Rendez-vous le samedi 26 octobre dans la Nièvre pour le premier Nevers Marathon. A l’affiche un marathon ekiden en nocturne, exclusivement sur le circuit automobile de Magny-Cours.

Le lendemain, le marathon (solo et duo) s’élancera depuis l’enceinte mythique de Formule 1 et s’achève au cœur de la cité ducale. Le parcours s’annonce rapide, l’ambiance conviviale, avec un ravitaillement gastronomique à mi-course.

Infos pratiques :

  • Marathon (42,195 km) : Dimanche 27 octobre 2019, à 8 h. Circuit de Nevers Magny-Cours > Nevers (quai des Mariniers).
  • Marathon Duo (2 x 21,097 km) : Dimanche 27 octobre 2019, à 8 h. Circuit de Nevers Magny-Cours > Nevers (quai des Mariniers).
  • Marathon Relais (Ekiden) : Samedi 26 octobre 2019, à 20 h. Circuit de Nevers Magny-Cours.
  • Marathon Kids : Samedi 26 octobre 2019, horaire à préciser. Village du Circuit de Nevers Magny-Cours.


Dominique Cado, marathonien breton de 66 ans partage son expérience de coureur sur son site lalignebleue.net dont le succès l’amène à écrire un deuxième livre. Rencontre. 

EN BREF. Dominique Cado, retraité, 66 ans, habite Vannes, a couru 20 marathons, meilleur temps en 3h34’. Son prochain défi : terminer les 177 km de l’Ultra-Marin où il s’est cassé le nez trois fois Son livre de chevet  : Marathon de François Peronnet. Son site : www.lalignebleue.net. Son Facebook : Dom Kdo.

Cette ligne bleue qui guide les marathoniens, Dominique Cado en a fait sa muse. Le fil d’Ariane de son premier livre, édité chez Amphora. De A à Z, toujours avec un zeste d’humour, ce lexique vulgarise le jargon du coureur de fond. Amuseur, empêcheur de tourner en rond, ce Breton en est un bon. D’une page à l’autre, les calembours y jouent des tours. 

Depuis sa publication, Dominique Cado prolonge les bons mots en ligne. Chaque semaine, ce professeur de cuisine retraité partage ses écrits sur son site internet. Fartlek, PPG, seuil, VO2max, VMA, negative split : chaque terme est décrypté. Souci de simplicité, plume soignée, ton décomplexé. En tout, plus de 250 articles partagés, du billet d’humeur au plan marathon, avec un franc succès. Son site compte plus 2,5 millions de visiteur dans 147 pays. Une surprise pour Dominique qui s’est lancé dans cette aventure « on line » par simple envie de partager. 

Trente-cinq ans de tabac

Pas de diplôme d’entraîneur, mais une somme de « bagages » amassés à grandes foulées. La passion l’a gagné sur le tard, à l’aube de la cinquantaine. « Après trente-cinq ans de tabac à raison d’un voire deux paquets de cigarettes par jour, je me dis qu’il va être temps de croquer la vie à pleins dents plutôt que la mort à pleins poumons. Mon médecin m’a laissé le choix entre la natation, la course à pied ou les médicaments, drôle de triathlon… comme je nage comme un menhir, et que les médicaments ne me semblent pas encore la solution, il me reste la course à pied, pas ma tasse de thé… », raconte-t-il en substance à l’entame de son livre.  Son cardiologue, multi-marathonien, lui montre alors le chemin. Après un mois de footing, une folle envie : courir le marathon du Mont-Saint-Michel pour ses 50 ans. A l’époque, confesse-t-il, «  j’avais du mal à courir deux kilomètres ! ». 

Rien d’exceptionnel…

Pari tenu au pied de la Merveille, un dimanche de mai 2002 en 4h15’. « Rien d’exceptionnel mais un bonheur indescriptible ». Depuis, 20 marathons bouclés – sa distance fétiche – mais aussi des semis à la pelle, un 24h et quelques trails, notamment les 56 et 86 km du Raid du Golfe du Morbihan, chez lui, à Vannes. Son meilleur temps sur 42 km ? 3h34’. Rien d’exceptionnel, ajoute-t-il encore, si ce n’est que ce temps’ correspond au potentiel de ses 57 ans. « Lorsque l’on se rapproche de son potentiel, on est exceptionnel. J’ai plus d’admiration pour quelqu’un qui termine en 4h30 à son plein potentiel, que pour quelqu’un qui boucle en 3h, alors qu’il a un potentiel de 2h30. Pour cela, il faut connaître sa VMA, et courir son marathon à 80% de sa VMA », insiste le marathonien. Et lui, cherche-t-il toujours à coller à sa VMA ? Plus maintenant. «  Je n’en vois plus l’intérêt, je n’ai plus rien à me prouver. En revanche, si je peux accompagner une personne proche de son mieux, je le fais avec plaisir ». Dominique s’entraîne trois à quatre fois par semaine toute l’année, en endurance et en incorporant des séances de fartlek principalement. Jamais au-delà du trop, toujours à l’écoute de son corps. « Il faut savoir écouter ses jambes plutôt que sa tête, qui voudrait parfois que l’on aille s’entraîner matin et soir, c’est le danger ! » ajoute le master. Conseiller les autres plutôt que courir pour soi, voilà désormais son mantra. Dominique partage ainsi sans compter. Blago-bloggeur, meneur d’allure parfois, il anime aussi des chroniques sur le running les week-ends sur Larg’, la radio du Golfe. Son actualité, c’est un deuxième livre, La ligne bleue prend son envol 2, condensé de ses conseils bien avisés, qu’il peaufine. Bref, une retraite bien occupée pour ce coureur « lambda » extra.

La ligne bleue se décline… Après avoir mis à l’honneur son ami peintre et marathonien Vincent Dogna en couverture de La ligne bleue de A à Z (Amphora), son deuxième opus, La ligne bleue prend son envol jonglera avec la mouette « rieuse » du jeune dessinateur Sébastien Lamart. 



Plus dynamique que l’UltraBoost cette Adidas Pulseboost intégrant une technologie Boost revue et la possibilité de courir en musique…

Peu de changement visuel pour cette nouvelle Adidas Pulseboost HD qui reprend l’habituel chausson façon tricot avec une partie arrière élastique. La nouveauté se situe dans la semelle externe, avec une version modifiée de la technologie Boost.

Plus dynamique que l’UltraBoost

L’objectif est de donner un peu plus de dynamisme tout en préservant le confort. Si la différence n’est pas flagrante lors des premiers kilomètres en endurance.

Une session d’entraînement plus dynamique et un passage sur piste mettent en évidence une plus grande aisance par rapport aux Ultraboost lorsque la foulée se fait plus sportive. La tenue sur terrain très mouillé est efficace (semelle Continental), ce qui la rend utilisable par tous types de temps.

On peut aussi porter cette Adidas Pulseboost sur des chemins bien revêtus où elles se révèlent assez stables. Et ce, même si Adidas destine ce modèle aux coureurs urbains.

 Les fans de course en musique pourront scanner le QR code imprimé sur la languette pour accéder à une liste musicale pour accompagner leurs entraînements. Au final, ces Pulseboost HD associent un design moderne et urbain à de réelles capacités dans la pratique de la course à pied.

Les notes. Amorti : 16/20. Confort : 15/20. Souplesse : 15/20. Stabilité : 17/20.

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids. 

Poids : 330 g en 44. Drop : 8 mm. Prix : 140 €

Il a testé pour vous. Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances



L’Angevin Ludovic Levêque est venu à bout du terrible Norseman. 3,8 km de natation dans l’eau glacée d’un fjord norvégien puis 180 km et 3 800mD/+ de vélo et un marathon musclé de 1 800mD+ pour finir. En 15h30’, il a décroché son graal : le t-shirt noir du finisher. 

Bergen, le 31 juillet. A peine atterris, nous prenons la route pour notre camp de base, une petite maison située à Kinsarvik, en face du fameux Eidfjord où je nagerai dans quatre jours. Dans cette aventure norvégienne, j’ai embarqué Elise, ma compagne et support-runner, ma mère, mon père, conducteur de la voiture suiveuse, mon cousin, Bertrand, support-runner, sa femme Manira et leurs enfants. Jérôme Vaglio, mon coach physique et Bastien Pla, mon coach diététique me suivent depuis la France. 

Cap sur le Grand Nord

Ludovic Levêque fait partie des rares français finishers du terrible Norseman, Ironman disputé en Norvège.
(Photo by Alexander Koerner/nxtri.com)

Il est temps de goûter l’eau fraîche du Grand Nord. Allez, 20 minutes de baignade dans le fjord. L’eau est à 14°C. Pas si froide finalement… On enfourche ensuite les vélos pour reconnaître les 40 premiers kilomètres et faire tourner les jambes. Les sensations sont bonnes.   

