L’équipementier Hoka devient le partenaire officiel du circuit mondial UTMB jusqu’en 2023.
Forts de leurs origines communes dans les Alpes françaises, UTMB® World Series et Hoka® annoncent un partenariat au long cours. La marque Hoka, née dans les Alpes en 2003, désormais division du géant américain Deckers Brands, sera partenaire global du plus grand circuit de trail running au monde qui débutera en 2022. Huit événements UTMB® World Series ont déjà été confirmés sur le continent américain, en Asie et en Océanie. D’autres événements seront annoncés dans les semaines à venir.
Tout au long de ce partenariat, Hoka fournira une sélection de chaussures et de vêtements aux bénévoles de tous les UTMB® World Series Events ainsi qu’aux coureurs de certains UTMB® du circuit. Une nouvelle gamme de produits UTMB® World Series sera également créée et disponible sur une boutique en ligne officielle lancée dans quelques mois.
Des valeurs communes
« Hoka est né dans les montagnes et a de nombreux liens significatifs avec Chamonix, en France. C’est avec honneur et humilité que nous nous associons à l’UTMB® World Series dans le but commun de rendre ce sport singulier qu’est le trail running accessible à tous les athlètes du monde entier« , déclare Wendy Yang, Présidente de Hoka, dans le communiqué de presse annonçant cette nouvelle.
De son côté, Catherine Poletti, présidente UTMB Group, s’y associe : « Nous partageons une histoire commune avec Hoka depuis de nombreuses années, car nous avons tous deux grandi dans les contreforts du Mont-Blanc pour devenir des marques leaders dans le domaine du trail running. Nous sommes ravis d’écrire ensemble le premier chapitre de l’UTMB® World Series pour fédérer la communauté mondiale du trail running autour de nos valeurs communes et offrir à tous les coureurs la possibilité de vivre une aventure extraordinaire près de chez eux. »
Andrew Messick, Président et Directeur Général de The IRONMAN Group, a pour sa part commenté : « Nous sommes ravis d’accueillir Hoka alors que nous construisons ensemble le nouveau circuit UTMB® World Series. L’histoire commune entre Hoka et l’UTMB®, ainsi que leur expertise pour inspirer une communauté d’athlètes à travers la série Humans of HOKA, est le rapprochement parfait pour accompagner le lancement du circuit 2022 qui est profondément ancré dans les valeurs et l’esprit de camaraderie du trail running. »
Ce partenariat est officiel jusqu’en 2023, avec des options d’extension jusqu’en 2024 et au-delà.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/hoka-x-utmb.png350800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-25 17:27:352021-10-25 17:27:37Hoka devient partenaire de l’UTMB World series
La FFA a déclassé le gagnant du marathon, Duncan Perrillat pour ce motif réglementaire. Deuxième Français, Alexandre Bourgeois devient donc le champion de France de l’année, aux côtés d’Aude De La Mettrie.
Coup de tonnerre à Rennes, ce dimanche, sur le Marathon Vert. L’épreuve était support pour la deuxième fois des championnats de France. Et son vainqueur, Duncan Perrillat, est reparti le cœur lourd. L’athlète francilien s’est fait déclasser par la Fédération Nationale d’Athlétisme car il ne portait pas le maillot de son club, celui de Neuilly-sur-Seine. Duncan Perrillat a donc remporté l’épreuve en 2h14’49’’ mais… il ne sera pas le champion de France de l’année. La FFA l’a disqualifié quasiment sur le champ, au moment du podium, pour ce motif « vestimentaire » purement « règlementaire » reléguant au placard, l’aspect sportif. Un comble ! Mais on ne transige pas avec le règlement…
Le 2e athlète ayant terminé étant Marocain (Alaâ Hrioued, en 2h15’45’’) c’est donc le 2e Français arrivé qui sera drapé de bleu-blanc-rouge. Le Dijonnais Alexandre Bourgeois décroche ainsi le titre national en 2h16’52’’. « J’aurai préféré être champion de France dans d’autres conditions », a confié au journal Ouest-France l’athlète, qui s’est démarqué pour sa première sur la distance.
Derrière lui, le Brestois Florian Caro, 4e homme du jour et 3e Français se retrouve donc vice-champion de France, en même temps que champion de Bretagne.
Côté féminin, pas de riffifi. Aude De La Mettrie portait la bonne panoplie. Elle a décroché à domicile le titre de championne de France et celui championne de Bretagne par la même occasion. Une belle victoire en 2h51’.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/marathon-de-rennes-championnats-de-france.png308518Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-25 16:54:522021-10-27 16:15:10Championnat de France de marathon : le vainqueur disqualifié à cause de son t-shirt…
Pour s’entraîner en toute sécurité à la nuit tombée, Brooks propose une gamme complète Run visible. Testée et approuvée.
La gamme Run Visible de Brooks, habille de la tête aux pieds cet hiver, avec une priorité : assurer votre visibilité à la nuit tombée.
La collection s’est étoffée par rapport à sa version 2020. Aux pieds, trois paires de chaussures (Hypérion tempo, Ghost 14, Glycerine 19) qui « réfléchissent » la nuit. Pour les tenues, des vestes coupe-vent, avec et sans manches. Mais aussi t-shirts à manches courtes et à manches longues. Plusieurs modèles sont disponibles pour hommes et femmes. Pour le bas, chez les hommes, il y a un short 2 en 1 et un collant long. Chez les femmes, un haut avec une coupe « crop » et manches longues mais aussi une brassière très astucieuse avec une poche à l’arrière pour le téléphone. Là aussi des vestes manches courtes, manches longues. Et en bas, un très beau legging long et un short noir simple. Il y a également des accessoires : débardeurs, bonnet, gants, chaussettes.
Intensité lumineuse maxi
Cette collection RunVisible est fabriquée avec un matériau rétroréfléchissant. Il est inséré sur les zones stratégiques. Cela permet au coureur d’être vu des automobilistes par luminosité faible ou dans le noir. Chaque modèle renvoie une intensité lumineuse minimale équivalente à l’éclairage émis par 300 bougies, rien que ça !
Les inserts en 3M Scotchlite sont judicieusement placés, de manière à réfléchir la lumière immédiatement. Devant, derrière, sur les côtés. C’est très efficace et c’est selon nous, le vrai point fort de cette collection Run Visible de Brooks.
