L’hiver ne doit pas être forcément synonyme de repos. Cette période est un moment privilégié pour travailler les fondamentaux qui vont servir de base pour l’année suivante.

L’hiver est une saison idéale pour travailler son foncier et se construire des bases solides pour le printemps. ©Brooks

On associe souvent la période hivernale à celle de la préparation foncière. C’est effectivement le moment où il faut en profiter pour développer les qualités de bases. Or, celles-ci sont souvent associées à des entraînements longs à des allures lentes. Le coureur pense, en procédant ainsi, qu’il va améliorer son endurance. En fait, il va effectivement améliorer sa capacité à courir longtemps … mais uniquement à l’allure où il s’entraîne. Ainsi en reprenant un plan avec des rythmes plus rapides et/ou variés, il constatera les désagréables effets du désentraînement.

Il faut savoir, par exemple que votre VO²max décline au bout de 15 jours sans l’avoir sollicité. Il est donc impératif de travailler puissance et endurance aérobie. Que ce soit l’une ou l’autre, il faudra prévoir un entraînement de ce type tous les 4 à 6 jours. De plus, afin de ne pas perdre les qualités développées à l’occasion de la préparation spécifique de votre dernier objectif, vous veillerez à placer régulièrement des rappels de séance à vitesse de course.

Semaine type d’entraînement hivernal. Lundi : Footing 50’ à 1h en aisance respiratoire. Mardi : Echauffement, côtes (par exemple : 15 x 150m (récupération en descente, revenir au point de départ), retour au calme. Mercredi : Footing 1h en aisance respiratoire. Jeudi : Echauffement, VMA longue (par exemple : 6 x 1 000m à 85-90 % de la VMA (récupération : 1’15″-1’30″), retour au calme. Vendredi : repos ou footing (maxi 1h) en aisance respiratoire. Samedi : Echauffement, VMA courte (par exemple : 20 x 30’’ à 105 % de la VMA (récupération : 30’’ à 50 % de la VMA), retour au calme. Dimanche : sortie longue de 1h30.

Comment s’entraîner en hiver ?

Pour s’entraîner en hiver, examinez toujours le sens du vent avant de partir. Si c’est possible, partez vent de face et gardez le retour avec le vent favorable. Tout d’abord, c’est plus agréable de finir l’entraînement avec le vent dans le dos. Mais surtout, vous éviterez cette désagréable sensation du vent qui vous transperce. Et cette impression sera amplifiée par le fait que vous aurez transpiré davantage avec le vent favorable. Sans compter le risque d’attraper un mauvais rhume !

Dans le cas des séances de qualité, pour s’entraîner en hiver, il faut veiller à bien se couvrir à l’échauffement et prévoir de se déshabiller ensuite. Cela permet d’une part avoir toute la liberté de mouvement nécessaire sans avoir trop chaud, ce qui arrive si l’on ne veille pas à adapter sa tenue en fonction du type d’effort effectué. Si vous avez des locaux à votre disposition, n’hésitez pas à vous changer afin de débuter la séance avec une tenue sèche et adaptée.

En cas de neige, lorsque le soleil est de la partie, on peut vite avoir chaud. La réverbération peut être forte. Dans ce cas, des lunettes de soleil et un équipement léger seront recommandés. Si le vent est présent (il est souvent fort en montagne), un vêtement protégeant du vent tout en laissant le corps respirer est une nécessité. A défaut, une première couche près du corps, doublée d’une polaire est souvent suffisante. Dans tous les cas, le bonnet (ou un bandeau) et les gants s’imposent, de préférence étanches si vous allez au contact de la neige. Un Buff (tour de cou) est aussi très utile car il peut faire à la fois bandeau, bonnet, foulard pour protéger les parties sensibles (front, oreilles, nez, bouche, cou…) sans trop se charger.



Après 18 années sous les couleurs de Salomon, Kilian Jornet met fin à sa collaboration avec la marque haute-savoyarde. Il se lance dans un nouveau projet avec sa propre fondation.

Kilian Jornet quitte Salomon.
Kilian Jornet, l’ultra-terrestre quitte Salomon pour voler vers un nouveau projet. ©Salomon

Kilian Jornet quitte Salomon. C’est la fin d’une belle histoire. Depuis 18 ans, l’athlète iconique était ambassadeur mondial de la marque. Il a annoncé mettre fin à ce « voyage fou » avec Salomon, dans une vidéo enregistrée avec Jean-Marc Pambet, PDG de Salomon et partagée sur les réseaux sociaux.

Des rêves que je croyais impossibles


« Je m’en souviens comme si c’était hier. En 2003, un ami d’un ami m’a offert quelques paires de chaussures de trail running. Ce gars était le directeur marketing de Salomon en Espagne. À partir de ce moment, Salomon n’est pas seulement devenu un sponsor, mais un partenaire de vie et l’équipe, du marketing aux développeurs de produits, sont devenus une partie de ma famille...  » explique Kilian Jornet. « Ensemble, nous avons rêvé grand, gagné des courses de trail et de ski-alpinisme, jusqu’à l’escalade de hautes montagnes, raconte le triple vainqueur de l’UTMB. J’ai pu réaliser des rêves que je croyais impossibles… Ce fut en grande partie grâce à cette équipe. Je ne peux exprimer la gratitude que j’ai envers Salomon pour m’avoir accompagné pendant plus de la moitié de ma vie.« 

Très attaché à Salomon, Kilian Jornet, l’ultra-terreste, annonce qu’il ne compte pas rejoindre un autre équipementier, mais bien voler de ses propres ailes. Le Catalan va se lancer dans une nouvelle aventure, avec sa propre fondation. Il dévoilera ce nouveau projet dans les prochains jours…



La SaintéLyon, 67e édition s’est courue sous la neige et par un froid polaire. Des conditions rudes pour les 14 000 concurrents. Thomas Cardin et Romain Lieux remportent l’épreuve reine main dans la main.

SaintéLyon 2021, un départ sous la neige.
©Peignée Verticale – M.Daviet

La SaintéLyon, monument de l’histoire de la course à pied en France a été fidèle à sa réputation. Si la participation a marqué le pas, en lien avec le contexte sanitaire que l’on connaît, près de 14 000 coureurs ont tout de même participé à l’un de ses formats, de 156 km à 13 km.

Et pour corser cette belle aventure nocturne, une invité surprise : la neige. Après les éditions pluvieuses et boueuses dantesques de 2018 et 2019, ce fut donc un tapis blanc pour décor sur cette 67e édition, assorti d’un froid mordant.

Mieux valait donc avoir empilé les couches et opté pour sa paire de chaussures la plus accrocheuse. On peut le dire, cette nuit blanche fut épique ! Malgré toutes ces précautions, rares sont ceux à avoir réussi à rallier la halle Tony Garnier sans avoir glissé ou chuté, au hasard des sentiers bien labourés des Monts du Lyonnais.

Victoire partagée sur la Sainté

Sur la SaintéLyon, distance reine de 78 km, le duel annoncé entre Thomas Cardin, champion de France Trail court 2019, 4e de l’OCC 2021, et Benoit Cori, double vainqueur de la SaintéLyon et récent 3e des Templiers, a finalement tourné court.

En effet, Benoit Cori a jeté l’éponge après 30 km de course. Mais Thomas Cardin a dû faire face à une belle résistance. Le Stéphanois Romain Lieux n’a rien lâché ! Ils ont franchi l’arrivée main dans la main à la Halle Tony Garnier à Lyon après 5h56’36 » de course. Le duo gagnant devance de 13 mn le coureur du team Mizuno, Nicolas Daru, aux avant-postes jusqu’à mi-course.

Chez les dames, Sandrine Flechet, deuxième de la SaintéLyon 2019 derrière Camille Bruyas et récente lauréate de l’Ultra 01, s’impose en 7h31’32 » devant Claire Mougel, qui a fait une spectaculaire remontada. L’Américaine Christine Selman complète le podium de cette SaintéLyon 2021.

SaintéLyon 2021, une victoire partagée © Peignée Verticale.

