Entre cycles hormonaux, pathologies gynécologiques ou encore grossesse, la pratique de la course à pied chez les femmes soulève de nombreuses interrogations. Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, le sport est bénéfique. Le point en questions-réponses sur le running au féminin.

Cycles menstruels : savoir adapter son entraînement

C'est lors de la phase folliculaire et de l'ovulation que l'on se sent le plus en forme
C’est lors de la phase folliculaire et de l’ovulation que l’on se sent le plus en forme.

Contrairement à une croyance encore répandue, rien ne justifie médicalement d’arrêter le sport pendant les règles. Au contraire, dans le cadre du running au féminin, l’activité physique stimule la production d’endorphines, connues pour leur effet antalgique.

Résultat : les douleurs menstruelles peuvent diminuer après quelques minutes d’effort. Certaines sportives rapportent même des performances optimales à cette période du cycle. Les données scientifiques confirment d’ailleurs qu’il n’existe pas de baisse systématique des performances. Seules exceptions : des règles très douloureuses ou un flux abondant pouvant entraîner fatigue ou anémie.

Enfin, chez certaines femmes très entraînées, une réduction importante du flux menstruel, voire une disparition des règles, peut être observée. Cela dépend notamment de la charge d’entraînement et de l’état nutritionnel.

Fibromes : faut-il adapter sa pratique ?

Les fibromes sont des tumeurs bénignes très fréquentes, particulièrement après 40 ans. Beaucoup de femmes en sont porteuses sans le savoir.

Lorsqu’ils sont symptomatiques, ils peuvent provoquer des douleurs pelviennes ; des règles abondantes ou encore des saignements irréguliers.

Bonne nouvelle : ils ne constituent pas une contre-indication à la course à pied. Au contraire, rester active est essentiel. La seule règle qui compte, c’est qu’en l’absence de douleur, il n’y a aucune raison d’arrêter.

Endométriose : comment adapter sa pratique ?

En état de glucopénie (panne de glycogène) vos muscles n’ont plus de fuel, vous n’avez plus de jus. C’est ce que certains connaissent sur marathon, avec le fameux « mur ».
©Saucony

L’endométriose est une maladie chronique souvent douloureuse, liée à la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus. Avec elle, la relation au sport peut devenir plus compliquée. Douleurs intenses, fatigue, imprévisibilité des symptômes… difficile, parfois, de chausser les baskets. Et pourtant, bouger reste essentiel.

Pourquoi ? Parce que l’activité physique stimule les endorphines — avec un véritable effet antalgique — et module la perception de la douleur. Mais le sport doit être pratiqué de façon adaptée.

Il ne faut jamais forcer. L’approche la plus efficace consiste à privilégier des activités douces au départ, comme la marche. Ensuite, augmentez progressivement l’intensité en restant toujours à l’écoute de son corps.

Ici, on oublie la performance. Le bon indicateur reste simple : si la douleur apparaît ou persiste le lendemain, c’est que l’effort était trop intense.

Course à pied et grossesse : peut-on courir enceinte ?

En fonction de l'avis de votre sage-femme, il est possible de continuer à courir enceinte, en adaptant votre pratique et en restant à l'écoute de vos sensations.
En fonction de l’avis de votre sage-femme, il est possible de continuer à courir enceinte, en adaptant votre pratique et en restant à l’écoute de vos sensations.

Oui, à condition d’avoir déjà une pratique régulière avant la grossesse. Les données actuelles montrent qu’il n’y a pas d’augmentation du risque de fausse couche, ni de lien avec un accouchement prématuré.

Les bénéfices sont réels : meilleure circulation sanguine, meilleur contrôle de la prise de poids et, surtout, sensation de bien-être général pendant la grossesse.

Mais il faut adapter sa pratique : réduire l’intensité, privilégier une allure confortable — c’est-à-dire être capable de parler en courant — et éviter toute sensation d’essoufflement. Il convient aussi de privilégier des parcours sécurisés et proches ; de veiller à rester bien hydratée ; de porter une brassière adaptée et de choisir des sols souples (chemins, terre) pour limiter les impacts. Au troisième trimestre, des inconforts peuvent apparaître, notamment liés à la pression sur le périnée.

Attention : arrêtez immédiatement et consultez en urgence en cas de signaux d’alerte : douleurs inhabituelles, saignements, perte de liquide.

Mini-check avant de continuer à courir enceinte

  • Vous pouvez envisager de poursuivre la course si vous couriez déjà régulièrement (2 à 3 fois par semaine)
  • Votre alimentation est équilibrée
  • Vous êtes prête à réduire l’intensité
  • Votre médecin valide votre pratique

Fuites urinaires à l’effort : pourquoi ce n’est pas normal

Non, et soyons très claires : perdre quelques gouttes en courant n’est pas normal, même si c’est fréquent. C’est un point encore trop souvent banalisé.

Le coupable ? Le périnée, qui joue un rôle clé. À chaque foulée, il encaisse les impacts de la course. S’il est affaibli — avec le temps, après une ou plusieurs grossesses, ou à la ménopause — il peut perdre en tonicité. Résultat : des fuites urinaires à l’effort, mais aussi parfois lors d’un éternuement ou d’un saut.

Bonne nouvelle : cela se rééduque. Il est essentiel de consulter un professionnel de santé afin de mettre en place une rééducation périnéale adaptée.

Adapter, pas arrêter

Oui, la course à pied est globalement bénéfique pour la santé des femmes à toutes les étapes de la vie. Mais la clé reste toujours la même : écouter son corps et adapter sa pratique. Pas d’interdits systématiques, donc, mais du bon sens, de la progressivité et un suivi médical lorsque cela est nécessaire. Le corps féminin n’est pas fragile : il est adaptable. Inutile d’être parfaite, l’essentiel est d’être à l’écoute.

Les indispensables du vestiaire féminin

Le short Run 900 de Kiprun avec culotte menstruelle Smoon intégrée, pour courir en toute sérénité en tant que femme.

Ce short Run 900 de Kiprun avec culotte menstruelle Smoon intégrée combine protection très absorbante (pour flux moyen et petites fuites à l’effort) et liberté de mouvement. Avec une poche zippée au dos. 49,90 €.

Femmi, l'application qui adapte les entraînements selon le cycle menstruel des runneuses.

Femmi adapte les séances à la fois à votre objectif running et à votre cycle menstruel. L’application ajuste la charge, propose des conseils de récupération et permet de suivre énergie, humeur ou ballonnements. Un excellent outil pour celles qui préparent un 10 km, un semi ou un marathon.

Plein soutien

Le modèle de brassière Extrem Control d’Anita, adapté aux poitrines généreuses des coureuses à pied.
©Nina Sawitzki

Pour les poitrines généreuses qui cherchent un vrai maintien à l’effort, le modèle Extrem Control d’Anita tient ses promesses jusqu’au bonnet 115G, ce qui est rare ! Le tout en plein confort. 74,95 €.

(Pré)paration physique du périnée

La sonde Perifit Care +, adaptée aux entraînements intenses des coureuses à pied.

Cette sonde Perifit Care + est intéressante pour les runneuses sujettes aux fuites sur les séances dynamiques, aux sauts ou en descente trail, car le travail de tonicité et de réactivité est très bien guidé. Cette version avancée propose des exercices progressifs et meilleure personnalisation pour renforcer le périnée durablement. 159 €.



Baisse de libido, fractures de fatigue, diminution inexpliquée des performances, troubles de la croissance… Le syndrome RED-S, ou déficit énergétique relatif dans le sport, regroupe une multitude de symptômes qui peuvent altérer profondément le fonctionnement physiologique de l’athlète. Découvrons cette pathologie largement ignorée du grand public mais omniprésente dans les sas de départ.

Le syndrome RED-S, ou déficit énergétique relatif dans le sport, est une pathologie insidieuse, silencieuse et parfois… sévère. Certaines études estiment qu’un sportif sur deux présente des signes de déficit énergétique dans certaines cohortes. Une réalité encore floue, mais loin d’être marginale.

Ces dernières années, la course à pied s’est largement démocratisée… tout en se professionnalisant. Sur les réseaux sociaux, les performances s’affichent, les programmes d’entraînement sont de plus en plus sophistiqués et la nutrition devient exigeante, parfois restrictive. Courir un semi-marathon semble presque être devenu une norme.

Dans cette quête de performance, un élément essentiel est souvent oublié : les sportifs amateurs ne sont pas professionnels. Entre travail, vie sociale, obligations familiales et entraînement, l’équilibre énergétique devient fragile. Ce mode de vie énergivore ouvre la porte à de nouvelles pathologies, dont le syndrome RED-S.

Le syndrome RED-S expliqué simplement

Décrit pour la première fois en 2014 par le Comité international olympique (CIO), le concept de RED-S a été introduit pour élargir et actualiser la triade initialement décrite chezl’athlète féminine : troubles du comportement alimentaire, altération de la densité minérale osseuse et perturbation du cycle menstruel.

Plus moderne et plus exhaustive, la dénomination RED-S désigne aujourd’hui un syndrome qui touche aussi bien les femmes que les hommes.