Une collection écoresponsable
En effet,Brooks a axé sa recherche sur des matériaux durables et responsables. Au total, 85% de la collection est fabriquée à partir de matériaux recyclés et certifiés Bluesign.
Plus précisément, les nouveaux modèles Carbonite sont fabriqués à partir de 53% de tissus recyclés. Les modèles manches longues contiennent 84% de contenu recyclé, tandis que d’autres articles en contiennent 70%. C’est 26% de plus que la saison dernière.
En conclusion, là certaines autres marques placent des pièces de tissu réfléchissants souvent soit trop petites soit mal placées, Brooks a fait ici un travail précis. A la clé, une info claire envoyée à l’automobiliste : il y a un coureur à pied en face !
C’est solide. C’est beau. Et ça résiste au temps et au lavage.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/brooks-run-visible-1.png292473Sandrine Nail-Billaudhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSandrine Nail-Billaud2021-10-25 10:19:402021-10-25 10:19:42Brooks run visible : bien vu !
Belle reprise pour le Grand Trail des Templiers, avec 1 943 classés sur l’épreuve originelle de ce festival de trails. Le Britannique Jonathan Albon et la Néo-zélandaise Ruth Croft ont décroché les lauriers.
En 2019, la course avait été annulée en dernière minute, suite à un violent épisode cévenol. En 2020, elle n’a pas eu lieu à cause du Covid. Voilà deux ans donc que l’on attendait le retour de la course originelle de ce grand festival de trail. Il regroupe 12 épreuves le temps d’un week-end bien rythmé au pays des Grands Causses. Cette année, ouf, une météo favorable. Au départ, il y a avait du beau monde. Parmi les champions, Sébastien Spehler faisait partie des favoris. Au final, le Britannique Jonathan Albon a été plus costaud. Le champion du monde du trail boucle le circuit de 80 km et 3700 m de dénivelé en 6h32’13’’. C’est une première victoire à Millau, après son sacre sur l’OCC cet été.
L’Alsacien termine à 5’ (6h39’) et Benoit Cori complète le podium de cette édition. Chez les femmes, la Néozélandaise Ruth Croft termine en 21e position au scratch en 7h51’. Elle s’impose devant l’Espagnole Gemma Arenas Alcazar et Julie Roux. Dans le peloton, quelques têtes connues, notamment Claude Dartois, star de Koh-Lanta qui n’est pas passé inaperçu. Après le Marathon de Paris bouclé dimanche dernier en 3h23’, il termine ce Grand Trail des Templiers en 11h56′.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/grand-trail-des-templiers.png335595Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-25 08:49:002021-10-25 12:31:33Grand Trail des Templiers : victoires de Jonathan Albon et Ruth Croft
Le Savoyard Ludovic Pommeret et l’Italien David Jung ont remporté le Grand Raid de la Réunion main dans la main.
« C’est une victoire partagée et elle est super belle », s’enthousiasme Ludovic Pommeret. L’ingénieur savoyard a remporté la Diagonale des Fous main dans la main avec l’Italien David Jung. Ensemble depuis Roche Plate (108 km), les deux ultra-traileurs terminent donc en duo cette traversée de l’île de La Réunion. 23h02’21’’ pour revenir à bout de cet ultra-trail infernal. En 160 km et 9 400 mD+, c’est l’un des plus exigeants de la planète.
Pour Ludovic Pommeret qui avait déjà terminé trois fois deuxième de ce célèbre Grand Raid de La Réunion (2019, 2014, 2009) c’est un bel aboutissement. Ce champion, vainqueur l’UMTB en 2016, faisait partie des candidats à la victoire. Le grand favori, Benoit Girondel a dû abandonner pendant la nuit. David Jung, (6e de l’Ultra-Trail Mont-Blanc en 2017, et 4e de la Transgrancanaria 2018) a lui surpris son monde !
Côté féminin, Emilie Maroteaux aussi a impressionné. Cette kiné installée à la Réunion avait terminé 3e du Trail de Bourbon en 2019. Elle boucle cette fois première féminine, en 27e position au classement général. Amandine Ginouves et Sophie Blard complètent le podium.
1 775 coureurs ont bouclé cette Diagonale des Fous 2021 marquée par une chaleur intense. Tous les résultats ICI.
ASICS lance la deuxième édition du ASICS World Ekiden, du 10 au 22 novembre. Ce marathon connecté en relais à six coureurs sera l’occasion de se challenger. Et de récolter des fonds pour l’association Mind.
L’an dernier, la première édition du ASICS World Ekiden avait réuni plus de 56 000 coureurs de 179 pays différents. Un vrai succès. ASICS renouvelle l’évènement du 10 au 22 novembre 2021. La marque encourage les coureursà rejoindre le mouvement par équipes de 6. Cette course virtuelle, inspirée de l’Ekiden traditionnel japonais, est ouverte à tous. Le format est abordable. 3 relais de 5 km, deux de 10 km et un de 7,195 km. Les coureurs se passeront un « tasuki » (relais) numérique pour parcourir ensemble la distance du marathon. Et ainsi, connecter corps et esprit, en accord avec la philosophie ‘un esprit sain dans un corps sain’, acronyme d’ASICS en latin. La nouveauté, c’est la dimension solidaire. Les Européens qui participeront permettront de récolter automatiquement des fonds pour différentes organisations qui luttent pour une meilleure santé mentale.
Comment participer au ASICS World Ekiden 2021 ?
Créer une équipe de 6 coureurs et designer un capitaine. L’inscription est possible dès maintenant via l’application ASICS Runkeeper™ : cliquez ici. Pour vous préparer, vous trouverez des plans d’entraînement sur l’application ASICS Runkepeer. Ensuite, connectez-vous sur cette application entre le 10 et le 22 novembre pour participer. Une fois votre relais effectué, ce sera au tour de votre coéquipier. Partagez les résultats de l’équipe sur les réseaux sociaux avec le #ASICSWorldEkiden.