Double SaintéLyon pour Casquette Verte

Sur la formule ultra de 156 km, la Lyon-SaintéLyon, après le forfait de Grégoire Curmer, vainqueur sortant de l’édition 2019, Alexandre Boucheix alias Casquette Verte, s’est facilement adjugé une seconde victoire en 16h03’06 », plus d’une heure avant son poursuivant.

Sur la SaintExpress 46 km, ce fut très disputé. Lucas Pradeau signe le meilleur temps 3h13’40 » devant le champion belge de Trail, Florent Caelen et le Lyonnais Sébastien Hours. On note une belle victoire de Marie Goncalves en 3h41’39 », devant Aurélie Grangé-Paul et Lucille Germain.

Sur la SaintéSprint 23 km, Xavier Chevrier, multiple champion d’Italie et Champion d’Europe en 2017 de course en montagne, explose le record en 1h24’02 ». La favorite Anaïs Sabrié, championne de France de course en montagne, championne de France de Trail court, championne du monde par équipe (7ème en individuel), s’impose en 1h35’45 ».



Cette Coros Pace 2 promet de faire parler d’elle. Performante, légère, bon marché avec une belle autonomie en prime !

En quelques années la marque américaine Coros est venu secouer le marché des montres cardio GPS. La nouvelle Coros Pace 2 reprend tous les ingrédients du succès: autonomie incroyable, ergonomie simple, précision du GPS et du cardio. 

Mais ce qui frappe tout de suite lorsqu’on enfile cette Pace 2 au poignet c’est sa légèreté. Le bracelet nylon, même s’il donne un aspect « jouet » à la montre, est une vraie réussite. Car il permet un serrage efficace. On retrouve l’ergonomie des Apex Pro et Vertix avec un bouton principal digital et rotatif qui permet de naviguer et mettre sur pause.

La Coros Pace 2 se positionne comme une montre à la fois d’entrée de gamme et très orientée performance. Pourquoi ?Un design épuré, très plastique qui peut gêner par rapport aux matériaux nobles utilisé sur la Vertix ou l’Apex Pro mais c’est ce qui explique le poids plume. Exit également les profils d’activité outdoor pour se concentrer sur la base : nager, rouler, courir. Et la Pace 2 répond présent !

Coros Pace 2 : 60h d’autonomie en mode Ultra Max

 Le cardio poignet est dans la moyenne haute du marché. Les comparaisons avec des cardio ceinture n’ont pas mis en évidence de grosses différences. Il faut dire que le bracelet nylon améliore les conditions de mesure en « collant » le capteur à la peau à l’inverse d’un bracelet silicone.

La Coros Pace 2 bénéficie sans doute de la même puce GPS que les autres modèles. On retrouve la précision Coros supérieure aux autres modèles du marché. Mais là où Coros se différencie vraiment c’est encore une fois sur l’autonomie. 

Elle s’inscrit dans la lignée des modèles haut de gamme de la marque et les chiffres annoncés sont proches de ce que j’ai pu constater en test : jusqu’à 30 heures en mode GPS, 60h en mode UltraMax (même si la Pace 2 n’est pas une montre d’ultra) et jusqu’à 20 jours en veille.

Prix : 199 €

Le + A moins de 200 € c’est le meilleur rapport qualité/prix du marché dans la catégorie course à pied sur route et triathlon.

Le – Pas d’option de navigation.



La Topo Athletic Phantom 2 est destinée aux courses longues. Une excellente porte d’entrée à la foulée naturelle.

Topo Athletic Phantom2

On retrouve sur cette Phantom2, les marqueurs de la marque américaine Topo Athletic avec un drop de 5mm, un chaussant large et un amorti offrant sécurité et confort. Quelques évolutions sont à noter.

Côté chaussant, le mesh est construit sans superposition offrant un grand confort et une bonne aération notamment sur longue distance. Généreux à l’avant et renforcé au niveau du cou-de-pied, il confère ainsi la sensation d’être davantage maintenu.

Maintien et protection

Et pour la languette, elle est épaisse, protège bien et ajoute ainsi au confort. La semelle intermédiaire aussi a été repensée. Difficile toutefois de sentir une grande différence même si on a le sentiment d’un gain de fermeté et donc de dynamisme limité tout de même. Car avec 33 mm d’épaisseur au niveau du talon (et 28 mm à l’avant) soit 3mm de plus que la V1, il s’agit du modèle le plus amorti chez Topo. 

L’avantage c’est que le pied est parfaitement protégé. L’inconvénient c’est qu’on l’impression de courir sur un coussin ce qui atténue les sensations au sol et entrave un peu le déroulé du pied. 

Il n’est donc pas envisageable de s’aligner sur une séance de fractionné avec cette paire. Enfin, l’adhérence sur sol mouillé, même tapissé de feuilles mortes, est bluffante y compris en descente. 

A l’image de l’UltraFly 2 que nous avions testée il y a deux saisons, cette Phantom 2 est une excellente porte d’entrée à la foulée naturelle pour des coureurs poids lourd qui cherchent un maximum de protection pour des sorties longues voire des semis ou marathons.

Les notes du testeur. Amorti : 18/20 – Confort : 18/20 – Dynamisme : 13/20 – Souplesse : 15/20 – Stabilité : 17/20.

Le + Le mesh 30% en matière recyclée/

Le – L’amorti est vraiment important pour une chaussure typée course naturelle.

Prix : 180 €.

Il a testé pour vous : Antoine, 41 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées. 



Roger Guillaumin a bouclé son 300e marathon sur le Marathon du Beaujolais. Sur la planète marathon, ‘Rodgers’ fait figure d’extraterrestre. Il a bouclé plus de 80% de ses marathons sous les 3h30.

En bref… Roger Guillaumin alias Rodgers, 65 ans, Habite Sonnay, en Isère, court depuis 1987. Ses meilleurs chronos : 2h51’45’’ sur marathon (Romans 1992) , 1h19’53’’ sur semi (1993), 72,2km sur 6h, 9h sur 100km, 177km sur 24h, 5h48’ sur la 6000D (2004), 5h56’ sur la SaintéLyon (2004), 4edu Défi de l’Oisans en 1995 après 200 km et 12 000m D+  en 6 jours. Sa devise : obstinément optimiste. Sa potion magique : 2 litres d’eau par jour. Son site : rogders42195.fr 

Roger Guillaumin a fêté son 300e marathon sur le Marathon du Beaujolais 2021. Arriver à ce compte rond n’était pas gagné en cette année 2021, si particulière. « Les six premiers mois de l’année, je n’ai pu courir que deux marathons. Cela s’est décanté ensuite. J’ai enchaîné 5 marathons en 5 jours en juin près de Colmar, 4 marathons en 4 jours à Orta en Italie, puis Chablis, le Charolais… J’en suis à 19 marathons cette année avec un record en 3h30’30 », explique ce Master 6. Les années passent mais ce marathonien-là ne se laisse pas dépasser.

Allure de croisière : 3h30’ 

Roger Guillaumin, sur le Marathon de Pise, en 2012.
Sur le Marathon de Pise, en 2012.

On peut le dire, Roger Guillaumin est un spécimen. Ce n’est pas le roi des cumulards – actuellement Denys Baudry détient la palme avec plus 600 marathons -, mais il affiche le plus beau palmarès en moins de 3h30. En plus de trente ans, 300 marathons dont 200 entre 2011 et 2018. Parmi eux, 223 marathons sous les 3h30’, et 137 sous les 3h20’.

Réglé comme une horloge, Roger ! Mieux : depuis son record en 1992 (2h51’45’’), il n’a perdu qu’une minute par an sur marathon. « 3h30-3h35, cela correspond à  mon allure de croisière maintenant, celle où je ne me mets pas dans le rouge. Mais jusqu’en 2015, je n’étais pas content si je n’arrivais pas en moins de 3h15’. », commente-t-il. Des performances impressionnantes pour cet athlète qui veille à toujours rester « en dedans » à l’entrainement comme en compétition.