Le syndrome RED-S apparaît lorsque les apports énergétiques alimentaires sont insuffisants par rapport aux dépenses liées à l’activité physique. Pour préserver ses fonctions vitales, l’organisme réduit progressivement certaines dépenses énergétiques jugées « secondaires ». Le corps entre alors dans une forme d’économie énergétique, entraînant une perturbation de nombreux systèmes physiologiques.

Les études décrivent des conséquences à deux niveaux : sur les performances, mais aussi — et surtout — sur la santé de l’athlète, avec un grand nombre de symptômes qu’il est important de savoir reconnaître.

La double marguerite des symptômes du RED-S

Schéma expliquant le RED-S chez les coureurs.
Influence sur la performance de l’athlète – Schéma extrait de Mountjoy et al., 2023. Traduit sans modification.

Schéma expliquant le RED-S chez les femmes.
Influence sur la performance de l’athlète – Schéma extrait de Mountjoy et al., 2023. Traduit sans modification.

Comment prévenir ce déficit énergétique ?

Le piège le plus fréquent est celui d’une spirale délétère bien connue des sports d’endurance : une augmentation intensive du volume d’entraînement associée à un apport énergétique alimentaire insuffisant. Ce déséquilibre conduit à ce que les spécialistes appellent une faible disponibilité énergétique (LEA, ou Low Energy Availability).

Elle correspond à l’énergie restante pour assurer les fonctions physiologiques de l’organisme (reproduction, concentration, immunité, fonctions neurologiques…) une fois l’activité physique réalisée.

Pour prévenir l’apparition du RED-S, le consensus du CIO recommande une disponibilité énergétique d’environ 45 kcal par kilogramme de masse maigre et par jour, afin de préserver la santé et les performances de l’athlète.

Une alimentation qualitativement et quantitativement satisfaisante, riche en glucides, en protéines et en autres macronutriments, constitue le meilleur moyen de prévenir cette pathologie.

Mais la prévention ne se limite plus à l’assiette. Structurer son entraînement, intégrer des périodes de récupération suffisantes et bénéficier d’un suivi médical et nutritionnel régulier permettent de réduire efficacement le risque de déficit énergétique.

Enfin, une diffusion des connaissances autour du RED-S auprès des athlètes, entraîneurs, proches, kinésithérapeutes et médecinsapparaît comme un atout majeur pour lutter contre l’augmentation des cas.

Comment sortir du syndrome RED-S ?

Tomber dans un état de déficit énergétique altère fortement les fonctions physiologiques de l’individu, y compris la santé mentale. Baisse des performances, impression de fournir des efforts importants sans résultats… Face aux signes d’alerte, s’entourer et en parler permet de franchir une première étape difficile.

L’accompagnement par une équipe pluridisciplinaire (médecins, nutritionnistes, entraîneur, kinésithérapeute, voire psychologues) est un facteur prédictif positif de guérison et permet de corriger non seulement les facteurs ayant précipité l’apparition de la pathologie, mais aussi de rétablir l’équilibre énergétique.

Une étude de 2025a montré que l’augmentation de 300 à 500 kcal par jour, répartie sur plusieurs repas et collations, améliorait significativement les symptômes. Les apports en calcium et en vitamine D doivent être surveillés, en raison de la forte prévalence de fractures de fatigue chez les athlètes atteints de RED-S.

Faut-il arrêter de courir ?

La récupération dépend largement de la sévérité du syndrome et de la durée pendant laquelle le déficit énergétique s’est installé. Le retour à la normale des fonctions hormonales peut prendre plusieurs mois.

Le CIO propose aujourd’hui une stratification de la sévérité de la pathologie permettant une prise en charge personnalisée et adaptée à chacun. L’arrêt de la course à pied n’est recommandé que dans les formes sévères.

Dans les autres situations, une diminution de la charge d’entraînement associée à une alimentation adaptée et à un suivi médical offre de bonnes perspectives de guérison en quelques mois, pour les formes légères et modérées.

Arrêter de courir n’est donc pas systématique… mais cela peut parfois devenir nécessaire.

Changer la culture de la performance

Au-delà des aspects médicaux et nutritionnels, la prévention du RED-S pose une question plus large : celle de notre rapport à la performance.

Comparer ses performances ou son physique à ce que l’on voit sur les réseaux sociaux peut rapidement devenir une source de pression, voire de perte de confiance en soi. Relativiser ces « normes » constitue l’un des défis majeurs du sport moderne.

Car la performance durable ne repose plus seulement sur l’entraînement : elle dépend aussi de la manière dont nous vivons notre pratique sportive et de la connaissance de notre corps. Ne jamais oublier qu’un corps en bonne santé correspond à un état de bien-être complet : physique, mental et social.

Repérer les symptômes à risque de RED-S

La recherche scientifique utilise certains questionnaires pour identifier les athlètes à risque : LEAF-Q, BEDA-Q, RED-S QAT… Voici notre carte mentale* pour reconnaître les signaux d’alerte :

Carte mentale pour reconnaître les signaux clairs du RED-S chez les coureurs.

*Avertissement : Cet outil est une aide à la sensibilisation destinée aux sportifs. Il ne permet pas de poser un diagnostic et ne se substitue pas à un avis médical personnalisé. En cas de doute ou de symptômes, consultez un professionnel de santé.

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Kolsrud et al., Risk of Low Energy Availability among Elite Runners, 2021.

Mountjoy et al. 2023 International Olympic Committee’s (IOC) consensus statement Relative Energy Deficiency in Sport (REDs)

Gallant TL et al. Low Energy Availability and Relative Energy Deficiency in Sport: A Systematic Review and Meta-analysis, 2024



Pour sa 8ème édition, les 9 et 10 mai, le Marathon de la Loire a franchi un cap. Avec 14 000 coureurs au départ de Saumur et de Gennes contre 9 000 l’an dernier, l’événement poursuit sa croissance.

Ce marathon – le seul du département du Maine-et-Loire – a confirmé sa montée en puissance cette année avec un record de participants. Un rendez-vous lors duquel des grands noms du paysage running viennent chercher un chrono. Le marathon de la Loire détient par ailleurs un label national de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA), un gage de reconnaissance officielle des performances.

Une bataille serrée chez les hommes

Maxime Laupes remporte l'épreuve reine du marathon de la Loire.
Maxime Laupes remporte l’épreuve reine du marathon de la Loire.

Sur l’épreuve du marathon, c’est Maxime Lopes qui l’emporte en 2h20’36’’. Deux semaines plus tôt, le coach et fondateur de RunWise a traversé un échec sur le marathon de Hambourg. Mais ce week-end sur les bords de Loire, l’athlète a retrouvé le sourire. La première place n’était pourtant pas assurée, puisqu’il a bataillé avec Julien Herve, arrivé une minute seulement après lui (2h21’35’’). Brice Denis a complété le podium avec un chrono de 2h27’58’’.

Du côté des femmes, Bettina Billon a dominé la course féminine en 2h48’53’’, avec plus de six minutes d’avance sur sa dauphine,Virginie Barbier (2h55’22’’). Eléonore Roudil (2h56’35’’) est venue compléter le podium.

Sur le semi-marathon, Lahoucine Dazi (1h08’43’’) et Raphaëlle Jourdrin (1h20’27’’) ont été sacrés vainqueurs de cette 8ème édition.

L'épreuve du semi-marathon de la Loire
@florinetbphotographie – le semi du marathon de la Loire

Un format 5 km qui a ouvert le bal

Samedi 9 mai, veille du marathon et du semi, plus de 1 000 participants ont pris le départ du 5 km Matmut #NésPourBouger, à 18h30, depuis Saumur. Ce tout nouveau format non chronométrée s’inscrivait dans une logique d’accessibilité à tous.

Canoë puis running : l’épreuve combinée atypique

Mais au-delà des classiques épreuves sur bitume, l’événement proposait également une course atypique au départ de la cale Mayaud. Ici, les participants commencent par 12 km de canoë sur la Loire, avant d’enchaîner avec 17 km de course à pied. Un format original qui a su séduire près de 800 participants.



Alliant confort, performance et une dose de compression bien dosée, le short Compressport Trail Under Control se révèle particulièrement polyvalent. Adapté au trail, il trouve aussi sa place à l’entraînement comme en compétition.

Test du short Compressport Trail Under Control sur plusieurs sorties, à la fois sur des sentiers techniques et sur route : ce modèle s’est rapidement imposé comme une valeur sûre. L’ensemble apparaît très abouti, avec une compression maîtrisée. Le maintien musculaire est réel sans jamais devenir gênant, même sur les longues distances.

Maintien et stabilité en mouvement

Premier point marquant : le confort. La construction sans couture et la coupe spécifique femme font clairement la différence. Aucune gêne, aucun frottement, même lors des sorties prolongées. Le tissu plus dense sur la partie haute apporte à la fois maintien et opacité, un détail rassurant à l’usage.

le short Compressport Trail Under Control, qui assure maintien, confort et performance.

Le short reste parfaitement en place, ne bouge pas et limite efficacement les irritations. La respirabilité constitue un autre atout notable, notamment dans les montées ou par forte chaleur. Les zones de ventilation sont bien positionnées et permettent de conserver une agréable sensation de fraîcheur.

Un système de rangement bien pensé

Le short Compressport Trail Under Control présente une poche arrière pour ranger les ravitos.

