En plus d’un nouveau nom, la chaussure Nike Zoom Vaporfly 4%, fétiche sur marathon, a été intégralement remaniée, des orteils jusqu’au talon, en vue d’y intégrer le retour d’expérience des plus grands champions mondiaux Nike running.

Le topo
La deuxième version de ce modèle est dotée d’une tige améliorée, notamment grâce au retourne Shalane Flanagan dont la course avait été ralentie par la pluie à Boston, d’une semelle intermédiaire remaniée, solution proposée par le Nike Sport Research Lab qui s’appuie sur l’expérience de plusieurs coureurs d’élite Nike) et d’un tout nouveau mode de traction, demande spécifique du coureur Eliud Kipchoge suite à une course dans des conditions particulièrement humides à Berlin).

Pourquoi NEXT% ?
Lorsque Nike a lancé le modèle Nike Zoom Vaporfly 4%, cette chaussure a permis en moyenne d’améliorer de 4 % l’économie de course par rapport à la précédente chaussure de marathon la plus rapide de Nike, la Nike Zoom Streak 6. Le passage à la NEXT% permet d’anticiper chaque nouvelle course avec la perspective de franchir la ligne d’arrivée encore plus rapidement. Comme l’a récemment déclaré Mo Farah : « En tant qu’athlète, tu es toujours en quête de ces quelques pourcents supplémentaires qui feront la différence. »
Combinées, ces améliorations techniques font de la Nike ZoomX Vaporfly NEXT% la chaussure la plus rapide jamais conçue par Nike.

Les nouveautés dans le détail:
– Le Vaporweave, une matière que l’on retrouve au niveau de l’empeigne est plus légère que le Flyknit de Nike, elle est respirable et, plus important encore, elle absorbe beaucoup moins d’eau ou de transpiration et reste donc aérée et sèche tout au long d’un marathon.
– Le léger décalage des lacets permet de soulager la pression le long des parties sensibles du pied. (C’est une des principales qualités qui a retenu l’attention de Mo Farah).
– La présence d’une fine couche à l’intérieur du talon permet de garantir un confort optimal au niveau du talon d’Achille au fur et à mesure que les kilomètres s’accumulent.
– La semelle intermédiaire a bénéficié d’un ajout de mousse Nike ZoomX, ce qui permet d’augmenter encore le rendement énergétique, comme ont pu le prouver les tests réalisés dans le Sport Research Lab de Nike.
– La mousse a été redistribuée de façon à réduire l’offset de 11 mm à 8 mm afin de fournir une sensation plus stable et d’aider à maximiser le rendement énergétique au moment essentiel de l’impulsion donnée par les orteils.
– Les designers ont combiné les modèles de traction personnalisés de Kirui, Kipchoge et Farah afin d’améliorer l’adhérence au niveau de l’avant-pied pour que la chaussure se comporte mieux par temps humide.
De profondes rainures sur la semelle extérieure permettent de faciliter les mouvements lors des virages.

Ce que l’on retrouve de l’ancien modèle :
La mousse est toujours pourvue d’une plaque de fibre de carbone courbée sur toute sa longueur qui permet d’augmenter la rigidité et de procurer une sensation de propulsion.La chaussure fait le même poids, même avec 15 % de mousse en plus.
Ce modèle sera disponible dès le 25 avril à Londres et au Japon.



Les 18, 19 et 20 septembre 2020, le Grand Trail de Serre-Ponçon (170 km et 10 000mD+) débarquera au calendrier. Ce sera le premier trail des Hautes-Alpes de plus de 160 km. L’épreuve tracée autour d’Embrun au cœur du Parc national des Ecrins pourra se courir en équipe de 2 à 3 coureurs. A l’affiche également, un 45 km (3000mD+) au départ de Savines-le-Lac ainsi qu’un 15 km, au départ d’Embrun.
Photo : ©Damien Rosso



Dans le monde entier, plus de 100 000 participants courront en simultané, la Wings for Life World Run le 5 mai à 13h. Cette course planétaire est 100 % solidaire de la recherche sur les lésions de la moelle épinière. Pourquoi pas vous ? Près de chez vous ? Le défi : cumuler le plus de kilomètres possibles avant de se faire rattraper par une voiture-balai fictive. L’arrivée sera matérialisée par une ligne virtuelle qui remontera peu à peu le flot de coureurs, 30 minutes après le départ. Pour participer, il faut d’abord télécharger l’application Wings for Life.



