien avec le contexte sanitaire que l’on connaît, près de 14 000 coureurs ont tout de même participé à l’un de ses formats, de 156 km à 13 km.
Et pour corser cette belle aventure nocturne, une invité surprise : la neige. Après les éditions pluvieuses et boueuses dantesques de 2018 et 2019, ce fut donc un tapis blanc pour décor sur cette 67e édition, assorti d’un froid mordant.
Mieux valait donc avoir empilé les couches et opté pour sa paire de chaussures la plus accrocheuse. On peut le dire, cette nuit blanche fut épique ! Malgré toutes ces précautions, rares sont ceux à avoir réussi à rallier la halle Tony Garnier sans avoir glissé ou chuté, au hasard des sentiers bien labourés des Monts du Lyonnais.
Victoire partagée sur la Sainté
Sur la SaintéLyon, distance reine de 78 km, le duel annoncé entre Thomas Cardin, champion de France Trail court 2019, 4e de l’OCC 2021, et Benoit Cori, double vainqueur de la SaintéLyon et récent 3e des Templiers, a finalement tourné court.
En effet, Benoit Cori a jeté l’éponge après 30 km de course. Mais Thomas Cardin a dû faire face à une belle résistance. Le Stéphanois Romain Lieux n’a rien lâché ! Ils ont franchi l’arrivée main dans la main à la Halle Tony Garnier à Lyon après 5h56’36 » de course. Le duo gagnant devance de 13 mn le coureur du team Mizuno, Nicolas Daru, aux avant-postes jusqu’à mi-course.
Chez les dames, Sandrine Flechet, deuxième de la SaintéLyon 2019 derrière Camille Bruyas et récente lauréate de l’Ultra 01, s’impose en 7h31’32 » devant Claire Mougel, qui a fait une spectaculaire remontada. L’Américaine Christine Selman complète le podium de cette SaintéLyon 2021.
Sur la formule ultra de 156 km, la Lyon-SaintéLyon, après le forfait de Grégoire Curmer, vainqueur sortant de l’édition 2019, Alexandre Boucheix alias Casquette Verte, s’est facilement adjugé une seconde victoire en 16h03’06 », plus d’une heure avant son poursuivant.
Sur la SaintExpress 46 km, ce fut très disputé. Lucas Pradeau signe le meilleur temps 3h13’40 » devant le champion belge de Trail, Florent Caelen et le Lyonnais Sébastien Hours. On note une belle victoire de Marie Goncalves en 3h41’39 », devant Aurélie Grangé-Paul et Lucille Germain.
Sur la SaintéSprint 23 km, Xavier Chevrier, multiple champion d’Italie et Champion d’Europe en 2017 de course en montagne, explose le record en 1h24’02 ». La favorite Anaïs Sabrié, championne de France de course en montagne, championne de France de Trail court, championne du monde par équipe (7ème en individuel), s’impose en 1h35’45 ».
Cette Coros Pace 2 promet de faire parler d’elle. Performante, légère, bon marché avec une belle autonomie en prime !
En quelques années la marque américaine Coros est venu secouer le marché des montres cardio GPS. La nouvelle Coros Pace 2 reprend tous les ingrédients du succès: autonomie incroyable, ergonomie simple, précision du GPS et du cardio.
Mais ce qui frappe tout de suite lorsqu’on enfile cette Pace 2 au poignet c’est sa légèreté. Le bracelet nylon, même s’il donne un aspect « jouet » à la montre, est une vraie réussite. Car il permet un serrage efficace. On retrouve l’ergonomie des Apex Pro et Vertix avec un bouton principal digital et rotatif qui permet de naviguer et mettre sur pause.
La Coros Pace 2 se positionne comme une montre à la fois d’entrée de gamme et très orientée performance. Pourquoi ?Un design épuré, très plastique qui peut gêner par rapport aux matériaux nobles utilisé sur la Vertix ou l’Apex Pro mais c’est ce qui explique le poids plume. Exit également les profils d’activité outdoor pour se concentrer sur la base : nager, rouler, courir. Et la Pace 2 répond présent !
Coros Pace 2 : 60h d’autonomie en mode Ultra Max
Le cardio poignet est dans la moyenne haute du marché. Les comparaisons avec des cardio ceinture n’ont pas mis en évidence de grosses différences. Il faut dire que le bracelet nylon améliore les conditions de mesure en « collant » le capteur à la peau à l’inverse d’un bracelet silicone.
La Coros Pace 2 bénéficie sans doute de la même puce GPS que les autres modèles. On retrouve la précision Coros supérieure aux autres modèles du marché. Mais là où Coros se différencie vraiment c’est encore une fois sur l’autonomie.
Elle s’inscrit dans la lignée des modèles haut de gamme de la marque et les chiffres annoncés sont proches de ce que j’ai pu constater en test : jusqu’à 30 heures en mode GPS, 60h en mode UltraMax (même si la Pace 2 n’est pas une montre d’ultra) et jusqu’à 20 jours en veille.
