La marque française Cimalp frappe fort. Pour sa première participation au palmarès national “Meilleure Marque 2026”, l’équipementier outdoor remporte une double distinction dans les catégories Articles de sport et Vêtements de sport et chaussures, après plus de 122 000 votes de consommateurs.
Spécialisée dans l’équipement technique pour le trail, la randonnée et le running, Cimalp a reçu le trophée « Meilleure marque 2026″‘. Installée dans la Drôme, près de Valence, l’entreprise a récemment investi 10 M€ dans un nouveau siège pour accompagner son développement affiche des scores élevés autour de ce palmarès :
9,63/10 de satisfaction en Articles de sport
9,73/10 en Vêtements et chaussures
9,76/10 de confiance dans les deux catégories
Avec cette double récompense, Cimalp confirme sa place parmi les marques qui comptent dans l’univers du trail et du running, portée par une forte adhésion des pratiquants. La marque devance ainsi des acteurs majeurs comme Salomon,Decathlon ou Adidas.
Un positionnement fort sur le trail et le running
Fondée en 1964, Cimalp s’est imposée dans l’univers du trail running grâce à des produits techniques, durables et accessibles en direct via son site. La marque mise sur l’innovation textile, la durabilité (avec réparation à vie) et une relation directe avec les pratiquants.
Une croissance solide
Quelques chiffres clés illustrent cette montée en puissance :
20 M€ de chiffre d’affaires en 2025 (vs 300 K€ en 2012)
Figure majeure de l’ultra-trail mondial, Mathieu Blanchard a élargi son terrain de jeu bien au-delà des sentiers. De l’UTMB à la Diagonale des Fous, des étendues polaires du Canada aux océans de l’Atlantique, l’athlète franco-canadien cultive une soif d’exploration où performance, engagement et quête intérieure se mêlent. Rencontre avec un aventurier pour qui chaque expérience, aussi extrême soit-elle, est un levier de transformation.
Le film L’Appel du Silence nous replonge dans ta Yukon Arctic Ultra 2025. Qu’as-tu appris lors de cette aventure hors norme de 625 km en quasi-autonomie totale dans le Grand Nord canadien ?
Mathieu Blanchard — « Cette Yukon a été l’expérience la plus difficile de ma vie. Une aventure qui m’a profondément marqué, physiquement et mentalement. J’ai parfois été à la limite de problèmes graves. Il y a eu des moments, seul dans mon sac de couchage, où je me suis réellement vu mourir. Ma détermination, et sans doute aussi mon côté trop têtu, m’ont poussé à retarder le moment d’appuyer sur le bouton SOS de notre système de communication satellite.
Avec le recul, je me dis : “Mais p****, tu as été c***. Ta vie est plus importante que cette aventure.” Mais c’est ma personnalité. J’aime expérimenter, me mettre en danger. À l’arrivée, je me suis dit “plus jamais”. Et un an plus tard, j’ai ressorti la pulka… »
Le film de 50 minutes retraçant la Yukon Arctic Ultra (Canada) part en tournée avec des avant-premières immersives prévues au Grand Rex à Paris (8 mars), au CGR Bordeaux (9 mars), au CGR Toulouse (10 mars), à l’Amphi 3000 de Lyon (11 mars), au Pathé Annecy (12 mars) et à la Salle Métropole de Lausanne (13 mars).
Une autre aventure polaire se profile ?
« Oui car dès le départ, la Yukon Arctic n’était pas un one-shot dans ma tête. J’ai un projet que j’appelle le Glacial Odyssey Project qui, si tout se déroule bien, va s’échelonner sur les cinq prochaines années. L’objectif est de monter en compétences pour réaliser des aventures en grand froid de plus en plus ambitieuses, en termes d’engagement et de distance. Ce projet comptera quatre courses et un projet off. »
Dis-nous en plus sur ton projet d’odyssée glaciale Mathieu Blanchard…
« J’aimerais participer à l’Iditarod Trail Invitational, en Alaska. C’est la plus longue course d’ultra au monde : 1 000 miles, soit 1 600 km, disputés en février, le mois le plus froid de l’année, sur l’itinéraire de la célèbre course de chiens de traîneaux. C’est une épreuve très sélective, avec seulement 30 dossards. Avant de postuler au format 1 000 miles, il faut suivre un long processus. Il faut d’abord terminer la version 350 miles (500 km), qui requiert elle-même d’avoir participé à deux courses polaires listées par l’organisation.
Parmi elles, la Yukon que j’ai déjà courue, et la Lapland Arctic Ultra en Laponie, organisée par la même équipe. Je vais justement participer à cette course en Suède, début mars, sur le format 500 km. L’idée est ensuite de postuler pour l’Iditarod 500 km en 2027, puis, si tout se passe bien, de tenter le 1 000 miles en 2028.
Rien n’est garanti, car il existe une forme de loterie que je ne maîtrise pas encore totalement. Le fil conducteur de ces courses polaires, c’est un grand rêve : un off pionnier, au pôle Nord ou au pôle Sud, car il reste encore des choses jamais tentées dans ces zones extrêmes. »
Le grand froid t’attire donc particulièrement…
« Oui, parce que la courbe de progression y est beaucoup plus longue que dans les autres sports d’endurance. Il faut expérimenter, comprendre comment évoluer dans le froid, comment utiliser le matériel. Tout cela est complexe et demande beaucoup de temps sur le terrain. Je suis heureux de pouvoir travailler cette année sur l’amélioration du matériel et de capitaliser sur tout ce que j’ai appris au Canada. »
Ton film évoque Jack London. Est-ce ton auteur préféré ?
« Oui. Le titre est un clin d’œil assumé à L’Appel de la forêt, l’une de mes grandes sources d’inspiration. C’est un livre qui m’a marqué adolescent par sa violence. Je l’ai relu récemment et je le trouve toujours aussi puissant. J’aime ce chien, Buck, ultra-sédentaire et confortable, qui retrouve peu à peu un instinct primaire et sauvage, et apprend à se débrouiller seul dans la nature.
Je fais le parallèle avec l’homme. Nous sommes de plus en plus sédentaires, mais il reste en nous quelque chose de profondément ancré qui nous permet d’être en accord avec la nature et d’y survivre. Pouvoir expérimenter cela moi-même, à l’image de Buck, a été une expérience folle. »
Retrouver son instinct sauvage, lutter pour survivre dans des conditions hostiles, est-ce cela qui te motive ?
« Oui, en gardant à l’esprit qu’on ne peut jamais tout maîtriser. Quand on me demande si je suis prêt, je réponds toujours : absolument pas. Il est impossible d’être prêt pour survivre à -40 °C sur 600 km. J’aime le côté expérimental, l’incertitude. Cela crée une dynamique extrêmement enrichissante. Les situations auxquelles on ne peut pas vraiment se préparer sollicitent quelque chose de très instinctif, au fond du cerveau, qui permet de s’adapter à l’instant T. C’est fascinant de se dire : comment se fait-il que je sache gérer une situation que je n’ai jamais apprise ? »
Après la Yukon, tu as enchaîné sur la célèbre course au large, la Transat. Tu as dit pendant cette traversée de l’Atlantique : « Il y a des aventures qui nous bousculent, qui nous brisent, mais qui nous recousent autrement. » En quoi cette Transat t’a-t-elle “recousu” ?
« Ce que je fais inquiète souvent mes proches et mes partenaires. On me dit : “Mat, tu nous fais peur. Si tu te plantes, si tu te blesses, tu ne pourras plus être athlète professionnel.” Ce que j’essaie d’expliquer, c’est que oui, je me brise sur ces aventures, physiquement et mentalement. Mais j’ai compris que le corps et l’esprit sont extrêmement résilients. Derrière, je me reconstruis beaucoup plus fort qu’avant, car je challenge mon corps dans des dimensions totalement différentes de celles du trail. Explorer d’autres univers me permet de mobiliser mon corps autrement.
Par exemple, la préparation pour une course polaire me rendra plus puissant sur les phases de marche en ultra-trail. Il y a aussi l’aspect mental, fondamental. Un 100 miles ne me fait plus peur aujourd’hui. En revanche, partir sur une Yukon ou une Transat, c’est retrouver la peur, l’incertitude, la nécessité de puiser dans ses ressources mentales.