Sous les 3h à 54 ans…

Courir est un art de vivre pour cet Isérois, ancien professeur en lycée technique. « Faire un super chrono un jour sur un marathon et puis ne plus rien faire pendant des mois, voire des années, cela ne m’intéresse pas. ». Sans se « griller » donc, en 2018, il ainsi bouclé 27 marathons dont 18 sous les 3h30 et 9 sous les 3h25’.

Cette année-là, Roger Guillaumin a même réalisé un 3h15’14’’. A 62 ans ! Cela restera un de ses grands souvenirs, comme le Marathon Nice-Cannes 2009, où, à 54 ans, il est repassé sous la barre des 3h (2h59’07’’). 

Depuis son record en 1992, Roger a perdu moins d’une minute par an sur marathon. 

Courir et découvrir 

Bien rodé, il tourne à 3 000 km par an, compétitions comprises. Chaque année, une bonne quarantaine de dossards épinglés, sauf depuis 2020 et le Covid, évidemment. « Il m’est arrivé d’enchaîner 1000 km de transport dans le week-end pour aller courir un marathon. »

Rien n’est jamais trop pour Roger Guillaumin. On le connaît plus sous le surnom « Rodgers », qui traduit bien l’état d’esprit jeune qu’il cultive. « J’ai tout le temps envie de bouger. J’aime découvrir de nouveaux pays, de nouveaux coins de France avec mon épouse Evelyne. »

Compétiteur donc, plutôt boulimique. Par chance, il n’a jamais eu de pépins. « J’ai juste eu une alerte en 2016, avec une aponévrosite plantaire. J’ai fait une quinzaine de séances de kinés, j’ai levé le pied et tout s’est bien passé. Et finalement j’ai couru autant de marathons que prévu, à savoir 24 cette année-là. »

Le bonheur au bout du chemin

Roger Guillaumin, sur le Marathon de Pise, en 2012.
Roger Guillaumin, ses médailles pour l’année 2018. Des marathons, mais aussi quelques trails…

Ce fils d’agriculteur, qui travaillait déjà à dix ans dans les champs est une force de la nature. Le sport l’accompagne depuis toujours. Des années de foot, du snowboard pendant 20 ans avec son fils. Et du vélo, en plus de la course. Depuis 1987, la passion reste intacte. S’il collectionne les marathons, sa distance de prédilection, il affiche également des 100 km, 6h et 24h à son palmarès. Un bon paquet de trails aussi.

Pour Roger Guillaumin, le bonheur est toujours au bout du chemin. L’évasion « pleine nature » étanche sa soif de liberté. Dévaler les pentes et danser sur les sentiers, cela le fait vibrer : « J’ai un magnifique terrain de jeu à domicile, le massif du Pilat avec plus de 1 000 mètres de dénivelé positif. J’adore le trail, c’est ludique. Seulement en 2008, je me suis fait peur avec une belle gamelle. Alors je suis revenu sur la route, c’est plus tranquille pour les chevilles. Ces derniers temps, je reviens au trail. En 2018, j’en ai bouclé 18, dont 17 podiums en master 3. ».

Passion marathon. Ce livre-témoignage est un recueil des récits de marathons que Roger a courus entre 2012 et 2015. Il y partage sa passion pour la distance, y fait résonner sa soif de découverte et met à l’honneur les belles rencontres nées dans l’effort. Inspirant.

Du feeling avant toute chose

Pas de plan, ni de club ou de coach. Au fil des années, c’est son expérience qui l’a guidée. « Au début, je courais à bloc tout le temps. J’ai couru en 2h51’, record sur le marathon de Romans en 1992 et ce, quinze jours après avec un 50 km en Ardèche en 3h26’. C’était n’importe quoi ! », se rappelle-t-il. Désormais, Roger misesur l’endurance, reste à l’écoute de ses sensations. « Je serai incapable de suivre un programme de deux mois où l’on me dit quoi faire. Je fais ce qui me chante, quand j’en ai envie. Je bricole beaucoup dans ma maison et quand je suis en train de faire tourner la bétonnière, je ne m’arrête pas pour aller courir. » 

Donner l’exemple

En moyenne chaque semaine en période de courses, il effectue deux sorties  « running » de 20-30 km et deux  sorties « vélo » de 50 à 80 km environ. La plupart du temps, il s’entraîne seul mais joue volontiers l’émulation. Donner l’exemple, inspirer les plus jeunes–comme les un peu moins jeunes – le motive. Roger partage ainsi ses récits sur son site internet. Mémoire d’une carrière extraordinaire qu’il écrit chaque jour à grandes foulées. 



Hoka propose une nouvelle Clifton 8 moins d’un an après la sortie de la Clifton 7. Avec une vraie plus-value  ?

Hoka Clifton 8
Hoka Clifton 8

Premier élément d’importance pour les fans, on retrouve les fondamentaux de la gamme. La Clifton 8 est vraiment très confortable. C’est son point fort. La semelle intermédiaire est un modèle de douceur. Avec 29 mm d’épaisseur et 5mm de drop on est en présence d’une chaussure hyper protectrice et accessible. Le mesh respirant ajoute au côté douillet tout comme le renfort talon, enveloppant sans être gênant. Le chaussant, suffisamment large, laisse les orteils libres.

Clifton 8: pour les sorties longues

Qui dit chaussure confortable dit chaussure pépère ? Oui et non. La Clifton 8 ne permet pas d’effectuer des entrainements à haute intensité. Cette Clifton est une chaussure pour sorties longues ou de récupération.

Pourtant Hoka a amélioré la composition de la semelle intermédiaire en EVA qui, associée au meta rocker (profil incurvé de la semelle), laisse apparaitre de belles capacités à tenir des rythmes de course loin d’être honteux. Le déroulé du pied se fait de manière très naturelle, et on se sent poussé vers l’avant. La semelle extérieure apporte de la stabilité en offrant une accroche très efficace.

Le laçage est facile et précis. La languette est rembourrée comme il le faut.

En conclusion la Clifton 8 ne révolutionnera pas la série. Le changement de mousse n’est pas réellement perceptible. Mais c’est une des meilleures chaussures du marché pour les sorties longues ou la récupération après des séances difficiles pour les coureurs jusqu’à 90 kg. Après plus de 200 km je ne constate aucune trace d’usure.

Les notes du testeur : Amorti : 17/20 – Confort : 17/20 – Dynamisme : 14/20 – Souplesse : 16/20 – Stabilité : 17/20

Le + Le mesh de la Clifton 8 est 100% vegan

Le –  La nouvelle mousse EVA qui ne fait pas une grosse différence.

Il a testé pour vous. Antoine, 41 ans, 1,89 m, 78 kg, 3h14′ sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées. 

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Découvrez la petite sœur de la Carbon X2: la Hoka Rocket X



Le Marathon de la Liberté, Normandy Running Festival revient sur les côtes normandes du 3 au 5 juin. Marathon, semi, 10 km ou Rochambelle solidaire pour les femmes : c’est le moment de s’inscrire.

Marathon de la Liberté revient du 3 au 5 juin 2022
Le Marathon de la Liberté revient du 3 au 5 juin 2022, le long des plages du Débarquement. ©Yves Mainguy

Après deux ans d’absence et une édition 2019 qui a réuni avec succès plus de 30 000 participants, le Marathon de la liberté fait son retour. La 35ème édition se déroulera du 3 au 5 juin 2022 à Caen en Normandie. Au programme de ce Normandy Running Festival, un panel unique d’épreuves en hommage aux événements du D-Day.

7 courses pour ce festival de Caen

  • Le Marathon de la Liberté, l’épreuve reine au parcours empreint d’Histoire ;
  • Le Relais Marathon, l’union fait la force ;
  • Le Semi-marathon Pegasus, l’épreuve mythique qui s’élance du célèbre Pegasus Bridge ;
  • Le 10 km – Crédit Agricole Normandie, la ville vous appartient ;
  • La Rochambelle, course-marche au profit de la lutte contre le cancer ;
  • Les Rollers de la Liberté, rando-course de 2h00 sur un circuit fermé et sécurisé de 2 km ;
  • Les Foulées de la Liberté, 4000 enfants originaires des établissements scolaires caennais.