Une étude mondiale sur l’exercice et la santé mentale
En parallèle, ASICS incite aussi les sportifs à contribuer à la recherche sur l’impact du sport sur le mental. Pour participer à cette étude mondial, il suffit de capturer son état d’esprit (questionnaire + capture du visage) via le Mind Uplifter™. Tous les résultats seront compilés et ajoutés au World Uplift Score et visible en direct sur la World Uplift Map. Pour tous les partages sur les réseaux sociaux en Europe avec le #UpliftingMinds, des fonds seront collectés pour l’association Mind, qui œuvre pour la santé mentale.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/asics-world-ekiden.jpg8021134Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-24 14:26:002021-10-22 14:47:58L’Asics World Ekiden de retour
Pour quantifier la lumière produite par la lampe, on parle de flux lumineux, exprimé en lumens (lm). Plus le nombre de lumens est élevé, plus la portée d’éclairage, exprimée en mètres, sera conséquente. C’est un critère à prendre en compte pour bien choisir sa frontale. Aujourd’hui, les modèles sont réglables en intensité proposant différents modes ou différents types de faisceau lumineux. Alors combien de lumens ? Cela dépendra de votre usage. 200 lumens, c’est bien pour le running en environnement urbain. Cela éclairera à 10 mètres environ en faisceau large, jusqu’à 50 mètres en faisceau étroit. A partir de 300 lumens et jusqu’à 500 lumens, la frontale sera compatible avec la pratique en pleine nature. Elle éclairera de 20 à 100 mètres devant vous, selon le type de faisceau. Au-delà de 600 lumens, on pourra l’utiliser en tout-terrain, sur des épreuves type ultra-trails. Attention dans tous les cas, un halo lumineux très puissant peut être déroutant pour le champ de vision. On recommande de s’accoutumer à ces sensations sur des séances courtes, en terrain connu.
2/ Privilégier l’autonomie
C’est un critère primordial si vous envisagez de choisir une frontale pour un trail nocturne de plusieurs heures. Partez du principe que les marques surestiment toujours l’autonomie et que les conditions climatiques jouent beaucoup. S’il fait froid, la batterie se déchargera en effet plus vite. Le plus judicieux, c’est de s’étalonner, en fonction de l’usage souhaité, sur l’autonomie minimale annoncée, c’est-à-dire à pleine puissance. Point positif, le fait d’avoir un témoin du niveau de batterie. Cela évite de se retrouver dans le noir complet en plein sentier. Ce système de « jauge » est désormais fréquent. L’alimentation elle est parfois hybride. Si la batterie lithium-ion est déchargée, des piles prennent le relais. C’est pratique et sécurisant. Autre innovation intéressante, l’intensité de l’éclairage qui s’adapte à l’environnement grâce à un capteur intégré. Cette technologie (Reactive Lighting chez Petzl par exemple) permet de prolonger l’autonomie. On peut sinon penser à passer en « mode éco » dans les montées pour économiser sa batterie.
3/ Chercher le confort
L’appréciation de ce critère variera aussi en fonction de l’utilisation. Pour des petites sorties sur route ou chemins stabilisés, un modèle compact avec piles fera l’affaire. En revanche, s’il l’on court deux heures ou plus, un modèle avec batterie ou mieux, avec porte-batterie amovible, sera plus confortable. Ce critère devient donc primordial pour bien choisir votre frontale. En effet, le poids de la lampe n’est pas anodin et peut engendrer des tensions au niveau de la tête et du cou. Côté serrage, il faut trouver le bon compromis avec un bandeau serré, mais pas trop. Autre option : l’utilisation d’une lampe de poitrine, ou d’une lampe que l’on porte à la main. On garde ainsi la tête libre et surtout le nez levé, sur le sentier plutôt que sur ses pieds.
Jeudi 21 octobre, sur le circuit Paul Ricard dans le Var, neuf athlètes Kenyans ont tenté de battre les records du monde des 50 km femmes et 100 km hommes. Malheureusement, les athlètes ont essuyé une météo contraire.
Ce jeudi 21 octobre aux aurores, sur le circuit du Castellet, dans le Var, trois femmes et six hommes, se sont attaqués aux records du monde des 50 km femmes et 100 km hommes. Les athlètes avaient préparé ce rendez-vous depuis six mois au sein du JC ITEN Training Camp, au Kenya, encadrés par l’entraîneur Claude Guillaume.
Tout avait pourtant bien commencé. La favorite féminine, Joyce Jemutai Kiplimo est passée tout près de l’exploit. En 3h00’14 », elle échoue à seulement 20 secondes du record du monde de la Britannique Desiree Linden. Forcément déçue, la jeune femme de 33 ans a souffert de la pluie.
Du côté des hommes, Ezekiel Kemboi Sirma, 24 ans, était favori. Il comptait près de 2 minutes d’avance lors du premier tiers de la course. Mais là encore, la météo a eu raison de ses efforts. Deux heures de pluie froide ont tétanisé ses muscles. L’athlète a abandonné au 78ekm, victime de crampes.
Benoît Z promet une suite
Benoit Z, ancien recordman d’Europe du marathon et l’organisateur de l’évènement, promet une suite à cette tentative manquée. « On craignait la pluie, et nous n’avons pas pu y échapper. Cela a suffi pour perdre ces secondes précieuses pour Joyce. Bien évidemment, il manque la performance que l’on attendait, mais ce n’est pas grave car sur le plan émotionnel et sportif, on a vécu quelque chose de grand. Cet événement est une réussite. Il est à l’image de ce qu’on en a voulu mettre en lumière, c’est-à-dire la solidarité. Cette journée nous donne des ailes. Nous allons continuer à accompagner le camp JC Iten au Kenya et ses athlètes, car je suis persuadé que Joyce et Ezekiel ont ce record dans les jambes. ». Rappelons que Benoit Z avait pris en charge intégralement les frais liés au stage d’entrainement de 15 athlètes kenyans.
La journée s’est terminée sur une note positive, avec le sourire et la promesse de tenter de nouveau l’exploit l’année prochaine.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/50-et-100km-du-Castellet-pas-de-record-du-monde-abien-Boukla.jpg7871181Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-22 14:12:252023-01-20 14:07:36Pas de record sur 50 km et 100 km au Castellet
New-Balance, sponsor officiel de la classique Marseille-Cassis met les femmes à l’honneur avec une team 100% féminine qui permettra de lever des fonds au profit de la Fondation Alice Milliat.
