Courir, nager, rouler, c’est le tiercé gagnant de Denis Brogniart, 58 ans. Le sport est un moteur essentiel pour l’animateur de TF1 en quête de dépassement de soi. Retour sur ses dernières aventures et ses souvenirs phares en attendant la prochaine saison de l’émission Koh-Lanta.

Début novembre sur le Marathon de New York, vous avez dit avoir rarement autant souffert. Que s’est-il passé ?

« C’était mon 11e marathon, mon 4e à New York…et le pire. J’étais encore sur le pont Verrazzano, mon téléphone à la main pour prendre des photos, à 5’45’’ du kilomètre. Tout allait bien, météo sublime et d’un coup, ma cuisse m’interpelle comme si j’étais au 38e km. Et là, je me dis : ‘il reste 40 km, ça va être long’… »

Avez-vous envisagé d’abandonner sur ce marathon de New York ?

« Jamais. Le mot abandon ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je le proscris sauf blessure grave, bien sûr. L’élongation me faisait mal, mais je pouvais avancer. J’ai tenu jusqu’au semi sur les bases de 4h, puis j’ai marché. J’ai rarement autant puisé dans mes ressources que ce jour-là. Mon temps est médiocre, mais le sport, c’est aussi explorer des sensations inconnues. Je regrette seulement de ne pas avoir pu profiter pleinement de l’énergie de New York car la douleur a parfois pris le dessus. »

Courir, nager, pédaler, c'est le tiercé gagnant de Denis Brogniart, 58 ans. L'animateur de Koh-Lanta est en quête de dépassement de soi.
Denis Brogniart a terminé 11marathons avec un record en moins de 3h30’, et notamment le Marathon des Sables Jordanie (2024), la Boffi Fifty des Templiers (2023), la MCC (2023), le Grand Raid de la Réunion en relais (2022) /

Comptez-vous revenir sur marathon ?

« À l’arrivée à New York, j’ai dit : “Plus jamais !” Mais vous savez ce qu’on dit… J’aimerais en refaire un pour ne pas rester sur cet échec. Je pense à Nice-Cannes en 2026. Est-ce que j’en aurai les moyens en terme d’entrainement et d’emploi du temps ? Je ne sais pas encore. En tout cas, si je peux, je m’entraînerai pour ! »

Denis Brogniart, la course à pied est votre sport favori ?

« Plus aujourd’hui. Je traîne une rupture totale du tendon d’Achille avec greffe du tendon, une opération du genou, un ménisque à enlever… J’ai trop couru et je suis un peu abîmé. Cette année, j’ai surtout fait du vélo et j’adore ça. La natation est mon sport premier, celui que j’ai beaucoup pratiqué enfant, donc je n’ai pas de lacune.»

Courir, nager, pédaler, c'est le tiercé gagnant de Denis Brogniart, 58 ans. L'animateur de Koh-Lanta est en quête de dépassement de soi.
©Vincent Lyky

Justement, fin novembre, vous avez participé à un triathlon format M original à La Réunion, la 0-3000, du lagon de Saint-Pierre jusqu’au sommet du Piton des Neiges. Racontez-nous cette expérience…

« C’était génial ! Partir de la mer et grimper jusqu’au point culminant d’une île, à 3 070 mètres, tout cela à la force musculaire en combinant trois disciplines, c’est très fort. C’était plutôt un triathlon-trail car la pente était tellement abrupte que quasiment personne ne courait sur la partie finale de 11 km et 1 800 mètres de dénivelé positif. Et une fois au sommet du Piton des Neiges, il fallait garder des forces pour 2h30 à 3h30 de descente. »

Comment s’est passé ce triple effort combinant 1 500 mètres de natation, 45 km de vélo jusqu’à Cilaos et 11 km d’ascension finale à pied ?

 « Très bien en natation, même si c’était physique de nager en évitant les coups de bras et de jambes des autres concurrents. La partie vélo était somptueuse sur la route aux 400 virages, tracée de la mer jusqu’aux entrailles de La Réunion. Ensuite, sur la montée à pied, j’étais en retrait car j’ai toujours une élongation contractée au Marathon de New York. Pour me préserver au maximum, je n’avais pas recouru dix mètres depuis début novembre. »

Courir, nager, pédaler, c'est le tiercé gagnant de Denis Brogniart, 58 ans. L'animateur de Koh-Lanta est en quête de dépassement de soi.
©Vincent Lyky

Aviez-vous un objectif précis sur ce premier triathlon terminé en 7h14’?

« Aucun objectif ; j’y allais juste pour l’aventure. J’aurai pu mettre 45 minutes de moins si je n’étais pas sur une jambe et demie en ce moment. Qu’importe, c’était un bonheur absolu d’arriver au sommet. Ma philosophie aujourd’hui, c’est une bagarre contre moi-même.

Je déteste la formule que l’on prête au baron de Coubertin : “L’important, c’est de participer”. L’important, ce n’est jamais de participer mais d’essayer de donner le meilleur de soi-même avec ses moyens du jour. Et je crois avoir tout donné, sachant que, pour l’anecdote, je n’avais pas fermé l’œil de toute la nuit la veille, ce qui ne n’était jamais arrivé de toute ma vie. Sans doute le stress, même si je ne l’avais pas identifié ainsi… »

Cela vous donne envie de tester d’autres formats ?

« Oui ! J’aimerais faire un triathlon olympique dans un format plus classique et un Half Ironman. Deux objectifs qui me tiennent à cœur. »

La suite de l’interview est à lire dans le numéro 255 de Running Attitude actuellement en vente.



Avec la Tempest, Compressport enrichit sa gamme de vestes de trail et de running imperméables, en la positionnant entre la très élitiste Thunderstorm et la plus accessible Hurricane. Un positionnement pertinent, tant cette veste outdoor haut de gamme s’impose comme l’un des meilleurs modèles — si ce n’est le meilleur — que nous ayons testés chez Compressport.

On retrouve immédiatement l’ADN de la marque française, plébiscitée par les trailers et les coureurs longue distance : coupe ajustée, poids plume et imperméabilité totale.

Le tissu affiche des performances de tout premier ordre.Imperméabilité de 20 000 Schmerber et respirabilité de 20 000 MVTR, des caractéristiquescompatibles avec les exigences de l’ultra-trail et des compétitions longues distances.

Un contact doux, façon peau de pêche

Test de la veste Compressport Tempest : une veste running et trail imperméable ultra légère, respirante (20 000 Schmerber), idéale pour l’entraînement et l’ultra-trail.
©Justin Galant

Cette Tempest corrige également un point perfectible sur les générations précédentes. En effet, le tissu à l’effet plastique, était parfois désagréable après plusieurs heures d’effort.

Ici, le contact très doux, façon peau de pêche, change radicalement la donne. La veste se fait oublier en course, d’autant que son poids est contenu à seulement 149 g.

La poche frontale imperméable se révèle pratique pour le ravitaillement ou les petits accessoires. En revanche, le transport d’un smartphone peut provoquer des mouvements parasites et gêner légèrement la foulée.

Des détails qui comptent

Test Compressport Tempest : veste running et trail imperméable ultra légère, respirante (20 000 Schmerber), idéale pour l’entraînement et l’ultra-trail.
©Justin Galant

Testée dans des conditions automnales exigeantes, cette veste de running et de trail s’est montrée particulièrement efficace et restera utile toute l’année, y compris par temps froid.

La capuche ergonomique protège efficacement la tête, tandis que le col montant assure une excellente protection contre le vent. Totalement imperméable, la Tempest offre en parallèle une excellente évacuation de la transpiration, même à haute intensité.

Elle se compresse facilement et trouve sans difficulté sa place dans un sac de trail.

Seule réserve : son tissu extrêmement fin, gage de légèreté et de performance, nécessite un minimum de précautions et ne supportera pas longtemps les mauvais traitements.

Prix : 250 €

Le + : un coloris élégant, qui change du noir ou du fluo. Le – : rien à signaler.




Des études récentes montrent que courir le matin ou le soir ne produit pas les mêmes effets sur la progression, la récupération et même la motivation. En course à pied, l’horaire d’entraînement est un paramètre encore trop souvent négligé. Pourtant, la science apporte aujourd’hui des réponses claires — et exploitables.

On sait désormais qu’il ne suffit pas de courir plus ou plus vite pour progresser. Volume, intensité, récupération, nutrition et sommeil sont devenus des piliers bien intégrés par les coureurs. En revanche, l’heure de la journée à laquelle on s’entraîne reste largement absente des plans d’entraînement.

Pourtant, plusieurs publications scientifiques récentes (2024–2025) confirment que le moment de l’entraînement influence directement l’efficacité des séances, en particulier en course à pied. Ces effets varient selon :

  • l’objectif de la séance (VMA, endurance, sortie longue),
  • le chronotype individuel,
  • le niveau d’entraînement du coureur.

Faut-il alors courir le matin, le soir, ou l’horaire importe-t-il peu ? Voici ce que la science nous apprend — et comment l’appliquer concrètement.

Horloge biologique et course à pied : ce que dit la science

Courir le matin ou le soir n’a pas le même impact sur la performance. Découvrez l’heure idéale d’entraînement en running selon la science et votre chronotype.
©Mizuno

Chaque individu possède une horloge interne de 24 heures, appelée rythme circadien, régulée notamment par la lumière. Elle influence directement :

  • la température corporelle,
  • la production hormonale (cortisol, mélatonine),
  • la fréquence cardiaque,
  • la glycémie,
  • les capacités de coordination et de force.

Chez les sportifs d’endurance, ces variations se traduisent par une fluctuation naturelle des performances au fil de la journée. En course à pied, les études confirment que le rendement physiologique n’est pas identique le matin et le soir, même à intensité égale.

Ce que montrent les études récentes sur l’heure d’entraînement

Étude 1 – Journal of Chronobiology & Exercise Science (2025)

Trente coureurs entraînés ont réalisé des tests d’effort à 6 h, 10 h, 14 h et 18 h.
Résultats : VO₂max et économie de course optimales à 18 h, fréquence cardiaque plus stable, perception de l’effort réduite, dérive cardiaque retardée.
Conclusion : les performances d’endurance culminent en fin de journée, notamment entre 16 h et 20 h.

Étude 2 – Frontiers in Sports Physiology (2025)

Cette étude a analysé l’effet combiné de l’heure d’entraînement et du chronotype sur l’adaptation physiologique.
Résultats : les coureurs matinaux progressent davantage le matin, les profils tardifs en fin de journée. En cas de désalignement, les gains chutent jusqu’à –15 %.
Conclusion : respecter son chronotype améliore nettement la qualité de la progression.

