Disparu du calendrier depuis 2019, le Marathon du Mont-Saint-Michel s’apprête à renaître en 2027. L’Établissement public national du Mont-Saint-Michel a choisi Playground pour organiser cette nouvelle édition, ainsi que celles de 2028 et 2029.
L’épreuve mythique, qui avait notamment relié Cancale au Mont-Saint-Michel, avait connu son apogée avec près de 5 000 coureurs et 100 000 spectateurs. Pour son retour, l’ambition est de redonner au marathon une dimension internationale tout en respectant les enjeux environnementaux liés à la préservation de la baie.
Le futur parcours est encore en cours d’élaboration avec les communes concernées. Une particularité est déjà annoncée : contrairement aux anciennes éditions, le nouveau Marathon du Mont-Saint-Michel devra se dérouler entre le 1er novembre et le 31 mars, afin de contribuer à l’attractivité touristique du site en basse saison. La date de l’édition 2027 n’a pas encore été communiquée
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/03/MARATHON-Mont-Saint-MichelGROMIK-737-845x684-1.jpg684845La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-09-09 07:45:002026-09-08 22:03:44Playground organisera le retour du Marathon du Mont-Saint-Michel en 2027
Le Marathon et le Semi de Paris 2027 inaugurent l’ère Cadence Running United après de 30 ans sous la houlette d’ASO. Dates, tirage au sort, tarifs, système officiel de revente : les premières annonces ont été dévoilées ce mardi 8 septembre. Les nouveaux parcours quant à eux restent toujours flous.
Après plusieurs mois de silence, Cadence Running United, nouveau concessionnaire choisi par la Ville de Paris, a présenté ce mardi les grandes lignes de ses premières éditions du Marathon de Paris et du Semi de Paris. Ce changement d’organisateur, prévu pour la période 2027-2030, s’accompagne d’une refonte des épreuves.
Premier rendez-vous : le Hoka Semi de Paris, programmé le 7 mars 2027. Quatre semaines plus tard – soit une semaine de moins qu’habituellement –, le 4 avril 2027, le 42.195 km prendra le relais. À l’occasion de sa 50e édition, il devient officiellement l’Asics Marathon de Paris. L’équipementier japonais, partenaire historique depuis 2009, succède à Schneider Electric comme partenaire-titre de l’épreuve reine.
Marathon de Paris 2027 : le tirage au sort est lancé
Fini le principe du « premier arrivé, premier servi ». Les dossards du Marathon de Paris et du Semi de Paris 2027 seront attribués par tirage au sort, système pratiqué par de nombreuses épreuves internationales. C’est le principal changement « annoncé » ce jour.
La période de candidature débute ce 8 septembre à 14 heures et se terminera le 30 septembre à 23h59. Le tirage au sort aura lieu le lendemain, 1er octobre. Les coureurs sélectionnés seront informés par mail et disposeront de 72 heures pour confirmer leur inscription et régler leur dossard.
L’objectif est de mettre fin à la course à la connexion au moment de l’ouverture des inscriptions.
Une inscription possible en groupe de 2 à 6 coureurs
Le nouveau système prévoit également un dispositif baptisé « Esprit d’équipe ». Les candidats pourront se regrouper par équipes de deux à six personnes. Si l’un des membres est tiré au sort, il pourra valider l’inscription de l’ensemble du groupe, chacun courant individuellement le jour de la course. Un moyen de maximiser leurs chances d’être tirés au sort.
Une plateforme officielle de revente
Toutefois, une fois la loterie achevée, un deuxième biais permettra d’obtenir un dossard. Une plateforme officielle de revente de dossards sera mise en place. Ainsi, un tiré au sort qui ne pourrait finalement pas participer pourra ainsi céder son dossard via un circuit officiel, sans passer par une revente entre particuliers.
Les modalités précises de cette plateforme doivent encore être détaillées. Mais le principe doit permettre de sécuriser les transferts et de remettre en circulation des dossards. Combien de dossards justement ? 60 000 pour chaque course, comme en 2026 ? Les jauges maximales n’ont pas été clairement communiquées.
Un dossard à prix unique, 169 euros
Autre changement annoncé : un tarif fixe. Le dossard pour le marathon coûte 169 euros, tandis que celui du semi est proposé à 79 euros. Les licenciés de la Fédération française d’athlétisme bénéficieront toujours d’une réduction de 5 %.
Le système des vagues tarifaires disparaît donc. Jusqu’en 2026, le prix augmentait de 135 à 179 euros, selon la date d’achat. Ce prix unique marque une nouvelle politique pour l’épreuve reine, à un tarif qui reste en deçà de celui pratiqué par les grands marathons internationaux.
En parallèle, le nouveau modèle prévoit des accès à prix réduit. Au total, 2 000 dossards « Passerelle » seront proposés aux bénéficiaires du RSA, de l’AAH, demandeurs d’emploi et étudiants boursiers sur critères sociaux.
1 000 dossards marathon seront proposés à 50 euros, tandis que 1 000 dossards semi seront accessibles à 25 euros. Toutefois, aucune précision n’est apportée sur la mécanique d’attribution dans le cadre de la loterie.
Par ailleurs, les organisateurs maintiennent les dispositifs associatifs. Les « Dossards Engagés » permettront de participer en soutenant une association, en contrepartie d’une collecte minimale de 420 euros pour le marathon et de 210 euros pour le semi.
C’est probablement la principale déception pour les coureurs qui espéraient en savoir davantage ce mardi. Et qui devront encore patienter plusieurs mois. En effet, le nouveau parcours du Marathon de Paris ne sera dévoilé qu’au début de l’année prochaine. Cadence annonce toutefois que ce futur tracé s’inscrira dans la continuité du précédent, et dans la durée.
En dehors de la zone départ-arrivée, Champs-Élysées-avenue Foch, le détail des 42 km n’est pas connu. Plusieurs rumeurs évoquent un passage sur la rive gauche qui marquerait une évolution, mais reste soumise à la décision de la Préfecture de Police de Paris, réticente jusqu’alors. Seul un slogan ; « la joie court les rues » promet une « belle fête » pour la 50e édition du printemps prochain.
La philosophie sera différente pour le Hoka Semi de Paris, 34e du nom. Son parcours sera également dévoilé début 2027, soit à quelques semaines seulement de l’échéance… Il évoluera au cours des quatre prochaines éditions afin de faire découvrir progressivement différents arrondissements comme Vaugirard, Etoile ou encore Belleville. Une nouvelle signature révèle de cette ambition : « Courons Paris Autrement ».
Médaille et tee-shirt finisher deviennent optionnels
Cadence Running United s’engage par ailleurs à poursuivre la réduction de l’impact environnemental entamée par le précédent concessionnaire. Pas d’objectif précis annoncé ce jour, mais une première mesure dévoilée : la médaille, gratuite, et le tee-shirt finisher, payant, seront désormais proposés en option lors de l’inscription. L’objectif est de limiter la production d’objets qui ne sont pas nécessairement souhaités par tous les participants.
Dernier point évoqué : un objectif de taille, tendre vers la parité femmes-hommes d’ici 2030 sur le marathon. La proportion de femmes au départ est déjà passée de 25 % en 2022 à 33 % en 2026. Le nouvel organisateur souhaite donc accélérer cette progression en encourageant les femmes à se lancer sur 42.195 km.
Reste une question : comment atteindre cet objectif dans un système où tous les dossards passent désormais par une loterie intégrale ? Pour l’heure, pas d’annonce sur un mécanisme spécifique destiné à favoriser la participation féminine.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/02/Marathon-de-Paris-A.S.O._Morgan_Bove.jpg534800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2026-09-08 12:08:002026-09-17 15:48:33Marathon et Semi de Paris 2027 : la loterie est lancée
Le Salomon EcoTrail Paris s’offre une première pour son édition automnale. Le 17 octobre prochain, les trois courses au programme — 80, 50 et 20 km — s’achèveront à l’Hippodrome ParisLongchamp, dans l’ouest parisien.
Pour cette première édition en octobre, organisée sur une seule journée, l’épreuve explore de nouveaux territoires franciliens. Le 80 km partira de l’Île de loisirs de Cergy-Pontoise, tandis que le 50 km s’élancera du Domaine national du Château de Saint-Germain-en-Laye et le 20 km des Haras de Jardy. Tous les parcours convergeront vers ParisLongchamp, où les coureurs franchiront la ligne d’arrivée dans un cadre emblématique du sport hippique.
Fidèle à l’ADN de l’événement, cette nouvelle édition entend conjuguer nature et ville, exigence sportive et découverte des territoires franciliens, tout en conservant un engagement écoresponsable. Le Domaine national de Saint-Cloud sera le seul site déjà emprunté lors de l’édition printanière. Les inscriptions sont ouvertes.
À bientôt 70 ans, Dominique Laurent est devenu une figure singulière du marathon français. 228 marathons au compteur, plusieurs défis de dix marathons en dix jours… et toujours une paire de Crocs aux pieds. Dans son troisième livre, il raconte une autre manière de vivre les 42,195 km, où les rencontres comptent davantage que le chrono.
Dans un sas de départ, les regards finissent toujours par descendre jusqu’à ses pieds. Au milieu des paires en carbone dernier cri, ses Crocs détonnent.
Depuis près de dix ans, Dominique Laurent dispute tous ses marathons avec les célèbres sabots en résine. L’idée lui est soufflée par un autre original des pelotons, Jean-Louis Valderrama. Une sortie de cinq kilomètres pour essayer, quelques entraînements supplémentaires, un premier marathon en Alsace… et l’expérience tourne rapidement à l’adoption définitive. « J’ai moins de tendinites, quasiment plus d’ongles noirs et un confort que je compare volontiers à des chaussons. Il faut simplement faire attention aux terrains abrasifs ou boueux », détaille ce Bordelais.
Les Crocs sont devenues sa marque de fabrique. Elles ne racontent pourtant qu’une infime partie du personnage. Car derrière cette silhouette atypique se cache surtout un amoureux inconditionnel du marathon, qu’il considère moins comme une compétition que comme un formidable prétexte à voyager, rencontrer et partager.
Le marathon comme passeport
Tout commence à la quarantaine, par un pari lancé avec un collègue et un premier dossard sur 10 km. « Lui a arrêté. Moi, jamais. » Le virus est immédiat. Pendant une dizaine d’années, Dominique dispute deux marathons par saison avant d’accélérer progressivement le rythme jusqu’à en courir une vingtaine chaque année.
