Épreuve incontournable du calendrier running, la ASICS SaintéLyon confirme son énorme attractivité. Chaque année, les dossards partent en quelques heures et la liste d’attente explose. En 2026, l’événement franchit un cap avec l’arrivée d’une nouvelle course : la SaintéVia (35 km).
Pour sa 72e édition, les 28 et 29 novembre 2026, la ASICS SaintéLyon enrichit son offre avec un format intermédiaire. La SaintéViaproposera un parcours de 35 km et 630 m de D+, au départ de Mornant. Les coureurs longeront en partie les vestiges de l’aqueduc romain du Gier, construit pour alimenter Lugdunum. Résultat : un tracé roulant, rapide et chargé d’histoire, idéal pour découvrir l’ambiance unique de la SaintéLyon.
Les organisateurs ouvrent les inscriptions le 30 avril 2026 à 13h, avec seulement 1 000 dossards. La demande s’annonce très forte. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour cette édition 2026, les formats majeurs se sont remplis en quelques heures seulement, laissant aujourd’hui plus de 13 000 coureurs en liste d’attente. La SaintéVia fait partie des rares courses encore accessibles… mais pour combien de temps ?
La SaintéLyon ne se contente pas d’ajouter une course. Les organisateurs renouvellent aussi l’expérience avec plus de 40 % du parcours modifié par rapport à 2025. La distance reine entre Saint-Étienne et Lyon affiche 80 km et 2 400 m de D+, soit un dénivelé en hausse. Les prochains mois permettront de découvrir en détail ces nouveaux tracés.
Avec la SaintéVia, la ASICS SaintéLyon 2026 cible un public plus large sans perdre son ADN : une course nocturne, hivernale et exigeante. Ce format de 35 km offre une porte d’entrée idéale tout en conservant l’esprit trail qui fait le succès de l’événement.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/SAINTEVIA-mxpstudio9.jpg450800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-04-29 08:43:002026-04-29 11:47:22ASICS SaintéLyon 2026 : la nouvelle SaintéVia (35 km) va faire le plein
Le 26 avril lors du Marathon de Londres, Sabastian Sawe est devenu le premier homme à courir les 42.195 km en moins de deux heures en compétition officielle. En 1h59’30, le Kényan ne se contente pas d’un record du monde : il franchit une frontière symbolique de l’athlétisme. Retour sur le parcours de ce coureur discret, désormais référence absolue du running mondial.
Les bras levés sur The Mall face de Buckingham Palace, Sabastian Sawe fait basculer l’histoire. En remportant l’épreuve en 1h59’30, le Kényan est devenu le premier homme à franchir officiellement la barre des deux heures sur marathon, établissant un nouveau record du monde sur la distance.
Des origines kényanes loin des projecteurs
Né en 1995 au Kenya, Sabastian Sawe grandit dans un environnement où la course à pied fait partie du quotidien, comme pour de nombreux athlètes d’endurance du pays.
Issu d’une famille modeste, il grandit avec le soutien de ses parents, qui encouragent rapidement son implication dans le sport malgré des moyens limités. Cette stabilité familiale joue un rôle important dans sa construction personnelle et dans sa discipline, souvent mise en avant par ses proches comme l’un de ses traits dominants.
Sawe se révèle d’abord sur semi-marathon, discipline dans laquelle il progresse rapidement. Sa transition vers le marathon intervient au début des années 2020, un choix qui va transformer sa carrière.
En quelques saisons seulement, il s’installe parmi les meilleurs mondiaux. Ses chronos descendent progressivement vers les 2h02, niveau réservé à l’élite absolue. Cette régularité le place comme un outsider crédible pour les grandes victoires internationales.
L’explosion sur le circuit mondial
À partir de 2024, Sabastian Sawe franchit un cap décisif. Il enchaîne les performances de référence sur les plus grands marathons du monde, notamment à Valence, Londres et Berlin. Cette constance au plus haut niveau confirme son statut de coureur majeur du circuit.
Sa capacité à répéter des chronos de très haut niveau sur des parcours rapides mais exigeants attire progressivement l’attention des observateurs, qui voient en lui un futur prétendant au record du monde.
Londres 2026 : la course qui change tout
Le Marathon de Londres 2026 marque l’apogée de sa progression. Dans des conditions idéales et face à un plateau exceptionnel, Sawe réalise une course parfaite, la toute dernière super shoes adidas Adizero Adios Pro Evo 3.
Il s’impose en 1h59’30, devenant le premier homme à courir un marathon officiel en moins de deux heures. Derrière lui, l’Éthiopien Yomif Kejelcha (1h59’41) et l’Ougandais Jacob Kiplimo (2h00’28) complètent un podium historique, sous l’ancienne marque mondiale. Jamais une telle densité de performances n’avait été observée sur une seule course.
Intégrité et lutte antidopage
Comme beaucoup d’athlètes kényans, Sabastian Sawe s’inscrit dans un système d’entraînement structuré autour de camps spécialisés en endurance. Ces structures ont façonné plusieurs générations de champions du marathon mondial.
Son évolution repose sur une discipline stricte, un volume d’entraînement élevé et une progression méthodique vers la distance reine.
Dans un contexte où le marathon est régulièrement confronté à des affaires de dopage, la progression fulgurante de certains athlètes suscite toujours des interrogations.
Sabastian Sawe évolue toutefois dans un cadre de contrôle strict. Tout au long de sa montée au plus haut niveau, il a été soumis à de nombreux tests antidopage, notamment hors compétition. Selon les éléments connus à ce jour, aucune anomalie n’a été relevée et son profil reste considéré comme conforme aux exigences des instances internationales.
Cette transparence et cette régularité contribuent à renforcer son image d’athlète discipliné, attaché à une progression construite sur la performance sportive pure.
Le Marathon de Londres 2026 restera comme l’une des éditions les plus marquantes de l’histoire du running et du marathon mondial. Sur les routes de la capitale britannique, la course masculine a franchi un cap inédit avec trois athlètes terminant sous les deux heures, tandis que chez les femmes, Tigist Assefa a amélioré son propre record du monde dans une course exclusivement féminine.
La performance majeure de cette édition revient au Kényan Sabastian Sawe, vainqueur en 1h59’30. Il devient le premier marathonien de l’histoire à passer officiellement sous la barre des deux heures en compétition homologuée, effaçant ainsi le record du monde de Kelvin Kiptum (2h01’35 en 2023), tragiquement disparu dans un accident de voiture depuis.
Derrière lui, l’Éthiopien Yomif Kejelcha réalise lui aussi un exploit historique en terminant en 1h59’41. L’Ougandais Jacob Kiplimo complète un podium exceptionnel avec un chrono de 2h00’28, un temps qui aurait encore récemment constitué un record du monde.
Jamais une telle densité n’avait été observée sur un même marathon. Cette coursemarque ainsi un tournant majeur dans l’histoire de la discipline.
Tigist Assefa améliore son record du monde sur marathon féminin
Chez les femmes, la performance de Tigist Assefa confirme la montée en puissance du marathon féminin. Sur une course exclusivement féminine, l’Éthiopienne s’impose en 2h15’41 et améliore son propre record du monde établi lors de l’édition précédente à Londres en 2h15’50.
Déjà victorieuse en 2025 sur le même parcours, elle confirme sa domination sur le marathon londonien et s’impose comme l’une des figures majeures de la discipline. Sa progression régulière illustre également l’évolution globale du niveau chez les femmes, où les records continuent de tomber à un rythme soutenu.
Le marathon entre dans une nouvelle ère de performance
La simultanéité de ces performances exceptionnelles souligne une évolution profonde du marathon moderne. L’augmentation du niveau s’explique par la professionnalisation accrue des athlètes, des méthodes d’entraînement toujours plus scientifiques et une optimisation poussée de la préparation physique.
