Née au milieu des montagnes françaises, Hoka revient cette année à ses racines. La marque française investit la capitale mondiale du trail, Chamonix, avec l’ouverture de sa première boutique alpine.

Située place Balmat au cœur de Chamonix, la boutique HOKA rassemble tous les éléments pour se fondre dans le décor alpin. De bois et d’aluminium, avec de larges ouvertures sur l’extérieur, cet ancien bâtiment historique se fait lieu de rassemblement des passionnés de trail. La marque du groupe Deckers Brands compte s’ancrer durablement dans l’univers des sports de montagne.

Un ancrage historique et stratégique

La boutique HOKA a ouvert en plein cœur de Chamonix-Mont-Blanc.
©Ulrich Schuster

Après deux ouvertures à Paris en 2024 et 2025, HOKA s’implante cette année dans un lieu bien plus stratégique. Car l’idée est de se rapprocher au mieux de la culture terrain. Face aux montagnes, au cœur de Chamonix, cette boutique alpine de 120 m² a été pensée comme un véritable point de rencontre pour les pratiquants.

« Ce sont les montagnes qui entourent la ville qui ont inspiré nos modèles devenus emblématiques et façonné l’ADN de la marque. Ce nouveau lieu marque également une étape importante dans notre ancrage local, au cœur de la communauté chamoniarde, avec laquelle nous tissons des liens forts depuis plusieurs années, notamment à travers notre partenariat avec l’UTMB. »

Guido Geilenkirchen, acteur du développement produit chez HOKA

Une expérience client ultra-personnalisée

L'intérieur de la boutique HOKA à Chamonix-Mont-Blanc, pour une expérience client personnalisée.
©Ulrich Schuster

Plus qu’un magasin spécialisé, la boutique se présente en tant que lieu d’expérience. Grâce à son dispositif Find Your Fit, les coureurs disposent d’un parcours d’accompagnement personnalisé en magasin pour analyser leur profil, comprendre leur foulée et identifier la bonne chaussure. Une approche test et ressenti qui dépasse le simple conseil vendeur classique.

Nouveau QG de la communauté trail ?

Pour rassembler les coureurs, quoi de mieux qu’un Run Club ? Hoka s’empare de la tendance, avant tout pour suivre son fil rouge : faire d’une visite chez Hoka une expérience. Depuis le 8 avril, une sortie est organisée chaque semaine. Grâce au parc de test mis à disposition par le magasin, les participants peuvent découvrir et essayer les dernières nouveautés chaussures et vêtements.

Consolider l’ADN montagne de la marque

Concrètement, la boutique Hoka s’impose comme vitrine mondiale dans l’univers du trail. La marque défend son ADN d’expérience et de communauté, en plus de collaborer avec les meilleurs athlètes de la discipline. En s’implantant à Chamonix, Hoka s’inscrit encore plus dans la culture montagne.

Infos pratiques

Lieu : place Balmat, Chamonix-Mont-Blanc. Horaires : tous les jours de 10h à 19h



Vous avez une bonne VMA, pourtant vous peinez à la maintenir plus de quelques minutes ? Le problème ne vient pas forcément de votre vitesse maximale… mais plutôt de votre capacité à la soutenir dans la durée. De fait, c’est un paramètre clé pour progresser sur toutes les distances, du 10 km au marathon.

Le temps de soutien à VMA correspond à la durée pendant laquelle un coureur est capable de maintenir un pourcentage élevé de sa vitesse maximale aérobie. Pour l’améliorer, il est indispensable d’intégrer des séances de fractionné à effort prolongé, tout en respectant une progression logique dans l’entraînement.

Car une règle prévaut : on ne développe pas l’endurance à VMA sans avoir d’abord construit sa puissance. Plus votre VMA est élevée, plus vous serez capable de soutenir des allures rapides sur des efforts longs. Le travail de soutien s’exprime toujours en pourcentage de cette puissance maximale.

Trois leviers complémentaires

Chaque type de séance répond à un objectif précis. Leur complémentarité est essentielle pour progresser efficacement.

La VMA courte : développer la puissance

Les séances de VMA courte reposent sur des fractions de 30 secondes à 1 min 15 s, avec des récupérations égales ou légèrement inférieures au temps d’effort.

Un exemple incontournable : le 30’’/30’’, à 100-105 % de VMA, avec une récupération active. En début de cycle, démarrez avec 15 répétitions, puis progressez jusqu’à 20.

Intensité : 100 à 105 % VMA
Fréquence : tous les 4 à 5 jours (développement), 8 à 10 jours (entretien)
Volume : 15 à 20 minutes (récupération comprise)
Objectif : augmenter la cylindrée du moteur

La VMA moyenne : faire le lien

Avec des fractions de 1 min 15 s à 2 min 30 s et une récupération équivalente à la moitié du temps d’effort, la VMA moyenne constitue un pont entre puissance et endurance.

En phase de préparation générale, une à deux séances hebdomadaires, sur des cycles de 3 à 4 semaines, permettent des progrès significatifs. Un coureur peu entraîné peut espérer gagner jusqu’à 1 km/h de VMA en deux cycles.

Intensité : 95 à 100 % VMA
Fréquence : tous les 4 à 5 jours (développement), 10 à 14 jours (entretien)
Volume : 20 à 25 minutes
Objectif : apprendre à répéter l’effort à haute intensité

La VMA longue : développer le temps de soutien

C’est ici que se construit réellement l’endurance à VMA. Les fractions s’étendent de 2 min 30 s à 4 minutes, avec une récupération allant de la moitié à un quart du temps d’effort.

Exigeantes, ces séances nécessitent un engagement important et ne doivent pas être programmées plus d’une fois par semaine.

Intensité : 90 à 95 % VMA
Fréquence : tous les 7 à 8 jours
Volume : 25 à 30 minutes
Objectif : maintenir une allure élevée dans la durée

Construire sa progression

Pour être efficace, le travail du temps de soutien doit s’inscrire dans une logique progressive, avec une planification équilibrée, incluant des sorties en endurance fondamentale et des phases de récupération. C’est dans cet équilibre que se construit la progression.

Exemple sur 3 semaines :

  • Semaine 1 : 10 x 1’30 (récup. 1’)
  • Semaine 2 : 8 x 2’ (récup. 1’15)
  • Semaine 3 : 6 x 3’ (récup. 1’30)

Il existe deux approches possibles : allonger progressivement les fractions à intensité constante, ou conserver le même format en cherchant à courir légèrement plus vite à chaque séance.

S’adapter selon son niveau

  • Débutant : privilégiez la VMA courte et moyenne pour construire les bases
  • Coureur confirmé : intégrez régulièrement de la VMA longue pour améliorer votre résistance à l’effort

Sur ces séances, maintenez un effort soutenu mais contrôlé. Vous devez terminer la dernière répétition proche de votre limite, sans effondrement de l’allure. Une dérive trop importante est souvent le signe d’une intensité mal ajustée.

Développer son temps de soutien à VMA
3 x 6 minutes à 90-92 % VMA
Récupération : 2’30
Objectif : habituer l’organisme à maintenir un effort élevé de façon continue



Avec cette 28e itération, la Gel-Cumulus 28 confirme son statut de modèle historique chez Asics. Une chaussure pensée avant tout pour les coureurs en quête de confort, de régularité et de polyvalence sur route.

Lors de ce test ASICS Gel-Cumulus 28, on remarque vite que le modèle est plus léger que la Nimbus, tout en restant dans une catégorie intermédiaire privilégiant la protection. Dès les premières foulées, le confort de cette ASICS Gel-Cumulus 28 est frappant : la mousse FF Blast Max offre un amorti souple, homogène et particulièrement agréable pour toutes vos sorties longues.

