Après une course, on se dit souvent qu’on aurait pu faire mieux, en gérant plus habilement son effort, en s’entraînant davantage. Et les erreurs alimentaires font partie de ces paramètres, dont on ne prend conscience qu’après coup. Nos conseils pour bien manger avant une compétition, avec le nutritionniste David Padaré de Nuteoconsult.

Non à l’affûtage de dernière minute

En vous restreignant trop dans les jours qui précèdent la course, vous arriverez au départ avec un potentiel diminué. Le pic de forme espéré se manifestera finalement avec un décalage de plusieurs jours à plusieurs semaines.

Prévoyez au contraire au minimum une petite ration de féculents. Trois ou quatre cuillerées de riz, pâtes ou semoule après chaque sortie, c’est bien. L’idée est de « protéger » vos précieuses réserves musculaires et maintenir votre état de forme jusqu’au jour J.


Mollo sur les féculents (pâtes, riz) la veille et le matin de la course

Jusqu’à la distance du semi, il n’est pas recommandé de changer vos habitudes. Manger de trop grosses rations de féculents (pâtes, riz…) par peur de ne pas avoir suffisamment d’énergie risque de provoquer l’effet inverse. En clair, il est inutile d’espérer compenser un manque de préparation par un supplément de nourriture. Ainsi, sans augmenter les quantités, il faut prévoir au moins un apport de féculents sur l’un des deux repas principaux de la veille et du jour de la course. Cela permet de disposer d’un peu de carburant au niveau musculaire. Dans votre assiette principale, une viande blanche, quelques cuillerées à soupe de pâtes et de légumes cuits, une cuillerée à café d’huile de noix. En entrée, quelques crudités peu assaisonnées et en dessert, un yaourt nature et une compote de fruits sans sucre ajouté.

Un petit déjeuner optimisé. Attention à ne pas manger trop lourd car toute votre énergie risque d’être mobilisée par la digestion. Le petit déjeuner ne sert pas à remplir les muscles de carburant mais le foie, dont les réserves ont été vidées durant le jeûne nocturne. En ce qui concerne les muscles, vous avez déjà fait le « plein » la veille et les jours qui précédent, après chaque entraînement. Quelques tartines de pain grillé avec un peu de confiture, un thé ou café avec une pointe de miel et un demi-verre de jus de pomme soigneusement dilué dans de l’eau suffisent.

Les fibres, ce sera pour plus tard

En temps normal, il est recommandé de manger beaucoup de fruits et légumes, céréales complètes et fibres pour le transit et la santé. Néanmoins, dans les trois derniers jours avant une course, la donne est différente. Les troubles digestifs à l’effort sont l’une des deux causes principales de contre-performance en compétition. Précisément, un excès de fibres quelques jours précédant la course peut être à l’origine de troubles digestifs. Il faut donc modérer les fruits et légumes temporairement trois jours avant.

Le lait de vache à l’amende

Si vous avez l’habitude d’en consommer beaucoup, soyez prudent. Le lait de vache contient un sucre fermentescible, le lactose, qui, s’il n’est pas bien digéré est susceptible d’occasionner des troubles digestifs. Certaines personnes sont naturellement intolérantes au lactose (déficit en lactase, l’enzyme nécessaire à la digestion du lactose), mais si vous êtes un grand consommateur de lait, c’est probablement que vous n’en faites pas partie. Dans tous les cas, le lait de vache sera donc à modérer les trois derniers jours avant la compétition. On peut le remplacer par du jus de soja, lait d’amandes, jus de noisette ou lait délactosé.

Manger trop riche, ça se paie…

Certaines habitudes sont à « aménager » avant une course. Ainsi, si vous mangez trop riche, trop gras, trop sucré, trop salé, trop alcoolisé et trop caféiné alors la « tuyauterie » risque d’être bien encrassée le jour de la course ; et votre épreuve de se transformer en chemin de croix. Vitesse bridée, pesanteurs gastriques (et pesanteurs tout court), régurgitations acides, surchauffe, crampes… Afin de vous éviter cela, faites quelques aménagements la dernière semaine. Privilégiez le poisson et les viandes blanches, les légumes vapeur, les assaisonnements légers (herbes fraîches), l’huile vierge première pression à froid (olive, noix), quelques fruits doux, l’eau minérale plate ou gazeuse, les produits laitiers maigres (en quantité modérée), les produits frais et au naturel.



Mieux courir, cela s’apprend. Pour être efficace en course, il faut travailler son rendement mécanique. Suivez nos 5 séances pour améliorer votre foulée.

10 conseils pour progresser vite et bien
Enchaînez les montées d’escaliers pour améliorer votre foulée. ©361°

La performance en course à pied est le produit de la fréquence par l’amplitude. Les coureurs entraînés trouvent ce compromis idéal, mais c’est le résultat d’un long travail. Le jeu en vaut la chandelle. Un 10 km représente entre 7 à 9000 foulées, un marathon entre 30 000 à 40 000 foulées. Imaginez le bonus sur votre chrono, si vous gagnez juste quelques centimètres sur votre foulée. Pour une dépense énergétique équivalente, ce sont des centaines de mètres gagnés. Si les progrès se font sur la fréquence, les gains sont similaires. En travaillant sur ces axes pour améliorer votre foulée, vous progressez en amplitude et vous augmentez votre fréquence de foulée : c’est le jackpot à la clé !

Qu’est-ce qu’une technique économique ?

On sait aujourd’hui qu’un pied efficace – avec une phase d’appui courte et brève – réduit le temps total de chaque foulée. Et donc améliore la vitesse de déplacement. Autre constante, une bonne foulée se caractérise par un équilibre entre amplitude et fréquence. Ainsi, votre course ne devra pas être trop ample (grandes enjambées) car elle serait lente. Ni trop en fréquence (petites foulées) car elle serait alors peu économique.

On sait aussi l’importance d’un bon alignement segmentaire pour optimiser le rendement des jambes. C’est notamment le rôle du bassin qui assure le lien entre les membres supérieurs et inférieurs. En effet, il détermine en partie la qualité technique et énergétique de la foulée. Un bassin bien tenu et aligné favorisera au maximum le relâchement du haut de votre corps.

Faites des « lignes droites »

Cet exercice consiste à réaliser des accélérations sur une centaine de mètres entrecoupées de récupération active. On l’effectue sur une distance identique pour revenir au point de départ lorsque cela est pratiqué sur piste. D’où le nom de « lignes droites » car cela est exécuté généralement sur la partie rectiligne de l’anneau d’athlétisme. La vitesse, plus élevée qu’une allure d’entraînement, permet de travailler la gestuelle et le placement. mais aussi la foulée et notamment la phase d’appui au sol. Celle-ci étant réduite en raison de la vitesse d’exécution, elle impose une pose de pied brève mais aussi très en médio-pied, ce qui améliore la dynamique. Grâce à cela la phase d’appui sera plus tonique. Quant au travail de gestuelle, il va permettre de corriger les défauts caractéristiques, notamment tout ce qui concerne le haut du corps (épaules, bras).