Les femmes, avenir du running ? Sans doute ! Parmi les 1, 4 millions de néo-runners, 60% sont des femmes. Et sur Marseille-Cassis, elles représentent désormais un bon tiers du peloton. A l’occasion de la 42e édition, qui se courra le 31 octobre, New-Balance, sponsor de l’évènement a décidé de promouvoir le sport féminin. Une équipe composée d’athlètes, personnalités et journalistes participera pour récolter des fonds pour la fondation Alice Milliat, qui oeuvre pour le sport féminin au niveau européen. New Balance reversera 50 euros par kilomètre parcouru par les membres de la team, soit une dotation de 8000 euros. Souhaitons-leur bonne course, ainsi qu’aux 20 000 participants attendus, bonne course sur ce Marseille-Cassis au dénivelé avec une côte d’enfer.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/Marseille-Cassis-6Remy-Michel-TeamPhoto-5-495x400-1.jpg400495Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-21 11:02:002023-02-01 19:00:56Une team féminine sur Marseille-Cassis
Rendez-vous le 13 mars pour la Grande Course du Grand Paris. Ce beau 10 km se termine par un tour de piste au Stade de France. On attend aussi un semi !
Les inscriptions sont ouvertes pour la Grande course du Grand Paris prévue le 13 mars. Le dossard est affiché à prix abordable (à partir de 18€) et le parcours agréable. On retrouvera donc avec plaisir ce 10 km au départ de la place de la République à Paris. Le circuit filera le long du canal Saint-Martin et de celui de l’Ourcq, passera par les quartiers de Stalingrad, la Villette et le Millénaire. Enfin, pour le finish : un tour sur la piste d’athlétisme du Stade de France !
Un semi en attente
En 2020, le Semi du Grand Paris avait vu le jour. Ce 21km, mi-urbain, mi-nature s’élançait du Parc de Tremblay avec une arrivée grandiose également au Stade de France.
Depuis l’épisode de Covid-19, les élections départementales ont apporté leur lot de changement dans le Val-de-Marne. Les organisateurs attendent encore certaines autorisations pour organiser ce semi-marathon. Ils espèrent rapidement pouvoir proposer un semi digne de ce nom !
100% éco-responsable
Depuis 5 ans, l’évènement travaille à réduire son impact écologique. Il y aura un ravitaillement zéro plastique et zéro déchet, des produits bio et locaux. Enfin, l’arrivée : une médaille en bois recyclé, offerte à tous les finishers. Elle sera fabriquée en France, avec des graines de tournesol à planter.
Les participants inscrits en 2019 ou 2020 verront leur inscription soit intégralement remboursée, soit automatiquement reportée sur la nouvelle édition semi-marathon du 13 mars 2022.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/course-du-grand-paris-2019.jpg7871181Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-20 10:27:062021-10-20 10:27:08La Grande course du Grand Paris revient le 13 mars
En 2h04’21, le Kenyan Elisha Rotich a effacé le record du Marathon de Paris détenu par Kenenisa Bekele depuis 2014. Cinq coureurs terminent sous les 2h05’ ce dimanche.
Conditions parfaites pour la 44e édition de la grand-messe capitale, de retour après une édition 2020 annulée. Un beau dimanche de retrouvailles et des records à la clé. ElishaRotich a pris les devants au 38e km pour signer sa plus belle victoire. En bonus un nouveau record personnel et surtout, en 2h04’21 un record pour ce Marathon de Paris 2021. Sept ans après celui établi par la star Kenenisa Bekele (2h05’04). « Merci Paris !Je ne sais pas trop quoi dire tellement je suis étonné, poursuit-il. Je ne m’attendais pas à ça. À cinq kilomètres de l’arrivée, je me sentais super bien et j’ai décidé d’attaquer. »
Yohan Durand devant en 2h09’20
Du côté des Français, au départ avec un record en 2h12’27 (Milan, mai 2021) Yohan Durand explose lui aussi sa meilleure marque : 2h09’20 et une belle 15e place au scratch. « Passer la barre des 2h10’, c’est une belle étape/ Les conditions étaient vraiment idéales, les lièvres ont été très réguliers et les encouragements des spectateurs quand ils voient qu’on est français, c’était top. J’ai fait mon premier temps à Paris et j’ai toujours fait de belles performances ici. La fin dans le Bois de Boulogne a forcément été difficile mais aujourd’hui, ce n’est que du bonheur. C’était une belle fête. Il faut voir avec les sélectionneurs mais je pense que j’ai pris une bonne option pour aller disputer les Championnats d’Europe à Munich, l’été prochain. »
Deuxième du Marathon de Genève cette année, Tigist Memuye lâchait finalement sa compatriote Yeneseh Dinkesa pour s’imposer en 2h26’11. « C’était très dur, commente-elle, complètement exténuée. J’ai eu beaucoup de mal avec toutes les parties pavées. Mais gagner à Paris, c’est formidable. » Le podium est entièrement éthiopien avec Yenesesh Dinkesa (2h26’14) et Fantu Jimma (2h26’21) sur les deux autres marches.
Julien Casoli, champion de France marathon fauteuil
À 39 ans, Julien Casoli a survolé l’épreuve support du Championnat de France marathon handisport. Tête d’affiche de la discipline avec quatre participations aux Jeux paralympiques (2008, 2012, 2016, 2020), le Français décroche le titre de champion de France marathon fauteuil au terme de 1h33’22 d’effort. « C’est une grande satisfaction, surtout ici à Paris l’épreuve la plus prestigieuse en France, se réjouit le Franc-comtois, septième cet été des Jeux paralympiques de Tokyo sur 1500 m et 8e sur 800 m. Pourtant au départ, je n’aurais pas coché mon nom. Mais finalement j’étais en bonne forme. J’ai fait une bonne partie de la course avec Sean avant de le décrocher progressivement. Les cinq derniers kilomètres ont été très durs. Je n’en voyais pas la fin, mais je n’ai rien lâché. » En 1h36’19, Sean Frame conserve la deuxième place devant Francisco Sanclemente.
Les coureurs du coeur de peloton défile toujours sur le parcours du Marathon de Paris 2021. Les derniers sont attendus vers 18h sur l’Avenue Foch.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/dimanche-17-octobre-2021-schneider-electric-marathon-de-paris.jpg629945Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-17 16:03:572021-10-18 11:44:44Marathon de Paris 2021: nouveau record pour Elisah Rotich
L’évolution de la Saucony Ride 14, un modèle à la fiabilité éprouvée, associe le confort et l’amorti attendu à un nouveau design plus audacieux. Une paire bonne à tout faire !
