Cette paire très attendue, c’est (presque) la même que celle que portait Eliud Kipchoge lorsqu’il a couru le marathon en 1h59’40 ». Même design, mais cette fois qu’une seule plaque de carbone – on pourra donc courir avec en compétition – et une nouvelle plaque composite augmentant sa longévité. Nike révèle aussi l’arrivée d’autres modèles…

Lorsque Eliud Kipchoge a franchi la barrière du marathon de deux heures à Vienne en octobre dernier, il portait un prototype de la Nike Air Zoom Alphafly NEXT%. 

« Pour les coureurs, des records comme le mile de quatre minutes et le marathon en dessous de  deux heures sont des baromètres de progrès. Ce sont des barrières qui ont mis à l’épreuve le potentiel humain. Quand quelqu’un comme Eliud les franchit, notre conviction collective sur ce qui est possible,  change », déclare Tony Bignell, vice-président de l’innovation dans le domaine de la chaussure. « Les barrières sont une source d’inspiration pour les innovateurs. Comme les athlètes, lorsqu’une barrière se dresse devant nous, nous sommes mis au défi de penser différemment et de faire progresser la conception des chaussures pour changer la donne ».

La plateforme NEXT% est l’expression ultime de l’ambition de Nike de concevoir des chaussures dont les performances sont mesurables. NEXT% vise à créer des intersections plus efficaces entre le corps et la technologie afin de permettre aux athlètes de briser leurs limites personnelles – et parfois, comme l’ont montré nos athlètes, de battre des records. Il s’agit de la rencontre ultime entre la science du sport et une conception réfléchie.

La toute nouvelle chaussure de course Nike Air Zoom Alphafly NEXT% comporte deux nouvelles zones Nike Zoom Air, plus de mousse ZoomX et une seule plaque en fibre de carbone (toutes des mises à jour de sa prédécesseur, la Nike ZoomX Vaporfly NEXT%), ainsi qu’une tige Flyknit ultra-respirante et légère – tout cela contribuant à améliorer l’amortissement et l’économie de course.

Cette chaussure fait partie d’une série de produits qui sortiront à l’été 2020, dont la Nike Air Zoom Tempo NEXT% et la Nike Air Zoom Tempo NEXT% FlyEase, des chaussures d’entraînement complémentaires qui traduisent les principes de l’Alphafly en une utilisation quotidienne rigoureuse, et des pointes de course (la Nike Air Zoom Victory) qui étendent l’éthique de conception de la NEXT% à de nouvelles disciplines.

Pour la Tempo NEXT%, le système NEXT% est spécifiquement adapté à la formation. La plaque passe du carbone au composite – plus souple pour plus de confort sur un kilométrage plus élevé – mais sert toujours à assurer la stabilité et la transition tout au long de la course. ZoomX, très apprécié pour son retour d’énergie et sa réactivité, se trouve au-dessus de la plaque à mi-hauteur et à l’avant du pied.

Conçu pour un kilométrage plus élevé et une utilisation quotidienne plus fréquente, le Nike Air Zoom Tempo NEXT% a été créé comme complément d’entraînement à l’Alphafly NEXT%.

Pour une protection maximale contre les chocs et une durabilité accrue, la mousse Nike React Foam est utilisée au niveau du talon. Les mêmes coussinets Nike Zoom Air que ceux de la nouvelle Nike Air Zoom Alphafly NEXT% sont également placés à l’avant du pied du Tempo pour offrir un amorti réactif et une sensation de propulsion. 

La Nike Air Zoom Alphafly NEXT%, la Nike Air Zoom Tempo NEXT% et la Nike Air Zoom Tempo NEXT% FlyEase donnent aux athlètes d’aujourd’hui l’occasion de marquer leur empreinte et motivent les athlètes (et les designers) de demain à se fixer des objectifs encore plus ambitieux.

En février 2020, la Nike Air Zoom Alphafly NEXT% sera disponible pour les membres Nike avec une distribution plus large plus tard dans l’année.



Une chaussure de running conçue à partir de données, avec une semelle intermédiaire imprimée numériquement.

Nouvelle innovation de la marque aux trois bandes avec cette paire qui fusionne 17 années de données d’athlètes à un design numérique innovant. La semelle intermédiaire 4D utilise notre méthode d’impression 3D la plus avancée grâce à la technologie Digital Light Synthesis. Développée avec précision pour ta foulée, elle absorbe la pression de tous les angles. La tige textile (Primeknit) minimaliste et le clip au talon maintiennent le pied en place. La paire est affichée à 219 €, destinée aux runs courts.

https://www.adidas.fr/chaussure-adidas-4d-run-1.0/FW6838.html



Coup de coeur pour ce trail francilien de fin juin dont on entend dire que du bien.

Le prochain Oxy’Trail aura lieu samedi 26 et dimanche 27 juin 2021 au parc de Noisiel (77), à 20 minutes de Paris. Depuis 8 ans, la Communauté d’agglomération Paris – Vallée de la Marne est aux commandes de l’évènement.

Mi-urbain, mi-nature

Un trail entre ville et nature, sur un parcours exigeant par l’hétérogénéité des sols et les bosses présentes. Grâce aux trois courses proposées de 5km, 13km et 23km, on découvre le parc de Noisiel, les bords de Marne, les jardins du château de Champs-sur-Marne ou la Ferme du Buisson, la chocolaterie Menier mais aussi l’Île-de-loisirs de Vaires/Torcy, site olympique Paris 2024. Belles bosses et palette de sols s’enchaînent, rendant les circuits plutôt exigeants. Le 23 km sera pour la deuxième année consécutive, support  du championnat d’Île-de-France de Trail court, en partenariat avec la Ligue d’Île-de-France d’athlétisme (LIFA) mais aussi étape francilienne de coupe de France (Trail Tour National).

Les a-côtés que nous avons aimés :
Echauffement musical collectif, espace d’animations ludiques, espace bien-être et relaxant (cryothérapie, ostéopathie, podologie, réflexologie, shiatsu), ateliers de découverte et de sensibilisation à la consommation raisonnée, buffet de fruits, bar à smoothie, bar à eau, snacking, photo-booth, opérations solidaires, groupes de musique sur le parcours.
C’est ce que l’on appelle un trail animé !

Des champions au départ

Du beau monde est attendu sur cette 8e édition. Chez les hommes, quelques vainqueurs emblématiques se sont imposés sur Oxy’Trail comme Sylvain Court en 2018 (champion du monde de trail en 2015) et Geoffroy Saran en 2019 (vainqueur de la coupe de France 2019) sur le 23 km, Mohrad Amdouni sur le 5 km en 2017 (champion d’Europe du 10 000 m en 2018). Chez les femmes, Barbara Sanchez (équipe nationale d’Irlande) en 2017, 2018 et 2019 et Garance Blaut en 2016 (médaille de bronze au championnat du monde de duathlon en 2019) ont déjà remporté la course de 23 km.



A l’occasion du salon ISPO (salon de l’industrie du sport) à Munich fin janvier 2020, Under Armour a dévoilé son nouveau modèle destiné au running : la Machina, avec puce GPS intégrée. Présentation.



Une chaussure facilement identifiable : coloris rouge « racing  » et épaisse semelle de la même couleur, ce modèle évoque irrémédiablement la performance. Comme le modèle Infinite, elle est équipée d’une puce GPS, et en se connectant à l’application MapMyRun, on peut non seulement connaître la distance parcourue et la vitesse de course, mais aussi obtenir des informations sur l’angle de pose du pied et le temps de contact au sol. 
Les deux premières séances d’entraînement effectuées fin janvier à Munich laissent entrevoir une chaussure assez confortable et potentiellement agréable à utiliser.

En attendant ce retour terrain de notre testeur, du côté de la marque, cette nouvelle paire enthousiasme. « Avec l’UA HOVR Machina, nous avons trouvé l’équilibre idéal entre amorti et retour d’énergie dans un ensemble léger – offrant une vitesse rapide et une conduite en douceur – pour faire une chaussure pour les coureurs qui veulent atteindre leurs objectifs en 2020. » , a déclaré Topher Gaylord, directeur général du groupe Run, Train & Outdoor que nous avons rencontré.

Côté MapMyRun, on se réjouit des infos recueillies grâce à la puce intégrée nouvelle génération : « Avec les chaussures connectées UA et le coaching en temps réel, vous obtenez un coach personnalisé, qui donne un feedback instantané pour vous aider à atteindre vos objectifs. Nous avons testé cette fonctionnalité avec des coureurs de tous niveaux, et désormais nous pouvons offrir des données supplémentaires après la course, telles que l’angle de pose du pied et le temps de contact avec le sol, pour donner aux coureurs plus d’informations que jamais. », a indiqué Ben McAllister, directeur principal, MapMyRun & Connected Footwear.

