Le succès est au rendez-vous pour le Marathon de Nantes 2027. Ouvertes mardi 22 septembre, les inscriptions ont enregistré une forte affluence : plus de 16 000 coureurs ont réservé leur dossard en quelques heures.

Les Foulées de l’Éléphant, le 10 km nocturne, ont affiché complet en seulement une heure. Le Semi-Marathon de Nantes a suivi quelques heures plus tard. Des places restent disponibles pour le Marathon et le Marathon Relais Entreprises Harmonie Mutuelle. Des Dossards Premium permettent également encore d’accéder au Semi-Marathon.

Quatre courses les 24 et 25 avril

Affluence record pour le prochain marathon de Nantes 2027 avec 16 000 dossards réservés en quelques heures.
©Arnaud Masson

 23 000 coureurs sont attendus à Nantes sur quatre épreuves à l’affiche de la 45e édition :

  • samedi 24 avril à 21h30 : Foulées de l’Éléphant (10 km) ;
  • dimanche 25 avril à 8h : Semi-Marathon ;
  • dimanche 25 avril à 9h15 : Marathon ;
  • dimanche 25 avril à 9h15 : Marathon Relais Entreprises Harmonie Mutuelle.

Les parcours seront légèrement modifiés pour tenir compte des travaux dans le centre-ville, tout en conservant l’identité urbaine de l’épreuve. Parmi les passages emblématiques, les marathoniens et semi-marathoniens retrouveront la Traversante, un ponton flottant de 324 mètres installé sur l’Erdre, avant l’arrivée au Parc des Expositions de la Beaujoire.

Pour les épreuves déjà complètes, des listes d’attente doivent ouvrir dans les prochaines semaines.



Adidas lance l’Adizero Adios Pro 5, sa nouvelle chaussure de compétition haut de gamme. Inspirée de l’Adios Pro Evo 3, elle mise sur un poids réduit, la mousse LIGHTSTRIKE PRO et une nouvelle structure carbone.

Après l’Adios Pro Evo 3, Adidas continue de faire évoluer sa gamme de chaussures de compétition avec l’Adizero Adios Pro 5. La marque annonce un modèle plus léger et plus dynamique que l’Adios Pro 4, avec un poids moyen de 177 grammes, soit 23 g de moins.

La principale nouveauté est l’arrivée de la technologie ENERGYRIM, une structure infusée de carbone qui remplace les ENERGYRODS. Associée à la mousse LIGHTSTRIKE PRO, elle doit permettre d’augmenter de 9 % le retour d’énergie par rapport à l’Adios Pro 4, selon Adidas.

Adidas dévoile l’Adizero Adios Pro 5, une super chaussure de compétition de 177 g avec mousse LIGHTSTRIKE PRO et technologie carbone ENERGYRIM.

La chaussure adopte également une nouvelle semelle extérieure combinant LIGHTTRAXION et caoutchouc Continental, ainsi qu’une tige LIGHTLOCK 2.0 repensée pour améliorer le maintien et la ventilation.

L’Adios Pro 5 affiche une hauteur de semelle de 39 mm au talon et 35 mm à l’avant-pied, pour un drop de 4 mm.

Développée notamment avec des athlètes au Kenya, en Éthiopie et aux États-Unis, la chaussure s’inscrit dans la continuité des innovations utilisées par Adidas sur l’Adios Pro Evo 3. La marque rappelle notamment que Sabastian Sawe a couru un marathon en moins de deux heures en avril dernier avec cette dernière. Elle est disponible à la vente, au prix de 275 €.



La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) et Strava annoncent un partenariat destiné à renforcer la présence des clubs d’athlétisme français sur la plateforme sportive. Les clubs affiliés à la FFA pourront désormais disposer d’un espace officiel et vérifié sur Strava.

Les 2 600 clubs affiliés à la FFA et leurs quelque 345 000 licenciés bénéficient ainsi d’un nouvel outil pour développer leur communauté et faciliter les échanges entre athlètes.

Les clubs pourront notamment partager leurs actualités, proposer des sorties et entraînements, organiser des événements et communiquer avec leurs membres via Strava. De leur côté, les coureurs pourront plus facilement découvrir leur club, rejoindre sa communauté et suivre ses activités directement depuis la plateforme.

Un nouvel outil pour les clubs

La FFA et Strava s’associent pour renforcer la présence des clubs d’athlétisme français sur la plateforme et faciliter les échanges avec les coureurs.
©Strava_Brand_Photography

Ce partenariat vise également à faciliter la découverte des clubs par les pratiquants. Leur présence officielle sur Strava doit permettre aux coureurs de trouver plus facilement une structure près de chez eux et, potentiellement, de franchir le pas vers une pratique en club.

Pour la FFA, cette collaboration s’inscrit dans la transformation numérique des clubs et dans leur volonté de s’adapter aux nouveaux usages des pratiquants.

« Ce partenariat représente une opportunité unique pour la FFA de structurer des pratiques qui existent déjà dans nombre de nos clubs », souligne Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée de la FFA, qui voit dans les outils numériques un levier pour « fidéliser leurs adhérents et offrir davantage de flexibilité dans leur pratique ».

De son côté, Strava et ses plus de 200 millions d’utilisateurs, entend ainsi renforcer son rôle dans la mise en relation des sportifs avec les communautés et clubs locaux. « Les clubs jouent un rôle essentiel dans la vie des athlètes : ils créent du lien, encouragent une pratique régulière et donnent envie de progresser ensemble », explique ainsi Mel Jarrett, Director of Athletes and Community Partnerships chez Strava.

Avec ce partenariat, la FFA et Strava cherchent donc à rapprocher davantage pratique en club et entraînement connecté, alors que les applications sportives occupent une place croissante dans le quotidien des coureurs.



La Kényane Agnes Ngetich a remporté dimanche le semi-marathon des Championnats du monde de course sur route à Copenhague en établissant un nouveau record du monde en 1 h 05 min 15 s.

Partie sur un rythme très offensif, Ngetich a rapidement pris les commandes de la course. Elle comptait déjà 10 secondes d’avance au 5e kilomètre, puis 53 secondes au 15e. La Kényane a finalement franchi la ligne avec 50 secondes d’avance sur sa compatriote Veronica Loleo, deuxième en 1h06min05s. La Rwandaise Florence Niyonkuru complète le podium en 1h06min08s, avec à la clé un nouveau record national.

Avec ce chrono de 1h05min15s, Agnes Ngetich améliore d’une seconde le précédent record du monde, établi par Peres Jepchirchir en 1h05min16s à Gdynia en 2020. Déjà championne du monde de cross-country à Tallahassee en janvier, Ngetich décroche ainsi son deuxième titre mondial de l’année.



Marseille-Cassis évoque immédiatement le col de la Gineste et ses kilomètres de montée. Pourtant, pour de nombreux coureurs, le moment le plus délicat de la course commence une fois le sommet franchi.

Pour réussir Marseille-Cassis, il ne suffit donc pas de préparer la montée de la Gineste. Il faut aussi apprendre à bien descendre. Voici 3 séances spécifiques à intégrer dans votre préparation Marseille-Cassis pour mieux gérer la descente, préserver vos jambes et conserver une foulée efficace jusqu’à l’arrivée.

Après la montée de la Gineste, la tentation est grande d’accélérer immédiatement. Pourtant, une descente courue trop vite ou avec une technique approximative peut avoir des conséquences importantes quelques kilomètres plus tard.

À chaque appui, les quadriceps doivent absorber les impacts et contrôler la vitesse. Si le coureur freine excessivement avec une foulée trop longue, la fatigue musculaire augmente rapidement.

Le scénario est classique : quadriceps qui se durcissent, foulée qui se désorganise, perte de relâchement et parfois apparition de crampes dans les derniers kilomètres.

L’objectif de la préparation n’est donc pas simplement d’apprendre à courir vite en descente. Il faut apprendre à descendre efficacement et économiquement.

1. Travail spécifique des descentes contrôlées

Cette première séance permet de développer les qualités techniques nécessaires pour descendre efficacement : gestion de la cadence, relâchement, placement du corps et maîtrise des appuis.

L’objectif est notamment de réduire le freinage à chaque foulée et d’habituer progressivement les quadriceps aux contraintes de la descente.

Exemple de séance

Fréquence : tous les 7 à 10 jours

  • 15 minutes d’échauffement en endurance
  • 6 à 8 descentes de 1 à 2 minutes
  • Récupération en remontant tranquillement
  • 10 minutes de retour au calme

La priorité doit rester la technique. Inutile de chercher immédiatement la vitesse maximale.

En descente, adoptez une légère inclinaison vers l’avant, augmentez légèrement la cadence et évitez de chercher de grandes foulées. Les appuis doivent rester rapides et dynamiques.

Le piège consiste à se retenir à chaque pas. Cette stratégie augmente le travail excentrique des quadriceps et peut laisser des traces importantes sur la suite de la course. À l’inverse, une foulée plus fluide et un coureur relâché permettent de mieux exploiter la pente sans gaspiller inutilement de l’énergie.

2. Enchaînement montée + descente

C’est probablement la séance la plus spécifique pour préparer Marseille-Cassis.

Le principe est simple : reproduire à l’entraînement la transition qui intervient après la Gineste. Vous devez être capable de passer d’une montée exigeante à une descente active tout en conservant une bonne technique.

Cette séance apprend au corps à gérer simultanément la fatigue cardiovasculaire accumulée dans la montée et les contraintes musculaires de la descente.

