Douleurs inhabituelles, fatigue ou mauvais sommeil avant un marathon ? Ces symptômes fréquents sont liés au stress d’avant-course. Voici comment les comprendre et mieux les gérer.

Les douleurs dites « fantômes » sont un grand classique chez les sportifs à l’approche d’un objectif important. Elles apparaissent souvent quelques jours avant la course, sans cause réelle, puis disparaissent le jour J.

Ce mécanisme est lié au fonctionnement du cerveau. À mesure que l’échéance approche, l’enjeu augmente et l’incertitude aussi. Le cerveau, dont le rôle est de protéger l’organisme, devient plus vigilant et interprète certains signaux corporels comme des menaces potentielles.

Un simple inconfort peut alors être perçu comme une douleur, une fatigue normale comme un épuisement, voire un léger coup de froid comme un début de maladie. Il ne s’agit pas d’un problème physique réel, mais d’une amplification liée au stress.

Le jour de la course, ce phénomène s’estompe généralement très vite. Dès l’échauffement, le corps passe en mode action, l’attention se recentre sur l’effort, et les sensations inquiétantes disparaissent presque instantanément.

Un phénomène expliqué par les neurosciences

Ces signaux sont simplement les manifestations d’un cerveau inquiet, trop impliqué, trop vigilant, qui cherche à vous préserver de l’échec.
©peopleimages.com

Les recherches en neurosciences montrent que le stress modifie la perception du corps. Lorsqu’un objectif important approche, le cerveau augmente son niveau d’alerte et amplifie les signaux sensoriels.

Une étude publiée dans Frontiers in Psychology en 2020 met en évidence que les sportifs exposés à une échéance majeure peuvent ressentir des symptômes physiques accentués, sans lien direct avec leur état réel.

Ce mécanisme est parfois décrit comme une forme d’auto-sabotage inconscient. Le cerveau anticipe un possible échec et génère des signaux d’alerte, comme pour créer une justification en cas de contre-performance. Ce processus est naturel et universel. Il ne traduit ni une faiblesse mentale ni un manque de préparation.

Comment gérer le stress avant un marathon

Face à ces sensations, la clé est de ne pas sur-réagir. Ces signaux ne sont pas dangereux et ne traduisent pas une blessure imminente. Ils sont simplement le reflet d’un organisme mobilisé.

Il est essentiel de rester calme et de ne pas modifier son plan d’entraînement ou sa stratégie de course à la dernière minute. Chercher un diagnostic dans les jours précédant un marathon est souvent contre-productif et renforce l’anxiété.

Prendre du recul permet de relativiser ces sensations. Avec l’expérience, les coureurs apprennent à reconnaître ces fausses alertes et à les accepter comme faisant partie intégrante de la préparation.

Lorsque votre corps semble vous envoyer un signal à J-3, il est souvent plus utile de lui répondre avec confiance que de céder à l’inquiétude. Votre préparation est faite, votre niveau est là, et ces sensations ne remettent rien en cause.

Mauvaise nuit avant marathon : faut-il s’inquiéter ?

Mal dormir la veille d'un marathon est tout à fait normal. Ce qui compte réellement, c’est la nuit d’avant-veille. C’est là que le corps recharge en profondeur.
©Adobestock

Autre source de stress fréquente : le sommeil la veille de la course. Difficultés à s’endormir, réveils nocturnes, pensées envahissantes… ce scénario est extrêmement courant chez les coureurs.

Là encore, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Une mauvaise nuit ne compromet pas une performance. Le facteur le plus important reste la qualité du sommeil des jours précédents, en particulier la nuit d’avant-veille, qui joue un rôle clé dans la récupération.

La nuit précédant la course, le corps est déjà prêt. Même en cas de sommeil léger ou fragmenté, le simple fait de rester allongé au calme permet de récupérer une partie de l’énergie.

Il est également important d’éviter de « courir la course dans sa tête » pendant la nuit. Anticiper la difficulté, imaginer le mur ou rejouer le scénario de la course consomme inutilement de l’énergie mentale.

Savoir rester confiant

Le stress avant un marathon fait partie intégrante de la préparation. Les douleurs inhabituelles, la fatigue ou les troubles du sommeil sont des réactions normales face à un objectif important.

Plutôt que de les subir, il est préférable de les comprendre et de les accepter. Une préparation bien menée ne disparaît pas en quelques jours. Le jour J, le corps et l’esprit se synchronisent naturellement pour permettre la performance.

Savoir gérer son stress avant une course, c’est aussi apprendre à faire confiance à son entraînement et à laisser le travail accompli s’exprimer pleinement.



C’est peut-être l’une des innovations running les plus marquantes de l’année. Avec la KIPNEXT CONNECT, KIPRUN lance la première chaussure capable de mesurer en temps réel l’usure de son amorti. Une avancée qui promet de transformer la gestion de la durée de vie des chaussures et renforcer la prévention des blessures chez les coureurs.

Après KIPNEXT, son modèle éco-conçu sans colle, puis des références premium orientées performance comme la KIPRUN KIPSTORM ELITE, la marque running de DECATHLON poursuit sa montée en gamme et affirme un peu plus son statut d’acteur majeur de l’innovation.

Cette fois, KIPRUN frappe un grand coup avec la KIPNEXT CONNECT, une chaussure de running connectée capable de mesurer l’usure réelle de son amorti, là où jusqu’ici les coureurs devaient se fier à des indices souvent imprécis : kilométrage estimatif, usure de la semelle extérieure ou simples sensations.

Développée avec la société technologique MOVMENTA, cette chaussure intelligente marque un tournant stratégique pour la marque française. Son ambition est claire : aider les coureurs à savoir précisément quand leur paire n’offre plus le niveau de protection attendu, afin de mieux limiter le risque de blessure.

Une innovation KIPRUN au service de la prévention des blessures

Dévoilée en avant-première sur le salon Run Experience du Marathon de Paris, la Kiprun Kipnext Connect avec capteur intégré sera commercialisée en fin d'année à 220 euros.
Dévoilée en avant-première sur le salon Run Experience du Marathon de Paris, la Kiprun Kipnext Connect avec capteur intégré sera commercialisée en fin d’année à 220 euros.

La question concerne tous les pratiquants : quand faut-il vraiment changer ses chaussures de running ?

Jusqu’ici, la réponse reposait sur des repères approximatifs. Pourtant, la dégradation la plus importante reste souvent invisible : celle de l’amorti interne, dont la qualité conditionne directement la protection musculaire et articulaire.

Avec la KIPNEXT CONNECT, KIPRUN rend enfin mesurable cette usure cachée. La chaussure embarque un capteur capable d’analyser le tassement progressif de la mousse au talon, principale zone d’impact chez l’immense majorité des coureurs sur route.

L’objectif est simple : permettre à chacun de continuer à courir avec un amorti réellement performant, afin de réduire l’exposition aux blessures liées à une chaussure arrivée en fin de vie.

« Chez KIPRUN, notre conviction est que le running permet à chacun de découvrir son potentiel et de progresser. Notre mission est donc d’encourager chaque coureur à continuer de courir », explique Benoît Buronfosse, directeur Innovation.
« Pour y parvenir, nous voulons développer des équipements à la fois durablement performants et capables de réduire le risque de blessure, qui demeure la principale cause d’arrêt de la pratique. Avec la KIPNEXT CONNECT, nous proposons un premier produit qui répond pleinement à ces deux enjeux majeurs. »

Comment fonctionne la KIPNEXT CONNECT ?

Dévoilée en avant-première sur le salon Run Experience du Marathon de Paris, la Kiprun Kipnext Connect avec capteur intégré sera commercialisée en fin d'année à 220 euros.

La technologie repose sur SOLLO, un capteur ultra-léger de 3 grammes, directement intégré dans la tige de la chaussure.

Grâce à des ondes électromagnétiques, ce module mesure avec précision l’évolution du tassement de la mousse de la semelle intermédiaire. Les données sont ensuite interprétées par l’application PACER, qui affiche un pourcentage d’usure de l’amorti.

L’expérience utilisateur a été pensée pour rester extrêmement simple : il suffit de passer son smartphone sur la zone dédiée de la chaussure – exactement comme lors d’un paiement sans contact – pour obtenir une lecture instantanée.

 KIPRUN ne lance donc pas seulement une chaussure, mais un véritable écosystème connecté associant une chaussure premium pour l’entraînement sur route, le capteur SOLLO intégré et une application mobile de suivi. 

Le tout reste totalement transparent pour le coureur : le capteur fonctionne sans batterie externe, résiste à l’humidité et demeure totalement imperceptible pendant l’effort.

Une chaussure maximaliste premium pour les longues distances

Avec la KIPNEXT CONNECT, KIPRUN lance la première chaussure capable de mesurer en temps réel l’usure de son amorti.

Cette KIPNEXT CONNECT se positionne comme une chaussure maximaliste haut de gamme pensée pour l’endurance.

Elle reçoit une semelle intermédiaire de 53 mm au talon particulièrement généreuse, associée à une mousse SCF A-TPU supercritique de nouvelle génération, pour un poids maîtrisé de 265 g en pointure 43.

