Peut-on courir avec des lunettes de sport à verres progressifs sans compromettre son confort ou sa sécurité ? Nous avons testé les Rudy Project Turbolence RX, des lunettes photochromiques équipées d’un insert correcteur avec verres progressifs. Verdict après plusieurs semaines d’utilisation en running, trail et vélo.

On parle beaucoup de chaussures, d’amorti, de montre GPS ou de nutrition. Beaucoup moins de vision. Pourtant, bien voir est un élément essentiel de la performance… mais aussi de la sécurité.

En course à pied, les yeux travaillent en permanence : apprécier une distance, anticiper une trajectoire, repérer un obstacle ou alterner rapidement entre le regard porté au loin et celui dirigé vers le sol.

En trail, cette exigence devient encore plus importante. Racines, pierres, marches, dévers ou changements de pente imposent une lecture permanente du terrain, souvent dans des conditions de lumière très variables.

Avec l’arrivée de la presbytie, une difficulté supplémentaire apparaît : continuer à voir parfaitement le terrain tout en consultant facilement sa montre GPS ou son téléphone. C’est précisément dans cette optique que j’ai testé les Rudy Project Turbolence RX, une solution de lunettes de sport avec correction progressive.

Rudy Project Turbolence RX : de vraies lunettes de sport avec correction

Test des lunettes Rudy Project Turbolence RX avec verres progressifs

Les Rudy Project Turbolence sont avant tout des lunettes de sport haut de gamme destinées au cyclisme, au running et au trail. Le modèle testé est équipé :

  • d’un grand écran photochromique enveloppant ;
  • d’un insert optique RX recevant des verres progressifs ;
  • d’une plaquette nasale réglable ;
  • d’une monture légère assurant un excellent maintien.

Premier constat : on n’a pas la sensation de porter une simple paire de lunettes de vue adaptée au sport. La monture conserve toutes les qualités attendues d’une lunette technique : large champ de vision, excellente stabilité et confort même après plusieurs heures d’utilisation.

La correction est intégrée dans un insert placé derrière l’écran principal. Celui-ci protège des UV, des projections et du vent tandis que les verres correcteurs assurent une vision nette.

Un écran photochromique parfaitement adapté au trail

Notre test complet des Rudy Project Turbolence RX avec verres progressifs et écran photochromique : confort, vision, trail, running et avis.
Magali Mellon du Team INOV8 France porte cette monture. © Olivier Vin @olivierheimana

C’est probablement l’un des plus gros points forts de cette Rudy Project Turbolence. L’écran photochromique adapte automatiquement sa teinte selon la luminosité. En trail, les conditions changent constamment, entre plein soleil, sous-bois, départ matinal et arrivée en fin de journée.

Avec une paire classique, il faut souvent choisir entre un verre trop clair ou trop foncé. Ici, cette contrainte disparaît presque totalement. Une seule paire suffit pour accompagner toute la sortie. Sur route, le confort est déjà appréciable. En montagne, le photochromique prend véritablement tout son sens.

Insert correcteur et verres progressifs : une adaptation nécessaire

C’est le point le plus intéressant… mais aussi celui qui mérite le plus de nuances. L’insert RX constitue une solution particulièrement ingénieuse puisqu’il permet de conserver un grand écran sportif tout en bénéficiant d’une correction totalement personnalisée.

Les verres progressifs facilitent ainsi la lecture de la montre GPS, du téléphone ou d’une trace GPX sans perdre la vision de loin. En revanche, il ne faut pas s’attendre à oublier immédiatement la présence de cet insert. La superposition de deux surfaces optiques reste perceptible durant les premières sorties.

Avec des verres progressifs, le cerveau doit également apprendre à utiliser les différentes zones de vision. Sur route, cette adaptation est relativement rapide.

En trail technique, où le regard passe constamment de l’horizon à quelques mètres devant les pieds, quelques séances sont nécessaires avant de retrouver une lecture totalement naturelle du terrain.

Attention à la buée

Autre point à prendre en compte : la présence de l’insert ajoute une seconde surface susceptible de favoriser la condensation. Lors d’efforts intenses ou par temps chaud et humide, il faudra être un peu plus attentif à la gestion de la buée. Ce phénomène reste ponctuel mais mérite d’être signalé dans un test longue durée.

À vélo, en running et en trail : une monture multisports

À vélo

C’est probablement le terrain où cette solution s’exprime le mieux. La position du regard reste stable, la correction permet de lire facilement compteur ou GPS, tandis que le photochromique gère parfaitement les variations de lumière.

En running

En course sur route, les Turbolence se montrent très agréables. Le maintien est excellent, la légèreté fait rapidement oublier la monture et le confort visuel devient vite un véritable plus.

En trail

C’est évidemment là que l’intérêt d’une correction visuelle apparaît le plus. Bien distinguer une racine ou une pierre n’est pas seulement une question de confort : c’est aussi un élément de sécurité. En revanche, c’est également en trail que les limites de l’insert progressif apparaissent le plus clairement. Les changements incessants de focales demandent une vraie période d’adaptation.

Notre avis sur les lunettes Rudy Project Turbolence RX

Au final, cette solution m’a convaincue. Cette monture Rudy Project permettent enfin aux sportifs ayant besoin d’une correction visuelle de profiter d’une véritable lunette de sport sans devoir choisir entre protection solaire et qualité de vision.

L’écran photochromique constitue un vrai atout pour le trail et la course à pied. L’insert correcteur représente un excellent compromis, même s’il reste un peu moins naturel qu’une correction directement intégrée dans le verre.

Je déconseille simplement de découvrir cette solution la veille d’un trail technique. Quelques sorties d’adaptation sont indispensables, surtout avec des verres progressifs.

Une fois cette période passée, revenir à une simple paire de lunettes solaires devient difficile lorsqu’on porte une correction au quotidien.

On aime

  • la légèreté ;
  • le grand écran panoramique ;
  • l’excellent comportement du verre photochromique ;
  • la possibilité d’utiliser une correction progressive ;
  • la polyvalence running, trail et vélo.

On aime moins

  • l’insert reste légèrement perceptible ;
  • une vraie période d’adaptation est nécessaire avec des verres progressifs ;
  • une sensibilité un peu plus importante à la buée.

Pour qui ?

Les coureurs, traileurs et cyclistes portant une correction visuelle, notamment les presbytes, qui souhaitent bénéficier de véritables lunettes de sport sans renoncer à une vision nette de loin comme de près.

Notre conseil

Faites réaliser votre correction chez un opticien habitué aux équipements sportifs. Prenez le temps de régler parfaitement la monture, puis effectuez plusieurs sorties d’entraînement avant toute compétition. En trail plus qu’ailleurs, la qualité de la vision participe directement au confort, à la précision des appuis… et à la sécurité.



Quatre ans après un accident qui l’avait laissé tétraplégique, Antonin Folliet a relevé un défi que peu imaginaient possible. Le Grenoblois de 24 ans a bouclé l’UT4M Master 100 en 24 h 45, signant une immense victoire personnelle sur les sentiers de l’un des ultra-trails les plus exigeants des Alpes.

En franchissant la ligne d’arrivée de l’UT4M Master 100, Antonin Folliet n’a pas seulement terminé son premier ultra-trail. Il a surtout pris une éclatante revanche sur le destin. En 2022, alors âgé de 20 ans, le Grenoblois est victime d’un grave accident de ventriglisse. En plongeant dans une piscine, il se fracture les cervicales et se retrouve tétraplégique.

« Les médecins m’ont dit que je ne pourrais probablement plus remarcher », raconte-t-il. Après deux semaines en réanimation, un premier signe d’espoir apparaît lorsque ses orteils recommencent à bouger. Huit mois de rééducation suivent. Peu à peu, il retrouve la station debout, puis la marche avec un déambulateur, des béquilles, avant de quitter définitivement son fauteuil roulant. Les séquelles restent pourtant importantes : son bras droit fonctionne difficilement, sa main droite est quasiment inutilisable et sa jambe droite a perdu près de 60 % de sa force musculaire. « Je me suis toujours dit que je remarcherais. Puis que je recourrais. »

UT4M Master 100 : un défi symbolique quatre ans après son accident

Quatre ans après une chute qui l'a rendue tétraplégique, Antonin Folliet, 24 ans a terminé son premier ultra-trail sur l'UT4M.

Très sportif avant son accident, Antonin refuse de renoncer à l’endurance. Il découvre d’abord le triathlon et participe à un Half Ironman. Mais vivre à Grenoble lui donne rapidement envie de retrouver les sentiers. « Les montagnes me manquaient. Je faisais déjà un peu de trail avant mon accident. Je voulais marquer les quatre ans de cet accident en prenant le départ de mon premier ultra-trail. » L’UT4M s’impose comme une évidence. Courir autour de sa ville, sur les massifs qu’il connaît depuis toujours, donne encore plus de sens à ce défi.