La Ride 14 est l’un des modèles phares chez Saucony. Sur cette 14e édition, le chaussant est confortable et l’empeigne est plus large que les versions des précédentes saisons. L’empeigne est un peu plus large et le mesh semble plus respirant, ce qui était appréciable lors de notre test estival. On retrouve la semelle FORMFIT.
Le confort constaté d’emblée sur les premières foulées se confirme en accélérant. En revanche, l’amorti PWRRUN très présent gomme un peu les sensations : sans être mou, c’est assez moelleux.
Leur poids de 290 g en 44, sans être un véritable handicap, ne destine pas les Saucony Ride 14 à de régulières séances sur piste, même si elles restent utilisables dans ces conditions.
Très bon point concernant l’adhérence de la semelle par forte pluie, y compris sur des chemins, ce qui renforce leur polyvalence. Étonnamment, les lacets sont très longs, on peut y remédier en effectuant un triple nœud.
Bonne paire d’entraînement avec un confort toujours présent même sur des sorties de 1h45 à 2h, ces Saucony Ride 14 pourront accompagner l’ensemble de vos séances sur bitume ou chemins avec quelques incursions sur la piste d’un stade.
Utilisation : La Saucony Ride 14 est idéale pour toutes les distances sur route et chemins stabilisés, pour coureur à foulée universelle de moins de 80 kg.
Il a testé pour vous... Frédéric, 56 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 120 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.
Le 31 octobre, 2 000 participants pourront se confronter à la star mondiale du marathon Eliud Kipchoge sur les Champs Élysées. Un dossard pour le Marathon pour Tous 2024 est à la clé pour les plus rapides.
Le 31 octobre, nous serons à 1 000 jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris 2024. Eliud Kipchoge, le recordman du marathon en 2h01’39 », ouvrira le pas du Marathon pour Tous de 2024 en proposant de remporter un dossard pour cet événement historique.
Une course poursuite dans Paris avec Eliud Kipchoge
A cette occasion, 2 000 participants pourront se mesurer à la foulée de cette légende kenyane.
La course de 5 km sera gratuite et accessible à tous. Elle se déroulera autour des Champs-Élysées. Ce moment unique en plein Paris sera proposé par le Club Paris 2024 et Orange, Parrain Officiel du Marathon Pour Tous. Le format sera original puisqu’il s’agira d’une course poursuite. Le champion olympique devra donc rattraper les concurrents partis avant lui.
Les participants seront eux répartis par sas de départ. Les plus lents s’élanceront en premiers, puis les plus rapides suivront. Ensuite, Eliud Kipchoge partira en dernier, avec une pénalité de temps .
« Cette course unique est à l’image de ce qu’est la course à pied : accessible à tous. Sur l’une des plus belles avenues du monde, je vous mets au défi de ne pas me laisser vous rattraper ! J’ai hâte de partager ce moment avec vous… avant de nous retrouver en 2024. » confie le recordman du marathon.
Ainsi, ceux qui franchiront l’arrivée avant l’athlète remporteront leur dossard pour le Marathon Pour Tous en 2024.
Et pour ceux qui n’auraient pas réussi à terminer la course avant Kipchoge, de nombreuses autres occasions seront proposées pendant les trois prochaines années.
Du 13 au 20 octobre, un challenge sélectionnera par tirage au sort les membres du Club Paris 2024. les plus motivés pour défier Kipchoge le 31 octobre sur les Champs Elysées.
En route pour le Marathon Pour Tous 2024
Pour la première fois de l’histoire, Paris 2024 proposera de vivre l’expérience des Jeux dans la peau d’un athlète. En effet, le Marathon Pour Tous de Paris 2024 se déroulera sur le même parcours que la mythique course du Marathon Olympique. Une distance plus accessible de 10 km sur ce même parcours sera également proposée pendant les prochains JO.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/marathon-pour-tous-2024.jpg645645Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-13 13:00:002021-10-13 13:13:055 km dans Paris pour défier Eliud Kipchoge !
A la suite du décès du coureur français Jacques Bussereau, durant le marathon de New York 1984, le docteur de Mondenard avait fait le point sur les précautions qui doivent être prises avant de participer à une course de 42,195km. Des conseils toujours d’actualité.
Le 28 octobre 1984, j’étais présent à New York en tant que médecin accompagnateur des marathoniens de l’AFCF.
Mon expérience de cet évènement a été profitable aux coureurs de fond français puisque j’ai publié plusieurs articles dans la presse spécialisée et grand public (Le Figaro, Le Monde) ou scientifique (Entretiens de Bichat), mettant en garde les adeptes de ce genre d’effort sur les contraintes thermiques impactant la physiologie corporelle.
Le texte qui suit titré « Vertus et risques du marathon » est paru quelques jours après New York dans Le Figaro du 31 octobre 1984.
Dès cette époque, j’avais compris que lors de courses de fond une température de l’air élevée associée à un fort degré hydrométrique devait être bien négociée…
25°C et 67% d’humidité
A New York, ce 28 octobre, les participants au célèbre marathon se trouvèrent confrontés à un environnement particulièrement hostile. Le service de météorologie américaine avait communiqué aux organisateurs les chiffres de la température et de l’humidité qui étaient de 19 degrés et 90%, à 10h, soit 45 minutes avant le départ.
Ces mêmes organisateurs, à de nombreuses reprises, avaient mis en garde l’ensemble des engagés sur l’aggravation prévisible des conditions météorologiques.
A 15 heures, la température dépassait 25 degrés alors que le degré d’humidité atteignait encore le chiffre de 67%. Ainsi étaient associées une température élevée et inhabituelle pour la saison (chiffre record sur l’ensemble des quinze éditions du marathon de New York), une humidité très élevée par une journée sans vent.
Comme un radiateur percé
Or, les risques de défaillance par épuisement ou coup de chaleur sont évidents lorsque ces trois éléments se trouvent réunis. En effet, le corps possède comme principal évacuateur de chaleur la transpiration.