Prix : 199 €
Le + A moins de 200 € c’est le meilleur rapport qualité/prix du marché dans la catégorie course à pied sur route et triathlon.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/coros-pace-2.png19201893Antoine Galewskihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAntoine Galewski2021-11-28 15:51:002022-03-28 16:13:13Coros Pace 2 : tout d’une grande !
La Topo Athletic Phantom 2 est destinée aux courses longues. Une excellente porte d’entrée à la foulée naturelle.
On retrouve sur cette Phantom2, les marqueurs de la marque américaine Topo Athletic avec un drop de 5mm, un chaussant large et un amorti offrant sécurité et confort. Quelques évolutions sont à noter.
Côté chaussant, le mesh est construit sans superposition offrant un grand confort et une bonne aération notamment sur longue distance. Généreux à l’avant et renforcé au niveau du cou-de-pied, il confère ainsi la sensation d’être davantage maintenu.
Maintien et protection
Et pour la languette, elle est épaisse, protège bien et ajoute ainsi au confort. La semelle intermédiaire aussi a été repensée. Difficile toutefois de sentir une grande différence même si on a le sentiment d’un gain de fermeté et donc de dynamisme limité tout de même. Car avec 33 mm d’épaisseur au niveau du talon (et 28 mm à l’avant) soit 3mm de plus que la V1, il s’agit du modèle le plus amorti chez Topo.
L’avantage c’est que le pied est parfaitement protégé. L’inconvénient c’est qu’on l’impression de courir sur un coussin ce qui atténue les sensations au sol et entrave un peu le déroulé du pied.
Il n’est donc pas envisageable de s’aligner sur une séance de fractionné avec cette paire. Enfin, l’adhérence sur sol mouillé, même tapissé de feuilles mortes, est bluffante y compris en descente.
A l’image de l’UltraFly 2 que nous avions testée il y a deux saisons, cette Phantom 2 est une excellente porte d’entrée à la foulée naturelle pour des coureurs poids lourd qui cherchent un maximum de protection pour des sorties longues voire des semis ou marathons.
Le – L’amorti est vraiment important pour une chaussure typée course naturelle.
Prix : 180 €.
Il a testé pour vous : Antoine, 41 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/topo-athletic-phantom2.jpg757992Antoine Galewskihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAntoine Galewski2021-11-28 10:08:002021-11-26 11:54:53Topo Athletic : la même… en plus confortable
Roger Guillaumin a bouclé son 300e marathon sur le Marathon du Beaujolais. Sur la planète marathon, ‘Rodgers’ fait figure d’extraterrestre. Il a bouclé plus de 80% de ses marathons sous les 3h30.
En bref… Roger Guillaumin alias Rodgers, 65 ans, Habite Sonnay, en Isère, court depuis 1987. Ses meilleurs chronos : 2h51’45’’ sur marathon (Romans 1992) , 1h19’53’’ sur semi (1993), 72,2km sur 6h, 9h sur 100km, 177km sur 24h, 5h48’ sur la 6000D (2004), 5h56’ sur la SaintéLyon (2004), 4edu Défi de l’Oisans en 1995 après 200 km et 12 000m D+ en 6 jours. Sa devise : obstinément optimiste. Sa potion magique : 2 litres d’eau par jour. Son site : rogders42195.fr
Roger Guillaumin a fêté son 300e marathon sur le Marathon du Beaujolais 2021. Arriver à ce compte rond n’était pas gagné en cette année 2021, si particulière. «Les six premiers mois de l’année, je n’ai pu courir que deux marathons. Cela s’est décanté ensuite. J’ai enchaîné 5 marathons en 5 jours en juin près de Colmar, 4 marathons en 4 jours à Orta en Italie, puis Chablis, le Charolais… J’en suis à 19 marathons cette année avec un record en 3h30’30 », explique ce Master 6. Les années passent mais ce marathonien-là ne se laisse pas dépasser.
Allure de croisière : 3h30’
Sur le Marathon de Pise, en 2012.
On peut le dire, Roger Guillaumin est un spécimen. Ce n’est pas le roi des cumulards – actuellement Denys Baudry détient la palme avec plus 600 marathons -, mais il affiche le plus beau palmarès en moins de 3h30. En plus de trente ans, 300 marathons dont 200 entre 2011 et 2018. Parmi eux, 223 marathons sous les 3h30’, et 137 sous les 3h20’.
Réglé comme une horloge, Roger ! Mieux : depuis son record en 1992 (2h51’45’’), il n’a perdu qu’une minute par an sur marathon. « 3h30-3h35, cela correspond à mon allure de croisière maintenant, celle où je ne me mets pas dans le rouge. Mais jusqu’en 2015, je n’étais pas content si je n’arrivais pas en moins de 3h15’. », commente-t-il. Des performances impressionnantes pour cet athlète qui veille à toujours rester « en dedans » à l’entrainement comme en compétition.