Le système de rangement intégré est également un vrai plus. La ceinture, bien pensée, assure un excellent maintien sans compression excessive et accompagne naturellement le mouvement. La poche arrière permet de transporter gels ou téléphone sans ballotement.

À noter toutefois : une compression qui peut sembler marquée pour les coureurs non habitués à ce type de produit, ainsi qu’une coupe relativement longue qui pourra surprendre au premier essayage.

Prix : 110 €

Le + : Confort, maintien efficace et absence de frottements.
Le – : Compression perceptible pour les non-initiés et coupe assez longue.



Une première édition originale verra le jour à Paris le 19 septembre 2027 : les 35 km du Périph – Grand Paris organisés sur le boulevard périphérique parisien. L’événement proposera deux formats, l’un pour les coureurs et l’autre pour les cyclistes et attend 36 000 participants.

Un nouveau « 35 km du Périph – Grand Paris » propulsé par Lemon Grass Events avec le soutien de la ville de Paris, s’annonce pour le 19 septembre 2027, célébrant la Journée mondiale sans voiture – Paris Respire.

D’après l’organisation, qui travaille sur cet évènement depuis cinq ans, cette annonce aurait un lien avec le projet « second marathon de Paris » souhaité par le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire.

Avec 36 000 participants attendus – 20 000 coureurs et 16 000 cyclistes -, l’expérience se vivra sur l’un des axes routiers les plus fréquentés d’Europe, offrant un parcours complet de la capitale.

Paris accueillera le 19 septembre 2027 une course inédite de 35 km sur le boulevard périphérique, ouverte aux coureurs et cyclistes.

Le périph comme trait d’union

Sur une boucle de 35 km au départ de Porte Dauphine, la course sera ouverte aux runners (départ à 8h30), comme aux cyclistes (départ à 14h) sur le périph’ intérieur, exceptionnellement libéré des voitures. Le périphérique extérieur sera quant à lui dédié aux animations. Les spectateurs pourront y circuler gratuitement.

En transformant l’artère en terrain de sport, l’ambition est de conjuguer mobilité douce, écologie et réappropriation de l’espace urbain.

Les 21 villes limitrophes seront mobilisées, avec à chaque porte, une série d’animations. L’idée forte : transformer une infrastructure symbole de séparation en un espace de connexion.

Le premier évènement sportif du périph

Pour porter ce 1er événement sportif jamais organisé sur le périphérique parisien, un plan de communication massif est prévu. Il incluera notamment un affichage JCDecaux, couvrant plus de 75,4 % de Paris et de sa banlieue.

Les inscriptions ouvriront prochainement, avec un dossard fixé à 45 € pour les runners et 35 € pour les cyclistes (hors frais). Le village de Porte Dauphine sera ouvert le vendredi et le samedi (8h-20h) pour le retrait des dossards et les festivités.



Ce week-end du 9 et 10 mai 2026, le Generali Genève Marathon a fêté ses vingt ans. Réputé comme étant le plus grand marathon de Suisse, l’événement a battu cette année son record d’affluence, renforcé son engagement solidaire ainsi que son impact social et écologique.

Du lac Léman en passant par la campagne genevoise, jusqu’au centre-ville, ce sont 27 578 coureurs qui ont pris le départ, marquant au passage un record d’affluence. Les organisateurs et les 1 200 bénévoles du Generali Genève Marathon se sont voués quant à eux à une stratégie de développement durable, d’engagement solidaire et écologique.

Victoires kenyanes et duel acharné jusqu’à la dernière minute

L'athlète suisse Fabienne Schlumpf dans le peloton du Generali Genève Marathon 2026.
©Florian Legrand – Fabienne Schlumpf sur la distance marathon

Sur la distance marathon, les Kenyans se sont imposés. Collins Kemboi s’est arraché la première place masculine en 2h08’52’’, devant Too Silas Kiprono (2h09’16’’) et Simion Kiplimo Tarus (2h09’53’’). Chez les femmes, Patience Kimutai l’emporte en 2h30’45’’. La Suissesse Fabienne Schlumpf (2h31’15’’) a fait la différence sur les derniers mètres, juste devant la Kenyane Jackline Chepckoech (2h31’18’’).

Sur semi-marathon, le plateau rassemblait athlètes élites, créateurs de contenu et figures inspirantes, comme le Rouennais Mustapha Salmi notamment. Marine Lorphelin, ex Miss France, a quant à elle explosé son record sur les 21 km.

Handisport : les Suisses l’emportent à domicile

Marcel Hug, champion paralympique, dans son fauteuil. Il vient de franchir la ligne d'arrivée du semi du Generali Genève Marathon 2026.
©Tanguy Laot – Marcel Hug

Dans la catégorie Semi Fauteuil de Course, c’est le champion paralympique suisse Marcel Hug qui l’emporte. Deux semaines après son sacre sur le marathon de Londres, il signe un chrono de 46min 12s, à domicile. Chez les femmes aussi, la Suisse s’est imposée. Patricia Eachus a pris la première place en 56min 52s.

Une génération plus jeune et plus paritaire au départ

Mais ce gage d’inclusivité s’observe dans le peloton en général. L’âge moyen sur marathon est passé de 41 à 36 ans, soit une évolution qui confirme l’attrait d’une génération de coureurs toujours plus jeune. La parité s’installe quant à elle progressivement, avec 43% de femmes participantes pour 57% d’hommes. L’événement a d’ailleurs obtenu le label Unified by Swiss Inclusive Sport, en récompense à son engagement autour des valeurs d’inclusivité et d’accessibilité.

« Cette 20ème édition était exceptionnelle, nous avons mis en place de nombreuses nouveautés pour le plaisir de tous et pour célébrer l’histoire du Generali Genève Marathon. Cette année a été marquée par l’engouement des coureurs de plus en plus nombreuxsur la ligne de départ mais aussi par les spectateurs qui se déplacent en nombre pour les encourager. Nous sommes extrêmement fiers de voir comment l’événement rassemble et fédère. »

Benjamin Chandelier, directeur de l’événement

Vers un marathon « zéro déchet »

Sur le plan écologique, les organisateurs du Generali Genève Marathon ont développé une stratégie de développement durable optimale. Les dispositifs d’hydratation ont en effet été repensés pour un système plus écologique, grâce à la mise en place de rampes à eau permettant aux coureurs d’utiliser les écocups ou bien de remplir leurs contenants réutilisables. Derrière ces évolutions, l’idée est de réduire l’impact environnemental sans dégrader l’expérience des participants, et au contraire, l’améliorer.



Courir un marathon sans voir, guidé par une voix, une présence, une cordelette tendue entre deux corps : c’est l’univers de Lars Bosselmann, coureur non-voyant. Dans son livre Tenir la distance, la magie du marathon (Les 3 Colonnes), il raconte comment chaque foulée devient un défi, un engagement et, surtout, un lien humain.

Au bout de la cordelette, chaque tension annonce un virage, une bordure, une relance. Lars Bosselmann ne voit pas la route, mais il en perçoit chaque vibration. Le souffle de son guide, la densité du bitume, le rebond de ses appuis, la rumeur du public : chez lui, la course passe par d’autres sens, plus affûtés, presque décuplés. Chaque foulée à l’aveugle devient à la fois un défi et une conquête, une manière singulière d’habiter l’espace et de transformer l’invisible en mouvement. Découvrez l’histoire inspirante de Lars Bosselmann, coureur non-voyant qui court des marathons guidé par un partenaire. Un récit unique sur la confiance, le lien humain et la performance en course à pied.

La puissance d’un lien invisible

La course n’a rien de solitaire, toujours au coude à coude avec son guide, les foulées harmonisées, comme calées l’une sur l’autre. Courir devient alors un sport partagé, presque une chorégraphie, où chacun se met au rythme de l’autre, dans une synchronisation aussi physique que mentale.

Ce lien, discret mais essentiel, transforme chaque sortie en dialogue permanent. Le binôme échange sans cesse : les obstacles, les changements de terrain, les virages, parfois même les paysages, les monuments ou l’ambiance du parcours. Peu à peu se construit une confiance presque instinctive, une forme de langage silencieux où chaque mot, chaque tension sur la corde prend du sens.

Mais cette singularité a un prix : celui de l’organisation. Là où d’autres enfilent leurs baskets sur un coup de tête, Lars doit anticiper. Trouver un partenaire partageant son niveau, fixer un rendez-vous, composer avec les agendas : la spontanéité laisse place à la rigueur, et l’envie immédiate à une logistique bien huilée.

« Je ne peux pas me dire le matin : “Tiens, il fait beau, j’y vais.” »

Alors il planifie, structure, s’entoure. À Paris, où il vit désormais, il a su recréer un solide réseau de guides, entre son club d’athlétisme du XVe arrondissement et des groupes comme Courir en duo, un écosystème humain sans lequel rien ne serait possible.

Une trajectoire inspirante

Lars Bosselmann, coureur non-voyant, lors du 10 km dans les bois de Boulogne, avec Delphine à sa droite.

Lars a grandi en Allemagne avec le sport comme premier terrain d’expression. D’abord le torball, discipline adaptée aux déficients visuels, puis l’aviron, qu’il pratique encore aujourd’hui, à 47 ans, aux portes de Paris. La course à pied est arrivée plus tard, presque par hasard, à l’approche de la quarantaine, lorsqu’il vivait en Belgique.