Exemple de séance

Fréquence : 1 fois par semaine pendant la période spécifique

  • 20 minutes d’échauffement
  • 3 × 8 minutes de montée au seuil
  • 5 minutes de descente active immédiatement après chaque montée
  • 3 minutes de récupération
  • Retour au calme

L’objectif n’est pas de sprinter dans la descente. Après chaque montée, concentrez-vous sur votre capacité à retrouver rapidement une foulée fluide. La descente doit être active, mais maîtrisée.

Cette séance est particulièrement intéressante pour apprendre à ne pas se laisser emporter par l’euphorie après le sommet. Sur Marseille-Cassis, quelques kilomètres courus trop rapidement après la Gineste peuvent coûter cher en fin de course. La bonne stratégie consiste à accélérer progressivement tout en conservant suffisamment de fraîcheur musculaire pour les derniers kilomètres.

Après l'ascension du col de la Gineste, le plateau de Carpiagne s'ouvre au 10ekm.
©DR

3. Travail du pied et des appuis

La qualité des appuis devient particulièrement importante lorsque la fatigue s’installe.

Sur un parcours vallonné, le pied et la cheville doivent être capables de stabiliser rapidement le corps et de s’adapter aux variations du terrain. Un travail régulier des appuis peut donc compléter efficacement les séances de course.

Exemple d’exercices

Fréquence : 1 à 2 fois par semaine en complément de l’entraînement

  • Corde à sauter
  • Équilibre sur une jambe
  • Équilibre sur une jambe les yeux fermés
  • Foulées bondissantes
  • Montées de genoux
  • Talons-fesses
  • Skipping
  • Travail pieds nus sur pelouse
  • Petits appuis rapides sur échelle de rythme

Ces exercices peuvent être intégrés à l’échauffement ou réalisés lors d’une courte séance complémentaire.

L’objectif n’est pas de créer une fatigue supplémentaire importante, mais de travailler la stabilité, la coordination, la réactivité du pied et la qualité des appuis.

Comment intégrer ces séances dans une préparation Marseille-Cassis ?

Ces trois séances ne doivent pas remplacer les fondamentaux de votre préparation. Elles viennent compléter le travail d’endurance, les sorties longues, les séances de seuil et la préparation spécifique à la course.

L’idéal est d’introduire progressivement le travail en descente afin de laisser aux muscles et aux articulations le temps de s’adapter.

La priorité peut être donnée aux descentes contrôlées en début de préparation spécifique, puis aux enchaînements montée + descente lorsque l’objectif Marseille-Cassis se rapproche.

Le travail des appuis peut quant à lui être conservé régulièrement tout au long de la préparation, à condition de rester complémentaire et de ne pas générer de fatigue excessive.

Marseille-Cassis : ne négligez pas les kilomètres après la Gineste

Préparer Marseille-Cassis, ce n’est pas uniquement apprendre à gravir la Gineste. La réussite de la course dépend aussi de votre capacité à bien gérer la bascule et la descente vers Cassis. Courir trop vite dès les premiers mètres peut donner l’impression de gagner du temps, mais une fatigue musculaire excessive peut ensuite transformer les derniers kilomètres en véritable combat.

En travaillant régulièrement les descentes, les enchaînements montée-descente et les appuis, vous apprenez à mieux exploiter le profil du parcours.

L’objectif le jour de Marseille-Cassis : franchir la Gineste avec encore suffisamment de fraîcheur pour profiter de la descente, accélérer progressivement et finir fort à Cassis. La descente peut vous faire gagner du temps. Mais pour cela, elle doit être préparée.



Craft n’avait jamais fait du sur-amorti son terrain de jeu. Avec l’Atmosfär 1, la marque suédoise change de dimension. Avec ses 51 mm de stack au talon, du jamais-vu chez Craft, cette chaussure de running s’installe directement dans la catégorie des modèles max-cushion.

À l’origine du projet, une ambition très concrète. Tommy Rivs, athlète élite de la marque, souhaitait augmenter son volume d’entraînement sans en payer le prix musculaire. Craft a transformé cette recherche de protection en un modèle destiné avant tout à encaisser les kilomètres. Avec un tarif de 180 €, l’Atmosfär 1 se positionne par ailleurs comme l’une des options les plus accessibles dans le segment des chaussures à très fort amorti.

Une hauteur de semelle inédite chez Craft

Test Craft Atmosfär 1 : découvrez notre avis sur cette chaussure de running max-cushion, son amorti, son confort, sa stabilité et son dynamisme.

Avec 51 mm de hauteur au talon, 45 mm à l’avant-pied et un drop de 6 mm, l’Atmosfär 1 figure parmi les chaussures de running les plus hautes du marché.

La semelle intermédiaire utilise la mousse Px Foam, reformulée pour l’occasion et infusée à l’azote selon un procédé de type supercritique. L’objectif est clair : offrir une absorption des chocs particulièrement douce tout en conservant un minimum de rebond. Ici, la recherche de performance pure passe au second plan au profit de la protection et de l’endurance sur les longues distances.

Sur le papier comme à l’usage, le positionnement est cohérent : Craft privilégie clairement la protection articulaire et le confort à la réactivité. L’Atmosfär 1 n’est donc pas conçue pour battre des records sur une séance de fractionné, mais pour accumuler les kilomètres avec un maximum de confort.

Un chaussant pensé pour les longues sorties

La tige en mesh double épaisseur, composée à 55 % de matériaux recyclés, privilégie la respirabilité et le confort plutôt qu’un maintien particulièrement ajusté. Un choix logique au regard du programme de la chaussure : l’Atmosfär 1 est avant tout destinée aux sorties longues, aux footings de récupération et aux entraînements à faible intensité.

Avec 240 g en taille 42, son poids reste raisonnable compte tenu de son niveau d’amorti et de sa hauteur de semelle. C’est même l’un de ses bons arguments : malgré ses dimensions imposantes, l’Atmosfär 1 ne donne pas la sensation d’avoir un poids excessif au pied.

Stabilité : le point de vigilance

Test Craft Atmosfär 1 : découvrez notre avis sur cette chaussure de running max-cushion, son amorti, son confort, sa stabilité et son dynamisme.

C’est évidemment le principal sujet d’interrogation avec une chaussure affichant 51 mm de stack. Sur un asphalte régulier, l’Atmosfär 1 se montre rassurante et confortable. En revanche, la situation évolue sur un bitume plus irrégulier ou lorsque la fatigue s’installe au fil d’une sortie longue.

Lorsque la qualité des appuis se dégrade, il faut rester attentif : la hauteur de la semelle peut accentuer les mouvements latéraux et solliciter davantage la cheville. Ce comportement ne remet pas en cause le confort général de la chaussure, mais demande un temps d’adaptation, notamment pour les coureurs peu habitués aux modèles max-cushion très hauts.

Pour quels coureurs ?

L’Atmosfär 1 s’adresse avant tout aux coureurs qui privilégient la protection et le confort sur le volume d’entraînement. Elle trouvera naturellement sa place sur les sorties longues du week-end, les footings de récupération ou les périodes de reprise après une coupure.

En revanche, son imposante semelle et sa stabilité perfectible sur les surfaces irrégulières la destinent davantage aux coureurs déjà habitués aux chaussures fortement amorties qu’aux débutants.

Nos notes. Amorti : 19/20 Confort : 17/20 Stabilité : 14/20 Dynamisme : 15/20 Légèreté : 17/20

Le + : un amorti particulièrement généreux associé à un poids maîtrisé, une combinaison rare avec un tel niveau de stack.

Le – : une hauteur de semelle importante qui demande un temps d’adaptation et pourra déstabiliser les coureurs les moins aguerris.



« Arrête de courir, tu vas finir avec de l’arthrose ! » Qui n’a jamais entendu cette mise en garde ? Longtemps considérée comme une évidence, l’idée selon laquelle la course à pied abîmerait systématiquement les genoux résiste pourtant mal aux connaissances scientifiques actuelles. Les études disponibles dressent un tableau beaucoup plus nuancé du lien entre running, course à pied et arthrose du genou. Voici ce que l’on sait aujourd’hui.

Longtemps, l’arthrose a été présentée comme une simple « usure » de l’articulation liée au vieillissement. Cette vision intuitive est pourtant réductrice. La gonarthrose, terme médical désignant l’arthrose du genou, est une maladie articulaire chronique et multifactorielle qui touche plus fréquemment les personnes avançant en âge, mais dont les mécanismes sont beaucoup plus complexes qu’une simple accumulation de kilomètres.

L’arthrose ne concerne d’ailleurs pas uniquement le cartilage. C’est l’ensemble de l’articulation qui évolue progressivement : le cartilage articulaire s’altère, l’os situé sous le cartilage se remodèle et des excroissances osseuses, appelées ostéophytes, peuvent apparaître au cours de l’évolution de la maladie. Loin de se résumer à un phénomène d’usure mécanique, la gonarthrose correspond donc à un véritable remodelage biologique et mécanique du genou.

Quels sont les symptômes de l’arthrose du genou ?

La course à pied provoque-t-elle de l’arthrose du genou ? Les études scientifiques dressent un tableau plus nuancé. Facteurs de risque, gros volumes, douleurs et conseils pour continuer à courir avec une gonarthrose.

Sur le plan clinique, l’arthrose du genou peut notamment se manifester par une douleur favorisée par la mise en charge et certaines activités physiques. Une raideur, notamment lors de la reprise des mouvements après une période d’inactivité, ainsi qu’une diminution progressive des capacités fonctionnelles peuvent également apparaître.

L’intensité des symptômes varie cependant fortement d’une personne à l’autre. Certaines personnes présentent des modifications visibles sur les examens d’imagerie sans ressentir de douleur importante, tandis que d’autres peuvent être très gênées dans leur vie quotidienne. Dans les formes les plus avancées, lorsque les douleurs et la limitation fonctionnelle deviennent importantes malgré une prise en charge adaptée, une prothèse du genou peut parfois être envisagée.