Tout cela “muscle” le cerveau et rend plus fort. Et si je reviens plus fort, je serai un meilleur compagnon pour ma compagne, un meilleur fils pour mes parents, et un meilleur athlète pour mes partenaires. C’est ainsi que je vois les choses, et en cela que ces aventures me brisent et me recousent. »
Pendant la Transat, on t’a vu courir 6 km sur le bateau. Plutôt cocasse…
« Il faut savoir qu’un monocoque est en gîte, c’est-à-dire incliné à 30 degrés. Impossible de tenir debout. Pour moi qui suis habitué à la liberté du mouvement, c’était l’une des choses les plus dures sur cette Transat. On était assis en permanence. Un ou deux jours, nous avons eu des conditions très rares, ce qu’on appelle la “pétole” : mer plate, bateau à l’horizontal. J’en ai profité pour bouger sur les quelques mètres carrés disponibles. Pour le côté fun, j’ai lancé Strava, comme si je courais autour d’un canapé dans un salon. »
Le Mathieu Blanchard d’aujourd’hui est-il plus aventurier que traileur ?
« On me pose souvent la question, et il m’est difficile de trancher. La définition la plus simple, c’est “athlète aventurier”. Athlète, parce que je dédie ma vie au sport et à la performance. Aventurier, parce que cela ouvre un état d’esprit : sortir du cadre, se confronter à ses certitudes. »
Séance sur ses terres natales, dans les Alpilles pour Mathieu Blanchard, dans l’objectif du photographe Albin Durand.
T’ennuierais-tu à ne faire que du trail ?
« Oui, clairement. J’aime trop interagir avec des milieux naturels variés, aller plus loin, comprendre comment retrouver des ressources physiques et mentales au-delà des premiers signaux d’abandon. Je suis aussi passionné par toute la phase de préparation.
Une équipe entière s’implique avec moi, et ce lien social est essentiel dans un sport pourtant très individuel. J’aime aussi développer des produits innovants avec mes partenaires, cela stimule la créativité. Tout cela crée une dynamique de carrière qui va au-delà de la simple performance sur les courses, ce qui m’enlève du poids sur les épaules. Cela m’apporte une grande sérénité et une force mentale solide, et me permet d’être dans une quête de longévité importante à mes yeux.
As-tu des objectifs en trail cette année ?
« Je ne me suis pas encore fixé. Je ferai le point après mon ultra en Suède. J’ai bien sûr envie de revenir à l’UTMB, mais aussi de découvrir les Templiers et la SaintéLyon, deux courses mythiques où je ne suis encore jamais allé, et bien sûr de retourner à La Réunion. Voilà pour les « grandes briques » disons, qui restent à affiner, avec des courses préparatoires autour bien sûr. »
Cette Diagonale des Fous, c’est ta course préférée ?
« Oui, clairement. J’ai couru un peu partout dans le monde mais la Diagonale a quelque chose en plus. Son parcours extrêmement varié, sa météo contrastée et surtout cette ambiance pure portée par les locaux. Ma victoire a eu une saveur très particulière, un mois et demi après mon abandon à l’UTMB. J’en ai peu parlé, mais cet échec m’avait profondément affecté. Réussir à me remobiliser si vite après un épisode dépressif m’a beaucoup aidé à regagner confiance. Nous finalisons d’ailleurs un film sur cette courbe émotionnelle, faite de hauts et de bas entre UTMB et Diagonale, pour montrer comment on se reconstruit après un échec. »
Parmi tes souvenirs forts, il y a aussi ton UTMB 2022, conclu à la 2e place juste derrière Kilian Jornet…
« Oui, croiser le fer avec Kilian pendant une cinquantaine de kilomètres, lui dont la carrière et les livres m’ont donné envie de faire du trail, reste un souvenir majeur. Mais j’ai aussi beaucoup d’autres moments marquants, comme le Marathon des Sables en Jordanie, partagé avec mon petit frère Luca, amputé à la suite d’un accident de la route.
Pendant cette traversée, il m’a confié : “Mat, au fond de moi, je rêve peut-être un jour de devenir athlète paralympique en snowboard, mais je n’ose pas à cause des études, du cadre, etc.…” Je lui ai répondu : prends le risque, arrête tout et fonce. Il a eu le courage de le faire. C’était en 2022.
Aujourd’hui, il porte la combinaison de l’équipe de France de snowboard et a de grandes chances de participer aux prochains Jeux olympiques. Quand je vois où il en est aujourd’hui, cette discussion dans le désert prend une dimension encore plus forte. »
Au fait, Mathieu Blanchard, comment as-tu débuté la course à pied ?
« De façon très banale, en 2014. J’avais 26 ans et je venais d’arriver au Canada pour une opportunité professionnelle comme ingénieur. J’étais un peu à la ramasse physiquement après les années d’école d’ingénieur. J’ai commencé, comme beaucoup, par de petits joggings pour perdre quelques kilos et retrouver du souffle pour monter les escaliers du métro. Et là, ça a été un véritable coup de foudre, quelque chose qu’on ne contrôle pas.
La course à pied est vite devenue un mode de vie. J’ai d’abord couru sur route pendant trois ans, plusieurs marathons, avant de découvrir le trail en 2016 sur l’Ultra-Trail Harricana, au Québec, un 80 km que j’ai terminé moins fatigué qu’un marathon. Depuis, je suis rarement revenu sur la route… »
On t’a justement revu sur marathon en 2023 à Paris, avec un record en 2h22. Comptes-tu revenir sur la distance ?
« À Paris, ma préparation était un peu bancale et le parcours pas vraiment roulant. Oui, j’ai envie de revenir sur marathon, par curiosité, pour voir jusqu’où je peux aller sur cette distance. J’y pense pour la fin d’année d’ailleurs, peut-être à Valence, avec une vraie préparation de trois mois et l’objectif de passer sous les 2h20. »
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/03/Mathieu-Blanchard.png486573Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2026-03-17 08:49:002026-03-13 14:20:58Mathieu Blanchard : « chaque aventure me rend plus fort »
La mythique SaintéLyon lance officiellement sa 72e édition. Les inscriptions ouvrent le 17 mars 2026 à 13 h, avec 20 000 dossards disponibles pour ce monument du trail et de la course nature en France. Un rendez-vous incontournable pour les coureurs, programmé les 28 et 29 novembre 2026 entre Saint‑Étienne et Lyon.
Chaque année, la SaintéLyon attire un nombre impressionnant de passionnés. Lors de l’édition précédente, 15 000 dossards grand public ont été attribués en seulement quelques heures. Plusieurs épreuves avaient même rapidement affiché complet, dont la SaintéLyon 80 km, avec ses 7 500 participants, mais aussi la SaintExpress et la SaintéSprint.
Pour 2026, le principe reste le même : premiers arrivés, premiers servis, dans la limite des dossards disponibles pour chaque course (hors dossards solidaires et offres entreprises). Les amateurs de trail hivernal devront donc se montrer rapides pour garantir leur place sur l’une des épreuves de ce week-end unique.
Comme chaque année, la compétition attire les meilleurs spécialistes français de trail. Parmi ceux qui ont déjà inscrit la date dans leur calendrier figurent notamment Baptiste Chassagne, Thomas Cardin et Alexandre Boucheix, plus connu sous le surnom de Casquette Verte.
Avec un plateau sportif relevé et des milliers de coureurs amateurs prêts à affronter la nuit et le froid, la SaintéLyon 2026 pourrait bien battre de nouveaux records de participation. Une chose est sûre : les dossards devraient encore partir très vite
Avec la Terrex Agravic GTX, la marque allemande propose un modèle clairement orienté trail technique, conçu pour évoluer sur des sentiers exigeants tout en offrant protection et confort.
Dotée d’une membrane GORE‑TEX, cette chaussure imperméable se destine surtout aux sorties d’entraînement à allure modérée, sur moyennes et longues distances, lorsque les conditions deviennent difficiles.
Dès les premières foulées, la sensation de sécurité est évidente sur les sentiers boueux ou tortueux. Malgré son orientation technique, la chaussure offre un confort appréciable, notamment grâce à un amorti talon efficace en descente sur surfaces dures. La sensation de moelleux est bien présente, sans pour autant nuire au dynamisme global.
Relance tonique et accroche efficace
La semelle intermédiaire absorbe correctement les chocs sur les sols fermes tout en conservant une relance étonnamment tonique vers l’avant. Cette réactivité ne génère pas d’instabilité : la chaussure s’adapte bien aux dévers et accompagne la foulée sans provoquer de déséquilibre.
Côté accroche, la semelle extérieure développée avec Continental se montre particulièrement efficace. Ses crampons de 4 mm offrent une excellente adhérence sur l’herbe mouillée, les rochers glissants ou encore la boue collante. Autre bon point : la terre ne s’accumule pas sous la semelle, ce qui permet de conserver une traction constante.