2 août, tic tac, tic, tac plus que 24 heures. L’excitation monte. Je récupère mon dossard et mes bracelets puis j’assiste au briefing d’avant-course. La vidéo des éditions précédentes donne la chair de poule. Dans la salle noire, nous sommes 200 concurrents. Et personne n’en mène large. Car demain, ce sera nous…

Je prépare mes affairesvec Elise, ainsi que chacun de nos sacs pour la partie trail avec le matériel obligatoire. Le reste de la famille équipe les voitures et gère les repas. Nous serons en complète autonomie, tout doit être méthodiquement planifié. 

5h, le coup de corne du Norseman

Ludovic Levêque fait partie des rares français finishers du terrible Norseman, Ironman disputé en Norvège.
(Photo by Alexander Koerner/nxtri.com)

Samedi 3 août, c’est le grand jour. Le réveil sonne à 1h du matin. La nuit fut courte mais j’ai réussi à fermer les yeux. Nous installons le vélo dans le rack et préparons mes affaires de natation. Le ferry est là. Il me fait autant peur que rêver. J’avoue, j’ai la boule au ventre. J’embrasse tout le monde et embarque pour une courte traversée.

Le ferry s’arrête, un jet d’eau s’actionne au fond pour nous éviter le choc thermique. La gueule arrière du navire s’ouvre sous les applaudissements. Fierté, peur, magie, tout cela se mêle jusqu’à ce que je saute…

Un big jump puis je rejoins les kayaks de l’aire de départ. Sept ans que j’attends ce moment ! C’est indescriptible. Et pourtant les 5 minutes d’attente, dans l’eau à 10°C,sans bouger me paraissent une éternité. Je tétanise. 

A 5h pile, la corne retentit. Les pagaies se lèvent ; c’est parti ! « Go. Pose ta nage et sors de l’eau  », voilà ce que je me dis. La natation, c’est mon point faible. Je perds des places d’entrée et termine les 3 950 mètres en 1h17. Satisfait. Sauf que les autres sont des torpilles, du coup je pointe 218esur 290 concurrents à cette première transition. Bon, le t-shirt noir est encore loin… 

Sur le vélo, les jambes à bloc, le ventre en vrac

Elise m’attend au parc à vélo. Je suis tremble comme une feuille. Grâce à son aide, je fais au plus vite pour m’habiller. La route est encore longue. 185 km à rouler, avec 3 816mD+ pour commencer. Je pense pouvoir doubler 50 à 60 concurrents. Je gère les 25 premiers km sans assistance, et remonte bien. J’ai les jambes, tout roule.

Au 25ekm, je pointe dans les 160 premiers. Je retrouve mon équipe, m’alimente, puis sans aucune raison, mon abdomen gonfle comme un ballon. Problèmes intestinaux et pauses « obligatoires »… Du coup forcément, kje perds du temps. 173eplace. Le moral en prend un coup.

Pour la première fois, je doute. Vais-je terminer ? Je me ressaisis, boosté à distance par Jérôme et Elise et Bertrand. A force de volonté, de chocolat et de coca, la niaque revient. Je pose le vélo en 163een 7h14. Transition rapide en 2’30’’ toujours grâce à Elise, qui me fait carrément mes lacets. 

Maintenant, le marathon

Place au marathon : 42 km et 1 816mD+ sur les sentiers à pied à présent. J’ai une idée fixe : gagner au moins cinq places. Je suis confiant. La course, c’est mon point fort. Après 10 km, je pointe 151e. Je gère. Sauf que, galère, mon intestin débloque. La valse recommence.

Le rythme est plus lent que prévu mais j’avance. Devant moi, certains craquent, marchent. On est tous dans le dur. J’arrive au pied de Zombie Hill (25ekm) en 133e position. Nickel. Elise enfile son sac Camelbak, prête à en découdre à mes côtés. On avance en compagnie de Benjamin, un autre Français, et son support-runner. On attaque les 7 km les plus raides ensemble. Ça monte en permanence, minimum 7%, et on double un maximum. Le rythme est soutenu, l’ambiance bonne. Le cut-off se situe au 32,5ekm. 

Irai-je au sommet ?

Ludovic Levêque fait partie des rares français finishers du terrible Norseman, Ironman disputé en Norvège.
©Kai Otto Melay

Seuls les 160 premiers pourront poursuivre vers le sommet… Est-ce que j’en serai ? Gros stress. Puis gros ouf, arrivé à la tente, on m’annonce 121e. Quel bonheur ! Après toutes mes galères, je suis dans les 160 premiers. A moi le t-shirt noir. Photos, larmes embrassades… Puis Elise me recadre : la course n’est pas finie !

Encore 10 km, direction le sommet du Gaustatoppen. Je suis à bout. Et on grimpe encore. Je râle, me plains, tout en marchant. Ckeckpoint : le staff vérifie mon matériel, ma lucidité et m’ouvre la voie vers le final, un chemin tout en pierres et rochers.

Une soupe aux larmes

J’ai tellement donné pour arriver jusqu’au 32,5ekm que à ce moment précis, je suis cuit. Plus de jus. Plus de force pour lever les pieds. Plus de lucidité – est-ce qu’on me double, est-ce je double ? je ne sais plus… Elise devant, Bertrand derrière, ça tourne. Moi, au milieu, je regarde dans le vide. Ce foutu sommet n’arrive jamais !

Sans eux, je ne sais pas si j’aurai eu le courage de finir. Pas après pas, la dernière crête arrive, puis on grimpe encore des marches, puis un tapis. Ah, cette fois, c’est l’arrivée, la vraie. On se met à pleurer tous les trois. Je ressens de la fierté et de l’émotion en chacun d’entre nous. Un moment inoubliable.

On me tend un plaid, du pain et de la soupe que je noie dans mes larmes. Je pleure comme une madeleine sans m’arrêter que déjà, il nous faut redescendre. J’aurai droit au funiculaire. Elise et Bertrand iront à pied, un peu dégoûtés, même s’ils ont finalement adoré ce moment ensemble.

Vaseux mais heureux 

Dans la télécabine, je m’endors. J’ouvre l’œil en bas, vaseux mais heureux comme jamais. Le Norseman, c’est fait ! Après tant de sacrifices, place aux réjouissances. Un plat de pâtes tous ensemble, un gros dodo puis ce sera la cérémonie des t-shirts.

Le lendemain, nous remontons donc Zombie Hill, en voiture cette fois. Je suis à fond, excité comme un gosse. Je peux vous dire que ce t-shirt noir, je vais l’encadrer sitôt rentré à Angers ! Je suis tellement fier. Avec ma famille, nous face au Gaustatoppen prendre des dizaines de photos pour immortaliser l’instant. Un rêve s’est réalisé pour moi ce 3 août. Un rêvé éveillé. Un rêve partagé. L’Xtreme Triathlon est un sport d’équipe. 



Depuis une semaine, Veja fait le buzz avec sa dernière innovation, la première running éco-responsable.

Alors que 99% des runnings sont aujourd’hui composées de plastique dérivés du pétrole, cette marque française bien connue du public pour ses sneakers éthiques franchit un nouveau cap avec cette paire à 53% biosourcée et recyclée.

Sur le papier, cette Condor – ce nom parce que son design s’inspire de la structure osseuse de l’oiseau sud-américain – associe matériaux écologiques, flexibilité et légèreté.

BANANE ET CANNE A SUCRE ?

Sa structure renforcée « Pebax RNew », en forme de « V » sur les côtés, est 100% réalisée à base d‘huile de ricin.

Sa semelle extérieure est fabriquée à 30 % de caoutchouc sauvage d’Amazonie, 31 % d’écorces de riz, 39 % de caoutchouc synthétique.

Dans sa semelle intermédiaire (45% biosourcée) de l‘huile de bananes (oui ! 8%), de la canne à sucre (22%), des écorces de riz (15%) et 55% d’EVA pour le reste.

Son mesh est 100°% issu de bouteilles en plastique recyclées, comme le fait déjà Adidas via son programme Parley.

Son amorti marie latex naturel et synthétique.

Sa semelle de propreté enfin mixe, jute, EVA recyclé (ou pas), caoutchouc sauvage et bouteilles recyclées.

Pour finir, elle est fabriquée au Brésil, « dans une usine qui respecte les travailleurs et est affichée à 130 euros.

NOS PREMIÈRES IMPRESSIONS

Si l’on salue l’initiative, on s’avoue dans le même temps intrigué par tous ces « ingrédients », pas vous ? Est-ce qu’elle se mangerait au petit déjeuner ? Faudra-t-il la cantonner à un usage purement « urbain » façon « lifestyle » au quotidien ou pourra-t-elle enchaîner les bornes ?

Nous venons tout juste de recevoir une paire pour test. Premières impressions en ouvrant la boîte : le design paraît assez réussi. La paire affiche 315 g en 42 sur la balance, ce qui n’est pas forcément « super light ». La semelle nous paraît très – très – raide. Le drop est affiché à 10 mm. On les enfile vite pour voir ce qu’elles ont dans le ventre. Verdict de notre testeur dans quelques semaines dans Running Attitude.



