Le Grand Raid des Pyrénées, c’est dans moins de 10 jours. En 160 km, il multiplie les montées affichant plus de 1 000 mD+, et les passages en altitude, notamment sur le célèbre Pic du Midi, culminant à 2876 m. Un parcours technique et sauvage, vécu dans une ambiance authentique.

Parmi les temps forts de l’été, ce GRP, le plus costaud des Pyrénées fait rêver. Les coureurs y apprécient son ambiance très authentique. Bien plus intimiste que le grand raout de l’UTMB disputé le même week-end à Chamonix. Et qu’on se le dise, tout aussi corsé. Départ donc à 5h du matin, depuis Vielle-Aure, le 26 août prochain pour ce Grand Raid des Pyrénées. On profitera d’abord de quelques kilomètres plats sur bitume, puis une série de pistes carrossables mènera au Col de Portet (km14,3). Déjà 1 500 mD+ pour cette première montée.

Un pic et quatre cols

S’ouvre alors la réserve naturelle du Néouvielle et ses merveilles. Le sentier longe une série de lacs, au cœur d’une zone granitique magnifique, avec des pins à crochets partout. Après le Col de Bastanet (2 508 m), on redescend vers La Mongie au pied du Tourmalet. Mais avant, une courte mais très raide ascension mène au Serpolet (km29,4).

Là, le pic du Midi, semble si loin et si haut. « Par grosses chaleurs, on a vu plusieurs coureurs en perdition ces dernières années sur ce secteur. Il est important de prendre le temps d’une pause au ravitaillement de La Mongie (km30), », prévient Michel Fropier, directeur de course.  

D’autant qu’on attaque dans la foulée une série de montagnes russes. Et le terrain est très accidenté pour grimper le Col de Sencours, dernier ravito avant le Pic du Midi (km39,7). «  De là il y a 500m à gravir pour atteindre le sommet. Il peut y faire très chaud, il peut y avoir la grêle, le vent très violent peut empêcher les coureurs d’y monter selon les années », rappelle l’organisateur.

Ensuite, de retour à Sencours, on fera le plein d’eau avant la très longue traversée vers le Hautacam. « Il s’agit en fait d’enchainer 4 cols, la Bonida, d’Aoube, Bareilles et la Hourquette d’Ouscouaou. Hourquette signifie col dans les Pyrénées. Et celui-ci est le premier juge de paix. Si on ressort du ravito de Hautacam, on peut aller au bout », détaille Michel.  

©GRP

Cauterets (km98), dernier juge de paix sur le Grand Raid des Pyrénées

Une descente facile sur Pierrefitte, 1ere base de vie (km74) suit. Puis de nouveau, ça grimpe jusqu’au Col de Riou. Cette fois, une bavante de 1700 mD+, entrecoupée par un ravito à Béderet. « La descente sur Cauterets (Km98) est facile sur le GR10. Si on repart de Cauterets, on finit le GRP », assure l’organisateur.

Même s’il faut endurer un autre gros mur jusqu’au Col de Lizey (1 300 mD+). Avec une portion finale droit dans la pente. La descente suivante vers Luz-Saint-Sauveur (km115, 2e base de vie) est très longue mais sans difficulté, toujours sur le GR10.

De Luz, encore une bonne suée (1 200 mD+) avec cette fois avec de nombreuses zones pour relancer, notamment en forêt. A partir de Barèges-Tournaboup (km130), on retrouvera les merveilles du Néouvielle. Des cailloux, encore des cailloux, des lacs et des pins.

La Hourquette Nère (km140) marquera le dernier passage à près de 2 500 m. Attention à la redescente sur le lac de l’Oule. « Cela peut être un long calvaire à cause des cailloux et des racines. Il faut y être vigilant ». Enfin, une courte remontée facile au Col de Portet (km150) et il ne reste plus qu’à se laisser glisser jusqu’à Vielle-Aure. 1500 m en contrebas, la délivrance est là !

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Organisez vos « recos »
du Grand Raid des Pyrénées

En itinérance, en trois ou quatre étapes. On peut se loger à La Mongie (km 30), Pierrefitte (km 74), Luz (km 115) ainsi qu’aux refuges de Bastan et de Campana (km 15 et 30). Au  col de Portet, une buvette, puis des bars à La Mongie. Ensuite, il y a de l’eau, au Pic du midi et un bar à Hautacam. On pourra aussi profiter des restos à Pierrefitte, Cauterets et Luz-Saint-Sauveur et un dernier bar restaurant à Barèges Tournaboup. 

En boucle, de nombreux endroits sont accessibles en voiture. D’Espiaube au pied du Col de Portet pour une boucle dans le Néouvielle (parcours du 40 km), de La Mongie ou Barèges Tournaboup ou le Col du Tourmalet vers le Pic du Midi, ou encore de Cauterets ou Luz Saint Sauveur, avec les cols de Riou et du Lizey.



L’UTMB,  sommet mondial du trail, c’est dans 10 jours. Repérage de cette grande boucle de 170 km et 10 000mD+ autour du Mont-Blanc. 

L’UTMB 20222,  sommet mondial du trail s’annonce très disputé. Le 26 août, Jim Walmsley, Pau Capell, Xavier Thévernard, Tim Tollefson ou encore Mathieu Blanchard seront dans les starting-blocks. Mais la star, de ce sera bien Kilian Jornet. L’ultra-terrestre espagnol sera de retour à Chamonix après avoir boudé quelques éditions. Et ce champion pas franchement Nnormal, nom de sa nouvelle marque est en forme, après sa victoire sur la Hardrock 100 en début d’été. Derrière ces champions, les quatre lettres UTMB font vibrer les trailers du monde entier. Cet ultra mythique n’est pas le plus technique de la vallée Savoie-Mont-Blanc, mais bien le plus magique.

Le parcours de l’UTMB enchaîne dix montées et descentes. On les abordera de jour en plein cagnard, sous la pluie – on ne l’espère pas – ou bien dans la fraîcheur de la nuit. En fonction de l’heure de la journée, ce grand tour de 170 km et 10 000 mD+ n’aura donc pas la même saveur.

Bon à savoir. 5ème élément propose une reconnaissance de l’UTMB en petit groupe de 7 à 8 trailers. Trois sessions du 7 au 10 juillet, du 14 au 17 juillet et du 21 au 24 juillet, 830 €.

UTMB World Series
L’UTMB Mont-Blanc est désormais la finale du circuit UTMB World Series.

Un gros Bonhomme pour commencer l’UTMB

Au départ, pour tous un grand frisson à l’unisson. 17h, le 26 août prochain, sur la place du Triangle de l’Amitié de Chamonix. Au son de Vangelis, sous les hourras du public, le cortège, compact, s’en ira dans la montagne via le col de la Voza.

Mieux vaut partir « en dedans » jusqu’à Saint-Gervais (21e km) et ne pas négliger ce premier ravito. A Notre-Dame-de-la-Gorge (35e km, 3e ravito), la pente se durcit. Débutera une longue ascension, dans la montagne, à la frontale jusqu’au col puis à la Croix du Bonhomme en passant par le refuge de la refuge de la Balme (39e km). C’est le plus gros dénivelé à grimper d’une traite : 1269 mD+ et 14 km depuis les Contamines (30ekm). C’est là que se concentre le plus gros des abandons chaque année sur cet UTMB.

En haut, gare aux appuis sur la caillasse, de même que dans la redescente vers les Chapieux (49e km, première base de vie) que l’on passe tête baissée, dans la nuit noire. On pourra relâcher un peu l’attention sur la portion de route qui mène à la ville des Glaciers (55e km). Suivra une belle montée nocturne de 700 mD+ pour passer le col de la Seigne (60e km) et enchaîner avec le col des Pyramides Calcaires (62e km), point culminant du parcours (2 553 m). Sur cette moraine, entre les éboulis, le passage est technique.

En contrebas, avec les premières lueurs du jour, le lac Combal envahi de linaigrettes (64e km, 5e ravito). Un crochet par l’arête du Mont-Favre (70ekm) et bientôt ce sera Courmayeur (79ekm). Sur cette deuxième base de vie, à mi-course, on recharge les batteries. Car suivra une belle montée vers Bertone : 800 mD+ en 5 km. Ensuite, un peu de répit avec 7 km de sentiers en balcons – jolis – jusqu’à Bonatti puis une nouvelle halte à Arnouvaz (96e km, 7e ravito).

UTMB, une grande boucle pour draguer le mont-blanc en France, Suisse et Italie.
170 km par les sentiers, entre France, Suisse et Italie.

Grand Col Ferret, tout le monde descend

Prochaine étape de cet UTMB : le grand col Ferret. 4,5 km et 700 mD+ de grimpette depuis Arnouvaz, attaquée au lever du jour pour les forts. A suivre une descente interminable jusqu’au ravitaillement de La Fouly (110e km, 8e ravito). Ce sera alors 24 km de dévale avec l’entame d’une remontée pour approcher Champex (3e base de vie). La pause y est bien méritée.