Comprendre cette physiopathologie permet de dépasser une idée reçue : l’arthrose n’est pas uniquement la conséquence d’un excès de contraintes mécaniques. Lorsque les contraintes dépassent durablement les capacités d’adaptation de l’articulation chez une personne prédisposée, l’équilibre biologique peut être perturbé et favoriser l’apparition ou la progression des lésions.

Quels sont les principaux facteurs de risque de gonarthrose ?

L’âge constitue l’un des principaux facteurs associés à l’arthrose, mais il n’explique pas à lui seul son apparition. Plusieurs facteurs peuvent contribuer au développement ou à la progression de la gonarthrose, notamment le surpoids, certaines prédispositions génétiques, le sexe féminin et les antécédents de traumatisme ou de chirurgie du genou.

Les anciennes blessures sont particulièrement importantes à prendre en compte chez les sportifs. Une rupture du ligament croisé antérieur, une lésion méniscale ou certaines interventions chirurgicales peuvent modifier la biomécanique du genou et augmenter ultérieurement le risque d’arthrose.

La question de la course à pied est donc à replacer dans cet ensemble de facteurs. Courir ne constitue pas, à lui seul, une explication suffisante au développement d’une arthrose du genou.

Courir favorise-t-il vraiment l’arthrose du genou ?

Coureur de catégorie Master 3 courant sur une pente.

Intuitivement, le raisonnement paraît logique : plus une articulation encaisse de kilomètres, plus elle devrait « s’user ». Pourtant, les études scientifiques disponibles sont beaucoup plus nuancées.

Une méta-analyse publiée en 2017, regroupant quinze études, n’a pas retrouvé d’augmentation significative du risque d’arthrose symptomatique du genou chez les coureurs. Les pratiquants réguliers semblaient même présenter un risque plus faible de chirurgie du genou que les personnes sédentaires.

Des travaux plus récents vont également à l’encontre de l’idée selon laquelle courir serait nécessairement mauvais pour les genoux. Une revue systématique publiée en 2023 a notamment retrouvé davantage de douleurs liées à la gonarthrose chez les personnes sédentaires que chez les coureurs réguliers. Certaines études incluses dans cette revue ont également observé des adaptations morphologiques du genou chez les coureurs, notamment davantage de remaniements osseux comme les ostéophytes, sans que ces modifications soient nécessairement associées à des douleurs ou à une diminution des capacités fonctionnelles.

Autrement dit, une modification observée sur une articulation ne signifie pas automatiquement qu’elle est pathologique ou qu’elle provoque des symptômes. Le système musculosquelettique possède une capacité d’adaptation aux contraintes mécaniques, notamment lorsque celles-ci sont progressives et compatibles avec les capacités de récupération de l’organisme.

Les gros volumes de running sont-ils plus risqués pour les genoux ?

La question devient plus complexe lorsque l’on s’intéresse aux très gros volumes d’entraînement et à la pratique de la compétition pendant plusieurs décennies.

Certaines études ont observé une prévalence plus importante de l’arthrose chez des coureurs ayant pratiqué la compétition pendant plus de quinze ans. Cependant, lorsque ces sportifs sont comparés à la population générale, les différences apparaissent beaucoup moins nettes.

Une autre revue systématique avec méta-analyse s’est intéressée au lien entre kilométrage hebdomadaire et arthrose symptomatique du genou. Chez les coureurs parcourant plus de 48 kilomètres par semaine, certaines études suggèrent un effet potentiellement protecteur tandis que d’autres évoquent au contraire un possible effet délétère.

Ces résultats contradictoires illustrent la difficulté à définir un « seuil » de kilomètres au-delà duquel courir deviendrait mauvais pour les genoux. Le volume d’entraînement n’est qu’une variable parmi d’autres.

Les antécédents de blessures, la récupération, les facteurs génétiques, le poids, la masse musculaire, l’âge, les contraintes professionnelles et la pratique sportive globale peuvent également influencer l’évolution de l’articulation. Le genou ne réagit donc pas uniquement à la quantité de charge qu’il reçoit, mais aussi à sa capacité à s’y adapter.

Peut-on courir avec une arthrose du genou ?

C’est probablement la question la plus importante pour les coureurs concernés. Aujourd’hui, l’activité physique fait partie des approches de première intention dans la prise en charge de la gonarthrose, avec notamment le renforcement musculaire et la gestion du poids lorsque celle-ci est nécessaire.

Avoir de l’arthrose du genou ne signifie donc pas automatiquement devoir arrêter de courir. Pour un coureur arthrosique, l’objectif peut être d’adapter progressivement la pratique en fonction des symptômes et des capacités du moment : volume, intensité, fréquence des séances, dénivelé, surface de course et temps de récupération peuvent notamment être ajustés.

Le renforcement musculaire constitue également un élément important de la prise en charge. Développer la force et les capacités musculaires permet de mieux tolérer les contraintes liées aux activités quotidiennes et sportives.

Dans certaines situations, un professionnel de santé peut également proposer d’autres options thérapeutiques, selon le profil du patient et l’évolution de ses symptômes. Certaines orthèses peuvent être utiles chez des patients sélectionnés, tandis que des traitements médicamenteux ou des injections peuvent être envisagés dans certaines situations. Leur intérêt doit être évalué individuellement avec un professionnel de santé.

Faut-il arrêter de courir quand on a mal au genou ?

Coureur assis sur le sol, tenant son genou douloureux entre ses mains.
©SB Arts Media-AdobeStock

Face à une douleur au genou, certains sportifs cessent immédiatement toute activité physique par peur d’aggraver leur articulation. Or, une diminution excessive de l’activité peut favoriser un déconditionnement physique, une perte de force musculaire et une diminution des capacités fonctionnelles.

La bonne approche consiste plutôt à déterminer quelle charge d’activité est actuellement tolérée et à la faire évoluer progressivement. La douleur ressentie pendant ou après l’exercice ne signifie pas systématiquement que les lésions articulaires se sont aggravées. Elle constitue néanmoins une information importante permettant d’adapter la charge d’entraînement.

Une douleur nouvelle, importante, persistante ou associée à un gonflement, un blocage ou une instabilité du genou doit en revanche conduire à demander un avis médical. Chez une personne déjà diagnostiquée comme souffrant de gonarthrose, l’adaptation de la pratique doit idéalement être discutée avec un médecin, un kinésithérapeute ou un autre professionnel de santé compétent.

Course à pied et arthrose : que retenir ?

À la lumière des connaissances actuellement disponibles, la course à pied ne semble pas constituer un facteur de risque majeur d’arthrose du genou chez les coureurs sans antécédent articulaire particulier. Elle pourrait même être associée à certains bénéfices indirects liés au maintien de l’activité physique, au contrôle du poids et à la préservation des capacités musculaires et cardiovasculaires.

Il faut toutefois éviter de transformer ce constat en nouvelle règle absolue. Les volumes d’entraînement très élevés, les antécédents de blessures du genou, certaines caractéristiques individuelles et la pratique compétitive prolongée peuvent modifier le niveau de risque. La littérature scientifique ne permet pas non plus de définir un nombre universel de kilomètres à partir duquel la course deviendrait dangereuse pour les articulations.

Le principe essentiel reste donc celui d’une progression adaptée aux capacités de chacun. Augmenter brutalement son volume, ignorer une douleur persistante ou négliger la récupération n’est pas une bonne stratégie, que l’on soit concerné ou non par l’arthrose.

Courir ou ne pas courir : le mouvement reste essentiel

L’idée selon laquelle « courir abîme les genoux » est trop simpliste pour refléter l’état actuel des connaissances. L’arthrose du genou est une maladie complexe, influencée par de nombreux facteurs et qui ne peut pas être réduite à une simple question de kilomètres parcourus.

Pour de nombreux coureurs, le diagnostic de gonarthrose ne signifie donc pas nécessairement la fin du running. La pratique peut souvent être adaptée au niveau de douleur, aux capacités physiques et aux objectifs de chacun, en accord avec les recommandations d’un professionnel de santé lorsque cela est nécessaire.

L’absence de preuve d’un risque systématique ne signifie évidemment pas que courir protège à coup sûr contre l’arthrose. Mais elle permet de remettre en question une idée reçue largement répandue : courir ne condamne pas automatiquement les genoux à l’arthrose. Bien au contraire, pour de nombreuses personnes, le mouvement et l’activité physique font partie de la solution.



Nike dévoile la Alphafly 4, quatrième génération de sa chaussure marathon. Plus légère et plus dynamique que sa devancière, elle mise sur une nouvelle mousse ZoomX LT, une plaque carbone Flyplate et un double Air Zoom pour accompagner les compétiteurs jusqu’aux derniers kilomètres.

Pensée pour aider à maintenir la vitesse lorsque la fatigue s’installe, la Nike Alphafly 4 revendique 10 % de retour d’énergie supplémentaire par rapport à l’Alphafly 3, tout en étant 5 % plus légère. Son poids est annoncé à environ 188 g en pointure 42.

ZoomX LT et plaque carbone Flyplate

Nike Alphafly 4 : découvrez les nouveautés de la chaussure marathon, son poids de 188 g, la mousse ZoomX LT, la plaque carbone Flyplate et les Air Zoom.

Principale évolution, l’intégration d’une nouvelle mousse ZoomX LT. Selon Nike, elle est jusqu’à 17 % plus légère que la ZoomX standard et offre 8 % de retour d’énergie supplémentaire. Associée à la mousse ZoomX et positionnée autour de la plaque carbone, elle doit apporter un amorti plus souple tout en conservant un niveau élevé de dynamisme.