Lorsque le chiffre d’humidité atteint 90%, ce mécanisme devient parfaitement inefficace, se comparant alors à un radiateur percé. Il est urgent dans ce cas de ralentir, voire de marcher, et de profiter de tous les postes (ravitaillement et épongement) disposés tous les 2,5km pour favoriser le mécanisme de déperdition de chaleur, en s’aspergeant d’eau froide chaque fois que possible, ou, mieux, en refroidissant les zones de peau découvertes, notamment la nuque, par application d’une éponge imbibée d’eau très fraiche voire glacée.
Un effort… de réflexion
Si ces mesures ne sont pas prises dès le départ, le coureur s’expose au coup de chaleur ou hyperthermie maligne, accident rare (18 cas cependant lors de cette 15e édition du marathon de New York), mais extrêmement graves dans certains cas, pouvant se terminer alors par la mort.
Rappelons un exemple particulièrement édifiant, celui d’un marathon de qualification pour les Jeux Panaméricains de 1967, disputé à Holyoke (Massachusetts). Par une température de 36 degrés et un degré hygrométrique de 83%. 87 sur 125 engagés – tous très bien entrainés – abandonnèrent.
Ron Daws, le vainqueur inattendu de ce marathon s’était préparé en étant très chaudement vêtu pendant ses parcours d’entraînement. Ainsi il s’était parfaitement adapté à ces conditions extrêmes : « c’est pourquoi, j’ai souri lorsque j’ai constaté lors du marathon d’Holyoke que le favori Tom Loris était superbement bronzé. Cela indiquait qu’il ne portait guère que son short et ses souliers pour s’entraîner. »
De la même manière, lorsqu’on rencontre du verglas sur la route, pour ne pas voir modifier brutalement sa trajectoire, lors d’un marathon, il faut lever le pied et limiter l’intensité de votre effort si les conditions climatiques sont défavorables. Et, notamment si le degré hygrométrique grimpe.
Pendant le marathon de New York 1984, la totalité des participants, les meilleurs comme les autres, ont vu leur temps de course s’allonger considérablement et même, pour certains, dépasser leur marque de l’année précédente de 30 minutes à 1 heure…
S’informer sur ces différents paramètres avant de s’élancer sur les 42,195 km devrait être un réflexe habituel. D’ailleurs, l’AFCF (Amicale française des coureurs de fond) organisatrice du voyage de la délégation française dans la mégapole américaine, consciente de tous ces problèmes, organise désormais des colloques médicaux d’information destinés à ses adhérents et diffuse une publication trimestrielle « Mondial Marathon » où figurent de nombreux conseils tel, notamment, dans son dernier numéro paru quelques jours avant New York, un article de circonstance : « Avant de courir, corrigez et limitez les facteurs de risques. »
En conclusion, il faut rappeler quelques principes. Aucune personne n’est en assez bonne santé pour se permettre d’être sédentaire. C’est ainsi que si on se réfère à une étude portant à la fois sur une population de 18.000 fonctionnaires inactifs ainsi que sur 2.200 personnes ayant une activité physique effective le week-end, on s’aperçoit que la proportion d’accidents coronariens est nettement moins élevée – environ un tiers en moins – sur les actifs par rapport aux sédentaires.
Forts de cette certitude concernant les bienfaits du sport, les Français s’engagent sans retenue dans la recherche d’un nirvana sportif. Mais comme toute thérapeutique, la prescription doit être adaptée à chacun en fonction de facteurs personnels dits facteurs de risque (surpoids, alcoolisme, tabagisme, hypertension artérielle, taux de cholestérol, sédentarité pendant de nombreuses années et surtout parents cardiaques), et aménagée suivant les conditions climatiques, comme New York l’a rappelé lors de son édition 84. Courir nécessite aussi un effort… de réflexion.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/Ben-Keith-AdobeStock_1662610-495x400-1.jpeg400495Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-13 10:16:002023-01-26 11:14:38Risques et vertus du marathon
Dimanche dernier, 9 266 coureurs ont bouclé la grande classique parisienne. Dans le peloton de ces 20 km de Paris , Guillemette Callies, une « amateur éclairée » qui nous raconte ses foulées partagées avec bonheur autour de la Tour Eiffel.
Qui est Guillemette ? Comme coureuse à pied, elle accumule les kilomètres, autant sur plat qu’en trail, depuis 2000. Fière de quelques podiums, ses meilleurs temps sont : 43’55’’ sur 10km en 2013 (Neuilly/Seine, 2013), 3h32’51’’ sur marathon (Orléans, 2013), 1’29’46’’ sur 20 km (20 km de Paris, 2013). Sa plus belle course : le trail du Ventoux 2020, 46km en 7h45’. Dans la vie Guillemette, combine des fonctions d’Assistante de direction et d’écrivain conseil-public indépendant.
Sur le quai du métro, il y a déjà deux coureurs. Au fil des stations, le nombre augmente ; short, bouteille d’eau à la main ; on les repère. Au changement, convergence de candidats à l’effort venus d’on ne sait quels quatre coins. L’ambiance chauffe, les coups d’œil fusent de l’un à l’autre : il a quoi comme marque de runnings ? Ça sent l’effervescence ; tous sont si contents d’entrer dans cette fête, presque neuve après les affres de la pandémie, que contrôles et autres contraintes restent anodins.
Sous le ciel bleu, en petit comité
Stade Émile Anthoine, la pelouse est encore clairsemée ; dans une heure elle sera bondée. Pas de file d’attente aux toilettes ; presque royal ! Quelques pas nous amènent à la tente de DEFI, l’association d’aide aux malades pour laquelle je courrai pour la huitième année. Axelle et Marie-Sylvie nous attendent avec un sourire généreux mais las de s’être levées très – très – tôt pour nous accueillir, pour que tout soit prêt. Alors c’est avec un plaisir véritable que je découvre le maillot rose vif à leurs couleurs : « on ne court pas comme des malades, on court pour des malades. »
Nous les aurions commandées que les conditions de course n’auraient pu être meilleures. Air bien frais, frisquet même : la peau se couvre de petites coquetteries de poule. Mais, surtout, le soleil s’étire en nuances roses et orangées. Autre belle surprise, nous serons en petit comité : 12 000 annoncés, la moitié du compte habituel. Quel luxe de ne pas être entassée comme du bétail.