Belledonne met son corps à rude épreuve

Antonin sait toutefois que son handicap rend l’effort bien plus difficile que pour la plupart des trailers. « Mon corps se dégrade beaucoup plus vite que la moyenne. J’apprends encore à connaître ce nouveau corps. »

Le verdict tombe dès les premiers kilomètres dans le massif de Belledonne, le plus technique du parcours. « Les 50 premiers kilomètres m’ont cassé tout de suite. Toute la partie droite de mon corps est devenue très raide. J’avais des douleurs dans la jambe et mon bras ne répondait plus. J’ai dû faire abstraction de cette partie de mon corps pour continuer. » À l’arrivée au pied de la Chartreuse, la fatigue devient telle qu’il s’accorde une courte micro-sieste avant de repartir.

Une nuit entière sur les sentiers de l’UT4M

Quatre ans après une chute qui l'a rendue tétraplégique, Antonin Folliet, 24 ans a terminé son premier ultra-trail sur l'UT4M.

La traversée de la Chartreuse lui réserve une autre découverte : courir toute une nuit en montagne. « Je suis arrivé au premier ravitaillement de Chartreuse vers 21 h 30. J’ai fait toute la traversée de nuit. Ce sont des sensations particulières. On se sent seul, même quand on est entouré. »

Après plus de douze heures d’effort, son corps est épuisé, mais le mental tient bon. « Physiquement, c’était la partie la plus difficile. Mentalement, je savais que j’allais finir, même si je devais mettre 28 heures. »

Une équipe entière derrière Antonin Folliet

Quatre ans après une chute qui l'a rendue tétraplégique, Antonin Folliet, 24 ans a terminé son premier ultra-trail sur l'UT4M.

Tout au long de cet UT4M Master 100, Antonin peut compter sur un soutien sans faille. Famille, amis et proches sont présents à chaque ravitaillement pour l’encourager et gérer son assistance. « Sans eux, la course ne se serait pas passée de la même façon. Ils m’ont énormément aidé. Ils m’ont poussé jusqu’au bout. »

Au lever du jour, il entame la descente de la Bastille avant de rejoindre Grenoble. À 7h45, après 24h45 d’effort, il franchit enfin la ligne d’arrivée. « Tous mes copains s’étaient levés pour être là. Arriver et voir tout ce monde m’attendre, c’était très émouvant. »

« Une revanche » quatre ans après le diagnostic

Sur le moment, Antonin est vidé. « À l’arrivée, je n’avais plus envie de refaire un ultra. J’étais complètement lessivé. » Mais cette impression ne dure pas. Quelques jours plus tard, l’envie revient déjà. « Maintenant, j’ai envie de faire mieux. Je sais que je peux faire mieux. »

Plus qu’un résultat sportif, cette arrivée représente surtout l’aboutissement de quatre années de reconstruction. « C’est une revanche. Il y a quatre ans, on m’avait annoncé que je ne pourrais plus marcher. Aujourd’hui, je savoure tout le chemin parcouru. »



Avec l’Endorphin Azura, Saucony signe une chaussure de running performante qui mise sur le dynamisme plutôt que sur une plaque carbone. Légère, stable et polyvalente, elle s’adresse aux coureurs à la recherche d’un modèle capable d’enchaîner les sorties quotidiennes comme un marathon. Après 100 km de test, voici notre verdict.

J’ai parcouru environ 100 km avec les Saucony Endorphin Azura sur route, entre footings, séances rythmées et sorties longues. Dès les premiers kilomètres, j’ai été séduit par leur excellent compromis entre dynamisme et confort.

Malgré l’absence de plaque carbone, la chaussure offre un déroulé très fluide et une foulée naturellement efficace. Même lorsque la fatigue musculaire s’installe, elle conserve un bon niveau de réactivité, là où certaines chaussures très amorties ont tendance à perdre en dynamisme au fil des kilomètres.

Un amorti « vivant »

L’amorti est généreux sans être excessivement moelleux. C’est, selon moi, l’un de ses principaux atouts : on bénéficie d’une bonne protection tout en conservant une sensation de propulsion et un excellent rendement. Sur marathon, notamment lorsque la course devient plus difficile que prévu, cette capacité à rester « vivante » est particulièrement appréciable.

Découvrez notre test complet des Saucony Endorphin Azura. Confort, dynamisme, stabilité, poids, points forts et points faibles : notre avis après 100 km d'essai.

J’ai également beaucoup apprécié sa stabilité. Malgré ses 40 mm de stack, la plateforme reste rassurante et ne provoque jamais cette sensation d’instabilité que l’on retrouve parfois sur certaines chaussures maximalistes. Le chaussant maintient efficacement le pied, sans point de compression, même si les coureurs aux pieds larges pourront le trouver un peu ajusté.

Au final, les Saucony Endorphin Azura donnent l’impression d’être une véritable chaussure de performance longue distance, capable d’accompagner aussi bien les entraînements rapides que la préparation d’un marathon, sans recourir à une plaque carbone.

Découvrez notre test complet des Saucony Endorphin Azura. Confort, dynamisme, stabilité, poids, points forts et points faibles : notre avis après 100 km d'essai.

Les points forts de la Saucony Endorphin Azura

  • Excellent dynamisme sans plaque carbone grâce à la mousse PWRRUN PB, qui offre beaucoup de rebond et un retour d’énergie naturel.
  • Grande polyvalence : idéale pour les sorties longues, les séances tempo, l’allure marathon ou les footings actifs. Une vraie fast trainer.
  • Très bonne stabilité, même lorsque la fatigue apparaît, grâce à une plateforme large et bien équilibrée.
  • Poids contenu : seulement 212 g pour un stack de 40 mm et un drop de 8 mm, avec une semelle XT-900 qui inspire confiance sur la durée.
  • Design particulièrement réussi, l’un des plus séduisants de la gamme Endorphin.

Les points faibles

  • Amorti relativement ferme : les adeptes des chaussures très moelleuses pourront le trouver un peu ferme sur très longue distance.
  • Moins explosive qu’une chaussure carbone : elle privilégie la fluidité et l’équilibre aux sensations « trampoline ».
  • Chaussant assez ajusté, qui conviendra davantage aux pieds fins qu’aux pieds larges.
  • Prix élevé : 160 €.

Verdict : pour quel coureur ?

Les Saucony Endorphin Azura s’adressent aux coureurs qui recherchent une chaussure d’entraînement dynamique, stable et polyvalente, capable de les accompagner du footing actif jusqu’au marathon. Elles conviendront particulièrement aux runners qui apprécient une foulée efficace et un bon retour d’énergie, sans les contraintes d’une plaque carbone.

En revanche, si vous recherchez avant tout un amorti très moelleux ou une chaussure ultra-protectrice pour courir à faible allure, d’autres modèles maximalistes seront plus adaptés.

Notre note : 4,5/5

Les Saucony Endorphin Azura réussissent à combiner performance, stabilité et polyvalence dans une chaussure légère et agréable à courir. Une bonne option pour les coureurs souhaitant disposer d’un modèle unique pour leurs entraînements rapides, leurs sorties longues et leurs objectifs jusqu’au marathon.



Moins de contraintes, plus de liberté : les vacances d’été offrent une occasion unique de courir autrement. Sans chercher à accumuler les kilomètres, cette période permet de renforcer son corps, varier les entraînements et retrouver le plaisir de courir… Un véritable accélérateur de progression !

1. Réduisez le volume, mais gardez le rythme

Les vacances sont synonymes de liberté. Profitez-en pour alléger la charge d’entraînement sans arrêter totalement de courir. Sauf si vous préparez un objectif proche (marathon ou trail de rentrée), inutile de vouloir maintenir votre volume habituel.

En course à pied, la régularité est plus importante que l’accumulation des kilomètres.

L’objectif : conserver deux à quatre sorties par semaine. Exemple :

  • 1 à 2 footings de 40 minutes en endurance fondamentale ;
  • 1 sortie de 1 h à 1 h 15 ;
  • 1 sortie plaisir, sans contrainte d’allure.

Cette période est également idéale pour pratiquer le vélo, la natation ou la randonnée. Ces activités entretiennent les qualités cardiovasculaires tout en limitant les impacts. Changer de terrain est aussi un excellent moyen de progresser. Sentiers, sable ou chemins vallonnés renforcent naturellement les appuis, la coordination et la musculature spécifique du coureur.

2. Une coupure estivale ne fait pas perdre votre niveau

Beaucoup de coureurs craignent de perdre leur condition physique pendant les vacances. Pourtant, quelques semaines de coupure n’effacent pas plusieurs mois d’entraînement. Le véritable danger n’est pas l’arrêt, mais une reprise trop brutale. Une reprise progressive permet de retrouver rapidement son niveau.

Exemple :

  • Semaine 1 : repos ou marche, vélo très facile.
  • Semaine 2 : deux à trois séances de vélo, natation ou randonnée.
  • Semaine 3 : deux footings de 40 à 50 minutes.
  • Semaine 4 : retour progressif à l’entraînement avec quelques accélérations.

Ajoutez ensuite 6 accélérations de 15 à 20 secondes en fin de footing. Elles réveillent la vitesse sans générer de fatigue importante.