Une bonne protection contre l’humidité
Bonne surprise également du côté de la membrane GORE-TEX, qui ne donne pas l’impression d’étouffer le pied. Elle protège efficacement contre l’humidité matinale et les passages dans les flaques profondes. La cheville reste bien isolée de l’eau, un vrai plus lors des sorties hivernales.
Enfin, les pare-pierres, discrets mais efficaces, renforcent la protection à l’avant du pied. Dans les passages en pierriers, le pied reste bien protégé sans compromettre la souplesse globale de la chaussure.
Au final, cette Adidas Terrex Agravic GTX s’impose comme un modèle fiable et polyvalent, combinant confort, accroche, protection et durabilité pour affronter sereinement les terrains techniques.
La marque japonaise annonce le retour de son programme « ASICS Trail Adventure », une initiative qui permet à des passionnés de trail de concrétiser leur rêve d’aventure en pleine nature. Deux nouveaux gagnants seront sélectionnés pour vivre une expérience unique, avec un projet de trail entièrement financé et accompagné par la marque.
Avec le concours ASICS Trail Adventure, l’équipementier encourage les coureurs à explorer davantage la course en pleine nature. Les deux participants retenus bénéficieront d’un financement complet pour leur projet, comprenant le voyage, l’hébergement et la logistique.
L’objectif du programme est double : permettre à des coureurs de vivre une aventure exceptionnelle tout en mettant en lumière les bienfaits du trail, entre découverte de nouveaux sentiers, immersion dans la nature et partage avec la communauté.
Comment participer à ASICS Trail Adventure
La marque lance donc un appel à candidatures ouvert à tous les niveaux, du coureur débutant au traileur expérimenté de plus de 18 ans.
Pour participer, il faut remplir le questionnaire de candidature sur la plateforme OneASICS jusqu’au 19 mars 2026.
Pays éligibles : France, Spain, United Kingdom et Germany.
Période de l’aventure : au printemps ou au début de l’été 2026, au plus tard en juillet.
Le projet des gagnants sera également documenté par la marque, afin d’inspirer d’autres coureurs à se lancer dans leur propre aventure trail.
À 37 ans, Émilie Mullier mène une double vie à cent à l’heure : gestionnaire immobilière à Berlin le jour, athlète d’endurance hors normes dès l’aube. Marathonienne passionnée, triathlète longue distance, globe-trotteuse insatiable, cette Française expatriée en Allemagne repousse sans cesse ses limites grâce à une discipline de fer et une passion viscérale pour le sport d’endurance.
Émilie Mullier est une bigorexique assumée. Chaque matin, son réveil sonne à 4h30. Au programme : musculation, vélo, natation, home trainer, tapis de course… Un enchaînement calibré comme une préparation marathon de haut niveau. Après une sortie avec ses chiens et un solide petit-déjeuner, elle entame sa deuxième journée : la gestion de 75 appartements en location à Berlin. Entre états des lieux, visites et imprévus, le rythme est soutenu.
Le soir, place à une nouvelle séance d’entraînement running ou vélo, pour relâcher la pression. « J’ai besoin de quatre à six heures de sport par jour. Sans mes endorphines et mon adrénaline matinales, je ne suis pas aussi efficace au travail. Le sport dope mon cerveau. »
Une vraie machine, surnom que ses amis lui donnent volontiers. Vingt heures de sport par semaine, un planning digne d’une athlète professionnelle, des nuits courtes – mais des micro-siestes – et une vie intense qu’elle ne troquerait pour rien au monde. Vivre chaque jour comme si c’était le dernier, viser plus haut, dépasser sans cesse ses limites… ainsi va la vie d’Émilie.
41 marathons dont deux fois les World Marathon Majors
Grâce au sport, cette Limougeaude a découvert le monde. Work-run-travel – le nom de son compte Instagram – est son tiercé gagnant. Depuis son premier marathon à Berlin en 2016, tout est allé crescendo, avec une accélération fulgurante après la Covid. Son CV laisse bouche bée : 41 marathons au compteur, dont un record personnel en 3h07’ établi à Séville en 2023. En 2025, elle a couru 11 marathons, entre 3h10 (Amsterdam) et 3h27’ (Luxembourg).
Dans le lot figurent les World Marathon Majors, doublés. À 36 ans, c’est la seule et la plus jeune marathonienne au monde à avoir terminé deux fois la série– Tokyo, Londres, Boston, Berlin, Chicago et New York – et le petit dernier de la bande, Sydney, couru l’été dernier.
En 2024, elle a même enchaîné Boston et Londres à six jours d’intervalle, malgré une bonne « crève » due à la climatisation dans l’avion. Une machine, on vous dit. Ou une « tarée », comme aime la surnommer son frère.
Plus haut que dans ses rêves
Enfant, Émilie était plutôt explosive et touche-à-tout, passant de l’équitation au badminton, sans oublier le football. Lorsqu’elle chausse une paire de baskets en 2015, sans autre ambition qu’équilibrer sa jeune vie professionnelle à Berlin, elle raconte ne pas avoir tenu plus de deux minutes.
Persévérance et résilience l’ont pourtant emmenée bien plus haut qu’elle ne l’aurait imaginé. Pas d’entraîneur – mais un coach sportif qui assure sa préparation nutritionnelle et mentale – ni de club. Seulement des conseils glanés sur la toile et une insatiable force de travail.
« Je ne pense pas avoir de prédispositions particulières. Mon endurance au travail m’a beaucoup aidée à construire mon endurance sportive. En dix ans, ma fréquence cardiaque est passée de 72 bpm au bureau à environ 44 bpm. Et en dormant, je descends parfois à 36 bpm », détaille la compétitrice.
Les Super Half en famille
Une passion qu’elle transmet volontiers autour d’elle, à commencer par sa propre famille. Ses parents, coureurs depuis toujours, ont épinglé leurs premiers dossards à l’aube de la soixantaine, invités par leur fille à mêler effort et tourisme sur les six Super Half. « Mon père a couru son premier semi-marathon à Berlin en 2019 en 1h50’, à 59 ans. À Cardiff l’an dernier ma mère a terminé en 1h43’ à 62 ans ! ». Grisant.
Car si Émilie vise les étoiles, le sport reste avant tout une source d’enrichissement personnel. « J’ai rencontré des gens partout. Beaucoup sont devenus des amis parce que ce que l’on vit dans l’effort crée des liens indéfectibles. Je pense à Maïs, mon meilleur ami, rencontré à Tokyo en 2019. Depuis, nous avons déjà couru douze marathons ensemble, et c’est loin d’être fini ! »
Sa propension naturelle à créer du lien l’a d’ailleurs menée à croiser la route de la légende Eliud Kipchoge en personne, ainsi que de l’impressionnante Américaine Ashley Paulson, ultra-marathonienne et triathlète de l’extrême, qu’elle admire tant.
Ironman : cap sur les championnats du monde
En 2022, elle bascule dans le triathlon. Premier Ironman 70.3 en 5h34’, premier full l’année suivante (Émilie-Romagne) en 11h23’, quinzième chez les femmes. « Une personne m’a dit : “Vous ne vous rendez pas compte, avec ce chrono, il faut tenter le tirage au sort pour les mondiaux.” Apprendre le lendemain que j’étais qualifiée pour les championnats du monde de Nice reste l’un de mes grands souvenirs. »
En 2024, sur la Promenade des Anglais, elle termine sur les rotules, en 13h27. « Le dénivelé à vélo m’a littéralement tuée, je n’y suis pas habituée. Je n’avais plus de jambes sur le marathon, que je termine, en piochant comme jamais, en 4h10’. J’ai perdu sept kilos sur l’épreuve ; heureusement que j’avais anticipé avec une bonne recharge, en prenant 4,5 kilos dans les dix jours précédents et en buvant 6 litres par jour », raconte l’Ironwoman que rien ne semble pouvoir arrêter.
Objectif Hawaï : deux Ironman en sept jours
Désormais, un rêve l’obsède : Hawaï, le graal ultime, particulièrement inaccessible. Son plan d’attaque est prêt pour 2026. Pour décrocher son ticket, Émilie vise un enchaînement inédit en juin prochain : deux Ironman 140.6 en l’espace de sept jours.
D’abord Hambourg, championnat d’Europe, puis Cairns, en Australie, le week-end suivant, avec 32 heures de vol et huit heures de décalage horaire entre les deux épreuves. Boucler chacune autour de 12 heures serait son idéal. Elle met déjà tout en œuvre pour s’en rapprocher et s’est ajouté Copenhague en août pour tripler ses chances de qualification.