Grimpez les côtes pour améliorer votre foulée

L’exercice consiste en répétitions de côtes rapides entrecoupées de descentes effectuées en récupérant lentement. Le bénéfice est à la fois musculaire et gestuel. Le travail en montées oblige à une pose d’appui en avant-pied, ce qui renforce le pied. Lors de la pose de pied, la foulée sur sol plat sera plus solide, assurant un meilleur transfert de l’énergie. Sur le plan gestuel, la nécessité, pour lutter contre la pente, d’utiliser les segments libres va occasionner une mobilisation plus importante des bras. Ils seront toujours propulseurs. Et donc, cela permet d’améliorer le geste. Cette contrainte de la pente va également nécessiter d’engager le genou « haut », cela va avoir un impact positif sur l’amplitude de la foulée.

Enchaînez les montées d’escaliers

Il s’agit de répéter des montées rapides en récupérant durant la descente, effectuée lentement. Les bénéfices sont similaires à ceux du travail de côtes et vous allez ainsi améliorer votre foulée rapidement. Néanmoins, il est possible d’avoir plus de diversités dans les exercices en les variant. Par exemple, en montant chaque marche en vélocité. Cela fait un mixte entre côtes et lignes droites, avec un travail de fréquence par la rapidité du geste mais aussi de force par la montée. Des montées effectuées en grimpant deux ou trois marches auront davantage un effet de renforcement de la force musculaire. N’hésitez pas à consulter notre article expliquant comment s’entraîner dans les escaliers.

Faites du gainage

On l’oublie souvent mais une foulée ne peut être efficace si le haut du corps n’est pas lui aussi fort et tonique afin d’assurer un bon transfert de l’énergie. Tous les exercices de gainage sont donc conseillés et intéressants.

Ciblez votre vitesse spécifique pour améliorer votre foulée

Votre vitesse de course et votre taille ont une forte incidence sur la longueur de votre foulée. Pour accroître ou diminuer l’allure, c’est l’augmentation de la longueur de foulée qui va varier. Quelle que soit la vitesse, la fréquence ne se modifie pratiquement pas.

La question qui se pose, c’est de savoir si la longueur de la foulée est la bonne. Est-elle trop ample ou à l’inverse trop petite ? Le corps humain est très bien fait : la bonne longueur de foulée, c’est celle que l’on adopte spontanément. D’ailleurs, pour le démontrer, on a fait courir un athlète sur un tapis roulant à vitesse donnée en lui demandant de régler la fréquence de ses foulées sur un métronome puis en le laissant libre de choisir la longueur de ses foulées. Dans ce dernier cas, l’athlète choisissait la foulée la plus économique. Toute variation par rapport à la longueur choisie spontanément entraînait une augmentation importante de la dépense énergétique.



Rien n’arrête Mathieu Blanchard. Un mois après sa 3e place sur l’UTMB, il a accroché une 5e place sur son premier Marathon des Sables. Ce champion, qui avait participé à l’émission Koh-Lanta en 2020, vit une folle progression !

Mathieu Blanchard sur l'UTMB 2021
A l’arrivée de l’UTMB – ©UTMB

Mathieu Blanchard, cette 3e place sur l’UTMB, tu y pensais ?

Mathieu  Blanchard : « C’était mon objectif A de l’année. J’avais coché la date en rouge sur mon calendrier, avec un grand point d’exclamation. J’ai tout mis en œuvre pour arriver au top le jour J. J’ai donné le meilleur de moi-même et cela a fonctionné ! »

Un mois plus tard, tu as enchaîné avec le Marathon des Sables (MDS), une grande première…

« Oui, après l’UTMB où je me suis beaucoup donné, je ne suis pas arrivé dans un état de forme top au Maroc. Je ne m’étais pas trop entraîné pour récupérer au maximum et être le plus frais possible. J’avais simplement passé deux jours en Camargue pour courir un peu dans le sable. »

Au final, tu décroches une 5e place pour ton premier MDS, c’est inédit !

« Oui, c’est honorable même si au fond de moi, j’espérais un peu mieux. J’étais bien parti sur les trois premières étapes, malheureusement, j’ai attrapé une sorte de gastro qui circulait sur le camp. Cela m’a mis dans le mal sur l’étape longue de 82 km. J’ai dû beaucoup marcher. Cela allait mieux sur la dernière étape de 42 km mais les premiers avaient pris trop d’avance. Je l’ai tout de même terminée en 2e position au sprint ! »

Que retient Mathieu Blanchard de ce MDS ?

« C’était une grosse aventure, une expérience nouvelle. J’imaginais le désert monotone mais il y a des paysages très diversifiés entre les dunes, les montagnes djebels, les oueds asséchés et les étendues de cailloux et d’ardoises. Je retiens le côté extrême avec la chaleur affichant jusqu’à  55°C. Mais aussi, le sable à dompter, le fait de s’orienter à la boussole, de porter un sac de 6 kilos. Il y a aussi le fait d’enchaîner chaque jour. La fatigue s’accumule et les nuits sont difficiles à dormir au sol, sous une simple toile de tente. Et bien sûr, le côté humain, très fort. Tous les soirs sur le camp, on partageait nos émotions entre rires et larmes. Au fil des étapes, les masques tombaient. On était tous à fleur de peau. L’ambiance était très authentique. D’ailleurs, avec Loury, Dorian, et Alix, ma compagne, nous avons tissé des liens forts avec nos 4 autres camarades de tente. »

Comment as-tu débuté la course à pied ?

« En 2014 lorsque je suis arrivé à Montréal. Je voulais de me remettre en forme après quelques années de fêtes, entre mon école d’ingénieur et mon début de carrière. Au début, je ne connaissais pas les trails alors j’ai fait de la route. Jusqu’en 2017, je me suis amusé à faire tous les beaux marathons autour de Montréal comme New York, Boston, Philadelphie, Washington, Ottawa, Toronto ou encore Chicago. »

Quel est ton record sur marathon ?

« Je me suis arrêté à 2h32’, à Chicago en 2017. A l’époque, je commençais le trail. Deux semaines avant, j’avais terminé la TransAlpine de 270 km, qui est assez difficile. Je ne suis pas donc arrivé au meilleur de ma forme à Chicago. »

Mathieu Blanchard, 5e du Marathon des Sables 2021
©M.Guérit – Marathon des Sables 2021

Penses-tu recourir un marathon un jour ?

« Oui, j’aimerai bien, mais pas tout de suite. Je suis à fond dans le trail et consacrer 3 mois à une préparation marathon, c’est trop sur une saison pour l’instant. D’après ma VO2Max, si je faisais une préparation marathon correcte, je pourrais boucler autour de 2h20-2h25. »

Et comment as-tu basculé sur le trail ?