Un dessin épuré pour la tige en mesh façon tricot et un poids contenu avec 215 g en pointure 44, voici le modèle Zante Pursuit. Elle se destine a priori aux entraînements plutôt rapides, mais la première séance en endurance laisse apparaître un bon confort avec un amorti pas trop présent ne gommant pas les sensations. Modèle dynamique, on apprécie d’augmenter peu à peu l’allure… pour rejoindre la piste. Cette dernière est très humide, mais la semelle offre une bonne adhérence, ce qui, associé à la légèreté et à l’amorti pas du tout intrusif permet de conduire la séance d’entraînement comme on le veut. Le confort ressenti lors des premières foulées se confirme sur une sortie d’environ 1h30 alternant bitume et chemins. L’empeigne est assez étroite mais le mesh extensible et sans couture préserve des frottements. La paire est finalement assez polyvalente si l’on ne recherche pas un amorti trop présent. Les coureurs légers (moins de 65 kg) pourraient même les tester sur longue distance, en notant toutefois qu’elles ne possèdent pas de renfort de voûte plantaire. 

Utilisation : entraînement toutes distances, compétition jusqu’au semi-marathon pour coureur à foulée neutre, poids inférieur à 75 kg.

Prix : 120 € – Poids : 208 g en 43 / 173 g en 38 – Drop : 6 mm

L’avis du testeur

Amorti : 17/20  Confort : 17/20 Souplesse : 16/20 Stabilité : 15/20 Note moyenne : 16,25/20

Les + Bon compromis entre poids et confort, design sobre, dynamisme

Les – Empeigne un peu étroite

IL A TESTE POUR VOUS 

 Frédéric, 53 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas.Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.



Priorité au style ?
Leur style étonne en les sortant de leur boîte : épaisse semelle Boost – 20% de mousse Boost en plus que la première génération – contrefort arrière remontant assez haut, œillets de laçage sur deux renforts en plastique entourant la tige, on pourrait presque les confondre avec un modèle destiné à jouer au basket. Le poids est relativement élevé : 340 g en pointure 44. Pour quel coureur sont elles destinées ? Aucune mauvaise surprise en endurance, si ce n’est ce contrefort arrière assez haut pouvant s’avérer gênant, mais heureusement en tissu souple donc ne frottant pas trop. Le confort est préservé grâce à la semelle Ultra Boost, mais le poids est bien présent. Un détour sur piste montre que ce n’est vraiment pas leur terrain de jeu, la séance rythmée sera donc écourtée. La semelle Continental est connue pour sa bonne adhérence, mais le design particulier et le coloris clair des ces Ultra Boost 19 fait hésiter à les utiliser sous la pluie, a fortiori sur des chemins boueux. La cible visée par Adidas est manifestement le coureur urbain pour qui le style est essentiel, qui ne court pas de longues séances, même si les porter durant 1h30 se fait sans difficulté particulière. On peut même envisager de varier les allures, l’aspect technique avec notamment la semelle Ultra Boost n’étant pas sacrifié. De l’endurance, quelques changements de rythme, une polyvalence de style plus que d’usage, voici le résumé des possibilités des Ultra Boost 19.

Prix : 180 €
Poids : 310 g en 42 2/3 et de 268 g en 38 2/3

Drop : 10 mm

Les + Look original.
Les – Tarif élevé, usage restreint.

Amorti : 15
Confort : 15
Souplesse : 14
Stabilité : 15
Note moyenne : 14,75 / 20

Utilisation : entraînements courtes et moyennes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.
Notre testeur : Frédéric, 53 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.



Une mise à jour nutritionnelle révèle que ce fruit est décidément bien dans sa peau. L’occasion de l’éplucher pour la regarder de près.

