Tiques & moustiques : les bons réflexes

L’été, c’est aussi la haute saison pour les tiques et les moustiques. Comment éviter leurs piqûres en courant ? Quels sont les risques ? On vous dit tout.

Ennemi du coureur, la tique se cache dans les bois ou les hautes herbes. Cet acarien s’accroche à la peau. Elle se niche souvent dans les grands plis des articulations (aine, aisselle, arrière du genou, etc.). Sa piqure est indolore. La tique commence généralement à se nourrir au bout de 12 à 24 heures. Le risque d’infection est faible si elle est enlevée rapidement.

Si vous remarquez une rougeur autour d’une morsure de tique, foncez chez le médecin afin qu’il vous prescrive des antibiotiques. Si vous ne faites rien, cette zone va s’étendre puis disparaître. Mais les ennuis commenceront avec douleurs articulaires, problèmes neurologiques et/ou anomalies du rythme cardiaque. Cette maladie de Lyme touche 5 000 à 10 000 personnes chaque année en France. Si vous voyagez, renseignez-vous car les tiques peuvent transmettre des maladies encore plus graves.

Eviter les tiques en courant

Lors de vos footings cet été, préférez les sentiers larges et propres. Evitez les hautes herbes, les monotraces envahis de végétation et les zones boisées et/ou humides lorsque vous avez les jambes nues. Attachez vos cheveux, enfilez une casquette avec un linge couvrant la nuque, optez pour un maillot à manches longues et un collant long en couvrant vos jambes jusqu’aux chaussettes. Vous pouvez utiliser une pommade, une lotion ou un spray répulsif sur les zones de peau non couvertes et vos vêtements. Le bon réflexe une fois chez vous : inspecter les replis de votre peau, car ces piqûres sont indolores.

La morsure de tiques est indolore. De retour de vos séances en sous-bois, inspectez-vous bien le corps avant de passer sous la douche.
Si vous remarquez une rougeur autour d’une morsure de tique, foncez chez le médecin afin qu’il vous prescrive des antibiotiques.

Tique incrustée : que faire ?

Mettez une noisette de savon liquide sur une boule de coton, dont vous couvrirez la tique en tamponnant pendant 15 à 20 secondes. Si l’insecte ne se colle pas au coton, servez-vous d’un tire-tique. A défaut, d’une pince à épiler que vous réchaufferez sous l’eau chaude. Attention, le contact du froid risquerait de lui faire vider sa salive et de répandre ses bactéries. Attrapez la tique au ras de la peau. Tirez doucement en tournant en sens inverse des aiguilles d’une montre. Il ne faut pas casser la tête enfoncée dans la peau. Désinfectez vos mains et l’endroit de la morsure. Si vous n’avez pas pu tout enlever, sachez que les éventuelles parties de la mâchoire restées dans la peau seront rejetées en quelques jours. Si l’endroit de la morsure s’enflamme, consultez, et conservez la tique dans une boîte, afin de la faire analyser.

Sus aux moustiques !

Toujours désagréables, leurs piqûres deviennent de plus en plus inquiétantes dans le sud-est de la France, depuis que le moustique « tigre » s’y est implanté en 2004. Or ce moustique peut transmettre des affections relativement graves telles que le chikungunya. Une première épidémie qui a touché La Réunion en 2006-2007. Désormais, nous ne sommes plus à l’abri.

Le moustique tigre peut transmettre des affections relativement graves telles que le chikungunya.
©Adobestock

Le chikungunya, c’est quoi ?



Quatre à sept jours après avoir été piquée, la personne souffre d’une fièvre supérieure. 38,5°C, avec maux de tête, douleurs articulaires et éruption cutanée légère. La maladie évolue ensuite sur une semaine à dix jours, puis est suivie d’une fatigue intense qui peut persister plusieurs semaines. Les fortes douleurs articulaires, associées à des courbatures peuvent subsister plus longtemps. Une bonne forme physique n’atténue pas les signes cliniques de cette affection et aucun vaccin, médicament, ni extrait de plante n’a encore fait ses preuves contre ce virus. La seule possibilité reste d’utiliser un antalgique pour lutter contre la douleur et la fièvre, ainsi que de boire abondamment pour éviter la déshydratation.

Evitez les moustiques à la maison

Supprimez tous les récipients ou objets pouvant contenir de l’eau stagnante. Ce sont des milieux propices au développement des larves. Portez des vêtements longs et amples, recouvrant bras et jambes. Ils peuvent être imprégnés de perméthrine ou de deltaméthrine. En effet, bon nombre de piqûres de moustiques se produisant à travers les tissus. Ces produits résistent à quelques lavages et permettent aussi de repousser les tiques, mais ils ne doivent jamais être appliqués directement sur la peau. Plutôt que de vaporiser votre intérieur d’insecticides plus ou moins toxiques, équipez votre lit et vos fenêtres de moustiquaires enroulables bien ajustées. Et avant de partir en voyage à l’étranger, renseignez-vous sur les risques de dengue, fièvre jaune, paludisme et autres maladies transmises par les moustiques.

Si vous courez en petite tenue…

Utilisez un répulsif cutané en tenant compte de sa durée d’action (trois à six heures). Ce type de produit ne doit jamais être en contact avec les muqueuses ni les yeux. En cas d’utilisation d’un vaporisateur, dirigez-le d’abord sur les mains, puis étalez sur les zones du visage à protéger. Lavez-vous ensuite les mains. N’appliquez jamais de répulsif sur une coupure, une plaie ou une peau irritée, ni en même temps qu’une protection solaire, mais au moins 20 mn après celle-ci.