La nutrition, la récupération et la planification des charges d’entraînement jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans la performance. À cela s’ajoutent les innovations technologiques, notamment les chaussures à plaque carbone, qui ont contribué à améliorer l’économie de course et à accélérer les chronos sur la distance.
Dans ce contexte, voir trois athlètes passer au même moment sous des barrières chronométriques historiquement inaccessibles confirme que le marathon entre dans une nouvelle phase de son évolution.
Une performance qui interroge autant qu’elle fascine
Si cette édition 2026 du Marathon de Londres impressionne par son niveau, elle soulève également des interrogations. La progression rapide des performances dans le marathon de haut niveau n’a que peu d’équivalents dans l’histoire de l’athlétisme.
Le contexte reste marqué par une vigilance accrue autour du dopage dans le sport d’endurance. Plusieurs affaires récentes ont renforcé l’attention portée aux performances exceptionnelles, même si aucune irrégularité n’a été relevée concernant cette édition londonienne.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Sabastian-Sawe_2.png391800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-04-26 20:19:002026-04-27 11:24:03Marathon de Londres : trois hommes sous les 2 heures et un record du monde historique chez les femmes
Enchaîner les courses peut sembler logique pour progresser. Pourtant, multiplier les dossards est souvent contre-productif. La performance ne se construit pas en accumulant les compétitions, mais dans la régularité, la planification et la cohérence de l’entraînement. Savoir renoncer à certaines courses, c’est souvent faire le choix de réussir celle qui compte vraiment.
Chez les coureurs motivés, le piège est classique : un 10 km « pour se tester », une course locale, un semi-marathon pour se rassurer, un HYROX « pour varier »… puis une dernière course avant l’objectif principal.
L’intention est bonne, mais l’accumulation de compétitions finit par nuire à la progression. Chaque course casse la continuité de l’entraînement : on alterne entre préparation et récupération, sans jamais construire un cycle réellement efficace.
La vraie question n’est pas le nombre de courses, mais le nombre de semaines d’entraînement de qualité que l’on parvient à enchaîner.
La performance en course à pied repose sur la planification
La science est claire : progresser en endurance nécessite une planification structurée, avec une montée en charge progressive suivie d’un affûtage.
Un affûtage d’environ deux semaines, avec une baisse du volume mais un maintien de l’intensité, est aujourd’hui considéré comme optimal. Cela implique une préparation spécifique sans perturbation dans les semaines clés.
Autrement dit, ce qui fait progresser un coureur, ce ne sont pas les courses, mais la régularité de l’entraînement.
Une course n’est jamais une simple séance
Considérer une compétition comme une séance d’entraînement est une erreur fréquente. Une course à fond génère toujours un stress important : fatigue musculaire, inflammation, fatigue nerveuse. Sans parler de dossard,une simple séance de trop peut gâcher votre préparation.
Un semi-marathon, par exemple, entraîne une hausse significative des marqueurs de fatigue. Sur marathon, la récupération complète peut prendre plusieurs jours, voire plus. Même si les sensations reviennent rapidement, l’organisme, lui, n’a pas totalement récupéré.
Des semaines clés sacrifiées
Le problème n’est pas seulement de courir souvent, mais de mal placer ses courses. Certaines périodes sont déterminantes : travail spécifique, sorties longues, séances à allure cible. Ajouter une compétition à ces moments-là entraîne systématiquement : une baisse de charge avant la course et une récupération après. Résultat : une semaine clé disparaît, avec un impact direct sur la performance finale.
Comment bien organiser sa saison running
Une planification efficace repose sur un principe simple : hiérarchiser. Une course objectif prioritaire. Éventuellement une course secondaire. Le reste du temps dédié à l’entraînement.
Une compétition peut être utile si elle est maîtrisée. Par exemple, un semi-marathon intégré dans une séance, partiellement couru à allure cible, sans impacter la récupération. Si une course empêche d’enchaîner les séances, elle devient contre-productive.
Planifier sa saison après un marathon de printemps
Après un marathon comme le Marathon de Paris, l’erreur classique est de repartir immédiatement en compétition. Une stratégie plus efficace consiste à reconstruire pour viser un objectif à l’automne (par exemple Valence).
Avril : récupération
10 à 15 jours allégés
Reprise progressive en endurance fondamentale
Aucune compétition
Mai – juin : relance et vitesse
Reprise du volume
Travail technique
Cycle vitesse (séances courtes et dynamiques) → Possibilité d’un 10 km en fin de bloc
Juillet – août : développement
Augmentation du volume
Travail majoritairement en endurance → Très peu de compétitions
Septembre – octobre : spécifique marathon
Travail à allure marathon
Sorties longues structurées → Semi-marathon possible, mais contrôlé
Avec la Adidas Adizero EVO SL ATR, Adidas décline le succès de la très populaire EVO SL dans une version « All Terrain Ready » toutes saisons. Objectif : proposer une chaussure running capable de performer aussi bien sur route que sur chemins, dans la tendance actuelle des modèles “gravel”.
Visuellement proche de l’Adizero EVO SL – succès commercial 2025 -, cette version ATR se distingue par une semelle extérieure équipée de crampons signés Continental. Discrets mais efficaces, ils permettent d’élargir l’usage vers les chemins roulants, graviers ou routes dégradées.
La tige déperlante est un autre atout majeur. Testée sous la pluie, elle protège efficacement contre l’humidité sans alourdir la chaussure. Avec seulement 255 g en pointure 44, le modèle reste fidèle à l’ADN léger et dynamique de la gamme Adizero.
Sur le terrain : une vraie polyvalence
Test Adidas Adizero EVO SL ATR : une chaussure running polyvalente pour route et chemins, légère (255 g), dynamique et idéale pour les terrains mixtes.
Sur le terrain, la Adidas Adizero EVO SL ATR confirme sa polyvalence. Elle enchaîne sans difficulté les surfaces mixtes : bitume, chemins forestiers, graviers.
Le pare-pierres à l’avant sécurise les passages plus techniques, même si l’accroche atteint ses limites sur terrain très gras. On note également une stabilité perfectible en dévers.
Confort et performance : un équilibre assumé
Le confort reste légèrement en retrait, logique pour une chaussure orientée performance. Mais c’est précisément ce positionnement qui fait la force de ce modèle : une chaussure rapide, efficace, pensée pour les coureurs cherchant du dynamisme sur des terrains variés.
Notre avis
Dans la vague des chaussures running hybrides “gravel”, la Adidas Adizero EVO SL ATR s’impose comme une adaptation cohérente et réussie d’un modèle phare. Elle séduira les coureurs à la recherche d’une chaussure polyvalente, capable de passer facilement de la route aux chemins.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Adidas-Adizero-Evo-SL-ATR_4.png353520Frédéric Poirierhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngFrédéric Poirier2026-04-22 08:20:002026-04-21 17:23:30Adidas Adizero EVO SL ATR : la running pour terrains mixtes
Courir sur une piste d’aéroport en activité : l’expérience continue de séduire. En 2026, l’AéroRun franchit un cap avec un parcours homologué à Paris-Le Bourget et une première déclinaison à Lyon, confirmant son installation dans le calendrier running.
L’AéroRun confirme son essor. Organisée par Aviation Sans Frontières, la course revient le 18 octobre 2026 sur le tarmac de Aéroport de Paris-Le Bourget pour une troisième édition avec un objectif de 4 000 participants. Nouveauté cette année : le 10 km sera homologué par la Fédération Française d’Athlétisme. Un parcours annoncé comme roulant, propice à la performance, dans un cadre toujours aussi atypique. Le format reste inchangé avec une course chronométrée et une marche ouverte à tous.