Découvrez 6 conseils pour progresser en course à pied cet été. Entraînement, reprise, chaleur, trail, marathon : profitez des vacances pour revenir plus fort.
©Adobestock

3. Profitez de l’été pour varier les terrains

La chaleur, le relief ou les horaires de vacances modifient naturellement les habitudes d’entraînement. Plutôt que de vouloir reproduire votre plan habituel, adaptez-le.

Une sortie longue peut devenir une randonnée-course en montagne, une séance VTT ou une sortie trail. Un entraînement de fractionné peut facilement être remplacé par un fartlek sur chemins.

Exemple au bord de la mer : 20 minutes de footing ; 10 accélérations entre deux repères naturels (rocher, arbre, drapeau) ; retour au calme en footing. Cette séance développe simultanément l’endurance, la vitesse et les qualités techniques.

4. Renforcez votre corps pour mieux courir

Les vacances offrent enfin du temps pour intégrer un travail souvent négligé : le renforcement musculaire. Vingt minutes suffisent deux à trois fois par semaine.

Exemple : 3 × 30 s de gainage ; 3 × 12 squats ; 3 × 10 fentes par jambe ; 2 × 15 ponts fessiers ; 5 minutes de mobilité des hanches et des chevilles.

Ces exercices améliorent l’économie de course, limitent les blessures et augmentent la stabilité de la foulée. Avant chaque sortie, prenez également cinq à dix minutes pour vous échauffer avec un footing lent et quelques exercices de mobilité.

5. Préparez votre prochain objectif de course

L’été constitue le moment idéal pour réfléchir à la deuxième partie de saison. Pas besoin d’établir un plan détaillé. Définissez simplement votre prochain objectif : un 10 km pour gagner en vitesse ; un semi-marathon pour développer votre endurance ; un trail pour découvrir un nouveau terrain de jeu ; un marathon pour construire un projet sur plusieurs mois. Avoir une course en tête donne naturellement plus de sens aux sorties estivales.

Découvrez 6 conseils pour progresser en course à pied cet été. Entraînement, reprise, chaleur, trail, marathon : profitez des vacances pour revenir plus fort.
©Adobestock

6. Retrouvez le plaisir de courir

L’été est aussi la meilleure période pour oublier les chiffres. Laissez parfois la montre GPS à la maison. Courez uniquement aux sensations, changez d’allure selon votre envie, découvrez de nouveaux chemins, arrêtez-vous admirer un paysage.

Exemple : 45 minutes sans objectif d’allure ni de distance. Laissez simplement vos sensations guider votre rythme.

Ce type de sortie améliore la perception de l’effort, développe l’autonomie et redonne souvent l’envie de courir. Au final, c’est souvent pendant ces séances libres que l’on construit les meilleures bases pour progresser durablement.

4 idées de sorties running à tester pendant les vacances

Courir au bord de la mer

Alternez sable dur, passages les pieds dans l’eau et marche dans les vagues au retour. Le plus : un excellent travail des appuis et un vrai bol d’air.

Le « Loop & Repeat »

Choisissez une boucle de 1 à 3 km et répétez-la plusieurs fois en variant l’intensité : une boucle tranquille, une plus rapide, une relâchée… Le plus : travailler les changements d’allure sans séance de fractionné classique.

Le run orientation

Fixez-vous plusieurs points de passage (chapelle, phare, sommet, plage…) sans préparer d’itinéraire. Le plus : développer le sens de l’orientation tout en oubliant le chrono.

Le « Up & Down Play »

Repérez une côte de 150 à 400 mètres. Montez au ressenti pendant 30 secondes à 2 minutes, redescendez tranquillement et répétez 6 à 10 fois. Le plus : renforcer naturellement les jambes et développer la puissance spécifique du coureur.




Deux ans après son exploit à la Barkley Marathons, Aurélien Sanchez repousse encore les limites de l’ultra-endurance. Le Français s’est emparé du record du Pacific Crest Trail (PCT), l’un des défis les plus exigeants au monde, en traversant l’Ouest américain sur plus de 4 200 km en moins de 46 jours.

Le Français Aurélien Sanchez a réalisé un exploit hors norme en établissant un nouveau record du Pacific Crest Trail (PCT), l’un des itinéraires de randonnée les plus mythiques de la planète. Parti le 7 juin de la frontière mexicaine, il a rejoint le Canada après 4 265 km et près de 130 000 m de dénivelé positif en 45 jours, 20 heures et 15 minutes. Vainqueur de la Barkley Marathons en 2023, il améliore d’environ 16 heures le précédent Fastest Known Time (FKT) détenu par le Belge Karel Sabbe. Malgré la fatigue, les douleurs aux pieds et des conditions parfois éprouvantes, il a parcouru en moyenne 93 km par jour, confirmant son statut parmi les plus grands spécialistes mondiaux de l’ultra-endurance.



La manufacture horlogère Tudor rejoint l’UTMB World Series comme partenaire officiel pour trois ans. Une nouvelle preuve de l’attractivité du trail auprès des grandes marques internationales.

Le trail running poursuit son ouverture à de nouveaux partenaires. Déjà engagée dans des disciplines comme le cyclisme, la voile, le rugby ou le sport automobile, la manufacture horlogère suisse Tudor fait son entrée dans l’univers du trail en devenant partenaire officiel de l’UTMB World Series. Un accord conclu pour trois ans qui témoigne de l’attractivité grandissante du circuit mondial.

À partir de l’été 2026, la marque accompagnera les 67 événements de l’UTMB World Series répartis dans une trentaine de pays. Sa première apparition est prévue sur le Trail Verbier St-Bernard by UTMB, avant d’être présente tout au long de la saison jusqu’aux finales de l’UTMB Mont-Blanc à Chamonix.

Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de Tudor, qui associe depuis plusieurs années son image à des sports où l’engagement, l’endurance et l’esprit d’aventure occupent une place centrale. Des valeurs qui rejoignent naturellement celles du trail et de l’UTMB World Series, référence mondiale de la discipline.

Au-delà de l’annonce, cette collaboration confirme une évolution de fond : le trail attire désormais des acteurs majeurs extérieurs à son écosystème historique. Après l’arrivée de grandes marques internationales ces dernières années, l’engagement de Tudor illustre la montée en puissance d’un sport devenu une vitrine mondiale pour les partenaires premium.



Après avoir remporté le Restonica Trail avec le record du parcours, Aurélien Dunand-Pallaz met désormais le cap sur le défi de sa saison : tenter de battre le record du mythique GR20. Malgré le chrono de référence (29 h 46) établi il y a quelques jours par François D’Haene, le Savoyard poursuit sa préparation avec sérénité. Il nous explique sa stratégie, sa vision du trail et les clés de sa réussite.

Tu viens de remporter le Restonica Trail (110 km) avec le record du parcours. Quel bilan tires-tu de cette course ?

Je suis évidemment très satisfait. Gagner avec le record du parcours (14 h 41) est une belle récompense. J’ai eu d’excellentes sensations du début à la fin, avec cette impression de courir de manière très fluide. Quand on vit une journée comme celle-là, on prend énormément de plaisir.

Cette victoire était surtout une étape vers un objectif encore plus ambitieux…

Exactement. Mon grand objectif est désormais la tentative de record du GR20. La Restonica faisait partie intégrante de cette préparation. Elle m’a permis de retrouver les terrains corses, très techniques, avec notamment une portion d’une trentaine de kilomètres sur le GR20. C’était une répétition idéale avant le grand rendez-vous.

François D’Haene vient tout juste de porter le record du GR20 à 29h46. Cela change-t-il quelque chose à ton projet ?

J’ai découvert son temps après mon arrivée sur la Restonica. C’est une énorme performance, mais cela ne change absolument rien à ma préparation. Je savais qu’il fallait être très fort pour battre le précédent record, il faudra simplement être encore un peu plus fort. Il me reste maintenant deux mois d’entraînement pour arriver prêt, le départ à Calenza est prévu vers le 15 septembre.

Après sa victoire record sur le Restonica Trail, Aurélien Dunand-Pallaz prépare sa tentative de record du GR20, récemment établi par François D'Haene. Entretien exclusif.
©DR-Restonica Trail

Comment prépare-t-on une tentative de record où l’on est seul face au chronomètre ?

C’est très différent d’une course. Il n’y aura pas d’adversaires pour me pousser dans les moments difficiles. Je devrai rester concentré sur mes sensations et sur mon propre rythme. J’aurai quelques points de passage, mais je ne compte pas regarder le chronomètre en permanence. Je préfère construire mon effort et faire le point à mi-parcours.

L’avantage est de pouvoir choisir le meilleur créneau météo…

Oui, et c’est essentiel en montagne. L’objectif est d’être prêt vers la mi-septembre. Ensuite, nous choisirons la meilleure fenêtre possible en fonction des prévisions. Je préfère cette période à la fin de l’été : les grosses chaleurs sont généralement passées, même si les journées sont un peu plus courtes.