KIPRUN annonce un amorti 20 % supérieur à celui de la KIPRIDE MAX, avec un équilibre travaillé entre confort longue durée, protection musculaire, dynamisme et stabilité. 

Cette architecture en fait une alliée de choix pour les sorties longues marathon, les footings de récupération et les blocs d’endurance fondamentale.

La marque annonce également une durabilité largement supérieure à 1 000 km. Et c’est un point clé dans son discours . Car l’objectif n’est pas d’inciter à renouveler plus vite ses chaussures, mais au contraire de permettre aux coureurs de prolonger leur usage tant que le niveau réel d’amorti reste performant.

 La nouvelle ère de la chaussure intelligente

KIPRUN confirme avec cette paire « game changer » sa volonté de s’installer parmi les marques les plus innovantes du marché du running.

Après l’éco-conception avec KIPNEXT et la performance pure avec ses modèles carbone, la marque introduit désormais la data embarquée au service de la prévention des blessures.

Le potentiel de cette technologie est considérable : à terme, elle pourrait transformer en profondeur la manière dont les coureurs évaluent la durée de vie de leurs chaussures, en remplaçant les repères approximatifs basés sur le kilométrage par une analyse concrète de l’état réel de l’amorti.

Présentée en avant-première sur le salon RUN EXPÉRIENCE du MARATHON DE PARIS, la KIPNEXT CONNECT sera commercialisée en fin d’année au prix de 220 euros.



La Mizuno Rebellion Pro 3 est une chaussure de compétition légère et rapide, conçue pour les coureurs maîtrisant la foulée médio-pied. Avec sa plaque carbone et son design exclusif, elle offre dynamisme et propulsion sur piste et route, idéale pour les fractionnés et les courses du 10 km au semi-marathon.

La Mizuno Rebellion Pro 3 est un modèle exclusif pensé pour les coureurs à la recherche de performance et de dynamisme sur piste ou route. Son design atypique, immédiatement reconnaissable grâce à la découpe biseautée du quart arrière de la semelle extérieure, la distingue des autres chaussures de compétition. Avec seulement 245 g en pointure 44, elle se place parmi les chaussures légères, idéales pour la vitesse.

Plaque carbone et foulée dynamique

Pose talon impossible avec le talon biseauté de cette Mizuno Rebellion Pro 3.

Équipée d’une plaque carbone, la Rebellion Pro 3 est conçue pour des entrainements rapides et des compétitions. La semelle relativement courte et la plaque nécessitent une foulée médio-pied dynamique pour profiter pleinement de l’effet de propulsion. Sur piste, pour des fractionnés courts ou des séances rapides sur bitume, l’amorti généreux assure un confort surprenant, surtout lors de fractions plus longues.

Cependant, ce modèle n’est pas destiné aux sorties longues ou aux entraînements d’endurance classiques. En effet, la stabilité latérale est réduite, et un défaut de technique peut rapidement nuire à la foulée. La découpe particulière de l’arrière de la semelle interdit toute pose talon, ce qui peut dérouter les coureurs habitués à un appui plus classique.

Pour qui sont les Mizuno Rebellion Pro 3 ?

Cette paire est adaptée aux coureurs qui maîtrisent la foulée médio-pied et recherchent une chaussure rapide et performante pour des compétitions du 10 km au semi-marathon, voire au marathon pour les profils expérimentés. Elle excelle sur piste et sur route lors d’entraînements spécifiques où la vitesse et la propulsion sont essentielles.

Les plus : efficacité sur les entraînements rapides et compétitions.
Les moins : nécessite une foulée médio-pied, utilisation restreinte.



Tout se gagne ou se perd durant la semaine qui précède un objectif. À ce stade, vous ne pouvez plus progresser, mais vous pouvez tout gâcher par excès de zèle ou imprécision. Le point sur ce qu’il faut faire et ne pas faire.

L’objectif de cette phase pré-compétitive est simple : transformer le potentiel d’entraînement en performance réelle le jour de la course. Cela passe par deux leviers majeurs : la réduction stratégique du volume d’entraînement et la maximisation des réserves énergétiques via une recharge glucidique contrôlée.

Ce processus s’appelle l’affûtage, principe scientifiquement validé. Il vise une baisse de fatigue tout en maintenant l’état de forme, grâce à une baisse du volume d’entraînement (~50 %) sans sacrifier l’intensité, associé une stratégie nutritionnelle adaptée.

Quel entrainement la dernière semaine avant un marathon ou un semi ?

La semaine précompétitive est un levier majeur de performance en course à pied. Bien structurée, sans excès ni improvisation, elle permet de maximiser le potentiel accumulé à l’entraînement.
©Muse-Studio-Adobestock

Dimanche (J-7) : sortie longue à 50 % du volume et du spécifique de la semaine précédente. Exemple :  si 2h30 avec 40’ à allure marathon (AM) précédemment faire 1h15 avec 20’ AM.

• Lundi : footing de 60’ en Zone 1*.

Mardi : séance courte mais spécifique : 4 x 1000 m (objectif semi) ou 10 x 400 m (objectif marathon) avec une cible corrigée GPS +1 %. Récupération 1’30.

Mercredi : footing 50’ en Zone 1/ Zone 2*. Souple.

Jeudi : 50’ footing avec 8 x 30/30.

Vendredi : repos total.

Samedi (veille de course) : footing 40’ + 2 x 300 m à allure cible (si possible à l’heure de la course)

Dimanche (Jour J) : échauffement 20’ avec footing Zone 1/ Zone 2* + 3-5 accélérations.

Recharge glucidique, les étapes essentielles de la dernière semaine

La dernière semaine avant un marathon, la recharge glucidique se concentre sur J-2 et J-3 à 10g/kilo de poids et par jour.
©Adobestock

Pour performer, vos réserves de glycogène doivent être pleines. Mais cette phase est sensible. En effet, recharger trop tôt, c’est inutile. Trop tard ou trop lourd, c’est risqué. Voici donc le bon timing :

J-6 à J-4, c’est la phase de de réduction des glucides (pas suppression). L’alimentation sera qualitative et légère, sans surcharge. Il s’agit en effet de sensibiliser l’organisme à la recharge à venir. Hydratation 1,5-2 L/j.

J-3 à J-2, c’est la fameuse phase de recharge glucidique. On recommande souvent 10 g/kg/jour. Par exemple pour 70 kg → 700 g/j, répartis sur 4 à 5 prises faciles à digérer.

Côté glucides, variez les plaisirs : riz blanc, pâtes, pain blanc, semoule, bananes, compotes constituent de bonnes options. En revanche, dès J-3, supprimez les fibres et produits complets jusqu’à la course. Même chose pour les laitages gras, les fritures, les plats en sauce et les crudités.

J-1, place désormais à allégement stratégique des glucides. Passez à 6 à 8 g/kg pour ne pas saturer le système digestif. Le corps est déjà rechargé, on maintient sans brusquer. La veille au soir, prenez un dîner simple, testé, digeste. Par exemple riz + poisson maigre + compote.

Jour J. Le  petit-déj validé à l’entraînement sera à prendre 3h avant le départ. Exemple : pain blanc, confiture, compote, boisson chaude + eau.

Pourquoi ça marche ?

Cette semaine vous permet d’arriver en course avec les jambes légères, mais réactives, un glycogène musculaire maximal, sans inconfort digestif, un mental clair, reposé, mais encore en vigilance compétitive.

Ce type de planification permet d’atteindre un état de forme optimal au moment précis où vous en avez besoin. Il s’appuie sur les réponses biologiques naturelles du corps à la réduction de la charge d’entraînement et sur une gestion fine de vos réserves énergétiques.

Une semaine bien structurée vous assure de pouvoir exploiter pleinement le travail accompli durant les mois précédents. Suivre cette trame, c’est maximiser vos chances de transformer votre entraînement en performance le jour J.

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*Zone 1 = autour de 60% de votre VMA, soit une allure très facile dite de récupération active. Zone 2 : entre 60 et 70% de la VMA, soit l’allure d’endurance fondamentale.



Brooks élargit sa célèbre gamme Ghost avec un modèle trail pensé pour les coureurs qui aiment alterner entre route et chemins naturels.

La Ghost Trail reprend le fameux amorti DNA Loft v3 de la Ghost 17, repensé pour offrir confort et protection sur terrains irréguliers. La semelle intermédiaire sculptée, combinée à un drop de 8 mm, garantit stabilité en descente et transitions fluides du talon aux orteils. Les stacks sont de 36,5 mm au talon et 28,5 mm à l’avant-pied, tandis que le poids reste raisonnable : 295 g pour les hommes et 265 g pour les femmes.

Une tige conçue pour la polyvalence

Découvrez la Brooks Ghost Trail, la chaussure hybride route et sentier. Confort, amorti DNA Loft v3 et accroche TrailTec Green pour vos sorties sur gravier et chemins légers.

La tige combine respirabilité et densité pour protéger le pied des débris comme la poussière et le sable. Des superpositions imprimées en 3D renforcent le mesh, assurant confort et maintien sur les sentiers, tout en conservant la légèreté nécessaire pour les sorties quotidiennes.