Inscrivez-vous maintenant pour profiter du tarif d’ouverture avec un dossard affiché à 42 € pour le marathon.

5 000 places disponibles pour La Rochambelle


Course-marche féminine de 5 km au profit de la lutte contre le cancer, la Rochambelle est devenue à Caen, un moment féminin incontournable. La manifestation s’appuiera sur deux grands temps forts en 2022. L’épreuve féminine et solidaire fera d’abord son grand retour dans les rues de Caen le samedi 4 juin. Pour cette nouvelle édition, seulement 5 000 places sont disponibles.

Puis, à la manière du célèbre circuit Odysséa, un nouveau « La Rochambelle Tour » prendra ensuite le relais dans plusieurs villes solidaires durant octobre rose 2022. Les inscriptions pour ce format ouvriront au cours l’année 2022.



La SaintéLyon fêtera ce week-end sa 67e édition. La météo s’annonce hivernale. Si l’envie vous prend en dernière minute d’aller courir sur les monts du Lyonnais, foncez : il est encore possible de s’inscrire !

SaintéLyon, 67e édition les 27 et 28 novembre
SaintéLyon, 67e édition pour la doyenne des courses d’ultras

La SaintéLyon, doyenne des courses d’ultras s’apprête à vivre sa 67e édition. Ce rendez-vous culte de fin de saison est devenu la plus grande course nature de l’hexagone. A trois jours du départ, 15 000 engagements ont été enregistrés. Une participation légèrement en retrait (-12%) par rapport à une année « habituelle », pour les raisons que l’on connait.

Il reste des dossards !

Du coup, une fois n’est pas coutume, il sera possible de s’inscrire jusqu’au dernier moment et cela sur l’ensemble des formules.

Autre nouveauté de dernière minute, des conditions hivernales. La neige et le froid sont en effet annoncés ce week-end sur les monts du Lyonnais. Après les éditions dantesques (pluie continue) 2018 et 2019, la tradition semble au rendez-vous.

8 FORMATS AU CHOIX. SAINTELYON solo de 78 km entre Saint-Etienne-Lyon ou Relais 2 – 3 – 4  SAINTEXPRESS Solo de 46 km entre Sainte-Catherine et Lyon SAINTÉSPRINT Solo de 23 km entre Soucieu-en-Jarrest et Lyon SAINTÉTIC Solo de 13 km entre Chaponost et Lyon LYONSAINTÉLYON Solo de 156 km pour l’aller retour Lyon-Saint-Etienne-Lyon

Autre information de dernière minute, des conditions hivernales annoncées. La neige et le froid seront de la partie sur les monts du Lyonnais. Après les éditions dantesques (pluie continue) 2018 et 2019, la tradition semble au rendez-vous. La nuit s’annonce donc difficile. Les concurrents devront s’équiper en conséquence.

Un plateau élite au rendez-vous 

Sur la distance reine de 78 km, on a appris récemment le forfait pour blessure de Cédric Fleureton et de Baptiste Chassagne, 1er et 4e de la dernière édition. En l’absence du double vainqueur Manu Meyssat, lui aussi toujours blessé, on braque les projecteurs sur Thomas Cardin, champion de France Trail court 2019 , Benoit Cori, double vainqueur de la SaintéLyon et récent 3e de la grande course des Templiers, Benjamin Polin, vainqueur 2021 du 80 km de l’Écotrail de Paris. Egalement présent, l’Allemand Benedikt Hoffmann, récent vainqueur du Swiss Alp Marathon et l’Italien Davide Cheraz, vainqueur de la MaxiRace 2021.

Côté femmes, la double championne de France de Trail long, Sarah Vieuille, fait figure de favorite. Près de 40 victoires à son actif ! Elle devra pourtant se méfier de Sandrine Flechet, 2eme de la SaintéLyon 2019 et récente lauréate de l’Ultra 01 et d’Isabelle Dragon, qui vient de remporter l’Endurance Trail au festival des Templiers.


Sur la formule ultra de 156 km, la Lyon-Sainté-Lyon, on assistera sans doute à une explication entre Grégoire Curmer, vainqueur du Grand raid de la Réunion 2019, Arthur Joyeux-Bouillon, 3ème sur la TDS 2021 et le vainqueur sortant Alexandre Boucheix.

Enfin, sur la SaintExpress, on attend le Belge Florent Caelen, champion de Belgique de trail et de course de montagne 2021. Il devra résister à Hugo Altmeyer, récent vainqueur de Lyon Urban Trail 24 km. Chez les dames, la favorite portera les couleurs du Team Matryx avec Lucille Germain, vainqueur notamment cette année de la MCC. 



La marque Circle et la communauté Running Heroes lance le challenge Run for Change, à courir du 26 au 28 novembre, pour se faire du bien et faire du bien à la planète.

Run for Change, de Circle et Running Heroes
Run for Change, un challenge porté par Circle et Running Heroes.

Courir pour planter des arbres, en voilà une bonne idée. Ce challenge est organisé par Circle, marque sportswear écoresponsable en partenariat avec Running Heroes, l’application communautaire. Cette aventure solidaire est organisée pour contrer le Black Friday. Elle vise à aider à sauver la planète et à se faire du bien. L’objectif : au moins 100 000 km pour planter 10 000 arbres avec l’ONG Tree-Nation.

D’autres marques participent également pour relever ce défi en groupe : XIV Running, Chilowé, Jeste, TipToe, Barbes Runners, Social Vison…  

Run for Change
Run for Change, courir pour reboiser la planète.

1 arbre planté tous les 10 km parcourus

Ainsi, du 26 au 28 novembre, tous les 10 kilomètres atteints sur ce challenge, 1 arbre sera planté par Circle, en collaboration avec Tree-nation

Pour participer, c’est en trois clics, par ICI 

En plus de cette opération, un run dans Paris est proposé. Il sera ouvert à tous, le vendredi 26 novembre à 19h. Cette sortie running de 6 km sera animée par Matthieu Muller, tri-athlète et ambassadeur de la marque Circle. Départ de La Caserne au 12 Rue Philippe-de-Girard, 75010, Paris. Pour participer, c’est ICI.



Odysséa, le plus grand circuit de courses caritatives de France fêtera ses 20 ans en 2022. L’occasion de saluer deux décennies d’engagement en faveur de la lutte contre le cancer du sein.

Odyssea Dijon
Une vague rose au coeur de Dijon pour la course Odyssea.

En 20 ans, le circuit de courses et marches Odysséa a permis de collecter 11 035 615 euros pour la lutte contre le cancer du sein. Un million de personnes ont participé à l’une de ses courses pour 7,6 millions de kilomètres cumulés. Sur chaque événement, Odysséa reverse 70% à 100% des sommes recueillies à des programmes de recherche de nouveaux traitements et d’amélioration des parcours de soin.

A l’origine, une histoire de femmes et d’amitié

En 2002, Frédérique Quentin, et Frédérique Jules décident de créer un défi sportif solidaire contre le cancer du sein. Ainsi naît l’aventure Odysséa. Ces deux Frédérique, la première sportive de haut niveau ayant fait partie de l’équipe de France d’athlétisme, la deuxième kinésithérapeute de l’univers du sport, ancienne athlète également, ont rapidement été rejointes par Anne Bergougnoux, qui dirige actuellement l’association et dont la communication est le métier.

« Nous sommes toutes les trois mamans de deux enfants, Odysséa est en quelque sorte notre troisième bébé. Depuis sa création, notre philosophie n’a pas changé : placer le sport au service de la santé, dans une dynamique positive, à travers un événement festif« .

Ensemble, le trio lance une première édition Odysséa à Paris, en 2002. 1 000 femmes sont rassemblées au pied de la Tour Eiffel. L’opération permet ainsi de reverser 10.000 € en faveur de la recherche contre le cancer du sein. Tous les bénévoles sont alors des amis et des membres de la famille.

Depuis 20 ans maintenant, l’histoire se poursuit. Et toujours avec le même élan de solidarité, de partage, de convivialité et de rose.