Le Provençal Brice Bonneviale, 48 ans, a vaincu l’Enduroman, triathlon de l’extrême reliant Londres à Paris. Il nous raconte cette folle traversée, trois jours d’épopée partagée avec son équipe Race for Pure Ocean. 

Brice Bonneviale, en bref. Ancien sportif de la petite semaine, Brice débute la course à pied à l’aube de la quarantaine, suite à un pari : courir le Marathon de Paris. Cinq autres marathons suivent, avec un record en 3h30 (Paris, 2015), puis cet ingénieur marseillais licencié au club Triathl’Aix bascule vers le triple effort. Après six mois de pratique, il termine un premier Ironman à Nice, en 12h30. Il teste ensuite tous les formats, y compris extrêmes. T-shirt noir du Norseman décroché en 2017 (3,8 km de natation, 180 km de vélo, 42 km de vélo), puis il monte encore d’un cran. L’an dernier, il a enchaîné le Celtman (3,8 km de nation, 202 km de vélo, 42 km de course), l’étape du Tour en vélo, le marathon de New York et la SaintéLyon. Après cet Enduroman terminé le 24 juin dernier, Brice participera fin août à la CCC. Pour 2020, il pense à l’UTMB et la Diagonale des Fous. 

Départ à Arch, près de Londres le 22 juin.

« Je me revois assis sur un banc des Champs-Elysées, à attendre Perrine Fages. C’était le 19 août 2018. Perrine déboulera bientôt en vélo au pied de l’Arc de Triomphe. 32efinisher de l’Enduroman, avec record féminin à la clé en 67h21’. Je l’ai rencontré sur le Norseman en 2017. Les amitiés qu’on noue sur les ultras ne trompent pas. Sans doute parce qu’il faut une bonne dose d’humilité pour vaincre de telles distances. Dans le genre, cet Enduroman est une épreuve de fou. Après trois à quatre jours d’efforts non-stop, chaque finisher partage son bonheur le plus simplement possible, entouré d’une poignée d’amis. Incognito, parmi les hordes de touristes qui défilent en permanence sur les Champs. Ce petit côté décalé me plaît. Ce défi me fait rêver. Je m’inscris pour 2019. « Vivre c’est faire de son rêve un souvenir » dit Sylvain Tesson. Je sais que cet écrivain aventurier, une source d’inspiration, a mille fois raison. 

Quinze heures d’entraînements par semaine…

Pendant les dix mois qui ont suivi, ma vie a tourné autour de ce défi. En moyenne, quinze heures d’entraînement par semaine. Autour de moi, une douzaine de pros s’investissent : entraîneur, kiné, ostéopathe, nutritionniste, préparateur mental. Je monte sérieusement le volume en janvier. La natation devient la dominante. Je nage chez moi, en Méditerranée, sans combinaison. Je coupe le chauffage à la maison, m’initie à l’hypnose, à la méditation. 

Ce que je redoute le plus, c’est la Manche. Je ne suis pas un bon nageur et mon faible indice de masse grasse (6%) sera un handicap dans l’eau glacée. Je prends difficilement 4 kilos en six mois, que je perdrais en trois jours sur l’épreuve… Tout ça pour ça. 

Qu’est-ce que l’Enduroman ? Ce triathlon de l’extrême se déroule en solitaire avec une équipe d’assistance. Il démarre à Marble Arch à Londres et se finit à l’Arc de Triomphe à Paris, d’où le surnom « Arch to Arc ». D’abord, 140 km à pied jusqu’à Douvres, puis une traversée de la Manche à la nage (34 km), ensuite, une étape de cyclisme (290 km) de Calais à Paris. Cette épreuve est née suite au défi du Britannique Edgar Ette, qui l’a réussi en 81h05’ en 2001. Depuis, chaque année, quelques tentatives sont fixées entre juin et octobre. Sur 140 tentatives, 37 finishers. Citons les Français Cyril Blanchard (2016, en 59h56’, record de l’épreuve), Ludovic Chorgnon (2017), Marine Leleu (2018) et Perrine Fages (2018). 

©Aurélien Buttin

Une grande famille 

En mai, je participe à un stage de trois jours au Sud de l’Angleterre pour faire connaissance avec l’organisation et les candidats de l’année. Entre nous, il n’est pas question de compétition, ni de record à battre. Nous formons une grande famille, une secte peut-être, allez savoir. Il s’agit juste de réussir à boucler cette traversée. 

En rentrant de ce stage, je réalise que je me suis inscrit pour de mauvaises raisons, dans une quête effrénée de dépassement personnel. Cet Enduroman sera une épopée collective ou ne sera pas. Nous serons cinq à participer. Avec moi, Pauline Avronsart et Sylvain Prouet, un couple d’amis triathlètes rencontrés sur l’EmbrunMan, Anne Studer, ostéopathe et coordinatrice de mes thérapeutes, et Aurélien Buttin, photographe. Notre « Arch to Arc » aura un sens, un but : collecter des fonds pour Race for Pure Ocean. Cette fondation, créée par l’entrepreneur marseillais David Sussmann, soutient des projets de recherche afin de préserver la biodiversité marine. 

Collecte de déchets pendant les 140 km de course à pied. ©Aurélien Buttin

Départ reporté

Mercredi 19 juin, nous sommes à Londres, fins prêts. Cinq heures avant le timing prévu, Edgar Ette, directeur de la course, nous informe que le départ ne sera pas pour aujourd’hui. Mauvaises prévisions météo. On attend donc sagement, suspendu aux prochains bulletins. Cinq jours passent, à marner. Le doute s’installe. La Hollandaise Jocomina, première finisher 2019 (du 8 au 17 juin) a dû attendre dix jours avant de pouvoir s’élancer dans de bonnes conditions. C’est long. C’est le jeu. 

Samedi 22 juin, 19h, le « go », enfin. Départ de Marble, au nord de Londres pour descendre à pied jusqu’à Douvres. Les 140 km de course se passent bien. 16 heures et 55 minutes à courir la campagne anglaise, dans la bonne humeur. Pauline et Sylvain profitent du trajet pour collecter des déchets sur le bord des routes. Nous arrivons sur la côte le dimanche midi. Quelques heures de repos, puis il faudra se jeter à l’eau. 

Une guerre contre la Manche

21h de nage dans La Manche, à 12°C. ©Aurélien Buttin

J’embarque sur le bateau « suiveur » puis à la sortie du port de Douvres, je plonge en combinaison, une loupiote sur le front. Il est 1h du matin. Nuit noire, 15°C dans l’eau. Pour m’assister, le bateau turbine devant, s’arrête pour m’attendre puis remet les gaz. Ce va-et-vient permanent me déstabilise. Toutes les 30 minutes pendant près de 22 heures, Sylvain va me tendre un bidon au bout d’une corde pour me ravitailler. Courts instants de trêve. La guerre est permanente contre la Manche. Ferrys et cargos brassent les courants froids à la surface. L’eau frôle parfois les 12°C. 

Enfin arrivé à Calais. ©Aurélien Buttin

11h du matin, je nage encore, toujours, sans avoir vu un rayon de soleil. La houle s’en mêle. Jusqu’à 15h, je me prends régulièrement des vagues en pleine tête. C’est violent. Je suis transi, lessivé. L’envie d’abandonner me gagne. J’invoque l’hypothermie. Rachel, l’arbitre – finisher par le passé – m’envoie balader. Trois tentatives invoquées, trois refus catégoriques. L’équipe me connaît, j’ai confiance, je les teste. J’encaisse. De toute façon, ce défi me dépasse déjà. « Allez Brice, il te reste une heure ! » me lance-t-on par-dessus bord. A bout, je rétorque un « bande de menteurs »avant d’entrevoir les côtes derrière la buée de mes lunettes. 21 heures et 51 minutes d’efforts pour ces 34 km de nage. Un record de lenteur sans doute dans l’histoire de l’Enduroman. Je débarque donc à Sangatte le lundi 24 juin. Il doit être 23h, minuit peut-être avec l’heure de décalage. Je ne sais plus où je suis. Je m’écroule. Mon cerveau est sur off. L’équipe est aussi rincée, certains ont été malades pendant toute la traversée. Quelques heures de sommeil, et nous serons d’attaque. 

Paris, Arc de Triomphe. Bonheur collectif. ©Aurélien Buttin

Sidération 

8h30, à Calais, en selle cette fois. L’ambiance est à la fête. Cette dernière étape est une partie de plaisir. On profite d’une belle journée pour rouler jusqu’à Paris, le cœur léger. La Manche est passée. C’est gagné. Enfin presque. Sur le moment, je suis en état de choc. Le mot qui me vient à l’esprit, c’est sidération. Je suis sidéré. J’ai atteint mes limites quelque part dans la Manche, c’est certain, mais je reste sidéré par la puissance du corps humain, qui me fait encore avancer. 