On enchaîne ensuite les « bosses » dans les alpages vers Plan de l’Au, puis les fermes de Bovine avant de redescendre sur Trient (141e km, 9e ravito). L’accueil sera chaleureux et la soupe chaude. Le ravito suivant, c’est Vallorcine (151e km). Le plus gros est fait. Plus que 20 kilomètres. Mais une dernière portion très cassante qui donne le tournis… C’est la fameuse montée à la Tête aux Vents par le col des Montets vers La Flégère – 8 km et 800 mD+. Elle sera pour ceux qui jouent avec les barrières horaires abordées au plus chaud de la journée, le deuxième jour, entre midi et 14h. C’est raide, technique et rageant. Chamonix est là, juste en bas mais il faut faire le tour par La Flégère sans ticket pour le télésiège.

Enfin, la redescente finale, vécue dans un état second. Puis, comme par magie, on oublie ses quadris qui crient quand enfin approche Chamonix…

A 150 jours de l’évènement, l’organisation a dévoilé l’affiche de l’UTMB 2022.  Après 3 années de collaboration avec le dessinateur lyonnais, Matthieu Forichon, Meet your Extraordinary a signé l’identité visuelle de l’évènement cette année.



Malgré un chrono épatant, son 2e meilleur temps en 12 participations, Kilian Jornet a été battu samedi 13 août par plus rapide que lui lors de la 49e édition de Sierre-Zinal, la doyenne des courses de montagne en Europe. Vainqueurs chez les hommes comme chez les femmes, les coureurs Kenyans ont fait la loi. Une domination qui n’est pas sans rappeler celle qu’ils exercent sur le marathon…

Sierre-Zinal, le marathon des courses de montagne

Avec un profil de 2200m D+ et 1100m D- pour 31 kilomètres, la course Sierre-Zinal est souvent comparée à un effort musculaire proche de celui d’un marathon. Et ce n’est pas un hasard si une forte délégation kenyane, invitée sur l’épreuve, est venue se mesurer aux meilleurs athlètes internationaux du circuit des Golden Trail World Series. Avec cette question que tout le onde se posait : s’ils étaient capables de courir vite, les Kenyans seraient-ils aussi capables de tenir la distance ? Et, du même coup, de rivaliser avec l’élite mondiale du trail emmenée par les deux détenteurs du record de l’épreuve, Kilian Jornet chez les hommes et Maude Mathys chez les femmes.

En l’emportant dans les 2 catégories, et en plaçant 4 coureurs dans les 7 premiers, les Kenyans ont fait une démonstration. Et envoyé un message clair : il faudra désormais compter sur eux dans l’univers du trail.

SIERRE ZINAL PROFIL
Un profil typique de course de montagne, avec une première montée terrible.

Mark Kangogo de bout en bout

Partis sur un rythme très élevé, les 2 Kenyans Patrick Kipngeno et Mark Kangogo ont de suite donné le ton : la course allait être rapide et le record de Kilian Jornet pouvait être battu. Durant toute la première partie de course, une montée parfois très sèche de 11 kilomètres, les 2 athlètes ont africains été impressionnants de force. Au ravitaillement de Chandolin, au 12e kilomètre, ils étaient même sur les bases du record détenu par Kilian Jornet depuis 2019 (2h 25mn 35s).

C’est après ce premier ravitaillement que Mark Kangogo a produit son effort et s’est envolé, développant une foulée royale. Certes, le Kenyan a connu de grandes difficultés sur la fin de l’épreuve, visiblement fatigué, mais il avait suffisamment d’avance pour s’imposer en 2h 27mn 31s, avec près de 2 inutes d’avance sur l’Espagnol Andreu Blanes Reig, étonnant second en 2h 29mn 19s. Patrick Kipngeno, également débordé dans la descente, monte sur la 3e marche du podium, en 2h 29mn 35s.

Mark Kangogo dominateur de bout en bout. © Saragossa / GTWS

Kilian Jornet 5e malgré un super chrono

Victime de crampes dès le départ, Kilian Jornet n’a pas été en mesure de suivre les Kenyans dans la montée. Il a même compté jusqu’à 6 minutes de retard au 20e kilomètre, avant de retrouver ses jambes dans la partie descendante. Il termine avec un chrono de 2h 30mn 18s, son 2e meilleur temps en 13 participations à l’épreuve, qu’il a gagnée 9 fois. Assuré de la 4e place, Jornet a pris le temps de saluer ses fans dans la dernière ligne droite, et s’est finalement fait devancer sur la ligne par l’Érythréen Petro Mamu. Philemon Ombogo Kiriago et Robert Pkemoi prennent les 6 et 7e places, complétant la démonstration de la délégation kenyane.

Kilian Jornet saluant ses fans, sera finalement devancé par Petro Mamu. © Saragossa GTWS

Côté français, Frédéric Tranchand était très attendu. 2e de l’épreuve en 2021 derrière Kilian Jornet, 4e la semaine dernière à la Stranda Fjord Trail Race, 3e étape des Golden Trail World Series (après Zegama-Aizkorri et le Marathon du Mont-Blanc), il a hélas connu un jour sans et échoue à la 38e place, loin de son chrono de l’an dernier. C’est l’athlète du team Sidas-Matryx Anthony Felber qui termine premier Français, en 12e position, juste devant le champion d’Europe de trail Sylvain Cachard. Qui découvrait la course.

Esther Chesang devant Maude Mathys

Chez les féminines, la physionomie de la course a été assez similaire à celle des hommes. Partie en tête, la Kenyane Esther Chesang a mené de bout en bout pour s’imposer en 2h 52mn 01s. Tout comme ses compatriotes, Chesang a eu beaucoup de mal à terminer et a bien failli se faire rejoindre dans la descente par la Suissesse Maude Mathys, tenante du titre et recordwoman de l’épreuve. Alors qu’elle comptait plusieurs minutes d’avance à mi-course, la Kenyane l’emporte de 31 petites secondes, tandis qu’une autre Kenyane, Philiaries Kinsang, prend la 3e place.

Côté français, Anaïs Sabrié, donnée parmi les favorites, a également connu un jour sans. La première Tricolore est Mathilde Sagnes, 13e en 3h 09mn 35s.

Ester Chesang a dû vendre des bracelets pour payer son déplacement en Suisse. © GTWS : DR

Les Kenyans vont-ils révolutionner le trail ?

En plaçant 4 athlètes dans les 7 premiers du général, et 2 féminines sur le podium, les Kenyans montrent sans conteste leurs aptitudes à performer en trail. Pour certains, c’est la faiblesse des primes qui expliquerait leur absence sur ces formats, là où les courses sur route ont des dotations bien plus élevées. En se professionnalisant et en gagnant en visibilité, le circuit trail pourrait donc les attirer, et radicalement changer la donne. D’autant que s’ils ont montré des signes de fatigue en fin d’épreuve, les Kenyans sont loin d’avoir les mêmes conditions que les meilleurs traileurs mondiaux pour s’entraîner spécifiquement toute l’année.

On imagine, dans le cas inverse, ce que cela pourrait donner. Mais ces bouleversements pourraient également entraîner un changement radical de mentalité et faire disparaître ce fameux « esprit trail » que nombre d’athlètes et d’amateurs chérissent. Kilian Jornet, qui s’est fait souffler sa 4e place parce qu’il saluait ses fans, doit sans doute avoir son idée sur la question…



Le Marathon de New York fêtera sa 51e édition le 6 novembre 2022. Une ambiance électrique attend 50 000 concurrents qui défileront à travers ses cinq quartiers. Conseils et repérage du parcours.  

Attendu ce Marathon de New York 2022 ! L’an dernier, ce « magic marathon » avait célébré son 50e anniversaire en petit comité. Seulement 30 000 coureurs y avaient participé. C’est 23 000 concurrents de moins qu’en 2019, dernière édition record avec 53 627 finishers recensés. Car avec le Covid, les coureurs de l’espace Schengen avaient été privés de la fête. En effet, la réouverture des frontières aux Etats-Unis était effective le lendemain de la course. Une grande déception pour les Français, qui représentent traditionnellement 7 % des engagés.

Les Français de retour sur le Marathon de New York

Car depuis des décennies, les Français représentent ici le premier contingent d’étrangers. Cette année, plus de 2 500 « frenchies » seront de retour à Big Apple, escortés par les quatre tours opérateurs officiels, Planet Tours, France Marathon, Ouest-Voyages et Sportstoursinternational. Parmi les six World Marathon Majors, New York est de loin le plus mythique. Celui qui fait rêver les coureurs du monde entier. Ici, la liesse est générale. Tout New York s’attroupe sur les trottoirs pour acclamer ses marathoniens.

De Staten Island à Central Park, ce voyage de 42.195 km à travers Big Apple vous laissera des souvenirs impérissables. Mais ce marathon est aussi sans conteste le plus relevé du circuit mondial. Voyons comme gérer au mieux cette traversée des 5 quartiers new yorkais.

©J-P.Durand

Un tour en 5 quartiers

D’abord l’attente sur Staten Island. Ce sera très long. Comptez jusqu’à quatre heures après un premier transfert entre votre hôtel et Manhattan, puis un autre dans les fameux bus scolaires jaunes. Souvent par grand froid, parfois en plein vent. Un conseil : couvrez-vous ! Vieux blouson, pantalon de jogging, bonnet, gants. Jetés après votre départ, ces vêtements seront ensuite collectés par l’association, Goodwill, l’équivalent de notre Emmaüs.