Accroche et flexibilité

La semelle TrailTec Green est équipée de crampons de 3 mm, larges et rapprochés, qui offrent une adhérence efficace sur gravier et terre tout en restant discrets sur route. De profondes rainures de flexion facilitent un déroulé naturel du pied, pour une foulée confortable et stable, que ce soit sur sentier ou bitume.

Une chaussure pensée pour le quotidien

Selon Tim Van Beelen, spécialiste merchandising chez Brooks : « La Ghost Trail a été conçue pour la communauté croissante de coureurs qui alternent entre route et sentier léger, à la recherche de confort et de stabilité sans avoir besoin d’une chaussure technique de montagne. C’est le compagnon idéal pour les aventures quotidiennes en pleine nature. »



La Kiprun Cushion 500 Premium, développée par la marque running de Decathlon, se positionne comme une chaussure de running polyvalente, idéale pour les coureurs recherchant un excellent rapport qualité/prix sans compromis sur le confort.

Cette version Premium est une évolution du modèle Cushion classique, avec des améliorations notables en termes de stabilité et de dynamisme. Son design s’aligne désormais sur les standards des grandes marques du running.

Avec un poids de 285 g en pointure 44 (10 US), elle se situe dans la moyenne des chaussures d’entraînement sur route, ce qui la rend adaptée à un usage régulier.

Amorti et confort

La mousse d’amorti offre une sensation légèrement plus ferme que sur la version standard. Ce choix technique permet une meilleure réactivité, un meilleur retour d’énergie, sans sacrifier le confort global.

La semelle intermédiaire assure un bon compromis entre absorption des chocs et dynamisme, ce qui en fait une chaussure agréable sur des sorties longues comme sur des séances plus rythmées.

Dynamisme et performance

Même si elle ne rivalise pas avec des modèles typés compétition, cette Kiprun Cushion 500 Premium permet les fractionnés sur piste et des allures soutenues (entre marathon et semi-marathon). On apprécie sa bonne transition pied/sol grâce à sa souplesse. Le déroulé du pied est fluide, ce qui favorise une foulée naturelle, notamment pour les coureurs à foulée universelle.

Stabilité et maintien

Un des points forts de cette version Premium est sa stabilité latérale améliorée. Elle sécurise davantage les appuis, notamment lors des changements de rythme.

Sur route sèche, l’adhérence est satisfaisante. En revanche sur bitume mouillé, notamment les marquages au sol, la semelle extérieure peut montrer ses limites. Sur chemins, elle reste praticable à condition d’éviter les terrains trop gras ou techniques/

Utilisation recommandée

La Kiprun Cushion 500 Premium est une chaussure de running fiable et accessible, idéale pour les coureurs à la recherche d’un modèle polyvalent capable d’enchaîner les kilomètres sans se ruiner. Elle s’impose comme une excellente option pour l’entraînement régulier et les compétitions occasionnelles, du 10 km au marathon.

Notre avis sur la Kiprun Cushion 500 Premium

Points forts

  • Excellent compromis confort / polyvalence
  • Bon niveau d’amorti pour un usage régulier
  • Stabilité améliorée
  • Prix très compétitif
  • Idéale pour varier les types d’entraînement

Points faibles

  • Adhérence perfectible sur sol humide
  • Dynamisme limité pour les coureurs exigeants en compétition

Notes

  • Confort : 16/20
  • Amorti : 16/20
  • Stabilité : 15/20
  • Souplesse : 16/20
  • Dynamisme : 15/20



L’épreuve mythique L’Échappée Belle innove en 2026 avec le lancement d’un nouveau format : le Défi de Maurienne, une aventure de 140 km en trois jours, à vivre en duo, du 20 au 22 août. 

Ce nouveau Défi de Maurienne qui complète l’affiche de L’Echappée Belle sera une traversée exigeante de la vallée de la Maurienne sur 140 km et 10 600 m de dénivelé positif, entre Saint-Jean- de-Maurienne et Aiguebelle. Cette nouveauté se vivra en duo et sera réservée à 50 équipes.

Trois jours / deux nuits sur les sentiers de Maurienne

L’épreuve mythique L’Échappée Belle innove en 2026 avec le lancement d’un nouveau format : le Défi de Maurienne, une aventure de 140 km en trois jours, à vivre en duo, du 20 au 22 août. 
L’épreuve mythique L’Échappée Belle innove en 2026 avec le lancement d’un nouveau format : le Défi de Maurienne, une aventure de 140 km en trois jours, à vivre en duo, du 20 au 22 août. 

Le concept est également original avec un parcours non balisé, trois étapes techniques et deux camps de base favorisant la convivialité entre traileurs. Pensé pour des coureurs expérimentés, ce nouveau défi mise autant sur la performance que sur l’aventure humaine, dans un environnement alpin préservé. Les inscriptions, sur dossier, ouvriront le 30 mars 2026.



Le Marathon de Londres pourrait franchir un cap historique en 2027. Selon le Guardian, les organisateurs envisagent un format inédit pour accueillir jusqu’à 100 000 participants, soit presque le double des standards actuels sur les plus grands marathons mondiaux.

Le Marathon de Londres s’apprête-t-il à changer de dimension ? C’est en tout cas ce que relaye le Guardian à un mois de l’édition 2026. Face à un engouement sans précédent pour le running, l’épreuve britannique pourrait devenir la plus grande course au monde.

En effet, selon le quotidien britannique, l’organisation réfléchirait à une organisation sur deux jours, avec environ 50 000 coureurs par journée. Les épreuves féminine et masculine pourraient être dissociées. Cela représenterait une évolution majeure pour cet événement emblématique du calendrier running international.

Un engouement record pour le marathon

Le marathon de Londres devient le marathon le plus couru de la planète
©DR

L’édition du 27 avril 2025 avait déjà confirmé la dynamique, avec 56 540 finishers et plus de 87 millions de livres récoltées (environ 100 millions d’euros) au profit d’associations caritatives. À l’horizon 2027, l’objectif serait de franchir un nouveau seuil avec 130 millions de livres (150 millions d’euros) collectées.

Ce projet s’inscrit dans un contexte d’explosion de la demande : plus de 1,1 million de coureurs se sont inscrits au tirage au sort pour 2026, contre 410 000 seulement trois ans plus tôt. Une progression spectaculaire qui illustre l’engouement mondial pour la course à pied et les marathons urbains.

Un projet soutenu mais encore à confirmer

Le Marathon de Londres s'apprête à accueillir 100 000 coureurs sur deux jours en 2027.
©Jed Leicester – London Marathon Events

Soutenu par la mairie de Londres, dirigée par Sadiq Khan, ce développement pourrait permettre à davantage de coureurs d’accéder à l’une des courses les plus populaires au monde.

Les organisateurs restent toutefois prudents. Ils n’ont pas encore officialisé ce nouveau format, tout en affirmant leur volonté de trouver « des solutions innovantes » pour ouvrir la course à un public toujours plus large, tout en maximisant ses retombées économiques et solidaires.

Si ce projet se concrétise, le Marathon de Londres 2027 pourrait devenir le plus grand marathon jamais organisé, confirmant la montée en puissance du running à l’échelle mondiale.



La marque française Salomon franchit une nouvelle étape stratégique en annonçant son arrivée sur le triathlon longue distance. Forte de son expertise en endurance, elle s’appuie sur trois références de la discipline : Casper Stornes, Marjolaine Pierré et Julie Iemmolo.

Avec cette entrée sur le circuit international, Salomon cible un moment clé de la performance en triathlon : la course à pied après l’effort. Les trois athlètes porteront la nouvelle chaussure S/LAB Phantasm 3, conçue pour maintenir efficacité et économie de course malgré la fatigue musculaire.

Un positionnement logique pour la marque, historiquement reconnue en trail running et en endurance, qui transpose ici son savoir-faire aux exigences spécifiques du triathlon longue distance.

Des athlètes références pour crédibiliser le projet

Le choix des profils illustre cette ambition. Casper Stornes, champion du monde Ironman 2025, s’impose comme l’un des meilleurs triathlètes actuels. Marjolaine Pierré, double championne du monde longue distance (2023 et 2025), confirme la montée en puissance du triathlon français. Enfin, Julie Iemmolo, plus jeune qualifiée aux Mondiaux Ironman, incarne l’avenir de la discipline.

Ces athlètes représenteront Salomon sur le circuit international et disputeront la partie course à pied avec la nouvelle S/LAB Phantasm 3 (lien vers le communiqué de presse), incarnant la rencontre entre intention athlète et innovation produit, précisément là où fatigue, efficacité et résilience convergent.

Avec ce trio, Salomon compte construire sa légitimité dans le triathlon en misant sur l’innovation produit, les retours terrain et la performance en conditions réelles.

Déjà incontournable en trail et de plus en plus présent sur route, l’équipementier entend désormais s’imposer sur un nouveau terrain de jeu où la gestion de la fatigue et la qualité de foulée font la différence dans les derniers kilomètres.



Le Marathon de Paris s’annonce déjà comme l’un des grands temps forts du calendrier running. Le dimanche 12 avril, près de 60 000 coureurs fouleront les rues de la capitale, confirmant le statut de l’épreuve comme l’un des plus grands marathons au monde.