Étude 3 – Journal of Human Kinetics (2025)

Comparaison des fonctions cardio-motrices à différents moments de la journée.
Résultats : température corporelle, coordination et stabilité cardiaque maximales vers 17 h, performances plus irrégulières tôt le matin.

On ne court pas de la même façon à 6 h qu’à 18 h, même à intensité égale.

Quel horaire choisir selon le type de séance running ?

Courir le matin ou le soir n’a pas le même impact sur la performance. Découvrez l’heure idéale d’entraînement en running selon la science et votre chronotype.
©Mizuno

Séances de qualité : VMA, seuil, allure spécifique

Ces séances sollicitent fortement le système nerveux, la coordination et la concentration. Les données montrent qu’elles sont plus efficaces en fin d’après-midi, entre 16 h et 20 h.
Le corps est plus disponible, la perception de l’effort plus faible et la gestuelle plus économique.

Les séances matinales restent possibles, mais exigent :

  • un échauffement plus long,
  • un sommeil suffisant,
  • une attention accrue à la récupération.

Footings à basse intensité (Z1/Z2)

Peu sensibles au rythme circadien, ils peuvent être placés librement, y compris le matin.
Attention toutefois aux sorties à jeun mal préparées, surtout après une nuit écourtée.

Sorties longues

Plus exigeantes sur le plan énergétique, elles sont souvent mieux tolérées en fin de matinée ou début d’après-midi, lorsque la température corporelle et les réserves énergétiques sont plus favorables.

Chronotype : es-tu plutôt du matin ou du soir ?

Le chronotype désigne le moment naturel de la journée où ton organisme est le plus performant.

Quelques repères simples :

  • Tu te réveilles facilement tôt et tu es performant dès 7 h → profil matinal.
  • Tu as du mal le matin mais tu es très actif le soir → profil tardif.
  • Tu dors volontiers plus de 8 h → courir à 6 h n’est probablement pas optimal.

Pourquoi respecter son chronotype en entraînement ?

S’entraîner régulièrement à contre-chronotype expose à :

  • une adaptation physiologique réduite,
  • un risque accru de fatigue chronique,
  • un rendement musculaire et nerveux moindre.

Et en compétition ?

La majorité des courses sur route se disputent le matin. S’entraîner uniquement le soir peut donc créer un décalage physiologique.

Il est recommandé d’intégrer, dans les semaines précédant l’objectif :

  • des séances clés à l’heure de la course,
  • des tests d’allure,
  • des sorties longues programmées au bon créneau.

Cette stratégie facilite l’adaptation du réveil, de la digestion et de la mise en route cardio-respiratoire.

Un détail qui peut faire la différence

L’heure d’entraînement ne détermine pas tout, mais elle peut optimiser la progression sans en faire plus. Choisir les bons créneaux pour les séances clés, respecter son profil biologique et adapter ses horaires à l’objectif compétition sont autant de leviers souvent sous-exploités.

En course à pied, chaque détail compte. Celui-ci mérite désormais toute votre attention.



Avec l’Aero Glide 3 GRVL, Salomon propose cette saison une chaussure de running hybride route/chemins particulièrement aboutie. Elle s’inscrit dans une gamme complète de modèles polyvalents destinés aux coureurs souhaitant alterner asphalte et sentiers roulants sans changer de paire.

Dès les premières foulées, le confort global et le moelleux de la semelle s’imposent comme des points forts majeurs. Conçue pour la longue distance, cette chaussure de running offre une sensation de légèreté très appréciable, tout en assurant une protection efficace contre les aspérités du terrain.

Confort et maintien sûr

Test Salomon Aero Glide 3 GRVL : chaussure running hybride route et chemins, confortable et polyvalente, idéale pour la longue distance sur terrains peu techniques.
La Salomon Aero Glide 3 GRVL est disponible en 6 coloris, dont ce « spicy mustard » très réussi.

Le mesh technique façon jacquard enveloppe parfaitement le pied et garantit un maintien sûr et homogène. Même les coureurs aux pieds larges s’y sentiront à l’aise. Le talon, doté d’un contrefort matelassé, renforce la sensation de confort, tout comme la languette rembourrée, qui permet un laçage précis sans générer de points de pression.

La mousse intermédiaire, composée d’un mélange d’EVA et de PEBA, apporte un rebond appréciable à chaque foulée. En revanche, il ne s’agit pas ici d’une chaussure de running véritablement orientée vers le dynamisme ou la performance pure.

Chemins et sentiers peu techniques

Test Salomon Aero Glide 3 GRVL : chaussure running hybride route et chemins, confortable et polyvalente, idéale pour la longue distance sur terrains peu techniques.

La semelle extérieure Contagrip, équipée de micro-crampons de 2,5 mm, se montre parfaitement efficace sur chemins secs et sentiers peu techniques. Dès que le terrain devient plus engagé, la chaussure perd toutefois en stabilité latérale et en capacité de relance.

La paire s’adresse ainsi aux coureurs de tous gabarits, évoluant majoritairement sur route, mais souhaitant s’aventurer ponctuellement sur les chemins sans investir dans une seconde paire de chaussures de trail. C’est un choix pertinent pour les sorties improvisées, lorsque le parcours alterne bitume et sentiers, sans avoir à se compliquer le choix de l’équipement.

Notes du testeur. Amorti : 18/20 – Dynamisme : 13/20 – Confort : 18/20 – Stabilité : 15/20 – Souplesse : 16/20
Note moyenne : 16/20

Le + Design très réussi, véritable polyvalence route/chemins.
Le – Maintien perfectible lorsque la technicité du terrain augmente.

perd toutefois en stabilité latérale et en capacité de relance.

La paire s’adresse ainsi aux coureurs de tous gabarits, évoluant majoritairement sur route, mais souhaitant s’aventurer ponctuellement sur les chemins sans investir dans une seconde paire de chaussures de trail. C’est un choix pertinent pour les sorties improvisées, lorsque le parcours alterne bitume et sentiers, sans avoir à se compliquer le choix de l’équipement.

Prix : 160 € – Poids : 275 g en 42- Drop : 8 mm – Stack : 41 mm (talon)
Utilisation recommandée : entraînements running sur route et chemins, sentiers peu techniques, pour coureurs à foulée universelle, tous poids.



S’entraîner sans se tester, c’est un peu comme courir sans boussole. Les tests permettent de fixer les bonnes allures, mesurer ses progrès et prévenir la stagnation. Encore faut-il savoir lesquels choisir, comment les réaliser et, surtout, comment les reproduire dans des conditions fiables.

Un test bien mené vous aide à :

  • Définir vos allures de travail (VMA, allure seuil, endurance fondamentale)
  • Calibrer vos zones cardiaques si vous vous entraînez à la fréquence cardiaque
  • Mesurer vos progrès d’un cycle à l’autre de manière objective. Mais test n’a de valeur que s’il est reproductible. Refaites-le dans des conditions identiques (terrain, matériel, météo, heure, sommeil, hydratation, fatigue, poids). Notez systématiquement ces paramètres.

Les conditions d’un test fiable

Avant de parler protocole, assurez-vous que tout est standardisé, c’est-à-dire reproductible et utile pour régler l’entraînement du lendemain. Choisissez 1–2 tests par qualité (VMA, seuil, FC), répétez-les tous les 8–12 semaines dans les mêmes conditions, consignez les données, et laissez les chiffres guider vos allures — sans oublier l’avis médical pour tout test FC maximal.

ÉlémentConditions optimales
TerrainPiste ou route plate (ou tapis réglé précisément)
MatérielMême montre, mêmes chaussures, même capteur FC
ÉtatPas de séance dure dans les 48 h, sommeil correct, hydraté
MétéoTempérature modérée, vent faible
ÉchauffementToujours le même protocole, 15 à 20 min progressives

Tests de référence du coureur

VMA, seuil, FCM : découvrez comment choisir et réaliser les tests pour courir aux allures qui vous feront progresser.
©Hoka

1.    Évaluer sa VMA (Vitesse Maximale Aérobie)

Test des 6 minutes (VM6)

Principe : Parcourir la plus grande distance possible en 6 minutes sur terrain plat.
Protocole : Échauffement de 15–20 min + 3–4 lignes droites → effort maximal régulier de 6 minutes.
Calcul : VMA (km/h) = distance (m) / 100

Avantages : simple, rapide, validé scientifiquement (Billat et al., 1993).
Attention : un départ trop rapide fausse la mesure. Refaire reposé si besoin.

 Test VAMEVAL (piste ou tapis)

Principe : test progressif par paliers d’une minute sur 10 à 15 minutes.

  • Départ à 8 km/h, +0,5 km/h à chaque bip.
  • Arrêt à l’échec ; la dernière vitesse tenue = votre VMA.
  • Sur tapis : même protocole avec pente 1 % (pour compenser l’absence de résistance de l’air – Jones & Doust, 1996).

Points forts : progressif, peu traumatisant, idéal en groupe.

2️. Estimer sa vitesse au seuil (test des 20 minutes)

Principe : courir 20 minutes à allure maximale stable, sans sprint final.
Protocole : échauffement 20 min → effort constant de 20 min → relever la vitesse moyenne.
Interprétation : Vitesse au seuil ≈ 95 % de la vitesse moyenne des 20 min.

Utilité : calibrer les séances de seuil ou d’allure semi-marathon.
Intérêt : très bonne corrélation entre terrain et test de laboratoire.

3. Déterminer sa fréquence cardiaque maximale (FCM)

Le brassard cardio Coros est bien plus précis qu'une prise de fréquence cardiaque au poignet, plus agréable qu'une ceinture thoracique et très intuitif à utiliser.
©Coros

Objectif : obtenir une fréquence cardiaque maximale réelle, sans danger, avec une montée progressive.

Conditions préalables : validation médicale préalable, piste ou route dégagée, ceinture cardio fiable, pas de chaleur excessive.

Échauffement : 20 min + 4 lignes droites → 2 min de footing facile.
Protocole : 400 m à 90 % VMA, 400 m à 95–100 % VMA, 400 m à effort maximal (≈ 105–110 % VMA).
Récupération : 45–60 s de marche ou trot lent.

Mesure : notez la FC maximale atteinte pendant ou juste après le 3ᵉ 400 m.
Option : refaire une série après 8–10 min de récupération complète.