Banane
©lolostock-istock-banane


La nouvelle Table Ciqual, outil de référence sur la composition nutritionnelle des aliments, publiée en décembre 2016 par l’Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation a passé la banane au crible. On a découvert que ce fruit contient :


• Moins de calories environ 72,3 Kcal pour 100 g (vs 93,6 Kcal en 2013)
• plus d’eau : 80,2% de sa composition (vs 74% en 2013)
• moins de glucides : 15,2 g (vs 20,50 g en 2013)
• plus de vitamines B6 : 0,38 mg (vs 0,336 mg en 2013)
• plus de vitamines B9 : 29 mg (vs 22,9 mg en 2013)
• moins de potassium : 360 mg (vs 411 mg en 2013)
• Elle devient « source de » manganèse
• Elle n’est plus « source de » fibres, mais en contient.


Qu’est-ce que la banane contient ?


Vitamines & minéraux à gogo
Si sa teneur en potassium a été revue à la baisse, elle reste bien l’un des fruits les plus concentrés (15 % des AJR) en la matière. Même constat pour le magnésium, le phosphore mais aussi pour les vitamines B6 notamment (15 % des AJR). C’est tout bon pour contribuer à diminuer la fatigue et assurer une fonction musculaire normale. Cette densité nutritionnelle participe aussi à la bonne santé osseuse et au bon fonctionnement du système nerveux.


Précieux antioxydants
Source de carotène, de vitamines C et E, de sélénium, elle protège les cellules contre le vieillissement.
Pas si calorique !
Elle compte 72,3 Kcal pour 100 g (vs 93,6 Kcal en 2013) vs soit presque autant que le yaourt nature (71,8 Kcal). Pas si calorique que ça !

Bien digeste
Grâce aux fibres qu’elle contient (1,9%), à sa composition en eau plus conséquente –l’équivalent d’un verre d’eau pour une banane – et aux faibles quantités de lipides qu’elle possède (moins de 0,25 %) ; elle est digeste.

On la choisit verte ou bien mûre ?
La nature des glucides qu’elle contient varie en fonction de son degré de mûrissement. Plus elle est verte, plus sa teneur en amidon sera élevée (environ 20%). Cet amidon est dit « résistant » et se comporte comme des fibres. Il vaut donc mieux la choisir bien à point. Dans ce cas, elle contiendra 2 à 3% d’amidon, qui a réduit au profit du glucose et du fructose. Elle sera donc plus riche en glucides simples.



Paul Bernard, 85 ans, court tous les jours ou presque, depuis 40 ans. Il a notamment couru les 40 éditions des 20 km de Paris. Cet ancien réserviste de l’armée de l’air cumule les grands souvenirs de course mais vit bien à 100% dans le présent. « En 40 ans de course, j’ai cumulé 120 000 kilomètres. Ca fait trois fois le tour de la Terre ! Pas mal non ? » lâche d’entrée Paul Bernard. Gouailleur, hâlé et connecté – dernière montre Samsung au poignet – Paulo, comme on le surnomme, fait dix ans moins que sur le papier. 85 ans, l’arrière grand-père ! « On me donne souvent 70 ans. Les années passent et je reste plus jeune, ce n’est pas beau ça ?

4000 km par an

Son secret de jouvence ? Des bornes 365 jours par an, autour de Choisy-le-Roi ou de Villers-sur-Mer, où il réside en alternance. « Entre les entraînements et les compétitions, je tourne à 4 000 km par an. C’est moins qu’avant. A une époque où je courais tellement, parfois trois courses en un week-end, que j’en avais mal aux bras ! Je fais entre 10 et 20 km, soit entre 10 000 et 25 000 pas par jour. Je sors presque toujours avec des amis, tous plus jeunes que moi, de 60 ans en moyenne. Souvent je les pousse, c’est moi la locomotive. » raconte le retraité, volontaire de caractère.
Sa passion pour la course née à l’aube de ses 40 ans, presque par hasard. « J’ai fait carrière dans l’armée de l’air. Tous les ans on passait un test d’effort. Une fois, j’ai couru le kilomètre en à peine 4 minutes, ce qui a suscité l’intérêt de l’entraîneur. Il m’a proposé de faire de l’athlétisme un peu plus sérieusement. C’est comme ça que tout a commencé. » Un, deux, trois kilomètres et plus… Paulo s’entraîne tous les midis avec le club de l’Armée de l’air, au bois de Boulogne. « Je peux vous dire que j’en connais tous les cailloux ! Au bout d’un an j’ai pu faire une boucle de 8km, puis de 10 km puis de 15 km. En même temps, j’ai arrêté la cigarette. Je fumais deux paquets par jour. Ca me brulait la gorge, me comprimait les poumons. A l’époque, on ne se rendait pas compte du danger du tabac. J’ai perdu pas mal d’amis à cause de ça. Sans doute que si je m’étais pas mis à courir, j’en serai mort aussi… » lâche-t-il, songeur.