Le test complet de cette nouvelle paire sera publié dans le numéro 209 de Running Attitude à paraître le 29 février.



« Enceinte, est-ce que je peux continuer à courir ? » vous demandez-vous. Anne-Sophie du site josyrunning.com, marathonienne et maman, fait point sur le sujet, en compagnie de spécialistes*. 

Pendant longtemps on a pensé que la course pouvait augmenter les risques de fausses couches, le risque d’accouchement prématuré ou de rupture de membranes.  Sans aller jusque là, il est clair que la course à pied n’est l’activité ultra recommandée pour les femmes enceintes.

Courir sollicite le plancher pelvien et avec le poids et le changement de centre de gravité, cela augmentera l’effet des chocs au niveau du dos et ajoutera de la pression sur les articulations de vos genoux. 

Courir enceinte ? C'est possible, à condition de prendre des précautions.
©Sasenki-Adobestock

Avis médical obligatoire 

Pour Elise Hofer, co-auteure du livre Sport et Nutrition pendant et après la grossesse : « Une femme qui courait sur une base régulière avant d’être enceinte et qui ne présente aucune contre-indication médicale pendant sa grossesse peut continuer son programme d’entrainement pendant la grossesse en réduisant la durée et l’intensité des entrainements auxquels elle est habituée. » Cependant, pas de vérité générale, c’est du cas par cas. « Certaines femmes seront en mesure de courir jusqu’au dernier jour de leur grossesse, mais d’autres peuvent ressentir des inconforts. Si vous avez des douleurs dans la région pelvienne, c’est un signe que votre corps ne s’adapte pas bien à ce sport et il serait alors recommandé d’arrêter. » 

Au dela de sa passion pour le running, pendant neuf mois, il faut surtout garder en tête le plus important. « Pendant cette période l’objectif principal est de bien préparer l’accouchement et l’après grossesse, donc le côté compétition n’est plus à l’ordre du jour et il faudra s’attacher à faire un travail hypopressif sur le bon maintien du plancher pelvien pour prévenir les fuites urinaires. », nous recommande Jean-Michel Serra, le docteur de l’équipe de France de la FFA (fédération Française d’athlétisme). 

Cela dépend de votre état, de vos sensations et surtout de ce qu’en pense le personnel médical qui vous suit. La prudence s’impose !

Quelles précautions si je peux courir ? 

©Adobestock

Si votre médecin vous donne le feu vert pour continuer à courir pendant votre grossesse, quelques conseils et précautions à observer. Il faut toujours être capable de maintenir une conversation sans être à bout de souffle. Munissez-vous d’un cardiofréquencemètre, pour garder une pratique en aérobie et ne pas dépasser 70% de votre fréquence cardiaque maximale.

Choisissez des terrains sécuritaires, partez avec une bouteille d’eau et évitez les températures chaudes et humides. Pratiquez  des exercices complémentaires pour renforcer le plancher pelvien, c’est indispensable. Des exercices de Pilates qui pourront en plus vous faire travailler le gainage pour renforcer le dos et le tronc. Au moindre signe de contractions, de saignements ou même de mauvaises sensations au niveau du ventre, de l’utérus ou de région pelvienne, ce n’est pas la peine de vous forcer ! Le moment est peut-être venu de lever le pied et essayer d’autres activités.

Bons plansLa plateforme j’aimecourir.fr de la FFA, pour 14,90 euros vous aurez un plan d’entrainement réalisé par les entraîneurs fédéraux, en fonction de vos objectifs et votre condition physique. Elle est aussi prof de Pilates et donne des cours de Pilates spécialement pour femme enceinte.

Quelles alternatives pour rester active ?  

Pendant votre grossesse, restez active vous sera forcément bénéfique, vous garderez un meilleur système cardiovasculaire, une meilleure qualité de sommeil, une meilleur posture et tonicité musculaire et puis, il ne faut pas oublier que l’accouchement est parfois aussi intense qu’un marathon ! Pour rester en forme, vous pouvez aussi : 

MARCHER.C’est toujours une très bonne façon de rester active sans contraintes, un bon moyen de prendre l’air et de garder des jambes toniques. N’hésitez pas à varier les parcours et pensez à vous munir de bonnes chaussures. 30 minutes de marche active par jour, cela activera votre circulation sanguine.

NAGER.Profitez de l’eau pour vous sentir à nouveau légère ! Là aussi l’idée n’est pas de s’inscrire à une compétition de papillon, mais de faire quelques longueurs en alternant les nages et en mettant l’accent sur les battements de jambes pour activer la circulation.

ESSAYER LE PILATES. Encore une fois, cette gymnastique douce basée sur la respiration et le renforcement de la ceinture abdominale et du plancher pelvien est particulièrement adaptée aux femmes enceintes. Les exercices de cette méthode pourront être adaptée pour correspondre à la morphologie et aux spécificités durant toute la grossesse.

*Les interlocuteurs:

  • Elise Hofer, co-auteure du livre Sport et Nutrition pendant et après la grossesse. 
  • Patrice Binelli, référent du fond équipes de France de la Fédération Française d’Athlétisme
  • Jean-Michel Serra, docteur l’Equipe de France de la FFA.


Faites-vous partie des inscrits du prochain Marathon de Paris ? Avez-vous préféré un autre marathon de France ou d’ailleurs ? Que ces bons mots de Dom Cado soient vos crédos.

Prochaine grand-messe capitale le 3 avril sur le Marathon de Paris.

1) C’est une distance pleine d’histoires… historiques.

2)     L’occasion de saluer les Anglais, qui paraît-il, ont créé la distance.

3)     Parce que l’on est du matin et le départ est souvent donné aux aurores.

4)     Visiter une ville sans voiture et la campagne sans tracteur.

5)     Justifier auprès de sa famille que l’on doit courir au moins quatre fois par semaine.

6)     Parce que l’on est collectionneur de médailles pacifiques.

7)     L’opportunité de manger des pâtes sous toutes leurs formes.

8)     Courir la course la plus longue qui se court vite.

9)     Avoir, enfin, une ligne de conduite …. de préférence bleue.

10)  Etablir une relation avec le métier de maçon aux trois-quarts du parcours.

11)  Changer des troisièmes mi-temps festives des sports collectifs.

12)  Perdre deux cent grammes de matières grasses superflus.

13)  Se donner l’envie de récidiver.

14)  Tester ses limites physiques, psychologiques et physiologiques.

15)  Parce que l’on aime se déguiser et goûter du vin … sans prendre de médocs.

Avant l’inimitable Marathon du Médoc (10 septembre 2022), première étape du Challenge de la Convivialité le 26 mars sur le Marathon des vins de la côte chalonnaise à Givry (71).

16)  Essayer d’aller loin en allant le plus vite possible.

17)  Visiter les capitales du monde entier pour apprendre le mot xénophilie.

18)  Faire la preuve par 42 que l’on n’en est capable.

19)  Porter la broche de Vincent Dogna au revers de la veste http://artandrun.com/  .

20)  Donner envie à d’autres d’en faire au moins Un.

21)  Courir deux semis en négative split dans la même journée.

22)  Voyager loin en ménageant son glycogène.

23)  Pour que le maillot du sponsor soit vu le plus longtemps possible.

24)  Pour avoir quelque chose à raconter le lendemain à la machine à café.

25)  Pour se sentir  encore jeune tout en étant « même » pas vieux.

On parie sur votre négative split sur le Marathon d’Annecy, super roulant. Rendez-vous le 17 avril. ©Photorunning

26)  Pour se sentir respirer, exister, vivre.

27)  Parce que l’on aime l’odeur de la transpiration dans l’embouteillage de l’arrivée.

28)  Faire la fête au village et récupérer un maximum de flyers.

29)  Parce qu’un kilomètre à pied ça use, ça use ….. les souliers.

30)  Etre un jour meneur d’allure.

31)  Etre un numéro enfin reconnu au moins par ses proches.

32)  En préparation d’un prochain 100 kilomètres, d’un 24h ou d’un Ultra-Marin.

33)  Combattre la peur de la foule qui nous emporte dans la ruée du départ.

34)  Comparer la précision de son Gps avec la distance officielle.

35)  Pour se restaurer gratuitement aux ravitaillements.

36)  S’autoriser du houblon sous forme liquide la ligne d’arrivée franchie.

Sur le Beer Lovers Marathon de Liège (22 mai 2022) on n’attend pas l’arrivée pour déguster une petite mousse. Bières aux ravitos !

37)  Se sentir comme un champion ordinaire au moins une fois dans sa vie.

38)  Mettre en application le mot humilité.

39)  Pour être porteur d’une puce qui ne rougit pas la peau.