Avantages : sûr, reproductible, validé scientifiquement.
Précautions : éviter la chaleur, la fatigue, ou un mauvais pacing.

Important : utilisez la FCmax obtenue pour calibrer vos zones personnelles, et non des pourcentages génériques issus de formules approximatives.

 Sécurité avant tout – Faites valider votre aptitude médicale avant tout test maximal. Ne vous testez jamais seul sur un site isolé. Stoppez immédiatement en cas de douleur thoracique, vertige, malaise ou symptôme inhabituel.

Mieux raisonner en % de VMA pour s’entraîner avec précision

VMA, seuil, FCM : découvrez comment choisir et réaliser les tests pour courir aux allures qui vous feront progresser.
©HOKA

Le % de VMA selon la durée est un indicateur universel, comparable entre différents niveaux. Il permet d’estimer précisément les allures de course, les zones cardiaques et la performance potentielle.

Le problème, c’est que beaucoup de coureurs comparent encore leurs performances uniquement par distance. Or, un marathon couru en 2h10 et un autre en 4h n’impliquent pas du tout la même contrainte physiologique. Ce qui compte, c’est la durée d’effort — pas seulement la distance.

Exemple

ProfilTemps marathon% VMA soutenuDurée d’effort
Marathonien élite2 h 10≈ 82 %130 min
Marathonien loisir4 h 00≈ 72 %240 min

Le coureur amateur court deux fois plus longtemps :

  • Il bascule vers une filière énergétique mixte (plus lipidique, moins glycolytique),
  • Sa fatigue neuromusculaire et sa dérive cardiaque sont beaucoup plus marquées,
  • Et il ne peut donc pas soutenir la même intensité relative.

Comparer les performances par distance masque cette réalité. C’est la durée de soutien de l’intensité, exprimée en % de VMA, qui décrit le mieux la performance réelle.

Pourquoi raisonner en % de VMA par durée est plus juste ?

VMA, seuil, FCM : découvrez comment choisir et réaliser les tests pour courir aux allures qui vous feront progresser.
©Hoka
  1. Elle reflète la physiologie réelle de l’effort (temps de maintien du VO ₂max, équilibre lactate).
  2. Elle est indépendante du niveau : deux coureurs de vitesses différentes peuvent être comparés sur le plan métabolique.
  3. Elle permet de prédire les allures à partir d’un seul test de VMA (modèle de Péronnet–Thibault).
  4. Elle se connecte directement aux zones d’entraînement (Z3 à Z5).

En résumé : la durée d’effort détermine la filière dominante et donc le % de VMA tenable. Plus la course est longue, plus le % de VMA et de FC max soutenable diminue.

Vos repères % de VMA et % de FC max selon la durée d’effort

Durée d’effortExemple de course% de VMA tenable% de FC max correspondanteCommentaires clés
3–5 min1500–2000 m95–100 %95–98 %Effort très intense, proche du VO₂max
10–15 min3000–5000 m90–95 %93–97 %Pleine zone de VO₂max
30–45 min10 km86–90 %90–95 %Travail du seuil haut
1 h–1 h 15Semi élite83–86 %88–93 %Zone de seuil lactique stable
1 h 30–2 hSemi amateur80–83 %86–91 %Seuil légèrement inférieur
2 h 10–2 h 45Marathon élite80–83 %85–90 %Indice d’endurance exceptionnel
2 h 45–3 h 45Marathon confirmé75–80 %82–88 %Fatigue musculaire accrue
3 h45 –4 h 30Marathon loisir70–73 %78–85 %Charge cardiaque modérée, glycogène limitant
6 h et +Ultrafond60–68 %70–80 %Endurance lipidique dominante

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Références scientifiques

  • Péronnet & Thibault (1989). Mathematical Analysis of Running Performance and VO₂ Kinetics. Can J Sport Sci 14(1): 38–46.
  • Billat V. (2001). Physiology and Methodology of Training. Human Kinetics.
  • Daniels J. (2005). Daniels’ Running Formula (2e éd.).
  • Casado A. et al. (2023). Int J Environ Res Public Health 20(5): 3782 – Influence de la déshydratation sur la dérive cardiaque.


Dès son entrée en Masters 6 (65-69 ans), Maryse Le Gallo a marqué l’histoire de la course à pied française en battant 8 records de France, 5 records d’Europe et 2 records du monde en demi-fond et hors stade. Le parcours exceptionnel d’une athlète hors norme, toujours animée par la passion de l’athlétisme.

« On me demande souvent ma recette. J’explique qu’elle réside dans l’équilibre de ma vie, tel un trépied entre la maison, l’entraînement et le travail ; dans l’écoute de mon corps, qui m’a évité des blessures ; dans le plaisir d’entretenir ma condition physique et de me fixer des défis. Cela ne me gêne pas de continuer à courir, non pour progresser, mais pour moins régresser », confie-t-elle.

Une carrière exceptionnelle en athlétisme Masters

Maryse Le Gallo
@DR

Après 50 ans de course à pied sous licence FFA, la Morbihannaise de 65 ans, demeure une compétitrice dans l’âme. Et elle l’a démontré cette année. A son palmarès : huit records de France, cinq records d’Europe et deux records du monde en Masters 6 féminines (65-69 ans).

« En 2020, par curiosité, j’avais regardé les records de France en Masters 5. Je m’étais attaquée à plusieurs d’entre eux, jusqu’à en détenir huit. J’ai refait la même chose cette année, avec pour objectif de battre, en une seule saison, les records nationaux sur les huit principales distances de demi-fond, du 800 m au marathon ». Objectif atteint. Avec bonus.

Saison d’exception et records en série

« J’ai battu les records du 10 km (40’38) et du 10 000 m (40’21) le même week-end, les 23 et 24 mai à Pacé. J’ai amélioré ceux du 1 500 m (5’23’’36) et du 5 000 m (20’06) le même jour, le 20 juin à Saint-Renan. J’ai établi le record du monde du 3 000 m (11’19’’82) le 4 mai à Auray, ainsi que celui du 1 500 m, qui tenait depuis huit ans.

J’ai réalisé la meilleure performance française sur semi-marathon (1h29’24) lors de mon 40e Auray-Vannes. Enfin, à Rennes, mon 40e marathon, j’ai battu de trois minutes le record d’Europe (3h09’19), malgré la pluie, le froid et une fin de parcours pavée », résume Maryse.

En 2026, elle visera le record d’Europe du 10 km, un titre de championne d’Europe du semi-marathon, ainsi que le record de France du 5 km route.

50 ans de pratique de la course à pied

Maryse Le Gallo
Sur le Marathon Vert de Rennes – CM DUFOURT

De tels objectifs forcent l’admiration. « Je suis une passionnée. Pourtant, c’est plus la course à pied qui est venue à moi que l’inverse », explique-t-elle. Repérée dès le collège lors d’un cross scolaire remporté, elle prend sa première licence FFA à 14 ans, en 1974, au CE du Blavet de Quistinic.

Sous son nom de jeune fille, Ficher, elle se forge rapidement une réputation régionale, sans viser le haut niveau. Puis à 19 ans, un drame familial bouleverse son parcours et freine ses ambitions sportives.

L’exploit fondateur sur Auray-Vannes

Employée à plein temps dans l’industrie métallurgique à Lorient, elle rejoin bientôt le CEP Lorient. Jean Vaillant, ancien international français l’entraîne désormais. Entre 1980 et 1987, l’athlétisme lui apporte avant tout un équilibre personnel. Finaliste des Championnats de France de 25 km, elle se révèle pleinement lors de l’édition 1987 d’Auray-Vannes.

« Je venais d’accoucher trois mois plus tôt. Remporter ce 25 km a surpris tout le monde », se souvient-elle.

Le déclic international à Yokohama

Repérée par le Cadre Technique National, la Bretonne participe ensuite, en 1988, à l’Ekiden de Yokohama. Alignée sur le même relais que la Norvégienne Ingrid Kristiansen, recordwoman du monde du marathon, elle vit un moment fondateur.

De retour en France, elle change de club. Nouvel entraîneur et intégration d’un groupe d’entraînement de haut niveau. Ainsi en 1990 – à 30 ans – elle honore sa première sélection en équipe de France sur 15 km à Kassel.

40 marathons et une passion intacte

Maryse Le Gallo
©APLO

La même année, elle boucle son premier marathon à Nice en 2h48. Le début d’une longue histoire d’amour avec la distance reine. De 1990 à 1998, elle progresse régulièrement jusqu’à intégrer le Top 10 du marathon de Rotterdam en 2h35’09.

Elle se distingue également aux Championnats d’Europe et du monde, notamment à Helsinki en 1994 et à Athènes en 1997.

Une sportive de haut niveau exemplaire

Ses performances reposent sur une organisation rigoureuse, une hygiène de vie exemplaire, le soutien de ses proches et l’appui de la Ville d’Hennebont. Tout cela lui permet dès 1992 de concilier emploi et entraînements intensifs.

« Je pouvais alors m’entraîner deux fois par jour, participer à des stages, courir jusqu’à 220 km par semaine et travailler spécifiquement les allures marathon », précise-t-elle.

Transmission et engagement pour l’athlétisme

Maryse Le Gallo
©Runner Breizh

Après une carrière de haut niveau, Maryse Le Gallo poursuit en Masters. Elle remporte notamment les marathons de Boston, Chicago et Québec dans sa catégorie d’âge. En 2004, elle fonde l’Athlé Pays de l’Orient, club aujourd’hui fort de 1 200 licenciés et évoluant en Nationale 2. Présidente pendant dix ans, et toujours entraîneur, elle contribue à l’émergence de talents comme Florian Le Pallec et Antonin Saint-Peyre.

Organisatrice des Championnats de France de cross-country à Plouay en 2018, juge sur le marathon des Jeux Paralympiques de Paris 2024, ambassadrice pour la Ville de Quiberon…. Plus que jamais, Maryse Le Gallo continue de transmettre la flamme du sport, après avoir elle-même porté la flamme olympique.



La nouvelle année est la période idéale pour mettre en place de nouvelles habitudes running et bien lancer sa saison de course à pied. Voici 9 pratiques à intégrer dès maintenant à votre routine pour progresser, rester motivé et atteindre vos objectifs dès le printemps.