Une première édition à Lyon-Bron le 28 juin
En parallèle, l’événement s’ouvre à un nouveau territoire. Une première édition se tiendra le 28 juin 2026 sur la piste de Aéroport de Lyon-Bron, marquant une étape dans le développement national du concept.
Le dispositif de dossards solidaires est reconduit sur les deux dates, avec l’appui de la plateforme DIFT. Les fonds collectés contribueront notamment aux missions humanitaires de l’ONG, dont le programme Avion-Hôpital à Madagascar.
Entre performance et engagement, l’AéroRun s’impose désormais comme un rendez-vous singulier du calendrier running.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/AeroRun.jpg12801920La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-04-21 17:00:052026-04-21 17:00:07AéroRun 2026 : un 10 km au Bourget et à Lyon-Bron
De plus en plus de coureurs se lancent dans le triathlon, attirés par un défi plus complet et moins monotone. Mais une bonne base en course à pied ne suffit pas pour performer sur un Half Ironman. Le triathlon répond à une logique différente : il ne récompense pas le meilleur coureur, mais celui qui sait enchaîner natation, vélo et course sans s’épuiser. Pour réussir cette transition, il faut repenser entièrement son entraînement.
Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
Sortir du piège « je suis déjà bon en course à pied »
Le premier écueil du coureur qui devient triathlète est psychologique. Il pense que la course à pied restera son principal levier de performance. C’est faux.
En triathlon, la course à pied arrive en dernier. Elle se pratique en état de fatigue avancée et elle est totalement conditionnée par ce qui a été fait avant, notamment à vélo.
Un excellent coureur peut perdre toute capacité d’expression s’il sort du vélo entamé, mal positionné ou mal géré. À l’inverse, un coureur simplement correct peut très bien performer s’il arrive à la transition 2 dans de bonnes conditions. Le triathlon ne récompense pas le meilleur coureur, mais celui qui est encore capable de courir.
Natation : la priorité technique pour débuter le triathlon
C’est une étape incontournable pour beaucoup de coureurs. La natation est une discipline hautement technique, contre-nature pour le terrien qu’est le coureur, et extrêmement pénalisante en cas de défauts majeurs. On recommande de prendre des cours si nécessaire.
Commencer à nager sans corriger la respiration, l’alignement ou la propulsion revient à empiler du volume sur une base instable. En natation, on ne compense pas la technique par le cardio. On sécurise d’abord, on charge ensuite.
Une fois un socle minimal acquis, l’objectif n’est pas de devenir nageur, mais de sortir de l’eau sans dette énergétique, en étant capable de gérer le stress, le contact et l’orientation.
Chercher à gagner beaucoup de temps en natation est rarement rentable. Gagner une ou deux minutes supplémentaires demande souvent un volume très élevé, une fréquence quasi quotidienne et un investissement temps irréaliste pour la majorité des triathlètes amateurs. À investissement égal, le vélo rapporte infiniment plus.
Vélo : la discipline clé pour progresser en triathlon
Avant de parler watts, braquets ou intensité, un point est non négociable : la position sur le vélo. Une mauvaise position entraîne des surcoûts énergétiques, des douleurs, une perte de rendement et surtout une incapacité à courir correctement après. Mieux vaut un vélo moyen parfaitement réglé qu’un excellent vélo mal positionné.
Pourquoi le vélo est la priorité absolue
Si l’on raisonne en rentabilité de l’entraînement, le vélo arrive clairement en tête. C’est la discipline la plus longue en durée de course. Elle est peu traumatisante, ce qui permet d’accumuler du volume. Les gains sont immédiatement mesurables. Elle conditionne directement la course à pied finale. Pour un coureur qui devient triathlète, le vélo doit devenir le cœur de l’entraînement. Faire plus de vélo est toujours rentable. Faire plus de natation ne l’est presque jamais.
Répartition idéale de l’entraînement en triathlon
Hors objectif de haut niveau, la hiérarchie des disciplines est claire lorsqu’on raisonne en efficacité et en retour sur investissement.
Vélo : discipline prioritaire, dominante en volume et en charge. C’est le principal levier de progression globale et le facteur déterminant de la performance finale.
Course à pied : discipline à préserver plus qu’à développer. Le volume doit être maîtrisé, l’accent mis sur l’économie, la justesse d’allure et la capacité à courir après le vélo.
Natation : discipline à sécuriser techniquement puis à entretenir. Au-delà d’un certain niveau, augmenter le volume apporte peu de bénéfices chronométriques..
Repenser son entraînement en course à pied
Le coureur doit accepter plusieurs changements profonds dans son entraînement. En triathlon, on ne cherche pas à courir vite. On cherche à être capable de courir correctement au bon moment. Il faudra accepter de courir moins souvent, à des allures parfois plus lentes à l’entraînement, dans la fatigue via les enchaînements. Désormais, plus de performance brute à chaque séance.
L’enchaînement vélo-course n’est pas un détail ni une option. Il ne sert pas à battre un record à pied, mais à apprendre à poser une foulée efficace malgré la fatigue, à gérer son pacing et à éviter l’effondrement. Un coureur qui néglige les enchaînements reste un coureur, mais devient rarement un triathlète performant.
Devenir triathlète quand on est coureur n’est pas une simple diversification. C’est un changement de logique d’entraînement. Le coureur performant devient triathlète efficace le jour où il accepte de moins courir, le jour où il investit sérieusement le vélo, et le jour où il comprend que la natation est un prérequis, pas un levier. Le triathlon ne récompense pas le spécialiste. Il récompense l’athlète capable de hiérarchiser intelligemment ses efforts.
Plan triathlon L (Half Ironman) : 8 semaines pour coureur confirmé
Le plan ci-dessous s’adresse aux coureurs expérimentés (ayant déjà terminé semi-marathon et/ou marathon) souhaitant terminer un triathlon L (1,9 km natation, 90 km vélo, 21,1 km course à pied). L’objectif est de finir dans de bonnes conditions, sans complexité excessive. Le volume hebdomadaire compte 8 à 10 heures avec une progression contrôlée et des enchaînements systématiques.
La structure hebdomadaire compte 3 séances vélo (1 sortie longueendurance / 1 séance allure spécifique / 1 séance dynamique) + 2 séances course à pied (1 allure course / 1 enchaînement après vélo) + 1 séance de natation (endurance + technique)
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/PUURFILM-VINCENTARMAND-016-4108183.jpg533800Michel Armandyhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngMichel Armandy2026-04-20 16:34:512026-05-06 10:59:00Comment devenir triathlète quand on est coureur : guide pour réussir un premier Half Ironman
Mathieu Blanchard quitte Salomon pour rejoindre Kiprun, la marque trail et running de Decathlon. Ce changement de partenaire traduit une évolution de carrière assumée et s’inscrit dans la stratégie de montée en puissance de Decathlon sur le segment performance.
Figure de proue du trail international, Mathieu Blanchard a construit l’essentiel de sa carrière sous les couleurs de Salomon. Au fil des saisons, il s’est imposé comme un athlète de premier plan sur les formats ultra, avec notamment une victoire sur la Diagonale des Fous et plusieurs performances de premier plan sur l’UTMB.
Son départ met fin à une collaboration de neuf ans, dans un contexte où les trajectoires d’athlètes évoluent plus rapidement qu’auparavant. Son passage chez Kiprun, annoncé pour trois saisons, s’inscrit dans une logique de nouveau cycle professionnel et stratégique.