Aurélien Dunand-Pallaz, La Corse semble parfaitement correspondre à ton profil de traileur…

C’est vrai. Je suis particulièrement à l’aise dans les descentes et sur les terrains très techniques. En Corse, il faut être précis à chaque appui et rester concentré en permanence. C’est un terrain qui me plaît énormément.

Sur un effort de près de trente heures, la nutrition devient déterminante.

Oui. Jusqu’à présent, j’utilise principalement des produits liquides et semi-liquides de Nutripure. Sur le GR20, ce sera différent car l’effort durera presque deux fois plus longtemps que la Restonica. Je réfléchis à intégrer davantage d’aliments solides sur la fin du parcours. Tout sera testé à l’entraînement afin de ne rien improviser.

Après sa victoire record sur le Restonica Trail, Aurélien Dunand-Pallaz prépare sa tentative de record du GR20, récemment établi par François D'Haene. Entretien exclusif.
Aurélien Dunand-Pallaz a remporté la Hardrock 100 en 2023.

Tu as également modifié ton organisation professionnelle ?

Oui. À la fin de l’année 2025, j’ai mis entre parenthèses mon activité de kinésithérapeute, faute de temps. En revanche, j’ai conservé mon activité de coach, avec une dizaine d’athlètes. J’apprécie beaucoup ces échanges et cela me permet aujourd’hui de consacrer davantage de temps à ma propre préparation.

Tu cours finalement moins qu’on pourrait le croire.

C’est vrai. En hiver, je pratique énormément le ski-alpinisme. Entre décembre et mars, j’ai accumulé près de 140 000 mètres de dénivelé positif en montagne, avec très peu de course à pied. Je fais aussi beaucoup de vélo durant l’été. Finalement, la course ne représente qu’environ 55 % de mon volume annuel d’entraînement.

Malgré ton palmarès, tu restes assez discret médiatiquement.

Cela correspond assez bien à ma personnalité. Je communique sur les réseaux sociaux, mais je préfère surtout m’exprimer sur le terrain. Je n’ai jamais cherché à me mettre particulièrement en avant.

Comment définirais-tu l’esprit trail aujourd’hui ?

Pour moi, il commence par le respect de la montagne. On court dans un environnement exceptionnel et il faut savoir rester humble face à la nature. J’apprécie aussi le fait que les meilleurs mondiaux partagent la même ligne de départ que les amateurs. Peu de sports permettent une telle proximité.

Après sa victoire record sur le Restonica Trail, Aurélien Dunand-Pallaz prépare sa tentative de record du GR20, récemment établi par François D'Haene. Entretien exclusif.
Après sa victoire record sur le Restonica Trail, Aurélien Dunand-Pallaz prépare sa tentative de record du GR20, récemment établi par François D’Haene. Entretien exclusif.

Quand une grosse défaillance survient en course, où trouves-tu les ressources pour continuer ?

Je pense simplement à avancer. Je me rappelle tout le travail effectué à l’entraînement et je sais que les moments difficiles finissent toujours par passer. Il faut accepter de souffrir sans perdre de vue l’objectif final.

Et après le GR20, des objectifs ?

Je n’ai pas encore réfléchi à 2027. Cette tentative va demander énormément d’énergie physique et mentale, et il faudra ensuite récupérer. J’aimerais évidemment retourner un jour sur la Hardrock ou à la Diagonale des Fous, deux courses qui comptent beaucoup pour moi. Mais aujourd’hui, toute mon attention est tournée vers ce défi sur le GR20.



Faut-il courir plus… ou courir mieux ? La question fait débat chez les coureurs. Les uns ne jurent que par les longues sorties pour bâtir une endurance solide, les autres misent sur des séances courtes mais intenses pour booster leur vitesse. Deux écoles, un même objectif : progresser sans se blesser. Derrière ce duel volume vs qualité, la réalité est plus nuancée.


La réponse ne se résume pas à choix binaire entre volume et qualité : tout dépend de votre profil, de vos objectifs… et du temps dont vous disposez.

Pour un coureur amateur, combiner un gros kilométrage et plusieurs séances intensives par semaine relève souvent du défi impossible. Entre les contraintes professionnelles, la vie familiale et le temps de récupération limité, il faut généralement faire un choix stratégique.

Les athlètes élites parviennent à cumuler les deux, avec des semaines dépassant souvent les 150 km et plusieurs entraînements spécifiques. Mais pour la majorité des coureurs, vouloir tout faire conduit à la fatigue chronique ou à la blessure. Deux grandes orientations se présentent alors : miser sur l’augmentation du volume ou accentuer le travail de qualité.

Option 1 : le gros kilométrage, carburant d’endurance

C’est la voie historique, celle qu’empruntent la plupart des marathoniens : accumuler des kilomètres à intensité modérée pour bâtir une base aérobie solide. Ce principe, validé par des décennies d’expérience et de recherches, repose sur une idée simple : plus on passe de temps à faible intensité, plus on améliore la capacité du corps à utiliser l’oxygène et à brûler les graisses. Un volume d’entraînement plus élevé favorise la progression, à condition que la charge augmente progressivement.
La structure repose donc sur une large part d’endurance fondamentale (zones Z1–Z2) avec au maximum deux séances spécifiques dans la semaine.

Dans ce type de programme, la VMA est très peu travaillée, voire pas du tout. Les séances clés sont plutôt orientées vers des blocs au seuil (Z4) et de l’allure course (Z3–Z4, semi ou marathon).

Le reste du temps ? Des sorties « faciles » qui s’enchaînent… et finissent par payer. Accumuler des kilomètres à basse intensité permet de développer la capacité aérobie.

Apports démontrés

  • Développement massif des mitochondries et meilleure utilisation des lipides comme carburant (Holloszy & Coyle, 1984).
  • Amélioration nette de la capacité à soutenir un pourcentage élevé de VMA sur la durée (Seiler & Kjerland, 2006).

À qui s’adresse cette stratégie ?

Si vos chronos sur semi ou marathon sont très inférieurs à ce qu’ils devraient être au regard de votre VMA ou de vos performances sur 5/10 km, alors il s’agit probablement d’un déficit d’endurance spécifique. Dans ce cas, cette méthode est la plus efficace pour combler l’écart.

Les avantages

• une endurance musculaire et cardiorespiratoire renforcée,
• des chronos plus homogènes sur toutes les distances,
• un risque de surcharge réduit, car la majorité des séances restent modérées,
• particulièrement adaptées pour les objectifs marathon, ultra ou trail long.

Les limites

• une exigence de temps (6 à 8 heures par semaine),
• des progrès plus lents sur la vitesse pure,
• un risque de fatigue si la progression du volume est trop rapide.

Option 2 : la qualité pour maximiser la vitesse et l’intensité

Cette approche séduit les coureurs pressés ou en quête de vitesse. Le principe : réduire le volume total mais augmenter la fréquence des séances exigeantes : seuil, allure spécifique, fractionnés longs ou courts, séances de côtes…L’objectif ? Maximiser le travail cardiaque et musculaire en un minimum de temps.
Pour que cette méthode soit réellement efficace, il faut au minimum trois séances de qualité hebdomadaires.

Idéalement, on y ajoute deux footings en endurance fondamentale. Cela entretient la base aérobie et améliore la récupération entre les efforts soutenus, surtout en préparation de courses longues.

Apports démontrés

  • Progression rapide de la VO₂max (+5 à +10 % en 6 à 8 semaines) avec un entraînement régulier en intensité élevée (Helgerud et al., 2007).
  • Résultats plus stables lorsqu’une part significative d’endurance est conservée (Stöggl & Sperlich, 2015).

À qui s’adresse cette stratégie ?

Si vos performances sur marathon sont déjà proches de ce que vos chronos sur 10 km laissent espérer, cela indique que votre endurance est solide. Dans ce cas, travailler davantage la vitesse de base par des séances variées peut apporter un gain supplémentaire.

Les avantages

• une progression visible en peu de temps,
• un entraînement plus court mais efficace,
• une variété qui casse la monotonie et stimule la motivation.

Les limites

• une charge physique et mentale plus élevée,
• un risque accru de blessure,
• une perte de foncier si les footings sont négligés.

Témoignage

J’ai comparé les deux approches

  • Préparation Marathon de Berlin 2022
    • Volume hebdomadaire : 120 à 150 km
    • Séances clés : seuil + allure marathon, très peu de VMA
    • Résultat : 2h45’54’’ à 58 ans
  • Préparation Marathon de Berlin 2024
    • Volume hebdomadaire : maximum 100 km
    • Quatre séances de qualité : VMA, seuil, allure course
    • Résultat : 2h48’00’’ à 60 ans, malgré une blessure au tendon d’Achille qui a limité la préparation. Sans ce problème, le temps aurait probablement été similaire à celui de 2022.

Les deux approches, pourtant très différentes, ont mené à des résultats quasi équivalents dans mon cas — mais je suis un coureur dont les chronos restent équilibrés entre courtes et longues distances.

Comment choisir votre camp ?