Premier Marathon de Paris, en 1976

Flashback à ses débuts, dans les années 70. Les « joggeurs » ne courent alors pas les rues. Bob sur la tête, short court, polo en coton et tennis aux pieds, ces « hommes pressés » sont même parfois moqués. Une autre époque. Celle des prémices du hors-stade. En 1976, Paul court son premier 42 km pour le premier Marathon de Paris. « Nous étions 300 au départ, et le parcours consistait en quatre tours du bois de Boulogne. J’avais terminé 72e en 3h40 » se souvient-t-il. 63 autres marathons ont suivi dont l’inimitable New York bien sûr, en 3h25’ en 1988. Meilleur chrono en 2h58’, à 50 ans. A son actif aussi, une quinzaine de 100 km, et près de 200 semis ! Il a couru le premier semi de Paris, qui totalisait alors 25 km du côté de Charléty et des dizaines de Paris-Versailles « Je pense que j’ai dû monter au moins 500 fois la côte des Gardes ! ».

« Un trophée plus grand que moi »

Sa course fétiche, c’est une autre classique d’octobre. Les 20 km de Paris. Le retraité a couru les 40 éditions et participe toujours à l’organisation avec l’ASCAIR. « Je suis bénévole à la remise des dossards et à la préparation des ravitaillements. Organiser c’est bien, mais participer c’est encore mieux. J’ai couru les 40 éditions, toujours avec le même plaisir, même si le chrono n’est plus ce qu’il était. Mon record est en 1h15, maintenant je mets 2h30 ». Le 40e anniversaire d’octobre dernier gardera une saveur particulière. « L’organisation m’a fait une belle surprise. Une fois la ligne franchie, alors que j’étais prêt à rentrer chez moi, le général en chef de l’armée de l’air m’a appelé au micro pour monter sur le podium. Il m’a remis un énorme trophée, presque plus grand que moi et d’au moins 40 kilos ! C’est la plus belle coupe de toutes », raconte-t-il ému. Elle trône en bonne place chez lui, à Choisy, dans sa salle de gym. Une pièce « musée » où s’affiche récompenses et souvenirs. 80 coupes décrochées sur des cross, plus de 300 médailles… Une sacrée carrière, qu’il écrit toujours au présent, à 85 printemps.

Portrait publié dans Running Attitude 198, par A.Milleville



Boire régulièrement en course, c’est le premier réflexe pour éviter la panne sèche. Comment bien s’hydrater et quelles boissons choisir ? On se jette à l’eau…

Le corps est composé d’environ 55 % d’eau. C’est un nutriment majeur – vital ! – dans notre organisme. Lors d’un effort intense, la perte d’eau et de sel peut être extrêmement importante et atteindre plus de deux litres par heure, générant de multiples maux (crampes, déshydratation, fatigue, tendinite) et dangereuse (calculs rénaux, coma..) et peut retentir sur la performance si les apports hydriques en cours d’effort sont insuffisants. Il est donc impératif de limiter les pertes en eau pour conserver le maximum de ses capacités sportives tout en assurant un refroidissement corporel efficace, en transpirant.

6 réflexes pour rester à flot 
1/ Buvez avant d’avoir soif, dès le début de l’effort, à raison de 2 grosses gorgées de liquide toutes les 10 à 15 minutes.
2/ Vent, altitude, froid, chaleur : ces facteurs accentuent la déshydratation.
3/ Faites le test : avoir des urines claires est un bon signe d’hydratation et d’élimination après l’effort.
4/ Transpirer n’est pas honteux : c’est au contraire le signe que votre thermorégulation fonctionne bien.
5 / Gare aux idées reçues : la bière n’est pas l’idéal pour récupérer, le soda n’est pas une bonne source d’énergie sucrée et non, l’alcool ne réchauffe pas le corps. Consommez-les ponctuellement pour le plaisir et à distance des efforts sportifs.
6/ Trop c’est trop : ingérer une trop grande quantité d’eau est dangereux car cela peut dans certains cas extrêmes provoquer une hyponatrémie – dilution du sodium corporel tellement importante que la contraction musculaire peut être perturbée. Les symptômes ? Nausées, vomissements, dégoût de l’eau, céphalées… à l’extrême, des troubles de la conscience et des crises convulsives pouvant engager le pronostic vital en cas d’hyperhydratation.