Juste avant le top départ, le sentiment que tout va bien, qu’il n’est besoin de rien, prédomine. L’enjeu n’est pas la performance mais de participer à une fête : être là avec une amie, croiser des têtes connues, bavarder avec des inconnus. Échauffement comme pour un entraînement ordinaire. Alors, quand les filins nous libèrent, c’est avec une quasi-satisfaction que je laisse le flot s’élancer. Moteur diesel je suis, moteur diesel je reste ; il faut bien deux kilomètres pour entrer dans la course et aborder l’avenue Marceau, la colline de Chaillot justement nommée avec sa grimpette de bienvenue. C’est le moment de s’installer dans un rythme comme on enfile un vêtement confortable, d’égrener les kilomètres de façon positive : au lieu de « je n’ai parcouru que cinq kilomètres » se dire « il ne reste plus que quinze kilomètres ».Coup d’œil, Églantine est dans le sillage. Faire la course ensemble : une promesse est une promesse.
Compter, observer et bien s’hydrater
Paula Radcliffe raconte que pour contrer ses coups de mou, elle se concentre sur des exercices de numération, de 1 à 100, à l’endroit, à l’envers, de deux en deux, histoire de leurrer le corps qui, parfois, rechigne un peu. Moi, je cherche des histoires, des anecdotes, des distractions ; il y en a pléthore.
Un sans-dossard rejoint une amie-avec-dossard ; dialogue : – « C’est gentil de venir faire mon lièvre. » – « Oh, tu sais, de toutes les manières il fallait que je fasse mon fractionné ! » Moi, j’aurais tiqué.
Le dos des autres est instructif. « BA 120 Cazaux » : ça, c’est l’Armée de l’Air ; AS machin, Sporting truc : ils sont venus en régiments. Gilet jaune fluo : un aveugle et son guide ; tous l’encouragent, qui d’une parole chaleureuse, qui d’une tape sur l’épaule ; et le concurrent de répondre avec une joie qui égaye tous les coureurs. « Mais, ils ont un problème avec le kilométrage. » Oui ; mais non ; toi, tu passes sous les ponts, les tunnels et tu zigzagues. Ne pas oublier de s’hydrater. Savoir boire. Le grand Serge Cottereau dit qu’il vaut mieux ralentir ou s’arrêter pour le faire calmement ; les secondes perdues seront vite rattrapées.
Ah, les interminables quais !
Quelle chance ! Éric, « Président des Crazy », attend porte de Saint-Cloud, au chevet de Sainte-Jeanne, pour encourager chacune de ses ouailles. Ah, les interminables quais ! Supplice particulièrement délicieux après le pont d’Iéna, d’où, d’une rive, on aperçoit, sur l’autre, les plus rapides atteindre déjà l’écurie. Sous le pont, arrive aux oreilles la sirène de la rame de métro qui passe juste à la seconde et dont le conducteur, inspiré ou initié, nous envoie ses salutations. Une au-moins-septuagénaire, aux poses de poupée et effets Barbara Cartland, nous encourage à tue-tête. Un coach, poussant de la voix son client, agace un brin : « allez, on prend des forces dans la descente, le tunnel on se calme pour pousser à la remontée ». Non mais ! Il ne peut pas penser seul ton client ? Des cloches sonnent à toute volée. Serait-ce l’appel de celle de 10 :00 ou l’envoi de celle de 9 :00 ? Quoi qu’il en soit, je serai en retard. Encore deux kilomètres, bientôt l’heure du déjeuner dominical : on s’affaire aux terrasses. Jet d’eau, serpillière, colonne de chaises, armadas de table ; ils n’ont pas osé l’odeur des frites et du poulet grillé. Du haut du parapet : « Allez, les petits derniers ! » Coup d’œil assassin : « T’as qu’à y aller, toi, avec ton brushing impeccable ! »
Au fait, suis-je présentable ? Bientôt les photographes. Serai-je glamour avec mes mèches rebelles qui collent au front ?
Dernières foulées, les vociférations du speaker prédisent une médaille autour du cou. Coup d’œil : Églantine est là. Promesse tenue, nous franchissons la ligne ensemble.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/VincentKrieger2-495x400-1.jpg400495Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-12 21:05:592023-01-23 10:35:4620 km de Paris : au fait, combien de kilomètres ?
Du soleil, des sourires et de belles performances. C’est ce que l’on retiendra des 20 km de Paris 2021 courus le 10 octobre par une belle matinée d’automne, fraîche et lumineuse. Cette 42e édition a vu défiler 9266 coureurs. Afin de respecter le protocole sanitaire, 23 vagues lancées toutes les 3 minutes ont libéré les coureurs à partir de 8h50. En parallèle, 3000 coureurs ont participé à la version connectée.
Un peloton restreint lié au contexte que l’on connaît, notamment avec l’obligation du pass sanitaire et le calendrier d’automne ultra-chargé. Pour rappel, la dernière édition, en 2019, avait battu des records, avec 24 397 classés.
Qu’importe les chiffres. Les engagés n’ont pas boudé leur plaisir ! Ils ont foulé les plus coins de l’Ouest Parisien, au rythme de nombreuses animations musicales. Tour Eiffel, Bois de Boulogne, quais de Seine… Il comporte quelques bosses dans les tunnels notamment mais le circuit reste performant, et surtout, très plaisant.
Le Français Morhad Amdouni – champion de France de l’année sur 10 km – a remporté une deuxième victoire sur l’épreuve en 57’54 ». Josphat Kriprono Menjo (57’57 ») et Bernard Kiprorir Koris (59’22 ») complètent le podium.
Et chez les dames, c’est Samira Mezeghrane-Saad qui a décroché la palme en 1h09’09 », devant Amandine Morrissey (1h11’57 ») et Clarysse Picard (1h14’54 »).
Enfin, côté handisport, la victoire revient à Julien Casoli qui termine en 47’39 ».
Saluons aussi bien sûr la grosse performance de Mohammed El Yamani, habitué des 20 km de Paris. Un chrono en 1h06’12 » pour l’athlète d’Issy-les-Moulineaux âgé de 57 ans. Il réalise la meilleure performance mondiale de tous les temps dans la catégorie M55 ! « Vieillir peut attendre », clame ce grand champion qui promet de battre son record sur le prochain marathon de Valence.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/VincentKrieger2.jpg472709Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-11 10:04:002023-02-01 19:04:3220 km de Paris : de belles performances !