14 heures et 37 minutes à rouler puis c’est le bonheur d’arriver en plein Paris. Au total 75 heures et 45 minutes d’aventure pour cet Enduroman pour Race for Pure Ocean. Une équipe de choc, unie, soudée. Heureux de ces heures intenses vécues ensemble, nous décidons de prolonger le plaisir. Cap sur Marseille à vélo. Nous avons ri, campé, dormi à la belle étoile. Mais au bout de 500 km, entre Paris et Aubenas, face à la canicule, nous avons rangé les vélos. De cette semaine intense, je garde un tas de souvenirs extraordinaires. Ma leçon ? Avec un soupçon de passion, pour peu que l’on soit bien entouré comme je l’ai été, tout est possible. »

Propos recueillis par Alice MILLEVILLE.



On vous recommande notre article sur la Hoka Carbon X2

Présentée en mai à l’occasion d’un évènement Hoka au cours duquel Jim Walmsley a battu le record du monde du 50 miles, cette Carbon X est la nouvelle vitrine de la marque américaine. Côté look, la chaussure est épurée, magnifique dans son habillage bleu et blanc. On retrouve la semelle très épaisse et incurvée propre à Hoka. Cette paire donne à la fois une sensation de légèreté et de confort. Le mesh est très aéré et même aérien tant il se fait oublier. La languette, très fine, peut provoquer quelques difficultés aux premiers laçages mais on s’y habitue vite et elle est suffisamment protectrice. Le chaussant est large tout en maintenant parfaitement le pied.

Hoka Carbon X, l'équation (presque) parfaite entre dynamisme et confort

Hoka Carbon X: un dynamisme à toute épreuve!

Attention toutefois, lorsqu’on l’enfile pour la première fois, elle donne l’impression d’être très rigide. Cette sensation s’atténue en course. Son point fort, c’est le dynamisme, qui est bien au rendez-vous. La plaque carbone placée dans la semelle offre un effet rebond impressionnant en début de courseAssocié à un Metarocker très prononcé – la forme de la semelle voutée qui favorise une transition du pied et le basculement du corps vers l’avant – cette Carbon X offre un cocktail confort/dynamisme bluffant. Côté bémol, j’ai été un peu gêné au niveau de la voute plantaire. Le soutien d’arche est important : cela surprendra certains quand d’autres trouveront cette petite aide bienvenue sur sortie très longue. Autre point négatif ; l’effet rebond a eu un peu tendance à s’atténuer sur les sorties longues sans que j’arrive à déterminer si cela était dû à la plaque carbone qui répondait moins bien du fait des contraintes répétées ou de ma foulée qui s’était trop dégradée. Mais si la nouvelle technologie utilisée dans cette Carbon X ne finit pas par être interdite en course il s’agit là d’une piste très intéressante qu’Hoka devrait creuser. 

Utilisation : longues distances sur route pour coureur à foulée universelle de poids léger.  Poids : 242 g en 42. Drop : 5mm. Prix : 180 €.

Les notes. Amorti : 19/20. Confort : 18/20 . Stabilité : 13/20. Souplesse : 13/20

Les + Elle se fait oublier aux pieds, elle surclasse les autres modèles typés course longue. Les – Assez instable du fait de l’épaisseur de la semelle et ne s’exprime correctement que sur le bitume.

Il a testé pour vous. Antoine, 38 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test :150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.



Pas d’écran, pas de carte, pas de voix pour ce GPS d’un nouveau genre mis au point par la start-up OnTracks.

Le dispositif consiste en deux montres que l’on enfile à chaque poignet et qui vibrent (à gauche ou à droite), pour indiquer à l’utilisateur le chemin à suivre sur son itinéraire.  Du coup, une fois le parcours programmé sur l’application dédiée, le smartphone n’est plus nécessaire. La version Active (199 €) est équipée d’un capteur de rythme cardiaque, propose le suivi de son activité physique (vitesse, distance) et une fonction SOS pour indiquer sa position en cas de sortie running dans des endroits isolés. 



C’est une chaussure étonnante de la gamme Kalenji : confortable dès le premier enfilage, elle est légère et permet d’aborder sans crainte (pour une majorité de coureurs de tous poids) des séances pour préparer des courses du 10 km au marathon. Son poids de 290 g en 43 confère un dynamisme à la foulée, avec un ressenti d’amorti talon « doux » n’entravant pas le transfert de la foulée vers l’avant, avec un déroulé du pied facilité. A noter que la grande souplesse du modèle produit un certain effort de contrôle du pied et de la cheville afin d’avoir un appui relâché. L’adhérence sur le goudron est parfaite, même sur sols mouillés. Par rapport aux précédents modèles, on a noté un nouveau col à l’arrière du chausson qui assure un bon maintien du talon dans la chaussure et un moelleux agréable, une zone en avant du pied retravaillée pour ne ressentir aucune gêne, ainsi qu’un tissu en une seule pièce, sans couture, pour limiter les risques de frottements. Le drop de 10 mm, classique pour les modèles de ce genre, permet d’aborder l’entrainement sans risque de tiraillement tendineux ou musculaire intempestif. 

Utilisation : Entraînements rapides et courses du 10km au marathon. Drop :10 mm. Poids :290 g en 43. Prix : 90 €

Les notes du testeur. Amorti :16/20. Confort :18/20. Souplesse :18/20. Stabilité :16/20.

Il a testé. Serge Moro, 58 ans, 1m74, 60 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie. 2h16’52’’ sur marathon. Conditions du test : 350 km de test, avec séances de qualité sur piste et des séances d’endurance longues et de seuil sur la route.  



S’entraîner trois fois par semaine, c’est le pied pour progresser. Quelques conseils pour optimiser ce tiercé gagnant dans votre routine hebdomadaire.

Article rédigé par Sandrine Nail-Billaud

Comment caser 3 séances dans une semaine ?

Trois séances en sept jours ? C’est simple. On peut le programmer ainsi lundi : repos. Mardi : entrainement. Mercredi : repos. Jeudi : entrainement. Vendredi : repos. Samedi : préparation physique. Dimanche : entrainement : sortie longue le plus souvent. Cet exemple de planning respectera votre organisme avec des périodes de repos un jour sur deux. Car oui, on ne le dit jamais assez, la récupération fait aussi partie de l’entrainement. Pour autant, il ne s’agit pas de reproduire chaque semaine la même et unique séance sans jamais varier les allures ni le terrain de jeu. La diversité reste un facteur essentiel de motivation et de progression. Pour progresser, il est indispensable de casser la monotonie en variant les terrains mais aussi de s’entraîner à courir à différentes intensités. C’est le but des 3 séances clés que nous détaillons ci-dessous. Une sortie longue, pour travailler l’endurance. Une séance type fractionné pour travailler et entretenir votre vitesse, et un séance de footing à allure variable.

© Syda-Productions

NE ZAPPEZ PAS LA PPG ! Avant toute chose, une recommandation pour assurer votre progression : n’oubliez pas qu’il est indispensable d’intégrer une séance de préparation physique : la fameuse PPG (Préparation Physique générale), celle qui contient des mots qui font peur : gainage, pompes, abdos, squats. Pour cela, consultez votre Running Attitude. Chaque mois un coach vous propose des nouveaux exercices et techniques de PPG pour varier les plaisirs !

La sortie longue, REINE DE L’ENDURANCE

©Odlo

Elle doit être adaptée à l’objectif préparé et à votre niveau. Il est bien évident qu’entre quelqu’un souhaitant courir 10 km ou un marathon (42.195 km) cette sortie longue ne sera pas la même. Dans tous les cas, il s’agit ici de courir longtemps pour développer les capacités d’endurance. Le temps de course de cette sortie longue pourra être augmenté de quelques minutes chaque semaine si besoin. On doit courir cette sortie longue en aisance respiratoire : en gros vous devez être capable de papoter avec votre co-équipier sans difficultés. Si vous êtes à l’aise avec ce genre de sorties, rien ne vous empêche de varier vos vitesses de course et de la rallonger très progressivement.