Pensez aussi au sac poubelle, pratique pour s’asseoir sans se mouiller les fesses. Autre indispensable de ce Marathon de New York : des en-cas. Car votre petit déjeuner ingurgité vers 3h du matin, sera déjà loin. Côté boisson, vous trouverez de tout à profusion sur place. Le premier départ sera donné à 9h40, le dernier à 10h55. Il sera difficile de s’échauffer dans les sas. Le premier mile lui sera couru en montée pour enjamber le pont Verrazano. Ne vous emballez pas. Profitez plutôt de la vue sur Manhattan !

Ensuite, ça planera à Brooklyn. Six kilomètres de ligne droite pour cette « autoroute » qui compte un premier faux plat du 12e au 14e km. Après la sérénité des foulées cadencées sur le Verrazano, c’est l’effervescence. Le public s’attroupe sur autour de la 4e avenue (du 5e au 10e km). Les spectateurs scandent des « You can do it » entrecoupés de refrains jazzy. Ensuite, de nouveau le silence dans le quartier juif orthodoxe, entre le 16e et le 17e km. 

©NYRR-Courtesy

Marathon de New York : le second semi plus costaud

Pulaski marquera le semi de ce marathon de New York. Avec au passage, une côte de 400 à 500 mètres avant d’entrer dans le Queens. Courte, mais raide cette montée donne le ton du deuxième semi. Il sera beaucoup moins roulant que le premier ! Suit Queensboro Bridge (24e au 26ekm). Plus d’un kilomètre de montée, en silence, sans spectateurs. Puis au fil de la descente, on se laissera gagner par le brouhaha de de la foule. Elle hurle sur la 1ère avenue. Un virage à angle droit, et là Manhattan s’ouvre à vous.

Bienvenue sur la 5e avenue

Du 27e au 31ekm, ce sera 4 miles en ligne droite dans Manhattan. Des kilomètres interminables et jubilatoires à la fois. L’atmosphère électrise. Encore un pont, celui de Willis dans le Bronx. Ensuite, des relances après les virages de la 3rd avenue et 138th street pour prendre la direction de Central Park.

Bienvenue sur la célèbre 5e avenue. On la remonte à partir 34e  km. Plus d’1,5 km de côte à endurer, agrémenté par la suite,de faux plats entre la 106e et la 80e rue. Un coup de grâce vécu dans l’allégresse. Car c’est tout New York qui vous escorte dans Central Park pour les trois derniers miles. Il faudra encaisser quelques toboggans dans ses allées boisées (après le 36e km), dont une belle grimpette de 800 mètres à un kilomètre du finish. Et voilà « you did it ».

On vous remettra votre médaille, une couverture de survie et un dernier ravito. Si vous avez laissé un sac au départ, il faudra marcher pour le récupérer, en fonction de votre nom de famille, jusqu’à 2 kilomètres. Si vous n’avez pas déposé de sac (la meilleure option) vous aurez droit à un beau poncho en polaire à récupérer un kilomètre après la ligne. Surtout, gardez votre médaille au cou les jours suivants. Les new yorkais vous féliciteront comme un champion.

©NYRR-Courtesy

Bien gérer votre séjour sur le Marathon de New York

Participer au Marathon de New York, c’est d’abord bien gérer le jet lag. Après les heures de vol et l’attente aux douanes, il est tentant en arrivant de s’écrouler sur le lit de son hôtel. C’est une erreur ! Mieux vaut lutter pour résorber rapidement ce décalage horaire. Il est plutôt favorable lorsque l’on traverse l’Atlantique. L’autre piège, c’est de vouloir arpenter en long et en large cette ville qui ne dort jamais les jours qui précédent la course. Essayez plutôt de vous préserver, de faire du jus comme on dit. Pour cela, une arrivée sur le place le vendredi paraît plus appropriée. Vous aurez ainsi le temps de visiter New york après la course, au ralenti, certes, mais en héros !

Le lendemain de votre arrivée, allez faire un petit footing dans Central Park. Pour palper l’ambiance et décrasser les jambes. Il sera ensuite temps d’aller retirer votre précieux sésame. Là encore pour éviter de piétiner au maximum, on choisit de créneau de fin de journée, le vendredi ou le samedi.

Jour J, les détails pratiques

Votre numéro de dossard indiquera votre heure de départ avec un code couleur. Bleu et orange, vous serez sur le pont. Vert ? Vous partirez alors en dessous. Vous devrez entrer dans votre sas 45 minutes avant le départ officiel. Comme évoqué plus haut, l’attente sera longue, souvent dans une ambiance fraîche et ventée. Prévoyez donc le nécessaire. Détail pratique, les toilettes. Ils sont en nombre au départ, y compris dans chaque sas ! Tout au long du parcours, vous en trouverez aussi « dos à la rue ».

Côté ravitaillements, vous en trouverez tous les miles, de chaque coté des rues. Ils proposent de l’eau dans des gobelets, de la boisson énergétique ainsi qu’un gel vers le 30e km. Mais pas de solide ! Tenez-en compte vu que votre petit déjeuner aura été très matinal.



L’Échappée belle, c’est dans moins de trois semaines. Magique mais ultra-technique, la course enchaîne sans répit cols, refuges et lacs au milieu des pierriers de Belledonne. Reconnaissance de l’Intégrale de 149 km du 19 août.  

En quelques étés, l’Échappée Belle s’est vite taillée une sacrée réputation. Avec l’UTMB et l’UT4M, c’est un des ultras les plus difficiles des Alpes. Sa technicité et sa beauté font sa renommée, tout comme l’âme généreuse qui l’anime depuis dix ans. Sur la fameuse Intégrale, on compte ainsi un bénévole par coureur ! Entre Isère et Savoie, le cadre est enchanteur, le terrain piégeur. Une quinzaine de cols s’enchaînent au-dessus de 2 000 mètres d’altitude sur un univers minéral très exigeant.

Chaque été, entre 50 et 70% des engagés jettent l’éponge. « Je donne toujours les trois mêmes conseils : gestion, gestion, gestion. C’est le seul conseil qui vaille ! » explique Florent Hubert. Créateur de l’épreuve et directeur de course, il décompose ici l’Intégrale de 149 km et 11 400 mD+ en trois portions clés.

Une entame façon GR20 corse pour l’Echappée belle

D’abord, un premier gros morceau de Vizille, au Pleynet (62e km), première base de vie. C’est là que se joue quasiment tous les abandons. « Cette section est du même acabit que le GR20 en termes de technicité. C’est une entame très montagneuse est piégeuse. Il ne faut jamais se mettre dans le rouge mais au contraire y progresser très tranquillement » recommande Florent Hubert. Le chemin est un monotrace – sauf sur les 16 premiers kilomètres – entre moraines et gros blocs pierreux.

Certains passages sollicitent les mains. Et les descentes ? Aussi exigeantes que les montées. Pas question d’y rattraper sa moyenne horaire. Autre paramètre essentiel, l’absence d’ombre. « Pendant 46 km, pas un seul arbre. Comme en Corse, on peut évoluer dans un four pendant des heures. La déshydratation guette, il faut être vigilant », rappelle le directeur de course. Il conseille ainsi de courir en manches longues, la tête bien couverte. Il y a certes 4 ravitaillements (Arselle, La Pra, Jean-Collet, Aiguebelle) sur cette Echappée Belle. Mais dans Belledonne, on passe plusieurs heures entre deux ravitos. 2 litres d’eau au dos, c’est le minimum.

Le terrain très minéral et technique de Belledonne rappelle le GR20 Corse. ©MatthieuRieux

Marcher en altitude, en semi-autonomie

François d’Haene a mis 10h sur cette portion de l’Echappée Belle. Pour les derniers, ce sera déjà 22 heures d’efforts. L’altitude est aussi un facteur clé. « Au 30e km, la montée à la Croix de Belledonne, point culminant de la course à 2 926 mètres, laisse des traces. L’effort en altitude est constant. Il faut s’y préparer. Je conseille de marcher avec du gros dénivelé en altitude et de s’entraîner à gérer la semi-autonomie » détaille l’organisateur, également ultra-traileur. Dernier sage conseil :s’accorder une vraie bonne pause sur cette première base de vie. Une, deux ou trois heures pour recharger les batteries, ce sera du temps gagné pour la suite.

Col Morétan, un grand moment

La deuxième section de cette Echappée belle s’ouvre du Pleynet (62ekm) jusqu’à Super Collet (100e km). Ici, on passe la première nuit. Elle sera marquée par la montée au col de Morétan (80ekm) atteint après une longue bavante de 1500 mD+. « Cette montée dans les cailloux est éprouvante. Au sommet, on est pile à la moitié de la course, même si le coureur a souvent l’impression d’avoir fait les 2/3 du circuit », commente Florent Hubert. Un cordage sécurise la descente. La pente est raide (jusqu’à 50°), dans une moraine, avec un gros névé à passer. « De nuit, c’est impressionnant. Cela demande de la lucidité. Je conseille d’aborder la section Le Pleynet-Morétan toujours en dedans, sans forcer. Car si l’on est fatigué au pied du col, on ne grimpera sans doute pas jusqu’en haut. », conseille l’organisateur.