40)  Parce que l’on n’aime pas marcher.

41)  Parce que l’important n’est pas de participer, mais de partager.

42)  Transformer l’envie en réalité.

Et les derniers 195 mètres ? Prendre le temps de se dire : JE SUIS MARATHONIEN.



Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée, le 18 janvier dernier. La guitare électrique de « Black eyes » retentit… Pas de doute, on est bien au départ du Dernier Homme Debout. 262 hommes et 9 femmes prêt(e)s à tout donner pour un seul objectif : parcourir le plus de boucles possible pour être le dernier à sonner la cloche. 

Un récit d’Elodie Kergresse. Cette maman de 36 ans était l’une des 9 femmes en lice. Un an et demi seulement après ses débuts en course à pied, elle a cumulé 45 km et plus de 1.600 m de dénivelé sur cette course infernale !

« 60 minutes pour 7,5 km ? On est large ! » 

©Anthony Billaud

La première édition en France du Dernier Homme Debout était très attendue, et pour cause. Le concept est simple : parcourir une boucle de 7,5km avec un dénivelé positif de 270m. Le temps maximum autorisé pour une boucle est de 60 min. Avec un départ toute les heures, l’objectif est de réaliser le plus grand nombre de boucles. Le gagnant ? Le dernier ! Ou le premier à terminer le 24èmetour… 

60 minutes, ça parait large… Finalement, au bout de quelques tours, la réalité du terrain reprend le dessus. Malgré la beauté des côteaux de la vallée de la Sèvre, le parcours est constitué en majorité de single tracks et est très exigeant. Boue, pierres glissantes et tapis de feuilles mortes ne facilitent pas la progression. Par chance, après des jours et des jours de pluie, le soleil est de la partie. 

Ce nouveau concept pousse les coureurs à envisager la performance différemment. L’objectif d’un trail « classique » est d’atteindre la ligne d’arrivée le plus rapidement possible. Cette fois, il y aura autant de lignes d’arrivée que de profils de coureurs. 

Abandonner ou être éliminé : quel trailer serez-vous ?

©Anthony Billaud

A l’approche du départ la tension monte. Les coureurs se préparent, s’observent, échangent quelques mots. Entre les casquettes et les T-shirts à l’effigie de l’UTMB et autres ultras que portent beaucoup de participants, visiblement, beaucoup ne sont pas des novices ! Les plus accoutumés ont apporté leur colonne de casiers ultra organisés. Saucissons, fruits secs, barres de céréales, boissons énergétiques ou simples bananes. Chaque participant élabore sa stratégie alimentaire. 

Briefing donné, clap règlementaire réalisé, et les coureurs s’élancent à la conquête de cette boucle infernale. C’est le moment pour chacun d’aller taper dans le cardio pour repousser ses propres limites. Et s’il fallait prévoir des séances de côtes dans sa prépa, il ne fallait pas lésiner sur l’entrainement du mental. Tous ont eu cette petite voix qui murmure : « Cette fois, c’est le dernier tour… »

©Anthony Billaud

Chaque participant finira par sonner la cloche une dernière fois. Tous épuisés mais fiers de s’être surpassés et d’avoir été au bout de soi-même. Le vainqueur franchira sa dernière ligne d’arrivée vers 5 heures du matin. Il aura parcouru 17 tours, 127.5 km et près de 4.600 m de dénivelé pour être LE Dernier Homme Debout !

Parce qu’en trail, la femme est un homme comme les autres

©Anthony Billaud

Seulement 9 femmes ont pris le départ de ce Dernier Homme Debout Vendée, soit 3,3% des partants. La participation féminine était donc bien en dessous des chiffres habituels qui tournent en moyenne autour de 30%.

Pourtant, ces 9 traileuses ont tout donné ! Peu nombreuses mais avec un moral d’acier, elles ont été particulièrement encouragées sur le parcours. Leurs prénoms étaient scandés à chaque passage par les spectateurs. Bichonnées par l’équipe organisatrice de l’ATRAS, toutes les traileuses ont reçu les félicitations pour leur participation au Dernier Homme Debout et ont reçu un bouquet de fleurs à l’arrivée.

A elles 9, elles ont parcouru 390 km, soit en moyenne plus d’un marathon chacune ! De belles performances donc qui inciteront probablement d’autres runneuses à participer à ce type d’épreuves. Selon les dernières études, les femmes présentent des qualités naturelles de mental et de résistance à la fatigue musculaire, particulièrement adaptées au trail. A toutes les runneuses des villes, des campagnes et des montagnes : osez performer, de beaux podiums sont à conquérir !



Avec 65 000 coureurs inscrits pour son édition 2020 (nouveau record), le 5 avril prochain, le Marathon de Paris confirme son rang de deuxième plus gros marathon au monde, juste derrière New York.

À plus de deux mois de son départ sur les Champs-Élysées, le Schneider Electric Marathon de Paris affiche complet.

Lancées en septembre, les inscriptions se sont achevées ce weekend avec le départ des derniers sésames. Après un record de 61 000 participants l’an dernier, ils sont cette fois 65 000  à s’être engagés dans l’aventure parisienne dont 22 130 étrangers (35% du peloton) de 150 nationalités.  

Comme chaque année, les coureurs profiteront d’un parcours de rêve autour des plus beaux sites de la capitale. Ils contourneront la place de la Concorde puis longeront le Musée du Louvre par la rue de Rivoli, avant de tourner direction Place Vendôme, Opéra Garnier, Hôtel de Ville, Bastille, pour ensuite traverser le bois de Vincennes, passer sur les quais de Seine avec vue sur la Conciergerie, le Musée d’Orsay et bien sûr la Tour Eiffel, entrer dans le Bois de Boulogne, admirer la fondation Louis-Vuittonavant de filer vers l’arrivée avenue Foch. Cette expérience hors norme dans les rues de la plus belle ville du monde, attire chaque année de plus en plus de coureurs, avec pour tous des ambitions et des motivations différentes (37% découvriront la distance) mais surtout la même envie et la même certitude de vivre un moment exceptionnel.

©ASO-Aurélien Vialatte

Dans l’élan des précédentes éditions, le Schneider Electric Marathon de Paris 2020 confirme la montée en puissance de la présence des femmes. Présentes à hauteur de 25% en 2017, plus de 16 000 en 2019 (27%), elles seront cette fois 17 200 coureuses soit 27% des participants, à s’élancer pour cette aventure de 42,195 km.

Un peu partout dans le monde, 65 000 coureurs ont coché le 5 avril dans leur agenda. Dans un peu plus de deux mois, ils s’élanceront à la conquête de leur rêve.



En attendant le retour prochain de l’émission « Koh-Lanta » à l’écran, on peut mouiller le maillot et participer au #KohlantaRunChallenge. L’idée : dessiner un totem en courant et peut-être vivre une petite aventure…

L’émission culte de TF1 revient bientôt avec une « l’île des héros » où 14 nouveaux aventuriers seront rejoints par cinq anciens héros des saisons précédentes : Sara, Jessica, Téheiura, Claude et Moussa. Pour la première fois, anciens et nouveaux aventuriers devront faire équipe ! En attendant, on peut participer à #KohLanta RunChallenge.TF1 propose aux sportifs aventuriers de commencer l’entrainement dès maintenant en participant au #KohLantaRunChallenge !

Dessine-moi un totem…

Le principe est simple grâce au GPS drawing, la technologie des applications de running (Strava, Nike Run, Runtastic…), chaque apprenti aventurier devra courir la distance de son choix, dans la ville de son choix, en prenant soin de dessiner le fameux totem de Koh-Lanta ! 10 participants gagneront par tirage au sort une rencontre avec Denis Brogniart et une place pour assister à la prochaine finale de l’émission culte.

Exemple d’un totem dessiné dans Paris en 14,9 km et 1h32′.

Le top départ de ce challenge a eu lieu hier, 26 janvier, alors que Denis Brogniart et les 5 héros de Koh-Lanta sont allés courir dans Paris pour réaliser leur tracé du TOTEM Koh-Lanta.

Chacun peut tracer son propre parcours et y participer en dessinant son TOTEM, puis le poster sur Instagram et l’ensemble de ses réseaux sociaux avec le hashtag #KohLantaRunChallenge en taguant Denis Brogniart et le compte @TF1.

Afin de faciliter l’entrainement de chacun, le siter www.tf1-et-vous.com propose différents parcours de 5 à 10 km dans plus d’une trentaine de villes en France. Vous pourrez créer votre propre parcours sur www.strava.com



Le 19 avril, pour sa quatrième édition, la Grande Course du Grand Paris Express proposera un nouveau semi au départ du Parc du Tremblay à Champigny-sur-Marne. Comme pour le 10 km lancé depuis la place de la République à Paris, les participants finiront leur course par un tour de piste au Stade de France.