La plaque Flyplate en fibre de carbone à la géométrie incurvée, travaille avec les différentes couches d’amorti pour favoriser une sensation de déroulé vers l’avant et une cadence régulière.

À l’avant-pied, les deux unités Air Zoom complètent le systèmeapportant davantage de réactivité lors de l’appui.

Une empeigne Atomknit repensée

Autre nouveauté, une nouvelle empeigne Atomknit, procurant plus de maintien. Elle intègre des câbles de maintien au niveau du médio-pied, une structure de talon intégrée et une semelle intérieure moulée.

Enfin, la semelle extérieure Fast Shot complète l’ensemble avec une construction légère conçue pour offrir adhérence et traction sur la route.

Cette Nike Alphafly 4 poursuit le développement de l’une des chaussures de compétition les plus technologiques de la marque, avec un objectif clair : optimiser le rendement et accompagner les coureurs dans les derniers kilomètres du marathon.

L’Alphafly 4 sera disponible en édition limitée dès le 17 septembre sur nike.com au prix de 279,99 €. Puis plus largement à partir du 29 octobre sur nike.com et dans une sélection de points de vente.

Caractéristiques techniques :
• Stack height : 39 mm au talon / 31 mm à l’avant-pied / drop 8 mm (M10)
• Poids : 188 g (W10/M8.5) ; 168 g (W8) ; 208 g (M10)



Kenenisa Bekele sera au départ du BMW Berlin-Marathon le 27 septembre. À 44 ans, la légende éthiopienne disputera à Berlin son premier marathon de l’année et retrouvera une course qu’il a remportée à deux reprises, en 2016 (2 h 03’03) et 2019 (2 h 01’41).

Détenteur de onze titres mondiaux de cross-country, ancien recordman du monde du 5 000 m et du 10 000 m, Bekele reste l’une des figures majeures de l’histoire de la course à pied. En 2023, il avait encore signé un spectaculaire 2h04’15 au marathon de Londres, établissant le record du monde Masters chez les plus de 40 ans, toujours en vigueur.

Le plateau féminin accueille également une renfort de premier plan avec Alisa Vainio. La Finlandaise, championne d’Europe du marathon, arrive à Berlin avec un record personnel de 2h20’39, réalisé à Séville en février. Elle est devenue à cette occasion la marathonienne scandinave la plus rapide de l’histoire, effaçant des tablettes le chrono d’Ingrid Kristiansen.

Chez les hommes, Bekele (2h01’41) possède le meilleur chrono du plateau devant Gabriel Geay (2 h 03’00), Getaneh Molla (2h03’34) et Guye Adola (2h03’46). Chez les femmes, Tigist Assefa (2h11’53) mène une start-list particulièrement relevée, devant Rosemary Wanjiru (2h16’14).



Après 31 ans d’absence, le marathon de Lille fera son grand retour le dimanche 25 octobre 2026. Le parcours de 42,195 km vient d’être dévoilé : départ en plein cœur de Lille, passage par dix communes de la métropole, profil annoncé très roulant et arrivée au Champ-de-Mars. Avec 20 000 marathoniens attendus, l’épreuve s’annonce comme l’un des grands rendez-vous de l’automne.

Le Marathon de Lille tient enfin son parcours. Présenté mardi 15 septembre à l’Hôtel de Ville, le tracé de cette édition 2026 marque le retour de l’épreuve reine dans la capitale des Flandres, 31 ans après sa dernière édition en 1995. Organisé par la Ligue Hauts-de-France d’Athlétisme avec Golazo, le Trek Marathon de Lille réunira 20 000 coureurs, tandis que 15 000 concurrents prendront part au semi-marathon organisé le même jour. 

Un départ au cœur de Lille à 11h15

Le marathon s’élancera à 11h15 depuis le 215 boulevard de la Liberté, soit quelques heures après le départ du semi-marathon, programmé à 8h30. Un horaire inhabituel pour un marathon, qui obligera les coureurs à décaler leur préparation matinale, du petit-déjeuner à l’échauffement. Mais le calendrier leur réservera une petite compensation : la course aura lieu le week-end du passage à l’heure d’hiver. Les coureurs gagneront en effet une heure de sommeil, puisque les horloges reculeront d’une heure.

Autre particularité : l’absence de vagues. Les 20 000 marathoniens seront donc rassemblés sur la ligne de départ, avec un dispositif de 48 meneurs d’allure répartis sur 12 objectifs chronométriques, de 2 h 45 à 5 h 30. 

Pour les coureurs, ce départ tardif impliquera d’adapter la matinée : petit-déjeuner plus tardif, gestion du repas d’avant-course et échauffement à organiser en conséquence. Toutefois, la date correspond au passage à l’heure d’hiver, avec une heure de sommeil supplémentaire.

20 km dans Lille et neuf communes à l’honneur

Le marathon de Lille, de retour le 25 octobre 2026 s'annonce roulant, tracé entre la ville et le Sud de la Métropole.
©DR-Archives

Le tracé s’étend sur 42,195 km entre Lille et le sud de la métropole. Les premiers kilomètres plongent les coureurs dans le centre de Lille, avec notamment un passage par la Grand-Place, avant de quitter progressivement la ville aux alentours du 12e kilomètre. Le parcours forme ensuite une grande boucle au sud de l’agglomération avant de ramener les marathoniens vers Lille pour les derniers kilomètres. 

Au total, dix communes seront traversées : Lille, Faches-Thumesnil, Loos, Emmerin, Noyelles-lès-Seclin, Houplin-Ancoisne, Seclin, Templemars, Wattignies et Ronchin.

Le retour vers Lille interviendra autour du 32e kilomètre, avant une fin de course qui ramènera les coureurs vers le parc Jean-Baptiste-Lebas, la Porte de Paris et le boulevard de la Liberté, puis vers l’esplanade du Champ-de-Mars.  La Ville de Lille précise qu’environ 20 kilomètres seront courus à Lille, répartis entre les 12 premiers et les 8 derniers kilomètres. 

Un tracé très plat, pensé pour la performance

Le prochain marathon de Lille, comme le semi qui l'accompagnera le 25 octobre s'annonce performant, prolongeant l'atout performance du précédent semi organisé au printemps.
©DR

C’est l’une des principales caractéristiques annoncées de ce nouveau Marathon de Lille : un parcours plat et rapide. Le dénivelé positif annoncé est de seulement 149 mètres, sur un tracé labellisé FFA Or et homologué par la Fédération française d’athlétisme. 

Le parcours alterne donc grandes artères urbaines, secteurs plus ouverts et passages en périphérie métropolitaine. Une configuration qui devrait permettre de maintenir plus facilement une allure régulière, notamment sur les longues portions rectilignes du sud de la métropole.

Cette recherche de performance s’inscrit dans la continuité des courses organisées à Lille ces dernières années. Le semi-marathon et les épreuves de 5 et 10 km ont régulièrement accueilli des performances de niveau international, avec notamment plusieurs records nationaux et continentaux. 

Finish au Champ-de-Mars

Après avoir traversé la métropole, les marathoniens retrouveront Lille pour les derniers kilomètres. La ligne d’arrivée sera installée sur l’esplanade du Champ-de-Mars, à proximité de la Citadelle.

C’est également dans ce secteur que sera installé le village de l’événement, avec des espaces consacrés à la récupération et à la restauration.  Le choix d’une arrivée au cœur de Lille doit aussi permettre aux spectateurs de profiter des animations et des différents temps forts de la journée.

35 000 coureurs à la fête

L’engouement autour du retour du marathon a été immédiat. Lors de l’ouverture initiale des inscriptions, 18 000 dossards ont été attribués en moins de deux heures. La capacité du marathon a finalement été portée à 20 000 participants, auxquels s’ajoutent les 15 000 engagés sur le semi-marathon. 

Au total, 35 000 coureurs sont donc attendus le 25 octobre. Ils représenteront 77 nationalités, tandis que quelque 2 000 bénévoles seront mobilisés pour l’événement. Un chiffre qui place d’emblée cette renaissance lilloise parmi les grands rendez-vous du calendrier français.



Fréquence cardiaque, charge d’entraînement, VO₂max, temps de récupération, allure, cadence… Les montres cardio-GPS regorgent de données censées aider les coureurs à mieux s’entraîner et à progresser. Mais faut-il vraiment toutes les regarder ? Et surtout, comment interpréter ses données cardio sans se perdre dans les chiffres ?

Charge d’entraînement, votre meilleur indicateur

S’il ne fallait suivre qu’un seul indicateur, ce serait sans doute celui-ci. La charge d’entraînement permet d’évaluer le stress généré par les séances et leur impact cumulé au fil des jours et des semaines. Contrairement au simple kilométrage, elle tient compte non seulement du volume d’entraînement, mais aussi de l’intensité. Deux sorties d’une heure n’auront ainsi pas le même impact sur l’organisme selon qu’elles sont effectuées en endurance fondamentale ou à allure 10 km.

Chaque fabricant de montre cardio-GPS calcule la charge d’entraînement selon ses propres algorithmes, à partir de différents paramètres : fréquence cardiaque, durée de l’effort, allure, puissance, dénivelé ou encore variabilité de la fréquence cardiaque. Il est donc préférable d’éviter de comparer directement les valeurs fournies par deux marques différentes.

Une charge d’entraînement qui augmente progressivement peut favoriser l’adaptation et la progression. À l’inverse, une hausse trop brutale du volume ou de l’intensité augmente la fatigue et peut contribuer à accroître le risque de blessure. La règle est donc simple : augmentez votre charge de travail progressivement, sans brûler les étapes, tout en accordant une véritable place à la récupération.