Suis-je déshydraté ?
Lorsque la déshydratation est enclenchée, la fréquence cardiaque augmente de manière significative entraînant une diminution de la tension artérielle ce qui va provoquer des troubles de la conscience et une impression de très grande fatigue. La température corporelle s’élève ce qui entraîne une baisse notable des performances avec une fatigue et une lourdeur des jambes. Un essoufflement, un état léthargique et des difficultés à s’exprimer peuvent apparaître et conduire jusqu’à un état comateux. Lorsqu’ils sont répétés, ces déficits hydrauliques se manifestent par des douleurs musculaires, ligamentaires ou encore tendineuses. Il peut alors apparaître des pathologies à l’effort comme des claquages, des déchirures musculaires ou encore des entorses.

Quelle eau choisir ?
Certaines eaux contiennent les minéraux ou oligoéléments (magnésium) pouvant provoquer des désordres digestifs voire des diarrhées légères. Dans l’idéal, l’eau choisie doit avoir un résidu à sec à 180° inférieur à 500 mg/litre. L’idée, c’est de varier. Celle du robinet est adaptée aussi à la pratique du sport ! La boire fraîche est un plus car il semblerait qu’à une température de 10-15°, la majorité de la boisson serait passée en 15 minutes au niveau intestinal. En-dessous, gare aux désagréments intestinaux.

Quelle boisson isotonique ?
En course, il est important de prévenir la déshydratation, mais aussi l’hypoglycémie par l’épuisement complet du glycogène musculaire et encore les pertes d’électrolytes (sel), vitamines et minéraux. L’idéal est donc de boire une boisson permettant de combler ces pertes avec notamment du sucre et du sel. C’est la fameuse boisson isotonique dont la densité serait équivalente à celle du sang afin d’en avoir une absorption maximale au niveau intestinal pendant l’effort. Elle doit être constituée d’une base de sucres à index glycémique élevé pour venir en complément des réserves musculaires tels que du saccharose (sucre blanc), par exemple. Pour un effort long, des maltodextrines (en complément du sucre) pour une boisson hautement glucidique et enfin des sels minéraux pour pallier les carences liées à la transpiration et la pratique du sport. Comment choisir ? À part ces trois éléments indispensables, le reste est affaire de goût. Bec sucré ? Adepte du salé sur les épreuves longue durée ? À vous de voir. Une règle d’or toutefois : testez votre boisson à l’entraînement avant de la choisir pour votre compétition afin d’éviter les mauvaises surprises.

BOISSON, GEL… NOS COUPS DE COEUR…

FENIOUX Hydrogel. Cette poudre pour boisson se modifie en gel dans l’estomac, encapsulant les glucides et l’eau pour plus d’efficacité et de confort. Orange sanguine, menthe ou fruits des bois. Le + Plus efficace avec meilleures tolérance, hydratation, assimilation.

ERGYSPORT Natural Boost. Source de glucides et vitamines, cette purée de fruits agréable en bouche et très digeste. Fraise ou poire.Le + L’énergie d’un gel, la consistance d’une compote.
OVERSTIM.S Hydrixir.
Le + Un léger goût citron-citron vert, sans acidité, colorant ni conservateur.
HIGH 5 Zero protect.
Pastille effervescente à diluer dans l’eau, elle réhydrate et renforce le système immunitaire. Sans calorie, elle contient 5 électrolytes de la vitamine C, D3, de l’acide folique et du magnésium. Parfums orange-échinacée ou curcuma-gingembre. Le + A boire chaude comme froide, pendant et après l’effort.



7 avril – Autriche – MARATHON DE VIENNE a>
Valse de Vienne
Festival complet, cet événement capital, le plus couru d’Autriche (environ 40 000 participants en tout dont 10 000 sur marathon), avec label d’or de la fédération internationale IAAF. On découvre la Vienne moderne comme l’historique ville impériale, en longeant les berges du Danube.
Autres distances : semi, 10 km.