Coureur au bord d'une route de campagne, muni d'une montre cardio-GPS
©Justin Galant

Tout dépend de vos points forts et de vos manques.

  • Si vous manquez d’endurance (écart énorme de temps entre 10 km et marathon) : optez pour le kilométrage. Une grande perte de temps d’une courte à une longue distance montre qu’il faut avant tout travailler l’endurance spécifique. Ajouter des kilomètres, avec un accent sur l’allure course et le seuil, vous fera progresser plus efficacement.
  • Si vos chronos sont homogènes quelle que soit la distance, vous avez la liberté de vous orienter vers l’approche qui vous motive le plus : un travail qualitatif varié ou un gros foncier. Vous pouvez même alterner selon vos cycles d’entraînement.

Avant de choisir une méthode, évaluez vos points faibles est une préalable nécessaire. Et n’oubliez pas : au-delà des chiffres et des méthodes, l’envie de s’entraîner jour après jour reste le moteur principal de la progression. Le meilleur plan est toujours celui que l’on suit avec plaisir et constance.



Avec ses 16,2 km entre la Tour Eiffel et le château de Versailles, Paris-Versailles est l’une des courses les plus populaires de France. Mais son profil vallonné, et surtout la redoutable Côte des Gardes, en font une épreuve à part. Pour franchir ce juge de paix sans exploser et terminer fort, une préparation spécifique est indispensable. Voici trois séances clés pour dompter les montées et arriver prêt le jour J.

Pourquoi la Côte des Gardes fait la différence

Chaque année, le même obstacle sélectionne les coureurs : la Côte des Gardes. La difficulté ne réside pas uniquement dans son dénivelé, mais aussi dans son emplacement sur le parcours. Après un départ rapide et plusieurs kilomètres favorables, cette montée d’environ 2 km intervient dès le 6e kilomètre, au moment où l’enthousiasme pousse souvent à partir trop vite.

L’erreur la plus fréquente consiste à vouloir maintenir son allure de plat. Sur Paris-Versailles, il est préférable d’accepter un léger ralentissement pour conserver une intensité d’effort maîtrisée et éviter de payer ses efforts dans les derniers kilomètres.

Séance n°1 : les côtes longues à allure contrôlée

Cette séance vise à développer l’endurance musculaire et à améliorer l’efficacité de la foulée en montée.

L’objectif n’est pas de courir les côtes à bloc mais d’apprendre à rester relâché malgré la pente. Une foulée plus courte, une cadence légèrement plus élevée et des épaules détendues permettent de limiter la dépense énergétique.

Fréquence : 1 séance par semaine pendant 5 à 6 semaines.

Exemple de séance :

  • 20 min d’échauffement
  • 4 × 5 min de montée régulière
  • récupération en redescendant au trot
  • 10 min de retour au calme

Cette séance reproduit les efforts prolongés rencontrés lors de la Côte des Gardes.

Séance n°2 : le renforcement musculaire spécial montées

©KSMP

Les quadriceps et les mollets sont particulièrement sollicités sur Paris-Versailles. La succession des bosses et des faux plats peut rapidement provoquer une fatigue musculaire importante chez les coureurs insuffisamment préparés.

Quelques exercices simples réalisés régulièrement permettent pourtant de gagner en résistance.

Fréquence : 1 à 2 séances hebdomadaires de 20 minutes.

Exemple de circuit :

  • 3 × 12 squats lents
  • 3 × 10 fentes avant par jambe
  • 3 × 15 montées sur banc ou escalier
  • 3 × 20 montées sur pointes de pieds
  • 3 × 45 secondes de gainage ventral

Ce travail musculaire aide à mieux encaisser les montées mais aussi les relances et les portions descendantes.

Séance n°3 : la sortie vallonnée progressive

Devant la montée à l'Observatoire de Meudon, comme ailleurs le long de Paris-Versailles, le public a remotivé les troupes.
©Iconsport

Le parcours de Paris-Versailles ne se résume pas à la Côte des Gardes. Les difficultés s’enchaînent jusqu’à l’arrivée et obligent les coureurs à relancer constamment.

La sortie vallonnée progressive permet de reproduire cette réalité de course.

Fréquence : une fois tous les 10 à 15 jours.

Exemple pour un objectif de 1h45 :

  • 1h20 à 1h30 sur parcours vallonné
  • premier tiers en endurance fondamentale
  • deuxième tiers à allure semi-marathon
  • dernier tiers à allure cible Paris-Versailles (environ 5 min/km)

Cette séance développe la capacité à maintenir son allure malgré l’accumulation de fatigue.



Avec la NOVABLAST 6, ASICS fait évoluer en douceur l’une de ses chaussures de running les plus populaires. Nouveau rebond, amorti toujours aussi généreux et confort de haut niveau : nous avons testé cette sixième génération sur route et chemins.

Devenue une référence dans la gamme running ASICS, la Novablast revient avec une sixième version qui conserve les qualités qui ont fait son succès : confort, amorti et polyvalence.

Cette nouvelle génération évolue par petites touches. L’objectif n’est pas de transformer la chaussure mais de renforcer son efficacité au quotidien. L’arrivée d’une nouvelle mousse à l’avant-pied apporte un supplément de dynamisme, tout en conservant le caractère confortable qui fait l’identité de la gamme.

Un amorti encore plus dynamique

ASICS NOVABLAST 6 : découvrez une chaussure de running polyvalente, confortable et dynamique avec un amorti performant et un excellent retour d'énergie.

La principale évolution de cette Novablast 6 se trouve dans la semelle intermédiaire. ASICS introduit pour la première fois la mousse FF TURBO SQUARED au niveau de l’avant-pied, une technologie qui vise à améliorer le retour d’énergie lors de la propulsion. Elle est associée à la mousse FF BLAST MAX, chargée d’assurer l’amorti principal.

Sur le terrain, la différence avec la Novablast 5 reste mesurée mais perceptible. La chaussure paraît légèrement plus vive lorsque l’allure augmente, avec une sensation de rebond plus présente. Elle conserve toutefois son principal atout : un amorti confortable capable d’encaisser facilement les kilomètres.

Confort et polyvalence au rendez-vous

Cette paire reste avant tout une chaussure d’entraînement quotidienne. Elle convient parfaitement aux footings, sorties longues et séances à allure modérée. Son déroulé est fluide et naturel, avec une transition talon-avant-pied agréable.

La tige en mesh technique apporte une bonne respirabilité et un maintien efficace sans être trop contraignant. Le chaussant reste accueillant et devrait convenir à un grand nombre de coureurs. C’est aussi ce confort général qui permet d’envisager des sorties longues sans fatigue excessive.

Une bonne surprise sur les chemins

ASICS NOVABLAST 6 : découvrez une chaussure de running polyvalente, confortable et dynamique avec un amorti performant et un excellent retour d'énergie.

Même si elle est conçue pour la route, la Novablast 6 nous a agréablement surpris sur des terrains plus variés. Testée sur des chemins roulants et des portions plus caillouteuses lors d’un séjour dans le désert marocain, elle a montré une protection du pied efficace et une bonne capacité d’adaptation.

Elle ne remplacera évidemment pas une véritable chaussure de trail sur des sentiers techniques, mais son comportement reste très convaincant sur pistes et chemins stabilisés. La semelle équipée du caoutchouc ASICSGRIP offre une accroche rassurante sur sol sec et permet de conserver une bonne sensation de propulsion.

Pour quel type de coureur ? La Novablast 6 s’adresse à un public très large : débutants recherchant confort et protection ; coureurs réguliers voulant une chaussure fiable au quotidien ; marathoniens pour les sorties longues ; coureurs appréciant un amorti généreux. Elle sera moins adaptée aux séances très rapides ou aux compétitions où une chaussure plus légère et plus agressive sera préférable.

Notre avis sur la ASICS Novablast 6

ASICS réussit une nouvelle fois son évolution sans dénaturer ce modèle. Plus dynamique grâce à la nouvelle mousse FF TURBO SQUARED, toujours aussi confortable et suffisamment polyvalente pour sortir ponctuellement des routes, cette sixième version confirme son statut de valeur sûre.

C’est une chaussure capable d’accompagner la majorité des coureurs dans leur entraînement quotidien, avec un excellent équilibre entre amorti, confort et plaisir de courir.

Ses points forts

  • Amorti très confortable
  • Excellent chaussant
  • Polyvalence route / chemins
  • Rebond amélioré

Ses points faibles

Nos notes : Confort : 17/20 Amorti : 18/20 Dynamisme : 14/20 Souplesse : 17/20Stabilité : 15/20

Prix : 160 € Poids : 282 g (taille 45) Usage : entraînement quotidien, sorties longues Terrain : route et chemins roulants



Révélation de la TDS l’an dernier avec un Top 10 dès sa première participation, puis 4e de la SaintéSprint quelques mois plus tard, Pierre-Adrien Hivert confirme qu’il fait désormais partie des Français qui comptent sur la scène internationale. Pour son premier Lavaredo 80K (80 km / 4 600 m D+), l’Annecien de 30 ans visait le Top 5. Il repart finalement des Dolomites avec une superbe 7e place, au terme d’une course étouffante disputée sous plus de 35 °C. Il revient sur cette performance et dévoile les grandes lignes de ses ambitions.