La séance de fractionné, POUR COURIR PLUS VITE

C’est souvent celle qui fait peur, rien qu’à l’évocation de nom. Pas de panique si vous n’avez jamais fait de fractionné, on peut tout à fait débuter par des séances très simples ! On peut ainsi effectuer du fractionné court en courant 30 secondes très vite puis 30 secondes très doucement pour récupérer. Facile non ? On peut répéter cet enchaînement vite-lent jusqu’à 10 fois, faire une pause et recommencer. On peut aussi par la suite choisir de faire des 45 secondes/45 secondes ou même des sessions de 1 minute à allure vive /1 minute à allure lente. D’autres séances sont aussi possibles avec des distances comme point de repère. Par exemple, courir 100 mètres très vite, puis 100 mètres en trottinant et/ou marchant pour récupérer et on recommence l’enchaînement 10 fois. Idem avec des 200 mètres, 400 mètres etc… 

LES CLES POUR BIEN FRACTIONNER. Attention à ne pas vous mettre dans le rouge. Pensez plutôt à la régularité de votre vitesse. Echauffez-vous. Une « mise en jambes » de 15/20 minutes en petit footing tranquille est indispensable avant de fractionner. En fin de séance prévoyez 10 minutes de footing très lent après les répétitions de fractionné, c’est ce qu’on appelle le retour au calme. On fait redescendre le cardio et on garde le bénéfice de cette séance en continuant à « brûler » et à activer son métabolisme plusieurs heures encore après la séance. Vous allez de vous-même trouver la bonne allure pour les séquences rapides, l’idée étant de pouvoir se dire au moment de la dernière portion rapide : je pourrais en faire une autre après. Pour cela, soyez attentif à votre posture et à votre foulée.

La séance à allures variées POUR S’AMUSER

©Odlo

C’est une séance ludique toujours en étant à l’aise d’un point de vue respiratoire. Au cours de celle-ci, il s’agit de tester différentes vitesses de course. Ce n’est donc pas un footing à vitesse constante. Le plus important, c’est de commencer doucement et d’augmenter l’allure progressivement par palier de 5 ou 10 minutes. C’est une séance où l’on doit se sentir facile, sans avoir besoin de chercher son souffle. Côté durée, elle ne doit pas dépasser 45 à 50 minutes. C’est donc par exemple une séance idéale à caser pendant sa pause déjeuner, entre midi et 14h.

IDEE DE SEANCE : 5 minutes allure très lente / 5 minutes un tout petit peu plus vite / 5 minutes encore un tout petit peu plus vite / 10 minutes un peu plus / 10 minutes encore un peu plus / enfin 5 minutes au maximum de ce que vous pouvez, tout en étant à l’aise / 5 minutes de retour au calme pour finir.

©OnMove-Kalenji

Pour ce genre de séance, une montre GPS ou une application running est fortement conseillée à moins d’avoir une simple montre et de courir à la sensation. L’utilisation d’une montre cardio-fréquencemètre peut être intéressante pour vérifier que vous ne courrez pas au-delà des allures préconisées.

Pour aller plus loin. Pour optimiser votre pratique et découvrir des plans d’entraînement exclusifs, un partenaire particulier : Running Attitude, chaque mois en kiosque. Depuis vingt ans, notre équipe de coachs est à votre service pour vous accompagner sur le chemin de la performance !



Nike revient dans le trail avec une grande discrétion, mais avec un modèle de belle facture qui reprend les codes du succès de son modèle vedette de la route, la Pegasus. La Nike Air Zoom Pegasus 36 Trail est construite avec une empeigne en mesh perforé laissant respirer votre pied, et s’appuie pour l’amorti sur deux doubles unités Air Zoom sous le pied. 

Les ergots opposés sur la semelle extérieure permettent une adhérence très correcte, malgré une usure assez rapide en cas d’utilisation sur des terrains abrasifs. L’avant-pied élargi permet un relâchement du pied pour de bonnes sensations au sol et à la relance, et on apprécie le système de laçage traditionnel pour un maintien sûr. Par rapport au modèle route, l’avant pied est renforcé et équipé d’un pare-pierres discret, assez souple. 

Concrètement, c’est un modèle agréable, tonique, qui permet les mêmes sensations à bonne allure qu’un modèle de route. Il trouve ses limites dans les terrains techniques et engagés, où il sera fragile et peu protecteur

Les notes du testeur : Souplesse : 18/20 – Tonicité :18/20 – Confort :18/20 – Accroche : 16/20 – Stabilité :16/20.

Les + Tonique et dynamique, très accrocheuse sur sol sec. Les – Faible protection en terrains techniques.   

Utilisation : Entraînements rapides et trails moyennement techniques pour coureur à foulée universelle de tous poids. Poids : 260 g en 42 2/3. Drop : 10 mm. Prix : 130 €.

Il a testé pour vous. Serge Moro, 58 ans, 1,74m, 60 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie. Meilleur temps sur marathon : 2h16’52’’. Conditions des tests : 500 km de test, avec plusieurs trails de 25 à 30 km, des séances de qualité sur sentiers techniques, sorties longues, fractionné en côte et même sur piste. Et quelques incursions sur la route !  



41édition le 29 septembre pour Paris-Versailles, la plus champêtre des Parisiennes. Depuis 1976, le parcours de cette « Grande Classique » n’a pas changé. Départ au pied de la tour Eiffel, arrivée face au château de Versailles. 16,2 km qui valent bien un semi. Car l’aller est pimenté par une série de montées (173 m de dénivelé), dont la fameuse côte des Gardes. Les séances de côtes seront obligatoires en préparation. A l’approche de l’objectif, une petite révision de cette classique s’impose.

©KMSP

4 points à bien négocier

1. Km6-km8. C’est la côte des Gardes. Après 6 km de faux plat légèrement descendant, c’est une pente de 2,5 km avec 7% de dénivelé qu’il faut grimper sans se cramer. Ce n’est que le début des réjouissances…

2. Km10. Une nouvelle petite côte suivie d’une belle descente (Km11)… Pas de répit, les faux plats s’enchaînent en sous-bois dans la forêt de Meudon.

3. Km13. C’est la côte du cimetière de Viroflay, courte mais intense, elle casse bien les jambes. 

4. Km15. Une longue ligne droite de 1,5 km en faux plat montant. Un finish course qui paraît interminable, surtout à ceux qui ont tout donné quelques kilomètres avant…

Avenue de Paris, à Versailles, une longue ligne droite pour finir… ©KMSP


Après Nike Air et Nike React, Nike Joyride, c’est la dernière innovation exclusive de la marque côté amorti. En pratique, des milliers de billes sont placées dans des capsules réparties par zone sous le pied, permettant l’expansion de la mousse dans toutes les directions. A la clé, une expérience sous le pied personnalisée, qui réduit la fatigue des jambes. Cette nouvelle technologie est née d’une série de tests intenses et répétitifs. Cent cinquante matériaux ont été testés avant de choisir le TPE, un copolymère de plastique et de caoutchouc, pour ces billes. Très légère, la paire, toutes distances sur route, offre une grande absorption des chocs (+14% par rapport à la Air Zoom Pegasus) et un bon retour d’énergie.



Septembre en trombe, octobre en force : tour des rendez-vous immanquables des prochains week-ends. Il y aura bien sûr Paris-Versailles (29 septembre) et les 20 km de Paris (13 octobre) mais nous vous proposons d’aller faire un tour à Tours, Lyon, Metz, Vannes ou encore Porto-Vecchio. A vos dossards !

22 septembre – Running Loire Valley – Tours (37)

Déjà une belle réputation pour ce marathon, 6edu nom en boucle autour de Tours. Le parcours suit la Loire à Vélo et traverse les jardins du Château de Villandry dans une belle ambiance. On pourra cette année le courir en duo. Autres options, les 10 et 20 km de Tours – une institution ! – en une ou deux boucles, entre les bords de Loire et le centre-ville, avec passage inédit par l’ancienne Abbaye de Marmoutier. Tout savoir sur le festival Running Loire Valley ici.

MARATHON TOURAINE LOIRE VALLEY ©Yves Mainguy

28-29 septembre –  Run Mate – Vévey (Suisse) 

Grande première pour ce Run Mate, un tour du lac Léman en relais, soit 200 km scindés en relais de 3 à 13 km. Cet événement franco-suisse reliera les cantons de Vaud, du Valais, de Genève et le département de Haute-Savoie. Pour participer, deux options : monter une team de 6 à 9 personnes ou bien opter pour la version « Ultra » de 2 à 5 coureurs. Une trentaine de points relais seront proposés, ainsi que des challenges fun et culturels. 

6 octobre – Sedan-Charleville Sedan (08)

Mythique cette course Sedan-Charleville fondée en 1906, est la plus ancienne course de ville à ville de France. Elle fêtera sa 100eédition sur un parcours inchangé. En 23,6 km, on relie Sedan à la place Ducale de Charleville-Mézières via la départementale 764. Un parcours bien rythmé qui traverse neuf villages, où le public donnera de la voix. Egalement une féminine de 7 km.

Run in Lyon – ©Pierre Alessandri-ASO

6 octobre – Run in Lyon 69) 

Trois options pour « manger du Lyon ». 10 km ou 21 km, de loin les distances les plus prisées, ou bien 42 km. Ce tracé, à courir en solo et relais offre un bel aperçu de la ville autour de la place Bellecour. Quais de Saône, Vieux-Lyon, pont Paul Bocuse, quartier Croix-Rousse, parc de la Tête d’Or, quais du Rhône, Stade Gerland. En avant !