Car l’entraînement ne produit pas ses bénéfices uniquement pendant l’effort. Le repos permet à l’organisme de récupérer et de s’adapter aux contraintes imposées par les séances. Une bonne analyse des données cardio doit donc toujours mettre en regard la charge d’entraînement et la récupération.

La majorité des montres cardios permettent aujourd'hui de savoir dans quelle zone cardiaque vous vous situez en courant.
©Polar

Zones de fréquence cardiaque : une boussole, pas une vérité absolue

La plupart des montres de running répartissent les efforts en cinq zones de fréquence cardiaque. Ces zones permettent de mieux visualiser la répartition de l’intensité au cours d’une séance et d’identifier le temps passé en endurance ou à haute intensité.

  • Zone 1 : environ 50 à 60 % de la fréquence cardiaque maximale (FCM), pour l’échauffement, le retour au calme et la récupération.
  • Zone 2 : environ 60 à 70 % de la FCM, correspondant à une intensité faible généralement associée à l’endurance fondamentale. La respiration reste contrôlée et il est normalement possible de parler en courant.
  • Zone 3 : environ 70 à 80 % de la FCM, correspondant à une intensité intermédiaire, souvent qualifiée d’endurance active.
  • Zone 4 : environ 80 à 90 % de la FCM, correspondant à une intensité élevée, utilisée notamment lors de certaines séances au seuil ou à des allures de compétition.
  • Zone 5 : environ 90 à 100 % de la FCM, réservée aux efforts très intenses et généralement courts.

Ces pourcentages sont des repères et ne doivent pas être considérés comme des valeurs universelles. Les zones d’intensité dépendent notamment de la méthode utilisée pour les déterminer et du profil du coureur.

Le problème vient notamment de l’estimation de la fréquence cardiaque maximale. La célèbre formule « 220 – âge » peut donner une approximation très éloignée de la valeur réelle chez certains individus. Pour obtenir des zones plus personnalisées, un test d’effort ou un test de terrain correctement réalisé peut être plus pertinent.

La fréquence cardiaque doit donc être utilisée comme une boussole. Elle permet de contrôler l’intensité, mais ne doit pas devenir une contrainte qui vous oblige à modifier votre allure au moindre battement supplémentaire.

Fréquence cardiaque et allure : les chiffres racontent une histoire

La Coros Pace 3 n’a pas de concurrents au niveau dans sa catégorie…sauf peut être la Pace 2 qui a bénéficié d’une belle mise à jour.
©Coros

L’erreur la plus fréquente consiste à analyser une seule donnée isolément. Une allure moyenne, par exemple, ne dit pas grand-chose sur votre état de forme si elle n’est pas mise en perspective avec votre fréquence cardiaque et vos sensations.

Imaginez deux sorties réalisées à 5 min/km. Lors de la première, votre fréquence cardiaque moyenne est de 145 battements par minute et vous terminez avec une sensation de facilité. Lors de la seconde, elle atteint 158 battements par minute alors que les conditions sont identiques. La différence mérite d’être analysée.

Une fréquence cardiaque inhabituellement élevée peut avoir de nombreuses explications : chaleur, humidité, stress, manque de sommeil, déshydratation, fatigue accumulée ou consommation de caféine. À l’inverse, une fréquence cardiaque plus basse n’est pas automatiquement synonyme de meilleure forme.

Après chaque séance importante, prenez quelques instants pour vous poser quatre questions : ai-je respecté l’intensité prévue ? Ma fréquence cardiaque est-elle cohérente avec mon allure ? Mon ressenti était-il conforme à ce que j’attendais ? Ai-je correctement récupéré ?

Lorsque ces quatre éléments sont cohérents, vous disposez d’une lecture beaucoup plus fiable de votre entraînement.

N’oubliez jamais votre ressenti

Les montres GPS savent mesurer votre vitesse, votre fréquence cardiaque, votre cadence ou encore votre dénivelé. Elles sont en revanche incapables de connaître précisément votre état physique et mental du jour.

Elles ignorent si vous avez mal dormi, si votre journée a été particulièrement stressante, si vous êtes en début de maladie ou si vos jambes sont simplement lourdes après plusieurs séances rapprochées.

Le RPE, ou perception subjective de l’effort, reste donc indispensable. Noter chaque séance sur une échelle de 1 à 10 permet de compléter les données objectives fournies par la montre. Un footing prévu comme très facile mais ressenti comme un effort de 7/10 doit par exemple attirer votre attention, même si les chiffres semblent corrects.

À l’inverse, une séance légèrement plus rapide que prévu mais réalisée avec un effort maîtrisé ne constitue pas nécessairement un problème. Le contexte compte toujours.

Surveillez la dérive cardiaque

Lors d’une sortie longue effectuée à allure relativement constante, la fréquence cardiaque a naturellement tendance à augmenter progressivement au fil des kilomètres. Ce phénomène est appelé dérive cardiaque.

La dérive cardiaque est un indicateur particulièrement intéressant pour les coureurs qui préparent un marathon ou une autre épreuve d’endurance. Elle permet notamment d’observer la relation entre l’allure et la fréquence cardiaque au fil de l’effort.

Une dérive importante peut être favorisée par plusieurs facteurs : fatigue, chaleur, déshydratation, intensité trop élevée ou endurance insuffisamment développée. Elle ne doit cependant pas être interprétée seule.

À l’inverse, si votre fréquence cardiaque reste plus stable au fil des semaines pour une même allure et dans des conditions comparables, cela peut constituer un signe intéressant d’amélioration de votre endurance.

Pour que la comparaison soit pertinente, essayez de rapprocher autant que possible les conditions : parcours similaire, allure comparable, météo proche et état de fatigue comparable.

VO₂max : un indicateur intéressant, mais à relativiser

La VO₂max fait partie des données les plus populaires proposées par les montres de sport. Elle correspond à la quantité maximale d’oxygène que l’organisme peut utiliser pendant un effort intense et constitue un indicateur important de la capacité aérobie.

Les montres cardio-GPS ne mesurent généralement pas directement votre VO₂max. Elles l’estiment à partir de données comme la fréquence cardiaque, l’allure ou la puissance, selon les algorithmes propres à chaque fabricant.

Il faut donc surtout regarder son évolution dans le temps plutôt que de considérer la valeur affichée comme une mesure de laboratoire. Une variation ponctuelle peut être liée aux conditions de course, à la fatigue ou à la qualité du signal cardio.

La VO₂max est ainsi une donnée intéressante pour suivre une tendance, mais elle ne doit pas devenir l’objectif principal de chaque entraînement. Une progression en endurance, une meilleure récupération et une capacité à maintenir une allure donnée avec moins d’effort sont tout aussi importantes pour un coureur.

La récupération : une donnée à mettre en perspective

Les montres modernes proposent également des estimations du temps de récupération après une séance. Cette donnée peut être utile pour prendre conscience de la fatigue générée par un entraînement, mais elle doit rester indicative.

Un algorithme ne connaît pas l’ensemble de votre quotidien. Il ne sait pas toujours si vous avez passé une mauvaise nuit, si votre journée de travail a été particulièrement éprouvante ou si vous vous sentez étonnamment frais malgré une séance exigeante.

Plutôt que de suivre aveuglément le nombre d’heures affiché, croisez cette information avec vos sensations, votre sommeil, votre fréquence cardiaque au repos et votre charge d’entraînement récente.

La récupération est une composante à part entière de la progression. Enchaîner les séances parce qu’une montre indique que vous êtes « prêt » n’est pas forcément une bonne stratégie si votre corps vous dit le contraire.

Méthode 80/20 : une bonne base pour organiser son entraînement

Depuis plusieurs années, les travaux consacrés à la répartition de l’intensité en endurance ont mis en évidence l’intérêt de consacrer une grande partie du temps d’entraînement à des intensités faibles, tout en conservant des séances plus soutenues.

Le principe souvent résumé par la méthode 80/20 consiste à réaliser environ 80 % du volume à faible intensité et 20 % à intensité plus élevée. Cette répartition est surtout un repère permettant d’éviter de courir systématiquement « entre deux eaux », c’est-à-dire trop vite pour récupérer mais pas suffisamment vite pour tirer pleinement profit d’une séance de qualité.

Pour un coureur qui s’entraîne cinq heures par semaine, une répartition proche de ce principe représenterait environ quatre heures à faible intensité et une heure consacrée aux séances plus soutenues, comme le fractionné ou les allures spécifiques.

Attention toutefois : le 80/20 n’est pas une règle universelle. La répartition optimale dépend du niveau du coureur, de son expérience, de son objectif, de son nombre de séances hebdomadaires et du temps disponible. L’important est de construire un entraînement cohérent et suffisamment récupérable sur la durée.

Les tendances valent mieux qu’un record

L’erreur serait de vouloir décortiquer chaque sortie dans le moindre détail. Une séance isolée est souvent influencée par la météo, le relief, la fatigue, le stress ou les contraintes du quotidien.

En revanche, suivre l’évolution de votre fréquence cardiaque, de votre charge d’entraînement, de votre VO₂max estimée, de votre récupération, de votre allure et de vos sensations sur plusieurs semaines permet d’évaluer votre progression avec beaucoup plus de pertinence.

Pour cela, concentrez-vous sur quelques indicateurs clés plutôt que de chercher à interpréter toutes les données proposées par votre montre. La charge d’entraînement permet de suivre l’accumulation du stress, la fréquence cardiaque aide à contrôler l’intensité, l’allure mesure votre performance, tandis que le RPE apporte une dimension subjective indispensable.