Sous les 3h à 54 ans…
Courir est un art de vivre pour cet Isérois, ancien professeur en lycée technique. « Faire un super chrono un jour sur un marathon et puis ne plus rien faire pendant des mois, voire des années, cela ne m’intéresse pas. ». Sans se « griller » donc, en 2018, il ainsi bouclé 27 marathons dont 18 sous les 3h30 et 9 sous les 3h25’.
Cette année-là, Roger Guillaumin a même réalisé un 3h15’14’’. A 62 ans ! Cela restera un de ses grands souvenirs, comme le Marathon Nice-Cannes 2009, où, à 54 ans, il est repassé sous la barre des 3h (2h59’07’’).
Depuis son record en 1992, Roger a perdu moins d’une minute par an sur marathon.
Courir et découvrir
Bien rodé, il tourne à 3 000 km par an, compétitions comprises. Chaque année, une bonne quarantaine de dossards épinglés, sauf depuis 2020 et le Covid, évidemment. « Il m’est arrivé d’enchaîner 1000 km de transport dans le week-end pour aller courir un marathon. »
Rien n’est jamais trop pour Roger Guillaumin. On le connaît plus sous le surnom « Rodgers », qui traduit bien l’état d’esprit jeune qu’il cultive. « J’ai tout le temps envie de bouger. J’aime découvrir de nouveaux pays, de nouveaux coins de France avec mon épouse Evelyne. »
Compétiteur donc, plutôt boulimique. Par chance, il n’a jamais eu de pépins. « J’ai juste eu une alerte en 2016, avec une aponévrosite plantaire. J’ai fait une quinzaine de séances de kinés, j’ai levé le pied et tout s’est bien passé. Et finalement j’ai couru autant de marathons que prévu, à savoir 24 cette année-là. »
Le bonheur au bout du chemin
Roger Guillaumin, ses médailles pour l’année 2018. Des marathons, mais aussi quelques trails…
Ce fils d’agriculteur, qui travaillait déjà à dix ans dans les champs est une force de la nature. Le sport l’accompagne depuis toujours. Des années de foot, du snowboard pendant 20 ans avec son fils. Et du vélo, en plus de la course. Depuis 1987, la passion reste intacte. S’il collectionne les marathons, sa distance de prédilection, il affiche également des 100 km, 6h et 24h à son palmarès. Un bon paquet de trails aussi.
Pour Roger Guillaumin, le bonheur est toujours au bout du chemin. L’évasion « pleine nature » étanche sa soif de liberté. Dévaler les pentes et danser sur les sentiers, cela le fait vibrer : « J’ai un magnifique terrain de jeu à domicile, le massif du Pilat avec plus de 1 000 mètres de dénivelé positif. J’adore le trail, c’est ludique. Seulement en 2008, je me suis fait peur avec une belle gamelle. Alors je suis revenu sur la route, c’est plus tranquille pour les chevilles. Ces derniers temps, je reviens au trail. En 2018, j’en ai bouclé 18, dont 17 podiums en master 3. ».
Passion marathon. Ce livre-témoignage est un recueil des récits de marathons que Roger a courus entre 2012 et 2015. Il y partage sa passion pour la distance, y fait résonner sa soif de découverte et met à l’honneur les belles rencontres nées dans l’effort. Inspirant.
Du feeling avant toute chose
Pas de plan, ni de club ou de coach. Au fil des années, c’est son expérience qui l’a guidée. « Au début, je courais à bloc tout le temps. J’ai couru en 2h51’, record sur le marathon de Romans en 1992 et ce, quinze jours après avec un 50 km en Ardèche en 3h26’. C’était n’importe quoi ! », se rappelle-t-il. Désormais, Roger misesur l’endurance, reste à l’écoute de ses sensations. « Je serai incapable de suivre un programme de deux mois où l’on me dit quoi faire. Je fais ce qui me chante, quand j’en ai envie. Je bricole beaucoup dans ma maison et quand je suis en train de faire tourner la bétonnière, je ne m’arrête pas pour aller courir. »
Donner l’exemple
En moyenne chaque semaine en période de courses, il effectue deux sorties « running » de 20-30 km et deux sorties « vélo » de 50 à 80 km environ. La plupart du temps, il s’entraîne seul mais joue volontiers l’émulation. Donner l’exemple, inspirer les plus jeunes–comme les un peu moins jeunes – le motive. Roger partage ainsi ses récits sur son site internet. Mémoire d’une carrière extraordinaire qu’il écrit chaque jour à grandes foulées.
Hoka propose une nouvelle Clifton 8 moins d’un an après la sortie de la Clifton 7. Avec une vraie plus-value ?
Hoka Clifton 8
Premier élément d’importance pour les fans, on retrouve les fondamentaux de la gamme. La Clifton 8 est vraiment très confortable. C’est son point fort. La semelle intermédiaire est un modèle de douceur. Avec 29 mm d’épaisseur et 5mm de drop on est en présence d’une chaussure hyper protectrice et accessible. Le mesh respirant ajoute au côté douillet tout comme le renfort talon, enveloppant sans être gênant. Le chaussant, suffisamment large, laisse les orteils libres.