Cette évolution se traduit par une implication croissante dans des projets d’aventure en milieux extrêmes, notamment en conditions polaires. Début mars, il a ainsi participé à la Lapland Arctic Ultra, une épreuve emblématique du trail extrême, étape avant sa participation future à l’Iditarod Trail en Alaska sur un format inédit de 1000 miles.
Ces expériences s’inscrivent dans un projet personnel structurant, baptisé Glacial Odyssey, qui devrait s’étendre sur les cinq prochaines années.
À travers ce programme, Mathieu Blanchard explore de nouvelles frontières du trail et de l’ultra-endurance. « Le fil conducteur de ces expéditions, c’est un objectif ambitieux : réaliser un projet pionnier au pôle Nord ou au pôle Sud, où certaines aventures restent encore inédites », nous confiait-il en début d’année.
Sans abandonner la compétition, il cherche désormais à articuler performance sportive et exploration, une approche hybride du trail running qui nécessite un cadre de partenariat plus flexible et adapté à ses ambitions.
Le rôle clé du développement produit chez Kiprun
Ingénieur de formation, Mathieu Blanchard souhaite s’impliquer davantage dans le développement des produits qu’il utilise, aussi bien en course qu’en expédition.
Chez Kiprun, cette dimension fait partie intégrante du projet. La marque lui propose de participer aux phases de test et de co-conception, avec l’objectif de développer des équipements performants, adaptés aux exigences du haut niveau, tout en restant accessibles au grand public.
Ce positionnement correspond à une tendance de fond dans l’industrie du running, où les athlètes sont de plus en plus intégrés aux processus d’innovation.
Kiprun accélère sa montée en gamme
Pour Kiprun, l’arrivée de Mathieu Blanchard s’inscrit dans une stratégie engagée depuis plusieurs années visant à intégrer le top 5 mondial. Après avoir recruté Jimmy Gressier, la marque de Decathlon cherche à renforcer sa crédibilité sur le segment performance, en s’appuyant sur des profils reconnus et sur un investissement accru en recherche et développement.
L’objectif est double : proposer des produits techniques capables de répondre aux exigences des athlètes élites, tout en conservant un positionnement prix accessible. Cette stratégie vise à démocratiser l’accès à des équipements performants dans le trail running.
Un transfert révélateur des évolutions du trail running
Ce changement illustre plusieurs dynamiques à l’œuvre dans le trail. D’une part, les carrières d’athlètes se diversifient, avec une place accrue accordée aux projets personnels et aux formats d’aventure. D’autre part, les marques adaptent leur modèle en intégrant davantage les sportifs dans la conception et la valorisation des produits.
À moyen terme, ce type de collaboration pourrait faire évoluer l’offre produit, avec des équipements testés dans des conditions variées et conçus à partir des retours terrain d’athlètes expérimentés.
Dans ce contexte, la concurrence accrue entre les marques pourrait favoriser l’innovation et rendre plus accessibles des technologies jusqu’ici réservées à une élite.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Mathieu-Blanchard-2.png8061104La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-04-17 16:15:002026-04-17 23:25:58Mathieu Blanchard chez Kiprun : analyse d’un transfert majeur dans le trail running
Selon le dernier baromètre Finishers réalisé par l’Union Sport & Cycle pour la Fédération Française d’Athlétisme, l’année 2025 confirme une tendance de fond : la course à pied séduit toujours plus de Français, aussi bien en compétition qu’en pratique loisir. Entre explosion des inscriptions, diversification des profils et croissance du marché, tous les indicateurs sont au vert.
Croissance de la pratique
13,2 millions de Français déclarent a voir pratiqué du running au cours des 12 derniers mois.
64 % courent au moins une fois par semaine.
Le souci de préserver son bien-être et santé prédomine nettement, avec une quête de plaisir (42%) primant sur l’esprit de compétition(39%) et le souci de perdre du poids (24%).
Explosion de la participation aux courses
La dynamique est impressionnante. Les coureurs sont non seulement plus nombreux, mais aussi plus assidus :
44 % des compétiteurs ont participé à au moins 4 courses en 2025 (+6 % en un an)
64 % des runners déclarent avoir eu des difficultés à obtenir un dossard (+15 points vs 2024)
Cette tension sur les inscriptions illustre une véritable frénésie autour des événements running, désormais souvent complets plusieurs semaines à l’avance.
Chiffres records sur toutes les distances
Le volume global de participation atteint des niveaux historiques :
4,12 millions de résultats enregistrés en 2025 (contre 2,5 millions en 2015)
1,44 million de finishers en trail (+150 % en dix ans)
2,53 millions de finishers sur route (+40 % sur la décennie)
Accessible, rapide à préparer et très répandu, le 10 km confirme son statut de format préféré des coureurs français :
965 000 résultats en 2025
Une hausse spectaculaire de 49 % en un an
Un calendrier de courses toujours plus dense
L’offre d’événements suit cette croissance :
13 320 courses organisées en 2025, un record absolu
Dont : 5 730 événements running, 5 900 trails (+20 % vs 2024) et 4 905 courses sur route
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/foule-running-AdobeStock_361329784.jpeg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-04-17 16:02:282026-04-17 16:02:30Running en France : les chiffres clés 2025 (records, tendances, participation)
Les 13 et 14 juin, la forêt de Meudon, aux portes de Paris, accueillera la première édition de Gravelanza, un événement inédit dédié au gravel running, nouvelle tendance forte du running en 2026.
Organisé par Salomon en partenariat avec Playground, Gravelanza proposera trois formats accessibles (7, 16 et 24 km) sur des parcours variés mêlant chemins roulants, sous-bois et passages emblématiques comme les Terrasses de l’Observatoire.
Un nouveau format immersif
Pensé comme une expérience autant sportive que festive, l’événement repose sur un concept dynamique : les coureurs repassent régulièrement par un village central, permettant aux spectateurs de suivre la course en continu. Une approche innovante qui casse les codes des courses traditionnelles. Parmi les temps forts : le Run Crew Battle, un challenge par équipes ouvert aux run clubs, avec un classement basé sur trois critères — vitesse, puissance et ambiance.
Une expérience complète autour du running
Au-delà de la course, Gravelanza mise sur une immersion totale : tests produits et workshops autour du Gravel Running espace récupération (kiné, ostéo) concerts live et offre food et engagement écoresponsable (certification ISO 20121).
À mi-chemin entre route et trail, le gravel Running séduit une nouvelle génération de coureurs. En 2026, près de 40 % des pratiquants privilégieraient ces terrains mixtes, moins traumatisants que l’asphalte et plus accessibles que les sentiers techniques. Avec des éditions prévues à Londres et Los Angeles, cette année Gravelanza s’inscrit déjà comme un futur rendez-vous majeur du calendrier running international.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, relance son projet de marathon sur le boulevard périphérique. À l’occasion du Marathon de Paris, donné ce dimanche 12 avril, le nouvel dile a confirmé son ambition de lancer une nouvelle épreuve sportive dans la capitale.
Après avoir donné le départ du Schneider Electric Marathon de Paris, Emmanuel Grégoire a reparlé, au micro de France TV, d’un projet déjà évoqué par le passé d’un deuxième marathon dans Paris, qui se tiendrait en parallèle de l’épreuve mondialement connue. L’objectif : proposer un parcours unique sur les 35,4 kilomètres du périphérique parisien, offrant des vues panoramiques sur la ville.
Présenté comme un projet à l’échelle du Grand Paris, il nécessitera une coordination avec les communes limitrophes. Malgré des réactions partagées depuis son annonce en 2025, le maire met en avant l’attractivité du tracé : « quand on est sur le périphérique, on surplombe Paris, et c’est extrêmement beau ».
Aucune date n’a encore été annoncée pour une éventuelle première édition de ce marathon urbain atypique.