Comment te sens-tu au lendemain de cette 7e place sur le La Sportiva Lavaredo Ultra-Trail ?

Pierre-Adrien Hivert : « Je suis ultra content ! Je ne m’attendais pas à ça. C’est une course qui me faisait rêver, mais j’étais aussi très inquiet quant à ma gestion de la chaleur et de l’altitude. Il y avait beaucoup d’inconnues. Je n’avais pas pu venir reconnaître le parcours, alors j’ai compensé en étudiant les cartes IGN, les chronos des éditions précédentes et les vidéos de la course. Bien sûr, rien ne remplace le terrain et certaines portions m’ont surpris. Le Lavaredo est une course très piégeuse. Certaines sections sont extrêmement roulantes, où il faut sans cesse relancer, tandis que d’autres, notamment dans le final, deviennent beaucoup plus techniques. »

Rencontre avec l'Annécien Pierre-Adrien Rencontre avec Pierre-Adrien Hivert, nouvelle recrue La Sportiva qui a terminé à la 7eme place du 80 km du Lavaredo Ultra-Trail.
©Auguste Devaire

Comment as-tu géré la chaleur, avec des températures qui ont atteint les 35 °C ?

« Le parcours est quasiment toujours exposé. Il y a très peu d’ombre, hormis lors de la traversée des Tre Cime. Mon assistance m’attendait avec de la glace à Cimabanche puis au Col Gallina. Dès que je croisais une rivière, je prenais quelques secondes pour me rafraîchir les avant-bras et la nuque. Ce sont des choix essentiels. Tu perds un peu de temps sur l’instant, mais ne pas le faire peut complètement ruiner ta course. Au final, j’ai consommé quasiment un litre d’eau par heure. »

L’altitude, que tu redoutais également, tu l’as ressentie ?

« Ah oui ! Je me suis pris un bon tir à la sortie du Col Gallina (rires). Je voyais le 8e revenir sur moi, mais j’étais incapable d’accélérer. Habituellement, je peux monter à plus de 1 200 m de dénivelé positif par heure. Là, je plafonnais autour de 1 000. C’est clairement à cet endroit que la course s’est jouée. Cette longue section en altitude, sur le haut plateau jusqu’à la dernière descente, demande énormément de relances. Il ne fallait surtout pas craquer. »

Quand on évolue dans le Top 10, est-ce qu’on prend encore le temps d’admirer les paysages ?

« J’avoue que j’ai surtout regardé mes pieds (rires).À ce niveau-là, tu dois rester concentré en permanence : gérer ton effort, ton alimentation, éviter la moindre erreur.Mais je me souviens avoir levé les yeux dans la montée vers les Tre Cime. C’était un véritable moment d’émerveillement. C’est un endroit irréel, tellement c’est beau. Avec ma compagne, on s’est déjà dit qu’on reviendrait. Cette fois, pas pour courir, simplement pour profiter de ces paysages. »

Rencontre avec l'Annécien Pierre-Adrien Hivert, nouvelle recrue La Sportiva qui a terminé à la 7eme place du 80 km du Lavaredo Ultra-Trail.
©Auguste Devaire

Pierre-Adrien Hivert, ce 80 km t’a donné envie de revenir sur le grand parcours ?

« Oui, il y a de grandes chances que je revienne sur le 120 km. J’ai découvert la très longue distance avec la TDS l’an dernier et j’ai adoré cette dimension. Les nuits passées à la frontale procurent des émotions qu’on ne retrouve pas sur des formats plus courts. Seul l’ultra est capable d’offrir ces moments d’euphorie. »

Le niveau explose en trail. Les records tombent chaque année et les jeunes talents émergent sans cesse. Comment vis-tu cette concurrence ?

« C’est vrai que la densité devient incroyable. Il y a des pépites qui arrivent de partout. Mais c’est aussi ce qui fait progresser notre sport. Personnellement, je le vois comme une source de motivation supplémentaire. Ça pousse à aller chercher la meilleure version de soi-même.

Cela fait maintenant deux ans que je m’investis pleinement dans le haut niveau. Je me suis fixé un plan sur cinq ans et, pendant cette période, je veux tout mettre en œuvre pour continuer à progresser. »

L’objectif final de ce plan, Pierre-Adrien Hivert, c’est un podium sur l’UTMB ?

« L’UTMB, ça reste la messe. Évidemment que cela fait partie de mes objectifs. Mais en tant que passionné de montagne, je rêve aussi d’aller découvrir la Hardrock. C’est une course mythique qui me fait énormément envie. »



Les Championnats de France de 5 km 2026 innovent avec un dispositif inédit mêlant running connecté, clubs d’athlétisme et compétition nationale. En partenariat avec Strava, la Fédération Française d’Athlétisme propose un parcours en trois étapes, du challenge digital à la finale au Bois de Vincennes.

La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) propose une nouvelle initiative, un challenge connecté pour les Championnats de France de 5 km 2026, en partenariat avec Strava. Objectif : créer un pont entre la pratique libre du running, la vie des clubs et le haut niveau. L’objectif est clair : rendre le 5 km plus accessible et plus fédérateur.

Un challenge connecté de 5 km ouvert à tous sur Strava

Première étape, le Challenge Connecté des Championnats de France de 5 km disputé jusqu’au 5 juillet sur Strava. Gratuit et ouvert à tous, quel que soit leur niveau, il permet de réaliser un 5 km où et quand on le souhaite.

La FFA encourage également ses clubs affiliés à s’emparer de l’initiative en organisant des sorties collectives, transformant ce défi digital en véritable moment fédérateur sur tout le territoire.

Des demi-finales régionales pour accéder aux France de 5 km

Deuxième étape : les demi-finales régionales des Championnats de France de 5 km. Elles seront organisées par les Ligues d’athlétisme en septembre et octobre 2026.

Ouvertes des catégories cadets à masters, elles permettront d’obtenir les minima qualificatifs pour accéder à la finale nationale. La participation au challenge Strava n’est pas obligatoire pour cette phase centrée sur la compétition en club.

Une finale nationale au Bois de Vincennes

Dernier temps fort le samedi 19 décembre avec la finale prévue au Bois de Vincennes, à Paris.

Organisée par catégories, cette ultime étaperassemblera les meilleurs spécialistes du 5 km en France dans un format dense destiné à couronner les futurs champions de France 2027.



La Vendée accueillera un nouveau grand rendez-vous running le 4 avril 2027 avec la création des Marathons de Vendée, une épreuve qui alternera chaque année entre Les Sables-d’Olonne et Les Herbiers.

La première édition du Marathon des Sables d’Olonne est annoncée pour le 4 avril prochain. Au coeur de la station balnéaire vendéenne avec l’itinéraire mettra en valeur les paysages emblématiques du littoral : front de mer, remblai, forêt domaniale et baie de Cayola. Une grande partie du tracé offrira une vue sur l’océan.

Ce nouvel événement est porté par le Jogging Club Sablais et ambitionne de devenir un rendez-vous majeur du calendrier marathon français. La course proposera également un 10 km en parallèle et attend 5 000 coureurs, avec 1 000 dossards réservés aux licenciés de la Fédération française d’athlétisme.

Une deuxième édition déjà programmée en 2028 aux Herbiers

Un marathon se courra au cœur du bocage vendéen, autour des Herbiers, au printemps 2028.
©Adobestock

L’année suivante, l’épreuve changera de décor. Le marathon prendra la direction des Herbiers, au cœur du bocage vendéen, avant de revenir aux Sables-d’Olonne selon un principe d’alternance entre les deux villes, en 2029.

Avec cette nouvelle course, la Vendée confirme son dynamisme dans l’organisation d’événements running, en proposant aux coureurs une expérience mêlant performance sportive et découverte du territoire.


Infos et inscriptions sur marathondessablesdolonne.fr



Véritable rendez-vous vérité, ce test d’allure, idéal pour tester son allure avant une course, permet de confronter ses sensations à la réalité du terrain et de s’assurer que l’objectif fixé est à la fois ambitieux et tenable.


Durant la préparation, on accumule les kilomètres, on affine ses allures, on apprend à gérer l’effort… mais entre la théorie et la réalité, un décalage peut subsister. Un plan d’entraînement, aussi précis soit-il, reste une projection, d’où l’intérêt de tester son allure avant une course.

Aussi, le test d’allure sert à vérifier que :

  • le moteur tourne à la bonne fréquence ;
  • l’économie de course est optimale ;
  • le rythme visé est réellement tenable sur la durée.

C’est aussi le moment idéal pour un test complet du matériel et de la nutrition :

  • les chaussures de compétition,
  • la tenue complète (chaussettes, short, débardeur, etc.),
  • la montre et ses réglages,
  • les gels, boissons ou barres que vous utiliserez le jour J.