1. Définir des objectifs de course à pied clairs et motivants

Tout bon plan d’entraînement débute par un objectif bien défini. Appliquez le protocole SMART. S comme Spécifique : objectif clair et précis. M comme Mesurable : avec des indicateurs de progression. A comme Atteignable : adapté à vos capacités actuelles. R comme Réaliste : pertinent dans votre contexte. T comme Temporel : avec une échéance définie.
Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporel.

Fixez-vous un ou deux objectifs majeurs pour la saison, en termes de chronos ou de distances (10 km, semi-marathon, marathon). Cela vous permettra de structurer votre préparation et de renforcer votre engagement tout au long de l’année.

2. Planifier sa saison de course à pied

Planifiez votre saison running est un préalable en début de saison, avec des objectifs principaux et des secondaires.
©Kiprun

La planification annuelle est essentielle pour structurer votre progression. Commencez par identifier une ou deux courses prioritaires (par exemple un semi-marathon au printemps, un marathon à l’automne), puis ajoutez des courses intermédiaires (10 km, trail, cross).

Alternez les phases d’entraînement intensif, les périodes de récupération, et intégrez des micro-coupures pour éviter la surcharge. Cette stratégie vous permet de rester performant toute l’année, sans épuisement.

3. Bien choisir ses compétitions running

Classez vos courses à venir :

  • Objectifs majeurs
  • Courses préparatoires
  • Courses plaisir

Prévoyez des cycles d’entraînement adaptés à chaque échéance, tout en gardant des moments pour courir sans pression, uniquement aux sensations. Cela favorise le plaisir de courir et réduit le stress lié à la performance.

4. Intégrer du renforcement musculaire et des étirements dans sa routine

Intégrer quelques exercices de renforcement musculaire à votre routine hebdomadaire ne vous sera que bénéfique.
©Adobestock

Le renforcement musculaire est un pilier du coureur durable. Il améliore la posture, la puissance de la foulée, le gainage et limite le risque de blessure.

À intégrer :

  • Avant une séance spécifique (ex : gammes athlétiques)
  • Pendant une séance (ex : exercices type Myocrossmax en montée)
  • En dehors de la course à pied (ex : le lendemain d’une sortie longue)

Veillez à adopter des exercices progressifs et adaptés à votre niveau.

5. Clarifier ses motivations pour rester régulier

Comprendre ce qui vous pousse à courir est un levier de régularité. Vos motivations peuvent être :

  • Intrinsèques (plaisir, bien-être, dépassement personnel)
  • Extrinsèques (résultats, reconnaissance, récompenses)

Affichez vos motivations sur des post-it visibles, ou notez-les dans votre carnet d’entraînement. Ces rappels vous soutiendront dans les moments de fatigue ou de doute.

6. S’évaluer physiquement pour progresser en course à pied

Voici les bilans à réaliser régulièrement pour ajuster vos entraînements :

  • Test VMA en début, milieu et fin de saison pour mesurer vos progrès
  • Analyse de vos points forts et faibles pour adapter vos séances
  • Suivi du sommeil : durée, qualité, récupération réelle
  • Tests en musculation pour calibrer vos charges d’exercices

Ces évaluations vous aident à prévenir le surentraînement et à personnaliser votre progression.

7. Rejoindre un club ou un groupe de coureurs

Courir en groupe est un excellent moyen de se motiver au long cours.
©Kiprun

S’entraîner en groupe, c’est bénéficier d’un cadre stimulant, d’un coach qualifié et d’un esprit de collectif.

En club, vous pouvez participer à des compétitions variées (cross, interclubs…), partager des séances exigeantes et profiter d’une ambiance motivante. Idéal pour casser la solitude du coureur et rester engagé sur la durée.

8. Mettre en place des routines mentales pour performer

La préparation mentale du coureur est souvent négligée, alors qu’elle joue un rôle essentiel dans la performance.

À tester :

  • Respiration contrôlée (abdominale, cohérence cardiaque…)
  • Visualisation des moments clés de la course
  • Rituels de préparation avant chaque séance ou compétition

Qu’est-ce que la respiration carrée (ou box breathing) ?

©Adobestock


Cette méthode, utilisée notamment par les forces spéciales, permet de calmer le mental avant une échéance. Elle se déroule en 4 phases. Commencez par des respirations lentes et continues en vous focalisant sur votre respiration. Puis concentrez-vous sur votre respiration abdominale. A l’inspiration, le ventre rentre et à l’expiration le ventre sort.

  • Phase 1 – Inspiration : inspirez par le nez en comptant lentement jusqu’à quatre dans votre tête. Soyez conscient de la façon dont l’air remplit vos poumons.
  • Phase 2 – Rétention : retenez votre souffle sur quatre temps.
  • Phase 3 – Expiration : expirez sur quatre temps.
  • Phase 4 – Rétention : retenez votre souffle pendant quatre temps. Relâchez, notamment au niveau de l’abdomen.

Continuez sur ce rythme pendant six cycles.

9. Tenir un carnet d’entraînement running

Le carnet d’entraînement est un outil puissant pour suivre sa progression et mieux se connaître. Il permet aussi de prendre du recul sur sa pratique.

À y consigner :

  • Le ressenti avant / pendant / après chaque sortie
  • Les chronos des séances clés
  • Le kilométrage hebdomadaire
  • Des indicateurs de fatigue, sommeil, humeur, alimentation
  • Une citation motivante chaque semaine

Bon à savoir : Le numéro 254 de Running Attitude intégrera un carnet d’entraînement pour toute la saison 2026.

— Article rédigé par William Petit, entraîneur FFA.



La coupure dans l’entrainement amène souvent à une perception de diminution des performances et à un effet de désentraînement important lors de la reprise. Mais est-ce vraiment le cas ? Comment gérer cette période et reprendre sereinement ? Notre coach, William Petit vous répond.

Précisons d’emblée que le phénomène de désentraînement n’est pas la même chose que la récupération, partie essentielle et intégrante de tout programme d’entraînement, tout simplement parce que la forme perpétuelle n’existe pas et que votre corps n’est pas une machine ! Des pauses sont nécessaires au fil des saisons pour vous régénérer et éviter les blessures.

Le désentraînement désigne la perte des adaptations induites par l’entraînement, subséquente à une pause prolongée ou à une charge d’entraînement insuffisante. Ce processus dépend de facteurs qui vous sont propres (forme physique, durée et fréquence de l’entraînement, paramètres physiologiques) et se répercute sur plusieurs plans.

3 types de coupures, 3 effets distincts

©Compressport-Justin Galant

On distingue ainsi trois types de coupure, chacune ne produisant par les mêmes effets.

1. Reprise après une coupure liée à un cycle d’entrainement

Le but est d’assimiler les charges de travail. Ici la coupure ne sera pas complète, on aura juste une diminution de la charge d’entrainement (en quantité et en qualité) pour pouvoir repartir sur de bonnes bases sur un nouveau cycle.


Exemple de reprise après un cycle d’entraînement
. Repartir sur un programme complet : la dernière semaine étant une semaine allégée en terme quantitative (nombre de séances et kilométrage total tout en essayant de garder un rappel d’intensité sur une séance). Idéalement, on pourra repartir sur un kilométrage total identique voire l’augmenter légèrement de 5 à 10% max.

2. Reprise après une coupure liée à une compétition

La coupure dans l’entrainement amène souvent à une perception de diminution des performances et à un effet de désentraînement important lors de la reprise. Mais est-ce vraiment le cas ? Voyons comment gérer cette période et reprendre sereinement.
©Compressport-Justin Galant

Cette fois, l’objectif est la régénération. Il faut laisser le temps aux muscles, tendons et articulations de récupérer pour repartir sur des bases saines et plus solides. Hélas, trop souvent, les athlètes reprennent trop vite après un objectif majeur. D’autant qu’un objectif revêt aussi toujours un « coût mental » important liées aux nombreuses contraintes d’une préparation. Recharger les batteries physiquement comme mentalement est nécessaire pour revenir avec fraîcheur.


Exemple de reprise post-marathon
. SEMAINE 1 : repos total. S2 : natation ou vélo 1h à 1h30, footing 40’ ou vélo 1h30, footing 50’. S3 : footing 55’, 20’ + 10 x (30’’/30’’) + 15’, footing 1h. S4 : footing 1h, 20’ + 5x (5’/2’) + 15’, footing 1h10. S5 : footing 50’, 20’ + 10 x (45’’/45’’) + 15’, footing 1h15 avec 4 x (6’/2’)

3. Reprise après une coupure liée à une blessure

Cette fois, la coupure n’est pas voulue et clairement subit. Suivant la durée d’immobilisation, le désentrainement sera être plus ou moins prononcé. Avec lui, un sérieux « coup » au moral et l’impression de « tout perdre ». On vous rassure : oui, il y a diminution progressive des capacités respiratoires, physiologiques et musculaires… mais on ne repart jamais de zéro même après un gros arrêt. Le plus difficile souvent est d’accepter cette blessure et d’en tirer les leçons pour la suite.

Exemple de reprise après une blessure (+ de deux mois d’arrêt). SEMAINE 1 : 40’ en alternant 2’ course lente et 2’ marche, renfo 40’, vélo 1h à 1h15, 45’ en alternant 3’ course lente et 2’ marche. S2 : 45’ en alternant 4’ course lente et 2’ marche, renfo 40’, vélo 1h à 1h15, 50’ en alternant 5’ course lente et 2’ marche. S3 : 50’ en alternant 6’ course lente et 2’ marche, renfo 45’, vélo 1h15 à 1h30, 55’ en alternant 8’course lente et 2’marche. S4 : 55’ en alternant 10’ course lente et 2’ marche, renfo 50’, vélo 1h15 à 1h30, 3x 15’ course lente alternée avec 2’ marche. S5 : 2x 20’ course lente alternée avec 2’ marche, vélo 1h, renfo 30’, 30’ course lente, 40’ course lente. Pour valider une séance et passer à la suivante, il faudra n’avoir aucune douleur. Si c’est le cas, repassez à la séance précédente.

Comment rebondir après un arrêt ?

La coupure dans l’entrainement amène souvent à une perception de diminution des performances et à un effet de désentraînement important lors de la reprise. Mais est-ce vraiment le cas ? Voyons comment gérer cette période et reprendre sereinement.
©Compressport-Justin Galant

Je préconise de faire une sorte de body-scan (sur les sensations physiques) et de mind-scan (sur les sensations mentales) afin de se questionner sur sa pratique.

Après un cycle d’entrainement. Notez vos sensations à chaque séance (avec l’échelle de Borg de 0 (aucun effort) à 10 (effort maximal), comparez-le, notez l’intensité demandée au même titre que le corps de la séance (différence entre le début et la fin de la série ?)