Le Marathon de Paris 2026 a tenu toutes ses promesses ce dimanche avec une édition rapide et spectaculaire. Sous une météo idéale pour la performance, près de 57 464 coureurs ont bouclé les 42,195 km du célèbre parcours parisien, entre les Champs-Élysées et l’avenue Foch.
La majorité des 58 853 partants de cette 49e édition du Schneider Electric Marathon de Paris n’avaient pas encore passé la ligne de départ sur les Champs-Élysées, que les élites bouclaient leur traversée de Paris.
Le vainqueur, Yeman Crippa, Italien d’origine éthiopienne, s’est imposé en 2h05’19’’ sur l’Avenue Foch au terme d’une course parfaitement maîtrisée. Il devance deux spécialistes africains de haut niveau : l’’Éthiopien Bayelign Teshage et le Kenyan Sila Kiptoo. Tous deux terminent sous la barre des 2h06, sans toutefois menacer le record de l’épreuve.
« Je suis très heureux. Lors de mes derniers marathons, j’étais moins bien. Cette fois, j’ai pris beaucoup de plaisir », a déclaré le vainqueur au micro de France TV. « Au 39e km, j’ai vu que les autres étaient fatigués, alors j’ai accéléré. »
Chez les femmes, la course a été marquée par une performance exceptionnelle. L’Éthiopienne Shure Demise a pulvérisé le record du Marathon de Paris en s’imposant en 2h18’35’’. Elle efface ainsi l’ancienne marque de référence (2h19’48’’), détenue depuis 2022 par la Kényane Judith Jeptum Korir, avec plus d’une minute d’avance.
Déjà triple lauréate du Marathon de Toronto, la jeune maman confirme son statut international avec une course solide et régulière. Fait marquant : ses principales poursuivantes passent également sous l’ancien record, preuve du niveau exceptionnel de cette édition 2026.
Très attendu dans la capitale, le Français Emmanuel Roudolff-Levissea signé une performance de haut niveau. Longtemps dans le groupe de tête, il termine à une brillante 6e place en moins de 2h06, confirmant son potentiel sur marathon.
« C’est incroyable. Je venais pour titiller les premiers. Il n’a pas manqué grand-chose, 7-8 minutes où je craque à la fin… mais ça fait vraiment plaisir », a-t-il confié. Une prestation qui marque le retour d’un Français aux avant-postes sur cette épreuve !
A saluer également, la deuxième place tricolore de Jason Pointeau en 2h16’13 ». En pleine préparation d’un 100 km, ce prof d’EPS de Gujan-Mestras, sans équipementier, a fait une belle démonstration de force en terminant 16e au classement général.
Côté tricolore, les performances sont également solides. Mekdes Woldu, détentrice du record de France (2h23’13’’), se classe 8e en 2h26’25’’. Méline Rollin termine 9e en 2h28’52’’. Deux résultats qui confirment la bonne dynamique du marathon féminin français.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/marathon-Paris-2026.png395590La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-04-12 11:14:002026-04-13 10:50:50Résultats du Marathon de Paris 2026 : victoire italienne, record féminin pulvérisé, performances tricolores…
Le compte à rebours est lancé pour le 49e Marathon de Paris qui attend plus de 60 000 coureurs demain 12 avril sur les Champs-Élysées. SAS de départ, ravitaillements sans gobelets, Jimmy Gressier dans le peloton.. on fait le tour des dernières infos
Dimanche 12 avril, plus de 60 000 coureurs prendront le départ du Schneider Marathon de Paris, avec parmi eux 29% d’étrangers. L’an dernier, 55 499 marathoniens avaient bouclé l’épreuve capitale, soit 97% des partants.
Jimmy Gressier au coeur du peloton
En tête de course, une belle brochette de champions français sont annoncés notamment les débuts attendus de Félix Bour et Emmanuel Roudolff-Levisse sur le marathon parisien. A leurs côtes, un invité surprise de dernière minute : Jimmy Gressier !
Le Boulonnais, qui possède un solide chrono sur semi (59’45) mais n’a encore jamais couru de marathon officiel prendra bien le départ sur les Champs-Elysées. Toutefois, pas de performance en vue pour le champion du monde de 10 000 mètres, auteur récent d’un record d’Europe du 5 km.
Une fois n’est pas coutume, Jimmy Gressier restera volontairement dans le peloton pour retransmettre une expérience inédite. En effet, il suivra l’équipe RMC Running pour un podcast immersif au coeur du marathon. « Par contre, je vous préviens, au-dessus de 5 : 00/km, je perds l’équilibre , a-t-il plaisanté en toute détente. Le champion prévoit de courir une trentaine de kilomètres au total. Après les 8 premiers kilomètres, puis coupera le parcours avant de rejoindre le 20e kilomètre pour accompagner son coach, qui vise 3h15, jusqu’à l’arrivée.
Côté féminin, le spectacle s’annonce intense avec la présence des trois marathoniennes françaises des Jeux Olympiques de Paris. Mekdes Woldu, recordwoman de France en 2h23’13, Méline Rollin (record de France en 2h24’12) et Mélody Julien (2h25’00) dans les starting-blocks.
4h10’54 », temps moyen pour terminer le Marathon de Paris
Paris se classe 5eme le plus rapide au monde (parmi les marathons de plus de 20 000 concurrents) avec un temps moyen de 4h10’54’’. On compte également 53% de finishers entre 3h30 et 4h30.
Autre particularité, un score record de coureurs engagés sur leur premier marathon. 49 % courront pour la première fois la distance à Paris. Cela représente environ 30 000 coureurs, à majorité des femmes (52 % pour 33 % au total). Ces « primo-marathoniens » qui seront identifiables à leur dossard doré recevront de nombreux encouragements du public tout au long de la traversée de Paris.
Retrait de dossard et salon Run Experience
Premier préalable : récupérer son dossard au salon Run Experience. Ce grand village ouvrira ses portes le jeudi 9 avril 15h, Hall 1 à Porte de Versailles. Avec plus de 150 exposants répartis sur 26 500m², ce salon offre aux inscrits mais aussi aux simples visiteurs pratiquants une nouvelle atmosphère centrée sur le test et le divertissement. 100 000 visiteurs sont attendus pour échanger et partager sur tout l’univers de la course à pied réunit pour trois jours intenses.
Jour J : à chaque SAS son départ
Repérez bien les rues pour accéder à votre SAS de départ.
Puis les heures s’égrèneront jusqu’au jour J tant attendu. Une veille de course souvent marquée par le stress et un sommeil perturbé. Rendez-vous est donc pris en haut des Champs-Élysées, le 12 avril au matin.
Les handisports seront les premiers à s’élancer, à 7h55, suivis 5 minutes plus tard par les élites. Pour libérer l’immense foule sans cohue, cela prendra du temps.
Le dernier SAS lui sera libéré à 11h27. Il n’est donc pas utile d’arriver aux aurores sur place, en fonction de l’objectif visé. Chaque SAS fermera 15 minutes avant le départ. On conseille donc d’y entrer 30 minutes avant.
Premier semi-marathon prudent, la meilleure stratégie
S’élancer en pente douce sur la plus belle avenue du monde, face à la Concorde donne la chair de poule. Mais gare à l’emballement. Le départ trop rapide, c’est un grand classique. Porté par le rythme et l’ambiance, le coureur se laisse « emporter » et finit par le payer au deuxième semi. Un mot d’ordre : respectez l’allure de votre objectif.