Les montres cardio-GPS sont d’excellents outils d’aide à l’entraînement, mais elles ne remplacent ni l’expérience, ni l’écoute du corps. Les chiffres n’ont de valeur que si vous apprenez à les interpréter et à les replacer dans leur contexte. Si votre endurance progresse, que vous récupérez correctement, que vos sensations s’améliorent et que le plaisir de courir est toujours là, vous êtes probablement sur la bonne voie.



La SaintéLyon 2026 affiche déjà complet, et l’engouement dépasse toutes les attentes. Les 20 000 dossards disponibles pour la mythique course nocturne entre Saint-Étienne et Lyon ont été attribués depuis plusieurs mois. Signe spectaculaire de cette popularité : 25 000 personnes sont actuellement inscrites sur liste d’attente.

Dans 75 jours, 20 000 coureurs s’élanceront ainsi dans la nuit et le froid pour cette traversée devenue incontournable du trail français. Une édition 2026 qui confirme le statut particulier de la ASICS SaintéLyon, capable de rassembler aussi bien les habitués que de nouvelles générations de coureurs.

Un peloton plus jeune et plus féminin

Le peloton de la mythique SaintéLyon rajeunit et se féminise.
©mxpstudio17

Au-delà du nombre d’inscrits, le profil des participants évolue. La part des femmes atteint désormais 30,2 %, soit trois points de plus qu’en 2025. L’âge moyen baisse également, passant de 36 à 34 ans en un an.

La SaintéLyon poursuit donc son rajeunissement, une tendance observée depuis une dizaine d’années, tout en conservant l’identité et l’esprit qui ont fait sa réputation.

L’édition 2026 sera également marquée par le retour de la Team Paralight pour une troisième participation, la poursuite du soutien à la recherche contre le cancer et de nouvelles actions destinées à réduire l’impact environnemental des déplacements.



Deux ans après la précédente version, la Saucony Endorphin Pro 5 fait son entrée dans la gamme de chaussures de running haute performance du fabricant américain. Entre l’Endorphin Elite 3, destinée aux coureurs les plus exigeants, et l’Endorphin Speed 5, plus polyvalente mais dépourvue de plaque carbone, la Pro 5 occupe une place logique : celle d’une chaussure carbone de compétition accessible, conçue pour performer du 10 km au marathon.

PWRRUN PB et plaque carbone, la formule qui a fait ses preuvesLa recette évolue peu dans son principe. La semelle intermédiaire associe une base en PWRRUN PB, encadrée par une couche de PWRRUN HG, avec, au cœur de l’ensemble, une plaque carbone fendue sur toute la longueur.

Le stack atteint 39,5 mm au talon pour 31,5 mm à l’avant-pied, avec un drop de 8 mm. À l’impact, la sensation est bien équilibrée et plutôt moelleuse qu’excessivement ferme, une fois les premières séances passées. L’amorti se montre efficace et encaisse les kilomètres sans broncher, y compris lorsque la fatigue commence à s’installer.

Un chaussant serré, taillé pour la performance

Deux ans d'attente pour cette nouvelle Endorphin Pro. Entre l'Elite 3, réservée aux physiques les plus pointus, et la Speed 5, polyvalente mais sans plaque carbone, la Pro 5 occupe la place logique dans la gamme : celle de la carbone de compétition accessible, du 10 km au marathon.

Le mesh technique extensible, plus fin et plus aéré que celui de la Pro 4, procure un agréable effet seconde peau tout en assurant une bonne respirabilité. La languette intégrée limite les frottements et le maintien au médio-pied se montre précis.

En revanche, le chaussant reste étroit. Les coureurs ayant un cou-de-pied fort ou des orteils larges devront composer avec un ajustement franchement serré. Un point à prendre en compte avant de choisir cette chaussure carbone, notamment si vous privilégiez habituellement un chaussant plus généreux.

Une chaussure dynamique sans effet trampoline

La géométrie SpeedRoll impose une bascule prononcée qui favorise un déroulé de foulée rapide et des transitions fluides, quelle que soit l’allure de compétition.

La propulsion ne recherche toutefois pas l’effet trampoline très marqué de certaines chaussures carbone concurrentes. La Pro 5 pousse efficacement sans déstabiliser, ce qui la rend plus facile à maintenir sur la durée. C’est une chaussure qui récompense davantage la régularité que l’explosivité pure.

Une bonne stabilité pour une chaussure carbone

Sans technologie de stabilisation dédiée, la Saucony Endorphin Pro 5 s’en sort particulièrement bien grâce à une base suffisamment large et à un resserrement efficace au niveau du médio-pied. Le pied reste bien maintenu, même lorsque la cadence augmente.

La semelle extérieure en PWRTRAC apporte par ailleurs une accroche fiable, y compris sur route mouillée. Un atout appréciable pour une chaussure destinée à la compétition, où la confiance dans les appuis peut faire la différence lorsque les conditions se dégradent.

Pour quel type de coureur ?

La Saucony Endorphin Pro 5 vise avant tout les coureurs confirmés à la recherche d’une véritable chaussure carbone de compétition, capable de les accompagner du 10 km au marathon.

Elle constitue également une bonne porte d’entrée pour les coureurs qui découvrent les chaussures à plaque carbone. Sa bascule est prononcée et son caractère est clairement orienté performance, mais son comportement reste suffisamment maîtrisable pour ne jamais devenir punitif.

Nos notes. Amorti : 17/20 – Confort : 15/20. Dynamisme : 17/20. Stabilité : 16/20. Souplesse : 15/20.

Le + Une propulsion qui pousse sans déstabiliser, tenable sur plus longue distance.

Le – Un chaussant étroit qui ne conviendra pas à tous les pieds.

























: un chaussant étroit qui ne conviendra pas à tous
les pieds.



Un semi-marathon ou un marathon ne se joue pas uniquement à l’entraînement. Les derniers jours avant la course, le matin du départ et les premiers kilomètres concentrent une multitude de détails capables de transformer une préparation réussie en expérience frustrante. Sommeil, alimentation, hydratation, matériel, échauffement, gestion de l’allure ou ravitaillement ; tour des pièges à éviter avec le champion Yohan Durand.

Avant la course : les erreurs à éviter

1. Négliger le sommeil avant un marathon

Les quatre dernières nuits avant une course sont généralement plus importantes que la seule nuit précédant le départ, souvent perturbée par le stress ou l’excitation. Il est donc préférable, dès le début de la semaine précédant la compétition, de se coucher suffisamment tôt et de conserver des horaires réguliers. Une bonne récupération dans les jours précédant un marathon ou un semi-marathon permet d’arriver au départ avec davantage de fraîcheur.

Mal dormir la veille d'un marathon est tout à fait normal. Ce qui compte réellement, c’est la nuit d’avant-veille. C’est là que le corps recharge en profondeur.
Mal dormir la veille d’un marathon est tout à fait normal. Ce qui compte réellement, c’est la nuit d’avant-veille. C’est là que le corps recharge en profondeur.

2. Se rassurer avec une dernière séance trop intense

La préparation est terminée : une séance exigeante dans les derniers jours ne vous fera pas gagner de forme, mais peut en revanche laisser de la fatigue. Pour un marathon, quelques sorties légères suffisent généralement : un rappel d’allure à J-5, un footing avec quelques lignes droites à J-3, puis un très court réveil musculaire d’environ 20 minutes la veille. En cas de fatigue inhabituelle ou de douleur persistante, le repos reste préférable à une dernière séance forcée.

3. Trop manger la veille au soir

La recharge glucidique avant un marathon ne consiste pas à engloutir une assiette monumentale de pâtes la veille au soir. Pour une course le dimanche, elle commence plusieurs jours auparavant : alimentation habituelle mais riche en féculents à J-3, augmentation des glucides le vendredi, puis apports élevés et répartis tout au long du samedi. Les graisses et les fibres peuvent être réduites afin de faciliter la digestion. Le dîner de veille doit rester simple, familier et raisonnable : riz, pâtes ou semoule, accompagnés d’une petite portion de protéine maigre. Un repas trop copieux risque de perturber le sommeil et le transit.

4. Oublier l’hydratation… ou boire trop

Bien s’hydrater avant une course ne signifie pas boire des litres d’eau pour « faire des réserves ». L’objectif est de boire régulièrement au fil de la journée, en tenant compte notamment de la température et de son alimentation. Des urines très foncées peuvent être un signe de déshydratation. À l’inverse, une consommation excessive et forcée peut provoquer un inconfort digestif et multiplier les passages aux toilettes. Comme pour la nutrition, l’hydratation doit être testée en amont de la compétition.

Veille de marathon : passez en revue votre panoplie, votre plan de course et soignez vos derniers repas.
Veille de marathon : passez en revue votre panoplie, votre plan de course et soignez vos derniers repas.

5. Ne pas anticiper la logistique de la course

Les détails pratiques sont une source majeure de stress le jour d’un marathon ou d’un semi-marathon. Retrait du dossard, horaire de départ, trajet, consignes, toilettes, entrée dans le sas, localisation des ravitaillements : tout doit être anticipé. Repérez également le parcours, ses éventuelles côtes et les endroits où vos proches pourront vous encourager. Moins vous aurez de décisions à prendre le jour J, plus vous conserverez d’énergie mentale pour courir.

6. Ne pas adapter son équipement de running

Préparez votre matériel plusieurs jours avant la course : porte-dossard ou épingles à nourrice, crème anti-frottements, chaussures, chaussettes, tenue, nutrition, gilet ou ceinture… Chaque élément doit idéalement avoir été testé à l’entraînement. Porter un équipement neuf le jour d’un marathon, c’est prendre le risque de découvrir des ampoules, des irritations ou un inconfort après plusieurs kilomètres. La tenue doit également être adaptée aux conditions météorologiques prévues le jour de la course.