Parfois, quelques névés aux abords des nombreux lacs croisés sur cette Echappée Belle. ©DR

Sur l’Echappée Belle, on relâche seulement pour le dénouement…

Ensuite, un troisième tronçon de Super-Collet (100e km) à Aiguebelle. 50 derniers kilomètres qui se jouent en deux temps. Jusqu’à Val Pelouse, l’avant-dernier ravitaillement, le monotrace, joueur, multiplie les bosses, toujours en altitude et dans les cailloux. Il faut encore une fois en garder sous le pied. Ensuite seulement – enfin ! – on pourra relâcher. Pourvu qu’on ait encore le goût de courir… En effet, la toute fin du circuit suit un sentier souple, au profil descendant.

« On peut sur ces 24 derniers kilomètres gagner énormément de temps. Certains regagnent 200 places entre Val pelouse et l’arrivée. Ceux-là se sont bien réservés. Et ils profitent alors de ces jolis sentiers pour trottiner ! », assure Florent Hubert. Pour sûr, sonner la cloche d’Aiguebelle, rituel final, clôturera un voyage au bout de soi-même.  

Idée de reconnaissance sur 3 jours. Jour 1 : Arselle – Croix de Belledonne – Col de la Mine de fer – Habert d’Aiguebelle – 30km et 2 514 mD+. Difficultés : Croix de Belledonne, col Mine de fer et Brèche Fendue. Jour 2 Habert d’Aiguebelle – Fond de France – Refuge de l’Oule – 37 km et 3 120 mD+. Difficultés : enchainement col de l’Aigleton, col de la Vache, montée au refuge de la Grande Valloire, première section du Morétan. Jour 3: Refuge de l’ Oule – Super Collet – Val Pelouse – Le Bourget – 49 km et 3 665 mD+. Difficultés : seconde section du Morétan, descente du Morétan, montée à la Pierre du Carre, Col d’Arpingon



Malgré la canicule qui a sévi sur Grenoble, plus de 3 500 coureurs ont pris le départ de l’Ut4M qui se déroulait du 21 au 24 juillet dans les 4 massifs du Vercors, Taillefer, Belledonne et la Chartreuse. Dans ces conditions dantesques, Alexandre Boucheix remporte la course phare, le 160 Xtrem, tandis que Sylvain Court s’impose sur la version 160 Challenge devant Yoann Stuck. Super perfs de l’Italienne Valentina Michielli et de la Française Magali Mellon chez les féminines.

UT4M 160 Xtrem : Casquette Verte sans trembler

L’Ut4M 2022 proposait 12 formats de courses différents, du « à la carte » de 20km à 173km, avec des dénivelés allant de 730 à 11 510 mètres et des passages jusqu’à 2 645 mètres d’altitude. Sur la course phare, le 160 Xtrem qui enchaîne les 4 massifs d’une traite en 173km et 11 510m de dénivelé positif, l’infatigable Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, l’emporte en 28h et 28 minutes. Il termine avec plus d’une heure trente d’avance sur le deuxième, Nicolas Prin. Steeve Gobert monte sur la 3e marche du podium.

Il était venu pour gagner, il a triomphé. Casquette Verte est infatigable ! © Ut4M / Nacho Grez

Chez les femmes, l’Italienne Valentina Michielli se classe à la 6e place du scratch et boucle sa course après 33h et 23 min de course. Elle signe une impressionnante performance pour son premier format de plus de 150 kilomètres, maintenant une belle moyenne de course de 5,25 km/h. Elle devance une autre Italienne, Maria Ilaria Fossati. La première Française, Ghislaine Trilliat, termine 3e.

Valentina Michielli a été d’une régularité exemplaire durant les 171km de la 160 Xtrem. © Ut4M / Y. Gaige

160 Challenge : Sylvain Court au finish

Sur la version 160 Challenge, où les concurrents enchaînaient les 4 massifs sur 4 jours de course, le suspense a été total. La bataille finale a eu lieu le dernier jour entre Sylvain Court (Team Kinetik) et Yoann Stuck (Team I-run). Le départ, donné en fonction des écarts des 3 premiers jours de course, a offert une poursuite féroce. Parti en tête, c’est finalement Sylvain qui l’emporte avec 6 minutes 50 secondes d’avance sur Yoann. Arrivé 14 minutes plus tard, Clément Dieudonné (Team CS Megève) a décroché la troisième place.

Belle victoire de Sylvain Court après une sacrée bataille avec Yoann Stuck. © DR

Impressionnante Magali Mellon sur la 160 Challenge féminine

Dans la course féminine, Magali Mellon (Team FK Studenterna) a passé la ligne d’arrivée avec un cumulé de 21h19 de course. Elle prend la 26e place au scratch. Elle devance au final de plus d’une heure Aline Coquard (Team EOL athlétisme). Pélagie Olivier (Team DEL Transport) monte sur la troisième marche du podium.

Le sourire de Magali Mellon, 26e au scratch et première féminine de la 160 Challenge. © Ut4M / Y Gaige

UT4M 100 Master : Stéphane Évêque Mourroux s’impose

Seconde « grande » course de l’UT4M 2022, la 100 Master a été le théâtre d’une rude bataille. Stéphane Évêque Mourroux l’emporte en 12h45, avec 19 petites minutes d’avance sur Nicolas Perrier. Ce dernier raconte : « C’était une course très éprouvante et sans véritable repos pour espérer correctement me positionner » Une seconde place obtenue dans la douleur, à cause d’une chute en descente dans le massif de Belledonne. Hugo Smets termine à la troisième place.

Christine Selman loin devant chez les féminines

Chez les femmes, l’écart est plus marqué. Christine Selman (Team AsicsFrontRunner) rafle la première place et se positionne 22e au scratch. Elle termine avec une très large avance fulgurante de plus 2h30 sur Céline Gibard-Grobaud (Team Montluçon Athlétisme). Cette dernière ne devance en revanche que d’environ 12 minutes Guislaine Verrier (Team Aclam), 3e.

Les podiums des autres courses

UT4M Challenge 80

Hommes
Romaric Pelloux Thygat
Mathieu Esmieu
Robin Dieumegard

Femmes
Rachel Pain 
Marie Duthel
Pauline Astruc

UT4M Chartreuse 40

Hommes
Fabrice Arène 
Nicolas Hairon 
Tibère Debizet 

Femmes
Flora Barboche
Camille Poulain 
Margaux Mentec Bette

UT4M Chartreuse 20

Hommes
Kevin Roux
Anthony Isabelle 
Jonathan Virapin

Femmes
Emma Durand-Poudret
Isabelle Teddy 
Pauline Kordalski

Pour retrouver les résultats complets de toutes les courses, c’est ici



La Hardrock 100 était la course la plus attendue du mois de juillet 2022 par les amateurs d’ultra-trail. Et elle a tenu toutes ses promesses. D’abord pour l’incroyable bras de fer entre Kilian Jornet et François D’Haene. Ensuite pour le retour de Courtney Dauwalter sur cette course qu’elle avait dû abandonner en 2021. Le spectacle a été total.

161 km à 3300 mètres d’altitude moyenne

Si la Hardrock 100 ne fait « que » 161 kilomètres pour 10 000 m de D+, soit moins que l’UTMB du Mont-Blanc par exemple, c’est son profil en dents de scie et son altitude qui la rendent si exigeante. Quand on sait qu’au-dessus de 2000m, les effets du manque d’oxygène se font sentir, imaginez courir à 3300 mètres d’altitude ! Et même gravir un sommet à plus de 4 280 m. C’est donc cet immense défi que propose la Hardrock 100 au départ de Silverton, dans le comté de San Juan, Colorado. Un ultra mythique ouvert chaque année à 145 coureurs soigneusement sélectionnés, et qui se court en alternance dans le sens des aiguilles d’une montre (le parcours le plus difficile, au menu cette année) ou dans l’autre.

HARDROCK 100 PROFIL
Le terrible profil de la Hardrock 100.

Jornet / D’Haene : le duel des champions

C’était sans doute le duel le plus attendu de ce début de saison : les retrouvailles entre l’extraterrestre espagnol et le champion français, 5 ans après l’UTMB 2017 remporté par D’Haene devant Jornet. Un combat plein d’enjeux entre d’un côté le Français, vainqueur en 2021 et désireux d’établir un record du parcours dans ce sens horaire, et de l’autre l’Espagnol, 4 fois vainqueur en autant de participations, et qui n’était pas revenu sur la Hardrock depuis 2017. Un combat de marques également, entre le leader du team Salomon et celui qui a quitté le célèbre équipementier pour créer sa propre marque, NNormal, en mars 2022.

HARDROCK 100 DEPART
Dossard N°1 oblige, le tenant du titre François D’Haene s’élance en tête de la Hardrock 100 2022. © DR

Une Hardrock 100 jusqu’au bout du suspense

Les amateurs de suspense auront eu droit à une course de rêve. Jusqu’à 12 kilomètres de l’arrivée, c’est-à-dire pendant près de 150 kilomètres, les deux champions n’ont jamais été distants de plus d’une minute. Au point que de nombreux observateurs se sont imaginé une sorte de statu quo implicite pour qu’ils franchissent la ligne ensemble, main dans la main. Sauf qu’aucun des deux protagonistes n’était dans cet état d’esprit. Au contraire, l’engagement était total, et la victoire appartiendrait à celui qui serait le plus costaud.