Clifton 8: pour les sorties longues
Qui dit chaussure confortable dit chaussure pépère ? Oui et non. La Clifton 8 ne permet pas d’effectuer des entrainements à haute intensité. Cette Clifton est une chaussure pour sorties longues ou de récupération.
Pourtant Hoka a amélioré la composition de la semelle intermédiaire en EVA qui, associée au meta rocker (profil incurvé de la semelle), laisse apparaitre de belles capacités à tenir des rythmes de course loin d’être honteux. Le déroulé du pied se fait de manière très naturelle, et on se sent poussé vers l’avant. La semelle extérieure apporte de la stabilité en offrant une accroche très efficace.
Le laçage est facile et précis. La languette est rembourrée comme il le faut.
En conclusion la Clifton 8 ne révolutionnera pas la série. Le changement de mousse n’est pas réellement perceptible. Mais c’est une des meilleures chaussures du marché pour les sorties longues ou la récupération après des séances difficiles pour les coureurs jusqu’à 90 kg. Après plus de 200 km je ne constate aucune trace d’usure.
Le – La nouvelle mousse EVA qui ne fait pas une grosse différence.
Il a testé pour vous. Antoine, 41 ans, 1,89 m, 78 kg, 3h14′ sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées.
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Découvrez la petite sœur de la Carbon X2: la Hoka Rocket X
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/hoka_clifton-8.jpg11501417Antoine Galewskihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAntoine Galewski2021-11-26 09:38:002022-05-02 16:03:12Hoka Clifton 8 : du dynamisme en plus
Le Marathon de la Liberté, Normandy Running Festival revient sur les côtes normandes du 3 au 5 juin. Marathon, semi, 10 km ou Rochambelle solidaire pour les femmes : c’est le moment de s’inscrire.
Après deux ans d’absence et une édition 2019 qui a réuni avec succès plus de 30 000 participants, le Marathon de la liberté fait son retour. La 35ème édition se déroulera du 3 au 5 juin 2022 à Caen en Normandie. Au programme de ce Normandy Running Festival, un panel unique d’épreuves en hommage aux événements du D-Day.
7 courses pour ce festival de Caen
Le Marathon de la Liberté, l’épreuve reine au parcours empreint d’Histoire ;
Le Relais Marathon, l’union fait la force ;
Le Semi-marathon Pegasus, l’épreuve mythique qui s’élance du célèbre Pegasus Bridge ;
Le 10 km – Crédit Agricole Normandie, la ville vous appartient ;
La Rochambelle, course-marche au profit de la lutte contre le cancer ;
Les Rollers de la Liberté, rando-course de 2h00 sur un circuit fermé et sécurisé de 2 km ;
Les Foulées de la Liberté, 4000 enfants originaires des établissements scolaires caennais.
Inscrivez-vous maintenant pour profiter du tarif d’ouverture avec un dossard affiché à 42 € pour le marathon.
5 000 places disponibles pour La Rochambelle
Course-marche féminine de 5 km au profit de la lutte contre le cancer, la Rochambelle est devenue à Caen, un moment féminin incontournable. La manifestation s’appuiera sur deux grands temps forts en 2022. L’épreuve féminine et solidaire fera d’abord son grand retour dans les rues de Caen le samedi 4 juin. Pour cette nouvelle édition, seulement 5 000 places sont disponibles.
Puis, à la manière du célèbre circuit Odysséa, un nouveau « La Rochambelle Tour » prendra ensuite le relais dans plusieurs villes solidaires durant octobre rose 2022. Les inscriptions pour ce format ouvriront au cours l’année 2022.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/marathon-de-la-liberte-courants-de-la-liberte-yves-mainguy_cdll-j3_096.jpg9461417Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-11-25 12:26:002021-11-25 10:41:50Le Marathon de la Liberté fait son retour
La SaintéLyon fêtera ce week-end sa 67e édition. La météo s’annonce hivernale. Si l’envie vous prend en dernière minute d’aller courir sur les monts du Lyonnais, foncez : il est encore possible de s’inscrire !
SaintéLyon, 67e édition pour la doyenne des courses d’ultras
La SaintéLyon, doyenne des courses d’ultras s’apprête à vivre sa 67e édition. Ce rendez-vous culte de fin de saison est devenu la plus grande course nature de l’hexagone. A trois jours du départ, 15 000 engagements ont été enregistrés. Une participation légèrement en retrait (-12%) par rapport à une année « habituelle », pour les raisons que l’on connait.
Il reste des dossards !
Du coup, une fois n’est pas coutume, il sera possible de s’inscrire jusqu’au dernier moment et cela sur l’ensemble des formules.
Autre nouveauté de dernière minute, des conditions hivernales. La neige et le froid sont en effet annoncés ce week-end sur les monts du Lyonnais. Après les éditions dantesques (pluie continue) 2018 et 2019, la tradition semble au rendez-vous.