Sensations au sol et dynamisme : un registre axé sur l’endurance

Cette générosité de cushioning a toutefois un revers. Les sensations au sol sont légèrement atténuées, ce qui peut donner une impression de flou sur les portions techniques ou en relance. La chaussure trouve pleinement son registre sur les allures régulières. Les sorties longues, les footings et les séances à allure marathon s’enchaînent sans difficulté. La stabilité reste correcte, notamment sur routes dégradées ou chemins stabilisés, ce qui renforce son caractère rassurant.

Adhérence et polyvalence : le test sur le terrain

Autre point positif : l’adhérence sur bitume mouillé inspire confiance, même en conditions humides. Au fil des kilomètres, la Cumulus 28 confirme ainsi sa vocation première : accompagner l’entraînement quotidien sans contrainte.

Ce modèle s’adresse clairement aux coureurs réguliers recherchant avant tout le confort, avec la possibilité d’aller jusqu’au marathon sur route sans ambition de performance pure.

Notes du test. Amorti : 17/20 Confort : 18/20. Stabilité : 17/20. Souplesse : 16/20. Dynamisme : 14/20

Prix : 160 € – Poids : 259 g en 42 – Drop : 8 mm – Stack : 30.5 mm (talon)

Le + : Excellent confort, bonne polyvalence route / chemins.

Les – : Manque de dynamisme en allure rapide

Utilisation idéale : entraînements quotidiens sur route et chemins, sorties longues et compétitions du semi au marathon, pour coureur de moins de 85 kg.



Le Kenyan Sabastian Sawe a marqué l’histoire du marathon dimanche 27 avril 2026, en passant sous la barre des deux heures à Londres. A ses pieds, une paire légère, épurée, sans couleurs criardes : les adidas Adizero Adios Pro Evo 3. Ces supershoes passeraient presque inaperçues, pourtant elles font tomber les records.

Adizero Adios Pro Evo 3, c’est son nom. Soit la troisième génération d’une paire conçue pour les entraînements rapides et les compétitions sur route. Avec cette chaussure, Sabastian Sawe a pulvérisé le record du monde du marathon et signé un chrono de 1h59’30. Le même jour, l’Ethiopien Yomif Kejelcha a franchi la ligne d’arrivée en 1h59’41.

Quant à Tigist Assefa, elle a battu le record du monde féminin en 2h15’41. Leur point commun : les Adios Pro Evo 3. Trois records battus le même jour, avec les mêmes chaussures. Simple hasard ou véritable révolution ? Adidas signe un ouvrage taillé pour la performance pure, suite à trois années de recherche pour créer la toute première chaussure de course de moins de 100 g. La paire est disponible à la vente depuis jeudi 30 avril dernier.

La technologie Energy Rim sous la semelle de la Pro Evo 3

La fibre de carbone remplace la classique plaque carbone sur ce modèle, la Adizero Adios Pro Evo 3.
©LINKset

En septembre 2023 déjà, la firme allemande présentait les Adizero Adios Pro Evo 1. Pour sa valeur de 500 euros, la paire était classée comme étant la plus chère jamais commercialisée au grand public. Mais aussi la plus légère du marché, puisqu’elle pesait seulement 138 g. En avril 2025 sort la deuxième génération de ce modèle ultra-optimisé pour la vitesse. Cela demande d’être pointilleux sur les technologies utilisées. Et pointilleuse, adidas l’est. La firme allemande parvient à concilier dans ses modèles à la fois légèreté, confort et performance.

Mais cette année, la marque va encore plus loin. Grâce à sa nouvelle génération de mousse, la semelle intermédiaire Lightstrike Pro est 50 % plus légère que les versions précédentes. D’autre part, le caoutchouc Continental façonné sur l’avant de la chaussure garantit une traction maximale et là encore, plus de légèreté. Car la légèreté, c’est le maître-mot du projet Adios Pro Evo 3. Et ce n’est pas tout. Au lieu d’une plaque carbone classique, c’est la fibre de carbone qui est recrutée dans ce modèle pour assurer une meilleure propulsion et un retour d’énergie plus efficace. Il est clair que cette innovation, l’Energy Rim, dénote par rapport à toutes les plaques carbone connues jusqu’alors.

97 grammes de technologie : comment adidas a conçu la chaussure la plus légère du monde ?

La adidas Adizero Adios Pro Evo 3 est la chaussure running la plus légère du monde, avec son poids moyen de 97 g.
©LINKset

Si la barre symbolique du deux heures sur marathon est tombée, adidas établit un record d’une toute autre nature. Avec une chaussure qui affiche un poids moyen de 97 g pour un drop de 3 mm, la firme allemande devient la première marque running à proposer un modèle aussi minimaliste.

Car la chaussure est en effet 30 % plus légère, assurant au passage un retour d’énergie à l’avant-pied supérieur à 11 %. On parle d’une réinvention totale de l’interaction entre mousse et carbone, dans un but de performance. Enfin par rapport au modèle précédent, la Adizero Adios Pro Evo 3 améliore l’économie de course de 1,6 %.

Pour atteindre une telle légèreté, les fabricants se sont inspirés des technologies de voiles de kitesurf. Même les lacets en ont bénéficié. Le but étant d’offrir une sensation aérienne sans mettre en péril la qualité de maintien.

Verdict : à qui s’adresse la Pro Evo 3 ?

La adidas Adizero Adios Pro Evo 3 présente une esthétique minimaliste.
©LINKset

Affichée à 500 euros, cette nouvelle Adizero Adios Pro Evo 3 est à réserver aux plus compétiteurs. La chaussure sert la performance, uniquement lorsque l’athlète y est préparé.

En 2025, la gamme Evo Pro a cumulé un total de six victoires lors des World Marathon Majors ainsi que trois records du monde. C’est certain, l’innovation technologique et le progrès amènent à repousser toujours plus loin les limites du corps humain.

Une disponibilité plus large du modèle est prévue pour la saison des marathons d’automne.



Avec son design atypique et sa géométrie extrême, la Mizuno Rebellion Pro 3 s’adresse aux coureurs en quête de performance pure. Dotée d’une plaque carbone et pensée pour les allures élevées, elle impose une foulée technique et ne laisse que peu de place à l’approximation. Voici notre test complet de ce modèle taillé pour la vitesse.

La Mizuno Rebellion Pro 3 se distingue immédiatement par sa silhouette, notamment avec la découpe biseautée très marquée à l’arrière de la semelle. Ce choix de conception n’est pas uniquement esthétique. Il conditionne directement la foulée en empêchant toute attaque talon, orientant le coureur vers une pose médio-pied. L’ensemble donne une chaussure visuellement radicale, en accord avec son positionnement résolument orienté compétition.

Avec un poids d’environ 240 grammes en pointure 44, le modèle reste dans les standards des chaussures carbone haut de gamme. Cette légèreté participe à la sensation de vitesse, renforcée par une construction pensée pour maximiser le rendement.

Une chaussure carbone exigeante

La Mizuno Rebellion Pro 3 est une chaussure de running atypique, conçue pour la performance et réservée à un usage bien précis.

La présence d’une plaque carbone implique une utilisation spécifique. Pour tirer parti de l’effet de propulsion, il est nécessaire d’adopter une foulée dynamique et engagée. À faible allure, la chaussure perd en intérêt et peut même devenir inconfortable. La Mizuno Rebellion Pro 3 ne s’adresse donc pas aux sorties en endurance fondamentale, mais bien aux séances rapides et aux compétitions.

La faible longueur de la semelle au niveau du talon réduit la stabilité latérale. Ce point renforce le caractère exigeant du modèle, qui demande une bonne maîtrise technique pour rester efficace. Une dégradation de la foulée se traduit rapidement par une perte de contrôle et de confort.

Des sensations marquées sur piste et sur route

La Mizuno Rebellion Pro 3 est une chaussure de running atypique, conçue pour la performance et réservée à un usage bien précis.

Sur piste, la chaussure surprend par l’importance de son amorti, parfois presque trop présent sur des fractions très courtes. En revanche, sur des efforts plus longs, cet amorti devient un véritable avantage, notamment pour maintenir un haut niveau de performance sans dégrader la foulée.