Aujourd’hui, il totalise 228 marathons, auxquels s’ajoutent plusieurs 100 km, dont Millau et Belvès, un Ultra Marin et quelques courses horaires. Son record personnel de 3h31’ (Annecy, 2012) appartient à une autre époque. « Le chrono a peu à peu cédé la place au pur plaisir d’explorer, de transpirer ensemble des aventures chaleureuses. »
Le marathon est devenu son passeport. Nouvelle-Calédonie, Marrakech, Košice, le Loch Ness… Chaque destination est d’abord l’occasion de découvrir un territoire. Cette passion de la découverte nourrit son troisième livre, Mes Crocs et la ligne bleue, mémoires d’un marathonien (presque) ordinaire, dans lequel il rassemble quarante-cinq récits vécus entre son 100e et son 200e marathon.
Décamarathon & Ultra family
Au début des années 2000, Dominique rejoint la communauté Courir le Monde, collectif de passionnés qui parcourt les marathons aux quatre coins de la planète, sous le pseudo Runnindoum. Avec son ami Nono, il découvre ensuite le Club Super Marathon Italia, autour du lac d’Orta. D’abord trois marathons enchaînés. Puis quatre. Puis dix marathons en dix jours. Une révélation.
Ce n’est pas tant le cumul qui le marque que l’atmosphère. Chaque matin, les mêmes visages se retrouvent sur la ligne de départ. Après la course, tout le monde déjeune ensemble, échange ses anecdotes, récupère… avant de recommencer le lendemain. « Plus on est dans l’extrême, plus les athlètes sont humbles, gentils et accessibles. »
Cette même philosophie le conduit récemment à relever un nouveau décamarathon lors du Bretzel Ultra Triathlon, en Alsace. Cette fois avec Vincent, un autre dépasseur de bornes. Dix jours, 421,95 kilomètres en 320 boucles de 1,3 km pour 136h44 d’efforts cumulés. À l’arrivée, les chronos comptent moins que les sourires sur les corps fatigués, parfois strappés, marqués par cette solidarité entre fêlés. Des fêlés ? Plutôt des poètes, corrige malicieusement Dominique.
La fête d’abord
Marathon de Blaye 2017.
Ce qui l’anime, ce sont les courses à taille humaine. Celles où l’on connaît les bénévoles, où l’on échange avec les organisateurs, où le dossard n’efface jamais le prénom. « On y trouve une proximité qui n’existe plus sur les grandes épreuves prises d’assaut en quelques minutes. »
Cette convivialité, il la retrouve aussi sur les marathons festifs qu’il affectionne particulièrement : le Médoc, Blaye, les Côtes chalonnaises — qu’il qualifie volontiers de « meilleure table de France sur 42 kilomètres » — ou encore le Marathon du Beaujolais.
Ces rendez-vous sont aussi l’occasion de retrouver les membres du Club des 100 Marathons, confrérie réunissant les coureurs ayant franchi ce cap symbolique. Parmi eux, Pascal Comte, l’homme aux 1000 marathons, Gilbert Dantzer, alias Jésus, ou encore Jean-Michel Boiron, l’homme aux 400 cent-bornes ; tous des gens très « simples ».
« Et surtout : n’abandonnez jamais ! »
Marathon Pour Tous 2024.
Un dos fragile aurait pu mettre un terme à cette passion dévorante. Deux hernies discales, deux hernies inguinales, trois opérations et plusieurs mois de rééducation… des étapes plutôt que des obstacles. Sa devise ? Amat Victoria Curam : « Le succès sourit à ceux qui se donnent du mal. »
Une autre phrase l’accompagne depuis près de vingt ans. Quelques mots glissés par Alain Mimoun avant le départ du Marathon Nice-Cannes en 2008 : « Et surtout, n’oubliez pas : n’abandonnez jamais ! »
Ces paroles résonnent lors du Marathon pour Tous de Paris 2024. Une lourde chute à Versailles lui coupe le souffle mais Dominique rejoint tout de même les Invalides. Trois jours plus tard, les examens révèlent trois côtes fracturées. Fidèle à son humour, il résumera cette soirée historique d’une formule : « Je suis olympien. Je suis cuit, mais olympien ! Je suis cassé, mais olympien ! »
À bientôt 70 ans, sa liste continue de s’allonger, entre capitales européennes et nouveaux rendez-vous italiens. Son rêve de courir sur les sept continents restera probablement inachevé — il ne lui manque que l’Antarctique, hors budget — mais cela ne semble guère le préoccuper.
« Le marathon m’a offert bien plus que des courses », écrit-il dans son livre. À l’heure où beaucoup traquent les « RP » sur les courses surbookées, carbone aux pieds, lui trace sa route en Crocs, collectionnant les histoires plutôt que les médailles.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/09/Dominique-Laurent-1.jpg576800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2026-09-04 11:46:162026-09-04 11:46:17Dominique Laurent : 228 marathons et toujours des Crocs aux pieds
Le Marathon de Paris et le Semi-marathon de Paris pourraient connaître un changement majeur dans leurs modalités d’inscription en 2027. Selon une information révélée par Ouest-France, les dossards pourraient désormais être attribués via un tirage au sort, mettant fin au principe du « premier arrivé, premier servi » appliqué jusqu’ici.
Ce changement interviendrait alors que les deux courses changent d’organisateur. Après près de trois décennies sous la responsabilité d’Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisation des éditions 2027 à 2030 a été confiée à Cadence Running United par la Ville de Paris.
Contactée à ce sujet, l’organisation n’a toutefois pas confirmé, à ce stade, la mise en place de ce tirage au sort. Les modalités définitives d’inscription restent donc à préciser.
Elles seront dévoilées mardi 8 septembre, à l’occasion d’une conférence de presse organisée à 9h30. Au programme également, la révélation des nouvelles identités des deux courses, en présence et avec la prise de parole de leurs partenaires-titres.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/02/Marathon-de-Paris-A.S.O._Morgan_Bove.jpg534800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2026-09-04 10:31:452026-09-04 10:32:26Marathon et Semi de Paris 2027 : vers un tirage au sort pour les dossards ?
Projeter un chrono sur semi ou marathon est une question centrale pour tout coureur. Un mauvais calibrage de son allure cible peut transformer des mois de préparation en course subie. Autant viser au plus juste !
Définir son potentiel sur une distance que l’on a jamais parcourue n’est pas aisée car il n’existe pas qu’une seule méthode. Entre données physiologiques, modèles mathématiques et sensations de terrain, l’équation est plus complexe qu’il n’y paraît.
Notre coach Michel Armandy a classé les méthodes d’estimation de la plus fiable à la moins fiable, hors test physiologique en laboratoire. Cette méthode est la plus scientifique pour connaître son potentiel physiologique réel mais le protocole étant couteux et peu accessible, nous l’avons écarté de ce « classement » .
1. Test terrain 20 minutes pour estimer le seuil
Principe : courir 20 minutes au meilleur effort régulier possible. On prend ensuite 95 % de la vitesse moyenne pour estimer le seuil fonctionnel.
Exemple : 20’ à 15 km/h → seuil estimé = 15 × 0,95 = 14,25 km/h.
Points forts : méthode simple, reproductible toutes les 4 à 6 semaines. Plus proche du marathon qu’un simple test VMA court, car elle évalue une intensité soutenue.
Points faibles : dépend du pacing, de la motivation et du profil du coureur. Donne une base de seuil, mais ne mesure pas la durabilité marathon.
À partir du seuil estimé, on peut approximer les allures :
Principe : vérifier progressivement si l’on peut tenir son allure marathon cible dans la durée.
Exemples sur quatre semaines : 20’ Z2 + 40’ AM + 10’ retour Z2 // 20’ Z2 + 60’ AM + 10’ retour Z2 // 20’ Z2 + 80–100’ AM + 10’ retour Z2 // semi-test à allure marathon.
Points forts : Meilleure validation terrain. On teste l’allure réelle, la dérive cardiaque, la résistance musculaire, la capacité à s’alimenter, le mental et la récupération.
Points faibles : c’est fatigant. Il faut l’intégrer progressivement. Une sortie réussie ne garantit pas à 100 % la réussite du marathon, mais une sortie ratée donne souvent une vraie alerte.
Fiabilité : très élevée pour valider l’allure marathon.
3. Chrono récent sur semi-marathon
Principe : utiliser un semi couru à fond comme base de projection marathon.
Repères simples :
Profil très endurant : marathon ≈ semi × 2,08 à 2,12
Profil standard : semi × 2,13 à 2,18
Profil peu endurant : semi × 2,20 à 2,30
Points forts : le semi est la distance la plus pertinente pour extrapoler vers le marathon. Il teste déjà le seuil, l’économie et l’endurance.
Points faibles : il ne teste pas complètement le mur du 30e km, la stratégie glucidique et la résistance musculaire longue. Chez les amateurs, les prédictions depuis le semi peuvent rester optimistes si la préparation marathon est insuffisante.
Fiabilité : élevée si le semi est récent et préparé.
4. Méthode de perte de vitesse : 10 km → semi → marathon
Principe : quand on monte en distance, on perd environ 1 km/h entre le 10 km et le semi, puis encore 1 km/h entre le semi et le marathon.
Exemple : 10 km à 16 km/h = semi estimé autour de 15 km/h = marathon estimé autour de 14 km/h.
Points forts : méthode simple, pédagogique, facile à expliquer. Elle raisonne en vitesse réelle, ce qui parle bien aux coureurs et aux coachs.
Points faibles : elle doit être corrigée selon le profil. Un coureur très endurant perdra moins. Un coureur rapide mais peu endurant perdra beaucoup plus, surtout entre semi et marathon.
Ajustement pratique :
Très endurant : 0,6 à 0,8 km/h (10 → semi) / 0,7 à 1,0 km/h (semi → marathon)
Standard : environ 1 km/h / environ 1 km/h
Peu endurant : 1,2 à 1,5 km/h / 1,5 à 2 km/h
Fiabilité : moyenne, mais très utile comme première estimation.
Principe : utiliser un chrono 10 km récent pour extrapoler le marathon.
Repères pour projection marathon
Très endurant : temps marathon ≈ temps 10 km × 4,55 à 4,65
Standard : × 4,70 à 4,85
Peu endurant : × 4,90 à 5,20
Points forts : facile à obtenir. Donne une bonne idée du potentiel aérobie général.
Points faibles : le 10 km est trop court pour prédire seul un marathon. Il surestime souvent le potentiel des coureurs rapides mais peu endurants.
Fiabilité : moyenne à faible si utilisée seule.