28 avril – MARATHON DE HAMBOURG – Allemagne
Cousin germain
C’est le plus « gros » marathon de printemps chez nos voisins allemands, qui attend plus de 15 000 participants. Rapide (record en 2h05’30”) et agréable, il donne à voir toutes les facettes de la ville hanséatique. Depuis le centre des Congrès, on passe par son port, le plus grand du pays, près de l’un de ses lacs artificiels, sur les rives de l’Alster, par ses quartiers médiévaux et nouveaux. Un tour complet, mené tambours battants.
Photo ©Hochzwei

19 mai – Lettonie – MARATHON DE RIGA
Magique Baltique
Ce marathon letton fait un carton ! C’est désormais le seul d’Europe du Nord gratifié d’un label de d’or de la fédération internationale IAAF : un signe qui ne trompe pas. Quartier Art Nouveau, maisons en bois de Pardaugava et de l’île de Kipsala, rues pavées de la vieille ville médiévale, rives du fleuve Daugava ; le circuit, touristique et performant, donne à voir l’essentiel de cette jolie capitale baltique. Un ensemble architectural détonnant, classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Autres distances : semi, 10 km.

5 mai – République Tchèque – MARATHON DE PRAGUE
Festival tchèque
Romantique, cette ville aux cent clochers lovée dans les méandres de la Vltava. Son marathon, 25e du nom, compte parmi les plus beaux d’Europe. Au départ de la place de la vieille ville, 11 000 coureurs défileront à travers ses rues étroites, sur le pont Charles, au pied de son château… Un circuit agréable et rythmé – 30 groupes de musique – qui s’achèvera en fanfare devant la Rudolfinum Concert Hall, salle prestigieuse de la capitale tchèque.

Photographs from the 2018 Telenor Copenhagen Marathon


19 mai – Danemark – MARATHON DE COPENHAGUE
Danish delight
40e édition pour ce marathon gratifié d’un label de bronze de l’IAAF. En 42 km, un bel aperçu de cette capitale danoise et son art de vivre. Autour de d’Islands Brygge, le tracé file d’abord le long de l’eau, passe le jardin de Tivoli, la fameuse sirène sur son rocher, la résidence royale d’Amalienborg, les quartiers d’Østerbro, Norrebro Vesterbro, le tout ponctué de 40 « Power zones and entertainment ». Entraînant !
Photo : ©Photography_by_Matthew_James

1er juin – Suède MARATHON DE STOCKHOLM
Rêve scandinave
Ce marathon, le plus couru de Scandinavie, fait le tour des sept districts de Stockholm. On court d’île en île, autour du stade olympique, théâtre de 80 records du monde, où l’on franchit l’arrivée. Centre-ville, quartiers résidentiels ou branchés, ponts, parc, palais et monuments défilent dans une joyeuse ambiance. La belle suédoise promet de charmer…
©Richard Forsberg

9 juin – Belgique – BEER LOVERS’ MARATHON
Encore une petite mousse ?
Il ne manque pas de panache, ce petit « Médoc » version houblonnée. On court Liège déguisé, et l’on déguste à petites foulées. Une quinzaine de bières accompagnées de produits liégois, dans une ambiance sonore et délurée. Le parcours est varié, mais vallonné. Monuments du centre-ville, citadelle, parc, bords de l’Ourthe, terrils, on fait le tour de la cité Ardente, avec une montée bien piquante en début de course, la Montagne de Bueren et ses 357 marches. On vous le garantie, ce marathon-là vous laissera des souvenirs inédits !



Samedi 18 mai, le nouveau marathon du Clair de Lune fera le tour du lac d’Annecy, de nuit. Départ à 20h de Doussard, puis direction Talloire, Menthon-Saint-Bernard, Veyrier-du-Lac, Annecy-le-Vieux, Annecy, Sévrier, Saint-Jorioz et Duingt. Tracé essentiellement sur piste cyclable, le circuit s’annonce relevé avec 283 mètres de dénivelé positif, mais l’ambiance magique.