Déjà 11 marathons planifiés
En parallèle de ses vingt heures d’entraînement hebdomadaires, pour se préparer – autant que se faire plaisir – Émilie poursuit sa « série marathon ». Onze dossards sont déjà réservés, dont Sydney (coup de cœur 2025) pour boucler deux fois les sept Abbott, mais aussi Cape Town, futur 8eme « major »qu’elle découvrira fin mai, avec son frère Tom et un petit safari au parc Kruger en prime.
Et après ? Le défi ultime – sept marathons en sept jours sur sept continents – trotte dans un coin de sa tête. A 40 000 euros le dossard, l’athlète est à la recherche de sponsors pour l’accompagner dans ce projet fou, qu’une seule Française, Stéphanie Gicquel. a pour l’instant mené à son terme. À suivre…
La fréquence cardiaque est devenue pour de nombreux coureurs un repère central de l’entraînement running. Le problème ne vient pas de la donnée cardio elle-même, mais de la manière dont elle est interprétée, absolutisée ou utilisée hors contexte. Résultat : séances mal calibrées, progression freinée, stagnation en endurance, voire véritables erreurs stratégiques en préparation marathon ou semi-marathon. Décryptage avec Michel Armandy, de la Run Academy.
« Plus ma fréquence cardiaque est basse, meilleur est mon niveau »
Une fréquence cardiaque basse au repos ou à allure donnée, n’est pas un marqueur fiable de performance. Car cette donnée dépend de nombreux facteurs indépendants du niveau réel. On peut citer la génétique, l’âge, l’état de fatigue, la qualité du sommeil, le niveau stress ou d’hydratation.
Ainsi, deux coureurs peuvent évoluer à la même allure avec des fréquences cardiaques très différentes sans qu’il y ait supériorité physiologique.
En running, ce qui compte n’est pas la valeur absolue, mais sa cohérence dans le temps et son évolution en lien avec l’allure et la perception de l’effort.
« Il existe une fréquence cardiaque idéale pour une allure donnée »
La fréquence cardiaque n’est pas une donnée mécanique. C’est une réponse physiologique à un stress. À allure identique, elle varie selon la température, le vent, le dénivelé ou encore l’état d’hydratation.
Ajuster son allure uniquement pour rester dans une zone d’entraînement prédéfinie est une erreur fréquente chez les coureurs. Une séance bien calibrée peut présenter des valeurs cardiaques différentes d’un jour à l’autre sans perdre sa pertinence physiologique.
« La fréquence cardiaque maximale se calcule avec une formule »
Les formules du type 220 – l’âge reposent sur des moyennes statistiques et n’ont aucune valeur individuelle fiable.
À âge égal, deux coureurs peuvent présenter des fréquences cardiaques maximales séparées de plusieurs dizaines de battements par minute. Utiliser une FC max théorique – comme fournit par les montres cardio-GPS – expose au sous-entraînement chez certains, à la sur-sollicitation chez d’autres, à un mauvais calibrage des zones d’intensité.
La seule fréquence cardiaque maximale réellement exploitable est celle mesurée en conditions proches du maximum réel (test terrain, compétition), puis interprétée avec discernement.
« L’endurance fondamentale correspond à une valeur cardiaque précise »
L’endurance fondamentale n’est pas un chiffre, mais un état physiologique. Elle correspond à une intensité permettant : une prédominance du métabolisme aérobie, une respiration confortable, une faible dérive cardiaque, une perception de l’effort durablement basse.
Chez certains coureurs, elle se situe autour de 65 % de la FC max ; chez d’autres plus près de 75 %. Imposer une limite rigide conduit soit à courir trop lentement (avec une perte de qualité mécanique), soit à transformer une séance facile en effort inutilement exigeant.
« Une dérive cardiaque traduit forcément une mauvaise forme »
La dérive cardiaque — augmentation progressive de la fréquence cardiaque à intensité stable — est un phénomène normal lors des efforts prolongés, notamment en sortie longue ou en conditions chaudes.
Elle est influencée par la déshydratation, le stress thermique, la durée de l’effort et l’état de fatigue. Ce n’est pas sa présence qui pose problème, mais son amplitude, sa précocité, son association à une baisse d’allure ou à une dégradation des sensations.
Une dérive modérée en fin de sortie longue est souvent physiologique. Une dérive rapide et marquée peut révéler une intensité mal ajustée ou un déficit de récupération.
« En compétition, il faut absolument respecter ses zones cardio »
Le jour d’une course (10 km, semi-marathon, marathon), la fréquence cardiaque est influencée par l’adrénaline, l’émotion et les conditions extérieures. Elle met aussi du temps à se stabiliser.
Se brider uniquement sur la base des zones cardio conduit souvent à une allure trop prudente. En compétition, l’allure cible, la respiration et la perception de l’effort constituent des repères plus fiables. La fréquence cardiaque devient alors un outil d’analyse a posteriori, utile pour décrypter la stratégie adoptée.
« Plus je surveille ma fréquence cardiaque, mieux je m’entraîne »
Une dépendance excessive aux données cardio peut entraîner une perte de sensations. Les coureurs expérimentés savent identifier leurs intensités (endurance, seuil, fractionné) sans consulter en permanence leur montre GPS.
La fréquence cardiaque est pertinente lorsqu’elle confirme une sensation. Elle devient contre-productive lorsqu’elle s’y substitue totalement.
« La fréquence cardiaque est l’outil le plus précis pour piloter l’entraînement »
La fréquence cardiaque présente une inertie physiologique : elle réagit avec retard aux variations d’intensité. Elle reste également sensible à de nombreux facteurs externes.
Pour les intensités élevées (fractionné, VMA, travail au seuil), l’allure, la puissance ou les sensations sont souvent plus discriminantes.
En revanche, la fréquence cardiaque conserve une grande valeur. Notamment pour le suivi de la charge globale d’entraînement, l’évaluation de la récupération ou encore la détection d’un état de fatigue ou de surentraînement.
Ce qu’il faut retenir
La fréquence cardiaque est un outil précieux pour analyser le coût physiologique d’un effort et identifier des tendances dans un programme d’entraînement. Mais parce qu’elle est strictement individuelle et multifactorielle, elle doit être utilisée avec prudence lorsqu’il s’agit de calibrer précisément les séances.
Elle prend tout son sens lorsqu’elle est croisée avec l’allure, la perception de l’effort, la respiration et le contexte global (fatigue, chaleur, récupération). Cette donnée ne doit pas être vue comme une valeur absolue, mais intégrée dans une approche globale et intelligente de l’entraînement.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/03/Gore-W24RMM2_L_25-Gore-cardio.jpg533800Michel Armandyhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngMichel Armandy2026-03-10 08:10:002026-03-05 15:18:31Fréquence cardiaque en running : ces fausses idées qu’il est urgent d’abandonner
Le compte à rebours est lancé pour la prochaine édition de Marseille-Cassis. La 47e édition de Marseille-Cassis – AG2R LA MONDIALE se disputera le dimanche 25 octobre 2026 et les coureurs pourront tenter de décrocher leur dossard dès ce lundi 9 mars.
Organisée par la SCO Sainte Marguerite et la Ville de Cassis, cette course emblématique du calendrier running français rassemblera une nouvelle fois 20 000 participants entre la cité phocéenne et les calanques.
Au programme : un parcours mythique reliant Marseille à Cassis, avec un départ au pied de Orange Vélodrome, l’ascension du célèbre Col de la Gineste et une arrivée spectaculaire au cœur des vignes cassidaines.
Pour l’édition 2026, qui accueille un nouveau partenaire titre AG2R La Mondiale, plusieurs sessions d’inscriptions permettront aux coureurs d’obtenir leur dossard.
Groupes “Universités et écoles supérieures”
Lundi 9 mars 2026 de 10 h à 17 h
Réservation de 10 à 50 coureurs par équipe
Tarif préférentiel : 70 €
500 places réservées aux étudiants
Inscriptions en groupe (entreprises, associations, clubs)
Possibilité également de s’inscrire sur place au siège de la SCO Sainte Marguerite à Marseille.
Un nouveau Marseille-Cassis solidaire
Grande nouveauté de cette édition : le lancement de Marseille-Cassis Solidaire, un dispositif permettant de courir tout en soutenant une association.
Inspiré des grands marathons internationaux comme Marathon de Londres ou Marathon de New York, ce programme proposera 1 000 dossards solidaires disponibles au 2e trimestre 2026.