8 FORMATS AU CHOIX. SAINTELYON solo de 78 km entre Saint-Etienne-Lyon ou Relais 2 – 3 – 4 SAINTEXPRESS Solo de 46 km entre Sainte-Catherine et Lyon SAINTÉSPRINT Solo de 23 km entre Soucieu-en-Jarrest et Lyon SAINTÉTIC Solo de 13 km entre Chaponost et Lyon LYONSAINTÉLYON Solo de 156 km pour l’aller retour Lyon-Saint-Etienne-Lyon
Autre information de dernière minute, des conditions hivernales annoncées. La neige et le froid seront de la partie sur les monts du Lyonnais. Après les éditions dantesques (pluie continue) 2018 et 2019, la tradition semble au rendez-vous. La nuit s’annonce donc difficile. Les concurrents devront s’équiper en conséquence.
Un plateau élite au rendez-vous
Sur la distance reine de 78 km, on a appris récemment le forfait pour blessure de Cédric Fleureton et de Baptiste Chassagne, 1er et 4e de la dernière édition. En l’absence du double vainqueur Manu Meyssat, lui aussi toujours blessé, on braque les projecteurs sur Thomas Cardin, champion de France Trail court 2019 , Benoit Cori, double vainqueur de la SaintéLyon et récent 3e de la grande course des Templiers, Benjamin Polin, vainqueur 2021 du 80 km de l’Écotrail de Paris. Egalement présent, l’Allemand Benedikt Hoffmann, récent vainqueur du Swiss Alp Marathon et l’Italien Davide Cheraz, vainqueur de la MaxiRace 2021.
Côté femmes, la double championne de France de Trail long, Sarah Vieuille, fait figure de favorite. Près de 40 victoires à son actif ! Elle devra pourtant se méfier de Sandrine Flechet, 2eme de la SaintéLyon 2019 et récente lauréate de l’Ultra 01 et d’Isabelle Dragon, qui vient de remporter l’Endurance Trail au festival des Templiers.
Sur la formule ultra de 156 km, la Lyon-Sainté-Lyon, on assistera sans doute à une explication entre Grégoire Curmer, vainqueur du Grand raid de la Réunion 2019, Arthur Joyeux-Bouillon, 3ème sur la TDS 2021 et le vainqueur sortant Alexandre Boucheix.
Enfin, sur la SaintExpress, on attend le Belge Florent Caelen, champion de Belgique de trail et de course de montagne 2021. Il devra résister à Hugo Altmeyer, récent vainqueur de Lyon Urban Trail 24 km. Chez les dames, la favorite portera les couleurs du Team Matryx avec Lucille Germain, vainqueur notamment cette année de la MCC.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/saintelyon.jpg188495Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-11-24 16:35:152021-11-24 16:35:17Saintélyon : une 67e édition sous la neige ?
La marque Circle et la communauté Running Heroes lance le challenge Run for Change, à courir du 26 au 28 novembre, pour se faire du bien et faire du bien à la planète.
Run for Change, un challenge porté par Circle et Running Heroes.
Courir pour planter des arbres, en voilà une bonne idée. Ce challenge est organisé par Circle, marque sportswear écoresponsable en partenariat avec Running Heroes, l’application communautaire. Cette aventure solidaire est organisée pour contrer le Black Friday. Elle vise à aider à sauver la planète et à se faire du bien. L’objectif : au moins 100 000 km pour planter 10 000 arbres avec l’ONG Tree-Nation.
D’autres marques participent également pour relever ce défi en groupe : XIV Running, Chilowé, Jeste, TipToe, Barbes Runners, Social Vison…
Run for Change, courir pour reboiser la planète.
1 arbre planté tous les 10 km parcourus
Ainsi, du 26 au 28 novembre, tous les 10 kilomètres atteints sur ce challenge, 1 arbre sera planté par Circle, en collaboration avec Tree-nation
En plus de cette opération, un run dans Paris est proposé. Il sera ouvert à tous, le vendredi 26 novembre à 19h. Cette sortie running de 6 km sera animée par Matthieu Muller, tri-athlète et ambassadeur de la marque Circle. Départ de La Caserne au 12 Rue Philippe-de-Girard, 75010, Paris. Pour participer, c’est ICI.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/run-for-change-green-friday-2.jpg13571920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-11-24 11:58:412021-11-24 12:07:01Green Friday : une course pour reboiser la planète
Odysséa, le plus grand circuit de courses caritatives de France fêtera ses 20 ans en 2022. L’occasion de saluer deux décennies d’engagement en faveur de la lutte contre le cancer du sein.
Une vague rose au coeur de Dijon pour la course Odyssea.
En 20 ans, le circuit de courses et marches Odysséa a permis de collecter 11 035 615 euros pour la lutte contre le cancer du sein. Un million de personnes ont participé à l’une de ses courses pour 7,6 millions de kilomètres cumulés. Sur chaque événement, Odysséa reverse 70% à 100% des sommes recueillies à des programmes de recherche de nouveaux traitements et d’amélioration des parcours de soin.