6. Formules et calculateurs
Principe : extrapoler une performance d’une distance vers une autre avec une formule mathématique. La plus connue est celle de Riegel : T₂ = T₁ × (D₂ / D₁)^1,06.. Connaissant un temps (T₁) sur une distance (D₁), la formule estime le temps (T₂) sur une nouvelle distance (D₂).
Exemple : un coureur en 50 minutes au 10 km (3 000 secondes) peut prédire sa performance sur semi-marathon. TP₂ ≈ 3000 × (21,1 / 10)^1,06 → environ 1h50. Même logique pour le marathon : TP₂ ≈ 3000 × (42,195 / 10)^1,06 → environ 3h50.
Points forts : simple, rapide, pratique pour comparer les performances.
Points faibles : souvent trop optimiste sur marathon, surtout chez les coureurs amateurs. Les études sur coureurs récréatifs montrent que les modèles simples type Riegel fonctionnent mieux sur le semi que sur le marathon.
Fiabilité : moyenne, à corriger avec l’endurance réelle.
7. Données d’entraînement
Principe : analyser volume hebdomadaire, fréquence des séances, sorties longues, volume à allure marathon, régularité et historique.
Points forts : très important chez les coureurs amateurs. La performance marathon est fortement corrélée au volume, à la régularité et à la spécificité de la préparation.
Points faibles : le volume ne dit pas tout. Deux coureurs peuvent faire 70 km/semaine avec des résultats très différents selon l’intensité, la récupération et l’économie de course.
Sur un bloc de 60 minutes à allure marathon stable, une dérive cardiaque faible se situe autour de 3 à 5 %. Exemple : si le coureur démarre stabilisé à 150 bpm, finir autour de 155 à 157 bpm reste cohérent. Sur une sortie longue de 1h45 à 2h30, il faut être moins strict : une dérive de 5 à 8 % peut rester acceptable, surtout avec fatigue, chaleur ou légère déshydratation. Exemple : de 150 bpm à 158–162 bpm.
Dérive importante : allure trop ambitieuse ou manque d’endurance.
Au-delà de 8 à 10 %, la dérive devient élevée : l’allure marathon est probablement trop ambitieuse ou les conditions faussent l’analyse. Exemple : de 150 bpm à 163–165 bpm ou plus.
Points forts : utile pour vérifier si l’allure marathon est durable. Permet d’identifier une dégradation physiologique à intensité constante.
Points faibles : la FC est influencée par la chaleur, l’hydratation, le stress, le sommeil, la caféine et la fiabilité du capteur…
Fiabilité : bonne comme indicateur complémentaire, insuffisante seule.
Il n’y a pas qu’une seule méthode !
L’idéal pour viser au plus juste est de croiser plusieurs données : réaliser un test de 20’ pour estimer son seuil, en déduire les allures, comparer avec un chrono récent sur 10 km ou semi, vérifier la cohérence avec sa VMA, puis fixer une allure marathon à partir du chrono visé.
Il faut également tenir compte de l’imprécision du GPS et ajouter une correction d’environ +1 % à l’entraînement. Enfin, valider sur des sorties longues avec blocs à allure marathon, tout en contrôlant la dérive cardiaque, l’alimentation et la récupération.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/06/allure-chrono-HOKA_S26_W_SkywardX2_HERO_030.jpg634800Michel Armandyhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngMichel Armandy2026-08-26 08:27:002026-07-28 15:29:13Top 8 des méthodes pour définir son allure sur semi & marathon
Et si une montre GPS n’avait plus besoin d’afficher un look ultra-sportif pour séduire les coureurs ? Avec la Polar Street X, la marque finlandaise prend le contre-pied des codes habituels. Son design épuré évoque davantage une montre connectée du quotidien qu’un instrument d’entraînement. Pourtant, derrière cette esthétique discrète se cache une montre GPS complète, pensée pour le running, le trail et le multisport. Une proposition originale, d’autant plus séduisante qu’elle est affichée à seulement 250 €.
Depuis quelques années, les montres GPS haut de gamme se ressemblent de plus en plus : boîtiers imposants, lunettes épaisses et design très marqué outdoor. Avec la Street X, Polar emprunte une autre voie. Son esthétique plus urbaine permet de la porter aussi facilement au bureau qu’à l’entraînement, sans donner l’impression d’avoir une montre de trail au poignet toute la journée.
Ce choix de design ne se fait pourtant pas au détriment des performances. Le boîtier en polymère protège efficacement un écran AMOLED lumineux et parfaitement lisible. La navigation reste fluide et les commandes physiques complètent efficacement l’écran tactile pendant l’effort.
Une montre conçue avant tout pour courir
Sous cette allure discrète se cache une véritable montre de running. La Street X propose toutes les données essentielles :
L’ensemble est piloté depuis Polar Flow, toujours aussi agréable à utiliser pour planifier ses séances et analyser ses performances.
Les entraînements peuvent être programmés selon une allure cible ou une zone de fréquence cardiaque, ce qui conviendra aussi bien aux débutants qu’aux coureurs préparant un objectif chronométrique.
Suffisamment équipée pour le trail
Si elle cible d’abord les coureurs sur route, la Street X ne se limite pas à cet usage. Son altimètre barométrique améliore la précision du dénivelé, tandis que son autonomie permet d’envisager sereinement des sorties longues.
L’absence de GPS multibande se ressent uniquement dans les environnements les plus exigeants, comme les centres-villes très denses ou les forêts particulièrement couvertes.
La navigation est bien présente, même si l’absence de cartographie embarquée rappelle que Polar a fait des choix pour maintenir un tarif contenu.
Des compromis intelligents
À 250 €, impossible de proposer es mêmes prestations qu’une montre vendue deux ou trois fois plus cher. Polar a donc privilégié l’essentiel. Cette Street X fait l’impasse sur le verre saphir, la cartographie embarquée ou la connexion Wi-Fi. Des absences finalement peu pénalisantes pour la majorité des coureurs.
À l’inverse, elle conserve ce qui compte vraiment au quotidien : un excellent écran AMOLED, une interface complète, un suivi physiologique pertinent et l’écosystème Polar Flow, qui reste l’un des plus aboutis du marché.
C’est précisément ce qui fait tout l’intérêt de cette montre : elle ne cherche pas à accumuler les fonctions spectaculaires, mais à proposer une expérience cohérente et efficace.
Notre avis sur la Polar Street X
La Polar Street X ne joue pas la course aux fonctionnalités. Elle propose une approche différente, plus accessible et plus élégante, sans sacrifier les besoins réels des coureurs.
Son écran AMOLED, son suivi d’entraînement, son autonomie et la qualité de Polar Flow en font une montre particulièrement convaincante pour les runners qui recherchent un modèle complet sans investir 600 ou 700 €.
Plus qu’une montre GPS d’entrée de gamme, la Street X apparaît comme une montre premium… qui a choisi de ne pas faire payer des fonctions que beaucoup d’utilisateurs n’exploiteront jamais.
On aime
Un design qui change des montres GPS traditionnelles.
Le bel écran AMOLED, lumineux et agréable à utiliser.
La richesse de Polar Flow.
Plus de 100 profils sportifs.
Un excellent rapport équipement/prix.
On aime un peu moins
Pas de cartographie embarquée.
L’absence de GPS multibande dans les environnements difficiles.
Un diamètre de 45 mm qui pourra paraître imposant sur les petits poignets.
Pour qui ?
Les coureurs qui veulent une montre GPS performante, élégante et simple à utiliser, sans payer le prix d’un modèle ultra haut de gamme. Un excellent choix pour un premier équipement sérieux ou pour ceux qui privilégient les fonctions réellement utiles plutôt qu’une accumulation de technologies.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/07/Polar-Street-X.png668958Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2026-08-22 10:25:002026-07-28 15:28:29Test Polar Street X : la montre GPS running qui casse les codes
La séance de tempo run est devenue incontournable pour progresser sur 10 km, semi-marathon, marathon et même en trail. Encore faut-il respecter la bonne intensité. Réalisée trop rapidement, elle perd une grande partie de son intérêt et augmente inutilement la fatigue.
Le tempo run consiste à maintenir un effort soutenu pendant une durée relativement longue (jusqu’à 40 minutes), sans basculer dans une intensité maximale. L’objectif est de courir à une allure proche de son seuil lactique, qui correspond généralement à une allure légèrement plus rapide que votre allure semi-marathon, soit une intensité située autour de 88 à 92 % de votre fréquence cardiaque maximale.
Cet entraînement est très efficace pour progresser. A condition d’être adapté au niveau athlétique du coureur mais aussi et surtout, d’être effectué de manière progressive.
Trop de coureurs vont trop vite sur ces tempos runs. Ils engrangent de la sur-fatigue et donc un risque potentiel de blessures. L’effectuer par groupe de niveau pourra être une bonne idée. Cela évitera d’aller trop vite ou à l’inverse de lâcher si l’on est dans un jour moins bien, en étant tiré par la force collective.
D’une manière générale en revanche, c’est un entraînement à éviter si vous débutez et/ou si vous ne connaissez pas vos différents seuils et allures spécifiques. Par ailleurs, il faut savoir que l’on ne place pas ce type de séances en phase d’affutage.
Si cette séance est si plébiscitée ces dernières années, ce n’est pas un hasard. Car elle multiplie les atouts. Courir en tempo run entraîne l’organisme à courir plus longtemps à un rythme plus rapide en améliorant son seuil anaérobie lactique, et en repoussant les limites de ce seuil.
Cela améliore dans le même temps la capacité à éliminer l’acide lactique, limite la fatigue et entraîne à fournir un effort plus important sur une période plus longue. Elle augmente aussi la VO2Max, et donc la VMA. Un travail tout bénef donc !
Comment courir en tempo run ?
Il convient de bien « baliser » cette séance. Le temps de travail d’un tempo run s’échelonne entre 15 et 40 minutes. La vitesse sera proche de votre allure semi-marathon, en un peu plus rapide. Généralement, on place cet entraînement au sein d’une sortie longue en préparation d’un 10 km, d’un semi ou d’un marathon.
Notons que les traileurs l’utilisent aussi sur du « plat ». Le principe est d’introduire ce bloc de travail après une certaine fatigue, donc au moins à partir de la moitié de sa séance. Par exemple, pour une sortie longue d’1h30, on commencera à placer ce bloc à partir de 45 minutes.