Le roi du Sahara, c’est lui, Rachid El Morabity. Le Marocain a décroché sa 8e victoire sur le Marathon des Sables, devant son frère Mohammed et le Français Mérile Robert. La Marocaine Aziza Raji s’impose pour la première fois chez les femmes.
A 100 mètres de la ligne d’arrivée, le Marocain Mohamed el Morabity et le Français Mathieu Blanchard, récent 3e sur l’UTMB, qui ont couru toute cette étape ensemble, ont sprinté sur le final de la 5e étape du Marathon des Sables.
Et c’est Mohamed qui s’est imposé avec cinq mètres d’avance sur Mathieu, après 3h33′ d’efforts partagés. Tous les deux sont tombés dans les bras l’un de l’autre, épuisés mais heureux.
Derrière eux, deux autres Marocains, Aziz Yachou et Rachid El Morabity, suivis par le Français Mérile Robert complètent le top 5 de l’étape.
Les frères El Morabity indétrônables
Au classement général cumulant les 5 étapes, c’est bien Rachid qui l’emporte pour la huitième fois. Un pas de plus vers le record de Lahcen Ahansal qui détient 10 victoires. 21h17′ cumulées pour Rachid, 21h32′ pour Mohamed. Les frères El Morabity sont ravis de leur résultat.
Derrière sur le podium final, le Français Mérile Robert a carrément explosé d’une joie contenue jusqu’ici. C’est la seconde fois qu’il se hisse sur la troisième marche du podium, une performance de très haut niveau.
Quant à Mathieu Blanchard, il est à la fois heureux de sa 5e place, et très frustré de sa contre-performance sur l’étape 4, due à des troubles intestinaux la nuit précédente.
Côté féminin, la Japonaise Tomomi Bitoh s’est offert avec panache l’étape marathon en 4h47′. Elle est restée de longues minutes figée après la ligne d’arrivée, entre rires et pleurs.
Mais l’écart de 17 mn avec la Marocaine Aziza Raji n’est bien entendu pas suffisant pour priver celle-ci de sa victoire au classement général. Elle remporte son premier MDS, une fierté pour le Maroc qui voit en elle la relève de Touda DIDI, victorieuse en 2008 et 2009.
50% d’abandons
Avec environ 50% de finishers, cette 35e édition restera sans nul doute comme la plus difficile courue jusqu’à présent.
Le peloton a enduré la chaleur suffoquante presque intenable – jusqu’à 50°C relevés ! – mais aussi des troubles intestinaux survenus en nombre. Et bien sûr, il y a eu le drame survenu lors du deuxième jour de course, avec le décès d’un concurrent.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/marathon-des-sables.jpg9451417Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-09 08:53:542021-10-18 22:18:49Marathon des Sables : 8e victoire pour Rachid El Morabity
Combien de coureurs dimanche prochain sur l’asphalte parisien ? Impossible à dire. A.S.O, la société organisatrice ne souhaite pas communiquer sur les chiffres. Une certitude toutefois : le peloton sera indubitablement moins dense que d’habitude.
Dernier départ vers midi !
A titre indicatif, début septembre, le Semi-marathon de Paris avait rassemblé 15 632 finishers, contre 33 842 classés en 2019. La dernière édition du Marathon de Paris avait comptabilisé 49 155 partants.
On s’attend donc en cette année si particulière, à voir déferler entre 20 000 et 25 000 marathoniens dans la capitale.
Afin de respecter le protocole sanitaire, les départs seront plus échelonnés qu’à l’accoutumée sur les Champs-Elysées. Il y aura des départs par vague de 500 coureurs au sein de chaque SAS, comme sur le récent Semi-marathon de Paris.
Le premier coup de pistolet résonnera à 8h50 pour les athlètes handisports. Il sera suivi par les départs des élites féminines (8h54) et celui des élites masculins (9h10).
Le dernier SAS, celui des coureurs visant 4h30 commencera à s’élancer à partir de 11h42. Près de trois heures après le premier départ ! Il y aura donc des coureurs dans Paris jusqu’en pleine après-midi dimanche prochain.
Le parcours en détails
Côte parcours, il n’y aura pas de changement. En 42.195 km, ce marathon fera le tour des plus beaux monuments, de la Concorde à l’Arc de Triomphe.
Comme en 2019, il y aura un petit crochet après la place de la Concorde par la Place Vendôme et l’Opéra. On retrouvera vite la Rue Rivoli en passant par l’Hôtel de ville puis la nouvelle Place de la Bastille.
Vers le km7-8, une première difficulté, la côte de la Rue de Reuilly. Un bon kilomètre en montée progressive, avant une redescente menant dans le Bois de Vincennes (km9 à 19). 10 kilomètres que l’on courra à pas feutrés, au calme, avec quelques faux-plats ici et là.
Ensuite, ce sera le retour dans Paris intra-muros, tambours battants. Fanfares et groupes de musique seront postés régulièrement sur les bas-côtés où le public s’attroupera volontiers.
Bientôt, ce sera les quais de Seine (km24 à 32) et les fameux tunnels. Le premier de la série, celui des Tuileries. Il s’étire sur un kilomètre, en faux-plat montant, avec une bonne côte pour en sortir. Ensuite, 3 autres au programme, et autant de bosses jusqu’au 30ekm que l’on passe face à la Tour Eiffel.
Au km34, alors que les jambes tirent, il faudra encaisser une côte sur le Boulevard Exelmans. 500 mètres à 3% de moyenne. Mieux vaut ne pas y forcer. Histoire de ne pas caler sur les 8 km restant dans le Bois de Boulogne.
Ensuite, bonne nouvelle, du km35 au km39, le profil sera favorable, en légère descente. Mais il y aura bien un léger faux-plat montant sur les trois derniers kilomètres. On touche au but, un virage à droite Porte Dauphine, puis c’est l’Avenue Foch.
Enfin l’Arc de Triomphe dans le viseur, la délivrance !
POUR RAPPEL : Le pass sanitaire sera requis à la remise des dossards. Le port du masque sera obligatoire dans la zone de départ. On pourra l’ôter après quelques foulées. A l’arrivée, avenue Foch, un masque propre sera distribué.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/ASO_Aurelien_Vialatte_3-495x400-1.jpg400495Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2021-10-08 16:16:362023-02-01 19:07:43Marathon de Paris : dernières infos
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