Après une compétition. Analysez le jour J à fond. Tout a-t-il été bien géré (allures maitrisées, ravitaillements bien pris, respect du plan de course…) ? La préparation était-elle optimale ou bien trop difficile, les sensations bonnes au fil des séances et des semaines ? Tout cela vous permettra d’optimiser votre prochaine préparation.

Après une blessure. Identifiez les causes de la blessure et ce qu’il faut adapter/changer pour s’en prémunir pour la suite.

Les bases d’une reprise sereine

Une reprise bien gérée se vit à l’instant T. Pas question de comparer son niveau actuel à ses performances antérieures ni même à celles de ses collègues. Soyez lucide sur votre forme du moment, patient et indulgent, votre corps vous le rendra bien et les performances reviendront. Acceptez de « régresser » dans un premier temps vous permettra de vous construire des bases plus solides sur le moyen terme.

En parallèle, appliquez la méthode PAIRES, inventée par notre coach, William Petit.

PROGRESSIVITÉ . Augmentez progressivement le nombre de séances par semaine pour pouvoir se remuscler et récupérer par cette reprise.

ALTERNANCE. A la fois entre les séances de récupération et les séances d’intensité, mais aussi sur le contenu, afin d’avoir des séances variées.

INTENSITÉ. Commencez par un premier bloc de séances où il n’y aura pas d’intensité puis passer à de petits blocs d’intensité avec un faible nombre de séries et de répétitions pour aller ensuite sur des blocs plus longs et plus intenses.

RÉGULARITÉ. Avoir une régularité dans les séances d’entrainement afin de bien les assimiler par la suite

ENTHOUSIASME. Rappelez-vous qu’il y a peu de temps vous ne pouviez peut-être pas courir, et que pouvoir le faire rester une chance.

SENSATIONS. Ne cherchez pas à comparer vos chronos à ceux où vous étiez performant et non blessé. C’est très tentant mais clairement démotivant. Fiez-vous plutôt à vos sensations.



Deux ans après l’arrivée sur le marché de la Suunto Race, la marque finlandaise revient avec une Race 2 qui n’a presque plus rien à voir avec sa glorieuse aînée. Cette nouvelle version marque une évolution majeure, aussi bien en matière de design que de performances.

L’ergonomie générale est conservée, avec une molette centrale entourée de deux boutons, positionnés sur le côté droit du cadran. Le boîtier, légèrement affiné et plus épuré, conserve toutefois son diamètre de 49 mm, tout en laissant davantage de place à l’écran.

Celui-ci mesure désormais 38 mm, soit bien au-dessus des standards du marché, généralement situés autour de 35 mm. Couplé à la technologie AMOLED et à une luminosité impressionnante, cet écran est tout simplement le plus lisible que j’aie pu tester sur une montre GPS de sport. En mode cartographie, le suivi d’itinéraire est particulièrement agréable, y compris en plein soleil. L’écran est en outre protégé par une vitre en saphir, gage de robustesse.

Une large autonomie

Test Suunto Race 2 : écran AMOLED ultra lisible, GPS GNSS précis, autonomie solide et performances en hausse. Notre avis complet running et trail.
Ecran AMOLED ultra lisible, GPS GNSS précis, autonomie solide et performances en hausse.

Suunto a également entièrement revu les capteurs de la Race 2, avec des performances en nette hausse. Le capteur GPS – en réalité un GNSS multibande – se montre très précis, mais reste gourmand en énergie lorsqu’il est utilisé en mode maximum. Il faut rappeler que la Suunto Race 2 est avant tout orientée performance. Pour les aventures de très longue durée, Suunto propose d’ailleurs la Vertical.

Cela dit, l’autonomie de la Race 2 permet déjà de voir large :

  • 45 à 50 heures en mode GNSS double fréquence,
  • environ 75 heures en GNSS simple, ce qui est largement suffisant pour un trail long.

Attention toutefois : l’autonomie varie fortement selon l’utilisation, notamment en fonction de l’affichage. Si l’écran reste constamment allumé, la batterie se vide beaucoup plus rapidement. Bon point en revanche : la recharge est rapide et peut s’effectuer sans interrompre l’activité.

Nouveau capteur cardio optique

Test Suunto Race 2 : écran AMOLED ultra lisible, GPS GNSS précis, autonomie solide et performances en hausse. Notre avis complet running et trail.
©Suunto

Le capteur cardio optique a lui aussi fait peau neuve. Suunto revient clairement dans la moyenne haute du marché. Comme souvent avec ce type de capteur, les changements brusques d’allure restent délicats à analyser, mais sur des sorties longues ou au seuil, les données se rapprochent de celles obtenues avec une ceinture cardio.

Le principal point faible concerne le bracelet en silicone. De facture assez classique, il est parfois difficile de trouver le bon ajustement. S’il n’est pas suffisamment serré, les mesures de fréquence cardiaque deviennent imprécises, voire inutilisables. Suunto propose heureusement des bracelets textiles auto-agrippants, qui semblent mieux adaptés à la pratique du running et du trail.

À l’usage, quelques bugs mineurs ont été rencontrés, notamment un blocage de la montre au lancement d’une activité. Suunto m’a toutefois indiqué que ce problème avait été corrigé via une mise à jour.

Un cardio-GPS complet et puissant

©Suunto

L’interface se révèle très complète, avec une liste impressionnante de profils sportifs. La prise en main est rapide et intuitive. Grâce à un microprocesseur entièrement repensé et plus puissant, la Suunto Race 2 se montre particulièrement réactive. Les perspectives d’évolution sont nombreuses, notamment grâce au store d’applications SuuntoPlus, encore jeune mais très prometteur.

Avec la Race 2, Suunto se repositionne clairement dans la bataille face à des acteurs majeurs comme Garmin et Coros. Le tarif est en hausse par rapport à la première Race, mais les performances progressent dans les mêmes proportions.

On a aimé

  • Le détecteur de mouvement, qui alerte lorsque l’on oublie de relancer l’enregistrement après un arrêt. Très pratique pour les coureurs urbains un peu tête en l’air.

On a moins aimé

  • Le bracelet en caoutchouc, vraiment peu agréable à l’usage.

499 € pour la version en acier inoxydable.



La montre cardio-GPS est un outil quasi indispensable pour gérer son effort en compétition. Mais attention : ses mesures ne sont pas fiables à 100 %. Qui n’a jamais terminé un marathon avec 42,8 km affichés au compteur ?

À chaque marathon ou semi-marathon, même constat : malgré une trajectoire au plus près de la ligne idéale, la distance enregistrée dépasse souvent la distance officielle. Pas de panique : le problème ne vient pas de l’épreuve, mais de la logique même du GPS.

Pourquoi votre montre GPS ajoute des mètres inutiles ?

La montre cardio-GPS est un outil précieux mais en compétition, attention à prendre en compte son imprécision.
©Saucony

Une distance officielle parfaitement mesurée

La distance d’un marathon est fixée à 42,195 km depuis 1921. Pour être homologué, chaque parcours est mesuré par des experts certifiés. Ces mesureurs utilisent le compteur Jones, une petite roue dentée fixée à la roue avant d’un vélo, et vérifient la distance au moins deux fois (trois fois en cas de record potentiel). Aucun problème, donc, du côté de l’organisation.

Des trajectoires impossibles à suivre parfaitement

En course, vous ne pouvez pas suivre la trajectoire idéale : densité du peloton, ravitaillements à droite ou à gauche, zigzags pour doubler, obstacles ou changements de rythme…Résultat : quelques dizaines de mètres supplémentaires au fil des kilomètres, cumulés sur l’ensemble du parcours.

Lire aussi montre cardio-GPS : quelles fonctions sont vraiment utiles ?

Montre GPS : une marge d’erreur de 1 %

Les montres GPS les plus modernes conservent une marge d’erreur d’environ 1 %, soit 10 mètres par kilomètre. En pratique : semi-marathon : + 210 m // Marathon : + 420 m

Pourquoi cette imprécision ? Plusieurs facteurs influencent la précision du signal GPS :

  • Environnement urbain : immeubles, ponts, tunnels, arbres perturbent le signal.
  • Parcours sinueux : un GPS “coupe” souvent les virages en ligne droite.
  • Fréquence d’enregistrement : même à 1 point par seconde, la mesure reste perfectible.

Conclusion : vous n’avez pas parcouru plus que la distance officielle—c’est votre appareil qui n’a pas pu enregistrer chaque mètre.

Comment ajuster votre allure pour éviter les mauvaises surprises ?

La montre cardio-GPS est un outil précieux mais en compétition, attention à prendre en compte son imprécision.
©Vincent Lyky

Si vous visez un chrono précis, intégrer cette marge d’erreur est indispensable. Exemple pour un objectif marathon sous 3 h
→ Allure théorique : 4’16/km (256 s) → Avec +1 % d’erreur GPS : viser plutôt 4’13/km (253 s). Cette adaptation garantit que vous passez sous les 3 heures même si votre montre affiche 42,6 ou 42,7 km.

Autre astuce : le marquage sur la main. À l’ancienne, mais diablement efficace : notez vos passages toutes les 5 km, validez votre rythme grâce aux panneaux kilométriques officiels.

Allure instantanée : pourquoi il ne faut pas (trop) s’y fier

L’allure instantanée est souvent faussée par : les imprécisions GPS, la fréquence d’échantillonnage (1 seconde = trop long pour les micro-variations), l’environnement (arbres, bâtiments, tunnels), les algorithmes de lissage internes à la montre. La solution : surveiller l’allure moyenne du dernier kilomètre, nettement plus fiable.

3 conseils pour limiter les erreurs de votre cardio-GPS

  1. Activez le mode GPS le plus précis (multi-bande, tous satellites).
  2. Fiez-vous à l’allure moyenne, pas à l’allure instantanée.
  3. Utilisez un accéléromètre ou un capteur de foulée (ex : Stryd) pour améliorer la précision.

La montre GPS aide à éviter un départ trop rapide, mais il ne doit jamais remplacer vos sensations. En fin de course, écouter votre corps reste le meilleur moyen de vous transcender. Une course préparée pendant des mois mérite d’être vécue pleinement, sans laisser un écran dicter chaque pas.



L’aponévrosite plantaire est blessure fréquente. Cette inflammation du tendon qui relie le talon aux orteils fait l’effet d’une crampe. Une vraie épine dans le pied.