Jouez la prudence car la deuxième partie du parcours de ce Marathon de Paris est nettement plus difficile. Les quais de Seine sont ponctués de tunnels (KM25-KM33) casse-pattes. Et la série de faux-plats montants et montées se poursuit de Porte d’Auteuil (KM35) à l’avenue Paul Doumer (KM40), en passant par Place Victor Hugo et Porte Dauphine ou le public donnera de la voix jusqu’à la la ligne d’arrivée.
Fin des gobelets et des bouteilles aux ravitaillements
Vous trouverez du solide à chaque ravitaillement mais attention, désormais uniquement de l’eau de la ville. Charge à vous d’avoir sur vous le contenant (eco-cup), flasque souple ou poche à eau à remplir aux fontaines.
L’eau en bouteille est interdite depuis l’an dernier sur les courses organisées dans Paris. Cette année, nouvelle évolution : comme sur le dernier Hoka Semi de Paris, les gobelets pré-remplis en eau ne seront plus proposés sur les différents stands. Chaque concurrent devra donc prendre le départ avec son propre contenant pour s’hydrater. Gobelet réutilisable, flasque, sac d’hydratation, à chacun de choisir l’option qui lui paraît la plus adéquate. Des bénévoles seront présents pour aider à remplir vos contenants aux différents stands.
Comment suivre le Marathon de Paris dimanche ?
A la télévision, la première partie de la course sera diffusée en direct sur France 3, puis la diffusion basculera sur france.tv dans la matinée, jusqu’à l’arrivée du dernier coureur.
Par ailleurs, l’application officielle permettra un suivi en temps réel des coureurs. Et pour se déplacer facilement à travers la capitale, la RATP propose sa ligne 42 km. En réunissant dans un plan dédié les 34 stations de métro qui jalonnent le parcours, il est ainsi aisé d’identifier les lieux stratégiques pour venir encourager les marathoniens, tout en tenant compte de leur rythme de course personnel.
Le parcours « supporters » propose 5 points de contacts avec les coureurs : Franklin Roosevelt (Km 0), Bastille (Km 7), Porte Dorée (Km 11), Concorde (Km 29) et Porte Dauphine (Km 42).
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/02/Marathon-de-Paris-A.S.O._Morgan_Bove.jpg534800La Rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa Rédaction2026-04-11 08:16:002026-04-11 13:53:21Marathon de Paris : Jimmy Gressier au départ, ravitos, suivi live : les dernières infos
Demain, c’est le grand jour. La veille d’un marathon, « la messe est dite » comme on dit. Suivez nos conseils pour bien gérer votre dernière journée.
Dans 24 heures, vous serez au départ de votre marathon, préparé patiemment depuis 12 semaines. Pour l’instant, des sentiments contradictoires vous envahissent. Le doute d’abord. Vous vous questionnez sur la pertinence de votre préparation. Mais aussi sur l’envie de vous confronter à votre défi. C’est normal. Ne regardez pas en arrière. Tout va bien se passer. Mettez en place ses actions pour bien vivre les 24 heures qui précèdent votre marathon.
Buvez pour ne pas être éliminé…
Votre taux de masse hydrique doit être optimum pour la course du lendemain. La veille de marathon, il est encore temps de compenser une éventuelle insuffisance. Il faut donc boire jusqu’à ce que vos urines soient parfaitement claires et que vous alliez régulièrement « vidanger ». Point trop n’en faut non plus. Au-delà d’un certain seuil d’hydratation, il ne sert plus à rien de boire. Surtout si cela vous oblige à vous lever plusieurs fois durant votre sommeil alors que la dernière nuit est souvent agitée.
Anticipez la logistique
De quoi ai-je besoin ? Voilà la question à laquelle vous devez répondre pour ne rien oublier au moment de préparer votre sac. Il n’y a rien de plus déstabilisant que de s’apercevoir au moment de s’en servir que l’on a oublié une chose parfois essentielle ou dont l’absence va vous déstabiliser. Préparez minutieusement votre tenue de course, accrochez-y votre dossard. Consultez la météo pour adapter votre tenue en conséquence. Temps de trajet pour vous rendre au départ, horaire d’arrivée dans votre SAS, prévoyez toute cette logistique.
Révisez votre leçon de course
C’est le moment de vous remettre en mémoire votre stratégie de course, élaborée en amont à partir de vos données d’entraînement. Difficile de jouer la bonne partition, le jour J, si l’on n’a pas répété ses gammes en amont. Pour éviter les fausses notes et jouer les yeux fermés, il faut s’y être préparé. Et répétez. Repassez donc en revue vos temps de passage.
Village marathon : attention. Evitez de passer trop de temps à piétiner au retrait de votre dossard. Surtout dans les grandes épreuves où les salons vous « baladent » volontiers parmi les stands des exposants. Certes, l’ambiance y est très conviviale et l’on y croise des passionnés. Munissez-vous d’une bouteille pour vous hydrater régulièrement. On peut très vite se déshydrater la veille d’une course lorsqu’on est focalisé par cet environnement exaltant.
Veille de marathon : soignez votre dîner
Sans augmenter les quantités, il faut prévoir au moins un apport de féculents sur l’un des deux repas principaux de la veille de votre course. Vous n’êtes pas obligé de sacrifier au sacro-saint rituel de la pasta-party lors du dîner de veille de marathon.
D’une part, parce qu’il existe une multitude d’autres sources d’hydrates de carbone. Les plats traditionnels en contiennent : semoule, riz, quinoa, boulgour, polenta…
Vous avez donc le choix en fonction de vos goûts ! D’autre part, en raison des troubles digestifs possibles. Une trop grande quantité de pâtes risque de vous provoquer des ballonnements incompatibles avec la performance envisagée. Ce phénomène peut être aggravé si vous mangez des protéines avec vos glucides.
En effet, le mélange des deux n’est pas compatible au niveau digestif. Donc il vaut mieux éviter la viande, les œufs ou le poisson avec vos pâtes, votre riz ou vos pommes de terre.
Passez une soirée zen
Ne vous focalisez pas sur la qualité du sommeil lors de la dernière nuit. Il est tout à fait normal de ne pas bien dormir la veille d’un marathon. Ce sont les nuits des semaines précédentes où il faut veiller à emmagasiner du repos. Ne cherchez-pas absolument à vous coucher tôt. Au contraire, utiliser des leurres afin de ne pas être obnubilé par cela. Lire, écouter de la musique douce, regarder un film… Toutes les activités calmes et reposantes qui vous conduiront naturellement dans les bras de Morphée.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/11/veille-marathon.jpg9281200Bruno Heubihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngBruno Heubi2026-04-11 08:00:002026-04-11 09:31:44Que faire la veille de son marathon ?
Douleurs inhabituelles, fatigue ou mauvais sommeil avant un marathon ? Ces symptômes fréquents sont liés au stress d’avant-course. Voici comment les comprendre et mieux les gérer.
Les douleurs dites « fantômes » sont un grand classique chez les sportifs à l’approche d’un objectif important. Elles apparaissent souvent quelques jours avant la course, sans cause réelle, puis disparaissent le jour J.
Ce mécanisme est lié au fonctionnement du cerveau. À mesure que l’échéance approche, l’enjeu augmente et l’incertitude aussi. Le cerveau, dont le rôle est de protéger l’organisme, devient plus vigilant et interprète certains signaux corporels comme des menaces potentielles.
Un simple inconfort peut alors être perçu comme une douleur, une fatigue normale comme un épuisement, voire un léger coup de froid comme un début de maladie. Il ne s’agit pas d’un problème physique réel, mais d’une amplification liée au stress.
Le jour de la course, ce phénomène s’estompe généralement très vite. Dès l’échauffement, le corps passe en mode action, l’attention se recentre sur l’effort, et les sensations inquiétantes disparaissent presque instantanément.