11 étapes en 2022

L’étape parisienne est donc la plus ancienne du circuit, qui compte désormais 11 dates à travers le pays. A chaque fois, il est possible de courir ou marcher 5 ou 10 km. Et les hommes sont les bienvenus, bien sûr ! Nantes ouvrira l’année à venir et La Réunion en sera la dernière escale exotique.

  • Nantes, le 20 mars
  • Toulouse, le 10 avril
  • Bayonne, le 24 avril
  • Chambéry, le 21 mai
  • Dijon, le 4 juin
  • Ajaccio, le 3 juillet
  • Val d’Isère, le 10 juillet
  • Brest, le 11 septembre
  • Paris, les 1er et 2 octobre
  • Cannes, le 23 octobre
  • La Réunion, les 5 et 6 novembre

Et si vous cherchez à vous dépasser au bout du monde en 2022, pourquoi pas ne tenter l’aventure d’un raid féminin solidaire ?



La Terre des Dieux se courra les sentiers du mythique GR20 en Corse le 22 juillet prochain. Présentation de cet ultra-trail inédit de 165 km.

Terre des Dieux, sur le GR20 corse
165 km sur le GR 20 corse pour la Terre des Dieux.

Après une première édition réussie en 2021, assez confidentielle (143 coureurs) et dans un contexte compliqué, la deuxième édition de Terre des Dieux® s’annonce le 22 juillet en Corse. Cette fois, 500 coureurs sont attendus sur l’île de beauté.

A l’assaut du GR20

« Terre des Dieux propose aux participants d’affronter la montagne corse, explique Marylou Valery, présidente de l’association organisatrice Mantinum. Cela signifie de savoir affronter, sans aide extérieure, les conditions climatiques et les défis physique et techniques que peuvent représenter un ultra sur les sentiers de la Corse. Un beau chantier vous attend, à vous de vous préparer en conséquence pour relever le défi ! »

La course de 165 km et 11 000 mD+ dont 163 km sur les sentiers du GR20, sera ouverte à toute personne née en 2001 ou avant, ayant terminé entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021 une course de montagne de 100 km au minimum, 5000 mD+ au minimum avec un passage à plus de 1500 mètres d’altitude.

Les inscriptions ouvriront le 1er décembre 2021 avec un quota fixé à 500 coureurs maximum.



Le Marathon International de Dakar, plus grand marathon de l’Afrique de l’Ouest a vécu une belle troisième édition. 15 000 coureurs ont participé à ses trois courses alternant visite du centre-ville et bord de mer. Une destination running dépaysante, sous le soleil exactement !

Marathon international de Dakar
Ça part vite, sur le marathon de Dakar ! ©Vincent Krieger

En 2016, le Marathon International de Dakar a été créé pour inaugurer la première autoroute Eiffage de l’Afrique de l’Ouest. Le marathon avait alors emprunté un parcours en aller-retour sur cette autoroute, le classant de ce fait dans la catégorie des marathons très atypiques. Depuis le parcours des 3 courses (10km, semi et marathon) a changé permettant de découvrir la ville de Dakar en courant.

Environ 15 000 coureurs ont participé ce week-end, avec un beau parrain Paul Tergat, immense champion de course à pied. 

Cet évènement sportif a rassemblé toutes les couches de la population sénégalaise par son aspect populaire et culturel mais aussi grâce à plusieurs formats. Une randonnée de 6 km était en ville, ouverte à tous a ainsi ouvert les festivités. 

Dans un pays où le sport est mis en avant, la participation des Sénégalais a été énorme pour cette 3èmeédition. En effet, si le marathon a tenté environ 400 participants, le semi a vu lui s’aligner 1 500 concurrents. Et ce fut carton plein pour le 10 km avec plus de 6 000 participants au départ

Awa Gueye, 77 ans

Chapeau bas, Awa ! Awa Gueye a 77 ans. Cette grand-mère a fait le 10 km en 2h20’52 » ! Figure très connue à Dakar car c’est sa 3ème médaille cette année. On lui souhaite longue vie et une santé de fer.

Marathon de Dakar 2021
Echauffement rythmé avant le marathon de Dakar. ©Vincent Krieger

Chaude ambiance

Départ sous un soleil bien présent à 7h du matin. La température déjà élevée ne va faire qu’augmenter mais pas grave, les organisateurs ont prévu des ravitaillements en nombre. 6 points d’eau sur le semi, cela devrait aller ! Musique à fond pour l’échauffement collectif, tout le monde joue le jeu et c’est un départ sans bousculade devant le Musée des civilisations noires qui est alors donné pour ce 21km. Je prends le départ avec mon amie Ana, un peu angoissée comme moi par la chaleur. Nous partons prudemment. La population participant à ce semi-marathon est mixte, avec beaucoup de femmes dans le peloton. Moi qui la veille me posait sur la participation des femmes à ce genre d’évènement au Sénégal. 

Passage par le quartier de la gare de Dakar magnifiquement restaurée, puis l’hôtel de ville et des quartiers plus populaires avant de rejoindre la corniche le long de la mer. C’est alors que dès le 5ème kilomètre mon dos vient se signaler à mon souvenir… Je sais déjà que le petit muret au centre de cette corniche, qui sépare en deux le circuit en aller-retour de ce semi va être mon meilleur ami ! M’assoir quelques minutes, reposer mon dos, et repartir (souvent en marchant) seront les étapes de ce semi-marathon. Je laisse donc partir Ana, continuant avec le reste des coureurs cette découverte de la ville. On passe bientôt dans les jardins des universités de Dakar. Je découvre alors avec plaisir la faculté de pharmacie et de médecine (je suis pharmacienne…) et surtout un peu d’ombre dans ce parcours de bord de mer. 

marathon international de Dakar
Le Kenyan Geoffrey Birgen gagne le marathon de Dakar en 2h16’46 ».

Courir sur la Corniche…

La corniche offre un espace très agréable pour courir avec un peu de vent, certes. Mais les paysages changent entre plage et constructions modernes. Bientôt, la Grande mosquée mais aussi une vue sur l’ile de Gorée (ancienne ile aux esclaves chargée d’histoire). Le demi-tour s’effectue au km 11 et emprunte pour partie le parcours du marathon. On se fait alors doubler par les coureurs du marathon, dont Yoann Stuck, champion de trail français bien connu de la communauté running, que j’avais rencontré l’avant-veille. 

Ce qui est marquant sur ce semi-marathon c’est la diversité de la population mais plus encore, la solidarité. Il règne ici un état d’esprit d’entraide que je n’ai jamais rencontré sur d’autres courses. Il suffisait que je m’assoie sur ce fameux muret pour que chaque coureur ou agent de secours même loin de moi s’arrête ou vienne me voir pour me demander si tout allait bien, si je voulais manger ou de boire. Incroyable. Sans compter le public toujours présent pour encourager, même sur la fin de course !

Encore une balade sous les arbres sur la corniche et le parcours bifurque vers le centre-ville, passant au milieu d’un marché très populaire, assez incroyable et très vite se profile déjà au loin l’arche d’arrivée.

Une arrivée ultra-organisée pour chaque type de course permettant de récupérer très vite sa médaille, son sac individuel de ravitaillement et surtout une gestion des 3 courses avec des codes couleurs : blanc pour le 10km, bleu pour le semi et noire pour le marathon. Jamais les participants n’avaient autant porté les T shirt fourni ce qui finalement était très simple et très pratique pour les identifier à chaque course !

Alors si vous voulez vivre un grand évènement autrement, courez Dakar ! C’est le slogan de ce marathon qui reste atypique par son parcours, son ambiance, sa convivialité. Le Sénégal représente une destination idéale en famille ou entre amis, encore plus appréciée au mois de février grâce à des températures douces et agréables.

Résultats du marathon 

1H. Geoffrey Birgen (Ken) 2h16’46’’ 

1F. DoreenChemutai (Oug) 2h46’48’’

Résultats du semi 

  1. Daniel Kemoi (Ken) 1h04’
  2. Sharon Arusho Chelimo (Ken) 1h13’15’’

Tous les résultats de l’édition 2021 ICI.