Et c’est dans les derniers kilomètres, en pleine nuit, que Kilian Jornet a su faire la différence, pour s’imposer de 5 petites minutes seulement. Cerise sur le gâteau, c’est le second membre de la team NNormal, Dakota Jones, qui monte sur la troisième marche du podium. L’Américain aura d’ailleurs été l’autre grand animateur de la course. Très en forme, il a accompagné les deux champions pendant plus de la moitié de la course, prenant même la tête et comptant jusqu’à 20 minutes d’avance, avant connaître un passage à vide et de rétrograder à la 3e place.

HARDROCK 100 TRIO DE TETE
Dakota Jones, François D’Haene et Kilian Jornet, les 3 fantastiques de cette édition 2022. © DR

5e Hardrock, 5e victoire et record pour Kilian Jornet

En s’imposant en 21h36mn51s, Kilian Jornet enregistre donc une cinquième victoire en cinq participations, cinq ans après son dernier triomphe. Il bat également de plus d’une heure le record de l’épreuve dans le sens des aiguilles d’une montre, qu’il détenait depuis 2014 en 22h 41mn 33s. Il montre surtout que même s’il s’est focalisé depuis quelque temps sur des formats plus courts, type Zegama, il reste également le patron sur l’ultra-distance.

HARDROCK 100 JORNET VICTOIRE
Auteur d’un finish exceptionnel, Kilian Jornet s’impose pour la 5e fois. © DR

Courtney Dauwalter exceptionnelle

Si la course masculine a tenu les observateurs en haleine, il n’y a guère eu de suspense chez les femmes. Annoncée archi-favorite, Courtney Dauwalter a tenu son rang et dominé l’épreuve de bout en bout. Même si la concurrence était relevée, avec notamment l’expérimentée Darcy Piceu, triple vainqueur de l’épreuve de 2012 à 2014, personne n’a pu suivre le rythme effréné de l’Américaine. En gérant parfaitement sa progression, et surtout son alimentation (des problèmes gastriques l’avaient contrainte à l’abandon au 100e kilomètre l’an dernier), Dauwalter a réalisé une course parfaite.

Elle s’impose en 26h 44mn 36s, s’offrant au passage une fantastique 6e place au scratch. Elle pulvérise au passage de près de 2 heures le record de l’épreuve, détenu depuis 2010 par l’Américaine Diana Finkel en 28h 32mn 06s. Dauwalter bat même celui du parcours en sens inverse, également propriété de Diana Finkel, qui avait réalisé 27h 18mn 24s en 2009.

HARDROCK 100 COURTNEY ROCK
Courtney Dauwalter devant le rocher mythique figurant l’arrivée de la Hardrock. © DR

Stephanie Case 6 heures plus tard

Pour mesurer plus encore l’exploit de Courtney Dauwalter, il faut considérer les écarts qu’elle est parvenue à creuser. L’Américaine devance ainsi de plus de 6 heures la spécialiste de l’ultra-distance canadienne Stephanie Case, qui termine sa première Hardrock 100 en 32h 52mn 46s. Troisième féminine, l’Américaine originaire de Silverton Hannah Green signe un chrono de 34h 26mn 39s. Quant à Darcy Piceu, qui avait en 9 participations jamais fait moins bien que seconde, elle échoue cette année au pied du podium.

Voir le classement complet de la course



Le Natureman Var Explorer aura lieu du 17 au 19 septembre. 48 heures et 380 km cumulant natation, vélo et course entre Sainte-Maxime et les Gorges du Verdon.

Ce Natureman Val Explorer promet de l’inédit, du 17 au 19 septembre. Seul ou  équipe, l’épreuve traversera ainsi tout le département du Var. Au total, 380 km non-stop, assortis de 7300 mD+.  En 48 heures, 11 étapes ravitaillements et un enchaînement rythméde natation, de vélo et de course à pied.

Dans le détail, 3 séquences de natation en mer et lac en 3,5km cumulés. Il y aura aussi 6 sections cyclistes en vélo de route, VTT et ou Gravel en 325 km. Enfin, 3 segments en trail en 48,5 km.

60 coureurs solos et 60 équipes sont attendues sur l’évènement.

Natureman Var Explorer, un triathlon géant de Sainte-Maxime aux Gorges du Verdon

Son parcours s’élancera depuis un bateau en Méditerranée à Sainte-Maxime. Les concurrents prendront la direction du Massif des Maures. Cannet-des-Maures, le Haut-Var, village d’Aups « capitale de la truffe » , le lac de Saint-Cassien, Draguignan pour commencer…

En seconde partie, la difficulté résidera dans la remontée des Gorges du Verdon, en vélo et trail. Mais le jeu en vaudra la chandelle ! L’environnement s’annonce enchanteur à l’approche de ces gorges mondialement connues.

Aventure solidaire et version féminine

Suite aux incendies de 2021 qui ont détruit 8000 hectares de la forêt, l’évènement a lancé une cagnotte. Il s’agit d’aider la reforestation et à la sensibilisation au respect de l’environnement local; onparticipe.fr

De plus, une Naturewoman Liv Explorer sera proposée. Celle-ci autorise uniquement les équipes 100% féminines à s’inscrire à 4 personnes pour se relayer. Les équipes hommes seront limitées à 3 relayeurs au maximum.  

Cette année, l’équipe LIV féminine regroupera Nathalie Simon et ses collègues ambassadrices. Une équipe constituée de 4 femmes des différentes agences pôle emploi en Provence représenteront également l’inclusion des femmes dans ce sport. 



Run in Lyon revient le 2 octobre. Toujours trois formats de course, 10 km, semi ou marathon sur de nouveaux parcours entre Rhône, Saône et monuments phares de la capitale des Gones.

Incontournable d’automne, ce Run in Lyon.  De tous les « Run in » lancés par ASO, c’est sans conteste celui qui a pris la plus grande envergure. Run in Mont-Saint-Michel a disparu du calendrier, tout comme Run in Marseille, en pause pour l’heure. Reste Run in Reims, autre rendez-vous d’octobre, mais moins couru toutefois que son cousin de Rhône-Alpes.

Pour manger du Lyon, le 2 octobre, toujours le même triptyque à l’affiche. 10 km, semi-marathon ou marathon au choix. Quel que soit le format de course choisi, les berges des deux fleuves qui lézardent la ville, le Rhône et la Saône accompagneront les coureurs sur les nouveaux parcours.

Trois circuits entre Rhône et Saône

Le 10km s’élancera du palais de justice. D’abord, quelques kilomètres le long des quais de Saône. En passant par le conservatoire de musique, la presqu’île et la place des Terreaux. Les participants fouleront ensuite les berges du Rhône. L’arrivée sera jugée sur la majestueuse place Bellecour.

Le semi-marathon emmènera les coureurs le long des quais. Des abords de l’île Barbe et jusqu’au pont Paul Bocuse. Puis le cortège longera la Croix Rousse et la place des Terreaux. Pour finir, direction les berges du Rhône avant de rejoindre la place Bellecour, théâtre du final.

Enfin, le marathon. En 42,195 km un grand tour dans Lyon. Passages près de l’île Barbe, puis au parc de la tête d’or. Ensuite, jusqu’au parc de Gerland et de confluence, pour finir à Bellecour également. s

Cette année, Run In Lyon by Harmonie Mutuelle propose de courir pour la bonne cause. Il est possible de soutenir l’association lyonnaise Une Souris Verte. Depuis 30 ans, elle permet paux enfants en situation de handicap ou atteints de maladie chronique de vivre et grandir pleinement dans notre société. 

Les inscriptions sont ouvertes sur Time To.



C’était un de ces week-ends comme le monde du trail les aime, avec de belles courses un peu partout dans les montagnes, du Mercantour à la Corse en passant par les Pyrénées espagnoles et les Alpes suisses. Et les Français ont encore brillé. Retour sur les 4 événements majeurs.

UTCAM : Benoît Girondel et Pau Capell ultra-dominateurs

UTCAM GIRONDEL © Lionel Lecourtier - Activ_Images
Benoît Girondel tout en maîtrise sur le 125km de l’UTCAM 2022. © Lionel Lecourtier / Activ_Images

Plus de 2000 traileurs avaient rallié le sud-est de la France pour participer à l’une des 8 courses de l’UTCAM 2022. Vainqueur du format 75km en 2021, la tête d’affiche française Benoît Girondel était en lice sur le 125km et 7400m D+, la plus longue des épreuves de cette 8e édition. Parti de Monaco, l’athlète de la Team Asics, double vainqueur du Grand Raid de La Réunion, a mené de bout en bout pour s’imposer à Saint-Martin-Vésubie avec plus d’une heure d’avance sur le second. Chez les femmes, c’est la tenante du titre, Daphnée Derouch, qui l’emporte pour la seconde année consécutive.

Même domination pour le champion espagnol Pau Capell. Privé d’UTCAM pour cause de blessure l’an dernier, il s’est adjugé le format 50km en battant le second de plus d’une demi-heure. Chez les féminines, c’est Manon Gras, seconde l’an passé, qui s’adjuge la victoire.