« J’étais très attiré par les 20 kilomètres de Bruxelles pour le côté festif, mais il me fallait un guide. Je ne connaissais personne et je n’avais jamais couru régulièrement », raconte Lars. Une association belge crée alors un groupe WhatsApp destiné à mettre en relation des coureurs non-voyants et des accompagnateurs. « C’est grâce à ce groupe que j’ai trouvé mon premier guide. J’ai appris à faire confiance à des personnes qui deviennent mes yeux, et à partager toutes mes sensations avec elles. »

Six mois plus tard, après une préparation rigoureuse, le duo boucle les 20 km en 1 h 48. « Ce chrono était inespéré et j’ai ressenti une sensation de liberté, de bonheur et de dépassement comme jamais auparavant. »

Depuis, Lars court toute l’année, trois fois par semaine, parfois quatre, en accumulant en moyenne cinq dossards par an, avec ce même désir intact : vibrer intensément, sentir monter l’effort, et retrouver cette sensation de liberté qui l’a saisi dès ses premières courses.

Le goût de l’effort et de l’intensité

Lars Bosselmann et son accompagnatrice lors d'une course, souriant devant l'objectif.

Le marathon s’est imposé presque naturellement. Après un semi, puis un autre, la question finit toujours par surgir : pourquoi ne pas aller au bout de la distance reine, ces 42,195 kilomètres qui fascinent autant qu’ils impressionnent ?

Depuis 2021, il a bouclé six marathons, avec un record personnel en 3h51. Mais plus que les chiffres, ce qui compte pour lui, c’est le chemin parcouru, la richesse du duo, et les sensations éprouvées à chaque étape.

« Ce que j’aime dans le marathon, c’est justement sa difficulté. C’est parce que c’est difficile que c’est si beau. L’arrivée est une récompense à la hauteur de l’effort, une décharge émotionnelle rare que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans notre quotidien », confie-t-il.

Un marathon parisien fondateur

Son premier marathon à Paris reste gravé dans sa mémoire comme une étape fondatrice. « Je me suis installé à Paris au moment du Covid et j’ai eu la chance de sympathiser avec un jeune couple de voisins, coureurs passionnés. Ils ont accepté de me guider et, pendant l’heure de sortie quotidienne autorisée, nous allions courir ensemble. » Cette période si particulière devient alors un accélérateur.« C’est grâce à eux que j’ai pu m’entraîner avant de suivre le plan concocté par l’entraîneur du club ESC XV que je venais de rejoindre. Je n’avais jamais suivi une préparation aussi complète, avec du fractionné, du spécifique et des sorties longues. »

Le résultat dépasse ses attentes. « J’ai terminé le marathon de Paris, organisé cette année-là en octobre, en 3 h 56. Ce fut une immense satisfaction, un accomplissement, une forme de renaissance aussi, car c’était le premier grand événement populaire post-Covid. Il y avait énormément de public. Beaucoup d’amis sont venus m’encourager et me féliciter. Cela m’a profondément touché. »

Parmi ses souvenirs les plus forts figurent également le marathon d’Hambourg, sa ville natale, en 2024 — « un retour aux sources, familial et émotionnel » — mais aussi celui d’Athènes, authentique et grisant, disputé sur le site même de Marathon, berceau mythique de la distance.

L’envie de transmettre

Couverture du livre "Tenir la distance", par Lars Bosselmann.

Ce goût du mouvement, Lars Bosselmann l’avait déjà raconté dans un premier livre, La vie ça bouge, autobiographie retraçant ses premières expériences professionnelles en Europe, en Belgique, puis à Paris, où se trouve aujourd’hui le siège de l’association qu’il préside.

Car il mène une autre course, plus politique celle-là. Directeur exécutif de l’Union européenne des aveugles, il œuvre au quotidien pour défendre les droits des personnes non et malvoyantes. Un engagement ancien, devenu à la fois métier, responsabilité et mission.

« Je me bats pour l’inclusion des personnes non et malvoyantes au quotidien, en essayant de faire avancer beaucoup de sujets, toujours avec l’objectif de donner l’exemple et de montrer que beaucoup de choses restent possibles », explique-t-il de sa voix posée.

Avec son nouveau livre, Tenir la distance, la magie du marathon, il change de focale. Il y raconte ses courses, ses préparations, ses réussites comme ses échecs. Mais surtout, il restitue presque physiquement ce que signifie courir sans voir : écouter autrement, ressentir davantage, se laisser guider, accepter la dépendance pour mieux conquérir sa liberté.

Ce qui frappe chez ce passionné, ce n’est pas seulement la performance, mais la constance, la capacité à avancer malgré les contraintes, la logistique et cette absence de spontanéité que d’autres prennent pour acquise.

Courir devient un engagement, une promesse faite à soi-même autant qu’aux autres. C’est aussi une manière de rappeler que les frontières, qu’elles soient physiques ou mentales, sont souvent plus souples qu’on ne le croit, dès lors que l’on accepte de se tourner vers les autres.



Le choix d’une lampe frontale pour l’ultra-trail est déterminant pour la réussite d’une course. Nous avons pris le temps de tester la Kiska 3 de la marque française Stoots, qui s’est imposée comme une référence sur le marché.

Cette lampe frontale ultra-trail est une réussite à bien des égards. Légère et compacte, elle se glisse facilement dans un sac, voire une poche, et se fait rapidement oublier. Son installation est simple, mais le bandeau demande un ajustement précis : tout le poids est concentré à l’avant (lampe et batterie), ce qui impose de trouver le bon équilibre. Stoots propose en option une sangle supérieure, un ajout pertinent pour celles et ceux qui recherchent davantage de confort. La recharge s’effectue à l’avant via un câble USB-C.

Un éclairage haut de gamme, taillé pour toutes les conditions

C’est toutefois sur l’éclairage que la Kiska 3 se distingue véritablement. Elle propose cinq modes d’éclairage (100 lm, 30 h ; 200 lm, 12 h ; 400 lm, 7 h ; 700 lm, 4 h ; 1 200 lm, 2 h), permettant d’adapter précisément le faisceau aux conditions et aux besoins. Le module d’éclairage repose sur six LED réparties en trois paires, orientées de manière à offrir un faisceau modulable, allant d’un éclairage très large à un faisceau plus concentré. Le résultat est particulièrement confortable à l’usage.

Une prise en main qui demande un temps d’adaptation

Le changement de mode nécessite toutefois un léger temps d’adaptation et la lecture du manuel. L’allumage, par exemple, s’effectue par un double clic. La manipulation avec des gants peut s’avérer peu pratique, le bouton étant assez petit — un compromis lié à la compacité de la lampe.

Une frontale qui s’impose sur le terrain

Lampe frontale Stoots Kiska 3, présentée avec sa pochette et ses accessoires.

Mais une fois apprivoisée, la Kiska 3 devient difficile à quitter. C’est, de loin, la meilleure frontale que nous ayons testée ces dernières années.

Caractéristiques

Prix : 145 €

Le + : Une frontale modulable et adaptée à différents usages.
Le – : Une prise en main initiale peu intuitive.



Préparation marathon, semaines chargées en fractionné, accumulation des kilomètres… L’entraînement en endurance impose au corps un stress physiologique important. Parmi les mécanismes en jeu figure un phénomène souvent méconnu : le stress oxydatif. Pour le limiter, l’alimentation joue un rôle majeur, notamment grâce aux aliments riches en antioxydants.

À chaque instant, les cellules de notre organisme produisent de l’énergie grâce à l’oxygène. Ce processus indispensable à la vie génère également des molécules instables appelées radicaux libres.

Ces composés très réactifs possèdent un électron « manquant ». Pour retrouver leur stabilité, ils cherchent à capter cet électron dans leur environnement immédiat, notamment au niveau des protéines, des membranes cellulaires ou de l’ADN. C’est ce phénomène que l’on appelle l’oxydation cellulaire.

Dans des proportions normales, ces radicaux libres ne sont pas forcément néfastes. Ils participent même à certains mécanismes physiologiques essentiels, notamment à la signalisation cellulaire et à la réponse immunitaire. Le corps possède d’ailleurs ses propres systèmes de défense capables de les neutraliser.

Les coureurs exposés au stress oxydatif 

Le problème apparaît lorsque la production de radicaux libres devient excessive et dépasse les capacités de protection de l’organisme. On parle alors de stress oxydatif, un déséquilibre entre les molécules oxydantes et les systèmes antioxydants.

Chez le sportif d’endurance, ce phénomène est amplifié par la nature même de l’effort. Courir implique une augmentation importante du métabolisme et de la consommation d’oxygène. Plus l’intensité ou la durée de l’effort augmente, plus la production de radicaux libres s’élève.

Dans une pratique raisonnée, ce phénomène reste bénéfique : il participe aux adaptations physiologiques liées à l’entraînement. Les radicaux libres agissent alors comme un signal qui stimule les mécanismes d’adaptation musculaire et métabolique.

Mais lorsque l’entraînement devient très intensif – préparation marathon, accumulation de séances de fractionné ou volume hebdomadaire élevé – l’équilibre peut se rompre. La production de radicaux libres dépasse alors les capacités antioxydantes de l’organisme.