Les participants choisiront une association partenaire et s’engageront à collecter un montant minimum de dons pour soutenir des causes autour de quatre thématiques :
sport-santé
protection de l’environnement
inclusion par le sport
développement de la pratique sportive féminine
Avec son parcours exigeant, son passage incontournable au col de la Gineste et son ambiance unique entre mer et vignobles, Marseille-Cassis reste l’un des rendez-vous les plus attendus des coureurs en France. Les inscriptions devraient, une fois encore, partir très vite.
Le HOKA Semi de Paris 2026 a confirmé son statut de plus grand semi-marathon du monde. Ce dimanche 8 mars, 50 000 coureurs ont pris le départ dans les rues de Paris pour une édition record, entre performance sportive, engagement solidaire et grande fête populaire au cœur de la capitale.
Entre le boulevard Saint-Germain et l’arrivée sur la mythique place de la Bastille, le peloton a traversé plusieurs lieux emblématiques de la capitale : les quais de Seine, la Bibliothèque François‑Mitterrand, le Bois de Vincennes ou encore la rue de Rivoli. Un parcours de 21,097 km qui a une nouvelle fois offert un décor spectaculaire aux dizaines de milliers de participants.
Ftaw Zeray bat le record féminin du Semi de Paris
La grande performance sportive du jour est venue de l’Éthiopienne Ftaw Zeray, qui s’est imposée en 1 h 05 min 12 s, établissant un nouveau record de l’épreuve. Elle efface ainsi l’ancienne marque de 1 h 06 min 01 s réalisée en 2023 par la Kényane Sheila Chepkurui.
Le podium féminin est complété par l’Ougandaise Sarah Chelangat, deuxième, et la Kényane Mercy Chepwogen, troisième. Première Française à l’arrivée, Katia Raoult termine 11e en 1 h 15 min 33 s.
Chez les hommes, le Kényan Kennedy Kimutai a confirmé sa domination sur l’épreuve. Déjà vainqueur en 2025, il signe un doublé en remportant la course en 1 h 00 min 11 s, devant ses compatriotes Timothy Misoi et Thabang Mosiako.
Premier Français, Victor Moreau prend une solide 9e place en 1 h 03 min 14 s. À noter également la performance du traileur américain Jim Walmsley, vainqueur de l’Ultra‑Trail du Mont‑Blanc 2023, qui boucle son semi en 1 h 04 min 55 s.
Organisée le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, cette édition a aussi illustré la féminisation croissante du running. Les femmes représentaient 46 % des participants, contre 35 % en 2022, signe d’une évolution rapide de la pratique de la course à pied en France.
À cette occasion, l’équipementier HOKA a mis en avant l’initiative « Le SAS manquant », menée avec l’association SineQuaNon, pour sensibiliser au harcèlement subi par certaines femmes lorsqu’elles courent dans l’espace public.
Au-delà de la performance sportive, le Semi de Paris s’affirme aussi comme un grand rendez-vous solidaire. Cette année, 5 000 coureurs ont pris le départ avec un dossard associatif, représentant 110 associations. Au total, 1,3 million d’euros ont été collectés pour soutenir des projets humanitaires, sociaux, environnementaux ou liés à la santé.
Au final, 49 244 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée, confirmant le succès d’un événement devenu incontournable dans le calendrier running. Entre records, émotions et engagement, le HOKA Semi de Paris 2026 a une nouvelle fois transformé les rues de la capitale en immense fête de la course à pied.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/03/Hoka-Semi-de-Paris-20260309HSP1133-A.S.O.-Aurelien-Vialatte1.jpg11191680La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-03-09 09:13:002026-03-09 15:17:40Résultats HOKA Semi de Paris 2026 : 50 000 coureurs et un record féminin
L’Ougandais Jacob Kiplimo a frappé un grand coup en établissant un nouveau record du monde du semi-marathon dimanche 8 mars lors du Semi-marathon de Lisbonne. Le champion de 25 ans s’est imposé en 57 min 20 s, améliorant de 10 secondes la précédente marque mondiale détenue par l’Éthiopien Yomif Kejelcha (57’30).
Déjà recordman du monde de la distance en 2021, Jacob Kiplimo reprend ainsi son bien sur le même parcours portugais. Dans une course disputée sans lièvres, il est passé en 27’00 au 10 km avant de faire la différence après le 15e kilomètre pour s’imposer nettement. Le Kényan Nicholas Kipkorir a pris la deuxième place en 58’08 devant son compatriote Gilbert Kiprotich (58’59).
Ce record vient effacer la frustration de 2025 : l’Ougandais avait alors couru en 56’42 à Barcelone, mais cette performance n’avait pas été homologuée en raison d’une aide aérodynamique liée à la voiture ouvreuse.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/03/Jacob-Kiplimo.png712801La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-03-09 07:35:002026-03-09 09:37:29Semi-marathon : Jacob Kiplimo reprend le record du monde
Avec la Hoka Mach 7, la marque américaine propose une chaussure de running polyvalente et dynamique. Orientée performance, cette nouvelle version s’adresse aux coureurs qui souhaitent travailler leur vitesse tout en conservant un excellent niveau de confort lors de leurs entraînements sur route.
Grâce à son amorti léger et à sa mousse à fort retour d’énergie, la Hoka Mach 7 offre une foulée réactive et dynamique, dans la continuité du modèle précédent, mais avec un design modernisé. Dotée de nombreux détails pensés pour favoriser la vitesse, cette chaussure de running est avant tout destinée à l’entraînement. Elle peut toutefois parfaitement accompagner les coureurs à la recherche de performance lors de leurs compétitions sur route.
Poids plume et confort optimisé
La Hoka Mach 7 se distingue par une tige en jacquard épuré. Sa respirabilité zonale et son soufflet interne assurent le maintien nécessaire pour enchaîner les kilomètres et viser de nouveaux records personnels. Cette conception permet de combiner légèreté, confort et maintien.
L’ajustement procure une véritable sensation de seconde peau tout en conservant une excellente ventilation, même lors des séances intensives. Le poids est également un atout majeur : avec seulement 215 g, la Mach 7 fait partie des chaussures de running légères adaptées aux entraînements rapides.
La semelle intermédiaire repose sur une mousse supercritique légère et ultra-réactive. Celle-ci offre un amorti dynamique tout en garantissant un excellent retour d’énergie à chaque foulée. Cette mousse nouvelle génération assure une absorption efficace des chocs et améliore le confort lors des entraînements intensifs ou des sorties à allure soutenue.
Équilibre réussi entre légèreté et retour d’énergie
La nouvelle Hoka Mach 7 bénéficie également de zones d’adhérence renforcées en caoutchouc à l’avant-pied. Elles garantissent une meilleure traction sur route sèche comme sur chaussée humide, un vrai plus pour les coureurs qui s’entraînent toute l’année.
Grâce au caoutchouc Durabrasion, la semelle extérieure offre un solide équilibre entre performance et durabilité. La chaussure se montre très réactive dès que l’on accélère le rythme. Les coureurs confirmés pourront l’utiliser comme chaussure d’entraînement rapide, tandis que d’autres y verront une alliée efficace pour aller chercher la performance.
Légère mais dotée d’un bon amorti, la Mach 7 constitue ainsi un excellent compromis pour différents profils de coureurs, qu’ils privilégient les séances rapides ou les sorties dynamiques.
Nerveuse et polyvalente, cette Mach 7
La Hoka Mach 7 s’impose comme un outil idéal pour les coureurs recherchant vitesse, équilibre et amorti, sans recourir à une plaque carbone. Cette chaussure de running est particulièrement efficace lors des séances tempo, des entraînements fractionnés ou des sorties à allure soutenue.
Nerveuse et polyvalente, elle peut également être envisagée en compétition sur route, notamment pour les coureurs qui privilégient une chaussure légère et dynamique.
On a aimé : Polyvalence et équilibre. Dynamisme et nervosité. Une chaussure capable d’être utilisée aussi bien à l’entraînement que lors de compétitions.
On a moins aimé : Une stabilité qui pourrait encore être améliorée, tout comme le dynamisme.
Près d’un marathonien sur deux se blesse avant ou pendant un marathon. D’après une étude récente, 9,5 % des primo-marathoniens présentent une blessure majeure qui empêche de prendre le départ ou de finir de l’épreuve et 49,2 % rapportent une blessure mineure ayant gêné l’entraînement et/ou la performance.
Douleur fémoro-patellaire
Où ça fait mal ? À l’avant du genou, autour ou derrière la rotule, surtout en descente, dans les escaliers ou après une sortie longue.