A l’origine, une histoire de femmes et d’amitié
En 2002, Frédérique Quentin, et Frédérique Jules décident de créer un défi sportif solidaire contre le cancer du sein. Ainsi naît l’aventure Odysséa. Ces deux Frédérique, la première sportive de haut niveau ayant fait partie de l’équipe de France d’athlétisme, la deuxième kinésithérapeute de l’univers du sport, ancienne athlète également, ont rapidement été rejointes par Anne Bergougnoux, qui dirige actuellement l’association et dont la communication est le métier.
« Nous sommes toutes les trois mamans de deux enfants, Odysséa est en quelque sorte notre troisième bébé. Depuis sa création, notre philosophie n’a pas changé : placer le sport au service de la santé, dans une dynamique positive, à travers un événement festif« .
Ensemble, le trio lance une première édition Odysséa à Paris, en 2002. 1 000 femmes sont rassemblées au pied de la Tour Eiffel. L’opération permet ainsi de reverser 10.000 € en faveur de la recherche contre le cancer du sein. Tous les bénévoles sont alors des amis et des membres de la famille.
Depuis 20 ans maintenant, l’histoire se poursuit. Et toujours avec le même élan de solidarité, de partage, de convivialité et de rose.
11 étapes en 2022
L’étape parisienne est donc la plus ancienne du circuit, qui compte désormais 11 dates à travers le pays. A chaque fois, il est possible de courir ou marcher 5 ou 10 km. Et les hommes sont les bienvenus, bien sûr ! Nantes ouvrira l’année à venir et La Réunion en sera la dernière escale exotique.
Nantes, le 20 mars
Toulouse, le 10 avril
Bayonne, le 24 avril
Chambéry, le 21 mai
Dijon, le 4 juin
Ajaccio, le 3 juillet
Val d’Isère, le 10 juillet
Brest, le 11 septembre
Paris, les 1er et 2 octobre
Cannes, le 23 octobre
La Réunion, les 5 et 6 novembre
Et si vous cherchez à vous dépasser au bout du monde en 2022, pourquoi pas ne tenter l’aventure d’un raid féminin solidaire ?
La Terre des Dieux se courra les sentiers du mythique GR20 en Corse le 22 juillet prochain. Présentation de cet ultra-trail inédit de 165 km.
165 km sur le GR 20 corse pour la Terre des Dieux.
Après une première édition réussie en 2021, assez confidentielle (143 coureurs) et dans un contexte compliqué, la deuxième édition de Terre des Dieux® s’annonce le 22 juillet en Corse. Cette fois, 500 coureurs sont attendus sur l’île de beauté.
A l’assaut du GR20
« Terre des Dieux propose aux participants d’affronter la montagne corse, explique Marylou Valery, présidente de l’association organisatrice Mantinum. Cela signifie de savoir affronter, sans aide extérieure, les conditions climatiques et les défis physique et techniques que peuvent représenter un ultra sur les sentiers de la Corse. Un beau chantier vous attend, à vous de vous préparer en conséquence pour relever le défi ! »
La course de 165 km et 11 000 mD+ dont 163 km sur les sentiers du GR20, sera ouverte à toute personne née en 2001 ou avant, ayant terminé entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021 une course de montagne de 100 km au minimum, 5000 mD+ au minimum avec un passage à plus de 1500 mètres d’altitude.
Les inscriptions ouvriront le 1er décembre 2021 avec un quota fixé à 500 coureurs maximum.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/terre-des-dieux.jpg338450Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-11-23 17:15:552021-11-23 17:16:13Terre des Dieux : un ultra sur le GR20
Le Marathon International de Dakar, plus grand marathon de l’Afrique de l’Ouest a vécu une belle troisième édition. 15 000 coureurs ont participé à ses trois courses alternant visite du centre-ville et bord de mer. Une destination running dépaysante, sous le soleil exactement !
En 2016, le Marathon International de Dakar a été créé pour inaugurer la première autoroute Eiffage de l’Afrique de l’Ouest. Le marathon avait alors emprunté un parcours en aller-retour sur cette autoroute, le classant de ce fait dans la catégorie des marathons très atypiques. Depuis le parcours des 3 courses (10km, semi et marathon) a changé permettant de découvrir la ville de Dakar en courant.
Environ 15 000 coureurs ont participé ce week-end, avec un beau parrain Paul Tergat, immense champion de course à pied.
Cet évènement sportif a rassemblé toutes les couches de la population sénégalaise par son aspect populaire et culturel mais aussi grâce à plusieurs formats. Une randonnée de 6 km était en ville, ouverte à tous a ainsi ouvert les festivités.
Dans un pays où le sport est mis en avant, la participation des Sénégalais a été énorme pour cette 3èmeédition. En effet, si le marathon a tenté environ 400 participants, le semi a vu lui s’aligner 1 500 concurrents. Et ce fut carton plein pour le 10 km avec plus de 6 000 participants au départ.