Après un départ dans le Parc du Tremblay à Champigny sur Marne, les coureurs passeront par le bois de Vincennes pour rallier Paris. Picpus, Diderot, Voltaire, République, le canal Saint-Martin, Stalingrad, le canal de La Villette, La Chapelle, Le Millénaire… et enfin, le canal Saint-Denis et la traversée de la Plaine Commune, centre de l’attractivité du GrandParis, avec l’arrivée en apothéose au Stade de France ! Soit un tout nouveau parcours de 21km, mi-urbain, mi-nature, qui relie le sud-est au nord-est de Paris.

©Vincent Krieger


Un trait dunion entre les territoires


Tout comme son partenaire la Société du Grand Paris, la Grande Course du Grand ParisExpress relie les territoires. Avec le premier parcours de 10km au départ de la place de la République et l’arrivée au Stade de France, la course réunissait déjà le centre de Paris et la Seine-Saint-Denis. Avec ce nouveausemi-marathon, elle intègre désormais le Val-de-Marne, soit trois des six départements de la Métropole du Grand-Paris.

Une course verte & bien mûre

Le développement durable est une valeur phare de l’épreuve depuis ses débuts. Chaque phase de l’organisation est remise en question afin de délivrer un événement avec un faible impact écologique et un fort impact social.
Parmi les nombreuses initiatives mises en place depuis sa création, la course garantit un ravitaillement sans aucune bouteille plastique, avec des produits bio et locaux, assuré par ses partenaires Eau de Paris et Bio C’est Bon.
Symbole de l’engagement de la course pour la protection de l’environnement, la médaille en bois recyclé, offerte à tous les finishers, est fabriquée en France et contient des graines de tournesol à planter.

Parce que le sport est un formidable vecteur d’inclusion sociale, des dossards sont offerts à des réfugiés. L’histoire retiendra que le vainqueur de la première édition était un réfugié politique. C’était écrit !
Enfin, la Grande Course du Grand Paris Express se veut populaire et accessible à tous en proposant des tarifs abordables (à partir de 18€). Une course d’1km sera organisée pour les enfants (8€) sur la piste du Stade de France. Et l’accès aux tribunes sera gratuit afin que les familles et amis puissent vivre la course et accueillir leurs champions !



L’Arc’Teryx Academy réunira la communauté urbaine passionnée d’aventure le 25 janvier 2020 dans le 10e arrondissement de Paris.

L’Arc’Teryx Academy est un événement majeur pour vivre et échanger avec des athlètes professionnels comme Martin Kern. Un programme gratuit de qualité qui proposera des talks, des projections, des démonstrations, de la musique live et beaucoup d’autres activités liées à l’univers outdoor.
En plus de toutes ces animations, il y aura un atelier pour coudre des accessoires unique à partir de morceaux de tissu recyclés. L’équipe d’Arc’teryx Outdoor Repair Center aidera avec la coupe et la machine à coudre. (tu pourras faire des access comme des sacoches, sac ….)

Programme de l’après-midi à partir de 13h :

Des ateliers gratuits dispensés par les ambassadeurs Arc’teryx à propos du trail, de la photographie avec smartphone et bien plus encore.


14h – 15h : L’athlète de trail runningMartin Kern livrera ses conseils pour appréhender une sortie de trail running. Les sujets abordés seront la préparation d’une séance et le contenu de l’entraînement. Le tout sera suivi d’une petite séance de running en ville.

15h – 16h30 : Workshop photos sur smartphone avec Yann Bervas (@yann__b) qui partagera ses connaissances et compétences en photographie sur smartphone.

18h – 18h20 : « ELECTRIC GREG » – L’alpiniste Greg Hill n’a jamais reculé devant un défi. Grâce à son temps passé en montagne, il a vu les effets du changement climatique et a réalisé que sa façon d’approcher les sports de montagnes ne faisait qu’aggraver le problème. Il y a deux ans, il a changé son approche et s’est donné comme objectif de gravir 100 sommets sans brûler de combustibles fossiles. Mais la question reste : cela fera-t-il une différence ?

18h20 – 19h20 : 52 FOIS PAR AN : LE BONHEUR DE LA MICRO-AVENTURE – AVEC LES OTHERS & FRIENDS. Faire cohabiter vie citadine et déconnexion en pleine nature sur le même emploi du temps : voilà ce que propose la micro-aventure. Un concept que Matthieu et Yann mettent en pratique dans leur vie Parisienne. Lorsqu’il ne travaille pas entre quatre murs, Matthieu est photographe d’aventure, Yann cycliste et trail runner. Ils viendront débattre de ce buzzword et nous raconter leurs dernières péripéties, une discussion animée par Thomas Firh, rédacteur en chef du média Les Others, première communauté de fans d’outdoor en France.

20h – 20h20 : « SPEARHEAD » – Ce court-métrage donne un coup de projecteur sur le développement d’un territoire et de son impact sur l’environnement. La voie « Spearhead » traverse un joyau jadis caché et devient aujourd’hui un paradis récréatif. Cet essor donne lieu à des discussions sur l’accès, la gestion et l’impact de ces milieux.

20h – 21h : « MERCI LA VIE » avec Nina Caprez – La grimpeuse se confiera sur le développement d’une nouvelle route périlleuse sur le pilier genevois de la face nord du Cervin (CH).

21h00 – 21h20 : « FULLMOON » – Un film qui offre pour la première fois du freeride progressif pendant une nuit de pleine lune. Les protagonistes : Max Kroneck et Jochen Mesle.

21h20 – 23h : PARTY !



ESTELLE DENIS ET STÉPHANE DIAGANA SUR UN SEMI-MARATHON À L’AVEUGLE !

Ce mardi 14 janvier, la web-série Harmonie Heroes, animée par le champion de para- natation Théo Curin, revient pour une saison 2 engagée. Stéphane Diagana et Estelle Denis sont mis à contribution pour relever un défi de taille : courir l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris, le 1er mars prochain les yeux bandés ! Une expérience hors du commun qui vise à mettre en lumière les athlètes handisport, héros du quotidien.

Pour la 2e année consécutive, le champion de para-natation Théo Curin est aux manettes d’Harmonie Heroes. Avec l’objectif de valoriser le talent des athlètes handisport, la web-série a connu, lors de son lancement en 2019, un immense succès avec plus de 8 millions de vues.

©Léa Bizot


Lors de la saison 1, le jeune Théo, amputé des quatre membres à l’âge de 6 ans suite à une méningite, avait proposé au nageur multimédaillé Alain Bernard de se glisser dans la peau de quatre handisportifs, notamment la sienne en le faisant nager jambes attachées et poings serrés. En 2020, il continue de bousculer ses confrères en proposant à Stéphane Diagana, champion du monde du 400 m haies, et Estelle Denis, animatrice télé, de se lancer, en relais, sur l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris… à l’aveugle ! Verdict le 1er mars à l’occasion de cet événement convivial qui réunit 40 000 coureurs chaque année. 

Une course handisport

Pour Harmonie Mutuelle, l’activité physique et le sport sont des piliers de la prévention-santé. Le choix d’être partenaire du Semi-marathon de Paris qui met à l’honneur le running ne s’est donc pas fait par hasard. Pour la seconde année consécutive et sous son impulsion, la course parisienne proposera une épreuve handisport, avec un accueil adapté qui permettra aux participants en situation de handicap de se lancer dans les meilleures conditions. La course à pied, c’est aussi un précieux vecteur pour encourager l’égalité homme-femme. C’est donc un « duo mixte », Stéphane et Estelle, qui, dans ce contexte inédit, va relever le défi devant les caméras d’Harmonie Heroes. Tous deux devront s’exhorter à courir plus de 10 km les yeux bandés en affrontant leurs peurs, la foule, les obstacles, le bruit… Lors de leur entraînement, ils ont partagé la piste avec Emeric Chattey, guide expert qui accompagne des champions déficients visuels.

Cinq épisodes seront diffusés, trois en amont pour suivre leur préparation et deux après la course. Théo Curin, en maître du jeu déconcertant, a promis de donner de sa personne et réserve à ses Harmonies Heroes une belle surprise le Jour J !