Les conséquences peuvent concerner directement le coureur avec une inflammation accrue, une fatigue musculaire plus importante, une récupération plus lente ou encore fragilisation des tissus et risque de blessure.

À long terme, un stress oxydatif excessif peut également contribuer au vieillissement cellulaire et à l’apparition de certaines pathologies. D’autres facteurs du quotidien peuvent accentuer ce phénomène comme la pollution, l’exposition excessive aux UV, le tabac ou encore le stress.

Des alliés naturels de l’organisme

Antioxydants : des sources variées et colorées.
©AdobeStock

Pour se défendre contre les radicaux libres, le corps dispose d’un système de protection sophistiqué : les antioxydants.

Ces molécules ont la capacité de neutraliser les radicaux libres en leur fournissant l’électron qui leur manque. Une fois stabilisés, ces derniers ne peuvent plus attaquer les structures cellulaires.

Une partie de ces antioxydants est produite naturellement par l’organisme, notamment sous forme d’enzymes ou de molécules comme le glutathion. Mais une grande partie provient aussi de l’alimentation.

Les fruits, les légumes, les huiles végétales, les oléagineux, les épices ou encore certains poissons apportent de nombreuses molécules protectrices : vitamines, caroténoïdes, polyphénols ou oligo-éléments.

Chez le coureur, une alimentation riche en antioxydants permet de limiter les effets du stress oxydatif, de favoriser la récupération musculaire, de soutenir les défenses immunitaires et de protéger les tissus musculaires et articulaires.

Suppléments : prudence

L’idée selon laquelle consommer de grandes quantités d’antioxydants améliorerait systématiquement la performance est aujourd’hui largement nuancée par la recherche scientifique.

En effet, un certain niveau de radicaux libres est nécessaire pour stimuler les adaptations à l’entraînement. Une supplémentation massive en antioxydants pourrait même freiner ces mécanismes en neutralisant trop fortement ces signaux biologiques.

La priorité reste donc une alimentation variée et équilibrée, riche en produits végétaux peu transformés. Les compléments ne sont utiles que dans des situations particulières, par exemple en cas de carence ou d’apports alimentaires insuffisants.

Multiplier les sources dans l’assiette

Les antioxydants sont présents dans de nombreuses familles d’aliments et chaque molécule possède ses propres propriétés. L’objectif n’est donc pas de miser sur un seul produit, mais de diversifier les sources tout au long de la journée.

Une règle simple consiste à privilégier les aliments colorés et d’origine végétale : fruits, légumes, graines, noix ou céréales complètes. Les épices, le thé, le café ou encore le chocolat noir apportent également des composés protecteurs intéressants.

La manière de cuisiner compte également. Les cuissons trop agressives peuvent dégrader certaines molécules antioxydantes. Les préparations à la vapeur ou à basse température permettent de mieux préserver leurs qualités nutritionnelles.

Antioxydants : des sources variées et colorées, à base de fruits et légumes.
©AdobeStock

E

Les principaux antioxydants alimentaires

Vitamine C
Kiwi, agrumes, fraises, mangue, cassis, poivron rouge, brocoli, choux.

Vitamine E
Huiles végétales (olive, tournesol), germe de blé, amandes, noisettes, graines, avocat.

Bêta-carotène (provitamine A)
Carotte, patate douce, potiron, mangue, abricot, épinards, chou vert.

Polyphénols
Fruits rouges, raisin, cacao, thé vert, café, ail, oignon, nombreux légumes.

Oligo-éléments antioxydants (sélénium, zinc)
Poissons, fruits de mer, noix du Brésil, viande, céréales complètes.

Encadré 3 si place le permet

Une journée type « antioxydante »

L’idée est de multiplier les végétaux et les aliments colorés tout au long de la journée.

Petit-déjeuner : thé vert ou café, muesli ou pain aux graines de lin légèrement beurré, yaourt, fruit frais, quelques noix ou amandes

Déjeuner : demi-avocat, tomates au citron et à la ciboulette, foie de veau ou de volaille aux épices, deux légumes différents, quinoa, un laitage, une pomme et un café.

Collation avant l’entraînement : thé vert, banane, carré de chocolat noir.

Dîner : poisson (blanc ou gras), fruits de mer ou œufs, légumes variés à l’huile d’olive, ail ou oignons, fromage frais de chèvre avec poivre et curcuma, fruits rouges.



Née au milieu des montagnes françaises, Hoka revient cette année à ses racines. La marque française investit la capitale mondiale du trail, Chamonix, avec l’ouverture de sa première boutique alpine.

Située place Balmat au cœur de Chamonix, la boutique HOKA rassemble tous les éléments pour se fondre dans le décor alpin. De bois et d’aluminium, avec de larges ouvertures sur l’extérieur, cet ancien bâtiment historique se fait lieu de rassemblement des passionnés de trail. La marque du groupe Deckers Brands compte s’ancrer durablement dans l’univers des sports de montagne.

Un ancrage historique et stratégique

La boutique HOKA a ouvert en plein cœur de Chamonix-Mont-Blanc.
©Ulrich Schuster

Après deux ouvertures à Paris en 2024 et 2025, HOKA s’implante cette année dans un lieu bien plus stratégique. Car l’idée est de se rapprocher au mieux de la culture terrain. Face aux montagnes, au cœur de Chamonix, cette boutique alpine de 120 m² a été pensée comme un véritable point de rencontre pour les pratiquants.

« Ce sont les montagnes qui entourent la ville qui ont inspiré nos modèles devenus emblématiques et façonné l’ADN de la marque. Ce nouveau lieu marque également une étape importante dans notre ancrage local, au cœur de la communauté chamoniarde, avec laquelle nous tissons des liens forts depuis plusieurs années, notamment à travers notre partenariat avec l’UTMB. »

Guido Geilenkirchen, acteur du développement produit chez HOKA

Une expérience client ultra-personnalisée

L'intérieur de la boutique HOKA à Chamonix-Mont-Blanc, pour une expérience client personnalisée.
©Ulrich Schuster

Plus qu’un magasin spécialisé, la boutique se présente en tant que lieu d’expérience. Grâce à son dispositif Find Your Fit, les coureurs disposent d’un parcours d’accompagnement personnalisé en magasin pour analyser leur profil, comprendre leur foulée et identifier la bonne chaussure. Une approche test et ressenti qui dépasse le simple conseil vendeur classique.

Nouveau QG de la communauté trail ?

Pour rassembler les coureurs, quoi de mieux qu’un Run Club ? Hoka s’empare de la tendance, avant tout pour suivre son fil rouge : faire d’une visite chez Hoka une expérience. Depuis le 8 avril, une sortie est organisée chaque semaine. Grâce au parc de test mis à disposition par le magasin, les participants peuvent découvrir et essayer les dernières nouveautés chaussures et vêtements.

Consolider l’ADN montagne de la marque

Concrètement, la boutique Hoka s’impose comme vitrine mondiale dans l’univers du trail. La marque défend son ADN d’expérience et de communauté, en plus de collaborer avec les meilleurs athlètes de la discipline. En s’implantant à Chamonix, Hoka s’inscrit encore plus dans la culture montagne.

Infos pratiques

Lieu : place Balmat, Chamonix-Mont-Blanc. Horaires : tous les jours de 10h à 19h



Vous avez une bonne VMA, pourtant vous peinez à la maintenir plus de quelques minutes ? Le problème ne vient pas forcément de votre vitesse maximale… mais plutôt de votre capacité à la soutenir dans la durée. De fait, c’est un paramètre clé pour progresser sur toutes les distances, du 10 km au marathon.

Le temps de soutien à VMA correspond à la durée pendant laquelle un coureur est capable de maintenir un pourcentage élevé de sa vitesse maximale aérobie. Pour l’améliorer, il est indispensable d’intégrer des séances de fractionné à effort prolongé, tout en respectant une progression logique dans l’entraînement.

Car une règle prévaut : on ne développe pas l’endurance à VMA sans avoir d’abord construit sa puissance. Plus votre VMA est élevée, plus vous serez capable de soutenir des allures rapides sur des efforts longs. Le travail de soutien s’exprime toujours en pourcentage de cette puissance maximale.

Trois leviers complémentaires

Chaque type de séance répond à un objectif précis. Leur complémentarité est essentielle pour progresser efficacement.

La VMA courte : développer la puissance

Les séances de VMA courte reposent sur des fractions de 30 secondes à 1 min 15 s, avec des récupérations égales ou légèrement inférieures au temps d’effort.

Un exemple incontournable : le 30’’/30’’, à 100-105 % de VMA, avec une récupération active. En début de cycle, démarrez avec 15 répétitions, puis progressez jusqu’à 20.

Intensité : 100 à 105 % VMA
Fréquence : tous les 4 à 5 jours (développement), 8 à 10 jours (entretien)
Volume : 15 à 20 minutes (récupération comprise)
Objectif : augmenter la cylindrée du moteur

La VMA moyenne : faire le lien

Avec des fractions de 1 min 15 s à 2 min 30 s et une récupération équivalente à la moitié du temps d’effort, la VMA moyenne constitue un pont entre puissance et endurance.