« Par hasard. En 2016, un ami m’a proposé de faire un trail de 20 km dans la région du Québec. J’ai adoré l’expérience. Après cela, je n’ai plus quitté les sentiers. J’ai eu le coup de foudre pour le trail et ne suis plus du tout revenu sur la route. Désormais, je construis ma saison autour de formats entre 100 et 170 km mais de temps en temps, j’aime aussi les trails de 20 ou 30 km, en préparation ou juste pour le fun. »

Depuis 2019, ta vie a changé. Tu étais ingénieur et désormais, tu te consacres pleinement au sport. Décris-nous ton quotidien…

«  Ma vie se partage entre Montréal où j’habite et le Sud de la France où j’ai grandi. Je suis commercial pour la Clinique du Coureur, une équipe de scientifiques et chercheurs dans le domaine de la course à pied. Je suis aussi coach pour Le Coaching du coureur, filiale de La Clinique du coureur. En 2019, j’ai quitté mon poste d’ingénieur pour devenir coureur pro. Je rejoins l’an prochain le team international de Salomon aux côtés des meilleurs : Kilian Jornet, François d’Haene, Courtney Dawaulter… c’est le graal ! Pour moi c’est fou ! »

Quel est ton plus grand souvenir de coureur ?

« Mes 2 UTMB ont été très marquants. Le premier en 2018 (Mathieu débutait dans l’ultra et avait terminé en 13e position, ndrl) car quelques mois plus tôt, mon petit frère a eu un grave accident et perdu une jambe. Pour le motiver un peu, je lui avais dit de venir assurer mes ravitaillements. Notre arrivée main dans la main, cela a été beaucoup d’émotions. Pour lui, pour moi, pour notre famille. Il se montrait pour la première fois en short, avec sa prothèse. Et sur l’UTMB cette année, c’est simple, je n’avais jamais vécu d’émotions aussi fortes de toute de ma vie ! A l’arrivée, j’ai perdu le contrôle, j’étais comme transcendé. Et j’ai plané sur un nuage pendant trois semaines ! »

Et ton pire souvenir ?

« C’était en 2018, un mois après l’UTMB, je suis parti courir l’Ultra Trail Atlas Toubkal au Maroc. La course se déroule en bonne partie au-dessus de 3000 mètres d’altitude. Je n’avais aucune acclimatation car je suis arrivé la veille. A l’époque, je travaillais encore et j’avais peu de jours de congé. J’ai fait un mal aigu des montagnes. C’était une souffrance affreuse. J’ai eu peur pour ma vie. Cela m’a donné une leçon : il y a certains paramètres comme la chaleur ou l’altitude à ne pas prendre à la légère. »

Mathieu Blanchard sur le Marathon des Sables 201
©Ben Jifre-Marathon des Sables 2021

La semaine d’entraînement de Mathieu Blanchard, elle ressemble à quoi ?

« C’est très variable en fonction de l’objectif. Cela peut aller d’une semaine light à 5 heures, et monter jusqu’à 30 heures par semaine en alternant course à pied, vélo, renforcement musculaire et un peu de natation aussi. »

Ton autre passion, c’est la plongée sous-marine. Raconte-nous

 « Oui, je voue une grande passion à l’océan. Par le passé, j’ai travaillé comme moniteur de plongée, photographe sous-marin et rédacteur pour des magazines. Je rêve d’acheter un voilier un jour et de parcourir l’océan en explorant les fonds sous-marins comme Cousteau, un personnage qui m’a énormément inspiré. »

Quelle sera la suite de ta saison ?

« Je vais terminer mon année avec l’Ultra-Trail de Capetown en Afrique du Sud fin novembre. »

En 2022, on te reverra à Chamonix ?

« Oui, c’est clair. Mon histoire avec l’UTMB n’est pas terminée. Je le sens au fond de moi, j’ai encore quelque chose à faire là-bas. Ce sera la pierre angulaire de mon année 2022. Pour le préparer, je ferai des courses très montagneuses. Pourquoi pas l’Ultra-Trail de Madeira en avril et le Lavaredo en Italie en juin. En octobre, ce sera sans doute la Diagonale des Fous. En 2019, j’avais dû quitter La Réunion en vitesse la veille du départ pour partir sur le tournage l’aventure Koh-Lanta. J’ai donc envie de la courir, cette Diagonale ! »



Belle, fiable et complète, cette Coros Vertix 2 à l’autonomie impressionnante est une vraie réussite. Une sérieuse concurrente de la Garmin Fenix 6.

Coros Vertix 2

En trois ans Coros a bousculé le marché des montres GPS en se faisant une place de choix grâce à des modèles fiables, faciles d’utilisation et à l’autonomie impressionnante. La Vertix version 1 était déjà une réussite à laquelle il manquait quelques options pour venir vraiment concurrencer la Garmin Fenix 6. Cette Coros Vertix 2 se place désormais comme la montre de référence pour l’outdoor.

Coros Vertix 2: une cartographie embarquée

La cartographie c’est bien mais pour l’exploiter correctement il faut un GPS au niveau. Cette Vertix 2 propose l’utilisation simultanée de 5 systèmes GNSS : GPS, Galileo, Glonass, Beidu et QZSS lorsqu’il est disponible. Cela augmente la précision en augmentant le nombre de satellites utilisables.

En pratique,  elle n’est pas encore parfaite notamment sur des parcours en forêt ou sur des sentiers encaissés. Mais Coros garde une longueur d’avance sur les autres marques.

Autre point fort, l’autonomie. La Vertix 1 a longtemps occupé la plus haute marche du podium avant d’être détrônée par des modèles avec recharge solaire. Cette Coros Vertix 2 affiche des statistiques impressionnantes (135h en mode GPS) et sans écran solaire. Je ne suis pas souvent passé par la case recharge malgré une préparation marathon intensive. Les records théoriques paraissent donc atteignables.

Le capteur cardio optique est lui aussi au niveau. A allure constante sur route ou en trail la précision vaut celle d’une ceinture. En revanche sur les intervalles, elle est à la peine.

Elle conserve l’ergonomie construite autour d’une molette et deux boutons. Une fois qu’on est habitué, c’est très facile d’utilisation. L’écran est tactile pour certaines applications. Les menus sont simples, pas d’arborescence sans fin et on s’y retrouve vite.

Des classiques et des nouveautés

Coros Vertix 2 propose les classiques déjà présents sur la Vertix mais aussi quelques nouveautés dans les applications notamment un calcul de la variabilité de fréquence cardiaque, sorte d’ECG, qui mesure le niveau de fatigue. C’est très utile dans le cadre d’une préparation soutenue.

Enfin, elle propose la musique embarquée. Il est possible de télécharger vos morceaux préférés directement sur la montre et les écouter en bluetooth.

Coros frappe une nouvelle fois un grand coup avec cette Vertix 2. Belle, complète, facile d’utilisation et tout terrain.