Pourquoi chez le primo-marathonien ? La charge augmente trop vite. Le genou « encaisse » lorsque le contrôle hanche-genou-pied n’est pas encore suffisamment solide, une situation aggravée par la fatigue et une technique de course qui se dégrade au fil des kilomètres.
À faire tout de suite Réduire temporairement l’intensité et les descentes, renforcer quadriceps et fessiers (squats, fentes, chaise), vérifier les chaussures et, si nécessaire, ajuster la cadence de course. Une légère augmentation de la cadence peut réduire les contraintes sur le genou — sans courir plus vite.
Syndrome de l’essuie-glace (bandelette ilio-tibiale)
Où ça fait mal ? Sur la face externe du genou. La douleur apparaît après quelques kilomètres et peut brutalement « couper » la foulée, comme un coup de poignard.
Pourquoi chez le primo-marathonien ? Les sorties longues, le dénivelé ou le fractionné — souvent nouveaux — révèlent un déficit de stabilité du bassin et de la hanche, entraînant une surcharge latérale répétée.
À faire tout de suite Diminuer les séances à risque (descente, piste, dévers), renforcer les abducteurs de hanche, intégrer du renforcement et du gainage chaque semaine, et surtout lisser la progression de la charge, sans saut brutal de volume. Voir en complément l’article qui précède.
Tendinopathie d’Achille
Où ça fait mal ? À l’arrière de la cheville, avec une douleur ou une raideur au lever, parfois accompagnée d’un épaississement du tendon.
Pourquoi chez le primo-marathonien ? Augmentation rapide du kilométrage, séances de côtes, changement de chaussures (drop différent ou modèle inadapté), ou reprise trop agressive après une gêne.
À faire tout de suite Mieux gérer la charge d’entraînement, privilégier le renforcement excentrique des mollets et éviter temporairement sprints et côtes jusqu’à diminution des douleurs.
Fasciite plantaire (aponévrosite) / douleur de la voûte plantaire
Où ça fait mal ? Sous le talon ou au niveau de la voûte plantaire, avec une douleur marquée au premier pas le matin ou après les sorties longues.
Pourquoi chez le primo-marathonien ? Accumulation des impacts, fatigue des muscles intrinsèques du pied, raideur du triceps sural, parfois associées à des chaussures inadaptées au volume d’entraînement.
À faire tout de suite Étirements doux du mollet et de l’aponévrose, renforcement du pied, ajustement du volume et consultation d’un podologue du sport, fortement recommandée.
Douleur tibiale (périostite) et… risque de fracture de fatigue
Où ça fait mal ? Sur la face interne du tibia, de manière diffuse : c’est le syndrome de stress tibial médial. Si la douleur devient très localisée, augmente à l’impact et persiste au repos, la fracture de stress doit être suspectée.
Pourquoi chez le primo-marathonien ? Les tissus osseux s’adaptent plus lentement que le système cardio-respiratoire : on se sent « en forme » avant d’être réellement « solide ».
À faire tout de suite Réduire fortement les impacts, remplacer temporairement la course par du vélo ou de l’elliptique, puis reprendre très progressivement. En cas de douleur osseuse suspecte : consultation rapide.
Le message clé derrière ce Top 5, c’est que la montée en charge fait la loi. Lorsque la charge augmente plus vite que la capacité d’adaptation de l’organisme, le corps « présente la facture ». Chez les primo-marathoniens sans réel foncier, on observe ainsi une forte proportion de gênes perturbant l’entraînement, et une minorité non négligeable de blessures compromettant le départ ou l’arrivée.
Un marathon, ce sont 42,195 km d’impacts, de frottements, de contraintes thermiques et digestives. Le jour J, certaines douleurs apparaissent même chez des coureurs jusque-là indemnes.
Ampoules et frottements : les grands classiques
Les lésions cutanées du pied figurent parmi les problèmes les plus fréquemment signalés à l’arrivée. Pourquoi ? Humidité, chaleur, gonflement du pied et répétition des impacts créent une friction continue. Zones à risque : orteils, talon, voûte plantaire, cuisses, aisselles, mamelons (surtout chez les hommes).
Prévention
Chaussures testées sur sorties longues (jamais neuves le jour J).
Chaussettes techniques, éventuellement à double couche.
Crème anti-frottement sur les zones sensibles.
Lacets ajustés pour anticiper le gonflement du pied après 20–25 km.
Troubles digestifs : crampes, nausées, diarrhée
Entre 30 et 50 % des coureurs rapportent au moins un symptôme gastro-intestinal pendant l’effort. Mécanismes : redistribution du flux sanguin vers les muscles, perfusion intestinale réduite, gels mal tolérés, boissons trop concentrées en glucides.
Prévention
Tester précisément la stratégie nutritionnelle à l’entraînement.
Fractionner les apports.
Éviter les surconcentrations en glucides.
Déshydratation, hyponatrémie et coup de chaleur
Déshydratation : une perte de plus de 2 % du poids corporel altère la performance.
Hyponatrémie d’effort : rare mais réelle, liée à une consommation excessive d’eau sans sodium.
Coup de chaleur d’effort : urgence vitale, surtout par temps chaud et humide.
Prévention
Boire à la soif, régulièrement.
Adapter l’hydratation aux conditions météo.
Connaître sa perte hydrique (pesée avant/après sortie longue).
Très fréquentes après le 30ᵉ km, elles relèvent davantage de la fatigue neuromusculaire que d’un simple déficit en magnésium. Prévention : préparation spécifique, allure maîtrisée, renforcement et endurance musculaire.
Douleurs musculo-tendineuses aiguës
Même sans blessure préalable, la fatigue peut faire émerger une douleur fémoro-patellaire, un syndrome de l’essuie-glace, une tendinopathie d’Achille ou une douleur tibiale. Environ 14 % des marathoniens rapportent une blessure survenue pendant la course ; ce chiffre grimpe jusqu’à 25 % chez les moins expérimentés².
À retenir (et appliquer) pour éviter de se blesser en préparation marathon
Le marathon amplifie tout : un petit déséquilibre devient un vrai problème après trois heures d’effort.
Rien ne doit être nouveau le jour J : ni chaussures, ni gels, ni stratégie d’hydratation.
La chaleur change la donne : ajuster son allure est un signe d’intelligence, pas de faiblesse.
La peau fait partie de la performance : soigner les détails, c’est éviter de précieuses minutes perdues.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/03/Blessure-douleur-genou-SB-Arts-Media-AdobeStock_213633868.jpeg568800Sandrine Nail-Billaudhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngSandrine Nail-Billaud2026-03-05 14:47:002026-03-05 16:11:34Top 5 des blessures du primo-marathonien
La marque française de nutrition sportive Baouw renforce son équipe avec quatre nouvelles recrues de haut niveau, dont Étienne Daguinos et Méline Rollin, deux figures majeures de l’athlétisme français.
Déjà fournisseur officiel de la Fédération française d’athlétisme et partenaire nutrition des équipes de France de trail, Baouw met un coup d’accélérateur sur sa team athlètes en 2026. Objectif : affirmer son positionnement comme acteur de référence de la nutrition endurance, aussi bien sur route qu’en trail.
Parmi les nouvelles recrues, Étienne Daguinos, récent vainqueur des 20 km de Paris et recordman de France du 10 km (2024), rejoint l’aventure. Spécialiste des longues distances sur route, il incarne la nouvelle génération performante du demi-fond long français.
À ses côtés, Méline Rollin, ancienne détentrice du record de France du marathon, portera également les couleurs de la marque. La marathonienne est notamment attendue ce printemps sur le Marathon de Paris, l’un des grands rendez-vous du calendrier international.
Côté trail, Baouw accueille également deux jeunes talents prometteurs : Gabriela Lasalle, championne du monde U18 de Skyrunning, et Paul Cornut-Chauvin, remarqué l’an dernier sur le Madeira Island Ultra Trail ainsi que sur l’Ultra Trail Nice.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/03/Baouw.png443990La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-03-03 11:53:222026-03-03 11:53:24Baouw renforce sa team athlètes avec Étienne Daguinos et Méline Rollin
Un nouveau circuit européen de marathons fait son apparition sur la scène running ! La série European Marathon Classics (EMC) a été officiellement lancée pour 2026, avec pour ambition de réunir huit des plus iconiques marathons d’Europe dans un défi unique pour les coureurs du continent et du monde entier.
On connaissait le World Marathons Majors, voici le European Marathon Classics, officialisé à Vienne le 25 février. Ce nouveau circuit réunit huit marathons emblématiques d’Europe.