La sortie longue c’est le pilier de la phase spécifique d’une préparation marathon. C’est elle qui permet de gérer la distance de l’épreuve. La bonne allure, la bonne fréquence et la bonne durée vont dépendre de votre objectif chronométrique.

La sortie longue ne doit en aucun cas représenter la distance totale de l’épreuve. Certes, il est tentant de vouloir se rassurer, et se prouver que l’on en est capable. Mais c’est le jour J que vous devrez le montrer. Pas à l’entraînement. Car vous risquez alors d’y laisser toute votre énergie physique et mentale, en vue du jour J, voire d’entraîner un surentraînement. Sans compter les risques de blessures. C’est donc à proscrire formellement lorsqu’on prépare un marathon.

Dans tous les cas, pour établir votre sortie longue, vous ne devez jamais raisonner en termes de distance. En effet, il faut raisonner en durée et non pas en kilomètres. Pourquoi ? Car 30 kilomètres peuvent représenter 2 heures si vous le courez à 15 km/h (en 2h48) et 3 heures si vous le courez à 10 km/h (4h13′). Ce n’est donc pas du tout la même séance ! Raisonner en durée est bien plus logique. Cela permet de mieux quantifier l’effort de manière équitable, quel que soit le niveau de performance.

Sortie longue comment ?

Sortie longue comment?
Sortie longue comment?

La règle des 4/5 permet de bien personnaliser la durée maximale de votre sortie longue. Vous visez 4h ? Votre plus longue sortie ne dépassera pas : 240 minutes x 4/5 = 192 minutes soit 3h12. Si votre objectif est une course où la marche est ponctuelle et programmée, des durées maximales de 3h30-4h sont possibles car cette alternance rend la durée plus supportable, mais à ne pas dépasser en raison des risques de blessures et de fatigue mentale.

La marche choisie permet de repousser le moment fatidique où la marche sera subie. Elle permet donc, contrairement à ce que l’on pourrait penser, de courir moins pour courir … plus au final. Car les parties de course seront, au bout du compte, bien plus importantes. On peut la conseiller à partir d’un objectif de 3h30 (soit 12km/h). A ce niveau, des courtes pauses de 10 à 15 secondes suffisent pour prendre le temps de se ravitailler en toute tranquillité. Puis, au fur et à mesure que les temps de course sont plus longs, on peut prévoir jusqu’à 30 secondes. Une programmation de ces arrêts toutes les 10 minutes permet de se réhydrater correctement. Rappelons qu’il faut viser de boire 500ml/h au minimum.

Progressivité impérative

Il est indispensable de respecter le principe de progressivité. Montez en charge en douceur, au fur et à mesure de votre préparation spécifique. La durée de la première sortie longue de votre programme doit correspondre à celle que vous êtes en mesure de réaliser facilement. Cela signifie que vous devez anticiper cela lors de votre préparation générale. Celle-ci doit vous permettre de débuter votre préparation spécifique avec des durées maîtrisées.

Vous pourrez alors planifier cette dernière en établissant progressivement chaque semaine, les durées qui seront nécessaires à atteindre en fin de préparation en fonction de votre objectif (voir ci-dessus le calibrage des durées des sorties longues par type d’épreuves). C’est à dire augmenter de 10 à 15 minutes maximum par semaine afin de laisser le temps à l’organisme de s’adapter petit à petit.

Vous serez étonné de constater que des durées qui vous semblaient irréalisables à la première lecture de votre plan, se déroulent en fait dans des conditions tout à fait accessibles. Le corps humain a des facultés d’adaptation exceptionnelles. Et le vôtre va vous le prouver à cette occasion. Cette augmentation progressive doit vous permettre d’arriver à la durée maximale dans les semaines qui précèdent votre objectif, c’est-à-dire 3 semaines pour votre marathon.

La bonne fréquence pour une sortie longue

Si elle est essentielle lors d’une préparation marathon, la sortie longue ne doit toutefois pas être banalisée. Ces sorties engendrent en effet des perturbations fonctionnelles qui sont recherchées certes, mais qui peuvent aussi se révéler problématiques si elles sont répétées trop fréquemment. Une séance hebdomadaire est donc la périodicité suffisante et nécessaire.

La bonne allure

La vitesse de la sortie longue est variable. Elle dépend de votre niveau et de l’objectif que vous visez. Un marathonien de haut niveau va inclure des séquences à l’allure de son objectif durant une partie seulement de l’entraînement, le reste étant effectué à vitesse lente car sa vitesse de compétition représente un pourcentage élevé de sa VMA. A l’inverse un coureur débutant peut avoir une vitesse marathon qui est proche de son allure de confort habituelle (65% environ) voire-même au-dessous. Il lui faudra alors apprendre à courir lentement. En somme, la bonne allure se rapproche de celle de l’objectif de chacun. Plus vous serez proche des conditions de l’épreuve préparée, plus votre sortie longue sera spécifique. Et plus elle sera efficace !

A quelle vitesse réaliser la sortie longue ?

Lors de votre séance spécifique marathon, il va s’agir de courir la plus longtemps possible à votre vitesse cible, celle de votre objectif. Et cela va varier en fonction de votre niveau de performance. En effet, cette allure va représenter un pourcentage plus ou moins grand de votre VMA. Plus vous courez vite, plus il sera élevé.

A l’inverse, plus vous êtes novice ou peu rapide et plus ce pourcentage sera faible. Cela signifie que la durée de la séance ne peut pas être la même de manière systématique. Elle doit être calibrée en fonction du coureur.

Lorsqu’on est débutant la vitesse spécifique se rapproche souvent de la vitesse de votre footing de base. Il est alors aisé de faire cette séance. A l’opposé, pour un coureur de haut niveau elle va représenter un pourcentage élevé de la VMA. Cela nécessite alors de concevoir la séance sous forme de fractionné, en temps ou en distance.

Vous serez sans doute intéressé également par notre article: Comment tester sa VMA?

(c) Adobestock & Stage 7 Photography



Ce régime alcalin s’apparente plutôt à un mode de vie santé adapté aux coureur(e)s à pied. L’engouement pour l’alimentation acido basique va croissant et c’est tant mieux. Décryptage. 

©ZAKmac-ThinkstockPhotos

Manque d’énergie, tendinites, contractures à répétition, digestion difficile, poids stagnant ? Si vous cumulez ces symptômes alors il y a de grandes chances pour que votre organisme soit trop acide. On vous explique sur le régime alcalin

Tout bénef pour le sportif ! Oui, des études montrent que le régime alcalinisant pourrait être intéressant pour améliorer les performances lors d’épreuves courtes en tamponnant l’acidité produite mais aussi pour des épreuves plus longues en favorisant la consommation des lipides et en préservant au maximum le glycogène musculaire. Alors, prêt ?

L’équilibre acido-basique à pH 7

Pour être au top, il convient que l’organisme présente un bon équilibre entre l’acidité et la partie alcaline (ou basique). Il doit fonctionner avec des liquides organiques (sang, salive, lymphe) ni trop acides, ni trop alcalins. Le pH (Potentiel Hydrogène) idéal se situant entre 7,1 et 7,4 sur une échelle de 1 à 14. Et si notre organisme produit naturellement des acides lors de la digestion (acide gastrique) ou lors d’efforts physiques (acide lactique), reins et poumons savent les éliminer. Tandis que les sels minéraux (potassium, calcium et magnésium) alcalinisent naturellement le corps. Tout ça fonctionne parfaitement à condition que l’on ne sature pas l’organisme en acides.

©boumenjapet-dobeStock

L’astuce + Buvez chaque matin un grand verre d’une eau riche en bicarbonates très alcalinisante type Vichy ou Badoit, dans lequel vous presserez un jus de citron qui est un formidable alcalinisant.

Pourquoi ça dérape ?