Le + L’appli Coros qui permet de gérer de nombreux paramètres est facile d’utilisation.

Le – La taille de la Coros Vertix 2 qui ne s’adaptera pas à tous les poignets.



L’équipementier Hoka devient le partenaire officiel du circuit mondial UTMB jusqu’en 2023.

Forts de leurs origines communes dans les Alpes françaises, UTMB® World Series et Hoka® annoncent un partenariat au long cours. La marque Hoka, née dans les Alpes en 2003, désormais division du géant américain Deckers Brands, sera partenaire global du plus grand circuit de trail running au monde qui débutera en 2022. Huit événements UTMB® World Series ont déjà été confirmés sur le continent américain, en Asie et en Océanie. D’autres événements seront annoncés dans les semaines à venir.

Tout au long de ce partenariat, Hoka fournira une sélection de chaussures et de vêtements aux bénévoles de tous les UTMB® World Series Events ainsi qu’aux coureurs de certains UTMB® du circuit. Une nouvelle gamme de produits UTMB® World Series sera également créée et disponible sur une boutique en ligne officielle lancée dans quelques mois.

Des valeurs communes

« Hoka est né dans les montagnes et a de nombreux liens significatifs avec Chamonix, en France. C’est avec honneur et humilité que nous nous associons à l’UTMB® World Series dans le but commun de rendre ce sport singulier qu’est le trail running accessible à tous les athlètes du monde entier« , déclare Wendy Yang, Présidente de Hoka, dans le communiqué de presse annonçant cette nouvelle.

De son côté, Catherine Poletti, présidente UTMB Group, s’y associe : « Nous partageons une histoire commune avec Hoka depuis de nombreuses années, car nous avons tous deux grandi dans les contreforts du Mont-Blanc pour devenir des marques leaders dans le domaine du trail running. Nous sommes ravis d’écrire ensemble le premier chapitre de l’UTMB® World Series pour fédérer la communauté mondiale du trail running autour de nos valeurs communes et offrir à tous les coureurs la possibilité de vivre une aventure extraordinaire près de chez eux. »

Andrew Messick, Président et Directeur Général de The IRONMAN Group, a pour sa part commenté : « Nous sommes ravis d’accueillir Hoka alors que nous construisons ensemble le nouveau circuit UTMB® World Series. L’histoire commune entre Hoka et l’UTMB®, ainsi que leur expertise pour inspirer une communauté d’athlètes à travers la série Humans of HOKA, est le rapprochement parfait pour accompagner le lancement du circuit 2022 qui est profondément ancré dans les valeurs et l’esprit de camaraderie du trail running. »

Ce partenariat est officiel jusqu’en 2023, avec des options d’extension jusqu’en 2024 et au-delà.



La FFA a déclassé le gagnant du marathon, Duncan Perrillat pour ce motif réglementaire. Deuxième Français, Alexandre Bourgeois devient donc le champion de France de l’année, aux côtés d’Aude De La Mettrie.

Coup de tonnerre à Rennes, ce dimanche, sur le Marathon Vert. L’épreuve était support pour la deuxième fois des championnats de France. Et son vainqueur, Duncan Perrillat, est reparti le cœur lourd. L’athlète francilien s’est fait déclasser par la Fédération Nationale d’Athlétisme car il ne portait pas le maillot de son club, celui de Neuilly-sur-Seine. Duncan Perrillat a donc remporté l’épreuve en 2h14’49’’ mais… il ne sera pas le champion de France de l’année. La FFA l’a disqualifié quasiment sur le champ, au moment du podium, pour ce motif « vestimentaire » purement « règlementaire » reléguant au placard, l’aspect sportif. Un comble ! Mais on ne transige pas avec le règlement…

Le 2e athlète ayant terminé étant Marocain (Alaâ Hrioued, en 2h15’45’’) c’est donc le 2e Français arrivé qui sera drapé de bleu-blanc-rouge. Le Dijonnais Alexandre Bourgeois décroche ainsi le titre national en 2h16’52’’. « J’aurai préféré être champion de France dans d’autres conditions », a confié au journal Ouest-France l’athlète, qui s’est démarqué pour sa première sur la distance.

Derrière lui, le Brestois Florian Caro, 4e homme du jour et 3e Français se retrouve donc vice-champion de France, en même temps que champion de Bretagne.

Côté féminin, pas de riffifi. Aude De La Mettrie portait la bonne panoplie. Elle a décroché à domicile le titre de championne de France et celui championne de Bretagne par la même occasion. Une belle victoire en 2h51’. 



Pour s’entraîner en toute sécurité à la nuit tombée, Brooks propose une gamme complète Run visible. Testée et approuvée.

La gamme Run Visible de Brooks, habille de la tête aux pieds cet hiver, avec une priorité : assurer votre visibilité à la nuit tombée.

La collection s’est étoffée par rapport à sa version 2020. Aux pieds, trois paires de chaussures (Hypérion tempo, Ghost 14, Glycerine 19) qui « réfléchissent » la nuit. Pour les tenues, des vestes coupe-vent, avec et sans manches. Mais aussi t-shirts à manches courtes et à manches longues. Plusieurs modèles sont disponibles pour hommes et femmes. Pour le bas, chez les hommes, il y a un short 2 en 1 et un collant long. Chez les femmes, un haut avec une coupe « crop » et manches longues mais aussi une brassière très astucieuse avec une poche à l’arrière pour le téléphone. Là aussi des vestes manches courtes, manches longues. Et en bas, un très beau legging long et un short noir simple. Il y a également des accessoires : débardeurs, bonnet, gants, chaussettes.

Intensité lumineuse maxi

Cette collection Run Visible est fabriquée avec un matériau rétroréfléchissant. Il est inséré sur les zones stratégiques. Cela permet au coureur d’être vu des automobilistes par luminosité faible ou dans le noir. Chaque modèle renvoie une intensité lumineuse minimale équivalente à l’éclairage émis par 300 bougies, rien que ça !

Les inserts en 3M Scotchlite sont judicieusement placés, de manière à réfléchir la lumière immédiatement. Devant, derrière, sur les côtés. C’est très efficace et c’est selon nous, le vrai point fort de cette collection Run Visible de Brooks.

Une collection écoresponsable

En effet,Brooks a axé sa recherche sur des matériaux durables et responsables. Au total, 85% de la collection est fabriquée à partir de matériaux recyclés et certifiés Bluesign.

Plus précisément, les nouveaux modèles Carbonite sont fabriqués à partir de 53% de tissus recyclés. Les modèles manches longues contiennent 84% de contenu recyclé, tandis que d’autres articles en contiennent 70%. C’est 26% de plus que la saison dernière.

En conclusion, là certaines autres marques placent des pièces de tissu réfléchissants souvent soit trop petites soit mal placées, Brooks a fait ici un travail précis. A la clé, une info claire envoyée à l’automobiliste : il y a un coureur à pied en face !