L’objectif : se rapprocher le plus possible des conditions réelles pour tester le corps, l’esprit et le matériel dans leur ensemble.

Comment réaliser ce test d’allure ?

L’idée n’est pas de se tester à bloc, mais de valider l’allure spécifique de course. On se cale sur le rythme prévu, on le tient, sans chercher à aller plus vite.

Si l’effort semble « facile mais concentré », c’est le bon tempo.
Si vous terminez essoufflé, crispé ou en serrant les dents, c’est que l’objectif fixé est sans doute trop ambitieux.

Petit conseil : réalisez ce test en solitaire. La solitude évite l’effet grisant de la compétition ou des groupes d’allure et permet d’évaluer honnêtement ses sensations, sans influence extérieure.

Quand programmer le test selon la distance ?

Pour un marathon

Le moment idéal se situe trois semaines avant la course, sous la forme d’un semi-marathon couru à allure marathon.
À ce stade, la préparation touche à son apogée : le corps est prêt, la charge d’entraînement a culminé et la fatigue commence à décroître.

Si tout se passe bien sur ces 21,1 km, vous aurez la confirmation que votre allure cible est réaliste. Attention toutefois à ne pas vous laisser griser par l’ambiance d’une course officielle : tenez votre allure, même si les jambes piaffent d’impatience.

Pour un semi-marathon

Le test peut être réalisé deux semaines avant la course, sur 12 km à allure semi-marathon. Cette distance est suffisante pour valider le rythme et affiner les sensations sans puiser dans les réserves. Le bon signal ? Terminer en se disant : « Oui, je peux tenir ça sur 21 km. »

Pour un 10 km

La préparation étant plus courte, on avance le test à huit jours avant la course, sur 5 à 6 km à allure 10 km. Cela permet d’ancrer les sensations, de vérifier la réactivité musculaire et de renforcer la confiance avant le jour J. Encore une fois : inutile de forcer — le respect de l’allure prime sur la vitesse.

Ce que vous devez ressentir à la fin du test

Le test d’allure n’a pas vocation à vous épuiser, mais à vous éclairer. À l’arrivée, posez-vous cette question simple : « si je devais continuer à cette allure, pourrais-je le faire ? »

  • Oui, sans effort : votre allure cible est validée.
  • Oui, mais avec effort : conservez cette allure, tout en restant prêt à ajuster le jour J selon les sensations.
  • Non : mieux vaut revoir l’objectif maintenant que de tout compromettre le jour de la course.


L’ultra-traileur français Vincent Bouillard a marqué l’histoire de la Western States Endurance Run en établissant un nouveau record du parcours. Le coureur du Team Trail Elite HOKA a bouclé les 161km entre Olympic Valley et Auburn, en Californie, en 13h46min 15s.

Déjà vainqueur de l’UTMB Mont-Blanc 2024, Vincent Bouillard confirme son statut parmi les meilleurs spécialistes mondiaux de l’ultra-trail en s’imposant sur l’une des épreuves les plus mythiques de la discipline. La Western States, considérée comme la plus ancienne des grandes courses d’ultra-trail, figurait jusqu’ici parmi les grands objectifs manquants à son palmarès. Avec ce nouveau record, Vincent Bouillard ajoute une nouvelle ligne majeure à son palmarès et confirme qu’il faudra compter avec lui parmi les grands noms de l’ultra-trail mondial.

Un nouveau record sur une course mythique de 100 miles

Vincent Bouillard remporte la Western States 100 2026 et établit un nouveau record du parcours en 13h46min15s sur 161 km.
© Rhoam Creative Studio/HOKA

Pour réaliser cette performance, le Français a utilisé un prototype personnalisé de la HOKA Tecton, développé à partir de ses données biomécaniques et de ses retours terrain. Un modèle conçu pour répondre aux exigences spécifiques d’une épreuve de 100 miles où gestion de l’effort, confort et efficacité mécanique sont essentiels.

La performance collective du Team Trail Elite HOKA a également été remarquable. L’Italien Francesco Puppi termine deuxième en 13h51min08s avec la HOKA Tecton X3, pour sa première participation à la Western States. Chez les femmes, Lottie Brinks prend la cinquième place tandis qu’Adam Peterman termine sixième au classement général.



En vacances ou en déplacement, il n’est pas toujours facile de dénicher un itinéraire de course adapté. En pleine nature, le choix du parcours ne se résume pas à la distance : dénivelé, technicité des sentiers, orientation ou qualité du balisage sont autant d’éléments à prendre en compte.

C’est précisément à ce besoin que répond AllTrails. Lancée en 2010 sur le web puis déclinée en application mobile en 2011, la plateforme est devenue au fil des années une référence mondiale pour les amateurs d’activités outdoor, et notamment les coureurs de trail.

L’application permet de rechercher facilement des itinéraires à proximité grâce à de nombreux filtres : distance, dénivelé, niveau de difficulté, type de terrain ou encore durée estimée. La cartographie, particulièrement détaillée, facilite la navigation même sur des sentiers peu marqués ou dans des secteurs montagneux. Les parcours sont enrichis par la communauté, qui peut ajouter des photos et des commentaires, offrant ainsi un aperçu concret des paysages, des passages techniques ou des points d’intérêt.

Plus qu’une somme d’itinéraires

AllTrails à l'essai : notre avis sur l'application incontournable pour trouver, suivre et partager des parcours de course à pied et de trail.

AllTrails ne se limite pas à une base de données d’itinéraires. Il est également possible d’importer un fichier GPX ou un parcours créé sur une autre plateforme afin de le suivre directement depuis son smartphone. À l’inverse, l’application permet d’enregistrer ses propres sorties, puis de les partager avec la communauté en indiquant les principales caractéristiques du parcours (distance, dénivelé, type de terrain, photos, etc.).

L’interface est particulièrement réussie. Malgré la richesse des fonctionnalités proposées, la navigation reste intuitive et la prise en main est rapide, même pour un utilisateur découvrant l’application.

Deux abonnements AllTrails pour aller plus loin

La version gratuite offre déjà de nombreuses possibilités, mais les abonnements Plus (24 € par an) et Peak (54 € par an) débloquent des fonctions particulièrement intéressantes pour les coureurs évoluant régulièrement en pleine nature.

L’abonnement Plus donne notamment accès aux cartes hors connexion, indispensables lorsque la couverture réseau est inexistante ou pour limiter la consommation de données mobiles. Il comprend également des alertes de sortie d’itinéraire particulièrement efficaces : lors de notre essai, celles-ci se sont révélées très précises, permettant d’éviter plusieurs erreurs d’aiguillage sur des portions où les sentiers étaient peu visibles. La cartographie en relief 3D constitue également un vrai plus pour mieux appréhender le terrain et les dénivelés avant une sortie.

AllTrails à l'essai : notre avis sur l'application incontournable pour trouver, suivre et partager des parcours de course à pied et de trail.

L’offre Peak ajoute plusieurs outils avancés. Elle permet notamment de créer ou modifier un itinéraire directement depuis le smartphone, sans passer par un ordinateur. Elle intègre également des prévisions météo actualisées, particulièrement utiles en montagne où les conditions évoluent rapidement, ainsi qu’une Heatmap, qui met en évidence les sentiers les plus fréquentés par les utilisateurs. Une aide précieuse pour découvrir les itinéraires les plus populaires… ou au contraire partir à la recherche de chemins plus confidentiels.

Une communauté en pleine croissance

Disponible en français depuis 2019, AllTrails connaît une croissance spectaculaire. La plateforme revendique désormais plus de 95 millions d’utilisateurs dans le monde en 2026, contre environ 10 millions en 2019.

En France, la communauté est particulièrement active avec 35 000 itinéraires référencés et plus de 23 millions de kilomètres parcourus sur l’année 2025.

Que l’on prépare un footing en ville, une sortie longue en forêt ou un trail en montagne, AllTrails constitue aujourd’hui l’une des applications les plus complètes pour découvrir de nouveaux parcours, les suivre en toute sérénité et partager ses propres aventures.



Les kipride max sont l’un des premiers modèles à sortir après que Kiprun a repensé toute sa gamme : Kipride pour le confort, Kipstorm pour la perf et Kipsummit pour le trail. Tout est donc dans le nom : une paire orientée 100% confort.

42 mm à l’arrière, 36mm à l’avant, tout est dit ou presque niveau confort et sécurité. Le chaussant est à la hauteur, un vrai chausson. Attention tout de même car il semble globalement plus large que sur les précédents modèles confort chez Kiprun. Le talon est bien rembourré. Petit bémol mais qui peut varier d’un coureur à l’autre : la tige remonte beaucoup et a eu tendance à frotter sur la malléole. Mais comme souvent, pour ne pas dire toujours désormais avec Kiprun, le design global et la finition sont à la hauteur des autres modèles confort du marché.