Le stress est le pire ennemi de notre équilibre acido-basique. Il vide nos réserves de magnésium de même que l’hyperactivité mentale, l’atmosphère polluée et les champs électromagnétiques des ordinateurs et téléphones mobiles jouent aussi un rôle négatif. Mais c’est d’abord et surtout parce qu’on mange mal…

En cause, la nourriture industrielle et raffinée, mais aussi la viande rouge, la charcuterie, les fromages, les sucreries, l’alcool, le café, les condiments et le vinaigre (sauf celui de pomme), qui exigent une digestion compliquée, donc acidifiante. Tous sont source d’acides qui rendent les liquides vitaux épais et lents, moins à même de distribuer les nutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments) aux organes. Le corps, obligé de puiser dans ses réserves, s’épuise.


Faites le test 
Pour savoir si vous êtes « trop acide », il faut tester son pH urinaire à l’aide de bandelettes vendues en pharmacie. Ce sont des papiers indicateurs de pH à faire trois fois dans la journée pendant quatre-cinq jours sous le jet d’urine. Attention, les urines du matin sont souvent plus acides à cause de leur concentration. 

Echelle de pH utilisée pour déterminer le PH urinaire

Une assiette équilibrée pour s’alcaliniser

Mais la bonne nouvelle c’est qu’on peut rééquilibrer la balance acido-basique via sa fourchette, l’idéal étant un rapport d’un aliment acidifiant pour deux alcalinisants. Les aliments acidifiants ou alcalinisants selon leur teneur en protéines, sels minéraux mais aussi selon la nature de leurs déchets métaboliques dans notre organisme.

© Howard Shooter-

BON A SAVOIR – On limite… Tous les aliments riches en protéines animales : non seulement ils contiennent des sels minéraux acidifiants (chlore, soufre et phosphore) mais délivrent aussi beaucoup de déchets acides ; les produits industriels et transformés ; le sucre et les produits sucrés ; les boissons alcoolisées et le café. Aliments alcalinisants (à privilégier) : les fruits et légumes car ils contiennent des minéraux (magnésium, calcium, sodium et potassium), mais aussi très peu de protéines, de chlore, de soufre et de phosphore ; épices. Aliments neutres : les céréales, les produits laitiers, les corps gras.

Une liste basée sur un indice appelé PRAL pour « charge rénale acide potentielle » donne une approche assez fiable. Un aliment négatif est basique alors qu’un aliment acidifiant est positif et plus le chiffre est élevé plus le degré acidifiant ou alcalinisant est fort. Par exemple, le curcuma est très basique (-46), la pomme de terre modérément basique (-5), le lait neutre (0.14) et le poulet avec peau acidifiant (+14). 

Au final, le régime alcalin consiste à consommer un maximum de légumes et de fruits (frais et secs), à avoir une alimentation pauvre en protéines animales mais épicée et d’éviter au maximum les produits industriels, le sucre, le café et l’alcool.Raisonnablement conduit ce régime constitue en fait une alimentation équilibrée. Ses avantages sont alors indiscutables pour la santé et le maintien d’un poids stable.



En France, le Trail du Saint-Jacques, le Restonica Trail en Corse et un nouvel ultra à Nice rejoignent l’UTMB World Series. Côté Suisse, il y aura le Verbier, Crans-Montana et l’Eiger. Le Snowdonia Trail s’ajoute au circuit au Royaume-Uni.

Restonica Trail by UTMB
Engagé, le Restonica Trail sur les sentiers du GR 20 corse.

La liste de l’UTMB World Series s’allonge et devrait compter à terme une trentaine d’évènements. Après l’annonce de deux étapes « by UTMB » en France, autour du Trail du Saint-Jacques en Haute-Loire et d’un nouvel évènement Nice Côte d’azur en région PACA fin septembre (on ne connaît pas encore les détails), un 3e ultra-trail tricolore s’ajoute au programme du nouveau circuit, cette fois en Corse.

Véritable institution sur l’île de beauté, le Restonica Trail accueillera du 7 au 9 juillet plus de 1 500 coureurs sur les quatre distances, 110 km, 69 km, 33 km et 17 km autour de Corte. Au coeur de l’île, entre forêts de pins, sentiers engagés, cascades et lacs glaciaires, cette étape estivale promet d’enchanter.

Verbier, Eiger et Crans-Montana côte Suisse

Chez nos voisins Helvètes, on connait désormais trois étapes pour l’UTMB World Series.

Du 15 au 17 juillet, l’Eiger Ultra-Trail, du nom du mythique sommet alpin (3970 mètres) surplombant le village de Grindelwald, en centre Suisse sera une belle étape en 101 km, 51 km, 35 km et 16 km. Egalement un trail « surprise » d’environ 10 km, une course par équipe de 51 km et une nouvelle course en relais de 250 km. Les inscriptions et le tirage au sort pour la dixième édition sont désormais ouvertes ici.

Du 8 au 10 juillet, le Trail Verbier Saint-Bernard, le plus ancien ultra-trail entièrement suisse (2009) rejoint aussi l’UTMB World Series. Avec ses quatre distances l’événement ouvrira la saison d’été en Valais. Les trois courses de 140 km (9 300 mD+), 76 km (5 300mD+) et 45 km (4 000mD+) passeront par le magnifique site de Panossière. Un nouveau 26 km (1 700mD+) plus accessible que la Liddes-Verbier qu’il remplace, sera inauguré sur les hauteurs de Verbier le dimanche 10 juillet. Les inscriptions sont ouvertes dès aujourd’hui.

Enfin, une deuxième étape dans le Valais du 8 au 11 septembre, autour du Wildstrubel by UTMB. Cette nouvelle épreuve verra le jour au départ de Crans-Montana. Elle s’annonce comme une expérience unique entre les Cantons du Valais et de Berne, en passant par Loèche-les-Bains, Kandersteg, Adelboden et Lenk. Au choix : 106 km (6 000 mD+), 50 km (2 500mD+) ou 23 km. Les inscriptions au Wildstrudel by UTMB® ouvriront au début du mois de décembre.

Snowdonia Ultra-Trail by UTMB
Snowdonia Ultra-Trail by UTMB

Et une étape au Pays de Galles

Autre annonce, l’intégration de l’Ultra-Trail Snowdonia, passant lui dans le circuit UTMB World Series. Il se déroulera du 1er au 3 juillet, dans le parc National de Snowdonia, au Nord du Pays de Galles. A l’affiche, il y aura trois distances : 50 km, 100 km et la course phare de 100 miles, connue comme une « bête magnifiquement brutale ».

Calendrier provisoire des UTMB® World Series Events 2022 (à date)

– Tarawera™ Ultramarathon by UTMB® (Nouvelle-Zélande), 12 février

– Ultra-Trail Australia™ by UTMB® (Australie), 12-15 mai

– Trail du Saint-Jacques by UTMB® (France), 11 juin

– mozart 100™ by UTMB® (Autriche), 18 juin

– La Sportiva® Lavaredo Ultra Trail® by UTMB® (Italie), 23-26 juin

– Trail 100 Andorra™ by UTMB® (Andorre), 24-26 juin

– Western States® 100-Mile Endurance Run (USA), 25-26 juin

– Ultra-Trail Snowdonia by UTMB®, (Pays de Galles), 1-3 juillet

– Restonica Trail by UTMB® (Corse, France), 7-9 juillet

– Val d’Aran by UTMB® (Espagne), 7-10 juillet

– Trail Verbier Saint-Bernard by UTMB®, (Suisse), 8-10 juillet

– Eiger Ultra Trail by UTMB®, (Suisse), 15-17 juillet

– Wildstrubel by UTMB®, (Suisse), 8-11 septembre

– Nice Côte d’Azur by UTMB® (France), 22-25 septembre

– Puerto Vallarta México by UTMB® (Mexique), octobre

– Thaïland by UTMB® (Thaïlande), 10-13 novembre

– TransLantau™ by UTMB® (Hong Kong), novembre

– Panda Trail by UTMB® (Chine), dates à confirmer

– Gaoligong by UTMB® (Chine), dates à confirmer.

– UTMB® World Series Finals ; UTMB® Mont-Blanc (France, Italie, Suisse), 22-28 août



Marseille figure dans le top 20 mondial des villes les plus sportives au monde selon une étude réalisée par Reebok. Amsterdam décroche la palme du classement et Paris en est absent.