C’est solide. C’est beau. Et ça résiste au temps et au lavage.



Belle reprise pour le Grand Trail des Templiers, avec 1 943 classés sur l’épreuve originelle de ce festival de trails. Le Britannique Jonathan Albon et la Néo-zélandaise Ruth Croft ont décroché les lauriers.

En 2019, la course avait été annulée en dernière minute, suite à un violent épisode cévenol. En 2020, elle n’a pas eu lieu à cause du Covid. Voilà deux ans donc que l’on attendait le retour de la course originelle de ce grand festival de trail. Il regroupe 12 épreuves le temps d’un week-end bien rythmé au pays des Grands Causses. Cette année, ouf, une météo favorable. Au départ, il y a avait du beau monde. Parmi les champions, Sébastien Spehler faisait partie des favoris. Au final, le Britannique Jonathan Albon a été plus costaud. Le champion du monde du trail boucle le circuit de 80 km et 3700 m de dénivelé en 6h32’13’’. C’est une première victoire à Millau, après son sacre sur l’OCC cet été. 

L’Alsacien termine à 5’ (6h39’) et Benoit Cori complète le podium de cette édition. Chez les femmes, la Néozélandaise Ruth Croft termine en 21e position au scratch en 7h51’. Elle s’impose devant l’Espagnole Gemma Arenas Alcazar et Julie Roux. Dans le peloton, quelques têtes connues, notamment Claude Dartois, star de Koh-Lanta qui n’est pas passé inaperçu. Après le Marathon de Paris bouclé dimanche dernier en 3h23’, il termine ce Grand Trail des Templiers en 11h56′.



Le Savoyard Ludovic Pommeret et l’Italien David Jung ont remporté le Grand Raid de la Réunion main dans la main.

« C’est une victoire partagée et elle est super belle », s’enthousiasme Ludovic Pommeret. L’ingénieur savoyard a remporté la Diagonale des Fous  main dans la main avec  l’Italien David Jung. Ensemble depuis Roche Plate (108 km), les deux ultra-traileurs terminent donc en duo cette traversée de l’île de La Réunion. 23h02’21’’ pour revenir à bout de cet ultra-trail infernal. En 160 km et 9 400 mD+, c’est l’un des plus exigeants de la planète.

Pour Ludovic Pommeret qui avait déjà terminé trois fois deuxième de ce célèbre Grand Raid de La Réunion (2019, 2014, 2009) c’est un bel aboutissement. Ce champion, vainqueur l’UMTB en 2016, faisait partie des candidats à la victoire. Le grand favori, Benoit Girondel a dû abandonner pendant la nuit. David Jung, (6e de l’Ultra-Trail Mont-Blanc en 2017, et 4e de la Transgrancanaria 2018) a lui surpris son monde !

Côté féminin, Emilie Maroteaux aussi a impressionné. Cette kiné installée à la Réunion avait terminé 3e du Trail de Bourbon en 2019. Elle boucle cette fois première féminine, en 27e position au classement général. Amandine Ginouves et Sophie Blard complètent le podium.

1 775 coureurs ont bouclé cette Diagonale des Fous 2021 marquée par une chaleur intense. Tous les résultats ICI.



ASICS lance la deuxième édition du ASICS World Ekiden, du 10 au 22 novembre. Ce marathon connecté en relais à six coureurs sera l’occasion de se challenger. Et de récolter des fonds pour l’association Mind.

L’an dernier, la première édition du ASICS World Ekiden avait réuni plus de 56 000 coureurs de 179 pays différents. Un vrai succès. ASICS renouvelle l’évènement du 10 au 22 novembre 2021. La marque encourage les coureursà rejoindre le mouvement par équipes de 6. Cette course virtuelle, inspirée de l’Ekiden traditionnel japonais, est ouverte à tous. Le format est abordable. 3 relais de 5 km, deux de 10 km et un de 7,195 km. Les coureurs se passeront un « tasuki » (relais) numérique pour parcourir ensemble la distance du marathon. Et ainsi, connecter corps et esprit, en accord avec la philosophie ‘un esprit sain dans un corps sain’, acronyme d’ASICS en latin. La nouveauté, c’est la dimension solidaire. Les Européens qui participeront permettront de récolter automatiquement des fonds pour différentes organisations qui luttent pour une meilleure santé mentale.

Comment participer au ASICS World Ekiden 2021 ?

Créer une équipe de 6 coureurs et designer un capitaine. L’inscription est possible dès maintenant via l’application ASICS Runkeeper™ : cliquez ici. Pour vous préparer, vous trouverez des plans d’entraînement sur l’application ASICS Runkepeer. Ensuite, connectez-vous sur cette application entre le 10 et le 22 novembre pour participer. Une fois votre relais effectué, ce sera au tour de votre coéquipier. Partagez les résultats de l’équipe sur les réseaux sociaux avec le #ASICSWorldEkiden.

Une étude mondiale sur l’exercice et la santé mentale

En parallèle, ASICS incite aussi les sportifs à contribuer à la recherche sur l’impact du sport sur le mental. Pour participer à cette étude mondial, il suffit de capturer son état d’esprit (questionnaire + capture du visage)  via le Mind Uplifter™. Tous les résultats seront compilés et ajoutés au World Uplift Score et visible en direct sur la World Uplift Map. Pour tous les partages sur les réseaux sociaux en Europe avec le #UpliftingMinds, des fonds seront collectés pour l’association Mind, qui œuvre pour la santé mentale.



Indispensable pour courir de nuit, la frontale. Mais comment bien choisir sa frontale ? Nos conseils pour y voir plus clair…

Bien choisir sa frontale
©Evadict

1/ Cibler la puissance et l’intensité  

Pour quantifier la lumière produite par la lampe, on parle de flux lumineux, exprimé en lumens (lm). Plus le nombre de lumens est élevé, plus la portée d’éclairage, exprimée en mètres, sera conséquente. C’est un critère à prendre en compte pour bien choisir sa frontale. Aujourd’hui, les modèles sont réglables en intensité proposant différents modes ou différents types de faisceau lumineux. Alors combien de lumens ? Cela dépendra de votre usage. 200 lumens, c’est bien pour le running en environnement urbain. Cela éclairera à 10 mètres environ en faisceau large, jusqu’à 50 mètres en faisceau étroit. A partir de 300 lumens et jusqu’à 500 lumens, la frontale sera compatible avec la pratique en pleine nature. Elle éclairera de 20 à 100 mètres devant vous, selon le type de faisceau. Au-delà de 600 lumens, on pourra l’utiliser en tout-terrain, sur des épreuves type ultra-trails. Attention dans tous les cas, un halo lumineux très puissant peut être déroutant pour le champ de vision. On recommande de s’accoutumer à ces sensations sur des séances courtes, en terrain connu.  