A noter également les victoires de Lucas Laforet et Hannah Derksen sur le 95km, de Thibault Legarff et Jeanne Maillot sur le 75km et de Sébastien Poesy et Stéphanie Reymond sur le 30. Quant aux deux formats courts, ils ont vu la victoire de Vincent Viallefont et Virginie Bourdrez sur le 10km et d’Alexis Gigant et Valérie Raibaut sur la montée sèche de 5km.

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Restonica Trail : Marmissolle, un Basque en terre Corse

RESTONICA BENAT MARMISSOLLE
Beñat Marmissolle a fait la loi en terre corse. © DR

Le Basque Beñat Marmissolle ne connaissait pas les sentiers corses, mais il n’a pas hésité à défier les coureurs locaux sur la plus longue des distances du Restonica Trail, l’Ultra-Trail di Corsica, 110km pour 7200D+. Bien lui en a pris puisqu’après une nuit au coude à coude avec le Corse Noël Giordano, vainqueur du 64km en 2021, Marmissolle s’est peu à peu détaché dans la seconde partie de la course. Il l’emporte avec finalement près de 2 heures d’avance sur Giordano et le Suisse Diego Pazos, ex-aequo. Marmissolle échoue à seulement 7 petites minutes du record de l’épreuve, détenu par le Corse Lambert Santelli en 15h 41mn. Chez les femmes, la victoire revient à Delphine Avenier, qui l’emporte avec presque 3 heures d’avance sur sa dauphine.

Dans la version Relais, c’est l’équipe La Suarellaise/GFCA composée de Fabien Ruggeri, Ange-Marie Morange, Axel Mondain et Valentin Bricquet qui s’impose.

3 autres courses étaient au programme de cette édition marquée par un record de participation, avec plus de 1800 inscrits. Sur le Restonica Trail (69 km, 4000D+), Gautier Airiau et Julie Marini s’imposent. Sur le Tavignanu Trail (33 km, 2500D+), la victoire revient à Anthony Quilici et Léna Bonnel. Enfin, sur le Giru di Tumbonu (17km, 650D+), Bruno Mazzucchelli et Victoire Alzon montent sur la plus haute marche du podium.

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Val d’Aran by UTMB : le couple Grangier / Schide fait le show

VAL D'ARAN KATIE SCHIDE
Pour une première dans les Pyrénées, Katie Schide a montré toute sa classe, en terminant 6e au scratch. © de

Il y avait également foule au cœur des Pyrénées espagnoles pour la deuxième édition du Val d’Aran, première sous le label UTMB. Parmi les 3600 coureurs inscrits sur l’ensemble des courses, on attendait de voir ce qu’allait faire le couple star du trail, le Français Germain Grangier et l’Américaine Katie Schide. Les deux athlètes The North Face ont parfaitement tenu leur rôle. Germain Grangier s’impose facilement sur le format le plus long, la VDA (160km et 10200D+) avec une heure d’avance sur le second. Chez les féminines, c’est la Française Amandine Ginouves, 2e de la Diagonale des Fous 2021, qui l’emporte.

Quant à Katie Schide, elle l’impose également, mais sur le format intermédiaire de la CDH (105km et 6100m D+). Elle réalise même l’exploit de finir 6e au général d’une course remportée par l’Espagnol Andreu Simon Aymerich.

Enfin, sur la PDA, le format le plus compact (55km), c’est un Chinois qui monte sur la plus haute marche du podium. L’athlète du team Hoka One One Yanqiao Yun bat le second d’à peine une minute, tandis que chez les femmes, c’est l’Espagnole Maite Maiora, championne du monde de Skyrunning Ultra en 2021, qui s’impose.

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Trail Verbier Saint-Bernard : les Français et les Suisses brillent

VERBIER SAINT BERNARD ANTOINE BOUCHET
Antoine Bouchet remporte le très technique Trail Verbier-Saint-Bernard. © DR

Les Alpes suisses ont aussi attiré du monde, avec la 14e édition du fameux Trail Verbier-Saint-Bernard. Réputée pour ses parcours techniques et authentiques, cette étape de l’UTMB World Series a couronné le Français Antoine Bouchet et la Suissesse Emily Vaudin sur la plus longue des distances, l’X-Alpine (145km et 9300mD+).

Sur l’X-Traversée (76km/ et 5300mD+), c’est le Suisse Martin Lustenberger et la la Française Manon Bohard, superbe 4e au scratch, qui s’imposent. A l’instar du Val d’Aran, c’est également un Chinois qui l’emporte sur le le Verbier Marathon (45km/4000mD+). Parti en favori, Jiasheng Shen a mené de bout en bout pour s’imposer sur la course la plus technique du week-end. Chez les femmes, c’est la Française Lucie Ochs qui monte sur la première marche. Enfin, sur la X-Plore (26km/1700mD+), le Français Carl Maugain gagne chez les hommes et la Sud-Africaine Lindy-Lee Folsher chez les femmes.

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Le samedi 25 Juin prochain, Patagonia organisera la troisième édition de Running Up For Air, course caritative dédiée à la sensibilisation à la qualité de l’air.

Running Up for Air (RUFA), course à l’initiative de Patagonia se déroulera le 25 juin prochain dans quatre villes de France ainsi que de manière virtuelle, sur Strava. On pourra ainsi participer à cette course à Paris, en partenariat avec Trail Runner Foundation, mais aussi à Bayonne, Chamonix et Montpellier avec les magasins Patagonia.

Running Up for Air, un challenge solidaire sur Strava



Le format de course est libre. Entre 1 et 24 heures, seul ou à plusieurs, dans des escaliers ou les montagnes… Chacun participe où il le veut et à sa manière grâce au challenge Strava créé pour l’occasion. L’objectif : cumuler un maximum de dénivelé positif. Ce qui permettra de lever un maximum de fonds pour la préservation de l’air que l’on respire.

L’argent récolté ira directement à 18 groupes environnementaux européens. Tous mènent des actions concrètes et s’engagent sans relâche afin de sensibiliser et trouver des réponses à cette problématique.

On ne le dit pas assez mais chaque année, près de 800 000 personnes décèdent des conséquences de la pollution atmosphérique. Le plus souvent des enfants, des personnes âgées ou fragilisées.

La pollution, les coureurs y sont particulièrement exposés. Lors d’une course, on inspire et absorbe de grandes quantités de particules toxiques. Jusqu’à 10 fois plus qu’en temps normal.



Le Marathon de La Rochelle, dernier beau marathon du calendrier revient le 27 novembre. Et pour sa 31e édition, il renoue avec son finish historique sur le Vieux Port.

Après une belle trentième édition, le Marathon de La Rochelle attend à nouveau 11 000 coureurs, le 27 novembre prochain. En plus du célèbre marathon (6 500 dossards), un duo (900 équipes) et un relais entreprises (150 équipes) sont à l’affiche. Mais l’événement rochelais propose également un 10 km (3 000 dossards), qui partage désormais le même finish que le marathon.

Un dernier kilomètre en fanfare sur le Vieux Port

Cette année, les cortèges retrouveront le Vieux Port. Un grand retour après cinq années de pause. Le dernier kilomètre s’annonce intense. Après la rue Dupaty, on passera pour la première fois devant l’hôtel de Ville. Ensuite, ce sera les quais Maubec et Duperré sous les ovations du public massé. De quoi porter jusqu’à la zone d’arrivée, esplanade Saint-Jean d’Acre, au pied des tours emblématiques.

Marathon de La Rochelle, un parcours à record 

Ce joli circuit entre centre-ville et bord de mer, en deux boucles est réputé pour être rapide. L’an dernier, les trois premières femmes avaient ainsi battu l’ancien record, désormais actualisé en 2h23’38’’. Le record masculin lui, difficilement atteignable est toujours affiché à 2h07’13’’. Derrière les élites, les amateurs avaient aussi réalisé de belles performances en novembre dernier. Ainsi, 93 concurrents s’étaient classés en moins de 2h45 et 373 en moins de 3h.

De belles récompenses

Performant donc, ce Marathon de La Rochelle, l’un des plus anciens marathons français. Mais on l’apprécie aussi pour le décor, l’ambiance et la qualité de son organisation. Depuis 30 ans c’est une association (retrouvez notre interview de Nicolas Mauny, son responsable interrogé l’an dernier, à l’occasion de la 30e édition). De nombreuses animations jalonnent la course tandis que les 1300 bénévoles mobilisés ne ménagent pas leurs encouragements. A l’arrivée, de belles récompenses : une bourriche d’huitres et un coupe-vent accompagnent la médaille finisher. L’organisation met un point d’honneur à proposer le dossard à prix attractif. Ainsi, pour le marathon, le dossard est affiché à 57 euros jusqu’au 15 juin, et passera à 66 euros ensuite. C’est donc le moment de s’inscrire !



Cap sur nos littoraux cet été pour profiter des courses de bord de mer, les pieds dans le sable…

11 juin – Bandol Classic (84). Trois options pour participer à la Bandol Classic, un 5,7 km festif à courir déguisé (10h), un 11,5km nature passant par la plage (19h) ou bien encore une version au clair de lune (22h30) pour 11,5 km nocturne. Pour l’occasion, la plage sera balisée à la bougie !