Sur route, le comportement reste cohérent avec l’ADN du modèle. La propulsion est efficace dès lors que le rythme est soutenu. La géométrie particulière de la semelle impose une implication constante du coureur, ce qui peut devenir fatigant sur de longues distances si la technique n’est pas parfaitement maîtrisée.

Pour quel type de coureur et quelle utilisation ?

La Mizuno Rebellion Pro 3 s’adresse avant tout à des coureurs confirmés, capables de maintenir une foulée médio-pied et de soutenir des allures élevées. Elle convient particulièrement aux athlètes de moins de 85 kg recherchant une chaussure performante pour les séances de fractionné, les entraînements spécifiques ou la compétition.

Son terrain de prédilection s’étend du 10 km au semi-marathon. Une utilisation sur marathon reste envisageable, mais uniquement pour des profils expérimentés capables d’exploiter ses spécificités sur la durée.

Notre avis sur la Mizuno Rebellion Pro 3

C’est une chaussure de running atypique, conçue pour la performance et réservée à un usage bien précis. Son efficacité est réelle dès lors que les conditions sont réunies, notamment en termes de technique et d’intensité. En revanche, son manque de polyvalence et son exigence technique la destinent à un public averti. Pour les coureurs capables de s’y adapter, elle peut devenir une arme redoutable en compétition.

Nos notes. Confort : 16/20. Amorti : 17/20. Stabilité : 14/20. Souplesse : 15/20. Dynamisme : 18/ 20

Prix : 240 € – Poids 240 g en 44
Les + Efficacité sur les entraînements rapides.
Les – Nécessite une foulée médio pied, programme d’utilisation restreint.



Le Lions Paris 9 Run revient le 31mai prochain pour sa 21ème édition. Déjà près de 3 000 participants sont attendus sur cette course solidaire, organisé au profit de l’éducation inclusive des enfants en situation de handicap.

Courir et se sentir utile. C’est tout le principe de cette course portée par le Lions Club Paris Helen Keller. Ici, chaque effort individuel contribue à un impact collectif. En 2025, la course a collecté plus de 27 000 euros, une somme qui a permis de financer des équipements pédagogiques spécialisés pour les établissements scolaires ou encore des outils éducatifs adaptés.

De sport et de solidarité

Sur la ligne de départ du Lions Paris 9 Run, un événement sportif et solidaire qui rassemble tous les profils de coureurs.

Pour les non-Parisiens, la course aura un comme un goût de visite touristique. En effet, les coureurs passeront à proximité de lieux emblématiques du 9ème arrondissement, comme l’Opéra Garnier, l’église de la Trinité, l’église Notre-Dame-de-Lorette et la place Saint-Georges. De quoi découvrir ou re-découvrir Paris sous une dimension sportive, au rythme des foulées.

Mais au-delà du patrimoine, l’esprit du collectif rayonne. Pensé pour mélanger les générations et rassembler un large public, le Lions Paris 9 Run proposera trois formats adaptés à tous les profils : une course de 1,5 km dès 5 ans, un 5 km et un 10 km destiné aux coureurs en quête de défi.

Et concernant les bénévoles de cette édition, un afterwork leur sera dédié mercredi 6 mai prochain. Il rassemblera celles et ceux qui ont décidé de s’engager au cœur de cette course solidaire. Parce que sans bénévoles, rien n’est possible.



Les champions de France de Marathon 2026 ont été sacrés ce dimanche 3 mai, à Ambès (Gironde). Morhad Amdouni et Anaïs Quemener ont décroché leur titre sur le parcours exigeant du Marathon des 2 Rives.

Anaïs Quemener prend la tête de course féminine lors des Championnats de France de Marathon 2026.
Photos : © Corentin Baudry

Les deux athlètes français ont confirmé leur statut de piliers du fond français. Et derrière, l’enjeu est fort. Car cette épreuve support des Championnats de France FFA constitue un défi de sélection pour les grandes échéances internationales de l’été 2026. Plus que l’or, ces championnats promettaient un tremplin stratégique vers les sommets mondiaux.

Morhad Amdouni : un retour gagnant et la quête de maîtrise

Morhad Amdouni avait disparu des circuits de compétition pendant près d’un an. En 2022, il marquait déjà l’histoire du marathon français avec un chrono de 2h05’22 », quatrième performance européenne de l’histoire. Deux ans plus tard il devient titré recordman de France à Séville, signant un chrono de 2h03’47 » sur la distance reine. Pour son retour cette année, il établit un solide 2h13’22’’, devenant champion de France du Marathon pour la deuxième fois de sa carrière, devant Florian Caro (2h15’20’’) et Freddy Guimard (2h17’44’’).

Morhad Amdouni en pleine course, avant qu'il ne devienne champion de France de Marathon 2026.

Photos : © Corentin Baudry

Sur le bitume girondin, Morhad Amdouni a opté pour une stratégie de course basée sur la maîtrise. Il aura fallu attendre la mi-course pour qu’il attaque réellement. L’enjeu pour lui était avant tout de retrouver ses repères en compétition et de, peut-être, s’assurer une place pour les échéances à venir. C’est chose faite pour le Corse, dont le sacre marque officiellement le retour d’un grand nom du fond français.

Anaïs Quemener : un troisième sacre national

Anaïs Quemener, sacrée championne de France à Ambès dimanche 3 mai 2026.
Photos : © Julien Crosnier / KSMP

Du côté des femmes, Anaïs Quemener s’est imposée en 2h37’35’’ devant Alice Michel (2h41’16’’) et Anne Moulin (2h44’07’’). À 35 ans, la Parisienne d’origine bretonne empoche le troisième titre national de sa carrière, dans la discipline. Elle décrochait la couronne de championne une première fois en 2016, alors qu’elle luttait contre un cancer du sein diagnostiqué un an plus tôt. Puis en 2022, tandis qu’elle faisait à nouveau ses preuves sur la distance marathon, la championne disait vivre « sa plus belle année ».

Anaïs a exprimé une nouvelle fois sa régularité au plus haut niveau. Mais la deuxième place qui revient à Alice Michel est aussi particulière. La désormais vice-championne de France savoure son grand retour après la grossesse, en écho à la lauréate du jour, elle aussi jeune maman. Preuve que la maternité est une vraie force.



En course à pied, ce n’est pas celui qui part le plus vite qui performe, mais celui qui sait finir fort. C’est tout l’intérêt de cette séance qui développe une qualité décisive : la capacité à accélérer au moment où tout pousse à ralentir.

Développée par notre coach, cette séance repose sur une construction progressive qui emmène de l’allure marathon jusqu’à une pointe finale à allure 5 km. Elle fait partie des rares séances qui apprennent à changer de rythme en fin d’effort, à accélérer quand la fatigue s’installe, à rester propre techniquement lorsque les réserves diminuent. 

Une progression structurée

Après un échauffement complet, la séance s’organise en quatre blocs : X minutes à allure marathon  + X/2 minutes à allure semi-marathon  + 1’30 à allure 10 km  + 40’’ à allure 5 km, rapide mais maîtrisée. Seule la première partie évolue au fil des semaines, dans une logique progressive.

On peut débuter par :

Semaine 1 : 8’ allure marathon + 4’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km
Semaine 2 : 12’ allure marathon + 6’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km
Semaine 3 : 16’ allure marathon + 8’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km

Semaine 4 : 20’ allure marathon + 10’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km
Semaine 5 : 24’ allure marathon + 12’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km 

Il est bien sûr possible de monter plus lentement pour atteindre une séance de 40 minutes. Toute la difficulté — et tout l’intérêt — repose sur cette idée : accélérer alors que la fatigue est déjà installée.

Travailler les transitions, comme en course

Notre séance finisher développe la capacité à accélérer au moment où tout pousse à ralentir sur marathon comme semi-marathon.
©Vincent Lyky

Ainsi, vous ne travaillerez pas une allure isolée, mais le passage d’une allure à une autre. Or, en compétition, la performance ne dépend pas uniquement de la vitesse moyenne. Elle dépend aussi de la capacité à gérer ses ressources, retarder la fatigue  et produire une accélération tardive. 