2/ Privilégier l’autonomie

C’est un critère primordial si vous envisagez de choisir une frontale pour un trail nocturne de plusieurs heures. Partez du principe que les marques surestiment toujours l’autonomie et que les conditions climatiques jouent beaucoup. S’il fait froid, la batterie se déchargera en effet plus vite. Le plus judicieux, c’est de s’étalonner, en fonction de l’usage souhaité, sur l’autonomie minimale annoncée, c’est-à-dire à pleine puissance. Point positif, le fait d’avoir un témoin du niveau de batterie. Cela évite de se retrouver dans le noir complet en plein sentier. Ce système de « jauge » est désormais fréquent. L’alimentation elle est parfois hybride. Si la batterie lithium-ion est déchargée, des piles prennent le relais. C’est pratique et sécurisant. Autre innovation intéressante, l’intensité de l’éclairage qui s’adapte à l’environnement grâce à un capteur intégré. Cette technologie (Reactive Lighting chez Petzl par exemple) permet de prolonger l’autonomie. On peut sinon penser à passer en « mode éco » dans les montées pour économiser sa batterie.

3/ Chercher le confort  

L’appréciation de ce critère variera aussi en fonction de l’utilisation. Pour des petites sorties sur route ou chemins stabilisés, un modèle compact avec piles fera l’affaire. En revanche, s’il l’on court deux heures ou plus, un modèle avec batterie ou mieux, avec porte-batterie amovible, sera plus confortable. Ce critère devient donc primordial pour bien choisir votre frontale. En effet, le poids de la lampe n’est pas anodin et peut engendrer des tensions au niveau de la tête et du cou. Côté serrage, il faut trouver le bon compromis avec un bandeau serré, mais pas trop. Autre option : l’utilisation d’une lampe de poitrine, ou d’une lampe que l’on porte à la main. On garde ainsi la tête libre et surtout le nez levé, sur le sentier plutôt que sur ses pieds.



Jeudi 21 octobre, sur le circuit Paul Ricard dans le Var, neuf athlètes Kenyans ont tenté de battre les records du monde des 50 km femmes et 100 km hommes. Malheureusement, les athlètes ont essuyé une météo contraire.

©Fabien Boukla- 50 et 100 km du Castellet

Ce jeudi 21 octobre aux aurores, sur le circuit du Castellet, dans le Var, trois femmes et six hommes, se sont attaqués aux records du monde des 50 km femmes et 100 km hommes. Les athlètes avaient préparé ce rendez-vous depuis six mois au sein du JC ITEN Training Camp, au Kenya, encadrés par l’entraîneur Claude Guillaume.

Tout avait pourtant bien commencé. La favorite féminine, Joyce Jemutai Kiplimo est passée tout près de l’exploit. En 3h00’14 », elle échoue à seulement 20 secondes du record du monde de la Britannique Desiree Linden. Forcément déçue, la jeune femme de 33 ans a souffert de la pluie.

Du côté des hommes, Ezekiel Kemboi Sirma, 24 ans, était favori. Il comptait près de 2 minutes d’avance lors du premier tiers de la course. Mais là encore, la météo a eu raison de ses efforts. Deux heures de pluie froide ont tétanisé ses muscles. L’athlète a abandonné au 78ekm, victime de crampes.

Benoît Z promet une suite

Benoit Z, ancien recordman d’Europe du marathon et l’organisateur de l’évènement, promet une suite à cette tentative manquée.  « On craignait la pluie, et nous n’avons pas pu y échapperCela a suffi pour perdre ces secondes précieuses pour Joyce. Bien évidemment, il manque la performance que l’on attendait, mais ce n’est pas grave car sur le plan émotionnel et sportif, on a vécu quelque chose de grand.  Cet événement est une réussite. Il est à l’image de ce qu’on en a voulu mettre en lumière, c’est-à-dire la solidaritéCette journée nous donne des ailes. Nous allons continuer à accompagner le camp JC Iten au Kenya et ses athlètes, car je suis persuadé que Joyce et Ezekiel ont ce record dans les jambes. ». Rappelons que Benoit Z avait pris en charge intégralement les frais liés au stage d’entrainement de 15 athlètes kenyans.

La journée s’est terminée sur une note positive, avec le sourire et la promesse de tenter de nouveau l’exploit l’année prochaine.



New-Balance, sponsor officiel de la classique Marseille-Cassis met les femmes à l’honneur avec une team 100% féminine qui permettra de lever des fonds au profit de la Fondation Alice Milliat.

Les femmes, avenir du running ? Sans doute ! Parmi les 1, 4 millions de néo-runners, 60% sont des femmes. Et sur Marseille-Cassis, elles représentent désormais un bon tiers du peloton. A l’occasion de la 42e édition, qui se courra le 31 octobre, New-Balance, sponsor de l’évènement a décidé de promouvoir le sport féminin. Une équipe composée d’athlètes, personnalités et journalistes participera pour récolter des fonds pour la fondation Alice Milliat, qui oeuvre pour le sport féminin au niveau européen. New Balance reversera 50 euros par kilomètre parcouru par les membres de la team, soit une dotation de 8000 euros. Souhaitons-leur bonne course, ainsi qu’aux 20 000 participants attendus, bonne course sur ce Marseille-Cassis au dénivelé avec une côte d’enfer.



Rendez-vous le 13 mars pour la Grande Course du Grand Paris. Ce beau 10 km se termine par un tour de piste au Stade de France. On attend aussi un semi !

Grande course du Grand Paris

Les inscriptions sont ouvertes pour la Grande course du Grand Paris prévue le 13 mars. Le dossard est affiché à prix abordable (à partir de 18€) et le parcours agréable. On retrouvera donc avec plaisir ce 10 km au départ de la place de la République à Paris. Le circuit filera le long du canal Saint-Martin et de celui de l’Ourcq, passera par les quartiers de Stalingrad, la Villette et le Millénaire. Enfin, pour le finish : un tour sur la piste d’athlétisme du Stade de France !

Un semi en attente

En 2020, le Semi du Grand Paris avait vu le jour. Ce 21km, mi-urbain, mi-nature s’élançait du Parc de Tremblay avec une arrivée grandiose également au Stade de France.

Depuis l’épisode de Covid-19, les élections départementales ont apporté leur lot de changement dans le Val-de-Marne. Les organisateurs attendent encore certaines autorisations pour organiser ce semi-marathon. Ils espèrent rapidement pouvoir proposer un semi digne de ce nom ! 

100% éco-responsable

Depuis 5 ans, l’évènement travaille à réduire son impact écologique. Il y aura un ravitaillement zéro plastique et zéro déchet, des produits bio et locaux. Enfin, l’arrivée : une médaille en bois recyclé, offerte à tous les finishers. Elle sera fabriquée en France, avec des graines de tournesol à planter.

Les participants inscrits en 2019 ou 2020 verront leur inscription soit intégralement remboursée, soit automatiquement reportée sur la nouvelle édition semi-marathon du 13 mars 2022.