26 juin –– Transléonarde à Guissény (22). Vingtième anniversaire pour ce Marathon du Finistère. Vivifiant, il est tracé entre Plouescat et Guissény, en passant par la côte. On peut profiter du bord de mer à deux sur le marathon, ou participer au Trail des Naufrageurs de 14 km, ainsi qu’aux marches de 10 km et 18 km. La course fait partie des Festiviales-Challenge de la Convivialité. Bonne ambiance assurée !

1er juillet  – Course du soleil à La-Londe-Les-Maures (83). Départ à 20h15 pour 5 ou 10 km sur cette Course du Soleil. On profitera du soleil couchant en bord de mer, en passant sur le port Miramar notamment. On pourra choisir au 2ekm, en fonction de sa forme la distance à parcourir. Autant faire durer le plaisir, non ? A l’arrivée, un bon ravitaillement convivial. Tarif unique de 12 euros.

3 juillet – Semi de l’Ile de Batz (29) On prend cette fois le large pour un ou deux tours de l’île bretonne en 10,5 km ou 21 km. La course est originale, conviviale, nature. Vous en prendrez plein la vue et ne pourrez pas vous déshydrater : 14 ravitaillements sur le semi ! Premier départ à 14h de Pors Kernoc. Traversée en bateau (départ toutes les 30 minutes) depuis Roscoff.

3 juillet – Entre plages et chemins creux à Pornichet (44). 14e édition pour cette course nature de Pornichet qui regroupe trois distances autour du Port d’Echouage, lieu de départ et d’arrivée. On pourra donc s’élancer pour 9 km (9h15), 21 km (9h) ou 31 km (8h15) sur les plages et chemins de cette station de Loire-Atlantique.   

Courir à Pornic. Un grand défilé d’été en Loire-Atlantique.

Courses de bord de mer, cap sur l’Atlantique

9 juillet – Entre mer et forêt au Touquet (62). On choisit semi (label régional) ou alors 10 km (label national) pour fêter le premier week-end des vacances « Entre mer et forêt« . Le départ sera commun, à 17h, sur des parcours 100 % nature, à l’ombre des pins, en passant par la corniche et la Baie de la Canche, avant le final, sur la piste du stade Ferdi Petit.

17 juillet – Courir à Pornic (44). Courir à Pornic, c’est une course de 10,6 km à label département. Le circuit compte quatre boucles. D’abord, une boucle en ville le long du port puis trois boucles, avec une côte de 200 m sélective. Egalement un 3 km et des courses enfants.

17 juillet – Virée des Galopins à Soulac-sur-Mer (33). L’océan, la dune, la forêt pour cette Virée des Galopins de 15 km en nature. On court ainsi sur le GR8, de la pointe du Médoc au cœur de l’été. On peut également s’engager sur le 6 km « route » dans le centre de Soulac.

24 juillet – Foulées du Large à Quiberon (56). A Quiberon, 5 km ou 10 km (label FFA) au choix. Ce sera ainsi un tour en deux ou en trois boucles, sur un nouveau circuit roulant, autour de la place Hoche. Des courses jeunes de 1 et 2 km ainsi qu’une randonnée solidaire de Tribu Cancer le long de la mer sont aussi proposées sur ces Foulées du Large.

24 juillet – Perros-Guirec (22) 20 km de la Côte de Granit Rose à Perros-Guirec (22) 20 km le long de la Côte de Granit rose, du port de Trébeurden à Perros Guirec, en passant notamment par Ploumanac’h. Le 10 km partira lui de la plage de Landrellec à Pleumeur-Bodou. Egalement un 6 km à Trégastel, en soutien de la Ligue contre le cancer.



Angkor, sera une nouvelle fois la chasse gardée des trailers pour quelques jours lors de l’Ultra-Trail d’Angkor qui proposera 6 formats de course le 4 février 2023.

Courir cet Ultra-Trail d’Angkor est un privilège inédit. Il s’agit de la seule compétition autorisée à fouler le site de Siem Reap, joyau naturel et culturel classé au patrimoine mondial de l’Unesco.  Lors de la dernière édition, plus de 1200 participants, venant de 44 pays étaient au rendez-vous.

Ultra-Trail d’Angkor, de 16 km à 100 km

L’organisation française est emmenée par SDPO et l’emblématique Jean-Claude Le Cornec. Elle propose six formats : 100 km, 64 km, 42 km, 32 km, 16 km et 16 km en marche nordique.

En tout cas, quelle que soit la distance choisie, l’émerveillement sera de la partie. Sentiers serpentant dans la jungle, temples-montagnes dévorés par les racines géantes des fromagers, pistes filant à travers les rizières et villages… Les spots s’enchaînent sur ces parcours inédits. Ici, pas de sommet à gravir. Le dénivelé est anecdotique. En revanche, la difficulté est ailleurs. En février au Cambodge, il faut chaud, très chaud. Cette chaleur moite, principale difficulté à gérer. En plein hiver, c’est un choc thermique important pour les coureurs européens.

SDPO s’occupe de votre hébergement et propose plusieurs séjours touristiques autour de cet évènement avec des excursions possibles au Vietnam sur la baie d’Halong, le Mékong ou encore en Thaïlande à Phuket. A partir de 600 euros, vous pourrez profiter d’une semaine inoubliable et d’une cure de soleil exquise en plein hiver !



7585 coureurs ont participé à la course Eiffage du Viaduc de Millau le 22 mai. Une 6e édition ensoleillée, remportée par des athlètes ukrainiens.

Effet waouh garanti pour cette Course Eiffage du Viaduc de Millau. Inédite, elle comprend un aller-retour sur le plus haut viaduc du monde. Suspendu à 270 mètres du sol, l’ouvrage est fermé à la circulation pour l’occasion.

La 6e édition de cette course, qui se dispute tous les deux ans seulement, était attendue, avec 9000 inscrits.

Ce week-end du 22 mai, tous le commerçants ont joué le jeu, affichant fanions, affiches et ballons aux couleurs de l’événement millavois. 7 585 concurrents ont bouclé la course sous un soleil étincelant. Les coureurs ont eu un peu moins de 4h pour boucler la distance (23,7 km) avant que l’autoroute n’ouvre à nouveau aux automobilistes.

2,5 km en aller-retour sur le viaduc de Millau

A 9h, Yannick Jauzion, ancien rugbyman du Stade Toulousain a donné le « go » en bas du boulevard de l’Ayrolle. Dans le peloton, l’esprit est hyper sportif et très dynamique. On attaque par une mise en jambes de 5 km en plat descendant. D’abord en centre-ville puis rapidement en suivant les gorges du Tarn, un cadre très agréable.

Au 6e km, une première montée en lacets sur l’ancienne piste du chantier. 30% de pente pour rejoindre le plateau du pont et profiter du premier ravitaillement.

Au 10ème km, un segment chronométré permet aux meilleurs coureurs de se challenger sur la section du viaduc. 2.5 km d’un faux plat (très) montant pour traverser cet ouvrage Eiffage. 2,5 km inédits que l’on vit comme suspendu en l’air Au demi-tour, un groupe de musique assure une ambiance de feu. Et l’on repart en sens inverse avec le sourire.

Cette fois, ce sera en une traversée en descente, qui permettra de souffler un peu. Car il fait chaud, très chaud, avec 28°C relevés en milieu de matinée.

L'Ukrainien Mykola MEVSKA a remporté la course Eiffage du Viaduc de Millau en 1h20.
L’Ukrainien Mykola MEVSKA a remporté la course Eiffage du Viaduc de Millau en 1h20. ©Anthony Chaumontel

Des Ukrainiens vainqueurs

Ensuite, ce sera la dernière montée au 18ème km avant la redescente vers Millau. Presque 5 km pour dérouler les jambes et surtout se rafraichir. Car parmi les spectateurs –  il y en avait partout ! – beaucoup avaient sorti les tuyaux d’arrosage… Quelle belle idée ! Public enthousiaste, course inédite, ambiance conviviale et musicale : on a adoré courir cette Course Eiffage du Viaduc de Millau.

Dans le cortège, des coureurs venus de 43 pays. En tête des athlètes ukrainiens, invités par l’organisation ont remporté l’épreuve. L’Ukrainien Mykola Mevska a bouclé en 1h20’32’’, avec deux minutes d’avance sur le Français Brice Baubord, qui a été le plus rapide sur le segment chronométré du Viaduc.

Chez les femmes, Valentyna Veretska a gagné en 1h34’10’’ devant sa compatriote Maryna Nemchenki en 1h39’48’’.



Le Marathon le plus haut du monde s’est déroulé sur le Kilimandjaro, le 9 mai. Le Suisse Roberto Delorenzi et la Philippine Sandi Menchi Abahan ont signé des records du monde en cumulant trois épreuves hors-normes.

Nouveaux records du monde sur le Kilimandjaro, le 9 mai. La Fédération Internationale de Skyrunning annonce le succès du plus haut marathon du monde, organisé sur le toit de l’Afrique. Ce World’s Hightest Marathon a regroupé trois distances (KV, marathon et ultra) sur le sommet tanzanien. C’est la première fois dans l’histoire de la course en montagne qu’une tentative aussi ardue se déroule à cette altitude.