Chapeau bas, Awa ! Awa Gueye a 77 ans. Cette grand-mère a fait le 10 km en 2h20’52 » ! Figure très connue à Dakar car c’est sa 3ème médaille cette année. On lui souhaite longue vie et une santé de fer.
Départ sous un soleil bien présent à 7h du matin. La température déjà élevée ne va faire qu’augmenter mais pas grave, les organisateurs ont prévu des ravitaillements en nombre. 6 points d’eau sur le semi, cela devrait aller ! Musique à fond pour l’échauffement collectif, tout le monde joue le jeu et c’est un départ sans bousculade devant le Musée des civilisations noires qui est alors donné pour ce 21km. Je prends le départ avec mon amie Ana, un peu angoissée comme moi par la chaleur. Nous partons prudemment. La population participant à ce semi-marathon est mixte, avec beaucoup de femmes dans le peloton. Moi qui la veille me posait sur la participation des femmes à ce genre d’évènement au Sénégal.
Passage par le quartier de la gare de Dakar magnifiquement restaurée, puis l’hôtel de ville et des quartiers plus populaires avant de rejoindre la corniche le long de la mer. C’est alors que dès le 5ème kilomètre mon dos vient se signaler à mon souvenir… Je sais déjà que le petit muret au centre de cette corniche, qui sépare en deux le circuit en aller-retour de ce semi va être mon meilleur ami ! M’assoir quelques minutes, reposer mon dos, et repartir (souvent en marchant) seront les étapes de ce semi-marathon. Je laisse donc partir Ana, continuant avec le reste des coureurs cette découverte de la ville. On passe bientôt dans les jardins des universités de Dakar. Je découvre alors avec plaisir la faculté de pharmacie et de médecine (je suis pharmacienne…) et surtout un peu d’ombre dans ce parcours de bord de mer.
Le Kenyan Geoffrey Birgen gagne le marathon de Dakar en 2h16’46 ».
Courir sur la Corniche…
La corniche offre un espace très agréable pour courir avec un peu de vent, certes. Mais les paysages changent entre plage et constructions modernes. Bientôt, la Grande mosquée mais aussi une vue sur l’ile de Gorée (ancienne ile aux esclaves chargée d’histoire). Le demi-tour s’effectue au km 11 et emprunte pour partie le parcours du marathon. On se fait alors doubler par les coureurs du marathon, dont Yoann Stuck, champion de trail français bien connu de la communauté running, que j’avais rencontré l’avant-veille.
Ce qui est marquant sur ce semi-marathon c’est la diversité de la population mais plus encore, la solidarité. Il règne ici un état d’esprit d’entraideque je n’ai jamais rencontré sur d’autres courses. Il suffisait que je m’assoie sur ce fameux muret pour que chaque coureur ou agent de secours même loin de moi s’arrête ou vienne me voir pour me demander si tout allait bien, si je voulais manger ou de boire. Incroyable. Sans compter le public toujours présent pour encourager, même sur la fin de course !
Encore une balade sous les arbres sur la corniche et le parcours bifurque vers le centre-ville, passant au milieu d’un marché très populaire, assez incroyable et très vite se profile déjà au loin l’arche d’arrivée.
Une arrivée ultra-organisée pour chaque type de course permettant de récupérer très vite sa médaille, son sac individuel de ravitaillement et surtout une gestion des 3 courses avec des codes couleurs : blanc pour le 10km, bleu pour le semi et noire pour le marathon. Jamais les participants n’avaient autant porté les T shirt fourni ce qui finalement était très simple et très pratique pour les identifier à chaque course !
Alors si vous voulez vivre un grand évènement autrement, courez Dakar ! C’est le slogan de ce marathon qui reste atypique par son parcours, son ambiance, sa convivialité. Le Sénégal représente une destination idéale en famille ou entre amis, encore plus appréciée au mois de février grâce à des températures douces et agréables.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/11/marathon-international-de-dakar-2.jpg8911336Sandrine Nail-Billaudhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSandrine Nail-Billaud2021-11-22 17:00:352021-11-22 17:16:50Marathon de Dakar : une expérience à vivre
La sortie longue c’est le pilier de la phase spécifique d’une préparation marathon. C’est elle qui permet de gérer la distance de l’épreuve. La bonne allure, la bonne fréquence et la bonne durée vont dépendre de votre objectif chronométrique.
La sortie longue ne doit en aucun cas représenter la distance totale de l’épreuve. Certes, il est tentant de vouloir se rassurer, et se prouver que l’on en est capable. Mais c’est le jour J que vous devrez le montrer. Pas à l’entraînement. Car vous risquez alors d’y laisser toute votre énergie physique et mentale, en vue du jour J, voire d’entraîner un surentraînement. Sans compter les risques de blessures. C’est donc à proscrire formellement lorsqu’on prépare un marathon.