Avec plus de 55 000 finishers en 2025, le Schneider Electric Marathon de Paris continue d’attirer une foule impressionnante de passionnés. Entre les pavés et les grandes artères de Paris, l’événement séduit autant les élites que les amateurs en quête d’un défi mythique sur 42,195 km.

Félix Bour et Emmanuel Roudolff-Levisse visent haut

La course masculine pourrait être marquée par les débuts très attendus de Félix Bour et Emmanuel Roudolff-Levisse sur le marathon parisien. Félix Bour (2h06’41 en 2025 à Valence) veut jouer aux avant-postes pour sa première à Paris. De son côté, Emmanuel Roudolff-Levisse (2h07’40 en 2025 à Séville) arrive en pleine forme après plusieurs performances solides.

Les deux Français, parmi les meilleurs de l’histoire sur la distance, viseront une place de choix face à la concurrence internationale. Ils devront aussi composer avec d’autres tricolores solides comme Jason Pointeau et Florian Caro, respectivement premier et deuxième Français en 2025.

Une course féminine très relevée

Trois semaines après Manon Trapp à Séville (2h23'36''), Mekdes Woldu a repris le record de France du marathon dans les rues de Barcelone en terminant en 2h23’13’’.
Mekdes Woldu a repris le record de France du marathon dans les rues de Barcelone l’an dernier. ©DR e

Chez les femmes, le spectacle s’annonce tout aussi intense avec la présence des trois marathoniennes françaises des Jeux Olympiques de Paris. Mekdes Woldu (record : 2h23’13), Méline Rollin (record de France en 2h24’12) et Mélody Julien (2h25’00).

Toutes trois pourraient jouer les premiers rôles sur un parcours réputé exigeant. Woldu, notamment, visera une grande performance devant le public français, avec en ligne de mire un podium, performance qu’aucune Française n’a réalisée depuis Christelle Daunay en 2010.

Des records à surveiller

Le parcours parisien, technique et légèrement vallonné, ne favorise pas toujours les chronos. Les records de l’épreuve restent détenus par Elisha Rotich (2h04’21 en 2021) et Judith Jeptum Korir (2h19’48 en 2022).

Entre densité populaire et plateau élite de haut niveau, ce marathon capital s’annonce spectaculaire. Pour les coureurs comme pour les fans de running, le rendez-vous du 12 avril promet émotions, performance et spectacle au cœur de la capitale.



Souvent redouté, le fractionné reste pourtant un passage obligé pour tout coureur qui souhaite progresser. Encore faut-il en maîtriser les codes, les objectifs et les bons réglages. Décryptage avec le champion Yohan Durand.

Interval-training, intermittent, fractionné, HIIT, fartlek… peu importe le terme employé, le principe reste identique : alterner des phases de course rapide et des phases plus lentes, en répétant plusieurs fois cette séquence. Une méthode simple en apparence, mais dont l’efficacité dépend étroitement de la manière dont elle est utilisée.

Un puissant levier de progression

L’intérêt du fractionné est multiple. Il permet d’abord d’améliorer le système cardio-respiratoire, en augmentant la vitesse maximale aérobie (VMA) et la VO₂ max. Il contribue aussi à optimiser la technique de course : lorsque l’on court vite, la posture se redresse, la foulée gagne en tonicité, le placement devient plus efficace. Enfin, et c’est souvent sous-estimé, le fractionné aide à mieux tolérer l’effort.

Concrètement, un coureur habitué à tenir une allure de 13 km/h sur 10 km gagnera en aisance s’il s’expose régulièrement, à l’entraînement, à des vitesses de 15 ou 16 km/h. Le jour de la course, l’allure cible semblera alors plus confortable.

Ce levier de progression peut se pratiquer partout : sur route, sur tapis, ou en pleine nature, montre GPS au poignet. Mais pour maîtriser finement les allures, la piste reste l’outil de référence, grâce à des repères fiables et à une précision supérieure à celle du GPS, souvent perturbé hors stade.

Dépasser le 30 »/30 »

Souvent redouté, le fractionné reste pourtant un passage obligé pour tout coureur qui souhaite progresser. Encore faut-il en maîtriser les codes, les objectifs et les bons réglages.
©Vincent Lyky

Dès que l’on évoque le fractionné, le 30/30 – soit 30 secondes rapides suivies de 30 secondes de récupération – s’impose comme une évidence. Très populaire, il est pourtant souvent surutilisé.

Chez un coureur déjà entraîné, ce format présente une limite majeure : le temps réellement passé à VO₂ max est faible. La fréquence cardiaque n’a pas le temps de s’élever suffisamment avant la fin de l’effort. Résultat : si le 30/30 reste intéressant pour retrouver du rythme, dynamiser une séance ou « réveiller » les jambes en veille de course, il se révèle peu efficace seul pour développer durablement les capacités maximales.

Pour progresser sur le long terme, il est généralement préférable de privilégier des efforts plus longs, au-delà de 400 mètres, qui offrent un véritable temps de soutien à haute intensité. Pour autant, il n’existe pas de séance universelle, applicable à tous les objectifs – 10 km, semi-marathon ou marathon. L’efficacité du fractionné repose avant tout sur la variété : des durées d’effort différentes, des intensités modulées, et une alternance des formats au fil des semaines.

Lire aussi notre article : Séances de fractionné : beaucoup plus efficaces au-delà de 2 minutes

Du court au seuil : bien cibler ses séances de fractionné en course à pied

On parle de VMA courte pour des efforts compris entre 30’’ et 60’’, ou des distances de 200 à 300 mètres, réalisés à 100 à 105 % de la VMA. Le volume total se situe généralement entre 3 et 5 km. Ce type de séance est particulièrement adapté à la préparation du 10 km, où la capacité à maintenir des vitesses élevées est déterminante.

La VMA longue concerne des répétitions de 400 à 1 000 mètres, courues autour de 95 % de la VMA, avec des récupérations actives, souvent sur 400 mètres. Des formats comme 8 x 800 m ou 8 ×1 000 m entrent dans cette catégorie. Le volume global oscille entre 6 et 8 km, un registre bien adapté à la préparation du 10km et semi-marathon.

Au-delà de 6 minutes d’effort continu, on bascule dans le seuil, situé entre 80 et 90 % de la VMA. Des séances telles que 4 à 5 × 2 000 m ou 3 × 3 000 m sur piste. Si on préfère courir en temps :  3 × 10’ avec des récupérations de 3 à 4’, ou encore 2 × 12’ à 15’ avec 3 à 5’ de récupération, trouvent pleinement leur place dans une préparation marathon.

Des règles à ne pas transgresser

Souvent redouté, le fractionné reste pourtant un passage obligé pour tout coureur qui souhaite progresser. Encore faut-il en maîtriser les codes, les objectifs et les bons réglages.
©Vincent Lyky

À partir de ces repères, chacun est libre d’adapter, voire d’« inventer » ses séances. Mais pour qu’un entraînement de fractionné soit réellement efficace – et surtout durable – certains principes doivent impérativement être respectés.

Un échauffement complet est indispensable : 15 à 20 minutes en aisance respiratoire, suivies d’éducatifs (montées de genoux, talons-fesses) et de quelques lignes droites en accélération progressive. La charge doit ensuite augmenter graduellement, semaine après semaine.

Respecter les allures prévues est essentiel. Chercher à aller plus vite que prévu est souvent contre-productif. La récupération, toujours active, fait partie intégrante de la séance. Elle doit permettre de repartir autour de 75 % de la fréquence cardiaque maximale, en zone 3.

Plutôt que d’ajouter des répétitions, il est souvent plus pertinent de jouer sur la durée de la récupération. On peut en effet la « pinçer » légèrement selon l’objectif. Varier les formats, les intensités et les terrains permet également d’éviter la stagnation. Et une règle reste intangible : au moins 48 heures doivent séparer deux séances intenses.


Combien de séances par semaine de fractionné ?

Souvent redouté, le fractionné reste pourtant un passage obligé pour tout coureur qui souhaite progresser. Encore faut-il en maîtriser les codes, les objectifs et les bons réglages.
©Vincent Lyky

Cela dépend du volume global d’entraînement :

  • 3 séances hebdomadaires → 1 séance de fractionné suffit.
  • 5 à 6 séances → 2 séances, en variant les formats.
  • Au-delà → 3 séances maximum, dans une logique de plan structuré.

La récupération, une variable clé ajustable

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à se focaliser uniquement sur les fractions rapides. Or, la récupération conditionne largement la difficulté réelle de la séance. C’est elle qui détermine si l’entraînement est subi ou maîtrisé.

En modulant la durée des récupérations – plus courtes ou plus longues – on modifie profondément les adaptations physiologiques recherchées. Sur un classique 10 × 300 mètres, par exemple, un coureur cherchant à développer sa VMA aura intérêt à prendre des récupérations relativement longues, autour de 1 minute, afin de maintenir une vitesse élevée.

À l’inverse, un marathonien intégrant ponctuellement de la VMA dans sa préparation pourra courir ses fractions un peu moins vite, mais raccourcir les récupérations à 45 ou 50 secondes, afin de se rapprocher des sensations de course propres à l’effort prolongé.