En 2h04’21, le Kenyan Elisha Rotich a effacé le record du Marathon de Paris détenu par Kenenisa Bekele depuis 2014. Cinq coureurs terminent sous les 2h05’ ce dimanche.

Marathon de Paris 2021: nouveau record!
©ASO-Fabien Boukla

Conditions parfaites pour la 44e édition de la grand-messe capitale, de retour après une édition 2020 annulée. Un beau dimanche de retrouvailles et des records à la clé. Elisha Rotich a pris les devants au 38e km pour signer sa plus belle victoire. En bonus un nouveau record personnel et surtout, en 2h04’21 un record pour ce Marathon de Paris 2021. Sept ans après celui établi par la star Kenenisa Bekele (2h05’04). « Merci Paris ! Je ne sais pas trop quoi dire tellement je suis étonné, poursuit-il. Je ne m’attendais pas à ça. À cinq kilomètres de l’arrivée, je me sentais super bien et j’ai décidé d’attaquer. »

Yohan Durand devant en 2h09’20

Du côté des Français, au départ avec un record en 2h12’27 (Milan, mai 2021) Yohan Durand explose lui aussi sa meilleure marque : 2h09’20 et une belle 15e place au scratch. « Passer la barre des 2h10’, c’est une belle étape/ Les conditions étaient vraiment idéales, les lièvres ont été très réguliers et les encouragements des spectateurs quand ils voient qu’on est français, c’était top. J’ai fait mon premier temps à Paris et j’ai toujours fait de belles performances ici. La fin dans le Bois de Boulogne a forcément été difficile mais aujourd’hui, ce n’est que du bonheur. C’était une belle fête. Il faut voir avec les sélectionneurs mais je pense que j’ai pris une bonne option pour aller disputer les Championnats d’Europe à Munich, l’été prochain. »  

Deuxième du Marathon de Genève cette année, Tigist Memuye lâchait finalement sa compatriote Yeneseh Dinkesa pour s’imposer en 2h26’11. « C’était très dur, commente-elle, complètement exténuée. J’ai eu beaucoup de mal avec toutes les parties pavées. Mais gagner à Paris, c’est formidable. » Le podium est entièrement éthiopien avec Yenesesh Dinkesa (2h26’14) et Fantu Jimma (2h26’21) sur les deux autres marches.

Julien Casoli, champion de France marathon fauteuil

À 39 ans, Julien Casoli a survolé l’épreuve support du Championnat de France marathon handisport. Tête d’affiche de la discipline avec quatre participations aux Jeux paralympiques (2008, 2012, 2016, 2020), le Français décroche le titre de champion de France marathon fauteuil au terme de 1h33’22 d’effort. « C’est une grande satisfaction, surtout ici à Paris l’épreuve la plus prestigieuse en France, se réjouit le Franc-comtois, septième cet été des Jeux paralympiques de Tokyo sur 1500 m et 8e sur 800 m. Pourtant au départ, je n’aurais pas coché mon nom. Mais finalement j’étais en bonne forme. J’ai fait une bonne partie de la course avec Sean avant de le décrocher progressivement. Les cinq derniers kilomètres ont été très durs. Je n’en voyais pas la fin, mais je n’ai rien lâché. » En 1h36’19, Sean Frame conserve la deuxième place devant Francisco Sanclemente

Les coureurs du coeur de peloton défile toujours sur le parcours du Marathon de Paris 2021. Les derniers sont attendus vers 18h sur l’Avenue Foch.

Consultez les résultats.



Saucony Ride 14

L’évolution de la Saucony Ride 14, un modèle à la fiabilité éprouvée, associe le confort et l’amorti attendu à un nouveau design plus audacieux. Une paire bonne à tout faire !

La Ride 14 est l’un des modèles phares chez Saucony. Sur cette 14e édition, le chaussant est confortable et l’empeigne est plus large que les versions des précédentes saisons. L’empeigne est un peu plus large et le mesh semble plus respirant, ce qui était appréciable lors de notre test estival. On retrouve la semelle FORMFIT.

Le confort constaté d’emblée sur les premières foulées se confirme en accélérant. En revanche, l’amorti PWRRUN très présent gomme un peu les sensations : sans être mou, c’est assez moelleux.

Leur poids de 290 g en 44, sans être un véritable handicap, ne destine pas les Saucony Ride 14 à de régulières séances sur piste, même si elles restent utilisables dans ces conditions.

Très bon point concernant l’adhérence de la semelle par forte pluie, y compris sur des chemins, ce qui renforce leur polyvalence. Étonnamment, les lacets sont très longs, on peut y remédier en effectuant un triple nœud.

Bonne paire d’entraînement avec un confort toujours présent même sur des sorties de 1h45 à 2h, ces Saucony Ride 14 pourront accompagner l’ensemble de vos séances sur bitume ou chemins avec quelques incursions sur la piste d’un stade.

Prix : 140 €.

Poids : 290 g en 44.

Les + Confort, polyvalence.

Les – Amorti peut-être un peu trop moelleux.

Notes du testeur : Confort : 16/20 Amorti : 16/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 16/20 Dynamisme : 15/20. Note moyenne : 15,8/20.

Utilisation : La Saucony Ride 14 est idéale pour toutes les distances sur route et chemins stabilisés, pour coureur à foulée universelle de moins de 80 kg.

Il a testé pour vous... Frédéric, 56 ans, 1,77 m, 70 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Conditions du test : 120 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

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Le 31 octobre, 2 000 participants pourront se confronter à la star mondiale du marathon Eliud Kipchoge sur les Champs Élysées. Un dossard pour le Marathon pour Tous 2024 est à la clé pour les plus rapides.

Le 31 octobre, nous serons à 1 000 jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris 2024. Eliud Kipchoge, le recordman du marathon en 2h01’39 », ouvrira le pas du Marathon pour Tous de 2024 en proposant de remporter un dossard pour cet événement historique.

Une course poursuite dans Paris avec Eliud Kipchoge

A cette occasion, 2 000 participants pourront se mesurer à la foulée de cette légende kenyane.

La course de 5 km sera gratuite et accessible à tous. Elle se déroulera autour des Champs-Élysées. Ce moment unique en plein Paris sera proposé par le Club Paris 2024 et Orange, Parrain Officiel du Marathon Pour Tous. Le format sera original puisqu’il s’agira d’une course poursuite. Le champion olympique devra donc rattraper les concurrents partis avant lui.

Les participants seront eux répartis par sas de départ. Les plus lents s’élanceront en premiers, puis les plus rapides suivront. Ensuite, Eliud Kipchoge partira en dernier, avec une pénalité de temps .

« Cette course unique est à l’image de ce qu’est la course à pied : accessible à tous. Sur l’une des plus belles avenues du monde, je vous mets au défi de ne pas me laisser vous rattraper ! J’ai hâte de partager ce moment avec vous… avant de nous retrouver en 2024. » confie le recordman du marathon.