Les recherches en neurosciences montrent que le stress modifie la perception du corps. Lorsqu’un objectif important approche, le cerveau augmente son niveau d’alerte et amplifie les signaux sensoriels.
Une étude publiée dans Frontiers in Psychology en 2020 met en évidence que les sportifs exposés à une échéance majeure peuvent ressentir des symptômes physiques accentués, sans lien direct avec leur état réel.
Ce mécanisme est parfois décrit comme une forme d’auto-sabotage inconscient. Le cerveau anticipe un possible échec et génère des signaux d’alerte, comme pour créer une justification en cas de contre-performance. Ce processus est naturel et universel. Il ne traduit ni une faiblesse mentale ni un manque de préparation.
Comment gérer le stress avant un marathon
Face à ces sensations, la clé est de ne pas sur-réagir. Ces signaux ne sont pas dangereux et ne traduisent pas une blessure imminente. Ils sont simplement le reflet d’un organisme mobilisé.
Il est essentiel de rester calme et de ne pas modifier son plan d’entraînement ou sa stratégie de course à la dernière minute. Chercher un diagnostic dans les jours précédant un marathon est souvent contre-productif et renforce l’anxiété.
Prendre du recul permet de relativiser ces sensations. Avec l’expérience, les coureurs apprennent à reconnaître ces fausses alertes et à les accepter comme faisant partie intégrante de la préparation.
Lorsque votre corps semble vous envoyer un signal à J-3, il est souvent plus utile de lui répondre avec confiance que de céder à l’inquiétude. Votre préparation est faite, votre niveau est là, et ces sensations ne remettent rien en cause.
Mauvaise nuit avant marathon : faut-il s’inquiéter ?
Autre source de stress fréquente : le sommeil la veille de la course. Difficultés à s’endormir, réveils nocturnes, pensées envahissantes… ce scénario est extrêmement courant chez les coureurs.
Là encore, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Une mauvaise nuit ne compromet pas une performance. Le facteur le plus important reste la qualité du sommeil des jours précédents, en particulier la nuit d’avant-veille, qui joue un rôle clé dans la récupération.
La nuit précédant la course, le corps est déjà prêt. Même en cas de sommeil léger ou fragmenté, le simple fait de rester allongé au calme permet de récupérer une partie de l’énergie.
Il est également important d’éviter de « courir la course dans sa tête » pendant la nuit. Anticiper la difficulté, imaginer le mur ou rejouer le scénario de la course consomme inutilement de l’énergie mentale.
Savoir rester confiant
Le stress avant un marathon fait partie intégrante de la préparation. Les douleurs inhabituelles, la fatigue ou les troubles du sommeil sont des réactions normales face à un objectif important.
Plutôt que de les subir, il est préférable de les comprendre et de les accepter. Une préparation bien menée ne disparaît pas en quelques jours. Le jour J, le corps et l’esprit se synchronisent naturellement pour permettre la performance.
Savoir gérer son stress avant une course, c’est aussi apprendre à faire confiance à son entraînement et à laisser le travail accompli s’exprimer pleinement.
C’est peut-être l’une des innovations running les plus marquantes de l’année. Avec la KIPNEXT CONNECT, KIPRUN lance la première chaussure capable de mesurer en temps réel l’usure de son amorti. Une avancée qui promet de transformer la gestion de la durée de vie des chaussures et renforcer la prévention des blessures chez les coureurs.
Après KIPNEXT, son modèle éco-conçu sans colle, puis des références premium orientées performance comme la KIPRUNKIPSTORM ELITE, la marquerunning de DECATHLON poursuit sa montée en gamme et affirme un peu plus son statut d’acteur majeur de l’innovation.
Cette fois, KIPRUN frappe un grand coup avec la KIPNEXT CONNECT, une chaussure de running connectée capable de mesurer l’usure réelle de son amorti, là où jusqu’ici les coureurs devaient se fier à des indices souvent imprécis : kilométrage estimatif, usure de la semelle extérieure ou simples sensations.
Développée avec la société technologique MOVMENTA, cette chaussure intelligente marque un tournant stratégique pour la marque française. Son ambition est claire : aider les coureurs à savoir précisément quand leur paire n’offre plus le niveau de protection attendu, afin de mieux limiter le risque de blessure.
Une innovation KIPRUN au service de la prévention des blessures
Dévoilée en avant-première sur le salon Run Experience du Marathon de Paris, la Kiprun Kipnext Connect avec capteur intégré sera commercialisée en fin d’année à 220 euros.
La question concerne tous les pratiquants : quand faut-il vraiment changer ses chaussures de running ?
Jusqu’ici, la réponse reposait sur des repères approximatifs. Pourtant, la dégradation la plus importante reste souvent invisible : celle de l’amorti interne, dont la qualité conditionne directement la protection musculaire et articulaire.
Avec la KIPNEXT CONNECT, KIPRUN rend enfin mesurable cette usure cachée. La chaussure embarque un capteur capable d’analyser le tassement progressif de la mousse au talon, principale zone d’impact chez l’immense majorité des coureurs sur route.
L’objectif est simple : permettre à chacun de continuer à courir avec un amorti réellement performant, afin de réduire l’exposition aux blessures liées à une chaussure arrivée en fin de vie.
« Chez KIPRUN, notre conviction est que le running permet à chacun de découvrir son potentiel et de progresser. Notre mission est donc d’encourager chaque coureur à continuer de courir », explique Benoît Buronfosse, directeur Innovation. « Pour y parvenir, nous voulons développer des équipements à la fois durablement performants et capables de réduire le risque de blessure, qui demeure la principale cause d’arrêt de la pratique. Avec la KIPNEXT CONNECT, nous proposons un premier produit qui répond pleinement à ces deux enjeux majeurs. »
Comment fonctionne la KIPNEXT CONNECT ?
La technologie repose sur SOLLO, un capteur ultra-léger de 3 grammes, directement intégré dans la tige de la chaussure.
Grâce à des ondes électromagnétiques, ce module mesure avec précision l’évolution du tassement de la mousse de la semelle intermédiaire. Les données sont ensuite interprétées par l’application PACER, qui affiche un pourcentage d’usure de l’amorti.
L’expérience utilisateur a été pensée pour rester extrêmement simple : il suffit de passer son smartphone sur la zone dédiée de la chaussure – exactement comme lors d’un paiement sans contact – pour obtenir une lecture instantanée.
KIPRUN ne lance donc pas seulement une chaussure, mais un véritable écosystème connecté associant une chaussure premium pour l’entraînement sur route, le capteur SOLLO intégré et une application mobile de suivi.
Le tout reste totalement transparent pour le coureur : le capteur fonctionne sans batterie externe, résiste à l’humidité et demeure totalement imperceptible pendant l’effort.
Une chaussure maximaliste premium pour les longues distances
Cette KIPNEXT CONNECT se positionne comme une chaussure maximaliste haut de gamme pensée pour l’endurance.
Elle reçoit une semelle intermédiaire de 53 mm au talon particulièrement généreuse, associée à une mousse SCF A-TPU supercritique de nouvelle génération, pour un poids maîtrisé de 265 g en pointure 43.
KIPRUN annonce un amorti 20 % supérieur à celui de la KIPRIDE MAX, avec un équilibre travaillé entre confort longue durée, protection musculaire, dynamisme et stabilité.
Cette architecture en fait une alliée de choix pour les sorties longues marathon, les footings de récupération et les blocs d’endurance fondamentale.
La marque annonce également une durabilité largement supérieure à 1 000 km. Et c’est un point clé dans son discours . Car l’objectif n’est pas d’inciter à renouveler plus vite ses chaussures, mais au contraire de permettre aux coureurs de prolonger leur usage tant que le niveau réel d’amorti reste performant.