Dans tous les cas, pour établir votre sortie longue, vous ne devez jamais raisonner en termes de distance. En effet, il faut raisonner en durée et non pas en kilomètres. Pourquoi ? Car 30 kilomètres peuvent représenter 2 heures si vous le courez à 15 km/h (en 2h48) et 3 heures si vous le courez à 10 km/h (4h13′). Ce n’est donc pas du tout la même séance ! Raisonner en durée est bien plus logique. Cela permet de mieux quantifier l’effort de manière équitable, quel que soit le niveau de performance.
Sortie longue comment ?
Sortie longue comment?
La règle des 4/5 permet de bien personnaliser la durée maximale de votre sortie longue. Vous visez 4h ? Votre plus longue sortie ne dépassera pas : 240 minutes x 4/5 = 192 minutes soit 3h12. Si votre objectif est une course où la marche est ponctuelle et programmée, des durées maximales de 3h30-4h sont possibles car cette alternance rend la durée plus supportable, mais à ne pas dépasser en raison des risques de blessures et de fatigue mentale.
La marche choisie permet de repousser le moment fatidique où la marche sera subie. Elle permet donc, contrairement à ce que l’on pourrait penser, de courir moins pour courir … plus au final. Car les parties de course seront, au bout du compte, bien plus importantes. On peut la conseiller à partir d’un objectif de 3h30 (soit 12km/h). A ce niveau, des courtes pauses de 10 à 15 secondes suffisent pour prendre le temps de se ravitailler en toute tranquillité. Puis, au fur et à mesure que les temps de course sont plus longs, on peut prévoir jusqu’à 30 secondes. Une programmation de ces arrêts toutes les 10 minutes permet de se réhydrater correctement. Rappelons qu’il faut viser de boire 500ml/h au minimum.
Progressivité impérative
Il est indispensable de respecter le principe de progressivité. Montez en charge en douceur, au fur et à mesure de votre préparation spécifique. La durée de la première sortie longue de votre programme doit correspondre à celle que vous êtes en mesure de réaliser facilement. Cela signifie que vous devez anticiper cela lors de votre préparation générale. Celle-ci doit vous permettre de débuter votre préparation spécifique avec des durées maîtrisées.
Vous pourrez alors planifier cette dernière en établissant progressivement chaque semaine, les durées qui seront nécessaires à atteindre en fin de préparation en fonction de votre objectif (voir ci-dessus le calibrage des durées des sorties longues par type d’épreuves). C’est à dire augmenter de 10 à 15 minutes maximum par semaine afin de laisser le temps à l’organisme de s’adapter petit à petit.
Vous serez étonné de constater que des durées qui vous semblaient irréalisables à la première lecture de votre plan, se déroulent en fait dans des conditions tout à fait accessibles. Le corps humain a des facultés d’adaptation exceptionnelles. Et le vôtre va vous le prouver à cette occasion. Cette augmentation progressive doit vous permettre d’arriver à la durée maximale dans les semaines qui précèdent votre objectif, c’est-à-dire 3 semaines pour votre marathon.
La bonne fréquence pour une sortie longue
Si elle est essentielle lors d’une préparation marathon, la sortie longue ne doit toutefois pas être banalisée. Ces sorties engendrent en effet des perturbations fonctionnelles qui sont recherchées certes, mais qui peuvent aussi se révéler problématiques si elles sont répétées trop fréquemment. Une séance hebdomadaire est donc la périodicité suffisante et nécessaire.
La bonne allure
La vitesse de la sortie longue est variable. Elle dépend de votre niveau et de l’objectif que vous visez. Un marathonien de haut niveau va inclure des séquences à l’allure de son objectif durant une partie seulement de l’entraînement, le reste étant effectué à vitesse lente car sa vitesse de compétition représente un pourcentage élevé de sa VMA. A l’inverse un coureur débutant peut avoir une vitesse marathon qui est proche de son allure de confort habituelle (65% environ) voire-même au-dessous. Il lui faudra alors apprendre à courir lentement. En somme, la bonne allure se rapproche de celle de l’objectif de chacun. Plus vous serez proche des conditions de l’épreuve préparée, plus votre sortie longue sera spécifique. Et plus elle sera efficace !
A quelle vitesse réaliser la sortie longue ?
Lors de votre séance spécifique marathon, il va s’agir de courir la plus longtemps possible à votre vitesse cible, celle de votre objectif. Et cela va varier en fonction de votre niveau de performance. En effet, cette allure va représenter un pourcentage plus ou moins grand de votre VMA. Plus vous courez vite, plus il sera élevé.
A l’inverse, plus vous êtes novice ou peu rapide et plus ce pourcentage sera faible. Cela signifie que la durée de la séance ne peut pas être la même de manière systématique. Elle doit être calibrée en fonction du coureur.
Lorsqu’on est débutant la vitesse spécifique se rapproche souvent de la vitesse de votre footing de base. Il est alors aisé de faire cette séance. A l’opposé, pour un coureur de haut niveau elle va représenter un pourcentage élevé de la VMA. Cela nécessite alors de concevoir la séance sous forme de fractionné, en temps ou en distance.
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