5 séances efficaces à tester

1. Les classiques indémodables
• 10 × 400 m / récup 1’
• 12 × 300 m / récup 1’
• 8 × 500 m / récup 1’15

2. Les pyramides, plus ludiques
Exemple en distance : 2 × (200 m – 300 m – 400 m – 500 m – 400 m – 300 m – 200 m) avec récup de 35’’ à 1’.
Exemple en temps : 2 x (30’’/30’’ – 45’’/45’’ – 1’/45’’ – 1’15’’/50’’ – 1’/45’’ – 45’’/45’’ – 30’’/30’’ ), avec récup de 35’’ à 1’/

Intérêt : varier les stimuli, limiter la fatigue mentale et solliciter plusieurs zones d’intensité au cours d’une même séance.

3. La séance mixte (VMA + seuil)
4 × 45’’ à 1’ vite / 45’’ récup + 8 à 10’ au seuil, à répéter deux fois, puis terminer par un dernier bloc de 4 × 45’’ à 1’ vite.

Intérêt : balayer un large spectre d’allures et s’habituer au seuil, particulièrement utile en préparation marathon. Pour un 10 km, 16 minutes au seuil peuvent suffire.

4. La séance « relances » type cross ou 10 km
5 × 30’’ vite / 30’’ récup + 1 km à allure 10 km, à répéter 3 ou 4 fois.

Intérêt : apprendre à gérer les changements de rythme. Attention à ne pas aborder le kilomètre à l’allure du 30/30.

5. Le fractionné progressif par blocs
5 × 300 m à 95 % VMA (récup ≈ temps d’effort – 10’’) + 5 × 300 m à 100 % VMA (récup = temps d’effort) + 5 × 300 m à 105 % VMA (récup + 10 à 15 s).

Intérêt : solliciter l’ensemble des allures de travail. Une séance exigeante, réservée aux coureurs capables de bien maîtriser leurs intensités.



La marque française Cimalp frappe fort. Pour sa première participation au palmarès national “Meilleure Marque 2026”, l’équipementier outdoor remporte une double distinction dans les catégories Articles de sport et Vêtements de sport et chaussures, après plus de 122 000 votes de consommateurs.

Spécialisée dans l’équipement technique pour le trail, la randonnée et le running, Cimalp a reçu le trophée « Meilleure marque 2026″‘. Installée dans la Drôme, près de Valence, l’entreprise a récemment investi 10 M€ dans un nouveau siège pour accompagner son développement affiche des scores élevés autour de ce palmarès :

  • 9,63/10 de satisfaction en Articles de sport
  • 9,73/10 en Vêtements et chaussures
  • 9,76/10 de confiance dans les deux catégories

Avec cette double récompense, Cimalp confirme sa place parmi les marques qui comptent dans l’univers du trail et du running, portée par une forte adhésion des pratiquants. La marque devance ainsi des acteurs majeurs comme Salomon, Decathlon ou Adidas.

Un positionnement fort sur le trail et le running

Fondée en 1964, Cimalp s’est imposée dans l’univers du trail running grâce à des produits techniques, durables et accessibles en direct via son site. La marque mise sur l’innovation textile, la durabilité (avec réparation à vie) et une relation directe avec les pratiquants.

Une croissance solide

Quelques chiffres clés illustrent cette montée en puissance :

  • 20 M€ de chiffre d’affaires en 2025 (vs 300 K€ en 2012)
  • 400 références produits
  • Présence dans 5 pays européens
  • 40 ambassadeurs sportifs



Figure majeure de l’ultra-trail mondial, Mathieu Blanchard a élargi son terrain de jeu bien au-delà des sentiers. De l’UTMB à la Diagonale des Fous, des étendues polaires du Canada aux océans de l’Atlantique, l’athlète franco-canadien cultive une soif d’exploration où performance, engagement et quête intérieure se mêlent. Rencontre avec un aventurier pour qui chaque expérience, aussi extrême soit-elle, est un levier de transformation.

Le film L’Appel du Silence nous replonge dans ta Yukon Arctic Ultra 2025. Qu’as-tu appris lors de cette aventure hors norme de 625 km en quasi-autonomie totale dans le Grand Nord canadien ?


Mathieu Blanchard — « Cette Yukon a été l’expérience la plus difficile de ma vie. Une aventure qui m’a profondément marqué, physiquement et mentalement. J’ai parfois été à la limite de problèmes graves. Il y a eu des moments, seul dans mon sac de couchage, où je me suis réellement vu mourir. Ma détermination, et sans doute aussi mon côté trop têtu, m’ont poussé à retarder le moment d’appuyer sur le bouton SOS de notre système de communication satellite.

Avec le recul, je me dis : “Mais p****, tu as été c***. Ta vie est plus importante que cette aventure.” Mais c’est ma personnalité. J’aime expérimenter, me mettre en danger. À l’arrivée, je me suis dit “plus jamais”. Et un an plus tard, j’ai ressorti la pulka… »

En 2025, Mathieu Blanchard a remporté une course extrême de 625 km en autonomie dans le Grand Nord Canadien retracée dans un film, L'Appel du Silence.
Le film de 50 minutes retraçant la Yukon Arctic Ultra (Canada) part en tournée avec des avant-premières immersives prévues au Grand Rex à Paris (8 mars), au CGR Bordeaux (9 mars), au CGR Toulouse (10 mars), à l’Amphi 3000 de Lyon (11 mars), au Pathé Annecy (12 mars) et à la Salle Métropole de Lausanne (13 mars).

Une autre aventure polaire se profile ?

« Oui car dès le départ, la Yukon Arctic n’était pas un one-shot dans ma tête. J’ai un projet que j’appelle le Glacial Odyssey Project qui, si tout se déroule bien, va s’échelonner sur les cinq prochaines années. L’objectif est de monter en compétences pour réaliser des aventures en grand froid de plus en plus ambitieuses, en termes d’engagement et de distance. Ce projet comptera quatre courses et un projet off. »

Dis-nous en plus sur ton projet d’odyssée glaciale Mathieu Blanchard…

En 2025, Mathieu Blanchard a remporté une course extrême de 625 km en autonomie dans le Grand Nord Canadien retracée dans un film, L'Appel du Silence.
©rising.story_@mathisdecroux_Yukon_2025

« J’aimerais participer à l’Iditarod Trail Invitational, en Alaska. C’est la plus longue course d’ultra au monde : 1 000 miles, soit 1 600 km, disputés en février, le mois le plus froid de l’année, sur l’itinéraire de la célèbre course de chiens de traîneaux. C’est une épreuve très sélective, avec seulement 30 dossards. Avant de postuler au format 1 000 miles, il faut suivre un long processus. Il faut d’abord terminer la version 350 miles (500 km), qui requiert elle-même d’avoir participé à deux courses polaires listées par l’organisation.

Parmi elles, la Yukon que j’ai déjà courue, et la Lapland Arctic Ultra en Laponie, organisée par la même équipe. Je vais justement participer à cette course en Suède, début mars, sur le format 500 km. L’idée est ensuite de postuler pour l’Iditarod 500 km en 2027, puis, si tout se passe bien, de tenter le 1 000 miles en 2028.

Rien n’est garanti, car il existe une forme de loterie que je ne maîtrise pas encore totalement. Le fil conducteur de ces courses polaires, c’est un grand rêve : un off pionnier, au pôle Nord ou au pôle Sud, car il reste encore des choses jamais tentées dans ces zones extrêmes. »

Le grand froid t’attire donc particulièrement…

« Oui, parce que la courbe de progression y est beaucoup plus longue que dans les autres sports d’endurance. Il faut expérimenter, comprendre comment évoluer dans le froid, comment utiliser le matériel. Tout cela est complexe et demande beaucoup de temps sur le terrain. Je suis heureux de pouvoir travailler cette année sur l’amélioration du matériel et de capitaliser sur tout ce que j’ai appris au Canada. »

Ton film évoque Jack London. Est-ce ton auteur préféré ?

« Oui. Le titre est un clin d’œil assumé à L’Appel de la forêt, l’une de mes grandes sources d’inspiration. C’est un livre qui m’a marqué adolescent par sa violence. Je l’ai relu récemment et je le trouve toujours aussi puissant. J’aime ce chien, Buck, ultra-sédentaire et confortable, qui retrouve peu à peu un instinct primaire et sauvage, et apprend à se débrouiller seul dans la nature.

Je fais le parallèle avec l’homme. Nous sommes de plus en plus sédentaires, mais il reste en nous quelque chose de profondément ancré qui nous permet d’être en accord avec la nature et d’y survivre. Pouvoir expérimenter cela moi-même, à l’image de Buck, a été une expérience folle. »

En 2025, Mathieu Blanchard a remporté une course extrême de 625 km en autonomie dans le Grand Nord Canadien retracée dans un film, L'Appel du Silence.
©rising.story_@mathisdecroux_Yukon_2025

Retrouver son instinct sauvage, lutter pour survivre dans des conditions hostiles, est-ce cela qui te motive ?