Les stratégies dites de negative split – courir plus vite en seconde partie – sont d’ailleurs souvent associées aux meilleures performances. Cette séance reproduit précisément ce schéma.

Reproduire à l’entraînement fins de course

En course, rien n’est linéaire. Les réserves énergétiques diminuent, la foulée se dégrade. Cette sortie place justement en situation critique. Elle oblige à produire de la vitesse malgré tout. 

En plus, elle développe une compétence rarement travaillée : ne pas subir la fin de course, mais la maîtriser. Avec une idée clé : la fatigue n’empêche pas toujours d’accélérer. D’ailleurs, ce travail sur la perception de l’effort et la capacité à relancer est aujourd’hui reconnu comme un facteur clé de performance.

A qui s’adresse cette séance finisher ?

A réserver aux profils déjà entraînés, coureurs de 10 km, semi-marathon ou marathon, pratiquants réguliers maîtrisant leurs allures.  Elle est particulièrement pertinente pour les marathoniens (gestion et finish), les semi-marathoniens (travail de transition), les coureurs de 10 km (fin de course plus rapide). 

Comment intégrer la séance finisher dans sa préparation ?  

Vu son exigence, placez-la sur un jour de relative fraîcheur. Elle devra être suivie d’une récupération adaptée et intégrée dans une semaine structurée (sans enchaîner deux séances dures). Elle peut par ailleurs remplacer une séance tempo ou spécifique, ou certains blocs spécifiques. 

En tout cas, il s’agit d’un bon outil d’évaluation. Si vous passez bien les transitions, restez relâché, terminez fort, votre état de forme sera validé. Au contraire, si l’allure marathon est déjà difficile, la foulée se dégrade et que l’accélération finale est impossible, cela sera un signe de fatigue ou de charge mal assimilée. 

Pour être efficace, elle devra combiner : allure marathon maîtrisée, allure semi progressive, allure 10 km en transition, finish rapide mais propre techniquement. 



Il court, filme, oriente, traverse, grimpe et improvise. À 28 ans, Fleury Roux incarne une forme rare de polyvalence dans le paysage du trail. Ni tout à fait athlète élite classique, ni simplement aventurier, il évolue à la frontière des disciplines, brouillant les repères avec une aisance déroutante.

Sa singularité tient dans une obsession simple : la ligne. Non pas celle imposée par un parcours balisé, mais celle qu’il choisit, qu’il trace et qu’il s’efforce de suivre, coûte que coûte, à travers le réel.

Cap à l’Ouest, traverser la France autrement

De l’Alsace à l’Atlantique, Fleury Roux trace la France sans GPS. Un athlète hors norme entre trail, aventure et exploration du territoire.

À la pointe de Corsen, le vent venu de l’Atlantique marque la fin d’un trait tendu à travers le pays. Sept jours plus tôt, Fleury Roux quittait l’Alsace aux côtés de Pierre et Raphaël, avec une carte papier et une contrainte radicale : rejoindre l’extrême ouest en restant dans un couloir de seulement quatre kilomètres, sans jamais recourir au GPS.

Le 4 avril, l’aventure « Cap à l’Ouest » s’achève après près de 1 200 kilomètres parcourus en gravel. Une progression faite d’axes secondaires, de coupes à travers champs, de franchissements improvisés et de décisions prises en permanence au contact du terrain. Ici, la ligne droite n’a rien d’abstrait. Elle devient une manière concrète d’habiter l’espace.

L’orientation comme matrice

Trail, marathon, gravel : Fleury Roux repousse les limites avec des traversées sans GPS. Découvrez le portrait d’un athlète pas comme les autres.

Pour comprendre cette approche, il faut revenir à ses débuts. Avant le trail, Fleury Roux s’est construit dans la course d’orientation. Originaire de la Loire, formé à Saint-Étienne, il gravit les échelons jusqu’aux équipes de France, chez les juniors puis chez les seniors.

Son parcours est jalonné de performances internationales, mais l’essentiel est ailleurs. Dans cette discipline, il apprend à lire un paysage, à anticiper, à transformer chaque contrainte en option. Une compétence qui deviendra sa marque de fabrique.

Deux expériences renforcent encore cette lecture instinctive du terrain : Across Norway en 2022, une traversée de 3 000 kilomètres, puis la Great Himal Race en 2024, longue de 1 800 kilomètres. Des aventures fondatrices qui installent définitivement son rapport singulier à l’espace.

Du trail à la route, une même exigence

Trail, marathon, gravel : Fleury Roux repousse les limites avec des traversées sans GPS. Découvrez le portrait d’un athlète pas comme les autres.

Lorsqu’il s’éloigne du haut niveau en orientation, le trail s’impose naturellement. Mais là encore, Fleury Roux refuse de se spécialiser. Il passe du kilomètre vertical à l’ultra, des courses à étapes au marathon sur route, sans jamais cloisonner sa pratique.

Début 2026, il signe 2h29 à Barcelone pour son premier marathon. Une performance qui rappelle que, chez lui, l’aventure ne dilue pas l’exigence sportive. Elle la prolonge, en lui donnant un autre terrain d’expression.

Dans sa vie professionnelle, cette polyvalence se retrouve également. Accompagnateur en montagne, formateur en orientation, pisteur-secouriste en hiver, il construit un équilibre où précision et adaptation cohabitent en permanence.

Dans l’ombre des champions

Une autre facette de son activité s’exprime loin des classements. Depuis 2019, Fleury Roux est devenu camérarunner, courant au plus près des meilleurs pour capter l’intérieur de la course.

Sur les circuits internationaux, des Golden Trail World Series à l’UTMB World Series, en passant par la SaintéLyon ou les championnats du monde, il accompagne les têtes d’affiche, caméra à la main. Kilian Jornet, Rémi Bonnet ou Elhousine Elazzaoui font partie des athlètes qu’il suit au cœur de l’effort.

Son rôle consiste à saisir ce que les images classiques ne peuvent pas montrer : un souffle qui se coupe, un regard qui doute, une accélération décisive. Là encore, tout ramène au mouvement.

Azimut Nord, acte fondateur

Fleury Roux, athlète et aventurier, traverse la France sans GPS entre trail, gravel et orientation. Portrait d’un coureur qui redéfinit les lignes.

En 2025, il pose les bases de son univers avec Azimut Nord. Avec son ami Pierre, il relie le sud de la France à Bray-Dunes en suivant un corridor de cinq kilomètres.

Pendant onze jours, ils enchaînent 1 334 kilomètres et plus de 23 000 mètres de dénivelé, alternant course à pied, VTT, gravel et même kayak lorsque le terrain l’impose. La logistique est minimale, les décisions prises au jour le jour, et chaque obstacle devient un élément du tracé.

Plus qu’une performance, le projet révèle une manière de raconter le territoire : non plus par ses axes principaux, mais par ses lignes invisibles.

Une confirmation à l’Ouest

Cap à l’Ouest s’inscrit dans cette continuité, avec un terrain moins spectaculaire mais plus exigeant dans sa lecture. Entre zones rurales et espaces densément peuplés, la progression impose une adaptation constante.

Une bronchite contractée avant le départ contraint Fleury Roux à revoir ses plans. Les sections initialement prévues à pied dans les Vosges sont abandonnées au profit du gravel. Un choix dicté par la prudence, dans des conditions météo difficiles, entre neige, vent et froid.

L’intensité du défi reste intacte. Les journées dépassent régulièrement les dix heures d’effort, les obstacles s’enchaînent, et certaines séquences illustrent parfaitement son approche, comme la traversée de la Moselle à la nage avec un radeau improvisé, ou le franchissement de l’Elorn en kayak pour atteindre Brest.

Une France à hauteur d’homme

Au fil de la progression, une autre géographie se dessine. Celle des villages traversés à l’aube, des commerces ouverts au bon moment, des rencontres improvisées et des solutions trouvées dans l’urgence.

