Marathon de New York : ce qu’il faut savoir

Le Marathon de New York fêtera sa 51e édition le 6 novembre 2022. Une ambiance électrique attend 50 000 concurrents qui défileront à travers ses cinq quartiers. Conseils et repérage du parcours.  

Attendu ce Marathon de New York 2022 ! L’an dernier, ce « magic marathon » avait célébré son 50e anniversaire en petit comité. Seulement 30 000 coureurs y avaient participé. C’est 23 000 concurrents de moins qu’en 2019, dernière édition record avec 53 627 finishers recensés. Car avec le Covid, les coureurs de l’espace Schengen avaient été privés de la fête. En effet, la réouverture des frontières aux Etats-Unis était effective le lendemain de la course. Une grande déception pour les Français, qui représentent traditionnellement 7 % des engagés.

Les Français de retour sur le Marathon de New York

Car depuis des décennies, les Français représentent ici le premier contingent d’étrangers. Cette année, plus de 2 500 « frenchies » seront de retour à Big Apple, escortés par les quatre tours opérateurs officiels, Planet Tours, France Marathon, Ouest-Voyages et Sportstoursinternational. Parmi les six World Marathon Majors, New York est de loin le plus mythique. Celui qui fait rêver les coureurs du monde entier. Ici, la liesse est générale. Tout New York s’attroupe sur les trottoirs pour acclamer ses marathoniens.

De Staten Island à Central Park, ce voyage de 42.195 km à travers Big Apple vous laissera des souvenirs impérissables. Mais ce marathon est aussi sans conteste le plus relevé du circuit mondial. Voyons comme gérer au mieux cette traversée des 5 quartiers new yorkais.

Départ sur le pont Verrazano pour le Marathon de New York.
©J-P.Durand

Un tour en 5 quartiers

D’abord l’attente sur Staten Island. Ce sera très long. Comptez jusqu’à quatre heures après un premier transfert entre votre hôtel et Manhattan, puis un autre dans les fameux bus scolaires jaunes. Souvent par grand froid, parfois en plein vent. Un conseil : couvrez-vous ! Vieux blouson, pantalon de jogging, bonnet, gants. Jetés après votre départ, ces vêtements seront ensuite collectés par l’association, Goodwill, l’équivalent de notre Emmaüs.

Pensez aussi au sac poubelle, pratique pour s’asseoir sans se mouiller les fesses. Autre indispensable de ce Marathon de New York : des en-cas. Car votre petit déjeuner ingurgité vers 3h du matin, sera déjà loin. Côté boisson, vous trouverez de tout à profusion sur place. Le premier départ sera donné à 9h40, le dernier à 10h55. Il sera difficile de s’échauffer dans les sas. Le premier mile lui sera couru en montée pour enjamber le pont Verrazano. Ne vous emballez pas. Profitez plutôt de la vue sur Manhattan !

Ensuite, ça planera à Brooklyn. Six kilomètres de ligne droite pour cette « autoroute » qui compte un premier faux plat du 12e au 14e km. Après la sérénité des foulées cadencées sur le Verrazano, c’est l’effervescence. Le public s’attroupe sur autour de la 4e avenue (du 5e au 10e km). Les spectateurs scandent des « You can do it » entrecoupés de refrains jazzy. Ensuite, de nouveau le silence dans le quartier juif orthodoxe, entre le 16e et le 17e km. 

Passage par le pont Queensboro pour le Marathon de New York
©NYRR-Courtesy

Marathon de New York : le second semi plus costaud

Pulaski marquera le semi de ce marathon de New York. Avec au passage, une côte de 400 à 500 mètres avant d’entrer dans le Queens. Courte, mais raide cette montée donne le ton du deuxième semi. Il sera beaucoup moins roulant que le premier ! Suit Queensboro Bridge (24e au 26ekm). Plus d’un kilomètre de montée, en silence, sans spectateurs. Puis au fil de la descente, on se laissera gagner par le brouhaha de de la foule. Elle hurle sur la 1ère avenue. Un virage à angle droit, et là Manhattan s’ouvre à vous.

Vue sur Manhattan pendant le Marathon de New York.
©NYRR-Courtesy

Bienvenue sur la 5e avenue

Du 27e au 31ekm, ce sera 4 miles en ligne droite dans Manhattan. Des kilomètres interminables et jubilatoires à la fois. L’atmosphère électrise. Encore un pont, celui de Willis dans le Bronx. Ensuite, des relances après les virages de la 3rd avenue et 138th street pour prendre la direction de Central Park.

Bienvenue sur la célèbre 5e avenue. On la remonte à partir 34e  km. Plus d’1,5 km de côte à endurer, agrémenté par la suite,de faux plats entre la 106e et la 80e rue. Un coup de grâce vécu dans l’allégresse. Car c’est tout New York qui vous escorte dans Central Park pour les trois derniers miles. Il faudra encaisser quelques toboggans dans ses allées boisées (après le 36e km), dont une belle grimpette de 800 mètres à un kilomètre du finish. Et voilà « you did it ».

On vous remettra votre médaille, une couverture de survie et un dernier ravito. Si vous avez laissé un sac au départ, il faudra marcher pour le récupérer, en fonction de votre nom de famille, jusqu’à 2 kilomètres. Si vous n’avez pas déposé de sac (la meilleure option) vous aurez droit à un beau poncho en polaire à récupérer un kilomètre après la ligne. Surtout, gardez votre médaille au cou les jours suivants. Les new yorkais vous féliciteront comme un champion.

Arrivée mythique dans Central Park pour le Marathon de New York
©NYRR-Courtesy

Bien gérer votre séjour sur le Marathon de New York

Participer au Marathon de New York, c’est d’abord bien gérer le jet lag. Après les heures de vol et l’attente aux douanes, il est tentant en arrivant de s’écrouler sur le lit de son hôtel. C’est une erreur ! Mieux vaut lutter pour résorber rapidement ce décalage horaire. Il est plutôt favorable lorsque l’on traverse l’Atlantique. L’autre piège, c’est de vouloir arpenter en long et en large cette ville qui ne dort jamais les jours qui précédent la course. Essayez plutôt de vous préserver, de faire du jus comme on dit. Pour cela, une arrivée sur le place le vendredi paraît plus appropriée. Vous aurez ainsi le temps de visiter New york après la course, au ralenti, certes, mais en héros !

Le lendemain de votre arrivée, allez faire un petit footing dans Central Park. Pour palper l’ambiance et décrasser les jambes. Il sera ensuite temps d’aller retirer votre précieux sésame. Là encore pour éviter de piétiner au maximum, on choisit de créneau de fin de journée, le vendredi ou le samedi.

Jour J, les détails pratiques

Votre numéro de dossard indiquera votre heure de départ avec un code couleur. Bleu et orange, vous serez sur le pont. Vert ? Vous partirez alors en dessous. Vous devrez entrer dans votre sas 45 minutes avant le départ officiel. Comme évoqué plus haut, l’attente sera longue, souvent dans une ambiance fraîche et ventée. Prévoyez donc le nécessaire. Détail pratique, les toilettes. Ils sont en nombre au départ, y compris dans chaque sas ! Tout au long du parcours, vous en trouverez aussi « dos à la rue ».

Côté ravitaillements, vous en trouverez tous les miles, de chaque coté des rues. Ils proposent de l’eau dans des gobelets, de la boisson énergétique ainsi qu’un gel vers le 30e km. Mais pas de solide ! Tenez-en compte vu que votre petit déjeuner aura été très matinal.