Pour un novice, il sera intéressant de travailler en fractionnant. Par exemple avec 3 blocs de 10 minutes entrecoupés d’une récup’ trottinée de 3 minutes. Cela permettra de bien assimiler la charge de travail pour éviter le surmenage.
Pour un runner confirmé, on commencera par un bloc de 20 minutes puis on augmentera de 5 minutes à chaque séance. Si le bloc est bien effectué en termes d’allures et de sensations, alors on pourra aller jusqu’à 40 minutes. Il est aussi possible d’effectuer ce travail en raisonnant en termes de kilomètres, en augmentant progressivement d’un kilomètre par séance.
Certains l’utilisent toutes les semaines, voire davantage. Notre coach recommande plutôt une intégration au sein de la sortie longue sur des blocs de travail, et plus spécifiquement en début de préparation marathon.
Pour ceux qui sont plutôt orientés 10 km et semi, il est possible d’y recourir plus régulièrement au sein de la préparation en respectant la règle du 3/1. C’est-à-dire 3 semaines de charge et 1 semaine d’assimilation, où l’on placera sa séance tempo run.
Les repères pour courir à la bonne allure en tempo run
D’abord, comme nous l’avons vu, il convient d’augmenter progressivement le temps couru au tempo run par tranche de 5 minutes ou de 1 km. Ensuite, il faudra la placer idéalement au sein de sa sortie longue. Plus ce bloc est placé tardivement au sein de sa sortie longue, plus ce sera intéressant car on travaillera sur une pré-fatigue plus importante.
Côté sensations, c’est une allure où l’on est essoufflé mais où l’on peut tout de même prononcer quelques mots. Pour coupler ce repère avec la fréquence cardiaque, on sera dans une zone autour de 90 % de sa FC max.
Et pour la durée ? Pour une préparation 10 km, on sera autour de 4 à 5 km maximum. En préparation semi, cela tournera autour de 7 à 8 km. En préparation marathon, le volume d’une séance en tempo run sera de 10 km environ. Pour finir, observez bien un retour au calme d’une quinzaine de minutes en footing trottiné.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/04/Tempo-Run-Compressport-2.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-08-20 08:45:002026-07-27 11:28:49Tempo run : pour courir vite… plus longtemps
Il y a deux ans, Christine de Geloes ne connaissait ni Kilian Jornet ni l’UTMB. Aujourd’hui, cette Vendéenne de 34 ans, maman de six enfants âgés de 2 à 8 ans, enchaîne les podiums sur les ultra-trails les plus exigeants. Derrière cette progression fulgurante se dessine le parcours d’une femme qui a trouvé dans la course à pied un espace de liberté et d’équilibre au cœur d’un quotidien hors norme.
Rien ne prédestinait Christine de Geloes à courir des ultras de plus de 100 kilomètres. Courir, oui. Depuis toujours. « Depuis la sixième », sourit-elle. Enfant, elle pratique le tennis, joue au football et passe son temps à courir. Au lycée militaire, elle participe même aux championnats de France UNSS de cross-country avant de tourner le dos à la compétition pendant de nombreuses années.
La course reste pourtant présente, comme une respiration au milieu du travail et de la vie familiale. Au fil de ses six grossesses, concentrées sur seulement six années, elle continue de courir une heure tous les deux jours, sans objectif particulier.
Son premier ultra-trail, sans expérience ni plan d’entraînement
Le déclic survient après la naissance de son sixième enfant. Deux mois après son accouchement, elle reprend progressivement l’entraînement. Lors d’une course d’orientation, le journaliste vendéen Bruno Poirier lui parle du Mandala Tour du Mont-Blanc, une aventure confidentielle où chaque participant construit son propre itinéraire autour du massif : environ 160 kilomètres et près de 10 000 mètres de dénivelé positif.
Elle s’inscrit presque immédiatement. « Je suis un peu comme ça : tout, tout de suite. Je ne connaissais ni Kilian Jornet, ni l’UTMB. Je voulais simplement découvrir jusqu’où je pouvais aller. Ce qui m’attirait, c’était davantage l’aventure que le chrono. »
Sa préparation étonne autant qu’elle fascine. Chaque matin, elle effectue un tour complet du lac près de chez elle. Toujours le même circuit de vingt kilomètres. « J’aimais ce parcours, alors je l’ai gardé. » Progressivement, son volume atteint près de 160 kilomètres par semaine, avec une sortie plus longue le week-end. Sans entraîneur. Sans séances de fractionné. Sans véritable dénivelé.
Son unique référence est alors un 50 km disputé quelques semaines avant le Mandala Tour du Mont-Blanc. Ce premier ultra est une révélation. « J’ai trouvé ça très douloureux. Mais, en même temps, j’ai immédiatement eu envie de recommencer. »
En moins d’un an, les résultats s’enchaînent. Deuxième de l’UT4M 180, victorieuse du 100 Miles de l’Auvergne Ultra-Trail, puis de la H.O.T. du Père Noël (133 km), troisième de l’Ardèche Trail avant une nouvelle deuxième place sur les 158 kilomètres de l’Ultra-Trail des Chevaliers en Alsace…
Cette succession de performances lui permet de décrocher sa qualification pour l’UTMB 2027. Sa récente deuxième place en Alsace possède une dimension particulière. « Depuis le début de l’année, je traverse une période très intense sur le plan émotionnel car je suis séparée du père de mes enfants. Je me demandais si j’allais encore réussir à donner quelque chose en course. J’étais très heureuse de confirmer que j’en étais capable. »
Six enfants, un master… et 25 kilomètres chaque matin
Ses résultats impressionnent. Et son organisation quotidienne intrigue tout autant. Jusqu’à récemment, son réveil sonnait à 5h20 chaque matin. À 6h30, elle partait courir pendant que le père de ses enfants préparait les petits avant l’école. Deux heures plus tard, elle rentrait, 20 kilomètres dans les jambes, prête à attaquer sa journée. « C’est devenu une habitude. Je n’y pensais même plus, comme me brosser les dents. »
Avec la garde alternée mise en place cette rentrée, son organisation évoluera. Les semaines avec ses enfants, Christine prévoit de s’entraîner sur la pause déjeuner. Les autres semaines permettront d’augmenter le volume. Une adaptation qu’elle envisage avec beaucoup de pragmatisme.
Lorsqu’elle cherche à expliquer ses qualités sur les très longues distances, Christine avance une comparaison inattendue « J’ai le sentiment de vivre chaque ultra comme une grossesse et un accouchement ». Et s’interroge sur le rôle que ses six grossesses rapprochées ont pu jouer dans sa capacité à supporter les efforts prolongés : « Je me demande si mon corps ne reproduit pas ce fonctionnement sur les ultras. »
Pour elle, la maternité constitue même un avantage. « Les femmes ont vraiment quelque chose à apporter sur l’ultra. On développe une forme de résilience dans le quotidien qui peut devenir une véritable force sur ces longues distances. »
Si Christine de Geloes court autant, ce n’est pas tant pour performer. L’ultra-trail est devenu un pilier dans un quotidien bien chargé. « Sur un ultra, pendant plusieurs heures, je n’ai plus rien d’autre à faire que marcher ou courir. Cela me permet de déconnecter complètement. »
Depuis sa séparation, cette bulle est devenue essentielle. Quand les difficultés surgissent pendant une course, elle applique la même philosophie que dans sa vie personnelle. « Je baisse la tête et j’attends que ça passe. Je continue. Je sais qu’à la fin, il en ressortira toujours quelque chose de positif. »
Longtemps, Christine a pourtant manqué de confiance en elle. Issue d’une fratrie de huit enfants aux parcours scolaires brillants, elle avait le sentiment de ne jamais être à la hauteur. « La course m’a permis de me dire que je n’étais peut-être pas si nulle que ça, en tout cas bonne quelque part. »
Cette confiance retrouvée l’a poussée à reprendre des études. Elle prépare aujourd’hui un master en ressources humaines en alternance tout en étant chargée de Ressources humaines. « Quand on réussit quelque part, cela donne confiance pour le reste. J’essaie de transmettre cela à mes enfants en leur montrant que, si on travaille, on peut réussir. Ils me voient parfois douter, parfois pleurer, mais toujours continuer à avancer. »
Objectif UTMB 2027
En septembre, Christine de Geloes prendra le départ du Nice Côte d’Azur by UTMB sur le format 100 Miles, une étape importante dans sa préparation pour l’UTMB 2027. Pour cette maman solo qui mène de front sa vie familiale, son master et son projet sportif, courir est bien plus qu’une passion : c’est un équilibre de vie.
Seulement deux ans après ses débuts en ultra-trail, la Vendéenne ne fixe aucune limite à sa progression. Elle espère désormais s’entourer de partenaires pour accompagner son projet sportif et poursuivre une ascension qui fait déjà d’elle l’une des révélations françaises de l’ultra-endurance.
Pendant des décennies, des pourcentages de VMA « types » ont servi de repères pour définir les allures de course : un marathon autour de 78 à 80 % de VMA, un semi-marathon entre 82 et 85 %, un 10 km entre 88 et 92 %. Simples à retenir et pratiques pour construire un plan d’entraînement en course à pied, ces repères ont parfois été considérés comme des vérités universelles. Or la physiologie raconte une histoire un peu différente.
Le problème, c’est que cette approche associe une intensité à une distance. Or l’organisme ne « sait » pas s’il court un 10 km, un semi-marathon ou un marathon. Ce qui détermine ses réponses physiologiques, c’est avant tout la durée pendant laquelle l’effort est maintenu.
Après 40 minutes ou après 4 heures d’effort, le système cardiovasculaire, les muscles, le métabolisme énergétique et le cerveau ne sont plus confrontés aux mêmes contraintes. La fatigue musculaire, l’épuisement progressif des réserves énergétiques, la dérive cardiaque ou encore les contraintes mécaniques évoluent avec le temps. C’est donc bien davantage la durée de l’effort que la distance parcourue qui conditionne les réponses de l’organisme.
Pourquoi les pourcentages de VMA par distance montrent leurs limites
Prenons deux marathoniens : un athlète capable de courir les 42,195 km en 2 h 10 et un autre qui termine en 4 heures. Ils parcourent exactement la même distance, mais leur réalité physiologique est totalement différente. Les contraintes énergétiques, musculaires, cardiovasculaires et neuromusculaires auxquelles ils sont confrontés n’ont rien de comparable.
Le véritable indicateur devient alors le pourcentage de VMA qu’un coureur est capable de maintenir pendant une durée donnée. Deux athlètes peuvent ainsi courir un marathon avec des pourcentages de VMA très différents, simplement parce que leur capacité à soutenir cette intensité dans le temps n’est pas la même.