13 octobre – Marathon Seine & Eure –  Val de Reuil (27) 

Ca roule sur ce marathon Seine & Eure tracé entre d’Amfreville-sur-Iton et Val de Reuil. Avec 37 mètres de dénivelé positif seulement, il s’enorgueillit d’être l’un des plus rapides de l’hexagone. Un parcours à perf, assurément. On peut le courir en ekiden (marathon en relais à 6), ou bien en duo (2 x 21 km). 

13 octobre – Marathon Pasteur – Dole (39)

3esaison en plusieurs options pour ce Marathon de Pasteur  : 10 km, semi, marathon, duo (2 x 20,5 km), relais, marche… Du choix pour découvrir ce joli coin du Jura au départ d’Arbois ! On court de villes en villages du Val d’Amour jusqu’à Dole, ville natale de Louis Pasteur. 

13 octobre – Marathon de Salon-de-Provence – Salon-de-Provence (13) 

Un semi au départ de Lançon-Provence ou bien un marathon au départ de Salon. Les circuits sont assez roulants, dans la campagne provençale ou bien – et c’est inédit ! – sur la célèbre base aérienne. Animations sur le parcours, superbes t-shirt et médailles à l’effigie de la Patrouille de France. 

Marathon de Metz ©P.Secco.

13 octobre – Marathon de Metz (57)

10esaison pour ce festival messin qui accueillera pour la deuxième fois les championnats de France de marathon. Ce 42 km fait le tour de patrimoine de Metz et passe pas  six villages voisins. On peut aussi y participer en relais à 2 ou 4 (650 équipes). Le 10 km lui reste 100 % urbain, autour de l’esplanade boulevard Poincaré. Toutes les infos sur le Marathon de Metz ici.

20 octobre – Marathon des Villages – Lège-Cap-Ferret (33) 

Forêt océane, Pointe aux chevaux, phare du Cap Ferret, cabanes ostréicoles, vues sur le Bassin d’Arcachon ; la palette de paysages est surprenante sur ce marathon des Villages. On apprécie aussi son caractère authentique et son organisation conviviale. A courir en solo ou en relais duo (16 et 26 km) ou à découvrir en rando (11 km).  

20 octobre – Run in Reims (51)

Triptyque au choix pour goûter au charme du terroir champenois sur ce Run in Reims : 10 km, semi ou marathon, avec pour cette distance, une incursion au cœur des vignobles. Le centre-historique de Reims, classé au patrimoine de l’Unesco sera mis à l’honneur, avec passage en centre-ville, devant la cathédrale Notre-Dame, et la Basilique Saint-Rémy notamment. 

20 octobre – Marathon de Porto Vecchio (20)

Cadre exceptionnel pour ce marathon corse du premier week-end des vacances de la Toussaint. Le 42 km au départ de Lecci longe la plage de Saint-Cyprien puis prend la route de Pezza Carda avant de rejoindre le semi, au port de plaisance de Porto-Vecchio. Les cortèges mettront ensuite le  cap sur les plages de Palombaggia avant de redescendre vers Santa Giulia. C’est aussi là qu’arriveront le 10 km et la marche de 8 km. Inscriptions et infos sur www.marathon-portovecchio.com

Septembre en trombe, octobre en force : le tour des rendez-vous immanquables des prochains week-ends.
MARATHON DE VANNES. © Yves MAINGUY

20 octobre – Marathon de Vannes (56) 

20eédition pour ce marathon iodé, l’un des plus beaux du calendrier. Il se court le long du golfe du Morbihan, en solo, en duo (19 + 23 km) ou en bien relais à 4 (9 + 10 + 12 + 11 km). Autre option « express », un 10 km. L’ambiance sera festive et rythmée sur cette étape des Festiviales-Challenge de la Convivialité. Pour s’inscrire, c’est ici.

20 octobre – Clermont Week-end Courses 63) 

Donnez du sens à vos foulées en participant à ce festival de running du Secours populaire de Clermont-Ferrand afin d’offrir des licences sportives à des jeunes. Pour cette 3eédition, un menu complet : marathon, semi, 10 km, 5km, courses poussin et benjamin. Le village campera sur la place de Jaude, avec départ avenue Blatin et arrivée avenue Julien. Dossard à 42 € pour le marathon. Toutes les infos sur weekendcourses.clermont-ferrand.fr.

20 octobre – Semi de Vincennes (94) 

Un semi performant et agréable tracé en deux boucles au cœur du bois de Vincennes. Les 5 000 coureurs attendus profiteront d’une belle organisation signée Sport Passion avec sas de départ et meneurs d’allure. Infos et dossards ici.

Marathon de Toulouse ©Pascal Rondeau

20 octobre – Marathon de Toulouse Métropole (31

La Fédération Française d’Athlétisme et Toulouse Métropole, co-organisatrices, attendent 14 000 participants au cœur de la ville rose. Marathon solo ou relais, semi-marathon, 10 km. Parcours 100% urbain au départ du centre historique, avec finish près du Capitole. 

26 octobre – Marathon de Chablis (89) 

Un nouveau marathon au cœur des vignobles chablisiens dans le cadre de la fête des vins. Un semi partira lui de Pontigny pour rallier le secteur du Patis de Chablis, théâtre d’arrivée. L’organisation propose aussi un trail de 13,2 km, une rando et des courses enfants. Programme complet ici.

26 octobre – Marathon de Bordeaux Métropole (33) 

Initialement programmé en avril mais annulé suite aux mouvements des Gilets jaunes, le Marathon de Bordeaux revient cet automne pour une 5eédition au clair de lune. Rendez-vous face au Palais de la bourse à 20h pour un départ commun semi et marathon. Egalement une formule relais. 

26-27 octobre – Marathon de Nevers (58) 

Ce premier marathon de Nevers promet de vrombir ! Départ sur le circuit automobile de Magny-Cours, arrivée sur les bords de Loire à Nevers. On pourra aussi le courir en duo, ou bien en ediken à six, dans ce cas en nocturne le samedi soir, intégralement sur le circuit de Magny-Cours. 

27 octobre – Marathon Vert de Rennes (35) 

Marathon Vert de Rennes © William Berré

En 2018, 9% des finishers avaient bouclé ce marathon en moins de 3h8% en moins de 3h15, 33% en moins de 3h30 et 69% en moins de 4h. Ça roule donc entre Cap Malo et Rennes sur ce circuit campagne qui peut se partager en duo ou en relais à 5. Egalement une féminine de 7,5 km et une marche nordique. Un kilomètre parcouru, c’est un arbre planté avec la Fondation Yves Rocher, quelle que soit la distance choisie. Toutes les infos ici.



Récent vainqueur du Tour des Cirques du Grand Raid des Pyrénées, IL retrace sa course et se projette sur sa fin de la saison. Il espère frapper un grand coup à la Réunion après sa troisième place l’an passé

Interview réalisée par Pierre-Laurent Gou – Photos : DR

Quelles sont vos impressions après votre victoire éclatante sur le 120 km du Grand Raid des Pyrénées ? 

« Heureux, je ressors regonflé moralement. J’ai pris énormément de plaisir même si j’ai couru la plupart du temps tout seul. Je m’étais dit que je voulais rester jusqu’à Gavarnie avec les premiers pour m’habituer à courir en peloton et me gérer, mais le naturel a très vite repris le dessus. J’avais besoin d’être à mon rythme pour être bien. Je ne regrette pas ma décision car plus on avançait plus l’écart grandissait et j’ai pu profiter des paysages grandioses. C’est aussi pour cela que j’avais choisi cette course, pour découvrir de nouveaux sentiers, changer de ma routine d’entraînement. Le Néouvielle est fantastique mais aussi terriblement technique. J’y ai perdu 1h30 sur mon tableau de marche. »

© DR –

Au final, vous battez tout de même le record de l’épreuve…

« C’est secondaire, dans la dernière partie, j’avais le cœur assez haut, dans le Néouvielle, sur chacun des trois sommets traversés. La technicité du terrain rendait aussi cette partie difficile alors j’ai pris mon temps. Mais alors vraiment ! Je ne devrais pas le dire mais un moment, je savais que j’avais de l’avance, alors j’ai profité de la nuit claire. Je me suis couché sur l’herbe pendant cinq minutes et j’ai observé la voie lactée. Cette pause m’a fait le plus grand bien, avant la dernière descente sur Vielle-Aure où j’ai pu dérouler. » 

A vous écouter, on a l’impression que vous n’avez pas souffert… 

« Détrompez-vous ! C’est aussi dur. J’ai eu des baisses de moral par moment mais j’apprends à les gérer. Le GRP se veut magnifique mais aussi très technique. Il y a pas mal de sentiers avec des cailloux instables. On est aussi assez haut en altitude, à plus de 2000 mètres et l’organisme ne réagit pas comme en bas. Mais bon, les Pyrénées sont tellement beaux, qu’il suffit de détourner le regard pour reprendre des forces. » 

Comment avez-vous géré vos ravitos. On nous a parlé d’une pizza ? 