Loin des grands axes, Fleury Roux explore une France discrète, parfois invisible, qu’il découvre au rythme du déplacement. Une expérience directe, où la carte ne remplace jamais le terrain, mais sert de point de départ à l’imprévu.

À peine l’aventure terminée, la suite se dessine déjà. L’idée d’une traversée en diagonale s’impose, en suivant la Diagonale 1083 entre Menton et Porspoder, la plus longue ligne droite possible à l’échelle du pays.

D’ici là, son calendrier le mènera sur d’autres terrains, entre trail long et raid aventure. Mais au fond, le format importe peu. Que ce soit sur route, en montagne ou à vélo, Fleury Roux poursuit une même trajectoire.

Tracer sa ligne, et voir jusqu’où elle mène.



C’est un tournant potentiel dans l’histoire du running français. Après près de trois décennies aux commandes, Amaury Sport Organisation (ASO) pourrait ne plus organiser le Marathon de Paris ni le Semi-Marathon de Paris à partir de 2027. Une information qui agite déjà le monde de la course à pied et qui, si elle se confirme, marquerait une rupture majeure dans la gestion de l’un des plus grands événements running au monde.

D’après plusieurs sources concordantes, dont Le Parisien et RMC Sport, la Ville de Paris aurait retenu un nouveau groupement pour reprendre l’organisation des deux épreuves emblématiques. Baptisé Cadence, ce consortium réunit Keneo, Ose (déjà impliqué dans l’ÉcoTrail Paris) ainsi qu’une agence du groupe Havas.

Ce choix s’inscrit dans le cadre du renouvellement de la concession, prévue pour 2027. En place depuis 1998, ASO – également organisateur du Tour de France – semblait solidement installé. Pourtant, depuis plusieurs mois, des rumeurs faisaient état d’une possible remise en concurrence, traduisant une volonté de la municipalité de redéfinir l’approche événementielle.

Un vote décisif attendu fin mai

À ce stade, rien n’est encore officiellement acté. La décision doit être soumise au vote du Conseil de Paris, attendu à la fin du mois de mai. Si elle est validée, le groupement Cadence prendrait les rênes de l’organisation pour une durée de quatre ans, soit jusqu’en 2030.

Cette transition potentielle soulève de nombreuses questions : quelle orientation pour les futures éditions ? Quelles évolutions pour les coureurs, qu’ils soient élites ou amateurs ? Et surtout, quelle place pour l’héritage laissé par ASO ?

Quel avenir pour le Marathon de Paris ?

©ASO

Avec plus de 50 000 participants, le Marathon de Paris est l’un des plus grands marathons au monde. Sous l’ère ASO, l’événement s’est structuré, internationalisé et professionnalisé, attirant des coureurs venus des quatre coins du globe.

L’arrivée possible d’un nouvel organisateur pourrait ouvrir la porte à des changements significatifs. Avec un approche plus axée sur l’expérience coureur, un renforcement des engagements écologiques ou bien encore une transformation du parcours ou des formats annexes. Des changements qui voudront aussi pour le Semi-marathon.

Le groupement Cadence, notamment via Ose, dispose déjà d’une expertise dans les événements outdoor responsables, ce qui pourrait influencer l’ADN des futures éditions.

Dans l’attente du vote officiel, l’incertitude reste entière. Mais une chose est sûre : la possible fin de l’ère ASO représente bien plus qu’un simple changement d’organisateur. C’est toute la vision du Marathon de Paris qui pourrait évoluer dans les années à venir.



Mount to Coast revient avec une C1 positionnée comme une chaussure de running d’endurance. L’ambition est simple : proposer une supertrainer accessible, capable d’enchaîner les kilomètres sans brutaliser l’organisme. Le résultat s’adresse à un public large, du coureur occasionnel au marathonien en quête de confort.

Après la Mount to Coast H1 orientée « gravel » qui nous avait séduit, Mount to Coast revient avec cette C1 destinée à la route. La paire mise sur un accueil confortable. Le mesh respirant fait le travail sans surchauffer, et l’avant-pied généreux laisse de l’espace, ce qui plaira aux pieds larges ou à ceux qui gonflent sur les longues sorties. Le talon, rigide et bien rembourré, sécurise l’ensemble. Le double laçage est toujours là, mais son intérêt reste limité en pratique. Rien de rédhibitoire toutefois, car l’essentiel est ailleurs : le maintien est fiable et le confort immédiat.

Semelle maximaliste assumée

Test très convaincant de la Mount to Coast C1, supertrainer confortable et amortie, idéale pour les sorties longues, l’entraînement et le marathon.

Impossible de passer à côté de la semelle. Avec 42 mm au talon et 36 mm à l’avant-pied, la Mount to Coast C1 entre pleinement dans la catégorie des chaussures maximalistes. Le drop de 6 mm équilibre l’ensemble et évite une sensation trop extrême. Sur le terrain, cette épaisseur se traduit par une protection très marquée. Les chocs sont bien filtrés, et la fatigue musculaire se fait plus discrète au fil des kilomètres.

Confort avant tout

La combinaison de mousse CircleCELL et d’une base en EVA plus ferme crée un ensemble cohérent. L’amorti est généreux, presque dominant, et c’est clairement ce que l’on retient en priorité. En revanche, le retour d’énergie reste modéré. La C1 n’est pas une chaussure faite pour accélérer ou battre des records. Elle excelle plutôt dans un registre régulier, où l’objectif est de durer plus que de performer.

Sans plaque carbone, mais avec logique

Test très convaincant de la Mount to Coast C1, supertrainer confortable et amortie, idéale pour les sorties longues, l’entraînement et le marathon.

Dans un marché saturé de modèles à plaque carbone, Mount to Coast fait un choix différent. L’absence de plaque permet de conserver une foulée plus naturelle, mais aussi de gagner en durabilité et en accessibilité. La C1 se positionne ainsi comme une chaussure d’entraînement premium, sans tomber dans l’excès technologique ou tarifaire de certaines concurrentes.

Pour quels coureurs et quels usages ?

La Mount to Coast C1 vise clairement les amateurs de sorties longues. Elle conviendra particulièrement aux coureurs de poids moyen à lourd, ainsi qu’à ceux qui cherchent une chaussure de running confortable pour préparer un marathon. Elle peut aussi s’utiliser en compétition, à condition de privilégier le confort et la régularité plutôt que la vitesse pure.

Affichée à 190 euros pour un poids de 267 grammes en taille 43, la C1 reste dans les standards des supertrainers actuelles. Son drop de 6 mm et son stack élevé (42 mm) confirment son orientation endurance.

Nos notes : Amorti : 19/20 Confort : 18/20 Dynamisme : 15/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 15/20.

Le + Supertrainer accessible et protectrice.
Le – Semelle très épaisse qui pourra rebuter certains.

Usage : entraînements variés et compétitions jusqu’au marathon pour coureurs de tous niveaux et tous poids.



Épreuve incontournable du calendrier running, la ASICS SaintéLyon confirme son énorme attractivité. Chaque année, les dossards partent en quelques heures et la liste d’attente explose. En 2026, l’événement franchit un cap avec l’arrivée d’une nouvelle course : la SaintéVia (35 km).

Pour sa 72e édition, les 28 et 29 novembre 2026, la ASICS SaintéLyon enrichit son offre avec un format intermédiaire. La SaintéVia proposera un parcours de 35 km et 630 m de D+, au départ de Mornant. Les coureurs longeront en partie les vestiges de l’aqueduc romain du Gier, construit pour alimenter Lugdunum. Résultat : un tracé roulant, rapide et chargé d’histoire, idéal pour découvrir l’ambiance unique de la SaintéLyon.