Le matin de la course : les erreurs à éviter

7. Innover au petit déjeuner

Le petit déjeuner se prend généralement environ trois heures avant le départ et doit rester fidèle aux habitudes établies à l’entraînement. Ce n’est pas le moment de tester un shot de caféine découvert sur le village de la course, ni de manger beaucoup plus que d’ordinaire par peur de manquer d’énergie. Jusqu’au départ, buvez en petites quantités, avec de l’eau ou une boisson d’attente déjà testée lors de vos entraînements.

8. Arriver trop tard… ou trop tôt dans son sas

Arriver au dernier moment ajoute une dose de stress inutile. À l’inverse, entrer trop tôt dans son sas peut fatiguer, refroidir les muscles et exposer à l’anxiété collective. Le bon compromis consiste à prévoir une marge confortable tout en restant au chaud et au calme le plus longtemps possible. S’il fait froid, un vieux pull ou un sac-poubelle percé peut servir de protection jusqu’au départ.

Nous n’allons pas nous échauffer de la même manière pour une courte (10 km), moyenne (semi) ou longue (marathon) distance.
Bien s’échauffer, c’est donc considérer un ensemble de paramètres liés au contexte. En premier lieu, la distance de la compétition. Nous n’allons pas nous échauffer de la même manière pour une courte (10 km), moyenne (semi) ou longue (marathon) distance.

9. Zapper l’échauffement

L’échauffement permet de mettre progressivement le corps en action avant une course. Il doit rester bref et progressif : quelques minutes de footing, quelques gammes et de courtes accélérations peuvent suffire. L’objectif n’est pas de se fatiguer, mais de réveiller les muscles, les articulations et le système cardiovasculaire. Si l’organisation impose d’entrer tôt dans le sas, gardez une couche chaude et réactivez-vous en sautillant ou en effectuant quelques mouvements dynamiques une quinzaine de minutes avant le départ.

10. Oublier le passage aux toilettes

C’est un détail qui n’en est pas un. Repérez les toilettes dès votre arrivée et prévoyez suffisamment de temps, car les files d’attente peuvent être longues avant le départ d’un marathon ou d’un semi-marathon. Un dernier passage, même sans envie pressante, peut éviter un inconfort durable ou un arrêt imprévu durant les premiers kilomètres.

Pendant la course : les erreurs qui peuvent coûter cher

11. Ne pas respecter son plan de course

Vous visiez 3 h 45 ? Ce n’est pas le moment de tenter 3 h 35 par excès de confiance. L’allure cible travaillée à l’entraînement doit rester votre référence, quitte à partir quelques secondes plus lentement, notamment lorsque vous découvrez la distance. Sur marathon, il est intéressant de prévoir plusieurs scénarios : un plan idéal, un plan prudent et un plan de secours en cas de chaleur, de vent ou de sensations moyennes. L’intelligence de course consiste à savoir s’adapter sans renoncer trop tôt à son objectif.

En compétition, fiez-vous à l'allure moyenne chaque kilomètre, plutôt qu'à l'allure instantanée, très imprécise.

12. Trop regarder son GPS

L’allure instantanée affichée par une montre GPS peut manquer de précision, notamment dans les tunnels, entre les immeubles ou au sein d’un peloton dense. Regarder son écran toutes les trente secondes peut générer du stress et faire perdre le contact avec ses sensations.

Fiez-vous plutôt à l’allure moyenne, aux panneaux kilométriques et à vos temps de passage tous les 5 km, que vous pouvez noter sur votre main ou votre avant-bras. Sur marathon comme sur semi-marathon, apprendre à courir aux sensations est un véritable atout.

13. Rater un ravitaillement

Le temps consacré à boire ou à s’alimenter n’est pas du temps perdu. Sur marathon, les apports glucidiques doivent commencer tôt et rester réguliers, avec des produits déjà testés à l’entraînement. Buvez selon votre soif, sans vous forcer, et adaptez vos apports aux conditions météorologiques.

Le fameux « mur » du 30e kilomètre n’est pas une fatalité, mais il survient plus facilement lorsque l’allure est trop élevée, que l’hydratation est négligée ou que les apports énergétiques sont trop tardifs. Les ravitaillements doivent donc faire partie intégrante de votre stratégie de course.

14. Laisser le mental dériver

Pour ne pas subir la distance, découpez le parcours en petites séquences : d’un ravitaillement au suivant ou par blocs de 10 km. Chaque segment devient alors un objectif simple et atteignable.

Lorsque les pensées négatives surgissent — « Pourquoi suis-je là ? », « J’ai mal aux jambes » — revenez à l’instant présent. Relâchez les épaules, contrôlez votre respiration et concentrez-vous sur la prochaine borne kilométrique. Rappelez-vous aussi les raisons qui vous ont conduit sur cette ligne de départ. Pensez aux semaines d’entraînement accomplies et à vos proches qui vous attendent peut-être sur la ligne d’arrivée.



Vous avez une bonne VMA, pourtant vous peinez à la maintenir plus de quelques minutes ? Le problème ne vient pas forcément de votre vitesse maximale… mais plutôt de votre capacité à la soutenir dans la durée. De fait, c’est un paramètre clé pour progresser sur toutes les distances, du 10 km au marathon.

Le temps de soutien à VMA correspond à la durée pendant laquelle un coureur est capable de maintenir un pourcentage élevé de sa vitesse maximale aérobie. Pour l’améliorer, il est indispensable d’intégrer des séances de fractionné à effort prolongé, tout en respectant une progression logique dans l’entraînement.

Car une règle prévaut : on ne développe pas l’endurance à VMA sans avoir d’abord construit sa puissance. Plus votre VMA est élevée, plus vous serez capable de soutenir des allures rapides sur des efforts longs. Le travail de soutien s’exprime toujours en pourcentage de cette puissance maximale.

Trois leviers complémentaires

Chaque type de séance répond à un objectif précis. Leur complémentarité est essentielle pour progresser efficacement.

La VMA courte : développer la puissance

Les séances de VMA courte reposent sur des fractions de 30 secondes à 1 min 15 s, avec des récupérations égales ou légèrement inférieures au temps d’effort.

Un exemple incontournable : le 30’’/30’’, à 100-105 % de VMA, avec une récupération active. En début de cycle, démarrez avec 15 répétitions, puis progressez jusqu’à 20.

Intensité : 100 à 105 % VMA
Fréquence : tous les 4 à 5 jours (développement), 8 à 10 jours (entretien)
Volume : 15 à 20 minutes (récupération comprise)
Objectif : augmenter la cylindrée du moteur

La VMA moyenne : faire le lien

Avec des fractions de 1 min 15 s à 2 min 30 s et une récupération équivalente à la moitié du temps d’effort, la VMA moyenne constitue un pont entre puissance et endurance.

En phase de préparation générale, une à deux séances hebdomadaires, sur des cycles de 3 à 4 semaines, permettent des progrès significatifs. Un coureur peu entraîné peut espérer gagner jusqu’à 1 km/h de VMA en deux cycles.

Intensité : 95 à 100 % VMA
Fréquence : tous les 4 à 5 jours (développement), 10 à 14 jours (entretien)
Volume : 20 à 25 minutes
Objectif : apprendre à répéter l’effort à haute intensité

La VMA longue : développer le temps de soutien

C’est ici que se construit réellement l’endurance à VMA. Les fractions s’étendent de 2 min 30 s à 4 minutes, avec une récupération allant de la moitié à un quart du temps d’effort.

Exigeantes, ces séances nécessitent un engagement important et ne doivent pas être programmées plus d’une fois par semaine.

Intensité : 90 à 95 % VMA
Fréquence : tous les 7 à 8 jours
Volume : 25 à 30 minutes
Objectif : maintenir une allure élevée dans la durée

Construire sa progression

Pour être efficace, le travail du temps de soutien doit s’inscrire dans une logique progressive, avec une planification équilibrée, incluant des sorties en endurance fondamentale et des phases de récupération. C’est dans cet équilibre que se construit la progression.

Exemple sur 3 semaines :

  • Semaine 1 : 10 x 1’30 (récup. 1’)
  • Semaine 2 : 8 x 2’ (récup. 1’15)
  • Semaine 3 : 6 x 3’ (récup. 1’30)

Il existe deux approches possibles : allonger progressivement les fractions à intensité constante, ou conserver le même format en cherchant à courir légèrement plus vite à chaque séance.

S’adapter selon son niveau

  • Débutant : privilégiez la VMA courte et moyenne pour construire les bases
  • Coureur confirmé : intégrez régulièrement de la VMA longue pour améliorer votre résistance à l’effort

Sur ces séances, maintenez un effort soutenu mais contrôlé. Vous devez terminer la dernière répétition proche de votre limite, sans effondrement de l’allure. Une dérive trop importante est souvent le signe d’une intensité mal ajustée.

Développer son temps de soutien à VMA
3 x 6 minutes à 90-92 % VMA
Récupération : 2’30
Objectif : habituer l’organisme à maintenir un effort élevé de façon continue



La fracture de fatigue est une cassure microscopique dans la couche externe de l’os du tibia, du pied ou encore du bassin ou de la hanche. Cette blessure de surmenage ne frappe pas les coureurs faibles, mais ceux qui en font trop. La clé, c’est la prévention, la progressivité et l’écoute de ses signaux corporels.

La fracture de fatigue, aussi appelée fissure de stress, n’est pas une fracture « classique ». Il s’agit d’une cassure microscopique dans la couche externe de l’os. Elle apparaît à force de chocs répétés sur des structures osseuses saines, typiquement lors de la course à pied.
Chez le coureur, elle survient souvent après une augmentation brutale du volume ou de l’intensité des entraînements, ou après un changement de surface (bitume, piste, trail).