« Oui, en gardant à l’esprit qu’on ne peut jamais tout maîtriser. Quand on me demande si je suis prêt, je réponds toujours : absolument pas. Il est impossible d’être prêt pour survivre à -40 °C sur 600 km. J’aime le côté expérimental, l’incertitude. Cela crée une dynamique extrêmement enrichissante. Les situations auxquelles on ne peut pas vraiment se préparer sollicitent quelque chose de très instinctif, au fond du cerveau, qui permet de s’adapter à l’instant T. C’est fascinant de se dire : comment se fait-il que je sache gérer une situation que je n’ai jamais apprise ? »

Après la Yukon, tu as enchaîné sur la célèbre course au large, la Transat. Tu as dit pendant cette traversée de l’Atlantique : « Il y a des aventures qui nous bousculent, qui nous brisent, mais qui nous recousent autrement. » En quoi cette Transat t’a-t-elle “recousu” ?

« Ce que je fais inquiète souvent mes proches et mes partenaires. On me dit : “Mat, tu nous fais peur. Si tu te plantes, si tu te blesses, tu ne pourras plus être athlète professionnel.” Ce que j’essaie d’expliquer, c’est que oui, je me brise sur ces aventures, physiquement et mentalement. Mais j’ai compris que le corps et l’esprit sont extrêmement résilients. Derrière, je me reconstruis beaucoup plus fort qu’avant, car je challenge mon corps dans des dimensions totalement différentes de celles du trail. Explorer d’autres univers me permet de mobiliser mon corps autrement.

Par exemple, la préparation pour une course polaire me rendra plus puissant sur les phases de marche en ultra-trail. Il y a aussi l’aspect mental, fondamental. Un 100 miles ne me fait plus peur aujourd’hui. En revanche, partir sur une Yukon ou une Transat, c’est retrouver la peur, l’incertitude, la nécessité de puiser dans ses ressources mentales.

Tout cela “muscle” le cerveau et rend plus fort. Et si je reviens plus fort, je serai un meilleur compagnon pour ma compagne, un meilleur fils pour mes parents, et un meilleur athlète pour mes partenaires. C’est ainsi que je vois les choses, et en cela que ces aventures me brisent et me recousent. »

Mathieu Blanchard a participé à la dernière course au large Transat L'or en compagnie du skippeur Conrad Colman. ©Jean-Marie Liot / Alea)
Mathieu Blanchard a participé à la dernière course au large Transat L’or en compagnie du skippeur Conrad Colman. ©Jean-Marie Liot / Alea)

Pendant la Transat, on t’a vu courir 6 km sur le bateau. Plutôt cocasse…

« Il faut savoir qu’un monocoque est en gîte, c’est-à-dire incliné à 30 degrés. Impossible de tenir debout. Pour moi qui suis habitué à la liberté du mouvement, c’était l’une des choses les plus dures sur cette Transat. On était assis en permanence. Un ou deux jours, nous avons eu des conditions très rares, ce qu’on appelle la “pétole” : mer plate, bateau à l’horizontal. J’en ai profité pour bouger sur les quelques mètres carrés disponibles. Pour le côté fun, j’ai lancé Strava, comme si je courais autour d’un canapé dans un salon. »

Le Mathieu Blanchard d’aujourd’hui est-il plus aventurier que traileur ?

« On me pose souvent la question, et il m’est difficile de trancher. La définition la plus simple, c’est “athlète aventurier”. Athlète, parce que je dédie ma vie au sport et à la performance. Aventurier, parce que cela ouvre un état d’esprit : sortir du cadre, se confronter à ses certitudes. »

Séance sur ses terres natales, dans les Alpilles pour Mathieu Blanchard, en l'objectif du photographe Albin Durand.
Séance sur ses terres natales, dans les Alpilles pour Mathieu Blanchard, dans l’objectif du photographe Albin Durand.

T’ennuierais-tu à ne faire que du trail ?

« Oui, clairement. J’aime trop interagir avec des milieux naturels variés, aller plus loin, comprendre comment retrouver des ressources physiques et mentales au-delà des premiers signaux d’abandon. Je suis aussi passionné par toute la phase de préparation.

Une équipe entière s’implique avec moi, et ce lien social est essentiel dans un sport pourtant très individuel. J’aime aussi développer des produits innovants avec mes partenaires, cela stimule la créativité. Tout cela crée une dynamique de carrière qui va au-delà de la simple performance sur les courses, ce qui m’enlève du poids sur les épaules. Cela m’apporte une grande sérénité et une force mentale solide, et me permet d’être dans une quête de longévité importante à mes yeux.

As-tu des objectifs en trail cette année ?


« Je ne me suis pas encore fixé. Je ferai le point après mon ultra en Suède. J’ai bien sûr envie de revenir à l’UTMB, mais aussi de découvrir les Templiers et la SaintéLyon, deux courses mythiques où je ne suis encore jamais allé, et bien sûr de retourner à La Réunion. Voilà pour les « grandes briques » disons, qui restent à affiner, avec des courses préparatoires autour bien sûr. »

En 2024, Mathieu Blanchard a remporté la Diagonale des Fous pour sa première participation.
©Pascal Meynier

Cette Diagonale des Fous, c’est ta course préférée ?


« Oui, clairement. J’ai couru un peu partout dans le monde mais la Diagonale a quelque chose en plus. Son parcours extrêmement varié, sa météo contrastée et surtout cette ambiance pure portée par les locaux. Ma victoire a eu une saveur très particulière, un mois et demi après mon abandon à l’UTMB. J’en ai peu parlé, mais cet échec m’avait profondément affecté. Réussir à me remobiliser si vite après un épisode dépressif m’a beaucoup aidé à regagner confiance. Nous finalisons d’ailleurs un film sur cette courbe émotionnelle, faite de hauts et de bas entre UTMB et Diagonale, pour montrer comment on se reconstruit après un échec. »

Parmi tes souvenirs forts, il y a aussi ton UTMB 2022, conclu à la 2e place juste derrière Kilian Jornet…


« Oui, croiser le fer avec Kilian pendant une cinquantaine de kilomètres, lui dont la carrière et les livres m’ont donné envie de faire du trail, reste un souvenir majeur. Mais j’ai aussi beaucoup d’autres moments marquants, comme le Marathon des Sables en Jordanie, partagé avec mon petit frère Luca, amputé à la suite d’un accident de la route.

Pendant cette traversée, il m’a confié : “Mat, au fond de moi, je rêve peut-être un jour de devenir athlète paralympique en snowboard, mais je n’ose pas à cause des études, du cadre, etc.…” Je lui ai répondu : prends le risque, arrête tout et fonce. Il a eu le courage de le faire. C’était en 2022.

Aujourd’hui, il porte la combinaison de l’équipe de France de snowboard et a de grandes chances de participer aux prochains Jeux olympiques. Quand je vois où il en est aujourd’hui, cette discussion dans le désert prend une dimension encore plus forte. »

En 2022, Mathieu Blanchard est entré dans une autre dimension en terminant deuxième de l'UTMB derrière Kilian Jornet.
Chamonix 2022, deuxième derrière Kilian Jornet. Une autre dimension… ©Paul Brechu-UTMB.

Au fait, Mathieu Blanchard, comment as-tu débuté la course à pied ?


« De façon très banale, en 2014. J’avais 26 ans et je venais d’arriver au Canada pour une opportunité professionnelle comme ingénieur. J’étais un peu à la ramasse physiquement après les années d’école d’ingénieur. J’ai commencé, comme beaucoup, par de petits joggings pour perdre quelques kilos et retrouver du souffle pour monter les escaliers du métro. Et là, ça a été un véritable coup de foudre, quelque chose qu’on ne contrôle pas.

La course à pied est vite devenue un mode de vie. J’ai d’abord couru sur route pendant trois ans, plusieurs marathons, avant de découvrir le trail en 2016 sur l’Ultra-Trail Harricana, au Québec, un 80 km que j’ai terminé moins fatigué qu’un marathon. Depuis, je suis rarement revenu sur la route… »

On t’a justement revu sur marathon en 2023 à Paris, avec un record en 2h22. Comptes-tu revenir sur la distance ?


« À Paris, ma préparation était un peu bancale et le parcours pas vraiment roulant. Oui, j’ai envie de revenir sur marathon, par curiosité, pour voir jusqu’où je peux aller sur cette distance. J’y pense pour la fin d’année d’ailleurs, peut-être à Valence, avec une vraie préparation de trois mois et l’objectif de passer sous les 2h20. »



La mythique SaintéLyon lance officiellement sa 72e édition. Les inscriptions ouvrent le 17 mars 2026 à 13 h, avec 20 000 dossards disponibles pour ce monument du trail et de la course nature en France. Un rendez-vous incontournable pour les coureurs, programmé les 28 et 29 novembre 2026 entre Saint‑Étienne et Lyon.

Chaque année, la SaintéLyon attire un nombre impressionnant de passionnés. Lors de l’édition précédente, 15 000 dossards grand public ont été attribués en seulement quelques heures. Plusieurs épreuves avaient même rapidement affiché complet, dont la SaintéLyon 80 km, avec ses 7 500 participants, mais aussi la SaintExpress et la SaintéSprint.

Pour 2026, le principe reste le même : premiers arrivés, premiers servis, dans la limite des dossards disponibles pour chaque course (hors dossards solidaires et offres entreprises). Les amateurs de trail hivernal devront donc se montrer rapides pour garantir leur place sur l’une des épreuves de ce week-end unique.