Pourquoi ce modèle a-t-il longtemps dominé ?
L’approche par distance s’est imposée parce qu’elle permettait de proposer des repères simples et facilement applicables : marathon, semi-marathon, 10 km… Une simplification précieuse pour construire des plans d’entraînement, mais qui a parfois été interprétée comme une vérité physiologique.
Cette logique montre pourtant rapidement ses limites lorsque les profils des coureurs s’éloignent du modèle « moyen » ou lorsque la durée d’effort devient très importante, notamment sur marathon, ultra-trail ou triathlon longue distance.
La vraie question n’est donc plus : « Quel pourcentage de VMA correspond à mon marathon ? », mais plutôt : « Quelle fraction de ma VMA suis-je capable de maintenir pendant toute la durée de mon marathon ? »
Ce que dit la science sur le pourcentage de VMA
La physiologie moderne s’intéresse depuis longtemps davantage au temps de soutien d’une intensité qu’à la distance parcourue. Les travaux d’Edward Coyle ont notamment montré que deux athlètes possédant un VO₂max comparable peuvent présenter des capacités très différentes à maintenir une fraction de cette puissance dans le temps. Autrement dit, la performance en endurance ne dépend pas uniquement de la taille du moteur, mais aussi de la capacité à en exploiter durablement une grande partie.
C’est tout l’enjeu des notions de fraction utilisable du VO₂max, de durability ou encore d’endurance spécifique, qui cherchent à mesurer ce qu’il reste des capacités du coureur lorsque la fatigue s’installe.
La même logique s’applique à la fréquence cardiaque
Le raisonnement est identique pour la fréquence cardiaque. Affirmer qu’un marathon se court à 85 % de la fréquence cardiaque maximale n’a de sens que si l’on précise la durée de l’effort, le niveau du coureur et les conditions de course. Un athlète à 85 % de sa FCM après 1 h 30 d’effort ne se trouve pas dans le même état physiologique qu’un autre affichant cette même valeur après 4 heures.
La dérive cardiaque, la chaleur, la fatigue musculaire ou l’épuisement progressif des réserves énergétiques modifient en permanence la relation entre fréquence cardiaque et intensité réelle.
Ce que cela change pour l’entraînement en course à pied
Cette approche remet l’endurance spécifique au premier plan. Deux coureurs affichant la même VMA peuvent obtenir des performances très différentes sur marathon, non parce que leur vitesse maximale diffère, mais parce qu’ils ne sont pas capables d’en conserver le même pourcentage au fil des heures.
Développer sa capacité à maintenir une intensité élevée dans la durée — grâce au travail d’allure spécifique, aux sorties longues, aux séances de tempo, au renforcement musculaire et à l’accumulation progressive des kilomètres — devient alors aussi important, voire plus, que d’augmenter sa VMA.
En définitive, la question essentielle n’est peut-être plus « Quelle est ma VMA ? », mais plutôt « Combien de temps suis-je capable d’en exploiter une grande partie ? »
Quel pourcentage de VMA peut-on maintenir selon la durée de l’effort ?
Ce tableau indique le pourcentage moyen de VMA qu’un coureur est capable de maintenir en fonction de la durée de l’effort, et non de la distance parcourue. Les valeurs sont indicatives et peuvent varier selon l’entraînement, l’endurance spécifique, l’économie de course et le profil physiologique.
Durée d’effort
Élite / spécialiste
Repère de distance (amateur)
Amateur performant
Coureur entraîné
Débutant / faible endurance
30 min
91–94 %
7 à 10 km
88–91 %
84–88 %
80–84 %
45 min
89–92 %
10 km
86–89 %
82–86 %
78–82 %
1h
87–90 %
12 à 15 km
84–87 %
80–84 %
76–80 %
1h15
85–88 %
15 km à semi
82–85 %
78–82 %
74–78 %
1h30
84–87 %
Semi-marathon
81–84 %
77–81 %
72–77 %
1h45
83–86 %
Semi à 25 km
80–83 %
76–80 %
71–76 %
2h
83–87 %
25 à 30 km
79–82 %
75–79 %
70–75 %
2h15
82–86 %
30 km à marathon rapide
78–81 %
74–78 %
69–74 %
2h30
80–83 %
Marathon très rapide
77–80 %
73–77 %
68–73 %
2h45
79–82 %
Marathon haut niveau
78–81 %
72–77 %
67–72 %
3h
78–81 %
Marathon performant
77–80 %
72–76 %
67–72 %
3h15
77–80 %
Marathon confirmé
76–79 %
71–76 %
66–71 %
3h30
76–79 %
Marathon intermédiaire
75–78 %
71–75 %
65–70 %
3h45
75–78 %
Marathon milieu de peloton
74–77 %
70–74 %
64–69 %
4h
74–77 %
Marathon populaire
73–76 %
69–73 %
63–68 %
4h30
73–76 %
Marathon lent / ultra court
71–75 %
67–72 %
61–67 %
5h
73–76 %
Marathon lent / 50 km
70–74 %
66–71 %
60–66 %
Exemple 1 – Courir un 10 km en 40 minutes
Allure : 15 km/h
Une VMA de 17 km/h peut suffire chez un coureur endurant.
Un coureur moins endurant devra parfois disposer d’une VMA proche de 19 km/h pour réaliser le même chrono.
→ Même performance, VMA différente : c’est l’endurance spécifique qui fait la différence.
Exemple 2 – Courir un semi-marathon en 1 h 30
Allure : 14,1 km/h
Un coureur bien entraîné peut y parvenir avec une VMA de 17 km/h.
Un autre, moins spécifique, devra parfois dépasser 18 km/h.
→ Ce n’est pas la VMA qui manque, mais la capacité à en soutenir un fort pourcentage pendant 90 minutes.
Exemple 3 – Courir un marathon en 3 heures
Allure : 14,1 km/h
Un marathonien endurant peut réussir avec une VMA de 18 km/h environ.
Un autre, doté d’une VMA de 19,5 km/h, peut échouer s’il ne sait pas maintenir cette intensité pendant trois heures.
→ Sur marathon, l’endurance spécifique devient souvent plus déterminante que la VMA.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/07/Pourcentage-VMA.png534800Michel Armandyhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngMichel Armandy2026-08-16 08:50:002026-07-27 11:57:28Pourcentage de VMA : faut-il revoir les allures d’entraînement en course à pied ?
Avec la Forerunner 970, Garmin ne cherche pas à révolutionner sa gamme, mais à perfectionner une recette déjà éprouvée. GPS multibande, cartographie, suivi physiologique ultra-complet, fonctions d’entraînement avancées, lampe torche intégrée et écran AMOLED lumineux : cette montre GPS coche quasiment toutes les cases. Nous l’avons testée en running et en trail.
Difficile de prendre en défaut cette nouvelle Garmin Forerunner 970. Positionnée au sommet de la gamme running de la marque américaine, elle s’adresse avant tout aux coureurs réguliers, marathoniens, traileurs et triathlètes qui souhaitent analyser finement leurs performances.
Dès les premières sorties, la montre séduit par son écran AMOLED, lumineux et parfaitement lisible, quelles que soient les conditions. L’affichage tactile est réactif, tandis que les cinq boutons physiques permettent une utilisation efficace, même sous la pluie ou avec des gants.
Un GPS toujours aussi précis
Comme souvent chez Garmin, la précision est l’un des points forts de cette Forerunner 970. Grâce au GPS multibande, les traces restent très fiables, aussi bien en ville que sous une végétation dense ou en montagne. Lors de nos sorties trail, les changements de direction, les passages en forêt et les portions techniques ont été correctement enregistrés.
Pour les amateurs de longues sorties, la montre intègre également une cartographie couleur complète. Le suivi d’itinéraire est fluide et suffisamment précis pour évoluer sereinement sur des parcours inconnus.
Le baromètre altimétrique améliore encore la qualité des données en montagne, tandis que la lampe torche LED intégrée se révèle bien plus utile qu’un simple gadget lors des départs matinaux ou des retours nocturnes.
Un concentré de données pour progresser
C’est probablement dans ce domaine que la Garmin conserve une longueur d’avance. La Forerunner 970 rassemble pratiquement tous les indicateurs que l’on peut attendre d’une montre GPS haut de gamme :
L’ensemble est parfaitement intégré dans Garmin Connect, qui reste aujourd’hui l’un des écosystèmes les plus complets du marché.
Une montre qui demande un peu d’apprentissage
Cette richesse fonctionnelle constitue aussi son principal défaut. Les nouveaux utilisateurs risquent de se sentir un peu perdus durant les premiers jours. Les menus sont nombreux et certaines fonctions demandent un véritable temps d’appropriation.
Ce n’est pas une montre que l’on maîtrise en une sortie. Heureusement, l’organisation reste logique et, après quelques séances, on navigue beaucoup plus facilement dans les différents écrans.
Une vraie montre multisport
Si son ADN reste clairement orienté running, la Garmin Forerunner 970 ne se limite pas à la course à pied. Elle embarque des profils pour le trail, le triathlon, le duathlon, le vélo, la natation et de nombreuses autres disciplines.
Au quotidien, elle joue également le rôle de montre connectée avec stockage de musique ; paiement sans contact Garmin Pay ; notifications d’appels et de messages et haut-parleur intégré. Autant de fonctionnalités qui évitent souvent de sortir son smartphone.
Notre avis sur la Garmin Forerunner 970
Garmin signe une nouvelle fois une montre extrêmement aboutie. La Forerunner 970 impressionne par la richesse de ses fonctionnalités, la précision de son GPS, la qualité de sa cartographie et la pertinence de ses outils d’entraînement. Difficile aujourd’hui de trouver un modèle aussi complet pour les coureurs exigeants.
Son seul véritable défaut réside dans la complexité de son interface, qui demande un peu de patience avant d’être totalement maîtrisée.
À 749 €, elle représente un investissement conséquent. Mais pour les sportifs qui souhaitent disposer de l’un des outils d’entraînement les plus complets du marché, elle constitue une référence difficile à égaler.
On aime
L’excellente précision du GPS multibande.
La cartographie embarquée très complète.
L’écran AMOLED lumineux.
La richesse des données d’entraînement.
La lampe torche intégrée.
L’écosystème Garmin Connect.
On aime un peu moins
Des menus parfois complexes.
Un temps d’adaptation nécessaire.
Un tarif élevé.
Pour qui ?