« Mon ami Michaël s’occupait des ravitos. Vu les conditions très chaudes, j’ai pris du liquide, des boissons énergétiques ou de sucré. En arrivant à Barèges, en début de soirée, je le vois manger une pizza alors je lui ai demandé de partager avec moi. Je suis reparti pour les quarante derniers kilomètres avec deux bonnes parts de pizza dans le ventre. L’an dernier sur la Diagonale, en haut du Maïdo, après une quinzaine d’heures d’efforts, j’avais déjà demandé la même chose à mon épouse. C’est peut-être le secret de la réussite (rires) ! »

©DR

Place maintenant à la Diagonale des fous où vous serez attendu suite à votre podium l’an dernier

Oui, c’est ma grosse course de l’année, et je voudrais y faire un bon truc. La saison a été bonne et j’espère que ce sera la cerise sur le gâteau. Je vais surement être plus attendu, mais le plateau y est toujours impressionnant. Je vais essayer de faire la même course que l’an dernier. 

Sauf que cette année, votre ambition est de gagner… 

C’est vrai que depuis ma troisième place de l’an passé, j’ai envie de plus mais quand on prend le départ de ce genre de courses, on ne sait pas ce qui va arriver. J’aimerai parvenir à la gagner, mais je ne sais pas si j’en ai les aptitudes. Ce sera ma cinquième participation, on verra bien ce qui va se passer. Je ne veux pas me mettre la pression. Je me considère toujours comme amateur, et cela me va bien. Depuis le début de l’année, j’ai fini mes courses longues fatigué à Madère comme Suisse en juin dernier. Le GRP m’a remis en confiance. Là, j’ai repris du plaisir sur du très long. Cela m’a regonflé à bloc.



Nous manquons souvent de magnésium. Résultat : crampes, fatigue, stress… Suivez le guide pour refaire le plein de ce minéral essentiel.

Fruits et légumes contiennent beaucoup de magnésium.
©Fotolia

Le magnésium est un élément minéral.I Il joue un rôle majeur dans le fonctionnement de plusieurs enzymes dans notre corps. Il régularise notamment la transmission de l’influx nerveux. Associé au calcium, il participe à la bonne santé des dents et des os. Il intervient dans l’immunité et joue un rôle important dans la la relaxation musculaire. Le magnésium participe également à la production de l’énergie nécessaire à nos cellules. C‘est un maillon essentiel dans la régulation du rythme cardiaque, de la tension artérielle, du sommeil, du stress. Enfin, le magnésium participe également à la régulation du taux de sucre sanguin en favorisant son stockage sous forme de glycogène dans le foie. Bref, si vous avez des crampes, que vous êtes fatigué ou stressé, peut-être que vous manquez de magnésium.

Pour la femme, l’apport journalier recommandé est de 360 g mais pour le sportif – homme ou femme –, la ration grimpe d’un cran, de 450 g à 600 mg.

La juste dose


Globalement, le magnésium est recommandé un apport de 5 mg par kilo et par jour. Soit 300-360 mg de magnésium par jour pour une femme de 60 kg environ pour ne pas être carencé en magnésium mais attention à ne pas en prendre trop. En effet, l’excès de magnésium peut s’avérer toxique chez les individus ayant des problèmes rénaux. Il est décrit que des excès de magnésium peuvent provoquer des rougeurs cutanées, des diarrhées voire des troubles nerveux et cardiaques, il est donc important de bien respecter les quantités préconisées. Cependant les apports sont à moduler en fonction de l’âge et de l’activité physique et donc les apports journaliers recommandés (AJR) peuvent varier en fonction du mode de vie de chacun. Pour la femme, l’AJR est de 360 g mais pour le sportif – homme ou femme –, la ration grimpe d’un cran, de 450 g à 600 mg.


Où trouver du magnésium ?


On le trouve dans de nombreux aliments, essentiellement dans le chocolat noir : eh non, ce n’est pas une légende ! On le déniche aussi dans les céréales complètes, les légumineuses (comme les haricots secs, les lentilles, les haricots verts, les flageolets), dans les légumes vert foncés, les fruits secs et les noix.

Ce n'est pas un mythe, le chocolat contient beaucoup de magnésium.
©Larisa Bozhikova-istock


TOP 15 DES ALIMENTS PLUS RICHES. Chocolat noir (30 g) 35 à 87 mg. Bigorneaux (100 g) 300 mg. Haricots verts, flageolets (150 g) 270 mg. Riz complet sec (100 g) 106 mg. Noix de cajou (40 g) 100 mg. Farine de soja (100 g) 285 mg. Amandes (30 g) 76,5 mg. Épinards (200 g) 92 mg. Lentilles cuites (200 g) 64 mg. Pâtes sèches (100 g) 59 mg. 1 banane 45 mg. Flocons d’avoine (30 g) 33 mg. 2 tranches de pain complet (40 g) 32 mg. 5 à 6 pruneaux (50 g) 25 mg. Lait demi-écrémé (200 ml) 20 mg

Le sportif élimine entre 20 et 40 mg de magnésium par litre de sueur. Si vous êtes fatigué, c'est peut-être que vous êtes carencé en magnésium.
©Ridofranz-ThinkstockPhot

Des compléments alimentaires pour le sportif


Il existe plusieurs types de compléments, vendus en pharmacie et chaque type de sel de magnésium a ses propres propriétés.
Chlorure de magnésium, MgCl2 : il est vendu sous forme de sachets et a comme propriétés d’être un laxatif doux, cholagogue c’est-à-dire provoquant l’excrétion biliaire. Il permet de lutter contre les carences en magnésium et favorise le bon fonctionnement du système immunitaire.
Oxyde de magnésium : c’est un antiacide et un absorbant des gaz intestinaux.
– Carbonate de magnésium : avec son effet antiacide, il entre dans la composition des limonades.
Magnésium marin : extrait de l’eau de mer, il est souvent mieux assimilé car c’est la forme la plus naturelle du magnésium.
Associé à la vitamine B6 : car à peine 30 % du magnésium alimentaire est absorbé par l’organisme et l’élimination urinaire en chasse environ 100 mg chaque jour de notre corps. Couplé à cette vitamine, le magnésium est mieux absorbé par l’organisme.


Le sport augmente les pertes de magnésium au niveau notamment de la transpiration. 30 à 40 mg de magnésium évaporé par litre de sueur ! et le magnésium est impliqué dans l’utilisation et le stockage du glucose sous forme de glycogène, carburant de nos muscles à l’effort. Du coup, une supplémentation peut parfaitement s’envisager mais pas pendant l’effort.

On évitera ainsi les eaux magnésiennes pendant l’effort en raison de leur effet laxatif et le risque, donc, de trouble digestifs et on pensera à corriger ses apports en magnésium au quotidien en amont d’une course ou d’une compétition.



Être un sportif « green » c’est possible. Ravitos, vêtements, transports… quelques pistes pour bien faire.

À acheter moins tu t’astreindras, consommer mieux tu devras

L’industrie du textile est la deuxième industrie émettrice de gaz à effet de serre. Au lieu d’acheter ou d’accepter tout et n’importe quoi, demande toi : est ce vraiment nécessaire? Il existe des marques éco-responsables comme Gayaskin, une marque française de vêtements techniques, dont la production est 100 % européenne. Tu peux aussi acheter un déodorant 100 % recyclable, vegan et français chez une marque comme Respire. Garde en tête de moins consommer, et de le faire mieux.

©David Pereiras-Fotolia

Les emballages tu éviteras, le plogging tu pratiqueras

Choisis bien tes ravitaillements et parmi les critères : évite le suremballage, ramasse tes déchets pour les recycler chez toi et cours responsable en réalisant du plogging. Tu ne connais pas ? Tendance qui nous vient directement de Suède, le plogging (contraction de plocka upp et dejogging) est tout simplement l’action de ramasser des déchets rencontrés lors de ta sortie de course à pied. Le but ? S’offrir des endroits propres et dépolluer notre environnement. Beaucoup de mouvements comme celui de Run Eco Team fleurissent. Ce groupe encourage les personnes, via les réseaux sociaux, à ramasser un déchet par run et à se prendre en photo afin de sensibiliser les gens aux problèmes de ce que l’on jette et du recyclage.

Collectif, tu penseras et les transports en commun tu utiliseras

Se rendre à un entraînement, aller à une compétition ou encore à un rassemblement… oui, mais comment ? Pense à demander à ton entourage si quelqu’un va au même endroit que toi, si tu peux faire du covoiturage sportif (on te recommande les sites Cariocar et Mountain Go). Tu peux ainsi diviser les frais et limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les transports en commun sont aussi une belle alternative et si tu as envie d’une journée vraiment sportive, opte pour le vélo, la course à pied ou pourquoi pas la trottinette (pas électrique hein, on te voit, tricheur !). 