Les meilleurs traileurs déjà au rendez-vous

Casquette a remporté trois fois d'affilée la Lyon-SaintéLyon (156 km).
©DR

Comme chaque année, la compétition attire les meilleurs spécialistes français de trail. Parmi ceux qui ont déjà inscrit la date dans leur calendrier figurent notamment Baptiste Chassagne, Thomas Cardin et Alexandre Boucheix, plus connu sous le surnom de Casquette Verte.

Avec un plateau sportif relevé et des milliers de coureurs amateurs prêts à affronter la nuit et le froid, la SaintéLyon 2026 pourrait bien battre de nouveaux records de participation. Une chose est sûre : les dossards devraient encore partir très vite



Avec la Terrex Agravic GTX, la marque allemande propose un modèle clairement orienté trail technique, conçu pour évoluer sur des sentiers exigeants tout en offrant protection et confort.

Dotée d’une membrane GORE‑TEX, cette chaussure imperméable se destine surtout aux sorties d’entraînement à allure modérée, sur moyennes et longues distances, lorsque les conditions deviennent difficiles.

Dès les premières foulées, la sensation de sécurité est évidente sur les sentiers boueux ou tortueux. Malgré son orientation technique, la chaussure offre un confort appréciable, notamment grâce à un amorti talon efficace en descente sur surfaces dures. La sensation de moelleux est bien présente, sans pour autant nuire au dynamisme global.

Relance tonique et accroche efficace

Adidas Terrex Agravic GTX, une paire garantie tous risques !

La semelle intermédiaire absorbe correctement les chocs sur les sols fermes tout en conservant une relance étonnamment tonique vers l’avant. Cette réactivité ne génère pas d’instabilité : la chaussure s’adapte bien aux dévers et accompagne la foulée sans provoquer de déséquilibre.

Côté accroche, la semelle extérieure développée avec Continental se montre particulièrement efficace. Ses crampons de 4 mm offrent une excellente adhérence sur l’herbe mouillée, les rochers glissants ou encore la boue collante. Autre bon point : la terre ne s’accumule pas sous la semelle, ce qui permet de conserver une traction constante.

Une bonne protection contre l’humidité

Adidas Terrex Agravic GTX, une paire garantie tous risques !

Bonne surprise également du côté de la membrane GORE-TEX, qui ne donne pas l’impression d’étouffer le pied. Elle protège efficacement contre l’humidité matinale et les passages dans les flaques profondes. La cheville reste bien isolée de l’eau, un vrai plus lors des sorties hivernales.

Enfin, les pare-pierres, discrets mais efficaces, renforcent la protection à l’avant du pied. Dans les passages en pierriers, le pied reste bien protégé sans compromettre la souplesse globale de la chaussure.

Au final, cette Adidas Terrex Agravic GTX s’impose comme un modèle fiable et polyvalent, combinant confort, accroche, protection et durabilité pour affronter sereinement les terrains techniques.

Verdict du test et infos techniques

Amorti : 18/20 Accroche : 18/20 Confort : 18/20 Souplesse : 18/20 Stabilité : 18/20

Les + : protection, accroche, confort, durabilité
Les – : RAS

Utilisation : entraînement et trail sur sentiers très techniques, moyennes et longues distances.
Poids : 295 g en 42,5 – Drop : 8 mm – Prix : 160 €



La marque japonaise annonce le retour de son programme « ASICS Trail Adventure », une initiative qui permet à des passionnés de trail de concrétiser leur rêve d’aventure en pleine nature. Deux nouveaux gagnants seront sélectionnés pour vivre une expérience unique, avec un projet de trail entièrement financé et accompagné par la marque.

Avec le concours ASICS Trail Adventure, l’équipementier encourage les coureurs à explorer davantage la course en pleine nature. Les deux participants retenus bénéficieront d’un financement complet pour leur projet, comprenant le voyage, l’hébergement et la logistique.

L’objectif du programme est double : permettre à des coureurs de vivre une aventure exceptionnelle tout en mettant en lumière les bienfaits du trail, entre découverte de nouveaux sentiers, immersion dans la nature et partage avec la communauté.

Comment participer à ASICS Trail Adventure

La marque lance donc un appel à candidatures ouvert à tous les niveaux, du coureur débutant au traileur expérimenté de plus de 18 ans.

Pour participer, il faut remplir le questionnaire de candidature sur la plateforme OneASICS jusqu’au 19 mars 2026.

Pays éligibles : France, Spain, United Kingdom et Germany.

Période de l’aventure : au printemps ou au début de l’été 2026, au plus tard en juillet.

Le projet des gagnants sera également documenté par la marque, afin d’inspirer d’autres coureurs à se lancer dans leur propre aventure trail.



À 37 ans, Émilie Mullier mène une double vie à cent à l’heure : gestionnaire immobilière à Berlin le jour, athlète d’endurance hors normes dès l’aube. Marathonienne passionnée, triathlète longue distance, globe-trotteuse insatiable, cette Française expatriée en Allemagne repousse sans cesse ses limites grâce à une discipline de fer et une passion viscérale pour le sport d’endurance.

Émilie Mullier est une bigorexique assumée. Chaque matin, son réveil sonne à 4h30. Au programme : musculation, vélo, natation, home trainer, tapis de course… Un enchaînement calibré comme une préparation marathon de haut niveau. Après une sortie avec ses chiens et un solide petit-déjeuner, elle entame sa deuxième journée : la gestion de 75 appartements en location à Berlin. Entre états des lieux, visites et imprévus, le rythme est soutenu.

Le soir, place à une nouvelle séance d’entraînement running ou vélo, pour relâcher la pression. « J’ai besoin de quatre à six heures de sport par jour. Sans mes endorphines et mon adrénaline matinales, je ne suis pas aussi efficace au travail. Le sport dope mon cerveau. »

Une vraie machine, surnom que ses amis lui donnent volontiers. Vingt heures de sport par semaine, un planning digne d’une athlète professionnelle, des nuits courtes – mais des micro-siestes – et une vie intense qu’elle ne troquerait pour rien au monde. Vivre chaque jour comme si c’était le dernier, viser plus haut, dépasser sans cesse ses limites… ainsi va la vie d’Émilie.

41 marathons dont deux fois les World Marathon Majors

Emilie Mullier, 37 ans, a couru deux fois le circuit des World Marathon Majors.

Grâce au sport, cette Limougeaude a découvert le monde. Work-run-travel – le nom de son compte Instagram – est son tiercé gagnant. Depuis son premier marathon à Berlin en 2016, tout est allé crescendo, avec une accélération fulgurante après la Covid. Son CV laisse bouche bée : 41 marathons au compteur, dont un record personnel en 3h07’ établi à Séville en 2023. En 2025, elle a couru 11 marathons, entre 3h10 (Amsterdam) et 3h27’ (Luxembourg).

Dans le lot figurent les World Marathon Majors, doublés. À 36 ans, c’est la seule et la plus jeune marathonienne au monde à avoir terminé deux fois la série– Tokyo, Londres, Boston, Berlin, Chicago et New York – et le petit dernier de la bande, Sydney, couru l’été dernier.

En 2024, elle a même enchaîné Boston et Londres à six jours d’intervalle, malgré une bonne « crève » due à la climatisation dans l’avion. Une machine, on vous dit. Ou une « tarée », comme aime la surnommer son frère.

Plus haut que dans ses rêves

Emilie Mullier, 37 ans, vise un double Ironman à 7 jours d'intervalle, avec 32 heures de décalage horaire ce printemps.

Enfant, Émilie était plutôt explosive et touche-à-tout, passant de l’équitation au badminton, sans oublier le football. Lorsqu’elle chausse une paire de baskets en 2015, sans autre ambition qu’équilibrer sa jeune vie professionnelle à Berlin, elle raconte ne pas avoir tenu plus de deux minutes.

Persévérance et résilience l’ont pourtant emmenée bien plus haut qu’elle ne l’aurait imaginé. Pas d’entraîneur – mais un coach sportif qui assure sa préparation nutritionnelle et mentale – ni de club. Seulement des conseils glanés sur la toile et une insatiable force de travail.

« Je ne pense pas avoir de prédispositions particulières. Mon endurance au travail m’a beaucoup aidée à construire mon endurance sportive. En dix ans, ma fréquence cardiaque est passée de 72 bpm au bureau à environ 44 bpm. Et en dormant, je descends parfois à 36 bpm », détaille la compétitrice.

Les Super Half en famille

Emilie Mullier a entraîné ses parents à courir la série des Super Halfs en Europe.

Une passion qu’elle transmet volontiers autour d’elle, à commencer par sa propre famille. Ses parents, coureurs depuis toujours, ont épinglé leurs premiers dossards à l’aube de la soixantaine, invités par leur fille à mêler effort et tourisme sur les six Super Half. « Mon père a couru son premier semi-marathon à Berlin en 2019 en 1h50’, à 59 ans. À Cardiff l’an dernier ma mère a terminé en 1h43’ à 62 ans ! ». Grisant.