En phase de préparation générale, une à deux séances hebdomadaires, sur des cycles de 3 à 4 semaines, permettent des progrès significatifs. Un coureur peu entraîné peut espérer gagner jusqu’à 1 km/h de VMA en deux cycles.

Intensité : 95 à 100 % VMA
Fréquence : tous les 4 à 5 jours (développement), 10 à 14 jours (entretien)
Volume : 20 à 25 minutes
Objectif : apprendre à répéter l’effort à haute intensité

La VMA longue : développer le temps de soutien

C’est ici que se construit réellement l’endurance à VMA. Les fractions s’étendent de 2 min 30 s à 4 minutes, avec une récupération allant de la moitié à un quart du temps d’effort.

Exigeantes, ces séances nécessitent un engagement important et ne doivent pas être programmées plus d’une fois par semaine.

Intensité : 90 à 95 % VMA
Fréquence : tous les 7 à 8 jours
Volume : 25 à 30 minutes
Objectif : maintenir une allure élevée dans la durée

Construire sa progression

Pour être efficace, le travail du temps de soutien doit s’inscrire dans une logique progressive, avec une planification équilibrée, incluant des sorties en endurance fondamentale et des phases de récupération. C’est dans cet équilibre que se construit la progression.

Exemple sur 3 semaines :

  • Semaine 1 : 10 x 1’30 (récup. 1’)
  • Semaine 2 : 8 x 2’ (récup. 1’15)
  • Semaine 3 : 6 x 3’ (récup. 1’30)

Il existe deux approches possibles : allonger progressivement les fractions à intensité constante, ou conserver le même format en cherchant à courir légèrement plus vite à chaque séance.

S’adapter selon son niveau

  • Débutant : privilégiez la VMA courte et moyenne pour construire les bases
  • Coureur confirmé : intégrez régulièrement de la VMA longue pour améliorer votre résistance à l’effort

Sur ces séances, maintenez un effort soutenu mais contrôlé. Vous devez terminer la dernière répétition proche de votre limite, sans effondrement de l’allure. Une dérive trop importante est souvent le signe d’une intensité mal ajustée.

Développer son temps de soutien à VMA
3 x 6 minutes à 90-92 % VMA
Récupération : 2’30
Objectif : habituer l’organisme à maintenir un effort élevé de façon continue



Avec cette 28e itération, la Gel-Cumulus 28 confirme son statut de modèle historique chez Asics. Une chaussure pensée avant tout pour les coureurs en quête de confort, de régularité et de polyvalence sur route.

Lors de ce test ASICS Gel-Cumulus 28, on remarque vite que le modèle est plus léger que la Nimbus, tout en restant dans une catégorie intermédiaire privilégiant la protection. Dès les premières foulées, le confort de cette ASICS Gel-Cumulus 28 est frappant : la mousse FF Blast Max offre un amorti souple, homogène et particulièrement agréable pour toutes vos sorties longues.

Sensations au sol et dynamisme : un registre axé sur l’endurance

Cette générosité de cushioning a toutefois un revers. Les sensations au sol sont légèrement atténuées, ce qui peut donner une impression de flou sur les portions techniques ou en relance. La chaussure trouve pleinement son registre sur les allures régulières. Les sorties longues, les footings et les séances à allure marathon s’enchaînent sans difficulté. La stabilité reste correcte, notamment sur routes dégradées ou chemins stabilisés, ce qui renforce son caractère rassurant.

Adhérence et polyvalence : le test sur le terrain

Autre point positif : l’adhérence sur bitume mouillé inspire confiance, même en conditions humides. Au fil des kilomètres, la Cumulus 28 confirme ainsi sa vocation première : accompagner l’entraînement quotidien sans contrainte.

Ce modèle s’adresse clairement aux coureurs réguliers recherchant avant tout le confort, avec la possibilité d’aller jusqu’au marathon sur route sans ambition de performance pure.

Notes du test. Amorti : 17/20 Confort : 18/20. Stabilité : 17/20. Souplesse : 16/20. Dynamisme : 14/20

Prix : 160 € – Poids : 259 g en 42 – Drop : 8 mm – Stack : 30.5 mm (talon)

Le + : Excellent confort, bonne polyvalence route / chemins.

Les – : Manque de dynamisme en allure rapide

Utilisation idéale : entraînements quotidiens sur route et chemins, sorties longues et compétitions du semi au marathon, pour coureur de moins de 85 kg.



Le Kenyan Sabastian Sawe a marqué l’histoire du marathon dimanche 27 avril 2026, en passant sous la barre des deux heures à Londres. A ses pieds, une paire légère, épurée, sans couleurs criardes : les adidas Adizero Adios Pro Evo 3. Ces supershoes passeraient presque inaperçues, pourtant elles font tomber les records.

Adizero Adios Pro Evo 3, c’est son nom. Soit la troisième génération d’une paire conçue pour les entraînements rapides et les compétitions sur route. Avec cette chaussure, Sabastian Sawe a pulvérisé le record du monde du marathon et signé un chrono de 1h59’30. Le même jour, l’Ethiopien Yomif Kejelcha a franchi la ligne d’arrivée en 1h59’41.

Quant à Tigist Assefa, elle a battu le record du monde féminin en 2h15’41. Leur point commun : les Adios Pro Evo 3. Trois records battus le même jour, avec les mêmes chaussures. Simple hasard ou véritable révolution ? Adidas signe un ouvrage taillé pour la performance pure, suite à trois années de recherche pour créer la toute première chaussure de course de moins de 100 g. La paire est disponible à la vente depuis jeudi 30 avril dernier.

La technologie Energy Rim sous la semelle de la Pro Evo 3

La fibre de carbone remplace la classique plaque carbone sur ce modèle, la Adizero Adios Pro Evo 3.
©LINKset

En septembre 2023 déjà, la firme allemande présentait les Adizero Adios Pro Evo 1. Pour sa valeur de 500 euros, la paire était classée comme étant la plus chère jamais commercialisée au grand public. Mais aussi la plus légère du marché, puisqu’elle pesait seulement 138 g. En avril 2025 sort la deuxième génération de ce modèle ultra-optimisé pour la vitesse. Cela demande d’être pointilleux sur les technologies utilisées. Et pointilleuse, adidas l’est. La firme allemande parvient à concilier dans ses modèles à la fois légèreté, confort et performance.

Mais cette année, la marque va encore plus loin. Grâce à sa nouvelle génération de mousse, la semelle intermédiaire Lightstrike Pro est 50 % plus légère que les versions précédentes. D’autre part, le caoutchouc Continental façonné sur l’avant de la chaussure garantit une traction maximale et là encore, plus de légèreté. Car la légèreté, c’est le maître-mot du projet Adios Pro Evo 3. Et ce n’est pas tout. Au lieu d’une plaque carbone classique, c’est la fibre de carbone qui est recrutée dans ce modèle pour assurer une meilleure propulsion et un retour d’énergie plus efficace. Il est clair que cette innovation, l’Energy Rim, dénote par rapport à toutes les plaques carbone connues jusqu’alors.

97 grammes de technologie : comment adidas a conçu la chaussure la plus légère du monde ?

La adidas Adizero Adios Pro Evo 3 est la chaussure running la plus légère du monde, avec son poids moyen de 97 g.
©LINKset

Si la barre symbolique du deux heures sur marathon est tombée, adidas établit un record d’une toute autre nature. Avec une chaussure qui affiche un poids moyen de 97 g pour un drop de 3 mm, la firme allemande devient la première marque running à proposer un modèle aussi minimaliste.

Car la chaussure est en effet 30 % plus légère, assurant au passage un retour d’énergie à l’avant-pied supérieur à 11 %. On parle d’une réinvention totale de l’interaction entre mousse et carbone, dans un but de performance. Enfin par rapport au modèle précédent, la Adizero Adios Pro Evo 3 améliore l’économie de course de 1,6 %.

Pour atteindre une telle légèreté, les fabricants se sont inspirés des technologies de voiles de kitesurf. Même les lacets en ont bénéficié. Le but étant d’offrir une sensation aérienne sans mettre en péril la qualité de maintien.

Verdict : à qui s’adresse la Pro Evo 3 ?

La adidas Adizero Adios Pro Evo 3 présente une esthétique minimaliste.
©LINKset

Affichée à 500 euros, cette nouvelle Adizero Adios Pro Evo 3 est à réserver aux plus compétiteurs. La chaussure sert la performance, uniquement lorsque l’athlète y est préparé.

En 2025, la gamme Evo Pro a cumulé un total de six victoires lors des World Marathon Majors ainsi que trois records du monde. C’est certain, l’innovation technologique et le progrès amènent à repousser toujours plus loin les limites du corps humain.

Une disponibilité plus large du modèle est prévue pour la saison des marathons d’automne.



Avec son design atypique et sa géométrie extrême, la Mizuno Rebellion Pro 3 s’adresse aux coureurs en quête de performance pure. Dotée d’une plaque carbone et pensée pour les allures élevées, elle impose une foulée technique et ne laisse que peu de place à l’approximation. Voici notre test complet de ce modèle taillé pour la vitesse.