Les zones les plus touchées

La fracture de fatigue est une microfissure de l'os lié à un surmenage.

Les fractures de fatigue peuvent se produire partout où l’impact est répété, mais certaines zones sont plus vulnérables :

  • Tibia : douleur localisée sur la face interne ou antérieure, souvent confondue avec une périostite.
  • Pied : notamment les métatarsiens (2ᵉ et 3ᵉ) ou l’os naviculaire, avec une douleur précise sur le dessus du pied.
  • Bassin ou sacrum : douleur profonde dans la fesse ou l’aine, augmentant à la course.
  • Col fémoral : douleur à la hanche ou à l’aine, parfois trompeuse car elle ressemble à une contracture.

Pourquoi l’os finit par céder

Nos os se renouvellent en permanence grâce à un équilibre entre destruction et reconstruction osseuse. L’activité physique stimule ce processus — jusqu’à un certain point.

Si les contraintes mécaniques deviennent trop fréquentes, l’os n’a plus le temps de se réparer : c’est la fatigue osseuse, première étape vers la fracture.

Une fracture de fatigue n’est donc pas liée à un traumatisme violent, mais à un surmenage progressif.

Les signes qui doivent alerter

La fracture de fatigue est une microfissure de l'os lié à un surmenage.
©Adobestock

Le tableau typique est celui d’une douleur progressive, d’abord à l’effort puis au repos.

  • Douleur localisée à un point précis, souvent décrite comme un « point exquis ».
  • Sensibilité marquée au toucher.
  • Soulagement temporaire au repos, mais retour rapide de la douleur dès la reprise.

Sans arrêt, la fissure peut évoluer vers une fracture complète, nécessitant plusieurs mois d’immobilisation.

Diagnostic : attention au retard

Les signes radiologiques apparaissent 2 à 3 semaines après le début des douleurs. Les premières radios peuvent donc être normales.
En cas de doute, le diagnostic précoce repose sur la scintigraphie osseuse ou l’IRM, capables de repérer les microfissures bien avant la radio.

Portrait-robot du coureur à risque. Femme de 30 ans avec un faible taux de masse grasse. Aménorrhée (absence de règles prolongée). Anomalie morphologique (jambes inégales, pieds creux ou valgus). Densité minérale osseuse basse. Consommation fréquente d’anti-inflammatoires ou de protecteurs gastriques.

Les 13 facteurs favorisants

©Adobestock
  1. Hausse trop rapide du volume d’entraînement.
  2. Séances intenses trop rapprochées.
  3. Sols durs (bitume, tartan).
  4. Changement brutal de surface.
  5. Chaussures usées ou inadaptées.
  6. Troubles morphologiques (pieds creux, genu varum/valgum…).
  7. Reprise précipitée après arrêt.
  8. Faible densité minérale osseuse.
  9. Masse grasse insuffisante.
  10. Aménorrhée prolongée.
  11. Tabagisme.
  12. Traitement prolongé par corticoïdes.
  13. Médicaments anti-reflux.

Comment guérir vite et bien

Le traitement repose avant tout sur le repos.

  • Arrêt de la course immédiat (4 à 10 semaines selon la zone).
  • En cas de douleur intense : mise en décharge avec béquilles.
  • Activités de substitution : vélo, natation, aquarunning.
  • Reprise progressive, encadrée par un kiné ou un médecin du sport.

Si le protocole est bien respecté, la consolidation osseuse se fait en 4 à 10 semaines. En revanche, une reprise trop précoce peut allonger la guérison à 6 mois ou plus.

Comment prévenir la fracture de fatigue

  • Augmenter le volume d’entraînement de façon progressive (≤10 %/semaine).
  • Varier les surfaces et les intensités.
  • Remplacer ses chaussures régulièrement (tous les 700-800 km).
  • Adopter une alimentation riche en calcium et vitamine D.
  • Intégrer des séances de renforcement musculaire et de travail d’appuis.




Salomon et IRONMAN annoncent un partenariat de cinq ans à compter de 2027. La marque française deviendra Partenaire Premium mondial du circuit dans les catégories chaussures de performance, textile et sacs techniques.

Point fort de cet accord : Salomon sera également Sponsor Titre du Championnat du Monde IRONMAN 2027 à Kona, à Hawaï, un partenariat qui sera reconduit pendant toute la durée de l’accord, jusqu’en 2031.

Déjà très présente dans le trail et le running, Salomon poursuit ainsi son développement sur le marché de l’endurance et du triathlon, en s’appuyant sur la communauté internationale d’IRONMAN. Un rapprochement qui illustre aussi la volonté de la marque d’accompagner des sportifs évoluant désormais entre plusieurs disciplines et terrains.



Avec la Spectur 3, Salomon propose une chaussure de running dynamique équipée d’une plaque en fibre de verre Energy Blade. Plus accessible et plus stable qu’une pure super-shoe carbone, elle vise les coureurs qui veulent accélérer sur 10 km, semi-marathon ou marathon sans sacrifier le confort et la maîtrise de la foulée.

Dès l’enfilage, la Salomon Spectur 3 affiche clairement son caractère. Le mesh imprimé en 3D offre un maintien précis, avec un chaussant plutôt ajusté. Les pieds larges auront donc intérêt à essayer avant de se décider.

Le confort est toutefois immédiat. Le rembourrage autour du talon maintient efficacement le pied sans sensation de compression excessive, tandis que le laçage classique permet d’ajuster précisément le serrage. À 265 g, la Spectur 3 n’est pas la plus légère des chaussures de running à plaque, mais cette masse supplémentaire participe aussi à la sensation de solidité et de maintien.

Salomon Spectur 3 : du dynamisme sans perdre en stabilité

La Salomon Spectur 3 associe plaque en fibre de verre Energy Blade, mousse optiFOAM² et géométrie Reverse Camber pour offrir une chaussure dynamique et stable, du 10 km au marathon.

C’est sur la route que la Spectur 3 prend tout son sens. Salomon ne cherche pas ici à reproduire le comportement radical d’une chaussure carbone destinée à la performance pure. La plaque en fibre de verre Energy Blade fonctionne avec la mousse optiFOAM² pour proposer un compromis entre dynamisme, protection et stabilité.

L’amorti est plutôt ferme, mais suffisamment protecteur pour enchaîner les kilomètres. La géométrie Reverse Camber, signature de Salomon, accompagne naturellement le déroulé du pied et facilite la transition vers l’avant.

Sur une séance de fractionné long ou au seuil, la réponse est franche. La Spectur 3 relance efficacement, sans demander une technique de course particulièrement affûtée. C’est d’ailleurs l’un de ses principaux atouts : elle permet de profiter des bénéfices d’une chaussure à plaque sans adopter le comportement parfois exigeant des modèles les plus radicaux.

Une plaque en fibre de verre plutôt qu’en carbone

L’Energy Blade constitue l’une des particularités de cette Spectur 3. La plaque en fibre de verre apporte de la rigidité et favorise la propulsion, tout en conservant un comportement plus progressif qu’une chaussure de compétition équipée d’une plaque carbone très agressive.

Le résultat est particulièrement intéressant pour les coureurs qui recherchent une chaussure rapide et stable pour le 10 km, le semi-marathon ou le marathon, mais qui ne souhaitent pas nécessairement investir dans une super-shoe à plus de 250 €.

Une stabilité remarquable quand la fatigue s’installe

La Salomon Spectur 3 associe plaque en fibre de verre Energy Blade, mousse optiFOAM² et géométrie Reverse Camber pour offrir une chaussure dynamique et stable, du 10 km au marathon.

La stabilité est probablement la plus belle surprise de cette chaussure de running Salomon. L’embase de la semelle a été élargie au niveau du médio-pied et du talon, ce qui sécurise la foulée lorsque les kilomètres s’accumulent.

Lorsque la fatigue commence à modifier la technique de course, la Spectur 3 reste bien posée au sol et conserve un bon guidage. Un avantage particulièrement appréciable sur les longues séances au seuil ou en compétition, lorsque la foulée devient progressivement moins efficace.

Une accroche efficace sur route humide

Avec sa semelle extérieure Road Contagrip, la Spectur 3 bénéficie également du savoir-faire de Salomon en matière d’adhérence. Sur bitume humide, dans les virages ou sur des portions pavées glissantes, l’accroche inspire confiance.

Elle ne se contente donc pas d’être une chaussure rapide pour les conditions sèches : son comportement reste rassurant lorsque la météo se dégrade.

Notre verdict sur la Salomon Spectur 3

La Salomon Spectur 3 réussit son pari : proposer une chaussure dynamique à plaque, mais plus accessible et tolérante qu’une super-shoe de compétition. Son principal argument n’est pas la chasse au gramme ou l’effet trampoline, mais l’équilibre entre dynamisme, stabilité et protection.

À 180 €, elle constitue une alternative intéressante aux chaussures carbone beaucoup plus coûteuses. On la recommandera particulièrement aux coureurs qui veulent disposer d’une paire dédiée aux séances rapides et aux compétitions, du 10 km au marathon, sans rechercher le comportement extrême d’une chaussure d’élite.

Son seul véritable bémol : un amorti assez ferme, qui peut sembler un peu sec lors des premières sorties.

Nos notes. Amorti : 16/20 – Confort : 16/20 – Dynamisme : 17/20 – Stabilité : 18/20

  • Poids : 265 g en 42
  • Drop : 8 mm
  • Profil : coureur universel de moins de 85 kg
  • Utilisation : séances rythmées, fractionné, seuil et compétition, du 10 km au marathon