Ainsi, ceux qui franchiront l’arrivée avant l’athlète remporteront leur dossard pour le Marathon Pour Tous en 2024.

Et pour ceux qui n’auraient pas réussi à terminer la course avant Kipchoge, de nombreuses autres occasions seront proposées pendant les trois prochaines années.

Rendez-vous sur le site du Club Paris 2024 et sur le compte Instagram Team Orange Running pour vous inscrire à la course.

Du 13 au 20 octobre, un challenge sélectionnera par tirage au sort les membres du Club Paris 2024. les plus motivés pour défier Kipchoge le 31 octobre sur les Champs Elysées.

En route pour le Marathon Pour Tous 2024

Pour la première fois de l’histoire, Paris 2024 proposera de vivre l’expérience des Jeux dans la peau d’un athlète. En effet, le Marathon Pour Tous de Paris 2024 se déroulera sur le même parcours que la mythique course du Marathon Olympique. Une distance plus accessible de 10 km sur ce même parcours sera également proposée pendant les prochains JO.



A la suite du décès du coureur français Jacques Bussereau, durant le marathon de New York 1984, le docteur de Mondenard avait fait le point sur les précautions qui doivent être prises avant de participer à une course de 42,195km. Des conseils toujours d’actualité.

©Ben Keith-AdobeStock.

Le 28 octobre 1984, j’étais présent à New York en tant que médecin accompagnateur des marathoniens de l’AFCF.

Mon expérience de cet évènement a été profitable aux coureurs de fond français puisque j’ai publié plusieurs articles dans la presse spécialisée et grand public (Le Figaro, Le Monde) ou scientifique (Entretiens de Bichat), mettant en garde les adeptes de ce genre d’effort sur les contraintes thermiques impactant la physiologie corporelle.

Le texte qui suit titré « Vertus et risques du marathon » est paru quelques jours après New York dans Le Figaro du 31 octobre 1984.

Dès cette époque, j’avais compris que lors de courses de fond une température de l’air élevée associée à un fort degré hydrométrique devait être bien négociée…

25°C et 67% d’humidité

A New York, ce 28 octobre, les participants au célèbre marathon se trouvèrent confrontés à un environnement particulièrement hostile. Le service de météorologie américaine avait communiqué aux organisateurs les chiffres de la température et de l’humidité qui étaient de 19 degrés et 90%, à 10h, soit 45 minutes avant le départ.

Ces mêmes organisateurs, à de nombreuses reprises, avaient mis en garde l’ensemble des engagés sur l’aggravation prévisible des conditions météorologiques.

A 15 heures, la température dépassait 25 degrés alors que le degré d’humidité atteignait encore le chiffre de 67%. Ainsi étaient associées une température élevée et inhabituelle pour la saison (chiffre record sur l’ensemble des quinze éditions du marathon de New York), une humidité très élevée par une journée sans vent.

Comme un radiateur percé

Or, les risques de défaillance par épuisement ou coup de chaleur sont évidents lorsque ces trois éléments se trouvent réunis. En effet, le corps possède comme principal évacuateur de chaleur la transpiration.

Lorsque le chiffre d’humidité atteint 90%, ce mécanisme devient parfaitement inefficace, se comparant alors à un radiateur percé. Il est urgent dans ce cas de ralentir, voire de marcher, et de profiter de tous les postes (ravitaillement et épongement) disposés tous les 2,5km pour favoriser le mécanisme de déperdition de chaleur, en s’aspergeant d’eau froide chaque fois que possible, ou, mieux, en refroidissant les zones de peau découvertes, notamment la nuque, par application d’une éponge imbibée d’eau très fraiche voire glacée. 

Un effort… de réflexion 

Si ces mesures ne sont pas prises dès le départ, le coureur s’expose au coup de chaleur ou hyperthermie maligne, accident rare (18 cas cependant lors de cette 15e édition du marathon de New York), mais extrêmement graves dans certains cas, pouvant se terminer alors par la mort.

Rappelons un exemple particulièrement édifiant, celui d’un marathon de qualification pour les Jeux Panaméricains de 1967, disputé à Holyoke (Massachusetts). Par une température de 36 degrés et un degré hygrométrique de 83%. 87 sur 125 engagés – tous très bien entrainés – abandonnèrent. 

Ron Daws, le vainqueur inattendu de ce marathon s’était préparé en étant très chaudement vêtu pendant ses parcours d’entraînement. Ainsi il s’était parfaitement adapté à ces conditions extrêmes : « c’est pourquoi, j’ai souri lorsque j’ai constaté lors du marathon d’Holyoke que le favori Tom Loris était superbement bronzé. Cela indiquait qu’il ne portait guère que son short et ses souliers pour s’entraîner. »

De la même manière, lorsqu’on rencontre du verglas sur la route, pour ne pas voir modifier brutalement sa trajectoire, lors d’un marathon, il faut lever le pied et limiter l’intensité de votre effort si les conditions climatiques sont défavorables. Et, notamment si le degré hygrométrique grimpe.

©Ben Keith-AdobeStock

Des temps de course majorés…

Pendant le marathon de New York 1984, la totalité des participants, les meilleurs comme les autres, ont vu leur temps de course s’allonger considérablement et même, pour certains, dépasser leur marque de l’année précédente de 30 minutes à 1 heure…

S’informer sur ces différents paramètres avant de s’élancer sur les 42,195 km devrait être un réflexe habituel. D’ailleurs, l’AFCF (Amicale française des coureurs de fond) organisatrice du voyage de la délégation française dans la mégapole américaine, consciente de tous ces problèmes, organise désormais des colloques médicaux d’information destinés à ses adhérents et diffuse une publication trimestrielle « Mondial Marathon » où figurent de nombreux conseils tel, notamment, dans son dernier numéro paru quelques jours avant New York, un article de circonstance : « Avant de courir, corrigez et limitez les facteurs de risques. » 

En conclusion, il faut rappeler quelques principes. Aucune personne n’est en assez bonne santé pour se permettre d’être sédentaire. C’est ainsi que si on se réfère à une étude portant à la fois sur une population de 18.000 fonctionnaires inactifs ainsi que sur 2.200 personnes ayant une activité physique effective le week-end, on s’aperçoit que la proportion d’accidents coronariens est nettement moins élevée – environ un tiers en moins – sur les actifs par rapport aux sédentaires. 

Forts de cette certitude concernant  les bienfaits du sport, les Français s’engagent sans retenue dans la recherche d’un nirvana sportif. Mais comme toute thérapeutique, la prescription doit être adaptée à chacun en fonction de facteurs personnels dits facteurs de risque (surpoids, alcoolisme, tabagisme, hypertension artérielle, taux de cholestérol, sédentarité pendant de nombreuses années et surtout parents cardiaques), et aménagée suivant les conditions climatiques, comme New York l’a rappelé lors de son édition 84. Courir nécessite aussi un effort… de réflexion.