Trois courses pour le marathon le plus haut du monde

Après une semaine d’acclimatation, les participants ont ensuite disputé une, deux ou les trois courses le dernier jour. En atteignant 4 895 m, les épreuves ont ainsi débuté avec un Vertical Kilometer®. Ce fut une montée sèche de 3,5 km avec 1 000 m de dénivelé postifi jusqu’au sommet du pic Uhuru, culminant à 5 895 m.

De là, le marathon le plus haut du monde s’est élancé. 42.195 km, avec d’abord 1 836 m de dénivelé positif, puis une descente exigeante sur 3 700 m de dénivelé négatif. Ensuite, une autre descente au programme… Cette fois, 11,4 km pour un total de 53,6 km et 4 800 m de dénivelé négatif.

Roberto Delorenzi, en route pour ses records du monde sur le marathon du Kilimandjaro, le plus haut du monde.
Roberto Delorenzi, en route pour ses records du monde sur le marathon du Kilimandjaro, le plus haut du monde.

Expérience fantastique, pour le Suisse Delorenzi


Legagnant, c’est le Suisse Roberto Delorenzi. Ce champion de skyrunning au CV impressionnant a ainsi établi trois records du monde en cumulant les trois distances en 8h52′. « Ce fut une expérience fantastique ! Je n’ai jamais été à une altitude aussi élevée et j’étais un peu inquiet de la réaction de mon corps, mais l’acclimatation était parfaite et jour après jour, je pouvais voir que mon rythme cardiaque ralentissait à un rythme normal. », a déclaré le spécialiste du skyrunning âgé de 27 ans.

Chez les femmes, le record féminin pour les trois distances revient à Sandi Menchi Abahan. Cette ultra-traileuse venue des Philippines boucle l’ultra en 11h03′ d’efforts.

La Fédération Internationale de Skyrunning décerné aux trois courses le label Certified Course. Il est basé sur un certain nombre de paramètres de skyrunning, ainsi que sur les données de parcours GPX et un algorithme exclusif.


WORLD’S HIGHEST VERTICAL KILOMETER® RESULTS

Men

  • Roberto Delorenzi – SUI – 1h17’20”
  • Mussa Mwakyusa – TAN – 1h52’57”
  • Elias Tabac – PHI – 1h58’54”
    Women
  • Sandi Menchi Abahan – PHI – 2h03’12”
  • Christobel Martes – PHI – 2h18’20”
  • Kam Kaur – IND – 3h01’03”

  • WORLD’S HIGHEST MARATHON RESULTS
    Men
  • Roberto Delorenzi – SUI – 7h35’46”
  • Elias Tabac – PHI – 7h59’17”
  • Emmanuel Paulo – TAN – 8h54’29”
    Women
  • Sandi Menchi Abahan – PHI – 9h00’50”
  • Kam Kaur – IND – 13h49’14”
  • WORLD’S HIGHEST ULTRA RESULTS
    • Men
  • Roberto Delorenzi – SUI – 8h52’31”
  • Elias Tabac – PHI – 9h24’24”
  • Emmanuel Paulo – TAN – 10h43’56”
    Women
  • Sandi Menchi Abahan – PHI – 11h03’22”



15 037 coureurs ont participé au Generali Genève Marathon regroupant 8 courses sur les rives du lac Léman. Un week-end ensoleillé et palpitant, avec de nouveaux records à la clé.

Bonheur de se retrouver sur ce Genève Marathon après deux ans de rebondissements. Le festival de running suisse signe un retour gagnant. 15’037 participants ont eu le plaisir d’épingler à nouveau un dossard sur des distances de 1 à 42,195 km.

L’événement, toujours solidaire d’une bonne cause, a cette année récolté 18’500 CHF de dons en faveur de The Human Safety Net Switzerland. Cette fondation créée par Generali Suisse, nouveau partenaire de la course, aide les familles touchées par la pauvreté, les personnes réfugiées ou issues de l’immigration.

Une belle énergie dès le samedi

Les juniors ont ouvert le bal samedi après-midi. Plus de 1’900 graines de champions ont foulé, certains pour leur première course, le sol Genevois. De plus en plus nombreux chaque année, les enfants prennent goût à la course à pied et ce dès 3 ans, accompagnés d’un parent pour les plus petits.

Samedi en fin de journée, le 5 km by Always, désormais ouvert à la mixité, a enchanté plus de 900 participants. L’aller-retour le long des quais était ultra-rapide. Inaugurant cette distance, le polonais Bartosz Kwiecinski remporte la victoire en 15’38. « J’ai essayé de me pousser au maximum durant la deuxième partie. C’était une course super rapide, j’ai adoré », s’exclame le grand gagnant après sa course. Chez les femmes, la Française Charlene Delhorme présente un chrono de 18’00 pour une première sur cette distance.

 Plus tard dans la soirée, les 4 313 participants du 10 km (course et marche) ont pris le départ depuis Chêne-Bourg. Quai Gustave-Ador, les coureurs ont franchi la ligne d’arrivée sous les dernières lueurs du jour.  Devant, Abdi Salam Ali en 30’16. Une victoire au sprint pour ce Somalien de la THSN Refugee Team. L’Anglaise Rebekah Thomas s’est accrochée à un groupe d’hommes très rapidement. Et elle a tenu la cadence, en 38’36.

Marcel Hug a pulvérisé le record du semi handi à Genève.
Marcel Hug a pulvérisé le record du semi handi à Genève.

Des records sur le semi

Le dimanche, nouveau coup d’envoi depuis Chêne-Bourg. Sur le semi, une volée de records. La star paralympique suisse, Marcel Hug, a tout simplement exploser le record de cette distance (43’37s). “L’atmosphère était géniale. C’était un plaisir de concourir aujourd’hui” commentait le champion suisse. L’Allemande Merle Menje a également pulvérisé le chrono handi féminin en 51’19’’.

Quelques minutes plus tard, encore des records ! La bataille était très serrée entre les trois compatriotes du THSN Refugee Team. Dominic Lobalu, Tadesse Abraham et Kidane Solomon. Avantage à Dominic Lobalu, qui a battu le chrono référence de Tadesse Abraham, s’imposant en 1h01’39’’. Chez les féminines, la Kényane Cynthia Kosgei décroche la couronne, passant sous la barre des 1h10 en 1h 09’49’’.

Sur le marathon, le Tanzanien Emmanuel Gisamoda ne savait pas à quoi s’attendre pour le premier 42 km de sa carrière. Une victoire nette, avec une minute d’avance, en 2h10’39’’. Genève lui réussit. Car c’est sa deuxième victoire ici, après les 20 km de Genève en novembre dernier. Côté féminin, l’Ethiopienne Meseret Dinke a couru le second semi en solitaire. Elle termine sur le pont du Mont-Blanc en 2h26’22’’.

Des champions récompensés. Mais les derniers n’ont pas été oubliés. En effet, une montre Maurice Lacroix a été offerte au dernier homme et à la dernière femme. Double récompense pour ces heureux finishers qui ont également eu droit à la mythique haie d’honneur à l’arrivée.



L’Adidas 10 K revient le 5 juin à Paris. L’évènement invite à rejoindre dès maintenant le mouvement Run For The Oceans.

Le plus grand 10 km de France revient à Paris, le 5 juin. Adidas, partenaire titre, de ce 10 K Paris invite les participants à rejoindre le mouvement Run For The Oceans. Cette initiative internationale utilise le pouvoir du sport pour sensibiliser à la menace de la pollution plastique marine, initiée par adidas et l’organisation environnementale Parley.

Run for The Oceans avec Adidas

Depuis sa création, plus de 8 millions de personnes ont couru pour la protection de nos océans. Ils ont ainsi permis de récolter 2,5 millions de dollars pour aider Parley à soutenir son réseau mondial de nettoyage des plages. En attendant ce 10 K Paris, Adidas propose de s’y préparer en agissant pour la planète. En effet, toutes les 10 minutes de run, la marque s’engage à collecter l’équivalent en poids d’une bouteille en plastique (jusqu’à 250 tonnes). 

Pour participer à cette action solidaire, il suffit de télécharger l’application adidas running et de s’inscrire au challenge.

Plus responsable, le prochain Adidas 10 K Paris

En parralèle, l’organisation met en place des actions concrètes pour cette 4e édition. Le tee-shirt officiel de la course a été réalisé à partir de matériaux 100% recyclés.  C’est une des solutions mise en place pour contribuer à mettre fin aux déchets plastiques, tout comme la suppression des bouteilles plastiques sur la course.

Par ailleurs, Hyundai (partenaire officiel) constituera une flotte de véhicules 100% électrique. 

Le constructeur automobile proposera aux participants une expérience inédite à l’arrivée de la course  : courir dans une bulle reliée à l’échappement de Hyundai NEXO,  voiture électrique alimentée à l’hydrogène. La voiture, filtrant l’air et ne rejetant que de l’eau, l’atmosphère sera parfaitement saine. Ce sera ainsi l’occasion de découvrir à quoi ressembleront les villes du futur…

Il est toujours possible de s’inscrire au 10 K Paris ICI.