Ce qu’ils en pensent…

Stéphane Diagana

« J’ai très tôt été convaincu des aptitudes hors du commun du sport à transcender la différence, quelle qu’elle soit. Découvrir la course à pied pour déficients visuels me permet de vivre une expérience unique. C’est à la fois un voyage intérieur et vers la différence pour mieuxl’appréhender. ‘L’essentiel est invisible pour les yeux !’, disait Antoine de Saint-Exupéry. Je pense qu’il a pleinement raison. On ne voit bien qu’avec le… corps ! »

Estelle Denis

« J’ai toujours adoré les défis donc lorsqu’on m’a proposé de participer à la 2e saison de la série Harmonie Heroes, j’ai tout de suite été emballée. D’abord pour le challenge en soi mais aussi pour le plaisir de collaborer avec Théo Curin que je croise régulièrement sur des compétitions de natation. Il y a quelques années, j’ai tenté cette expérience sur une piste d’athlé, un moment à la fois grisant et assez terrifiant, sans aucun repère, qui oblige à rester hyper vigilant. Mais, Emeric, notre coach, m’a totalement rassurée. Nos essais sur piste indoor se sont très bien passés et, même si j’ai toujours une crainte, je sais que ce grand professionnel saura me guider au mieux durant la course. En tous cas, je l’espère. » 

Emeric Chattey

« C’est d’abord le côté humain qui m’a motivé et l’envie de rencontrer Théo car, même si nous faisons partie de la même fédération, je ne le connaissais qu’à travers ses exploits. Evidemment, guider Stéphane Diagana, le maître de la discipline dans laquelle j’évolue depuis 15 ans, mais aussi Estelle Denis, Madame 100% foot et adepte du footing de surcroît, ont eu une incidence sur ma décision. Même si Estelle et Stéphane sont des sportifs, la vue en moins change beaucoup de choses et devoir faire confiance à quelqu’un que l’on ne connaît pas peut être perturbant. Challenge à double enjeu ! A eux de me faire confiance et à moi de gagner cette confiance. » 

Harmonie Mutuelle

« La promotion de l’activité physique auprès de ses adhérents et de ses entreprises clientes est au cœur des axes stratégiques définis par la mutuelle en matière de prévention. Le choix du running, sport accessible à tous, marque aussi notre engagement pour le développement d’une société plus inclusive. Comme le souligne Catherine Touvrey, Directrice générale d’Harmonie Mutuelle : « Pour les 4,5 millions de personnes qu’Harmonie Mutuelle protège, nous souhaitons favoriser l’accès au sport pour tous et inventer de nouvelles manières d’intervenir ».

CALENDRIER DE DIFFUSION DE LA SAISON DE 2

1er épisode : 14 janvier 2e épisode : 4 février 3e épisode : 25 février 4e épisode : 10 Mars 5e épisode : 17 mars



Même si les égoïstes ne sont pas plus nombreux dans les pelotons que dans la vie de tous les jours, nous ne résistons à un petit florilège de scènes observées dossard sur la poitrine.

Par Dom Cado de Lalignebleue.net, marathonien Breton d’un âge que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Portrait par Sébastien Lamart.

Qui ne s’est pas retrouvé un jour, coincé, serré, entravé au départ d’une course à cause de quelques retardataires souhaitant encore se rapprocher de la ligne des bips, prêt à déplacer tout le peloton, alors qu’une sardine qui pourtant aime enlacer ses congénères dans une boîte, se sentirait, à son goût, un peu trop vigoureusement comprimée. Pour retrouver un peu d’air ? C’est simple, il suffit de leur confier nos secrets et comme ils ne s’intéressent qu’à eux, c’est un moyen de les faire fuir pour retrouver de l’espace vital.

©ASO-Aurélien Vialatte. On se serra les coudes, le 5 avril prochain sur les Champs-Elysées…

Qui ne s’est pas fait bousculer, coudoyer, heurter au moment d’attraper son verre d’eau à un ravitaillement par un égoïste poli au « pardon » énergique du style « laissez-moi la place », comme si ceux qui le cernait était là pour le servir, comme si le plaisir de faire plaisir lui était méconnu.

Qui ne s’est pas fait dépasser, doubler, déborder par un égoïste pressé, plus rapide que nos foulées. Celui-ci se rabat juste devant, au risque de nous crocheter les mollets ? Se taire est la contrainte du moment. L’égoïste, les oreilles closes à triples tours, sourd à ce qui l’entoure, continue son chemin en ne pensant qu’à lui, comme si l’espace dans lequel il vivait était une scène de théâtre où il était le seul acteur. Avez-vous remarqué ? Et c’est souvent le même  que l’on retrouve quelques kilomètres plus loin, au bout du bout de son réservoir de glycogène prenant à son compte le chemin ou la route bitumée, l’oreille cotonneuse aux « Pardon » des « encore » plus rapides.

Néanmoins l’égoïste a peut-être raison de vivre sa vie comme il l’imagine, puisque comme le disait Flaubert : « Pour être heureux, il suffit d’avoir une bonne santé, d’être égoïste et surtout idiot ». A méditer, ou pas. 



Expatrié en Angleterre, Denys Baudry détenait, sans le savoir, depuis quatre ans le record de France du nombre de marathons bouclés en carrière. Fin décembre 2019, cet athlète vegan de 68 ans a bouclé son 600e marathon. Un exploit lié à son amitié avec une icône du « 100 marathons Club ». Nous repartageons un article paru dans Running Attitude (numéro 197, mars 2019).

Portrait réalisé par Julien Bigorne.

Cv flash. Denys Baudry. 68 ans, chauffeur poids-lourds retraité, habite à Borehamwood (Angleterre). A fini 600 marathons depuis 1991, dont 15 fois Londres. Premier français à atteindre le seuil des 300 marathons (le 6 septembre 2015), des 400 marathons (le 28 mai 2017) et des 500 marathons (le 25 octobre 2018), des 600 marathons (21 décembre 2019). Record : 3h01 (à Luton, en 1995). 

©DR

Parfois, les records ne sont pas ceux que l’on croit. Par un hasard prodigieux, Jean Berland n’était pas le premier Français à atteindre le seuil des 300 marathons le 2 avril 2017 à Cheverny, ni Pascal Comte à parvenir au cap des 400 le 9 décembre 2017 à Caldecotte. Denys Baudry les avait, sans le savoir, devancé d’une foulée. Cet athlète âgé de 67 ans, qui a bouclé à ce jour 514 marathons, est en effet expatrié et vit en Angleterre depuis 1972. Et comme 90% de ses courses de 42,195 km ont été bouclées dans la patrie de Shakespeare, même Xavier Colin, expert de la statistique marathonienne du site www.planete-marathon.fr, était passé à côté de son exploit. « Je suis originaire de Tourcoing et fan du Losc », sourit cet ancien footballeur, gardien de but durant ses années collège. 

« Après l’armée, à 21 ans, je suis parti en Grande-Bretagne pour apprendre l’anglais et m’ouvrir des perspectives professionnelles. Je ne devais y rester qu’un an. Mais j’ai rencontré une Anglaise, je me suis marié et finalement, ça fait 46 ans que je vis dans l’Hertfordshire, un comté de la banlieue de Londres », raconte ce père de trois filles. 

Débuts à Londres

Le Frenchie réside à Borehamwood – ville de cinéma où furent en partie tournés les films Star WarsShining et Indiana Jones – où il n’a cessé de peaufiner sa condition physique pour conserver une silhouette athlétique (68 kg pour 1,77 kg). « Après mon divorce, j’ai découvert la course à pied. Un remède anti-déprime contre l’envie de boire ou de fumer. Très vite, je me suis pris au jeu. Et, le 21 avril 1991, j’ai disputé mon premier marathon. C’était à Londres. Il y avait deux fois moins de participants qu’aujourd’hui. Mais le parcours était déjà réputé rapide et dix Français avaient réalisé un temps inférieur à 2h20. Moi, j’avais mis 3h19 », précise le coureur, qui resta néanmoins de longues années spécialiste des 10 km et semis, en dépit d’un record sur 42,195 km très honorable (3h01’ à Luton, en 1995). 

Rencontre décisive

« En 2018, j’ai bouclé 35 de mes 72 marathons en moins de 4 heures. »

© DR. Denys, au centre.

« De 1991 à début 2006, je n’ai disputé que 13 marathons. En prenant de l’âge, j’ai compris qu’il devenait illusoire de tenter de battre mon record. C’est une rencontre qui m’a redonné goût à cette distance mythique. Au sein de mon club – Garden City Runners –, une athlète, Leila Taylor, était vraiment une mordue. Elle a achevé plus de 200 marathons. Avec elle, même la course la plus ennuyeuse devenait une joie. Nous avons effectué ensemble une centaine d’épreuves, ce qui m’a permis d’intégrer le 100 Marathons Club et de conserver d’inoubliables souvenirs de nos courses dans de fabuleux décors ou des conditions météos difficiles. À ce titre, notre Marathon du Médoc déguisé, notre Jungfrau (une épreuve dans les montagnes suisses) ou notre Nice-Cannes tiennent une place à part », relate-t-il. 