Par Solène Masson, sujet publié dans Running pour Elles 52.



Derrière le large sourire d’Adrien, un combat. Ce marathonien parisien atteint de sclérose en plaque vit sa passion à fond et généreusement. Il a déjà bouclé un petit paquet de marathons autour des 3h, dont les World Marathon Majors, en compagnie  de son frère jumeau. 

En bref. Adrien, 35 ans, consultant informatique, habite Vincennes, du club les Etoiles du 8e, a couru 17 marathons, dont les World Marathon Majors.  Ses perfs : 2h53’54’’ au marathon, 1h19’18’’ au semi, 35’23’’ au 10 km, 23h56’ sur la CCC, 6h09’ au Half Ironman.

Sourire, toujours. De joie comme de douleur. C’est le credo d’Adrien Marlault. « La vie est assez compliquée comme ça, pas la peine d’en rajouter, autant sourire ! ». Volontiers blagueur, ce« serial » marathonien parisien sort en groupe et donne volontiers de son temps comme bénévole. Sociable, ce consultant dans l’informatique, ne l’a pas toujours été. Ces dix dernières années, il s’est métamorphosé. « Découvrir le running a changé ma vie. Avant, j’étais timide, réservé, je manquais de confiance en moi. En courant, je me suis ouvert aux autres. Les coureurs sont des personnes tellement bienveillantes que l’on se sent tout de suite bien dans cette communauté », raconte-t-il. 

« Je suis du genre monomaniaque, quand j’aime quelque chose, je me donne à fond »

Meneur aux Foulées de Malakoff avec les Etoiles du 8e.

Courses aux Etoiles

Premier dossard en 2009, au semi des Chasseurs de Temps, chez lui, à Vincennes. « J’ai adoré l’ambiance, les gens. J’ai tout de suite voulu en faire d’autres. Les prochains 20 km et semi de Paris étaient déjà complets. Je me suis directement inscrit pour leMarathon de Paris suivant même si je n’y connaissais strictement rien. » 

A Berlin, en 2015.

Avril 2010,le voilà donc marathonien à 27 ans, en 4h20’. Ce premier voyage de 42 kilomètres est une révélation. Courses et belles rencontress’entremêlent, en compagnie des Etoiles du 8e, qu’il croise sur son chemin. T-shirt orange – couleur fétiche du club – et perruque assortie – pour ne jamais se prendre au sérieux  – il enchaîne les marathons. « Je suis du genre monomaniaque, quand j’aime quelque chose, je me donne à fond », s’amuse-t-il. A Paris en 2013, il passe une première fois sous la barre des 3h. Son jumeau Baptiste, lui emboîte le pas et courra son premier en 3h38’. 

Un gros défi suit pour ce binôme de choc : « Courir les six marathons majeurs, c’était un rêve pour moi. Je n’envisageais pas de le vivre sans mon frère. Alors que nous partions pour courir tous les deux le marathon dNew York, en 2014, je ne lui ai pas laissé le choix en lui disant, on commencera par Berlin, en 2015.Tu n’as qu’à courir, je m’occupe de tout. », raconte le jeune coureur. De tour-opérators en dossards charity, les frangins ont ainsi couru – entre autres –New York (2014), Berlin (2015), Chicago (2016), Boston (2017), Londres (2018) et Tokyo cette année. Adrien toujours en tête, entre 3h02’08’ et 2h53’54’’, son record signé à Chicago. C’est qu’il cavale ! Pourtant, il revient de loin. 

2015, tout bascule

Le 19 janvier 2015, sa vie a basculé. En un claquement de doigt, il se retrouve paralysé, privé d’une moitié de son corps.24 heures aux Urgences, une batterie d’examens, et le diagnostic tombe : sclérose en plaque. Adrien pense pêle-mêle « Téléthon », « fauteuil roulant… » et se questionne « Pourrais-je remarcher un jour ? » « Recourir un jour ? » Sa neurologue le rassure avec un « bien sûr ». « Cette maladie auto-immune attaque la gaine protectrice des fibres nerveuses du cerveau, et bloque aléatoirement certaines parties du corps. Elle ne soigne pas mais se traite, avec des médicaments plus ou moins bien tolérés par chaque patient. Ce qui est génial, c’est que la médecine a fait d’énormes progrès depuis quinze ans ! », explique le coureur. Aujourd’hui, il encaisse bien son troisième traitement, deux perfusions à six mois d’intervalle.

Pendant cette période, ma course quotidienne, c’était de me lever de mon canapé et d’aller aux toilettes. Le bâton que j’avais acheté pour la CCC l’année précédente, me servait de canne en permanence ». 

La tête haute

Début 2015 en revanche, ce n’était pas la joie. « Ma course quotidienne, c’était de me lever de mon canapé et d’aller aux toilettes. Le bâton que j’avais acheté pour la CCC l’année précédente, me servait de canne en permanence ». Pendant ces mois difficiles, il a pu compter sur un gros soutien. De sa famille, à son chevet. De ses amis runners aussi, « sa deuxième famille ».Son sourire ne l’a pas quitté. Au fond du sac mais la tête haute. « Je me suis accroché, j’ai pensé à Berlin en septembre. Le compte à rebours était lancé. Après mon premier traitement, en mars, j’ai réappris à marcherJ’avais perdu tous mes muscles ! C’est là que j’ai rencontré le groupe de renforcement musculaire French Frogs qui m’a aussi beaucoup aidé. Ensuite, pendant l’été, j’ai repris l’entraînement ». 

Son 2h55’ sous la porte de Brandebourg restera magique. « Toutes les étoiles étaient alignées ce jour là », se rappelle le marathonien. Une revanche après des mois sombres. Une chance aussi, qu’il mesure bien. Courir est un cadeau. Il sait et ne l’oublie jamais. Bien sûr, tout n’est pas parfait. « Les traitements ne fonctionnent pas toujours comme on le souhaite. A Londres l’an dernier, j’ai couru avec 50% de mes capacités et une bonne dose de cortisone dans le sang. J’avais les jambes en coton et je sentais venir une nouvelle inflammation au cerveau. J’ai terminé en 3h29’, loin de mon objectif. Mais j’y suis retourné cette année, en forme, en 3h03 ». 

Big six, done, what else ?

Au total, dix-sept marathons bouclés. Sa plus grande fierté ? La médaille convoitée des « Big six ». Il l’a décrochée en février à Tokyo. Ce trophée, récompense des finishers des World Major Marathons, 200 marathoniens la possèdent en France, 6 000 dans le monde. Les Marlault sont les seuls jumeaux du lot. Depuis, Baptiste a levé le pied. Adrien lui court toujours après sa liste d’envies. D’abord, courir les grands marathons d’Europe. Valence en décembre sera le prochain avec l’espoir d’un nouveau « RP » en 2h50’. Participer ensuite, aux mythiques Comrades, en Afrique du Sud. Et bien sûr, boucler un jour un Ironman, « mais quand je serai grand »précise-t-il avec malice « pour l’instant, je suis trop mauvais nageur ». Côté mental d’acier, en revanche, on le sait déjà armé. 

Son top 6 des marathons majeurs 

1. Chicago (2016, 2h53’54’’). Mon coup de cœur. J’y ai signé mon meilleur chrono mais j’ai surtout été très surpris par le public, bien plus chaleureux qu’à New York à mon sens. En plus, le circuit est très beau, super plat, et on mange très bien dans cette ville ! 

2. Tokyo (2019, 3h00’53’’). Avec le vent et la pluie, ce fut compliqué mais je garde un souvenir extraordinaire des bénévoles et de l’organisation, au-dessus du lot. C’est aussi là qu’on m’a remis la médaille des « Big six ». 

2. Boston (2017, 2h59’27’’). Y aller c’est s’attaquer à une légende, vaincre la fameuse heartbreak Hill, c’est grisant. 

3. Londres (2018, 3h29’). J’adore ce marathon. Pour son ambiance de folie, la plus belle de tous les majors. On a tellement à apprendre du public londonien. Le jour où règnera cette ambiance dans Paris, nous aurons le plus beau marathon du monde ! 

5. Berlin (2015, 2h55’42’’). Ce jour là, faisait un temps superbe, j’avais des jambes de feu, c’est bien simple rien ne pouvait m’arrêter. Je n’ai jamais plus vécu une telle émotion en passant sous la porte de Brandebourg sous les 3h.  

6. New York (2014, 3h02’08’’). Cela peut paraître curieux, mais je le classe en dernier. Cette année là, il y avait beaucoup de vent et suite aux attentats de Boston, un gros déploiement policier et des barrières partout. Je n’ai pas profité du public. J’espère un jour pouvoir y retourner. 

Article rédigé par A.Milleville, publié dans Running Coach numéro 48.