Inscriptions : une forte pression attendue

La ASICS SaintéLyon 2026 lance la SaintéVia, une nouvelle course de 35 km. Inscriptions dès le 30 avril, dossards limités et forte demande.
©mxpstudio4

Les organisateurs ouvrent les inscriptions le 30 avril 2026 à 13h, avec seulement 1 000 dossards. La demande s’annonce très forte. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour cette édition 2026, les formats majeurs se sont remplis en quelques heures seulement, laissant aujourd’hui plus de 13 000 coureurs en liste d’attente. La SaintéVia fait partie des rares courses encore accessibles… mais pour combien de temps ?

Une édition 2026 toujours plus exigeante

La ASICS SaintéLyon 2026 lance la SaintéVia, une nouvelle course de 35 km. Inscriptions dès le 30 avril, dossards limités et forte demande.
©Victor Barcus

La SaintéLyon ne se contente pas d’ajouter une course. Les organisateurs renouvellent aussi l’expérience avec plus de 40 % du parcours modifié par rapport à 2025. La distance reine entre Saint-Étienne et Lyon affiche 80 km et 2 400 m de D+, soit un dénivelé en hausse. Les prochains mois permettront de découvrir en détail ces nouveaux tracés.

Avec la SaintéVia, la ASICS SaintéLyon 2026 cible un public plus large sans perdre son ADN : une course nocturne, hivernale et exigeante. Ce format de 35 km offre une porte d’entrée idéale tout en conservant l’esprit trail qui fait le succès de l’événement.



Le 26 avril lors du Marathon de Londres, Sabastian Sawe est devenu le premier homme à courir les 42.195 km en moins de deux heures en compétition officielle. En 1h59’30, le Kényan ne se contente pas d’un record du monde : il franchit une frontière symbolique de l’athlétisme. Retour sur le parcours de ce coureur discret, désormais référence absolue du running mondial.

Les bras levés sur The Mall face de Buckingham Palace, Sabastian Sawe fait basculer l’histoire. En remportant l’épreuve en 1h59’30, le Kényan est devenu le premier homme à franchir officiellement la barre des deux heures sur marathon, établissant un nouveau record du monde sur la distance.

Des origines kényanes loin des projecteurs

Né en 1995 au Kenya, Sabastian Sawe grandit dans un environnement où la course à pied fait partie du quotidien, comme pour de nombreux athlètes d’endurance du pays.

Issu d’une famille modeste, il grandit avec le soutien de ses parents, qui encouragent rapidement son implication dans le sport malgré des moyens limités. Cette stabilité familiale joue un rôle important dans sa construction personnelle et dans sa discipline, souvent mise en avant par ses proches comme l’un de ses traits dominants.

Une progression tardive mais extrêmement rapide

Sabastien Sawe a remporté le Marathon de Berlin en 2h02'16'', meilleur chrono mondial de l'année.
©DR. Sabastien Sawe a remporté le Marathon de Berlin en 2h02’16 », meilleur chrono mondial de l’année.

Sawe se révèle d’abord sur semi-marathon, discipline dans laquelle il progresse rapidement. Sa transition vers le marathon intervient au début des années 2020, un choix qui va transformer sa carrière.

En quelques saisons seulement, il s’installe parmi les meilleurs mondiaux. Ses chronos descendent progressivement vers les 2h02, niveau réservé à l’élite absolue. Cette régularité le place comme un outsider crédible pour les grandes victoires internationales.

L’explosion sur le circuit mondial

À partir de 2024, Sabastian Sawe franchit un cap décisif. Il enchaîne les performances de référence sur les plus grands marathons du monde, notamment à Valence, Londres et Berlin. Cette constance au plus haut niveau confirme son statut de coureur majeur du circuit.

Sa capacité à répéter des chronos de très haut niveau sur des parcours rapides mais exigeants attire progressivement l’attention des observateurs, qui voient en lui un futur prétendant au record du monde.

Londres 2026 : la course qui change tout

Le Marathon de Londres 2026 marque l’apogée de sa progression. Dans des conditions idéales et face à un plateau exceptionnel, Sawe réalise une course parfaite, la toute dernière super shoes adidas Adizero Adios Pro Evo 3.

Il s’impose en 1h59’30, devenant le premier homme à courir un marathon officiel en moins de deux heures. Derrière lui, l’Éthiopien Yomif Kejelcha (1h59’41) et l’Ougandais Jacob Kiplimo (2h00’28) complètent un podium historique, sous l’ancienne marque mondiale.  Jamais une telle densité de performances n’avait été observée sur une seule course.

Intégrité et lutte antidopage

Comme beaucoup d’athlètes kényans, Sabastian Sawe s’inscrit dans un système d’entraînement structuré autour de camps spécialisés en endurance. Ces structures ont façonné plusieurs générations de champions du marathon mondial.

Son évolution repose sur une discipline stricte, un volume d’entraînement élevé et une progression méthodique vers la distance reine.

Dans un contexte où le marathon est régulièrement confronté à des affaires de dopage, la progression fulgurante de certains athlètes suscite toujours des interrogations.

Sabastian Sawe évolue toutefois dans un cadre de contrôle strict. Tout au long de sa montée au plus haut niveau, il a été soumis à de nombreux tests antidopage, notamment hors compétition. Selon les éléments connus à ce jour, aucune anomalie n’a été relevée et son profil reste considéré comme conforme aux exigences des instances internationales.

Cette transparence et cette régularité contribuent à renforcer son image d’athlète discipliné, attaché à une progression construite sur la performance sportive pure.



Le Marathon de Londres 2026 restera comme l’une des éditions les plus marquantes de l’histoire du running et du marathon mondial. Sur les routes de la capitale britannique, la course masculine a franchi un cap inédit avec trois athlètes terminant sous les deux heures, tandis que chez les femmes, Tigist Assefa a amélioré son propre record du monde dans une course exclusivement féminine.

La performance majeure de cette édition revient au Kényan Sabastian Sawe, vainqueur en 1h59’30. Il devient le premier marathonien de l’histoire à passer officiellement sous la barre des deux heures en compétition homologuée, effaçant ainsi le record du monde de Kelvin Kiptum (2h01’35 en 2023), tragiquement disparu dans un accident de voiture depuis.

Derrière lui, l’Éthiopien Yomif Kejelcha réalise lui aussi un exploit historique en terminant en 1h59’41. L’Ougandais Jacob Kiplimo complète un podium exceptionnel avec un chrono de 2h00’28, un temps qui aurait encore récemment constitué un record du monde.

Jamais une telle densité n’avait été observée sur un même marathon. Cette course marque ainsi un tournant majeur dans l’histoire de la discipline.

Tigist Assefa améliore son record du monde sur marathon féminin

Tigst Assefa a battu le record du monde de Marathon à Londres en 2026 en 2h15’41.
©DR

Chez les femmes, la performance de Tigist Assefa confirme la montée en puissance du marathon féminin. Sur une course exclusivement féminine, l’Éthiopienne s’impose en 2h15’41 et améliore son propre record du monde établi lors de l’édition précédente à Londres en 2h15’50.

Déjà victorieuse en 2025 sur le même parcours, elle confirme sa domination sur le marathon londonien et s’impose comme l’une des figures majeures de la discipline. Sa progression régulière illustre également l’évolution globale du niveau chez les femmes, où les records continuent de tomber à un rythme soutenu.

Le marathon entre dans une nouvelle ère de performance

La simultanéité de ces performances exceptionnelles souligne une évolution profonde du marathon moderne. L’augmentation du niveau s’explique par la professionnalisation accrue des athlètes, des méthodes d’entraînement toujours plus scientifiques et une optimisation poussée de la préparation physique.

La nutrition, la récupération et la planification des charges d’entraînement jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans la performance. À cela s’ajoutent les innovations technologiques, notamment les chaussures à plaque carbone, qui ont contribué à améliorer l’économie de course et à accélérer les chronos sur la distance.

Dans ce contexte, voir trois athlètes passer au même moment sous des barrières chronométriques historiquement inaccessibles confirme que le marathon entre dans une nouvelle phase de son évolution.