La Mizuno Rebellion Pro 3 se distingue immédiatement par sa silhouette, notamment avec la découpe biseautée très marquée à l’arrière de la semelle. Ce choix de conception n’est pas uniquement esthétique. Il conditionne directement la foulée en empêchant toute attaque talon, orientant le coureur vers une pose médio-pied. L’ensemble donne une chaussure visuellement radicale, en accord avec son positionnement résolument orienté compétition.

Avec un poids d’environ 240 grammes en pointure 44, le modèle reste dans les standards des chaussures carbone haut de gamme. Cette légèreté participe à la sensation de vitesse, renforcée par une construction pensée pour maximiser le rendement.

Une chaussure carbone exigeante

La Mizuno Rebellion Pro 3 est une chaussure de running atypique, conçue pour la performance et réservée à un usage bien précis.

La présence d’une plaque carbone implique une utilisation spécifique. Pour tirer parti de l’effet de propulsion, il est nécessaire d’adopter une foulée dynamique et engagée. À faible allure, la chaussure perd en intérêt et peut même devenir inconfortable. La Mizuno Rebellion Pro 3 ne s’adresse donc pas aux sorties en endurance fondamentale, mais bien aux séances rapides et aux compétitions.

La faible longueur de la semelle au niveau du talon réduit la stabilité latérale. Ce point renforce le caractère exigeant du modèle, qui demande une bonne maîtrise technique pour rester efficace. Une dégradation de la foulée se traduit rapidement par une perte de contrôle et de confort.

Des sensations marquées sur piste et sur route

La Mizuno Rebellion Pro 3 est une chaussure de running atypique, conçue pour la performance et réservée à un usage bien précis.

Sur piste, la chaussure surprend par l’importance de son amorti, parfois presque trop présent sur des fractions très courtes. En revanche, sur des efforts plus longs, cet amorti devient un véritable avantage, notamment pour maintenir un haut niveau de performance sans dégrader la foulée.

Sur route, le comportement reste cohérent avec l’ADN du modèle. La propulsion est efficace dès lors que le rythme est soutenu. La géométrie particulière de la semelle impose une implication constante du coureur, ce qui peut devenir fatigant sur de longues distances si la technique n’est pas parfaitement maîtrisée.

Pour quel type de coureur et quelle utilisation ?

La Mizuno Rebellion Pro 3 s’adresse avant tout à des coureurs confirmés, capables de maintenir une foulée médio-pied et de soutenir des allures élevées. Elle convient particulièrement aux athlètes de moins de 85 kg recherchant une chaussure performante pour les séances de fractionné, les entraînements spécifiques ou la compétition.

Son terrain de prédilection s’étend du 10 km au semi-marathon. Une utilisation sur marathon reste envisageable, mais uniquement pour des profils expérimentés capables d’exploiter ses spécificités sur la durée.

Notre avis sur la Mizuno Rebellion Pro 3

C’est une chaussure de running atypique, conçue pour la performance et réservée à un usage bien précis. Son efficacité est réelle dès lors que les conditions sont réunies, notamment en termes de technique et d’intensité. En revanche, son manque de polyvalence et son exigence technique la destinent à un public averti. Pour les coureurs capables de s’y adapter, elle peut devenir une arme redoutable en compétition.

Nos notes. Confort : 16/20. Amorti : 17/20. Stabilité : 14/20. Souplesse : 15/20. Dynamisme : 18/ 20

Prix : 240 € – Poids 240 g en 44
Les + Efficacité sur les entraînements rapides.
Les – Nécessite une foulée médio pied, programme d’utilisation restreint.



Le Lions Paris 9 Run revient le 31mai prochain pour sa 21ème édition. Déjà près de 3 000 participants sont attendus sur cette course solidaire, organisé au profit de l’éducation inclusive des enfants en situation de handicap.

Courir et se sentir utile. C’est tout le principe de cette course portée par le Lions Club Paris Helen Keller. Ici, chaque effort individuel contribue à un impact collectif. En 2025, la course a collecté plus de 27 000 euros, une somme qui a permis de financer des équipements pédagogiques spécialisés pour les établissements scolaires ou encore des outils éducatifs adaptés.

De sport et de solidarité

Sur la ligne de départ du Lions Paris 9 Run, un événement sportif et solidaire qui rassemble tous les profils de coureurs.

Pour les non-Parisiens, la course aura un comme un goût de visite touristique. En effet, les coureurs passeront à proximité de lieux emblématiques du 9ème arrondissement, comme l’Opéra Garnier, l’église de la Trinité, l’église Notre-Dame-de-Lorette et la place Saint-Georges. De quoi découvrir ou re-découvrir Paris sous une dimension sportive, au rythme des foulées.

Mais au-delà du patrimoine, l’esprit du collectif rayonne. Pensé pour mélanger les générations et rassembler un large public, le Lions Paris 9 Run proposera trois formats adaptés à tous les profils : une course de 1,5 km dès 5 ans, un 5 km et un 10 km destiné aux coureurs en quête de défi.

Et concernant les bénévoles de cette édition, un afterwork leur sera dédié mercredi 6 mai prochain. Il rassemblera celles et ceux qui ont décidé de s’engager au cœur de cette course solidaire. Parce que sans bénévoles, rien n’est possible.



Les champions de France de Marathon 2026 ont été sacrés ce dimanche 3 mai, à Ambès (Gironde). Morhad Amdouni et Anaïs Quemener ont décroché leur titre sur le parcours exigeant du Marathon des 2 Rives.

Anaïs Quemener prend la tête de course féminine lors des Championnats de France de Marathon 2026.
Photos : © Corentin Baudry

Les deux athlètes français ont confirmé leur statut de piliers du fond français. Et derrière, l’enjeu est fort. Car cette épreuve support des Championnats de France FFA constitue un défi de sélection pour les grandes échéances internationales de l’été 2026. Plus que l’or, ces championnats promettaient un tremplin stratégique vers les sommets mondiaux.

Morhad Amdouni : un retour gagnant et la quête de maîtrise

Morhad Amdouni avait disparu des circuits de compétition pendant près d’un an. En 2022, il marquait déjà l’histoire du marathon français avec un chrono de 2h05’22 », quatrième performance européenne de l’histoire. Deux ans plus tard il devient titré recordman de France à Séville, signant un chrono de 2h03’47 » sur la distance reine. Pour son retour cette année, il établit un solide 2h13’22’’, devenant champion de France du Marathon pour la deuxième fois de sa carrière, devant Florian Caro (2h15’20’’) et Freddy Guimard (2h17’44’’).

Morhad Amdouni en pleine course, avant qu'il ne devienne champion de France de Marathon 2026.

Photos : © Corentin Baudry

Sur le bitume girondin, Morhad Amdouni a opté pour une stratégie de course basée sur la maîtrise. Il aura fallu attendre la mi-course pour qu’il attaque réellement. L’enjeu pour lui était avant tout de retrouver ses repères en compétition et de, peut-être, s’assurer une place pour les échéances à venir. C’est chose faite pour le Corse, dont le sacre marque officiellement le retour d’un grand nom du fond français.

Anaïs Quemener : un troisième sacre national

Anaïs Quemener, sacrée championne de France à Ambès dimanche 3 mai 2026.
Photos : © Julien Crosnier / KSMP

Du côté des femmes, Anaïs Quemener s’est imposée en 2h37’35’’ devant Alice Michel (2h41’16’’) et Anne Moulin (2h44’07’’). À 35 ans, la Parisienne d’origine bretonne empoche le troisième titre national de sa carrière, dans la discipline. Elle décrochait la couronne de championne une première fois en 2016, alors qu’elle luttait contre un cancer du sein diagnostiqué un an plus tôt. Puis en 2022, tandis qu’elle faisait à nouveau ses preuves sur la distance marathon, la championne disait vivre « sa plus belle année ».

Anaïs a exprimé une nouvelle fois sa régularité au plus haut niveau. Mais la deuxième place qui revient à Alice Michel est aussi particulière. La désormais vice-championne de France savoure son grand retour après la grossesse, en écho à la lauréate du jour, elle aussi jeune maman. Preuve que la maternité est une vraie force.



En course à pied, ce n’est pas celui qui part le plus vite qui performe, mais celui qui sait finir fort. C’est tout l’intérêt de cette séance qui développe une qualité décisive : la capacité à accélérer au moment où tout pousse à ralentir.

Développée par notre coach, cette séance repose sur une construction progressive qui emmène de l’allure marathon jusqu’à une pointe finale à allure 5 km. Elle fait partie des rares séances qui apprennent à changer de rythme en fin d’effort, à accélérer quand la fatigue s’installe, à rester propre techniquement lorsque les réserves diminuent. 

Une progression structurée

Après un échauffement complet, la séance s’organise en quatre blocs : X minutes à allure marathon  + X/2 minutes à allure semi-marathon  + 1’30 à allure 10 km  + 40’’ à allure 5 km, rapide mais maîtrisée. Seule la première partie évolue au fil des semaines, dans une logique progressive.

On peut débuter par :

Semaine 1 : 8’ allure marathon + 4’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km
Semaine 2 : 12’ allure marathon + 6’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km
Semaine 3 : 16’ allure marathon + 8’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km

Semaine 4 : 20’ allure marathon + 10’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km
Semaine 5 : 24’ allure marathon + 12’ allure semi + 1’30 allure 10 km + 40’’ allure 5 km 

Il est bien sûr possible de monter plus lentement pour atteindre une séance de 40 minutes. Toute la difficulté — et tout l’intérêt — repose sur cette idée : accélérer alors que la fatigue est déjà installée.