Plus d’infos sur www.courses.free.fr



Si les modèles précédents étaient plutôt discrets, cette 15e version ne passe pas inaperçue dans son coloris vert acide. D’un poids de 320 g en pointure 44, avec une empeigne relativement large, les Wave Inspire 15 s’avèrent assez confortables dès les premières foulées. Sur route ou chemins bien revêtus elles se plient avec docilité aux choix du coureur : endurance, variations d’allure, rythme plus soutenu, elles semblent assez polyvalentes. Le contrôle de pronation sera apprécié par ceux ayant besoin d’un soutien de voûte plantaire. Une séance plus dynamique sur piste confirme leur capacité à couvrir la gamme complète des entraînements de course à pied. Leur amorti est présent mais sans trop filtrer les sensations, ce qui laisse envisager la capacité à les emmener loin (marathon) et vite (courses de 10 km). Attention sur certains revêtements détrempés, l’adhérence de la semelle pourra être prise en défaut.
Prix : 145 €
Poids : 290 g en 42 / 245 g en 38
Drop : 12 mm

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée neutre ou pronatrice modérée de tous poids.
Les + Bon compromis entre confort et dynamisme, contrôle de pronation.
Les – Adhérence sur piste d’athlétisme détrempée.

Amorti : 18
Confort : 18
Souplesse : 16
Stabilité : 18
Note moyenne : 17,5/20

Notre testeur : Frédéric Poirier, 53 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas.
Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances



Run My City revient pour une troisième saison, le 12 mai, dans Paris. Sur cette course façon rallye, il ne s’agit de pas de foncer tête baissée, mais au contraire de lever le nez pour découvrir des trésors cachés. Les deux nouveaux circuits de 9 et 15 km, tracés autour de l’hôtel de ville, visiteront une série de monuments en passant par les 1er, 4e, 5e, 6e et 7e arrondissements. Monnaie de Paris, Jeu de Paume, Petit Palais, musée Cognacq-Jay compteront parmi les passages inédits. Plus de 7 000 runners sont attendus sur les trois formules proposées : solo, duo et team de quatre.
Plus d’infos sur timeto.com

RUN MY CITY 2018 – 10 juin 2018

©Aurélien-Vialatte-ASO



Le calendrier printanier s’étoffe d’un nouveau marathon à Dijon. Premier Marathon des Grands Crus, le 12 mai. Il se disputera entre le centre historique et de grandes appellations du vignoble bourguignon comme Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny ou encore Clos de Vougeot. Le circuit sera ouvert aux coureurs le dimanche matin sur une formule « open », non classante. Il sera possible de courir de 1 à 42 en fonction de sa forme du jour. Des navettes postées sur différentes zones du parcours assureront le rapatriement. L’après-midi, le Marathon Roller, étape de la coupe du monde, prendra le relais. Les plus motivés pourront enchaîner les deux épreuves. Une belle journée de sport en perspective !

www.marathondesgrandscrus.com



Ronde et d’un beau diamètre (44 mm), assez légère (67 g contre 80 g pour la V 800), cetteVantage V intègre un nouveau capteur pour son cardiofréquencemètre sous son boîtier. Après différentes séances en portant trois montres, une M 400 et une V 800 équipée d’une ceinture thoracique, le capteur de cette Vantage est plus précis que celui de la M 400, particulièrement sur des séances à fortes variations d’allure. En revanche la trace GPS a parfois montré quelques aberrations par rapport à la V 800 portée pour comparer, peut-être liés à la nouvelle puce GPS fournie par Sony ? En tout cas, des mises à jour régulières sont prévues pour améliorer sa partie logicielle. Elle intègre un capteur de puissance qui permettra de suivre l’évolution de ses capacités au fil des mois. On retrouve l’ergonomie des autres modèles Polar, avec plus de 120 profils sportifs, dont les sports enchaînés comme le triathlon. La plateforme Polarflow permet de gérer ses séances à la carte. Au cours de l’année, il est prévu l’ajout de la fonction de suivi de trace GPX (mais sans carte en fond d’écran). La montre suit aussi l’activité quotidienne : nombre de pas, dépense énergétique, sommeil, etc. L’autonomie annoncée est de 40h avec le cardio activé, après une session de 6h avec cardio (dont 5h avec GPS actif) la batterie avait encore 86 % de charge.
Au chapitre des regrets, il est dommage que le calage manuel de l’altimètre ne soit pas disponible comme sur la V 800, mais une mise à jour est prévue.
En face de la V 800 toujours en vente, cette Vantage V, avec son capteur cardio intégré très précis et la nouvelle fonction de capteur de puissance intégré est un bel outil pour ceux voulant gérer leurs entraînements avec précision.