L’aponévrose plantaire figure dans le top 10 des blessures les plus fréquentes. 10% des coureurs sont concernés, et ce pourcentage augmente après 40 ans. est une membrane élastique qui tient lieu d’amortisseur. A chaque fois que vous posez le pied à terre, votre voûte s’aplatit et la membrane se tend.

Lorsque vous relevez le pied, elle se raccourcit pour permettre à votre voûte de reprendre sa forme naturelle.. Sous le talon, au niveau du calcanéum, une inflammation peut apparaître lorsque la zone est trop fortement sollicitée, à cause de micro-traumatismes liés à l’effort. On parle alors d’aponévrosite plantaire ou fasciite plantaire.

A quoi est-elle due ?

Cette inflammation est la conséquence directe de l’arrachement de fragments osseux qui finissent par constituer une épine calcanéenne, très douloureuse. Ce n’est pas sa forme qui est à l’origine de la douleur, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Cette épine peut en effet être visible à la radiographie sans que quoi que ce soit se passe.

Quels sont les symptômes de l’aponévrosite plantaire ?

Une douleur au talon, souvent du côté interne. On peut aussi avoir mal sur toute la longueur du fascia ou sur les orteils. Cette douleur est souvent plus vive le matin au réveil, ou après une longue période d’inactivité. Puis la douleur s’estompe en marchant. Mais elle reste tout de même présente, sur terrain dur comme mou. Et toujours particulièrement douloureux à la palpation du talon ou lorsqu’on étire cette zone.

Cette aponévrosite plantaire est avant tout due à la forme de votre voûte plantaire. Si celle-ci est très cambrée ou peu marquée, le fascia est soumis à trop de pressions, surtout du côté du talon. Si vous êtes très pronateur (les genoux qui cognent) ou à l’inverse supinateur (pieds qui partent vers l’extérieur…), vous êtes un candidat idéal à l’aponévrosite, surtout si vous augmentez brutalement votre volume d’entraînement et courez avec des chaussures inadaptées.

Young woman massaging her foot while sitting on bed

Aponévrosite plantaire : comment s’en débarrasser ?

D’abord, il convient de prendre le temps de se soigner. Même si la douleur est supportable et ne vous empêche pas de courir. Sans quoi, les choses ne feront qu’empirer. Le temps de guérison est variable. En moyenne, il faut entre 3 et 6 mois pour s’en débarrasser, mais cela peut être plus long.

Dans un premier temps, il faut choisir LA bonne paire de chaussures. Des chaussures inadaptées sur un terrain trop dur favorisent son apparition. L’idéal est de consulter un podologue. Il pourra vous prescrire des semelles correctrices ou des talonnettes amortissantes. Celles-ci pourront réduire les microtraumatismes causés par la course, en diminuant les contraintes ressenties au niveau du talon.


Ensuite, on conseille d’appliquer de la glace. Chaque soir, une quinzaine de minutes sur la douleur. On peut faire rouler sous sa plante de pied une bouteille d’eau glacée pendant quelques minutes, plusieurs fois par jour.

Les étirements du tendon d’Achille, du triceps sural et du mollet soulagent également. On recommande de les effectuer le matin, car les douleurs sont souvent plus intenses au lever. Un bon étirement : assis, placez votre cheville droite sur votre genou gauche et attrapez vos orteils dans une main. Tirez doucement, puis relâchez. Recommencez avec l’autre pied, toujours en douceur pour ne pas traumatiser encore plus le tendon.

N’hésitez pas à consulter un kinésithérapeute qui vous enseignera les bons gestes pour vous masser et vous soulager.

On peut envisager des infiltrations si la douleur est vraiment très importante ou plus simplement des anti-inflammatoires non stéroïdiens. La chirurgie n’est envisageable que dans des cas très particuliers.



La Dubaï Run 2025 a rassemblé plus de 307 000 participants, établissant un nouveau record mondial sur l’artère Sheikh Zayed Road, exceptionnellement piétonnisée pour l’occasion.

Événement phare du Dubai Fitness Challenge, la Dubai Run est considérée comme la plus grande course à pied gratuite au monde. Le 30 novembre, des foules immenses ont pris part aux deux parcours de 5 km et 10 km, offrant une vue unique sur les icônes architecturales de la mégapole, dont la Burj Khalifa, plus haute tour du monde (828 m).

Un mois de challenges sportifs autour de la Dubaï Run


Le Dubai Fitness Challenge a été lancé en 2017 par le Sheikh Hamdan bin Mohammed Al Maktoum, prince héritier de Dubaï. L’objectif ? Encourager habitants et visiteurs à relever un défi simple mais engageant : 30 minutes d’activité physique par jour pendant 30 jours.

Durant tout le mois de novembre, la ville s’est transformée en un véritable terrain de sport à ciel ouvert, avec des milliers d’activités gratuites, des infrastructures accessibles à tous et des événements emblématiques comme la Dubaï Run.

Une session géante de yoga au coucher du soleil a clôtureé le challenge le 30 novembre à Zabeel Park.



D

De Lille à Bagnères-de-Luchon en passant par Bayeux, Provins ou Bordeaux, 2026 marquera l’arrivée de huit nouveaux marathons au calendrier français. Certains affichent déjà complet, comme le Marathon d’Avignon, pris d’assaut en quelques jours seulement.


2025 fut fertile en nouveautés avec l’éclosion de marathons à Boulogne-sur-Mer, Lans en Vercors ou encore Ambès en Gironde, qui servira d’ailleurs de support aux championnats de France 2026. La dynamique ne faiblit pas pour l’année qui s’ouvre. Tour d’horizon des premières éditions qui s’annonent dès le printemps.

29 mars – Marathon des Héros Omaha–Bayeux (Calvados)

Le Marathon des Héros de Bayeux passera notamment sur la route qui longe la plage Omaha Beach.
Le Marathon des Héros de Bayeux passera notamment sur la route qui longe la plage Omaha Beach. ©Adobestock

Les mythiques Foulées de Bayeux s’étoffent avec la création du Marathon des Héros Omaha–Bayeux, labellisé bronze FFA. Cette course rendra hommage aux soldats du Débarquement et proposera un tracé d’une grande valeur symbolique.


Depuis le port de Grandcamp-Maisy, le circuit filera sur une large portion de la Vélomaritime. Estimé à environ 320 mètres de dénivelé positif, il mènera ensuite es coureurs vers des lieux emblématiques tels que la Pointe du Hoc, la plage d’Omaha Beach et le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, avant de rejoindre Port-en-Bessin puis l’arrivée autour du stade de Bayeux.

Déjà presque complet…

©Foulées de Bayeux

Les inscriptions lancées il y a peu de temps sur Klikego affiche complet à 77% à ce jour pour cette distance reine. Mieux vaut donc ne pas tarder à réserver un dossard pour cette première qui attend 1500 marathoniens !

Plusieurs formats seront également proposés. Le marathon en relais à 4 est déjà complet. Un semi-marathon sera possible en solo, duo ou trio, de même que 10 km, 5 km, marches et courses enfants entre le stade et le centre-ville de Bayeux.

19 avril – Marathon de la Forêt Sacrée de Surbourg (Bas-Rhin)

Marathon de la Forêt Sacrée de Surbourg, en pleine verdure !

L’Alsace aussi accueillera un nouveau 42.195 km au cœur de la forêt de Haguenau. Le Marathon de la Forêt Sacrée de Surbourg se déroulera sur un tracé entièrement nature, entre pistes cyclables et larges chemins forestiers. L’absence de dénivelé en fera une épreuve particulièrement propice aux performances.

Un euro du kilomètre

La course servira d’ailleurs de support au championnat départemental du Bas-Rhin. Le tarif d’inscription se distingue lui aussi, avec un dossard proposé à 42 euros pour les non-licenciés, soit un euro par kilomètre — une rareté désormais… L’épreuve table sur environ 500 participants, et les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes.

10 mai – Marathon Médiéval de Provins (Seine-et-Marne)

Un marathon reliera Blandy-les-Tours à Provins en Seine-et-Marne le 10 mai 2026.
©Adobestock

La Seine-et-Marne renoue avec la distance reine grâce au Marathon Médiéval de Provins, nouvelle épreuve qui succède, sept ans après, au très populaire Marathon de Sénart. Les coureurs évolueront dans un cadre d’exception, autour de la célèbre cité médiévale de Provins, inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

A rebours du temps

Un marathon reliera Blandy-les-Tours à Provins en Seine-et-Marne le 10 mai 2026.

Le départ sera donné depuis Blandy-les-Tours, village dominé par son imposant château fort. Les marathoniens traverseront ensuite neuf communes et quatre sites majeurs du patrimoine local : le château de Blandy, la collégiale de Champeaux, l’église Sainte-Geneviève de Cucharmoy et le théâtre gallo-romain de Châteaubleau. Le parcours, mêlant route et chemins stabilisés présentera 210 mètres de dénivelé positif.


Cette première édition sera parrainée par l’acteur et écrivain Lorànt Deutsch. De concert, un semi-marathon, un relais et des courses enfants. Les inscriptions sont ouvertes. Deux euros par inscription seront reversés à la restauration du patrimoine local.


27 juin – Marathon du Cap d’Adge (Hérault)

Annoncée tout récemment, ce marathon propulsé par l’Office du Tourisme de Cap d’Adge se déroulera sur un week-end, et se disputera en semi-nocturne, en traversant les lieux emblématiques de la station balnéaire. Pas plus d’informations pour l’heure sur ce nouveau rendez-vous estival… A suivre…

27 septembre – Marathon d’Avignon (Vaucluse)

Marathon d'Avignon, la première édition 2026 est déjà complète.

Courir dans la cité des Papes, l’événement annoncé il y a quelques mois déjà a suscité un bel enthousiasme. D’autant que le parcours s’annonce roulant, avec en prime des vues exceptionnelles sur les monuments emblématiques de la ville : Palais des Papes, Pont d’Avignon et remparts historiques.

Sur liste d’attente

Un semi-marathon accompagnera la course reine. Le succès a été immédiat : les 3 500 dossards proposés pour le marathon et le semi ont été vendus en moins d’un mois, confirmant l’attrait massif pour cette nouvelle épreuve. Une liste d’attente est toutefois mise à disposition.

27 septembre – Marathon des Pyrénées Haut-Garonnaises (Haute-Garonne)

©Adobestock.