Les coureurs réguliers, marathoniens, traileurs et triathlètes qui recherchent une montre GPS très complète pour s’entraîner, préparer des objectifs ambitieux et analyser finement leurs performances.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/07/Garmin-Forerunner-970-3.png531792Frédéric Poirierhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngFrédéric Poirier2026-08-14 08:08:002026-07-28 15:15:32Test Garmin Forerunner 970 : la montre GPS running la plus complète du marché ?
Avec la Ghost Trail, Brooks adapte l’une de ses chaussures les plus populaires aux parcours mixtes. Confortable, bien amortie et particulièrement polyvalente, elle accompagne aussi bien les sorties sur route que les escapades sur chemins roulants, faisant d’elle une excellente alliée pour le gravel running et le trail du quotidien.
La Brooks Ghost Trail s’adresse avant tout aux coureurs qui quittent le bitume sans rechercher des terrains très techniques. Son terrain de jeu favori ? Les chemins forestiers, pistes roulantes, sentiers secs et parcours mêlant route et nature.
Dès les premiers pas, le confort saute aux yeux. Avec son drop de 8 mm, la chaussure offre une foulée naturelle et particulièrement agréable. L’empeigne accueille généreusement le pied grâce à un avant-pied suffisamment spacieux, une languette épaisse qui répartit parfaitement la pression des lacets et une coque talonnière offrant un excellent maintien.
Le mesh combine respirabilité, maintien et protection. Suffisamment dense pour empêcher les petits débris de pénétrer dans la chaussure, il reste aéré afin de favoriser une bonne ventilation pendant l’effort. À l’avant, un pare-pierres associé à des renforts imprimés en 3D protège efficacement les orteils sans pénaliser la souplesse de l’ensemble.
Un amorti très réussi
La semelle intermédiaire utilise une mousse infusée d’azote, offrant un équilibre particulièrement convaincant entre confort et dynamisme. Les réceptions sont douces, tandis que le retour d’énergie apporte suffisamment de tonicité pour conserver une foulée fluide sur les sorties longues.
Les profondes rainures de flexion favorisent un déroulé très naturel du talon jusqu’aux orteils. Résultat : la chaussure accompagne efficacement le mouvement sans jamais donner une impression de rigidité.
Une vraie paire de gravel running
La semelle extérieure est équipée de crampons de 3 mm, relativement larges et rapprochés. Ce choix privilégie la polyvalence plutôt que l’agressivité.
L’accroche se montre très satisfaisante sur les chemins secs, les pistes forestières, les terrains herbeux ou caillouteux. Sur les portions de bitume, les crampons restent discrets et ne gênent absolument pas la foulée, ce qui fait de la Brooks Ghost Trail une excellente chaussure pour les parcours mixtes.
Ses limites apparaissent logiquement sur les terrains très boueux ou particulièrement techniques, où des crampons plus profonds seraient préférables.
À qui s’adresse la Brooks Ghost Trail ?
La Brooks Ghost Trail conviendra parfaitement aux coureurs qui recherchent une chaussure unique pour leurs sorties quotidiennes, alternant route et chemins.
Elle séduira également les adeptes du gravel running, des trails roulants et des entraînements sur sentiers peu techniques. Son confort, son amorti et sa polyvalence en font un excellent choix aussi bien pour les coureurs débutants que confirmés.
Une excellente chaussure pour courir partout
Avec cette Ghost Trail, Brooks réussit une adaptation particulièrement convaincante de sa chaussure emblématique au monde du trail. Très confortable, bien amortie et agréable à courir, elle excelle sur les parcours mixtes où alternent asphalte, pistes et sentiers.
Ce n’est pas la chaussure des terrains les plus engagés, mais pour les sorties quotidiennes en nature et le gravel running, elle coche presque toutes les cases.
Depuis les exploits de Jakob Ingebrigtsen, la « méthode norvégienne » gagne du terrain. Son principe : réaliser des séances juste sous le seuil lactique afin d’accumuler davantage de travail de qualité sans augmenter la fatigue. Effet de mode ou véritable avancée de l’entraînement moderne ?
Depuis une vingtaine d’années, la plupart des plans d’entraînements se basent sur l’entraînement polarisé. Cette méthode répartit le volume hebdomadaire en trois zones d’intensité. 80% en zone 1 (endurance fondamentale), 0 à 5% en zone 2 (intensité moyenne) et 15 à 20 % en zone 3 (intensité dure, VMA).
Développée au début des années 2000 par l’ancien international norvégien Markus Bakken, la méthode norvégienne conserve un important volume d’endurance fondamentale, mais augmente sensiblement le temps passé au seuil, au détriment des efforts très intenses.
Méthode norvégienne, un entraînement pyramidal adapté
Sa matrice, c’est l’entraînement pyramidal. Moins connu (mais pas moins intéressant pour autant !) ce mode d’entraînement répartit le volume comme suit : 75 % en zone 1, 20 % en Zone 2 et 5% en Zone 3, à raison d’une séance de seuil par semaine.
Adapté ici à la sauce norvégienne, la fréquence augmente avec jusqu’à 4 séances au seuil pour les plus entraînés. Dans le même temps, l’intensité baisse un peu, car ces séances se courent toutes à des allures légèrement inférieures au seuil.
Elles seront donc un peu moins traumatisantes au niveau musculaire et tendineux. Chez les adeptes, les mardis et jeudis sont des jours de seuil, en biquotidien, matin et soir. En complément, un entraînement en zone 3 est effectué le samedi avec un effort de haute intensité (sprints en côte par exemple).
Exemple d’une double séance de seuil avec prise de lactate. Matin : 5 x 6’ à 2,5 mmol/L avec 60 secondes de récupération entre chaque block du matin + Soir : 10 x 1 000 mètres à 3,5 mmol/L avec 60 secondes d’entraînement.
Le but de la méthode est se concentrer sur l’amélioration du seuil anaérobie. C’est le rythme ou niveau d’effort maximum que l’on peut maintenir avant de franchir le seuil et d’accumuler considérablement plus de fatigue. Pour faire simple, cela permet d’augmenter le pourcentage de VMA que l’on utilise à une allure donnée, et donc d’augmenter le temps passé a cette allure.
Cette zone 2 est la zone cible pour les entraînements clés, qui nécessite d’effectuer des intervalles égaux ou légèrement inférieurs à votre seuil anaérobie ou seuil de lactate.
Idéalement, les athlètes prennent des mesures de lactate au moyen d’un petit appareil (le lactatomètre) pour vérifier qu’ils travaillent bien à l’intensité appropriée, autour d’un lactate sanguin de 3,0 mmol/L. Ces séances se courent en intervalles (fractionnés) plutôt qu’à tempo continu.
Le seuil aérobie, c’est le moment où votre corps passe d’un métabolisme aérobie à un mélange de métabolisme aérobie et anaérobie, éliminant le lactate à un rythme plus lent en raison de l’intensité accrue. En dessous de ce seuil se trouvent vos zones d’entraînement faciles.
Pour la plupart des athlètes, le seuil aérobie se produit à un niveau de lactate d’environ 2 mmol, soit 80 % de la fréquence cardiaque maximale (FCmax).
Et le seuil anaérobie est le moment que vous produisez du lactate à un rythme insoutenable. Juste en dessous de ce seuil anaérobie se trouve l’intensité que vous pouvez maintenir pendant environ une heure, voire plus pour les athlètes d’endurance bien entraînés.
Pour la plupart des coureurs, ce seuil se situe autour de 4 mmol, soit 87 % de la FCmax. Mais encore une fois, ces chiffres peuvent varier d’un athlète à l’autre.
Premier argument, vérifié auprès des athlètes que nous entraînons depuis des saisons, le risque de blessure est moindre qu’avec la traditionnelle méthode polarisée. Dès que l’on allonge les distances, en vue de préparer un marathon par exemple, le seuil devient primordial. C’est le pourcentage de VMA que l’on tient dans le temps qui est important.
Ensuite, parce que sortir de sa zone de confort, c’est redéfinir ses limites, et créer un environnement propice à la progression. Cette méthode norvégienne, avec son approche non conventionnelle peut réveiller corps et esprit en vue d’atteindre de nouveaux sommets. La routine étant l’ennemi numéro 1, essayer de nouvelles techniques, élargir son répertoire, devenir plus polyvalent est forcément pertinent.
Bien sûr, il faut garder à l’esprit que tout le monde est différent et que l’adaptation est essentielle. En tout cas, cette méthode peut vous servir de base, à ajuster en fonction de votre propre contexte, toujours en écoutant vos sensations, vos possibilités et vos envies.
A défaut d’avoir un appareil de prise de lactate, on peut se fier à trois repères simples pour calibrer l’intensité d’un exercice : la fréquence cardiaque, la puissance ou taux d’effort perçu (RPE), et la vitesse au seuil.
Comment savoir si l’on court aux seuils ?
Le seuil aérobie se produit généralement autour de 78 à 80 % de FCmax et le seuil Anaerobie à environ 87 à 90 % de Fcmax, mesures prises par votre montre cardio-GPS.
On peut tenir sa vitesse au seuil pendant environ 1 heure, mais pour l’estimer facilement un test de 20’ où l’on va aller le plus vite possible sera un repère fiable. Votre vitesse au seuil sera 95% de votre vitesse de ce même test.Exemple : 5000 m en 20’ = 15km/h, soit une vitesse au seuil de 95% de 15km/h, soit 14,40km/h.
C’est la mesure la plus simple et la moins chère. Il suffit de se poser cette question : « À quel point travaillez-vous dur ? » Sur une échelle de 1 à 10, le seuil aérobie correspond à un RPE de 3 à 4 pour la plupart des athlètes, tandis que le seuil anaérobie est beaucoup plus difficile, avec un RPE de 6 à 7.
Testez une version « light »
En vous calibrant ainsi, vous pourrez appliquer cet entraînement basé sur un volume élevé et de faible intensité. Toutefois, nous vous conseillons de ne pas vous lancer pas dans cette voie si vous ne courrez pas déjà 4 voire 5 séances par semaine. Commencez surtout en douceur, en testant une version light aménagée.
Vous pouvez par exemple faire qu’une séance de double seuil par semaine au lieu des deux prônées, pourquoi pas une semaine sur deux, avec des volumes plus réduits. Ces aménagements vous permettant de ne pas prendre de risque, et de respecter le principe de progressivité, la base de la progression.