Prix : 499 €

Les + Design sobre, fonctionnalités dont la mesure de puissance, précision du capteur cardio optique.

Les – Encore un câble USB de format spécifique, quelques fonctionnalités présentes sur la V 800 pas encore intégrées (mises à jour à venir).



Au salon high-tech de Las Vegas, début janvier, Withings a présenté son nouveau tensiomètre connecté destiné aux particuliers.
Il mesure à la fois la tension artérielle, réalise un électrocardiogramme et écoute le son du cœur grâce à un stéthoscope électronique. Autre nouveauté, une montre analogique capable d’enregistrer un électrocardiogramme et les fibrillations auriculaires – qui sont responsables d’un tiers des AVC. Commercialisation prévue en fin d’année 2019.

Withings, tensiomètre BPM Core, 250 €, montre Move ECG, 130 €.



Pour sa 43e édition, le 14 avril, le Marathon de Paris ajoute deux monuments à son circuit : la Place Vendôme, et l’Opéra Garnier. Voilà qui complète à merveille la « balade » touristique au départ des Champs-Elysées… 60 000 coureurs – dont 34 % d’étrangers – ont réservé leur dossard pour ce marathon capital.

Opéra Garnier Paris



Fort du succès de son circuit mondial 2018, le Golden Trail Series porté par Salomon fait des petits. Des challenges trail-running seront proposés en 2019 dans plusieurs pays européens, notamment en France et Belgique. Cinq étapes sont programmées, du Ventoux à l’Ardenne Belge, en passant par les Alpes et le pays basque. Les meilleurs athlètes (homme et femme) des 4 premières étapes seront invités à participer à la finale et pourront tenter de s’envoler pour la finale mondiale de 2020.

17 mars – Ergysport Trail du Ventoux à Bédoin (84) – 46 km
27 avril – Bouillonnante à Bouillon (Belgique) – 49 km
26 avril – Salomon Gore-Tex Maxi-Race à Annecy (74) – 42 km
30 juin – Marathon du Mont-Blanc à Chamonix (74) – 42 km
21 septembre – Skyrhune à Ascain (64) – 21 km

Photos : marathon mont-blanc ©Fabian Bodet – Ventoux ©jmk consult



Face aux équipementiers japonais, allemands ou américains, la marque VEETS (acronyme de Vendée Technical Shoes) est une alternative proposant des runnings partiellement fabriquées en France.

Concrètement, sur ce modèle, les formes de montage sont réalisées dans le Maine-et-Loire, et, à partir de 2020, l’entreprise compte proposer un modèle dont 80 % du temps de main d’œuvre consacré à la fabrication sera effectué en France (seuls les blocs semelle viendront d’Asie).
 Par ailleurs, l’empeigne et la tige sont réalisées à partir de matériaux recyclés (bouteilles et granules en plastique). 

Sur ces Inside 2.0 : les finitions sont bonnes, le poids est limité (310 g en 44) et le chaussant est accueillant avec une empeigne plutôt large. La semelle assez crantée permet des escapades sur des chemins, toutefois leur stabilité sur revêtement changeant est juste dans la moyenne. Leur relative légèreté est un atout sur piste, en revanche l’amorti bien présent et privilégiant le confort n’en fait pas un modèle vraiment adapté à cet exercice. Ce qui semble le mieux leur convenir, c’est courir sur route ou chemins, changer un peu de rythme, le tout dans un confort très correct et avec un amorti présent mais sans être mollasson.
 Pour courir « différemment », en privilégiant une marque soucieuse de valoriser des produits plastiques (récupération) et visant à court terme à produire en France, ces chaussures méritent d’être découvertes !

Prix : 145 €. Poids : 280 g en 42. Drop : géométrie exclusive en 3 points 18/22/15 mm.

Les + Polyvalence
, utilisation de produits recyclés
, volonté de fabrication française
.
Les – 
 Modèle peu diffusé, peu de retour sur la durabilité.

Amorti : 16/20 – Confort : 16/20 – Souplesse : 17/20 – Stabilité : 15/20 Note moyenne : 16/20

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids, privilégiant le confort.

Il a testé pour vous. Frédéric, 53 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.