Une performance qui interroge autant qu’elle fascine

Si cette édition 2026 du Marathon de Londres impressionne par son niveau, elle soulève également des interrogations. La progression rapide des performances dans le marathon de haut niveau n’a que peu d’équivalents dans l’histoire de l’athlétisme.

Le contexte reste marqué par une vigilance accrue autour du dopage dans le sport d’endurance. Plusieurs affaires récentes ont renforcé l’attention portée aux performances exceptionnelles, même si aucune irrégularité n’a été relevée concernant cette édition londonienne.



Enchaîner les courses peut sembler logique pour progresser. Pourtant, multiplier les dossards est souvent contre-productif. La performance ne se construit pas en accumulant les compétitions, mais dans la régularité, la planification et la cohérence de l’entraînement. Savoir renoncer à certaines courses, c’est souvent faire le choix de réussir celle qui compte vraiment.

Chez les coureurs motivés, le piège est classique : un 10 km « pour se tester », une course locale, un semi-marathon pour se rassurer, un HYROX « pour varier »… puis une dernière course avant l’objectif principal.

L’intention est bonne, mais l’accumulation de compétitions finit par nuire à la progression. Chaque course casse la continuité de l’entraînement : on alterne entre préparation et récupération, sans jamais construire un cycle réellement efficace.

La vraie question n’est pas le nombre de courses, mais le nombre de semaines d’entraînement de qualité que l’on parvient à enchaîner.

La performance en course à pied repose sur la planification

aut-il enchaîner les courses à pied ? Découvrez pourquoi multiplier les dossards freine la progression en running et comment structurer sa saison pour performer.
©Bodycross

La science est claire : progresser en endurance nécessite une planification structurée, avec une montée en charge progressive suivie d’un affûtage.

Un affûtage d’environ deux semaines, avec une baisse du volume mais un maintien de l’intensité, est aujourd’hui considéré comme optimal. Cela implique une préparation spécifique sans perturbation dans les semaines clés.

Autrement dit, ce qui fait progresser un coureur, ce ne sont pas les courses, mais la régularité de l’entraînement.

Une course n’est jamais une simple séance

Considérer une compétition comme une séance d’entraînement est une erreur fréquente. Une course à fond génère toujours un stress important : fatigue musculaire, inflammation, fatigue nerveuse. Sans parler de dossard, une simple séance de trop peut gâcher votre préparation.

Un semi-marathon, par exemple, entraîne une hausse significative des marqueurs de fatigue. Sur marathon, la récupération complète peut prendre plusieurs jours, voire plus. Même si les sensations reviennent rapidement, l’organisme, lui, n’a pas totalement récupéré.

Des semaines clés sacrifiées

Le problème n’est pas seulement de courir souvent, mais de mal placer ses courses. Certaines périodes sont déterminantes : travail spécifique, sorties longues, séances à allure cible. Ajouter une compétition à ces moments-là entraîne systématiquement : une baisse de charge avant la course et une récupération après. Résultat : une semaine clé disparaît, avec un impact direct sur la performance finale.

Comment bien organiser sa saison running

Une planification efficace repose sur un principe simple : hiérarchiser. Une course objectif prioritaire. Éventuellement une course secondaire. Le reste du temps dédié à l’entraînement.

Une compétition peut être utile si elle est maîtrisée. Par exemple, un semi-marathon intégré dans une séance, partiellement couru à allure cible, sans impacter la récupération. Si une course empêche d’enchaîner les séances, elle devient contre-productive.

Planifier sa saison après un marathon de printemps

aut-il enchaîner les courses à pied ? Découvrez pourquoi multiplier les dossards freine la progression en running et comment structurer sa saison pour performer.
©Bodycross

Après un marathon comme le Marathon de Paris, l’erreur classique est de repartir immédiatement en compétition. Une stratégie plus efficace consiste à reconstruire pour viser un objectif à l’automne (par exemple Valence).

Avril : récupération

  • 10 à 15 jours allégés
  • Reprise progressive en endurance fondamentale
  • Aucune compétition

Mai – juin : relance et vitesse

  • Reprise du volume
  • Travail technique
  • Cycle vitesse (séances courtes et dynamiques)
    → Possibilité d’un 10 km en fin de bloc

Juillet – août : développement

  • Augmentation du volume
  • Travail majoritairement en endurance
    → Très peu de compétitions

Septembre – octobre : spécifique marathon

  • Travail à allure marathon
  • Sorties longues structurées
    → Semi-marathon possible, mais contrôlé

Novembre : pic de forme

  • Semaine la plus chargée
  • Derniers gros blocs

Fin novembre : affûtage

  • Baisse du volume
  • Intensité maintenue
    → Aucune course

Décembre : objectif

  • Marathon couru avec un pic de forme optimal



Avec la Adidas Adizero EVO SL ATR, Adidas décline le succès de la très populaire EVO SL dans une version « All Terrain Ready » toutes saisons. Objectif : proposer une chaussure running capable de performer aussi bien sur route que sur chemins, dans la tendance actuelle des modèles “gravel”.

Visuellement proche de l’Adizero EVO SL – succès commercial 2025 -, cette version ATR se distingue par une semelle extérieure équipée de crampons signés Continental. Discrets mais efficaces, ils permettent d’élargir l’usage vers les chemins roulants, graviers ou routes dégradées.

La tige déperlante est un autre atout majeur. Testée sous la pluie, elle protège efficacement contre l’humidité sans alourdir la chaussure. Avec seulement 255 g en pointure 44, le modèle reste fidèle à l’ADN léger et dynamique de la gamme Adizero.

Sur le terrain : une vraie polyvalence

Test Adidas Adizero EVO SL ATR : une chaussure running polyvalente pour route et chemins, légère (255 g), dynamique et idéale pour les terrains mixtes.
Test Adidas Adizero EVO SL ATR : une chaussure running polyvalente pour route et chemins, légère (255 g), dynamique et idéale pour les terrains mixtes.

Sur le terrain, la Adidas Adizero EVO SL ATR confirme sa polyvalence. Elle enchaîne sans difficulté les surfaces mixtes : bitume, chemins forestiers, graviers.

Le pare-pierres à l’avant sécurise les passages plus techniques, même si l’accroche atteint ses limites sur terrain très gras. On note également une stabilité perfectible en dévers.

Confort et performance : un équilibre assumé

Le confort reste légèrement en retrait, logique pour une chaussure orientée performance. Mais c’est précisément ce positionnement qui fait la force de ce modèle : une chaussure rapide, efficace, pensée pour les coureurs cherchant du dynamisme sur des terrains variés.

Notre avis

Dans la vague des chaussures running hybrides “gravel”, la Adidas Adizero EVO SL ATR s’impose comme une adaptation cohérente et réussie d’un modèle phare. Elle séduira les coureurs à la recherche d’une chaussure polyvalente, capable de passer facilement de la route aux chemins.

Notes. Confort : 17/20. Amorti : 17/20. Dynamisme : 16/20. Stabilité : 15/20. Souplesse : 15/20.

On a aimé : excellente polyvalence route / chemins.
On a moins aimé : stabilité limitée sur terrains techniques.

Fiche technique

  • Prix : 160 €
  • Poids : 253 g (42) / 255 g (44)
  • Drop : 8 mm
  • Stack : 41 mm (talon)
  • Usage : entraînements (footing, tempo, sorties longues) et compétitions jusqu’au marathon, sur route et chemins peu techniques.


Courir sur une piste d’aéroport en activité : l’expérience continue de séduire. En 2026, l’AéroRun franchit un cap avec un parcours homologué à Paris-Le Bourget et une première déclinaison à Lyon, confirmant son installation dans le calendrier running.

L’AéroRun confirme son essor. Organisée par Aviation Sans Frontières, la course revient le 18 octobre 2026 sur le tarmac de Aéroport de Paris-Le Bourget pour une troisième édition avec un objectif de 4 000 participants. Nouveauté cette année : le 10 km sera homologué par la Fédération Française d’Athlétisme. Un parcours annoncé comme roulant, propice à la performance, dans un cadre toujours aussi atypique. Le format reste inchangé avec une course chronométrée et une marche ouverte à tous.