Malheureusement, Leila dispute sa dernière course à Pathfinder en 2012 et décède des suites d’un cancer en février 2013. Pour lui rendre hommage, Denys se mue alors en organisateur de course et en marathonien boulimique. « En août 2013, j’ai créé avec Dave Lewis, un très bon copain, la Leilas Run, un marathon caritatif disputé à Saint-Albans, qui permet de récolter chaque année 1 500 livres sterling (1 600 €) pour le Michael Sobell Hospice, l’unité de soins palliatifs où Leila s’est éteinte », explique le Français. Pour lui, la phrase de l’auteur Raphaëlle Giordano – « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » – prend alors son sens et il décide de donner la pleine mesure de sa passion pour le marathon. 

Retraite active

Malgré un travail prenant de chauffeur poids-lourds pour les postes anglaises, Denys Baudry trouve le moyen de s’entraîner cinq fois par semaine, ce qui lui permet de rester affûté et de cumuler entre 37 et 44 marathons par saison, entre 2013 et 2015. « La plupart du temps, pour m’entraîner, je me rendais au ‘‘Gyms’’, une salle de sport à 800 m de chez moi. J’effectuais des séances de spécifique et de fractionné sur tapis roulant, en retranscrivant différents profils de parcours (montées, descentes, portions planes). Contrairement à des sorties classiques, la machine ne ralentissait pas, ce qui m’aidait à garder une allure constante et à ne pas baisser le pied », souligne le coureur, bien aidé par des facultés de récupération hors normes et par les encouragements de Doddy, sa compagne française et supportrice n°1. 

Défis et sens du partage

Photo de groupe. Avec Romain Fleurette – Henry Cohen – Pascal et Chantal Comte.

« En 2016, ma retraite m’a donné la possibilité d’augmenter la cadence et de terminer plus de 60 marathons par an. Mais je ne cours pas après une quantité, plutôt des envies. Par exemple, j’apprécie de me donner à fond sur un marathon et de pouvoir réaliser des chronos encore très corrects. En dépit de mon âge, j’ai ainsi décroché 13 podiums au scratch sur des épreuves à taille humaine de 50 à 200 concurrents. Dans la même optique, en 2018, j’ai bouclé 35 de mes 72 marathons en moins de 4 heures et remporté chez les 60-69 ans le marathon de Calgary au Canada, sous les yeux de ma fille et mes 6 petits-enfants », savoure le seul Français à avoir bouclé plus de 500 marathons. 

« Vivre en Angleterre m’a aidé à atteindre ce chiffre car ici, contrairement en France, des associations (Énigma, Saturn et Phoenix) organisent des séries de marathon. Une fois à la retraite, j’ai ainsi pu participer à la Week at the Knees (7 épreuves en 7 jours) et au Great Barrow Challenge (10 en 10 jours). Un autre genre de défis », précise le coureur devenu une icône du Vegan Runners Club, en prouvant qu’on pouvait achever 70 marathons par an, sans manger de viande. En 2019, ce « Flying Papy » devrait revenir disputer des courses en France. « En 2018, j’ai épaulé ma nièce (Julie Tosaki) sur son premier marathon à Nantes et aidé ma sœur (Valérie Guennoc) à finir celui de Tours en 4h32. J’aime partager ces moments complices avec elles. Il n’y a pas de raisons que cela s’arrête », conclut Denys. 



Profitons de l’hiver pour parler du froid dans tous ses états. On lui connaît des bienfaits pour la récupération avec la cryothérapie, mais il revêt aussi d’autres propriétés intéressantes côté cosmétique. On parie qu’un vent glacial va souffler dans votre salle de bain… 

Par Sandrine Nail Billaud, article paru dans la rubrique « Femmes » de Running Attitude 206.

Rayon beauté d’abord, le froid a tout bon. Le traitement de la peau par le froid est un geste cosmétique populaire. Les Coréennes, en particulier, sont folles de ce rituel pratiqué au quotidien. S’appliquer du froid sur le visage illumine le teint, améliore la circulation sanguine, prévient la formation de rides et permet de lutter contre l’acné et les taches de pigmentation. Magique non ? Il y aussi le fameux « effet frisson » qui permet de tonifier la peau du corps et de secouer les cellules graisseuses, les adipocytes. D’ailleurs, la plus ancienne des crèmes, dite cold cream, conservée au froid, est bien connue pour sa sensation de fraîcheur laissée sur la peau. Côté cheveux, ça marche aussi. Le froid raffermit le cuir chevelu, resserre les cavités dans lesquelles les cheveux sont implantés, et agit aussi sur les écailles du cheveu. Alors que la chaleur et certaines molécules chimiques ouvrent ces écailles, rendant les cheveux perméables aux agressions, le froid les referme, scellant la fibre pour la protéger. Se rincer les cheveux à l’eau froide ou terminer son brushing sur la fonction « air froid » de son sèche-cheveu, c’est donc un bon réflexe pour refermer les écailles de ses cheveux, par extension, préserver leur hydratation et leur brillance. 

©VitCOM-AdobeStock

Le « frotox », vous connaissez ? 

Le froid, c’est aussi un atout jeunesse pour la peau. Ces derniers temps, on entend parler du « frotox », présenté comme le nouveau Botox®, mais sans toxine. Il s’appelle Iovera® et se pratique en cabine. Le but : dégommer les rides d‘expression du front en gelant temporairement la branche temporal du nerf facial. Comment cela se passe ? Une fois marqué l’emplacement du nerf sur chaque tempe, le dermatologue fait une piqure anesthésiante puis enfonce les 3 petites aiguilles de l’appareil Iovera®. Leur extrémité gelée reste au contact des fibres nerveuses durant quelques secondes. Après la séance, il peut y avoir un œdème, voire des bleus durant dix jours, ainsi que des douleurs plusieurs heures comme pour toutes les injections. Quels atouts ? Contrairement au Botox®, qui agit au bout de quelques jours, le Frotox lisse les rides quasi instantanément. Et aucune substance étrangère n’est injectée puisque c’est le froid qui déride. Ça rassure. Côté bémols, il y a le prix, environ 400 €, aussi élevé qu’une séance de Botox®, pour un résultat moins durable : de deux à quatre mois, contre quatre à six chez son supposé « concurrent ». Et pour une action plus limitée puisque il n’agirait que partiellement sur la ride du lion, ne traiterait pas la patte d’oie et n’est pas indiqué en cas de vieillissement trop marqué du front, des sourcils et des paupières. Pour l’heure, le manque de recul fait que cette technique, très courante aux Etats-Unis, reste encore peu pratiquée en France.

SOS dermatos…

Le  froid est aussi appliqué avec succès notamment pour traiter la sécheresse de la peau avec des écailles visibles, les démangeaisons, les poils incarnés, ainsi qu’en cas de ralentissement de la cicatrisation. Mais c’est surtout pour traiter certaines pathologies cutanées comme les verrues et les taches pigmentaires que les dermatologues ont été les pionniers de son utilisation. En effet, le traitement des lésions cutanées, condylomes, carcinomes et autres, se pratique généralement avec de l’azote liquide à -180°C appliquée soit avec un dispositif type coton-tige, soit avec un appareil adapté. En cas d’opération plus importante appelée cryochirurgie, une anesthésie locale peut y être associée. 

Un effet anti-bourrelet 

Ah ces bourrelets, remplis d’adipocytes, on s’en passerait volontiers ! Bonne nouvelle : nos adipocytes sont sensibles au froid. C’est ce qu’a prouvé le fabricant du Coolsculpting, une technologie médicale qui s’attaque aux bourrelets localisés via un appareil, le Zeltiq, autorisé depuis 2010. La promesse ? Une diminution de 25 à 40% de l’amas graisseux ciblé avec un résultat progressivement visible entre de deux à six mois après la séance. Le jour J, le bourrelet est aspiré dans une ventouse et refroidi jusqu’à – 7 °C pendant quarante minutes. La séance dure une heure pour le ventre, deux heures lorsqu’on s’attaque aux poignées d’amour, à l’intérieur des cuisses, aux genoux ou encore à la banane sous-fessière. Quand on retire la ventouse, la peau fait l’effet d’un steak congelé, mais se réchauffe dans l’heure. Il peut y avoir des bleus, la zone peut parfois rester insensible ou au contraire douloureuse pendant une à trois semaines. Les limites de ce refroidissement ultra-ciblé ? Son prix : entre 900 € et 1 300 € selon la zone. 