Travailler les transitions, comme en course

Notre séance finisher développe la capacité à accélérer au moment où tout pousse à ralentir sur marathon comme semi-marathon.
©Vincent Lyky

Ainsi, vous ne travaillerez pas une allure isolée, mais le passage d’une allure à une autre. Or, en compétition, la performance ne dépend pas uniquement de la vitesse moyenne. Elle dépend aussi de la capacité à gérer ses ressources, retarder la fatigue  et produire une accélération tardive. 

Les stratégies dites de negative split – courir plus vite en seconde partie – sont d’ailleurs souvent associées aux meilleures performances. Cette séance reproduit précisément ce schéma.

Reproduire à l’entraînement fins de course

En course, rien n’est linéaire. Les réserves énergétiques diminuent, la foulée se dégrade. Cette sortie place justement en situation critique. Elle oblige à produire de la vitesse malgré tout. 

En plus, elle développe une compétence rarement travaillée : ne pas subir la fin de course, mais la maîtriser. Avec une idée clé : la fatigue n’empêche pas toujours d’accélérer. D’ailleurs, ce travail sur la perception de l’effort et la capacité à relancer est aujourd’hui reconnu comme un facteur clé de performance.

A qui s’adresse cette séance finisher ?

A réserver aux profils déjà entraînés, coureurs de 10 km, semi-marathon ou marathon, pratiquants réguliers maîtrisant leurs allures.  Elle est particulièrement pertinente pour les marathoniens (gestion et finish), les semi-marathoniens (travail de transition), les coureurs de 10 km (fin de course plus rapide). 

Comment intégrer la séance finisher dans sa préparation ?  

Vu son exigence, placez-la sur un jour de relative fraîcheur. Elle devra être suivie d’une récupération adaptée et intégrée dans une semaine structurée (sans enchaîner deux séances dures). Elle peut par ailleurs remplacer une séance tempo ou spécifique, ou certains blocs spécifiques. 

En tout cas, il s’agit d’un bon outil d’évaluation. Si vous passez bien les transitions, restez relâché, terminez fort, votre état de forme sera validé. Au contraire, si l’allure marathon est déjà difficile, la foulée se dégrade et que l’accélération finale est impossible, cela sera un signe de fatigue ou de charge mal assimilée. 

Pour être efficace, elle devra combiner : allure marathon maîtrisée, allure semi progressive, allure 10 km en transition, finish rapide mais propre techniquement. 



Il court, filme, oriente, traverse, grimpe et improvise. À 28 ans, Fleury Roux incarne une forme rare de polyvalence dans le paysage du trail. Ni tout à fait athlète élite classique, ni simplement aventurier, il évolue à la frontière des disciplines, brouillant les repères avec une aisance déroutante.

Sa singularité tient dans une obsession simple : la ligne. Non pas celle imposée par un parcours balisé, mais celle qu’il choisit, qu’il trace et qu’il s’efforce de suivre, coûte que coûte, à travers le réel.

Cap à l’Ouest, traverser la France autrement

De l’Alsace à l’Atlantique, Fleury Roux trace la France sans GPS. Un athlète hors norme entre trail, aventure et exploration du territoire.

À la pointe de Corsen, le vent venu de l’Atlantique marque la fin d’un trait tendu à travers le pays. Sept jours plus tôt, Fleury Roux quittait l’Alsace aux côtés de Pierre et Raphaël, avec une carte papier et une contrainte radicale : rejoindre l’extrême ouest en restant dans un couloir de seulement quatre kilomètres, sans jamais recourir au GPS.

Le 4 avril, l’aventure « Cap à l’Ouest » s’achève après près de 1 200 kilomètres parcourus en gravel. Une progression faite d’axes secondaires, de coupes à travers champs, de franchissements improvisés et de décisions prises en permanence au contact du terrain. Ici, la ligne droite n’a rien d’abstrait. Elle devient une manière concrète d’habiter l’espace.

L’orientation comme matrice

Trail, marathon, gravel : Fleury Roux repousse les limites avec des traversées sans GPS. Découvrez le portrait d’un athlète pas comme les autres.

Pour comprendre cette approche, il faut revenir à ses débuts. Avant le trail, Fleury Roux s’est construit dans la course d’orientation. Originaire de la Loire, formé à Saint-Étienne, il gravit les échelons jusqu’aux équipes de France, chez les juniors puis chez les seniors.

Son parcours est jalonné de performances internationales, mais l’essentiel est ailleurs. Dans cette discipline, il apprend à lire un paysage, à anticiper, à transformer chaque contrainte en option. Une compétence qui deviendra sa marque de fabrique.

Deux expériences renforcent encore cette lecture instinctive du terrain : Across Norway en 2022, une traversée de 3 000 kilomètres, puis la Great Himal Race en 2024, longue de 1 800 kilomètres. Des aventures fondatrices qui installent définitivement son rapport singulier à l’espace.

Du trail à la route, une même exigence

Trail, marathon, gravel : Fleury Roux repousse les limites avec des traversées sans GPS. Découvrez le portrait d’un athlète pas comme les autres.

Lorsqu’il s’éloigne du haut niveau en orientation, le trail s’impose naturellement. Mais là encore, Fleury Roux refuse de se spécialiser. Il passe du kilomètre vertical à l’ultra, des courses à étapes au marathon sur route, sans jamais cloisonner sa pratique.

Début 2026, il signe 2h29 à Barcelone pour son premier marathon. Une performance qui rappelle que, chez lui, l’aventure ne dilue pas l’exigence sportive. Elle la prolonge, en lui donnant un autre terrain d’expression.

Dans sa vie professionnelle, cette polyvalence se retrouve également. Accompagnateur en montagne, formateur en orientation, pisteur-secouriste en hiver, il construit un équilibre où précision et adaptation cohabitent en permanence.

Dans l’ombre des champions

Une autre facette de son activité s’exprime loin des classements. Depuis 2019, Fleury Roux est devenu camérarunner, courant au plus près des meilleurs pour capter l’intérieur de la course.

Sur les circuits internationaux, des Golden Trail World Series à l’UTMB World Series, en passant par la SaintéLyon ou les championnats du monde, il accompagne les têtes d’affiche, caméra à la main. Kilian Jornet, Rémi Bonnet ou Elhousine Elazzaoui font partie des athlètes qu’il suit au cœur de l’effort.

Son rôle consiste à saisir ce que les images classiques ne peuvent pas montrer : un souffle qui se coupe, un regard qui doute, une accélération décisive. Là encore, tout ramène au mouvement.

Azimut Nord, acte fondateur

Fleury Roux, athlète et aventurier, traverse la France sans GPS entre trail, gravel et orientation. Portrait d’un coureur qui redéfinit les lignes.

En 2025, il pose les bases de son univers avec Azimut Nord. Avec son ami Pierre, il relie le sud de la France à Bray-Dunes en suivant un corridor de cinq kilomètres.

Pendant onze jours, ils enchaînent 1 334 kilomètres et plus de 23 000 mètres de dénivelé, alternant course à pied, VTT, gravel et même kayak lorsque le terrain l’impose. La logistique est minimale, les décisions prises au jour le jour, et chaque obstacle devient un élément du tracé.

Plus qu’une performance, le projet révèle une manière de raconter le territoire : non plus par ses axes principaux, mais par ses lignes invisibles.

Une confirmation à l’Ouest

Cap à l’Ouest s’inscrit dans cette continuité, avec un terrain moins spectaculaire mais plus exigeant dans sa lecture. Entre zones rurales et espaces densément peuplés, la progression impose une adaptation constante.

Une bronchite contractée avant le départ contraint Fleury Roux à revoir ses plans. Les sections initialement prévues à pied dans les Vosges sont abandonnées au profit du gravel. Un choix dicté par la prudence, dans des conditions météo difficiles, entre neige, vent et froid.

L’intensité du défi reste intacte. Les journées dépassent régulièrement les dix heures d’effort, les obstacles s’enchaînent, et certaines séquences illustrent parfaitement son approche, comme la traversée de la Moselle à la nage avec un radeau improvisé, ou le franchissement de l’Elorn en kayak pour atteindre Brest.

Une France à hauteur d’homme

Au fil de la progression, une autre géographie se dessine. Celle des villages traversés à l’aube, des commerces ouverts au bon moment, des rencontres improvisées et des solutions trouvées dans l’urgence.

Loin des grands axes, Fleury Roux explore une France discrète, parfois invisible, qu’il découvre au rythme du déplacement. Une expérience directe, où la carte ne remplace jamais le terrain, mais sert de point de départ à l’imprévu.

À peine l’aventure terminée, la suite se dessine déjà. L’idée d’une traversée en diagonale s’impose, en suivant la Diagonale 1083 entre Menton et Porspoder, la plus longue ligne droite possible à l’échelle du pays.

D’ici là, son calendrier le mènera sur d’autres terrains, entre trail long et raid aventure. Mais au fond, le format importe peu. Que ce soit sur route, en montagne ou à vélo, Fleury Roux poursuit une même trajectoire.

Tracer sa ligne, et voir jusqu’où elle mène.