New York a fêté la 50e édition de son mythique marathon en compagnie de 33 000 coureurs. Pour ce cinquantenaire, pas de Français dans Big Apple et deux Kenyans patrons, Albert Korir et Peres Jepchirchir.

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Cinquante ans pour ce Marathon de New York, qui fait rêver les coureurs du monde entier.  En 2019, derrière édition en date, 53 627 finishers, un record planétaire. Dire qu’en 1970, ils n’étaient que 55 à boucler ce 42,195km, tracé alors en quatre tours dans les allées de Central Park ! 

Désormais, le circuit donne à voir les 5 quartiers de New York depuis Staten Island. Brooklyn, Queens, Manhattan, le Bronx, puis Central Park. Un tracé exigeant pour ce World Marathon Majors, vécu tambours battants dans la liesse générale. 

Les Français privés du 50e

Cette année, ce fut une célébration en « petit comité ». 30 000 coureurs y ont participé ce dimanche 7 novembre, soit 23 000 concurrents de moins qu’en 2019, dernière édition record.

Les coureurs européens de l’espace Schengen, du Royaume-Uni, de l’Irlande, du Brésil, de l’Afrique du Sud, de l’Inde, de la Chine et de l’Iran ont été privés de la fête. La réouverture des frontières aux Etats-Unis était effective le lendemain, 8 novembre. Une grande déception pour les Français, qui représentent traditionnellement 7 % des engagés. 

Après deux ans d’absence, dans une ville où plus de 34 000 personnes sont mortes du Covid-19, cette édition anniversaire était chargée d’émotions, comme le fut l’édition post 11-Septembre, en 2001. 

Bekele a calé 

En tête de course, on attendait Kenenisa Bekele, triple champion olympique sur 5000 et 10 000 mètres. L’Ethiopien, récent 3e du marathon de Berlin avait le record de New York dans le viseur (2h05’50’’ du Kenyan Geoffrey Mutai en 2011). Finalement, Bekele a calé. Le Kenyan Albert Korir a décroché la victoire en 2h08’22’’. Une belle revanche après sa 2e place en 2019. Sa compatriote Peres Jepchirchir, médaillée d’or aux Jeux olympiques de Tokyo cet été, a brillé en 2h22’39’’.