Comment cela fonctionne ? Les coureurs s’inscrivent gratuitement au challenge sur le site European Marathon Classics, puis enchaînent les marathons du circuit pour collecter des “coins” officiels représentant chaque épreuve.
Le 25 octobre, le marathon de Francfort clôturera la première saison de cet European Marathon Classics, promis à rallier d’autres 42 km sur le continent.
Pour obtenir le titre de European Marathon Classics Finisher et recevoir la médaille officielle, il suffit de terminer au moins cinq marathons différents. Pas d’ordre imposé, ni d’objectif de durée pour atteindre l’objectif.
Chaque marathon accompli rapporte un badge magnétique unique, qui s’ajoute à la médaille finale personnalisable, symbolisant le parcours du coureur à travers l’Europe.
Sport, tourisme et culture
Ce pendant européen au circuit Abbott World Marathon Majors, se veut un voyage culturel à travers les capitales et grandes métropoles européennes, encourageant la pratique sportive régulière, la découverte de nouvelles villes et le partage entre coureurs internationaux.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/04/marathon-de-londres.png451799La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-03-02 08:05:002026-03-03 11:52:00European Marathon Classics : un nouveau circuit européen de marathons
Allonger un footing, doubler une sortie, tester une allure plus ambitieuse, c’est toujours tentant. Mais le trop est l’ennemi du bien. Quand la progressivité est négligée, la blessure n’est jamais loin. Des études récentes confirment ce que nombre de coureurs ont appris à leurs dépens : le corps ne suit pas toujours la volonté. Et surtout, il n’encaisse pas n’importe quoi, n’importe quand.
Une vaste étude menée sur plus de 5000 coureurs (Frandsen JSB et al., 2024) pendant 18 mois a révélé un constat sans appel : la blessure survient souvent après une séance unique trop ambitieuse, pas nécessairement après une semaine excessive.
Si une sortie dépasse de plus de 10 % la distance maximale parcourue dans les 30 jours précédents, le risque de blessure augmente nettement. 64% de risque en plus pour une augmentation de 10 à 30% du volume.
Et au-delà de ce ratio, il explose. Ce n’est donc pas le volume hebdomadaire qui blesse le plus, mais la séance trop longue, trop tôt. Courir 15 km au lieu des 12 km prévus de son plan d’entraînement maximise le risque de blessure.
Par ailleurs, une revue complète de la littérature (Damsted et al., 2021) a souligné un point essentiel : la charge seule ne permet pas de prédire les blessures. Il faut aussi tenir compte de la fatigue cumulée, de la qualité de récupération, du passé sportif et de la tolérance individuelle.
Faire une sortie longue « bonus » après une semaine chargée.
Doubler un footing le lendemain d’un travail intensif.
Tester une allure semi en fin de bloc.
Ajouter un fartlek parce qu’on a « de bonnes sensations ».
Mais surtout : copier des séances trouvées sur Internet, vues sur Strava ou issues de plans conçus pour des élites. On croit bien faire, on veut imiter un marathonien de 2h30 ou un coureur de haut niveau… sans avoir construit les fondations nécessaires pour absorber de telles charges.
Ce qui est une séance « standard » pour un athlète entraîné depuis 10 ans peut être un choc brutal pour un coureur qui débute ou même pour un amateur expérimenté sans base solide. La course à pied est un sport ingrat pour les impatients. Elle récompense la constance, pas la précipitation.
Erreurs les plus fréquentes d’entraînement
Augmenter trop vite la durée ou l’intensité d’une seule séance.
Supprimer un footing facile pour caser une séance plus exigeante.
Répéter deux séances de qualité sur deux jours consécutifs.
Négliger la récupération active, ou l’écarter par manque de temps.
S’inspirer de coureurs trop éloignés de son profil, sans adaptation.
Respecter une structure. Celle qui organise la semaine autour d’un nombre limité de séances de qualité, séparées par des footings lents et régénérants. Celle qui pose des jalons, pas des coups d’accélérateur improvisés.
Raisonner séance par séance. Chaque sortie importante doit s’inscrire dans une logique de progression. Si le footing long fait 1h30 cette semaine, il ne doit pas en faire 1h50 la suivante. Une augmentation de 5 à 10 % maximum d’une semaine à l’autre permet de renforcer sans surcharger.
Ne jamais empiler les intensités. Une séance au seuil ou à allure spécifique marathon exige 48 heures de récupération active avant toute autre sollicitation intense. Deux séances dures en deux jours ? Jamais.
Surveiller ses indicateurs internes. Pas seulement la montre ou les kilomètres. La fréquence cardiaque au repos, la qualité du sommeil, la sensation au réveil, la raideur musculaire. Ils ne mentent pas.
S’adapter à son niveau réel. La planification doit se faire en fonction du passif, du vécu, du volume toléré. L’entraînement d’un marathonien élite n’a rien à voir avec celui d’un amateur visant 3h30 ou 4h ! En choisissant son objectif, il faut être lucide sur son niveau actuel et sur la charge d’entraînement qui pourra être absorbé durant la préparation sur 12 semaines généralement, en fonction de ses propres contraintes (professionnelles, familiales).
Accepter le temps long. La course à pied est un sport à progression lente, mais régulière. Les vraies marges de progression se construisent année après année, bloc après bloc, pas en “coup de boost”. Il faut des mois pour construire une base solide, des années pour consolider son seuil, son endurance, sa résistance musculaire. Mais c’est justement cette lenteur qui rend les progrès durables.
Faire de la récupération une stratégie. Ce n’est pas du repos passif. C’est une partie intégrante de l’entraînement. Elle conditionne la régénération, l’assimilation et, au final, l’adaptation.
Progresser, c’est pousser la limite, sans jamais la franchir brutalement. Un coureur construit sa progression sur des fondations solides : la régularité, la patience, l’écoute. Il ne s’agit pas de faire toujours plus, mais de faire toujours mieux.
L’envie de bien faire pousse parfois à trop faire. Or, la rigueur prévaut sur l’envie, l’adaptation sur l’imitation, la patience sur la précipitation. C’est dans cette discipline invisible, dans ce respect des règles simples mais fondamentales, que se forge la véritable progression — celle qui dure.
Depuis la Pace 2, Coros a su imposer sa montre « entrée de gamme » comme une référence. La Pace 4 s’inscrit dans cette continuité en reprenant les points forts de la Pace 3, tout en y ajoutant des évolutions significatives.
Très légère, elle se fait vite oublier au poignet. Un peu plus « plastique » que les modèles APEX orientés outdoor, elle séduit néanmoins par sa sobriété, facile à porter au quotidien. Première nouveauté : l’arrivée d’un écran AMOLED, avec une définition en nette hausse (390 × 390 pixels contre 240 × 240 auparavant).
Le gain de lisibilité est immédiat, y compris en course. L’ergonomie progresse également grâce à l’ajout d’un bouton facilitant l’accès aux fonctions.
Autonomie en hausse
Les profils sport restent très complets et entièrement personnalisables, confirmant le positionnement multisports de la montre. Autre point fort majeur : l’autonomie, en nette hausse malgré l’écran AMOLED, proche de celle de la PACE Pro, pourtant 100 € plus chère.
Le GPS se montre globalement fiable, malgré quelques décrochages initiaux corrigés via les mises à jour logicielles. Le capteur cardio est dans les standards Coros.
Celui-ci est précis à allure modérée et jusqu’au seuil. Mais un peu plus en difficulté sur le fractionné court. Plus anecdotique, la présence d’un micro permet l’enregistrement de notes vocales.
Avec cette Pace 4, Coros propose une montre bien loin de l’entrée de gamme. Plus chère désormais, certes, mais cohérente au regard du confort et des performances.
Prix : 269 € Le + Ecran AMOLED, légèreté. Le – Bracelet silicone perfectible, à remplacer avantageusement par un bracelet nylon.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/02/Coros-Pace-4-1.png8561301Antoine Galewskihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAntoine Galewski2026-02-21 08:34:002026-02-19 16:36:54Coros Pace 4, plus qu’une évolution
Amaury Sport Organisation lance sa course « expérience » sur 24 heures à vivre en équipe, le week-end de la Fête de la Musique.
ASO, qui organise notamment le Semi et le Marathon de Paris avait annoncé en début d’année, le lancement d’une nouvelle expérience sur 24h à vivre en relais avant l’été. Entre temps, OC Sport a dévoilé son Run24, côté suisse, tout près de Genève.