©Jacoblund-AdobeStock

Cryo & bobos

La cryothérapie, sous la forme de bain froid existe depuis l’antiquité, mais ce n’est que depuis les années 1970 que l’application de vessie de glace ou de spray froid intéresse nos scientifiques.  Depuis vingt ans, les sportifs – les rugbymen notamment – ont recours aux bains froids pour récupérer, activer le retour veineux, la pression hydrostatique et la fameuse sécrétion d‘endorphine. Dans le traitement des douleurs, la cryothérapie s’est plus récemment démocratisée avec l’ouverture de centres de cryothérapie « corps entier », un peu partout en France. Il s’agit d’une méthode naturelle, non invasive et très efficace pour activer sa récupération. 

Mais le recours le plus fréquent au froid, c’est pour soulager la douleur, l’œdème et l’inflammation après un choc traumatique. Le froid peut être utilisé sans risque dès les premières minutes d’un accident sportif : entorse (de la cheville, du genou) mais aussi en cas de lésions des fibres musculaires (élongation, déchirure, claquage). Sur les tendinites et les bursites, on l’applique à raison de 20 minutes 2 ou 3 fois par jour, si besoin sur plusieurs jours. En revanche, sur une contracture ou des courbatures, c’est plutôt sur le chaud qu’il faudra miser. Le froid s’applique aussi pour les tendinites et les bursites.


Des contre-indications ? On évite le froid en cas de :  Affections dermatologiques ou de plaies ouvertes (avec ou sans saignement) / Contractures ou courbatures : c’est le chaud qui soulagera  / Blocage vertébral type torticolis ou lumbago : le chaud est recommandé /  Fracture ; même si au début la glace peut être utile pour faire diminuer l’œdème ou l’hématome il ne faut ensuite plus en mettre pour que la partie lésée soit bien irriguée par le flux sanguin et puisse se reconstituer.



Cette nouvelle Garmin Fenix 6 est sans doute la montre la plus complète du marché. Elle est proposée en 4 modèles (6S, 6, 6X et 6X Solar) qui s’adaptent aux besoins – et aux budgets – de chacun. Le nombre d’applications proposées rend très efficace la personnalisation des différents sports. Côté design, Garmin marque des points avec un écran plus grand que la Fenix 5  mais une montre qui reste fine et pas encombrante. Le bracelet en silicone est très confortable. Peu de changement côté ergonomique, toujours aussi efficace, avec des boutons faciles à utiliser. Le côté intuitif de la navigation est amélioré avec une fenêtre « Glance » qui présente une synthèse des informations et permet d’accéder aux widgets complets d’une simple pression. 

>> A LIRE AUSSI: Nouvelle Garmin Fenix 7, quoi de neuf ?

Nouvelle puce GPS

L’autonomie est en net progrès. Garmin rattrape son retard en la matière avec un gestionnaire d’alimentation pour optimiser les performances de la batterie. En mode GPS classique, elle affiche 36h d’autonomie soit à peu près les performances de la Forerunner 945. C’est tout le paradoxe de cette montre dont l’autonomie augmente à mesure que l’on cesse d’utiliser des applications toujours plus nombreuses. Je me suis facilement passé de la musique qui a par ailleurs nécessite un téléphone pour les modèles non « pro». Passons au GPS, avec une nouvelle puce Sony plus économe en énergie mais qui ne révolutionne pas la précision des tracés par rapport à la Fenix 5 et reste en deçà d’autres marques.

Nouveau capteur optique pour la prise de FC au poignet

Les performances du nouveau capteur cardio optique « elevate3 » tranchent avec les modèles précédents et avec la concurrence. La différence est notable sur des séances de seuil et sur des séances de vélo sur lesquelles les capteurs optiques sont souvent mis à rude épreuve. Néanmoins, la réactivité du capteur laisse toujours à désirer sur des séances de fractionnés courts sur piste. Mais la tendance sur ce point est à une très nette amélioration. En résumé la Fenix 6, est une montre complète mais il est difficile parler de révolution par rapport à la Fenix 5X plus ou même à la Forerunner 945 qui étaient déjà de vraies réussites. En revanche, si vous êtes possédé des modèles plus anciens alors cette Fenix 6 va vous faire entrer dans un nouveau monde. 

Le + mode pace pro censé vous aider à planifier votre course est une bonne idée mais il est difficile à utiliser pour les non-initiés.

Le –  Le prix – à partir de 600 euros – qui fait entrer la Fenix 6 dans le même univers que les smartphones derniers cris…

Qui a testé ? Antoine, testeur pour Running Atttitude, a porté cette Garmin Fenix 6 durant tous ses entraînements pendant un mois.



Dernières nouveautés, modèles récents plébiscités, mais aussi solutions alternatives de géolocalisation en temps réel : faisons le tour du rayon « cardios-GPS running ».

>> Lire aussi notre article: Conso : comment choisir son cardio GPS ?

GPS Running ON TRACKS

Pas d’écran, pas de carte, pas de voix pour ce GPS ON TRACKS d’un nouveau genre mis au point par la start-up OnTraks. Le dispositif est équipé de deux montres qui vibrent à chaque poignet, gauche et droit, pour indiquer à l’utilisateur le chemin à suivre sur son itinéraire pré-tracé sur une application dédiée. Après cela, le smartphone n’est plus nécessaire. La version Active  (220 €) intègre un capteur de rythme cardiaque, propose le suivi d’activité (vitesse, distance) et une fonction SOS pour indiquer sa position en cas de sortie running dans des endroits isolées. Egalement une version Mobile (200 €) avec adapteurs pour le vélo. 180 € le dispositif. Plus d’infos : www.ontracks.co

BALISE CAPTURS

Pas de téléphone ni de carte Sim, avec cette balise de géolocalisation. Elle se glisse dans la poche (58g) et suit votre position via le réseau Sigfox. Autonomie maxi (plusieurs mois), avec suivi live, partage, alertes SMS ou email à vos proches, exportation des données (GPX). 199 € avec 2 d’abonnement inclus. Bon plan : des codes promos pour les fêtes de fin d’année. Plus d’infos sur www.capturs.com/fr

GPS Running KIPRUN 550 

GPS Running Kiprun 550

Design repensé depuis la OnMove500 et tout en légèreté. Paramétrable, avec prise de la FC au poignet, elle suit 7 sports (running, vélo, marche, trail, sport indoor, outdoor, randonnée), dispose de 8 entraînements pré-enregistrés (10 x30’/30’, 5 x 1000 m, pyramide…) et indique les zones cardios. Le mode « pacer » permet de s’entraîner à une allure prédéfinie sur une distance donnée, avec alertes sur le timing en temps réel. Pour l’archivage, tout se passe sur la nouvelle appli Decathlon Connect. 

Notre avis : Simple à utiliser, avec l’essentiel pour s’entraîner, sans se ruiner. Une version sans prise de FC est proposée à 89 €. L’appli est conviviale avec synchronisation sur Strava notamment.  

Caractéristiques : écran noir et blanc, 4 boutons, étanche 50m, satellites GPS-Glonass, autonomie : 10h en mode GPS actif, poids : 41 g, dimensions : 14,8 mm d’épaisseur, 2 couleurs et 4 bracelets, convient aux femmes. 119 € chez Décathlon. 

FITBIT Versa 2  

Fitbit Versa 2

Design très soigné pour cette petite nouvelle orientée forme-santé, qui intègre un micro et l’assistance vocal Amazon Alexa. Elle stocke de la musique, permet d’ajouter ses playlists Spotify ou Deezer, affiche les notifications smartphone, propose la fonction Fitbit Pay. 15 sports suivis (course, vélo, natation, yoga…) avec mesure de la FC, exercices détaillés à l’écran, conseils « santé » via l’appli dédiée, suivi de sommeil…. 

Notre avis : Un modèle très « connecté » mais sans fonctions spécifiques (fractionné, zone cible) pour le running et surtout sans GPS : elle utilise celui du smartphone. 

Caractéristiques : écran tactile, mode vibrations, étanche 50 m, FC au poignet, autonomie jusqu’à 6 jours, poids : 36 g, dimensions : 40 x 38.4 x 11mm, 2 finitions dont une avec bracelet tissé (229,95 €), large choix de bracelet, convient aux femmes. 

199,95 €. 

GPS Running POLAR Vantage M

GPS Running Polar Vantage V2

Elle suit 130 sports (dont le triathlon), offre une belle autonomie, propose un suivi de la FC au poignet plus précis grâce à la technologie Précision time, des fonctionnalités avancées (Vo2Max, programmes, zones cibles de FC, fractionné) via l’écosystème Polar de coaching (Total training solution, Polar Flow, Polar Coach, Polar Club). 

Notre avis : Compacte, fiable, complète, le tout à un bon rapport qualité-prix. 

Caractéristiques : écran couleurs en plastique, 5 boutons, mode vibrations, étanche 30 m, FC au poignet, satellites GPS-Glonass, autonomie : jusqu’à 30 h, poids : 45 g, dimensions : 46 x 46 x 12,4 mm, 2 tailles, 2 couleurs, convient aux femmes.  