Une première édition à Lyon-Bron le 28 juin

En parallèle, l’événement s’ouvre à un nouveau territoire. Une première édition se tiendra le 28 juin 2026 sur la piste de Aéroport de Lyon-Bron, marquant une étape dans le développement national du concept.

Le dispositif de dossards solidaires est reconduit sur les deux dates, avec l’appui de la plateforme DIFT. Les fonds collectés contribueront notamment aux missions humanitaires de l’ONG, dont le programme Avion-Hôpital à Madagascar.

Entre performance et engagement, l’AéroRun s’impose désormais comme un rendez-vous singulier du calendrier running.



De plus en plus de coureurs se lancent dans le triathlon, attirés par un défi plus complet et moins monotone. Mais une bonne base en course à pied ne suffit pas pour performer sur un Half Ironman. Le triathlon répond à une logique différente : il ne récompense pas le meilleur coureur, mais celui qui sait enchaîner natation, vélo et course sans s’épuiser. Pour réussir cette transition, il faut repenser entièrement son entraînement.

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.

Sortir du piège « je suis déjà bon en course à pied »

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
©Maxime Delobel_FFTRI

Le premier écueil du coureur qui devient triathlète est psychologique. Il pense que la course à pied restera son principal levier de performance. C’est faux.

En triathlon, la course à pied arrive en dernier. Elle se pratique en état de fatigue avancée et elle est totalement conditionnée par ce qui a été fait avant, notamment à vélo.

Un excellent coureur peut perdre toute capacité d’expression s’il sort du vélo entamé, mal positionné ou mal géré. À l’inverse, un coureur simplement correct peut très bien performer s’il arrive à la transition 2 dans de bonnes conditions. Le triathlon ne récompense pas le meilleur coureur, mais celui qui est encore capable de courir.

Natation : la priorité technique pour débuter le triathlon

©DR-Triathlon de la Paris

C’est une étape incontournable pour beaucoup de coureurs. La natation est une discipline hautement technique, contre-nature pour le terrien qu’est le coureur, et extrêmement pénalisante en cas de défauts majeurs. On recommande de prendre des cours si nécessaire.

Commencer à nager sans corriger la respiration, l’alignement ou la propulsion revient à empiler du volume sur une base instable. En natation, on ne compense pas la technique par le cardio. On sécurise d’abord, on charge ensuite.

Une fois un socle minimal acquis, l’objectif n’est pas de devenir nageur, mais de sortir de l’eau sans dette énergétique, en étant capable de gérer le stress, le contact et l’orientation.

Chercher à gagner beaucoup de temps en natation est rarement rentable. Gagner une ou deux minutes supplémentaires demande souvent un volume très élevé, une fréquence quasi quotidienne et un investissement temps irréaliste pour la majorité des triathlètes amateurs. À investissement égal, le vélo rapporte infiniment plus.

Vélo : la discipline clé pour progresser en triathlon

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
©Maxime Delobel_FFTRI

Régler la position avant tout

Avant de parler watts, braquets ou intensité, un point est non négociable : la position sur le vélo. Une mauvaise position entraîne des surcoûts énergétiques, des douleurs, une perte de rendement et surtout une incapacité à courir correctement après. Mieux vaut un vélo moyen parfaitement réglé qu’un excellent vélo mal positionné.

Pourquoi le vélo est la priorité absolue

Si l’on raisonne en rentabilité de l’entraînement, le vélo arrive clairement en tête. C’est la discipline la plus longue en durée de course. Elle est peu traumatisante, ce qui permet d’accumuler du volume. Les gains sont immédiatement mesurables. Elle conditionne directement la course à pied finale. Pour un coureur qui devient triathlète, le vélo doit devenir le cœur de l’entraînement. Faire plus de vélo est toujours rentable. Faire plus de natation ne l’est presque jamais.

Répartition idéale de l’entraînement en triathlon

Hors objectif de haut niveau, la hiérarchie des disciplines est claire lorsqu’on raisonne en efficacité et en retour sur investissement.

Vélo : discipline prioritaire, dominante en volume et en charge. C’est le principal levier de progression globale et le facteur déterminant de la performance finale.

Course à pied : discipline à préserver plus qu’à développer. Le volume doit être maîtrisé, l’accent mis sur l’économie, la justesse d’allure et la capacité à courir après le vélo.

Natation : discipline à sécuriser techniquement puis à entretenir. Au-delà d’un certain niveau, augmenter le volume apporte peu de bénéfices chronométriques..

Repenser son entraînement en course à pied

Le coureur doit accepter plusieurs changements profonds dans son entraînement. En triathlon, on ne cherche pas à courir vite. On cherche à être capable de courir correctement au bon moment. Il faudra accepter de courir moins souvent, à des allures parfois plus lentes à l’entraînement, dans la  fatigue via les enchaînements. Désormais, plus de performance brute à chaque séance.

L’enchaînement vélo-course : la compétence clé

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
©Maxime Delobel_FFTRI

L’enchaînement vélo-course n’est pas un détail ni une option. Il ne sert pas à battre un record à pied, mais à apprendre à poser une foulée efficace malgré la fatigue, à gérer son pacing et à éviter l’effondrement. Un coureur qui néglige les enchaînements reste un coureur, mais devient rarement un triathlète performant.

Devenir triathlète quand on est coureur n’est pas une simple diversification. C’est un changement de logique d’entraînement. Le coureur performant devient triathlète efficace le jour où il accepte de moins courir, le jour où il investit sérieusement le vélo, et le jour où il comprend que la natation est un prérequis, pas un levier. Le triathlon ne récompense pas le spécialiste. Il récompense l’athlète capable de hiérarchiser intelligemment ses efforts.

Plan triathlon L (Half Ironman) : 8 semaines pour coureur confirmé

Le triathlon n’est pas une simple addition de trois disciplines. C’est un sport à part entière, avec ses propres règles de performance.
©PUURFILM-VINCENTARMAND

Le plan ci-dessous s’adresse aux coureurs expérimentés (ayant déjà terminé semi-marathon et/ou marathon) souhaitant terminer un triathlon L (1,9 km natation, 90 km vélo, 21,1 km course à pied). L’objectif est de finir dans de bonnes conditions, sans complexité excessive. Le volume hebdomadaire compte 8 à 10 heures avec une progression contrôlée et des enchaînements systématiques.

La structure hebdomadaire compte 3 séances vélo (1 sortie longue endurance / 1 séance allure spécifique / 1 séance dynamique) + 2 séances course à pied (1 allure course / 1 enchaînement après vélo) + 1 séance de natation (endurance + technique)

Allures et tests de référence en triathlon
  • Natation : test 400 m → allure course = 88 à 93 %
  • Vélo : test FTP → allure course = 78 à 85 %
  • Course à pied : VMA → allure triathlon = 76 à 80 %
Stratégie d’entraînement pour réussir son premier triathlon
  • Toutes les séances course à pied à allure spécifique
  • Travail vélo simple, progressif et régulier
  • Enchaînements systématiques (10 à 25 min après vélo)

Clés de lecture du plan triathlon format L / half-ironman

Intensités
  • Z2 (endurance fondamentale) : 75–85 % FCM, aisance respiratoire
  • Allure course triathlon : effort stable, contrôlé, durable
  • Séances dynamiques : travail de rythme sans épuisement
Rappels stratégiques pour réussir
  • Toutes les séances de course à pied sont à allure spécifique triathlon
  • Les séances vélo sont simples, progressives et ciblées
  • Les enchaînements sont obligatoires chaque semaine
  • La priorité reste : le vélo avant tout
Définitions utiles pour le triathlon
  • FTP (Functional Threshold Power) : puissance moyenne soutenable ~1h
  • PMA (Puissance Max Aérobie) : puissance maximale atteinte à VO2 max
  • Z2 : zone d’endurance fondamentale