La Corniche, spot phare des coureurs marseillais, ici sur le Run in Marseille.
La Corniche, spot phare des coureurs marseillais, ici sur le Run in Marseille.

Reebok a récemment publié une recherche analysant plus de 60 villes à travers le monde afin de révéler les villes du monde les plus actives physiquement. Amsterdam décroche la palme. Sans surprise. En effet la ville compte le plus grand nombre de cyclistes, avec près de 46 % de ses habitants qui se rendent au travail en vélo, ainsi qu’un taux important d’adeptes de la salle de sport, correspondant à 17,5 % de la population. 

Suivent les capitales scandinaves, Copenhague, Helsinki et Oslo. Valence, en Espagne complète ce top 5 mondial. Marseille, où l’on vient de courir la classique Marseille-Cassis suit, en 6e position. 6% de cyclistes avec un taux d’espaces verts de 29,3 pour la cite phocéenne. Au printemps prochain, les coureurs y retrouveront avec plaisir le triptyque Run In Marseille organisé par ASO.

Top 20 des villes les plus sportives au monde
Résultat de l’étude sur l’état du fitness dans le monde par Reebok.

Paris, hors-classement mondial, mais sportive tout de même

Ensuite, figurent toutes les autres capitales européennes, de Berlin à Barcelone en passant par Vienne, mais aussi deux villes canadiennes Ottawa et Montréal. Paris est la grande absente de ce top 20 mondial croisant plusieurs paramètres (prix moyen d’un abonnement mensuel à une salle de sport, taux d’habitants se rendant au travail à vélo, degré de manque d’activité physique, taux d’espaces verts, pourcentage de la population fréquentant une salle de sport, taux d’obésité).

Top 10 villes les plus sportives de France
Top 10 villes les plus sportives de France, selon une étude de Reebok.

Pourtant, selon cette étude, cette fois à l’échelle nationale, notre capitale est bien la ville française accueillant les habitants les plus actifs avec 16% de personnes se rendant au travail à pied et 10 % de personnes allant au boulot à vélo. A ce palmarès tricolore, croisant plusieurs données quasi similaires, suivent Bordeaux, Montpellier, Rennes, Marseille, Lille, Grenoble, Nantes, Strasbourg et Lyon.



Le Marathon international In Deauville a vécu une belle 2e édition le week-end du 14 novembre. Autour des célèbres Planches, un festival de courses, du 5 km au marathon. Sandrine l’a vécu côté bénévoles. Elle raconte. 

Marathon de Deauville-expérience bénévolat
Remise des médailles sur les Planches de Deauville.

Il y a deux ans pour sa première édition, le Marathon In Deauville avait fait forte impression avec plus de 5000 concurrents dans ses rangs. Il avait aussi généré quelques points d’améliorations. Parmi les remarques, des parcours jugés difficiles et un ravitaillement final trop vite dévalisé. Pour ce grand retour, l’organisation a bien rectifié le tir.

Cette deuxième édition, ce fut une grande première pour moi. J’étais bénévole le dimanche sur le semi et le marathon. Cela faisait bien longtemps que je voulais « passer de l’autre côté de la barrière ». Mais mes envies de courir me rattrapaient à chaque fois… Comment résister à l’euphorie d’un départ, et le bonheur de la ligne d’arrivée ?

Coureuse le samedi, bénévole le dimanche

En fait, j’ai pu faire les deux ! J’ai d’abord couru le 10km le samedi à 16h. Une super expérience. Le parcours était extra-plat, propice aux performances. J’ai récupéré un kit du bénévole et hop, le lendemain dimanche matin, à 7h15, j’étais prête à accueillir les coureurs aux consignes.

Première surprise, les coureurs reviennent en nombre après le dépôt initial de leurs affaires pour chercher « un truc oublié dans leur sac » ou « remettre ma veste car la maintenant j’ai bien chaud… ». Ah ? Il faut donc retourner chercher le sac classé par numéro sur les étagères, le rapporter puis le ranger une seconde fois. En étant bien concentrée car la chef des consignes l’a bien dit : un sac mal rangé est un sac perdu !

Et vu le nombre de sacs, je comprends tout de suite la problématique (2680 inscrits sur le semi-marathon). 

Mais les coureurs, quoique très stressés pour certains car c’est leur première course, sont extrêmement reconnaissants du service rendu. Beaucoup ont un mot gentil pour la dizaine de bénévoles qui courent partout derrière le guichet…

Mais ces bénévoles qui sont-ils ? Si on reprend la définition du bénévolat : faire sans obligation et gratuitement, qui rend service sans demander de rémunération en retour, sans en tirer profit. Les synonymes : désintéressé, gracieux, gratuit, spontané, volontaire.
En fait rien de compliqué. A la portée de chacun de nous. Ceux qui m’entourent sont de tous les âges, de professions différentes, issus des clubs de la région, qui aident et se font aider à leur tour.

C’est donc une joyeuse équipe, plutôt à majorité féminine, qui s’active autour des consignes. Le départ du semi-marathon est donné. A part cette coureuse qui arrive avec 2 minutes de retard c’est enfin le calme complet derrière le guichet. Pas pour longtemps. Les coureurs de marathon vont prendre très vite le relais. Une équipe doit bientôt se constituer pour la remise des médailles. Je me porte volontaire bien sûr. 

Première constatation pour ce poste « final », il faut installer tables et portants pour les médailles. Mais surtout ; il va falloir sortir ces fameuses récompenses de dizaines de cartons et sac plastiques dans lesquels elles sont emballées. Qu’à cela ne tienne une dizaine de mains s’activent pour sortir ces magnifiques médailles du semi et de les mettre en ordre pour qu’elles soient prêtes à être passées autour du cou des coureurs.

marathon de Deauville-bénévolat
Remise des médailles, sur le marathon de Deauville 2021

J’ai remis sa médaille à Thomas Voeckler

Cela fait déjà une heure que le départ du semi a été donné. Nous continuons à nous activer quand arrive le vainqueur.1h02’ au compteur, le record de 2019 est battu. Nous nous précipitons toutes alors pour lui remettre sa médaille !

Les coureurs vont ensuite défiler. Rares sont ceux qui récupèrent leur médaille d’un air dédaignex, il y en a quand même quelques-uns ! La plupart nous remercient, tombent dans nos bras, pleurent d’avoir réussi à finir. 

J’aurai même l’honneur de remettre la médaille à Thomas Voeckler. L’ex cycliste professionnel a fini son semi-marathon dans un excellent temps de 1h17’. Je verrai aussi Vincent Dogna, le peintre-marathonien, ravi de recevoir sa médaille de mes mains. Puis d’autres amis coureurs arriveront, tout surpris de me voir là, parmi les bénévoles. Ce seront de beaux moments d’émotions !

Sitôt le dernier coureur du semi arrivé, il nous faut préparer les médailles du marathon. Rebelotte, on s’active pour sortir les récompenses des cartons.

Au bout de 2h21’, le premier coureur du marathon franchira la ligne. Nous recommençons le rituel. Beaucoup de mots de réconfort pour ces finishers qui sont souvent physiquement (et parfois moralement) atteints après 42,195 km d’efforts. 

J’aurais le plaisir d’accueillir un couple d’amis avec qui j’ai passé ce weekend sportif à Deauville. Ils ont couru le 10km avec moi la veille et enchaîné le marathon le lendemain. Fabien et Céline finiront tous les 2 dans des chronos excellents. Leur remettre leur médaille de finisher sera une source de bonheur pour moi.

La file des arrivées se poursuit mais avec une densité de coureurs de plus en plus éparse ce qui me permettra de prendre alors congés de mes compatriotes bénévoles du jour : Liza, Eléonore, Pascale, Odile…

Heureuse de cette expérience. Courte mais intense. « Passer de l’autre côté de la barrière » comme on dit souvent, je ne peux que recommander d’y goûter au moins une fois dans sa vie de coureur. Vous en repartirez empli d’émotions positives. Presque aussi fatigué qu’après une course, avec la satisfaction d’avoir donné un peu de son temps pour les autres.