Le même week-end, les amateurs de dénivelé auront rendez-vous en Haute-Garonne pour le tout premier Marathon des Pyrénées Haut-Garonnaises. Ce 42,195 km s’annonce exigeant, avec un cumul de 533 mètres de dénivelé positif.

Valoriser les terroirs pyrénéens


Depuis Saint-Bertrand-de-Comminges, village classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, le cortège défilera vers Bagnères-de-Luchon, célèbre cité thermale. En route, plusieurs villages pyrénéens typiques, dont Valcabrère, Cierp-Gaud et Cier-de-Luchon, offrant un décor somptueux entre patrimoine, montagnes et paysages ouverts.


L’organisation Sport’N Connect propose également une formule duo et un relais à quatre. Des animations musicales, des ravitaillements festifs et une barrière horaire confortable de 7 h 15 permettront à un large public de profiter de cette nouvelle fête du running. Les inscriptions sont déjà ouvertes.

25 octobre – Marathon de Lille (Nord)

Le Marathon fait son grand retour à Lille en 2026.
©Archives Courses de la Bradery’s

Après plus de trente ans d’absence — la dernière édition remontant à 1995 — le Marathon de Lille fera son grand retour en 2026. Si le tracé précis n’a pas encore été dévoilé, la Ligue Hauts-de-France d’Athlétisme aux manettes a officialisé la date du 25 octobre.

Du 10 km au marathon


Les participants s’élanceront pour 42,195 km au cœur de la capitale des Flandres, dans ce qui s’annonce comme l’un des grands rendez-vous running de l’automne. Le marathon aura lieu en même temps que le semi-marathon et le 10 km, initialement prévus en 2025 mais reportés en raison du calendrier électoral. Après l’ouverture des inscriptions, le 1er décembre tous les dossards ont été pris d’assaut en quelques heures seulement !

8 novembre – Marathon de Bordeaux (Gironde)

Le Stade Bordelais Athlétisme annonce le retour du Marathon de Bordeaux le dimanche 8 novembre 2026, le long des quais de la Garonne.
©Adobestock

Bordeaux renouera également avec la distance marathon après l’arrêt de l’ancien format semi-nocturne organisé par IronMan en 2019. Le Marathon de Bordeaux, porté par le Stade Bordelais Athlé, accompagnera le 5 km Nés pour Bouger, le 10 km et le semi-marathon, qui avaient rassemblé ce début novembre 24 000 coureurs en une journée.

Une grande fête populaire

Le Marathon fera son grand retour à Bordeaux le 8 novembre 2026 en même temps q'un 10 km et qu'un semi-marathon.
©Corentin Baudry

Si le tracé reste encore à préciser, l’organisation annonce un parcours 100 % urbain, rapide, et visuellement attractif. Le départ sera donné rive droite, et l’arrivée se fera rive gauche après une traversée dynamique du centre de Bordeaux. L’ouverture des inscriptions est prévue pour le début du printemps prochain. 30 000 coureurs attendus sur l’évènement.



Légers, rigides et réparables, ces bâtons 100 % français en carbone ont tenu toutes leurs promesses dans l’un des environnements les plus exigeants du trail.

Basée à Saint-Jean-de-Moirans, près de Grenoble, Guidetti conçoit et fabrique l’ensemble de ses bâtons en France. Reconnue pour son savoir-faire, son innovation (notamment le système Flash-Lock breveté) et son engagement en faveur de la durabilité, la petite société (15 personnes) propose des produits entièrement réparables grâce à un large choix de pièces détachées.

Son SAV réactif et performant constitue un véritable atout pour les pratiquants engagés. En cas de casse ou d’usure, les éléments peuvent être remplacés rapidement, prolongeant la durée de vie du matériel. Une philosophie particulièrement appréciée dans le trail longue distance. Un brin cassé peut par exemple être remplacé sans outil, pour 20 euros seulement ! Voilà un premier bon point pour Guidetti, qui se démarque à ce sujet de la concurrence.

Prise en main & système de pliage

Nous avons testé les Platinium Aéro Pulse sur la Grand Trail de la Vallée du Drâa (GTVD) au Maroc. Ce trail à étapes de 180 km se déroule entre dunes, djebels, plateaux caillouteux et zones rocheuses en pleine chaleur. Sable abrasif, vent omniprésent et fatigue progressive mettent tout le matériel à rude épreuve

D’emblée, ces bâtons t impressionnent par leur dépliage ultra-rapide via le système Flash-Lock. Quelques secondes suffisent pour passer du mode rangement à l’action, ce qui représente un gain de temps appréciable sur les étapes alternant sections roulantes et montées sableuses.

Repliés en 3 brins, ils se glissent parfaitement à l’arrière d’un gilet de trail. L’élastique intégré, simple et efficace, assure un maintien stable sans vibration ni claquement pendant la course.

Poids & équilibre

Légers, rigides et réparables, ces bâtons 100 % français en carbone ont tenu toutes leurs promesses dans l’un des environnements les plus exigeants du trail.

Avec seulement 150–160 g par bâton, ce modèle en carbone se classe dans les poids plume. Sur un trail désertique où l’on court avec un sac d’autonomie alimentaire, cette légèreté est un avantage crucial.

La prise en main reste précise même en montée sableuse, lorsque l’on “plonge” profondément les bâtons. Les rondelles larges empêchent l’enfoncement excessif dans le sable mou. Sur terrain plus dur, l’absorption des micro-vibrations est excellente. Aucun flex latéral, même sur pierres instables. La pointe en tungstène offre une accroche remarquable, y compris sur roche polie.

Dans le vent, la poussière et surtout le sable qui s’infiltre partout, le système de verrouillage n’a montré aucun blocage ni frottement excessif. Un point particulièrement appréciable dans un environnement aussi hostile.

Confort, solidité et durabilité

Légers, rigides et réparables, ces bâtons 100 % français en carbone ont tenu toutes leurs promesses dans l’un des environnements les plus exigeants du trail.

Le modèle testé était équipé de dragonnes classiques (un autre existe avec gantelet). Celles-ci sont faciles à ajuster, mais un léger renfort mousse au niveau du poignet améliorerait encore le confort sur les longues poussées.

Après 180 km dans des conditions extrêmes, les bâtons affichent une résistance remarquable : aucun jeu mécanique, système de verrouillage impeccable, pointe intacte malgré les chocs, aucun éclat majeur sur le carbone, malgré le sable abrasif

Pour des bâtons carbone exposés à de telles contraintes, ils sortent du GTVD quasiment comme neufs, ce qui témoigne de leur qualité de fabrication !

Sur un trail en environnement aride, ils ont été un véritable allié stratégique : meilleure efficacité dans les dunes, stabilisation dans les descentes techniques, maintien de la foulée en fin d’étape, économie d’énergie grâce à une poussée fluide et régulière. Ils offrent un équilibre idéal entre légèreté, rigidité et fiabilité, sans compromis.

Points forts

  • Ultra-légers
  • Dépliage instantané (Flash-Lock)
  • Excellent rapport rigidité/poids
  • Fiabilité en conditions extrêmes
  • Bâtons réparables
  • Fabrication française

Points faibles

  • Prix élevé (≈ 170 €)
  • Carbone sensible aux chocs très violents (comme tout modèle carbone)
  • Dragonnes classiques perfectibles

Notre verdict

Les Guidetti Platinium Aéro Pulse se positionnent comme un choix premium pour les traileurs exigeants, notamment sur les longues distances et les environnements difficiles. Leur conception française et la qualité du SAV renforcent encore leur attractivité.



Pensée pour la performance, la nouvelle Altra Vanish Carbon 2 conserve les fondamentaux de la marque : drop zéro, toe box large et foulée naturelle. Mais ce modèle à plaque carbone se distingue par un confort étonnant et une polyvalence rare. Voici notre retour après plusieurs séances, de la piste sous la pluie aux sorties longues rythmées.

Cette Vanish Carbon 2 reste fidèle à l’identité Altra : drop 0 mm, toe box large favorisant l’extension naturelle des orteils, empeigne en maille très ajourée, respirante et légère.

Confort préservé malgré l’ADN compétition

Avec 240 g en pointure 44, la chaussure reste relativement légère pour un modèle à plaque carbone, même si la tige très ouverte entraîne un inconvénient évident : au moindre passage pluvieux, les pieds sont rapidement mouillés.

Dès les premières foulées, le confort surprend pour une chaussure orientée compétition. L’avant-pied généreux y contribue fortement. La plaque carbone pleine longueur ne donne pas une sensation sèche ou trop rigide, contrairement à certains modèles plus exigeants. Le dynamisme se révèle surtout sur les allures intermédiaires, ce qui en fait également une chaussure d’entraînement performante.

Comportement sur piste : dynamisme + stabilité

Altra Vanish Carbon 2, ADN compétition mais confort tout de même Altra Vanish Carbon 2, ADN compétition mais confort tout de même

Séance de fractionné sous la pluie : la tige laisse entrer l’eau instantanément, mais l’adhérence reste correcte, ce qui permet de maintenir les allures sans appréhension.

Les coureurs non habitués au drop zéro ressentiront probablement des tensions dans les soléaires, jumeaux et tendons d’Achille. Une phase d’adaptation est donc recommandée : quelques sorties progressives ou une alternance avec un autre modèle carbone doté d’un léger drop (≈ 4 mm).

Sur les 200 m de piste, la réactivité de la plaque carbone est nette : relance efficace, transition fluide. Sur des répétitions plus longues à allure soutenue, l’absence de drop sollicite davantage la chaîne musculaire postérieure, mais la douceur de l’amorti atténue cette contrainte.

Polyvalence en sortie longue

Lors d’une sortie longue incluant des passages à allure semi-marathon, le confort et l’amorti se montrent particulièrement appréciables. La Vanish Carbon 2 offre ainsi une polyvalence intéressante : séances rapides, entraînements tempo, compétitions du 10 km jusqu’au marathon, à condition de bien tolérer la biomécanique du drop zéro.

Notre verdict sur les Altra Vanish Carbon 2

Les + Poids léger, confort étonnant pour un modèle à plaque carbone, dynamisme accessible, large toe box.

Les – Pieds mouillés à la moindre averse, nécessite parfois une adaptation progressive au drop zéro.

Amorti : 17/20 Confort : 17/20 Dynamisme : 16/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20

Utilisation recommandée

  • Entraînements dynamiques
  • Compétitions 10 km et semi-marathon
  • Marathon (si adaptation au drop zéro)
  • Coureurs jusqu’à 85 kg, foulée universelle


En fin de préparation marathon, la séance Yasso permet de valider sa préparation et d’estimer son futur chrono sur marathon. Mode d’emploi.