279 €. 

GPS Running GARMIN Forerunner 245 Music 

GPS Running Garmin Forerunner 245 Music

Elle peut stocker jusqu’à 500 titres ce qui permet de courir en musique, sans son smartphone. Elle fournit un tas de données (VO2 max, effet de l’entraînement aérobie et anaérobie, temps de contact, longueur de la foulée, etc.), propose toutes les fonctions spécifiques en running mais aussi des programmes (5, 10 km, semi, marathon) via l’appli Garmin Coach. Fonction indoor sur tapis, home-trainer, piscine.

Notre avis : Fiable, complète, avec interface conviviale, intéressante pour le coureur qui s’entraîne en musique mais l’autonomie en pâtit

Caractéristiques : écran en couleurs; 5 boutons;, mode vibrations; étanche 50 m; FC au poignet; satellites GPS-Glonass-Galileo; autonomie : jusqu’à 6h en mode GPS+musique / 24h en mode en mode GPS;  poids : 38,5 g; dimensions : 42,3 x 42,3 x 12, 2 mm. 3 coloris; 5 bracelets de rechange. Convient aux femmes.  349,99 €. Existe en version sans musique (299,99 €) 

GPS Running SUUNTO 9 Baro 

GPS Running Suunto 9 Baro

Conçue pour durer, elle plaira aux ultras-trailers avec en trois modes prédéfinis pour 25h à 120h d’autonomie en activité. Cette version donne des infos d’altitude plus précises, en combinant données GPS et renseignements d’altitude barométrique. Etanche, elle suit 80 modes sportifs, propose un paquet de mesures spécifiques et se synchronise via l’appli Suunto. 

Notre avis Robuste avec sa lunette en titane et son verre cristal de saphir, elle est conçue pour durer ! Son atout c’est son autonomie extra-longue durée. La dernière mise à jour permet la mesure de la VO2 max, la qualité du sommeil et la récupération.

Caractéristiques écran tactile en couleurs en verre; 3 boutons; mode vibrations; étanche 100 m; FC au poignet; satellite GPS-Glonass-Galilea-QZSS; autonomie : jusqu’à 120 h avec GPS actif; poids : 81 g – dimensions : 51.5 x 51.5 x 17 mm599 €.  

GPS Running COROS Vertix 

Depuis peu Coros bouscule le marché. Ici, le modèle « outdoor » robuste, qui concurrence directement la Garmin Fenix. La montre jouit d’une grosse autonomie (jusqu’à 150 h), propose 7 profils indoor et outdoor (running, vélo, natation, triathlon, trail, alpinisme, rando), intègre les fonctions spécifiques avec capteur de FC, accéléromètre, gyroscope, oxymètre, boussole, altimètre…

Notre avis Un sérieux outsider ! Sa molette ergonomique nécessite un peu de gymnastique. De prochaines mises à jour s’annoncent avec de nouvelles fonctionnalités. 

Caractéristiques : écran tactile avec verre saphir finition titane; 3 boutons dont 1 molette ergonomique; étanche 150 m; prise de FC au poignet; satellite GPS-Glonass; autonomie : 60 h en mode GPS / 150 h en mode UltraMax; poids : 76 g; dimensions 48.74 x 48.74 x 16.75 mm; 4 coloris. 599 €. 



Le Half Marathon des Sables c’est bien plus qu’une course dans le sable. C’est un avant, façon Tetris pour faire rentrer beaucoup trop de choses dans un petit sac. Un pendant qui accélère les relations humaines et charge sérieusement le compteur en kilomètres. Et un après avec récupération au Pisco Sour… Oui, c’est tout ça le Pérou !

Elle raconte...Anne-Sophie Rochette alias @Josyrunning, 37 ans et 2 enfants, habite le Gers, Coach Sportif spécialisée dans le Pilates, opéré du cœur dans son enfance, cours depuis toujours sans faire attention au chrono.

Pau, 6h du matin le 30 novembre. J’embarque pour un long voyage de quasiment 36h, 12h d’avion – où j’étudie à fond  la vie des Avengers – 7h de bus sur des routes sablonneuses avec une sérieuse concentration en nids de poule et puis 30 minutes de camions de l’armée pour rejoindre le bivouac. Désert d’Ica, au sud du Pérou : tout le monde est scotché face au décor. Nous allons passer la semaine à suer dans ce lieu coupé du monde, là, au milieu de nulle part… 

©DiegoCostantini

Pour le moment, c’est la préparation définitive du sac de course. Je quitte ma valise avec un peu d’inquiétude, inquiétude qui se dissipe en arrivant à mon « alvéole » de tentes et en découvrant mes voisins, futurs meilleurs copains de désert. A venir, 96 heures d’une vie simple, transpirante, faite de plats lyophilisés, d’ampoules aux pieds et de sable dans la tente. Ce sera intense, ou ne sera pas.

Mise en bouche

©DiegoCostantini

Etape 1 : 31 km/830mD+. Levée 5h30, excitée par mon premier porridge lyophilisé et prête à en découdre avec tous ces kilomètres de sable. A 7h30 le soleil lance déjà des flammes, plus chaudes que celle de Phenix dans X-men (oui j’ai buché). Les premières foulées dans le sable meuble de la plage annoncent la couleur, ça va être rude. On court les 10 kilomètres en bord d’océan pacifique, c’est magnifique. Tout roule, le mental, les jambes… Heureusement puisqu’on part pour 110 km. Après le premier ravito, place à « la duna ». Là, tout de suite, c’est moins la balade. Pour grimper, j’adopte la technique du zig-zag, peut-être pas la plus rapide mais la moins énergivore. La suite se déroule sans encombre, j’écoute de la musique, des podcasts – Les Pieds sur Terre, de France Culture – ou je tchatche avec des copains de course. Arrivée en 5h55, je suis contente, pas trop fatiguée. L’après-midi, ce sera cryothérapie dans l’océan à 14°C et petits plats dénichés sur Lyophilise.fr (je recommande !). Je me goinfre et je me débarrasse du superflu afin d’alléger mon sac. J’avais embarqué deux pommes, mauvaise idée, elles ont fini cuites et molles.

©DiegoCostantini_
©BenjaminSoto

Un petit goût de poudreuse… 

Etape 2, 55 km / 1200mD+, la longue. Réveil à 3h30 courbaturée, mais toujours aussi excitée. A 5h15 pour le départ, on éteint nos frontales. J’espère ne pas avoir à la rallumer. Mon objectif : arriver avant la nuit. Ça commence fort avec une grande montée dans le sable mou, avec les cuissots courbaturés de la veille, je suis à la peine. Le PC 1 arrive rapidement, 2h de course déjà écoulées. Il est 8h, le soleil chauffe, je me tartine de crème solaire. Jusqu’au PC2, je suis dans le dur. J’ai encore 7h de course devant moi, le moral est un peu à plat. Je mange une demie barre des céréales toutes les heures. Au PC3, je me pose 20 minutes pour soigner une ampoule. Suite à ça je reprends le dessus et je cours quasiment jusqu’au prochain PC. Je sais que la descente de la dune approche et ça me donne des ailes. La duna, en sens inverse, c’était extra.  J’avais l’impression de descendre dans la poudreuse. La fin est longue, heureusement le bœuf séché occupe mon esprit et mon ventre. Je termine en 11h10 bien avant le couché du soleil. Demain, ce sera le jour de repos bien mérité, où j’ai vécu de petites aventures (le détail sur Josyrunning.com). 

©BenjaminSoto

Et un Pisco Sour, un…

Etape 3, 22 km, 510mD+. Debout à 5h30, il faut plier le campement. Départ 7h30 dans le brouillard. Tant mieux car le soleil va chauffer dur ce jour là. Cette étape sera bien plus roulante que les autres. Elle passe tellement vite qu’on en oublierait les paysages les plus beaux et variés du séjour. La médaille me fait couler quelques larmes de bonheur intense. Je termine en 3h42, heureuse ! Place à la piscine, la fête et les Pisco Sour. Hyper indiqué pour toute récupération, ce cocktail péruvien citronné ! Je rentre avec un tas de souvenirs de cette traversée du désert nourrie de belles rencontres. Je tire mon chapeau à toutes les petites mains qui nous ont soignés et guidés. Je regrette en revanche le côté très « marketing » de l’organisation. La mise en avant des « influenceurs » et « VIP » tout au long de la course était un peu fatigante et a fait ressortir un faux-air de ClubMed qu’on ne cherche pas sur un ultra-trail. De plus ,la gestion des invités par les marques partenaires est très inégale au sein des participants, c’est en tout cas le ressenti de pas mal de coureurs…