Exemple d’une semaine « à la norvégienne » en 5 séances Lundi : 60’ en Zone 1 – Mardi : Matin : 5 x 5’ en zone 2 (avec 1’ de récupération entre les répétition – Soir : 12 x 400 mètres en zone 2 (avec 30’’ de récupération entre les répétitions) – Mercredi : Repos – Jeudi Matin : 60’ en zone 1 (ou repos) – Vendredi : 20 x 30’’ en côtes (zone 3, avec récup la descente – Samedi : Repos – Dimanche : 90’ à 120’ en zone 1
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/06/la-methode-norvegienne-dite-a-double-seuil-consiste-a-effectuer-des-doubles-seances-juste-en-dessous-de-son-seuil-lactique.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-08-10 08:46:002026-07-27 11:25:28Méthode norvégienne du ‘double seuil’ : une nouvelle voie pour progresser
La NNormal Cadi est la nouvelle chaussure de trail de la marque fondée par Kilian Jornet. Conçue pour les longues distances et l’ultra-trail, elle mise sur le confort, la stabilité et la durabilité sans renier l’ADN minimaliste de NNormal. Voici notre avis après test.
Avec chaque nouveau modèle, NNormal crée l’événement. La jeune marque fondée par Kilian Jornet s’est construite sur une philosophie à contre-courant de l’industrie du running : limiter les références, privilégier la durabilité et concevoir des chaussures capables d’accompagner les traileurs pendant des centaines de kilomètres.
Après une Kjerag ultra-performante mais exigeante et une Tomir appréciée pour sa robustesse, la NNormal Cadi vient compléter la gamme avec une ambition claire : proposer une chaussure de trail plus accessible, sans renier l’ADN de la marque.
Notre avis sur la NNormal Cadi
La NNormal Cadi réussit parfaitement à combler le vide entre les deux modèles historiques de la marque. Elle reprend le chaussant précis de la Kjerag tout en offrant davantage d’espace à l’avant-pied, un maintien plus rassurant et surtout un confort nettement supérieur sur les longues distances.
C’est tout simplement l’une des chaussures de trail les plus confortables que nous ayons testées ces derniers mois.
Avec une semelle intermédiaire de 35 mm au talon et un drop de 6 mm, la protection est généreuse sans devenir excessive. Le choix d’une mousse EVA classique pourra surprendre à l’heure où les mousses PEBA se généralisent, mais ce parti pris se révèle pertinent. L’amorti est progressif, stable et particulièrement rassurant lorsque les heures s’accumulent sur les sentiers.
Comme sur les autres modèles de la marque, la semelle extérieure Vibram fait merveille. Ses crampons de 4 mm procurent une excellente accroche sur terrains secs, humides ou techniques. La motricité inspire immédiatement confiance, quelles que soient les conditions. En revanche, la Cadi montre rapidement ses limites sur les portions goudronnées : il s’agit d’une véritable chaussure de trail, pas d’un modèle destiné au gravel running ou aux longues liaisons sur bitume.
Le chaussant constitue l’un de ses principaux atouts. Le laçage est simple, précis et efficace. Le mesh paraît robuste et promet une bonne durabilité, fidèle à la philosophie de NNormal. Quant au pare-pierre, relativement discret, il protège efficacement sans alourdir l’ensemble.
À qui s’adresse la NNormal Cadi ?
Si vous recherchez une chaussure nerveuse pour courir un kilomètre vertical ou un trail court à haute intensité, passez votre chemin. La NNormal Cadi privilégie le confort, la stabilité et la fiabilité plutôt que la performance pure.
Elle s’adresse avant tout aux traileurs qui préparent des ultra-trails, des trails de longue distance ou de longues sorties en montagne. Son comportement très sain conviendra également aux coureurs recherchant une chaussure protectrice pour enchaîner les kilomètres sans fatigue excessive.
Verdict : une excellente surprise
Avec la Cadi, NNormal réussit probablement la chaussure qui manquait à son catalogue. Plus confortable et plus tolérante que la Kjerag, plus polyvalente que la Tomir, elle séduira un public bien plus large.
Sa qualité de fabrication, son confort longue durée et son excellente accroche en font une valeur sûre pour les amateurs de trail et d’ultra. Proposée à un tarif compétitif au regard de ses prestations, elle s’impose comme l’une des belles réussites de la saison.
Reste une question : avec une Cadi aussi aboutie et polyvalente, la gamme Tomir a-t-elle encore réellement une place dans le catalogue NNormal ?
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/07/Nnormal-Cadi.jpg450800Antoine Galewskihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAntoine Galewski2026-08-08 10:29:012026-07-27 10:31:43Test NNormal Cadi : notre avis sur cette chaussure de trail conçue pour l’ultra
Le syndrome rotulien, aussi appelé syndrome fémoro-patellaire (SFP), est l’une des blessures les plus fréquentes chez les coureurs. Responsable de douleurs à l’avant du genou, il concernerait entre 5 et 15 % des pratiquants chaque saison. Souvent lié à une surcharge d’entraînement, il peut devenir chronique s’il est mal pris en charge. Causes, symptômes, traitements et prévention : voici ce qu’il faut savoir pour continuer à courir durablement.
Le syndrome rotulien se traduit par une douleur située à l’avant du genou, autour ou derrière la rotule. Cette douleur apparaît généralement lors des activités qui sollicitent fortement l’articulation fémoro-patellaire, notamment lorsque le genou est fléchi et en appui.
Au départ, la gêne survient uniquement pendant ou après la course. Progressivement, elle peut s’inviter dans les gestes du quotidien : descendre les escaliers, se relever après une position accroupie ou encore rester longtemps assis, phénomène bien connu sous le nom de « signe du cinéma ».
Pour comprendre cette blessure, il faut s’intéresser au rôle de la rotule. Véritable poulie biologique, elle augmente la puissance du quadriceps à chaque mouvement de flexion-extension du genou. Lors de la course à pied, les contraintes exercées sur cette articulation sont particulièrement importantes, pouvant atteindre jusqu’à six fois celles observées à la marche, voire davantage lors des mouvements en forte flexion.
Le syndrome rotulien est l’une des principales douleurs du genou chez le coureur.
Pourquoi le syndrome rotulien apparaît-il ?
La douleur du syndrome fémoro-patellaire reste encore imparfaitement expliquée. Plusieurs mécanismes sont évoqués par les recherches scientifiques : irritation de l’os sous-chondral, inflammation des tissus situés autour de la rotule ou encore sensibilisation du système nerveux. En revanche, le cartilage articulaire, dépourvu de récepteurs de la douleur, ne peut pas être directement responsable des symptômes.
Aujourd’hui, les spécialistes considèrent que le syndrome rotulien est une blessure multifactorielle. Parmi les facteurs de risque les plus fréquents figurent :
une faiblesse des quadriceps, des fessiers ou des ischio-jambiers ;
un déficit de contrôle moteur entre la hanche et le genou ;
un manque de mobilité ;
certaines particularités anatomiques de la rotule ;
une augmentation trop rapide du volume, de l’intensité ou du dénivelé à l’entraînement.
Le point commun est souvent un déséquilibre entre la charge imposée au genou et sa capacité à la supporter. C’est un scénario classique chez les coureurs qui augmentent leur kilométrage sans laisser suffisamment de temps aux tissus pour s’adapter.
Pourquoi la douleur devient-elle chronique ?
Le principal piège du syndrome rotulien est sa tendance à durer. Les études montrent qu’environ un coureur sur deux présente encore des douleurs cinq ans après les premiers symptômes.
Cette chronicisation s’explique par un cercle vicieux. La douleur conduit progressivement à réduire les mouvements par peur de la réveiller (kinésiophobie). Cette diminution d’activité entraîne une inhibition du quadriceps, puis une perte de force musculaire. Le genou devient alors moins capable de supporter les contraintes de la course, ce qui entretient la douleur.
C’est pourquoi il est rarement conseillé d’arrêter totalement toute activité physique. Le cross-training permet de maintenir la condition physique tout en limitant les contraintes sur le genou. Vélo, natation, rameur ou randonnée sont d’excellentes alternatives pendant la rééducation.
Une consultation auprès d’un médecin du sport ou d’un kinésithérapeute reste indispensable afin d’identifier les facteurs responsables de la blessure et d’adapter le traitement. Des évaluations spécifiques, notamment des tests de force musculaire, permettent de cibler précisément les déficits à corriger.
Comment soigner un syndrome rotulien ?
Les recommandations scientifiques sont aujourd’hui relativement claires : il n’existe pas de traitement miracle, mais une prise en charge globale donne de très bons résultats.
La première étape consiste à comprendre la blessure. L’éducation thérapeutique possède aujourd’hui le meilleur niveau de preuve. Savoir pourquoi la douleur apparaît, identifier les gestes qui la majorent et comprendre son évolution permet de diminuer l’appréhension et favorise le retour à la course.
La rééducation repose ensuite sur un programme de renforcement musculaire individualisé. Les exercices ciblant à la fois la hanche, le genou et plus largement l’ensemble du membre inférieur sont ceux qui obtiennent les meilleurs résultats.
Le travail excentrique occupe une place centrale. Lors de ce type de contraction, le muscle produit un effort tout en s’allongeant, comme lors d’une descente en courant. Ces exercices permettent de réhabituer progressivement le genou à supporter les contraintes de la course.
Les semelles orthopédiques peuvent également être proposées, notamment chez les coureurs présentant une pronation excessive. Leur efficacité est surtout démontrée sur la diminution de la douleur à court terme.
Les orthèses de genou et le strapping peuvent, eux aussi, apporter un soulagement temporaire lorsqu’ils sont associés à un programme de rééducation, même si leur niveau de preuve reste plus modeste.
Enfin, la reprise de la course doit être progressive. Traiter uniquement la douleur sans corriger les erreurs d’entraînement ou les déséquilibres musculaires expose à une récidive.
Le syndrome rotulien n’est donc pas une fatalité. Pris en charge précocement, il guérit dans la majorité des cas, à condition d’accepter une rééducation progressive et de mieux gérer sa charge d’entraînement.
3 conseils pour prévenir le syndrome rotulien
Le syndrome rotulien s’installe rarement brutalement. Une gêne inhabituelle après une séance, une tension persistante autour de la rotule ou une fatigue anormale du genou doivent inciter à adapter son entraînement avant que la douleur ne s’installe durablement.
1. Maîtriser sa charge d’entraînement. Évitez d’augmenter votre volume hebdomadaire de plus de 10 % d’une semaine à l’autre et introduisez progressivement les séances rapides ou le dénivelé.