La nouvelle ère de la chaussure intelligente
KIPRUN confirme avec cette paire « game changer » sa volonté de s’installer parmi les marques les plus innovantes du marché du running.
Après l’éco-conception avec KIPNEXT et la performance pure avec ses modèles carbone, la marque introduit désormais la data embarquée au service de la prévention des blessures.
Le potentiel de cette technologie est considérable : à terme, elle pourrait transformer en profondeur la manière dont les coureurs évaluent la durée de vie de leurs chaussures, en remplaçant les repères approximatifs basés sur le kilométrage par une analyse concrète de l’état réel de l’amorti.
Présentée en avant-première sur le salon RUN EXPÉRIENCE du MARATHON DE PARIS, la KIPNEXT CONNECT sera commercialisée en fin d’année au prix de 220 euros.
La Mizuno Rebellion Pro 3 est une chaussure de compétition légère et rapide, conçue pour les coureurs maîtrisant la foulée médio-pied. Avec sa plaque carbone et son design exclusif, elle offre dynamisme et propulsion sur piste et route, idéale pour les fractionnés et les courses du 10 km au semi-marathon.
La Mizuno Rebellion Pro 3 est un modèle exclusif pensé pour les coureurs à la recherche de performance et de dynamisme sur piste ou route. Son design atypique, immédiatement reconnaissable grâce à la découpe biseautée du quart arrière de la semelle extérieure, la distingue des autres chaussures de compétition. Avec seulement 245 g en pointure 44, elle se place parmi les chaussures légères, idéales pour la vitesse.
Plaque carbone et foulée dynamique
Pose talon impossible avec le talon biseauté de cette Mizuno Rebellion Pro 3.
Équipée d’une plaque carbone, la Rebellion Pro 3 est conçue pour des entrainements rapides et des compétitions. La semelle relativement courte et la plaque nécessitent une foulée médio-pied dynamique pour profiter pleinement de l’effet de propulsion. Sur piste, pour des fractionnés courts ou des séances rapides sur bitume, l’amorti généreux assure un confort surprenant, surtout lors de fractions plus longues.
Cependant, ce modèle n’est pas destiné aux sorties longues ou aux entraînements d’endurance classiques. En effet, la stabilité latérale est réduite, et un défaut de technique peut rapidement nuire à la foulée. La découpe particulière de l’arrière de la semelle interdit toute pose talon, ce qui peut dérouter les coureurs habitués à un appui plus classique.
Pour qui sont les Mizuno Rebellion Pro 3 ?
Cette paire est adaptée aux coureurs qui maîtrisent la foulée médio-pied et recherchent une chaussure rapide et performante pour des compétitions du 10 km au semi-marathon, voire au marathon pour les profils expérimentés. Elle excelle sur piste et sur route lors d’entraînements spécifiques où la vitesse et la propulsion sont essentielles.
Les plus : efficacité sur les entraînements rapides et compétitions. Les moins : nécessite une foulée médio-pied, utilisation restreinte.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/03/Mizuno-Rebellion-Pro-3-1.png511811Frédéric Poirierhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngFrédéric Poirier2026-04-04 08:58:002026-04-21 09:02:01Mizuno Rebellion Pro 3 : dynamisme et performance sur piste et route
Tout se gagne ou se perd durant la semaine qui précède un objectif. À ce stade, vous ne pouvez plus progresser, mais vous pouvez tout gâcher par excès de zèle ou imprécision. Le point sur ce qu’il faut faire et ne pas faire.
L’objectif de cette phase pré-compétitive est simple : transformer le potentiel d’entraînement en performance réelle le jour de la course. Cela passe par deux leviers majeurs : la réduction stratégique du volume d’entraînement et la maximisation des réserves énergétiques via une recharge glucidique contrôlée.
Ce processus s’appelle l’affûtage, principe scientifiquement validé. Il vise une baisse de fatigue tout en maintenant l’état de forme, grâce à une baisse du volume d’entraînement (~50 %) sans sacrifier l’intensité, associé une stratégie nutritionnelle adaptée.
Quel entrainement la dernière semaine avant un marathon ou un semi ?
• Dimanche (J-7) : sortie longue à 50 % du volume et du spécifique de la semaine précédente. Exemple : si 2h30 avec 40’ à alluremarathon (AM) précédemment faire 1h15 avec 20’ AM.
• Lundi : footing de 60’ en Zone 1*.
• Mardi : séance courte mais spécifique : 4 x 1000 m (objectif semi) ou 10 x 400 m (objectif marathon) avec une cible corrigée GPS +1 %. Récupération 1’30.
• Mercredi : footing 50’ en Zone 1/ Zone 2*. Souple.
• Jeudi : 50’ footing avec 8 x 30/30.
• Vendredi : repos total.
• Samedi (veille de course) : footing 40’ + 2 x 300 m à allure cible (si possible à l’heure de la course)
• Dimanche (Jour J) : échauffement 20’ avec footing Zone 1/ Zone 2* + 3-5 accélérations.
Recharge glucidique, les étapes essentielles de la dernière semaine
Pour performer, vos réserves de glycogène doivent être pleines. Mais cette phase est sensible. En effet, recharger trop tôt, c’est inutile. Trop tard ou trop lourd, c’est risqué. Voici donc le bon timing :
• J-6 à J-4, c’est la phase de de réduction des glucides (pas suppression). L’alimentation sera qualitative et légère, sans surcharge. Il s’agit en effet de sensibiliser l’organisme à la recharge à venir. Hydratation 1,5-2 L/j.
• J-3 à J-2, c’est la fameuse phase de recharge glucidique. On recommande souvent 10 g/kg/jour. Par exemple pour 70 kg → 700 g/j, répartis sur 4 à 5 prises faciles à digérer.
Côté glucides, variez les plaisirs : riz blanc, pâtes, pain blanc, semoule, bananes, compotes constituent de bonnes options. En revanche, dès J-3, supprimez les fibres et produits complets jusqu’à la course. Même chose pour les laitages gras, les fritures, les plats en sauce et les crudités.
• J-1, place désormais à allégement stratégique des glucides. Passez à 6 à 8 g/kg pour ne pas saturer le système digestif. Le corps est déjà rechargé, on maintient sans brusquer. La veille au soir, prenez un dîner simple, testé, digeste. Par exemple riz + poisson maigre + compote.
• Jour J. Le petit-déj validé à l’entraînement sera à prendre 3h avant le départ. Exemple : pain blanc, confiture, compote, boisson chaude + eau.
Pourquoi ça marche ?
Cette semaine vous permet d’arriver en course avec les jambes légères, mais réactives, un glycogène musculaire maximal, sans inconfort digestif, un mental clair, reposé, mais encore en vigilance compétitive.
Ce type de planification permet d’atteindre un état de forme optimal au moment précis où vous en avez besoin. Il s’appuie sur les réponses biologiques naturelles du corps à la réduction de la charge d’entraînement et sur une gestion fine de vos réserves énergétiques.
Une semaine bien structurée vous assure de pouvoir exploiter pleinement le travail accompli durant les mois précédents. Suivre cette trame, c’est maximiser vos chances de transformer votre entraînement en performance le jour J.
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*Zone 1 = autour de 60% de votre VMA, soit une allure très facile dite de récupération active. Zone 2 : entre 60 et 70% de la VMA, soit l’allure d’endurance fondamentale.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/03/semaine-avant-marathon-muse-studio-AdobeStock_1162752878.jpeg533800Michel Armandyhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngMichel Armandy2026-03-31 08:51:002026-03-28 15:01:06Semaine avant un marathon ou un semi : la bonne stratégie
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