Une nouvelle mousse pour trouver le bon équilibre

La Kiprun Kipride Max en coloris gris et semelle blanche et jaune-orangée vue de profil
©Kiprun

La vraie innovation se situe au niveau de la semelle. La semelle intermédiaire baptisée SOFTECH+ est un alliage EVA, PEBA et OBC, des polymères que l’on retrouve dans la majorité des chaussures. Kiprun a travaillé sur l’équilibre pour arriver à un savant dosage entre confort et dynamisme.

Le résultat est en grande partie atteint. La Kipride Max est vraiment très confortable et protectrice.

Une chaussure pour presque tous les usages

Focus sur le laçage de la Kiprun Kipride Max
©Kiprun

Elle s’adresse donc à…tout le monde pour une utilisation variée en fonction du niveau et des objectifs : footing de récupération, sortie longue, et même du rythme jusqu’à 5’/km. A des rythmes plus soutenus la Kipride max pâtit de son poids (271g) qui est pourtant contenu pour un modèle de ce type, du chaussant large mais surtout de l’épaisseur de la semelle. Le drop de 6mm vient contrebalancer en permettant un déroulé du pied plus fluide.

En résumé Kiprun propose une v1 de la Kipride Max qui offre une chaussure d’excellent niveau, parfaite pour débuter la course à pied en sécurité et à un prix contenu. Elle promet des améliorations futures et peut être des modèles confort de très haut niveau.

Le verdict

En résumé, Kiprun propose une V1 de la Kipride Max qui offre une chaussure d’excellent niveau, parfaite pour débuter la course à pied en sécurité et à un prix contenu. Elle laisse entrevoir de futures améliorations et, peut-être, l’arrivée de modèles confort de très haut niveau.

Prix : 149,99 €

Confort : 19 – Amorti : 19 – Stabilité : 15 (mais attention tout de même à la hauteur de semelle) – Souplesse : 14 – Dynamisme : 14

Le + Un modèle parfait pour débuter.

Le – L’épaisseur de la semelle. Il ne faudrait pas que le cap des 40 mm devienne une norme.



Amputé sous le genou droit après un accident du travail, Julien Veysseyre a transformé l’épreuve en nouveau départ. Quelques années plus tard, il vient de boucler le Marathon du Mont-Blanc (43 km, 2 500 m D+) en 6h05, une étape décisive vers son prochain défi : devenir, dans deux mois, le premier athlète amputé tibial à terminer l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB). Au-delà de la performance sportive, son aventure porte un message plus large : celui d’un homme qui repousse les limites du possible et ouvre une nouvelle voie.

Depuis trois ans tout converge pour Julien Veysseyre vers Chamonix. L’entraînement, le matériel, les tests de prothèses, les stages en montagne, les séances de kinésithérapie, les reconnaissances… Chaque détail est orienté vers une obsession silencieuse : devenir le premier amputé tibial à boucler les 176 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé positif de l’UTMB, autour du massif du Mont-Blanc.

Le projet est inédit. Extrême aussi. Mais rien, dans son parcours, n’a jamais vraiment commencé dans le confort. À 18 ans, un accident du travail survenu lors d’un job d’été lui coûte sa jambe droite sous le genou. À l’époque, il ne court pas encore. Le sport qui rythme sa vie, c’est l’enduro moto, qu’il continuera à pratiquer en compétition pendant près de dix ans.

Après l’accident vient le temps de l’acceptation. « Longtemps, j’ai essayé de cacher mon handicap », confie-t-il aujourd’hui. Le sport lui permet de se reconstruire. Compétiteur dans l’âme, il se met au triathlon à 31 ans. Nager, pédaler, courir : le corps doit réapprendre. Très vite, l’ambition dépasse le simple défi personnel. Julien vise le haut niveau paralympique avec une détermination méthodique, jusqu’à devenir champion du monde de para cross-triathlon en 2023, une discipline mêlant natation, VTT et trail.

De la désillusion olympique à l’appel de l’ultra

Julien Veysseyre, une jambe en moins, un rêve d’UTMB
Fin avril, Julien Veysseyre a terminé le 50 km du Grand Raid Ventoux en 7h04′.

Entré chez Salomon il y a quatre ans, il découvre progressivement le trail, d’abord sur des formats marathon. En 2024, il enchaîne Sierre-Zinal, le Marathon du Mont-Blanc, la Maxi-Race et la MCC.

Puis vient la bascule vers l’ultra-trail avec la CCC, l’an dernier. Cent kilomètres autour du Mont-Blanc disputés dans des conditions dantesques. « Dix heures sous des trombes d’eau », résume-t-il. « Au début, je n’étais pas dedans. Les trente premiers kilomètres ont été très difficiles. Finalement, ça a peut-être été mon salut, car je ne suis pas parti trop vite. »

Son combat ne ressemble à aucun autre. Sa prothèse — une lame en carbone — se révèle particulièrement inadaptée à ces conditions extrêmes. « La surface de contact fait cinq centimètres. C’est comme courir sur la pointe du pied. Dans les racines, les cailloux, c’est très instable. Dans les descentes, ça rebondit énormément, alors que tu cherches justement à freiner. Et sur les chemins détrempés, ça glisse, évidemment. » Chaque descente devient une négociation permanente avec l’équilibre et la compensation musculaire. « J’ai huit centimètres de tour de cuisse en plus sur la jambe valide », précise-t-il.

Les entorses reviennent régulièrement. Le genou encaisse. Les muscles saturent. Et surtout, il y a cette douleur invisible : celle du moignon enfermé dans une emboîture ultra-serrée. « Si la prothèse bouge, tu es cuit. » Ampoules, échauffements, coupures : en ultra, le moindre frottement peut signifier l’abandon. Alors Julien passe des heures à courir avec sa prothèse, qu’il fait régulièrement réajuster, pour habituer son corps aux impacts, tanner la peau et réduire les points de pression.

CCC validée, cap sur l’UTMB

Avant la CCC, il pensait impossible de tenir 100 kilomètres sans blessure. « J’ai terminé sans la moindre irritation. Quand j’en parle, ça paraît improbable. » Il franchit la ligne après 22 heures d’effort. Épuisé, mais rassuré. Peu importe le chrono : il fallait valider cette étape avant l’UTMB. « Si je n’avais pas fini, ça aurait forcément semé le doute. »

Son rêve en quatre lettres approche désormais à grands pas (28 août). Julien a quitté son poste chez Michelin à Clermont-Ferrand pour se consacrer entièrement à sa préparation, tout en poursuivant ses interventions en entreprise autour de la résilience, de la sécurité et de la prévention des risques.

Cette saison, il a bouclé le 50K du Grand Raid Ventoux by UTMB (7h04’) et le Marathon Expérience (39 km et 1700 mD+) de la Maxi-Race en 4h54’. Son partenaire Salomon l’a accompagné dans le développement d’une lame plus stable, directement intégrée à une chaussure afin d’améliorer la sécurité et le contrôle dans les descentes.

Trente heures par semaine pour un rêve

Julien Veysseyre, une jambe en moins, un rêve d’UTMB
©colinolivero_SalomonCamp

Son quotidien ressemble désormais à celui d’un ultra-traileur professionnel : jusqu’à trente heures d’entraînement hebdomadaire en période de charge, cent kilomètres de course à pied certaines semaines, dix heures de vélo, du renforcement musculaire, de la kinésithérapie et des blocs de plusieurs jours en montagne, qu’il partage volontiers avec des amis. Son entraîneur, Patrick Bringer, orchestre cette montée en puissance avec précision. « J’ai mes devoirs, mon agenda », sourit-il.

Le jour de l’UTMB, plusieurs proches assureront son assistance et les changements de prothèses en course. Symboliquement, il devrait terminer accompagné du manager du team Salomon.

Julien Veysseyre, inspirer sans héroïsation

Julien Veysseyre, une jambe en moins, un rêve d’UTMB
©julienlaurentfr_UltraSpirit_ParaTeam-24

Quelque part, ce projet ne lui appartient plus totalement — et c’est précisément ce qu’il apprécie. « Au début, je courais égoïstement, pour moi. Après la MCC, avec les réseaux sociaux et les messages reçus, j’ai compris l’impact que cela pouvait avoir sur les gens. Pas seulement sur les personnes handicapées. »

Depuis, les témoignages affluent : blessés, sportifs en reconstruction, anonymes confrontés à leurs propres difficultés. Tous voient dans son parcours une autre manière d’habiter l’effort et l’adversité. Lui refuse pourtant toute posture héroïque. Fils de boucher, issu d’une famille paysanne de Haute-Loire, il revendique une culture du travail discrète et rugueuse. « Profil bas, besogneux, je ne la ramène pas trop. »

Ce qu’il veut montrer n’est pas l’image d’un homme “plus fort que tout”, mais celle d’un athlète qui compose avec ses limites sans jamais les nier. « Le projet est sérieux. J’ai envie d’inspirer les gens par mon discours et par la performance. Mais en ultra-trail, tout peut basculer en quelques secondes : une chute, une entorse, un problème mécanique… J’en ai parfaitement conscience. » Sa seule certitude tient en une phrase : l’impossible recule quand on avance.