24 heures de relais pendant la fête de la musique
On en sait désormais plus sur ce nouvel évènement parisien, annoncé le week-end du 20-21 juin. Baptisé RunCamp, ce relais prendra ses quartiers au cœur du Domaine national de Saint-Cloud, à l’ouest de Paris.
L’organisation promet de mêler course et festival outdoor, invitant coureurs et spectateurs à partager 24 heures ponctuées d’animations en plein week-end de la fête de la Musique.
Côté sport, il s’agira de parcourir une boucle nature de 6 km en relais continu, par équipes de 2 à 8 participants. L’objectif : aller le plus loin possible ensemble ou profiter de cette expérience originale pour célébrer l’été. Les inscriptions sont ouvertes.
Tarif : de 298 € à 792 € selon le nombre de coéquipiers
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/02/RUNCAMP.png391594La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngLa rédaction2026-02-19 15:43:042026-02-19 16:37:22RunCamp : le nouveau relais 24h aux portes de Paris
Et si le marathon était un diplôme ? En faisant courir des jeunes en rupture professionnelle et sociale à Athènes, en 2023, puis à New York en 2025, l’association Les 42 propose une autre voie vers l’insertion : celle de l’effort, de la discipline et de la confiance en soi.
Un marathon pour un emploi. C’est l’idée forte portée par Malek Boukerchi et son association Les 42. Une intuition simple, presque évidente, que le champion tchèque Emil Zátopek résumait en une célèbre maxime : « Si tu veux changer ta vie, cours un marathon. » Pour des jeunes en rupture scolaire, sociale et professionnelle, cet accomplissement sportif devient un puissant levier d’insertion professionnelle par le sport.
Qui est Malek Boukerchi ? 51 ans aujourd’hui. Il a grandi dans une cité du Haut-Rhin, ballon au pied jusqu’à la trentaine. Il découvre ensuite la course de fond, déjà animé par le goût de l’échange et du partage, même en courant le marathon autour de 2h40’. Puis, il se tourne ensuite vers l’ultra-endurance et les milieux extrêmes. En 2014, il court 100 km en Antarctique par -45°C. En 2016, il traverse l’Atacama à plus de 6 000 mètres d’altitude. En 2020, il parcourt 1 000 km sur les terres brûlantes de Mauritanie, en autonomie totale. « Si on m’avait dit qu’une simple paire de baskets m’emmènerait au bout du monde et au fond de moi-même, je ne l’aurais jamais cru », sourit cet inclassable coureur. Tout à la fois anthropologue, conférencier, philo-conteur et poète écrivain, il a fondé l’association Les 42 pour tisser des rêves et semer des possibles.
Un marathon, le plus beau diplôme de la vie
Fondée en 2022, l’association imaginée par ce coureur d’exception repose sur une alliance inédite entrecourse à pied, accompagnement humain et monde de l’entreprise.
Autour de cet anthropologue inspirant s’est constituée une team d’accompagnateurs runners et un réseau de dirigeants et de cadres – de la PME locale à de grandes institutions comme Decathlon ou la Banque de France – qui soutiennent financièrement et humainement le projet.
Malek Boukerchi a fédéré patiemment ces acteurs autour d’une conviction forte : la discipline acquise dans l’entraînement marathon forge des qualités directement transposables dans la vie professionnelle.
« Être marathonien demande de la rigueur, de l’abnégation et de l’engagement. Trois qualités très recherchées dans le monde du travail. Avoir terminé un marathon sur un CV à 20 ans, c’est le plus beau diplôme de la vie », explique Malek Boukerchi. « Notre enjeu est d’accompagner des jeunes sortis trop tôt du système scolaire, sans diplôme, souvent en perte de sens, pour leur prouver que l’impossible est possible. »
Les jeunes sont recrutés avec l’appui des missions locales. Ils viennent d’Aubervilliers, de La Courneuve, de Marseille, du Bas-Rhin ou encore de Chalon-sur-Saône. Une France métissée, croisant « la ruralité oubliée et l’urbain compliqué » au sein d’un collectif solidaire, véritable « goutte d’eau joyeuse », selon les mots de Malek, porteuse d’espoir dans un monde fragmenté.
Athènes 2023, l’acte fondateur du marathon solidaire
L’aventure naît en 2023 autour d’un premier projet symbolique : courir le marathon d’Athènes, berceau historique de la discipline. Dix-huit jeunes, qui n’avaient jamais couru un kilomètre, se laissent convaincre par l’homme, la team et les mentors. Quelques mois plus tard, tous bouclent la distance, voient leur destin réinventé et leur trajectoire de vie profondément infléchie.
« Tous ces jeunes marathoniens sont aujourd’hui en phase d’insertion professionnelle. La moitié s’est réinscrite sur d’autres marathons ou des courses plus courtes ; d’autres ont repris une formation, passé un bac professionnel ou créé leur structure. Ils ont gagné confiance, ils ont déployé leurs ailes. C’est bouleversant à observer », confie Malek Boukerchi.
L’acte II s’est joué à une tout autre échelle. En novembre 2025, l’association s’est attaquée au mythique marathon de New York. Un défi logistique et humain colossal, préparé dès janvier 2024, avec, entre-temps, un basculement politique sous l’ère Trump qui n’a rien facilité.
Dix jours de déplacement outre-Atlantique pour 50 participants, dont 25 jeunes âgés de 18 à 36 ans, entourés d’autant de bénévoles : marathoniens aguerris comme mentors partenaires, certains courant eux aussi leur premier marathon.
Le 2 novembre, dans Central Park, 50 médailles fièrement acquises. Sophie, la plus rapide du groupe, a bouclé son marathon en 3h41’, une révélation. Sana, 33 ans, mère de quatre enfants, a vécu pleinement l’épreuve (5h18’) en dansant et en chantant avec les New-Yorkais, tout comme Farouk, 110 kg sur la balance, qui s’est surpassé au nom de la team.
« Ils sont tous rentrés transformés à vie. Dix jours à New York, imaginez pour des jeunes qui n’avaient parfois jamais quitté leur territoire ! Nous avons vécu un condensé de vie à l’américaine : Halloween et sa foule bigarrée, l’effervescence politique, et bien sûr ce marathon sous un soleil inespéré, porté par une ferveur incroyable. C’était tout simplement extraordinaire », s’enthousiasme Malek.
Lui qui avait couru à New York en 2001, sur les cendres du World Trade Center, a vécu cette course comme une transmission autant qu’un aboutissement collectif.
Ce « magic marathon » a conclu en beauté sept mois de préparation. Le programme comptait deux séances hebdomadaires, suivies via Strava, et une sortie longue collective chaque dimanche, organisée dans les différentes régions. Deux campus parisiens ont soudé le groupe, mêlant conférences inspirantes, rencontres professionnelles et visites culturelles.
Depuis leur retour, la moitié du groupe est engagée dans un processus concret de réinsertion : promesses d’embauche, formations qualifiantes, financement du permis de conduire. L’accompagnement socio-professionnel se poursuivra tout au long de l’année, avec des rencontres mensuelles en région.
En mars, un campus de célébration animé par la marraine Dorine Bourneton, première pilote de voltige aérienne tétraplégique, viendra clore cette deuxième session des 42, avec en point d’orgue un baptême de haute voltige très attendu.
« De véritables amitiés sont nées. Sans cette aventure, ils ne se seraient jamais rencontrés. Les liens les plus forts se sont tissés entre mentors et jeunes : les premiers, impressionnés par leur résilience ; les seconds, bouleversés que des dirigeants croient enfin en eux », souligne Malek.
Déjà l’acte III en ligne de mire
Un troisième projet se dessine à l’horizon 2028, autour d’un marathon européen intergénérationnel. « J’aimerais associer cette jeunesse cabossée à des personnes de plus de 50 ans, mises à l’écart du monde économique, au chômage ou au RSA. Elles aussi ont besoin d’espérance ! », avance Malek Boukerchi.
Avant cela, l’ultra-marathonien repartira à l’aventure pour une diagonale Nord-Sud à Madagascar : 2 200 km en autonomie, prélude à un rêve plus vaste encore, celui d’une grande traversée africaine inédite.
« Croire en son potentiel, en ses projets, en sa destinée, quels que soient ses origines et son point de départ, c’est le grain de folie libérateur de tous les possibles », martèle ce coureur-philo-conteur, résolu à exalter le meilleur de l’humanité.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/02/NY-IMG-20251106-WA0061.jpg14401920Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2026/04/Logo_RA-300x95.pngAlice Milleville2026-02-19 15:27:302026-02-19 15:27:32Association Les 42 : le marathon comme tremplin d’insertion
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