2. Renforcer régulièrement les muscles des jambes et des hanches. Un travail ciblé du quadriceps, des fessiers et des ischio-jambiers améliore la capacité du genou à absorber les contraintes de la course.
3. Ne pas courir systématiquement sur la douleur. Une gêne persistante est un signal d’alerte. Adapter temporairement son entraînement permet souvent d’éviter plusieurs semaines d’arrêt.
Rapide, roulant et accessible en apparence, les 20 km de Paris sont pourtant une course exigeante. Pour tenir votre allure jusqu’à l’arrivée, une préparation spécifique est indispensable. Voici trois séances clés pour arriver prêt le jour J et éviter le fameux coup de moins bien du dernier quart de course.
Chaque année, les 20 km de Paris attirent des milliers de coureurs venus relever le défi sur un parcours emblématique au cœur de la capitale. Si le profil est relativement roulant, il ne faut pas s’y tromper : courir 20 kilomètres à une allure soutenue demande autant de gestion que de condition physique.
L’erreur la plus fréquente ? Partir trop vite. Les premiers kilomètres paraissent faciles, porté par l’ambiance et l’adrénaline du départ. Mais après le 15e kilomètre, le moindre excès se paie souvent très cher.
Pour préparer les20 km de Paris, l’entraînement doit donc développer votre capacité à maintenir une allure régulière pendant plus d’une heure, tout en restant capable de répondre aux changements de rythme du parcours.
1. Les blocs à allure objectif : la séance indispensable
C’est la séance de référence pour préparer les 20 km de Paris. Elle permet de mémoriser votre allure cible et d’apprendre à la tenir sans dérive. En répétant plusieurs blocs à la vitesse visée le jour de la course, vous développez votre endurance spécifique et améliorez votre gestion de l’effort.
Séance à réaliser une fois par semaine :25 minutes d’échauffement en endurance fondamentale ; 3 × 15 minutes à l’allure objectif 20 km ; récupération de 3 minutes en footing lent entre chaque bloc ; 10 minutes de retour au calme. L’objectif est de terminer le dernier bloc avec la sensation de pouvoir encore courir quelques minutes à cette allure.
2. Les longues portions continues pour gagner en endurance
Les 20 km de Paris demandent de maintenir un effort soutenu sans interruption pendant plus d’une heure pour la plupart des coureurs. Les longues portions continues permettent justement de développer cette capacité. Elles améliorent l’endurance à haute intensité et habituent l’organisme à rester longtemps proche du seuil d’effort.
Séance à réaliser tous les 10 jours : 20 minutes d’échauffement ; 45 à 60 minutes à allure soutenue mais maîtrisée, proche de votre allure marathon rapide ou d’un semi-marathon couru avec prudence ; 10 minutes de retour au calme.
Cette séance apprend à rester relâché malgré la fatigue qui s’installe progressivement.
3. Les variations d’allure pour mieux gérer la course
Même sur un parcours roulant, les 20 km de Paris imposent quelques changements de rythme : faux plats, tunnels, ravitaillements ou accélérations pour suivre un groupe. Ces petites variations peuvent coûter cher si elles ne sont jamais travaillées à l’entraînement.
Séance à réaliser toutes les deux semaines : 20 à 25 minutes d’échauffement ; 10 × 1 minute légèrement plus vite que votre allure objectif, suivie d’1 minute de récupération en footing ; 15 minutes de retour au calme.
L’objectif n’est pas de courir très vite, mais d’apprendre à absorber ces relances sans faire monter excessivement la fréquence cardiaque.
La clé des 20 km de Paris : partir à la bonne allure
Quel que soit votre niveau, la réussite des 20 km de Paris repose avant tout sur la gestion de l’allure. Un départ prudent permet souvent d’accélérer dans les derniers kilomètres, alors qu’un départ trop rapide conduit presque toujours à subir la fin de course.
En intégrant ces trois séances spécifiques dans votre préparation, vous développerez les qualités essentielles pour tenir votre rythme jusqu’à la ligne d’arrivée et profiter pleinement de cette grande classique du calendrier.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/20-km-de-Paris-Aurelien-THIVET-91.jpg533800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2026-08-03 10:16:002026-07-27 10:01:4920 km de Paris : 3 séances spécifiques pour réussir votre course
Avec la Superblast 3, ASICS confirme son savoir-faire dans la catégorie des super trainers. Plus légère, plus dynamique et toujours dépourvue de plaque carbone, cette chaussure de running s’impose comme une excellente option pour les sorties longues, les séances rythmées et la préparation marathon. Notre avis après plusieurs sorties.
Après le succès des deux premières versions, l’ASICS Superblast 3 franchit un nouveau cap. Dès les premiers kilomètres, cette chaussure impressionne par sa capacité à combiner amorti, légèreté et dynamisme, un équilibre rarement atteint sur un modèle destiné à l’entraînement.
Visuellement, sa semelle imposante inspire confiance. Avec 46,5 mm sous le talon, elle dépasse même la limite de 40 mm autorisée par World Athletics en compétition sur route. Un choix assumé par ASICS pour privilégier le confort et la protection lors des longues sorties.
Malgré cette hauteur importante, la chaussure reste très rassurante grâce à une plateforme élargie qui limite efficacement les mouvements parasites. Le maintien du talon est excellent et le confort général figure parmi les meilleurs du marché pour accumuler les kilomètres.
Une chaussure légère et dynamique… sans plaque carbone
La vraie surprise vient toutefois de son comportement en course. Malgré son volume généreux, la Superblast 3 se montre particulièrement légère (239 g) et offre une foulée fluide et réactive.
ASICS associe deux mousses de dernière génération : FF BLAST+ et FF LEAP, cette dernière étant annoncée comme 33 % plus légère et 13 % plus réactive que la précédente FF BLAST. Résultat : un excellent retour d’énergie, sans la rigidité caractéristique d’une plaque carbone.
C’est probablement le principal atout de cette chaussure. Elle procure des sensations très dynamiques tout en restant suffisamment souple pour préserver les muscles lors des sorties longues ou des séances répétées.
On peut ainsi enchaîner les kilomètres, les allures marathon, les séances tempo ou même le fractionné sans ressentir cette fatigue musculaire parfois générée par les chaussures carbone. L’accroche reste efficace, y compris sur chaussée humide, tandis que les renforts placés sur les zones les plus sollicitées laissent espérer une excellente durabilité.
Les points forts
Un amorti exceptionnel, protecteur sans devenir trop mou.
Un excellent dynamisme sans plaque carbone, grâce aux mousses FF BLAST+ et FF LEAP.
Une grande polyvalence : sorties longues, footing, marathon, tempo ou fractionné.
Une légèreté remarquable (239 g) au regard du volume de mousse embarqué.
Une bonne stabilité, malgré une hauteur de semelle impressionnante.
Une durée de vie supérieure à celle de nombreuses chaussures carbone.
Les points faibles
Un prix élevé (240 €), même en l’absence de plaque carbone.
Une hauteur de semelle de 46,5 mm, qui dépasse les normes World Athletics pour les compétitions sur route.
Verdict : à qui s’adresse l’ASICS Superblast 3 ?
A un très large public, du coureur débutant au marathonien expérimenté ! Elle conviendra particulièrement aux runners qui recherchent une chaussure d’entraînement haut de gamme, capable d’enchaîner les sorties quotidiennes, les séances de qualité et les longues distances avec un excellent compromis entre confort, rendement et durabilité.
Si vous souhaitez profiter des sensations d’une chaussure très performante sans les contraintes d’un modèle à plaque carbone, la Superblast 3 fait aujourd’hui partie des meilleures références du marché.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/07/Asics-Superblast-3.png7901183Antoine Galewskihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAntoine Galewski2026-08-01 08:54:002026-07-28 12:40:55TEST Asics Superblast 3 : la nouvelle référence des super trainers ?
La Normandie accueillera un nouvel événement running en 2027 avec la première édition du Marathon des Saveurs Normandes, organisée le 22 mai à Bagnoles-de-l’Orne par l’association Bagnoles Oxygène. Cette nouvelle course ambitionne de s’imposer comme un rendez-vous incontournable du calendrier régional en associant sport, convivialité et découverte du terroir.
Le parcours de ce nouveau Marathon des Saveurs Normandes traversera les paysages emblématiques de l’Orne, entre forêts, patrimoine et villages de caractère, avec plusieurs animations et des dégustations de spécialités locales destinées à mettre en valeur les saveurs normandes.
L’événement sera accessible au plus grand nombre grâce à quatre formats : marathon, semi-marathon, 10 km et marche nordique. Les organisateurs ont fixé une jauge de 2 300 dossards afin de préserver la qualité de l’accueil et l’expérience des participants.
Avec ce concept mêlant course à pied, tourisme et gastronomie, le Marathon des Saveurs Normandes entend séduire aussi bien les coureurs en quête de performance que les amateurs de défis sportifs dans une ambiance conviviale. Un rendez-vous à suivre de près pour les passionnés de running en quête d’une nouvelle destination au printemps.
Nous utilisons des cookies sur notre site Web pour vous offrir l'expérience la plus pertinente en mémorisant vos préférences et vos visites répétées. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez à l'utilisation de TOUS les cookies. Toutefois, vous pouvez visiter "Options des cookies" pour fournir un consentement contrôlé.
Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur le site. Parmi ceux-ci, les cookies qui sont catégorisés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels pour le fonctionnement des fonctionnalités de base du site web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de refuser ces cookies. Mais la désactivation de certains de ces cookies peut affecter votre expérience de navigation.
Les cookies fonctionnels permettent d'exécuter certaines fonctionnalités comme le partage du contenu du site web sur des plateformes de médias sociaux, la collecte de commentaires et d'autres fonctionnalités de tiers.
Les cookies de performance sont utilisés pour comprendre et analyser les indices de performance clés du site web, ce qui permet d'offrir une meilleure expérience utilisateur aux visiteurs.
Les cookies analytiques sont utilisés pour comprendre comment les visiteurs interagissent avec le site web. Ces cookies permettent de fournir des informations sur les mesures du nombre de visiteurs, le taux de rebond, la source de trafic, etc.
Les cookies publicitaires sont utilisés pour fournir aux visiteurs des annonces et des campagnes de marketing pertinentes. Ces cookies suivent les visiteurs sur les sites web et collectent des informations pour fournir des annonces personnalisées.
Les cookies nécessaires sont absolument indispensables au bon fonctionnement du site web. Ces cookies assurent les fonctionnalités de base et les caractéristiques de sécurité du site web, de manière anonyme.