Cette séance Yasso, connu des marathoniens, c’est une série de 10 x 800 mètres. L’entraineur américain Bart Yasso l’a formulée dans les années 90. Le but ? Prédire et/ou valider son chrono sur marathon à partir de plusieurs itérations de doubles tours de piste, soit 800 mètres.  

Quel est le principe de la séance Yasso

Le principe est d’effectuer 10 x 800 m et de calculer le temps moyen sur les 800 mètres. A partir de ce temps moyen, il faut l’extrapoler de la façon suivante :

  • 800 m en x min et y sec -> Marathon en x heures et y min
  • 800 m en 4 min et 15 sec -> Marathon en 4 heures et 15 minutes
  • 800 m en 2 min 53 sec -> Marathon en 2 heures et 53 minutes

Quelle récupération entre chaque 800 mètres ?

Cette séance de 10 x 800 m en fin de préparation marathon permet d'estimer son futur chrono et de valider sa préparation.

Initialement, le temps de récupération était égal au temps effectué sur le 800 mètres. Mais cela donnait un chrono surestimé car la récupération était trop longue. Suivant les « écoles », la récupération oscille entre 1’30 et 2’, voire sur 200 m à 400 mètres trottinées. A notre sens, effectuer une récupération de 1’30 en trottinant donne des valeurs fiables.

La séance Yasso est-elle fiable pour estimer son chrono marathon ?

Oui, mais ce ne sera « qu’une estimation » et non pas une vérité… Beaucoup de coureurs se focalisent énormément sur cette séance en l’effectuant souvent trop rapidement. Les 800 mètres sont courus trop vite, ce qui biaisent les estimations.

Il faut prendre cette séance dans le contexte d’un programme d’entrainement. Et garder en tête que chacun ne récupère pas de la même façon, surtout après de gros blocs d’entrainement. Cette séance doit avant tout vous rassurer. Le plus important sera bien l’ensemble de la préparation marathon, évidemment. ,.

Quand placer cette séance test ?

La séance Yasso, c’est-à-dire un 10 x 800m afin de valider sa fin de prépa marathon. Mais comment bien la faire ? Quand la placer ? Est-elle fiable ?

Cela diffère selon chaque entraineur. Souvent, elle est programmée juste après la plus grosse sortie longue, ou bien un peu plus tard, afin que l’athlète soit plus frais. La placer dans l’avant-dernière semaine de la préparation, c’est-à-dire 10 à 12 jours avant le marathon fonctionne bien, avec dernière grosse sortie longue préalable, trois semaines avant son marathon.

Nos conseils bien réussir la séance Yasso

D’abord, il faut s’échauffer au moins 20 minutes, puis faire quelques gammes athlétiques et des accélérations progressives. Ensuite, il faut partir à 90% de sa VMA et sur les premières séries, regarder son temps de passage sur 100, 200, 400 et 600 mètres afin d’être sûr de ne pas aller trop vite. Partez comme pour des 1000 mètres à allure cible 10 km.

Il ne sert à rien d’aller trop vite sur cette séance qui arrive en fin de préparation marathon, avec de la fatigue accumulée. Ce n’est pas une séance VMA, et le but est de ne pas monter dans les tours.

Pour ceux qui visent plus de 4h au marathon, un 8 x 800 mètres sera plus approprié. Sinon le temps d’effort total est trop long, sans le temps nécessaire pour bien assimiler cette séance, et donc de récupérer pour être en forme le jour du marathon.



La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) a confirmé une évolution majeure pour tous les passionnés de course à pied en compétition : le Parcours Prévention Santé (PPS), instauré en 2023 pour remplacer le certificat médical, sera remplacé à partir de mi-janvier 2026 par un Pass Prévention Santé payant et valable un an. Une décision inattendue qui suscite déjà de nombreuses réactions dans le milieu du running.

Depuis 2024, le Parcours Prévention Santé est la nouvelle formalité obligatoire pour participer aux courses 10 km, semi-marathons, marathons, trails fédéraux et épreuves inscrites au calendrier officiel.

Remplaçant le certificat médical de non-contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition, il consiste à visionner trois courtes vidéos de prévention sur les risques cardio-vasculaires notamment. La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) annonce son évolution dès janvier 2026 avec un nouveau nom : « Pass (et non plus Parcours) Prévention Santé ». Qu’est-ce qui va changer ?

Un pass payant à 5 € par an

Contrairement au PPS encore en vigueur en 2025, gratuit, le nouveau pass sera facturé 5 € / an.
Cette cotisation inclut une assurance responsabilité civile, automatiquement associée à la pratique en compétition.

Une validité étendue à un an

Grande nouveauté : le Pass Prévention Santé sera valable douze mois, comme l’était le certificat médical autrefois.
Le PPS actuel, lui, n’est valide que trois mois, ce qui oblige les coureurs à le refaire plusieurs fois par an.

Un contenu enrichi

Selon la FFA, les modules du pass proposeront désormais :

  • des vidéos de prévention santé (hygiène de vie, nutrition, sommeil),
  • des conseils sur la préparation physique,
  • des rappels sur la gestion de l’effort et la sécurité en course,
  • un accompagnement pédagogique plus structuré.

Pourquoi la FFA met-elle en place ce changement ?

electrocardiogramme d'effort
Ce « pass numérique » ne doit pas vous dispenser de passer un électrocardiogramme d’effort passé 40 ans.

La Fédération avance plusieurs objectifs :

  • Renforcer la prévention en proposant des ressources plus complètes qu’un simple certificat médical.
  • Améliorer la sécurité grâce à une assurance intégrée.
  • Simplifier la gestion administrative pour les organisateurs d’événements running.
  • Structurer le running compétitif, un secteur en croissance constante.

Cette réforme s’inscrit dans la stratégie globale de la FFA autour de la pratique du running.

Les réactions : entre scepticisme et compréhension

Les organisateurs peu convaincus

Beaucoup regrettent de ne pas avoir été consultés. Certains soulignent que le dispositif manque de réelle valeur médicale, puisqu’il repose sur des modules en ligne plutôt que sur un examen chez un médecin.

Les coureurs pointent un coût supplémentaire

Dans un contexte où les dossards, le matériel et les déplacements coûtent déjà plus cher, une majorité de runners s’inquiète d’une nouvelle hausse du budget compétition.

Un point positif : la validité annuelle

En revanche, la durée d’un an est largement saluée, notamment par les coureurs qui enchaînent les courses tout au long de l’année.

DataRunning : la nouvelle plateforme digitale de la FFA

Autre nouveauté annoncée : la création de DataRunning, une plateforme accessible en 2026.
Elle permettra à chaque coureur de :

  • suivre sa progression sportive,
  • comparer ses performances,
  • consulter des contenus santé et des conseils personnalisés,
  • centraliser ses informations de pratique.


La montre cardio-GPS enregistre des dizaines de données : allure, fréquence cardiaque, charge d’entraînement, récupération, sommeil… De quoi séduire tous les runners, mais aussi parfois les noyer sous les chiffres. Le point donc sur les fonctions indispensables, selon votre profil.

Exit le chrono minimaliste des années 2000. Aujourd’hui, la montre GPS est un coach numérique : elle aide à calibrer l’effort, visualiser les progrès et prévenir la surcharge. Mais attention : trop de données peuvent nuire à l’essentiel — le plaisir et les sensations. Aucune montre, même la plus sophistiquée, ne remplace l’écoute du corps et une progression cohérente.

Les fonctions cardio-GPS vraiment utiles selon votre profil

©Vincent Lyky

Pour vous aider à y voir clair, nous avons identifié quatre profils de coureurs, du débutant à l’élite, et sélectionné les fonctionnalités qui font vraiment progresser.

Débutant

Objectif : apprendre à courir régulièrement et éviter les blessures.
Fonctions essentielles :

  • GPS + allure moyenne
  • Auto-lap (1 km)
  • Fréquence cardiaque au poignet
  • Chronomètre simple
  • Suivi du sommeil (facultatif)
  • Cartographie de base (utile en trail ou randonnée)

Ces fonctions suffisent pour apprendre à doser son effort et courir à la bonne intensité.

Coureur régulier

Objectif : structurer ses séances et suivre sa récupération.
Fonctions utiles :

  • Zones FC / % VMA
  • Body Battery ou VFC
  • Suivi de la charge
  • Effet d’entraînement (score aérobie)
  • Analyse du sommeil
  • Altitude / Dénivelé
  • Cartographie sur parcours nouveaux

Parfait pour ajuster la charge selon la forme et prévenir le surentraînement.

Coureur expérimenté

Objectif : viser un chrono, gérer la fatigue et sécuriser ses longues sorties.
Fonctions clés :

  • Séances programmées
  • Analyse post-séance (dérive FC, régularité)
  • Statut de performance
  • VFC avancée
  • Navigation / cartographie
  • Température et météo

À ce niveau, la montre devient un outil de pilotage précis pour progresser sans se blesser.

Coureur élite

Objectif : optimiser chaque détail pour atteindre la performance maximale.
Fonctions expertes :

  • Running Dynamics (oscillation, équilibre, temps de contact)
  • HRV / récupération avancée
  • Analyse technique de la foulée
  • Effet anaérobie et aérobie combinés
  • Cartographie et pacing avancés

Idéal pour corriger les asymétries, gérer les charges et affiner la préparation avant une course.

Les fonctions principales passées au crible

FonctionUtilitéNiveau conseillé
GPS + allure moyenneBase du suivi objectifTous
Auto-Lap (1 km)Mesure de régularitéTous
Chronomètre / TimerSéances simplesTous
Fréquence cardiaqueContrôle de l’intensitéTous
Zones FC / % VMAStructure l’effortRégulier à expérimenté
Séances programméesFacilite les entraînements complexesExpérimenté à élite
Body Battery / VFCÉvalue récupération et fatigueRégulier à élite
Effet d’entraînementMesure l’impact physiologiqueRégulier à élite
Statut de performanceEstime la forme du jourExpérimenté
Suivi de la chargePrévention du surmenageRégulier à élite
Running DynamicsAnalyse technique de la fouléeÉlites
Cartographie / NavigationIndispensable en trailTous
Altitude / DéniveléGestion de l’effortTous
Analyse du sommeilAjuste la récupérationTous
Température / météoAnticipe les conditionsTous