Car si Émilie vise les étoiles, le sport reste avant tout une source d’enrichissement personnel. « J’ai rencontré des gens partout. Beaucoup sont devenus des amis parce que ce que l’on vit dans l’effort crée des liens indéfectibles. Je pense à Maïs, mon meilleur ami, rencontré à Tokyo en 2019. Depuis, nous avons déjà couru douze marathons ensemble, et c’est loin d’être fini ! »

Sa propension naturelle à créer du lien l’a d’ailleurs menée à croiser la route de la légende Eliud Kipchoge en personne, ainsi que de l’impressionnante Américaine Ashley Paulson, ultra-marathonienne et triathlète de l’extrême, qu’elle admire tant.

Ironman : cap sur les championnats du monde

Emilie Mullier, 37 ans, vise un double Ironman à 7 jours d'intervalle, avec 32 heures de décalage horaire ce printemps.

En 2022, elle bascule dans le triathlon. Premier Ironman 70.3 en 5h34’, premier full l’année suivante (Émilie-Romagne) en 11h23’, quinzième chez les femmes. « Une personne m’a dit : “Vous ne vous rendez pas compte, avec ce chrono, il faut tenter le tirage au sort pour les mondiaux.” Apprendre le lendemain que j’étais qualifiée pour les championnats du monde de Nice reste l’un de mes grands souvenirs. »

En 2024, sur la Promenade des Anglais, elle termine sur les rotules, en 13h27. « Le dénivelé à vélo m’a littéralement tuée, je n’y suis pas habituée. Je n’avais plus de jambes sur le marathon, que je termine, en piochant comme jamais, en 4h10’. J’ai perdu sept kilos sur l’épreuve ; heureusement que j’avais anticipé avec une bonne recharge, en prenant 4,5 kilos dans les dix jours précédents et en buvant 6 litres par jour », raconte l’Ironwoman que rien ne semble pouvoir arrêter.

Objectif Hawaï : deux Ironman en sept jours

Emilie Mullier, 37 ans, vise un double Ironman à 7 jours d'intervalle, avec 32 heures de décalage horaire ce printemps.

Désormais, un rêve l’obsède : Hawaï, le graal ultime, particulièrement inaccessible. Son plan d’attaque est prêt pour 2026. Pour décrocher son ticket, Émilie vise un enchaînement inédit en juin prochain : deux Ironman 140.6 en l’espace de sept jours.

D’abord Hambourg, championnat d’Europe, puis Cairns, en Australie, le week-end suivant, avec 32 heures de vol et huit heures de décalage horaire entre les deux épreuves. Boucler chacune autour de 12 heures serait son idéal. Elle met déjà tout en œuvre pour s’en rapprocher et s’est ajouté Copenhague en août pour tripler ses chances de qualification.

Déjà 11 marathons planifiés

En parallèle de ses vingt heures d’entraînement hebdomadaires, pour se préparer – autant que se faire plaisir – Émilie poursuit sa « série marathon ». Onze dossards sont déjà réservés, dont Sydney (coup de cœur 2025) pour boucler deux fois les sept Abbott, mais aussi Cape Town, futur 8eme « major »qu’elle découvrira fin mai, avec son frère Tom et un petit safari au parc Kruger en prime.

Et après ? Le défi ultime – sept marathons en sept jours sur sept continents – trotte dans un coin de sa tête. A 40 000 euros le dossard, l’athlète est à la recherche de sponsors pour l’accompagner dans ce projet fou, qu’une seule Française, Stéphanie Gicquel. a pour l’instant mené à son terme. À suivre…



La fréquence cardiaque est devenue pour de nombreux coureurs un repère central de l’entraînement running. Le problème ne vient pas de la donnée cardio elle-même, mais de la manière dont elle est interprétée, absolutisée ou utilisée hors contexte. Résultat : séances mal calibrées, progression freinée, stagnation en endurance, voire véritables erreurs stratégiques en préparation marathon ou semi-marathon. Décryptage avec Michel Armandy, de la Run Academy.

« Plus ma fréquence cardiaque est basse, meilleur est mon niveau »

Une fréquence cardiaque basse au repos ou à allure donnée, n’est pas un marqueur fiable de performance. Car cette donnée dépend de nombreux facteurs indépendants du niveau réel. On peut citer la génétique, l’âge, l’état de fatigue, la qualité du sommeil, le niveau stress ou d’hydratation.

Ainsi, deux coureurs peuvent évoluer à la même allure avec des fréquences cardiaques très différentes sans qu’il y ait supériorité physiologique.

En running, ce qui compte n’est pas la valeur absolue, mais sa cohérence dans le temps et son évolution en lien avec l’allure et la perception de l’effort.

« Il existe une fréquence cardiaque idéale pour une allure donnée »

La fréquence cardiaque n’est pas une donnée mécanique. C’est une réponse physiologique à un stress. À allure identique, elle varie selon la température, le vent, le dénivelé ou encore l’état d’hydratation.

Ajuster son allure uniquement pour rester dans une zone d’entraînement prédéfinie est une erreur fréquente chez les coureurs. Une séance bien calibrée peut présenter des valeurs cardiaques différentes d’un jour à l’autre sans perdre sa pertinence physiologique.

La fréquence cardiaque ne doit pas être vue comme une valeur absolue, mais intégrée dans une approche globale et intelligente de l’entraînement.
©Oulaphone-AdobeStock

« La fréquence cardiaque maximale se calcule avec une formule »

Les formules du type 220 – l’âge reposent sur des moyennes statistiques et n’ont aucune valeur individuelle fiable.

À âge égal, deux coureurs peuvent présenter des fréquences cardiaques maximales séparées de plusieurs dizaines de battements par minute. Utiliser une FC max théorique – comme fournit par les montres cardio-GPS – expose au sous-entraînement chez certains, à la sur-sollicitation chez d’autres, à un mauvais calibrage des zones d’intensité.

La seule fréquence cardiaque maximale réellement exploitable est celle mesurée en conditions proches du maximum réel (test terrain, compétition), puis interprétée avec discernement.

« L’endurance fondamentale correspond à une valeur cardiaque précise »

L’endurance fondamentale n’est pas un chiffre, mais un état physiologique. Elle correspond à une intensité permettant : une prédominance du métabolisme aérobie, une respiration confortable, une faible dérive cardiaque, une perception de l’effort durablement basse.

Chez certains coureurs, elle se situe autour de 65 % de la FC max ; chez d’autres plus près de 75 %. Imposer une limite rigide conduit soit à courir trop lentement (avec une perte de qualité mécanique), soit à transformer une séance facile en effort inutilement exigeant.

« Une dérive cardiaque traduit forcément une mauvaise forme »

La dérive cardiaque — augmentation progressive de la fréquence cardiaque à intensité stable — est un phénomène normal lors des efforts prolongés, notamment en sortie longue ou en conditions chaudes.

Elle est influencée par la déshydratation, le stress thermique, la durée de l’effort et l’état de fatigue. Ce n’est pas sa présence qui pose problème, mais son amplitude, sa précocité, son association à une baisse d’allure ou à une dégradation des sensations.

Une dérive modérée en fin de sortie longue est souvent physiologique. Une dérive rapide et marquée peut révéler une intensité mal ajustée ou un déficit de récupération.

©Vincent Lyky

« En compétition, il faut absolument respecter ses zones cardio »

Le jour d’une course (10 km, semi-marathon, marathon), la fréquence cardiaque est influencée par l’adrénaline, l’émotion et les conditions extérieures. Elle met aussi du temps à se stabiliser.

Se brider uniquement sur la base des zones cardio conduit souvent à une allure trop prudente. En compétition, l’allure cible, la respiration et la perception de l’effort constituent des repères plus fiables. La fréquence cardiaque devient alors un outil d’analyse a posteriori, utile pour décrypter la stratégie adoptée.

« Plus je surveille ma fréquence cardiaque, mieux je m’entraîne »

Une dépendance excessive aux données cardio peut entraîner une perte de sensations. Les coureurs expérimentés savent identifier leurs intensités (endurance, seuil, fractionné) sans consulter en permanence leur montre GPS.

La fréquence cardiaque est pertinente lorsqu’elle confirme une sensation. Elle devient contre-productive lorsqu’elle s’y substitue totalement.

©Amazfit

« La fréquence cardiaque est l’outil le plus précis pour piloter l’entraînement »

La fréquence cardiaque présente une inertie physiologique : elle réagit avec retard aux variations d’intensité. Elle reste également sensible à de nombreux facteurs externes.

Pour les intensités élevées (fractionné, VMA, travail au seuil), l’allure, la puissance ou les sensations sont souvent plus discriminantes.

En revanche, la fréquence cardiaque conserve une grande valeur. Notamment pour le suivi de la charge globale d’entraînement, l’évaluation de la récupération ou encore la détection d’un état de fatigue ou de surentraînement.

Ce qu’il faut retenir

La fréquence cardiaque est un outil précieux pour analyser le coût physiologique d’un effort et identifier des tendances dans un programme d’entraînement. Mais parce qu’elle est strictement individuelle et multifactorielle, elle doit être utilisée avec prudence lorsqu’il s’agit de calibrer précisément les séances.

Elle prend tout son sens lorsqu’elle est croisée avec l’allure, la perception de l’effort, la respiration et le contexte global (fatigue, chaleur, récupération). Cette donnée ne doit pas être vue comme une valeur absolue, mais intégrée dans une approche globale et intelligente de l’entraînement.